Le passe-temps, 1 janvier 1904, v. 10, no 247
¦J ABONNEMENTS s < Pour l'Amérique: Un u> 41.50 : ill moil, 76 end \ - Pour l'Europe : Un au.10 frs ; iix mois» 5 frs \ Vol.X-JYo 24?PATABLB D'ATAHOK MONTREAL, SAMEDI, 10 SEPTEMBRE 1904 Le JYo, 5e ; anciens Nos, 10c J.E.Hill, % I H.i.lll.|,r,i|,.-,.„ CM**, 'IOMKKII, l'n.lu ANNONCES MfeeareapiM 1 re insertion 10c lu liane, Insertions subséquentes 'v Conditl M libérales pour annonieR a loriK terme Ifi Valeur des morceaux de musique contenus dans le présent numéro ^ (FO ih 4>l.1U * Voir la liste de Nos Primes à la page 159- *=Stf *Pl.1U M.Leon Tolstoi TEXTE Poetbait : M.LÉON TOLSTOI.Chbonique ni Quiniai.se : LETTRE DE LA LUNE.L.J.Doucet Poésie 1 L'HEURE QUI HUIT.UJ.Doucet Monologue i LE CAVALIER ARABE.Raynaly et Maadf.e Nouvelle : L'AMOUR QUI TUE, L'AMOUR QUI SAUVE.O.Lemybe Coups de Ciseaux i C'EST DROLE ou C'EST TRISTE.Maeoot Espebanto : 4mb ARTICLE.A.Saint-Mabtin Veuille-ton: PERRUQUES BLONDES (mit-).G.Lenotee Dans le monde artiste i — Mondanité! ; — Block-Notes | — Graphologie | — Recreation | — Jeux de société |— Pour rire, etc., etc.CHA NI MUSIQUE : REGRET (chanson).J, N.L.Duguay LES OISEAUX.1.__E.Aenauu LE FRANC BUVEUR.FeANcis Rouei LES MATELOTS SONT RIGOLOS.Hinei Cas PiAiSO LA I ; I nI I > 1 "TION DES POIGNARDS.Meyeebbp.b AU PAYS DE L'OR.„„.F.Blok GUllARE SPIAGOIA SAVONESE.Gil.ABnr.Nr.nl 0.30 0.30 0.10 o.10 0.80 o.B5 o-*5 -2.IO LE PASSE-TEMPS ESPERANTO (Poor le commencement, vouée MINUTE — BRAMMAlltil A — Tool les adjectif! se terminent par la lettre "a".Ex.: Be la (beau; ; bona (bon); granda (gronda) grand.E — Tou» les adverbes dérivés se terminent par "e".Ex.: Uolo (bellement); bone (bonement on biou);gran-itc (grandemont.) 1 — Tous les verbes a l'infinitif se terminent par "i".Ex.: Ami (aimer); fini (finir); rieevi (recevoir); redoni, (rendre).O — Tons les noms se terminent par "o".Ex.: patro (père); tablo (table); cLctuIo (cheval.) 7a MINUTE.— GRAMMAIRE (Suite) U — Tous les impératifs et subjonctifs dea verbea se terminent par la lettre "u".Ex.: Amu (aimes); ke ni amu (que nous aimions); Rieevu (receves(; ke li redonu (qu'il rende).J — Tous les pluriels s'indiquent par la terrainniaon "j".Ex.: l'atro (un père); patroj, (dos pères); pomo (une pomme) ; pomoj, (des pommes).N — Tous les compliments directs dos verbea transitifs s'indiquent par la terminaison "n".Ex.: Mi bavas belan do-mon, (J'ai uno belle maison); mi havas bolajn domojn, (j'ai de belles maisons).8e MINUTE — QBAMMAIBE (Suite) AS — Tous les indicatifs présents se terminent par les lettres "aa '.Mi pale las (je parle); Vi amas (voua aimez); Ni ricevas (nous recevons).ls — Tous les indicatifs passés se terminent par "is".Ex.: Ml parolis, ( je parlai ) ; Li amis ( il aimn ) ; Hi rice-fis (ils reçurent).OS — Tous les Indicatifs futurs se lea numéros 244 et suivants.) terminent par "os".Ex.: Mi paroles (jo parlerai) ; Shi amos (elle aimera) ; Cni ricevos (on recevra).US — Tous leB conditioned se terminent par "us".Ex.: Mi parolus (jo parlerais ); Ci amus ( tu aimerais );lli rlce-vus (ils recevraient).§e MINUTE.— GRAMMAIRE (Suite) ANT.— Tous les participes présents actifs se terminent par "sut''.Ex.: A limita (aimant); amanto (l'aimant); amante, (en aimant).Li estis parolan-t3 (il était parlant).INT.— Tous les participes passés actifs se terminent par "inf.Ex.: amin-ta (ayant aimé); aminto (let ayant aimé); mmntt' (en ayant aimé).Li ostis ricivinta, (il était ayant reçu).ONT.— Tous les participes futurs actifs se terminent par "ont".Ex.: Amonta (étant pour au devant être aimant) ; nmonto (le étant pour être ou devant être aimant); amonte (en étant pour être ou devant êtM aimant).Ni cutis donontaj (nous étions pour être donnant).10e MINUTE.— GRAMMAIRE (Sotte AT.— Tous les participent présents passifs s» terminent par 'at".Ex.: smala, (étant aimé); araato, (l'aimé): nnuite, (en étant aimé) ; Li estas ama-ta, (il est aimé).1T.— Tous les participes passés pas sifs se terminent par "it".Ex.: amitn (ayant été aimé) ; amito, (le ayant été aimé); amite, (en ayant été aimé); Li ostas amita, (il est ayant été aimé).OT.— Tous les participes futurs passifs se terminent par "ot".Ex.: arao-tn (étant pour être aimé); amoto, (le étant pour être aimé) : amote, (en étant pour être aimé) ; l.i estas amota, (il est étant pour fltro aimé).L'administration du Passe-Temps se lient k la disposition de ses lecteurs pour leur fournir les volumes de la Amerika Esperanto.Kolekto qui comprend les livres d'enseignement, etc., de la langue internationale Esperanto.Dictionaire espéranto-français.loc I Les mêmes, anglais, chacun k.loc Grammaire avec exercice et vocabulaires, loc | Cartes de conversations en esperanto .toc La Kapelo, chanson en esperanto avec traduction française.loc Prière d'ajouter le par volume pour frais «le poste.ET INSTRUMENTS | De Fanfare et d'Harmonie ¦ Des meilleures fraisons Européen H nos et Américaines.-?-a-a Les Cordes "Imperial" * ¦ Pour Violon.Mandoline.Guitare, i Banjo, etc.t noon tenta element Ien meilleure* sur le marché.Reparation de 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Adressez toute commande : Le Passe-Temps, Montréal, Can.moïïd: LE QUI 1004 O Milady Quand on a travaillé.Quand on a pas.Qu'est-ce qu'y a ?.Régiment des couturières (le).Revers de la médaille (le).- Suiveur automaboul.Sur le chemin de Bagnolet.Testament de bcH'maman (le).Tic et coule.Toto Carabo.Viens, Poupoule.JOLI VOLUME DE SOIXANTE ET DIX PAGES [format 6x9] Contenant les Derniers Succès de la Chanson comique NOMS DES CHANSONS A VEC PAROLES ET MUSIQUE Ça ne r'garil ' que moi.Mon ami Bernique.é.Ça vous fait quc'qu'chose.| Noce aux bobosses (la).C 'est bien contrariant.C'est gentil d'ttr] venu.Kn suivant le régitntnt.Exploits d'un tapeur (les).Enterrement (l'i.Fête au cousin Louis (ia).I' m'a r'fusé son parapluie.Jonas dans la haleine.Journée île Parisienne.Jut de Houigogne (le).Maria, ça crie toujours (let).Ma Béatrice.Ma Cunégonde.25c — l'exemplaire — 25c Comme l'édition on est limitée, nous invitons tout le monde i faire leur commande sans tarder, afin de ne pas êtro désappointé au dernier moment.En Vente chez tous les Libraires • NUMÊROSÉPUISÉS Avant de nous honoror d'une commande d'anciens numéros, nos lecteurs sont priés de consulter la liste ci-dessous, ou figurent les numéros épuisés du Pas8e-TbmP8 : 1 16 26 43 80 107 125 2 17 27 44 81 109 126 6 19 28 49 85 110 127 8 20 30 60 94 111 128 10 21 31 69 97 112 136 11 22 32 74 98 117 137 12 23 35 76 100 120 153 13 24 39 78 103 123 158 14 26 Al 79 104 124 160 Le Bulletin JOURNAL du DIMANCHE Est le mieux renseigné Me 'tous les autres journaux Politique, Littérature, Nouvelles —o— Abonnement (en dehors de la ville).$1.00 En vente dans tous les dépôts'de la ville, 2C A.P.PIGEON, éditeur, Tél.Bell: Est liai.Montreal' 15| Vol.X — No 247 MONTREAL, 10 SEPTEMBRE 1904 Li PtlsfKT Nu»*»o: CINQ SOL'S LE PASSE-TEMPS MUSICflli, LklTTERfllfJE et pflflTfllSISTE La XtVWi ancienne Rr.'uet dn A'a-ues, publie un article du conte Léon l'olttof, intitulé : " I a guerre nisso japonaise — Ressaisissez-vous I ' ' La nouvelle oeuvre du célèbre écrivain re-comm.nde aux soldait russes et japonais de déserter lc drapeau, de désobéira leur* chefs, de jeter leurs armes ct de s'embrasser au lieu de se battre.A l'appui de sa thèse, l'auteur cite de copieux passades d'Isa», Guy de Maupassant, -nii.: Paul, Anatole France, i'ascal, Flammarion, Fickmann-Chalrian, Maxzini M.Ilarduin, Jérémie, f pictète, Alphonse Karr, saint Luc, etc., etc.Il a fallu tout le talent de M.Tolstoï pour essayer de rajeunir le lieu commun, quelque peu défraîchi, des horreurs de la guerre.Mais, sur la recommandation d'une grande renommée, hélas I tout passe.L'article contristc les amis de la Russie ct réjouit ceux du Japon, Cependant M.l'ois-toi distribue les mêmes douceureux conseils a l'un et à l'autre des belligérants.D'où vient que ces conseils blessent les uns et non les autres ?C'est que l'humanitarisme de M.Tolstoï, on le sait fort bien, a chance de TOLSTOI rencontrer quelque adhésion dans une frac-ion de la jeunesse universitaire de Russie ; i! n'obtiendra pas le moi n lre écho dans la jeunesse japonaise.Alors giAce aux onctueuses prédications