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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 21, no 532
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1915, Collections de BAnQ.

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PER P-26 coj [b Vol.XXI — No 532 ABONNEMENT : j j PAR ANNEE Montréal, 14 Août 1915 Ce Numéro Contient NEUF Morceaux de Musique et de la Littérature de choix m Un Numéro.5 sous; Etats-Unis, 10 sous C'est Vous ! Chanion créét par Mme de I,ortie page 301 Pierrette Nouveauté parisienne à succès page 301 Scarabée Intermezzo élégant pour le piano (inédit).p.310 Alceste Elirait du célèbre opéra de Gluck page 809 Le Soldat Cftanson de Paul Deroulède page SOS Prédictions militaires Chronique d’actuaUé par Jean Pic pagd 303 Au Bols Rosslgnolet Chanson de France du temps Jadis page 317 Cours d’Harmonle Par jluguste Charbonnier, le leçon.page Sût René Valse Morceau populaire pour le piano page 31t L'Alsace Captive Mélodie nouvelle sur des vers d'actualité.p SOi Une Noyade Monologue inédit de Régis Roy page 318 Orchestration "Madeieint", G.Milo, ( larinette si bémol SIS CONFIDENCES *£L *££ *££ *££ *S-Ü *!££ *-2£ *SC Jt Jf J! jt M cA A ,/* Ja J» PAROLES ET MUSIQUE Joseph MODAVE CHANSON INTERPRÉTÉE PAR Madame DE LORTIE S\3 As 3\fl «Vj ÎVo î\3 3\fl iVa i\s Ce morceau de chant est imprimé au complet dans le présent numéro (VOIR NOTRE ALBUM MUSICAL) 802 LE PASSE-TEMPS N* 432 Montréal, 14 août IMS M.Joseph GERVAIS, de Tétrault-ville, l'heureux candidat aux derniers examens préliminaires pour la médecine, qui suit, à l’école “la Presse”, les cours du projesseur Auguste Charbonnier, directeur de l’école.Paul Dnlaul.Notre grand ténor canadien est dans sa famille, à Ste-Hélène, où il se pro- Eose de passer trois mois de vacances.» «aison prochaine, outre les récitals Su'il donnera à New-York et Chicago, se pfODOfe d) faire une grande tournée de conc=rts sur la côte du Pacifique.La contribution de Mile Donalda.Madame Pauline Donalda.notre soprano canadienne, a fourni à la guerre européenne une lourde contribution: ses deux frères et son mari, Paolo Leveil-hac, combattent en ce moment en France.Concert à Slog-SIng.Un quatuor d'artistes américains a donné, Is 8 juin, un concert i la prison de Sing Sing.qui fut goûté par les détenus.Le ténor Ross David chanta notamment : les Promesses de la Vie.On se demande quelles impressions doivent éprouver des hommeB condamnés à la détention perpétuelle en entendant parler des promesses de la vie.L'Italie les appelle.Le ténor Guido Ciccolini, qui chantait à Cuba, vient de rentrer à New-York.d’où il s’embarquera pour l’Italie ; il est lieutenant dans l’armée italienne et va rejoindre son poste.Alfredo Ca-pello, autre irtista de la compagnie de a Havane, se rend également en Italie dans le même but.A Bruxelles, les barbares ont peur.Le violoniste américain Louis Persin- Ïer, qui fait partie de l’orchestre de la hilamonique, de Berlin, raconte dans le Musical America, que cette société fut envoyée au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles ; il nous dit nue l’auditoire est uniquement composé d’ofllciers allemands, les seuls Belges^ue l’on y voit étant Ibb autorités civiques, qai ne peuvent décliner les "invitations” qu’ils reçoivent.Mais il ajoute une note, qui est bien cîuleur locale.On voit dit il, çàet là dans la salle, des soldats en armes, leur fusil appuyé au dos des banquettes *t ce, par crainte que des bombes ne soient lancées sur les officiers allemands par quelque patriote belge exaspéré.Les vainqueurs ne s’illusionnent pas ; ils savent combien la L’Art de Composer la Musique Otf L’HARMONIE AU FOYER Vième LEÇON 1.».—SEPTIEME DOMINANTE lo - Composition L’accord de Septième dominante, ainsi nommé parce qu’il ne pose mr la Quinte ou Dominante, se compose de : 1°«Tierce majeure 2° Quinte majeure ou juste ¦i° Septième mineure 2o —Lois de Résolution La Septième doit descendre d’un ton ou d’un demi-ton.La Tierce, se trouvant note sensible dans cet accord, doit monter d’un ton ou d’un demi-ton L’accofd de Septième dominants se résout sur la Tonique.Ex.: 3o — Renversements i Tierce mineure 1er Quinte diminuée > Sixte mineure 1 Tierce mineure 2o >.Quarte juste ( Sixte majeure (Seconde majeure Quarte augmentée Sixte majeure DO MAJEUR Se pose sur la Note sensible.Se pose sur la Seconde.Se poBe sur la Quarte.LA MINEUR II.- SEPTIÈME DE SECONDE lo-Composition L’accord de Siptièim de ssoonde se compose de : 1° Tisrce mineure.-é- 2® Quinte .majeure./k ÿ 3° Septième mineure.y \ a 3ce ôte 7me -tr-* *—-6 —-o —o U 2o—Lois de Résolution L’accord de Septième de seconde doit être préparé ; il se résout sur la Dominante dont l’accord fait sa résolution sur la Tonique La Tierce n’éiant pas sensible Ici, n'est pas soumise à la loi qui la régit dans l’accord de Septième dominante.Ex.: Septième cfominante réalisée Septième de seconde réalisée jiM— } ¦ ¦ y —9 .1 7 1er 2o Tierce majeure Quinte juste Sixte majeure Tierce mineure inirte juste ntne lixte mineure Seconde majeure 3o Quarte juste Sixte majeure (à suivre) 8o-Renversements 4e note Ce note Ire note (toniqu* Auguste CHARBONNIER.1er pri de Conservatoire de Belgique, membre de la Société des compositeure, donne des leçons de aolfège, d’harmonie, de piano et d'instrument* de cuivre, 8 Hutchison, Montréal.Louis Michiels lea bruxellois les détestent et prennent leurs précautions.Salnl-Saens l'Inlatlgable.Malgré ses quatre-vingts ans, l'illustre compositeur est plein d’ardeur passionnée.Il vient de diriger à San-Francisco, en qualité de chef d’orchestre trois concerts d'audition de ses œuvres, les 17, 18 et 1» juin.En outre, il a donné une très intéressante conféren ce au Pavillon Français de l’Exposition sur l'histoire de la musique.L’Opéra Irançals A New-York.La résurrection de l’opéra français à New-York, idée lancée par MinnieTra-cey, qui a longtemps résidé en France, est imbae d’art français.Comme 'pièce de résistance de son répertoire elle se propose de jouer les meilleurs opérai de Massenet, de Charpentier et de Saint-Siens, qu'elle fera suivre des œuvres nouvelles de plusieurs dè leura jeunes compatriotes.Les représentations seraient données dans une sali* de dimensions restreintes, pour |eur conserver on caractère d’intimité.Nonobstant le peu de succès financier de semblables entreprises