Le passe-temps, 1 janvier 1904, v. 10, no 246
PER ^9 If) Valeilr des morceaux de musique contenus dans le présent numéro ^ L.1U V 1» Voir la liste de Nos Primes à la page 147.-^ff # >4>L.IU J.-E.Marchand, décédé TEXTE Sommaire Portrait i J.E.MARCHAND.Chronique dr Quinxainr : TEMPUS FUGIT.Grappilleur PoltlR ! L'ALBUM.Albert Lo/.eau Monologue : LES DEUX GARÇONS D'HONNEUR.C.Hamn Declamation: UN VRAÎ MALHEUR.Marie G.ue Haupt Cour» de Ciseaux: CHANSONS CANADIENNES.K- Espbeanto : 3me ARTICLE.A.Saint-Martin Feuilleton i PERRUQUES BLONDES (iuUi).G.Lrnotre Dui le monde artiite ; — Mondanités ; — llloek-Notes | — Graphologie I — Récréation j' — Jeu» de société ! — Poor rire, etc., etc.MUSIQUE: CHAN7 LES VIEUX SABOTS.Edmond Missa L'ETANG.Paul Delmet EN ECOUTANT M.LE CURÉ.F.Doria P/AAO VALSE.L.van Brethoven AUTREFOIS (garotte).emile glllet MARGO (T»l»e).J.B.Lafrrniere ORGUE PRÉLUDE.J.-E.Marchand °-35 o.10 o.10 0.30 0.50 0.50 LE PASSE-TEMPS ESPEKANTO (Pour le commencement, voir les numéros 24» et suivants, lo MINUTE », «e prononce comme "ft", dans (line, Uno, pftle.b, se prononce coihom m français.e, M prononce "toujours" comme "ta" dans les mots "tsar, tsigane", etc.Ainsi "facila" (facile) se prononce " fat-8îl-a « ( prononce rai), ne se prononce pas "shevalo mais bien "tshevalo '.d, comme en français.e, toujours jamais comme muet, ainsi "de" (oe), so pro nonce "dé" et non pas "de".f, comme en français.r : comme en français, s : comme en français, s (avec accent circonflexe) : ou "sh" se prononce "su", t : comme en français.ae MINUTE u : se prononce toujours "ou" : Ex.: se prononcent avec accent circonflexe), ou ch, se nnu (un)> d» (deux), >nce "tsh"; ainsi: chevalo, (che- '""mm" et "dou".Lorsque cotto lettre est précédée do "a",elle forme diphtongue, ainsi •¦au" se prononce cn une seule voyelle, "nou" en un seul son, comme le "ow" anglais.Ex.: "lau" (selon), en une seule syllabe.v : commo en français, z : comme en français.2e MINUTE g, se prononce toujours dure ; ainsi ».g«, g', g", gu, se prononcent ga, gué tolljourB avec ,0 90n qui' viont ue ,eur • I' ǰ e0U- _ , fltrn attrihné S (avec accent circonflexe), se prononce donx, ou commo le "j" anglais.Ex.: ngn.( age ) : se prononce ''ndjo".h, commo en français, h (sjvcc accent circonflexo) ou "hh" se prononce très fortement aspiré.i.comme eu français, j, comme "y" on "11" mouille.Ex.: Kaj (et) «o prononce "caille".) (avec accent circonflexe), se pro-nonco comme lo "j" français.k, oomme on français.EPKLLATION Toutes les lettres se prononcent u jours avec être attribué.ACCENT »! L'accent toniquo, ou la prolongation de la voix so placo 'invariablement" sur l'avant-dcrnièro syllabe.lia MINUTE.— RECAPITULATION a co—tso cho—tsho di—do Se MINUTE -fo go—go mo-mo no—no o—O po—po ro—ro so—so sho—sho to—to u—-ou vo—vo au—aou (un seul son) af—aillo " " " aj—oill»(une syllabe) nj—oille .¦' " I : comme on français.m : commo on français, mais ne for- go—djo me jamais de sons nasaux.Ainsi "»m", ho—Iho ou "em", "im", ne se prononceront i—i pas "en, en, in", mais bien ame, émmo, j0—yo imme.jo—Jo n : comme en français.Mais " an ", ko—ko en.in.un" se prononcent "anne, énno, lo—lo inné, ou ne," Toutes les lettres se prononcent, o : comme en français.(Prière de conserver cetto récapitu p, commo en français.Intion).à suivre L'administration du Passb-Tkmps se tient à I» disposition de se» lecteurs pour leur fournir les volumes de la Amerita Espiranla KoUklo qui comprend les livres d enseignement, etc., de la langue internationale Esperanto, Dictionaire espéranto-français.loc I Les mêmes, anglais, chacun &.loc Grammaire nvec exercice et vocabulaires.loc | Cartes de conversations en esperanto .loc La Kapelo, chanson cn esperanto avec traduction française.loc Prière d'ajouter ic par volume pour frais de post:'.UHQUE ET.INSTRUMENTS De Fanfare et d'Harmonie Des meilleures Baisons Européen nés et Américaines__ise.|o d'bo near, la 182 l.rux ennemies 174 l>.li ii i nballwdeur 117 Dans le Irain 119 ".«ci le 142 Deux noie» IM Doléances sur l'Espwitlon 69 Knfant martyr - XI K,.-.vc.I' 121 Kn famille 199 Knlant ls s- ehambre ll'l I'h* l.rrrnr ie Taerelchmnts M Kninx'e.1' I Fiancee de Marirnnne.le 2JS Pen rir-, le 198 l'einroe et la pipe, la 187 F.mina du hnau.liai 183 Fourmi», [Ira] )7 .Fili du charpentier 15 Uainino Grev d'i forgerons, la 206 ','•¦¦ i i.r.tous n'êtes pas rieux 192 lîaryo" d'honneur.Ile] 134 flrève dea raflineura 82 Graphologie, la 38 (Irenoullle qui roulait faire lui auaai eroeae que le bo-uf 184 Horion-de grand'mère, [l'J lit Hotnme aux grillon-, I' 199 Jean rt John 178 Je ne suia paa vantard SS Joies matrimoniales, las 170 J'aata paa fixé 81 Joli mois de mai 42 Loup areo l'agneau, le 95 Lettre d'un étudiant à uue étudiant* 96 L'or allemand ou la Trahi-< ou du petit boaau W LI'Toa, lea 186 Légende ds la cloche, [1-1 211 Lunette.de vrani'mere.les 229 Lampion d- ma femme, le 226 Mornclo le 231 Muairivn embarrassé, le 233 Ma tournas 217 Monaieur qui déménage, le 221 Mcaaventuree d'un haulboil 197 Ma ûanoe 1 7 Malaondo eampagus, la 166 Mécontent le IM Merlan, le (il Morceaux du Paradla 70 Mère du auppUeté, la SI MaeterCorbeau avec.Moater Renard S7 Maître Jean 63 Nini Pimbêche 72 Nouvel an I'll Niiufrftltour, le 113 Oh ! Mademoiaelle 173 Oh I lea enfants 238 Oraison funèbre de Madame Bourgaoia 138 Oui Las i Ira - J'arfalt bonheur 1.35 Poète 118 Papillona 33 Pourquoi! i«i Pour le drapeau 73 Premier amour 33 Pantalon, le Ut Parc Monceau 176 pilote, le 169 Paa de monologuer 181 Pern>qii t qui c.rle, [le) 172 Petit Ilium, le 207 Petite oourine.la 209 Pc-ro iuct du bord, le /I" Pet'le Marie, la £16 Petite moto «Irl, la 227 Papillon le 231 Petite reine, la 22>.l'aiwBflfl du pouoe, la 228 Quatre roua uu pocharl, 18» HSes 3-' Roman de Jeanne, le ls- Salue do ael 75 Sur le boulevard 171 Si Marinaavait voulu-.ISO Sat'ina.lea 215 SI t'.taia homme 223 Tambour enfoncé, le 179 Troia L»nina.