Le passe-temps, 1 janvier 1905, v. 11, no 258
PER P-26 r £L.BELL - MAIN 1055.LE PASSE-TEMPS Vol.XI — N° 258 Montréal, 11 Février 1915 Un Numro, ç sous $2.00 * Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro flç*^ Voir la liste de Nos Primes à la page 15.* $2.00 M.Alexandre BISSON, auteur de Jalouse.1 M.Marcel NEUILLET, dans le rôle de Lucien Morcuil.Mlle Jeanne MEAULLE, dans lt rôle de Germaine.1 héâtre des Nouveautés — " Jalouse ", comédie en 3 actes d'Alex.Bisson Sommaire TEXTE : Portraits : Mlle Jeanne MEAULLE, M.Alexandre BISSON, M.Marcel NEUILLET .Chronique !>e Quinzaine.Grappilleur Poésie: RÊVE A VOS GENOUX.Albert Lozeau Scene comique : TOUT ÇA, C'ES^ D'LA BLAGUE.E.Serard Coum de Ciieaux : LE CANADA ET LA CONVENTION DE BERNE.Ed.Fabrr-Surveyir Esperanto i iame ARTICLE.A.Saint-Maetin Feuilleton 1 RÊVE DE FEMME (suùej.C.du Camppranc Dana le monde artiste ; — Mondanités ; — Block-Notes ; — Graphologie | — Récréation t — Jeux de société | — Pour rire, etc, etc.MUSIQUE : CHAN7 ROBERT, TOI QUE J'AIME (caTatjne de Rebert le Diaile).Meyerbf.ee FLEURS ET PENSÉES.Paul Delmet QUE PUIS JE DONC VOUS DIRE?.M.V03RICH CHANSON COM f QUE BONSOIR.MADAME LA LUNE.E.Bessiere PlASO ENDORS-TOI 1 (berceuse a 4 maina).POUR TOI I (Taise).G.Flamand .Emma Viger o-75 0.15 0.10 0.30 o.5o 10 LE PASSE-TEMPS MUSICAL, LITTERAIRE IT FANTAISISTE Parait tout lee quint* iourt ABOITITEMEITT : Pour l'Amérique ' •> »•• .11.601 Six mois.Pour l'Europe l'a an.1" fr» I Six mola.riT&BLI i>'aVani » .75 «ta .5fr» Première insertion.10 el* la liane Insertion» subséquentes.5 " Conditions libérales pour annonces à lonf terme.Les annonces sont mesurées snr l'axate.Tout* demande de ohanse > cnt d'adresse doit être accouipairnée de l'aurienne adresse.Pourdlsêentinuer de recevoir ea journal, U faat avoir payé tons ses arrérage*.Les manuscrits publiés ou non n» sont pal rendus.Adresses toute eomiounioation LE PASSE-TEMPS, Tél.Bell Main WSS Montréal, Can.Avis au Public On peut se procurer lea anciens numéros du Passe-Temps en s'adressant & tous nos agents locaux, mais plus particulièrement aux adresses suivantes : A Montréal : C.B.Desrochers, 8o Marianne, tél.E.2313.Arthur Yon, 1892 Ste-Catherine.Mme A.Bélanger, 1376^ Ste-Catherine.A Qutitc : J.Ait Guay, 195 rue St-Joseph.A Ottawa : Chs St-Jacques, 263 rue Water.CHRONIQUE DE QUINZAINE A PROPOS DE MADAME RÉJANE On .*i dépensé beaucoup d'encre au sujet de la moralité des pièces jouées a Montréal par Kéjane.Nous reproduisons ci-dessous de la Patrie une correspondance sur ce sujet qui ne peut manquer d'intéresser le lecteur, Bien entendu, cette correspondance ne reflète paa entièrement notre opinion, mais fait voir un des côtés de la question : L'échcvin Couture s'étonne, en plein conseil de ville, de la liberté laissée à Madame Réjane de jouer à Montréal des pièces immorales.L'échevin St-Denis s'objecte et fait un petit discours qui attire notre attention.Il faut conclure de ce discours, tel que rapporté par les journaux, qu'il n'y a pas à blâmer Madame Kéjane et que des pièces de ce genre doivent pouvoir se jouer encore a Montréal.Ce propos, nouveau genre, s'appuie sans doute sur de fortes raisons : la gravité du sujet en vaut la peine.Kt qu'elle est la première laison apportée par Mr St-Denis?11 Les pièces que Madame Kéjane a jouées ici l'ont été et le seront encore dans toutes les grandes villes du monde.' ' C'est bien cela : Les pièces de Madame, adejusdem farinai, " sont jouées, " dans les grandes villes : Or Montréal est une grande ville ; Donc, les pièces de Madame, etc., "peuvent être jouées" à Montréal.Ce syllogisme, qui renferme quatre termes, est faux ; la conclusion par suite ne vaut rien.Du fait que le coq est un animal et le linge un animal, puis-je conclure : "le coq e»t un singe"?Non, parce que l'animal qui est comparé au coq n'est pas le même que l'animal qui est comparé au singe ; ce qui donne quatre termes et rend le syllogisme vicieux.Certaines pièces sont jouées de fait dans les grandes villles ; il ne s'en suit pas que les mêmes pièces puissent de droit, être jouées à Montiéal, grande ville.L'existence brutale d'un fait ne démontre en rien sa valeur morale .Nous sommes donc en présence d'un affreux sophisme, Disciples d'Aristoie, voilez-vou» la face I Le vol se commet et se commettra toujours dans les grandes villes : cela lui vaut-il droit de cité a Montréal ?On se prémunit contre les voleurs, on les séquestre, on les met dans l'impossibilité de nuire.Et l'actrice, qui, en déshabillant te vice sous les yeux de la multitude, expose sans raison les Ames aux plus grands dangers, sera libre de tout dire, de tout simuler, de tout faire.Ce qui est mauvais, dans une petite ville, cesse-t il q> l'être dans une grande ville?La moralité d'une action dépendra-t-elle maintenant de l'étendue géométrique et de la multiplicité des individu* ?Une pièce cesse-telle d'être mauvaise dans une grande ville, parce qu'une grande ville forme un centre plus Iclairé, plus lumi neux ?Mais, plus il y aura de lumière, plus on verra, tout au contraire, la saleté d'une pièce.On objectera peut-être : Dans les grandes villes, il y a plus de libres penseurs que dans les petites ; or, les libres-penseurs se réservant le droit de tout faire accordent a tous le même droit.Le groupe [des libres-penseurs sera toujours la minorité : fars major trahit ad se minorem ; c'est l'intérêt du peuple, qui est le plus grand nombre, qui doit être ici considéré.Du reste, la