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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 17, no 434
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Le passe-temps, 1911, Collections de BAnQ.

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s -Gjempj Vol.XVII — N° 434 ABONNEMENT : P« Montréal, 1 1 novembre 1911 Ce Numéro Contient Huit Morceaux de Musique et de la Littérature de choix ¦** Un Numéro, 5 sous En Descendant la Rue St-Laurent Chamo netle marche inteipiéiée par Préviile.pag* 426 C'est le Dernier Verre Pochade interprétée par L.-J Paradis paKe4Z4 Le Credo du Marin Chanson interprétée pat Panld'Ajaa page *22 Dépêchez-vous d'Aimer Romance populaire de Gi»ton Maqui6 page 437 Donne-moi tes Beaux Yeux Bleus Valseehaniée ureée | ai Mlle Durouvray page 430 Le Banc de Pierre Poésie de Théo.Gautier, musique de Godard.page 429 Oliva Valse — .- ^ Tour Piano (inédite) par U.-N.Goilbaull.page-134 Marche l-unèbre De Beethoven, pour l'iano page 43J Marie Monologue prge 457 Ce morceau de chant est imprimé au complet dans le présent numéro.(Voir notre Album Musical.) LE PASSB-TEMPS No 434 — Montréal, n novembre ifii 8.NOTRE-DAME-OUEST, Montréal, Canada PROFESSEUR perruquier dames PERRUQUESetTOUPETS MESSIEURS TELEPHONE BELL Main 6106 .DANS LE .Monde Artiste I.K CONCRET LlPAtMK.Un mot du tris beau concert de Mme Béatrice La Palme, le :î novembre, à I» aille Windsor.Leurs altesse royales le duc et la duchets» de Connaught y assistaient.La salle Windsor étau trop petite pour contenir toute la foule des admirateurs de noire dira canadienne.Ce fut un immense succès.' DRUX liRANUS CHEFS n’oRCHKSTRH.Notons en passant un compliment très Batteur à l'endroit du sympathique chef d’orohestre Agide Jacchia, qui m'a été transmis, ces jours derniers.Il paraît que M.ilammerstein, le célèbre imprésario, a dit déni èrement à l'une de nos sommités musicales qu'il ne pouvait pat comprendre comment les Montréala’B avaient pu aller entendre Mine Butterfly dirigée par Podesti quand ils avaient eu l'avantage de l'entendre sous la direction du maü9tro Jacchia.Quant au macitro Hassellmana, ceux des nôtres qui sont allés à Paris ont pu le juger à l'œuvre a l'opéra comique et dans maints grands concerts qu'il a dirigés à Paria même.C’est l'un dos principaux chefs d'oroheslre de France.On le ver- Une Spécialité: Cheveux teints de toutes les couleurs Coiffures pour les Bals et les Soirées Toujours en mains un assortiment complet de Perruques, Toupets, Tres- MAISON FONDEE EN 186$ SATISFACTION ASSUREE SANS ¦es et Boucles en Cheveux Naturels.Aussi Peignes et Ornements de tous genres pour cheveux, ainsi que des articles de toilette des meilleures marques pour l'Embellissement du Teint et Conservation de la Chevelure.Importateur direct de PARIS, LONDRES et NEW-YORK AVEC •• a;créyé." Li revue de Jean Pick et P.M.B.obtient de grande succès aux Nouveauté».C'est une autre folie sans conséquences, qui désopile la rate et soulage.ses auteurs.• INAUGURATION D'ORUUE.