dans le passé, ses promoteurs espèrent se tirer d'affaire."L’Ange de la Paix”.Siegfried Wagner vientde faire jouer à Baden-Baden le prélude d’un nouvel opéra, qu’il a baptisé l’Ange de la Paix.Décidément ces allemands sont dénués de sens commun.Règlement Amiable.Une poursuite au montant de $ 15000.intentée par B.H.Atwell, do New-York, contre Anna Pavlowa et Max Rabinoff, alléguant conspiration pour frauder les créanciers des entreprises de Mai Ilobinuff, Inc., vient d'être réglée à l'amiable.L’aotinn avait été portée devant la Cour Supérieure de Suf-folk.La "Marseillaise”.L’hymne national Français retentit sur tous les champs de bataille, animant le courage das suidais de la République, qui puisent dans ses nobles accents les plus m&les vertus guerrières.Mais ce qui est plus remarquable encore c’est qu’il puisse soulever une émotion intense parmi un auditoire américain.Tout récemment, la Slamilloite fut chantée au Manhattan Opéra Ilou»e, ds New-York par une artiste française, Madame Marguerito Beriza.Adolf Brodsky.Après un internement en Autriche qui durait depuis le début de la guerre, Adolf Brod>ky vient enfin d'être relâché.11 a repris son posle de dirocteur du Collège Royal de Musique de Manchester et fut longuement acclamé lorsqu’il parut dans un ooncert public.Art el Pauvreté.Scriabine, ce délicat et nur artiste, n’a laissé à sa famille d'autre héritage que son nom honoré.Cn ami du grand compositeur défunt est obligé de faire appel £ la générosité du monde musioi pour faire élever ses enfaats.Le désintéressement de Scriabine est élogieux pour lui.Tout entier à son ar«.se nourrissant d'idéal, il n'a jamais songé k faire de l’argent.Malheureusement, on n'en peut dire autant de nombreux muaioiens, plutôt charlatans qu'artisteB, qui immolent leurs aspirations sur l'autel du dieu dollar.La postérité eaura rejeter ceux-là dans l'oubli, tandis que la gloire d'Alexandre Soriabine continuera de resplendir ai firmament de l’art.Nouvel avatar de Sousa.Sousa et les soixante cin-] exécutants qui composent sa fanfare viennent d'être engagés à l'Hippodrome de New York pour la saison prochaine.Singulière idée pour un théâtre d'avoir comme orchestre une musique de oirqne.•TRAVAUX ARTISTIQUES EN FER FORGE, CUIVRE ET BRONZE, tels que : lustres de salon, lampes de vestibule, panneaux de portes et lampes d’extérieur, coupes à fruits en crystal, monture artistique en cuivre, nécessaire de fumeurs, cendriers, etc.Ornements d’églises et réparations, polissage des métaux.Made in Canada.Joseph Modave, fabricant, 563, 4e ave, Rosemont, Montréal. Montrtal, M «ortt 1*18-No 68» LE PASSE-TEMPS 303 Le Passe-Temps MUSICAL.LITTÉRAIRE ET FANTAISISTE Pmrait (mu Us gutaM/mn ABONNBMBNT : Pour la Cmmm4a I Pour Ut KUIê-ümia Un an.$1.30 Un an.$2.00 91* moi».0.75 | Six moi*.1.00 Pour i Kurofis : 10 fra.par an FAYABLI D'AVANCE Le numéro, S et»; Anciens numéros, 10 ola En s'abonnant pour un an.ohaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demandes notre liste de primes ANNONCES» Première Insertion .Insertions subséquentes .Conditions libérales pour annonces à lon« terme.Les annonces sont mesurées sur l'asale.10 cts la lUfne Toute demanda do changement d'adresse doit être accompesnée dn l’ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, U faut avoir payé tous ses arrérages.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute communication LE PASSE-TEMPS 16.rue Craln Est _________ Montréal.“ J.-E.BELA1R.éditeur-propriétaire Téléphone: Main 3698 Montréal, 14 août 1915 Paate-Tempi - Chronique Prédictions Militaires VANT DE VOUS PARLER des prédictions, des prophéties militaires ou autres touchant la marche, l’évolution, la fin, la clôture d’une guerre unique dans les fastes de l’histoire du monde, je viens, mes chers amis, le cœur tout navré mais non contrit, remettre au point la coquille imbécile, sotte, archisotte, pondue.par la machine à imprimer dans le dernier numéro du Passe-Temps.A la deuxième colonne de la chronique intitulée Enrôlement et Conscription on lit ceci : " à la désastreuse bataille de Waterloo, aux côtés des vieux Grognards de la Garde on vit combattre de jeunes - imbéciles— de 15 et 1G an« ”, imbéciles au lieu de imi>erbes, avouez que la coquille est assurément une coquille de monstre marin!.Et puis les chers Mignons qui aux côtés des vieux Grognards se battirent comme de jeunes lions, quoique sans un poil à la lèvre, sans un poil au menton, pouvaient bien être, étaient vraiment de jeunes imberbes de jeunes héros ; mais assurément non des imbéciles.Le cœur et l’esprit soulagé?, Jean Pic, après avoir prédit la paix par 2 plus 2 font 4, pour le 11 novembre, se fait un devoir, j aujourd'hui, de vous être agréable en vous développant d’une LE SOLDAT Paroles de Paul DEROULÈDE Musique de G.BOUCHER ri.M; OmcotpooiIo».t«.PMI l'Ê • tltTCMI* loi • dtf!'7ual-d*! Dans nos heurea d’indifféronce Qui garde an cœur une espérance Que tout henrte et que rien n'abat t C'ast le Soldat.3 Qui fait le guet quand tout sommeille Quand tout est en péril, qui veille, Qui souffre, qui meurt, qui combat t C'est le Soldat.O rôle immense, 6 l&che sainte Marchant «ans crainte Qui travaille à notre rachat 1 C’est le Sold.t.B Kt sur sa tombe obscure et fière Pour récompense et pour p iére Que voudrait il que l'on gravât 1 C’est un Soldat I manière.explicative les fameuses prédictions militaires du voyant colonel américain Harrison qui vous trousse une guerre mondiale mieux que tous les Kaisers et tous les Joffres de l’univers.On ne s’appelle pas Harrison pour des cerises et on n’est pas colonel pour des prunes ni américain Yankee pourdescocos, que diable ! Donc, prenez lunettes ou lorgnons et très attentivement, pesant chaque alinéa, chaque phrase, chaque ligne, chaque mot, lisez la prophétie militaire men-Buelledu colonel Harrison, prophétie publiée dans le Pennsylvania Magazine que vous n’avez sans doute pas lu, amis, et traduite par plusieurs journaux, entre au-VAction Catholique.Je cite à mon tour, car la prophétie, la prédiction pour être plus exact, mérite d’autant mieux d’être comme qu’elle est plus encourageante et plus consolante pour les Alliés.“Juillet.