Le passe-temps, 1 janvier 1906, v. 12, no 286
PER P-26 _ Vol.XII — N° 286 Montréal, io mars 1906 ‘U’n ITo 5 sous (h*PaSSe -Gfempj Abonnement ; $1.50 par année.J.E.BêlaiR, éditeur.Adresse: 16, rue Craig-Est, Montréal.Mr MARCEL NEUILLET Mlle ADRIENNE DERICOURT Mr A.FERTINIÎL Trois artistes du Théâtre National Français Av* lâl w» A lâf lAf TEXTE i Portraits : Mlle ADRIENNE DERICOURT ; M.MARCEL NEUILLET ; M.A.FERTINEL Chronique de Quinzaine Grappilleur Chronique Parisienne - LA BONNE IMPOPULARITÉ Le Bonhomme Chrysale MUSIQUE : (?C-HaNÏ TYROLIENNE, extraite de la Vie Parisienne, opéra-bouffe de.J.Oi'IENbach ® LE NEZ DE LA CANADIENNE, chanson A.J.H.Sa NT-Denis A CHANSON COMIQUE « LE FOU RIRE H.Samary # Poésie: PARVULIS Raoul Revoil Monoloo E : LE TESTAMENT DE L'ALSACIEN Villrmer Coups de Ciseaux î I.ES RAVAGES DE L'ALCOOL Feuilleton : SECRET DE FAMILLE {mile) Dans le inonde artiste ; — Mondanités : — Block-Notes ; — Graphologie ; — Récréation ; — Jeux de société ; — Pour rire, etc., etc.PIANO ^ LA TZAREWNA, mazurka slave Saint-Geori-.es d'EsTRRZ Vf GEORGINE, valse de salon J.A.G.DuLPOSSE £ MANDOLINE et GUITARE / RALLENTANDO, sérénade C.d’Aless'0 i 74 LE PASSE-TEMPS No 280 — Montréal, 1(1 mars 1908 JLefasstt-Sîemp MUSICAL, LITTBRAIRE rr FANTAISISTE Parait tout Ut quinm* jouri AJBQ3?naTrb*rroTT = Pour VAmdrvjut I Pour l'Kurot $1.50 I f*n an.76ota |8ix moi*.FATABLB D’ATAirO» lin an •.Six mois.10 Cm .6 fïa F.n s'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit en marchandises Une Prime valant $1.00 Demandez notre catalogue de primes F; ’remière insertion.osertioni* subn^quentes.Condition» libérales pour annonoes à Ion* lama.Lob annonces sont mesurées sur l'acate.10 ct« la lifpe TouU demande de change • ont d’adresee doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer do recevoir ee journal.il faut avoir payé tous ses arréraces.Los manuscrits publiés ou non ne sont pat rendus.Adresses toute communication LB PA8SK-THMP8, Montréal.Can.oooooooooooooooooooooo Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du PASss-TEurs en s'adressant i tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montréal: Arthur Yon, 1892 Ste-Catherine.Mme A.Bélanger, 1376# Ste-Catherine.A Qu/foc : J.AIC üuay, 183 rue St-Joseph.A Ottawa : Chs St-Jacques, 263 rue Water.CHRONIQUE DE QUINZAINE LES TAMBOURS DE L'ARMÉE SERBE Les tambours des régiments serbes sont mieux favorisés que ceux des différentes armées européennes, car ils n'ont pas à portor leurs lourds et gros instruments.Ceux-ci reposent sur une petite charrette à deux roues, traînée par un gros chien.L'animal est si !>icn dressé qu'il est très facile au musicien de continuer à jouer en marchant Lo chien règle sa vitesse sur celle des soldats et conserve le pas durant dos heures.• CE QU'IL EN COUTE DE CRITIQUER LE SIIAII DE PERSE Les rois voudraient toutes les gloires, jusqu'à la gloire littéraire.Il faudrait aux rois-poètes, ou plutôt à ceux qui veulent l'être, des censeurs habiles comme celui que rencontra Louis XIV, on la persunue de l'aimable maréchal de Grannnont.L'anecdote est charmante.Le Roi Soleil, ne croyant rien d'impossible, après avoir passé le Rhin, confectionna un jour un petit madrigal qu'il présenta au maréchal de Grammont, en lui demandant ce qu'il en pensait.— 11 ne vaut pas cher, déclara le courtisan.— J'en suis fâché, dit lo roi, car ces vers sont de moi I — Votre Majosté réussit admirablement tout ce qu'elle fait ! Elle a voulu faire de mauvais vers, elle y est parvenue.Louis XIV sourit, n'en vônlut pas à l'aimable et lin gentilhommo et ne récidiva plus.Le shah de Perse, qui se croit un grand génie poétique, montra moins de bonne grâce dans une déconvenue semblable.Ayant entendu dire que le plus grand poète du royaume se trouvait de passage à Téhéran, il le manda en sa royalo présence.— Je vous ai fait venir, dit-il, afin que vous jugiez de quelques poomea que j'ai moi môme écrits.Aussitôt le shah se mit à déclamer d'une voix solennelle, quelques détestables vers de sa façon.Puis il se tourna vers le poète pour recueillir son avis.Celui-ci, avec plus de franchise que de prudence, déclara que ces vers n'avaient ni rime, ni raison, ni sens.Le roi des rois entra dans un terrible accès de rage et ordonna que le poète fût conduit dans les écuries pour être fouetté.A quelques jours de là, le potentat mande & nouveau en son palais le vieux poète national.Après avoir causé quelques instants a-vec lui il lui proposa gracieusement do lui lire quelques vers qu'il vient juste de composer et le prie de ne pas lui cacher son opinion.A peine Sa Majesté a-t-elle commencé la lecture de son poème, que le vieillard se lève d'un air accablé et se dirige vers les éouries royales.— Où allez-vous 1 cria le roi.— Recevoir le fouet, répondit le poète d'un ton dégoûté.L'effet de cette réplique fut si comique, que le shah ne put s'empêcher d'éclater de rire.Le monarque, honteux de sa tyrannie, rappela lo poète.Il exige aujourd'hui, qu'il soit désormais honoré à l’égal des plus grands de sa cour., • L'ALCOOLISME AU TEMPS DES PHARAONS L’alcoolisme ne date pas d'hier.L’intempérance a été de tous les temps ; l'exemple de Noé qui se laissa surprendre par le vinnouveau n’eri est-il pas la prouve manifesta 1 Une revue américaine, fort bien documentée, nous apprend d’ailleurs que déjà aux jours de Joseph et de Moïse l’alcoolisme était un des facteurs de décadence de la vieile Egypte, et quo les Egyptiens peuvont être considérés comme les plus auoiens ivrognes du monde.A cette époque, et dans ces pava, il oxistait déjà des cafés ; ils étaient certes moins brillants que ceux que noua voyons sur nos boulevures, et se cachaient au contraire dans des rues obscures.Les murs étaient simplement blanchis, la salle était garnie d’escabeaux et de bancs.une salle d’auberge do village ! et l’on n'y buvait pas encore d'absinthe, d'amer curaçao, ni do vermouth guignolet.Les consommations qu'on y servait, pouvaient se ramenor & trois genres principaux : le nrp ou vin, le liek ou bière et ie tkodou ou alcool de palmier qui, paraît-il, grattait les gosiers des buveurs tout aussi énergiquement que certaines de nos eaux-de-vie modernes.L'Egypte fournissait une certaine quantité de vins, mais les meilleurs crus étaient importés de Syrie par les Phéniciens.Mais les Phéniens étaient surtout dea buveurs de bière.La quantité do hek consommée par toutea les classes, depuis le Pharaon et sa cour jusqu'aux castes les plus infimes, était colossale, Un des plus importants fonctionnaires était le " superintendant des brasseries royales " attaché au palais.La bière égyptionne ne devait pas différer beaucoup de notre bière moderne, car elle ôtait fabriquée avec de l’orge, mais le peuple buvait encore une autre bière noire, semblable à celle dont font usage encore aujourd'hui les Nubiens.Celle-ci était préparée avec le millet.L'intempérance devint si générale que des ligues se créèrent pour propager les principes de l'abstinence ; des pointures et des inscriptions prouvent que la lutte contre l'alcoolisme remonte nu temps de Sésostris.On a trouvé dans les néoropoles et sur les momies des peintures représentant dos buveurs en état d'ivresse emportés par des camarades plus sobreB.On en voit aussi emmenés — au poste ! — par des agents.Une des plus curieuseB de ces peintures représente une compagnie de dnmeB du monde élégamment vêtues, buvant dos coupes de vin, tandis que d'autres dames montrent par leur attitude qu'elles sont choquées de pareils procédés ! Or, cette ligue égyptionne contre l'intempérance, voilà une découverte qui va plonger dans la joie tous nos médecins et «avants qui ont déclaré à l’alcool une guerre implacable.• • MOT DE LA FIN Un étudiant rencontre un ex confrère, maintenant médecin et pratiquant depuis quelques mois.— Comment aimes-tu la pratique I — Çn va très bien.