Le passe-temps, 1 janvier 1906, v. 12, no 287
PER P-26 fov ^ Vol.XII — N° 287 Montréal, 24 mars 1906 ‘U'a No 0 sous h^PaSSe - Abonnement ; $1.50 par année.J.E.Belair, éditeur.Adresse: 16.rue Craig-Est, Montréal.Mme ALBAN1 QUI DONNERA UN CONCERT D'ADIEU AU MONUMENT NATIONAL, LUNDI, LE 2#frtr>«r^io«r TEXTE : Portrait : Mme ALBANI.Chronique D* Quinzaine : DROITS d'AUTEURS.Emile Sibert Chronique Parisienne: L’ART DE PARI.ER,.Le Bonhomme Chrysale Poésie: DERNIERS FEUILLETS.L.-J.Doucet Monologue: CONSELS A UNE JEUNE FILLE.Alexandre Dumas, fils Coups de Ciseaux : L'HÉRÉDITÉ ALCOOLIQUE IIenr Roullaud Feuilleton : SECRET DE FAMILLE (tuile).D»ns le monde »rtiste ; — Mondanité» : — Block-Notes ; — Graphologie ; — Récréation ; — Jeux de société i— Pour rire, etc., etc.MUSIQUE : CIlANï ESPÉRER, C'EST CHANTER.Xavier Privas CHANSON COMIQUE L’ANGLAIS EMBARRASSÉ.Paul Couetois PIANO JEANNE, JEANNETTE ET JEANNF.TON, ouverture.Lacomk LA PETITE POLONAISE.Wolpramm Caron ORGUE BENKDICAMUS DOMINO.J.E.Marchand MANDOLINE et GUITARE CLEMENTIVA, murche.LtJlOI Provkra 98 LE TASSE-TEMPS No 287 — Montré*!, 24 mtra 1900 MUSICAL, LITTERAIRE rr FANTAISISTE Parait tout Ut quinat jour• Pour l'Amériout I Pour V Kurovc rin»n.tlJO ! fin an .10 frs Six mois.75 oU I SU mois.6 frs PAYABI.I D'iTAKOI En s'abonnant pour un an, choque «bonné reçoit en marchandises Une Prims valant $1.00 Demandez notre catalogue de primes Première Insertion .10 eta la ligne Insertions subséquentes .5 Conditions libérales pour annonces à Ion* terme.Les annoooes sont mesurées sur l'agate.Tout* demande de change - ont d’adresse doit être ¦ccompsgnée de l’ancienne adresse.Pour discentinuer de recevoir oe journal, il faut avoir payé tous ses arrérages.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute eomirunication LB PAF5B-TRMPS, Montréal.Can.oooooooooooooooooooooo Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du I’assk-Tkmps en s’adressant à tous nos Xnts locaux, mais plus particulièrement aux esses suivantes ! A Montréal: Arthur Yon, 1892 Stc-Catherine.Mme A.Bélanger, 1376# Ste-Catherine.A Qulbtc : J.Alt Guay, 283 rue St-Joseph.A Ottawa: Chs St-Jacques, 263 rue Water, CHRONIQUE DE QUINZAINE DROITS D'AUTEURS La question des droits d'auteurs vient d'entrer dans une nouvelle phase.Les tribunaux canadiens sont appelés à décider si le Canada doit respecter la propriété artistique étrangère, sans que les auteurs étrangers soient tenus de satisfaire à la loi canadienne, laquelle n’accorde sa protection qu’aux ouvrages étrangers réimprimés en Canada.C’est l'Association des journalistes ca-nadiens-français qui est au fond de l'affaire, attendu que les écrivains, compositeurs, etc., de France ou d'ailleurs, lesquels ignorent, pour la plupart, ce qu'est en réalité le Canada, n'apportaient aucun zèlo à entreprendre les procédures nécessaires.Un de nos principaux littérateurs, questionné à ce sujet, nous a fait tenir les lignes suivantes : • “ Depuis trop longtemps le Canada est, pour leséorivains étrangers, une véritable forêt de Bondy dans laquelle, sous l'œil complaisant de la Justice, ils se font dépouiller d'une partie du fruit de leurs travaux et môme de leur gloire.L'honorable juge Fortin, à la demande de l'une des viotimes, M.Jules Mary, est enfin chargé de décidor si ce vol organisé peut, légalement, se continuer ; si toute œuvre littéraire ou musicale importée d'Europe est la propriété de tous ceux qui la veulent, si nos journaux et nos revues auront longtemps encore la liberté de la reprodui-rocomme do l'inédit, après l'avoir démarquée, après avoir changé son titre et biffé le nom do son auteur ; si cette manne npportéo surtout de France sera suppri- mée h nos éditeurs qui, avec un Bansgêne et une élasticité do conscience superbes, se taillent des fortunes rondelettes dans le bien d'autrui.“ Je compte au nombre de moa amis une demi-douzaine de braves garçons plus ou moins jeunes qui, comme le patient de Berchoux, “.Eprouvai: A chaque instant “ Certain fiesoin imp/rùux d'écrire, “ De compiler, commenter eu traduire,' ’ et qui, malgré tous les déboires dont ils furent et sont accablés, persistent à en tretenir le désir aussi singulier que hardi de conquérir la fortune ot la gloire à l’aido de leur plume.“ Certains d'entre eux ne manquent point de talent et leurs œuvres seraient bien loin de déparer les colonnes do nos épaisses gazettes quotidiennes.Mais le moyeu pour ces pauvres diables de lutter avec l'involontaire concurrencedes grands écrivains français dont les articles et les romans se payent, on notre doux pays, d'un coup do ciseaux ot d’un peu de colle I “ Je voudrais pouvoir vous dépeindre l'anxiété avec laquelle mes amis les écrivains canadiens attendent la décision du juge Fortin, ot vous dire les rêves dorés dans lesquels ils se bercent tout en mangeant leur ration de vache enragée.