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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 16, no 409
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1910, Collections de BAnQ.

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S 4j£>aj,je -Gjempj Vol.AVI — N° 409 abonnement: ButVunù! $100 p*',n,,é* Montréal, 26 novembre 1910 Ce Numéro Contient Dix Morceaux de Musique et de la Littérature de choix æ Un Numéro, 5 sous La Promesse Fol Amour Chanson du Toréador Kktrait de “ Carmen ” Pagc 458 Ave Maria Et •' Sancta Mari» " (quatuor).p«ge 453 Chanter et Souffrir Romanoe , P*Ce 4**1 L'affaire Sheldon et Bell'-Maman Chansonnette cîtte p»r K.de Vatenne» page 447 Bonsoir, Mme la Lune Cban>ont.e>te «59 Tchin-Tchin et Alceste Deu» jolies pièce» pour le l’tano page 353 La Revanche Marche Militaire pour le Piano paire 456 Par oles D E Jean Rameau Musi qüe.de: 446 ^£>ajye tjeînpj N0409 - Monueal, 26 n 1».br- Igr6 P PROFESSEUR PERRUQUIER H damls PERRUQUES etTOUPETS AVKC Une Spécialité: Cheveux teints de loules les couleurs Coiffures pour les Bals cl les Soirées Toujours m mains un assentiment complet de Perruques.Toupets, Très.ses et Boucles en Cheveux Naturels.Aussi Peignes et Ornements de tous genres pour cheveux, ainsi que des articles de toilette des meilleures mnr.ques pour I ’Emliellisscment du Teint et Conservation de la Chevelure.Importateur direct de PARIS.LONDRES et NEW YORK MONTREAL, CANADA Tél.Main 6106 SANS MAISON FONDEE EN 1860 SATISFACTION ASSUREE 8, NOTRE-DAME-OUEST, .DANS LE .Monde Artiste Les 6toii.cs à l'opéra Mme Lydia Lipkowaka, qui, au moment où noua mettons anus presse, doit chanter le rôle de‘*Lskmé , au grand opéra du Majeaty, est l'une des plus grandes célébrités du monde entier.Elle fait partie de l'opéra de Boston où elle obtient un énorme suocèa Elle chantera deux mois, au prioteuips.à l'opéra co inique de Paris, et en septembre, elle chantera à Rome.C'ost une Polonaise qui chtnto aussi bien en français qu’en iialien.Elle ne chante qu'une fois à Moutrénl Ces jours-ci également, nous entendrons le fameux téuor Clément et Mme Krances Aid», au'ru chanteuse dont la réputation est universelle.Nous ne sommes pas hsbitués à pareille abondance d'étoiles.Gooor-.ZA et Bonoi X MONTRÉAL.Tandis que nous sommes “dans les étoiles" il importe da signaler deux autres événements artistiques d'une très grande importance et très prochains.Le 211 courant.Kmilio de Qogotz*, le mari de madame Eames.le baryton peut être le plus célèbre du monde, chantera & la salle Windsor.Entiu, le 29 courant, au Monument National, le grand ténor Bon-ci, l'un des rivaux de Osruso, donner» un grand concert hautement artistique.Notre saison est vraiment musicale.m La Symphonie dr Montréal.Le premier concert de l'Orchestre 8ymphonique de Montréal, sous la iirec tion du Dr Perrin, aura lieu au théâtre Princess.vendredi après midi, le 9 dé cembre.Mlle Pearl Benedict, contralto de Nnv-Yoik, a élé engagée comme soliste aveo M.K.H Blait.an liiann Nous regrettons d'avance l'absence de M.J.-J.(Joulet au pupitre du chef d orchestre • Le iieunikk conckrt n* l'opéra.Ce concert a remporté un liés beau succès, samedi dernier, et nous a procuré une fois de plus, toute U maestria de Signor Agide Jacchia.le merveilleux ohef d’orchestre dont nous publions la photographie ailleurs.• Sous» A l'Arena.La célèbre musique de J.