— Est-ce que tu réussis à ton goût 1 — Oh I je n'ai pas à me plaindre.Tiens, oette semaine, je suis eorti pour un accouchement, la mère et l'enfant sont morts, mais à moins d'un accident, j’eapère sauver le père.GRAPPILLEUR.CHRONIQUE PARISIENNE LA BONNE IMPOPULARITÉ Je ne puis laisser passer sans quelques mots de commentaire les derniers incidents survenus à la Sorbonne.La Ligue y tona'.t séance, l’autre jour.Vous savez de quelle Ligue je veux parler : celle qui lutte contre la licence effrénée dans les livres, dos journaux et des spectacles.D'importants personnages avaient voulu, par lour présence, accroître la solennité do cotte manifestation.L'Académie é-tait là, le Parlomont et l'Université, ré-présdntéo par M.Liant, vice-recteur de l'Académie do Paris.M.Bérenger,qui fut, avec Jules Simon, le fondateur de la Ligue, ot en est demeuré le président, a prononcé un vaillant discours.Applaudies par la presque unanimité de l'auditoire, ses paroles provoquèrent la protestation d'une cinquantaine d'étudiants, venus dans l’intention de s’amuser un brin et sous le prétexto de défendre “ les droits imprescriptibles de l'art et de la littérature '.M.Bérenger ne s'en ost pas troublé ; il ne se trouble pas pour si peu.Et, d'ail- leurs, il est habitué à ce genre d'épigram-mos.On s’est beaucoup moqué de lui.Depuis quinze ans, il est d'usage, et prosquo de bon ton, de le tourner en ridicule, sous le 110m du Père Ut Pudeur.Je l'estime et l'aime, sans le connaître.Je lui saiB un gré infini du courage qu'il a déployé à s'exposer aux railleries et aux quolibets pour remplir ce qu'il oroyait êtro son do-voir d'honnêto homme.Nous autres journalistes, il nous paraît tout naturel do courir au devant des plaisanteries et d’y faire face.C'est notre métier, Nous n’y avonB pas plus de mérite qu'un couvreur à monter sur le toit en pente d'une maison à six étages.O11 nous traite d’idiotB, de ramollis, do gâteux ; nous n'y prenons pas garde.Nous savons parfaitement que ceH aménités 11e tirent pas à conséquence.Elles n'ont pas de signification précise.Quand un do nos confrères nous crie : “ Vous êtes un uiu-lle I ", le mot est Bans importance, car il no veut dire qu'uno chose : c'eet que nous ne pensons pas comme lui.Et puis, nous avons, noue, nne plumo pour répondre et tenir en respect ceux qui seraient tontés de pousser trop loin l’invective.11 nous est lois'ble d'avoir, si nous pouvons, plus d'esprit que nos adversaires, et de mettre les rieurs de notre côté.La lutte, o'est notro élément.Il n'y a pas ombre de courago, quand on est journaliste, à appeler un chat un chat et Rollet un fripon.C’est une autre affaire pour un homme qui a, dans le inonde, une position assiso et qui y jouit d’uno grahdo considération.Il vit tranquille, res|iecté, honoré, et il est assez naturel qu'il n'aime plus à affronter le risquo des batailles, où il n'y a pour lui que des coups, et de mauvais coU|>s, à recevoir.Voilà M.Bérenger : o'étaitundo ces hommes qui no pouvaient, jadis, ouvrir un journal sans y voir leur nom 011-guirlandé de louanges.11 avait attaché lo sien à une loi qui avait été universellement approuvée ; car elle était le premier coup do pioche donné dans notre abominable ot barbare Code pénal.Rien 11e lui était plus aisé que de goûter en paix cette renommée et de savourer ces éloges.Il n’avait qu’à «e taire.Mais la pornographie qui coulait à pleins bords l'a indigné ; il a jugé que le silence était condamnable, et, sans s’inquiéter des sarcasmes qu il allait déchaîner contre lui, il a fondé la Ligue contre la licence des rues.Vous vous rappelez la levée de boucliers contro co vieux gênour qui ne permettait de rappeler aea contemporains à la décence et prétendait les empêcher de danser eu rond.Les caricatures et les mois de la lin tombèrent sur lui dru comme grêle.On alla jusqu'à faire, en bando, des monômes aous scs fenêtres, à lancor des cailloux contre les carreaux en chantant des ro-frains obscènes.On l'affubla de ce nom grotesque le “ Père la Pudeur".Il eut sa place dans toutes les revues do fin d'an-néo, dans toute les chansons de ta Dutte.Il tint bon.Il poursuivit paisiblement son œuvre d'épuration, unissant tous les lions vouloirs contro le flot montant de la pornographie, luttant pied à pied, faisant appel tantôt aux pères do familles, tantôt au gouvernement, sans so soucier des criailleries qu’il soulevait sur son passage, sûr d'avoir pour lui, tout bas, ceux-là mêmes qui le raillaient tout haut.Et maintenant, il commonco à recuoillir lo fruit de ce patient effort.C’est la douce récompense de apôtres.Ils endurent les pires outrages ; ils sont vilipendés par la foule.Un jour vient où elle reconnaît son erreur.L* cause à laquelle ils a'étaient voués triomphe.Quelquefois, cotto réparation suprême n’arnve qu’après leur mort ; il succombent en pleine bataille, sans avoir vu germer lo grain qu’ils ont mis en terre.D'autres fois, ils sont assez heureux nour participer à la moisson ; ils sont payés do leur peine.Je crois que M.Bérenger aura ce bonheur.On s'aperçoit, maintenant, que l’ex- Après avoir résisté à toutes lee épreuves se tient toujour* au premier rang.En reate chez foui les épiciers, Montréal, 10 mars 1000 — No 280 LE PASSE-TEMPS 73 rofaiB Parvulis J'aimo à prendre sur me» genoux Leu entant* aux yeux lie ru et doux.Frais boutons de la flore humaine.Les enfants, ces monstres futurs.Si purs, et faits pour être impurB, Si tendres et faits pour la haine.Que je les couvre de baisers Leurs calmes fronts blancs et rosés Oil dort encore la pensée, Page blanche d’un livre ouvert, Sol qui n’a point du soc souffert.Mer des brises seules bercée I Que je les serre avec plaisir Leurs mains qui ne savent saisir, Leurs petites mains innocentes Pouvant à peine caresser.Et qui.peut-être, pour blesser Deviendront, un jour, si puissantes I Que j'affronte timidement Leur clair regard do diamant , Reflet de la préexistence I Heureux qui peut le supporter.Car il semble représenter Le regard de la conscience.Et qu'ils «on charmants, endormis, • Lorsque leur mère les a mis Dans le berceau plein do lumière I O sommeil trop vite perdu I Que 110 suis-je encore étendu Sur l'étroite couche première I Toute fleur donnant un bon fruit, Rêve insensé qui me poursuit Et que dément ce que nous sommes ! Reste?, petits sur mes genoux.Enfants, pourquoi grandisse/, vous ?Pourquoi devenez-vous des hommes î Paul HE VOIL.MONOLOGUE Le Testament de l’Alsacien Le vieil Alsacien Manser allait mourir.— Il mourait de vieillesse, en paix et sans souffrir.Pourtant un mal secret avait crispé sa face I — Les siens autour de lui venaient de prendre place, Pleurant et s’efforçant d’étouffer leur douleur.“ Mes enfanta, leur dit il, je sens que l'heure approche.Oh ! ne me plaignez pas, c’est le commun mnlheur, On a vécu longtemps et l'on n’est pas de roche.Soyez droits, soyez forts et, dans les mauvais jours, Pensez à moi, tâche/, d’imiter mon exemple I Songez que de là-haut le pore vous contemple, Le père qui vous quitte et vous verra toujours.Surtout, n'oubliez pas que là-bas, sous la pierre Où je serai demain, Mauser s’en est allé Honnête, aimé do tous, et pourtant désolé.Et qu’il attend toujours au fond du cimotièro.— Père, nous n'oublierons jamais que tu fus bon, Dit l'aîné ; mais pourquoi cette crainte à cette heure I Regarde autour de toi, chacun de nous te pleure.Ta tombo ne peut pas redouter l'abandon.Ne meurs-tu pas en paix 1 Ta vie est bien remplie, Ton nom dans notre Alsace est partout rospooté ! Tu fus l'homme do bien que jamais l'on n’oublie.Nous t'ensevelirons dans ton honnêteté.— Oui, vivre me fut doux, je n’ai pas à me plaindre.Répondit le vieillard, mes amis sont nombreux, Et ce n'est pas cela qui me fait malheureux.— Est-ce que l’avenir te donnerait à craindre?Dit alors le cadet.Père, rassure-toi.Au chemin où tu tins si dignement ta place, Nous marcherons aussi, suivant toujours ta trace, Et ton grand souvenir houb servira de loi." Mais les yeux du mourant orraient sur la campagne.•' Tes champs f reprit l'aîné, nous les cultiverons.Ce quo tu lis hier, demain nous le ferons." Et Mauser.que déjà le froid de la mort gagne, Branle la tête et dit : “ Non, ce n’est pas cela ! " Puis son regard voilé s'arrête sur sa fille, Une enfant do seize ans, l'ange de la famille Qui souvent, par les jours tristes, le consola.*• Est • ce pour notre sœur, père, que ton oceur tremble 1 Mais nous savons tes vœux, nous los respecterons, Elle reste avec nous pour te pleurer ensomblo, Et c'est selon ton cuiur que nous la marierons.— Merci, dit lo vieillard, vous la rendrez heureuse, Je lo sais, j’en suis sûr, et ce n’est pas cela Qui fait à mes vieux ans la mort si douloureuse." Mais un bruit sombre a fait tressaillir le mourant : L'air des clairons prussiens a déchiré l'espace.En bas, frappant le sol de son pas insolent.C'est la noire patrouille allemande qui passe.Et soudain l'œil du vieux Slausor étincela, Et se dressant encore et la voix inspirée : “ Ecoutez, leur dit-il, Mauser qui va mourir I Du père qui s'en va, la prière est sacrée I Gravez en votre cœur son suprême désir.Oui, des regrets poignants troublent ma dernière heure, Quelqu'un me manque ici depuis quinze ans bientôt.Et lo ciel n’est pas bon qui permet que je meure Sans t’avoir vu flotter chez nous, Ô mon drapeau 1 Depuis quinze ans j’attends que l'Alsace française, Retrouve la patrie avec les trois couleurs.Et que dans l’air rempli do nos cris de douleurs.Vibre, versant l'espoir, la Hère MargeiUaitr ! .T'attends quo le vieux Rhin, à la France rondu, Roule tous les Prussiens sous son écume blanche I J'attends le cri vainqueur, le cri de la revanche ! Je l'attends — et je meurs sans l'avoir entendu ! ! Mais vous, vous l'entendrez ! enfants, je voub le jure I Croyoz-en le mourant, croyez comme je crois ! L'heure approche, elle arrive, et la revanche est sflre I Je vols venir la Frince, et là bas, sous ma croix, J'attendrai I j’attendrai !