libre-pensée qui détruit toute morale ne peut être appelée à juger de celte morale.Ce qui esl scandaleux, dans une petite vli-le, l'est plus encore dans une grande ville.I es pièces scandaleuses ne peuvent donc pas être jouées a Montréal, à plus forte raison, parce que Montréal étant une grande ville, elles y feront plus de victimes.La première raison apportée par Mr l'échevin St-Denis, en faveur de sa thèse, démontre donc lc contraire de ce qu'il veut prouver.Assez pour aujourd'hui.F.A.BAILLARGÉ, P.C.Seulement si ces gens qui ont fait de si pénibles efforts, pouvaient, an moins, donner une seule bonne raison pour justifier ce qu'ils ont fait, c'est avec empressement que nous retirerions ces épithètes un peu cavalières.Par exemple, qu'ils fassent passer leur homme pour fou ; la chose serait ridicule, mais au moins l'honneur qu'on doit mettre au respect de la loi sciait sauf.GRAPPILLEUR.LA LOI ES7 UN CONTRAI Entre le coupable et l'accusé il existe une différence assez marquée ; défendre celui ci est bien, défendre le coupable c'est prendre la part du mal ; des enfants de dix ans le conçoi cnt, d'autres enfants de quarante ans embrouillent les deux cas da s leur immense cervelle.L'exemple qui tombe de haut frappe plus fort en bas ; les efforts qu'on fait pour entra-ver la justice sont une injustice, et l'injustice faite par des dignitaires qui se donnent comme protecteur des loi» et de l'ordre social tombe lourdement dans le peuple, et le contre-coup est au préjudice du plus grand nom bre.Une loi est un contrat écrit et consenti pnr tous les citoyens d'un pays, ou plutôt, par le pays lui-même, pour la protection de tous et de chacun ; pour sanction de cette loi, ou de ce contrat, une peine eat attachée à cha que infraction voulue.Celui qui se rend coupable d'une infraction a la loi, brise donc sa promesse qu'il a donnée au pays, à la la société par un consentement implicite ou explicite.Et qui brise ses promesses et nie sa signature mérite, je ne dirai pas le titre d'imposteur ni de lâche, ce serait du sarcasme, mais le titre de moite temporiseur et de ter-glversateur.Or une loi, signée par notre pays, pour ainsi dire, porte la peine de mort au coupable convaincu de meurtre au premier degré et pas une ligne de cette loi écrite ne fait exception des Italiens : et la loi ne spécifie pas non plus que la victime en cas de meurtre doive être telle ou telle, anglais ou juive, pour que la peine de mort soit appliquée ; donc toutes les conditions d'un meurtre au premier degré étant reconnue, il ne faut pas traiter d'impostêXir ni de lâche ceux qui ont entravé la justice et la|loi du pays en fai-sant abolir, pour cette fois seulement, la pei ne qu'elle comporte, mais on peut les appeler moites ^temporiseurs et tergiveisateurs.Coups At (§WMX Nous empruntons l'article suivant a l'É'cno dei Deux-Monde, de Chicago.LE CANADA ET LA CONVENTION DE BERNE L'on vient d'enlever des ordres du jour une question qui, depuis assez longtemps, faisait dépenser de l'encre aux jeunes écrivains cunaclieus-fran-çaiB et à quelques littérateurs de France : la question des droits des auteurs français au Canada.Depuis 1867 ou " l'Evénement, " do Québec, dérogeant aux traditions du journalisme canadien, décida de faire cesser la monotonie des productions locales en publiant de temps en temps, des reproductions d'articles de revues ou de journaux français, le système de la reproduction avait été progree-ant sans cesse au Canada, et le démarquage même y aAait été élevé A la hauteur d'une institution.La convention do lierne biégea et s'ajourna, sans qu'on semblât seulement se douter de son existence et de ecb effets.Il y a qttelqiKS années l'Association des Journalistes Canadiens-Français se forma A Montréal.L'un de ses premiers soins futde former une commission des droits d'auteur, chargea do protéger à la fois les auteurs français et ies auteurs canadiens, en empêchant, s'il était possible, la reproduction à outrance, an Canada, des œuvrrs françaises, La commission, présidée nar M.Louvigny de Montlgny, so mit A l'œuvre aveo courage.Elle se mit en communion tion avec-plusieurs écrivain» de France, avec la Société des GcnB de Lettres de Paris, et avec le journal " le Droit d'auteur," organe de l'union internationale pour la protection de la propriété littéraire et artistique.Il eu résulta une série do correspondances, que les journaux canadiens même les plus coupables du crime de reproduction, publièrent généreusement.Jus-que ls, l'Association des Journalistes partageait l'opinion alors commune, à savoir que les livres français n'étaient protégés au Canada, qu'après le dépôt d'un exemplaire,accompagné de certaines formalités, au Ministère de l'Agriculture, lequel, par une bizarrerie do la constitution caDadiennelest, chez nous, le protecteur do l'invention, de la littérature etdes beaux-arts.Les choses on étaient IA, quand, il y a un an environ, une troupe d'acteurs a-méricains s'avisa do venir représenter A Montréal une traduction de " Plus que Reine " d'Emile Bergerat.Arrivé ici uno semaine avant la première représentation, le directeur de la troupe constate que, cette semaine môme, la pièce est jouée en français au Théâtre National.II charge imn.