— Pas de changement a l’Occident, initiative des manœuvres aux Français ; élargissement du front italien qui absorbe un nombre double d’ennemis: grande offensive allemande dans la région de Varsovie ; repliement des Russes en Pologne ; progression très lente aux Dardanelles ; en Arménie (région mer Noire), en Mésopotamie, coopération italienne aux Dardanelles." Août.— Sans changemet à l’Occident ; accentuation de la dépense en munitions, renforcement et extention de la ligne anglaise, investissement de Trieste et de PIstrie (Pola) ; arrêt de l’offensive allemande (manque d’hommes) ; attaques locales serbes ; organisation de l’union balkanique; déclanchement de la Roumanie et delà Bulgarie.“ Septembre.— Offensive générale des Allemands à l’ouest, dépense effrayante de munitions ; jonction du front méridional : Ita-lie-Serbie-Roumanie.Offensive générale contre l’Autriche, marche en avant des Russes, aux deux ailes.Effondrement de la Turquie, chute de Constantinople, ouverture des Dardanelles.“ Octobre.— Arrêt de l’offensive allemande à l’ouest.Les Allemands commencent à rectifier leur front, opération accélérée par l'offensive française ; léger arrêt à la fin du mois sur la ligne Ostende-Maubeuge Ardennes Lu-xembourg-Metz-Strasbourg.Reprise de la Galicie par les Russes.Invasion de la Hongrie, des trois côtés; départ du gouvernement autrichien qui se réfugie en Allemagne ; recul des Allemands en Courlande et en Prusse orientale.Fin des opérations turques ; une grande partie du corps expéditionnaire, devenue inutile, revient en Europe.“ Novembre.— Nouveau recul allemand à l’ouest ; le front linéaire se rompt en trois ou quatre fragments.Recul des Allemands en Pologne, qui découvre la Silésie.Invasion de l’Allemagne." Décembre — Arrivée des Français devant le Rhin.Demande d’armistice par les Allemands ”.Eh bien, mes amis, voilà un homme qui s’y entend en prédictions militarioguerrières, où je ne m’y connais pas.Que c’est donc beau tout de même de voir plus loin que son nez, plus loin même que le nez des autres ! que c’est donc beau d’avoir à Bon actif la double vue, la vue courte et la vue longue! pas besoin de jumelles avec ça, pas vrai ?Et chacun voudrait bien en avoir autant.Quoiqu’il en soit, les prédictions de monsieur le colonel Ha-rison méritent d’autant plus créances qu’elles se sont en partie réalisées jusqu’à ce jour et qu’elles continueront à se réaliser jusqu’au point final d’une boucherie qui n’a pas précisément placé les Allemands au premier rang des nations civilisées.Les Huns peuvent s’allier aux Turcs ; Les deux font la paire.JEAN PIO.Une taxe impopulaire: celle du sou du pauvre dans les théâtres et cinémas.,N A COMMENCÉ CES O jours derniers la perception de la fameuse taxe du sou du pauvre pour les hôpitaux, dans les théâtres, les cinémas et les divers lieux d’amusements de Montréal.Il appert qu’on a ainsi perçu la somme de cent cinquante dollars, la première journée.A ce comp-te-là, nous sommes loin déjà, des $260.000 annuels supputés par le parrain du projet.Nous en sommes si loin que les frais de perception déduits des quelques $70,000 ou $80,000 annuels comme moyenne, c’est tout juste s’il en restera la moitié.Et, nos quotidiens qu’ont fait une enquête sommaire sur ce que l’on disait de cette taxe dans le peuple, nous apprennent que si i’on s’y soumet par crainte de la loi et des boutons jaunes, on ne se gêne pas pour la critiquer ainsi que ses auteurs.Il y a d’abord les propriétaires de théâtres, cinémas, etc., qui sont forcés de surveiller le paiement de chaque sou, ‘voir à donner des sous à ceux qui leur demandent de changer des pièces blanches ou du papier monnaie.Cela retarde les opérations du contrôle ; plusieurs s’impatientent et 8’en vont et il en résulte une perte notable dans la recette.“Pourtant, on ne nous manque pas par ailleurs, disent ces propriétaires : taxe directe au gouvernement, augmentée il n’y a pas longtemps encore ; taxes spéciales, augmentation de l’êvalua- UTAYC np filTFRRF Nos abonnés et correspondants en général son priés de prendre note que : lo Toute let-¦ /Y L# L'L VIULIVUL, tre ou carte postale doit porter un timbre additionnel d’un sou, sous peine d’être envoyée aux Lettres de rebut, à Ottawa.2o Tout chèque, mandat, bon-poste doit porter un timbre de guerre de 2 sous, sinon le paiement en sera refusé à la banque ou au bureau de poste ou de messagerie. 804 LE PASSE-TEMPS No 882—Montré»!, 14 scût 1916 tion immobilière et conséquem-ment, augmentatian de la taxe municipale ; taxes sur ceci, sur cela ; taxes sur les timbres, sur la plupart de nos articles en douane, etc Et, dire qu'il y a des villes d’Europe où l’on subventionnait les théâtres, avant la guerre ! * * # Mais, il existe d’autres plaintes autrement sérieuses.Je les ai entendues formuler par la plupart, par des braves ouvriers, au hasard du tramway, et je les résume ici : Il est évident que pour celui qui a les moyens de payer, la taxe du sou est une insignifiance.Mais pour une famille dont le chef n’a qu’un petit salaire, cela fait 52 sous par tête par année pour une seule distraction honnête par semaine.Pour une famille de six enfants, nous arrivons à une dépense supplémentaire de $4.16 par année, en comptant le père et la mère.C'est quelque-chose dans une famille où, bien souvent, l’on a économisé sou par sou, tout juste le modique prix d’entrée d’une salle de cinéma.Il est vrai que comme moyen radical il y aurait l’abstention totale ; mais c’est avec ces moyens là qu’on a déjà fait les révolutions sociales ! Je crois que c’est le parrain de cette taxe qui s’écriait en plein Conseil de Ville : “Celui qui a les “moyens d’aller au théâtre, a bien “les moyens de payer un sou “pour les hôpitaux” ! Il est évident que cet éche-vin n’avait pas songé qu’il allait commettre une injustice en faisant payer le même impôt à celui qui n’a pas d’argent qu’à celui qui arrive au spectacle en auto.