— Mais lorsque dans l’espace, L'appel éclatera de nos clairons francia, Quand le drapeau, portant dans ses plis le succès, Sur les murs de Strasbourg aura repris sa jdace, Alors.Ah I mes onfants, tous travaux délaissée, Et le jour ou la nuit, et quelle que soit l’heure.Et fussiez-vous au loin, et fusaioz-vous blussés, Ah 1 trainez vous jusqu’à ma dernière demeure.Couchez-vous sur ma pierre, et criez-moi bien fort : — Père ! réveille-toi I C'est fait ' Voici la Francs ! I " Le vieillard, épuisé |iar ce cri d’espérance, Inclina doucement la tête.U était mort I Depuia longtemps Mauser dans la tombe sommeille.Sa pierre disparait sous l'herbe et sous lea fleurs.Mais l'Alsace n'a pas revu les trois couleurs, Le vieux Mauser attend toujours qu'on le réveille 1 VlLLEKBR.REGREÀTIOE 149 — ÉNIGMK Avant qu'être conçu, j’ai fait pleurer ma mère.Pour mon premier exploit j'ai terrassé mon père : A ceux qui m'aiment trop, je suia toujours fatal, Les barbares me traitent mal.Dès le berceau jo suis ai redoutable ; Qu'il me faut marier pour me rendre traitable : Ma femme et moi noua nous accordons bien, Je suis iiutin, elle est affable.Mais dès que son parti l'emporte sur le mien, Je vous le dis tout net, je no suis bon à rien.Les réponses seront reçues jusqu’au 24 mars.Les dix premières répoases justes, accompagnées de notre coupon de primes 386, recevront un morceau de musique de chant ou de piino, au choix.SOLUTION 147 —charadk : Mille flours.collent homme avait raison de pousser son eri d’alarme.Lo mal qu'il signalait s’est accru.La mauvaise littérature réagit sur les mœurs, et les mauvaises mœurs sur la littérature.Tout se tient.On est en train do nous fabriquer des générations dont vous mo direz des nouvelles, bientôt, si ce détestable mouvement n’est pas enrayé.Je ne suis pas encore uu vieux barbon.Mais, lorsque jo regarde certaines “ jeune» tilles ' de 111a connaissance, quo j'é-coute leurs paroles, que j’observe leurs allures, je demouro ébaubi.Ellos ne sont pas “ immorales ", elles sont “ amorales ” ; leur corruption s'épanouit tranquillement, avec sérénité, prosque aveo candeur.Que voulez vous ï Elle 11'ont été ni survoillées, ni guidées ; et o'eBt pour celles-là, pour les enfants qu'une sollicitude maternelle toujours attentivo ne protège point, que la contagion est à craindre.Le roman, le journal, les images qui s’étalent effrontément à la devanture des libraires, et jusqu'à l'affiche, jusqu'à la carte postale, jusqu'au prospectus quo l’on vous dépose dan» la main, tout : lea refrains de music-hall, Ica vaudevilles, souvent aussi les pièces à prétentions littéraires, tout cela témoigne, à la fois, d’un tel ralline-metst de vice et d'un tel appétit do grossièreté, que les geiiB les plus calmes s'en émeuvent.• Oui, dussé-je être traité de vieux croûton, j’aime le Père la Pudeur, son obstination, son invincible énergie, l’intrépidité de sa foi .Réussira- t-il à accomplir Bon couvre d'assainissement 1 Ce n'est pas commode.Rien n'est commode, en ce monde.Du moins, aura-t-il créé une agitation qui aura peut-être des effets salutaires.Entretenons-la ; tâchons de persuader à ces dames que ce n'est point faire prouve de force ni de largour d'esprit que d'entendre des cochonneries saus rougir ; enrôlons-nous bous la bannière de M.Béron- fer ot prêtons-lui le secours de nos voix.I en arrivera ce qu'il pourra.Le Bonuommr Chhysale.(JjÆnps dt Ciseaux La campagne contre l'alcoolisme bat son plein.Nous empruntons les lignes ci des sous à la Pairie, do Montréal.L'auteur de cet article, où ee reconnaît le style de l'honnorable Israël Tarte, nous montre un des cOtéa les plus importants de la question.LES RAVAGES DE L'ALCOOL La Législature est encore en session.Le trésor provincial retire deB revenus considérables de la vente des liqueurs alcooliques, doa licences.Nous voudrions bien que 1e compto vrai dos profits et des portes fût fait.Combien coûte au budget provincial la punition des crimes causés par l'alcool 1 Combien dans les maisons de santé, dans | lea asiles, y a-t-il de gens qui ont perdu la raison par l’abus des boissons enivrantes 1 Combien de milliers d’enfants meurent, dès les premiers jours après leur naissance ou quelque peu plu» tard, parce qu'ils sont nés do pères adonnés à l’alcool 1 Coin bion de chefi de familles descendent prématurément dans la tombe — noyés dan» les liqueurs onivrantes î Ces questions s’appliqlient à l'sspect exclusivement matériel, physiquo du sujet important sur lequel nous appelons l'at-tent ion de la Législature.Sûrement, dans la députation, il y quelques hommes qui comprennent l'intérêt public, l’intérêt de notre race d'une façon assez éclairée pour les engager à provo quer une discussion sur le problêmo de l’alcool.Nous employons le mot problème.Il u'est pas exagéré.Oar, l'octroi de licen ces 011 nombres scandaleux, dans les villes, dans les villages, dam les paroisses, est un incompréhensible mystère.Qu’il y ait des hôtels, dea auberges pour loger les voyageurs ; cela est chose indispensable.Puisque la prohibition et l'abstinence totale semblent irréalisables, nous somme! prêta à convenir que dans les localités ou il faut des auberges, l'on peut tolérer dos licences pour vendre do la boiBSon alcoolique.Mais que l'on couvre lo territoire de la provinco do Québec de bu-vottes pures et simples, de débits de liqueurs alcooliques dans lesquels on no donne ni nourriture, ni logement, o'est oe que nous ne pouvons concevoir.Les gouvernements qui, au lieu de fair triompher lea lois de la morale, batten monnaie sur le dérèglement des passions.Prennent en vérité, une lourde responsa-ilité.Y a-t il du sens commun, par exemple, que la Législature de la province de Québec autorise l'octroi de 400 licences d'hôtels et do buvettes dans la ville do Montréal ?Mr Gouin ot ses collègues, los membres do la Chambre d’assemblée, du Conseil Législatif pouvent-ils nous dire, la main sur la conscience, combien de ces 400 débita de liqueura alcooliques sont vraiment nécessaires pour les besoins du public ?La vente des liqueurs alcooliques dans les buvottes n'ost pas un besoin public.Mais, au moins, si l’abus des licences n'était pas devenu uno source d'empoisonnement et do désordres, l’on pourrait invoquer l'existence d'un état de choses qui dure depuis longtemps.La question de l'octroi des licences devient une question d'état dans beaucoup do localités.Lorsque les élections muni cipales ont lieu, 011 no discute point l amé lioration des routes, la construction do meilleures maisons d'école, lo paiement plus élevé des instituteur» et des institutrices.On se bat pour ou contre la buvette I Il va de soi que telle n'est pas la règle générale.Mais, ceux qui ont fait de» luttes électorales ou municipales, savent que le débit de boissons oatdevoiiu un faoteur important, parfois décisif.I_i.2STolIn-Tx-u.d_Qa.-u., Cih.ii'u.rg'ien.- d.on.tiste ^9 Coin Boulevard St-Joseph et rue St-Laurent, Ville St-Louis. 76 LE PASSE-TEMPS No 280 — Montréal, 10 mars 1806 Certes, nous «imnies heureux de le reconnaître, il y a beaucoup de propriétaires et de gérant» d'hôtels qui son absolument reapeotables, qui maintiennent le bon ordre dans leurs établissements.A côté de ceux-ci.que d'endroita do désordres, que de lieux d'iniquité dans lesquels l’on vend de l'alcool falsifié, adultéré, empoisonné jusqu'à ce que les victimes do leur passion aient pordu la raison, ou n'aient plus d'argent pour continuer leurs orgies.Le nombre des hôtels et des buvettes devrait être proportionnel à la population.La loi qui réglemente la vente des liqueurs alcooliques n'eat pas observée.Et cette loi ost très large dans son application.Tous les samedis, après 7 heures, toutes les buvettes devraient être fermées.Si l'on mettait h cotte effet un régime bien défini, une règlementation intelligente de la vente de l'alcool au verre, ceux-là même qui alimentent les buvottes au détriment et à la gêne de leurs familles en remercieraient les autorités.Nous sommes un peuplo léger.A un moment donné, nous nous prenons d'enthousiasme pour une cause juste.Quelques mois à peine s'écoulent, nous n'y pensons plus.L'élan patriotique qui se produit aujourd'hui pour la suppression des abus alcooliques, durera-t-il ï Cela dépend.Si nous nous mettons h l'œuvre pratiquement, si nous formons danB chaque paroisse des associations et des cercles qui prendront, au grand jour, l'engagemont de ne pas entrer daus les buvettes pour boire de l'alcool, co sors un bon début.Si les instituteurs ot les institutrices reçoivent du Connoil de l'instruction publique l'ordre d'enseigner, au moyen de photographies, de leçons suivies, les dégâts de la boisson sur l’organisme humain, si les membres du clergé, les curés parlent avec persévérance, avec raisonnement, de la nécessité'd’une réforme dans nos mœurs ; si les classes dirigeantes donnent l'exomplo : il y a lieu d'espéror de grands et prompts résultats.^ansle^oqde^rliste NATIONAL FRANÇAIS — iwoSte-Ca-‘ therine — Tél.Bell Est 1736, Tél.Marc.520 — DRAME — Deux représentations par lour.Prix, Matinées 10, 15, 20, 25 et 30c *¦ Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Les enfants âgés de moins de cinq ans ne sont pas admis aux représentations.• C/re// Jet soit/es canadi/nn/s Diminche, le 4 du courant, avait lieu dans les salons du Cercle — rue l.agauchetière — la lii'11 ibution des rôles de la pièce Case mu-tenu de MM.Margot, Philippe et Marx, Pour la réception de Pâques, M.A.Paquet-te, directeur musical, a mis à l'étude la Jeunets/ de Jeanne d'Arc, oratorio, avec accompagnement d'orchestre.• Concert d/ Rubenst/in Arthur Rulienstein, le merveilleux jeune pianiste, donnera un conceit le 14 mars, à la salle Stanley.Le programme suivant a été arrété : Toca-ja-l’uge, en ré mineur, Bach-Tansig ; Sonate, en si mineur, op.58, Chopin : Allegro Maestoso, Scherzo, i.argo, Finale ; Des Abends, Aufschwug, Varum, Ufillca ; Trou-metwirren, Schumann ; Barcarole, Polonaise, la bémol, Chopin ; Mephisto, Walt/, Liszt.