Le passe-temps, 1 janvier 1903, v. 9, no 206
PER P-26 P E PASSE-TEMPS VOLUME IX — NO 206 MONTRÉAL, 14 FÉVRIER 1903 CINQ SOUS le'NUMÉRO $2.05 * Valeur des morceaux *S=* Voir le de musique contenus Sommaire musical à dans le présent numéro ^, la page 17.«=2* * 4>Z.uo M.F.D.MONK sommaire TEXTE : Portrait : M.K.D.MONK.Poésie : LA MUSIQUE.Albert Lozeau Chronique de Quinzaine : SARAH IlERNHARDT.Louis-Joseph Doucrt Cours de Ciseaux : L'ŒUVRE DE Mr CHAPMAN.Dans ijs Monde des Lettres.Albert Lozeau Monologue: CRAMD-PÈRE VOUS N'ÊTES PAS VIEUX.G.Nadeau Le SAVOlR-VmtR , LES COMMANDEMENTS DU PARFAIT HOMME DU MONDE en SOCIÉTÉ.Suzel Feuilleton: L'ERREUR D'ISABELLE (suite).M.Maryan Dans le monde artiste ; — Mondanités j — Block-Notes i — Graphologie ; — Recréation ; — Jeux de société j — Pour rire, etc., etc.MUSIQUE : CHA NI L'INSENSÉ.Rurrs BONJOUR SUZON._.Crebessac LEKÉVE D'UNE ROSE.Raynal QUAND ON A TRAVAILLE.Louu-Del V PIANO LA CANADIENNE, valse.Victor Nadrau VIOLON El PIANO LA CHANSON DE LA BIEN-AIMÉE.Georges Milo 0.50 0.25 o.10 o.10 0.60 0.50 -$2.05 10 LB PASâfi - TBMPS MUSICAL, LITTBRAIRK rt FAKTAIblfcTE Parait tous lu qui*** four» Pour l'Amérique Un an.'.tl-50 IBix mola.75ets Pour l'Europ* l'n an.10 fol Six mois.5 frs r* y a Rt.t d'atahoi Annoncsi t Première Insertion.10 cts U line Insertions subséquentes.5 ** Conditions libérales pour annonoes à lonti terme.Les annonces sont mesurées sur l'agate.Tout* demande de change rot d'adresse dort être accompagnée de l'ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir ce journal, U faut avoir payé tous ses arréragea.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses toute com ir un .cation LE PASSE-TEMPS, Montréal, Can.montréal, M février I903 CHRONIQUE DE QUINZAINE SARAH HERNHARDT Sarah Bernhardt (|ue U célébrité met à l'ordre quotidien est l'objet d'acerbes critiques parisiennes.—Vous aviez promis de n'aller plus jouer en Allemagne, lui disent les journaux, et vous y voici rendue.—Eh bien, mais quand j'affirmair cela j'étais convaincue, réplique la grande artiste, j'ai changé d'opinion.— \:Intransigeant la croit juive allemande ; elle réplique à son directeur.—Je suis surprise que dans votre journal on semble vouloir admettre le stupide canard d'une feuille île scandale éditée à Berlin, d'après laquelle j'aurais affirmé que j'étais juive allemande ct que j'avais (tassé toute la premiere partie de ma jeunesse à Franc fort-sur- l'Odes, ville de ma naissance.—Je suis chétienne et Française et le première partie de ma jeunesse s 'eat passée au couvent de Grandchamps, à Versailles.Voici ce qu'elle écrit à la tin d'une lettre adressée aa Figaro \ — " Depuis plus de trente ans, je tiens de toutes les foices de mon crur ct de mon intelligence le drapeau de l'art français aussi huut que possible.J'ai reçu après la guerre de 1870 une médaille d'or pour ma conduite I .¦::-!.m cette même guerre, —ct on recherche si je suis Française I 41 Eh bien t ouï, oui 1 je suis Françoise de naissance.de cirur, d'esprit, d'art et d'amour 1 " Et maintenant, aile/ y, messieurs de la gouaille.Voilà dc quoi aiguiser vos croyons et vos plumes I 11 Mais, à votre tour, n'oubliez pas que vous êtes Français t Soyez spirituels ! mais restez courtois pour .M Sarah liernliardt." Un journal lui dit qu'elle est née d'un père maguignon qui vend des chevaux de fiacres.— Je suis née, difclle, à Paris, rue Saint-Honoré ; ma mère était Hollandaise, maïs mon père était Français." Elle a répondu, comme on le voit, avec ton coeur d'artiste, à de grosières insultes.C'est beau la noblesse.(Quoiqu'on dise, la pratique de la vie par le cceur sera toujours une belle et noble éducation.Vous me reniez presque, je vous reste ce que j'étais fidèle et Française, ce que la moitié du monde ne dirait pas.lifttisaez des systèmes, grands ingénieux, mais apprenez votre leçon I NOS HOMMES POLITIQUES M.F.D, MONK Nous donnons aujourd'hui en première page le portrait de Mr F.I).Monk, chef des conservateurs canadiens français dans le parlement du Canada.Ses amis politiques du quartier St-Jean-Kaptistc viennent de le fêter par un banquet, auquel assistait tout ce que le parti conservateur compte d'hommes remarquables.Le Passe-Temps désire unir sa faible voix au concert dc louanges que soulève le patriote sincère, l'orateur distingué qu'est Mr F, D, Monk.C'est une étoile qui monte lentement mais sûrement an zénith dc notre firmament politique.DUUCO (suite) Cette même journée, il opina dans la pharmacie ; il ajoutait : " Ne sachant comment dorer la pipi le, j'y aurais incessamment appris, mais comme l'or n'enlève pas toujours les fonds d'amertume, j'y renonçai bientôt.A bout de tout, je résolus de peidre une longue demie heure a des considérations sur les métiers gagne-pain.Je me pris donc la tête entre mes dix doigts, comme un singe, et pour réaliser, plus complète, la position d'un grand philosophe, je concentrai le peu qu'il me restait de sens commun sur toute illusion possible.Un billet de passe-passe accordé par ma volonté à mon imagination |>ermit à celle-ci de me quérir des détails sur tous les tralnassements de l'existence : depuis les carreaux brisés des iefbrtunés taudis, jusqu'au marteau sonore et d'argent clair aux portes des palais.Veuillez excuser cette dernière phrase trop sérieuse elle m'est arrivée clopinant.Quand je me relevai, la figure rayonnante de sublime sottise, j'avais résolu quatorze axiomes d'une sévérité touchante sur les Quatorze Métiers Quinze Misères " .A savoir ou à ne pas savoir : Un homme (une femme aussi) possédant une bonne montre qui " claque " son heure en quarante minutes |>cut être élu postillon et président dc quelque club, mais jamais chef d'orchestre : il est de bon ton tnageur que celui-ci arrive au dernier instant.Journaliste rétrograde transigeant, casseur de pierrs, pique-assiette, politicien qui ne porte pns son paletot de poil l'hiver, cabara-tier qui fait ses boissons lui-même, il est honteux de le dire, ne font pas les gages d'un marchand de charbon, après une grève, quand le vent troid pénètre jusqu'aux plus belles guenilles." Songeant Ici à la patience du lecteur, j'abrège la lettre de Ponce Dulico, et ses hautes vérités imprévues, pour .etomber dons un ordre d'iiides plus vulgaires ; je veux parler de sa poésie.J'ai dit vulgaire, car c'était bien la pensée de Pierre Corneille : la poésie qui ne rapporte pas d'argent est vaine, urchivai-nc devant le