(lasl 161 Ton petit cœur 105 Toilette dea condamner, la 122 'lions t voilo la caserne 185 Un- 'oirce 196 Une belle invention 216 Une >ant* de fer 222 Une demande eu marias* 224 Une chic -efirme 145 line diatraclloo 34 lin monsleor qal ne rent pas changer *ea habitudes 92 Valae de" feuilles 102 Vagabonda, lea 141 Vieux po.'-ie.le 2IE Voyagea u'une puoe, lea 165 Va dea malades dans la maison Adressez toute commande : Le Passe-Temps, Montréal, Can.moot: LE qui g; 1904 JOLI VOLUME DE SOIXANTE ET DIX PAGES [format 6x9] Contenant les Derniers Succès de la Chanson comique NOMS DES CHANSONS A VEC PAROLES ET MUSIQUE Ça ne r 'gard ' que moi.Ça vou» fait quc'qu'chose.C'est bien contrariant.C'est gentil d'étr' venu.En suirant le région nt.Exploits d'un sapeur (les).Enterrement (I 'I.pète au cousin l/iuis (la)., I' m'a r'fusé son parapluie., Jonas dans la haleine.Journée tic Parisienne.Jus de Bourgogne (le).Maris, ça cric toujours (les).Ma Béatrice.Ma Cunégonde.Mon ami Bernique.Noce aux bobosses (la).O Milady .i Qaand on a travaillé.Ouand on a pas,.(Qu'est-ce qu'y » ?.Régiment des conlurières (le).Revers de la médaille (le).Suiveur automaboul.Sur le chemin de Bagnolet.Testament de bell'maman (le).Tic et coule.Toto Carabo.Viens, Poupoule.25c — l'exemplaire — 25c Comme l'édition en est limitée, nous invitons tout le mondo à faire leur commande sans tarder, afin de ne pas être désappointé au dernior momeul.En Vente chez tous les Libraires NTJMÉEOSÉPUISÉS Avant do nous honorer d'une commande d'anciens numéros, nos locteurs sont priés do consulter la liste ci-dessous, oh figurant les numéros épuisés du Pause-Temps : 1 16 26 43 80 1H7 125 2 17 27 44 81 109 126 6 19 28 49 85 110 127 8 20 30 60 94 111 128 10 21 31 69 97 112 136 11 22 32 74 98 117 137 12 23 35 76 100 12' 153 13 24 39 78 103 1-23 158 14 25 41 Ï9 104 124 160 Le Bulletin JOURNAL do DIMANCHE Est le mieux renseigné de tous les antres journaux Politique, Littérature, Nouvelles Abonnement (en dehors de la ville).$1.00 En vente dans tous les depots de la ville, ac A.P.PIGEON, éditeur.Tél.Bel!: Est 1111.Montreal.103667 Vol.X — No 246 MONTREAL, 27 AOUT 1904 Lb Pebsent Numéro : CINQ SOUS LE PASSE-TEMPS MUSICAL*, LilTTEHfllHE et FANTAISISTE MUSICAL.LTTTKKAIHB et FANTAISISTE /Wolf fou* ir.v"*"" limn iWI'AiUrito Uned.H.SOI8I1 moU.» u Amr I'Europe Cn an .10 fr« I Six*00».5fr» rATABM D'aVaEOa AxuioncM : Premier.Insertion.10eta la luroe Insertion.iub*j /i-i'i' .ft " Condition- libérales i*oar annoncer» a lonir tnrin.Lai annonces rant mature.* sur I'aaata.TouU l.mar.d.ord de Peau, près du tronc qui mus soutenait.'• Jamais ce souvenir ne s 'effacera de ma mémoire.Llle était jeune, presque enfant, belle et j à'e.Il lui disait avec i-udrcfsr : *'— Pour 1 >oi pleares-tu ?"—Pardonne cet involontai.e sentiment d'égoï.me, lui répondit-elle, essuyant une larme : je pleine sur moi, je pleure la • ie qui me fuit, truand le ciel se couronne de rayons de lumière ; q and la terre se revêt de verdure et de fleurs ; quand le vent apporte de loin des parfums, des chants d'oiseaux et des harmonies, quand on aime et qu'on se sent aimée, la vie est belle 1 "—rt j ¦!!¦;: : ne vivrais-tu pa; ?insista t-il tout ému, en lai serrant les mains.**—Parce que c'est impossible.Quand tomberont desséchées ces feuilles ni murmurent harmonieusement sur nos têtes, je mou*-rai aussi ; et le vent emportera quelque jour 140 LE PASSE-TEMPS POESIE L'ALBUM Petit allium, herbier de nos pensées, Nid du j'AS?é.livre qui te souviens Et nous rend grands ces adorables riens : Sourires mons et larmes ramassées I Ce qui nous fuit, c'est loi qui le retiens, Asile sûr des heures pourchassées, Petit album, herbier de nos iwnsées.Nid du passé, livre qui te souviens I O vieux mots chers des phrases angoissées I O mots si doux des calmes entretiens I Vous vives là ! Vous êtes les soutiens Des cœurs pour qui vous restez les vrais biens : Sourires morts et larmes ramassées I Albert LOZEAU.MONOLOGUE rou* JBUNK 1 i i i t Les deux Garçons d'Honneur A la noce de ma cousine J 'étais demoiselle d'honneur.On s'amusa, ça se devine, Tout le monde rit de bon cœur.Il y avait le cousin Biaise, Un bon garçon, un brave coeur, Mais arrivant doit de Falaise : U était mon garçon d'honneur.Du côté de l'autre famille l'n autre couple était choisi.Un jeune homme, une jeune fille, Étaient venus pour le mari.La jeune fille était charmante.Mais elle avait un air moqueur, Le jeune homme i mise élégante fclaU un l«au garçon d'honn ur.Je regardois mon coutin Biaise.U n'était paa à comparer.Il avait l'air mal à son aise Et gauche à vous faire éclater.11 avait un air impossible Et j'aurais donné de bon cœur \x monde, i c'était possible, Pour changer degarçon d'honneur.Enfin la noce se termine Et nous finissons dedlner.Je sen» bien que l'on m'examine, Mais je n'ose pis regarder.Malgré moi je 1ère la téte_ Et j'aperçois, ô doux bonheur I Devant moi, me faisant risette, Ix deuxième garçon d'honneur.Puis on nous versa le champagne Et l'on me pria de chanter î Mais au piano, qui m'accompagne ?C'est bien facile à deviner.C'était toujours le beau jeune homme Qui me disait avec douleur: •* J'aurais été content en somme D'être votre garçon d'honneur.'* Puis quand vint l'heure de la danse, 11 venait toujours m'învîter Et c'était comme bien l'on pense Fait afin de faire enrager Ma pauvre petite concurrente ; J'en éprouvais quelque douleur, Gourrnandant, séance tenante, L'entreprenant garçon d'honneur.