| {On noue écrit d’Ottawa que le dimanche, i 9 octobre, a eu lieu à l'église du Sacré-Cœur, mie fort artistique inauguration des nouvelles orgues, tous la direction de M.Henri Lefebvre, maître de chapelle.M.Henri Gagnon, organiste et professeur, à Québec, inaugura le nouvel orgue, et la chorale du Saoré-Cœur fit les frais de la musique.M.Gagnon, qui est élève de Widor et de Gigout, les maîtres français, joua dos chefs-d'œuvre de Bach.Guilmant.Gigout, Baptiste, Franck, Dubois et Widor, et la Chorale chanta des œuvres de H Lefebvre, Cha-minade.Mendelssnhn, Vivet, Legrand, etc.Mme A.L.Bélanger fut fort admirée dans son “ Ave Maria ", de Legrand, ainsi qne le chœur que dirigeait si habilement M.Henri Lefebvre.M.Alfred Laliberté Notre pianiste virtuose, qui est à composer notre premier opéra canadien, après un séjour de plusieurs années en Europe.(Voir •• Monde Artiste.) ra à l'œuvre, et l’on se rendra vite compte que o’est un grand artiste et un épris do perfection.M.Alf.rkd Lauiikrté, M.Alfred Laliberté continue à travailler k Bon opéra, " Sœur Béatrice ”, qu’il espère faire représenter à Montréal, par notre troupe locale, un de ces jours.Nous lui souhaitonB d’avance tout le succès qu’il mérite.M.F.Dhavroi.M.F.Dhavroi, du National, sait alterner la comédie-boulfe aveo le mélodrame.C’eet peut-être là la olef du succès qu'obtient le théitre de M.Gauvreau, cette saison.M.R.Harmant Premier rôle de la revue des camarades P, M.B.et Jean Pick, aux Nouveautés.LE CREDO DU MARIN CHANSON Interprétée avec succès par M.Paul d'AJax Poésie de S.BOREL Musique de D.TRAVE ans; on me fit mous-se.Al - lez.c'est fu- ri- eux.tout lieu, En- tre le ciel et fait bon croire en Dieu.J'ai vu plus d'un terrible orage Engloutir d’imaiensea vaisseaux ; J’ai fait plus de vingt fois naufrage ; Cent fois j’ai lutté sur les eaux.J'ai vu même, ne vous étonne, La guerre et toute son horreur ; Mais le bruit du canon qui tonne Est peu, près des mers en fureur.Al' REFRAIN J'ai roulé Bur toutes les plages.De l’Orient à l’Occident ; Je connais les mers sans rivages.J'ai parcouru tout l'Océan.Là bas, eur la côte bretonne.On m’appelle un vienx loup de mer ; Eh bien ! malgré ça je frissonne Quand au ciel noir brille un éclair AU RKEKAIN La même, avec accompagnement, en vente chez tous les marchand» de musique.yeux;.Sou- Montré»!, II novembre 1911 — No 434 LE PASSE-TEMPS Mme M.Colret, de la troupe Kleuryau Français.Mlle Viula Allin, au Princes».Mlle Blanche Lattell, au Majentjr.M.lombard, au National.Mlle Viola Allan, aa Princess.Mme Béatrice La Palme, cantatrice.M.F.Dhavrol, directeur du National.M.C.O.l.amontagne, gérant de la troupe Jeannotte, au Majesty.A travers les théâtres de Montréal MOJ'JDyVNlTES Le Passe-Temps MUSICAL.LITTÉRAIRE KT FANTAISISTE Paraît iomu le* quinc* jour.ABONNEMENT : Pour le Canada I Pour le» Etatu-Unia Un an.$1.50 I Un an.$2.00 Six mois.0.73 I Six moi».100 pour I-Kurofi* : 10 frs par an PAYABLE D'AVANCE Le numéro, 5 cls; Anciens numéro».10 c«a Ku s’abonnant pour un an.chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demander, notre liste de primes ANNONCES: Première insertion .10 et s la lii{ne Insertions subséquentes .5 Conditions libérales pour annonces a long terme.Les annonces sont mesurées mr l'agate.Toute demanda de changement d’adresse doit être accompagnée dn l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, il faut avoir payé tous ses arrérages.I.es manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adressez toute communication LE PASSE-TEMPS 16.rue Craig-Est Montréal.Canada J.-E.BELAIR.