édia-tement son avocatde menacer do poursuites le propriétaire du théAtic, s'il ne consent Aretirer.la pièce do l'affiche Celui-ci, fort de l'opinion de son avocat' qui était alors l'opinion commune, commo ie l'ai dit, ne fait que rire do ces menaces.Et comme, d'autre part, le» droits de l'acteur amérirain étaient mis en doute, que la Société des Artistes dramatiques deB Etats-Unis récla- mait de lui certaines rcdevancfB ot refusait,» leurdéfaut, d'apnoaet centaines signalons nécessaires & la perfection des droit» d'exécuti on do la tro'.pe américaine, les choses * n restèrent la.Théfltre National seul bénélcia de la téVlame qu'avait faite à la nièce cotte discussion, et 1» troupe ambulante reprit sa tournée, après avoir joué une semaino devant des banquoltos vi-dus tous rapports.Arlicle indis-pousubie aux professionnels et aux amateurs.Se vend $1.75 dur.tons los marchands de musique.Ajouter 75c au prix de l'abonnemont pour recevoir franco, roit |2 25 en tout.ESPERAIT© (Pour le commencement, voir les numéros 244 et suivants.) 61e MINUTE — EaOTNES ETKAN QEBE8 Land' — Pays.Las' — Laisser, quitter.Laud ' — Louer, vanter.Laut' — A hauto voix.Leg' — Lire.Log — Loi.Exemples : Kvunknm shi lasis sian landon, sbi laute laudas giajn legojn.(juoiquo elle ait laissé sou pays (à elle) olle hautement louo sos (.au pays) lois.Eble via letero estas leginda, bedau rindc, gi estas ne legehlu.— Peut-être votre lettre est-elle digne d êtro lue.malheureusement, elle n'est *a lisible.62e MINUTE — RACINES ETKAN GERES Lorn ' : Approndro.Lok' : l'inco, lieu.Man' : Main.Mez ' : Milieu.M "iint' : Mois.Exemples : Loko en kiu oni lernai estas lernejo, kie oni pregna estas pres/ejo.— Kiu logos en vâlago, estas vilagtsrso, on urbo urbano, kaj en province, provmeano.— L'endroit dans lequel on apprend est une école ; où l'on prie, est une église.Qui demeure dans un village est nn vil lngeois, danB uno villo, nn citadin et dnns uno province, un habitant de pro vinee.Malt' : Beaucoup, nombreux.Naz, : nez.Nigr.: Noir.Nokt' : Nuit.Exemples : La inko estas nigra kaj la noktoeBtas malluma, — L'encre ost noire et la nuit ost ténébreuse., Lia Arkhiepiskopo Mosbto A.— 8a Grandeur l'Archevêque A.Via nazo estns tro videbla, gi no estas vidinda.— Votro nez est trop visiblo, Il n'est paa montrable (digne d'être vu).L'ACCENT L'accent tonique, ou prolongation de la voix, toujours sur l'avunt-dernièrc syllabe.Fin do la graminaire.630 MINUTE — RACINES ETKAN GERES Mosht, : Titro de politesse.Mov' : Mouvoir.64e MINUTE — RACINES ETRAN OERxlB GRAMMAIRE Rien qu'un article : La.Terminaisons : A : L'adjectif.: — Bona, "bon"', be la, "beau", granda, "grand".E : L'adverbe : Hone, "bien", bolo, "bcllotnont",, gronde, "grandement" I : Lo \ (infinitif) ; Ami, "Ai mer", paroll, "parlor".O : Lo nom : tablo, ' ' tablo ' ', krajo no, "crayon".U : Le verbe, (impératif-subjonctif).Parolu, "parlez"; venu, "venez".J : Lo pluriel : Belaj tabloj, ' ' do belles tables".Bonaj krajonoj, 'de bons crayons".As : Indicatif présent ; Ma parolas, "je parle".d ruivre MOjMD/iNITES N'nu' Invitons no* lecteurs à noos tenir sa courant da mouvement mondain de leur localité respective.Les ren*etfrnemonts qu'ils nous fourniront (aceomi>a»Tné* de notre coupon) feront Insérés dans nos colonne*, pourvu qu'Us portent un* lignât ur" responsable.Une très jolie soirée a eu lieu dimanche le 15 janvier dernier, cher Mlle Méiilda Rous sel de la rue Amherst.La soirée se passa en jeux, chant, divertissements variés, déclama tion par Mlles M.Archambault et A.Long-tin.Nos félicitations à la famille Roussel qui sut si bien recevoir ses invités.Tous se séparèrent très tard dans la soirée emportant avec eux un agréable souvenir de cette féte.Parmi les invités étaient, outre la famille Roussel : Mlles M.Archembault, C.Bélanger, A.Longtin, B.LongtirT, H.Aymong, S.Aymong, B.Dalaire, A.Guenette, I.Auger, B.Gourdeau, I'.Gourdeau, Le-françai*.MM.K.Roussel, F.Beanmond, A.Cloutier, A.Aubry, M.Légaré, F.Longtin, I.Infortune, L.Cbaperan, I.Chartrand, et d'autres dont les noms nous échappent.* Dimanche, le 15 janvier, avait lieu une soirée grandiose chez les Mlles Paquette de la rue St Philippe, à St-Henri, Léchant, la danse et la déclamation furent on ne peut mieux goûté par les Invités.Nous remarquions entr'aulrcH Mlle Antoinette Roy, oui de sa voix mélodieuse nous fit entendre la lettre de la fauvette, de Théo.Botrel, ainsi que VAdieu de Gounod.Mlle Ernesti ne Roy (élève diplômée du professeur Chs Houde) s'est bit aussi remarquée aa piano.Les Dlles Paquette avec leur affabilité habi-tuelle ont fait les honneurs et nous leur devons mille félicitations.• DROUUHTON STATION, P.Q.Quelle charmante soirée, celle donnée par Mlle R.A.Beaudoin le jour des rois ; on débuta, en mangeant le traditionnel gâteau ; les honneurs de la royauté revinrent à Mr D.Cloutier tt û Mlle 11.Campeau.L'on sait, que leurs Majestés ont su se faire aimer cl respecter de leurs très humbles sujets.Les amusements furent aussi nombreux que variés ; entr'autres, il y eut chant, musique et partie de euchre, des jolis prix furent gagnés, le 1er par Mlle Labbé, et celui de consola lion par Mlle G.A.Beaudoin, le ter prix des messieurs par Mr J.T.Turcotte et celui de consolation par Mr Roy.Vers minuit, un réveillon délicieux fui servi, et tous firent grandement honneur nu menu qui était aussi délicat que recherché.Mlle Beaudoin, secondée par son frère, firent les honneurs de leur maison, avec une amabilité et une courtoisie digne d'éloge.L'intimité la plus com plète et la galté la plus franche n'ont cessé de régner durant toute la soirée, cl ce n'esl qu'a regret que nous nous sommes séparés, très tard tn se disant à bientôt, ht aient présents : Mr et Mme Tho.Beaudoin, M.et Mme I .Beaudoin, Mr et Mme E.Turcotte, Mme Turcotte, Mr et Mme Dalaire, Ste-Marie, Beauce.Mlles R.A.Beaudoin, G.A.Beaudoin, L.I.Turgcon, A.Labbé, M.L.et B.Campeau, Québec ; A.et E.Lemieux, de Thetford.MM.J.T.Beaudoin, R.Beaudoin, A.Beaudoin, J.F.Turcotte, 1).Cloutier, E.Roy, I.Beaudoin, J.Les-sard et L.Beaudoin, St-Elzéar ; et autres.