da vieux philosophe, on verra peut-être se produire quelques désertions el quelques rébellions dant l'armée russe, tandis que le* soldats japonais ignoreront toujours l'existence et, a plus forte raison, les sermon* de Mr Tolstoi.T)onc l'article peut faire du mal aux Uu*m-«.el pat aux Japonais Si tel est le but de l'humanitaire, est atteint.II |>orte a «a patiic tous les coup* dont il est capable.Mais dans les régions sublimes qu 'habite l'apôtre, ya l il det frontières, y a t il des patries?Non, s'il fillait prendre a la lettre les reveries de l'humant laire.Oui, si l'on suit activement ta pen see.Le comte I éon Tolstoï n'oublie pas qu'il est Russe, mais c'est pour donner tort à la Russie, et raison au Japon.Il déclare que ses compati rotes n'ont aucun droit sur la terre qu'ils défendent, qu'ils l'ont prise M d'une façon pillarde " à ses propriétaires, el que l'armée du Tsar combat 1 i in pour les affaires louches de quelques t ripoteur* ", MUSICAL.LlriEHAIRE rr FANTAISISTE Parait low Ur 0UVU4 iourt Pour l'AvUriçue Un an.S1-S0 I Sut moli.7SeU Pour l'Eurov l'n .n.10 fn I Six mod.6 to rlTABLI D'aTAXOI ¦A -n-n one— i Premier, Insertion.10 eu U lin.Insertion- «ubtéquenu».5 " " Condition! libérales poor annonce» à lou term.La.annonce, «ont mMuréas ear l'égala.Tont* demande de ehaare ¦ eut d'adresse doit être MTomraariée de l'ancienne adresse.Ponr discantinuer de recevoir ee Journal» 11 faut avoir payé tous ses arrérages.Loi manuscrit, publiés ou non ne nont pas rendu.Adresses toute communication LB PASSE-TEMPS, Montréal, Can.Avis au Public On peut se procurer les anciens numéros du Passk-Tkmps en s'adressant à tous nos aents locaux, mais plus particulièrement aux restes suivantes : A Montréal: C.B.Desrochers, 8o Marianne, tél.E.2313.Arthur Yon, 1892 Ste-Catherine.Mme A.Bélanger, 1376)1 Ste-Catherine.A Quibtt : J.AIC Cuay, 195 me St-Joseph./( Ottawa : Chs St-Jacques, 263 rue Water.UNE BONNE AFFAIRE POUR VOUS ET POUR NOUS Tous nos lecteurs, abonnés ou acheteurs au numéro, peuvent nous aider tout en gagnant de l'argent.Voici comment : Vous avez bien parmi vos relations une personne ou deux susceptibles de s'abonner i un journal musical.Une bonne parole et vous ob tenez un abonnement.Le prix régulier de l'abonnement au Passe Tkm ps est de $ 1.50 par an payable d'avance.Maintenant voici ce que nous vous offrons: Envoyés du même coup : 2 abonnements 1 {, $2.50 au lieu de $3.00 3 abonnements > -3 g 3.50 au lieu de 4.50 4 abonnements ) S " 4-5° au lieu de 0.00 Condition ilicntulU.— On n 'admet qu 'un seul renouvellement d'abonnement dans chaque cas, c'est-à dire qa'ane personne déjà abonnée peut faire compter son abonnement, mais les autres abonnés devront être nouveaux, au moment de l'envoi.Chacun des abonnés aura droit à la prime régulière.(Voir avant-demiére page du journal).____ CHRONIQUE DE QUINZAINE lettre écrite de la lune I Le trois de ce mois, à deux heures et demie de l'après-midi, je traversais le Parc Lafontaine, avant d'arriver à l'Ecole Normale, but de ma course.Je cheminais, fatigué sous la chaleur d'un jour de plus, secouant par Instant sur le bord herbeux des allées grises, en face deprome neurt désœuvrés et dédaigneux, la poussière de mes tant vieilles chaussures, lant vieilles, que je leur accordait le titre de chaussures souvenirs.A quoi pensais je ?à rien, je crois, on de travers ; j'admets les deux à la fois ; pour lant les fleurs étaient belles et les derniers bataillons d'hirondelles qui t'apprêtaient a partir ont dû me faire regretter de ne pouvoir let tuivre un peu.vers la grève du tempt perdu, illusion si chère au voyageur fatigué dont l'imagination, évocatrice du re pot, lui montre le repos après un nouveau el suprême Labeur.C'est la que je fus surpris par une balle tilllante qui, au moment où j'avançais le pied, éclaboussa le bout de ma l»onne chaussure, sans m'atteindre cependant, ce qui s'explique : let quelques amit qui me connurent alors, ont aussi connu mes bottes de la manufacture Erlow, et dont la longueur en rapport avec la vieillesse, était passée cn terme de comparaison ; on disait : «-.eux comme tes bottes erlow, ou long comme une chicane de buveurs.Quoiqu'on m'ait souvent demandé si elles n'avaient jamais été neuves, nul ne peut encore révoquer cn doute leur aulhenlicité, et l'on sait, de plus, qu'une belle partie de mon existence a'est usée avec elles, cet témoins de mon meilleur record bohémien.Je subissait la une lourde perte.Tour me dédommager, je creusai la verte platebandc et j'en extra y ai le fatal instrument qui rognait ma bourse de $2.50, à part l'aasaut moral sur mon tempérament nerveux.II Hier, fouillant dans ma boite aux souvenirs de deuil, je retrou*ai la fameuse balle qui a mis hors de combat, dans un moment très importun, ma meilleure amie de voyage." Te voila donc, balle malencontreuse, bri-scuse de belles chaussures, cause de désespoir du pauvre homme, dénudeuse dc pieds meurtris ?" lui dis je.Ft, comme preuve de mon éloquente colère, je la frappai d'un formidable coup de marteau ; elle se brisa, et jc ro 'aperçus qu'elle contenait un cvclte papier de soie sur lequel était écrit ce qui suit : LUNE: Sommet du mont Poeifel, 25 juin, 1904.AUX HOMMES DK LA TERRE.NOTRE AN CIENNE PATRIE Nous, soussignés, Itarbicane, président du Oun-Club des Ktats-Unis ; capitaine Nie-koll, inventeur des meilleures plaques à cuirasser, et Michel Aidant, aventurier et Français de naissance, mais Sélénite d'éducation, sommes bien aises d'informer le public de la réussite de notre entreprise.Comme l'univers " philoscient " nous a accompagné de son plus profond intérêt jusqu'au moment de notre départ, nous voulons, a notre tour, nous occuper directement dc lui, el nous ne négligerons rien pour l'instruire du poste où nous sommes parvenus.Partis de Stone's Hill (Floride) notre wagon projectile lancé par la colombiade, à une vitesse de 900 milles à la seconde, nous n'avons pu toucher le sol de la lune que treize jours plus tard, ayaul séjourné plusieurs heures où les deux forces lunaires se combattent, l'attraction et ta répulsion.Comme il n'y a ici qu'une couche d'air de 25 pieds d'épaisseur, nous voyageons, pour ainsi dire, ù la manière des corps béatifiés dont parle l'écriture hébraïque.Nous sautons où nous voulons, n'ayant que le soin d'apporter avec nous ce que nous appelons ici nos machines respiratoires,espèces dc sacs remplis d'air pur.Les Sélénites habitués depuis nombre d'années à recevoir des vUiteurs des planètes étrangères, nous fournissent ce qu'il nou* fuut pour la formation de l'air quand nous venons a cn manquer.L'acide carbonique corrompu est détruit par le chlorate de potasse el nous formons l'oxygène en quantité avec le chlorure de potassium ; l'a/ote c*t en abondance ici.Nous ne sommes pas les premiers de la terre parvenu* dans la lune : nous avons nommé, dan- une autre balle, «les Canadiens qui nous ont précédés au moyin de canot de ehassc galerie.Ces derniers mêmes ont depuis assez longtemps, fondé une école de langue française.Nous avons cu le plaisir de presser la maiii aux députés de Mercure, d'Uranus, de ea-per el dc Neptune ; ceux ci sont les plus rares.On nous a fait comprendre que le véhicule commun de ces gens li était une espèce de ballon très perfectionné et très lapide.Il y a ici dc curieuses coutumes, je vous assure, I a conformation des oiseaux qui vivent dans le vide parait tout à fait naturelle quand on les étudie.J'en ferai une description plus tard, II n'y a aucun reptile parce que la cor-raption ù proprement parler n'cxUte pas: une personne meurt, ce qui arrive rare men;, son corps se itéliilïe.Kien de plus facile pour moi que de vous écrire quand la lune est I son périgée, avec mes balles conf ction-nées expiés.le seul risque à couir, c'est qu'elles te perdent à leur torn liée sur terre.Detwilutsà Mr J.T.Mastoii, de New-York, si ce billet est trouvé.Haibicanc parle toujours, malgré la rareté de I air, de flire flotter ici le drapeau américain.Grace encore pour quelqie temps, Baibicanel ne nous mettons pas en grève avec les Sélénites, nous ne sommes que trois tandis que la république Doerf.*! co.nptc déjà cinq millions ! Je suis certain que ça ne fera pas.