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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 13, no 312
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1907, Collections de BAnQ.

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Vol.XIII — N° }12 Montréal, 9 mars 1907 Un XTo 5 sous *pajye -GJempj Abonnement ; $1.50 par année.j.E.Belair, éditeur.Adresse: 16, rue Craig-*Est, Montréal.(f'O OC ^ Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro ÇT’0 O T kPL.LÜ Voir la liste de Nos Primes à la page 92.^ ?«Pl.lO Madame SCHUMANN-HEINK, grand contralto QUI CHANTERA AU MONUMENT NATIONAL LUNDI SOIR, LE il MARS Soiiirciair© TEXTE : Portrait : Mmr SCHUMANN HEINK.A Bâtons Rompus.Gaston P.Labat Proposa ma i-ampe : LE SOCIALISME.Miguel Gadi Poésie : PECCADILLE.Miguei.Gabi - PAPILLONS.A.E.PrOiîLx Vi rs À réciter : FASCINATION.Auguste Charbonnier Cous DEC1SRADX: LE MARIAGE L'ALCOOLISME.Feuilirton: NÊLIDA ou ks Gturrtt Canadiennes de 1812 (suite) L.T.Dans le m >nde artiste ; — Mondanités : — Block-Notes ; — Graphologie ; — Récréation ; —Jeui de société ; — Pour rire, etc., etc.MUSIQUE C//AN1 l MA VIE A SON SECRET.Gk Rc.es Ui/.bt MYSTERE D’AMOUR.Lucien Duc.uay ADAM ET EVE.Vieille c *anson PIANO I1IP ! IIIP I HOURRA ! (two step).J.' riTtm.li b’«v»ho« En s’abonnant pour un'an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demander notre catalogue de primes Première insertion .10 et* la liçn» Insertion" subné-iuente*.5 Conditioni libérales pour annonces à long Urine.Léo annonces sont mesurées ior 1 aaate.Toute demande de ohange ont d'adresse doit être •crompaauée do l’ancienne adresse.Pour discentinuer de recevoir ce journal, il taut avoir payé tous ses arrérages.Lee manuscrita publiés ou non ne sont pas ren-dus.Adresse! toute communication LK PASSE-TEMPS, Montréal.Can.TTTWTTVTTVWTTWVTVTWWT Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros lu I’asse-Tkmps en s’adressant k tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montréal : Arthur Yon, 94 Ste-Catherine-Est.Mme A.Bélanger, 1376# Ste-Catherine.A Qu/bt< : J.Alt Guay, 283 rue St-Joseph.A Ottawa: Chs St-Jacques, 263 rue Water.NOTlir.l'ItKSttîiKK PAUE Mme Schumann-Heink Mme Schumanti-IIeink, oontralto de toute première grandeur, donnera un concert au Monument National, lundi goir, le 11 de mars.Klle sera assistée par M.Maerz, pianiste.Le programme suivant sera exécuté : I.—a.Arie de l'opéra .'fiirnne(Rouai); h.Du bist die Ruh (F.Schubert) ;e.Wo-hin (K.Schubert) ; d.Der Wanderer (F.Schubort).— Mme Sohumann-UeinK.il Solo de piano: ée, Chante sa délivrance à sa chère couvée.Que d’hommes, ici-bas, sont serpents sur ce point, S’enroulant avec art, pour fasciner des ange*, — Charmants petiti oiseaux, innocentes mélanges I Lr* fâtres, où sont-ils ?Hélas 1 On n’en voit point I Augmte CHARBONNIER.175 — Charade Instrument utile au village, I/mm chez le laboureur par les vigoureux bras De robustes goujats Dans la grange est mis en usage, Pour opérer ( vers le ciel l’élançant, A droite, à gauche l’agitant ) De la paille et du blé l'intéressant triage,,.La tecoHdt% à certain rouage Imprimant forte impulsion, Fait sur le grain autre opération, D’où naissent joie et paix dans le ménage.Le tout, oiseau très commun et sauvage, Habite les roseaux, aime l’humide pluge Dans les jardins utile aux légumes, aux fleurs, D'insectes destructeurs Fait horrible carnage Les réponses seront reçues jusqu'au 23 mars.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes 312, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTION 173 — Cm ara 1 >K : Éventail.Patrons-Primes du “ Passe-Temps ” to-S.X — Ulouse de 30 A 40 pouces de buste.Matériaux, '/j verges en 38 pouces.La description de ces patrons est toujours en français.Inutile de demander d'autres patrons que ceux publié*.coup» >n nu PATRON PRIME DU ' PASSE TEMPS" Patron A'je.Nom.Me lirrt 1/11 bllrle.De la taille.Il Place.No.l'ioiiinee un I t il Remplisse* le coupon, écrivez tiès lisiblement et adres ez avec Idc au I'ASSP.Temi’S.Montréal.En demandant un patron pour fillette ou en an», ne mentionnez jamais la mesure, mentionne/ seulement l'âge.d^oups de Ciseaux LE MARIAGE • ON NE BE MAlttE l’AH ASSK.7.IKL'NK Dans une convention tenuo h Londres, ces jours derniers.Lord Lytton, étudiant le problème de l'éducation, s’est juste- ment récrié contre l'un dos grands tnr.ux du eièclo : •' La répugnance que manifeste la jeunesse pour le mariage ".•Selon lui, pour guérir le mal datiB sa racine, il faut s'adresser aux parents.Le père doit enseiguer do lionne houre k son fils que la société n'est que le développement de la famille, qu'elle doit son existence h la famille, et qu'elle subit néces sairement le contre-coupjde la débilité do celle-ci.Combien de jeunes genB abandonne raient promptement les vains plaisirs où, ; peu à peu, leur énergie vitale se brise par lambeaux, s'ils connaissaient le bonheur, les douces joies, la clr;rnmnte paix de la vie de famille.|**8 amusements délicieux du foyer aux trompeurs amusement du siècle, si une mère leur avait révélé que la vocation de la femme est d'aimer, et que Bcule la famille peut remplir son cœur.Le distingué conférencier a ensuite blâmé et attaqué en fr.ee la coutume trop générale cbez les jeunos gens tle ne se ma-Combien de jeunes filles préféreraient / rier que quand ils ont un salaire élevé, ou 78 LE PASSE - TEMPS No 31a - Montréal, 9 mars 1907 de fortes épargnes, et chez les jeunes filles de u'accepter un jeune homme que s'il peut In faire vivro dans un luxe voisin de l'opulence.Est-ce là comprendre ce qu'est le mariage et ce qu'est la famille 11l incombe aux parents d'opposer une digue à ce nouveau courant d’idées, qui menace la société dans ses bases.La convention a déclaré que vingt-deux ans pour un jeune homme et dix-sept à dix-huit ans pour une jeune tille c'était l'Age convenable pour entrer dans l'état du mariage.Noua terminerons ce rapport qui n'est pas sans devoir intéresser do près les Ca-nadiens-Français, en citant cetto parole de Lacordaire : “La famille n’est peut-être pas le lieu des dévouements héroïques ; olle est copendant le principe dos vertus qui éclatent sur le théâtre du monde, semblables à ce» sources obscures d’où Bortent les grands tleuves et dont les eaux vont accroître l'Océan.’’ VIELLE CHANSON m-1 s s ! Dans un jar- dm cou-vert de fleurs J~ II J ^ ! Plein de doit- ee.urs, Dieu cré - a l'homme à sou i- N-.PLAIE DE L'ALCOOLISME ON MOT AUX PARENTS Vous craignez pour vos enfants le croup, le fou, le chien enragé.Vous ave* raison.Mais pensez-vous que vos enfants puissent Être empoisonnés sans danger! Il est criminel de donner de l’alcool aux enfants, sous une forme quelconque ; avec ou sans “café”, avec ou sans "sucre", comme apéritif ou comme digestif, caché ou non dans du sirop.Le développement physique et intellectuel do l'enfant est retardé où entravé par l’usage de l'alcool.De plus, il est criminel de devenir soi-même un alcoolique, parce que c’est une manière d'empoisonner ses enfanta d'a-vanoe.Les enfants d'alcooliques sont marqués d’une tare héréditaire.Or, l’alcoolique n’est pas nécessaire' ment un ivrogne ; c'est souvent un homme réputé sobre, niais qui a ruiné sans le savoir sa propre constitution par l'usage quotidien et méthodique de l'alcool.On a suivi trois générations de buveurs dans 216 familles différentes ; sur le total des individus examinés, on trouva : Criminels 14 pour cent Epileptiques 17 pour cent Aliénés 19 p->ur cent Enfants ateints de convulsions.22 pour cent Alcooliques, 427, soit 50 pour cent Dégénérés 60 pour cent Heureusement, touB les descendants de l'alcool ne vivent pas.Sur 811 enfants victimes de leurs parents, on a compté : Morts-nés fi Naissance avant terme .‘17 Cas de tuberculose 55 Mort prématurée 121 Total 21H Parents, ne dites plus jamais : “En buvant, je ne fais de tort qu'à moi-môme C'est faux Renoncez & l'usage des spiritueux, joi-gnoz-voUB à une société de tempérance où à une ligue contre l'alcoolisme.Et s'il y a des pères ou des mères qui sont décidés à laisser le poison sur la table de famille, qu'ils aient au moins le courage de protéger l'enfance.