* EAST BROUOHTON, P.Q, Sur la charmante invitation, de Mlle G.A.Beaudoin, les mêmes amis, se réunissaient chez elle, le dimanche suivant.La aussi, nous nous sommes amusés à qui mieux mieux.Tout contribua à rendre la soirée des plus agréables.Le chant et la musique, furent captivants, entr'autres les jolis morceaux et romances exécutés avec brio par Mlles Campeau et Beaudoin, ce qui leur a valu les plus chaleureuses félicitations, MrJ.Turcotte, charmait avec ses chansons irès bien rendues, et Mr J.T.Beaudoin mérite une mention spéciale pour nous avoir si bien chanté Le Roi Soleil.D'exquis rafraîchissements furent servis.Mlle ti.A.Beaudoin, toujours aimable comme d'habitude, su tant multiplier ses alternions et ses charmes que les heures passées chez elle se sont écoulées rapides, heureuses et îoyeuses.Nous avions le plaisir de pouvoir compter de plus Mr ut Mme Marcoux, Mlles Perron et A.Cliche.MM.le Dr J.E.Cliche, H.Beaudoin, J.Crète et autres.* ST-LAURENT, P.Q.Dimanche, le 22 janvier dernier, avait lieu chez Mr et Mme Ferrier Jasmin de St-Laurent, une jolie réunion à laquelle prit part nombre d'amis tant de Montréal que des alentours.Il y eut chant, musique, dé-clam tion, etc.Ou orchestre composé de MM.Alex.Boîvin, Arthur Payette, Gaston l'outre, et J.S.Bilodeau exécuta de jolis morceaux qui su réjouir la fête.Parmi les invités on remarquait les Dlles Eva Laniel, Evelina Laniel, Antoinette Bilodeau, de Montréal ; Amanda Jasmin, Joséphine Major, Wilhelmine Major, Bona Jasmin, AJexi-na Major, Eulodle Godin, Marie Major, Berthe Jasmin, Hermine Jasmin, Alice Cousineau, Bertha Cousineau, Alexandrina Cre-vier, I-éa Jasmin, Françoise Jasmin, Henriette Jasmin, Ferrier Jasmin, etc.Les MM.étaient : Alex.Boivin, Gaston Doutre, Arthur Payette, J.S.Bilodeau, Albert Laniel, Télesphore Descent, Joseph Jasmin, Montréal ;Joseph L'Etoile, Amédée Jasmin, Ë.Ë.L.t Wilfrid Racine, Orner Lalonde, J.-B.Jasmin, Janvier Jasmin, Stanislas Jasmin, Joséphat Jasmin, J.-B.Paquin, Thomas Des- -lauriers, Emile Thibodeau, Alexis Cavalier, Emile Crevicr, etc.Tous se séparèrent a une heure assez avancée emportant avec eux un joyeux souvenir de celte soirée, » M \ ¦ »UR\ Il 1 y.P.Q.Mr et Mme Ceo.Ed.Hébert étaient en promenade mardi à St-David, chez son beau-frère Mr Hormidas Lebrun.SEUL IL SUFFIT Pour les a flections de la gorge, des bronches et des poumons, n'emoloyez que le BAUME RHUMAL seul ; il vous guérira promptement et sûrement. le passe - temps 13 Réve « Femme — 1MB — dL*UL Ca.2^Lp£ra,rLC Lauréat Je t'Aituitmit françaite (Suite) Cette longue, séance mondaine avait fatigué la frêle et courageuse Alice.Elle souffrait d'un vio lent mal de tête ; 11 pensant que le repos la remettrait, elle s'étendit, non pas bar le viste canapé do l'atelier ; mais sur le divan da petit salon Lee Japonaises souriaient sur leurs panneaux de satin ; les fleura prenaient les teintes les plas délicates sous la lumière des lampes.Alioe ferma les veux ct so senti bientôt envahie d'un bion-être indéfinissable.Comme son mari avait vite pris rang parmi les plus grands peintn s ! Même la duchés ba do Noisel, que tous disaiout si hautaine, était^vonue admirer l'envoi au Salon.Quel brillant avenir pour Maurice ! Et lui, seul maintenant dans l'atelier, soulevait une draperie que, par discrétion, il avait étend e sur sa " Châtelaine " .Il la considérait avec des yeux ploins de douleur.Cette belle jeune femme svait été son premier rêve ; et, malgré sa ferme volonté, jamais il ne l'avaii oubliée.— Ohl Maiia-Pia, murmurait-il vous n'avtz rien su de mon secret, j'ai gardé le silence a en avoir le cœur brisé.Pouver-vous imaginer co quo j" sou lire quand je vous efns près de moi, et que jo n'si mfl me pns le droit de prendre volie main dans la mienne.Non, vous ne pouvez vous le figurer.Tous ses regrets do Zuniga lui remontaient au cœur.Ce i ¦"• v¦ ¦ d'autr* f >is, dont l'angoisse silencieuse le minait depuis des année*, malgré lui, re-naissait plus vivant que ja i ais.Il houtfiait d'une soulfranco d'autant plus pénible, qu'il n'en voulait rien avouer, rien confier.Et, tout à coup, il demeura immobile, fail dilaté.Madame Krnanlt était devant loi, Madame E -nanlt ttès droite, tonte blanche.Elle avait entendu lo secret échappé du ccear et murmuré à demi voix.Pauvre petite Alice, maintenant elle comprenait la signification de cette étrange lo.-ssmblsn-ce, qui l'avait frappée.Quelle clarté iinpitoyiiblo I Quello ungoiB'e I Elle avait douné son cœur sans réserve j elle s'était crue uniquemont aimée !.La parole no venait pas encore d ses lèvres, ello demeurait saisie.Maurice s'élança vers elle.Il voulait s'excuser.— Alice, Alice, ne me juge pas sur les apparences.Tu as dû croire, tu doin croire que je t'ai gravement offensée ; mais cela n'est pas, je te le jure.Cet instant de faiblesse a été le premier ; il sers le dernier.Toujour< muette, elle le regardait.11 .