“ L’un d'eux, qui s'est résigné, faute do mieux et pour le plaisir do Be voir imprimer, à faire cadeau de sa prose aux éditeurs de journaux de dimancho, me déclarait l'autre jour que, si les droits conférés aux autours par la convention de Borne étaient enfin respoctés au Canada, il refuserait énergiquement sa collaboration à moins do 8100 par article ou par nouvelle.Tout comme, jadis, Emile Zola I "Ce serait l'heure si longtemps attendue de la rovanche, ce serait l'âge d'or do nos écrivains.Et, dans quelques années, Sarah Rernhardt en ferait une tête en essayant de compter tous nos auteurs célèbres I ” • Nous souhaitons que le vœu exprimé dans los lignes qu’011 vient de lire se réalise.Mais nous avons bien peur que le poids du capital engagé sous le couvert de la loi actuelle dos droits d'auteurs fasse pencher la balance de Théinis au détriment de nos hommes de lettros.• MOT DE LA VIN A l'une de ces nombreuses soirées d'hiver où l'on fait de la musique, la fille de la maison avait attaqué 8» “ grando machine à variations " sur le piano.Pondant l’exécution, un des invités se penche vors 7,.ot lui dit d'un air entendu : — C’est un morceau très difficile I — Pas assez, répondit puisqu’on le joue I Emile Sibert.LA BELLE SAISON La belle saison s’en vient, les jours froils nous quittent j les vêtements légers vont apparaître, et le choix d’un bon tailleur s'impose pour la confection de vêtements les plus nou veaux et d'un fini tout à fait chic, ce que vous trouverez cliei le populaire tailleur, Ferdinand Morretti, 1658 rue Notre-Dame ; ci-devant de A, Résilier & Cie.CHRONIQUE PARISIENNE L'ART DE PARLER Quelques mot» prononcés par le dessi nateur Willette, au banquet qui vient de lui fitro offert, m’ont beaucoup frappé.On fêtait son ruban rouge.Au dessert, l'artiste s'est levé, afin de remercier les convives qui lui témoignaient tant do sympathie.Il a déployé un petit papier et n lu son compliment.— Excusez-moi, a-t-il dit, mais je n'ai pas l'habitude do l’éloquence.Quand j'étais moutard, 011 m’empêchait de parler.Plus tard, au lycée, c'est par signe, en levant la main, que je demandais la permission d'aller aux cabinets.Je suis arrivé h l'âge d'homme sans avoir appris & débiter trois phrases en public.Je souffre, aujourd'hui, de cette insuffisance, qui m'est commune avec les Français, légendairs-ment réputés bavards, muets et “ gueulards Car tel, qui n'osera pas élever la voix dans une assembléo, criera comme un sourd, si ses voisina se mettent à hurler.Savez vous bien qu'il y a du vrai dans cette boutade.Nous no cultivons pas assez l'art admirable, l'art divin aimé des Grecs.Je no me dissimule pas les difficulté» qu’il présente.On n’y oxcelle, on n'arrive à la maitrise.que si l'on possède des doua qui sont rarement complets, don» naturels, dons acquis : un physique intéressant, une physionomie expressive, une voix sonore, harmonieuse, ni trop aiguë ni trop sourde, ne se confondant ni avec le jeu d'orgue ni avec la clarinette, et capable d’exprimer tout ensemble ce qu'il y a de léger, profond, d'aimable, de tondre et de pathétique dans l'Ame humaine.Pou communs sont les orateurs qui possèdent cette gamme d’émotions et de sentiments.Jules Simon était de ceux-là.Ses successeurs, moins heureusement doués, penchent du oôté où leur tempérament les incline, les uns vers la grâce unie, athénienne, corrcote, nuancée d'ironie ; d'au très vers la métaphore fougueuse et d’autres vers la froide limpidité.Il en est qui pérorent debout, arpentant l'estrade d'un pas agité.Ce sont les tribuns, formés dans les luttes politiques ou qui s'entraînent k y briller.Les conférenciers, plus sages, restent assis.Ils ont sous les yeux des note» dont ils ne pourraient se Béparer sans dommages.Encore quand il ne s’agit que de simples notea I Mais, le plus souvent, c’est ie texte intégral de la causerie qu'ils feuillettent ou récitent de mémoire.Les débutants usent de divers stratagèmes pour tromper l'auditoire qui, d'ailleurs, n'oh est pas dupe Ils lisent sans avoir l’air de lire ; ils prennent des temps ; ils paraissent attendre le mot qui est là, tracé en gros caractères, sur le manuscrit, et lèvent un regard anxieux vers lo plafond do la salle, comme pour solliciter l'inspiration.Quand on ost plus ancien dans lo métier, on renonce à ces ruses eufantines.Si l'on n’est pas capable d'improviser son discours, on on donne lecture avec franchise.On saisit son papier d’uno main ferme, on ajuste son binocle et l'on dévide tranquillement les périodos préparéos à loisir ot dans le silence du cabinot.On tilche seulement de le» relevor par un débit net ut expressif ; ou y introduit des finesses de diotion, on les nuance, on leB colore.Malgré ces artifices, quelle que aoit la valeur du moroeau et l'habileté du lecteur, de tellea séances sont toujours mornes ; l'auditoiro s'y échauffe malaisément.Le lecteur, trop en sécurité, n’a paa de ces rencontres, de ces chocs subits, de ces trouvailles qui l'attachent & ceux qui l'é-coutent ot établissent entre eux comme un lien électrique.Sans compter que la conférence lui offre les piro» dangers.Si voua égarez, si voua brouillez vos feuillets, si un coup do vont les emporte, si vous los jetez h terre en préparant ïotre verre d'eau sucrée, vous demeurez bouche bée, et vous avez beau rire pour dissimuler vo- tre embarras, vous n'en êtes paa moins 011 sotte ot ridicule posture.Je me souviens d’une scène pénible unanimes, un essai sur Allialit.Soudain, il se trouble, il remue scs paperasses.Ses doigts s'agitent convulsivement.Il recule sa chaise, il renvorso sa carafe, il