moude.Ce n'est pas le mot à mot mais c'est, je crois, ce qu'il insinua un jour a Dolteau-Dcspréaux.Donc vi l'auteur du Cid prouva cette humilité, il m'est raisonnablement permis de demander un pardon sincère pour ce qui va suivre, entendu que mon ami, libertin ct paillard en littérature, souscrit consciencieusemt a l'aveu de ses vices poétiques ; 11 m'avoue même que l'un de ses sept péchés capitaux, c'est d'avoir l'es, prit assez mal tourné pour trouver bon ce qui en soi n'est pas mauvais : ainsi en poésie il trouve des tours de forces chez tous tes auteurs, il voit de la grandeur d'Ame jusqu'au sacrifice d'une gloire par une pièce mal (undue.Ce malheureux est optimiste quoi I L'hiver, il aime la neige et le veut qui chante a nos portes des chansons sauvages ; en mai il cueille dc toutes les fleurs, il lit les décadents en y trouvant de belles affaires.C'est un meurtrier du beau, un dégradé, in frofun-dum malorum, en fait de langue française, digne tout au plus d'être nommer valet au Conservatoire du mauvais goftt.Jugez-en." Enfin ne pouvant rien faire, si ce n'est le philosophe, je me crus né poète, et depuis j'en ai créé et mis au monde, mais des vers exécrables presque fashionables ; les uns, en quantité, d'une finesse, d'un pointu microscopique proverbial, si l'on considère qu'ils virent le jour avec une syllable ou au plus huit et quelque chose, — les vers de neuf syllables étant honnis partout comme des parias — et sur d'assez beau papier qui, jusque la, n'avait pas été souillé.D'autres vers, moins heureux en exiguité, eurent pour dont de naissance l'ampleur magistrale des alexandrins ; j'eus encore là, il est vrai, l'immoralité vulgaire de laisser courir ensemble les deux rimes jeunesse et paresse, immoralité d'autant plus grande que leur fréquentation est défendue pour avoir été trop longue, dans les siècles des sièclee.Si ce n'eut été l'hiver, je me serais, s fonte mea, couronné de ronces, pour ne pas dire mûrier ou laurier, le jour lointain et aveugle qui éclaira de sa prunelle béate la première strophe de ma cruelle invention, sorti après un chaud labeur des langes parfumés de mon cerveau.Ce salut angélique tiré à coup de porte-plume est plein de celte délicatesse qu'on nommerait poliment tache originelle : Salut cher Clopinel de P infernale plèbe.Qui fais ton piédestal sous P ombrent la glèbe! Grand solo fanfaron aux rondes de rancamr, As-tu perdu ta voix i* As-tu trouvé du earur t Crois-tu pouvoir troubler, en filant ta ballade, lss copains en troupeau de Pantùnne ehama- [de t.Va! Nous avons appris ce qui manque à ta [feau: Un peu d1 huile d'asfic, un lambeau d'oripeau Inutile d'avouer que ce morceau échappé d'un porte-plume en plein carnaval, a tait son chemin : comme vous ct moi il a fait le tour du monde, suivant la terre, sous tous les climats, dans sa course elliptique, planétaire et astrale.Vogue universelle au fond de vieux cartons 1." Je ne prétends pas dire que mon ami ne veuille pas reconnoitre l'art ; loin de là, il prise tout ce qui s'y rapporte.L'art pour lui c'est la perfection rêvée, obtenue ensuite.Tout homme est unsurpassable quand il a réalisé parfaitement une pensée parfaite, mais avec les grands rêves il taut du métier et non seulement il faut du métier mais surtout tout le métier qu'il faut.Lorsqu'une personne d'intelligence se sent très bien battre le cœur ct le traduit dc même, il n'est plus de loi pour elle : son guide c'est sa vision, l'éclair venu dc loin.Dulico sourit de se voir si maladroit en essayant ses outils.Il écrivait l'autre jour en me donnaut cette ripe, ce conseil : '* Faites-vous un répertoire dc mots pour toutes les situations humaines : voulez vous du spacieux, du temps et dc l'infini 1 brassez les mots : immense, nuit, astre, terre, silence, ciel.Vous aurez sur l'instant des vers a peu près, comme ça : C'est Vheure de la nuit, heure silencieuse Où dans te firmament brille V/toile d'or j Tout repose, et la terre, un moment oublieuse Des mille bruit du jour, avee Pombrt s'en- [dort Dés vieux mUrs assombris au tertre que s'ef [fact.Rien dejplus facile que de parler au moyen des mots.Voulez-vous une forme plus déterminée ?placez [le pronon je, et continuez d'écrire sans même méditer 1 Cherchant la divine étincelle Si chère au caur qui s'a languit.Vers les astres qui la recellent f implorerai toute la nuit.Si vous aimiez faire 'du vagye au second degré, sautez vite à la gorge des échos et des mystères, et vous aurez : L'écho de la plaine au mystère A su répéter nos refrains, Nous savons que notre prière Doit atteindre les bords sereins.Le style dc métier n'est pas l'homme, quand le style est l'homme c'est de l'art merveilleux, et cet art ne se continue pas longtemps sans se joindre au domaine du génie.Et pour prouver qu'on peut voler bien des nuances avec facilité, en s'appropriant quelques mots du dictionnaire grand Pierre Larousse, je cite ici un extrait d'un poète vulgaire, qui est encore moi, hélas I Vhistoire des fous et des sages Se ressemble pa r quelque bout : Escaladant divers e'tages.Ils vont dormir au même trou.Je ne crois pas que mon compagnon d'à venture ail tout à fait tort, car j'ai essayé de sa méthode à la pâle lueur de ma lampe et j'ai mis bns, au bas de ma feuille, le monstre que voici, vague infini de troisième classe : Et ceux-là qui, P humeur paisible, Ont vécu, contents du chemin.Peur combattre au moment terrible Alarchaient, une pirre à la main.Ils erraient pour aller, sans cause, Ainsi qu 'une poussière au vent.Sous leur front passait quelque chose.Mais Us aimaient rire souvent.Ils riaient de la gloire amère Ou 'ils effrayaient vers les jaloux.Ils grelottaient dans leur misère.Pouvant encor peler des loups.,.Chers lecteurs vous avez hate de me voir finir, je souscris à votre intention.Un mot encore, s'il vous plait, à l'endroit de mon effroyable ami.Pour sa dernière et sinistre pensée, si je n'eusse pas été seul contre un, je lui aurais répondu par grands coups de papier buvard, mais la fatalité, marraine de bien des épreuves, me laisse toujours aux prises avec des gens de ma taille : c'est trop rude I Quant à son horrible percé-, dis-jc.:1 me crie, l'autre jour, à brule-pourpoint : " Pour faire de l'humeur endiablé tu n'as qu'à dire le contraire du commun et lancer le diable dans le ménage habituel des épit-thètes et des substantifs.'' Dieu m'en garde, repris-jc, tant que ma (>eau et mes os habiteront où