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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 7, no 161
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1901, Collections de BAnQ.

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PER P-26 .E PASSE-TEMPS MUSICRii, lilTTERfllHE et FANTAISISTE ABONNEMENTS: Pour l'Amérique: Un an,41.50 :»lx mol», 76 cent* Pour l'Europe: Un an.10 fr*; six mot*, ûfr* pivam.k li'tvlmt.MONTREAL, SAMEDI, 25 MAI l'JOl Vol.VII-Ko 161 ANNONCES : Première ImertloD .10 cent* la ligne Le No, So ; anciens Nos, 10c j in»rtiom«tib»eauente« Le* annonce* sont meiu4rr pu lo dentin proscrit.Nous almond .n drapeau qu'insulta rittooranoe : C'o*t le tien ; c'est celui qui toujour* nous sourit Du même bon sourire Infini d'espérance.Ce us qi'i nous ont pirlf- du pays des ait m, Ont fait monter des pleurs bien doux jusqu'à nos yeux.Et tremble, do Gort6 des lèvres purpurinost- O Irère.donnerons ton cœur i Si tu savais.Dans ljur amour du toi b«*nl quo tu STvaU.Combien pour le tarder s'ouvriraient de poitrines! Albert M/.KAXh Miosis A DIRE TON PETIT COEUR J'ai chanté, jo puia dieu le dire, Tes blanches raiiins, Ion front si pur, Tes dent', ta bouche et ton Bouriro, Tes cheveux d'or, tes yeux d'axur ; Msis j'avais omis quoique ehoso Et, pour réparer cotte erreur, Aujourd'hui, ma charmante Rose, Je voux ohautor ton petit cœur.Certain jour, le bon Dieu, tout triste, Cherchant A so distraire tin peu, Voulut faire uno œuvre d'artiste Comme suil peut ou fairo Dieu.Alois, prenant A chaque choso Tout ce qu'elle avait do meilleur, Do son divin génie, 6 Rose, 11 en forma ton petit cœur.Créé par l'artiste céleste, Ce bijou fut l'enfant dis deux ; Bonté, candeur, grâce et le rcito Vinrent l'orner A qui mieux mieux.Il manquait rncor quelque chose Lorsqu'un beau soir, d'un air moqueur, Un petit amour frais et mso Se blottit dans ton petit cœur.C'est depuis ro temps, ma chérie.Que nous luisons deux amoureux, Ci et depuis co temps que la vio Noos -i mil!.' Lion meilleure a deux.Je ne désir- qu'une chose, Pour moi, devant un toi bonheur, C'est de toujours vivre, 6 n.a Rcse, A l'ombre do ton i etit ca-ur.Et si Dieu permot quo mou fttno Dans l'infi.ii no meure pas, Je descendrai, céleste flamme, Te revoir après mon trépas ; Et si tu sentais quelques choses Soupirer en toi, sois fans pour j C'est moi qui eorai veuu, Roeo.Revivre dans ton petit cœur.11 arrive asaci souvrnt que nos.abonnés s'adressent à noua pour obtenir des renseignement* surdiveraobjotalouehant la musique, l'art, la littérature, ta c.-'-!.ta droit, les narres, ete.Cbaquo fols que nous l'avons nu, nous avons répondu par lettre à no?consultant*, toujours avec empressement et plaisir.M:iie les demande, se multipliant, cotte correspoiidauco privée nous devient trop onéreuse.Aussi avoos-nous décidé, désormais, de choisir parmi los questions que l'on nous po-era los plus intéressantes, e'e.l-8,.