fouille dans la poche de son habit.Les spectateurs, ouo cette pantomime tiro de Jour engourdissement, commencent à se divertir.Des murmures courent à travers l'orchestra : rires furtifs, exclamations, mouchoirs pressés sur les lèvres, confidence» échangées entre voisins.Lo malheureux 1 Son angoisse dura trois minutes qui furent trois siècles.Et nous, sesamia, blotti» au fond de notre baignoire, nous avions le cœur étrangomont oppressé.L'homme qui improvise se tire d'embarras, Son esprit en mouvement lui suggère le mot utile, lo mot qui frappe, ou qui Rsuve.Il profite des incident» ; l'imprévu lui devient un élément de succès ; les interruptions l'excitent.Lesauditeurs lui savent gré do l'effort qu'il accomplit, et cela les dispose à l’indulgence.Enfin, de son côté, il éprouve cet enivreront qui naît de la difficulté vaincue.C’est le frisson du dompteur qui ne sait jamais, en entrant dans laçage, s'il ne sera pas dévoré par ses bête», et qui, lorsqu'il en sort sans égratiguures, se sent comme grandi ot comme exalté.Les bêtes, ici, o'ost le publie.Il s’agit de le séduire, de le courber obéissant et docile.Sarcey, qui était un maître incomparable en cet exercice, avait coutume de dire : — Quand j’arrive en scène et que j’ouvre la bouche devant ce trou noir où plusieurs centaines de personnes sont assemblées, j'ail'impresaion de 111e jeter à l'eau ; je nage dans l'inquiétude et l'obscurité, jusqu'au moment où je rencontre une bouée à laquelle je m'accroche.Alors, je suis sauvée.La bouée, il la trouvait toujours: c’était l'applaudisement, l'éclat de rire, l'explosion de gaieté qui marquait que l’auditoire était conquis par sa verve communicative.— Ça y est ! murmurait le bon Sarcey.Je les tien».Le courant eat établi I Et il continuait do plus belle, enflammé lui-même et soulevé par lu joie qu'il déchaînait.Admirable talent que la parole 1 Source do jouissance infinie I Merveilleux moyen d'action 1 Aussi est-ce un crime de ne point développer choz l'enfant cetto aptitude qui lui deviendra si précieuse.Je veux que mon fils prononce, avant l'Age do douzo ans, son premier discours.Lk Bohhommk Ciikysalk.d|oups de Cisf aux L'UÈRfiDITfi ALCOOLIQUE Au risque de passer pour un “raseur", Ie vais encore aujourd'hui vous parler de ’alcooliBme, ou plutôt vous mettre en rapport avec le docteur Legrain, qui a présenté Bur le sujet un si éloquent travail au dernier congrès international d'anthropologie criminelle tenu à Genève en 1902.Ce n'est pas tout à fait nouveau, on le voit, maiR les chiffres terrifiants exposés par le docteur Legrain n'en ont pas moins de valeur.Je prends donc la liberté de résumer les principaux passages de Bon remarquable rapport sur lo “ péril alcoolique ", La dégénérescence bérédo-slcoolique, à l’inverso des autre» dégénérescence», qui Bont l'œuvre du temps, a une évolution très rapide.1ère génération : Dépravation morale, excès alcooliques.2ème génération : Moquerie habituelle, manie, ramollissement cérébral. Montréal, 24 nuira 1006 — No 287 LE PANSE - TEMPS (19 Votait: Derniers Feuillets Les soirs très beaux, l’aube plus belle Pleurent dans le cœur ingénu.Scrutant la plainte solennelle Des vents d’automne au chaume nu, Parfois je m'en suis revenu Du petit lac où l'onde gèle, Portant le regret continu De quelque éternité rebelle : Rebelle à ce qu'on veut chérir, Ah ! 1» fuite des saintes choses I Ah ! le malheur de se mourir Loin du soleil et loin des roses, Loin des “ absents " le front morose, Loin, si loin de quelques amours, Et du nid, oit l'oiseau se pose, A la lumière d’autres jours I Le lien amer des destinées, Qui parfois se noue à nos fronts, Laisse les rides obstinées Par où l’on compte ses affronts.Si nous souHrons, si nous pleurons, Les tâches sont déterminées ; Comptons sur les divins pardons.Pour le vide de nos années I Si j’ai souri, j’ai dfl pleurer Devant la pleureuse nature, Par qui, mon cœur est derasuré Meurtri d'une grande blessure.Les insectes de leur morsure Dévastent le buis du terroir : Mon 8me, dans ce qu'elle endure, A craint la dent du désespoir.Qu’importe après tout que l'on ploie Sous l'étrange tourment du cœur ?Que la nuit nous fasse la proie De ses désespoirs sans lueur ?Qu'importe que l'on soit songeur Au refrain de quelque romance, Dans un grenier désolateur, Seul, seul avec ses souvenances ! Qu’importe que l'on soit battu Dans la grande bataille himune, Et que l’on aille mal vêtu Les dimanches de la semaine ?Qu 'importe la gloire incertaine Des " sans cuisine ” et des " sans-sous ?Si le bon Dieu voulut qu’on peine, C'est qu'il eut confiance en nous ! T.OUIS-JOSKl’H DoUCET.MONOLOGUE Conseils à une Jeune Fille Vous voilà, mademoiselle, quelque peu inquiète sur votre avenir, et vous demandez des conseils.La vérité, c’est que vous et nombre d’autres filles de votre milieu avez été élevées dans d :s idé:s qui ne sont plu s de mise : — Je ne peux donner que très peu de chose à ma fille ; mais elle est jolie, elle est instruite, elle est honnête.C’est bien le diable si, avec tout cela, on ne trouve pas un mari ! Eh bien I tout cela ne suffit plus pour trouver un mari, celui que vous rêvez, du moins ! Les hommes que vous vou* driex ne veulent pas de vous et ceux