l'on marche, car on me prendrait pour un homme d'esprit et l'on me tomberait dessus ! Et je préfère la vraie mort plutôt que la mort à la grft.ee humaine publique : celle-là laisse dormir, celle-ci lait trop veiller.Car si la page où l'on sommeille Ne contient qu 'un rêve impuissant, La ligne du soir où l'on veille Dira quelque chose au passant I Louis-Joseph DOUCET.Dans le prochain numéro : CHRONIQUE DE QUINZAINE, par ALBERT LOZEAU.Le portrait de Mr K.D.Monk, chef des conservateurs canadiens-français, dans le parlement du Canada, a été exécuté aux ate-Tiers de photo-giavure de la Preste% dirigé par Mr Frédéric Leroux. lb 1m.bsb - tumps î i POÉSIE A MadimoùrlU ANNA S., Quiixt.LA MUSIQUE Tendre, et pint douce encor qu'un baiter de l'amante, La musique à mon cœur soupire des espoirs Tels qu 'en chantent la brise en jouant dans les soirs, Et les ruisseaux joyeux aux bois, quand tout fermente.Ses bercements rythmés, comme des encensoirs Les longs balancements a l'Ame parfumante, Laissent flotter en l'air comme une odeur calmante Dont s'imprègnent les ors, les velours des boudoirs.A ses accents, le bleu paraît d'asur plus tendre, Et le rose des fleurs semble vouloir s'étendre D'un rose plus vivant sur tout ce qui pâlit ; Les yeux ont les clartés mobiles des étoiles, Les portraits des aimés s'animent sur leurs toiles, Et le front se redresse où le chagrin se lit I II MANDOLINES Mandolines Cristallines, Vous avez un triste lot : Vos notes sont des échardes, .Kisiblc est votre sanglot, O criardes I Votre accord — Passe encor Lorsqu'avec art on vous pince I — Fin comme un accent aigu, Mais, souvent, plus que lui minsr, N'est ému.L'Harmonie S'ingénie A vous refuser ses dons ; Le désceuvré qui vous loue Semble vouloir des pardons Quand il joue I Le destin, C'est certain, Vous fil la poitrine fréle.Puisqu'on vous entend tousser D'une exécrable toux grêle, Sans cesser I Mandolines Cristallines, Réintégrez pour l'hiver, Le printemps, l'été, l'automne.Vos étuis de feutre vert : L'Art l'ordonne I III LA GUITARE Je me rappelle encore une vieille guitare, Aux accords enjoués, riches et pénétrants, Qu'enfant aux cheveux blonds, j'écoutais, les yeux grands, L'ame déjà ravie en une ivresse rare.Toujours, il m'est resté dans l'être je ne sais Quel persistant frisson d'extase ou d'harmonie, Et le songe lointain d'une fête infinie Au cœur, où depuis lors tant de maux sont passés.Celle qui de ses doigts fervents pinçait les cordes, S'en est allée, un jour, pour le ciel des élus : La guitare en bois fin n'a chanté jamais plus.Pour elle on eut des soins pleins de miséricordes.Car nous avons cru tous, é morte de jadis, Qu'après ce long soupir d'agonisant qui navre, Tu ne nous a laissé d'elle que le cadavre, Son Ime ayant suivi la tienne au paradis I Albert Lozeau.MONOLOGUE GRAND-PÈRE, VOUS N'ETES PAS VIEUX Vous parle/, toujours de votre âge Comme si vous aviez cent ans.Grand-père, voui n'été» pas sage Noui protestons, et je prétends, A voir votre malin sourire, Votre bouche et surtout .vos yeux, Que tout le monde peut y lire : Grand-père, vous n'êtes paa vieux.Vous avez beau hocher la téte j Nous avons souvent remarqué, Surtout quand votre barbe est faite, Que vous n'avez pas abdiqué.Vous comprenez le badinage Qu'ont appelé nos bons aïeux " Les égarements du bel age ".Grand-père, vous n'êtes pas vieux.Car, enfin, raisonnons ensemble : A quoi connaît-on un vieillard ï Son esprit baisse, sa main tremble ; U est de trente ans en retard, Sans cesse il gourmande, il sermonne.Il est triste et sentencieux ; U n'est écouté de personne ; Grand-père, vous n 'êtes pas vieux.D'ailleurs, votre acte de baptême Est depuis longtemps périmé.On reste jeune tant qu'on aime ; Puis on rajeunit d'être aimé.Grand-père, vous aimez encore ; Nous le savons à qui mieux mieux.Et vous saves qu'on vous adore.Grand-père, vous n'êtes pas vieux.Gustave Nadeau IxEGRBÀTIOB 71 — rébus graphique Préface.utile Moi décédé ?Vous m'étonnez ! Madrigaux, rondeaux et sonnets, Comme au temps passé je compose, Mais avec un peu moins de pose.On me couvrait, par trop, de fleurs ; J'éclipsais de puissants auteurs, Et j'étais l'objet tl'épigrammes.Or donc, pour éviter des drames, Je me lais petit, tout petit, N 'ayant plus le grand appétit D'entrer, tout vivant, dans la gloire.Mol mort ?Quelle est donc cette histoire ?je puis prouver qu'à Sîcognac, Je suis moins un mythe qu'un homme Vivant en parfait gentilhomme, Mais toujours dans le célibat, Ahl ah I — Ah ! ah ! — Ah ! ah I — Ah ! nh I Mais quand à vous dire mon âge, Je n'en ai pas bien le courage.T h Pour leuc heure Kaimp C 1 A e Es N il c brave K laies TEMPS Les réponses seront reçues jusqu'au 28 février.Les dix premières réponses justes, accompagnées de notre coupon de primes, No 206 recevront un morceau de musique de chant ou de piano, au choix.SOLUTIONS 69 — métagramue Silo.— Milo.(Toupodetf-iofaux L'ŒUVRE DE M.CHAPMAN appreciations flatteuses des grands écrivains français Qu'on lise d'abord 1a lettre de M.II.Lhomme, considéré en France comme le plus sévère et le plus honnête des critiques contemporains, l'auteur de la Comédie d'aujourd'hui, ouvrage dans lequel il flagelle sans pitié les j-rte - parisiens du jour : Paris, 13 rue Cortambert, 16 arr.mardi 23 Xbre .,02.Monsieur, Je vous remercie de l'amabilité que vous avez eue de m'euvoyer quelques-unes de vos poésies.Elles me plaisent fort et je vous en félicite.Vos vers sont harmonieux, et ils ont du mouvement et de la vie.Vous n'avez heureusement aucun des défauts de la plupart des poètes d'aujourd'hui.On vous entend bien et vous respectez les règles de notre versification.Enfin, et c'est l'essentiel, vous *vez des idées, et vous leur donnez tout le lustre dont la poésie ne saurait se passer.Je crois que les lettrés vous liront avec plaisir.Il faudra que votre livre soit signalé au public qui ne court pas de lui-même après les vers.Je m'y emploierai pour ma part ; je vous ferai un article et j'espère bien décider quelques autres critiques à parler de vous.U me semble que votre style et vos idées seraient bien accueillis à l'Académie française ; elle pourrait couronner votre ouvrage, honneur qu'elle a fait déjà à plusieurs Canadiens.L'éditeur à qui vous confierez le soin de le faire venilre en librairie pourra se charger d'en déposer quelques exemplaires au secrétariat de l'Institut.Si le recueil est égal, dans son ensemble, aux pages que vous m'avez