- tna ’ - ge.Ce beau sé-jour E-tait la preuve et h le vrai ga - ge De son a - mour.Dans un jardin couvert de Heurs, Plein de douceurs.Dieu créa l'homme à son image.Ce beau séjour Etait la preuve et le vrai gage De son amour.Adam était assis tout seul Sous un tilleul.Etant couché sur l'herbe tendre Tranquillement, Un doux sommeil vint le surprendre Dans ce moment.Pendant qu'il dort, son Créateur Et son Auteur Lui enl’va doucement un' côte Do son côté ; En forma un’ charmante femme Rare en beauté.Adam la voyant, s'écria : Ah I la voilà I Ah I la voilà celle que j'aime.L’os de mes os ; Donnez-moi-la, bonté suprême, Pour mon repos.Adam, pore du genre humain, Prit par la main Eve, cotte charmante belle.Sa tendre épouse, Devant Dieu se jette avec elle A deux genoux.Dieu bénit ce couple charmant Dans le moment.Un bercoau tissu de verdure Fut leur logis ; De Heurs j'aime la bigarrure De leur tapis.Dieu prit Adam et le conduit — Mon Créateur, j'ai reconnu Auprès d'un fruit, Que j’étais nu ; Lui disant : Mou fils, prend bien garde.Mais mon Auteur, mon divin Maître, Ne touche pas En vérité.Ev' s'étant écarté, un jour, Dans un détour.Le Berpent rencontra la belle Et lui parla.Le discours qu’il eut avec elle Cher nous coûta.— Salut à la divinité ! Rare beauté.Perle sans prix, vivante image Du souverain, L’ornement, le plus bel ouvrage De ce jardin.Je te ferai part d'un secret Dans ce bosquet : J'ai acquis de la connaissance De ce beau fruit ; Viens donc, tu sauras la science Qu'il en produit.Mange ce fruit délicieux, Ouvre les yeux I La friande cueillit la pomme : Kilo en mangea ; Elle en porta à son cher homme Qui s’affligea.— Malheureuse, d’on viens-tu ?Je suis perdu ! Quoi ost ce fruit ?et où est l'arbre ?Montre-le moil.Mon cœur devient froid comme marbre ; Dis-moi pourquoi I — Adam, Adam, entends ma voix, Sors de ce bois ! Dis-moi dor.c pourquoi tu to caches ; Quelle raison.Et ne crois-tu pas quo je sache Ta trahison 'I A ce beau fruit que tu regardes.Crains le trépas.De ce lieu je te fais le roi.Tout est à toi.Mais souviens toi de ma défenso A l'avenir.Et respect’ l'arbre de science, D peur de mourir.Adam prit Eve et lui montra Cet arbre là ; Lui disant : Mon épous' chérie, Garde-toi bien Do toucher là, je t'en supplie, Pour notre bien.I Pour U J'ai honte de faire connaître Ma nudité.— Approche-toi, monstre infernal, Auteur du mal.Si tu as détruit l’innocence, Die inoi pourquoi !.Je vais prononcer la sentence ; Ecoute-moi I “ T'as servi d'organe au démon : Point de pardon I La terre pour ta nourriture Tu niaugeras ; L'homme, dans sa juste colère, T’écraaera.suite, voir la page 93.) flans NATIONAL FRANÇAIS — 63g, Ste-Ca-therine-E—Tél.Bell Est 1736, Tél.Mar.520 — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinées 10, 15, to, 25 et 30c “ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c K.B.— Les enfants âgés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.Paroisse Ste-Brigide Les dames et les demoiselles de la paroisse Ste-Brigido sont à préparer, pour le 19 courant, une soirée dramatique et musicale à l'occasion do la fête patronale de leur curé le Rév.M.Deniers.On y jouera pour la circonstance un proverbe intitulé la Vieille tante, et une opéretto sous le nom do Incognito.Qu'on se hftte d'acheter ses billets qui sont en vente chez Mme G.Bélanger,730 Ste-Catherine-Est, où le plan de la salle est déposé.• “ M ARIR - M AODELEINK " DE Massknht Le concert Bacré en préparation pour l’œuvre de l'Hôpital Notre-Dame, et dont S.G.Mgr l'Archevêque de Montréal a bien voulu accepter lo patronage, aura lieu au Monument National le jeudi 14 mars, à 8 heures du soir.Les personnes qui ont reçu des billets du comité exécutif des Dames Patrones-ses pourront les échanger pour des coupons de sièges réservés, le jeudi 7 mars et les jours suivants, de 8 h.30 du matin à 5 h.du soir, au Monument National même.Il y a encore des billets à vendre à la procure de l'Hôpital Notre Dame, et chez la secrétaire des patronesses.Téléphone : Main 1324.Prix: 81.00, toutes places réservées.# Récitai, du M.Taranto M.Emile Taranto donnera, le 22 du courant, un récital de violon à la Galerie dos Arts, sous le patronage du gouverneur général, lord Grey.» Concert et Comédie L’association sociale et musicale de Sainte-Cunêgonde donnera un concert, le 1er avri1, dans la salle du collège, avec le concours de Mlle Berthe Savage, contralto ; Mlle Joanno Rivet, violoniste, et de M.Auguste Dufault, phniste.Le concert sera suivi d’une comédie.I.'or-chestro de l'assooiation prêtera aussi son concours.• Le Clur “ Passe-Temps ” Le club Passe-Tempt, cette brillante organisation récemment fondée au North End (New-Bedford, Mass.) a donné ie 2« février, une fête charmante.Le Dr J.E.Nolet, de Boston, qui possède une superbe voix de ténor, était Erésons et il a rendu de jolis chanta que |0.j Un numAro précédent, XOc.LE PASSE-TEMPS, i6, rue Craig-Est, Montréal. 78 LE PASSE-TEMPS No SI2 — Montré»!, 0 mai» 1007 Sonnet DR Ma Vie a son Secret.MwUpit os côi .v .nvcnc Le famtux Sonnt' d'Arvtrt a (niplré un grand ncmbn de rpnDr|p.niTPT FELIX ARVERS jj, p/ut marqua!.;.Inlerpr/latio* muticale qui en ail Ui faite cil du» GEORGES B1ZET .a I ihiulre auteur de Carmen, Gtorga Blxet.Noui tommri heureux de ^ Toffrir à ooi lecteurs.Andanle.l J:Sî> p eon anima.mè .de aus .si j'e finie est a - gi- -4—y- 3Eÿ —« =3= 3= -r -I- ï5rÉ:fc«T* ^ ***** S 3. Montré»!, 9 mars 1907 — No 812 Le PASSB-TEMPS 81 Refrain Andantino.r~^-jrr -d~rt- 4 -k—f* 1 # US fc-H *-d—1 zqntl -£P é—*- ^-à—— 11 i » ‘US =±L- Quel est tfouc ce mjrj - lè - re Qui me rem-plit d'é - moi?Pour - quoi m’es-tu ti ehè-xe?£>i-# : : —n—n— —^—i—i— —f : -t—i—i— @5-4 f~3 3— •7 -?P/> *¦ ^ 0^3 : t i —i 1 1— a—0— ii =2=1=*= J- - -1 w i i j l - i =?=3=£ î?=3=ÊP —• m ” î î -''-4-*—a a —m =t 5 -H-*.$3 -+ I t P-W- Mi - gnon - ne, dis - le mol =t=rp: Quel est donc ce my» tè - te Qui me rem .\ lit d’é - moi ?—4-1-1- ïï =e£.=3 =t -+ =¦=3=3= î î -1=3=5= a—#— i=q=q= i i ==*=* t :d: =t '*¦ "“f I Il g I=S= r 11 ïEï=tnt= 5?-r- î î riV .raîî.ii (—»=»= 1-1— îb 0:Æ -ï ï ï- ï ¦* 3 1 —Mystère d'Amour.J H * »."> * HT —t—t =cj=±l ï«, -I——- 5 - TIMDDCO DOCTE POTJLX 00ll©Ctl0Il.n.©TJLIS- 4000 variétés en stock, pour toutes les bourses.?nCll"! Ull I t —Demandez uoa circulaires, envoyés gratis.—Albums ot Catalogue» fournis gratia à nos client».—Tiik YAMASKA STAMI’ Co., MMmAmhhULmm Botte postale 1176.Montréal, Canada. 82 L* PASSE - TEKPS No 812 — Montréal, 9 mars 1907 2me SAISOjY.Consemioire National 312 iSte-Cathcrine-Est (c°'n ORGUE, HARMONIE et COMPOSITION DIRKOTKUR : A.LAVALLKE -SMITH organiste.•• PIANO—A.Commit, Alt.Luhburti.J.A.2 Kowler, P.Thibault, J.N.Charbonneau.g VIOLON _ J.J.Goulet et Albert £ Chamberlain).S VIOLONCELLE — J.-B.Dubois.S CUIVRES—Théo.Van (1er Merachen.*• CHANT—Jo«.Saucier, baryton, Boliste.v Le directeur, M.A.Lavallée-Smith, rece-rra les inscriptions tous les jours, de 3 4 4 h.p.m.(excepté samedis et dimanches) et tons les soirs de 7 à X^Cçurt tlt )onr et loir.M.P»rnr.*'»nd prunier rat» N«»a*lf r profeiMur.DanjM «t mfMl'Ur* loudroal bi«» ¦’lnurlrs tous u» dimanches à 2 h.p.m.Pour Piano W.A.MOZART (1756-1791) MENUET Montréal, 9 mtr* 1907 — No 112 LE PAH3E .^ 84 U PASSE-TEMFS No 312 - Montréal, 9 mats 1907 Mandola Chltarrs Stella Polare Mandollno Marcia M.Perdinando Francia op.216 Montréal, 9 février 1907 — No 812 LE PASSE - TEMPS 8# LE PASSE-TEMPS No 312 — Montréal, 9 man 1907 H1P ! H1P ! H00RRA! TWO-STEP „ „ J.-B.LAFKENIBRK PIANO.| mf i ëT f Z\ j/f tr1 f= 'Ma u Hipl Hour - M U! f F- 3 ^ -f j » -—— H *- T i - —1h _ i m -p H p-^j .« ¦ ¦ î - -J J * "•I 1 *1 J 1 • * - - s î w J~ ~ri~ ~.-*© , î > • ——#— =rTli i - -14—U-< • — F- *¥¦— ; .¦ r-L> ^ ¦ * : J — , rs j ¦ ià— ï= ' J ' IT -• * 'j =^r ff=r# —J—*-^-B j 'p -J ^ ^^ 1 mf t * 5 £ j î r L -f fW ™ j-t— i—t.-1 î î r j t p l ^ f i -J- *— T Mf.LJ » rvtff rïfrrpff TprJ'J|rCCCC^l Imé ygip ^ r MSi 1 £ggS pü Jàb ¦ * f Jf-frfb^ J Montréal, 9 mars 1907 — No 312 LE PAME-TEMPS S’ Va» r f f » sir ST1 >• y w#l ^4 Bfty ss j ry 1— w • t t-i,t i- L= j A / f* * t * * r t » t t T 1 J=t= - r 1 1 ** ’x 1 1 UPfTT n -r- j r r p [ i f —m L° f ¦YFpp.120 1 p ^îitaL •i— ^ 2 E=W= ’ * w r f T ^ UJ-lj I^LL r crt •> î î =j 1 1 î î î î M „ ?