qui voudraient de vous, vous n’en voulez pas ou, plutôt, vous n’en voulez plus, car le luxe développé autour de vous vous a rendue ambitieuse et avide.On aura beau vous exhiber dans les salons, vous promener dans les stations balnéaires, vous exposer à Chicago, ce sera, partout, le même refraiu que vous n'avez que trop entendu : — Où est la dot ?Pourquoi les hommes ne vous demanderaient-ils pas une dot, puisque vous leur demandez une fortune ?Ayez une obligation à lots, qu’elle sorte et que vous gagniez cinq cent mille francs, tout deviendra facile.Les prétendants pieu vront comme giboulées en mars.Je ne vous dis pas qu’ils vaudront grand'ehose : mais ils seront très suffi-ants piur ce que vous cherchez : un autre nom que le vôtre, avec particule si c'est possible, une situation sociatc qui vous place au-dessus de vos compagnes, une liberté que vous n'avez pas dans votre fimille, une maternité qui ne vous attire pas outre mesure et que vous échangeriez, avec plaisir, contre quelques centaines de mille fraucs de plus ; enfin, une association qui satisferait votre amour-pr-’pre, où voire cœur n'aurait rien à faire.Voilà comment vous m'apparaissez, mademoiselle : l'ange de l'égoisme.le ne m’apitoie pas du tout sur votre compte, d’autant plus que vous n’êtes pas seule de votre espèce, vous êtes légion, Je crains bien, si l'école dont vous êtes persévère, que vous et vos semblables n'ayez de bien autres déboires dans l’avenir que ceux d'aujourd'hui.Ce besoin de jouir de la vie sans se donner la moindre peine et par l'intervention de l'homme, est le premier point d’appui du diable, quand il veut perdre une femme.On cher* che, d’abord, le bienfaiteur légal, et, si on ne le trouve pas, on se fait, peu à p:u, à l’iJéï de l’autre.La jennesse est si courte, la médiocrité est si triste et la morale actuelle est si compl«i«onte I L'hypothèse du vieux mari rhumatisant et riche est déjà une concession à des sollicitations d'ordre inférieur.Je suis convaincu que les jeunes filles de mince fortune vont avoir, de plus en plus, à rabattre de leurs prétentions à l’endroit des beaux ménages encore rêvés à cette heure.Pour tout dire, dans les dispositions où je vous vois, mademoiselle, je aéré ponds pas de vous.Vous avez un principe plein de périls, vous méprisez le travail qui est le secours dans les plus grandes misères, la consolation dans les plus grands chagrins, la reprise des forces dans toutes les luttes i vous en êtes encore à croire qu'il est le lot du seul vulgaire.Vous vous trompez.Notre vieux monde, qui se détraque de toutes parts, ne se reconstituera durable qu'avec l’aide et au profit de ceux qui travailleront.Les hommes s'éloignant de plus en plus du mariage et de la famille, les petites bourgeoises comme vous, à petit budget, devront renoncer à l'espoir d’être légitimement millionnaires ou duchesses et se résigner à un labeur quelconque, si elles sont intelligentes et fières.Ne comptez plus sur les hommes, mesdemoiselles, comptez sur vous.Ne méprisez pas tant l'art, la science, l'industrie, le commerce, qui sont tout bonnement la vie et l’âme des sociétés.Demandez-leur un peu de ce qu’ils nous donnent à nous autres hommes : une valeur personnelle que n’ont pas, finalement, le chiffon, le décolletage, la valse.Ce sera le meilleur moyen de trouver des maris, si vous tenez encore à en avoir quand vous vaudrez quelque chose.Alixandrk Dumas, fils.RE0REÀTIOE 150—CHARADE Combien de dos sans injustice On devrait charger du premier : Si ce fait de haute police Avait lieu dans le munde entier, Ou raSnie dans certain quartier De la plus fameuse des villes.Que d'hommes deviendraient utiles I Si le maître, si l'ouvrier.Par une loi sévère et sage, Se voyaient réduits au dernier, Bacchus les fuirait plein do rage ; Mais leurs femmes, mais leurs enfants.Nourris, vêtus, gais et contents, De la destructive indigence, N’éprouveraient plus les horreurs.A l'aide du to’U l'abondance, Sur ce dernier déposant ses faveurs.Donne à Paris l'utile, et fait fleurir l’aisance.Les réponses seront reçues jusqu'au 7 avril, l es dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes igj, recevront un morceau de musique de chant ou de phno, au choix.SOLUTION ’ 148 —charade : Bruire.3ème génération : Hypocondrie, mélancolie, suicides, homicides.44mo génération : Imbécilité, idiotisme, stérilité, extinction do la famille.Le docteur Legrain a suivi quatre générations de buveurs dans 215 familles et les résultats de sa Btatistique sont suffisamment démonstratifs pour être condensés iei.Dès la première génération, 168 familles comptent déjà des dégénérés — notamment : déséquilibration simple.