* Concert de la Symphonie A l'Académie de musique, vendredi prochain, nous aurons le plaisir d’entendre l'ami Emiliano Renaud, le jeune pianiste à la réputation déjà vieille.Mlle Maliel Barker, chanteuse de grand talent, prêtera aussi son concours.Ce sera la dernière audition de la Symphonie, de cette saison.LE FOU RIRE Paroles et musique de II.SAMARY suis trop gai'taat pis pour moi.Car c'est pour ça que j'res - te F3 — ni le, Mes pré -ten -dus tout en é- moi Font des re-proch’s à ma fa - mil-le C'est très mal-heu-reux, {j#—i—0—9—»—*—7-f-r—* -.f—B* - —-—I—H—•—g-jy- E ?—n-'-V-y—V-+p— je l’sais bien Ce fou rir’qui m'prend dans la ra te Rien qu'd’cn par- /T\ 1er vol - Il qu'il vient Tant pis, par -don, il faut qu’jé- cia - te.Ah I ï ah 1 ,_s|ïi ah 1 ah I ah !.# - -ï— ah I ah I ah I ah !.ah I ah I ah !.ah I 11 Mais le plus drôl’ certainement, Quand il rit, c'est mon cousin Georges Ce bon garçon, un gas normand, Lorsqu'il me voit, m'saute à la gorge.Il m’enlèv’ de terr’ dans ses bras, Puis m'embrasse à m'fair’ lire aux larmes Dans tous les coins du haut en bas Sans tenir compt' de mes alarmes.ah I III Tenez, je vais vous imitez Un très vieux mais fin diplômate Qu’on voulut me faire épouser, Il était roug' comme un1 tomate.Il prit un lorgnon et sur moi Laissant tomber son fin sourire : “ Vous êtes un morceau de roi ’ Dit-il avec un petit rire.Ah ! Ah I Ah I Ah I Ah ! Ah I Ah I Ah ! O • (XI • • O Récital Langlois Sur l'instance de ses nombreux amis.M.Einest Langlois, jeune pianiste montréalais de talent, s’est décidé à donner un récital dans le cours du mois prochain.Bravo ! Le Passe-Temps applaudira toujours à la levée de jeunes étoiles dans notre firmament artistique.M.Victor Occelli/r M.Victor Occellier, baryton très connu du public montréalais, quittera définitivement Montréal pour rentrer en France, à la fin du mois prochain.Il monte actuellement l'opéra de Verdi : Rigoletto,.Cette représentation aura lieu le 26 avril, au Monument National et — détail à noter— tous les rôles (excepté le rôle ardu du bouffon que tiendra M.Occellier) seront interprétés par des artistes montréalais.• Concert de M.le frof/ss/ur Héraldy Le troisième concert annuel du professeur, et de Mme Héraldy, du Conservatoire Royal de Liège, aura lieu mercredi, le 28 mars à la salle Y.M.C.A, square Dominion.Prêteront leur concours : Mlle Estelle Mon seau, mezzo-soprano, et MM.Raoul Dionne, baryton; E.Duquette, liasse ; I.Silverston et Ch».Keichling, violo-lonistes ; J.J.Clossey, pianiste.Ce concert est sous le haut patronage de M.Clatence I.de Sola, consul de Belgique, et de Madame de Sola.• Madame Clara Dartigny Mme Clara Dartigny fera sa réapparition sur la scène la semaine prochaine, dans le rôle de Serpolette des Cloches 11/ Corneville, au théâtre Bijou.Mme Dartigny est très goûtée comme chanteuse ; elle est familière au public montréalais i elle a déjà remporté de jolis succès dans diflérentes comédies et opérettes ; et, précisément, nous avons encore présent à la mémoire les bravos que lui a mérités le rôle qu'elle va reprendre la semaine prochaine.Félicitons M.Carême pour son bon goût, et félicitons nous de son bon choix.• 7 hédtre National M.Donnelly vient de quitter le Théâtre National.On apprendra avec plaisir que Mr Laurel qui a conquis une grande popularité aux Nouveautés, fera bientôt partie de la troupe — déjà si nombreuse et si excellente — du Théâtre National.Mr Laurel est attendu à Montréal vers le milieu du mois prochain.Une autre surprise agréable : M.Har-mant l'inimitable Harmant, sera très probablement pensionmire du populaire Théâtre National, la saison prochaine.S'il est, après cela, des théâtromanes qui ne sont pas satisfaits, c 'est à désespérer de contenter tout le monde et son père I • M.César Michel L’auteur de la chanson le Roi Cliquot, devenue populaire du jour au lendemain, fera paraître sous peu une série de vingt chansons, composées sur des sujets canadiens.Nous donnons ci-dessous un couplet de Ja Canadienne, une des premières qui paraîtront : J'ai vu bien des fars Et mes yeux éblouis Ont admité la grtUe De la femme gui passe ; Mais nulle part vraiment Rein n'est aussi charmant Qu ’au Canada la femme.Je le dis sur mon dm/ Elle a l'attrait D'un fruit parfait Et d'une fleur, fraîcheur, sourire ; Son doux maintien Captifs nous tient, • C'est l'idéal qu'un c*‘ur d/sire, EU/ a de ses ai/ux Normands, bretons du vieux pays de France, l.e caur pieux Et d/ ses sœurs modernes l'élégance.Mais ce qui fait chérir Jusqu'à mourir La gentille Canadienne, C est son dm/ chrétien ne, Pour l'éfoux et l'enfant Son amour triomphaut.Le théâtre des Nouveautés change de propriétaire La Compagnie des Théâtres de Montréal, au capital de $50,000.00, vient de (aire l'ac quisition du théâtre des Nouveautés, rue Ste-Catherine.L'acte de vente a été passé ven dredi dernier devant C.M.Domingue, N.P., et enregistré samedi.Il n'y aura rien de changé à ce théâtre durant la saison actuelle, mats on nous promet de grandes améliorations pour la saison prochaine.Mot d/ la fin.(ou faim, d volonté) Bride de conversation entre deux bohèmes (il y en a encore à Montréal) recueillie par des oreilles fines et indiscrètes : C'est étonnant ce qu'il y a de concerts à Montiéal, celte année I.L'autre, un ami des arts : — Oui.Et pour as.isteràtous, il faut, forcément, qu’on serre.la ceinture, tant 11 est vrai que les jouissances de l'intellect se prennent au détriment de l’estomac.CONSEILS UTILES MARQÜKS FAITES PAR LES ALLUMETTES On peut les faire disparaitre en les frottant avec du jus de citron, ensuite avec du petit blanc et en les lavant & l'eau et au savon.• POUR LES MACHINES À COUDRE Afin d'obtenir un mouvement régulier et doux, il est bon de mélanger à I huile quelques gouttes de pétrole, ceci évite 1 encrassement.POUR ENDUIRE I,E FER ET L'ACIER RHUMATISME GUÉRI EN MOINS DE 48 HEURES.« Dr JIM.COMTOIN.Hedeeln et P»«n Tél.Bell Up 4*31.- Tél.Marchands 1315.Dissoudre au bain-marie unepartio de parafme, dans neuf parties d# pétrole épuré et garder on flacon, plisser une couche à l'aide d'un pinceau, sur les objets à peindre.VAS DE GUERISON, l'AS DE PAIEMENT, elen, 1634 a 1M6 R'IK St-JACQtES 0 STE-CUNFGONDE D* MONTREAL, 17228541 PAGES MUSICALES ¦>“ " PASSE-TE APS" Vol.XII — No 286 77 Montréal, 10 mars 1906 ABONNEMENTS! CH A NI Tyrolienne (extraite de la “ Vie Parisienne Offenbich Le Nez de la Canadienne, chanson A.J.H.Saint-Denis CHANSON COMIQUE Le Fou-Rire.H.Samary PIANO La Tzarewna (mazurka slave) Saint-Georges d’Estrez Georgine (valse de salon).J.A.G.Delfosse MANDOLINE et OUI ARE Rallentando (sérénade).'.C.d'Alessio UN AN, $1.50.4 MOU, M)C.I,It DERNIER HUMÉ O, 5c.UN NUMÉRO IRtCtlIUNT, 10*.LE PASSE-TEMPS, 16, rue Craig-Est, Montréal (à quelque! pu il* I» gara lu Grand Trono) FELIX PAQUET, Opticien Diplômé çio, rue St-Jacques.Montréal Examen scientifique de la vue gratuit.Fait une spécialité de rajustement et de la fabrication de» lunettes, lorgnon» et veux artificiels.Aussi réparations de toute» sorte».SATISFACTION GARANTIE.OUVERT LE JOUR ET LE SOIR.Tél.Bill — Main 1085.IST Celte annt.: ¦ rafpartie vaut 10 four te h! sur 'oui achat de lunettes.-** . 78 LE PASSE-TEMPS No 286 — Montréal, 10 mars 1009 TYR0L2IENNE EXTRAITE DE I.A VIE PARISIENNE Opéra-Bouffe en cinq actes Musique de J.OFFENBACH Oabrielle.' „ Allegro.Krantt t - tait a - mou • reux la la.la.Ÿf- mm f=f= Et: r- r- r- -*}—i—i— ¥f mm * — ?î —-1-—È Si —> la la.la D’a • ne 611e aux yeux bleus la la.la.la la.,.la.la.fe = — H rrdzr: 11— .«—i- *=* ?f j* rrq=r: : î : "j— :5n i ? Montréal, 10 msrs 1906 _ No 238 LE PASSE-TEMPS 79 ¦ja.,.fl q.„-, a a lo.doul U lo lo.(Joui., lo lo lo.doul.lo lo lo.doul.lo lo lo.dont.lo lo lo.doul.lu lo lo.doul lo lo ?^îôü—:J 6— U F -f— rrr- H =7-— N=* —— „ -ti ta 1 î *1— EfeprfH :i ~JL .m 1 ¦ j nj-i %=EpEE=\ y.-# 7 — —| - ^ * 7 4b 1 Tb±t eq- lo, la,.— P 1 la —*—0— — •f -j.«f ^~3> ® S.i i i p ê f -0 t * î .-^5—Cfl- ——E£ * U.U.la U.la U.la.la la.la.la.î ï n H] — SES Cresc.— J.* -«—•- -2r- ft • Y U.la.1a.7^?.U.la.m ii Frantr était malheureux Mais la fille aux yeua bleus La, 1a, la, etc., Repoussait sa prière.Mai» il partit là-bas, Pç mander i la guerre L’oubli dan» le trépas.Lo do lo, etc.III Son ime vient la nuit, Dit-on dans le pays, La, 1a, la, etc-, Chanter dins la ramée Une complainte en la | Seule, «a bien-aimée Hélas I ne comprend pas.Lo,do,lo,etc. 80 LE PASBE - TEMPS No 286 — Montréal, 10 m»ri 1906 Le Nez de la Canadienne Paroles de FRANCASTEL Musique de A.J.H.SAINT-DENIS Moderato.Enregistré conformément à l'Acte du^Parleinent^du Canada pur]A.J.H.’Saint-Denis, en l'an mil neuf oent trois, su Ministère de l'Agriculture, Ottawa. Montréal, 10 mars 1906 — No 280 LE TASSE - TEMPS 81 rail.——^—¦d a tempo.N ¦,-b—,-—|-*-ri-—1—1 *—*-¦£- lll=S=É y La Ca • na Et par un C’est, dit .on, di de de en • ne, dit - on, scs tours dam - nés, puis ce mo .ment /7s S’a - vi - sa de fai - re la Ma - li - gne - ment de son doigt Que ce ne*, des • sus.cet - te q- j^=£=t m -h ^E=*t=tr rail.