•liro colles ilout la rolutlon offre un Intérêt général, et, d'on publier a cette place la r'ponso »voo les dévoloppomonts qu'ollo oomik>rlo.Nous prions doue nos loctours do ne nous demander do oonsultalioni que sur les faits do nature a iutéresser la masse.Fibkwouan me demando si lo service des pompiers est supérieur A New-York,à Paris, A Londres ou à Montréal.BSfOMkflsV— Il est impossible de répondre bien catégoriquement a cette lettre question, attendu que lo service des pompiers, dans ces différentes villos, fonctionne de la mémo façon.Mais si jo no puia mo prononcer sr.r U valeur absolue do tel ou tel sorvice, je puis du moins donner des chifln-s intéressants, tirés du rapport dos pompiers parisiens l'an dernier.Dans ce rapport, très ^iion fait et excessivement intéressants on remarque que en 1900, il y a eu i Psris, villo de2,60u,000 habitants, 1190 feux.931 ont été éteints par les pompiers ot 259 par los citoyens.U y a ou 131« feux de cheminées et 2H«> fausses alarmes.Les pertos de vio sont de i3 personnes, Lcb pertes matérielles s'é^vent A $l,i03,135.Durant l'snnéo, il y a ou 886 entrées i l'hôpital des sapeurs pompiers.On calcule que,dans ce corps d'élito, il y a eu 215 accidents au cours des incendies, et fi porti s do vio résultant de ces accidents.?0 membres du corps ont été décorés, et 31 ont reçu des mentions honorables.Dans lo service, on dehors dos hcjrcs régulières, Ich sapeurs pompiers ont sauvé 15 penoiiuos et 75 animaux.Le département possède 21 pomprs il vapeur et dispose do 6,175 bornes fontaines i forte pression.Montréal a, ie crois, 9 pompes et au delà de 2,000 bonus-fontaines avec, on général ot sauf accident, une a«stx bonne pression.Il y a Paris i.'.i sapeurs pompiers, qui forment un régiment placé sous lo commandemoiit du colonel Varignnult.A M.Dossaclt.— Irn|>ossiblc do vous répondre par la voie du journal, nucun courtier ne vou-lsnt nous donner Ids rens-iguemenls que vous demandes.Nous communiquons votre lettre A un ami versé dans les matières financières.Co Monsieur vous écrira directement.H.R.Voulez-vous rire ?ontondre du la bonne musique ?réjouir votre vue do décors spendides?Assistes rotto semaine A une représentation de La.Mat-colle, au Th'Am- de la Oalté, rue Sto-Catherine.» THEATRE DE LA GAIETE KHAN I CAISE — coin ilo Cnlhi rinc et Papiueau.OPERA COMIQUE Représentations tous les soirs.Matinée BStiicdi.Admission 10c et 20c.Sièges réservés 30c et 40c.* TITEATRE NATIONAL KKANoir do mo sauver! " J'abandonne mon Dieu; je renonce A tout ce qu'il y a de bon, il grand et de glorieux dans l'univers ! J'abandnn-no tout A jamais, afin do pouvoir m'inivre-r.Donntxtuoi donc un verre d« liquourl " N'est co pas épouvantable ?L'AGE DES DAMES LE MOYEN DE LE CONNAITRE Tout homme bomblo né avec la eu- ri-i-.it-' do savoir l'Age d- s femmes qu'il rencontre.Disons que celte curiosité est vice versa réciprotpie chez la femme A l'égard de ses amis du sexo fort.L'inconvénient, c'est qu'il n'y a jamais moyen do faire diro A une femme lo nombre de ses printemps dès qu'elle A quelque raison d'en faire un gros secret.Mais voici qu'un malhématiciou vient de découvrir un ingénieux procédé arithmétique, par lequel rien n'est plus facilo quo d'obtenir do qui quo ce soit la 1 ''ni'.iim tacite do son Age.Vous commencer par fairo promener la conversation, d'un sujet A l'autre, vous parlez rebus, énigmes, problêmes, casse-têtes, et tout A coup, commo si cela vous venait A l'esprit : " 11 y a, dites-vous, un petit problême d arithmétique trèB si tuple — quand on lo sait — et qui cependant l'ait échouer la plupartdc ceux A qui on lo