Le passe-temps, 1 janvier 1914, v. 20, no 509
Ni SX} fiasse-Gëmpj ¥•1 XX - No 509 ABONNEMENT : j 1 A"NBÏ Montréal, 26 septembre 1914 Ce Numéro Contient SEPT Morceaux de Musique et de la Littérature de choix Un Numéro, 5 sous ; Etats-Unis, 10 sous La Revanche (1870-1914) Actualité 9ur l'air des Deux Grenadiers.p.360 Marche Pontificale Pour piano ou orgue par H.Miro page 371 Les Canards Chanton pour les tout-petits page SI 7 * Là-bas! Ici ! Chronique d’actualté par Jean Pic page SCS La Tache de Sang Poésie traduite de l'anglais par E.’Jhoui nard, 378 Lyre Enchantée Pour violon et piano par Daveluy .page SU , Ton petit Coeur Célèbre romance française page 370 C’est ma Passion Monologue de Gaston Charlts .page 378 A Guillaume j Poésie inédite de J.-B.Boreaii, o.m.i.page 378 La Valse Rouge | Nouveauté parisienne n grand succès ,page 38S L’Etoile Mélodie nouvelle d"Emilio Briset pagg 3S6 L’Art du Chant Par Gustave Comte SSième leçon ( jin ).page 303 ADAPTATION SUR L'Al R DES DEUX GRENADIERS"de, SCHUMANN Schumann était un Allemand d’avant 1870 et, pour avoir écrit le chef-d’œuvre que l’on sait, il lui avait fallu aimer la France.Ce n’est donc pas profaner sa mémoire que de donner à sa musique tout le sens patriotique qu’elle comporte.éÊL Chanson interprétée par Paul G.Ouimet à Montréal et Victor Occellier à Québec ( Voir notre ALBUM MUSICAL ) j6î LB PAS8K-TBMP8 Mo 508 — M«nr*tt, >6 septembre 1914 M.Victor OCCELLIER Le créateur à Québec de la mélodie patriotique la Revanche, «lue nous publions dans ce numéro.T'1' 1 1 A XiiRi «bidiMi de Conouii 1 elegraphe des Amoureux dance crête.Trèl Aarnunt Prix.IO cent» franco.En vente chez tous les libraires et marchands de journaux.DANS LE Monde Artiste l.ea Compagnies D'Opéras Les compagnies d'opéra de Chicago-Philadelphie de Boston ontdécide d'abair donner les saisons 1914 15.La raison de ce mouvement provient de la pénurie de chanteur», et dont un grand nombre «ont des réservistes.Ainsi à Boston.Vanni Marcoux, I’aole Ludikar, Lucien Muratore.Henri Daugès, Alban Grand, Anthony Dubois, Charles Strony et An dré Caplet sont danB l'armée française.Mort d'un artiste.Albert L.Guille.ténor et chevalier de l'ordre du Christ de Corse, vient de mou rir.Il a chanté pendantvingt cinq ans avec Patti.Dans les dernières années de sa vie il enseignait le chant à San Diégo et c'est à Los Angeles qu'il est mort.M.Guille laisse trois rtls, qui tous les trois sont allés rejoindre leur régiment.Josepii Urban de retour.Joseph Urban.le directeur théâtral de la Boston Oréra Company, vient d'arriver à New-York venant d'Italie.M.Urban va dessiner les décors et les costumes du Jardin du Paradis que la Compagnie Liebes doit donner dans le cours de la saison.Scofti à Londres.Cet excellent artiste que tout Montréal connaît était à Boulogne lors de la déclaration de guerre.De peine et de misère, Il put oritenirun passage à bord d’un bateau en partance pour Folkesto-ne.Il doit venir en Amérique dans le cour» de la saison.Henham restera à NcwYork.Victor Benham, le pianiste a été obligé d'annuler ses engagements en Euro pe et demeurera à New York, où il en soignera et jouera dans des concerts.Chant National Suisse.La Suisse doit changer son chant national "Kufst du Mein Vaterland” et à l'intention de nri ndreun chant qui commence par “Heildir, mein Schweizer land".Madame Qervllle-Rfache.Cet éminente artiste vient de se joindre k 1* Croix-Rouge, son mari le Dr Gibier flambeau, directeur de l'Institut Pasteurde New York, part pour la France et va offrir sf s services comme médecin dans l'armée des allié».Musique allemande en Russie.Une dépêche en date du 1 septembre, de l’etrograde, nous annonce que les o péras de Richard Wagner ontétéexclus du Théfltre Impérial de Russie.Portrait d'un violoniste.Avec la destruction de Louvain, on nous annonce que le célèbre portrait de Francis MacMillen par le peintre Wage man, h disparu et l'on suppute qu'il aurait été volé par lei Allemands.Ce tableau avait fait sensation, lors du der nier salon de Pari» et il avait été pavé 18.000 francs Dickens librettiste.Félix Borowsbi, le critique musical de Chicago, raconte que Charles Dickens avait un jour écrit un livret d'opéra.L'œuvre était plutôt une opérette du nom de tes Coquetti h du Vitlayc, elle fut présentée en 1886,.la musique était de John Pyke Huilât.Paris en temps de cuerre.L'église de St-Pierre de Challot vient d'étre le témoin d'une cérémonie touchante.C'était les funérailles de Pol PlWK'on, Jean de Reskute pas qu’il y a des règles pour «ssouplir la voix ou la renforcir, que l'émissWet la diction sont des choies qu’il ne faut paB négliger.On ne se donne même pas la peine d'apprendre la musique, ou bien ai l’on se risque à l'apprendre on choisit le professeur le meilleur marché sans se soucier si l'on a affaire à un vulgaire charlatan ou à un véritable professeur.Oh, quand il s'agit par exemple d'aller au scope, au spectacle ou de se payer (Pour la suite, voir page 377) Dans le prochain numéro, nous commencerons la publication d’un nouveau Cours de Sol- craint îoriememeui ue ouun ie .