* » * T H 1 ^ f f JL f- -f-ÿV_M ^ *TÎf if=y=E Tf^T=f= ~f'-f i7f 4— - r JJ J frH r H ,., * » t f i=_»SÆÏ 4-4 -J 1—— ==H^ -i—L-£m -M .m- 17 r ^r~ m TRIO.mm XS.LJL.JOLIE, chanson, le grand succès du jour, prix 50c., avec notre coupon de prime, 45c. 88 ^fiajye-t/empj No 312 — Montréal, 9 m*rs I90Ï Le remède par excellence pour lUTIVOD I JMIDCIIPC Sûr et sans douleur.Franco sur réception du prix.a5«* .guérir Cors et Verrues.” nfl I H\Ull LAUIilPIUL A.J.LAURENCE,'pharmacien, Montréal. Montré»!, 9 mars 1907 — No 31 ï LK PASSE - TEMPS —= - ¦ Feuilleton du PASSE-TEMPS NELIDA — OU LBfi — Guerres Canadiennes de 1812 ( tuile) IV LA MÈRE 11 F.NÉLIDA Pendant l'action qui avait eu lieu au fort George, une balle avait frappé le chevalier Louis un peu au-dessous de l'oreille et avait traversé le cou entre la gorge et les vertèbres du cerveau.Il fut transporté évanoui jusqu'à Toronto, où le vieux missionnaire, qui s'était un peu adonné à la médecine pour soulager ses pauvres sauvages, lui fit l'extraction de la batle demeurée ontre la chair et la peau, du côté du cou opposé à celui par le-quol elle était entrée.Il le pansa ensuite, le lit déposer sur un lit et ne le quitta plus que rarement, lui prodiguant les soins les plus airectueux.La première fois que le chevalier rouvrit les yeux, ses impressions furent délicieuses.Il se sentit ressuscité, tant Bon évanouissement avait été profond et privé de toute lueur d'existence.Mais ce bien-être physiquo fut bien vite remplacé par une tiôvro effrayant®, accompagnée de difficultés d'avaler allant presque jusqu'à l'impossibilité.BiontOt le déliro survint ; son imagination surexcitée battit les champs ; il ne parlait plus que de coups de fou, de morts, de mourants, d'ennemis acharnés à sa perte, d'abaudou, do sang et de scalpe.Pendant qu’il souffrait ainsi sur sa couche de douleur, délirant, dans une longue agonie, du délire do la mort, la pauvre Nélida se tenait assise au cheret de son lit, avec le dévouement ot la patience d'un ange, ne s'éloignant de lui, quand elle le voyait s'agitor dans les convulsions de la fièvre, que pour aller pleurer loin des regards du vieux missionnaire et lui cacher ses larmes.La douce jeune lille se sontait frappée au cœur.Elle avait suivi le corps de son malheureux fiancé, qyand on l’emportait du fort Oeorge à Toronto, sans vorser une soûle larme ; mais olle étouffait à les concentrer dans sa poitrine.Elle eût voulu être à la place do celui qu'elle ne croyait plus revoir vivant.Jamais désolation plus grande n'avait boulevorsé un cœur de femme ; mais sans éclater en sanglots et en démonstration de désespoir, avec une pudeur céleste, elle n'en laissait rien paraître.Quand le chevalier, après l'extraction de la balle, rouvrit les yeux souriant ec presque houreux, elle éprouva un immense soulagomont.Il lui sembla qu’une montagne venait d'être enlevée de sa poitrine.Elle respira plus facilement, son cœur so dilata, un sentiment d'espérance rayonna do nouveau au fond de son âme, elle crut elle-même renaître & la vie.Ah ! si on pouvait le sauver encore I Si celui dans lequel la pauvre orpheline avait espéré trouver un protecteur et un appui, pouvait recouvrer la santé, et vivre pour elle qui avait mis en lui tous ses doux rires de bonheur ot d'avenir ! Bien douoo est au prisonnier qui sort du fond des caohots, la vue de la lumière qui lui ost reudue avec la liberté ; doux est h la tendre mère, l'embrassemont d'un fils qu'elle n’avait point revu depuis longues années ; doux est au cœur d'un pore, le retour d'un fils, qui, sur le champ de bataille, vient de conquérir la croix des braves ; mais plus doux encore fut pour la pauvre jeune fille, l'espoir que l'on pourrait sauver celui qui, |iour elle, avait déjà bravé tant de périls.Cependant, quand elle vil la fièvre brûlor lo sang dans ses veines ot lui fairo courir de nouveaux dangers, d'amères angoiases recommencèrent à la torturer.Elle so remit & trembler de nouveau pour les jours du cheva-lior, et ne le quitta plus un seul instant.Elle se fit sœur de charité, et s’aidant dos conseils du vieux prêtre, elle l'entoura de toutes sortes de soins.Le malado ne la reconnaissait plus.Parfois il l'appelait en prononçant son nom ; la jeune lille alors s'approchait, mais il la repoussait avec égarement, en a'éoriant : “ Ce n'ost pas vous que j'appelle, o’eat Nélida I ” L'orpheline se retirait alors, et, tombant sur une chaise, fondait eu larmes.Le bon vieux prêtre cherchait dans son cœur de bonnes paroles pour la charmer, et sa sagesse faisait doucement descendre la résignation et l'abnégation dans cette belle Ame de jeune fille, sensible comme la sensitive, pure et blanoho comme l'hermine, et parfumée de ses vortus comme une rose, qui vient d'éclore, l'est des plus Buaves senteurs de la terre.Insensiblement la fièvre se calma ; mais le chevalier se trouva si abattu, si épuisé, si dépourvu de vio qu'il crut toucher à sa dernière heure.Il fit appeler le vieux prêtre et lui demanda d'écrire en son nom 6 sa mère, et d'oevoyer la lettre à son oncle, l'évêque de Québec, pour qu'il la fit parvenir en France.Le vieux prêtre sourit et l’assura que cet affaiblissement, effet d'une longue diète, destinée & tuer la fièvre, n'avait rion d'alar-mant : mais il condescendit aux vœux du malade, afin de 1e tranquilliser.Il écrivit, sous la diotée du chevalier, cotto lettre que Nélida ne put entondre sans sentir vingt fois ses yeux s'inonderde larmes.La bonne jeuno fille pensait à sa propre mère qu'elle n’avait jamaiB connue, et que cependant elle eût tant aimée I “ Ma mère, je te fais écrire des liords des grands lacs du Canada, par un bon prêtre que j'ai rencontré chez mon onclo, et avec lequel j'ai fait route au milieu de cet admirable pays, si bien peint par lo prince de la littérature de ce siècle, le vicomte de Chateaubriand." Nous sommes ici en pleine guerre, comme en Europe, et j’ai pris les armes pour défendre la nationalité canadienne, contre l'envahissement des Etats Unis.Je suis otlicior, j’ai vu le feu ; nous avons remporté une première victoire et fait do nombreux prisonniers.Blessé grièvement durant l'action, j'ai pu croire un instant que tu ne reverrais pss ton fils ; mais on m'assure maintenant que je suis hors do tout danger j cependant, je suis trop faible encore pour t'écrire moi-même ; voilà pourquoi je me sers do la plume du bon prêtre dont je t’ai parlé.*• C’est lui et un brave capitaine, nommé Robert, qui a bien voulu in'honorer do sa vivo et sincère amité, qui m'ont sauvé la vie.Puisse le Ciel les en récompenser I “ Grftoe à eux, jo pourrai probablement, un jour, te conter mes aventures dans ce merveilleux pays, lo plus beau, le plus pittoresque de toute l'Amériquo.Oh I qu'il mo Bera doux, mère kion-aimée.assis prés de toi, au coin d'un feu pétillant, do te redire tout ce quo j’ai fait, vu et admiré loin de ma chère patrie, dans cette belle colonie américaine, appelée à jouer un jour un râle immense, dans une des contrées les plus libres du monde ! Qu'il ost dur de penser que la France a pu renoncer à ce beau joyau et l'abandonner àsos plus cruels ennemis! Mais tôt ou tard l'heure de l'émancipation sonnora aussi pour les Canadiens, et un grand peuple vivra de sa vie propre, dans cotte libro Amérique du Nord, appelée par la Providence à de si glorieusos destinées 1 “ Ahl co pays me Bera cher à plus d'un titre, mère sainte et vénérée I C'est sur cette terre, fécondée de la sueur de la France, que je crois avoir trouvé la compagne qui partagera mes douleurs et mes joies, durant le reste de ma vie.Fauvre orpheline, tu lui sorviras de mère, car la sienne elle ne l’a ;amaia com.ue I Que de foi» je lui ai parlé do toi, mère chérie, et comme je l'ai vue souvent pleurer d'attendrissement, quand je faisais ton éloge! Jamais mère n’aura élé aiméo comme tu lo seras par elle, ô ma bonne mère, et sa douceur, sa bonté, ses bienfaisantes vertUB te captiveront.Sans son dévouement et celui du bon prêtre qui l’a élevée, peut-être, à cotto heure, n'aurais-tu plus de fils.Nous irons ensemble te demander de vouloir bénir noire union.Ah ! ce retour sera plus joyeux pour moi et pour toi, après une aussi douloureuse et cruelle séparation 1 “Je ne te dirai pas combien, après t'avoir quittée, j'ai senti que tu me faisais continuellement défaut.J'ai été si étourdi et si affecté du chagrin de notre séparation que je n'ai pu que bien faiblement t'exprimer tout ce quo jo sentais de tendresse et do reconnaissaoco pour toi.Mais j’ose espérer que ton cœur généreux, indulgent et bon, a bien