pose.Voulez-vous essayer 7 " Cotto petite provocation no manque jamais de piquer votro interlocutrice dans su dignité.Mais sans doute qu'elle veut bien." Parfait, Pensez d'abord A un nom-bro correspondant à l'ordre numérique du mois durant lequel vous êtes née.Oh! non, ne mo le dites pas ! " Pour plus de clsrlé, disonB que le chiffre demandé est 2, c'est-A-dire février et que l'Age de la danio est trente ans.L'opération continuo : " Multiplhz ce chiffre par 2, ajoutez 5.C'ost fait?Bien, niultiplioz le tout par 50, ajoutez votre Age.Soustrayez maintemant ::•'•'>, puis au total qui ree-to ajoutez 115.Quel chiffre avez-vouhï " " 280, répond la dame.Est-ce oola?" " Exactement, madame.Bravo I vous êtes une des rares personnes qui réussissent ce problême.Et vous riez un iiou dsns votro barbe, car vous venez d'apprendre que votro victime est née on février et qu'elle a trente ans.Vous obtenez ce résultat en coupnnt en deux la somme: 2 pour le mois, 80 pour l'Age.Vous pouvez de cotto façon deviner l'Age de tout 11 monde.Jeune homme, faites-en l'épreuve sur votro meilleure amie.ORAPliOLOUIE Nos eorre si Min rtant* et correa ponds ntei ne dol-rent pas s'attendre à co que nous leur dlsloru U bonne aventure.Leur caractère eat tout ee quo nous pguvoni connaître à l'aide de la RrapholoKto-Nous lenr recommandons instamment do oouehei sur du papier nun réielé lour échantillon d'écriture et d'écrire oouraaiLuent.coQiuie pour un ami intime à qui l'on n'a rien a cacher.La signature complète — nom et paraphe — ne doit paa «tre omise, vus* rrandc utilité pour l'analyse RTapholofrique.i- itraphoiogno ne répondra, qu'aux lettres ao coiupagnéea de l'envol d'un coupon de primai du Passe Trmi'8.Oat-ton— Esprit iédeux et réfléchi* pea d'Itaa-tei nation, ne n'emballant jamais, marche droit a son buts beaucoup de volonté ot de sens artistique.Uerminn.— Aimable et Bpiritnelle.quel-qune .ii-i.Ki-.iiinn.* a la mélancolie, romanesque, bon caraotdre> en prit peu sérieux, itrand amour du plaisir, de l'air du la liberté, cherche h se faire aimer et y réussit, tout en n'ayant paa beaucoup de volonté.Autoula — Beaucoup d'imagination au t-ifS^ fvfpi^ —I-0-0—\-0—\-m-1-1—-1—s-i-r-—•-!—0-r-\—» w».Ai* 102 LE PA8RK-TEMP8 rot.VII — No 161 I K PASSE-TEMPS 33 BIDOUILLE CHEZ LES BOERS Par Jean 3DIS^l.tjtJ_iT (suite) —Pardon si jo vous nrrâto !.mais jo viens d'eulendr-i la déclaration de sympathie que vous venez d'émotlro en faveur dos Poors, et ça m'encoura-gn à m'adressor a vous.Ils s'arrêteront.—Vous avez quelquo chose à nous demander 1 iutorrogoa Bidouillo.—Si c'est cent sous ! articula Mégotin, voua tombez rudement mal I —Jo voulais vous dire tout simplement, dit l'étranger, que nous votions d'être rouléV ! —Comment ça î interrogea Pingoin.—Vous vous êtes donc ourrtlé nnssi, Monsieur! demanda Bidouillo.—Mot et mon fils Albeit I oui I.L'hommo qui nous a enrôlés ost un sergent recruteur anglais on civil.—Mille polochon»! clama Bidouille.Jo te l'avais bion dit, Pingoiu, qu'il avait l'air d'un Anglais.—Et nous avons signé notre engagement dans un régiment de fusilliors anglais !.—Hein t dit Mégotin.Je ne marche pas ! .