• * • Le “Mail” a dénoncé vertement la taxe imposée par la Ville sur les amusements, taxe qui atteint surtout les classes pauvres.Il a dit: “L’échevin Lapointe, le père de la "taxe sur le pauvre”, ou, autrement dit, de la taxe sur les amusements, calcule que les revenus que produira cet impôt s’élèveront à $250,000 par année, soit $700 par jour, durant une année de 365 jours, qu’il pleuve, qu’il neige ou que le soleil luise.L’absurdité de cette taxe est flagrante, après un jour d’essai ; le revenu brut qu’elle produira n’excèdera probablement pas $80,00 ou $90,000 par année et, déduction faite des grandes dépenses de perception, il ne restera que bien peu pour les hôpitaux et autres institutions de charité.D’après l’opinion de grand nombre des avocats les plus éminents de cette ville, la légalité de cette taxe est douteuse, et, très probablement, la question sera portée devant les cours de justice, mais, en outre, c’est la grande in- L’ALSACE CAPTIVE Paroles de Pierre EDLYNE Musique d’Emile BRISET Soutenant de son bras s» figure pensive Que le papillon noir de *on aile ombrageait, Dans l'angle d’un cachot, malheureuse Une Alsacienne songeait, (captive, A travers les barreaux de l'étroite fonê- [tre Où filtrait avec peine un rayon de soleil, Kilo voyait au loin les plaines apparaître Toutes blondes d'épis vermeils ; AlUijnlto Elle voyait les bols, au souffle de la brÎBe, Onduler ot rouler ainsi qu’un océan, Et le Rhin large et pur que le soleil iriee Couler majestueusement.Malselle paralysait rêveuse, Indifférente, Regarder au-delà du mobile horizon.Et, modulant ce chant, laissait son &mo [errante S'envoler hors de la prison.Vous qui survolez ma Patrie, Quand vient l’hiver ou le printemps, Dites à la France chérie Que, toujours, l'Alsace meurtrie L'aime, espère en elle et l'attend.8 Quand viendrez-vous, 6 messagères ! Avec le rameau do la Paix, Nous dire : “ Pauvres étrangères.Vos espérances les plus chères Se réalisent pour jamais ! ” justice de cette taxe, qui affecte principalement le pauvre et ceux qui sont le moins capables de la supporter, qui la rend odieuse aux yeux du public.” Guère plus tendres le ‘‘News” et la “Presse”, puisqu’ils ont écrit : “Une des conditions eesentiel-les de toute taxe, c’est qu’elle devrait peser également sur toute la population de la ville ; ce principe admis, la taxe sur les amusements est illogique.Si cette taxe est appliquée, elle ne sera autre chose qu’un impôt qui frappera la classe pauvre de la ville et, pour cette raison, on ne saurait la condamner trop sévèrement.Les neuf-dixièmes du montant qu’elle rapporterait seraient payés par les classes les plus pauvres qui fréquentent les salles de vues animées à bon marché et si le prix d’admission est, par exemple, de cinq sous, chaque spectateur aura à payer un droit de vingt pour cent, tandis que dans le cas de celui qui paye un dollar pour un siège dans un théâtre régulier, la taxe ne sera que de un pour cent.” .% Pourtant, celui-là qui a une nombreuse famille et qui trime toute la semaine, n’a pas à gogo les distractions et les amusements que se procurent ses patrons, et il a bien le droit de se divertir honnêtement au moins une fois par semaine.Il a surtout le devoir de s’instruire et de procurer aux siens les moyens de s’instruire comme lui.Mais, alors, me dira-t on, le8 scopes ne sont donc pas des endroits dangereux pour la jeunesse ?On a’y instruit donc, de même qu’au théâtre ?Je n’hésite pas à répondre dans l’affimative, car j’imagine que ce n’est pas pour rien qu’on paye très cher un bureau de censure des films, à même les deniers publics.Donc, le pauvre comme le riche a droit à sa part de distraction et d’instructions seulement il esté-trange qu’on fasse payer la même taxe sur un billet d’entrée de dix dollars.# » * Il y a la question du but de cette taxe qu’il faut considérer.N’est-il pas des plus louables ?Certes, et personne n’ose refuser un son à l’œuvre admirable de nos hôpitaux.Mais ce qu’on nous force de leur donner ainsi, en plus de toutes les autres taxes dgnt on nous accable, l’administration était obligée d'y pourvoir à mêmes les taxes que nous payions déjà.Le contribuable élit des représentants qui sont supposés voir au placement des fonds qu’on lui arrache, et m’est avis que si ceux qui ont voté la taxe du sou du pauvre.avaient plus fidèlement surveillé la chose publique, ils auraient sauvé assez de millions pour ne pas obliger les citoyens à verser encore un quart de millions annuellement pour la charité.Quand on n’a pas de scandales de pavages, d’expropriations, etc.à se reprocher et qu’on se sent la conscience nette, on peut se permettre de remplir des coffres vidés autrement que par mauvaise administration.Baptiste se fatiguera de toujours payer.Attendons les prochaines élections.Gustave COMTE.Les “CONNAISSEURS” (D’après Violin WORLD) Prêt que chaque violoniste k un idfal plus ou moins défini de ce que doit être le son d'un violon ; et sans avoir acquis cet idtal par un cours d'étude, ou mémo par une grande expérience, on défendra cet idéal de toutes ses forces, sans tenir compte $0.C() $0.60 toireA.COURS PREPARATOIRES a par semaine) Cours préparatoires 4 élèves en classe $0.75 $0.60 $0.60 Prix d’un cours $0.48 $0.4S Prix d'nne série de 10 coure.$7.50 $6.00 $6.00 $4.80 Total de l'eBCompte de 6% pour paiement d’avance de 10 cours préparatoires.$0.37'/, $0.30 $0.30 $0.24 V.B.—Pnvr ic» leçon* pitrHniUfirr* prix,* ,) nHnon iTune tritlr «nr semaine H // a auinncntatlnn - 1 ^f=F ï .JVrT J J J 3 3 * ¦ i r- “i *> Tî "r- ¦S^T =bh » « - 7 > : ?- ¦ -^4 c f -Vf—t- ; p - -=M=f- f=*= \r-~ - 1 - l1 - fr ¦7 -*¦ —1 U- j#- ; j ~ — ^4 li- 15 ^=4 7 .c g ^>« f-U ¦ —f : : H—S-= 4#=f= 1 L-Lf dim.—r-T ff- -r-fcfcf- Vf^ t- rf#= p.- ¦ i-1 -J-1 ^ —; i r-fH 10 H H H» - Tf^ / 'V- y—r M » — m — fV t i l ra//- s—i ' JP ' y Dal SeEno Ki ipl P —-i- r s>- ¦i 0—0- -*—f 0 s pL± ! P 1 Ht tÿ .Droits Réservés, Canada.1912, par J.-E.Belair - Copyright, Canada, 1912, bu J.-E.Belair , t j, , n Guérison Infaillible „ Avez=Vous des Boutons r suïa5,ïrnrtte par l'usage des Tablettes Uermacura du Docteur de Conflitne.Prix franco.60cta la boit».NE CACHEZ PAS vos éruptions et boutons soui des crèmes, lotions, etc., ils reviendront en plus grand nombre.La POMMADE DEKMACURA en applications locales, complète le traitement.Prix franco, GOcis le pot.En vente dans les bonnes pharmacies et à la Compagnie Générale D'Importation Française, Département B.Boite Pottale HVK Montréal, Que Echantillons sur réception da lOcts an timbres poor frais de peste, etc. 'tfüuirftal, 14 août 1Ô1&—^.^lo 632 LE PASSE-TEMPS 3=r,~+- -•—i—| -a.r ft=* 3ÆÏ » ® 3 n ¦s ® < £*ss Hî 3 ç?s§« S 3-a =•55 é x -i ® a® r MADELEINE — Scbotttsch Clarinette si bémol ü Maesto'o.:fc- G.MILO rit.ff ire fois p ande fois f ^ Tempo Schottisch.I > 3 ~ >- •?• * /- >8 « ~ i FF.