* Lc capitaine Nickoll s'ennuie toujours un peu de sa femme, quoique celles des Sélénites lui fassent des fêtes.Quant a moi, Michel Ardant, moi qui tiens la plume aujourd'hui pour mes deux compagnons, je su h enchanté du voyaçc ; je fais de l'histoire naturelle, rien de plut instiuctif.Tout dévoué, MioïKi.Ardant.P.S.Prière de remettre ce billet au secrétaire du Gun Club ou au capitaine llcinier LE PASSE-TEMPS vot&is L'heure qui fuit Dsns le bruit vague Que fait la vague, tn déferlant Sur le brisant, On croit entendre l'n adieu tendre Du naufragé Découragé.Dans la tourmente Qui se lamente Au fund du bois Et sur les toits.De la nature L'âme qui jure Glace le cœur Du voyageur.Dans les lumières Des flammes claires Que font les cieux Silencieu*, De belles ailes Vont, éternelles.Vers le matin Du grand destin.Dans la nuit brune.Quand luit la lune Près des loseaux, Au fond de» eaux.Dans le silence Du temps immense, C'est le Mimmeil Du vieux soleil.Eu cimetière Plein de prière Que verse encor Le glas de moit.Lea chairs éteintes Taisent des plaintes En leur cercueil Rempli de deuil.Voici l'automne Et, monotones, Les feux du jour Se font plus courts.!.«¦ ciel s'endeuille, L'aibre •'effeuille Soi le chemin Perdu demain.Ainsi tout croule.Ainsi tout roule, Dans tout le» temps, Aux quatre venis.Sous lc mystère De notre sphere.Où notre espoir S'éteint un soir.* Pour un sourire De notre lyre U faut les pleurs De notre cœur ; Il fout la lie Avec la vie, ht le remord Avec U mort I Z.-7 DOC/CET.(MONOLOGUE Le Cavalier Arabe Mesdames et Messieurs, je vais avoir l'honneur de vous chanter une romance.( Annonçant.J Le Cavalier arabe.11 s'en eut |»eu fallu que vous soyez privé* du plaisir de m'eutendre, car le ténor de l'établissement s'y opposait, sous prétexte qu'il est engagé spécialement pour l'interprétation de la romance.J'ai vu le régisseur, et, grâce à sa haute protection, je vais pouvoir régaler vos oreilles d'une œuvre inédile.(Annonçant.) Le Cavalier arabe.Je ne vouschanteral pcut-élre pas ma romance entièrement, car j'habite la campagne et j'aurais peur de manquer le train.(Annonçant.) Le Cavalier arabe.Ne vouk attendez pas à une chanson inepte comme l'on en fait tant aujourd'hui, une chanson que l'on fabrique dans les prisons: celle-ci a élé faite par un de mes amis, un jour qu'il attendait le train de ceinture à Perpignan.(Ann.«./.I «• ' .iwl.rt .i : a i , Vous aller voir si c'est joli I Du reste, je me la chante souvent et ça me fait toujours plaisir.(Annonçant.) Lc Cavalier arabe.J'oubliais de vous dire que cette romance a été couronnée par l'Académie de médecine.(Annomant.) Le Civalire arabe.(Chantant.) Sur son cheval d'ébène.Ne soyez pas étonnés si l'orchestre ne m'accompagne pas, mais ma voix porte tellement que l'on n'entendrait pas l'orchestration U est préférable que les musiciens se reposent.( Chantant.) Sur son cheval d'ébène.Du reste, il •¦ ¦ i de vous dire que j'ai été employé de chemin de fer, c'est ce qui fait que j'ai la voix ferrée.(Chantant.) Sur lOfl cheval d'ébène.Je n'ai peut-être pas ce qu'on appelle uue jolie voix, mais je connais encore plus d'un candidat qui voudrait bien l'avoir.( Chantant.) Sur son cheval d'éltène.Quand je pense que le ténor ne voulait pas que je chante ma chanson 1 f Chantant.) Sur son cheval d'ébène Qui dévore.Non, mais qu'il vienne donc en chanter une comme ça, le ténor I Non, je voudrais le voir, qu'il entre donc 1 (Chantant.) Sur son cheval.Qu'il entre seulement a pied, ça suffira.(Chantant.) Sur son cheval d'ébène.On n'en fait plus de chansons comme ça; d'ailleurs, l'auteur est mort.( Chantant.) ft Sur son cheval d'ébène Qui dévore la plaine.Ce qu'il avait un appétit, ce canasson-là I J'aurais voulu le voir dévorer une plaine 1.C'est égal I c'est beau la poésie I Quel dommage que l'auteur soit mort I Ainsi, moi, je suis certain que ça m'anïvera un jour, parce que j'en fais aussi des chansons, mais des chansons pour pensionnats, pour asiles,., asiles de nuit, bien entendu.Mais je vous demande pardon, je continue.(Chantant.) Sur son i.'heval d'ébène.C'est-à-dire sur son cheval.moi, je n'en ai pas de cheval.Un cheval d'ébène ?Il l'avait donc acheté dans un manège de chevaux de bois ?.Enfin 1 (Chantant.) Sur mon cheval d'ébène.Qui dévore la plaine Il faut.Et le ténor qui me disait que j'allais Indisposer les spectateurs.Kh bien, s'ils sont indisposés, on les soignera.Et puis s'il fallait s'occuper des spectateurs dan» les concert», ça n'en finirait plus ; c'est déjà bien joli qu'on les tolère dans la salle.( Chantant.) Sur son cheval.Mai» au fait, quelle heure est-il ?(Regréant sa montre.) Sapristi, trop tard I je manquerais mon train.Jî cours à la gare.(Chantant.) Sur mon cheval d'ébène.(// sort en courant.) RA YNAL Y et MA A DE R.^EGREATIOfc 112 — charadk Que de raisonnements où le premier domine 1 Que de glissants pavés sont cause de l'entier/ Culbutant maint coursier, Qui lestement chemine, Ou maint vieillard, qui tait pesamment le dernier.Les réponses seront reçus jusqu'au 30 septembre.Les dix 1 remières réponses justes, accompagnées de notre coupon de pi imes, No 24 7, recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTIONS 110 — charade : Découdre.qui se préparait pour le Pôle Nord quand nous sommes partis, ou encore à Mr Tarte, que nous avons rencontré à Lion.»'il est encore minis; rc M.A.• Inutile d'ajouter que je remettrai à qui de droit, ap«ès adresse reçue, pourvu toutefois qu'on me paye me» chères bottines, la lettre n'étant pas alTrnnrhie ; je crois que ce sera justice.L.J.DOUCE!\ C'EST BIEN LE CAS Dan» le» familles où l'on a beaucoup d'enfants, les rhumes hont à l'ordre du jour et les mères passent leurs nuits à préparer des grogs et des Usines.Avec quelques doses de BAUME KIIUMAL elles s'éviteraient tous ces i-oucis et tous ces ennuis.SE MARIER, C'EST DROLE OU CES " TRISTE Quand on possède un beau petit mnri, fin comme de la soie.avec rie grands yeux bleus pleins de tendresse et une belle petite moustache blonde qui frise en tire-bouchon».et qui vous donne des jolis noms comme : *' Mon toutou d'amour, mon beau petit chat doré, mon oiseau bleu en or,".c'est drôle I Mais si vous êtes attachée pour la vie à uu vieux barbu qui a la figure comme un balai de chiendent el qu'il vous écorche les joues avec.c'et liiste I I Quand votre mm i est tendre, affectueux, et se creuse la cervelle pour imaginer un moyen de vous faire plaisir.c'est drôle I Mais si vous avez le malheur de lui demander "gros comme ça" et qu'il vou» dit avec une voix de " bull dog" " tu n'en as jamais assez' *.c'est triste.Encore si vous êtes riche, et que trente sous ne vous pèsent pas plus qu'un soupir.c'est drôle I Mais tirer le diable par la queue et aller dtrv r chez son beau-père.par économie .c'est triste 1 Quand tous grimpez tranquillement deux à deux, ce chemin de la vie et que vous devenez propriétaire d'une jolie maisonnette qui est bien à voub.c'est drôle t Mail déménager tous les six mois parce que vous n'avez pas le sou pour payer le loyer.c'e*t triste 1 Quand le soir, vous veillez ensemble dans un petit salon coquet et que votre mar1 i semble heureux près de vous.c'est drôle ! Mai» si le monstre passe ses nuits au cercle ou ailleurs.et que vous restez seule avec l'inquiétude de le voir arriver ivre.c'est triste I Quand vous avez de beaux bébés jolis comme des petits anges.et qui ne pleurent jamais., c'est drôle I Mais si vos marmots ressemblent à leur papa.et sont toujours pâmés et bleus comme des raisins.c'est triste ! Quand votre mari est actif el travaille tout le jour, vous êtes alors contente le soir de le voir arriver, voua lui sautes au cou et vous l'embrassez.c'est drôle I Mais un homme qui marche sur vos talons toute la journée.et vous ne pouves pas faire un point sans que ce soit lui qui tienne LB PASSE-TEMPS L'amour qui tue — L'amour qui sauve Sur lei bords de U rivière du X, au milieu d'un bouquet de chènei séculaire!, le Kéruulas dressait ses tours majestueuses.A quelque distanco, le château do St-Orant rivalisait de splen leur avec Kéroulas.De tout temps, dos doux familles avaiont vécu dans les liens de la plu?solide amitié.Les paysans et les pauvres d'alonlour confondaient dans leur amour le