œi ro bou ne, se, che, En ba - ili - nant, à Cu - pi • don.Lui re- trous - sa le bout du nez.Se.te ¦ lè • ve si gen - li - ment.S '» - vi- Ma - li - gne-Que ce iÊ?E=5ü£=IÏ ~5=iE=*= =i=T m suivez t—5=T r de fai - re la mi de son doigt ro des - »u» cet - te bou En ba - di - nant, & Cu - pi - don.Lui re trous .sa le bout du nez.Se re .li .ve si gen ¦ ti - ment.-Le nez de la Canadienne. 82 LE PASSE-TEMPS No 286 — Montré»), 10 mari I90C LîA TZAREVNA MAZURKA SLAVE Àndante.I&I mf l±rJk- CT r~=» »—* p/' SAINT-GEURGES D’ESTREZ lÉllÉï jf «_ & P ra«.-#¦ •#¦ p— —1—ri—}— 1 m 1 ü^—rr*- 5^r= —p-—*— ¦$-*±r mf animez.• * -»—*—• - +,« —» »~ • m -f >-•- « f.-•-?*- tî~Té— *=T-i- — —* 1— P* g - gZ i - =T^j:-F— ï==pr Vv sansjiresser et t-t P-i :n — - ' /raeo a poco rit.ad lib.^ fhjL irt—»'!.; r • > P i=fc 1Ü te H* Et P Tempo dl mazurka.A A A V V V rotf.F .! ?._r _L • Montréal, 10 mats 1000 — No 280 LE PASSE-TEMPS 88 gtb t> •/-T »• • , ¦ 8 feg n -i=qhT |2lz[ =t4=f= ^2 -•sJ* * ‘ ^ ** =P=f— - * ¦* -Æj-rz :J±t t- — # IS 1—ÉB—to- ¦fT'fzp* » ît *jF——a— i 1 - r r j¥=LJ_ ——1—p—F- tr -il ¦- ; 1— frjhj , t- |_l psrr^_r •f -typ* \tFTf-r-r- T i —f- S i i # È—dJ -M* ^ ?.^.r —t- — - - - V ¦ #¦ ¦* SqÜEË - - -Jjf t _#4 #2 _L *• Lg a Tempo. 84 LE PASSE - TEMPS No 288 — Montréal, 10 mars 1906 TRIO.S tepgg -—«- fer- hr*: q~c cr r r rlJ :rpct*=fc*: ?Erac ==££3= Cresc.rq: J**£- *= = :ï: V rv n»t {7n jioc.o dim.w t=mt £=• mm r eEe^Ëe _Lz=t— ?Û-t i-h—t — EpE*=E ?* =1= _± Cresc =â :t: f ; ÉÈI Un poco decu-esc.~ ^ * J-»rf-_r ËE=S=E= tr~ 3 - L» Ti«rewn».î ?EE*=:.T- _r—r_.» » m - f^=r " - *=£=* f=r ïifi î^f f==F= Montréal, 10 m*r« 100(1 — No 280 LE PASSE-TEMPS mm ém mf HJ * • * T-pcnp.* sî r=r—r I i=t ; i=t=É ^=£3 £P±g: S f TtT mf •#• •# *=*=*= f: S f-t ±rr± Ê^ÊÊÉ 1 faW •*- frlp-__________ zrrp=üi!_p=r: S 5I ei^eLes ÿijijrjjfcrrr t 2^EEk £**£ ?r_LZZt Cresc M &— £fa ;>oto decresc.E S ’ tr ±P=f: r* % P -£j£-r— * r=— ÊÏËÊ&Î _r— ËÏEIeIE r * CODA, a Temjx) poco rit.fM=ê= f ¦¦ —9 W-“* rr-f JL.JL ‘—^ 10 H 3*=P= iP - •; f t-Y-l 5 5 -t- —' — W—1———1 ÿ.< *: _J; C ^ mf l 1 \ Cresc.;ü-+ - jr .S " I 1 1 _j j— -p——B PP _r IL * jï».E=ÈEE£E ¦!E^EË y ppp 4 — La Tzarewna.JE: ' & GUIRLANDE DE ROSES, valse pour piano, par Roméo Poisson, édition de luxe, en vente chez tous les marchanda de musique, prix fraïoo, 60o. LE PASSE - TEMP3 No 280 — Montré»!, 10 mrl 1906 GE0RGINE VALSE DE SALON £ t -•ha Pr^ ^-1——!—t wr —r—¥— 3*" là Ara/< Æ- î o-1- J.A.Gustave DELFOSSE.a < © Temps de valse ig^iterr-n- ,- 4»i— *»/¦ ter ?p—f- > =if: - 1 .!?- -Bc rf*- -G i 3 jKLJb.ifflt =H P-P—— ^T:-b *—'*— rr^-— ¦H- V £ S 0- : f 1 —*—i f -F—i Ht - =N .i'i ! j -Ʊ= f" -r4— t ?i .h -f M.1._ r t;' f i LJ pjr^EEzrzf: S M f m tZZ- î ?li IÉÉ u S3E 4—f t r î s ; * iu .f f ::¦ -&—f •' «if -f-t *-» » i tt i±-~f-—F Si 4?¥~yf -y-?- 45 f—t— f E=£=g=E= « év *-!•- i3!^=»zitzrtz t-t f * ¦*- * • :tr; -F-b’-r- T- I t4 ZtZT-l t: ¦fi arx: t=fp -t-t »~ « 'f r r T- r fcfe=5=?E: ** tefEÊ EcEEE « * -*¦ t-t m =t—\r- us.=tzp=c f -» * #44 =F ‘i -î =p=r= # i ^ ¦* t-r Montréal, 10 mari 1*06 - Ko 286 LE PASSE - TEMPS 87 8» LE PASSE - TEMPS No 28f> — Montréal, 10 mm 1906 t î 1 r -I—h rn m t.& i itfeilzêi ^V—*-r- f=F-T- fr- s ErZE^ ï *L =t=—z=:tr ' ¦*•¦• — fc-: 1 v ï A —T=Z*V *— t- *—i - If « #* ’—"— # /TN •< «f •—J— Pw .7 -* 0 N ~m~* —H -*-p * 4 l *> ¦+ -f * ^ 3BÏ _ .ih .?-f f-rr- r 5=ft rSF^ - , * >-tff & 4* =4^ t ipr > > £: * ü j .¦¦ _ - ( T- " .: fcv-$ cre*c- et rail.ï ^ 11 tempo.&—-— • ——— *! _* L—« Ut S" -U44 d « ta r-^: crejc.e< t a//.ftg _/ .“ p/> tempo.^ tt •-^1 f*""1 : : • • * ?=ï=t-t—S tr ¦MB -—s—j- —1 —» —— —* _f TT £ hrfrfc —k—0—* =fcll—g iÉÎÉ £SP 3 — Rallentando, SIHUP contre la COQUELUCHE - SffiOP ponr te EPiflTS Préparés par le Dr LEONARD.En vente clic* toui les pharmacies», prix, 25c.Envoyé* franco sur réception du pria.Adresse • FhaIMACIB LtONAto, 319«, rue Notre-Dame SainteCunéjonde, Montréal. Montréal, 1(1 mars 19116 — No 28(1 LE PASSE - TEMPS 911 1 JL_ Se» ^=5=t=|=g^» T ' ' ï J adSt iÏL feÉ: 5EEEI-3 O- pü £pi V—*- rr r.*f iî «** .ï *•;__• „ »¦» = rf * ra//.~*h 8 5 i jsr -w r ?Î=EÏZ ~~SÏT- —N-g 6*^ tempo.tempo.F £vpp a—3 *¦ »¦ JTZV—É^i.Z3j 1 _J iJ T?i ! * II.:=dV#F- .5 rv— i ji », 7o Tem/io.• î—f—i— : =^=5=^_ -• — i\ i\ —-i-1 -J—# — —¦— -f • =A # * ~c: rT ——H* ï- 5 S —y— 515 -trîEÎ itim.-•—« æfEË: -fc>^ - * -t —-±r*- -*}- êÜ-ê û_# f~ff Maestoso.;fs~-ÿ—-pr~ fff mm -o- —I — —I-—f «—* v ©— 3 — Rallentando.—[ O- T)- »• • t?g?- L« remède par excellence pour ¦ ||T11/HD I AIIDCUPC Sôr et sans douleur.Franco sur réception du prix, 25», .guérir Cors et Verrues.Ail | lAUll LAUlILliUL ’ A.J.LAURENCE, pharmacien, Montréal. 92 LE PASSE-TEMPS No 28fi — Montréal, 10 rtars 1906 ¦ j—Bague riche, diamant autrichien, belle Imi- 71—Belle bague de dame, a rubi» et 6j talion d nn vrai diamant, or solide.1 00 perles, or solide ., 34—Bague d'enfant, jolie turquoise, or solide, 89—Jolie bague doublée or, VraW ï la raàin, nrondunre I A 1 ¦¦•ilamuii ¦ .« °75 grandeurs1 il 4 seulement.100 beau rubis., Bague dedame, émeraude, brillants, doub.or.o 65 17a—Belle montre de dame, double cuVette ' 68—Belle bague or solide pourdames, rubis en- doublée or, excellent mouvement.8co touré de perles j 75 4o6—Eplnglette, or solide, ornée de turquoises.I 7j 71—Beau jonc ciselé, doublé or, pour hom- 668—Boucle de ceinture, nouveau dessin, ar- me ot dame 686—Epingle de ceinture pour attacher cein- ture de ruban, argentée.40 869—Belle chaine de montre pour homme, doublée or, vaut cinq piastres .jj 88a—Belle chaîne de cou dorée avec charme, turquoise, arrondie en cœur.t aj 985—Belle chaîne en sautoir, dorée,bonne qualité.! 75 1013—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, bon pour 10 ans.NOS PRIMES DE BIJOUTERIE Toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnomont au Pas8»-T«mps pour un an — *1.50, payable d’avanoe — a le droit de cboialr, oomme prime, un ou plusieurs dos articles illustrés ci-dsesous jusqu’au montant d’ÜNE PIASTRE.Ces primes sont expédié» sur rocoption de 1 abonnement.Au cas où la valour doj artioles choisis excéderait la somme d’une piastre, l’abonn« devra ajouter la différence au prix de l’abonnemoBt.Ur 81 Montréal, 10 mira IDOfl — No 28fl Ut Passe - tkrps M0JMD/\NITÊS Nom Invitons non lecteurs à nous tenir au oou-r»nt do mouvement mondalnîde leur localité respective.Les renseignement* qn’il» nom fourniront (aooompagnés de notre coupon) seront insérés ancw oolonnos, pourra ju'ili portent une ure responsable.EN VILLK Mr et Mme Oscar Boucher, de la nie San !;uinet, ont donné on joli euchre dimanche, e 18.La veillée «'en passée de la façon la plus agréable.II y eot chant, danse et musique, les invités se sont séparés au petit jour, emportant avec eux un doux souvenir de celte charmante fé.e.Etaient présents : Mret Mme Chas Boucher, Mr et Mme 1,.l.aurier, Mr et Mme J.A.Domphousse.Mret Mme Chas Berthiaume.Mret Mme J.A.Paquette, Mret Mme C.A.Paradis, Mret Mme A Heganton ; Mlles K.Boucher, B.Bouclier, A.Laurier, Yvette Au-mais, K.Boudrias.Marie Berthe Berthiau me, Y.Leprehon.de St-Bruno ; H.Barsa-lo, B, Barsalo.G.Payette, G.Paquette, H.Vincent, A.Felton ; MM.A.Boucher, O.Aumais, Alt Si-Antoine, A.St-Antoine, Z.Laurier, II.Lauri r, !.l.aurier, K.Asseiin, J.Asseiin, DrJ.L.I.eprolion, de St-Bruno ! L J.Paradis, K.Barsalo, H.Poitras, k.Casgrain, Adélord l.achance, H.Uéca ne.Premier prix : Mr I.J.Paradis, Mme J.A.Domph usse.Consolation : Mr Z.l.aurier et Mlle II.Barsalo.* SAINT-BARNABÉ, T.Q.Un très chic mariage a été célébré, le 24 février, en l'église paroissiale de St-Barnn-bé.Mr le notaire A.A.Gélinas conduisait à l'autel Mlle Florette Bald, fille de Mr Arthur S.Bald, cultivateur de cette paroisse.Les mariés étaient accompagnés de leurs pires.La bénédiction nuptiale a été donnée par le Rév.Louis-Eugène Duguay, prêtre, curé.Il y eut chant et musicjuc à l’orgue par le chœur de l'Union Sainte-Cécile sous la direction de Mr l’abbé J.O.Meunier, piétre-vicaire de cette paroisse.La mariée portait une superbe toilette en soie-gris fer, Après la bénédiction nuptiale, on se rendit chez le père du marié où un délicieux goûter fut servi.Les nouveaux époux ont reçu de nombreux et riches cadeaux de la part de leurs parents et amis au nombre desquels nous avons remarqué les suivants : Révérend Joseph P.Gareau, prêtre, curé de St-Léon, un set J écrire i Mr L, Boucher, N.P., une lampe de salon ; Mr et Mme Alexis Gélinas, une statue de Maiie-Immaculée i Mr Amédée Gélinas, un set de couteaux à fruits en argent ; Mr Thomas Bournival, Trois Rivières, deux chapelets de Terre Sainte j Mr et Mme F.-X.Belle mare, N.P., un set i déjeûner avec cabaret d’argent ; Mme Vve Elie I.acerte, Yama-chiche, un set à chartreuse j Mr et Mme Arthur I.acerte, Yamachiche, un sucrier en argent ; Mr et Mme Adam P.Bald, Shawe-negan Falls, une demie douzaine île couteaux en argent ; Mr et Mme Ulric Carignan, Trois- Rivières, une corbeille en argent ; Mr et Mme William A.¦’ald, cinq piastres en or; MM.Teasdale et Fortlc, Trois-Riviè-res, plateau en verre ciselé sur pied en argent ; Mret Mme Philippe Gélinas, St Bo-niface, un set de bureau ; Mr et Mme A.O.Bellemare, N.P., Yamachiche, une carafe j Mr et Mme P.E.Ayotte, M.D., Shawene gau Kalia, un porte-fromage ; Mr et Mme J.