^#T* 816 LE PASSE-TEMPS No 532 - Montréal, 14 août 1» 6 JEUNES FILLES DÉBILES ET MAIGRES - JEUNES FEMMES SOUFFRANTES - MÈRES ÉPUISÉES, COURAGES! LES PILULES ROUGES ET LES CONSULTATIONS DES MÉDECINS DE LA COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE SONT SPÉCIALEMENT POUR VOUS.Mme L.BLANCHETTE, Montréal APRÈS TROIS ANS DE SOUFFRANCES ET DE GRANDES FAIBLESSE ET APRÈS DIVERS TRAITEMENTS, S’ADRESSE AUX MÉDECINS DE LA COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE, SUIT LEURS CONSEILS, PREND LES ET RECOUVRE SA SANTÉ DES'MEILLEURS JOURS.Courage! voilà le cri d'espérance que noua lançons particulièrement à tant de misérables femmes que la douleur étreint et qui languissent, faibles et souffrantes, sous le mal qui les mine.Oui, courage! Jeunes filles qui languissez faute de sang et que la débilité rend si pâles et si maigres.Courage! jeunes femmes déjà épuisées par de trop fréquentes maladies.Courage! mères, qui avez donné A vos enfants tout le meilleur de vous-mêmes, et qui maintenant avez tant de peine à soigner ces oliers petits, qui, pourtant vous réclament nuit et jour.Courage! femmes dont la mission est terminée, mais qui fléchissez maintenant sous le coup de troubles nouveaux et traversez l'Age critique.Courage! Courage! vous toutes qui souffrez, parce que vous «tes femmes, car, A tous vos maux II y a un remède suprême qui, plus Tort encore que vos douleurs, peut anéantir tous ces maux qui vous accablent et vous refaire une existence toute de bonheur, de Joie et de tranquillité.A toutes les femmes qui souffrent, nous disons courage! et nous leur Indiquons le remède A prendre, les Pilules Ronges, pour guérir le mal dont elles ont A se plaindre.Et pourquoi chacune ne pourrait-elle pas espérer pour elle-même, lorsque tant d'autres ont trouvé consolation dans les consultations des médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, soulagement, force et guérison en prenant les Pilules Rouges?Les guérlsous de toutes ces femmes, que les Journaux rapportent, no sont-elles pas autant de motifs d'encouragement pour celles qui Bouffrent?Lisez encore ce que dit Madame L.Blan-chette : "La naissance de mon premier enfant m'a laissée très faible et souffrante.Après trois ans, malgré beaucoup do traitements, des remèdes de toutes sortes, ma santé no s'é-talt pas améliorée; la faiblesse persistait toujours, puis les douleurs de reins, de cO-tés, les digestions pénibles, etc.J'étais allée A l'hOpltal, croyant que les soins qu’on me donnerait seraient plus appropriés A mon cas et que la guérison viendrait facilement.On m'a parlé d'opération, et ce Beul mot m'a fait peur.Je n’ai Jamais voulu y consentir.Je suis ensuite ensuite allée voir les Médecins do la Compagnie Chimique Franco-Américaine, et aiprès leur avoir dit oe dont Je souffrais, on m'a prescrit un trnltement facile et l'excellent remède, les Pilules Rouges.Après quelques semaines seulement je me sentais beaucoup mieux et J'avais aussi plus n forces.Je suis des plus heureuses maln- Mme L.BLANCHETTE tenant do m'être si parfaitement rétablie, d'avoir augmenté mon poids de dix livres et d'avoir recouvré ma santé d'autrefois ; ja-Mmo LUDGElt BLANCHETTE, 452 rue Wol-fe.Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES—Le Dr E.mais auparavant Je n'avais été malado '*.— SImard, qui a passé près de trois années en Europe, A étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et DeVos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations au No 274 rue Salnt-Denls.Comme par le passé, ees consultations se donneront tous les Jours, dimanche excepté, de 8 heures du matin A 5 heures du soir, durant la saison d'été.L'expéricnco acquise par le Dr SImard.durant son séjour prolongé en Europe, est une sérieuse garantie do succès; nous espérons donc que toutes les femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que nous mettons A leur disposition, en venant lo consulter ; celles qui en seraient empêchées peuvent lui écrire en lui donnant une description complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront do la plus grande utilité.AVIS IMPORTANT.— Les Pilules Rouges pour Femmes Paies et Faibles sont en vente chez tous les marchands do remèdes, au prix de 50c la boite ou six boites pour Î2.50; elles ne sont jamais vendues autrement qu'en bottes contenant 50 pilules, jamais au cent; elles portent A un bout de chaque boite la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un numéro de contrôle.Nous engageons notre nombreuse clientèle A refuser toute SUBSTITUTION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n'acceptez jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme étant aussi bon, REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.DEFIEZ-VOUS DES COLPORTEURS; les PILULES ROUGES ne sont jamais vendues de porte en porte.Rappelez-vous que les Pilules Rouges sont la grande SPECIALITE pour la femme, celle qui guérit tous les Jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI.SI vous ne pouvez vous procurer dans votre localité les véritables PILULES ROUGES pour Femmes PAles et Faibles, ECRI-VEZ-nous, nous vous les ferons parvenir FRANCO.Adressez toute correspondance: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE (Limitée), 274 rue Salnt-Denls, Montréal.CAPSULES CRESOBENE CONSOMPTION On ne se so/gnep/us avec/es mêmes remèdesau/iont 1 hui.leslfiéones de fàs/euro/lùoo/eversè/esmet/odes I de IraitemenLAinsidans les maladies des voies resp/- Montréal.11 août 1916—No 632 LE PASSE-TEMPS 817 La Culture de la Voix De l’Utilisation Pratique de Phonographe Enrégistreur à l'usage des Professeur de Musique et de leurs Elèves.Dana une chronique parue ici même il y a déjà quelque temps, Monsieur Gustave Comte, le rédacteur si apprécié des articles paraissant bous la rubrique “ l’Art et leu Artistes " laissait entrevoir le parti que l'on peut tirer du phonographe, ce " miroir des sous", pour la oulture de la voix.Le court paragraphe consacré à ce su jet n'envisageait là cependant qu'nn aspect de la question, cest-àdiie: l'étude par l'imitation dos bons chanteurs dont les voli ont été enrégistrées.Nous ne reviendrons pas sur ce sujet qu’il appartient au critique de traiter plus au long, mais eu aidant au discernement & faire entre les bons et 1rs mauvais chanteurs dont les voix ont été également enrégistréeB ainsi qu'au choix des mor coaux do leur répertoire où les qualités propres