*-.«1» sort de Louvain, par les soldats iefle, se divisant en dix-huit leçons.A t PALMI8TI INTUITIVE MEDIUM, Madame Oaroloa, parisienne, dit lapaaaé, la prêtant et l'avenir d' rt LCcIlLlUIl .noD Mnaa Oaroloa.eartomanoleune, faisant le» grands Tarota Egyptiens qui oontiennetit 71 oartoa > aoa tSS S I ESmâ du martn à * km 4a sait, ezeapté le dbaaaelM.Prix 4a eoaaallaUoa : lia.Me, 91.ML S14 Ste-Catharin» allemands exaspérés par la déroute qui commence.Eh ! bien, il y aune conclusion à tirer de ces tristes événements.C’est que ce fameux civilisateur, cet ignoble hypocrite qu’est Guillaume II, ce poseur au protecteur des arts et des sciences, —tout l’univers sait qu’il s’est permis de composer de la musique, voire un opéra qui ne valait absolument rien, — a, continuant la tradidion de son père, changé l’âme et la mentalité de son peuple.11 a fait d’un peuple de grands artistes, —ô Schumann, ô Wagner, et vous sculpteurs, les peintres et les autres d’avant 1870, vous êtes là pour témoigner, — il a réussi à faire, grâce au militarisme brutal inculqué dès le bas âge, — un peuple de charlatans du commerce désireux d’accaparer le monde avec leur “made in Germany.” Seulement, le Kaiser a outrepassé son but et l’article frelaté étiqueté comme ci-dessus, a vécu dans tous les pays anti-germaniques, c’est-à-dire partout.L’Allemagne artistique avait à jamais vécu ; l’Allemagne commerciale mourra d’inanition entre les bornes de ses frontières encore plus étroites.Et, comme preuve de ce que j’avance, je ne veux citer que ce fait que chacun peut constater comme moi en regardant les vitrines des marchands de pianos.Tous les instruments dont la marque de fabrication donne l’Allemand portent une pancarte avec ces mots : “Made in Canada.” Les auteurs du crime de Louvain méritent d’être chassés de tous les pays où l’on en trouve.Malheur à eux ! Gustave COMTE.POUR RIRE Sur le boulevard.— Et Albert 1 — Oh 1 Albert.il eat en province, mamtenent.Il a le aao.— lia donc hérite ?— Non.Il est soldat de 2e olaese.»** — Voua rappelez-vous, mes amis, qu'il y a un moia j'avais perdu ma montre).— Oui, eh bien I.— F.h bien I devinez un peu ce que, hier, j'ai trouvé, on fouillant dnns les poches d'un vieux gilet 1 — La montre I — Non, le trou par lequel elle a sûrement passé.—Garijon I enlevez-moi ce miroir d’ici ou cachez le.tout à l'heute tous dire/, que nous étions deui à table et voua me feriez payer les deux repas.—GRATIS— Sur réception de 6o.pour payer les frais de poste et d'emballage noua vous enverrons notre catalogue de Patrons de Mode, on français “PATRONS FAVORIS” IMpl- 10.S08 rue St-Andrt, Mostrésl Abonnez-vous au Passe-Temps e paraonne et d alla deviendra ras va ua la jeu.Raoavra à aoa salon 4a cassaIta- i-Est, Me Montréal, 26 septembre 1914 ALBUM MUSICAL DU SOMMAIRE CH A NI La Revanche (1870-1914) Ton petit coeur.Comte- Schumann .C.Blanc et L.Dauphin PIANO Henri Miro Marche Pontificale Violon et Piano Un an d'abonnement au Passe Temps Canada, $1 60, Etats Unis, $2.00,( payable d’avance) donne droit, comme prime, à une piaatre de marchandise, à choisir dana la liste ci-dessous.Encyclopédie de Cousinf Claire.$1.26 La Bonnetterle Fantaisie.60 Le Filet (couverture verte) par Cousine Claire.76 Le Filet (couvertuie bleue) par Couaine Claire.$1.26 Dentelle Renaissance.$1.10 Broderie blanche.$1.10 Point de Venise.$1.26 Macramé.76 Adresse : Le Passe Temps, Montréal.Lucien Daveluy Lyre Enchantée innNMi.-MK'WTC.I Canada : 1 AN, $1.60, 6 MOIS, 0.76.ABONNEMENTS .j Eutl!.UnjB .x ^ $2.00, 6 MOIS, $1.00 Le dernier numéro, 6c.