compris tout co qui se passait dans le mien.Mère, tu sais bien avec quelle profonde ten-dresso, quelle sincère vénération je t'aime?11 C’est à toi, que je dois tout co que je suis.Si j’ai quelques bonnes qualités, quelques légers talents, c'est à toi, chère et vertueuse mère, que je les dois.Oh ! sois bénie pour tout le bien que tu m'as fait, sois à jamais bénie l'Puisse-t-il arriver bientôt, le jour oii nous te reverrons et où tu pourras presser tes deux enfants sur co cœur qui m'a tant aimé." Pendant que le missionnaire écrivait, Nélida s’était détournée et pleurait cachée derrière les rideaux de la croiséo.Oea paroles la faisait tressaillir dans tout son être, et olle se disait en retenant à peine ses sanglots : — Oh I oui, je vous aimerai bien tous deux, car tous deux vous êtes bons et bienfaisants.Cependant, comme l’avait prévu lo vieux prêtre, la faiblesse du chevalier dura peu, la convalescence commença bientôt, et fut rapide.Après quelques semaine», le malade put se lever, s'approcher de sa fenêtre, contempler lo lac immense.Ica forêts lointaines, toute cette splendide nature qu’il ne pouvait se lasser d'admirer.Parfois il sortait suspendu au bras de Nélida, et d'un pas débile, eo promeuait dans les jardins de la demeure qu’ils habitaient.Lo vioux prêtre les suivait en souriant, car lui aussi était bien heureux.Tous trois, assis sous une tonnelle, commençaient une de ces conversât ions douces et sérieuses, pleines d'admiration pour les œuvres de Dieu étalées devsnt eux,' remplies do sincères épanrhemonts qui mettaient leur cœur à nu, tout imprégnées de scieuco ou de brillant enthousiasme.Nélida les écoutait, parfois, jetant dans ces entretiens, uu mot tendre ou spirituel, naïf ou joyeux, qui leur communiquait un char me ineffable.Quelquefois aussi, lo capitaine Robert quittait son navire qui continuait à cingler le long des côtes, accourait en passant, serrer la main à ses amis, avec sa rudo franchise de marin, pi,is repartait pour courir capturer quelque vaisseau ennemi, ou couler à fond les canota dos sauvagos hostiles aux Canadiens.Sans cesse, le lac retentissait des coups do feu et des détonations du canon.Mais l'automne approchait, ou plutôt l'hivor, et pendant quelques mois, les deux nations allaient être réduites, dans ces rudes climats, à une inaction forcée.Plusieurs fois le père Mesnard, depuis que le chevalier commençait à se rétablir, avait Bongé au moyen de se rendre dans la jeune chrétienté, qu'il avait fondée dans les rooiiers qui dominent le lac Supérieur.Mais les bandes d'indiens ennemis, qui parcouraient les forêts en tous sons, toujours prêts à massacrer les partisans de la nationalité canadienne, pour venger leur dernière défaite, l'en avaient empêché.Il se consolait des peines qu'il eu éprouvait, en visitant les prisonniers qui avaient été laissés à Toronto, et on les encourageant dans lour détresse.Il avait déjà obtenu pour eux, Burtout pour les femmes prises dans la ville de Détroit ot appartenant aux principaux chefs, des faveurs considérables qui allégeaient leur position et le faisait aimer et vénérer pBr ccb pauvres créatures, comme une divinité bienfaisante.Une d'entre ces malheureuses, surtout, l’avait profondément frappé.Elle n'était point de race indienne, coin.Nos lecteurs sont priés de refaire la pagination de la partie musicale après en avoir préalablement coupé les feuillets. 90 LW parrf - TTPirrs No 812 — Montréal, 9 mars 19(i7 mo les autres prisonnières, car son teint avait la blancheur du lin des champs, et son accont était français.Cependant, soit inBtinct, soit dessein, elle avait toujours évité de s’exprimer dans cette dernière langue, et parlait le Huron des contrées du Sud, danatoute sa pureté.Le père Mesnard la vit souvent, lui apporta do nombreux secours, car sa misère était complète, et lui prodigua les consolations, car les douleurs morales paraissaient la briser encore plus que la misère physique.Rien ne put empêoher la maladio do venir habiter ses os.C'était une femme usée par le chagrin, minée par une vio abreuvéo d'infortunes de tout genre.Dès qu’elle éprouva les atteintes de la maladio, elle sentit qu elle n'en reviendrait pas.Le mal, en effet, empira avec une rapidité foudrayante et, bientôt, elle fut sur le puint d'expirer.Elle fit alors appeler le père Mesnard et lui dit : — Mon père, je suis chrétienne.— Je m’en étais aperçu, répondit le pèro avec simplicité.— Si je vous en ai parlé, mon père, c'est que celui qui m'a forcée de l'épouser, m'a menacée de nie tuer, si je le révélais jamais 1 II abhorre les chrétiens.— Il n’est donc pas do raco blancho 1 — C'est un puissant ohef ; il est sang-mêlé.Le missionnaire tressaillit à cette révélation et consi-déra la femme qu'il avait devant lui avee une attention anxieuse.La malade continua : — Mon père, je suis française ; lors de la cession du Canada à l'Angleterre, je fus enlorée par un parti do sauvages, avec un jeune frère ; j'avais vingt ans.Le chef d'une des puissantes tribus liuronnen, né d’une mère européenne et d'un père indien, voulut m’avoir pour épouse.D'abord, je refusai une alliance qui me paraissait monstrueuse et impossible ; mai» les mauvais traitements infligés à mon frère, et la peine de mort dont ou le menaça, si je ne consentais k cette odieuse union, vainquirent inos répugnances.Je me dévouai au mal heur de toute une vie d'angoisse et de désespoir, pour sauver mon pauvre frère.— Ah 1 Dieu vous récompensera d'un toi martyre dans une vie meilleure 1 dit le prêtre ému et fiémissant.— Mon pore, on venait de m'arracher au fiancé que j’aimaia, auquel j'allais être unie, quand je fus forcée de consentir à cet sflreux mariage que pas un chrétien ne bénit, car Oskouï, chef de la tribu du Serpent, dé-testo les chrétiens Toujours il mo défendit de l'entretenir de notro culte, et plusieurs fois il menaça de me tuer, si j'oBais encoro lui en parler.Lo jongleur de la tribu nous maria seul en présence des principaux guei-riers.— Dieu n'a pas donné à tous l'héroïsme des martyrs, dit le prêtre avec une douce compassion ; pour n'avoir pas été béni par l’église, votre mariage, je l'espère, u'tu fut pas moins exempt de faute, et si vous ave?, péché, vos souffrances ont tout racheté aux yeux de celui qui a dit: "Bienheureux ceux qui pleurent, cardans lo royaume de mon père, ils seront consolés I " Pauvre infortunée, que je voos plains, votre vie a été bien dure et bien cruelle I — D'autant plus que mon sacrifice fut inutile.Mon frère que mes larmes irritaiont, ayant un jour osé reprocher & mon mari sa conduite k mon égard, vit celui ci s’élancer sur lui avec fureur, ot, malgré mes larmes et mes cris, lui fendra le crftno d'un coup du hache.— Oh I horreur ' horreur ! s’écria le missionnaire on cachant dans ses mains son visage qui commençait à se baigner de larmes.— Cependant tous ces malheurs n'étaient rien encore, en compaiaison de ceux qui m'étaient réservés.Ayant reçu du Ciel deux enfants, beaux comme le jour, je ris lour père adoucir auprès d'eux sou humeur farouche, et j'espérais, par l'influence de ces snges, l'amener un jour à des sentiments plus doux ; lorsqu'un matin, en m'évoillant au milieu d’un camp do notre tribu incendiée, je me les vis enlever par uu chef iroquois, encore tout baigné du sang de coux qu'il avait immolés.Mon mari, étourdi d’un coup de massue qu'il avait reçu en combattant pour les défendre, gisait étendu à mes pieds.Oh I je no puis encoro penser à ces scènes horribles sans en éprouver un sentiment d'horreur.Jo poussai des cris déchirants un m'élançant après mes pauvr s petits.Je me sentais folle de douleur et ùe désespoir.Quand je vis le ravisseur s'élancer dans un canot et disparaître au milieu des brouillards du lao Supérieur, je tombai évanouie.J'aurais béni Dieu do no |>oint me rappeler à la lumière ; mais je n’avais pas encore épuisé la coupe des souffrances, et je devais la vider jusqu'à la lie.— Dieu vovs destinait |>out-Atru à goûter aussi de grandes joies, en compensation de tant de douloureuses angoisses.