-P.Sousa a donné un fort beau concert à l'Arena, lundi dernier.Evénement Musical.Le 14 décembre prochain, l'orchestre à cordes, de J.B.Dubois composé de 65 musiciens, donnera son troisième concert au Monument National aveo le gracieux concours du Quatuor Duhois et de Made inoiselle G.Chamberland, violoniste et membre de l'orchi sire.Nul doute que le public apprendra avec plaisir cette lionne nouvelle et va être anxieux d'applaudir de nouveau, la belle musique d'ensemble rendu par cet important orchestre, sous la Inute direction de Mr J.B.Dubois.• Concert militaire.Mardi dernier, très joli concert & l'Arsenal militaire du 6'iième Régiment, avenue des Pins, sous la très habile direction du professeur J.-J.Ooulet.Vme I.J.Bérubé, Mlle Chabot et M.J.' Houle out remporté un brillant succès, ainsi que l'excellenle musique duüô.ème.Le ti;io Beethoven.Mardi dernier, lu trio Beethoven a donné un très beau concert de musique le chambre & la mile Windsor.Le programme était très joli, » t Mlle Béatrice Kraser, chanteuse a r.m porté un be de Sa Majesté ( Ciiehé Giaoux ! Signor Agldc Jacda Le célèbre chef d’orchestre de l'opéra, au thlAtre de Majesté.(Clich/ Giroui) ALMANACHS FRANÇAIS, 1911, OIPERTS EN PRIMES (Voir page 463) Montréal, 16 novembre 1910 — No 409 LE PASSE-TEMPS L’affaire Sheldon et Bell’=maman Chansonnette créée par ROMEO ni VARENNES au Libeityscope Parole» de LOUIS-J.PARADIS Musique d’ORVICT-DEL Com-me vous le voy • ez j'ai des Isrm'i dans les I m yeux.Moi qui ri- su tout l'temps.moiqu'avais l'ceeur joy-eux.Je suis triste à pré-sent.car ma pau-vra cer-vel .la Est prê-tc d'é-da- ter, je seoaqu'eVle chai- cel - le.Et j'en tuls comme un fou et je pleur' comra' un veau De* voir que j'ai par • du c'que j'a - vais de plus beau.JVousI'Ieia'rais de - vi • ner j'sa-vaie dvous falr* rl • re.REFRAIN En- - tin.c'que fai per-du.messieurs.dam's.j’vaisvousl’di • re: SW-don.-e- vec train du Grand-Trons, D'pujs lors j'suls eu II comme un clou.C'était on homme charmant que c'oélibrs courtier, S ai toub raflilt vos sous pendant qu'vouB financier., savait d’vilalns toura et son expérience Fourrait tout l'mond' dedans quand i parlait d'financo.C’qu'on va le regretter c'malencontrsux ch'napan.Chez nous, pauvres gogos, qu’avaient confianc’ tout [l’temps Maie hélas ! qu’ voulez vous, i’est sacré l'camp si vite Qu' McCaskill n'a pas pu s'lancer à sa poursuite.Il est parti, p't-êtr' pour toujours, Sans an eoupir, sans un regret, Vers d'autrea cieux, d'autres amours.Sans noua dire là ious' qui nich’rait.III Mais c'pendant j'étais Ber quand j' via l'autre matin Ma charmante beli'-mèr' v'nir m'annoncer soudain, Elle auasi son malheur d'une voix larmoyante Mais j'éclatai de rire à c' nouvelle épatante.J’ lui dis charmant' bell'-mèr' n’ vous mortifier pas trop.Malgré votr' géni' vous fait's parti’ des gogos.Vous vous vantez pourtant que pas un homm' sur terre Ne pouvait vous.tromper, mais j’ vois bien qu’c’est [l’oontraire.REFRAIN Bell''mère et vous tous en passant Un conseil n’est jamais trop bon : Gardez chez vous tout votre argent Et cassez la gueule aux Sheldons.