— Un numéro précédent, 10c LE PAbSE-TEMPS, i6, rue Craig-bst.Montréal Conlie le manque de Sommeil, le» Coliques, la Diarrhée, le Choléra, les douleurs de la Dentition, la Coqueluche, la Toux, le Rhume et la Bronchite, Un an d'abonnement au Passe-Temps (payé d'avance) donne droit & une piaatre de marchandise & choisir dans la liste ci dessous.Oracle des dames.0.16 Jeux innocents de société.16 Secrétaire des amants.16 Clef di s songes.16 Petit magie blanche .16 Petit manuel de politesse.16 Jardin d'amour.16 Le magicien des salpn.16 L'ami des Salons.16 L'oracle du mariage.10 Les Cartes merveilleuses.10 Cartes pour faire connaissance.10 Adresse : Le Passe-Temps, Montré V de Tewfik Hazlz, de Téhéran.Perse, ont •; 1 pour effet de développer le buste, de corri- j Y f gBr I* maigreur excessive, de supprimer le •• I croux des épaules et d effacor les an «les dis- < y gracieux qui déparent une jeune fille ou une ï jeune femme.' \\ Prix : $1.00 la botte ; 6 boites pour $5 00.J .n /J Mlle Angola V., écrit: "Je viens de \ \ ¦ W ~ * prendre la quatrième boi.„ .e vos fameuse» < ! | f -tW “ Pilulea Porsanes l'effet est merveilleux j — j'en suis enchantéo." • SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS | j Nouvelle Bolle Postale 2675, Dépl.J.MONTREAL.Canada.; LE SAUVEUR DE L'ENFANCE a'a pu de rival.Dra millieu d'al-I estai ion ¦ de fuccii confiant! jufliBenl •on emploi depuia plua d'un quart d« aücle.KN VENTE I.A DOO- PARTOUT ; 43C.TB1U.E.J.A.E.GAUV1N '?”£?¦ Ut, 1» Sfa-Catharlia Ed.¦•¦trial. 366 u run-mn Mi 509 — IhMiI, a* «eplembre if 14 LA REVANCHE 1870-1914 deux pro ¦ vin • ces ju - mel - les.Et le Pnra - aien.cema-c*-bre hô - ros.Cher- ant a-ehe-té le Ba - zai • ne.H Pr‘t à la Fran - ce 8on sang, ses A-meurs, Lais-gant Adaption sur l'air des “ Deux Grenadiers " Par Gustave Comte R.Schumann PIANO Ja - di9, la France a - vait deux beaux joyaux, Se9 .murn'p l If* i X C JjrWL Par l'Epilatolre Maflique de Madame Sans - Gêne POILS ôt DUYblj üU Yisage Ct OU Lorps Envoyé franco sur réception du prix, $1.00 la boite.Adres- Dissous instantanément, laissant la peau DOUCE et T™- sez : La Cie Médicale Giroux & Frère, 416 Parc Lafon- VELOUTÉE - .•• •• // taine, Montréal.“ Chambre B.” Moitrti , if itptcabre IJ14 — Mo 50* LB PASSE-TEMPS J‘7 Et les Français s'exi - lè-rent en pleurs, ne.Mais ils gar-daient au fond du cœur es - poir de l’heu-re pro - chai - ne Où la re ¦ vanche, a - lors, vien - drait Et dans son.cœur cha-cun ju - rait, Haine à l'homme ex - é - cra - ble.Dont le rie tu3, vil.tri - om-phant.Ex • as • pé-rait tou - te la ter - re.L’heure en - fin ve - nait du noir fy à HPIC* ®ur réception de 5 centins I ¥ 1^ /I I I ^ pour payer les frais de poste VJ 1 1 iJ nous enverrons gratuite- ment notre catalogue français illustré d’articles de Librairie, de Toilette, Nou- veautés, Articles Religieux, Livres, Bijouterie, Trucs, Produits Pharmaceutiques, etc.Ce catalogue devrait être dans toutes les familles.UNIVERSAL PROVIDERS CO., Ltd.61, St-Jacques, Montréal, Can., Dépt.8. Ul PASSE-TEMPS J«9 — Mon Estai, i j Mptcmbr* 1914 bourjs Lea fiers re-frains de Fran • ce.De l’An - gle-terre à Pé - tera Retenu Iür Mouvement Pi ^ÉgiiEZr j tfj .ÉÉHÉH Mpdflttiae Avec la Créme Royale de f?-ITlCMIdlIlCs Madame Sans - Gêne, qui donne à la peau, sans l’altérer, un velouté et une Fraîcheur Incomparable .Vniie l/lpülicprM BEAUTE de votre TEINT.TUU3 lUtail^Cl G£r Envoyé franco sur réception du prix.La grande bouteille $1.00, la demi-bouteille 60c.Adressez : La Cie Médicale Giroux & Frère, 416 Parc Lafon-taine.Montréal, Chambre "B.” M mutai, >6 leptembre 1914 — No jog US PAM-TMM 3*9 Pour arrêter i i f HI1TE ftCÇ rHCVCIlY ^ Pour Supprimer Pellicules el Démangeaisons Net .~ IvA vlllIlD UCJ vllCfCUA * Rien ne vaut la Toilette Magique de Madame Sans- Remettre les CHEVEUX GRIS ou BLANCS à leur ?« Qêne- Envoyé franco sur réception du prix.La grande nra 11 c-i id m ati ion i c IjW/ A à bouteille $1.00, la demi-bout.60c.Adr : La Cie Médicale UJULtUK 1NA1 UKtLLfc .% Giroux& Frère, 416 Parc Lafontaine, Montréal, Ch."B." L* PASSB-TEMPt No 509— Ifoatrfel, 16 Mplcmb.c 1914 TON PETIT CŒUR |W«f» 4* Ému iLÊMOm dé CL BLANC .1 1 omm» Puh'iénvec l'auloriratlnn de l'iditiur, Henri ürf«h, 1*5, rue Monli»»itte à Paria.Les Pilules Persanes Sïï=iiJSÏÏL.ÏÏf2! alrée efr cela SANS MASSAQES, dans l'espace de deux mola.