(13 fois ; débilité mentale, 88 fois ; folie morale et impulsions dangorouses, 4D fois.En outre, beaucoup d’enfants disparais-Bent dès le premier &ge pour cause de chétivité native.0 sur 8 dans un cas.10 sur 16 dans un autre ; les six restants sont déséquilibrés, faibles] d'esprit, épi-leptiquos ou en proie à do mauvais instincts.DanB 39 familles on note des convulsions, dans62l'épilepsie, dans 16 l'hystérie, dans 5 la méningite, 108 familles sur 216 comptent des alcooliques qui délirent pour la plupart.Enfin, chilfreénor-me, 1(M! familles comptent des aliénés.A la seconde génération, 98 observations donnent les résultats suivants : 54 familles comptent des dégénérés graves —imbéciles et idiots,—23 familles ont des fous moraux.Les naissances avant terme, la mortalité précoce et la misère physiologique font une véritablo hécatombe d'enfants, d'autant plus qu'ici l'ivrognerie du père et de la mèro devient commune— 36 fois.Les convulsions se rencontrent dans 42 familles, l’épilepsie dans 40.Dans tous les cas, sauf 8, l'ivrognerie est signalée : la folie existe dans 23 familles— la plupart des autres ne comptent encore que des enfants.A la troisième génération, 7 observations donnent un total do 17 enfants ;tous sont anémiés ; 2 sont atteints de folio morale.4 de convulsions, 2 d'épilepsie, 2 d'hystérie, l de méningite, 3 de scrofule.Si l'on additionne maintenant toutes les suites soit 814—comprises dans ces 215 familles, voioi ce que l'on trouvo : 42,20 pour cent sont devenus alcooliques -, 60,90 pour cent sont dégénérés ; 13,90 pour cent sont fous moraux ; 22,70 pour cent ont eu des convulsions ; un tiers est devenu hystérique' ou épileptique, et 19 pour cent ont versé dans la fo lie.En outre, 174 ont disparu avant ou presque avant de vivre.Si l’on y ajoute 93 cas de tuberculose ou de misère physiologique voués à la mort, on atteint la proportion de 32,60 pour cent, soit un tiers représentant le déchet social brut par hérédo-alcoolisme.Ce tableau est tout simplement effrayant L’alcoolique engendre des buveurs.C'est un phénomène d'hérédité similaire.Il perpétue et propage le mal.L'hérédo-alcooüquo non sculcmont boit comme son père, mais il boit plus jeune ; sa faible résistance cérébrale l'expose sûrement à la folie alcoolique.Nanti d'un appareil iutellectuel défectueux, l'hérédo-alcoolique est frappé dans sa sphère morale : il se trouve mal à l’aise dans le milieu social ; il s’insurge contre lui, et, par suite, il n'a plus qu’un pas à faire pour devenir un délinquant ou uu criminel.Doux circonstances favorisent ces réactions dangereuses : le milieu de la famille où il est plongé, ses tendances à boire.Mais le pire estjencoreque le filsd'ivro-gno n’a pas besoin de boire pour être incité au crime.11 en est coutimier souvent des l'enfance, avant mfime d'avoir bu.Dans sa statistique, le docteur Legrain a rencontré la folie morale dans 45 sur 168 familles h la première génération et dans 23 sur 98 dans la seconde.Les crimes ou délits relevés à la charge de ces malheureux ont été entre autres le vol, le vagabondage, l'homicide, les coups et blessuros, Ion perversions sexuelles, l'ivrognerie, l'adultère, la prostitution, le prosénétisme et les exploitations inlr.mes.Ici, l'état d’immoralité est tellement lié à "état de défectuosité native, et son caractère dégénératif est si not qu'on le voit so manifester, comme la tendance i boiro d'ailleurs, dès la première enfance.Durant sou séjour do cinq années à 1» colonie d'arriérés de Vaucluse, le docteur Le-graiu traita plus de 500 jeunes dégénérés.11 a vu intervenir lo crime dans un tiers des cas ot il a pu établir que presquo tous les délinquants étaient issus do parents alcoolisés.De tout cela, il résulte que l'hérédo-alcoolique réalise, mieux que personne, le tableau synthétique on l'on a apposé l'étiquette de criminel-né.Kn d’autros termes.les conditions morales de tout individu issu de parents alcoolisés sont telles que les réactions anti-socialos sont naturelles et prévues.I.es conséquences sociales de l'alcoolisme, au point de vue criminel, «ont mises en lumière par le doctour Leu ram d'une façon frappante, par l'expérience des pays 5ui ont organisé I» lutte contre le fléau, insi, on Norvègo, de 1843 k 1877, on 3Dr L.ISrolirx-'Xr-u.d.Ga.-UL, 01^.1xu.xg:i©rL - d.on.tistG Coin Boulevard St-Joseph et me St-Laurent, Ville St-Louis. 100 LE PASSE -TEMrS No 28?— Montréal.24 mira 1906 voit la consommation do l'alcool diminuer par tôt o do 10 litre» à 3 litres 9 (environ de 2 Râlions et demi à trois pintes k peu près).Dans le mémo temps, le chiffre de la population s’élève de 1,305,000 à 1, 903,000 ; le chiffre des condamnations «'abaisse do 249 pour 100,000 habitants à 180 ; le chiffre des indigents assistés s'abaisse do 40 pour 1,000 habitants à 33.Enfin, le chiffre de la* fortune publique B'élève par tête de 49ti couronnes à 725.(La couronno vaut environ $1.17).Il n'a, parait-il, fallu que sept ans pour réaliser ce dernier résultat.Le docteur Legrain, poursuivant son étude, cite, chiffres en mains, d'autres pays où, malheureusement l’augmentation de la consommation de l'alcool a produit deB effets exactement opposés aux effets heureux observés en Norvège.Je ne suivrai pas le savant docteur dans sa douloureuse étude, et j’arriverai de suite à sa conclusion.Le remède au “ péril alcoolique ", dit-il, doit provenir des “cures forcées par la loi Et le congrès de Genève s'est raugé à son avis.D autre part, dit-il encore, l'enseignement anti-alcoolique serait rendu obligatoire dans l’école, et des encouragements seraient accordés aux sociétés de tempérance.En6n les ivrognes invétérés seraient déchus de la puissance paternelle.Ces moyens, si on les adopte universellement, sont ils bien oflicaces pour extirper le mal 1 Espérons-le I IIk.nki Rouu.aüd.