\V.L.Ricard, M.D., Sle-Flore, un porte-fromage ; Mret Mme Joseph Aug.I.acer-te, Yamachiche, une jardinière ; Mret Mme L.W.Ricard, Grand'Mère, un beurrier en argent ; Mr et Mme Arthème Carie, Sha-wenegan Junction, une demie dou/.ained'anneaux à serviettes en argent i Mr et Mme llrrcule Descoteaux, Yamachiche, unenciier de fantaisie ; Mr et Mme Alfred Bournival, un set i chartreuse ; Mr et Mme Oct.Géli na«,un marinadier ; Mr et Mme Charles Mar-couiller, une corbeille à fruits i Mr et Mme Joseph Bourassa, St-Boniface, une corbeille à fruits ; Mr et Mme Wtlfrid Bellemare, Charrette'» Mills, un set A l'eau avec caba ret en argent ; Mret Mme Maxime Malleau, une corbeille ; Mr et Mme Isaac Guillemette, une corbeille à fruits; Mr et Mme Adam Gélinas, une boite savon toilette i Mr et MmeJ.Arthur Panneton, Grandes Piles, une poivrière et salière en argent ; Mr et Mme C.C.Ricard, un pot à bouquet i Mme Vve Odilon Boucher, un set à fruits; MM.Désiré Lampion, Eugène I’ichette et Kddie Bournival, un album ; Mlle Clémentine Ro chelcan.i une chaise berçante ; Mlle Eva Bald, un crucifix en argent ; Mlle Maria R.Gélinas, un porte-carte en argent ; Mlle An géline Bald, une boite de toilette ; Mlle Edith Bald, un p^rte chapelet ; Mlle Florence Bald, une boite de parfums ; Mlle Léa Marconiller, Charrette’s Mills, un set de bijouterie pour messieurs ; Mlle Corinne La-certe, Yamachiche, un pot k bouquet ; Mlle Rachcl Marcouiller, Charette's Mills, un set de cocotiers ; Mlles Isola et Marguerite Bourassa, un pot à céleri ; Mlle Diana Mal leau, un huilier en argent : Mlle Corinne Pl-chette, un porie-fromage [ Mlle Anne-Marie Beauchemin, Yamachiche, deux pots à bouquets ; Mlle Rate Panneton, une plume en or avec corbeille ; Mlle Victoria Rivard, un album ; Mlle Maria Raymond, un marina dier en argent ; Mr François 1-anglois, Ste Angèle de Laval, une plume fontaine " Sir Wilfrid Laurier " ; Mr Adam Pichcttc, Montréal, une corbeille sur pied en argent j MM.F.Milot et Georges Boucher, Iirand'-Mère, un cadran de fantaisie.•• Les directeurs do Cercle Agricole de St-Barnabé," on beurrier en argent ; 11 l'Union Sainte-Cécile de St-Bamabé", un magnifique bouquet avec, suspendues aux branches, quinze piastres en or, etc., etc.Nos félicitations et nos souhaits de bonheur aux nouveaux époux.Lundi matin, le 26 février, à St-Louis de Bonsecours, M.Hubert Si-Martin, chef de gare du Q.S.R., A Yamaska, conduisait i l'autel Mlle Dina Therrien.Les nouveaux époux sont partis en voyage.Nos meilleurs souhaits.Jeudi, 26 février, à Montréal, avait lieu le mariage de Mr Philippe C irrier à Mlle Dul-cina l.emieux.La mariée très gentille dans un costume bleu-marin avec chapeau de chiffon gris perle était accompagnée de son père Mr Eudore l.emieux.Mr Théo.Lemieux, de Lévis, servait de témoin à son fils.Pendant la messe, célébréfc par le Rév.Mr St-Georges Bégin, professeur du Collège de Lévis, cousin de la mariée.Il y eut magnifi que chant par une gentille fillette de quinze ans, Mlle Edith Chamberland.qui rendit à la erfection le Noildu marûige ; Mme A.La-lle chanta très bien l’Ave Maria, de Dubois, et Mlle Labelle un Ave l'erum.'Un splendide déjeuner fut servi à la demeure de M.Lemieux, après quoi les nouveaux mariés sont partis en voyage de noces.M.et Mme Carrier résideront désormais à Lévis, rue St-Georges.Les nouveaux époux ont reçu de nombreux et riches cadeaux.Le commis d’un grand magasin, essayant des gants.— Oui, madame, mes gants sont très avantageux.J’irai plus loin, je dirai qu’ils sont inusables.Aussi tout le monde vient m’en redemander.LA BELLE SAISON L* belle saison s'en vient, les jours froils nous quittent i les vêtements légers vont apparaître, et le choix d'un bon tailleur s’impose pour la confection de vêtements les plus nouveaux et d'un fini tout à fait chic, ce que vous trouverez chez le populaire tailleur, Ferdinand Morretti, 1658 rue Notre-Dame ; ci-devant de A.Resther & Cie.INDICATEUR DES RUES Procurez - vous l’INDICATEUR DES RUES de Montréal et de la Banlieue, publié par R.Beaugrand.Un ouvrage qui intéresse tout le monde.En ve ite chez tous les ibraires et marchands de journaux.L’OPINION Le parti conservateur canadien-françali compte maintenant un organe à Montréal.L'Opinion, tel est son titre, parait le dimanche et est Imprimée par M.P.H.Dalaire, au No 449 Notre-Dame-Est.En vente dans tous les dépôts de journaux, 2 sous.Abonnement, une piastre par an.JEUX DE SOCIÉTÉ LE CONCERT GROTESQUE Les joueurs prennent leurs places et sont assis comme le sont les artistes d'un orchestre ordinaire : le ohef d’orchestre se tient debout devant eux, ayant en main son bâton de mesure, et devant lui, Boit une chaise renversée, soit un meuble quelconque représentant son pupitre.Pour que oe délassement devienne vraiment drôle, il s'agit do décider à prendre part au jeu quelques personnes Âgées ou réputées pour leur Bérieuxordinaire.cequi doublera la gaieté de tous les assistants.Chaque joueur adopte un instrument et devra, quani le moment sera venu, 11011 seulement exécuter les gestes de son eni- Srloi, mais reproduire autant quo possiblo e ton do son instrument ; ainsi le violon fera : crin, crin, on raclant consciencieusement ses cordes ; le tambour : rataplan plan, en battant de la caisse ; les timbales : tzim, boum.boum, on frappant 011 cadence ; le triangle : dzing : le clairon : tla la ra ra.etc., etc.Le signal est donné ; le chef d'orchestre a battu la mesure d'entrée et lo concert commence avec autant de conviction et de sérieux que possiblo.Mais bientôt le chef, à demi satisfait, interrompt la muaiquo d'un coup bref de sou bilton de directeur, et interpelle l'un ou l'autre des exécutants ; et chacun doit donnor une réponse technique ; ainsi le tambour interpellé dira : “ Mes cordes sont un peu llches " ; le violon : “ Je manque de colophano " ; la clarinette : 11 J’ai un peu avalé mon embouchure " ; 1e clairon aura oublié de se vider, etc,.Une réponse déjà faite et renouvelée fera donner un gage, de même, si elle tarde à se produire.Bien entendu, aussitôt que lo chef do musique interpelle un musicien, tous Ion autres artistes doivent cesser de jouer tout en restant prêts h, continuer leur mélodie.Cette pantomime des joueurs, ces bruits imitant les instruments, les interruptions, les reprises, les réponses singulières des interpellés intéressés à éviter de donner un gage, tout concourt k la gaieté de ce jeu vraiment amusant ; mais il devient absolument comique si on a eu la bonne fortune de gratifier d'instruments bizarres ou drôlatiques, les personnes dont nous avons parlé plus haut, et qui doivent bien regretter leur bienveillante condescendance, surtout s'ils ont affaire à uu chef d'orchestre capablo d'abuser un peu de leur bonne volonté.Du reste, nous pouvons affirmor, pour l'avoir remarqué nous-infime bien souvent, quo les gens sérieux qui se sont laissé prendre à cet appât étaient toujours de braves gena et des gens d'esprit.Nos correspondants et correspondantes no doi vent pas s’attendre 4 oe qne nous leor disions la bonne aventore.Leor caractère est toot oe qoe nous pouvons oonnattre à l’aide do la graphologie Noos leor recommandons instamment de coocrroi sur do papier non réglé leor échantillon d'écriture etd'écrire oooramment.comme pour un ami intime à qoï l’on n'a rien à cacher.La signature complète — nom et| paraphe — ne doit pas être omise, vu sd grande utilité pour l'analyse graphologique.Le graphologue ne répondra qu'aux lettres ac ?mpsgnées do l’envoi d'un ooupon do primes du tS8S-Tanra.Joyeux.— Esprit sérieux et réfléchi, peu d'imagination, ne s’emballant jamais, marche droit à son but, beaucoup de volonté et de sens artistique.Myosotis.— Caractère calme, sérieux et réfléchi, aimant le travail, économie bien entendue, un peu d'irrégularité de caractère, aimant les entreprises, sens artistique, volonté peu arrêtée.Lésimctte.— Aimable et spirituelle, quelques dispositions à la mélancolie, romanesque, bon caractère, esprit peu sérieux, grand amour du plaisir, de 1 ’air, de la liberté cherche à se faire aimer et y réussit, beaucoup de volonté.Marie Anna.— Esprit grave, calme, fier et sérieux, imagination active et agisnanle, beaucoup d'ordre, économie bien enfe ndue, caractère entreprenant, amour du travail, volonté et sens artistique.M.L.— Esprit sérieux et réfléchi, peu d’imagination, dispositions mélancoliques et romanesques, sans emballement amour de la famille avec beaucoup de volonté et sens artistique.En retard.— Esprit un peu exalté, de la bizarrerie, embalenient très facile, peu de volonté, aime à se laisser dirige', pas du tout économe, aime les plaisirs.On m'appelle Kiki.—Beaucoup d'imagination au service de sa coquetterie, ordre, économie, esprit léger et frivole ; mais aimable et bon caractère, sachant se faire aimer, sens artistique, très peu de volonté, goût des grandeurs, Elle et lui.