fait lire, je compte sur un grand «accès.Je vou- donnerai de plus amples informations, si vous êtes d'avis de vous soumettre au jugement de l'Académie française.J'ai lu avec une vraie joie France et Notrt Langue, et je suis heureux de vous entendre parler si bien de nos communs ancêtres et du langage qui est le notre.J'essaye ici de le défendre et je m'attaque, avec toute la vigueur dont je suis capable, aux barbares qui cherchent a lui ravir la clarté qui est «on caractère essentiel.Puisque vous m'avez écrit chez Mr Perrin, je suppose que vous avei lu la Com/die tf aujourd'hui, qui a été éditée par lui.Je serai heureux, si vous ne l'avez pas, de vouienof frir nn exemplaire.Recevez avec mes remerciements, l'assurance de mes sentiment* les meilleurs, h.i m "m ml.i Voici maintenant une lettre de M.Emile Uoutmy, membre de l'Institut : Paris, 23 décembre 190a Monsieur Je me suis fait lire les pièces que vous me signalez dans le recueil spécimen que vous m'avez envoyé.J'ai beaucoup admiré Notre tangue, La mort n'existe pat el surtout V Aurore boréale.L'inspiration en est originale, et j'ai été particulièrement frappé de la maîtrise avec laquelle vous maniez notre langue, sans aucun de ces provincial is mes qu'on attendait volontiers d'un Français Canadien-II me semble que si vos vers étaient publiés en France, l'intérêt et l'admiration du public ne leur manqueraient pas.Je serais ravi pour ma part de voir notre langue el noire littérature s'enrichir grace à la collaboration d'une portion de noire race que nous rendent chère tant de souvenirs.Veuillez açrcer, monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.E.boutmy.M.René Bazin, le grand romancier, écrit la lettre que voici : Angers, 16 rue de la Préfecture 30 décembre 1902.Monsieur, Tl y a de beaux et de nobles vers parmi ceux que vous m'avez envoyés, et j'aurais préféré, je crois, les pièces que vous m'Indiquez dans votre lettre, lors même que vous n'auriez pas aussi exprimé voire propre préférence : Vos vers auront des chances pour un prix 4 l'Académie Française.Je vous engage, monsieur, à poursuivre, soil en vers, soit en prose, votre ceuvre d'écrivain.Vous avez du talent et beaucoup à dire.Je vous en supplie, dans l'intérêt de votre nom d'écrivain et dans celui de votre pays, affirmez bien nettement et hautement la toi chrétienne par laquelle vous êtes un peuple fort.Soyez Canadien, chantez votre peuple, célébrez-le, magnifiez-le, et fichez-vous de la littérature courante.N 'ayez aucun égard .1 la mode : elle ira vers vous.Plongez vos vers dans l'aurore boréale que vous décrivez à merveille, et ne sacrifiez rien aux petits journaux, ni même aux grands, n'essayez pas de leur plaire.A distance, surtout, on se trompe sur la taille dea hommes.Mes meilleurs vieux, monsieur, et veuillez croiie à mes sentiments très dévoué».rené bazin.ILS SONT NOMBREUX Combien de malades ont dû le rétablisse* ment de leur santé au BAUME RHUMAL le spécifique sans rival pour la guériaon des rhumes, toux, grippe, bronchites.y\ «.»¦•¦•¦¦¦,,*^ot\tt-^ L'ADIPSONE est une cure certaine pour les victime»de l'Alcoolisme ; L'ADIPSONE donne des forces pour bien se porter sans stimulant.-*£¦>¦¦ i ^-»*¦¦*» \^m\e>mm¥•tàmsA -j-j, homme boit jusqu'au délire ; l'Adipsone le met bien en moins de deux heures et le guérit en huit jours.Il ne fait pas restituer.N 'hésitez plus si vous êtes désireux de vous guérir de l'Alcoolisme.Nous vous garantisssons une cure complète à prix 1 .p rn|m nr „ :!l .Al-lt.M««f^-.l raisonnable.Une cure certaine pour le» victimes de r Alcoolisât.Pour tous renseignements adressez-vous à J.r.LUU1LCC Ol 1*1 C, *345 untatio, lYlODtreaJ VU PAHS 11 TEMP* DANS LE MONDE DES LETTRES Monsieur le Comte Robert de Montesquieu, le délicat poète des Hortensias Htm, des Perles rouges, etc., s'en vient en Amérique, faire des conférences sur la jtoésie française.Nous espérons que le poète gentilhomme voudra bien s'aventurer jusqu'à Montréal, si, comme Bolrel, il ne craint pas trop le» sauvages.* M.Louvigny de Montigny — n qui nous devons un cierge pour avoir introduit, en no.tre monde d'aplatissements ct déliasse» llutte-ries, la critique littéraire Impartiale — vient de remjtorter la palme que la direction des 11 Nouveautés " tendait à l'auteur de la meilleure comédie qui lui serait soumise, en un concours organisé par elle.Le premier jury constitué n'ayant pas trouvé de " meilleure pièce ", comme dit M.Gustave Comte, les directeurs des "Nouveautés" décidèrent de la chercher eus mêmes : ils la découvrirent.Elle s'appelle : Bénits Je ntigt, a Irois actes et tout ce qu'il hut |x>ur charnier les esprits délicats, puisqu'elle provient de la même plume qui produisit : Jt vous aime! Lu Passe-Tbmps, est particulièrement heureux d'ap* plaudir au succès d'un " jeune ' '.Tous les drames en vers, en cinq actes, ont leur histoire.Celui île M.Frechette : V/ro-nies a la sienne que nous raconterons quelque jour.Aujourd'hui, nou» nous contenterons d'annoncer, les premiers, pour pas plus lard que prochainement, la mise en scène d'une tragédie en sis actes, en prose, de M.Pradels et de laquelle prose M.Frechette tirera des vers.Nous ignorons encore quel théâtre montera cette nouvelle œuvre, mai* nous en pouvons donner le titre : S,tns Strufmte ! * Pour la fin de ce moi», les poésies de notre cher confrère Emile NelLgan.L'apparition de ce volume est impatiemment attendu du public lettré.11 y a plu» que du lalent dans l'œuvre de Nelllgan, ll y n du génie.Par un coté de son cetveau, il est frère en art des grand» poètes français.La lecture de son œuvre entière nous en convaincra davantage.• Nous sommes heureus de constater que M.Chapman est fort apprécié en F'rance.î.es lettres élogieuaes d'académiciens universellement proclamés critique» »u|iérieurs adressées a notre poète, assurent un grand succès à son prochain volume.M.Chapman est un laborieux qui doteta la littérature canadienne d'une œuvre forte el saine.Albert Lozeau.|lans le J^UÙ^rtisf e NATIONAL FRANÇAIS — coin St< Ihcrine ct Beaudry.— DRAME et Ste-Cn- CO- ME DIE — Deux représentations par jour.— PRIX — Soirées, loc, loc, 30c, 40c.Matinées, loc, 15c, 20c, 25c.Mesdemoi-clle Blanche Vé/ina et May Douglass, qui onl obtenu des diplôme» au concours du " Dominion College of Music " aux examens du 18 décembre dernier, sont .".- ve de Mme Wilfrid Gagnon.