(De l'il venir du Nord.) Jlans le ^rtiale NATIONAL FRANÇAIS — I440Ste-Ca- therine — Tél.Bell Est 1736, Tél.Marc.S20 — DRAME — Deux représentations par jour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 15 et 30c “ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Les enfants Agés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.Organisation musicale Il vient de «e f nder, & Montréal, une organisation musicale parmi les tout jeunes ; elle s’appelle Tht Mont rial boys and girls vocal and instrumental dut.Le conseil exécutif est composé comme suit : Préaident, Mr Arthur Uuiler Warc ; vice-présidente, Mlle S.I.angridge ; secrétaire-trésorier, Mr G.A.llolland ; directeur des choeurs, Mr C.t.Robeits ; directeur instrumental, Mr K.J.llolland.Comité : Mlles H.Miller et M.Stuart et MM.E.Finit, G.Stenhouse et E.H.McCutclieon.Ce club a comme patronnes Mmes A.B.Ware, G.A.Holland, A.L.Ilill et J.Rcid.Les personnes ayant quelques connaissan-ces en musique peuvent faire partie de cette association ; s’adresser, à cet effet, au comité ou écrire, en adressant boite postale No 119 Ce nouveau club se propose de donner plusieurs concerts chaque année.• Mme Albani à Sherbrooke Lundi le 11 courant, Mme Albani a donné un concert A Sherbrooke.Le Théâtre Clément où a eu lieu ce concert était rempli d'auditenrs recueillis et charmés.Cette soirée était sous le patronage des Syndics du Protestant Hospital.• Mr Julien Tiersot Mardi dernier, le 20 courant Mr Julien Tiersot, le sous-biblioihécaire du Conservatoire de Paris, a donné une conférence sur *• La poésie lyrique et la musique en France, du Xlle an XVII siècle”.Ceux qui avaient eu le'plaisirjd'assiMer à la première conférence de Mr Tiersot et ceux qui ne l'avaient pas entendu, étaient réunis dans la grande salle de l'école Montcalm, où a eu Ueu la conférence.El CHANSONNETTE COMIQUE Paroles de DELORMEL et GARNIER Musique de PAUL COURTOIS Tempo di mazurka.SûIæ-t* Ve - nant de Man - ches ter Je vais au che - mind'fer, Au ga - re Refrain Più vivace.sur le quai.Le chef de train cri-ait: Les yoy - a-geurs pour Caen, Li-sieux, Pa-ris, Fécamp, Or-lé - ans, l’er - pignan, Con-flans et Montauban, Ta-ras-con.Dra-gui gnan, Le g-X- Mans, Nice et Rou-en Mon - tez en wa gon prompte ment.(Parlé) Aôh ! je avè rien compris du tout.II Débarquant à Paris Je étais indécis.Je demande aussitôt La ru ' de Turbigo, Un agent me répond.(tris vite) Allez au Panthéon, Près de la gar’ de Lyon, Tourner, la ru' Bacon, Puis traversez le pont.Un' fois aux Butt’s Cliaumont Prenez le tramway d'Cliarenton.(Par!/) Aôh I Je avè rien compris dn tout I III Je rentre au restaurant Pour mon boulottement, Je demande au garçon Les plat», il me répond.(tris vite) Nous avons du perdreau, De l'aloyau, du veau, De la soupe au poireau, Du très bon fricandeau, Des vieux restants d’gigot Avec des haricots, Des godiveaux et des pruneaux.(Pari/) Aôh I Je avè rien compris du tout I IV Au théStr’ j'avais vu Un comédien ventru, 11 faisait pleurer moi, C’eat Dumaine je croi I (très vite et d’une voix cave.neuse) — Oui, je suis Buridan, Je jou’ depuis trente ans Don César de Bazan, , Je gagne beaucoup d'argent, Voyons, Mari' Laurent Rendez-moi mon enfant Ouan, ouan, ouan, ouan I (par») Aôh I Je avè rien compris du tout I Je avais mal au cœur, Je vais chez le docteur Qui me dit sans rougir MylorJ, pour vous guérir.(tris vite) Prenez un cure-dent, De la graiss’ d'ortolan, Un' broaae de chiendent, Un’ marmit' de fer blanc, Et fait*8 vous un lav'ment Qu 'vous vous mettez vi y 'ment Dedans le bi du bout du banc (parlé) Aôh I Je avè rien compris du tout ! VI Je vois un milady Qui était très joli, J'fais un Jéclaration Le belle me répond.(très vite) Je aimais vos tout plein Mais je avais besoin D’un collier en or lin, Que j’ai vu ce matin Dedans un magasin De la chaussé' d'Antin j Il coût’ cinq cents livres sterling I (far//) Aôh I Je comprends, vous pôvez fouiller vos I I-es recettes de cette soirée seront affectées aux coura publics de diction fondés par Mr Dumais, ceuvre patriotique et Intelligente, digne du meilleur encouragement, * Mme Albani Mme Albani et sa troupe donneront leur concert d'adieu lundi, le 26 mars, au Monument National.Les liste» de souscriptions sont ouvertes aux magasins de musique de Shaw et d’Ar-chambault, pour le choix des sièges.Il est certain que tous les Canadiens et Canadiennes iront applaudir chaleureusement leur grande compatriote avant son départ du Can da.La troupe qui l’occompagne est de premier ordre : Hayden llood, violoniste dont la réputation n’est plus & faire : Albert Archdeacon, fort chanteur et Eva Gauthier, contralto de grand talent.Rigoletto Une grande surprise pour le public : le fa-meux ténor Chs Gauthier duquel on ne peut faire que des éloges jouera pour les adieux de son ami Occellier le rôle du Duc de Manto-ne i l'orchestre nombreux et chcisi 11e laissera rien i désirer et sera sous la direction de signor C.d’Alessio, ex-chef d'orchestre du Grand Opéra Royal de Naples.Mr Occellier désire laisser un bon souvenir à ses nombreux admirateurs et tient à ce que tout soit de première classe -, les répétitions marchent bien ; nous donnerons dans quelque temps le programme détaillé de cet événement artistique qui aura lieu le 26 avril prochain au Monument National.A celte occasion Mr Ponton confectionne spécialement les costumes de cet opéra qui serout d'une grande richesse.Concert Iléraly Nous donnons aujourd’hui le programme du concert qui sera donné le 28 mars, i la salle de la Y.M.C.A.par le professeur et Mme Iléraly : 10 Ouverture : Morning, Moonand Nielit, F.V.Suppé, Orchestre : 20 Le Cor, Fiégier, Mr E.Duquette ; 30 Concerto pour clarinette, F.L, Van-den Bogaerde, solo avec accompagnement d’orchestre, Pr f.F.Héraldy j 40 Ne pars pas 1 A.Thomas, Mlle Estelle Manseau ; 50 Sérénade de Don Juan, Tchaiskosky, Mr Raoul Dionne ! 