îère et la fange, je me trouvais heu reuse quand je pouvais me reposer un instant dans le profond sillon du chemin, j'ai tourné sans ce«se, emportée par le tourbillon et dans ma longue pérégiînition j'ai vu seul, sombre et en deuil, contemplant d'un regard distrait les eaux qui passaient rt les feuillet t-èchesqui suivaient leur mouvement, j'ai vu un des deux am au', s dont les paroles nous firent pressentir la mort, '•Elle aussi a cessé de vivre et dort peut être dans une fosse récente, sur laquelle je m'arrêterai un moment I "Hélas .elle dort et se repose enfin ; mais nous, quand| achèverons-nous ce long voyage?.Jamais!.Déjà le vent qui nous a laissé reposer un instant se remet à souffler, et je me sens ébranlée pour me soulever de terre et le suivre.Adieu, sœur I "Adieu 1".Le vent qui s'était apaisé un instant sitila, et les feuilles s'élevèrent en confus tourbillon, se perdant au loin dans les ténèbres de la nuit.Et alors je pensai quelque chose que je ne peux me rappeler, et même quand -e mêle rappellerais, je ne trouverais pas de mots pour le dire .GRAPPILLEUR.(floupsdeCispatix CHANSONS CANADIENNES Quelques écrivains plus autorisés que nous, parmi lesquels nous mentionnerons MM.K.-A.11.I.iti:e et Ernest Gagnon, ont déjà parlé suffisamment des chanton* canadiennes pour noas dispenser de discourir sur le sujet.Les littérateurs déjà cités ont, dans des travaux comi dé rabies, tiré et préservé dc l'oubli nombre de chansons.Ils onl fait là une œuvre méritoire aux yeux des patriotes, des bouquineurn ct des bouquineuses.Sons doute, dans ces travaux qui ambras sflient pour ainsi dire l'histoire générale de ces chansons, Ils n'ont pu donner toutes celles qui éiaienl en vogue, il leur a fallu s'arrêter aux principales.Cependant, il en est plusieurs de celles ayant été laissées de côté ou n 'étant pas connues qui possèdent un certain charme, une saveur de terroir qui n'est pas à dédaigner.Ce que voyant, nous arons fait comme le glaneur qui passe dans le champ après le moissonneur, ramassiut les épis oubliés.Les trois chansons suivantes viennent de la même partie du pays (le Haut Canada).La première, entendue à Ottowa, est une de ces nombreuses chansons de voyageur dont le rythme est lent et monotone.Les paroles ne sont pas extraordinaire ment poétiques, non plus les pensées, mais elles caractérisent certaines idées familières à cette classe : Et tous les eooks sont des damnés, (èis)' Y font des beign's on n'en m ang' pas.Hardi dardagne Hardi barda, I-aissez passer les raftman Bon bardi bardagne J V Bon bardagne.El jusqu'àla m'nasa' qui mont' dans PboUf/w) Et pis nous autr's on n 'y va pas.RKlRAIN El tant d'amants qui s'font l'amour (àîs) Et pis nous autr's on s'la fait pas.Celle-ci nons a été due par une jeune campagnarde dans le comté d'Ottawa.Elle est très répandue là-bas, surtout parmi le ln-au sexe.C'est le mariage d'un vieux garçon arec une fillette.Celui-là que l'Age a rendu très prudent fait toutes les recomman dations nécessaires à sa très jeune femme.Ecoutes ; C'est un bon jour, Célina se marie, Elle prend un homme de quatre-vingt quin- [ans Mais < élina.E1P n'avait que quinze ans U la prend par la main, il la mèn'-t-à la roi |ture (Wi) —Marche Carillon I tout droit à la maison, Marche Carillon.que nous somm'a plus [garçon.11 la prend par la main, il la mèn'-t à la faible (Wl) —Mange Célina 1 mahménag' bien tes dents, Ma Célina.ils dur'ront'plus longtemps.Il la prend par la main, il la mèn'-t-à la [danse (bis) —Danse Célina .mais fait bien tous tes [pat Ma Célina.mais ne te fatigue pas.I a suivante, rous l'avons enttndue dan le comté de Prcscott, par un jeune homme— un amoureux peut-être.\jg crépuscule suirait le coucher du Soleil et deux gros chevaux, d'un pas tranquille et lent, promenaient sur sa charge de foin ce fils de cultivateur, pendant qu'il lançait en notes vibrantes, aux échos qui se préparaient au sommeil, cel air gai et sautillant.(A p.rt le refrain, c'est une variante dc : " Fendez le bois, chauffez le four, " des " Chansons populaires du Canada, " de E.Gagnon).J 'aimons les filles Ça m'chiffonne, Ça m'laponne, J'oimous les filles Ça m'chiffonnera.Derrièr' chez nous y a un champ d'pois (èis) J'en r'cueillai deux j'en mangeai trois.Laiss' ça là Touch'zi pas Mouman veut pas, J'aimons les rifles Ça m'ehiffonne, etc.J'en r'cueillai deux j'en mangeai trois (Sis) Tous mes parents Tenaient my voir.Ijuss' ça là, etc.Tous mes parents venaient m'y voir, "elle que j'aime ne rient pas.REFRAIN Laiss' ça là, etc.Celle que j'aime ne rient pas, (tis) Je l'aperçois renir là-bas.REFRAIN Laiss' ça là Touch'zi pas Mouman reut pas, J'aimons les fillea Ça m'ehiffonne, ( Ça m'taponne, J'aimons let filles Ça m'chiffon nersu LE PASSE-TEMPS DÉCLAMATION UN VRAI MALHEUR ! A-t-on jamais va pareille aventure ?.J'en pleure I.Ah I vraiment, j'en souffre à mourir 1 C'est un vrai malheur I.C'est une torture I___ Pour tout.et pour rien, on me voit rougir I Tout ce que je ressens se peint sur mon visage, Non point en traits de feu, mais en rouge éclatant I J'ai beau me dépiter., je crois que plus j'enrage Et plus mon front rougit t ( 7 ristement.) N'est-ce pas attristant ?., Quand j'étais encor très petite fdlc.Si Pon accusait quelqu'un d'un méfait.Moi je rougissais, quoiqu'étant gentille, Et l'on s'éenait : — C'est toi qui l'as lait t Un jour, me trouvant assez pauvre mine, Mimm fit venir n >tre vital docteurj; Qui dit gravement : — C'est la scarlatine ; Regardez son front, voyez sa rougeur ! {Riant) Or, le lendemain, j'étais bien portante.Plus de scarlatine t.Et le vieux savant, Fier de ce succès depuis lors s'en vante Dans tous les journaux I {Riant, J'en al ri souvent I (Sérieuse.) Passe encor ceci.Mais quand on est grande, C'est insupportable (et fort ennuyeux 1), Comme un jeune enfant que l'on réprimande.De rougir ainsi jusqu'au blanc des yeux 1 .Soit que l'on me blâme ou me complimente, (Avec dépit.) Je rougis toujours I.Le froid, la chaleur, Ce qui me déplaît ou ce qui m'enchante, Parait sur mes ttaits en même couleur I.Quand, avec maman, je vais dans le monde, C'est un vrai supplice I Au moindie propos.Mon teint se colore, en une seconde, (Colère,) A foire pftlir les coquelicots!.(Avec emportement.) Enfin I aujourd'hui comble la mesure ! Nul, assurément, n'imaginerait Plus humiliante et sotte aventure ! Tour plus rilicule !.(Avee un désespoir tomiaue.) Ah I c'est le bouqurt 1 I I (Raeontant.) Pour un grand dîner, ici, chez ma tante, N us étions à table.