àchacun de oes chantenrs sont le mieux mises en évidence.Il faut cependant permettre aux lecteurs de considérer un aspeot plus personnel de la question on leur suggérant de faire eux-iutines l'essai d'une voix qu'ils n'ont Sour la plupart jamais entendue comme 'autres pouvant l'entendre ; je veux dire feiirp (ij)revoix.Il serait trop long de répéter ioi tout l'intérêt et les constat! lions les plus diverses auxquelles donne lieu une première audition de leur propre voix chez les nombreuses personnes à qui j’ai pu donner le nioyon de s'entendre elles-mêmes, gràco à un phonographe spécialement construit pour enrégistrer la voix.Los applications de ce merveilleux instrument sont très nombreuses ainsi qu'il Bera donné de le constater pins loin.En ohantant dans cet appareil, une personne qui a quelque peu entendu de la musique et du chant, peut personnelle ment se rendre compte par la photographie de sa voix, du degré de musicalité auquel elle «st déjà arrivée.Elle peut suivre à côté de l'examinateur ou du professeur, la oritique qu'il fait de sa voix, y prendre part et appréoler d'autant mieux la justesse des remarques dont elle o»t l'objet.La même personne peut mieux comparer sa voix à d'autres entendues et plus particulièrement à celle de son professeur, qui doit pour bien faire être & môme d'illustrer par l'exemplo de sa propre voix Ibb procédés qu'il enseigne, car au moins 90% de notre avancement dans n'importe quelle branohe des arts sont dûs, pendant une assez longue période, à l'imitation, Elus ou moins réussie de ceux qui doivent tre nos plus fréquents modèles, afin de nous mieux diriger.Un premier record phonographloue, au début des études vocales, comparé a d'autres faits à un stage plus avancé de l’en seignement, dovra être lt meilleure illustration et démonstration des progrès réalisés aussi bien que des défauts encore à corriger.Une bonne articulation et un timbre bien en dehors sont des éléments indispensables à l’enrégistrement de tout bon record.Le phonographe, mieux que tout autre moyen, permet d'acquérir ces qualités si essentielles au succès.La distance très variable à la quelle on doit se tenir de l'appareil pour faire enré-gist rer sa voix, fournit un critérium infaillible du volume et de l'intensité obtenus par l’étude.____________________________ AU BOIS R0SS10N0LET CHANSONS DE FRANCE Recueillies et harmonisées par Ch.de SIVRY Loiir^ allegro M'« il.lnnl promu - Pït Lt ri Le long ia grmd tl>.' .min U nn L- Là je m'y endormis Le ri» A l'ombre sous un pin Le rin A l'ombre sous un pin Quand je me réveillis l e ri» Le pin Le rin Itait Le re Fleuri Le ri Au bois rossigno'et Le ri Au beis rossignolet.3 Vif je pris mon coutiau Le rio Un' branche j’en coupis L» rit Un' branche j'en coupii Et j’en fis nn (lutiau Le rio Un lia.Le ra, Oeolet Le re Aussi Lt ri An bois rossignolet Le re Au bols rossignolet.Ah savez vons messieurs Le rieu Ce que ma flftte a dit Le rit Ce que ma flûte a dit ?Ah I qu'il est doux d'aimer Le ri Le fils Le ris De Bon Le ron Voisin Le rin Au bois rossignolet Le re Au bois rossignolet.6 Ah ! qu'il est doux d'aimer Le ré Le fils de son voisin Le rin Le fils do son voisin Quand on l'a vu lo soir Le eoir On le Le re Voit le Le re Matin Le rin Au bois rossignolet Le re Au bois rossignolet.Tous droits d’exéoution et de reproduction réservés.Publié aveo l'autorisation de l'éditeur, Henri Gregh, 95, rue Montmartre, Paris La Mode du J our Les infieotions de la voix, fidèlement reproduites, permettent de se rendre compte du degré de sincérité obtenu dans l'interprétation et dans l'effort pour communiquer aux auditeurs les émotions exprimées par les paroles et la musique.Pour l'étude de la musique proprement dite ou du solfège, on peut demander au phonographe les dictées, hélas trop négligées au début des études et pourtant si utiles à l'éducation de l'oreille et au dis cernomont dos rythmes et des tonalités.L'improvisateur peut lui demander la réaudition pour pouvoir annoter celle» des phrases musicales qu'il compte retenir pour les utiliser plus tard.Je ne puis donner faute d'espace, un plus grai d nombre des multiples applica lions, au seul point do vue musical, du phonographe eniég’s'reur.qui lorsqu’il sera plus répandu, deviendra un instru ment d'éducation que l'on pourra toujours mettre à contribution à ties pou de frais et sans obligation à personne autre qu'au professeur ayant faoilité et rendu possible l’enrégistremcnt do tels eiercices ou le çons, accompagnements et dictéos musicales nécessaires à 1 avancement plus rapi de de l'élève.Arthur PLAMONDON.4-4*6 4446—Robe de jeune fille 3 grandeurs 14, 16 18 ans.Matériaux 8 vgs J en 44 pour 16 aus.Les lectrices du •* Passe-Temps" pou vent obtenir des patrons aux conditions ordinaires.Voici le coupon qui doit être rempli (ou recopié) avant d être retourné au ‘•Département do» Patron» ” du 11 Passe-Temps ”, Montréal.COUPON No 1440 Il f nuit.LE SlirrFS DU IOUR- HpIpiip VqIcp par Mlle Roulllard.Morceau brillant peur le piano, mus ut JUUK.neiene valse, Prix, Iranco, 35c.chez J.G.Yon, 936 St-Denis, Montréal 318 LE PASIB-TBMM No 632 —Iteatrtol, 14 août 191» LE COIN DES POÈTES Aux Morts Français 0 vous qui.dans lo» pli» déchirée du drapeau, Dormez en un linceul aux couleurs de la France, Voua qui, les ytux fermés, goûtez le grand silence Et, faoe à l'ennemi, mourûtes le front haut, Paii à vous que la guerre a frappée du fléau, Héroïque moisson d'audace et de vaillance I Ce jour de son venir, de deuil et d'eapéiance Est votre jour.Iuclinons-noua.Ce jour est boan, A vous, fils belliqueux do la l'atrie en armes.Nous n'apporterons pas de regrets et de larmes ; Devant voub nos genoux no doivent pas plier.ü'est debout qu'il convient de vous porter envie, Car, lorsque l’on repose à l'ombre du laurier, La Gloire fait la Mort plus belle que la Vie I Henri de REGNIER.KU-Y.