jeuno comte de Kéroulas et la blonde bienfaitrice des déshérités, Mademoiselle Yvouue du St-Orant.Sur leur passage, chacun s'inclinait avec respect devant leur jeunesse ot leur bonté.Yvonne ot Maurieo avaient toujours vécu côte k côte.Tout petits ils avaient partagé les mômes jeux.Les années avaient passé scellant cette bonno amitié, puis an jour ils étaient restés tout surpris de voir naître oo leur cœur un sentiment nouveau, et dans un moment do douce oxpdndon ils a'étaiont juré un amour ut une fidélité éteruels.Dopuis ils s'abandonnaient tout entiers au bonhour de vivre et do s'aimer, attendant pleins d'espérance, le jour heureux où, la main dans la uiaio, ils entreprendraient onsemble la route do 1a vie.Mais un soir, une nouvolle terrible viut les troubler en plein bonhour.guerre venait d'être déclarée.Maurice seutit au premier moment sou cœur lutter entre l'umour et le devoir, mais commo il était fils de race il se raidit bientôt contre cotte première impression, et après avoir dit un dernier adieu à sa ohère fiancée, il partit bravement au premier rang dos volontaires.Yvonne sentit son < nir s'emplir de tristesse et de sombres pressentiments.Klle reçut d'abor J régulièrem nt des nouvelles de son fiancé, puis los lottrcs cessèrent, et cortuino de aa mort elle prit son douil et s'enferma dan» sa douleur.Elle cessa do rire ot de ch:inter, multiplia ses œuvres do ohirité, et les vioux paysans qui l'avaient connue si joyouso, émus do son chagrin, s'inclinaient plus bas sur son passage et mêlaient 8jn nomà toutes leurs prieras.Li vieux clavecin, ahandonné dans son coin ne fit plus entendre sos gais accorlssou* les doigts agiles d'Yvonno ; lo château s'endormit dans un morno silonoo et los chants joyeux n'éveillèrent plus l'écho de ses vieilles tourelles.Un cerclu de bistre se crousa autour doB youx naguère si rie m ; do la jeune fille que lo chigrin minait lentemont.TroiB mois s'étaient écoalés.Lo printemps joyeux avait chassé l'hiver.Lis arbros cotnmenç liout à te couvrir de feuillage.Dans un-> des allies du grand paro do St-Orant, uno jeune fille, frileusement blottio au bras de sa gouvernante, se promenait à pas lents.Porsonno n'eut reconnu dans cette enfant si pâle et si frêle que le moindre vent de moit pouvait emporter, la rieuse Yvonne d'autrefois.Lo chagrin avait f ,it son œuvre, ot comme une flour quo lo soleil fait vivre et quo lo vent du soir moissonne, elle allait toute tremblinte, attendant qu'une brise trop froide la tufit et mit un terme a.sa douleur.Bpuiséo, elle s'a3sit sur un biuc solitaire, Ls tête ponchéo cur sa poitrine, ollo remonta lt dernière fois peut-être, le cour, do ses pensées.C-imbien de foi», sur ce mê ne bine, ils s'étaient assis tous doux, heureux de vivre et de s'aimer.L'œil etincelant d'enthousiasme ot d'espoir, il lui disait ses pensées, lui parluit de l'uvonir, et ses paroles vibrantes d'amour vrai allaieut jusqu'au cosur do la j'-uno fillo émue.Oh ! los beaux soirs qu'ils avaient passés ainsi côte à côte.Mais un jour, depuis que Bon pauvro cieui tr p plein avait oessé de battre, la guerre los avait séparés.Adieu les longues causeries, les promenade) sous les grands arbres, adioux les beaux révos a deux que l'amour dorait de rayons de bonheur.Maintenant tout était fini, son cœur trop faible succombait sous l'épreuve.Elle allait mourir à dix-huit ans, au piïn- tomp* de sa vie.La mort n'était-ce p is li d divrau-co ?Quand son ftmo allait s'envoler vers l'inft .i, ollo allait rencontrer l'â'ue de sou (iuticé ut ils pourraient s'aimer éternellement.Longtemps elle rêva, lo font penché sur sn poitrine, lorsqu'elle se releva, on eût dit qu• le circle de ses veux s'était agrandi et qui la mort se penchait déjà sur ello pour l'emporter.Comme ello renlrait lentement, pius faible et plu* pâle que jtmlis, une voitur- s'avni c; ,it dais U grand» alléo, elle eû un r-gar 1 di-trait pour l'é-quipage et continua aa rjuto vers lo château, arrivée au porrou, elle s'i'rêta, la poitiero do la voilure venait do s'o ivrir.Yvonuo tressaillit et s'approcha plm près do sa gouvernante.Un jouno homme, li'e-se sans doute, s'approchait appuyé sur deux compagnon- et semblait n« pas la voir.Elle lo regardait venir, et ieets.it sans voix, les youx dilatés, ae tenant à peine.So t lain cieux cris ae croisèrent : Yvonne.Maurice.et li piuvro enfant que le bonheur sultoquiit, tombi sans mjivein-nt dans lus br is du son fiuricé.Deux mois plus tard, Mauiioe dont les blessures étaient guéiios causait un soir avoc Tvonno quo le bonheur avait fait revivre.Assii cô'.é A cOle sur lo même banc, ils rodisaient, pour la viugtiè ue fois, leurs angois-o* et leur do ileurs, leur joie de se revoir et lours espérances : — Tu pensais k moi souvent, tu m'aimais toujours t Kl le r gard brillant do bonheur, elle répondait : — Je mourait et j'étais heureuse de mourir paur te r joiudre, maia ton ie! .m m'a sauvée, ot tuaintenaut, jo vo ix vivre pour itro b trou auprès de toi, car tu m'aimeras, dis I.Sa bulle têto bion le a'ap-puyaitavec amour sur l'epaulu du Mturice, ot lui dans un baiser : TOUJOURS.O.le mi m .l'aiguille.c'est trime 1 Au moin», »i vous avez la chance que votre mari voyage vous êtes toujours bien tranquille pendant ce temps*là.c'est drôle 1 Mais unhomme jaloux, qui ne sort jamais etqui peut vous étrangler à chaque fois que vous avez le malheur d'éternucr.c'est triste I Après tout si votre mari fait tout ce que vous voulez, que vos désirs sont des ordres, et vous le menez, comme qui dirait, par le bout du nez.c'est drôle I Mais si vous êtes obligée de prendre une servante qui louche, qui a les cheveux coupés en balai.et pas de dents, parce que votre homme aime trop les'1 créatures " .c'est triste I Encore, si votre mari a le bon sens de mourir jeune et de laisser une petite fortune et assez de fraîcheur pour vous temarier.c 'est drôle I Mais quand votre vieux se giipjie après la vie.que le diable ue veut pas de lui.et que vous êtes obligée, pauvre vous, de l'écouter tousser et de lui ta|ier dans le dos jusqu'à ce qu'il ait l'esprit de claquer.c'est triste! Moralité : Se marier étant un verbe " réfléchi ' ', vous feriez bien mes chéries, de ne pas dire " oui " trop vite le jour où quelque beau galant se décidera de faire la demande de votre chère petite main.Car voyez*vous quand on est mort c'est pour longtemps, mais quand on est mariée .c 'est pour toujours I MARGOT.jpans le J^pnileJ^rUati VATIONAL FRANÇAIS — 1440Ste-Catherine — Tél.Uell Est 1736, Tél.Marc.50 — DRAME — Deux représentations pax lour.Prix, Matinées to.15, ao, 25 et 30c " Soirees 10, 15, 35,40 e! 50c N.B.— Les enfants âgés moins de 5 ans ne sont pas admis au» représentations.Comme un l'a annoncé, la musique de la gaidc lépublicaine, à laquelle l'administra, lion de 1'eiposillon de St Louis a demandé de donner à Saint-Louis une série de con-certs de quatie semaines s'est embarquée samedi le 2j août, au Havre et elle arrivera à New-York samedi, le 3 septembre.On se rappelle le succès obtenu par la musique de la garde lorsqu'elle vint, en iuiu 1872, au jubilé de Boston, et les triomphes qu'elle a remportés dans les diverse villes de l'Union.Pour fêter son retour aux Etats-Unis et taire à la musique de la garde républicaine, la première musique militaire du monde, si habilement dirigée par Mr Gab ici Paies, un accueil digne d'elle, un comité s'est formé sous le bienveillant patronage de Mr Maurice Soulllot de Magny, consul général, et avec le concours des présidents des principales sociétés françaises, parmi lesquels MM.Henri Gourd, chambre de commerce française ; Henri Maillard, hôpital français ; Robert J.Hoguet, Alliance française; Elie J.Moncuse, Cercle français de l'Harmonie, et de MM.Eugène cie llocandé, agent général de la Compagnie générale transatlantique ; Louis A.Lurienne, directeur de la Compagnie française des cables-télégraphiques, etc.| Lc programme est en principe le suivant : En septembre : J.litenvenue à l'arrivée au dock.t.Présentation officielle de la musique de la garde républicaine I Mr ti .-orges H.Mac Clennan, maire de la ville de New-York.3.Grand concert public au Central Park.4.Réception par lc comité, salle Renais sanec, Café Martin.En octobre, au retour : s.!