60 Solo de ivioion, Adoration, Félix Bo-towski, Prof.I.Silverston ; 70 Big Ben, H.Pontet, JMr E.Duquette ; 80 Andante du concerto de H.A.Mozart, Prof.F.Héraldy ; 90 Le Cid, J.Massenet, Mlle Estelle Manseau ; 100 Erman ! Sélection, Verdi, Orchestre ; Vive la Canadienne I Dieu sauve le roi I * Aille Alice Savard Nous sommes heureux d’apprendre que ¦otre chaimante compatriote et artiste Mlle Alice Savard, que nous avons eu le plaisir d'entendre en notre ville, et qui présentement est il parfaire ses études soai l'habile diicction de Mr Chevillard, professeur de Paris, est appelée à Iwaucoup de succès d'apiès la prédiction de son professeur.Mlle Savard a fait dernièlement son début devant le public parisien en rendant deux extraits du Messie de Haendel : Comblé d'outrages et Les Oiseaux par le même auteur.Elleasupar l’ampleur, la souplesse et le velouté de sa voix, charmer son auditoire, s'attirer de chaleureux applaudissements !et les honneurs du rappel.Nous sommes heureux du auccis obtenu par notre gentille Canadienne, à qui nous adressons nos félicitations.• L'Esferanto reconnu officiellement Une dépéclie de Londres nous a appris que la Chambre de Commerce vient, par un vote, de reconnaître officiellement l'Espéranto comme langue'usitée dans les relations commerciales extérieures.• Nouveau Théâtre Mr C.W.Bennett, de London, Ontario, RHUMATISME INFLAMMATOIRE GUÉRI EN MOINS DE 48 HEURES.PAS DE GÜERISON, PAS DE PAIEMENT.Dr J OS.COMTOIS, Hedealsa et PkarMelan, 1634 t 1636 RtlK 8T-JACQI, B9 Tél.Bell Up 4131.- Tél.Marchanda 1315.STE-CUNEGONDE de MONTREAL, Vol.XII — No 287 101 PAGES MUSICALES ~ "PASSE-TEAPS” ^ Sommaire musical CHAN 7 Espérer, c’est chanter.Xavier Privas CH Aïs SON COMIQUE L’Anglais embarrassé.Pau' Courtois PIANO leanne, Jeannette et Jeannaton (ouverture.•.• • Lacôme La petite Polonaise.Wolframm Caron ORQUE Benedicamus Domino.E.Marchand MANDOLINE et GUITARE Clementina.marche.Luigi Provera ABONNEMENTS: UN AN, $1.60.1 L* DHN1EK NUMt«0, 6c.4 mou, 60«- I Un MUUlKO mtc»D»NT, 10t.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Craig-Est, Montréal le MONDE qui CHANTE Recueil Noté de Chansons Comiques NOMS DES CHANSONS AVEC rA ROLES El MUSIQUE A Malsonneuve A Parthenay Ainsi soit-il BofTalo Bill Ça m'est pariait'ment égal Charmant postillon, le Diable en bouteille, le Double pari Deux lunes, 1rs i Dan» mon jeune temps En vente ohei toui En-tout-cas Echelle démocratique, 1' Encore un d'écrasé En écoutant Mr le curé Franc buveur, le Faut te fait’ vacciner Matelots sont rigolos, les Marche de» Anglais, la Marche des cambrioleur!, la PRIX, FRANCO, 26 c«.lea marchanda do musique.Mme Funtaine et M.Robinet N’l'arrêtes pas Nous étions huit Porroquet et la saucisse, le Quatre cousins, les-Régiment qui passe, le Solftge et violon Zig-zag marche 102 LE PASSE - TEMPS No 287 — Montréal, 24 mars 1906 CHANSON EXTRAITE DES CANTIQUES DE TENDRESSE ESPERER, G’EST CHANTER Paroles et musique de XAVIER PRIVAS Moderato.Moderato.__ £züz=r- Is-pérer, c'est chan-ter la cbansan de 1» t! .e, C'est mé-pri-ser le mal, c’est dédaigner l’en- *Æ rtnzhz: Æ== dpEî—z «r ¦P- ¦pzr.vie.C’est je • ter le temps mort en pâture aux des-tins, C'est le -ver nos re gards vers d* mou-vel - les ci • mes,., ii Espérer, c’est chanter la clianson de la Joie, C'est faire au temps présent une facile voie Toute pleine de ris, de parfums et de fleurs ; C’est monter fers l’azur, c'est atteindre le rè*e.C'est gagner les sommets où la galté se lève Tour chasser les brouillards de nos vieilles douleurs.III Eipérer, c’est chanter la chanson de la Gloire, C’est offrir au baiser futur de la victoire Notre front couronné d'amour et de fierté I Espérer, c’est créer le somptueux poème Sue nou» dicte le cœur de celle qui nous aime our nous ouvrir le ciel de l'Immortalité I Montréal, 24 mors 1908 — No 287 LE PASSE-TEMPS 103 / atempo.Jeuxd'andtes de ® Ped.Tr-ottipette® ©®0 BENEB1GAA\(d5 BQMINO®®® ¦POUR ORGUE- .Andante^ J.E Marchand.r09il i r : ^jeax dcronJ de © @© Grand OrÇue 'jeax de fond et ace.au.Positif Ped.Bourdon © et aee.au PosîTft Positif 104 LE PASSE-TEMPS No 287 — Montréal, 24 m»n 1906 JEANNE, JEANNETTE ET JEANNETON OUVERTURE P LACOME PIANO: Montré*!, 24 mars 1906 — No 287 LE PASSE - TEMPS 105 106 IJ3 PASSE-TEMPS No 287 — Montr:«.¦(' ' f ' ' -tF ’ ' s ' ' ” 1 trf b~r - *£= = — -J k'frfLd 'fl.fi f LgJ 1H r [1 z =rm : cTt F==0: -f .,-0.-|-.-ff fri î#=î •7#=, 1=y_ =Eè±== pp Tbt-¦¦-[ JLFf— 108 LE PASSE- TEMPS No 287 — Montréal, 24 mtrs 1900 cresc.rr T*"*?