— J'éiais destinée à m'entendre reprocher, pendant seize ans, mo'i culte et mes croyances comme étant celles des onnomis de mon mari, caries Canadiens étaient le» alliés des Iroquois.Oh ! que j’ai souffert pendant ces temps d'amertume et de deuil 1 et tant de douloure devaient être couronnérs d'une douleur suprême, cello d'apprendre la mort de mon fils, tué do la propre main do sou père dans une mêléo où ils se rencontrèrent sans se connaître.Ce ne fut que quand il cul teint son liras du sang de son enfant que le malheureux pèro, fou de désespoir et de rage, reconnut son fils I Lo missionnaire ne disait plus rien.Une Bueur froide coulait de ses tempes, et des lurmeB silencieuses tombaient de ses yeux.Un instant, il considéra cette pauvre femme avec des rrgardB remplis d'une indiciblocom-passion.Il élait haletant, et n'osait encore espérer ce que son espiit croyait entrevoir.Cello femme si rnal-houreuse, mourante de douleurs et do regrets, belle encore dans l'agonie, malgré lous les chagrins qui l'avaient tlétrio et consumée, n'était-elle pas la mèro do Nélida?Do quelle joie no pouvait il pas combler la pauvre femme, s'il en était ainsi ?Cependant il comprit qu'il devait ngir avec une extrême prudence, de crainte de la tuer par la révélation soudaine d'un bonheur si inattendu.Il reprit donc l.i parole avtc hésitation ot d'une voix tremblante : — Pauvre uière, dil-il, croyez, que personno au monde ne vous plaint plus que je le fais, ne compatit à vos douleurs d'un cœur plus ému, plus attendri.Combien je voudrais pouvoir trouver au fond de mon fime, des consolations égales à tout ce quo vous ave» souffert.Mais hélas I je ne sens que trop ma faiblesse, mon impuissance.Dieu seul peut verser le baume dans votre sein endolori, et en cicatnsor toutes les doaleurs.Cot enfant, ce frère que vous pleures, vous les retrouverez dans les cieux, au milieu des félicités et des embrassements ineffables d'uno vie meilleure.— Aii l puisse ce jour venir bientôt, et me réunir à tuiis ceux que j’ai tant aimés en ce monde I — Mais vous m'avez parlé de deux enfants ; l'un d'eux ne vit il pas encore, ne pouvez vous le revoir ioi-boB?— Ah ! si Dieu m'accordait une telle faveur, je me croirais létompensée au centuple de toutes les peines que j'ai souffertes.Mais je n'ai plus d'espérance.— Et | ourquoi donc déoespérer î Qui sait si Dieu no vous réserve pas cette consolation Buprême ?— Oh ! mon |ère, ne cherchez pas à faire renaître eu moi de s> mhlables illusions ; lo désenchantement est trop cruel.— Répondez, cependant, aux questions que je vais vous faire.Votre fils n’avait-il paB la ligure d'un aiglu gravée sur la poitrine.— Oh ! grand Dieu ! comment le savez-vous 1 — Ce sont ces mains multilées par les ennomis de ma religion qui lui ont donné la sépulture.La malheureuse fomme fit un grand effort, se dressa sur sa couche, ot saisissant les mains du vieillard, les porta à sos lèvres ot les baigna d'un torrent de larmes.Un seul soupir sortit de sa poitrine : — Mon pauvre enfant ! Mon père, recevez les bénédictions d'une malheureuse mère pour le service que vous avez rendu à son fils.Et de nouveau, couvrant de baisers ces mains vénéra- bles, elle sanglota amèrement.Puis, après un instant de silence : — Comment donc l'avez-vous pu faire î Oh ! parlez-moi de mon fils, cola me fera du bien.— Colui qui vous avait enlevé vos enfants, no voulut pas que fies parent* eussent la consolation de pleurer sur lui, et, l'enlevant au milieu de la bataillo où il était tombé, en combattant en héros un père qu'il ne connaissait pas, il me l'apporla en m'ordonnant do l’inhumer.— Vous connaissez donc lo misérable qui m'a ravi mes enfants 1 — Je lo connais.— Sou iio.n I son nom I mon père ; que je le maudisse avant Je descendre au tombeau I — Ije Christ en croix pardonnait à ses bourreaux.— Oh I le Christ n’était pas une mèrel eût-il pu pardonner au meurtrier de ses enfants ! Et laissant rolomber sa tête sur sa poitrine, elle s'abandonna aux larmes et à l'amertume de lu douleur qui noyait «on Ame sous ses Ilots amoncolés.Après avoir pleuré de tout son coeur, elle releva tout à coup la tfito et dit : — Puisque vous connaissez le ravisseur de mcB enfants, voub savez peut-être aussi ce quo l'autre est devenu J — Peut-être I C'était une tillo, u'est-ce pas, madame 1 ' — Oh I vous le savez donc 1 — N'avait elle point une Heur de nénuphar gravée sur le brt.8 1 A ces mots, la malade ouvrit de grands yeux ébahis sur le missionnaire, qu'elle contempla un instant frémissante et comme saisie d’un tremblement nerveux.— Oh I je vous en supplie, dit !e prêtre, calmez-vous, vous allez vous tuer ! — Ohl mon père, parlez I parlez I ma fille vit-elle encore 1 — Elle vit, répondit le père, mais, au nom de Dieu, n'espérez pas trop.— Elle vit I pourrai-je la revoir avant de niourrir 1 — Peut-être I — Où est-elle 1 mon père, où est-elle 1 — Noub pourrions peut-être la faire venir jusqu'ici en quelques jours, si vous étiez asse?calme pour vivre jusqu'à ce que nouB ayons eu le temps do la mander ot de la préparer à vous revoir.— Oh I je serai calme, mon père ; je vivrai, car je veux revoir mon enfant.Vous allez voir.Et, par uu immense effort de volonté, ello s'efforça de calmer les mouvements de son cœur qui battait à se rompro dans sa poitrine.Mais ses regards restaient ardents, ses membres continuaient à trembler ; la fièvre, plus brûlante quo jamais, la dévorait.Cependant, après un iiiBtsnt d'émotion inexprimable, croisant les mains sur sa poitrine, elle reprit : — Ils étaient encoro tout potits quand ils me furent enlevés.Je los trouvais si beaux, mos deux anges adorés, dans leur léger berceau d'osier I J'étais alors si heureuse de Icb aimer I On eût dit qu'ils ne tenaient la vie que de moi, ils n'avaient rien des traits ot de la couleur de lour père.C’était mon uuique conso'ation.Mon Dieu, que j'ai été malheureuse ! lorsqu’ils me furent ra-fis, jo les avais secrètement baptisés, mon pèro ; c'é-taient comme deux petits chovrcux que je mangeais de mes baisers.Leur père avait gravé doux noms autour de l'aigle et do la fleur de nénuphar destinés à les faire reconnaître.Les avez-vous vu ces noms, mon père 1 — Ottanis et Nélida, répondit le missionnaire.— Ah I ce sont oux, co sont bien eux, reprit U malado ; mais, hélas I mon pauvre Ottanis, ta mère ne te reverra plus ! Et ello se remit à pleurer, car les larmes paraissaient intarissables, dans co cteur de mèro percé du glaive de tin.lus les douleurs.Mais commont avez-vous pu savoir que ma fille avait au bras cotte fleur de nénuphar entourée de ton nom 1 dit tout à coup la mère anxieuse. Montré»!, 9 murs 1907 — Mo 312 LX TkSSK - TKUFB 01 — C'ett à moi que le ravisseur confia vos enfants pour les élever j ils ont grandi sou» mes yeux, nourris, ins-truits, guidés par moi.Ce fut alors comme une explosion dan» le cœur do cette mère infortunée.Elle resaisit les mains du vieillard qu'ello couvrit de nouveaux baiser», puis d'une voix ploine d'ineffable envie : — Oh I que voue avez dû être heureux de pouvoir vous consacrer à eux I Le vieillard sourit de cette adorable naïveté de la mire qui oroyait que tout le monde devait éprouver, à élever Bes enfants, le bonheur qu'elle en eût ressenti elle-mflme ; mais reprenant tout à coup sa physionomie gêneuse et grave, il ajouta : — J’ai été bien heureux, car je les aimais comme s'ils eussent été mos propres enfants.Tous deux étaient soumis, obéissants, reconnaissants et bons.— Comment donc avez vous laissé partir mon fils, pour qa'il s'exposât aux terribles dangers qui devaient lui enlever la vie ?— Madame, il m’abandonna pour aller à la recherche de son père et de sa mère, deux biens qui manquaient & sou noble cœur, car, sans vous connaitre, il adorait sa more.— Cher et malheureux enfant ! combien cette mère ne t'aimait-elle pas, et qu'elle eût été heureuse de te serrer sur sa poitrine, no fût-ce qu'une minute 1 mais le Ciel ne l'a pas permis.— Il vous rendra une fille qui no voub aime pas moins, reprit le prêtre.— Kst-elle belle I dit la mère.Comme elle doit avoir grandi 1 — Vous deviez lui ressembler, il y a vingt ans, madame, reprit le vieillard.— Mais où est-elle dono ?Vous savez où elle est, puisque c'est votre fille adoptive ?— Kilo est ici, à Toronto même.— Ici I ah I jo veux la voir, à l'instant même I reprit la mûre dont le cœur battit de nouveau avec une force terrible, tandis que ses joues s'enflammaient et quo pea regards étincelaiont — Si vous me jurez d'être bien calme, je vous promets de vous l'amener, aujourd'hui même ; il faut que nous la préparions à cet entrevue, je no veux pas la tuer par trop de bonheur.Elle vous aime tant?