>eux grands concerts, dont l'un au liénélicc des ceuvres françaises de New-York.2.Grand banquet d'adieux.• Mlle Eva Ploufle, l'auteur de Tht; valse qui a obtenu un si grand succès, vient d'éditer une nouvelle composition intitulée Rt vis Ports.C'est aussi une valse brillante, dont la vogue ne taidera pas à devenir générale.« Mlle Jeanne Heaudrault.la toute jeune pianiste virtuose ain.i que Mlle Auro e l.a noix, toutes deux de Villeray, sont revenues d'une promenade, à travers la province.MOfM DÉNUÉS Not* m v lion* nil- ioomuiv à non* tenir «u oq-raul da uioaveioeot lauadaia de leur loo*iit6 rw* ,->• u » 0 r* iii* ig lia ai 0 du qa'llf août (uiarnl- ront Uwi»*.tnôi Je uutre coupon) •«ronl luiéréa dan« nui ooluooei.pourvu ju'ils portant una «mn»t ire re.-i-uu»»'>le.« en ville Samedi le 20 courant, Mrel Mme J.l'i card, 45a Ment-na, réunissaient dan* leur domicile, lous leur* nombreux a min, pour feter leur nocea de crystal.On s'eat amusé on ne peut mieux.La joie et la gaieté ne cessèrent de régner du commencement de ta soirée à U fin.II y eut chants, déclamations et danses.Nous devons des félicitations à : Mlle Aurore l^essard notre jeune nianutert cantatrice é mérite qii a bien tou lu nous honorer t ar sa présence et nous égayer pu »g jolie musique et sa bslle voix, a Mlle M.l'iisson dans In déclamation qu'il lui sied a ravir, à Mlle fiib au qui nous fit entendre un beau répertoire de musique et de chant, i Mr 1*.Courticn qui nous ht tordre de rire partes déclamations, i Mr J.hd.Mercier dans sen déclamations comique* et tragiques.A minuit malgré l'entrain qui ne cessait de régner il fallut faire un ai.et pour aller déguster Ici jolii mets que nous offrait un somptieax réveillon.Après avoir fail honneur aux nombreux plats qui ne cessaient de se succéder, non.nous rctiiines et le plaiiir recommença pour ne se terminer qu 'à six heures du malin où tous se séparèrent en souhaitant aux héros de U ftte de revenir -dans cinq ans fêler leur noces de porcelaine.Lei cadeaux furent nombreux, riches, et variés.Nous avons remarqué parmi le* nombreux Invités : MM.t'haput, J.Kd.Mercier, l\ Courtlen, J.(îibeau.A, eau, Chevalier, K.Audcitc, Cyr cl M ¦ .t.Mlles A.(.essard.V Mercier, M.l'i .son, A.Gagnon, B.(iilieau, li.Picard cl L).Mercier.Mrel Mme r.d.Mercier, .Mr et Mme J.l.ibcau, .Mr el Mme Cyr, Mr et Mme j.(îiroux.Lc mauvai* lemps n cm-péché beaucoup de personnes de ré,>on Ire à ï'inTiiation, mais ont envové dei lettres d'excuses.Nous remcrcion« Mr et Mme l'îcard et Mm s aule le petir de Mme Jean, soutenant U petite par U main, je pen«e que, malgré tout, rien n'est perdu et qu'il ne faut désespérer de rien tant qu'il reste encore comme cela des braves gens qui laisseront derrière eux de braves petits ; — et je me découvre devant l'humble maison de Mme Jean, la veuve.DÉCISIONS JUDICIAIRES CONCERNANT LES JOURNAUX 1.Toute personne qui relire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal soil adressé à ion nom ou à celui d'un autre est responsable du paiement.2.Toute personne qui renvoie un journal est tenue de payer ton* les arrérages qu'elle doit sur son abonnement, autrement, l'éditeur peut continuel A le lui envoyer jusqu'à ce qu'elle ait payé.Dans ce cas, l'abonné est tenu de donner, cn outre, le prix de l'abonnement jusqu'au moment «lu paiement, qu'il ait retiré ou non le journal du bureau Je poste.3.Tout abonné jwut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu'il demeurerait A des centaines de lieues de cet endroit.4.Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence ct de laisser accumuler les numéros A l'ancienne adresse, constitue une présomption et une preuve frima faci d'intention de fraude.SANS RIVAL Les médicaments ne manquent pas pour le 11 -soulagement " des mnlad;.: mais pour la "guérison •* de ceux qui toussent le BAUME RHUMALcst sans rival.SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUMAL' '5° LE PASSE-TEMPS Nos Frimes de Bijouterie Toute personne qui «'«bonne ou renouvelle son abonnement au Passb-Tkmps pour un an — $1.50, payable d'tivtuoe — ohoisir, comme prime, un ou plusieurs des articles ill tstrés ci-dessous jusqu'au monlmt d'UNK PIASTRE.Ces primes s sur réception de l'abonnement.Aa cas où U valour de* articles choisis excéderait la somme d'une piastre, l'abonné devra ajouter la différence au prix de l'abonnement.a le es.l 7c.-Bonde de ceinture, nouveau dessin, or- I gentée, teinte & la mode.o 25 686—Epingle de ceinture pour attacher ceinture de ruban, argentée.040 869—Belle chaine de momie pour homme, doublée or, vnut cinq piastres.2 75 882 — Belle chaîne de cou dorée avec charme, turquoise, arrondie en cirur.t je.¦,85—Belle chaîne en sautoir, dorée,bonne qualité.I 75 J—Bracelet doublé or, avec cadenas et clé, bon pour 10 ans.3 50 LE PASSE-TEMPS '59 NOS FRIMES Toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement pour un an d'avance (1,50)- a droit à l'une des Primes suivantes : UNE ANNEE D'ABONNEMENT à CORTICELLt HOME NEE OL K WORK (Anglais), paraissant tons les trois mois, splendide revue consacrée à l'enseignement des travaux de main do la femme : Broderie Li gerie, Crochet.Tricot, Filet, Aiguilles eto, etc, contenant des articles par les meilleurs auteurs en la matière 96 pages (format 10x7), illustrée a, profusion, avec planohes en couleur.CARTES POSTALES ILLUSTREES — La vogue est aux cartes postales illustrées.Pour répondre au désir manifesté par un grand nombre de nos lecteurs, nous avons conclu avec les éditeurs des arrangements avantageux nons permettant d'offrir commo prime gratuite trois douzaines de cartes postales illustrées, k toute personno payant d'avance nn an d'abonnement.Ces cartes sont en noir et en couleurs.Sujets : paysages canadiens et monuments de Montréal.ENCYCLOPÉDIE DES OUVRAGES DE DAMES, par Th.de Dillmont.—Un volume de 850 pages, illustré do 1107 gravures et renfermant 20 chapitres, intitulés : — La couture & la main ; la machine à coudre et la couture à la machine ; le raccommodage ; la broderie sur blanc ; la broderie sur toile ; la broderie sur soie et velours ; la broderie d'or ; la broderie-application ; la tapisserie; le trient; le orochet; la frivolité; le macramé; lo ti lot ; les jours sur toile; les dentelles brodées ; les dentel les à l'aiguille ; les dentelles aux fuseaux ; la garniture des ouvrages ; recommandations diverses.Format in-18o, reliure anglaise, trancho do-ace.(Ajoutet pour lo port: Canada et Etats-Unis, lOo.UNE MAGNIFIQUE BAGUE en simili or, ornée d'une belle imitation de diamant ; il faut être expert en bijouterie ponr découvrir l'imitation.Les abonnés choisissant cette prime asiont la bonté do donner la grosseur du doigt an moyen d'une petite bande de papier.LES 25 MELODIES d'Ernest Lavigno, avoc accompagnement de piano et paroles françaises et anglaises.Le prix ordinaire de l'ouvrage étant de $1.60, il faut ajouter 50c au prix de l'abonnement.Soit, on tout, $2.00.UNE ANNÉE D'ABONNEMENT à la GOOD LITERATURE, publication mensuelle américaine illustrée en couleur, comprenant 24 pages (format 1 li x 16 pouces) de littérature anglaise choisie.UNE PIASTRE DE MORCEAUX DE MU8IQUE, Chansonniers on Li vres Divers à choisir dans le Catalogue de Musique et de Librairie du Passe Temps.Si l'on choisissait dos livres ou morceaux do musique pour plus d'une piastre, on devra ajoutor au prix de l'abonnement le montant de cette différence.Demandes notre catalogue, envoyé franco.8EX MOIS D'ABONNEMENT AU PASSE-TEMPS —Ceet-irdiro tous les numéros parus durant les six mois précédant exactement la date de l'abonnement.DIX ANCIENS NUMEROS DU PASSE-TEMPS k choisir dans la liste de la Musique déjà parue (voir Partie musicale).Ces anciens numéros se vendent 10c chacun, et notre coupon de primes ne peut êtro utilisé en ordonnant dea anciens numéros.NOUVELLE METHODE D'ACCOMPAGNEMENT— Cette nouvelle méthode se compose d'une simple baguette sur laquelle sont marquées toutes les clefs de la musique.A l'aide de cette nouvelle méthode, noua garantissons qu'une personne peut apprendre tous les accords sans l'aide 'un professeur, et cela en quelques jours.D n'est paa nécessaire de connaître la musique.La baguette est marquée de signes qui permettent