• • • • Snccis DÜITS IpKRSA N8, 'tiroir 6 boit«i pour 95.00.Discrétion absolue.tL Expédiée* par 1* mall*, par U SOCIET® DES PRO-' ' > : J-, S, FF& trj r~ xré- H trg~ L j r-f- M—«- - ¦r=- r r J.n — iê- a# ^=4 m i* SPB // / “f i ' ^ É m ELECTROTHERAPIE .PHOTOTHERAPIE Traitements spéciaux, Neurasthénie, Epuisements, Dr J.ROMEO LEDUC Rhumatisme, Rétrécissements, Maladies des femmes, PIAN01 Un Beau Buste ^ ,Bell:.Gor8e " des Voilà la Joie et le Bonheur de toutes les Femmes “ LA POMMADE DE Madame SANS-GENE ” Eut garantie dévolopper, raffermir et recomtituer les sein».Envoyé franco sur réooptlon du prix, traitoment $1.00.Adresser : La Oir Médicale OlKOt'X & FrÉBB, 416 Paro Lafontaine, Montréal, *' Chambre B 11 Montréal, *< septembre 1914— Ne 5(9 LE PASSE-TEMPS *75 If; r—r rr ( A* \ r~4 - ~ Prtë r fi=^f5=ih=fi k^J-ÿS 1 5 ave Gaulin, Woonsoeket, R.I.CONSULTATIONS GRATUITES — Nous invitons toutes les femmes qui souffrent A venir consulter nos médecins spécialistes au No 274 rue Saint-Denis, Montréal; elles seront l’objet d’une attention toute spéciale et les conseils et avis qu’elles recevront leur seront d’un immense avantage.Celles qui ne peuvent venir à la consultation" sont priées de décrire parfaitement, par lettre, leur état ou, si elles le préfèrent, de nous demander un blanc et nos médecins leur.diront ce qu'elles doivent faire pour se guérir.Ces consultations, soit verbales, soit par correspondance, sont Mme W.CHARRON, 195 Ave Gaulin, Woonsoeket, E.I.STRICTEMENT CONFIDENTIELLES et absolument GRATUI-TES.AVIS IMPORTANT—Les PiluQes Rouges pour Femmes Pfiles et Faibes sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de 50c la boîte ou six boîtes pour $2.50; elles ne sont jamais vendues autrement qu’en boites contenant 50 pilules; jamais au cent; elles portent à un bout de chaque boîte la signature de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE et un numéro de contrôle.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n'acceptez jamais un autre produit, que l'on vous recommanderait comme étant tout aussi bon, REFUSEZ CATEGORIQUEMENT.Défiez-vous aussi des colporteurs, les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte.Rappt*lez-vous que les PILULES ROUGES «ont.la grande SPECIALITE pour la femme, celle qui guérit tous les jours un grand nombre de personnes ET QUI VOUS GUERIRA AUSSI.Si vous ne pouvez vous procurer, dmns votre localité, les véritables PILULES ROUGES pour Femmes Pâles et Faibles.EORI-VKZ-NOUS, nous vous les ferons parvenir FRANCO.Toutes les lettres doivent être adressées : Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274, rue St-Benis, Montréal al, *6 septembre 1914 — No 509 LE PASSE-TEMPS 377 Les Lunettes de Grand-Mère (Juo de souvenirs se pressent confus et divers dans mon imagination, lorsque je revois au fond du grand liroir, d'ou s'é-ohappece parfum indécis dus meubles clos depuis bnjtemps.lorsque j'y découvre, les lunetiis de grand'mère._ Elle avait fait pour cela un voyage à la ville I Comme il avait fallu y songer long temps.les retourner maintes et main'eu fois entre ses bonnes vieilles mains calleuses, en écoutant machinalement la harangue apprise par cœur, et débitée savant ment par le petit marchand.qui np cessait de louaoger la mouture solide.et qui, d'un petit air coquet, assurait à “rand'mère que cela la rajeunissait, car elles avaient un cercle d'or, les lunettes & Rrand'mère !.Mais la somme était un peu haute !.10 francs pour elle seule !.ot il y avait tant de quoi acheter à ce même voyage.les mioches ava'ent bien re commandé, l'un un chapeau neuf, et l'au tr» un veston.la fillette déjà grande.un peu timide lorsque le regard de petit Pierre s'attachait sur elle, la fil ette aurait voulu un bonnet enjolivé de fines dentelles au moins pour mettre le dimanche.car, on allait à la messe.et les gars eu rieux, qui 6e bousculaient sur le perron de la petite église.à coup sftr, ils avaient dft remarquer déjà que les vieux n'étaient pas riches, ou bien peu Hers de leurs Louisette, toujours cette même coiffure.elle eftt été si jolie pourtant avec un de ces petits bonnets enrubannés comme les demoiselles de la ville en portent.On régla, non fatiB un peu de difficultés, car, le marchand n’était pas riche,.lui non plus., et grand'mère rapportait de la ville.dans une petite boile noire, longue, luisante.les lunettes au cercle d’or.Mais que de tourments ! que d'inquiétudes n'ont-elles pas causés ! Que de gron-deries n'ont pas eu à endurer ces pauvres petits lorsque grand'mère, latse, après a-voir vainementcherohé| endant pièsd'une he re.ei les avoir acousés à tour de rôle de leurdisparition.s'apercevait que les lunettes reposait tranquillement sur ses moches blanches.Comme elles lui furent une compagnie lidè o et utile.Sans elles, elle se serait permis bien des doutes, elle eût trouvé les heures longues.Kn effet, c'est à leur ver tn puissante qu'ello devait do reconnsîire au loin, bien loin sur la route poudreuse, le coursier gris de Michel ou la rosse de Louison.c'est avec elles encore, qu'elle effeuillait une à une les pages du gros livres au» feuilles jaunies.et quand elle les portait majestueusement sur le boui de son nez, comme elle l’avait l'air sévère, grand mère !.On aimait à lui voir les mettre ainsi, car ses yenx redevenaient pluB doux, quand ello les déposait le soir, dans l'étul de cuir maintenant verdi.Et le cercle d'or lui aussi, a perdu son &'»t primitif.011 dirait, plutôt un fil d ar sont noiici : les verres sont sans écl»t, ils sont ternes comme s’ils avaient chagrin, comme s’ils avaient pleuré l’abandon de grand'mère.partie depuis longtemps !.quand elles sont restées là, dans le grand tiroir.aux semeurs de choses mories.car pour voir le bi iu ciel et son Dieu, grand'mère n’a pas eu besoin de ses luuet tes au cercle d or.ROSETTE.