• Parmi les membres de l'orchestre qui accompagnait la Aiessr du profcascur Contant, au Monument National, le 1er févrierdemier, il nous a fait plaisir de revoir un violoniste de grand talent, Mr A.Dalcourt, que nous avions perdu de vue depuis quelque temps.Nous nou* inp|ielon» avoir applaudi plusieurs soli exécutés par lui au temps de l'Eldorado, Mr Dalcourt est maintenant premier violon dans un théâtre de la partie Ouest, nous dit on.• La ùfesst tlu professeur Alexis Contant, présentée au Monument National, dimanche, 1er février, a eu le auccè» éclatant qu'on avait présagé.Quelles pensées forte», quelle harmouie, quelle souplesse de style dans cette composition I Et dite que l'auteur est canadien, c'est gentil I Le Rcve d'ime Rose Paroles de THÉOPHILE GAUTIER Musique de FERDINAND RAYNAL Sou lè -ve ta | au pie - re elo - se Qu'effleure un songe virgi- nal ;.Je suis le spec-tre d'u - ne ro • se Que tu por- cresc.±1=2 lé - c Des pleurs d'argent de l'ar - ro - soir, Kl par- ti/.marqué mf » m 1 • 1 » mi la fcte é - toi - lé - c Tu me pro - me - nas tout le soir.O toi qui de ma mort fut cause, Sans que tu puisses le chasser, Toute la nuit mon spectre rose A ton chevet viendra danser.Mais ne crains rien, je ne réclame Ni messe ni de profundis ; Ce léger parfum est mon âme, Et j'arrive du paradis.Mon destin fut digne d'envie : Pour avoir un trépas si beau, Plus d'un aurait donné sa vie.Car j'ai la beauté pour tombeau, Et sur l'albâtre où tu reposes, Un poëte avec un baiser Ecrivit : Ci-gtt une rose Que les rois vont jalouser.nombre 13 a joué dans la vie de Richard Wagner.Mme Cécile AYenarus, une sœur du maître, a souvent raconté que son frère avait dès sa pleine jeunesse une grande peur de ce nombre fatidique.Il était né en 1813 ; l'addition dc ces quatre chiffres donne elle-même le nombre fatal, et son nom compte aussi treize lettres.Après la terrible première de Tannhauser ft Paris, il écrivit ft sa .mu : " Pense donc, chère sœur ; comment aurais-je pu avoir de la chance I Ce malheureux nombre 13 commence de nouveau ft me poursuivre.En écrivant le mot fin sous la partition, j'ai remarqué que c'était un 13 avril ; la première de Paris a eu ieu le 13 mars 1 " Et l'on sait que Richard Wagner est mort le 13 février 1883.* ANECDOTE SUR H/KNDEL La revue londonienne 7 ht Musical Times vient de republier une anecdote amusante au-sujet du Messie, d'Hiendel.On sait que la première exécution dc cette œuvre capital cul lieu en 174a à Dublin.En se rendant dans cette ville dès 1741, ILendel avait été obligé de s'arrêter quelques jours a Chester, Il désira en profiter pour faire une répétition dc son œuvre, déjft terminée en septembre 1741, On lui recommandait, entre autres artistes, un imprimeur nommé Janson, qui possédait une magnifique voix de basse profonde et avait la réputation de chanter à vue tout ce qu'on lui mettait sous les yeux, H.cndcl fit le meilleur accueil à ce rare artiste, mais dès le commencement de la répétition il constatait, à son profond regret, que le chanteur si vanté était incapable de chanter correctement même la première mesure de sa partie.Après avoir proféré, selon son habitude, plusieurs jurons formidables en allemand et en italien, H:cndel lui dit dans son plus mauvais anglais: "Canaille, pourquoi m'a ve-.vous dit que vous saviez chanter a vue ?" Et le brave imprimeur, sans se déconcerter, de s'expliquer en souriant : 41 Oui, je vous ai dit cela ct, en effet, je chante a vue avec la mu sique sous les yeux, mais je n'ai pas dit que je chantais a première vue.Il s'en faut! " La même, avec accompagnement, 50c chez Edmond Hardy, 1686 Notre-Dame, Montréa I Et ri quelque jaloux critiquait, mécontent.Nous pourrions riposter :—Mois faites-en au- [ tant ! Autant de ce travail en superbe musique Où passe le frisson romontique et classique De rêves revenus qu'on croyait aboli*.Et les rêves sont beaux, étant ainu cueillis.Par un artiste vrai qui les met en lumière.9 41 Veronica ", pièce en cinq actes, par M.Louis Kréchette, obtient un grand succès au théâtre.Nousjcn reparlerons.* Mr Victor Nadeau, musicien-compositeur, a épousé a Providence, K.L, le i8 décem bre dernier, Mlle Clara Gaudet.Mr Nadeau a donné au Passe-Temps plusieurs compositions qui ont été fort appréciées de nos lecteurs, entre autre fnvitatum aux notes, Stella matulina, etc., de plus nous donnons du même auteur, dans le présent numéro, une valse intitulée La Canadienne, qui saura plaire ft nos lecteurs.Nous souhaitons 1 notre estimé collaborateur et a son épouse lxmhcur et prospérité.GUILLAUME II, CHEF D'ORCHESTRE I.es journaux de Berlin rapportent un détail de la visite faite dernièrement par l'empereur à Neudeck.Avant de dîner, Guil liiume II se rendit à la caserne accompagné du comte de Waldcrscc et du général major Kuno de Moltke.Il ordonna aux trompet- tes l'exécution de sonneries du moyen âge que le comte île Moltke avait exhumées d'anciens documents militaires de 1402, et prit lui-même le baton du chef de musique pour diriger les fanfares.Puis il passa le bâton au comte île Moltke, qui acheva l'audition.Guillaume II revint le lendemain à la caserne pour assister à la répétition du corps de musique et pour la seconde fois monta au pupitre.WAGNEKI ANA On sait que dans le premier acte de la Walkyree, Se ig mu ml et Sicglinde s'appellent frère et sœur.En Allemagne, l'intendant H n»n sa rt voulait absolument remplacer ces mots — qui lui paraissaient offenser la morale — par ceux de cousin et de cousine, («directeur du théâtre fit observer à M.l'intendant que son public très au courant des |H>èmeswngnériens, accueillerait certaine-ment cette "correction " avec un immense éclat dc rire.Bronsart, ébranlé, crut devoir en référer ft Hans de Bulow, qui vivait encore.U lui demanda conseil dans une longue lettre explicative.Et le célèbre Kapellmeister lui répondit par ce télégramme laconique: M Vous êtes.immortel 1 m * LE NOMBRE 13 On vient de publier en Allemagne une anecdote intéressante au sujet du rôle que le MOfJDy\NI.TÉS Nous invitons noa lecteurs ft nous tenir au courant du mouvement mondain de leur localité respective.Les renseignements qu'ils nous fourniront (accompagnés do notre coupon) seront insères dans nos colonnes, pourvu qu'ils portonl une signature responsable.kn Ville 11 y eut, le 6 janvier dernier, charmante soirée chez Mr K Major, carossicr de celte ville.Mlle L.Major faisait les honneurs de la soirée.Le roi et la reine, Mret Mme Charlebois, ont su se montrer ft la