éditeur-proprlétairo M'idi- Temps-Chronique SIX ! IX maintenant ' C'est épatant I Qu'allons • nous devenir, grand Dieu.Et le p'oa curieux do l'histoire, c'est que.elles “ se courent après ’’ comme des oies qu' vont au champ — vous «ave*, 1» première pisse devant— ou comme des putois en quête de bonne fortune.Elles sont six I 8ix sœurs jumelles, toutes plus boites, plu» ravissantes les unes que les autres qui font des mamours à un roi que les révolutionnaire* no parviendront jamais k détrôner.Elles sont six qui nous environnent de toutes parta.Cinq d’eutre elles, plus modestes évidemment que leur mur, mademoiselle Brooks, se tiennent obs'iné ment otchéesaux yeux des mortels Celle-ci dans sa bft'e d'arriver auprès du roi, l'élu de son cœur, veut bien nous laisser entrevoir la magnifiîenoe de sa chevelure et de e» robe traînante dans l'Est, le matin seulement.— Avis au» admirateurs do beautés.— Elles sont si» dont la venue mystérieuse ne présage assurément rien de bon pour notre terne planète et les individus ternes ou brillants qui l'habitent.Car enfin, six sœurs jumelles ne font pas ainsi leur apparition sans qu'il y ait quelque chose dins l'air.Depuis plus d'un mois que des yeux perçants ont découvert les six vagabondes, car elles font tout ce qu'il y a de plus vagabond ces six sœurs jumelles- là, de grands et graves événements se sont déjà produits on différents points du globe notammant en Tripolitsine.où les Italiens risquent fort de recevoir une tripotée comme celle nue le Négus leur infligea, et dont il les affligea en Abyssi nie, il y a une dizaine d'année» ; ensuite en Chine où les Fils du Céleste Empire se sont réveillés de leur apathie plusieurs milliers de fois séculaire, à la grande stupéfaction de l'Europe vermoulue qui, plus que jamais, aura raison de rodouter le " péril jauno" mille fois plus à craindre que le choléra asiatique.Quand je vous le disais, mes smir, que les six cœurs jumelles n’annonçaient rien qui vaille ! Enfin au Canada, où les élections du mois dernier ont produit le plus étonnant chambardement politique qui se toit ja mais vu do mémoire canadienne fiançai se 11 anglaise.Kt puis, j'oubliais l'événement le plus important dft évidemment à l'influence — heureuse celle-là— des six sœurs jumelles, je veux parler de la circulation du Pusb-Tkmps qui vient d'augmenter d'une manière extraordinaire, à la grande satisfaction et pour le plus grand bien de son propriétaire, qui peine et sue depuis plus de vingt ans, afin de donner le plus d'agrément et de joie possible à ses bravos concitoyens, à ses charmant es concitoyennes.La musique police les mœurs, chacun sait ça ; elle purge la mauvaise humeur du grincheux, de la maussade, des acariâtre» et partant leur donne vigueur et santé.Elles sont six qui courent le inonde comme des folles, aveo leur queue de 10,-000,000 de milles de longueur et leur tête de 500.000 milles de diamètres.Gare à ceux ou à celles qu'elles rencontreront.L'infortuné docteur Cook qui faisait le mort depuis la fame'ise lessive que lui donna le docteur Peary.s'est senti galva-sé par l'attachement magnétique de l'une ou l’autre des six tceirs jumelles.Croyant réellement ou s'imaginant que son pied d’explorateur avait foulé l’inaccessible l ôie Nord, le brave garçon s'est fourré dans la lêto d'expliquer de nouveau,de démontrer, de prouver par X plus Z devant la Société géographique de Copenhague que le Pôle Nord était bel et bien fixé, ou plutôt l'empreinte du Pôle Nord était bel et bien fixée a tout jamais sous la semelle de sa botte.Mal lui en a pris, hélas I La vaste salle b mdée