(On y est encor I) Je m'étais parée, au mieux, {Avec satisfaction, ) Je m'en vante.A mon gai babil je donnais l'essor I Un Saint-Cyrien, mon voisin de table, Me dit que j'étais coiffée à ravir j Et ce compliment me fut agréable.Maia.(Changeant de ton.) Je commençai d'abord à rougir.— Eh 1 eh 1 l'on rongit I ol>serva, riante.Une bonne dame aux cheveux tout blancs.— Qu'as tu donc, petite ?intervint ma tante ; Est ce une migraine ?ou bien mal aux dents ?Moi, de plus en plus j'étais écarlate I Je ; «Biais du rote au rouge foncé 1.{En colère.) Mon visage avait des tons de tomate 1.(Confuse.) Mon voisin semblait très intéresse I Devant ce spectacle extraordinaire, Chacun s'inquiète et donne un conseil; L'un dit : Elle vit par trop sédentaire I L'autre : Ce doit être un coup de soleil 1.(Sanimant).A tous ces propos ma rougeur augmente 1 Ma tante en conclut que, décidément, Je ne suis ,tas bien.(Atvc impatiente.) Mais, pardon, ma tante I Je n'ai point de mal, et, dans un moment, Ceci passera I [Avec horreur.) J'étais.cramoisie, En voyant sur moi lixés les regards!.Quand mon voisin dit, avec courtoisie : — Mais cela vous sied mieux que tous les fards ! Fout il que mon oncle enfin s'inquiète 1 (De quelque malaise il a toujours peur I) — Réponds franchement ; voyons, ma fillette, As-tu froid aux pieds ?As-tu mol ou eceur ?.(Mon voisin de table, en liant sous cape, Paraissait joyeux de mon embarras.) Je perdis la tête ! Et.fixant la nappe.Balbutiai : Oui !.Non I.Je ne sais pas !.(Prenant te ton de Voncle.) — Oui 1 C'est évident 1 Elle a la migraine 1 Ce ne sera rien ! Il faut lui donner Vite un bain de pied ! — (Désolée.) Et l'oncle m'entraîne, Pour que je le prenne.avant de dtner !.(Tragique.) El j'attends ici qu'on me le prépare 1.(Avec rage.) Et je lc prendrai!.Et puis, je devrai Rentrer, rougissant, pour que l'on compare Au teint que j'avais celui que j'aurai I.(Elle garde un moment le silence d'un air sombre et tn miaue ; fuis reprend avec violence :) Je n'affronterai pas cet horrible supplice I.Je ne veux pas revoir mon voisin le railleur I Je rougirais encor autant qu'une écrevïsse ! A tout prix il me faut éviter ce malheur 1 (Après un silence.) Je vais dire, en effet, que je suis tics malade t (Soupirant.) Je ne dînerai pas I.(Soupirant fins fort,) Je vais m'aller coucher I.Mauvaise idée encor ; car, de cette escapade Maman serait peiné* I.Elle enverrait chercher Ir docteur, qui peut être ordonnerait la diète ?(Changeant de ton.) C'est que moi, j'ai grand' faim I ( Voyant des assiettes de gdteaux.j Oh 1 le dessert est là I.(Riant.) En attendant le bain, faisons donc la dluette, (La bouche pleine.) Ah I quel bien cela fait !.Mais, maintenant, voilà, La briochec'est lourd ! J'ai soif I.Un p-tit verre (Ilrenant une bouteille et un verre.) De.malaga, je crois ?sera très bien venu 1.( Elle mange et boit, puis reprend gai ment : ) Eh I mais, je suis plus brave à présent que naguère I Voici que le courage enfin m'est revenu I (A la cantonade.) Laissez le bain de pieds.Je ne pejx plus le pren Ire.J'ai mangé des gâteaux.Mon malaise est passé (Réfléchissant.) Peut être que le mieux serait, sans plus attendre.De rentrer tout d'un coup 1.Il le faut 1.C'est forcé ! (Écoutant.) On en est au rôti I.,, (Après hésitation.) Sans tarder davantage (Se redressant.) Prenons un fier maintien I.Sans trembler, sans rougir.Paraissons dans la salle avec un grand courage, ( Crdnement.) Et bravons, oui, bravons l'élève Saint Cyr 1 (Elle se regarde au miroir.) Très bien, en vérité 1 Si ma joue est rosée Mon front demeure blanc I Je n'ai pas du tout peur 1 Allons 1 (Elle va pour entrer, puis s'arrête.) Comme il fait chaud!.Si j'ouvrais U croisée ?.On n'a donc pas fermé la Ixiuche de chaleur ?.(Elle apprache sa main de ta bouche du fjéle.) Pas de feu 1 ( Elle porte ta main d sa Joue.) Mais alors, je rougis donc encore ?.(Elle se égard*.) Ah I c'evt désespérant I Je rougis I.(Criant.) Je.rougis ï.(Avec accablement et d'un ton tragique.Je n'ose plus entrer I.Mon aplomb s'évapore.Et mes projets vainqueurs sonl tous anéantis I ( A vec désespoir.) C'est comme un fait exprès 1.Ruis-je assez malheureuse?.On dirait que le sort s'acharne contre moi I C'est au point qu'il m'arme, enfin, — j'en suis bun te u tel — Vous allez vous moquer ?.J'envie.(Avec colère,) Kt t oui, ma fol ., Ma nourrice, Martha, dont les soins, la tendresse.Ont gardé mon enfance I.et quidu moins, jamais Ne lougit Icar Martha, ma nourrice.est négresse.Et toujours son visage est noir comme du jais I Marie GUERRIER PE i/AUPT.J'en ai encore quelques aulres que je vous donnerai tôt ou tard.En attendant, au revoir.B.R.L* Courrier de Saint-Jean, Sl-Jeau, P.Q.BAUM-f.RHUMAL Toutes les emulsions possibles ne valent paa une dose de BAUME RHUMAL prise au début d'un rhume, succès infaillible.25 cts la bouteille.VIENT DE PARAITRE Mme Sans-Gène, valse pour piano, par Mlle Emma Viger, de Longueuil.En vente chez tous les marchanda de musique, 25c franco.Clans le ^ot(ilr J^rtistr NATIONAL FRANÇAIS — i44oSte-Ca therine — Tél.Bell Est 1736, Tél.Marc.c-o—DRAME— Deux représentations par |our.Prix, Matinées 10, 15, ao, 25 et 30c Soirées 10, 25, 35, 40 et 50c N.B.— Les enfants âgés moins de 5 ans ne sont pas admis aux représentations.On annonce qu'un nouveau groupement de savants, de littérateurs et d'artistes s'est formé en France " pour la propagation des grandes idées de désintéressement et d'enthousiasme ' '.Bonne chance aux propagateurs.Puissent- ils rendre beaucoup de gens enthousiastes et désintéressés.L'espèce en effet se fait rare, * Notre ancien collaborateur, M.Edmond Montet, est revenu le 10 août d'un séjour de quatre années en France.Après avoir élé à Paris le représentan* de P ordre des Forestiers, M.Montet devint le rédacteur du Canada, journal fondé par M.C.E.Carbonnesu dans l'intérêt du Crédit Canadien et de ses autres enteprises.M.Montet est rentré à la Presse où il a occupé naguère la charge de ¦* city editor ".