— A du goût et aime la toilette, assez impressionnable, peu de volonté, aime le travail, amour de l'orrlre, économie bien entendue, intelligence et vivacité.CUISINE POULET “BONNE MAMAN” Excellente manière de déguster les tendres petits poulets qui arrivent.11 en faut bien deux pour obtenir un plat oonvenable.Découpe/ les poulets en six morceaux : les ailes, les cuisses, avec lours avant cuisses et la oarcasse en deux.Faites revenir au beurre, avec de petits oignons nouveaux et du lard de poitrine en dés.Dégraissez, ajoutez uu bon verre de vin blanc, recouvrez hormétiquoment, mettez au four et faites cuire lentement.Au moment de servir, mettez de petites pommes de terre nouvelles de grosseur égale, cuitos au beurre.Le plat doit ôtro assoz élégant, pour paraître sur la table.• U n petit secret pour rendre les œufs sur le plat délectable.Mettez en mémo temps dans le plat lo bourre et les œufs, salez, poivrez et recouvrez de quelques cuillerées de orême.Lorsque vous voyez que lo blanc commence à prendre passe* au dessus des œufs une pelle rougie au feu.POUR RIRE — “ Bouhou ! hou I I hou II!" — Qu’as-tu tk pleurer, tnon petit ?— Je viens de trouver une fente dans la palissade, mais je louche trop pour voir au travers.Voltaire était l'ennemi déclaré de Pi-ron.Il était venu un jour chez ce dernier, pour avoir une explication avec lui ; no l’ayant pas trouvé, il prit de la craie et éorivit sur la porto lo mot dne.Lo lendemain l'ayant rencontré par hasard dans la rue, il lui dit : —Hier, je suis allé clioz vous pour vous voir.— Je le sais, répondit Piron, j'ai trouvé votre carte h nia porto.Ixe, fils d’un homme célèbre, a lui-mômo un fils fort intelligent, qu'il montre avec orgueil I» ses amis.— Vous verrez qu'il ressemblera à son grand-père, disait-il, hier, à l'un d’eux.— Mais oui, répond celui-ci ; d’ailleurs c'eet logique, le talent saute toujours une génération.Au jardin dos Tuileries, entre mères de famille ; — Que d'ennuis j'ai avec les miens, madame I.Mme Calino.—Ali ! madame, les mères qui n’ont pas d'enfants sont bien heureuses I.ST-LOUIS DE BONSECOURS LtVIS, P.Q.URAPHOLOUIE 91 LE TASSE-TEMPS No 2SG — Montréal, 10 mars 1111)6 UNE BONNE AFFAIRE POUR VOUS ET POUR NOUS Tou» nos lecteurs, abonnés ou acheteurs au numéro, peuvent nous aider tout en ga gnant de l'argent.Voici comment: Vous avez bien parmi vos relations une personne ou deux susceptibles de s'abonner à un journal musical.Une bonne parole et vous ob tenez un abonnement.Le prix régulier de l'abonnement au Passe Temps est de $1.50par,an payable d'avance.Maintenant voici ce que nous vous offrons: Envoyés du même coup : a abonnements 1 j ^ $1.50 au lieu de $3.00 3 abonnements > S g 3.50 au lieu de 4.50 4 abonnements ) S u 4.50 au lieu de 6.00 Condition tiUntUttt.— On n’admet qu'un seul renouvellement d'abonnement dans chaque cas, c’est-à-dire qu'une personne déjà abonnée peut faire compter son abonnement, mais les autres abonnés devront être nouveaux, au moment de l’envoi.Chacun des abonnés aura droit à la prime régulière.(Demande! notre catalogue de primes, envoyé franco sur demande).NOTRE COUPON Notre coupon vaut 5c, à déduire du prix de chaque article annoncé soit dans le Passe-Temps, soit dans notre catalogue, mais n'a aucune valeur : |° Sur les anciens numéros du Passe-Temps ; 20 Sur les objets donnés comme prime gratuite aux alwnnés payant un an d'avance.(Voir la dernière page du journal.) OFFRE SPECIALE En nous envoyant le nom et l’adresse d'au moins dix personnes susceptibles de s'abonner au Passs-Temps, on recevra un joli morceau de musique par le retour de la malle.NOS ABONNES N'auront paa lieu de s'étonner si, après la réception du second avis de l'expiration de leur abonnement, Penvoi du journal est suspendu, “ L'abonnement est strictement payable d’avance " ; cette règle ne souffre pas d'exoaption.Ne décidez rien, cependant, avant d’avoir consulté la lifcte des primes offertes aux abonnés payant leur abonnement d’avance.PETITS AVIS 26 numéros forment notre année.La date de l’abonnement est toujours de sept jours antérieure à celle du premier numéro envoyé.Les deux nombres imprimés à la suite du nom de l'abonné sur la bande sont le» numéros où commence et finit l'abonnement.Nos abonnés sont priés de choisir leur prime en s’abonnant au journal.Dorénavant, à défaut de telle précaution, aucune prime ne pourra être réclamée, après trois mois à compter de la date de l’abonnement.Une liste de nos primes est envoyée sur demande.GAGNEZ VOTRE ABONNEMENT Voulei-vous gagner un abonnement ?Si oui, envoyez-nous le nom et l'adresse de quatre personnes, accompagnés du prix de trois abonnements d'un an, soit $4.50.Chacun de ces quatre abonnés a droit à une prime.LE8 MAITRES DE POSTE Sont autorisés à solliciter et à percevoir le prix des abonnements au Pahbh-Trmih, et à garder à titre de commission on tiers des montants collectés.NOTRE AGENT A QUEBEC Nous rappellerons à nos lecteurs de Québec qu ’on peut se procurer les anciens numéros du Passt- Ttmps cher M.J.Alf.Guay, a8j rue 8t-Joscph, Un Secret de Famille ROMAN INEDIT (mite) Elle levn au ciel — représenté pur lo haut de la voiture — aea beaux yeux pathétiques.Lea sanglota de Florence redoublèrent,{mais Clervie ao aentit étrangement insensible.— Maman !.oh 1 restez encore I j'avais tant de choses à vous diro I.Je ne vous ai pas parlé de Trélaz, ni de la forêt, ni de la cascade.En effet, chose étrange, la mère n'avait paru curieuse d'aucun des détails de la vio de «on enfant.— Il faut noua séparer.je pars cette semaine pour l'Amérique.Maia j’espère revenir l'année prochaine.Flo, votre douleur me brise.Ayez pitié de votre pauvre mère 1.Mademoiselle, emmenez-la 1 Elle cachs Bon visage dans son mouchoir, tandia que Clervio détachait avec une douceur mêlée do fermeté les mains do l'enfant, nouées au cou de sa mère, et sonnait précipitamment à la porte de l'hôtel.MaiB comme elle se retournait avant d'entrer, elle aperçât le visage trèa calme de Linn penché à la portière, tandis que, de sa voix ordinaire, elle criait au cochcr : — Au Grand Hôtel, et marches vite.Une demi-heure après, Florenoe, couchée dans son petit lit, sans avoir pu prendre autre chose qu'un peu de thé, dormait profondément, bien qu'un mouvement convulsil secouât de temps à autre sa poitrine ; Mme de Trélaz, vivement émue por le récit do Clervie, demeura près d'elle ; il lui eflt été impossible de prendre part ce soir-làà une réunion de famille.Clervie descendit donc seule.11 ne fut question de rien devant les domestiques, naturellement ; mais un peu plus tard, lorsqu'on fut do retour dana le salon, Mme Albert de Trélaz se rapprooha vivement de sa cousine.— Clervio, parlez-moi de cette entrevue.La mère do Florence a-t-elle été affectueuse 1 — Très affectueuse, très expanaive, dit Olervie d'un ton contraint.— Et Flosaie I demanda à son tour M.de Trélaz.— Elle a beaucoup pleuré en se séparant de sa mère.— Clervie, s'éoria M.do Trélaz en éclatant de rire, vous avez ce que j'appelle votre air charitable, c'est à-dire que vous gardez par devers voua dea jugemonts probablement juste», mais sévères, que voua ne voulez pas nous communiquer.Clervie sourit involontairement.— Eu tout cas, dit-elle, je ne croirais pas manquer à la bienveillance en trouvant un peu étranges lea témoignages très vifs d’une tendresse qui a pu se oontenir pendant tant d'années.— Enfin, dit Mme do Trélaz avec impatience, oroyez-vous, comme ma cousine, que cetto femme est une mauvaise mèro 1 — Je m'étonne qu'elle aoit mère, dit Clervie en soupirant, et jo souhaite ardemment que Florence n'ait paa l'occasion do donnor un amour qui laisserait évidemment cetto malhoureuse femme insensible.Il y eut un silence, puis Mme de Trélaz reprit : — Est-elle toujours jolie 1 — Oui, bien qu'elle se peigne.Ma pauvre Flossie était, en la quittant, toute blanche de poudre, et tout imprégnée d’essence d’héliotrope .J'espère que la chérie ne souffrira pas trop de cette secousse, et qu’avant Bon départ vou8 la reverroz telle que moi je la connais.Pol retint un sourire.Il pensait que Clervie était terriblement partiale, et qu'elle se faisait, au sujet de sa petite amie, de complètes illusions.— Sa lille lui ressembla-t-elle 1 demanda encore Mme de Trélaz.— Non, p'ut du tout, oncoro moins qu'à Raoul, si c'est possible.— Cette enfant a un typo assez étrange, dit M.de Trélaz ; si elle tient de ce qu'elle promet, elle sera très jolie, mais elle n'a rien d'une Anglaise.I’ol ae lova et alla prendre un volume illustré sur la table.C'était un recueil de poésies populaires de tous pays, chacune dea poésies étant accompagnée du portrait de son héros ou de son héroïne.Il feuilleta lo volume un instant, et l'apporta tout ouvert à son père.A cette page il y avait une ballade de Thomas Moore, intitulée : Kathleen, 0' More.Eu regard, on voyait une jeune tille irlandaise, souriante et jolie, dont l’air joyoux contrastait avec la triste histoire et la lin prématurée que plourait la ballade.Au-dessous de la gravure, il y avait un vers, le premier de la poésie : My Mlle Kathleen, my Ucar Utile Katlileen I — Regardez, papa, dit-il, ai cotte fignre n'est paa le portrait do Florence,! Je l’ai découverte ce matin.