hauteurde leur nouvelle dignité.Parmi les invités on remarquait : Mr et Mme Charlebois, Mr et Mme Hotte, Mr et Mme W.Cloulier, Mme A.E In 11, mi L Archambault.de Valleyfield, Mr R.Major, de Boston, Mme J.Johnson, Mr et Mme J.Major, Mlle Marie-Lo-jise Ma jor, MM.Chabot, Beauchamp, J.A.Major, Mlles J.Hotte, A.Archambault, etc.Tous se sont fort bien amuser et garderont un sou venir impérissable de charmante soirée.Intime soirée chez Mr Ludger Doucet, St-Ilenrt, la semaine dernière.Liaient présents : MM.et Mmes Jos Lachapelle, Japhct lacbajrelle, K.Mercier ; Mlles Lé a Coutu, Eva Ste-Marie, Joséphine Gagnon, Marie Campagna, Adel.Houde, AlmaMalo, MM.P.et Ferdinand Gagnon, Moise llonin, Xénon, Arthur et Jos.Doucet, deMaisonneu-ve, Mr et Mme Onézime Lachapelle.Ont fait les honneurs du foyer, Mr ct Mme Doucet ct ses sœurs, blizabeth et Marie.II y eut chant et déclamation, musique et danse.Une très jolie soirée a eu lieu mardi 6 janvier dernier, chez Mlles Lalonde, rue St-An-toine.Il y eu du chant, de la musique et de la danse jusqu'ft une heure fort avancée de la nuit ct c'est avec regret que tous se séparèrent en emportant un souvenir impérissable dc cette agréable soirée, I«s Mlles I^londc nous firent entendre les plus suaves morceaux de piano dc leur répertoire ct elles reçurent leurs hôtes avec leur amabilité habituelle.\x> MM.Beauchamp aussi rendirent avec beaucoup d'aine de jolies morceaux de violon A.Beaugrand Champagne ARCHITECTE DE JARDINS.Plans de jardins, de parcs et de cimetières.Ornementation, i a Place d'Armes, Montréal.Telephone Bell Main 4138, im PiMB-Tnrn '3 Nous avons remarqua parmi les invités.Mlles M.T.Heauchamp, R.Bourassa, A.Day, J.Ethier, A.Dagenais, W.Oakes Le-doux, R.Leroux, Lauriault, Marcotte, Lau-rin.Lauriault, It.I-alonde et IL I-al onde, R.Crevier, C.Ulonde ; MM.IL Beau-champ, li.Heauchamp, Dagenais, Desrosiers, Duquette, Duckett, Etirer, A.Ecrément, E.A.Gagnon, Importe, Ait.lalondc, Gilmour, lapine, G, Martin, Sauvageau, E.Thibault, Renaud, etc.» Le 19 janvier 1903, à la chajieUe du Sa-cré-Corur, Mr J.I .A.Racine, conduisait au pied de l'autel, Mlle Martha Nourrit de cette ville.Mr l'abl>é Troie, curé de Notre-Dame, donna la l>énédiction nuptiale.Us seront de retour a Montréal vers le 28 courant, d'un voyage de noces.Le 7 courant a la chapelle du Sacré Cœur, église Notre-Dame, Mr Adélard Péladeau conduisait à l'autel, Mlle Bernadette Tclmos-se.Iji l>énédiclion nuptiale a été donnée par le révérend Mr Troie, curé.Dimanche, 18 janvier courant, il y avait une réunion intime d'amis, chez Mr Jos Gare au, au quartier Ste-Marie.On s'amusa royalement jusqu'au matin ; il y eut alors un goûter excellent servi par Mme Gareau et tes amie*.Il y eut musique, chant, danse et beaucoup d'entrain de la part des invités.L,lio>]'h .lié grande et large de Mr el Mme Gareau furent reconnue dans celle agréable soirée.On ne se sépara que le matin, cm portant un bon et beau souvenir de cette féte.Etaient présents : MM.et Mme» l-aviolette, lamoureux, Trudeau, Thouin, Flltcau, Mr, Mme et Mlle Rivet, Mr et Mme Therrien, sans oublier Mlle Therrien, la perle |k>ui la danse, MM.et Mmes Lessard.Lamarche, O.Chaput, Mme et Mlle Lamarche, Mlles Dubois, Archambault, Aurore 1-essard, agréable nun seulement au piano, mais même par sa charmante voix mignonne, chansonnette l'Espérance MM.Alphonse Valiquette, Joseph Lefebvre, Hisson, professeur, J, O.Bèrthiaumc, Alex.Emile, et Hector Gareau.Samedi, le 24 janvier, avait lieu à l'occasion du 2lième anniversaire de Mlle Eugénie Kmard, ; Plessis, une réunion d'amis im' mes, qu elle a reçus avec le charme qui la caractérise, l'n magnifique cadeau lui fut présenté accompagné d'une adresse.Il y eut chant, musique, danse et déclamation.Pendant toute la soirée del rafraîchissements nombreux cl variés furent servis aux invités.La danse s'est continuée jusqu'à une heure très avancée de la nuit.Parmi les invités nous avons remarqué : MM.ét Mines Ed mond Emard, David Duclos, Ludger Emard, Avila Rolland, Jérémie Gendron, Mlle» Eu génie Clarinda, Georgina l'roari, D.Hébert, A.Hébert, V.Ruelle.E.Koisy, A.Uclaire, C.Page, R.Gravel, A.Bondie, E.Devuu, A.Corbin, E.Gendron, A.Gendron ; MM.J.L'eno't, M.Vaitlancourt, W.Champoux, A.Laliberte, G.Corbiu, J.Marelle L.Le-claire, A.Grave), G.Poirier, W.lafontaine, J.Desautcls, A.Gravel, W.Bclistr, Auguste Emard.nombre d'autres dont les uoms nous échappent.Nous devons suitout des félicitations a Mlle Valérie Ruelle, pour le beau succès qu'elle a obtenu.Une charmante sauterie a eu lieu mercredi soir 28 janvier chex Mlle Koisy, rue St-Antoine.Il y a eu chant, musique, danse et déclamation jusqu'à une heure avancée de la naît et tout le monde se sépara enchanté d'une si agréable soirée.Nous avons été honoré de la visite de Mr Ben-Tayoux, le grand pianiste compositeur, ¦tuteur de l'Alsace et la Lorraine.Nous es-; ¦«nuis pouvoir offrir prochainement à nos lecteurs quelques feuillets de ses œuvres ain >i que quelque* réflexions qu'il voudra bien nous donner au sujet de l'art mu»icol aa Canada.Mlle lî.Al.1-cMay de Lotbinière est en promenade a Montréal chez sa sœur Mme i'ussault, 51 Hishop.dentelle aux fuseaux « • • • • • » • r • • • • f « • • • t • • v • v *• • • H* •'I • •* •* • -J •» •, # •» •» • U • .* • 1 • • • • • • • • • • • • • dentelle aux fuseaux détail de la denielle aux fuseaux Pour faire cette dentelle il csl nécessaire d'avoir le palron piqué.On relève celui-cs sur un carton que l'on coupera & la même hauteur que le modèle cl sur lequel on tracera le points avec une aiguille, en plaçant le carton, en l'épinglant aux quatre coins sur une suifa ce bien rembourrée et en passant dans chacun des trous.On entoure ensuite le patron su • le mélier de façon que le pied de la dentelle »oit a ga che et le bord dentelé & droite ; il fini avoir soin qu'il adhère convenablement à la roue, que les deux extrémités se superposent e que les lignes dn dessin se rencontrent.Pour cela, il suffit d'entourer la roue avec une bande d'étofîe jusqu'à ce que le vide qui se trouve entre elle et le carton ait disparu.Le dessin que nous donnons se compose du point de Dieppe et de coquilles au point grillé.Pour ces jours il est nécessaire que chaque paire de fuseaux soit tordue une fois de droi-te à gauche avant d'être travaillée.On commence par le trou no l en prenant les 4 premiers fuscuix de droite et eu faisant un point simple.On en laisse 2 à droite