« La musique de la Garde républicaine de Paris va récolter des lauriers nouveaux à l'Exposition de Saint-Louis.De' la caserne des Célestins, elle a coutume de s'absenter souvent pour des voyages a Patrangeret son livre de route date d'un peu partout les auditions triomphales.En 1871, elle est à Londres ; en li72.ru festival de Boston, puis à Chicago, Pittsburg, Brooklyn, Cincinnati, Philadelphie.Baltimore, New York ; en 1S74, à Lyon ; en 1879, à Londres et à Nancy ; en 1880, n Rouen; en 1871» à Lille et à Arras ; en 188,, à Boulogne sur-Mer et au Havre ; en 18H1, à Alençon ; de 1884 à 1892, à Londres, 1 iè-ge, Charleroi, Bruxelles, su Havre, à Marseille, Lyon, etc.Ia fondntion de la musique de la Gard j remonte au mois de mars 1856.A l'origin ', il n'y avait que 55 exécutants; ils sont au 14» LE PASSE-TEMPS L'EÏÂNG Propriété' de la maison J.RITEFF, 106 Boulevard St Germain, Paris CHANSON Paroles de MAURICE BOUKAY Andanlino.Musique de PAU1.DELMET ml ___J L'é - tang re-fl< tont le ciel l'eau sous le so - leil de feu, Mettait sa fraîcheur aux deux rl- mm- cresc.«F —1 -——4 - -« —r I—1- L'étang ¦¦ D.mu le ciel bleu : Les gratifia iriv, les plantes vives* Et i '• 1*1, sum le soleil de feu, Mettait *a fraîcheur aux deux rives, Ainsi mon cœur, étang vermeil.Dormait en paix sous le soleil.2 L'é'ang riait sous le ciel clair, Quand soudain passe une hirondelle, Qni vint rayer comme un éclair.L'étang meurtri d'un seul coup d'aile.Ai-, - i mon cœur fut agité Du coup d'ai'e de la beauté.3 L'étang retrouvait sa splendeur Et reflet 1 t l'aurore blonde, Quand tout à coup vint un Relieur Dont la rame déchira l'onde.Aii;-i mon cœur subit un jour Les coups teriib.es de l'amour.L'étang furieux tressaillit : 1 e pécheur chavire el se noie, Iji tempête l'ensevelit, Et l'eau calme reprend sa joie.Ainsi mon cœur vient d'engloutir L'Amour dont il faillit périr.jourd'hui au nombre de dc 79.D'après la rumeur, la musique delà Garde viendrait à Montréal ct donnerait un concert au profit de la Maison dc Refuge française.» Depuis quelque temps le bruit circulait qu'il devait se faire du remaniement dans le personnel du Théâtre N .ni.m.il Franc lis.^On parlail'surtout du départ de M.Gaze-neuve pour Québec.Mais rien n'avait encore été décidé.Ces jours derniers, la nouvelle du départ de M.Cazcneuvc pour la vieille capitale n nis a élé annoncée.En mè me temps Lk Passe Temps apprenait les remaniements nouveaux qii s'imposent aprè* le départ de M.Cazcneuvc.M.Paul Cazeneuve nprè'avoir fait sa part dans 1'org misai ion du National s'en va à Québec, où il vient de terminer d.-s négocia- tions avec M.E.Turton, l'administrateur de l'Auditorium.C'est l'intention de la direction de l'Audi-tminm d'avoir deux troupes : une troupe française et une troupe ang'alse.Et M.Cazeneuve devient le directeur artistique dc la troupe française.Avec lui s'en vont, es'.-il rumeur, M.Petit* je.in ct Mlle de la Sablonnière el quelques autres.Maintenant quel remaniement va-t-on faire au Nalional ?Mr Cazeneuve est remplacé comme directeur artistique par Mr Fernand Dhavrol, le sympathique artiste que tant de foules ont applaudi.El Mr Palmiéri devient assistant-directeur.Mr Filion est n>mmé régisseur ci Mr Godeau, assistant régisseur.Le reste du personnel ne change pas.Comme on voit il s'est fait de la bonne réorganisation au National, Mr Gauvreau ne recule devant rien pour faire de son théâ tre un endroit recherché dc tout le monde.* Nous apprenons que lc gouvernement de la République Française vient de conférer le titre dc Chevalier dc la Légion d'Honneur a l'honorable Mr Adélard Turgeon, ministre de l'Agriculture de la province de Québec.Le Passe-Temps ne peut que se réjouir de celle marque de distinction accordée à notre distingué compatriote.I-n cITet, nul plus que Mr Turgeon ne s'est intéressé aux bonnes relations, tant sociales que commerciales, qui doivent exister entre le Canada, ct surtout la province de Québec et la France.Parmi tous ceux qui habitent notre pays, il n'y cn a pc'-t être pas de plus français de cœur et d'esprit que le ministre de l'Agriculture.Lors d'un récent voyage le *t lu umin.lir du foi*.i'rix : t'na botta) «ve non».il.Ou; Hi- bultri $!».m.Exp*.rfr»n*op»r la post* sur r*** ni ion «lu ¦vis.I>*piont ctinnin.Inlh« Sctentiffc flitierican.a h«id»oniPif UlftStrStfd wfit-klf, 1 r.'i-it clr-cnlnflon of any Ht^leutliln Journal.Torma.|3 s tr-nr: four monl lis.|L Hold byall newadealsra MUNN & Co.3e,B""*™^ New Yoii llrniiPh Omre, »2S F Ht- Washington.I).C Emile Vézina Artist'-Peiutre Spécialité : ^OXtxaltS 1630, aux Norax-daus, montkkal f DE PRIMES Ia prix de chaque article énunéré comme primes de Musique et de Librairie sera diminaé de j cta, ai la commande est accompagnée de .— Le eo.aw* ne peat être mtiUs» ooet lea No» de loaraaiL Ce coupon sera nul aor*.te 10 9 — 1004 67 Vol.X Feuilleton du Passe-Temps No 246 Debout il côté de loi, Aspocie, lea pommettes ronges, les mèches co»rt»s de ses cheveux bruns fouetiant son visage, les bras lies derrière le dos.baissait les yeux sous la huée delà populace ; les deux autres condamnés, assis sur une planche, se soutenaient l'un l'autre ; leurs tètee chancelantes, exsangues, A demi mortes déjà, suivaient tous les cahots de la voiture.L'horrible cortege atteignait le perron de l'église, lorsque Kerlero, d'une voir qu'Armand no reconnut pas.s'écria : — A moi, mes amis ! .'¦ moi ! arrêtons les 1 Et, tout aussitôt ce fut une épouvantable bagarre.Du passage Saint-Roch le groupe des Perruques blondes s'élança a la tête du cheval, qui He cabra ontre les brancards ; la charr>tte, repoussée, vints-1 h-urter aux mar-hns de l'église : 0.1 vit Aspasie, ouvrant la bouche comme pour un grand cri, tomber, renversée parle eboo, sur ses compagnons ; les curieux atlolés s'écrasèrent dans une irrésistible poussée, contre les devantures des boutiques qui volèrent en éclats ; les gendarmes, le sabre levé, frappaient au ha-ard ; la foule, en un indiscriptible sauve-qui-peu*., se ra* vers les rues sdiacenus, emportant tout sur bou passage, entraînant lea conjurés, oiétinant les femmes, hurlant de terreur.; eu un instant la me fut vide, et la charr, au grand trot du cheval qu'un homme fouettait à tour de bras, repartait, esvmés des gendarmes, vers la place de la Révolution, secouant les trois vi .