(LeSoleil, Québec.) POUR LES TOUT-PETITS Les Canards A mes petits amis DENONAIN Paroles de L.BOUCHER Musique de A.ZIWÈS Refrain ÉÉÏ W.ï y S i »1 r- û * -*¦ , Ca-nes ea-nards, el ca-ne-tons vont eoincouinatihur tous les tons.Ca- nés canards.rvfiN 1ÈÈ el.COUPLET tii; c/uianni £f-ne-tpns vont coincoumantsur tous les tons Tou! ce monde b.ir- • bo - le, les jeunes et les vieux ua-qeiit à qui mieux mieux, rail: Et la ma-re cla- Paifois dans l'onde impure, Un canard vivement Plongeant comiquement.Du poisson qu'il capture Se repatit goulûment.A u refrain mi-ren! lea ci eux.3 Canard, engraisse vite : La fête est dans un mois, Lâs déjà je te vois Cuisant dans la marmite, Avec des petits pois.Au Refrain.Tous droiis d’exSoution et de reproduction réservés.Extrait du recueil *• la Chanson de nos Petits ", 1 ir 25.La même existe sépi rément au prix de 0 fr.25.v Publié avec l'autorisation de Philinpo, éditeur.24, Blvd Poissonnière Paris Dépositair à Montréal : Raoul Vennat, «42 Saint Denis.L’ART DU CHANT (suite) une bombance idiote on ne regarde pas au prix.Ça ne donne rien une fois fini mais on s’est amusé plus ou moin», et c’est l'essentiel.El l’on ne songe pas que le piofesseur qui s’est esquinté pour nous fournir les moyers de "faire des suppléments plus tard” ne vit pas que de l’air et du temps.Fotr plusieurs qui auraient des succès plus tard s'ils le voulaient, les leçons de chant c’est secondaire, c’est du luxe.Au moins qu’ils ne se plaignent pas devant les succès de ceux qui ont véritablement travaillé.Qu’on n'oublie pas surtout que l'audition d’artistes de renom cnnstitueune excellente leçon.Et inaintenannt.si l'on me demande quel est le meilleur profersenr de chant à Montréal, je répondrai que je ne suis pas ici pour faire de la réclame ; on peut m’éciire privément, je dirai ce que je pense, et si l'on n'est pas satisfait, lien de plus facile d’aller ailleurs.Nous sommes en guerre et si l’on veut absolument chanter que ce soit au moins des chants de victoire.Uin) Gustave COMTE.^“Mesdames Sur réception de 10 cts en argent ou en timbres-poste, nous vous enverrons le MaIÜJISIQUK 0*Tir.O• l'M t î i"’ ÏPM,‘ "'fit i rumvrou ?" i frotter ou i • mjftwr.l’aa d'f fcctridlj.vi.bratkrn nu mira,, la, |«iu,|ro.ou IMn «niiUm û U .uinon Absolument rieu de cela Quelque choM de nouveau Echo de la gueire.Celle-ci nous vient directement de Paris.Mme MeUinger, la femme d’un de» généraux les plus distingués de l'armée française, el dont le tiis est aussi capitaine daus l’année française, voyageait au commencement de la guerre, dans un train allant de la Suisse à la Lorraine.Durant le voyage, la pluie se mit à tomber à torrents, et la dame entendit la conversation suivante entre deux officiers allemands.en bourgeois, voyageant dans lo même train : “ Tiens I j'ai oublié mon parapluie à l’hôtel à Paris L’autre répondit : “N'ayez peur I •i de tout différent.Quelque d.o>ede délicieux et de tain, qui eusîit instantanément.Vu.*# n'aurez pas à attendre et à .nu* impatienter en iWi>en>j:it Uaocuup d'argent.Vous ar-*ui» heureux de vous dire comment UIATCITEMENT.Je ne pus un docteur et ceci n’est l«as u-'tf prescription do médecin.- nuits je sais guéri ainsi •juemes anus.et voua pouve; être tfüéri comme eux.Vos souffrances s'arrêteront immédiatement et par enchantement Je suis guéri ; vous pouvez l'être Mon catarrhe était infect e| dégoûtant, il me rendait ma-la.Ir el ni akurdiaaail I espoL Ma sanW s'n lierait comme ma ulonte a afaibltaaaiL Mes expectoration-, ma toux, met cm-•hata ei ma mau vais* haleine me rendaient désagréable à met -mis el ù mes proche*.Je ne jouissais plus de la viact me» Incultes p atrophiaient.Je savais que nui v|« s'abrtoaut, cl "ue mon catarrhe minait ma vitalité.Heureusement, i* trouvais un rcmOdeet je sulsprM de vous .parler GRATUITEMENT.Ecrivez-mol promftemenL Ne Risquez qu’Un Centin N’envoyer pas d ar«ent.seulement voir» nom el voir* adresse sur une carte postale.Dite- Cher Sam Katr: \ euille/ me dire comment vous avez gurfri votre catarrhe et comment je pub «u«rir le mien.” C’est tout ce que voua aver * dire, je comprendrai rt le vou.