ÿi/-K-V-.y y u « n 7V A n «» n 7V 7v 71 71 JT ACROSTICHE FUNEBRE Jean PRÉVOST Je laisse de côté l’acerbe politique.En face du trépas d'un esprit pathétiquo ; Ardente fut sa vie, il connut les succès j Nul ne peut taire ici ses suporbes procès.l’eu de tribuns au monde ont plus goûté la gloire.Rarement il luttait sans gagner la viotoire ; Krudit, enjoué, sarcastique avocat.Vif, alerte, subtil, il brillait au débat.On n'oubliera jamais ce héros populaire, Sans cesse député terrible à l'adversaire.Toujours en vibration, jamais hors de combats.Bernard GAUDET, avocat.MUUtfUUUUWUM MONOLOGUE.UNE NOYADE Dans un frêle osquif de bouleau, Trois hommes des pays d'en-haut Nageaient, chantant k gorge pleine : 11 Ah I c'est l'aviron qui nous mène." Quand, la barque frappmt an écueil, Chavira, le temps d'un olin d'œil.Alors, dans l'onde fugitive, Les troia voyageur».vert la rive Ijanceut un appel désolé, Mais personne ne peu voler A leurs secours, hors une vieille Qui, seule, dans le moment, veille Au hameau, car les hubitnnlt Travaillent mus U-bas aux champs, Rt lo drame affreux so déroule Terrible, empoignant, énervant, Rt l'on ne voit plus quo la houle Que bercent lentement le vent.Les trois hommes sous l'onde traître Aveo leurs poohes contenant Leur bien, venaient de disparaître.Car c'est tout ce qu’ils ont, tenant Lieu do valiaes, oui, des poche*.Le soir, aux amis, aux proohes, La vieille femme raconta Le drame de l'onde perfide, Kt souveut elle s'arrêta La voix brisée et l'oeil humide.Voici ce qu'on somme elle dit : " — O'était un peu passé midi, Quand, tout à coup le veut m'apporte Un air que des gens chantaient.Je m'avance sur l'[ ai d’ia porte ; J'vois des voyngeun qui passaient Montés dans uu canot d’écoroo : Ils ramaient do toute leur force.Ils m'orièrent : Allo I Allo I I*is, v'Ianl les v'ià versés dans l'eau.Ils orièrent.se débattirent, D’vant l'ablue qui les attirent.Ah I o'élnit bon triste, navrant I Les flots tourmentés par le veut Se ruaient su’ o'pauvre monde Comme un' mauvaise bit’ qui gronde, Sur les galets sonnant tour glas.Tout à coup on voy lit un bras.Pis, aïe I un' jambe.pis, aïe I un' tête, Pis un’ vague h l'énormo crête Les enveloppaient aveo fracas.Pis, r’paraiasait oncore un bras.( J‘tremblais, j'valais pa* uu'talochel ) Pis, aie! un' jamb'.pis, aïe I on' poche I Régis ROY.M.1/ V -U u » u « « u M 7tTi IV IPWjriïir» CONT/i INEDIT L’ERMITE L'aatre du jour vient d'apparaître à l'horizon etinon de de clarté une légère buée suspendue au-dessus de de riants vallons, que la brise matinale soulève lentement et chas: o en petits nusges d’une blancheur écla tante, vers un brumeux lointain.Le plus merveilleux panorama aolTre alors à la vue.Au loiu, uuo mon:agne d’une grande altitude, dont le sommet semble se perdio dans les nues, arrête les re gants do l’observa'eur enchanté.Sur aon versant, une forêt d'arbres séculaires élèvent leur tète altière vers les cieux.Aucuue habitation n'est visible en cette immense étendue de bois dont le feuillage a dos teintes les plus variées.Au pied do la mon' agite, des rochers do formes fantastiques, semblent avoir été entassés en cet endroit par une puissance titanique et forment un formidable rempart contre IeB atteintes des éléments en fureur, La peut e abrupte dos rochers devient plus graduée en se continuant vers do nombreuses collines boisées et de plaintes accidentée'qui vont en s’inclinant, se perdre dans rimmen-ité de l'océan.Seul, le chant des oiseaux le murmuredu ruiseeau.la plainte do la brise à travers les roseaux du rlvage ou les cimes dea grands arbres, et lo cU|iotis des vagues qui s'entrechoquent ou qui défei lent sur la plage, ae font entendre dans cette immense solitude.DilTéreutes variétés de plantes et de mousse émer gesnt dea anfractuosités du roc.tspissent le sol de la forêt.A certains endroits où la lumière pénètre à travers la feuillée touffu*.des fleurs aux nuances les plus va riées, élèvent timidement leurs giaciaiises corolles vers le grand peintre de la nature, qui leur donne avec l'eiia-louce, leurs rivis-an'es couleurs.Tout dans ce délicioux paysage respire la quiétude.A ces houres matinales, la uature dans son parfait épanouissement.à un charme irrésistible.L'homme en contemplation devant csa merveilleuses beautés, sent son impuissance, ton infini petitesse, ot les yeux mouillés de larmes, il élèvo son regard vers le ciel pour rendre hommage à sou oréateur.Là bas, un bruit étrange se fait entendre, c'est coin me une voix grave et caverneuse, dont la puissance fait vibrer le sol sur nue grande étendue.C'est la fugue d'un torrent rapide qui descend av»o impétuosité de la montagne, se précipitant do rocher en rochor et roulant avec bruit ses eaux écumantos qui disparaissent nomentané ment dans un dédale souterrain, pour reparaître plus loin et tombor en cascades dans un profond ravin, d'où elles vont par maints petits ruisseaux, s'engouffrer dans la mer.Soudain, du côté de l'océan, des oiseaux de différentes espèces, en bandes nombreuses, s'enfuient épouvantés, eu pousauut des oria de dét resse, A u large, on aperçoit en scrutant l'horizon, un aigle d'une immense envergure, dirigeant son vol plané vers la montagne, nù quelques instants après il atterrit sur le sommet d'nn vaste plateau.Ce qui avait d'abord paru comme un oiseau, est en réalité un avion, sans doute égaré oans sa course ou emporté par des courants contrairos, vers des régions inconnues.L'aviateur, après avoir Immobilisé son navire aérien et consulté ses instruments d'orientation, descend sur le rocher et promène sos regards émerveillés eur cette con-tréo enchanteresse.Après un momont d'hésitation, il se dirige vers uu endroit où il croit entendre le bouillonnement de l'onde fugitive d'nno source, et il avait & peine fait quelques pss de ce cfité, lorsqu'à son grand étonnement, il apor çoit, sortant d'une grotte obscure, située dans le flanc d’un rocher couvort d’épais baissons, un vieillard de haute stature et aux allures étranges.S'étant remis de ses premières émotions, il se place en arrière d’un tronc d'srbro, afin de mieux observer cet homme qui vient de lui aiiparaltre comme un fantôme au milieu ds cette profonde solitudo.Il a une abondante chevelure blanche et une lougue barbe grisonnante.Ses traits rustiques sont empreints d'une vague expression mystique ; sa figure émaciée et son regard éteint Indiquent qu'il a dû beaucoup souffrir.Pour tout vêtement, il porte une ample tunique confectionnée do praux d'écureuils ou d'autres menus qua- drupèdes qui abondent dans la forêt.II a les bras nus et ses pieds sont chausaés de légères galochos retenus k la jambe su moyen d'nn fin lacet do racine desséchée.Après avoir jeté uu regard Inquiet autour de lui, l'ermite, d'un pas chancelant, ro dirige [vors un endioit où aur un tertre élevé