^ïpajje IIÜ8I0AL.LITTERAIRE «t FANTAISISTE Parait tout U$ ««{«m itntrt jLSOlOTElOStTT! Pour I.Canada _____| JJeur la» Bu,'- ünU I feïïeisv:.:v.v::::ft8! Pour rgum* : 10 fre par an f*T*Sl* D’iViSOB En s'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demandes notre liste de primes 10,jsUl ;,v à Ions terme Lee annonçai sont ou» orée» «or l'aaaW.Tonte demande de ekaai* font d'adresse doit lira accoropKsnéo de l’aaeleaae adresse.Pour dtecontlnuer de reeevelr eelomal.U fant avoir payé tous ses arrérages.Les manuscrits publiés on non ne eont pas ren dns.Adresses toote oommuleatlon LRPAMSæ?fcac.J.B.BELAIR, édite or-propriétaire, 18.rue Cral*-Est.Montréal.Paine Temps¦ Chronique Tabagisme ou Nicotinisme univers est devenu uue vaste tabagie, et cola au détriment de la bonne sooiété qui s'en est allée à vau-l'eau.Le monde des fervents du tabac se partage en trois catégories : les priseurs — de plus en pluB rares, heureusoment — les chiqueure et les fumeurs.Originaire probablement des Antilles, le tabac à fumer fit tout d’abord les délices des Orientaux.Eu l'an 1560, Jean Nioot, ambassadeur de France à la oour d'Espagne, ayant reçu le Ubac d'un Flammand, 011 lit hommage au grand prieur de Lisbonne et à Catherine de Médlcts.I.ea Français le nommèrent Nicotiane, Herbe du grand-prieur, Herbe à la reine ; et les Espagnols, l'appelèrent Tabac, de l'île de Ta-bago, l'une de» Autilles.Au Brésil le ta-bao est oonnu de temps immémorial sous le nom de Petun ou Ponliane.En Angleterre, l'amiral Sir Walter Ra-lelgh fut[le premier Anglais qui fuma dans son pays.Il rapporta de Virginie, écrit un historien, l'usage des pipes, et l’on raconte que son domestique, voyant de la fumée sortir de la bouche et du nez do «on maître, s'imagina qu'il avait prie feu à l'intérieur, f! lui jeta un pot d'eau à la tète pour éteindre cette combustion.Si l'on pouvait éteiudre do la mime manière tous leB fumeurs., en combustion, on rendrait un fier service à la rooiéié qui est en train d'agouiser sous le triple effet du tabac, do l’alcool et.des Soopes.Le tabac est-il réellement un doux passe-temps pour l'homme sur la terre?Non, oar o'est plutôt uue porte de temps.Son udeur Acre et piquante stimule-t-ello lea pensées, et son enivrante fumée engourdit-elle les douleurs physiques et morales, dissipe-t-ello les soucis et plonge-t elle le fumour dans un vague enchameur qui lui fait oublier ses douleurs, ses ennuie ?Peut être, mala en l’abrutissant ; car si fa famée excite momentanément les fa-oultés intellectuelles, augmente les sécrétions de la salivo, elle » le grave Inconvénient d’affaiblir la mémoire, d'épulaer l'estomac en desséchant la bouche qu'elle rend fétide ; elle enlève à la digestion la salive dont elle a besoin, (ait tomber à la longue daus la maigreur et le marasme, et diminue toujoure la sensibilité des organes du goût.Mais alors comment expliquer l’immense consommation que l’on fait des feuilles de tabac pour fumer, priser et chiquer 1 Que voulez-vous : C'est l'usage, c'est la mode, comme o'est l’usage et la mode de prendre son petit coup.Ce mot, vide de sens et de bon sens répond h tout en prouvant jusqu'à l'évidence l'incommen-aurable bêtise humaine.' Sur ce point, les animaux Bout Infiniment plus sensés que nous puisqu'ils ont horreur du tabao.L'instinct serait-il deno plus fort que la raison ! On se plaint de la sauvagerie des relations sociales actuelles au point de vue intellectuel ; 011 reconnaît l'iniluence néfaste do la chique, de la pipe, du cigare et de la cigarette Bur les mesura ; on déplore amèrement de voir l'esprit de la femme relégué à l'arrière-plau, tandis que l’égoisme de l’homme trône en souverain dans la famille, dans les fumoirs, les magasins, les tramways, lea automobiles, les rues, les jardins publics, les bureaux convertis en tabagies.On fume, on fume partout aveo une désinvolture pitoyable.Tel monsieur qui passe — su du moins qui se croit bien élevé — se présente chez-vous, cigare