de jouer k première vue et sans études préalables.On est prié de dire, en ordonnant, si l'on désire une baguette pour piano droit ou carré, ou harmonium.8IX JOLIS ROMAN8 dont voici lee titres : Mon oncle et mon ouré La femme du fusillé Père et li Ih Jeanne Mercosur Toujours à loi Roi des voleurs Chao".e volume se vend 15c séparément ; pour recevoir franco, il faut ajoutoi :c par volume pour frais de poste.CENT CARTES DE VISITE, sur bristol extra fin, caractères olassiques et originaux.UN BEAU CHAPELET, AMETHYSTE ou CRISTAL, chaîne forçat, en argent, jolie croix carrée en argent ; le chapelet est renfermé dans un étui en cuir.UN JOLI ALBUM, coin et dos en peluche, tranches dorées, couvert orné de dessina artistiques oit Ggurnpt l'or et les plus jolies couleurs.Article chic.En dehors de Montréal, ajoutez 20c pour recevoir franco.UN SPLENDIDE PAROISSIEN BIJOU de 360 pages, format de poche riche reliure capitonnée en veau ou cuir de Russie, avec monogramme de ré sur le plat, garde-chromos, tranche rouge, sous or, coins arrondis, dont le prix ones tous les libraires est de uno piastre ; le livre est renfermé dans une jolio botte.UN BEAU CRUCIFIX en aluminium avec ébène Incrustée, mesurant 3} pouces sur 24; pouces.Les quatre bouts sont en forme de trèfle Conserve toujours sa couleur."YVONNE'.' Y il l Tempo >e et je n'avais rien.En 17711 il avait épousé nne j-une orpheline de bonne famille, qu'il aimait depuis l'enfance; malheureusement, obligé, cn sa qualité d'officier, de suivre Lafayette à la guerre d'Amérique, il fut tué dès le commencement de la campagne.J» fus chargé d'apprendre l'affreuse nouvelle à sa femme qui venait de donner le jour à Lucile, et qui mourut de saisissement eu me confiant l'enfant.Celle-ci héritait d'une importante fortune, et peut-être ai-je mal agi envers elle.mais je n'avais rien, je vous l'ai dit, et je sentais bouillonner en moi l'Apre désir dc la richesse.— Que fis-tu donc?I — Je portai l'enfant dans uno ville éloignée — j'habitais 1a province à cette époque — et je la fis élever en la donnant comme ma fille.Dès qu'elle fut en âge d'entrer au couvent, je la confiai à des nonnes qui s'occupèrent de son éducation.Tout cela n'était paa régulier, je l'avoue; mais enfin, elle et moi avions le même nom, Latour, avec cette différence qu'elle était noble : son père, ayant hérité de l'ancieu titre de notre famille, avec le droit de porter et portait en effet le titre de comte de Latour de Pibrac.Au moins de cette façon je jouissais de l'usufruit de la fortune de Lucile ; et j'avnis le temps, à force d'économie ct de spéculations, de me trouver riche avant qu'elle eût atttint l'âge de se marier.— Résumons : tu as tué la mère de Lucile en choisissant, pour loi apprendre la mort de con mari, le moment cù ello n'était pas cn état de supporter ce malheur.— J'aurais dû, c'est vrai.— Attends un peu : la mère disparue, tu voles l'enfant, tu lui prends son nom, pour lui donner le lien.Puis, tu t'empares de sa fortune.C'est parfait ! Tu débutais bien dans la vie.— A qui ai je nui ?Lucile a été élevée comme une princesse ; elle n'avait pas besoin d'argent, d'ailleurs ; je satisfaisais toua ses caprices ; pour tout le monde j'étais son père; seuls lea registres de paroisse où elle avait été baptisée auraient pu témoigner de eon véritable état civiL.Par hasard l'église où ils étaient conservés fut pillée au commencement de la Révolution par une de ces bandes qui parcouraient les campagnes.— Et que tu dirigeais, sans doute.— Je vous assure.— Cest inutile, je t'ai jugé et ne reviendrai pu sur mon opinion.— 1-e petit château dea puents de Lucile fut également incendi ; par lea paya ans ; les archives de la famille, les titres de propriété disparurent.— Autre hasard auquel tu as naturellement forcé la main.— Ne croyez pas.Bref, il devint impossible à qui que ce fût d'établir que Lucile n'était pas ma fille ; personne, du reste, n'y songeait ; 1» révolution 83 dessinait, je vins m'établira Paris avec ma.pupille: lancé dans les événements politiques,j'ai pu, acquérir à mon tour une certaine aisance. FEUILLETON DU PASSK-TKMPS 67 — Oui.passons.— Je vous le demande de nouveau : en quoi ai-je nui à Lucile?Elle était orpheline, je lui ai servi de père; j'ai conservé intacte Fa fortune qui s'augmentera un jour de celle acquise par moi-même : je ne voie, dans tout cela, pour elle, que des avantages.— Alors tu comptes pour rien le déshonneur de passer pour ton enfant?Maia malheureux I m héritant de l'argent que tu as volé, elle héritera cn même temps de ton igi'ominie < t de ta honte : au lieu d'être ce qu'elle est en effet, la nlle d'un noble officier, mort giorieusi ment, elle sera la fille du mouchard Montagne.Peu importe d'ailleursI Où BOnt les preuvres de ce que tu avances?— Je les ai li : voulei-vous.— Sans doute: je ne vais point te croire sur paroles, peut-être.Montagne, se levant dc Bon fauteuil, alla vers un meuble placé entre les fenêtres, en fit jouer le secret, et en tira nne liasse de papiers qu'il déposa sur la table devant laquelle il se rassit.Armand ieta son manteau sur le divan, approcha sa chaise, ct toua deux commencèrent A feuilleter les pièces du doner.Armand apportait à cette besogne une ardeur presque enthousiaste : uu immense espoir se levait au plua profond de aon cœur: l'tspion, do son côté, obstrvant la transformation qui s'opérait dans l'esprit de son adversaire, se croyait sauvé désormais et reprenait audacieusement possession de la vie.Personne n'eût pensé, en voyant ces deux hommes collaborer ainsi A ce travail d'enquête, que l'un deux avait, quelques instants auparavant, condamné J'autre i mort.— Voici, dieait Montagne en déployant les pièces qu'il mettait soue les yeux d'Armand, voici l«s états de service de mon cousin le comte de Latour de Pibrac.mort à 38 ans.comme voub vovex.Ceci est le certificat de décès de sa femme, 1a mère de Lucile.et voici l'acte do baptême de la petite ; voyex elle est née le 16 août 1776: elle a donc aujourd'hui dix-neuf ans.J'ai pu me pneurer cea pièces d'an homme qui les avait sou»traiteg au pillage et qui me les a vendues i prix d'or.Armand, d'une main fébrile, Montagne, avec un calme sournois, feuilletaient ces dossiers où se retrouvait toute l'histoire de Lucile ; chaque pièce qui passait Sutie ses yi ux venait affirmer Armand dan- ses suppositions premières : par calcul, avec une persévérance tenace, Montagne, sans jamais Be compromettre personnellement, avait, peu â peu, fait diai arattre tout ce qui établissait la véritable situation de Lucile, s'était approprié l'enfant et Ba fortune, profitant du désordre qui, depuis sept ans bientôt, boulev, rsait la aociété, sachant bien que cette usurpation dc paternité resterait à jamais insoupçonnée au milieu de tant d'autres usurpations dont le monde avait été témoin.Avec un art de ruse infini, patiemment, suivant son idée, il avait accaparé la Jeune fille, et l'avait si bien associée à sa vie que nul n'aurait pu ae flatter, désormais, de pouvoir restituer à Lucilo son authentique état ci vil.Lorsque le n arquis d'Auberive se fut bien assuré que celle qu'il aimait n'était point la fille de ce misérable, il r;pouasa les papiers, et, aspirant une longue bouffée d'air, en homme qui revient A la vie, il regarda longuement l'espion, qui, le front baissé, les yeux fixes, se tenait dans l'attitude d'un coupable surpris en flagrant délit, at-tendant la sentence que Bes juges vont prononcer.Armand avait tout oublié, sauf ceci : Lucile n'avait rien de commun avec cet homme qui s'était dit son père ; un éclair d'orgueil et de joie enthousiaste animait son regard à la pensée qu'il allait pouvoir courir en libérateur vera son amie, chasser l'affreux cauchemar dont elle était obsédée, la rendre libre, heureuse ct fière ; que d< sonnais elle n'aurait plus do motif pour refuser un nom honoré, et que d'un mot il allait faire évanouir ses nobles scrutinies.La haine qu'il avait vouée à Montagne s'effaçait devant ce bonheur inattendu ; l'avenir l'aveuglait d'une bî intense lumière que le passé lui semblait s'estomper déjà dans ombre vague ; il ne songeait plus à sos parents, i Kerlero, A Aspasie.il ne se souvenait plus de son serment, ll n'avait plus de colère, ni de désir de vengeanoe; et, regardant eon rival abattu et démasqué, il se demandait: — Qu'est-ce que je vais faire de cet homne?Montagne restait immobile sous le regsr i triomphant du jeune gentilhomme.Ce fut lui qui, le premier, se décida à rompre le sil-noe.