unogrando croix de bois a été érigée.S'agenouillant, il ae met en prière, ot reslo quelque temps dans oette pieuse attitude.Soudain, d’un air anxieux.il se lève et plonge son regard du cûté de la mer, où quelques instants auparavant il avait entondu le bruit insolite du moteur de l'avion, et s’engage dans lo (entier où l'aviateur dérobé à sa vue, épie tousios montenienti.Kn passant auprès de ce dernier, il aperçoit des empreintes aur la mousse près du sentier Sa physionomie so contracte subitement ot s'arrêtant brusquement, il pousse un grand cri et s'affaisse au pied d’un arbre.L'aviatiur, qui ne l'avait pas penlu de vue, s'é'ance à son secours et cherche II le rassurer par ses gestes sympathiques et lui dit de no rien cramdio do sa paît j qu’il ne lui veut que du bien Ah I dit le pauvro ermite, ce n'est possible.c'est uu rêve.Comment se fait il que vous soyez ici t.Qui êtes-voua et d'où venez-vous t.Dieu soit loué- vous parlez ma langue maternelle, dont les accents si doux ne nie sont pas parvenus à l'oreille depuis un grand nombre d'années, alors que je quitta's le monde pour m'enfouir dans cette solitude.mais.je vous en supplie, racontez moi comment vous avez gravi cette montsgne, au milieu de ces rochers perdus dans l'océan.psrlez.Oh I diioa-moi, puisque nous nens comprenons, le but de votre visite.L’aviateur, dont la belle prestance et les traits dis- in-gués avaient paru impressionner favorablement l'ermite, répondit — Comme vous pouvez le présumer par mon langage, je suis d'origine espagnole, mon nom est Ro-dr guex eeje vienp du Mexique, où actuellement, une révolution ensanglante ce beau paya.Je suis porteur de dépêches diplomatiques et afin d’éohsppor à l'ennemi, j'ai dû me servir d'un avion pour accomplir l’importan-tante mission qu’on ma confiée, mais des courants contraires m’ont poussé jusqu'ioi.S'arrêtant brurqui mi nt.père, dit il, j’ai h&te de vous entendre.faites moi c nnaitre votre lamentable histoire.A son tour, l’ermite, qui paraissait remis de sa stupeur et se tenait appuyé aur un troue d'arbro renversé, après quelque hésitation, d'une voix grave et trrmblan-to, commence son récit.— Mon ami, dit-il je comprends vas explications.mais vous parlez d'avion.qu'est-ce donc que ce moyen de transport qui, en vous soustia-yant à 1a fureur de vos ennemis, vous a conduit en ces lieux t Je conçois votre amiété, dit Rodriguez, et je me h&'e de sati-faire votre légitimo curiosité.L'avion est un petit navire aérien qui sert surtout à faire des obrerva'ions en temps de guerre.On peut voyager très-rapidement de oette manière, à de grandes altitudes.d’ailleurs, mon avion est toufprès d’ici et vous lo verrez.mais, de gràoe, continuez, votre réoit m'intércnaeviveinent.L'ermiio reprit : — Pourquoi évoquez le souvenird'un passé Bi douloureux et vous faire part de mes malheurs.Cependant, puisque vous voua intéressez à mon aort, je veux bien me rondreàvotre désir, et il continua : — Né à Madrid, do parents à l'aise, je lis dea éludes universitaires.Au moment où je devais embrasser la carrière du droit, ma famille eut des revers de foi tu ne.et minés par le chagrin, mon père et ma mère moururent à psu d'intervallo.dans l’esi are de qnelqtica mois.Je demeurai seul.J’aimais éperdûment une jeune fille, Altagracla était son nom.et mon rêve de l'époustr, s’évanouit lorsqu'il fallut m'éloigner pour tenter fortune.Mon chagrin fut immemse.J’avais vingt ans, Mtagracia en avait seize, l'Age nù l'on rêve d'amours fidèles et d'un monde plein de vertu et de bonheur.Nous noua aimioi s tendrement.Rlle était d'une ravissante beauté ; aa démarche était noble et Gère J'admirais sa taille légèio et son nom Altagracia.qoi signifie toute gr&ro, me la roprésonte constamment i l'esprit, et j'on ai conservé un vivace souvenir.Je fis donc mes adieux à Altagracia et lui promis do revenir auprèa d’elle, dès que la fortuno m'aurait souri.Nous échangeâmes des Berinentsde iidélitéetdes 1 alsers d'adieu, lo cœur brisé, je la quittai.Le même jour, je m'embarquais il bord d'un navire en destination du Texas, qui fit naufrage on route, au cours d'une oflro-yablo tempête.Durant deux jours je fus ballotté sur l'océan ; aooroché à une épave, ot poussé par la tourmente, j’ai pu attorrir sur cette Ile, où j'ai toujours demeuré depuis.(A continuer) 8ERVICE DES COMMISSIONS.— L'administration du Passe Temps se met à la disposition de ses ieoteurs pour l'envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplémentaires.Toute qnestion exigeant une réponse devra oontenir un timbre do denx sous.6hrs du soir.Mme Mimie, la reine des cartomancienne» fronçiisea, est de retour de son voyage en France et en Belgique Lit dans les lignes de la main, facilite amour, mariages critiques, affaire de famille et rallie les amitiés perdues.Elle invite sa nombreu -se olientàle k lui rendre visite.Reçoit tou» les jouts de 9 hrs du matin à 9 hrs du soir.Le dimanche, de 10 hra du matin il 86 St Laurent, (1er étage) Montréal.ATTENTION ! Montréal, 14 août 1916-No 632 LE PASSE-TEMPS 319 MUSIQUE ET -.INSTRUMENTS D» Fanfare et d’Harmonie Dm mtillures Maisoas Knrep*»»-Me et Amérioaiaea.— ¦» »-* -**Ln Cordes “ImpériiT»- Ponr Ttoloo, MaBdoMne.hte Banjo, «te., lnoontnw^ahl——> ImÏZ I—rea but fa marché.tr MvanMon 4a tnt lutantt 144 Est, rue Ste-Catherine, près Ave Hôtel-de-Villc.Il recherche les Cas difficiles.Désespérés : Pose Yenx Artificiels, î?Naturels A se tromper.Fabrique et ajuste luI-mCmc, depuis 25ans.lunettes^ lorgnons, etc.E Ses nouveaux *' Verres Torlc à ordre’» sont garantis pour bien g Voir de Loin et de Prés, pour tracer, coudre, lire et écrire.1 Cette annonce rapportée vaut 15c par dollar sur tout achat en lunetterie, g Prenez garde I ras d'agents sur le chemin pour notre maison responsable.E Heures de bureau: Tous les jours de 9 A 9 hrs.(Dimanche de 1 à 4 hrs.) K La Liseuse FIDÈLE REPRODUCTION D’UN CHEF-D’ŒUVRE Ce joli plâtre ivoiré est offert gratuitement à toate personne qui noua fera tenir le prix de quatre abonnements d’un an, goit 86.00.Chacun de» abonnée nouveaux aura, en outre, droit à la prime ordinaire.En dehors de Montréal, ajouter 60c pour frais d'express.TOUTE PERSONNE de Montréal ou de la oampagne, du Oanada on d'ailleurs, ayant oréanœs à vendre ou à colleoter ; venei I téléphones I éorivea ! 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