au bec toujours, et souvent le chapeau sur la tête, semant les cendres de son cigare sur vos tapis, heureux encore quand il ne Iss souille pas de ses crachats empoisonnés.Est- ce à dire qu'un homme qui ne fume ni ne chique, n'est pas un homme J Habitude, direz-vous, usage, mode.Tant que vous voudrez, mais habitude, uaage, modo souverainement détestables, condamnables.Si donc l'homme éprouve un si pressant besoin de s’empoisonner par le tabao, ne vaudrait-il pas mieux qu'il s'am-poisonniit par la prise que par la chique ou la pipe ?Du moins, de trois maux il choisirait le moindre, et ce serait sagesse.A preuve ces vers de Thomas Corneille que voub pourrez méditer à loisir tout en fumant votre vieille pipe, b1 voue êtes trop têtus pour vous laisser convertir : *• Quoi qu’en dise Aristote et sa docte cabale, “ Le tabac est divin, il n'est rien qui l'égale.•' Et par les fainéants, pour fuir l’oisiveté, “Jamais amusement ne fut mieux inventé.•• Ne saurait-on que dire, on prend la tabatière ; “ Soudain, & gauche, à droit, par devant, [par derrière." Gens de toutes façons, connus et non con- [nus, *• Pour y demander part sont les très-bien [vécus.•• Mais c'est peu qu'à donner instruisant la [jeunesse, 11 Le tabac l'accoutnme i faire ainsi largesse; "C’est daos la médecine un remède nouveau: •' Il purge, réjouit, conforte le cerveau, ¦' De toute noire humeur promptement le délivre j •• Et qui vit sans tabac est indigne de vivre.” Evidemment, ces vers sont fort boiux ; seulemeut, mes amis, n'oubliez pas que tout poète est doublé d’un blagueur.Jean PIC.P.S.— J'oubliais do vous dira qu'en France, aucun particulier n’a droit do faire des plantations de tabac, dont le monopole appartient à l'Etat.Quiconque aurait dans son jardin plus de six pieds de tabac serait mis à l'amende.0 heureux Canadiens I Los accidente les moins dangereux du tabaghme ou nicoliniime sont les suivants : haleine fétido, pharyngite, dyspepsie, troubles de la vue, affaiblissement de la mémoire.C'eat effrayant I Si nous cassions notre vieille pipe.qu'en dites-vous 1 — Ce n'est pas la peine, car domain nous en achèterions une nouvo.J.P.fnMrifôw snEléïr estai: !'.Conditions libérales pour annonoa» 448 LE PASSE-TEMPS Montréal, 26 novembre 1910 — No 40g A propos du grand opéra — Courte esquisse sur la bonne musique.ü moment où parait ce A numéro, le célèbre ténor Clément doit débuter k notre troupe de grand opéra, au théâtre de Sa Majesté.C’eut l'un des chanteurs les pins réputés du mondo entier, et M.Jeannotte nous permet encore d'autros acquisition» de grande valeur qui rehausseront d'autant notre troupe française.Entre autres : Mme Lydia Lipkowslca, la oélèbre chanteuse polonaise, dans le rôle de Lakmi, et Mme Fronces Aida, dans les rôles de Mini, de la Bohtme et la Totca.Ce sont lb de précieuses acquisitions pour notre troupe qui n'a pas, malheureusement, tout l'encouragement qu'elle devrait avoir.Pourtant, la troupe française actuelle compte d'excellents artistes, tels que Mlle Alioe Mlchot (Mme Plamon-don) le ténor Déru, Mme Simone Hi-vière, etc.Mal», jusqu'ici les réels triomphes ont été directement mérités par la troupe italienne, et je ne puis résister de parler encore de ;> * pnwlent__ » Ê » a — _ y— son â • me tren- Ai.t , j V- 1- bla! La —U oou-che d'u-ne -rd1—1 fleur quf f- ^ lui bai-sait la sien T-ih - ne!.La dê-funte au-rait —zf*—:h y r Jr - i î ±jF=i: •• “ V - rail *>l Ion
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