— O mon père, elle est jouno et forte I à cet âge, on supporte tout ; mais moi, si vous ne vous hâtez, je sens que je serai morte avant d’avoir revu mon enfant.— Il ne faut pas mourir, il faut vivre pout ello I — Oh I je ne demanderais lias mieux, mais jo sens que le Ciel en a ordonné autrement.Peut-être ne me reste-t-il plus que quelques heures à vivre 7 Hfttez-voub, mon père, si voua ne voulez quo je meure sans la revoir.— Alors faites un offort, lâchez de vous faire à cette idée, à ce bonheur, je vais vous la cherchor.Au nom de Diou, que cette joie no cause pas votre mort 1 — Oh I que je meure dans les bras de mon enfant, et je bénirai Dieu, au contraire I murmura tout bas la malade en voyant le prêtre s’éloigner.Celui-ci trouva Nélida rêveuse ot pensive.S'approchant d'elle le sourire aux lèvre», il lui dit : — Nélida, mon enfant chérie, à quoi penses tu en ce moment 1 — Père, je songeai» à la lettre du chevalier Louis, et je me disais que je serais bien heureuse, si ma mère, à moi pouvait aussi bénir notre union.— Toujours cette idée de ta mère I L'affection même du chevalier, n'a doua put en détourner ta pensée I — Au contraire, depuis quo je dois l'épouser, jo sens davantage encore lo besoin d'une mère, pour lui diro mille choses dont je ne pourrais parler qu'à elle.— Et si je te faisaia retrouver cette mère, m'aime rais-tu bien, mon enfant 1 La jeune fille le regarda avec aes deux grands yeux bi brillants, pour voir s'il no plaisantait pas.La figure du missionnaire était grave et pâle ; une légère tristesse la voilait.— Serait-ce possible 1 s'écria-t-elle, haletante.— Chèro enfant, dit le prêtre d'une voix grave et lente, votro mèie vit, mais je doute que Dieu daigno lui conserver longtemps encore la santé.— Ah ! mon Dieu ! voue l'avez donc vue, vous ne mo trompez pas 1 — Je l'ai vue.maia jo tremble à la seule pensée de ce que voub aller éprouver, en la revoyant.— Père, ne peiiKons paB à moi, courons embrasser ma mère.— Mon enfant, un peu plus de calme, trop de précipitation pourrait lu tuer.Votre mère ost bien malade, Nélida! — Et je ne suis point encore près d'elle pour la secourir I Mais viens doue, viens, père! hâtons-nous I Et elle s'élança au bras du vioillard pour l’entraîner ; niais olle s’aperçut alors que de grosse» larmes coulaient lo long de ses jouis.Elle tomba dans ses braa et dit en le couvrant de baisers : — Pourquoi donc pleures-tu ?Serais tu triste de me voir retrouver ma mère 1 — O ma fillo | — Pour qui donc pleures-tu ainsi 1 — Nélida, mon onfant, je voub l’ai dit, votro mère est bien mal.— Ah I mon Dieu! ma mère se meurt et je ne suis point encore à ses côtés! s'écria la jouno fillo.Une pâleur mate couvrit aussitôt Bon visage, elle regarda de nouveau lo vieillard qui ne répondait pas et s'évanouit.En ce moment, lo chevalier, qui avait entendu son cri, accourut.Le vieillard lui expliqua en quelques motB ce qui s'était passé.On s’empressa de rappeler la jeune fille au sentiment de l'existence.Dès qu'ello revint & olle, ello s'écria : — Ma mère I ma mère ! où est ma mère ?— Nous allons auprès d'elle, dit le chevalier dont la voix tremblait d'une émotion extraordinaire.— Oh ! depuis longtemps nous devrions y êtro, dit lt jeune fille en s'appuyant à son bras.Bientôt tous trois arrivèrent auprès du Ht de la mourante.La pauvre femme avait voulu se levor pour recevoir sa fille.Elle s'était fait asseoir sur un fauteuil que lui avait prêté uno dame compatissante qui secondait le zèle du père Mesnard.Quand elle vit la porte s'ouvrir, elle éprouva un tressaillement dans tous son être.Elle était plus pâle que la mort.Elle étendit les bras et vit une grande et belle jeune fille s'y précipiter.— Ma fille ! dit-elle on la serrant sur son cœur et collant ses lèvres sur son front, — Ma mère ! lit la jeune fille agenouillée devant elle et la serrant dans ses bras.Et longtemps toutes deux demourcront embrassées sans proféror uno soulo parole.Ce» doux âmes se fondaient dans un seul sentiment d’amour.Il y avait si longtemps qu'elles s'aimaient Bans avoir pu se le dire ! Cette longue étreinte avait pour elles une félicité ineffable.Le vieux prêtre détournait la tête pour essuyer uno larme.Lo chevalior contemplait la jeune fille dans les bras do la mère, l'Atuc émue et profondément attendrie.Tout à coup, ht maia je éloigna lentement la belle tête do la jeune fille pour la conteinplor tout à son aise, pour se rassasier de la vue de son enfant qu'elle n'avait pas vue depuis tant d'annéeu ! — Oh I qu'ollo est bello I dit-elle, et.que j'aurais voulu pouvoir l'aimer longtemps I — Mèro I noua no noua quittons plus, et ma vie tout entière sera consarcée il te rendre heureuse.— Hélas 1 mon enfant, je vais mourir I La jeune fillo fut comme frappée au cœur par ce mot torrible ot s’évanouit de nouveau.Le chevalier s'élança pour la recevoir dtns ses braa, et la fit kssooir auprès do sa mère, tandis que le missionnaire s’éfforçait de la rap-poler à la vie.— Oh ! malheureuse que jo suis, disait la pauvro mère, c'est moi qui l'ai tuéo 1 — Madame, votro voix seule la rappelle à la vie, dit le chevalier, voyez, la voilà, qui se ranime ! Un instant après, la jeune fille se levant, pour s'élancer de nouveau aux genoux de sa mèro.Alors ce» doux femmes s’accablèrent des caresses les pluB tendres, de toutes les marques de la plus touchante affection.— Oh I je ne veux pas que tu meures, vois-tu.disait Nélida en couvrant sa mère de baiser», car je mourrais aussi.Dans un mouvement qu'elle lit, une des açrafes de aon corsage s'étant défaite, découvrit légèrement son épaule.La mère, d’une main frémissante, acheva de mettre le bras à nu et vit la fieurde nénuphar outourée de aon nom.Couvrant de baisers cetto marque qui l’ae-surait complètement de la |H>Bses»ion de son enfant, ello disait : — Ah I tu es bien ma fille, ma Nélida chérie 1 Maia la jeune fille rougissante, ramenant sa robe sur son épaule, lui dit : — Mère, pensez donc qu’il est là.— Qui?— Mais lui I mon fiancé I Pour la première fois, la mère tout absorbée dans sa tendresse pour Ba fille, fit Attention au chevalier.Cette belle et noble figure, tout inondée de larmes, cet habit militaire qu’il portait ai bien, tout dans sa personne parut faire Bur la malade une impression extraordinaire.— Grand Dieu I qui êtes vous 1 s'écria-t-elle, en vous voyant, j'ai cru retrouver mon frère ; mais il n’est plus ; il y a vingt ans, il vous ressemblait.— Et moi, dit le chevalier, en vous revoyp.nt, j'ai cru appercevoir ma mère, mais vieillie de vingt ans.— Votre mère I — Mais oui, ma mère, Anne Plessis, aujur do Mgr.Plessis, évêque de Québec.— Il y a un évêquo à Québec ?— Mais oui, le frère de ma mère, — Il s'appelle Joseph-!>ctave.— Comment le savez vous 1 — C'est mon frère.— Ah I Dieu I vou* seriez ma tante.Et le chevalier tomba, à son tour, aux pieds de celle qu'il étUt venu chercher au péril de tant de dangers, en lui racontant ce qui l’avait déterminé à se rendre en Amérique.La malade tira de son sein un médaillon qu'elle remit au chevalier, en lui disant : — Voilà le portrait de ma sœur et le mien.— C'est bien cela, dit le jeuno homme en l'ombras sant avec amour.La pauvre mère »orra dans bos bras les deux jeunes gens, qui lui racontèrent comment ils a'étaient connus et aimés dès leur première entrevue.L.T.(à suivre) NOUVEAU FEUILLETON Nous commencerons dans le prochain numéro la publication d'une œuvre littéraire de la plus haute valour.Nous recommandons à nos lecteurs la lecture de L’ENFANT DU I'ÊCHBUR roman oha-sto dont l'action est dos plus dramatiques.PATRIOTISME PRATIQUE Nou» prions respectueusement nos lecteurs do par 1er favorablement du Passe-Tkmi’s, lorsque l'occasion s'en présentera.C'est un moyen de propagande à la portée de tous, et oui aurait de» résultats aussi profitables à nos abonnés qu'à nous-mêmes.L'argent qui sort du ^nys no revient pas, ajouterons nous, pour ceux qui préfèrent les journaux étrangors aux nôtres.On n'attache point ses amis pir les récits qu'ou leur impose, mais par l'intérêt qu’on prend aux récits qu'ils nous font.Yvonne Sauukï.Pour la TOUX la plus rebell.