—Mais los cinquante francs ! dit Pingoin —Zut!.jo n'y pensais plus!.Ca serait ragoant do les perdre I —Vous no perdrez rieu, et uoub nous laisseront embarquer, dit l'homme.Une fois au Natal, et le voyage fait aux frais des Anglais, nous gagnerons l'Etat-Libro ou le Transvaal.—Vous connaissez le chomin 1 —Pardi !.Je suis un Boer du Natal! Jo vous raconterai mon histoire, mais plus tard.—Alors, dit Bidouillo, vous avez un nom compliqué, si vous êtes Boer.— Moi'.Jo m'appelleCampavort I —Voua n'êtos pas Hollandais t —Je suis Français d'origine ! —Je me diesis aussi, oxpliqua Bidouillo, on roprésonto les Boers comme des hommes froids, qni ne rigolent jamais, et vous, vous avez l'air d'un bun vivant.—Voulez-vous gngnor cent sousl demanda Mégotin.Le fils du Boor rit énormément de cetto question.Et son rire était fraia et argentin corarao celui d'uno joune fillo.—Dites toujours !.fit Campavort.Après tout, ajoutât il en «'adressant à son fils, si los Anglais n'ont pas brûlé ma forme, j'ai vingt millo francs de renie 1 S'ils l'ont brûlée, je n'ai plus rion, et cent sous sont bons à prendre.—Voici mon truc, expliqua Mégotin.Et il racontait au Boor l'idée du directeur d'un music-hall.Le Boer s'en amusa.—Mon fils et moi, nous acceptons, dit-il ; au moins, lo public île ce music-hall verra doux vrais Boors ; on ne 1" volera pas tout à fait.l'ingoin, cependant était somhrn.Il sn jugeait offensé peisonnellement par Voir Ut numéro* 160 el tuinanlt.Prime Exceptionnelle ! Duns lo but d'fitro agrénblo à nos nombreuses lectrices, nous avons conclu avec l'administration de • LA BRODERIE FRANÇAISE do Paria, un arrangement qui nous permet d'ajouter uno PKI M H nouvelle à la liste décolles déjà offertes à nos abonnés.En s'a" bon nan t ou renonvellant son abonnement au Passi-Tkmfh pour un an ($1.50), on pourra choisir corarao prime UNE ANNÉE D'A BON N KM BNT à LA BRODERIE FRANÇAISE, la plua belle encyclopédie illustrée, parue à co jour, do tous les travaux do main expliqués île la femme: Crochet, Lingerie, Tricot, Broderie, Pyrogravure, etc., otc.Nos lectrices au numéro qui désireraient recevoir La Broderie FiiançAibe, pourront s'abonner on nous envoyant 7Sc accompagnés do notro coupon.LE PASSE-TEMPS.10 recruteur Anglais, et il ne lui pardonnerait pas de l'avoir joué : —Oh ! ça eo panera pas comme ça ! dit-il au bout do quelques minutes.—A qui que t'en as cncorol lui do-nianda Bidouillo.—.l'on ai it l'Anglais ! Comment ! 11 nous fait croiro qu'il noua engage au service des Boots, et c'est contre eux qu'il veut noua obliger ù servir ! Oh ! mais ! co soir, au montant do monter dans lo train, on s'expliquera ! —Mais puisque Mossiou Campavort, expliqua Mégotin—il l'appela Monsieur dopuis qu'il avait vu quo lo Boer avait, ou tout au moius avait eu vingt millo livros do rente — puisque Mos8iou Campavert t'a dit qu'il fallait nous laisser mener la-bas, et qu'uno fois dans l'Afriquu du Sud, on so oa-valerait pour aller rejoindre los Boers I —Ca no fait rien ! j'voux lui dire doux mots ! .T'aimo pas los procédés incorrects ! Et cet Anglais a été incorrect I —Je dois vous prévouir d'une chose, dit lo Boor.C'ost quo ai vous fltos pria par les Anglais quand vous combattrez avec nous, vous seroz pondus ! —He ni fit Bidouille.—A cauao de l'engagement que vous avez signé ! Expliqua Campa-vert.Car vous seroz considérés corn-mi ayant déserté l'arméo anglaise, et trahi la rcino 1.