< grosses larmes coulaient sur ses joues 11 reprit : — Autrefois, à ZiiLiga, j'ai connu la duches>e qui, jo l'avoue, avait fait sur moi uno vive impros Bion.Si vue m'a troublé ; mais c'ost fini.Ma pauvre petite Alice, ne te fais pss de ohugrin puur oetto purs folie.Tu le sais, les artistes sout impressionnables.Il voulut l'attirer sur son cœur ; mais elle n'oublierait la plainte de son mari."Oh ! Maria- Pia, vous n'avez rion su de mon secret ; j'ai gardé lo silence jusqu'à en avoir le cœur brisé !" Elle avait vu les yeux de Maurico se fixer, pleins île larmes, s ir le radieux visage.Oh 1 comme olle souffrait ; elle tremblait comme la feuille qne secoue le vent d'hiver.To île sou aveugle confiance s'était effondrée.Pour le commencement voir les numéros 249 et suivants.— Alice !.chèro Alice, répétait Maurice, comprends-moi, écoute-moi.Ne tremble pss ainsi.De 1 o 1 venu ello repoa>-aa la main do son mari, qui se tendait vers la sienne ; cetto main, lui setu-blait-i), manquait de loyauté; elle jeta au portrait un regard d'amère douleur, et, toujours sans un mot.t-ans uno plainte, olle se retira.Maurice était atterré.Elle s'était laissée tomber sur le divan de son petit salon.Kilo se rappelait, en cet instant, mille détails dans K-squels elle voyait, avec évidence, qu'ello n'avait pos occu é Ir.première place dans le cœur de Bon mari.Elle so rappelait ailàroment aveo quelle ardeur il avait pei it la " Chatelaine " .Il avait fait un chof-d'œuvre, parce qu'il avait peint avoc aon Ame.Et ce tableau, dont il n'avait pas voulu se séparor, I ivuit dans son atelier dans uue ombre mystérieu ae.C'était l'image devant laquelle on se met à genoux, tandis qu'elle!.Et les larmes continuaient à se presser brûlantes sur ses joues.Que do souvenirs blessants et cruels ! Un jour, elle avait donné à Mauiice son petit porfr.it.une simple photogrshie la représentant dans la foiêt, tenant quelques fleurs a, la main, Elle avait voulu rappeler ainsi les beaux jours de bonheur.Comme elle avait pensé à lui, tandis qu'elle se tenait devant l'appareil ! Ses youx devaient rayonner.Kt la veille, avec un soi rement de cœur, elle avait troivé son imago reléguéo dans un tiroir po-le-tnêle avec un tas de choses.Pauvre polit portrait jamais regurdé, tandis quo l'autre.Non, ce n'était pas ello, Alice, qu'on avait immorlaliséo sur une toile.Kilo comprima son cœur à deux mains, car do déchirants sanglots l'otouffaiont, so faisaient jour, et ello ne voulait pas qu'on l'enten lit pleurer.Elle avait cru on lui avec uuo foi ardente, Oh I oui, les illusions, on ha pleure, parfois, avec plas le tristesse que les marts.K.l avait connu bien des douleurs ; elle avait perdu son pôro nt sa mère, quitté pour jamais son beau pays, mais, jusqu'à es jour, elle avait ignoré la plus cruollo dos souffrances : celle d'aimer -ans retour.Bile domeurnil découragée suir lo divan, versant on silence touto< ses 1 mue.-, ne voyant par la pottière qui se soulevait.Maurice venait doucement.Il lui prit la main, la baisa et Alice sentit la tiédeur do ses larmes.— Pardon, balbutia lo peintre ; jo t'ai désolée.II y a un malentendu entre nous, Kjoute-moi, ma pauvre Alice.Jo vais tout to dire ; tu veiras que jo sais moins coupable que tu ne le crois.Ello secoua la têto, et sou regard se leva sur son mari, tout plein de reproches.— Nou.no dia rion.Toute explication me forait mal en ce moment.Et puis, tout à coup, les sanglots, qui l'étonf-faient, fe liront jour.Hlle ne pouvait se calmer.Maurice peidait la téte.Jamais il ne l'avait vue en cet état violent.Cependant oeite crise fut sans durée ; ses larmes cessèrent de couler, Bon pauvro petit êtro fragile de trembler, et elle dit alors d'uno voix 1 Ù la douceur l'emportait sur l'amertume : —.l'ai vécu près de toi sans que tu me comprennes.Non, non, ne me parle pas, ne mo dis rien : tout me blesserait ; il est des choses qu'on ne peut effacer de son cœur.Li lendemain, toujours accablée sous lo poids do son amer dé>onchaniemet,l, Madamo Ernault b'attarda à l'église après la messo matinale.Et, à mesure qu'elle piiait, elle se remettait du choc ; elle repionait 01 lève interrompu, ton liai love : l'amour de sou uiati.Klle le voulait, cet amour, elle y avait droit; lui seal ennoblit le mariago.Certes, il e-t nécessuire de a'estimer ; mais cela no suffit pns Bt devant le Dieu du ciel dont ello implorait le secours, devant le Seigneur tout-puissant, qui a fait de l'amour conjugal uno grando vertu, elle cherchait par quel moyen elle gagnerait lo cœur do son ma-I ri ; comment ello le reprendrait à cette Chatelaine, dont la seule pensée faisait passer, sur ion ame, an Hot d'indioible amertume.Elle ue pouvait pas haïr, la pauvre petite, car elle avait une nature presque divinement bonne ; la haiue et la vengeance sciaient toujonrs inconnues à oette ame de teudres-se et de donoeur.Que de fois Maurico l'avait appelée: pttite âme de colombe.Mais, si elle ne haï pas, comme elle souffrait, cependant.Elle avait rupiis sa prière, et elle disait dans la simplicité de son ardonto supplication : — S igneur, mon Deiu, inspirez-moi.Vous lo savez, jo ne craius pas la lutto ; o'tst mime mon devoir de lutter, car dans le mariage, on doit mu-taollemont s'aimer très tendrement.On doit ne faire qu'un avec son mari.Est-ce qu'une union serait bénie var le ciel si les deux cours ne battaient à l'unisson ?Oui, elle lutterait avoo vaillance, oarolln avait la force qu'ont les doux, cette forco qui est do constance et d'inébranlable persévérance.Mais comment lutter?Elle réfléchissait ; elle se disait à ello-même mentalement : — Faut-il essayer de briller ?employer ce queje pais avoir d'espiit à attirer près de moi tout un cercle t.La