“1 -}-f~ 5=Pf =5C=FF 7 ^ La j=: : -t * * .i ! -0 *—* * ./ ifl * 5- ff x Liâ f/" -f-! .Î =0=i=È" P4 ff : ï- ï.—c— — a — La petite polonaùc._T i- J— 1 1 « M ïrfEE E± « i -# 114 LE PASSE - TEMPS No 280 — Montré»), 10 mars 1906 .guérir Cors et Verrues.ANTIKOR LAURENCE ' A.J.LAURENCE, pharmacien, Montréal.Clementina.Mandolino Chitarra Mandolino Marcia MV Luipi Provera Montré»!, 24 mar» 1906 — No 267 LE PASSE - TEMPS 115 ¦SIKUP contre la COOOH " SMP pour 18S ENFANTS Préparés pu le Dr LEONARD.En rente che> tou* le* pharmaciens, prix, 25c.Envoyée franco sur réception du prix.Adresse : Pharmacip LIohaid, 31»*, rue Notre-Dame SainteCunégonde, Montréal. 116 LE PASSE -TEMrS No 2*7 — Montréal, 24 mars 1906 «—Bague riche, diamant autrichien, belle iml- 71—llelle bague de dame, 2 rubis et 6J 686—Epingle de ceinture pour attacher cein Utlon d ’un vrai diamant, or «ollde.I 00 perles, or solide.300 ture de ruban, argentée .040 14 Bague d'enfant, jolie turquoise, or solide, 89—Jolie bague doublée or, gravée & la main, 869—Belle chaîne de montre pour homme, dou- grandeurs 1 à 4 seulement.100 beau rubis.075 blée or, vaut cinq piastres.175 il—Bague de dame, émeraude, brillants, doub.or.o 65 172—Belle montre de dame, double cuvette b82—Belle chaîne de cou uoree avec charme, 64—Belle bague or solide pour dames, rubis en- doublée or, excellent mouvement.800 turouoise, arrondie en cœur.125 touré de perles.275 406—Epinglette, or solide, ornée de turquoises.1 75 985—Belle chatne en sautoir, dorée,bonne qualité.1 75 «I Beau jonc ciselé, doublé or, pour hom- 668—Boucle de ceinture, nouveau dessin, ar- 1013—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, me ok dame.«.125 gentée, teinte à la modtln m».Ttilokly aarortnlii our opinion fret» wuetoer an invention Is probably patentable.Communiai-Uon* utrlctly confldeutlaJ.llandbookon l'aient ¦ ¦en» fren.Oldnsl affonry for aecurlnir patents.Patenta Inken Inrouph Muiiu A t.o, recnlvt •l*elal nntU r, wlf bout charge, lu tho Scientific flimrican.I .a ru «a t.olr- A ''andsomaly lllnstrattvl weekty.piikJIon of any aclentlflo Journal.Turin».*11 year: fourmonths.fi.Bold byall newsdimlür» y car ; four mont lis, 91.no la oyaii nnvrsocmiun MUNN & Co.38'Bro,,”"f' New fort Brunch OBtoo.Œ F BU Washington.0.C. 120 LE PASSE - TEMPS No 287 — Montréal, 24 mm 1900 ,AVontréal P.Q.TÉLÉPHONE BELL E.1283 TÉL.DES MARCHANDS 843 De Fanfare et d’Harmonie Des meilleures IV: aieons Européen es et Américaine» «- |L -** Les Cordes “Impérial11 *• Poor Violon.Mandoline, «Juitare, % ' Banjo, Jtc., incontestablement 1m meilleure* but le marehé.kT IV Réparation de toat initru- JW ment de murique exécutée avec soin.S ijr dilitenee et à ba* prix.XX D.H.Dansereau, fcjy 46 Rne Bonseconrs, @S,- MONTREAL.rÆ .PA* L1 - Passe-Temps DENTISTE Dr JOS.R.LALOWDE, L.D.S.Tel.Bellpl 1M*.1W IW ST DEFIS AleatrAaL E.D.AIIMONT Comptable Commissaire, C.S.74 rue Si-Jacques SPÉCIALITÉ Bureau de Collection Achat de Billets Dettes de Livret Créances de toutes sortes Collecteur autorisé du Passe- Temps TtLtruoNi Main 2283 sLLî^rand Musique en Feuilles en Canada Marchand d'instruments de Musique, Importa-ly leur de Muâque Vocale et Instrumentale et Four-¦ nisseur de la plupart de nos Maisons Religieuses.1732 rue S te-Catherine, Montréal CHANSONNIERS NOTÉS La Gerbe Mélodique, l’Ecrin Musical, l’Ecrin Lyrique l’Ecrin du Chanteur et la Rigolade, chansonnier comique Prix net, - - 35 cts chaque Clients des Patriotes Receuil noté de chaînons patriotiques canadiennes et françaises.Prix net, 50c 99* EnToi du eataloroe sur demande.Téléphone Bell E«t 1710.Nouvelle Importation d’instruments de Musique et de Musique en Feuilles M.CHAS.LAVALLÉE informe sa nombreuse clientèle qu'il vient de recevoir de France, d’Angleterre, d’Allemagne et d'Autriche, un lot d'instruments de musique et musique en feuilles, qui sera vendu au prix du gros.Une remise libérale sera faite aux communautés religieuses ainsi qu'aux professeurs de musique.Violons faits à ordre.Réparations de toutes sortes exécutées i bref délai Toujours en stock des instruments pour orchestre et lanfare, à prix réduits Agent pour Besson &• Cie, de I.omîtes, Ang., Pélisson, Gul-not o- Cie, Lyon, France, Courtois *• Mille, Pari», Fiance.Olis.La.vallée 35, COTE ST LAMBERT, MONTREA1.Le papier sur lequel est imprimé le Pusse- Temps est manufacturé par la Canada Pap*r Co.Banques Banque d'Epargne de la Cité ot du District de Montréal Dentistes Gkndrsau J.G.A.St-Laurent, 22 Institut Dentaire Franco-américain 162 St-Deniu Opticien Paquot, Félix, Opticien diplômé 510 St-Jacques Luthiers Dansereau D.H.Bonsecours 46 La vallée Ch.Côte St-Lambert, 36 Piano, Violon et Mandoline Brunet, Mlle Roaanna Studio : 159, Ave Hô-tel-de-Ville.Marchand-tailleur Moretti, Febp.oi-dovant de A.Restber k Cie, 1658 Notre-Darno.Tél.M.2681 Musique en feuilles et Instruments Arehambault Ed.Ste-Catherine 1686 Téléphone Esf 1842 Yon J.G.Ste-Catherino 1732 Peintres David, Théo.Craig, 606 COUPON DE PRIMES Le prix de chaqae article feuM comme prions de Masiqae et de 1 Librairie mn dimioaé de 5 e», ¦ la commande ait s«niMXs de [ oe co«poo - Le eoapon urnttM atfUé pou la Noa dn |o«mal.I Il Bienfait pour 11 hi ta ! 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