d'auditeurs s'est le vie comme un seul homme pour le lyncher, et le pauvre diable venu du Pôle Nord dût précipitamment s'enfuir par le Pôle Sud, c’est-à dire par une porte de derrière.Osez dire après ça que l'apparition des Comètes — elles sont six, je vous le ré-jète depuis une heure — n'est pas désastreuse pour les pauvros mortels.Oui, mais ce n'est là qu'un commencement des nombreuses misères, des terribles malheurs réservés à l’humanité ; car si l'on en croit le professeur Milchell de l'Université Columbia, une oomète, auprès de laquolle la comète Ualley n'est que de la petite bière, doit inoessamment faire son apparition, si énorme, si furieu se.si éclatante que la lumière du Soleil en sera éolipséo.Décidément, mes amis, e'eat la fin de notre monde qui approche : Tenons nous bien I JEAN PIC.Rien n'est plus désagréab'e qu'un homme qui se çite lui-mème à tout pro-' poa.Monsieur P.A.Lefebvre, mandolinis-te de Providence et étudiant en optique à Philadelphie, après une vacance de trois semaines à Montréal, chez des parents et amis, est retourné lo 27 octobre à Philadelphie.Mlle Laura Major de Montréal est de retour d'un voyage do trois mois à travers l'Europe.Abonnez-vous au Pass* Tkups.— Jeanne, où donc est ton frère ?— Il est enfermé depuis deux heures dans le cabinet noir.— Vous ne jouez donc pas ensemble 1 — Mais si, petite mère.C’est moi qui fais la demoiselle du téléphone, et.il attend la communication I — N’inBisto pas, ma chère.Tu ne sauras pas le cadeau que je veux te faire pour ta fête.Je veux que ta aies la surprise.— Dis vite, slors, car la grande surprise, pour moi, ce fera de te voir tenir te promesse. 424 LE PASSE-TEMPS No 434 — Montréal, II novembte 1911 C’EST LE DERNIER VERRE ! POCHADE Paroles do G «TON M AQl'IS Musique de LKOPOLD GANGLOFK Mou*! de Polla.•' court, it.rVsl iio’vei.oe, De reii.cun.Irer un bou ce.pain; Si ta soif fart! pus que ça t’cè.oe En.IronsviVmrtil che;ic’tn«rch»nddVio De.vsnt 11.ne boa.ne bou.teil.re Ou ean.se bien plus gen.ti.ment Ta» pas rienipa?qiiéqu\a _L fait nu vffil _ lâ?Ou -o’se reiLcontr’pas si son _ real.¦ mttl.«*Valse A la saii .té vieux frè .re A la »an .lé viens frè re Et Je fil’ — Et si j’ren.Irais po.rhsrd.Eli’ fe .rail UN PREJUGE QU’IL FAUT TUER A propos d'une causerie de M.Paul-G.Ouimet ON ami et confrère, Paul G.Ouimet, chroni queur artistique au •* Devoir " me fournit de nouveau le sujet d'une causerie.Dans le " Nationaliste " de dimanche, il traite d'un sujet que j'ai traité k plus d'une reprise dans ces colonnes, mais il l'envisage à un autre point de vue.Il nous parle de la musique il Montréal et plus particulièrement de l'opéra en insistant sur le débouché que oette manifestation de l'art un peu nouvelle pour nous, offro à nos artistes locaux.Tout en étant très optimistes d'abord sa chronique, je crois, ne laisse pas d'ètre emprein'e d’un certain pessimisme.M.Ouimet pense comme moi que nous avons progressé au point de vue artistique et que nous avons chez nous abondance de jolies voix et do sujets doués.Seulement, tout en encourageant nos artistes à se lancer dans cette «oio nou velle, il la leur montre tellement hérissée de difficultés et tellement en but au préjugé que, ma foi, je ne sais pas si ceux qui pensent enore comme lui, oserontse risquer dans cette affaire.Il dit d'abord que les triomphes coû tent cher, et il n'a pas tort.De nos jours on n'a rien pour