parure m'embellirait peut-être.Si je me couvrais de bijoux.si j'avais des robes plus bcl'es encore que les siennes, rien que du satin et du velours ?Et Comme une sorte de voix mystérieuse lui répondait : — Non, mon enfant, cetto lutto serait inefficace.Cherche mieux, petite Alice, que ce combat par la parure; trouve une arme plus noble.Ses mains se joignaient plus fortement poar mieux supplier, et son oreille se faissit pins attentive encore pour aooueillir ls s ago conseil venant d'en-haut.Et la voix mystérieuse, lui semblait-il, muni .1.11: tout au fond de son ft no : — E re aimée ! On y arrive du premier jour par la BEAUTE ; mais la beauté passe et la HONTE durs.Ln première séduit par l'apparence ; la seconde développe une sympathie, lente il est vrai ; mais, une fois venue, elle est durable; et, quand on aime une femme vraiment bonne, c'est pour 'la vie.Et Alice se releva confiante et apaisée.Elle avait liouvé son arme pour lo combat oonlro celle Châtelaine d'uno si royale BEAUTE : oelta arme serait lu BONTÉ.XIV Les mois passaient, et Alice, filiale à sa résolution d'être généreusement lioune, souffrait souvent mais ne so plaigi.ait jamais, S'il lui eu coûtait pour an i ver à cette égalité d'Ame, c'était un secret qui ne concern.it personne.Dion seal lisait dans celte âme fière et ten Ire.Le moment approchait oh la tftch • de Madame Ernault allait-devenir diffioile.Il n'étiit peut-être pas éloigne l'instaul oh le pnintie aurait besoin de cette plac-» abritée, oh l'on revient comme au refuge, quand la vie vous a b'.essé.Qui Fait?Elle allr.it bientôt Banner l'heuro de la femme qui est bonne, l'heure où l'on désire ardem nent son aide et son amitié.Durant toute uno année, Maurico s'était laissé aller à toute la folie de ses goûts de dépense.Il r Anil des billets à uno échéance si lointaine, si lointaine.doi ze longs mois ! Mais le temps avait marché do son pas régulier; et, maintenant, le peintre se débattsit contre la dette grandissante.Sa vie devenait intolérable.Le jour, s'il travaillait ; la nuit, s'il veillait, c'était toujours, devant lui.l'inquiétante li»te des traites i payer.Ernault tenait sa têle dans sos deux mains.Comment défendre son hôtel coutre l'assaut dee huissiers ?AU u: il déjà voir crouler tout l'échafaudsgs de ce luxe, auqui 1 il s'était si bion accoutume ?Son front < tait en feu ; le pinceau lui tombait des mains.Chaque coup, à la porto de l'hôtel, lo faisait tressaillir, irritait ses nerfs, anéantissait Ba puissance de travail, tuait l'inspiration, lui jetait aux SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUMAL' 14 LE PASSE-TEMPS lèvres, instinctivement, un " Qai est la?Ne recover pas.Je n'y suis pour personne." C'est que, depuis des semaines, chaque visite était généralement faite par le porteur d'un billet à renouveler, ou bien c'était un fournis •¦ ur qui de mandait un acompte.Quel enfer que son existence 1 Comme sa vie s'usait a co nupplico da tous lo< jouis.Il lo payait, maintenant, son luxe ; il le payait île ses nerfs oxaspêrés.Elle coûtait cher la maison renaissance.Et ces cent millo francs à trouver pour lo lendemain ; et personne, personne au monde ne lui ferait crédit.Kt puis, tont à coup, sos prunelles s'allumèrent ; il y passa la Qatnmo d'une idée subito : Oui, c'était Oela, il allait tenter la fortuue.Eh bion I il forait comme tant d'autres : il jouerait k la Bourse.Depuis longtemps Maxime F«l-vert l'y engageait forletnont.L'habile et riche banquier lui donnerait des conseils.Et, a partir de ce.jour, le malheureux connut nno nouvelle passion : o'etaitlejeu sur une vaste échelle, le grand jeu qui déplace des millions.Et le Hnancier tuait farta-te ; le lucre et l'idéal ne peuvent marcher sur uno môme ligne.Aulrefjis, sons lo front dn jeune peintre, no bo formaient que des rêves purement artistiques ; il ns songeait qu'à la rocherche désintéressée de l'œuvre parfaite.Maintenant, uu aulre esprit l'animait.L'argent j se mettait entn.ses toiles et l'inspiration.Et pourquoi tant de peino, pourquoi tant de fati-1 gue ?Au fond do lui-même, il refoulait violemment l'explication véritable, l'unique et lamentable raison de eon ardent dé-ir do gig .er vite et beaucoup, par n'importe quel moyen.Lei jeux de Bjorro le maintenaient dans sou luxn ; et c - luxe c'était la possibilité de cette promenade au Bois, oit il apercevait la duchesse; oo luxo lui procurait los dîners, les bals, les concerts oh il contemplait l'admirable beauté de co visago.Pauvre Maurice ! D'abord, d'un désir sincère, il s'était promis d'étouffer sou rêvo ; mais, pour étouffer un rôve, pour lutter, avec énergie, contre uno chimère, il faut prier oommo priait Alico.qui, sans cesse, demandait 1a douoour, la patience, la honte ; faut s'appuyer sur le seouurs d'en haut, nt Maurice n'implorait jamais le ciel ; il comptait sur sa propre énergie, pauvre force, cependant, que In seule foi ce humaine, et la chimère, qui jam u- n'avait été complètement étouffée, lui avait planté au cour sa griffe implacable.Alioe connaissait les heures douloureuses ; son cœur agonisait en silence.Elle voyait le malheureux Maurioe courir a faftmn sans ojor risquer le moi tel r-' cousoil.E le avait essayé de lui faire on-trevoir les dangers dos jeux de Bourse ; et, depuis ce jour, il avait pris, aveo elle, dea façous aittocra tiques d'exprimer sa volonté, qui n'admettaient aucune réplique.Chaque phrase tombait comme un arrêt provenant d'une autorité souveraine, dovant laquelle il