—Ah ! les mill!'"' ! s'écria Mégotin.On n'aura qu'à no pas so fairo prendre, voilà tout I.—Par li ! fit Bidouille.—Alors, reprit lo Boor, ça no voua offraye pas, cotto perspective I —Oh ! pas du tout ! —Permet lez-moi, dit Cainpagort, do lier connaissance d'une façon effective avec des lira vos tola quo vous, ou voua invitant à déjeuner I —C'est pas do refua ! répondit Mégotin.Et tout bas, il dit à Bidouille : —C'est lo jour ! Js to dis quo c'est lo jour.Dan un restaurant du Boulevard Barbes, Campavort, son fils Albort qui parlait pou maie riait beaucoup, Bidouille, Pingoin ot Mégotin dajeune-rent avoc un appétit formidable.Au cours du repas, lo Boer lour demanda : —Savez-vous monter à cheval î Tous t'ois se regardèrent.Bidouille répondit : —A cheval ! ah non.Nous aommos tout oe qu'il y a do plus fantassins ! Noua sommes montés sur dos chevaux do bois, dana loa foires, mais nous no sommes jamais montés sur dos chevaux en viande ! —Bigro ! Il faudra que voua appreniez là-has.Mais vous êtes bons tirours t — Assez, dit Bidouillo.—Moi, dit Pingoin, voua pourrez mo faire tirer vos chariots si un do vos bumfd crève.Jo vaux uu boeuf pour lo tirage.—Moi, dit Mégotin, jo sais surtout tiror au flanc.maia jo vous promots de faire tout co quo jo pourrai pour ne pas le fairo là-bas.Lo fils du Boor se fit unu pinto de bon sang : —Papa, dit-il, je crois qu'on no s'embêtera pas dans notro commando ! Cea Messieurs seront la joie do notre troupo.—Commando 1.s'écria Mégotin.Voua avez dit commando 1 Q.t ost-oe que c'est que ça, uu commando I Moi, vous savez, jo vends des journaux, jo los lis par la mémo occasion, ot co qui mo chiironno, o'est que, dans voira pays, il y a des tas do noms qu'on ne comprend pas !.—Un commando, expliqua Campavort, voici co quo o'oat : lo Transvaal ot l'Etat libre d'Orange sont divisés on districts.Un commanda, c'ost la réuuion do tous les honnies valides du district ; ils sont commandés par uu Fieldcornet.—Hein i.Dt Pingoin.—Un Fieulcornet.reprit Campavort, c'est un magistrat du district, quelque chou?comme un do nos mai- res ou de nos jugea do paix.Entomps do guerre, il dovient capitaine, voilà tout ! Il ne change même pas de costume, ot il garde lo mémo fusil.Sou-lemont, au lieu d'aller à la chasso aux bullies ou aux lions, il va à la chasso aux Anglais, voilà tout.—Et il mouto à cheval t domanda Bidouillo avoc uno curiosité qui démontrait combien il était roatô fantassin dans l'âme.—Oh ! fit la voix argonlino du jeu-no fils Boer, là-bas, tout lo mondo sail mu u! .-i à cheval dès l'àgo do six ans.—Et on combat aussi bion à piod qu'à cheval ! ajouta lo porc: —J'y suis ! interrompit Mégotin.on appelo ça do I'iufaniorio montée ! J'ai lu ça dans mes journaux.Bidouille était resté rêveur devant sa troisième traaoho do gigot.—Qu'ost-ce quo c'est que tu as ! lut domanda Piugoiu.—J'ai, répondit Bidouille, j'ai quo l'idée do montor à cheval m'enibtte ! Infanterie montée, ça aonno bien à l'oreille, jo no dis pas, mais j'aimerais mioux faire partie d'uuo bonne cavalerie à pied.Lo jouno fils du Boer s'offrit oncoro uno bonne pinte de boit sang, on entendant ces bonnes paroles.Puis, lorsqu'arriva lo moment db prendre le café, Campavort oxposa : —Vous ne n'avez pas oncoro dit vos noms, mes amis.Alors, tous trois se présenteront : —Je me nomma Pingoin.