-, et le RHUME le |-) 1-1 / I KA ET VD ï J / J t\A A Il n'y a rien de semblable.Rien aussi bon.Rien plus opini&tre, les AFFECTIONS de la gorge et W 1^1 j \ j \ \ t**! / \ M I / qui ne puisse le remplacer.Il effectue une guérison «les poumon», le meilleur remiJeest le .LJ i lU < IL-* 1 \I 1 I 1/ VU sans déraiger l'estomac.Prix, 26c la bouteille 02 La PAMi-mn No 312— Montréal, 8 mars 1()07 NOS FRIMES Toute perionne qui t'abonne ou renouvelle ion abonnement au Pant-Tempi pour un an (fl.SOj, peut choisir datu la litteci-detioui pour UNE PIASTRE de marchandise, comme prime.Au cai où la tomme du article! choiiii dépat-terait une piaitre, il eit entendu qu'on devra ajouter la diffnnce au prix de fabonnement.ÜNF.PIASTRE DE MC)RCEAUX DE MUSIQUE, Chansonnibm od Livres Divrrb è choisir dans la Catalogue de Uuiique et de Librairie du I’assb-Tempb.Si l'on choisissait d«s livres on morceaux de musique pour plus d'nne piastre, on devra ajouter au prix de l'abonnement le montant de cotte différence.Demandas notre oatalogue, envoyé franco.SIX MOIS D’ABONNEMENT Aü PASSE-TSUPS — C’est-à-dire ton le.numéros parue durant les six mois précédant exactement la date de l’abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSK-TEMPS à ohoisir dans U liste de la Muiique dijà parue (voir Partie muaioale).Ces anolens numéros se vendent 10c chacun, et notre coupon de primes ne peut être utilisé en ordonnant dos anciens numéros.CENT CARTBB DE VISITE, sur bristol extra fin, caractères classiques et originaux: DEUX LIBRETT08 D'OPÉRA, avec paroles française» et anglaises, ainsi que la musique de chant, à ohoisir dans la liite oi-dssaous : Belle Hélène (la) Fleur de Thé Grande Duchés*» Barbe-Bleue Geneviève Orphéus Fille de Mme Angot (la) Giroflé-Girofla Périchole Cia librottos sont aussi envoyé» franco sur réesption de 50o pièce.UN ELEGANT POSTE-MUSIQUE, en cuir chagriné, codeur brun riohe solida et bien aménagé, irréprochable sous tou* rapporta.Axtiole india pensable aux professionnels et aux amateurs.Se vend 91.76 ohea tous les marchands de musique.Ajouter 76o au prix de l’abonnement pour recevoir franco, soit 93-26 en tout.UN SPLENDIDE PAROI8SIEN BIJOU de 360 pages, format de poche riohe reliure capitonnée en veau ou ouir de Russie, aveo monogramme de ré sur le plat, garde-ohromos, tranche rouge sous or, ooina arrondis, dont le prix chez tous les libraires est de une piastrs ; 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Montré»!, 9 mars 1907 — No 312 LE PASSE - TEMPS Ü5f lîONCRBT On nous apprend (le Québec quo des amatoura «ont à organiser un grand concert, lequel aura lieu h la salle Salaberry yors le 15 mars prochain.Au moins qua-rauto oxécutants prendront part à ce concert organisé au profit d'une bonne œuvre paroissiale.One jolie soikék Grâce à l'amabilité de» membres du cercle Chevalier de Lévis, nous avons passé, jeudi, lo 28, au Collège, en compagnie d’une assistance aussi nombreuse que distinguée, la plus délicieuse petite soirée qui so puisse désirer.L’annonce d'une soirée au Collège de Lévi» a toujours le don d’attirer les auia teurs et chaque représentation plus réussie que la précédente si possible, nous apporte la prouve do ce louable empressement, l'opérette Les charbonniers a été enlevée avec un brio merveilleux et tout à l'honneur des figurants.La pantomime, joliment réussie, a fait 1 rire aux larmes.Il est dommage que le cercie Chevalier de Lévis ne nous prépare pas plus souvent de ces jolies surprises, quand üb ont dans leur sein les plus beaux éléments et de vrais talents.« La Musique a Joliette La ville de Joliette possède dans ses murs, depuis quelques années, une magnifique organisation musicale.11 y a maintenant cinq ans que cette société est fondée et elle a toujours marché, depuis, dans lo voie du succès et du progrès.Cotte société a pour but principal le maintien d'une fanfare, d'un orchestre et d'un orphéon.La fanfare se compose de plus de trente membres et son orchestre de vingt.Los citoyens de Joliette sont fiers do leur organisation musicale, aussi ils aident ii son maintien par leur obole dans les séance?, concerts, etc., au profit de cette institution.Los élections des officiers pour l'annéo courante ont eu lieu tout récemment et ont donné le résultat suivant : Prétident honoraire, Dr J.J.Sheppard ; président aotif, Dr J.0.Bernard ; 1er vice président, J.T.Gaudet ; 2e vice-présiaent, J.T.Grave] ; secrétaire, Is.Ducharmo ; trésorier, J.R.Dugal ; conseillers.Dr.J.A.Laurin ; A.Murtineau ; bibliothécaire.J.A.D.Gervais ; Le chef de musique actuel est M.Emile Prévost, qui a succédé à feu J.Napoléon Hébert, décédé l'été dernier Dans toutes les magnifiques fêtes civiles et religieuses organisées à Joliolte et dans les paroisscB environnantes, on a recours à 1 Union Musicale de Joliette pour on rehausser l'éclat.Joliette, chef-lieu du district du mémo nom, est une ville qui marche il grands pas dans la voie du progrès, et les citoyens s'imposent de nombreux sacrifices pour maintenir les organisation» qui leur font honneur.MOfJ D^NITES (Suite de ln page 76.) En ville " Tu n’as pas écouté ma loi.Femme, pourquoi 1 Mène uue vie pénitente ; Dans ma rigueur, Tu souffrirai, lorsqu' t'enfant'ras, De grand' douleurs.“ Adam, tu mangeras ton pain Avec chagrin.Va cultiver la terre ingrate ; Sors de ce liou I Et n'attends plus que je te Hatle : Je suis ton Dieu.” Je te fais mes derniers adieux Les larm's aux yeux, Jardin charmant, heureux parterre I Quel triste sort I Je m’en vaiB cultiver la terre Jusqu'à la mort I Un ange vint le consoler Et lui parler.Lui annonçant que le Messie Vieudrait un jour Naître de la Vierge Marie, Pour leur amour.Enfin le temps si désiré Est arrivé.Dieu touché de notre misère.Envoie son Fils.Et voilà le fruit salutaire Qu'il a promis.Dimanche, le 17 février dernier, Mme lies-sette, de la rue Saint-Hubert, donnait, en l’honneur des élèves du Conservatoire d'Art Dramatique, une charmante soiré.-.Il y eut chant, musique et déclamation.Les élèves du Conservatoire interprétèrent deux jolies comédies de salon : la Vieille Maison d’André Theuriet, et la foie fait peur de Mme E.de Girardln.A minuit un délicieux goûter fut servi Etaient présents : Mmesjean ¦ Niquet, A.Bessette, Roy, Jos.Lamoureux ; Mlles Bertha et Angélina ISessette, l.aura Lussier, Yvonne et Adrienne Roy, Aline et Adrienne Duhamel, Eva et Louise Giguère, Irène et Maria Joly, L, Verrault, Yvonne et Alida Choinière, L.Iiarvie, A.Thouin, B.| Choiniire, I’.Brouille!, R.lamouieux, K.et S.Vinson ; MM.Jean Niquet, D, et X.Bessette, !.II, Ciépault, W.de Laboisson-nière, A.Faguy, C.Bessette, R.Landry, A.I.lissier, R.Bcrîiand, H.et A.Fortier, G.Thibault, R.Duhamel, Kmery K.Grave!, D.l’aquin, M.E.Rhéaume, J.W.et J.A.Roy, L.Sauvé, T.Pretty, M.Leclerc.• M.et Mme Georges Penin, d'Ottawa, accompagnés de leur fils, René, sont en visite à Montréal, pour huit jours, chez leur tante, Mme Bruyère, 167 rue Amherst.• Mlles Lamy, delà rue Dorchester, donnèrent un intéressant euchre ces jours derniers.La partie fut suivie de chant, musique cl dé-clamaiion.Les prix furent remportés pai Mlle L.Brady, M.A.Dion, MM.A.L.Normandin et W.Lamy.* Mme William Roy, de Saint-Ilemi, est partie !e 12 mars pour Los Angeles, Californie, rendre visite il ses parents.Elle sera de retour vers la mi-avril.• M.D.Joseph B rousseau, de Montréal, est parti le 27 février, pour un voyage à Milton, N.H.• Le 24 février, avait lieu, au iMonument National, une charmante réunion de parents et d'amis, donnée par M.et Mme H, Normandin, pour fêter le retour du voyage de noces de M.et Mme Albert Deslorges.Il y eut présentation d’une adresse, pir M.Thomas Normandin, frère de la mariée.M.Deslorges, le marié, y répondit avec beaucoup d’à-propos.MM.Léon Labelle, E.E.D., et Wilfrid Bissonnette, firent des discours des mieux réussis, M.R.Latlcur chante fort joli* ment.* Le 27 février, avait lieu cher.Mademoiselle Mathilde Pelletier la première réunion du "Club Amical.” Tous les membres étaient présents.MM.Alexandre Labelle et Jos.Pelletier, les deux organisateurs du club, ont été élus respectivement président et secrétaire correspondant.La soirée s'est terminée par un délicieux goûter.* Le 24 février, il y eut un joli "surprise party" chez Mme I.afond, de la rue Saint'.Hubert, à l'occasion du 15e anniveisaire de naissance de sa fille, Mlle Adrienne.• Chez Mme Ijmgne, de la rue Sainte Elisabeth, une charmante partie de euchre a eu lieu le 26 février.