ne restait qu'à s'incliner.Maurice, si bon, si généreux autrefois, était méconnaissable.C'était, sans doute, parc que sa propre conscience l'aiguillonnait, q l'il supportait si impatiemment les moindres contradictions.Pour les éviter, il ne consultait plus per otite-.Li temps était passé où les plus légères déterminations, comme les plus graves, étaient toujours piisos d'un commun accord, ob rion n'était décidé sans l'approbation do sa petite Alice, qu'il uimait d'amitié.Oui, elle soutirait bien, la pauvre enfant.Par luomonle, ello s'abandonnait à une sotte de révolte ; elle voulait < ndurcir .on coeur contra celui qui l'aimait si pau ; elle ne voulait pins lui |pardonnor son inexcusable folie ; mais ces moments du crise ainère étaient passageis.Elle priait,ot los promesses île son trariago lui revonuil à la pensés ; elles in-seraient pas pour elle lettre morte, ces promnssos ; ollo no perdrait pas courage.Ello savait quo la bonté gague les cœurs.— Allons, murmurait-elle, douceur, dévouement, voilà mes armes.Dès qu'il reren it de la Bourse, tout de suite, sans qu il eût parlé, ello savait si les nouvelles étaient bonnes ou mauvaisos.Un geste, un pli au front, un rion lui révélait oe que Maurico taisait.Oui, elle souffrait, la pauvre Alice ; olleaiait rêvé uno maisoLuette pleine de joies tranquilles, uno existence paisible et douce ; elle aimait tout ce qui •st discret ; on un mot tont ce qui laisse do la place aux soniimeuts vrais, et elle se trouvait liéo à ?n mari qui, maintenant, ne cherchait plus que le bruit et l'éclat ; qui.sans cesse, quittait le logis, la laissant seule avec ses anières songeries.O-jour-là, ollo devait fairo quelquo visites.Elle soupira.J i mai - ello ne B'ctait moins appartenue que depuis qu'elle était ou se croyait riche.Klle appanenait à la mode, aux visites à jour donné.Elle se sentait liée par ces mille petits fils attachés par la société élégante aux poignets de ses esclaves.Elle passa donc dans sa chambte.se remit aux mains de Lydio, ot la négresse commença la parure.Cotte robe de satin, co riche vêtemen de velourr, ce coquet chapoau enchantaient Lydie, qui, comme tous les gons de sa race, aimait ce qui brillo.Ello s'élonnait du visage attristé de Fa jeuno ninltres-ae.— M ni âme Enau li pas conton d'avoir bello obe et beau zapeau ?Mudame Enau pas souï un pen ?Alice secoua la tête.— Souvent cela m'ennuie d'aller voir des étrangers et jo n'ai paa envie de soutire.Puis, il a neigé hier, et tont ce blanc sur la terre m'attriste.Te rappolles-lu, Lydie, le beau soleil delà-bas ?Lydie a souvinance.Et la négresse se mit à égrener lo chapelet des souvenirs.Kilo parlait, agitant sa têto crépue, mai-< toutefois ne négligeant pas de paror la joune fomme ; ollo boutonnait les longs gauts de Suède, posait gracieusement la voilette pointillé» sur le visage ; ot Atiuo monta dans son coupé.La boulo d'eau était chaude sous ses pieds, les glaces soigneusement formées, et ses mains protégées par 11 ohau-do fourrure d'un manchon.Ceux qui, des trottoirs où ils marchaient péniblement, voyaient passer cette jeune femme élégante, n'étaient pas sans envier sa destinée.S'ils avaient su ce qui su c .citait d'angoisses Sous ces brillants dehors I Oui, la fo ilo s'imagine qu'une femme qui emploie Ses houros en visites, qui ne mauque ni une grande protuière, ni uno soirée mondaine, est utre f mmo huuronse ; mais Alice songeait quo ce Ilot de futilités ne pouvait apaiser ni sou chagrin, ni ses vives inquiétudes.Elle venait de rendre quelques visites, ot, tout à coup, au croisement de la rue du l'u itre-Septembre et de la rue Vivienne, so trouva en faco de la Bourse.Un frisson de crainte la saisit.Elle regarda à travers la glace ce grand monument tumultueux, où los hommes ont l'air de forcenés.Elis y était entrée un jour ot se rappelait son impies um d'effroi.Malgré les flocons de neigo qui so pressaient abondants, ils étaient tous là, los avidos lluBnciers, attirés par cette ltourso comme par uno sirène, dont le chant était le bruit de l'or.Et, sur la place, que de monde I C'était une double Klo de voiture arrêtées.Il en arrivait toujours.Une pensée vint à Alice : celle de voir.Elle aperçut Honnelle traversant la place.Ello lui fit signo et descendit do son coupé.Au bras du poin-tre, olle pénétra dans ce marché où la donrée est l'argent.Il< longeaient la galerie supérieure.Ah I oes cris, oos appels, ces brasjlevés avec leurs signes télégraphiques I 1,nielle lièvre 1 Quollo bataille pour un peu d'or ! — S ivei vous si Maurico est ici ?demanda la jeune femme.Honnovillo haussa los épaules et répondit, la voix dure : — Je n'en sais rien ; il devrait être dovant aon chevalet.Autour do la corbeille, l'agitation augmentait.On s'occupait, en oet instant, de certaines notions | japonaises dites " Liou-Sang " , prouétB par Maxi- mo Kalveit et elles montaisnt sans relâche.Tout les leprésontants dos banques étaient à leur poste, appuyés contre leurs piliers d'habitude.— J'aperçois Falv.ri, fit Julion Bonneville.Et d'un imperceptible mouvement de l'index, il ir-di-quait lo banquier.Ealveii dictait ses ordies à tout un groupe.Les jou-iifs épiaient son regard, l'étudiaient comme des soldais consultent lo visage de leur che-f à l'henra de la bataille déci-ive.Mautico Ernault était là, lui SMssi, l'œil en fou, la lèvre frémissante.— A o nq.à six.