—Moi, jo suis Bidouille.—Et moi, je m'appollo Mégotin : tnsis veuillez m'intituler toujours < 'laquopont, à cause que mon nom il a été déshonoré par une fripouille qui m'ost inconnue.—Eh bien ! reprit Campavort, mes cher.s Pingoin, Bidouillo ot Mégotin si vous lo voulez, à poino los autorités anglaises non» auront-elles débarqués à Durhan, lour port du natal, que nous déserterons.En route, nous roerntoti- dos jeunes gona du Natal, Boers comme moi, mais soamis à la domination anglaise et qui ne demandent qu'à ae aottlovor ot à so joindre à leurs frèros rostéa libres.Nous constituons un commaiulo dont je deviens lo ohof.Voua aérez mes trois lioutenants.Nous allons voit un pou co quo los Anglais ont fait do ma firme.—Oh ! pour ça, oui I s'écria Albort dont les yeux fl tmboyèront.—Et puU, continuait Campavett, noua rejoignons l'une dea diviaiona boera, collo qui 8era lo plua près do nons.et nous oiïrons nos sorvicea comme volontairos.Ca vous val —Ca noua va tout à fait ! répondit Bidouillo.Mais commont quo et so fait que vous ayoz uno forme au Natal et quo voua soyoz à Paris 1 —Ah ! c'eat toute uno histoire, et pas drôl i ! Ju vous raconterai ça pondant la traversée.On n'a pas tant do choses à faire, juatemont, pendant la traversée.—Ohél Ohé! los onfantsl fit tout à coup Mégotin.S'agit d'avalor sou café ot d'aller aux Buttoa-Ohaumont, rapport au cinématographe ! Ca sera uuo répétition de la guerre.—A il'in ¦ I fit lo Boor.Viens, Albert, ça va noue amuser.Et puis, tu pourras monter à cboval.II y a assez longtemps quo ça no t'uat pas ar- Nos lecteurs soit priés de refaire la pagination de la PARTIE MUSICALE après en avoir préalablement coupé les feuillets 34 LE PASSE-TEMPS rivé.Car jo suppose qu'ils auront des chevaux.—J'on ai peur I répondit Bidouille.Uue demi-heure après, tous los cinq, il faisaient leur apparition sur h grande polouse des Bultos-Chau-monl- II y avait là un grand nombre do chevaux, ot dos individus habillés, les uns en lioers, les autros en soldats anglais, nvoc l'habit kaki ot le casque colouial du liègo blanc.Des fincres dételés, au nombro do cinquante un soixante environ, stationnaient, en file indienne, à la grande satisfaction des cochers.Sur un tertre était posé l'appareil cinématographique qni allait enregistrer les simulacres do batailla, et un petit hommo rond, rouge, au collier do harbo noire, coiffé d'un chapeau haute forme gris, gaulé do blanc, velu d'un complet gris avec des guêtres blanches, se démenait comme un diable eu clamant avec un accent méridional : —DépSchons-nous ! Nous avons dix-huit scènes à prendre ot, si ça continue, la nuit vo vonir avant qu'où soit soulcmont à Spiou-Kop.Mégotin présenta ses compagnons au petit homme rond, en lui disant : —M'siou Iiousignac, j'vous amène des figurants.—Trop tard, mon ami, trop tard ! Je suis au complet ! —M'siou ltousign te, roprit Mégotin, c'est pas chic de voire part ! Vous mo fuites perdre l'occasion do gagner cent sous, et puis, je vous amène un Boer ! Un vrai Boer ! Deux vrais Boors ! —lloin 1 deux Boers ! Oh ça i —Me voici avoo mon fils I déclara Campavort on se présentant.