écrirai, voua donnant des instruction» complètes.GRATUITEMENT et sans délai Ne retarde* pa« Envo>«.mol une carte postale ou écrivez-moi aujourd nui Ne tourne* pu* telle page, avant d‘avuir demandé ce traitement merveilleux, oui fera p,,ur vous en qu II u fait pour mol.SAM KATS 142 Mutual St., Toronto, Ont.Room A3153_________________________________ Nous irons le reprendre la semaine pro-chaiue” I I.a dame.Intervenant alors dans leur cunservation, leur répliqua : “Je vous prie de ne pas vous déranger, messieurs, car mon (ils, qu'est capitaine de l'armée française, se fera un plaisir de vouslerap-pc rter à Berlin 1 ” Au premier arrêt du train, les officiers s'empressèrent de changer d* compartiment.______ Bob, accompagné de son père, assiste pour la première fois à une séance de la Cbambre.—A quoi sert la sonnette qui est à côté du président 1 demande-t-il à son père.—Elle lui sert à rappeler à l’ordre les députés qui font trop de bruit.—Je comprends ; quand ils font les ilnes, il leur donne du son.Les Maîtres de Poste ont autorisés k solliciter et àperaevoir la pals es atMjflnenxnts u PAara-Tjnma, et à gm-n à titre de cortuninloa ira Tins de* la ai* collectés.Nous prions nos lecteurs qui nous font remise par chèques dt faire ceux-ci payables an pair à Montréal.J.A.Robillard 180 RUE PflNET Montréal, < g w-v • régie le ion, repare le mec&msme.Accorde les Pianos TELEPHONE Saint-Louis, 2057 *7* La rAMB-racm 1509 —i 16 septembre 1914 LE COIN DES POÈTES A GUILLAUME! KIU est venue, enfin, l'heure des représailles ! Guillaume, qu'aa-tu fait ?C'est une guerre à mort Qui maintenant oommenoe et fixera le sort De tes grands aigles noirs.Sous le plomb des mitrailles.Qu'importent l'arrogance et le droit du plus fort I Tes Teutons vont rougir de leurs sang nos murailles Et joncher de leurs os tous nos champs de batailles ! Ils ne reverront plus leur fier paya du nord.Se dressant à ta voix, la mort, d'un geste immense.Sur les casques pointus a jeté son linceul, Tes soldats expirant maudissent ton orgueil.Pourquoi es-tu venu frapper au cœur la France?L'Europe ta renié et sera sa vengeance !.Regarde autour de toi, tremble.tu restes seul 1 J.B.HOREAU.0.m.i.**« Tache de Sang No» lecteurs nous sauront gré de mettre soub leurs yeux la pièce de vere suivante, publiée dans l'Ac (ion Sociale de mardi.M.Ephrem Chouinard, si avantageusement connu dana les lettres canadiennes, mérita de chaleureuses félicitations pour sa pièce Intitulée : Tache de tang : ( Poésie par le révérend Frederick George Scott ) Du crime de Gain ton front porte la tache, Empereur I Une couronne d’or en ce moment la cache, Empereur ! Mais quand du jugement l'heure sera venue, Que seront repliés étendards et pennons Et que se seront tns les tambours et clairons ; Lorsque, le front en sueurs et la poitrine nue, En travaillant son champ l'inquet laboureur Verra soudain sa main prendre du sang la teinte Il priera que le ciel rende ta race éteinte.Empereur ! C'est en vain que ta voix vers le Seigneur s’élève Empereur I En dis-tu ton nom et vantes-tu ton glaive, Empereur I Quel dieu voulût jamais couvrir de son égide Tes sord'Ies désirs et les cruele forfaits Que, pour les assouvir, Bans remords tu commets 1 Le ciel, pour le punir de ton serment perfide, Fera que désormais ton nom soit en horreur, Que ton trône bientôt roule dans la poussière Et que d'Hohenzollem ce soit l'heure dernière, Empereur I Les oris de tout un monde aflamé par ton orire, Empereur I Faut il plus que cela pour que sur ta personne Fondent de tous côtés, et stns jamais Unir, Les malédictions des peuples a venir ?Ne t'aparçois tu pas qu'autour de toi résonne De mille hostilités l'incessante olamour ?Ne vois-tu pas, dans l'ombre, aussi la main qui trace Le déclin de ton règne et la fin de ta race, Empereur 1 Traduction de l'anglais par Ephrem.CHOUINARD.C’EST MA‘PASSION Monologue comique (inédit).Il est un plaisir sur la terre, Qu'entre d'autr's beaucoup d'gens préfère.Moi, je suis un de ces gens là, Et mon plaisir bien le voilà : Je vais au berd de la rivière.Vous devinez ce que j' vais faire, Car mol je ne puis m'empêcher Chaque jour d'aller y pocher.O'est ma passion I C'est un’ passion comme une autre Qui certaln’ment vaut bien la vôtre ; Eli vaut mieux que cell' du Whysky, Du gin, du ryc, et du brandy ; C'est plus Bain que d'perdre ses piastres Dans un' maison en jouant aux cartes.Mol, quand