à sept.Cela montait, montait toujours, otle pain ro était pris de vertige comme sur les f ilaises à pie quand la mer attire.Toutes ses émotions se lisaiont sur son mobile visago.I.es bras levés, il gesticulait, et, do touto la force de ses poumons, il criait comme los autres.Il répondait à l'uppel du lucre sans peine, de la fortuue sans travail, de l'argent gagné sans effort.Alice étouffait dans cette foulo ; elle se sentait chanceler.Maurice semblait satisfait.Il gagnait sans doute.On gagno aujourd'hui.et demain, c'est le gouffre, c'est la ruine ! " Venes" , dit-elle .Bonneville ; mais elle ne laissa pas échapper un mot de plainte et d'amortu-mo sur l'imprudent-!' dn Maurioe ; et Cette mélancolie, qui ne demandait do consolation ù porsonne, rendait la jeune fomme plus sympathique encore.Maurice, toujours adossé là-bas, troisième pilier, un quartier général sans doute, un poste de bataille, n'avait pas aperçu Alice ; et Madame Ernault quitta la mêlée plus craintive onooro quo lorsqu'elle y était entrée.Ello serra la main de Bonneville et remonta dans sou coupé ; puis, passant devant une église, elle s'y an fit i.L'église était Notro Damo-des- Victoires.Kilo alla lout droit jusqu'à l'autel véuéré et s'ago-nouilla, los mains jointes.Dans lo sontiment d'angoisse qui venait de la saisir, elle sentait itrésia-tiblomcnt le besoin d'un élai eel -ste, puisqu'elle ue pouvait plus -'appuyer sur le bonheur de la terre, l'a r.•• bonheur I.uu rosau I Kilo voulait fairs uue provision da couruge pour l'heure où viendrait l'adversiié, et ello priait de toute son arao.Klle savait que la prière fervente force la porte du ciel.Elle se sentait renaître dans li calme de ootte église.Quelle paix auprès du tumulte de la Bourse I loi la puusée s'élevait doucement vors Dieu.et, la 1.is, c'était la soif ardente de l'or.Ici le ciol ; là-bas une soit* d'enfer.Elle prit, dans sa poche, une petite Imitation qui ne la quitiait jamais.Ce livro avait appartenu à sa mère.Elle l'ouviit au h-isa d.Ses yeux tombèrent sur les lignes suivantes." Le véritable amour ne connaît pas de bornes et son srdeur l'emporte au-delà de toute mesure.'' Une larme vint mouiller les yeux d'Alice et sos lèvres balbutièrent : — Que o'est vrai, mon Dieu I ot que oelui qui a écrit cetto Imitation connaît à fond le cosur humain.Klle avait repris sa lecture " I,'amour ne sent pis sa charge ot il ne compte pas le travail.Il veut plus qu'il ne peut j il ne s'excuse pas sur l'impossibilité, parce qu'il croit que tout lui est permis st pos-ible ; aussi sst-il capable de tout, ot pentlant quo celui qui n'aimo pas su décourage et su laisse abattre, colul-là exéoute bien des choses et les achève." Kt, soudain, Mudame Krnault eut comme l'impression d'une rosée divine qui descendait sur olle ; puis, constinuant, olle lut cet autre verset : (A suivre) Nous attirons l'attention de nos lectrices sur l'annonce intitulée NOUVELLES PRIMES, que nous publions dans le présent numéro a la page 12.Nous avons organisé un service de PATRONS DECOUPES dont nos lectrices nous sauront gré.Nous en reparlerons dans le prochain numéro.LE BAUME RHUMAL est le "Ol DES GUERISSEURS LB PASSE-TKMPS IB LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, littéraire et fantaisiste, avec texte et musique, qui parait tous les quinze jours.C'est le compagnon fidèle du chanteur et de l'instrumen-rjstc, ainsi que du diseur de vers et de monologues.Indispensable à qui veut briller cn société.Journal intéressant et utile pour les professeurs et élèves.12 pages dc texte et 16 pages de musique choisie, musique de piano, d'orgue, de violon, de mandoline, duos, etc.Chroniques instructives et amusantes, monologues, pièces de théâtres, conseils, bons mots, divertissements, jeux de société, magie, etc, toutes se matières se retrouvent dans chaque numéro du Passk-Tkmts.Une prime valant au moins UN DOLLAR est offerte aux abonnés d'un an.ABONNEMENT, $1.50 PAR ANNÉE Demanda un NUMÊRO-SPECIMEN et U CATALOGUE DE PRIMES envoyé» franco sur demande En vente chez tous les marchands de journaux, 5 cts la copie.«3 *- c «» o Ci.u a a E ¦8 NOS FRIMES Toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement pour un an d'avance (], JO).a droit à l'une des Primes suivantes : UNE ANNEE D'ABONNEMENT à CORTICELLI HOME NEEDI.E-WOBK (Anglais), paraissant tous les trois mois, splendide revue consacrée i l'enseignement des travaux de main de la femme : Broderie Lingerie, Crochet, Tricot, Filet, Aiguilles eto, eto, contenant des articles psr les meilleurs auteurs en la matière 1)6 pages (format 10x7), illustrée it profusion, aveo planohes en couleur.CARTES POSTALES I I.LUSTKEE8 — Ls vogue est aux cartes postales illustrées.Pour répondre au désir manifesté par un grand nombre de nos lecteurs, nous avons conclu avec les éditeurs des srrangemonta avantageux nous permettant d'olTrir commo prime qhatuitb trois douzaines de cartes postales illustrées, k toute personne payant d'avnnco un an d'abonnement.Ces cartes sont en noir et en couleurs.Sujets : paysages canadiens el monnments do Montréal.ENCYCLOPÉDIE DBS OUVRAGES DE DAMES, par Th.de Dillmont.—Un volumo do 850 pages, illustré de 1107 gravures et renfermant 20 chapitres, intitulés : — La couture à lu main ; 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l'Almanach /> 2 Robtrt.(ol quo j'aluio.S/ vous tousssez, preneur te - BAUME RHUMAL LE r AHSK - 'HHITO toi! quoi I ton cœur, quoi I ton oo;ur :——i_ 3* *-4j-«î- -A" -4" BO dé - ga g» des aer-monts ——»- très doux.~4> ¦ w _.__-1-*-•ZI—L-ij-W-bJ—-m*—W-V-
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