— C’est vrai, dit Clervie, la ressemblauco est frappante.Peut-être compte-t-elle dans sa famille quelque ancêtro hibernion, quoique sa more 110 retraco on auçune manière le type dos femmes d'Erin.Dèa le surlendemain.Mme de Trélaz et Clervie emmenèrent Florence.Ses 00%-ains ne la virent pas sous son vrai jour, et demeurèrent persuadés qu'elle était une capricieuse et maussade petite fille.S'ils l'avaient vue, cependant, sauter de la voiture au bas de la côte qui menait à Trélaz, secouer sa chevelure brune, comme ai, par ce mouvement, elle eût repouasé loin d'elle les Boucis et lea émotions de son voyage, ils ne l'eussent certes pas reconnue.Mais ils auraient donné raison à Clervie en constatant la tendresse avec laquelle elle revoyait les domestique, les fermiers, les pauvres, — et aussi la joie qui accueillait son retour.On ne eut jamais bien quelle avait été, en somme, son impression au sujet de sa mère.Soit qu'elle eût éprouvé quelque vaguo déception, soit qu'elle eût résolu de bannir toute idée pénible et tout souvenir trop douloureux, elle parla beaucoup plus rarement d'elle à partir de ce moment.Et, chose singulière, olle perdit son goût jiour la poupée anglaise, qu’elle enforma un jour dans l’armoire ou dormaient ses bé- Et le temps s’écoula, rapidement pour les uns, lentoment pour les autrse.Florence ne revit pas sa mère.Il y eut entro elles un rare échange de lettres.Lina envoyait des missives yogues et désolées, parlant de la nécessité cruello et de là tyrannie qui l’éloignaient de son enfant, ne donnant paa de détails sur ses occupations, si ce n’est qu’elle faisait toujours allusion à la santé de aon père, qui cherchait un peu de forco aou8 toua les olimata, et aux intérêts d’argent considérables qui l’obligeaient à faire des voysges en Amérique.Malgré l’expansion qui lui était naturelle, Flossie répondait des lettres contraintes, ne sachant que dire à la mère qu’elle connaissait si peu et qui, de son côté, ne cherchait nullement à pénétrer ses pensées, ses sentiments, sa vie Aussi ces courriers, heureusement trèa peu fréquents, étaient-ils pour elle un véritable supplice.Ils remuaient dans son cœur un monde do doutes et de chagrins : tantôt elle accusait sa mère d'indifférence, tantôt elle soupçonnait Mme de Trélaz de les céparer, de haïr Ba belle-tillo ; quoique cours que prissent ses pensées, elle en avait horreur : en effet, elle se trouvait amenée ou à douter du cœur de sa mère, c’est-à-dire de ce qu'elle avait d'abord cru lo chof d’œuvre du genre humain, ou à accuser d'injustice et de dureté l'aïeule à qui elle devait tout, ot qui lui prodiguait chaque jour mille bontés.Elle se détestait elle-même, ae trouvait ingrate, et un jour, elle osa interroger Mme de Trélaz.Mais olle no reçut qu’une réponse va- fue : la mère de Raoul était trop scrupuleuse, trop délicate pour Buivre la pente qui eût entraînée à dire sa ponsée sur Lina ; elle reculait auasi devant dos |iaroles qui eussent atteint dans le cœur de Florence un sentiment naturel, sacré, et la confiance en ce qu’il y a plus beau et do plus doux ici-bis.C’était certes un noble scrupule ; peut-être, cependant, la vérité eût-elle été préférable : si elle porte lo for dans un cœur, elle a en même temps par ello-même une vertu salutaire et fortifiante, et il eat possible que, remise d’un premier et terrible effondrement de ses illusions, Florence eût moins souffert d'avoir une mère indifférente que de lutter sans cosse contre les deux courant8qui l'entraînaient et la ballottaient er.dea doutes affreux.Clervie, naturellement, ne pouvait agir autrement que Mme de Trélaz ; quelle quo fût son opinion secrète sur la conduite de celle-ci viB à-vis de Flosaio, olle ne pouvait que s’y conformer.Elle réussissait cependant à calmer l’enfant, et à obtenir d'olle cette docilité d'esprit, cette souplesse de pensée qui consistait à fermer les yeux, dans un sentiment de devoir, sur ce qu’il y avait dans sa situation d’inexpliqué et de douloureux.D'ailleurs, commo nous 1 avons dit, ces crises ne survenaient que lors de la réception des lettres do Lina.Au bout de quelques jours, grâco à l'inüuonco do Clervie, et grAce aussi à l'heureuse mobilité do son àgo ot de sa nature, Flosaio redevenait joyeuse, prête à s’intéresser à tout, et à relever surtout les côtés heureux de tout ce qui l'entourait.Pou à peu, Mme de Trélaz prit l'habitudo do passor les plus mauvais mois de l'hiver à Poulcoat.Il y avait là deux ou trois familles qui offraient à Florence quelques distractions, Clervie l'emmenait en outre à !a ville voisine, la mettait en contact avec des jeunes filles do son lige, faisait compléter par de bons professeurs ce qu’il y avait d'un peu décousu dans son éducation.Si la santé de Mme de Trélaz 1 eût permis, elle eût aimé à faire voyager sa petite amie ; mais celle-ci se refusait généreusement à quitter sa grend’mère, à qui elle rendait des soins affectueux et assi-dus.- Et maintenant, Florence a près de dix-huit ans.Sa mère court toujours lo monde, tantôt révélant aux diverses nations les beautés de la poésie anglaise, tantôt poursuivant la fortune à la roulette ou au baccara.Elle 110 so contente pas d'écrire do loin en loin des lettres mystérieuses et navréos à Ba fille, elle fait appel à la bourno do Mme de Trélaz.Celle-ci est vieillie, affaiblie, timorée.Lo crainte do voir arriver Montréal, 1(1 mars 1906 — No 28(5 LE PASSE-TEMPS inopinément cette aventurière, la peur do lui roir prendre, danB les villes d'eaux où ello perd jusqu'il non dernier franc, le nom respectable de Trélaz, lui fait subir des onigencca qui deviennent do plus en plus impérieuses.Clervie elle niOine ignore oes tristes dessous ; elle sait seulement que, contrairement à l’avis d’Albert «le Trélaz, la mère de Raoul abandonno entièrement km veuve la fortune qu'il tenait d'une tante, et le pou d'argent auquel il avait droit après la mort de Bon père : elle espère ainsi obtenir que Lina mène une existance retirée et honorable, et veut lui ôtor tout prétexte de reparaître au théâtre.Maintenant, l'intimidation lui arrache dos sommes considérables, et tous ces soucis, entés sur ses profonds chagrins, la conduisent rapidement au tombeau.Elle témoigna un jour le désir de revoir son cousin Albert, et Clervie, qui était depuis plusieurs semaines h Trélaz, offrit à ses parents de s'installer pour quelquos semaines dans son vieil hOtel de Poulcoat.La petito ville était Bituéo d’une manière incomparable.La verdure l'enserrait de touteB part* ; des bois de pins répandaient dans 1 atmosphère de saines et fortifiantes émanations ; ses dernières maisons se miraient dans un lao en miniature, et les étrangers, ayant découvert ce pays perdu, commençaient à y accourir, et il remplir les vallées pittoresques, semées de rochers et parcourues par d'innombrables cours d'eau.Ce fut au mois d’août, alors que la fraîcheur do ombrages aomblait la plus délicieuse, que M.et Mme Albert de Trélaz prirent possession du pittoresque et vieux hôtel de Clervie.Celle-ci les y attendait.Mme de Trélaz, qui raffolait des choses anciennes, s'oxtasia sur leB boiseries sculptées, les meubles, los tnpissories, les brocarts antiques qui remplissaient la maison.Pol s'attarda à la fenfltro d'où l'on découvrait la place, les maisons de granit, lourdes et basses, la fontaine moussue surmontée d'une croix, l'église gothique avec son olocher il jour, et, b.travers tout cela, des profondeurs vertes, des échappées de la forêt.Empêché par le» instances de sa mère de quitter sa famille pour embrasser une carrière active, il avait poussé très loin ses étudeB do droit, avait poursuivi la licence ès-lettres, et s’occupait do travaux historiques qui l'avaient déjà signalé à l'attention de plusieurs revues.Mais quelque ardeur et quelque intérêt qu'il apportât à ces études, le regrot d’une vie plus mouvementée lui demeurait toujours.Il était parfois un peu inégal et sombre, et sa mère, qui se disait qu'un mariage heureux était le soul remède à sa déception, avait déjà essayé de le persuader à ce sujet.Mais elle s’était heurtée à dos idées extraordinairement arrêtée!.La seule chose pour laquelle il se montrât disposé à être peu exigeant chez une fiancée, c'était la fortune : lui-même, d'ailleurs, était destiné à en posséder.Mais il tenait par-dessus tout à une famille irréprochable, à un vieux nom, à une figure agréable, à une intelligence capable de «'intéresser à ses travaux, à une souplesse de caractère lui permettant d'exor-cer ses instincts quelque peu dominateurs, et enfin, il voulait que sa femme fût gaie, pour compenser la disposition qu’il se sentait à la tristesse.( à suivre ) : LA PATRIE : w Donne des nou-velles rapidement et précisément.Elle a, a sa disposition : LE SERVICE DE LA PRESSE "ASSOCIÉE, LE TELEGRAPHE, LES CIES DE TELEPHONE, DE8 PRES8E8 RAPIDE8, UN SERVICE D'EXPEDITION ECLAIR, DH3 REDA0TEUR8, DES COLLABORATEURS, ET DES REPORTERS RENSEIGNÉS ET DU SIÈCLE, ET UNE ADMINISTRATION PROGRESSIVE.IL VOUS VOULEZ AVOIR TOUS LES RENE1-GNE ENTS DESIRES LISEZ TOUS -* LES JOURS *- -if LA PATRIE Journal Cemadlem pour les (Sonadloma En vente partout.Un son le numéro- >?»?»?« ?•?MOU HOROSCOPE POUR MARS 1908 Bonté, franchise, générosité, économie et travail, telles sont les qualités qui distinguent los porsonnoB qui naissent dans ce mois.Emile Vezina Ârtùte-Peintre Spécialité : HPortXSlltS 163O, EDI HOTE* DAUI, HONTEtAL Les petites affiches PETITES ANNONCES GRATUITES A ous offrons à tous nos lecteurs un espace gratuit dans nos colonnes d'annonces.Conditions ; 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