j’mevois au bord de l'eau.Je crois qu'il n’y a rien d'plus beau, O'est ma passion I C’est un' passion pas ordinaire Qui m’fait oublier ma bell’-mire, Car pendant que je suis là-bas Je n'I'ai pas toujours sur les bras ; Je n’entends pluB sa voix hautaine Et j’vois pas 8a tail' de baleine, Vous m'comprenez maint'nant, voyons, S'y j'aime tant taquiner l'poisson.C’est ma passion 1 J'oubli’ tout, mais cela n'empêche Que j’m'amuse beaucoup à la pèche.J’y fais des rêves si charmants.En attendant le bon moment Où le pauvr' poisson viendra mordre Ce que j’Iui tends bu bout d'un' corde ; Moi ça m'rappell' leB candidats.Quand ils nous jettent leurs appas.C'est ma passion I La vi' n’est qu’un' pêche à ia ligue.Et quand l'candidat m' fait des signes, En me disant, viens par ici, J'iui dit, non, j'eonnais ça, mon [>etit, On les connaît tes belles promesses Entre deux verr's après la messe.Car mon vieux.noUB nous en méfions, D'ia pêche dont noua sommes les poissons.C’est ma passion I Pour quelques paavr's sous par Bema:ne, Car la dépense est presque vaine, Je laisse ma femme sans embarras Faire la causette avec ses chats ; Quand viei t sa crise journalière, Plus régulière que sa prière, Comm' le mari ne k’iroove pas là, O’est eux autre» qu’attrapp nt tout çà.C'est ma passion Gaston CHARLES.NOS CONTE* Les Couverts d’argent Ne cherchez ni le lieu, ni la date, ni le nom démon humble héroïne Nous l'appellerons, si vous voulez bien Mariette.Vous vous l'imaginez aisément : de grands yeux humides, une figuro saine, honnête, une allure bon garçon.Et avec cela un cœur qu'on devinait tout proche bous la cotonnade du corsage.Ah I pourquoi Mariette, au lieu de venir à la ville, n'é tait elle pas resiée au pays natal?Pourquoi avait elle quitter les champs pour entrer au service de maîtres impitoyables ?C est ce que je lui demandai quelques joura avant l’audience, en l'exhortant à me faire le ré;ii com plot des événements qui avaient amené boii arrestation, en l’engageant à me dire l'enliore vérité, et même à m'a vouer an faute En termes simples, pour être bien compriB de la pau vro fille, je lui expliquai qu’un avocat est un confesseur iu’il doit tout connaître, pour tout voiler, tout atténuer Elle m'avait écouté attentivement, les yeux baissés paraissant d’abord gênée.Mais petit à petit, sa face paisible s épanouit, un sou rire erra sur ses lèvres, tandis que son regard s’allumait, — Ah I monsieur l’avocat, me dit elle, c’est pas tou jours drôle d'être en service.On a raison de trouver qu’un petit chez soi vaut mieux qu'un grand chez les autres.Si j'avais su I .•• Voilà comment la chose est arrivée Nous étions trois à la cuisine sans compter le chauffeur, un grand diable qui n'avait pas sa langue dans sa poche, je vous assure.•• Comme maîtres, 11 y avait du pour et du contre Monsieur n'était jamais là ; II arrivait juste au moment de se mettre à la table et repartait aussitôt.C'était la crème deB hommes, paraît-il._ .“ Madame, on 11e pouvait en dire, ni du bien, ni du mal ; elle ne parlait que pour donner des ordres, nous la craignions tous à l’office.Quand même, ça aurait marché comme sur des roulettes.Bans M.Edmond Faut que vous sachiez que notre petit maître e>t un beau brin d'homme.Il a à peine seize ana, n'empêche qu'il en remontrerai à père et mère.Faudrait le voir quand il tire son bout de moustache.Mâtin, le gis pro- “ Mais voilà qu’un jour, madame arrive dans ls cuisine juste au momeut où M.Edmond me pinçait la taille, histoire de rire, quoi I Ah! monsieur l’avocat, je tous prie de croire que ç’en a été une affaire! Madame m'a traitée comme la dernière des dernières : “Une fille de cnisine qui voulait débaucher son fils.et patati et patata.Il a fallu que monsieur dise son mot et se fâche tout rouge pour qu'on ne 111e donne pas mon compte.•‘Je vous demande un peu.Estcequej’y étais pour quoique chose moi?Est-ce quo ça tirai à conséquence?Par exemple, à partir de ce moment-là.J'en ai vu da vertes et de grues."Tout ce qui arrivait de mal dans la maison, c’était moi qui l'avais fait, Mariette par ci.Mariette par là."étais pas bonne à donner aux chiens.“ — Madame voudrait voir les talons de la gosse,” disait le chauffeur.