— Monsieur le marquis,.lui-anla timidement.11 leva les yeux comme pour juger de l'impression causée par l'h i nilité de ce début, et, comprenant au mutisme d'Armand qu'un travail se faisait en son esprit, il s'enharlit peu à peu.— Monsieur If marquis, pours ii vit-il sans hausser la voix; voua êtes daus l'Age des nobles sentiments, des croyances, de la sincérité.daignes m'écouier: A un homme que la vie aurait meurtri tt désillusionné, je ne dirais rien de ces choses; PERRUQUES BLONDES mais votre cœur jeone me comprendra____lo me repensl Si je vous fais cet aveu, c'eat Îue, ne sachant pas ce que vous allez décider de moi, je veux qu'au moins vous gariez de celui i qni vous aviez voué tant de haine, un souvenir, sinon d'estime, dn moins de pitié.La façon dont je voua parle doit voua montrer que j'ai déi«>sé tout orgueil; je me reconnais vaincu.Oui.j'ai commis bien des fautes ; mais, en somme, U ne serait paa juste de me juger aana faire la part de ma nature et des événement*.Armand eut un mouvement de recul : une ombre de colère passa dans ses yeux : — Je n'ai que faire de votre confession, murmura-t-il.— Mais mol, reprit l'espion, j'ai besoin dc m'accuaer : il faut que vous sachiez ce qu'est, au fond, ce pauvre homme, qne vons avez traité en ennemi.et qu'un instinct secret, pourtant, vous conseillait de prendra en commisération, puisque, plusieurs fois d-jil, vous lui avez sauvé la vie.Ecoutez-moi, monsieur, Armand, je n'ai pas peur de la mort: je l'ai bravée trop de fois pour la craindre; ai voua m'avez Tn, tout i l'heure, ému et hésitant, c'eat que votro visite inattendue m'avait fait perdre le rang-froid.Depuis longtemps j'ai assez de la vie.elle a été si dure pour moi ! Dès l'enfance j'ai connu une terrible passion, voyez-vous : une soif immodérée, irrésistible, folle des rit hesses et des jouissances quo donne la fortune ; vous ne pouvez pas grandes choses, de se savoir intelligent, actif, entreprenant et de végéter inutile et impuissant.Tel a été mon point de départ : je me suia débattu contre cette obsédante passion et j'ai été terrassé.tes; touché, anonymement c'eat vrai, au pouvoir suprême, je suis las et je reconnais l'inanité de ces.honneurs, jadis si ardemment envies.O'est pour en arriver li que, j'ai bien des fois imposé sllonce i ma conscience ; ne croyez pas cependant qu-.sciemment, j'ai commis des crimes; non, j'ai taché de profiter des événements; quand j'ai va Lucile orpheline, j'ai convoité sa fortune; elle n'en avait que faire,cette enfant, et pour moi c'était le levier qui allait mo Bervir A eoulever le monde.Cette première faute commise, il fallait bien la dissimuler;.on est, commo cela, entraîné.C'est alors que, la révolution aidant, je l'ai fait passer pour ma lille ; puis, comme je voulais, du moins*, lui rendro an centuple, un jour, ce dont j • .'avais dépouilée, je me sais lancé dans des spéculations hasardeuses ; le moment est venu de l'agiotage et de la vente des biens séquestrés ; j'ai acheté lorsque tous cachaient leur argent ; cetto confiance dans l'avenir 'I.i nouveau régime m'a valu un renom de civisme : peu A peu, presque malgré moi, je me suis trouvé appelé A donn< r mon avis dans certaines allaites politiques.— Vous avez été espion ; je sais tout cela., fit Armand, que l'impatience gagnait.— Oui, vons savez tont cela; mais vons le jugez sévèrement, trop sévèrement peut-être.ot puis, je vous l'ai dit, cola me soulage de vous confesser ma vie.Eh bien, monsieur Armand, dites-moi que vous ressentez pour moi un peu de pitié : dites-moi qne votre noble cœur éprouve pour ce vieillard repentant et désillusionné antre chose que du mépris.Montagne, tout en parlant, penché sur sa chaise, se rapprocliait peu A peu d'Armand, dans une attitude presque suppliante ; par an mouvement instinctif, le jeune homme, au contraire, sans quitter le fauteuil ou il se tenait assis, reculait, pria d'une invincible répugnance.L'espion, sans s'émouvoir, continuait de sa voix mielleuse.— Et si vous ne vons sentez pas lo courage de m'absoudra, de m'absoudre sincèrement en compensation de mon repentir, faites-le, du moins, pour celle que vous aimez et qui me croit ton père : an mot de vous, moins qu'un mot, nn geste, peut mettre fia A ane situation sans issue ;.je vous le demande humblement, pour vous, pour Lucile.pour moi.Monsieur d'Auberive.pardonnez et laissez-moi.Montagne hésita, et d'une voix plus ba-se, il conclut enfin et allongeant timidement le bras ver- Armand : — Ce sera ma réhabilitation.laissez-moi vous prendre la main.Le gentilhomme bondit A cette proposition inattendue : repoussant son fauteuil, il se leva avec horreur et fit deux pa» en arrière.— Jamais ! jamais I cria-t-il.Assez, n'est-ce pas ! Que voub z-voua dono?— Çal Imbécile I ricana Montagne. Bibliothèque et Archives nationales Québec Itm m ra Le Passe-Temps 10 septembre 1904 Pages 157 à 158 manquantes PAGES MUSICALES -"PASSE-TEAPS" NlH\\U/||||\\\i(llM|///.* Sommaire musical No 247.io septembre 1904.CHANT Regret (chanson) .J.N.L.Duguay 0.30 Les uiseaux.A.Arnaud 0.30 Le frauc buveur,.Francis Rodei o.10 Les matelots sont rigolos,,,.Henri Cas o.10 PIANO La bénédiction des.poignards.Meyerb er 0.80 Au pays de l'or (marchrj.r.Bion 0.25 OUHARB Spiaggia Savonese.Gilardenghi 0.35 $2.10 X* FASS&TBMFS, BOOa Craig, Montreal Académie Nationale de Coupe de Robes ET DE 0OUTURE8 DEPARTEMENT DE CONFECTION — Nonreau département de confection pour Habits de Dames, Costumes-tailleur, Manteaux, Robes de Bal, de Réception., etc., etc.Notro ouvTage est garanti de pi -eniier ordre, Madame E.L.ETHIER, Directrice, J Tel.8»7 Fui.ns Hue 1 H-Dent*.ItJontreal. •58 ut passe-wmhs REGRET! CHANSON Poésie inédite d'un auteur mort au monde Musique de J.-N.-L.DUGUAY PIANO.Sri M —s— ff —I- j - i —i—m-1-•- r :j=t: 3 i il if ^ Andante espressivo.I.Oh ! quelle est som - bre ma vl a.Dans une é-troi - te cel - lu 3.Pieu rez • la.flots.de la ri le ve lié las 1 dans mon tris - te Elle a ren - fer ¦ nié ses Flots qui ne la ver - ret pp ¦ta- -«1 -» "3.- -«-+-•—1——!¦ ——m——-ir» m-»- cœur, jours, plu».L'ei • pé - rance est.en • dor - ml Le triste rt-mour.qui me brû Char - tez &a can - deur na - I e, le, W.—i— =3ï te -fV-l— il: Seu La Et le veil - le ault dans te» me» ra - gret» ma dou • leur.noir» té • jours, ¦u per .(lus., ÈET -1H_*__î_i_i_-»—*—*—#- "» rail.-4- S/ rou* f ousssez, prenez ie BAUME RHUMAL LE PASSE-TEMPS «591 Refrain.Io Tempo.l-*|-r*>—_- -3- J-1-»-»-*- ri~ Elle est.dis-pa • ru le que j'ai-mais.-S": -» • H— 5: j ^segue tr 1 n\ i t *_ -WifLzr: Ve - noa, ve I I -*—,-*- 1 m m • -»-»-| ?-IL— -I -C —«—#— ir tffi r p i r a r— nez, no - tits oi - seaux ; Je vous fe il it rai de jours si i I tempo 1° 12 fc.-y- P -H- beaux I Ve- a h 55 +=+*-0~ -#—#- -#—#- nez, ve - nez, pe - tits oi - seau x ; Jo vous fo - rai de jours si beaux I I 3ï te pond m* rail h- -t—- segue 2" Cb«^'«/ 3S ¦j-a-f-g- -»—s»- -#—#¦ Cban - tez à l'hen - ro du r6 veil; Vons trou-ve-rez dons ma ro - tral HP te I'm -»», silo, nn doux so * y l±=fzz ZlUiJLl E±r loil Qui vient 6 - gav - er ma eham-bret - te; Cha-quo ma - tin, -Vl mes tban - sons Vous u - ni - rez vo- tre ra - nia -u—i-m— 'S gc: Et plus heu-roux qu'en vos buis- sons, Vous bo - ni- rez votre es - cla - va 8* Coup/et tempo lo Clinn • tez Cban es tea pe- m Res - tez, rcs tes an-prés de moi J Je se - rai vo - tre pro - vl - den eo : Vous j: se - rez heu - reux sous nia loi; Vons an-rez tont on a-bon-dan -m—y— X ce.Et quand l'hi- ver, gla- ——Ni—:-1 -4- 3C ¦v- çoiit los nids, rend aux oi-eenux ln vie a • mô «¦- —-\- re, J'nu • rai pour vons, pun - vra ;ie- i r*> .55 m lit*.Las «oins ds la plus ten- dro m< r Jl Ras • ter,, rea tes pa> It* LB PASSE-TEMPS m PAYS DE L'0R MA.RCHE VOIR PIANO t Mouvement de Marche.FR.BLON PIANO mi Uééé -f^ jf mm rH4j AM fffr trpfV* irirrcot if gMaBi r'Ff to m P m M £-4 V v an*#rj a» • ~ rr ~ _ # ¦ > iff F 1 TiTf1 rf F ' li^Jî!'_L~J^—?L.