-.limes écr > liées entre les ridelles.Au milieu possible de le laisser mourir ainsi.r- Atecect imperturbable calme de* gens accoutumés A ces scènes de morts, le médecin vena quelques; gouttes d'eau sur les lèvres du blessé, et lai fit respirer un flacon de sels.Claude ouvrit lentement les yen*.— Armand T murmura-t-il, es-tu là?Armand lui serrais main et approcha son visage decelui de son cousin.— C"tsi bien.tu ne m'as pas quitté.elle est morte, n'est-ce pas ?Armand garda le silence.— Je comprends, ajouta Kerlero, haletant ; viens plus près.écoute.tu vas me jurer que tu la vengeras.— Claude.! — Tais-toi.I Cest Montagne qui l'a tuée ; c'est la dénonciation do ce misérable-Montagne, tu te Bouvions bien, n'est-ce pas?Celui qui assassina ton pèro et ta mère.— Ne l'anime pas, nous causerons plus tard.— Tu vas me jurer que tu le tueras.Montagne.ce soir même, il faut qu'il soit mort-, jure.! jure donc! — Eh bienl oui, je te le promets ; mais, du calme, je t'en prie.le docteur.— 11 no fant pas promettre, il faut jurer.jure que lu vengeras Aspasie, jure-le ! — Je le jure.— C'est un serment sacré, vois-tn.il fant que Montagne Boit mort ce soir.Te rapi olles-lu .dat.s l'auberge du Port-Royal, tu avais juré déjà mie, si l'un dc nous te lc aen.aiidoit.tu frapperais ce l&chc espion, sans hésiter.eh bien ! c'est moi qui te le demande : tu lo tueras ce soir, n'est-ce pas ?.m'enlcnds-tu bien ?Jure-moi encore que tn m'onéiros.— Je te le jure.Claude.— Si tu manques A ta parole.Armand.tu seras déshonoré et maudit.je te le dis • t je vais mourir.tn n'oublieras pas que mon dernier mot est celui-là.déshonoré et maudit, hi tu ne nous venges pas.Aveo effort Ktrlero s'était soulevé sur le coude; il prononça d'uno voix forte cette suprême menace ; puis, ses yeux se fermèrent tout à coup, il porta la main à sa gorge d'où sortit un flot do sang, et il retomba inerte.— Il est mort, Ct le docteur en s'approchant.Déjà Armand, tombé à genoux près du corps de son consin, pleurait à gros sanglota, le front appuyé sur le bord de la table.Au dehors, les curieux, maBsés à la porte de l'estaminet, collaient aux vitres leurs visages indifférents ou gouailleurs.On se bousculait pour voir: à la question sana cesse par les nouveaux srrivants: " Qu'y a-t-il donc?" les mieux renseignés répondaient que l'amoureux de la jeune fillo qu'on venait de conduire à l'eehafaud, s'était jeté sur la charrette pour délivrer la condamnée, et qu'il avait été tué à coups de sabre par l'un îles gendarmes de l'escorte ?Ce drame d'amour avait un plein succès : on se faisait gloire de le répéter, de l'embellir encore de détails poignants et inédite.Et même, mis au courant par la rumeur publique, les policiers, accourus sur le lieu de l'échauOouree, avaient pénétré dans la salle, interrogé le chirurgien ; puis ayant constaté le décès du coupable, ils s'étaient retirés, jugeant i i .0 de verbaliser pour une affaire que la mort s'était chargée de liquider.Armand ne voyait rien, n'entendait rien— il pleurait- Inconscient de ce qui se passait autour de lui, il suivit le corps de Kerlero, lorsque des hommes se présentèrent Ï)ur l'emporter jusqu'à la rue du Ktgard : sans lever les yeux, noussé par une sorte impulsion machinale, il traversa toute le ville marchant à coté de la civière où Claude était étendu sous une toile tricolore.Il resta impassible devant lo désespoir de la vieille Madeleine qui se jeta, toute en larmes, sur le cadavre; ct, lorsque celui-ci fut enfin déposé sur un lit, Armand s'obstina encore à ne le point quitter, répondant par des signes de dénégation mue tie aux offres d'assistance que lui faisaient les voisins, attirés par l'événement.Il voulut rester seul en présence de la dépouille de Kerlero.Il a'assit dans un fauteuil, près du lit, et, le front dans la main, s'absorba dans ses pensées.Ce qui le retenait là, c'était d'abord la pensée pieuse de rendre à celui qu'il avait aimé d'une affection Iratemelie, les derniers devoirs, mais c'était bien plus encore le souvenir du serment que Claude mourant lui avait arraché.—" Déshonoré et maudit .J " Ces mots résonnaient toujours à ses oreilles : était-il donc possible qu'il eût juré?Il se trouvait maintenant acculé à l'inéluctable dé-nauement que depuis si longtemps il s'efforçait de d'éloigner.Toutes ses tentatives FEUILLETON DU PASSE-TEMPS 63 pour y Cchapper.totiB ces rompromis passésavoc Ba conscience, toutes les ruses qu'il avait employée b envers lui-mèmo pour imposer silence i sa haine, tout cela croulait en un instant : il avait juré.8ur l'honneur il a'était engagé de tuer un homme.et tout aon otrur se glaçait en rongeant que oet homme était ln père de celle qu'il aimait.Pour nn sourire d'elle il aurait donné ea vie, et il était maintenant dana l'obligation de n'être plus à aes yeux qu'un assassin.—Nonl je ne peux pas.ju ne pourrai jamais !.murmurait-il torturé par cetto horrible alternative ; ot, pris d'une hallucination, il se figurait que Claude allait sortir de l'éternel sommeil pour le relever de son aerment.Claude.! Claude!.disait-il i mi-voix, j'ai tant souffert, j'ai tant lutté contre moi-même!