* WEBSTER Mme Napoléon Coderre, de Nortli Gros-venordale, Conn,, était la semaine dernière en promenade chez M.Napoléon Paul.SOIGNE/.VOTRE MISE Le succès dans vos affaires en dépend.Le tailleur fashionable, M.Ferdinand Moretti, vient de recevoir toutes ses marchandises de printemps.Il est maintenant prêt & recevoir les commandes pour complets.Coupe et confection sans égalcs-No 10, rue Notre-Dame Oaest, près Côte Saint-Lambert.CA IET VOLE A LA BRASSERIE Les brasseurs américains n’ont qu'une confiance modérée dans leurs clionts.Aussi prennent-ils la précaution de graver sur les ustensiles mis à leur disposition une inscription destinée à les protéger contre les ravisseurs possibles.Lors du voyage du prince Henri de Prusse en Amérique, cette sage habitude eut un résultat imprévu.C'était chez le président Roosovelt, qui offrait à son hôte de la bière servie à l'allemande dans des pots en grès empruntés à la brasserie voisine.Lo visiteur vida sa chopo d'un trait, puis partit d'un grand éclat de rire.Il venait d'apercevoir au fond du îéoi-pient cette inscription.préventive : Volé à la brasserie X.5e avenue.LA PUCE SAUVAGE L'automne dernier, un dresseur de puces avait été autorisé a donner une représentation dans un château où sans doute l'on s'ennuyait un peu.Notre homme arriva avec «a minuscule méiragerie et commenta sou boniment.— Mesdames et messieurs, dit-il, ces Kitites bêtes obéissent à ma voix.Voici oméo I A l'ordre Roméo, avancez et saluez.Très bien.Hop I allez tejoindre Juliette.Ah! mon Dieu, Juliette a disparu.' On cherche partout.Point de Juliette.Des rires étouffés éclatent.— Voyons, dit le ch&telain pris do commisération pour le désespoir comique de son hôte, Juliette se sera réfugiée !.sur qui, à votre avis ?— Si j'osais voub l'avouer, monsieur le comte, fit le pauvre dompteur en rougissant de timidité, jo vous dirais que ce doit Être sur madame la comtesse.— Eh I bien, mon brave, nous 11e vou Ions pas vous fairo tort.Madame la comtesse va passer une minute dans ses appartements.Peu après la comtesse revenait, tenant délicatement entre 1e pouco et l'index, une puce.Le dompteur B’en empara aussitôt, mais 1a rejet.» plus vite encore.— Hélas, gémit-il, je suis ruiné.Ce n'est pas Juliette.C'est une puce.sauvage.BOUTS RIMÉS Une Lctrice assistait à la première représentation de Vert-Vert, tenant un magnifique bouquet de roses et affichant un visage plus fleuri qu'elle n’eftt voulu.Dumas fils improvisa er-abnipto le quatrain suivant : A Flore elle a fait un larcin.C'est un printemps en miniature.Elle a les roses dans h main Et les boutons sur la tiguro.AUGUSTINE BROHANT Augustine Brohant, la célèbre soubret te de la Comédie-Française, avait autant d'esprit que de talent.ün jour, Mmo Allan, Bon aînée do plus de vingt aos, lui avait adressé une phrase désobligeante.“En croisant deux camarades qui causaient au foyer, elle s’enquil.de l'objei de leur conversation.— Nous parlons de h.création du monde, lui fut-il répondu.— Je n’y étais pas, s’écria-t-elle, mais voyez donc notre doyenne.Mme Allan.Une jutre fois, un acteur qui, au con traire délie, avait peu de talent et encore moins d'esprit, vint frapper à lu porte de sa loge .— Augustine, ouvrez-moi.— Voici l’écaillère, répliqua-t-elle toute souriante en ouvrant la porte.Une nuit, se promenant au bois de liou -logno avec Alfred de Musset, ello aperçut dans l’herbe un ver luisant qu'elle s’ein- Sressa de ramasser et d'offrir à l'autour e liotla.— Tenez, mon poète, lit-elle, voici une étoile pour allumer votre cigare.Ci', ons encore cotte charmante réponse à un envieux qui refusait à Emile Augier tout talent et lui reprochait son nez de travers.— Vous avez dû le rencontrer uu jour où il faisait du vent,.INVITATION MACAIIRF.L'Etat do Californie, il y a quelque temps, accordait aux condamnés à mort le droit d’inviter cinq de leurs parents ou amis à assister à leur exécution.Voici la reproduction de la curieuse invitation lancée par un des dernier» exécutés sous le couvort do r.tdniinistratour pénitentiaire."Prison de l'Etat do Californie San Quentin." Vous êtes respectueusement invité à " assister à l'exécutiop do W.-R.T.qui " aura lieu vendredi, à dix heures trente "du matin."Prière de présenter cette lettre au "capitaine J.-F.Birelem, au bureau si-“ tué en faco de la prison."Cette invitation est riquuretuiement “personnelle''.W.Haie, (/(/''lier, P.S.Prônez lo bateau de 7 h.30 du matin, vià Tiburn ou celui do 8 h.15, viA BansaliU.PIGEON CONTIIE LOCOMOTIVE Uno revue scient:fique d'Angleterre nous annonce comme inédite l’expérienco suivante : Au moment précis où le train rapide de Londres, qui ne fait aucune station, partait de Douvres, un pigeon voyageur et londonien fut lûclié.Il s'éleva assez haut, tournoya, puis partit à son tour.Lo train faisait !)(i kilom.5 à l'heure, 1 kilomètre 009 à la minuto.Il semblait donc que l'oiseau n’eftt pas do chance ot que les parieurs qui avaient misé Bur lui en dussent être pour leurs frais.— En Angleterre, il n'y a pas plus de science que de «ports sans paris.Par le chemin de fer, la distance entre Douvres et Londres est de 12.'! kilomètres.Or, le pigeon dédaigna cettu route et prit on droite ligne celle do Maldeton-ne ot de Stiggilisbourne, abrégeant ainsi un trajot-se : Mariette de B., Ile Perrot Village, -« ¦*« Les Cordes “Impérial" Pour Violon, Mandoline, Qnitare, Benio.>l«., ineonlefUblement les lilleorefl nur le œarehé.WSt" Réparation de tont in*tru-ent de munique exécutée avec soin, liienee et à Bax prix.D.H.Dansereau, 46 Hne Bonsecoars, MONTRE A Ii.-t-S Tél.Bru.: Main 2469 Bureau du soir : 235 rue Maisonneuvr Tél.Bell : Est 2058 E.D.AUMONT Comptable et Collecteur Commissaire C.S.Courtier d'immeubles, d'Assurances et de Placements Achat do comptas, billots, jugements, dettes de livres, etc.Location, vente ot échange do places d'affaires.$1.000 à 50.000 à prf-ter sur hypothèques.No 76, ru© Saint-Jacques, Montréal Collecteur autorisé du Faut- Tmpt.CONTRE Bureau ftïTH-tpol; 52 RueS';|ciajues Suu-cription $200,000.00; A'Si rance* en force : $2,500,000 .00 TAUX REDUITS, GARANTIES INDISCUTABLES, PERTES PAYÉES PROMPTEMENT Pourquoi ne |>as encourager “ I.a Providence1 ' qui esi une institution nationale économique ?Avis aux vrais patriotes de vouloir bien s'adresser, pour awumuce, h X-.PICARD.3-ormt, Instruments de musique & Musique en Feuilles M.lAvallée vient de recevo'r directement des manufacture européennes un choix considérable d’instruments de Musique pour être sacrifiés au prix du gro i.Jugez vous-même par les prix suivants : VIOLONS, $3.co à $75.00.MANDOLINES AMERICAINES, $3.00 à S5°.oo.GUITARES AMERICAINES.$4.00 & $35.00.CORNETS.$8.00  $75.00.FLUTES.$6.00 à $roo 00.CLARINETTES, ALTOS, BASSES, TROMIIONES, BARITONS à prix réduits.Aussi un assortiment d’INSTRUMENTS DE SECONDE MAIN, en très bon état, pour être vendus à des prix défiant toute compétition.Agent pour liESSON &• CiK, de Londres, Angleterre.PELISSON, GUINOT &¦ Cie.de Lyon, France ; J.W; YARK, Grands Rapids, Mich.35 BOULEVARD St-LAUIîENT MONTREAL Olh-s.Lavallso Librairie St-Louis 288 Stk-Oathrbine-Est, - • Montréal Almanachs pour 1907 Viennent de paraître pour 1907 Us Almanachs "Hwtaatti et du Dr»psau aux prix de SO.89, 00e, $1.00 et $1.25, plus 5 osnt* pour i«oste.L’Almanach Vermot à 60 et 7S cents, plus 10 oents peur la poste.L'Almanaoli Amusant, Du Oaliinhouis.Des Devinettes.On l’are' ur, Du Bon Ton.Des Q»j-eonnades à 15 eents, 17 cents par la poste.Albums ponr Oartts Postales eontensnt 100 à et MI cartes » 2S cents, MO si (00 oartes à 50 eenU etSOO oartes iîl.OO.Commandes eifcoMee par le retour as la malle.Timbres des Etats-Unis il vendre au bureau du Passs-Temi's.Jos.B.Lovell ELECTRO CLICHEUR 23 rue Saint-Nicolas MONTRÉAL Execution surfaits & rromntelirraison OFFRE SPECIALE En nous envoyant le nom et l'adresse d’au moins dix iiersonnes susceptibles de s'abonner au PASHB-Tmirs, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.LE PASSE-TEMPS No 812 — Moi.tréal, 9 mars 1907 COUPON DE PRIMES Le prix de chaoue article énuméré comme primes de Musique et de librairie sera diminué de 5 cts, si la commande est accompagnée de ce coupon _ Læ coupon m peut être utilisé oo»r les Noa d« louraaL
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