rien, et il est certain que si l'on ne veut pas travailler on ne réussira pas plus là qu'ailleurs.Seulement ce n'est pas pire à l'opéra que dans n’importe quelle aulre carrière.M.Ouimet nous parle des études préliminaires, longues et ardues, de la difficulté d'apprendre cœur des rôles, do se les assimiler.Mais tout cela, cW du métier.Qu'on donne à n'importe qui d'entre nous le temps voulu pour déve lopper un talent que la nature nous a donné et qu'on lui donne les professeurs voulus, celui i&, à moins d’êtro une oru-che, no pourra faire autrement que mot-tre à profit les levons qu’il recevra.Ah I il se peut fort bien, par exemple, qu'il n'arrive jamais au premier rang.Le talent n'est pas dispensé également entre tous ; mais il se trouve au théâtre, et surtout au théâtre lyrique, certains emplois secondaires qui payent enoore autrement qu'une place de fonctionnaire ou de commis de bureau.Autre danger, s’écrie M.Ouimet : les artistes dramatiques ou lyriques n’ont pas en général des mœurs d'une sévérité extraordinaire, et souvent, les portes de notre sooiété leurs sont fermées.Mais il se roncontre des brebis galeuses partout, ot je ne sais vraiment pas pour quoi on cherche tant la petite bête chez une poignée de braves gens qui vivent d’art et de beauté et noua transmettent V’Ià bien deux ans, si lu t'rappelles Que j't'ai vu pour la dernièr’fois ; En c temps-lh nous en faisons d belles, Nons étions gris Irent’ jours par mois.Mais aujourd'hui, vois ma bedaine Ah I mon vieux, c'est qu'j'ai bien changé : Je n'suis gria qu'sept fois par semaine.Dam I quéqu'tu veux faut bien s'ranger I Allons, encore un verre, &o.On m'a dit qu't'as Tait la boulotto De t’iancer dans le conjungo ; Vrai j't’aurais jamais cru si bête Pour fair' comm' ton vieux camaro.Vois-tu depuis que j’ai pris femme C'est un enfer h la maison, Car pour plair' toujours à Madame Faudrait mêm' pas prendre un canon.Allons, encore un verre, &o.le fruit de leurs études, quand on so montre si indulgent pour la multitude de scandales que nous offro notre sooiété moderne, autrement dégoûtants et immoraux.On reçoit dans le grand monde une infinité do dameB et de messieurs bien habillés qui ont & se reprocher des aventura» autrement malpropres que celles qu'on reproche parfois faussement à nombre d'artistes, tout en sachant que ces messieurs et coa d unes se conduisent de la manière la plus cynique.J’ai du reste déjà écrit dans ceB colonnes, — et ma longue expérience des coulisses m'autorise à le répéter, — qu’il se passe moins de acandales derrière les scènes que dans maints bureaux et maints salons.Il y a des règlements, des régisseurs et des sanctions et ce n'eBt pas pour rien.Dans le monde, il n'y a rien autre chose que la conscience pour brider les scandale», et Dieu sait si la conscience est élastique parfois.Derrière les scènes, il y a le métier, et l'artiste qui repasse son rôle et qui se tient sur les nerfs pour ne pa» rater une entrée, a bien d'autres chose à faire que de penser aux billets doux et aux rendez-vous clandestins.Et puis, ce n'est pas tout ça.Les artistes consciencieux et soucieux de leur art.savent parfaitement que leur léputa-tion est plus exposée que dans un boudoir, et s'il leur arrive de faire comme leB gens du monde, ils ont le boa esprit de s'entourer de précautions telles que le scandale n'a pas de prise sur eux.De plus, je sais nombre de ménages