— j'avais fini par triompher de ma haine ; mea parents aussi avaient pardonné.je le sais, je l'ai.n- le jour oft leur ombre m'a parlé dans l'encloa désert où leurs corps reposent,.Claudel réponds-moi, no veux-tu point pardonner à ton tour?Et ses yeux levés sur le corps immobile qu'éclairait la lueur tremblante d'une bougie, rencontraient toujours le front pale, la face grave do Kerlero, figée dana une expression de sévérité farouche qui semblait dire: — Non.! tu as joré.tout devrait déjà être terminé.Alors sa pensée suivait un autre cours : il se voyait frappant à la porte de l'hôtel de la rue de Lille où il avait parte de si douces heures, il voyait Lucil- étonnée ot ravie accourant à ra rencontre; il Be voyait la repoussant, penetrant de force chex Montagne, armant ses pistolets, étendant l'espion mort à aes pieds, et Lucile affolée le pourruivanl de sis cris: " Assassin !." Et lui, fuyant cette maison où il avait connu les seuls bonheurs de son existence, y laissant le deuil, les larmes, le désespoir.La nuit s'écoula pour Armand dans cette perplexité.A l'aube il lui fallut s'occuper deB formalités qu entraînait le décès de Kerlero : Fridolin se chargea des déclarations officielles ; lea choBes.d'ailleurs, étaient terriblement simplifiées i cette épjque qui, encore imbu des mœurs brutales de la Terreur, n'avait paa le respect des morts : vers quatre heures, des employés de la section se présentaient, et emportèrent sans cérémonie aucune, le corps de" Claude i la fosse commune.Depuis deux ans Paris ne çonnaistait plus d'autres funérailles.A Ion-, seulement Armand quitta la maison de la rue du Regard, y laissant seule la vieille Madcleino qui, depuis la veille, ne cessait de répéter, touto en pleurs : — Je l'avais bien prédit.Ah! nous assistons a la fin du monde: personne n'en réchappera : quand je vous disais que les brigands nous massacreraient loos! Ils peu-vu t bien me prendre, maintenant qu'ils ont égorgé mon Claude.! Et la pauvre femme remplissait de ses cris la maison déserte.Armand, jusqu'il la nuit, erra dans les rues; depuis vingt-quatre heures il était parjure.La veille il avait engage son honneur qu'Aspasie serait vengée le soir môme ; toute une nuit et tout un jour s'étaient écoulés sans qu'il pût se résoudre à tenir son serment.— Serais-j- lâche ?ee demandait-il.Il se fuyait lui-même, sans cesse poursuivi par la voix de Claude mourant qu'il lui semblait entendre encore, répétant : — A présent, c'est fini.Tu as manqué i ta parole ; tu es déshonoré et maudit.Quand il se retrouva dai s 1» rue de la Ville-l'Evêque, devant la calme maison garnie qu'il habitait, il er.t peur.Il eut peur d•'- qui let ai , tni, Cen que j.- *>• 0 344 LB PAS»TKMP8 AUTREFOIS q-avott: Leggiero.PIANO.Weeeèeb 3P dim e ritard.EMILE GILLET Tempo.± JL se fer t" 1 tZ-l-n-W — .JU-^fL,- —»—»—s—f- -I-y._ cresc.4 —^fli-SL-1 .fE^?E}^SE -2 33»; ____-*- _ ——~ #-o — -+-#1—» I-# .I —».p K rn.*—*- p ™»»-P»—I I / I M tM /7\ O I N T "CreSO- PROHIBÉ OONTRI TOUTSS LMMALADIM FULMSKA IRKS, prtttatf ttp.rH l» TOUX tt In RHUMES V I IN / 1 V J IA I IM Pharac " ob•ti¦«•.^ ORIPP*.CATHABRE, ASTMB, TIHDAMCE A LA CONSOMPTION.«V, «V, Qot .Lctm » 1* 4k.tl M NUI.Crtt.tpp.rW prtp»rmlioo tt maonU atUUir tralqu.go'U_» «.1 «o »otidiJ4Jp«r.blt «¦«• 1» cu «< LE PASSE-TEMPS «45 -:-_|-V %¦ £• .—^-gV-V^-17— fefe -#- rr-•- • _i_i_i_j_i_L_j cresc -»-•-,-iJt-_- -«>-.-fcr- ri-» ~î>«r b>-kTrfc-a— • *¦ -#-g>— *>•< !j % **r_< «t —^~« 4 -g-Lkv-L-1-fr— Ifc / ( —_- «-«-f-»-rV- i-Tn-*-1!-.*- Iff i "> m , f*f- *-h—•-j- __1, .y,, war — •»-«!-¦>-w-B-w- m- —t»1——r^"^v 3 — Autrefois.Souffm-vous de Con aux Plod* o* de DuriUoM?flXlTH/TiD T Jl ÎÎDCXTPC Sans douleur et sûr- En .:.Ave**vous de» Hormao* ?Employe! 1'.Ail 1 IjaUIy LAUIyLIiVL *e»t* partout, a$c le flacvn I.E PASSE TEMPS LB PASSB-TVMPC ^^•^ ^^•^•^ ^••W' ^••k* ^^fc^ ^^k^ ^••4* ^••T' ^B»/ VALlSE , • L.VAN BEETHOVEN » DIIhIaA Onrriinnlnfi du Df GUÉRISENTlei FEMMES et JEUNES FILLES FAIBLES, PALES, ANÉMIQUES ET SANS ÉNERGIE * l'IliluO UdrUllldlBS Ed.Morin ''"'"'^iVi^'^ H"'""y?""*'¦'""*'«el v***™»- KE ft §11 U5 **.se£ ÇtttgÊ sffefsi i: Valse anîrmi/o.¦r— -f—f- /rs i—\—H- ri/.Tempo.lizzt: "3" }=zz: r =14 P=fK -t- ï-ziz: Rn.-I-i4» — -•—i «ri— 11 -FF- q—il— il— «t.Il £ 2.ZtZZ|-T n/.Èm Gracioso.!-1.P i i l r ?BEE —0—0 11 r "T -i-SE i s_— » r f m 1 9< •S« LB PASS* TKMPS LB PA8SE-TE1IM -\—"J: -F— -F- si a: -r- —•- Gracioso.-1- p -74- ,— —1 -1 - ri-z- —i- —1_- —r—*=ir — •—»— —•—•-1 I T T ~G)-T- i tt ^=1- -, ll - &n—\—I— mi rrr zzzzmz^zzf- 3E3É 3^ l Vf -ea- tZZWi i rr Wf 3fo- -»-0- * I 1 tt Ê -#- zzzzst t r r —I -e»-.- 4 M trio.to * f T 1 f I .«.î-; * f -ea-i-! T5T .3.' -cf. iM rASéa-TKUPt #5Z3.- —!-r- __i- —1- -n—f—r- —?—1?—i- » 1 ! PI—I- * r * ——j- -à- ¦ ¦ 1 __1_— x_j_ =dT-p: —bN- 3- — 5.t - - w • _:j—*—1_ é n * * TVmpo.fc=fc ajar ¦"*» 1=1 "3" 3 ^________•__,_ T" CODA.zzdz:i-îz F*3 £1: t=3= ora" ?—f-r tes t=±: ___ _1-±- 1 T"T7F „—p—» j—i—i—,—1—,.4 w 3 ara' mw—- -f-i>«B-#-d~!-r— -m- 3 * * I * «"4 33 M.—I—ht— 3& 3 n M.nk l'enfancr sirop ¦ — rOt'K^.KBIEKr ANTS —yaaaptola'avac «'lioiainti luccé» lui loom; Ici MaUatte dat Jnin'ElhlU, urtuaa in dtr«-Bf*f ** ¦*U' oipartaaHaai, ¦ '» IIPJpiHI ti |u»rlt.t«it«i 1»» Malaafct piaprt» I ar>irsaaw ifi ai la via.Pal BtUMaM ai Mitai aa tant a.nafaMyri ilavu, •( aauU.ri eaauauaaaUi teljjui»a«^aaMa^^ tft PASSE-TEMPS PRÈLîêJDE ( ITE MISSA EST in M.B.M.V.) J.E.MARCHAND ORGUE.« Andantino.slz-: s> — - I I «¦_ «L ff-Ti- r—« fi?I i r r j ^ "T i r I r ri J5J— "fa -'m* —-¦m—jr-m- "J JT—jJ-2- —i—i—— ij Vu —*—m-m~ a—ï— ts$*T .p- -0.mm ti9Z~ — P «9- .(s_ i p _« _^- -rà—e>— o- -jf- rail.piu lento.4-h - —i—©- ml ->-f-r—r-i i 'M — ¦ 1 1 ,_-J__l_ jj' f r rp*f i i ri' .*-4fd__ -•»,-.- „ m I I 1 .jC»__ ttdïEE: Rip U.® -b—z- I i i 11 J J I »fa«xrfeûo/.7« .- - .BAUME RHUM At LI PASSfrTEMW No 206 — Chaut Maris, ç» crio toujours [les].Liouville Cornet rt Piano Celle qu'on sime.Maquis Piano Kitba.\mf*nitoe Petite eOXU (le Orand-Mog«.l).Audran Réve de I onhour, valae.Dequin », _ (.Bruno on blonde.Taalianco Nanna, valso.Charbonnier o salutaris Smith Bur lo choinin de Bagnol.t.Maquis Vioi^)N kt Piako v ol joiieï/Zi.'.'.'.iiiil'i.'.T.'./Ùelmet Romance a,.n« paroles.Milo jc ijojg H (as biaux ycuz.Uurena No 212 — Chant Quand on a pas.Quoyriaui-Chicot Avo Maria.'