“ — A sa place, je — le ferais pas répéter deux foiB, "ajoutait notre cuisinière.Jusqu'à la femme de chambre, une espèce de pimbêche qu'aurait mieux fsit de se taire, maiB qui tout de même, donnait son grain de sel.On avait beau me dire qu’on ne reste pas de force chez les gens, je ne m'en allais pas.Seulement je me méfiais de M.Edmond, qui tournaillait toujours autour de moi.Si j’avais pu Bavoir commeut les choses se finiraient I Tenez, c'était un samedi comme celui-ci.Je me vois encore, fondant en larmes devant madame, tandis que les autres domestiques braillaient, en jurant sur la tombe de leurs parente • s'ils étaient innocents.Et moi, comme une bêle, je ne trouvais rien à dire.J'entendais bien qu’il s’agisBait de &ix couverts d’argent, je comprenais qu’on m'accusait de les avoir volés et je ne pouvais pss ouvrir la bouche pour crier comme les autres que oe 11'était pas moi.Plus je voulais trouver quelque chose i>our me défendre, moins ça me venait.Je l’arrêtai d'un geste pour l'observer en Bilence et essayer de pénétrer le mystère de sa pensée.Ev:demment, le jeune fille disait la vérité.Son histoire, ban» e comme bien d'autres, était facile à com-piendre: Cotte petite villageoise, terrorisée par la mise en scène qui avait précédé l'accusation, «'était troublée au (.oint de laiBBer croire à sa culpabilité.Elle était victime de sa timidité.Emu par son simple récit, je me penchai sur elle et, mon regard appuyé Bur B69 yeux qui essayaient de fuir les miens, jejui dis : .— Allez, mon enfant, tranquillisez vous, je voussau- irai.Je 11e pensais plus à cette histoire déjà lointaine, lorsque l’autre matin mon vieux Jean entra dans mon cabinet à pas de loup.— Qu’y a t-il?lis-je de mauvaise humour.C'est une jeune fille qui insiste pour parler à mon- s:eur.elle m'a assuré que monsieur la recevrait, que je n'avais qu'à annoncer : Mariette.— Mariette I Etait-ce ma petite paysanne ?Je ne connaissais personne d'autre de ce nom.Intiigué, je me décidai à la laisser entrer.C était elle, en effet, ou.pour mieux dire .son ombre.Je voyais sa pauvre figure hâve, étiolée ses joues creuses, ses paupières gonflées, son corps amaigri.je la reconnaissais à peine.— Que vous est il arrivé, mon enfant ?— Ah I monsieur l'avocat, vous ne pouvez pas le savoir.Et, comme écrasée sous l'aveu qu'elle allait me faire, elle s’assit toute sanglotante.Est-ce Dieu possible one chose pareille, s'écria-t- elle d'un ton désespéré.avoir eu un enfant si beau, si bien venu.avoir tout fait pour le tirer de là et puis plus rien.c’est fini, il est aveugle.— Ohè e petite, murmurai je, surpris par cette confession, troublé de rencontrer une telle détresse d âme : vous étiez mère, pourquoi ne me l'avez vous pas dit ! J’avais honte \ puis je pensais que si vous saviez ça, vous n’auriez plus le cœur à me défendre.vous ne me feriez pas acquitter et je voulais sortir de prison.Pensez donc, mon petit souffrait, l’opération n'avait pas réussi.je me rongeais les sangs.je savais qu’on avait besoin de moi au paya.Se remettant un peu, elle continua: — Mais voilà que je n'ai pas été plus tôt là-bas, que jo m'en suis veulu.Je pensais toujours à ces maudits couverts d'argent.Chaque fois que mon petit levait ses grands yeux qui 11e voyaient plus, 11 me semblait qu'il me reprochait ce que j’avais fait et que c'était par ma faute qu’il était aveugle.Tout de même, monsieur l'avocat, me tez-vous à ma plaoe.Le médecin de la v ile demandait cent francs pour l'opération, c'était comme qui dirait la vie de mon enfant qu’il me fallait payer Songez donc un garçon qui n'a plus ses yeux.Jo n'a-vris rien, pas le premier sou.j'ai perdu la tête.on volerait M.le curé dans ces moments là.Ouvrant son fichu d’un geste farouche, Mariette sortit un paquet qu’elle posa sur ma table.— Je n’ai que trois couverts, dit-elle en frissonnant, je ne sais pas ai je pourrai racheter les autres car là bas on gagne ei peu.Ah ! monsieur l'avocat, dites bien à madame que j'aurais voulu lui rendre tout, mais je ne peux pas.11 faut que je parte.le petit commence à marcher ! Felicien NACLA. •C > itre.1, 20 septembre l«il— flo $09 642 ST-DENIS, MONTREAL TEL.EST 3065 RAOUL VENNAT Grand Choix de Musique Française -< ABONNEMENTS A PRIX REDUITS Toe» no.facteur, «tonné.« >cMm.Rmt-OréI nœéro, peorent nou »ld« toit en g»- i, -I- EBant do I mirent.Voici ooounent I Voa» , ,hoeor«ieBU ( J g ! < o "» btan P»™* W relation» «m per.omm J | Ê j ^ EUMES DES YEDI GRATIS KlirlIjH ¦¦cl» I., I.!(.« U ?e*< tïr>p Pr*cia a»e 3J* Toute lunetterie nas fille lir cobbu ul InlouiHUllIfr N'achetee Oe.fiunt AmiulnU >1 III Ua«aaln»-*-to«t-e JJen ne remptac* 1 Biiku der Vf.i «ar ¦« ««.ni SpeeUlUte *! Tout tenes i Quérir voa Tm «aol dioraea, optiatloa al loilra : —•j.ALLEZ A-— I.INBTITUT D'OI’TIÜU* Spécialiste BBXDMIER ^ «T H4 I.l, -ue SirCalheriae, Pr*.a™ H»t.M»TUU T jW.«tjfctrche •! 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