d'artistes absolument authentiques et qui, au point de que fidélité, pourraient en remontrer k nombre de noa ménages bourgeois.Enfin, le préjugé qui veut que les artistes aient des mesura dissolues, disparaît de plus en plus do nos milieux scoiaux et o’est tant mieux pour ces travailleurs de l’idéal qui ont droit à toute notre considé ration pour les consolations qu’il nous procurent.Je sais bien aussi que mon ami Ouimet n'a effleuré ce sujet scabreux que dan» le but de défendre les artistes, et voire, le thé&tre, mais il 111'a semblé qu’il avait tellement appuyé sur la pédale, que je devais à mon tour y aller de ma petite sortie, pour revendiquer les droits d'une minorité encore presque nulle, hélss, chez les nôtres.Non, si l’on a la chance d'entrer à l'opéra ou au théâtre et d'y obtenir des succès.qu’on y aille sans crainte et Bans fausse honte ; qu'on lève liant la tête et qu'on se donne la peine de mépriser comme il convient tous les médisants et les calomniateurs, et la bonne conduite aidant on anra tôt fait de reduire au silence toutes les langues de vipères ambiantes.J’ai peut-être été un pou long et un peu dur, mais j’ai oru qu’il était de mon devoir d'agir ainsi En tout cas.les artistes, mes amis, m'en sauront gré.GUSTAVE COMTE.I.E Pabsk-Tbmps sera adressé par tout le Canada aux Ecoliers et Etudiants de toute profession, durant six mois, pour la somme de 50o — pour la ville de Montréal et les Etats-Unis, 70c.4 Allons, encore un coup, ma vieille, On n'se rencontr' pas tous les jours, Et puis, vois-tu, le jus d'ia treille O'eat oncor l'plus ohnuett.' de» amours.Mais où qu't'esdnnc ï tu t'tir's des bottes 1 Bon I v’Iàqu'j'y vois trouble, cré coquin.J'ai pourtant rien buqu’deux chopottea Avec quelques canons sur l'zinc.Allons, oncore un verre A ta santé vieux frère {hit) Et je fil' sur le champ Car ma femme m'attend.Et si ('rentrais pochard, ET ferait du pétard.C'est le dernier verre I (bit) 5 J’tu l'dis franch'ment : T'es plus un frère.V'ià qu'tu trébuches, nom de nom 1 Pour un malheureux petit verre.Parole d honneur j'erois bien qu’t'es rond, Allons dis donc zut au liquide Et r'gard'-moi, ça te f'ra du bien : Est c'que j'suis pas encor solide ?Faut il que j’te serv' de soutien ?Allons, encore un verre A ta santé vieux frère (bii) Et je fil' sur le champ Car ma femme m'attend.Mais j'orois que j'suis pochard Ah I malheur, quel pétard ?C’est le dernier verre I (bis) rtLBUM MUSICAL DU asse-^emi SOMMAIRE Une Poitrine Bien Développée-* tau valoir u nnoi »c la taille.-V'tOMM ««S.—"«U» âM»U'«* ,-t — w.-.a.u b»- / \ ».«.h»or.aa tmi «*aaa»4*aMa fart compromit.'J« caatlBu* »• A.la hp • rai* Af 1|\ »•'•** •* *• ,#u* .~.« Z.(7 ““ ta toi a plaira.** W I^n.¦l -JLlfc./ ADBU5MH* BMtUENNE T.| ¦ VA«>«NBKW > g ; -ry ¦- f=F «1 U i-j r • : ' : .; - - •- i\—- t J j j.4 ^r r ^ • PIANO Tu m’ap- pa - rus Et.comme u - ne Lt d a * mour Puis, hé - las! Oroild rfeerré*, Oaiwda, 1910, par J.-E.Balair. y Montréal, 11 novembre 1911 — N» 434 LE PASSE-TEMPS REFRAIN.Valse Moderato raU.t7\ S .a - vec 1 - vres se ' Don - ne - moi tes beaux yeux bleus._ S,.e Henri liro, “ MERCEDES ”, LÉ PASSE-TEMPS Ko 434 — Montré*!, Il noVtmbie I91I W ta le - vre j"g = ¦> a ¦ ro —| se.Que la ri j.^ ¦r- .- mfen -| ne s‘y r 1 J 3=~=d| po liPTTl- y - i-r-# j—§—* *ïi ^ -j F- #: : -rH= W"'* : H 1 zjz-±.—• JtV: l]p- F-
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