pour en prendre 4 à gauche, en opérant ainsi jus qu'à ce que l'on ait 8 fuseaux, c'est à dire 4 paires à droite, sans compter les deux fuseaux meneurs qui serviront à fa-rc la grille.Quand, du trou No 6, en travaillant toujours au point simple et en laissant une paire de fuseaux au trou no 15, on replace l'épingle au No I.la grille terminée, il doil rester lo fuseaux, qu'on laisse pour passer au rang de jours à gauche de la grille.M.ALEXIS CONTANT auteur d'une Messe exécutée au Monument National ie 1er fn-rier dernier Saint-Hi'hert Mardi, le 27 janvier dernier a eu lieu chez Mr Wilfrid Tremblay, de Saint-Hubert, une charmante réunion d'amis, où la galté n'a cessé de régner pendant toute la »uirec.Les demoiselles suivantes étaient présentes : Laure Rivard, Cécile Dufresne, Alice Hurteau et Alex.Dufresne, de Longueuil, Maiia Roux, des Cèdres, Albina Lambert, Isola Lambert et Kva Lambert, de Saint-Basile le-Grand, Béatrice et Bernadette Sic-Marie, Régina et Florida Charron, Elizal>eth et Marie Marthe Tremblay, Elizabeth Robert et Hlanche Tremblay, de Saint Hubert.Du côté des messieurs étaient présents : Ernest Bïsson-nette.de* Cèdres, Alcème Dafesne et Jos.Gauthier, de Longueuil, Roméo Lambert, de Sainl-Basile, Roméo Sic-Marie, Gust, Si-cotte, Ilultcrl Robert, Théo.Charron, Alex.Tiemblay et Wilfrid Tremblay, de Saint-Hubert.Pendant toute la veillée il y eut du chant, de la danse, de la nm-i |ue el de la déclamnli m, etc.A minuit, un léger réveillon fut servi, où tout les convives coûtèrent avec délices les beaux mets qui garni «aient la table.Mlles Tiemblay ont su, comme toujours, se rendte gentilles auprès de leurs invités.nussi n'ont elles eu que les éloges et les remerciment* qu'elles méritaient.II faisait jour quand tous se séparèrent en se disant : Au revoir.Mr P.K.Ste Maiic, a été réélu maire de Saiut-llultert.A cette occasion, plusieurs citoyens Je II paroisse se Boni rendus chez lui pour le féliciter.Il y avait cuir'autres François Robert, A.Guertin, AU Brassard, Henri et Arthur Mercille, Ls.Brassard, Fr*.David, Alf.Charron et autres, QRAPHOLOUIF, Elle et Lui.— Esprit un peu exalté, de la bizarrerie, emballement très facile, peu de volonté aime à se laisser diriger, jias du tout économe, aime les plaisirs.Trop parler nuit.—A du goût et aime la toilette assez impressionnable, peu de volonté, aime le travail, amour de l'ordre, économie bien entendue, intelligence et vivacité.Valentin 1er.—Esprit sérieux et réfléchi, peu d'imagination, ne s'emballant jamais, marche droit à son but, beaucoup de volonté et de sens ailittique.Admirateur de Frou F mu.— Aimable et spirituelle quelques dispositions à la melancholic, romanesque, bon cataclère, esprit peu sérieux grand amour du plaisir, de 1 air de la Illicite cherche à se Liicainter et y réussit, tout enn'ayant pas lie au coup de volonté.Lun lté.— Esprit sérieux et réfléchi peu d imagination, dispositions mélancoliques et romaneque*, mil emballement, amour de In famille avec beaucoup de volonté et wn* srtUtiquc.Paradi*.— Esprit grave, calme froid et -.éricux, imagination active el agissante, beaucoup d'ordre, économie bien entendu, caractère entreprenant, amour dit travail, volonté el sens aitUlique.Anxieuse de E.— Caractère calme, sérieux et réfléchi, aimant 'e travail, économie bien entendue, un peu d'ir égjlarité de caractère, aimant le«enlrej>ri*et, seiu artUtiqu., volonté peu arrêtée.Tiebla.— Beaucoup d'imagination ou service de sa coquetterie, ordre, écoiiomi -, espril léger el frivole ; mais aimable et bm car.irtère, sachant M faire aimer, sens ar i>ii|uc, très peu de volonté, goût des 1 .DltS A JOUER BIJOU Cinq mignonsUés à jouer contenus dans une jolie petite boite de métal aigenté ; pouvant servir à cinquante divertissements futiles ; elle délicate combinaison cause une surprise sg'éablc à lOfiS ceux qui la voient.Pilx franco, 15c Adresses Ed.Ilartm-.n, 129 Champ-de-Mars, M ont 1 lui.VOUS EN VERREZ LA FIN Avec un hiver humide le* rhumes sont communs ; le meilleur remède pour les gué-ir radicalement est le BAUME RHUMAL «4 LB pabsh - TBkll'g LES COMMANDEMENTS Du Parfait Homme du Monde en societe XI.— l.e jeune homme bien élevé évitera le* gaffes st nuisible* à une bonne réputation ct, pour cela, il observera la prudence du serpent.XII.— Il ne se penchera pa- spirituellement dans l'oreille d'un monsieur qu'il ne connaît paa, pour lui désigrcr, là-bas, cette jeune personne si "laide qu'elle ferait fuir même un saint".Car il se pourrait alors fort bien qu'on lui répliquât sévèrement : — C'est ma s»rur.XIII.— Il n'entamera pas une conversation vive et animée avec un serveur, ff) prenant pour le fils de maison.XIV.— II évitera, pour se donner des airs bien informés de raconter, avec force détails cl excès de vois, des on-dit désobligeants sur les personnes présentes.Il se trouve toujours une Ame charitable qui, aigrement, répète les propos.Et voilà beaucoup de méchants bruits pour rien et une maison fermée.XV.— Si quelque dame ou jeune fille prête l'éclat de son talent à cette soirée, le jeune homme bien élevé songera que ce n'est point l'heure d'entamer une discussion avec un voi sin.II écoulera avec complaisance le morceau de chant, ou de piano, même s'il n'est qu'à demi divertissant.S'il veut s'allier les bonnes grâces de la maltresse de maison et de l'artiste improvisé, il murmurera des "bravo I ", des " très bien I ", aussi discrets que pénétrés.XVI.— Pnar la même raison qu'au chapitre XII, il se gardera de risquer, pendant le grand morceau, des réflexions de ce genre.— C'est une crécelle qu'une voix pareille 1 Ou : —Je prélere l'orgue dc liarbaric à du piano joué si maladroitement, XVII.— S'il a l'occasion d'être présenté à l'artiste femme du monde, il saura que tout hommageest flatteur, et que ses compliments seront accueillis avec n connaissance.XIII.— Lt jeune homme bien élevé ne tomber.i point dans la tonalité de certaines phrases sacramentelles comme : — Mademoiselle, il fait bien chaud t La soirée est charmante.Allez-vous beaucoup dans le monde ?XIX.— Il causera simplement, naturellement, de choses, et pourra s'être précaution-né d'une demi douzaine de sujets de conversation.XX.