^J irr j r i r i ni m 1 Souffrw-vot» de ©or» aux Flsds «w de Durillon» ?Jl \TTTT/f\D I II II DU M/7 ET Sans d°u,eur et sûr.En ,i.Ave*vou»de«ll'«iTu«i?Employa, r.,.HlX 1 llVUlv LHUIyLiXUL vente partout, a$c le flacop LB PABaX-TEMPS ae.il—w * î TRIO frf=p p II-, Fine.-4j-// p ¦kk7t»—1—i-1—1— S p|i—1-1- r f r ' r * ! f lit W'1 i"j ' 1 J 1 J 1 ' :«»-jf':.'i Finale LS PASSE-TEMPS LA BÉNÉDICTION DES POIGNARDS MEYERBKER us PAMX-natps J 5T Jf " -«&.VTT-**- .«.^-s-l^-~ rfcrs-i -jgrj^-qz!-1 -__ -*-i-n«-H—>- dim.dclce.ft iff: É * f:^! • ,.|— * p 1 1 j — La benediction de» polsnardi. LB PASSE TEMPS • • • " MM 11 m-É-w go- J-iH-^i-î 8va- zizizzzzz:.* — — —#—i—b- -v—j-i —m-f-m-W-—k-„-#- C -»l—.:-^-j-, -1- j-K-1-( 3\ - * * —i-.-*—-— -à-Et :8Er= il " ^p ES ¦ a + m— *-, < — S*H*-#h-1— - « * — • '-I Q-Sff _e— r—^—r- 7" • » • • —i—t—'—1—1-r—d— -0-0-0-0-0- - ~ll/Af£ RHUM At LE PASSE-TEMPS No 206 — Chaut Maris, ça crie toujours [les].Liouvillc Celle qu'on aimo.Maquis Piano Petite sœur (le Grand-Mogol).Audran Réve du bonheur, valso.Dcquin Brune ou blonde.'.Tauliafico Bur le chemin de Bagnolet.Maquis Piano Valse- Lanrior.lafrenière Violon kt Piano Romance pu Fa.St John No 200 — Chant Insensé, 1'.Rupès Bonjour Sinon .Orébeasac Kevers de la médaille (le).Laurens Piano Réve d'une rose, le.„.Itaynal M'aimez vous, valse.Gobbaerts Mandolink et Guitakk Fataldream.FaleoSlavin Nanna, valse.Charbonnier Violon kt Piano Romiiuee snnn partilr».Milo No 212 — Chant Ave Maria.•.St-Denis Réveil de bébé (le).Lafrenière Marche des étudiants.Heinti Pairapolaisc (la)._.Feautrier Coucou (le).Daquin Cornet kt Piano If il lut.Laprrriero No 218 — Chant O salutaris.Smith Vous êtes jolie.Dolmet Jo bois à tes beaux yeux.Laurena Quand on a pas.Queyriaux-Chicot Piano Quand on a travaillé.Louis-Dol Piano Canadienne, la, valse.Nadeau Violon kt Piano Chanson 1p la bien aimée.Milo No 218 — Chant Brise printanière.-.Lestrade.C'est uu réve.Thomas Dors, mon gfls.do Marligny Violon et Piano Rêverie, tout simplement-.Baldoui No 219 — Chant Vieux ruban (le).Henrion C'est mou ami.-.Collin Jeunesse du coiur (la).Ouvrard Journée de Pariaieuue.Berotla Piano Laura Valse.Proulx Violon.Coknkt kt Piano No 2' 7 — Chant Tout cœur a son myaterc.Tagliaflco Deux gendarmes (lis).Nadaud Viens avec iioub, petit.Godard Ma Béatrice.Maadcr et Duptiy Rêves du soir, valse-laurier.Metcalf P m'a r'fusé son parapluie.l'onrny Piano ______________________ Piano Allouette, gentille allottottt-.R.ntiiyotix No 220 — Chant Romance Bans paroles.Poisson Esperanto, valse.de Ménil Créole et hirondelle.Masini Espérons, marche.Boisclair Mandoline et Guitakk , J'ai vu !.Charbonnier Réved'amniir.Lamoureux Ma Cunégonde.Lhuillicr Piano Violon et Piano Mes débuts, valse.Saucier Mandoline et Guitare Bneinmi.mazurka.Sciscoa No 208 — Chant No 214 —Chant .Valse tendre.Démarty ?î?d0, !\ Canadienne (le).Saint-Denis Voila les pantins! polka-marche.Clérice Adieu U').Dubois Sérénade A Lison.Dihau Mandolink kt Guitare Conlidenci s, iimztirka.Fnnttmzzi Valse des lilas (la).Qucillc Exploits d'un sapeur (Icb).Goublier Eternellement vrai, (P).Varney Piano No 221 — Chant 3 Salutaris.Rousseau Allonzo, allons-y!.Heintz Adieux d'amants.Michand Chant de Pâques.Rougnon Partons, marche.Archambault Fou de jalousie.Grenier et Lot* J'ai dit aux étoiles.Paladilhe Romance sans paroles.Gmin d Régiment des couturières, [le].-Morel —————————————————————— Piano No 215 — Chant Plaisir d'hiver, valse.Lepitro Chanson du fou.Monpou Boules do neige, mazurka.Delftge Chœur des joyeux._.Hébert Violon Chanson de la brise.1 SOTg No 209 — Chant O mes sœurs I.—.Massenet Rêvions où tu m'as laissé.Duguay Ninon.Godard Mon ami Bernique.Nadaud Piano Mignonne, valse.Beaudreaull Sur la terrasse, marohe.Drolet Violon ou Mandoline et Piano Jour Hp noces.Bnlilnui No 210 — Chant U Salutaris (solo.dno rtrcbtuur) Senécal Pauvres nous.Taglialico Vive la Canadienne.Alouett-, gontille alouette.Piano Grasshopper dance.St-John Tromikink ou Violon kt Piano Chant de la liat'cée.Milo No 210 — Chant Souvonir de mai.Heintz Chantnn dea cigales.I'' tit Rammca vus moutons, bergère.Dugaa Grntialclta, valse cliantée.C.Rhémotir C'est contrariant.Lhuillier Piano L'enterrement.Bruant Piano Am.rica.marche.Dasty Laurent ides, valse.Davis Mandolink kt Guitare Desdeniona, polks.Fonieris No 222 — Chant RtantMS à l'été.Heintz M'aimercz-vous oucoref.Maillé Testament do bell'-mainan .Cbaudoir Chant, Piano kt Violon Ave Maris.EsLêban-Marty Piano Dodelinelte.-.Wachs Fatal dream.,.Masse Marthe ou l'unie.Derome No 228 — Chant Ne mo regardes |>as ainsi.Perpignan Au temps ties troubadour».Lafrance Corona (la), stow step.Zimmermann Noces do Madeleine.Collin Tribulations de McDong [les].Dugas Eureka-Valse.Marier Mignonnette.rJ^.Ça vous fait quéqti' chose.Delormel Piano Pensée musicale.Schiavo Mandoline et Guitare Farfallftn, polka.S-lmi No 211 — Chaut Quo vadis.Milo Petits sabots des petits brotons.Botrol Violon et Piano Jub de Bourgogne.Mireèki Wise Grand'-Mère.Saucier Piano N _ l'anac malgache.Ducoudray «o ill — chant Mandolink kt Guitare Français du l-anada a la trance (les).(taU4.Lombard! Tsnlum ergo.Ltmoiitagnc .___————_____——___—_____ Folle de la ruo (la).Malteau No 'il* — Chant Tic et eouic._.Olivier Cœur brisé.Spouccr Piano Chanson do la Garde Duvernay.Hébert Vacances.Dugas Scarâinouche.».Messager Rayon d" mai.André Tu m'aimes.Gounod Albert-Valse.Boisclair Noce aux bobosses.Diodet Piano Bohémienne.Marie Guitakk et Flute oblioato Rose de Lima, valse.Frbr No 896—C—UR Petite Berceuse.Miro Clianson des peupliers.Doria Relotir.Kabath Viens, roupoaSe.Christine Piano Gavotte Bergère.-.Ganne Mandolink et Guitakk i Ai'iei, tl.l'ierro'.Cm-mio No 226 — Chant Dernières volontés.-.Gounod Cantique i la Bonne 8.Anne.Dugas Ceux qui reviennent.Piocolini Féte au cousin Louis.Piano Sipt péchés capitaux (iea).Hinr.hman InsHisissablc (r).Wittmsnn Mandoline kt Guitars Gui '.polka.Rtibando No 227 — Chant Deux grenadiers (les).¦ chu man Erables (les).Goublier Qu'est-c' qu'y a ?.-.Fragson Ça ne r'gard' que moi.Guyon Piano Va',-.- légère.Widor Clara-Valse.—.Lamoureux Mandoline bt Piano Adagio.Beelhoven No '-'28 — Chant Gardien de la nature (b ).Varguea Mystère d'amour.Duguay Au Saint-Berceau.Dupas Suiveur automaboul (le).Disle Jonas daus la baleine.Petit Piano Pas Ue graces, a quatre mains.Wachs Mnrchp des patineurs.pérotne No 229 — Chant \ Devoir (!•¦)-.Privas Enfants ia femme et les fleurs.Bouval Vieux Noël populaire.Vase brisé (le).D.Broches Diable en bouteille (le).liotrel Piano Galopade.-.Domergue Joyeux photographe (le).Contant Violon Girollr-dirolla.Leenq No 230 — Chant - ' : • t i.cI.A Colombine.Dihau Tyroliennedes Pyrcn ées (les Montagnards).Roland Bonnes gens.Taglialico Marche des Anglais (la).Spencer Piano Polka des clochettes.Meyer Patin us Coin Itét*! a.Ville, Montréal DES VEUX GRATIS Est le meilleur rje Montréal comme AJUSTEUR et FABRICANT de LUNETTES, LORGNONS el YEUX ARTIFICIELS, à'srJii, garantis pour bien VOIR de LOIN et de l'k .,S, Ouvert jour et soir.Lc dimanche de 1 à 4 p.m.Echange de verres, réparation etc.Pas d'agent solliciteur i domi elle pour notre maison^ responsable.Le Terminal et les Petits Chars arrêtant a La porte.Cette annonça rapportée vaut 1 je par piastre su loat achat salua**tarit.U CÂNÂKD Journal hebdomadaire humoristique, contenant 8 pages do bons mots pour rire, caricatures, oto.ABONNEMENT (strictement payable d'avance), 50c par anuée.Nous acceptons les timbres-poste du Canada et des Etats-Guis.sureaux et ateliers : Coin Ontario Sl Hotel de Ville A.P.PU) BON.éilltear-pronrlétalra.DOMINION TOILET SUPPLY 277 RUE DROLET Fournitures da toilette pour liureau 1 6 essaie-mains par semaine, savon, cirage, etc.Abonnement 1 Sec par semaine.Servies Irréprochable.ici FERBLANTIER, PLOMBIER, COUVRE DR, Poteur d'Appareils à Oat et à Eau Ohaiidt 2)2 RUE MAISONNEUNE Tel.Itoll Est 22M MONTREAL L'ECHO DES DEUX MONDES Paraît deux fois par mois.Seule revue rancaise aux Etal .l'ni-.Illustrée sur papier de luxe.Compte parmi ses collaborateurs Jules Claretie, E.J.Dubedout, l-'iancois Coppte et autres célébrités françaises.Alionnemcnts, pour le Canada, un an $1.50 ; six mois, $1.00.«ne aats icildins, Chicago.
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