.Si Denis PlANO Itéveil do bébé (le).Lafrenière Marche des étudiants.Heints Paimpolaise (la)._.Feautricr Ccuoou (le).Daquin Revers de la médaille (te).Laurens Piano M'ainuz vous, valse.Gobbacrta Mandoline bt Guitare Fatal dream.Falco Slavin Piano Valso-Ijuicier._.Lafrenière Violon kt Piano lloniniire en Fa.St John No 908 — Chant Insensé, 1'.Kupès Bonjour Ruion.Crébessac Réve d'uno rose, le.Raynal Qnand on a travaillé.Louis-Pel Piano Canadienne, la, valso.Nadeau Violon et Piano Rêverie, tout simplement.Baldoui Violon kt Pianot.• no ?l?~.chaîit _ .Jeunesse du cœur (la).Ouvrard Chanson loi, bien aimée.Milo HlM1^"1'*Jouruée de Parisienne.-Beretta ¦ ¦ yt est un rove.t nomas Piano No 2< 7 — Cn ant Dors, mon gfia.de Martigny Laura Valse.Proulx Tout rieur a son mystèw.Tagliafico Deux gendarmes (les).Nadaud Violon Cornet et Piano Viens avec uous, petit.Godard Ma Béatrice.Maadcr et Dupuy Rcveg du aôir, valse-lancier.Metcalf P m a r'fueé son parapluie.Pouniy Piano wmmtmm* No 219 — Chant Vieux ruban (le).Henrion C'est mon ami._.Collin Piano Romance sans paroles.Poisson Espérons, marche.Boisclair Violon et Piano Mes débuts, valse.Saucier Mandoline et Gditabk Baciami.mazurka.Scitrea No 208 — Chant Valse des lilas (la).Quoillo Eternellement vrai, (1').Varney 3 Salutaris.RoiiBseait Bhant de PftqiioB.Rougnon J'ai dit aux étoiles.fi.l'aladilho Régiment des couturières.|le|.„.Morel Piano A Mouette, gentille alloiictte.Pentayoux Esperanto, valse.do Ménil Mandoline et Guitare Rêve d'amour».Lamoureux No 214 — Chant Nez do I» Canadienne (le).Saint-Dénia Adieu (T).Dubois Sérénado i Liaon.Dihau Exploits d'un sapeur (les).Goublier Piano Allonzo, slhins-yl.Heintz Partons, marches?.Archambault Romance sans paroles.Gounod No 215 — Chant Plaisir d'hiver, valae.Lepitro Chanson du fou.Monpou LaurëiTid'es^vai^ No 220 — Chant Créole et hirondelle.Masini J'ai vu 1.-.Charbonnier Ma Cunégonde.I.huillicr Piano Valse tendre.Déni art y VoilA les pantins I polka-marche.Cléricc Mandoline et Guitare Confidence, mazurka.Fantausii No 221 — Chant Adieux d'amants.Michaud Fou dc jalousie.».Grenier et Lotz L'enterrement.Bruant Piano Amrrioa, marche.Daaty Boules de neige, mazurka.Delflge Choeur dea joyeux.Hébert l'ai ivres noua.Tagliatico Vive la Canadienne.Alouett', gentille alouctto.Piano Graeoliopper dance.Si-John Trombone ou Violon kt Piano ( 'liant de la liancée.Milo Violon Clianain dp 1» brise.1 nvye No 209 — Chant O mes .oral._.Massenet Reviens où lu m'aa laissé.Dugnay Ninon.Godard Mon ami Bernique.Nadaud Piano Mignonne, valae.Bmudreanlt Sur la terrasse, marche.Drolct Violon ou Mandoline et Piano Jour de nocca.Baldoui No 210 — Chant No 218 — Chant Souvonir de mai.«.Heintz Mandoline et Guitare Desdemona, polka.Fomcria No 222 — Chant «tancta A l'été.Hcintz M'almorcz-vous encore?.Maillé Testament dc beM'-maman.Chaudulr Chant, Piano et Violon Ave Maria.Estéban-Marty Piano Dodeliuvtte.Wachs ( bamoa des cigales.Petit t;"1""""'"».>vacns lii.no nez vos moutons, bergère.Dugas „ , .Masse Grazialctla, valae chaiilécC.Rhémour SSSSÎ "" 22gDerome C'est contrariaut.Lhuillier No 228 — Chant O Salutaris (aolo.dno i1 chu-ur) Senécal 1*'*m°.Nb me fegardex paa ainal.Perpignan Au temps des troubadour*.Lafrance Corona (Ja), stow step.Zimmermann Noces de Madeleine.Collin Tribulations de MuDoug [Ira].Dugaa Ça voua fait quéqu' chose.Dolormt-1 Piano Pensée muairalc._.Schiavo Mandoline et Guitakk Farfallcta, polka.Kelnii No 211 — Chant Quo vadis.Milo Petits sabots dea petits bretona.Botrcl Vacances.Dugas Tu m'aimes.Gounod EurtkaVàise.'.Marier Migoonnette.Fargy Violon et Tiano Jus de Bourgogne.Mirecki Valae Grand'-Mère.Saucier Piano ————""«a^s——^——— Panse malgache.Ducoudray No 217 — Chant Mandoline et Guitare Français du Canada a la France (les).Qatlé.Lombardi Tantûn ergo.Lamoutagno —¦——— Polie de la ruo (la).Malteau No 2i4 —Chant Tic ct couic.-.Olivier Cœur brisé.Spencer Piano Chanson de la Garde Duveraay .Hébert Scaramouehe._.Messager Rayon dr mai.Andre Piano Bohémienne.Marie Guitare et Flute oblioato ROagde Lima, vulae.Fi-hr No 225 — Chant Petite Beiceuie.Miro Chanaon des peupliora.Doria Retour.Kabiith Vicn", loupoulo.Christine nun Gavotte Bergère.Ganne Mandolink kt Guitakk Adieu rie Pierroi.-Çaroain No 226 — Chant Dernières volonté.Gounod Cantique A la Bonne S.Anno.Dugas Ceux qui reviennent.Piccoliui Féte au cousin Louis.Piako 8f pl péchés capitaux (lea).Hirechman Insaiaiasable (!').Wîtlmann Mandoline et guitare Gais, polka.Kuhamlo No 227 — Chant Deux grenadiers (les).k chu man Erables (les).Goublier Qu'est-c' qu'y a T.Fragson Ça ne r'gard' que moi.Guy on Piano Valse légère.Widor Clara- Valse._.Lamoureux Mandoline bt Piano Adagio.Beethoven No 228 — Chant Gardien de la nature (If).Vergues Mystère d'amour.Duguay Au Saint-Berceau.Dugas Suiveur automaboul (lc).Diale Jonaa dana la baleine.Petit Piano Paa de gr&cea, i quatre mains.Wachs Marche dea patineur».Péronie No 229 — Chant • Devoir (le).Privas Enfants, la femmo et les Meurs.Bouval Vieux Noël populaire.Vase brisé (li ).I)i arochrs Diable en bouteille (l< ).Botrel Piano Galopade.Domtrguo Joyeux photographe (le).Contant Violon Girolle (iirolla.Le coq No 230 —Chant Sérénade i Colombine.Dihau Tyrolienne des Pyren éca (les Montagnards).Roland Bonnes Rons.Tagliatico Marche des Anglais (la).Spencer Piano Polka des clochettes.Meyer Patin uses Canadiennes (loa).Guard Cavalcade (la).Lavigne Mandoline et Guitare Vermouth Sanaa China.Carosio Albert-Valse.Boisclair Noce aux bobossee.Diodet Ces numéros sont envoyés franco sur réception io cts pièce, ou 3 pour 25 cts.Toute personne payant un an d'abuniement d'avance ($1.50) peut choisir, pour sa prime, dix anciens numéros.Librairie St-Louis 1712 Ste-Catherine Le supplément du " Pel it Journnl " et du Petit Parisien, " L'Iluslrs Natiuiial " à 3 centg ou 4 cents par la poste.» Le Smiilre" \je " l'éle-Méle "Le " Bon Vivant " " Les chansons-monologues et saynètes Illustrées " à 5 cents ou 6 cents par la poste." 1* Patls qui cliante " et " Lectures Modernes " 10 cents ct la cents par la poste." 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