—S'il file à l'anglaise, il aura soin, en reprenant, au vestiaire, son chapeau et ton manteau, de n'avoir que îles paroles amènes, oj, alors, d'observer un silence diplomatique.11 serait perf itement mala droit de s'éctier, par exemple, devant la femme de chambre, qui le répètciait le lende main à sa maîtresse : — Quelle mortelle soirée I (A suivre) Le Magicien des Salons LE DANSEUR DE CORDE automate Voyez ce j-1 it acrobate, droit sur la cor e tendue, lever une j imite, puis l'autre, i.h •¦ passer et repasser son balancier au-ilrssu» de sa tête, exécuter en mesure toute espèce de pis aussi facilement que Saint-l.éon voltigeant sur le plancher du (Jrand i »; éi .Avec quelle coq irlierie ne balance t il pas la tête tantôt à droite tantôt à gjuche jwur mieux tantôt voir les dames qui lies.Prenez bien g lui paraissent les plus j" arde à vos cœurs.Mes- dames I je vous en préviens, c'est un incorrigible séducteur.Voilà que vos petites mains "applaudissent, et il vous en remercie pni des révérences à la don J an, à lt Richelieu, à la I-auzun.Hélas 1 Madame, à qui avez vous été sur le point de donner une affection si précieuse jkait les mortels t A une figure de bols qui se trouve fixée sur un tube creux (et non pas une corde comme les spectateurs le croient) au moyen d'une lige, creuse aussi, qui se trouve toujours cachées, soit par la jambe gauche du pantalon de l'acrobate, soit par la jambe droite» suivant qu'il lève l'une PROTECTION _A_ Xj-A.VIE et à la propriété Uno SEULE poignée de la merveilleuse Poudre Sèche Extincteur Phoenix éteint l'incendie le plus vif Cette poudre est inoffensive — ne s'évapore pas.Un enfant peut éteindre un incendie 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Bourort.UN PEU D.ART.NAIRE CULI- LES BEIGNES Dans la graisse qui les baigne, Les teint d'or vif et les cuit, Ils enflent à petit bruit, Lea be ignés I Ronds ct gonflés, ils ont l'air Dc soleils troués qni saignent Sur la graisse, leur ciel clair.Les bcignra I Ils ont du royal en eux : Pourtant, pas un front qui ceigne li couronne au tour poreux, Des beignes 1 Comme anneaux—doux ft casser— De fiançailles, j'enseigne Aux doigts chéris ft passer, Des beignes I I .-¦ni nom juste, je le sais ; Je l'ai tu de peur qu'on craigne Que je parle en bon français.Des beignes 1 Dans la graisse qui les cuit, El dont flottants ils s'imprègnent, r.nllent ft tout petit bruit, Les beignet 1 Albert Lozeau.ÀRTE DE MONTRÉAL Nous accusons réception d'une magnifique carte de la ville dc Montréal, publiée par R.Ileaugrnnd.Celte carte est Imprimée en couleurs et contient une foule de renseignements nécessaires au public en général.L'article est en vente chez tous les Libraires et au bureau du Passe-Temps, 500a rue Craig.Comme faveur ft nos lecteurs, nous expédierons cette carte sur réception de 10c, accompagnés de notre coupon de primes.ou l'autre, C3a.- I_.stTraJ.lee.POUR RIRE — En somme, la mère Michonnet est une excellente fe un".— Vous croyi ï?.— Oh 1 j'en suis sûr.L'autre jour elle a échappé par miracle à un accident de chemin de fer et elle a supplié qu'un voulût bien l'annoncer en douceur à son beau-fils 1.— Cette horrible Jeanne a été assoz si ni .i li' l'autre jour pour me dire que j'avais l'air d'avoir trente ans.— Oh ! certes, voilà une absurdité, enr enfin il y a les flatteries pires que deB injures.Si encore elle t'avait donné la quarantaine).— Tu sais que Gaston est marié 7.— Il est marié?.Ahl voilà, par ex emple, une nouvelle qui mo fait plaisir.— Tu t'en réjouis si fort ?___ — Oh I après tout, je ne suis pas au mieux avec Gaston, mais ce n'est pas une raison pour que je le raille ainsi dans son malheur I.— Je suis bien sûr que Georges va me rapporter co soir un joli cadeau.— Cest votre fête ou votre anni/er-siiro?.— Non, nous nous sommes simplement battus ce matin.— c .mmr ma ohérie, lu as pu me reconnaître sous oe déguise tient *.Oh I c'est sans doute aux battements do mi>n coeur.— Non, mon bon ami.J'ai simole-ment reconnu tes grands pieds et je me suis dit tout do suite : " C'est lui! " — On m'a affirmé qno vous avez dit devant vingt personnes que j'étais assez laid pour arrêter net un automobile.— Paa du tout, cher ami, j'ai simple ment fait entendre qu'en voua voyant il redoublerait de vitesse I — Komafou, tu diras au missionnaire de venir encore dîner à m* table co Boir.— Sire, pourquoi l'invite» vous si souvent f.— Mais pour qu'il soit meilleur quand nous le mangerons, imbécile I — Moi, j'aime pas la bière ot c'est bien heureux, parce qu'autremont je serais forcé d'en boire et, comm- je ne l'aime pus, ça me serait très déaagréa blé.VOTRE BUSTE développé de SIX POUCES I.R SECRET POUR OBTENIR UN SUPERBE BUSTE RT UNE TAILLE PARFAITE Trouvez-vous votre taille maigrelette ?Votre buste possède-t-il toute l'ampleur désirable ?Vos é-paules sont-elles creuses ?Tout ce qui voue manque pour rendre vos formes parfaites vous sera fourni par la nature si vous employez le procédé MOI.DENE de développement physique.A votre demande, la Moldene Toilet Co., Toronto, vous enverra gratuitement un paquet scellé vous expliquant comment vous pourrez, dans la privauté même de votre chambre, développer de six pouces la mesure de votre buste en très peu de temps, perfectionnant votre forme.Envoyez 4 cts en timbres pour la poste.MOLDENE TOILET CO., Toronto, Can.SEUL IL SUFFIT JADUMAS gty ru uu - m.Mît ll2PueVïrre .Coinô'Laurentf k MONTREAL.BO YEARS-EXPERIENCE i RADE ivi Arlnb Designs Copyrights Ac Am/one senrltnf a sketch and description may nulokly anoormln our opinion free whether an invention ts pmbnbly patentable.Communlr*-1 ¦ ¦ >-1« atrint 1 r «nid ils n liai.Handbook on Patenta sont free.Oldest teener for securing païen tn.Patenta taken through Mutin 4 Co.receive notice, without charge.In the Scientific American.A handsomely illustrated weekly.I-argest circulation of any scientific Journal.Terms.|fl a I four months, sl Bold by all newsdealer* j & Co.36'8"»»"-'- New Yort Branch OfDco.625 k BU.Washington, D.C .BEAUMIER s médecin et opticien < —A l'Institut d'Optique— I 1854 St- Catherine Coin Cadleux.Montréal examen des yeux GRATIS FABRICANT et AJUSTEUR de Lunettes, Lorgnons et Yeux Artificiels pour bien VOIR Pour les affections de la gorge, des bron- de LOIN et PRr.S.Ouvert jour et nuit, ches et des poumons, n'employez que le Le dimanche de i à 4 p.m.Réparation es BAUME RHUMAL seul; il vous guérira échange de verres, etc.Pas d'agent pour promptement el sûrement.| notre maison fondée cl responsable.MUSIQUE EN FEUILLES ET INSTRUMENTS DE TOUTES SORTES, 35 Côte Saint-Lambert, Montréal.Une visile est sollicitée. 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