—Vous êtes deux Boers, c'est vrai 1 Mille tonneire ça va faire bion mou allaite ; voui allez me donnor des tuyaux pour lo costume, et puis vous allez prendre la direction de la manœuvre.Vite, lui ill.-/, m us I Dans un potit bois longeant la po-louie, ils s'habillèrent ou Boers avec dos eostumes fournis par l'unlrnpro-neur do cinémnlogruphie, ot reparurent coiffés du grand foutre, le baudrier i empli de cartouches symétriquement alignées, ils étaient chaussés de bottes jaunes.—A cheval ! cria iiousignac.Nous allons exécuter lo première scène : la priso des canons anglais, à Colenso ! —A choval 1 interrogea Bidouillo.Ah ! permettez ! je no sais pas mon-tor I —Tans pis I Montez tout do mémo —Je vais me casser quelque chose on tombant I —Tant uiioux I ça donnera l'illusion d'un homme frappé par une balle.—Vous êtes bion aimable ! Mais c'est uno illusion qui va mo coûtor chor ! Payez-vous le phariuacion, au moinsl —Si ça n'est pas trop grave, oui Bidouillo moula sur un cheval de fiscro qui avait l'air d'etre doux.Il lo flattait du la main, lui disait des mots tond res : —T'emballe pas I l'emballe pas I t'effraye do rien, je suis là I Pingoin, lui, joyeux d'être travesti eu Boer, s'était juché sur uno haridelle haute sur pattes et qui secouait la /été.Mais moins soucieux do bob os que Bidouille, il était prêt à charger contre n'importe quoi et à déployor sa force herculéenne contre les figurants habillés on Anglais, là-bas, rion que pour s'habituer.Mégotin, lui, se cramponnait sur le plus petit des chevaux qu'il avait pu trouver, ot lui disait : —Toi I pour mo fairo tombor, tu seras malin I Campavert et son (ils étaiont superbes à choval.On voyait qu'ils étaient là dans leur élément.Us rangeront leur cavalerie, puis quand l'homme de l'appareil cinématographique leur eut dit qu'ils pouvaient commencer à évoluer, Campa-vert prit le galop contre los canons auglais qui étaient rangés dans 1b bas de la pelouse.Los ohovaux s'ébranlèrent, sauf celui de Bidouille.Bidouillo tirait la biido et oiiait : —Ne trotte pas, nom d'une pipe ! Tu vas me flanquer par terre 1 Mais la fusillade des Anglais défendant leurs canons épouvauta la rosse, qui s'emballa à son tour à la suite des nutres.Bidouillo culbuta dans l'herbe, tandis que, de loiu, le sieur Iiousignac s'écriait : —Bravo I Bravo ! Ca fera un effet morveilleux.Bidouillo saignait du nez, il était furieux.—Non I criait il, j'on ai assez.Je ne pourrai jamais mo fairo à cette guerre là.ou alors, je demanderai à conduire des fourgons.Aussi, cette idéo saugrenue d'organiser do l'infanterie montée I Et, plus quo jamais, il affirma son dé.-ir de faire pat tie do la cavalerie à pied, qui devait exister certainement, comme parallèle à l'infante lie montée.U lui fallut s'écarter poux laisser passer les chevaux attelés, cotte fois, aux canons quo les Boers étaient censés avoir conquis sur les Anglais.Car ces derniors avaient fui aveu rapidité; l'un d'eux, disait-on, s'était cassé uue jambe, et iiousignac, sensible seulement au succès de son cinématographe, était radieux do cette accident.—Tant mieux ! tant mieux ! clamait-il.Le public croira davantage que mes vues cinématographiques ont été prises au Transvaal.—Ah I mais I dit Biduitille lorsque cette première scène fut achevée, il commenco par me dégoûter, co gros-là I.La deuxième scène représentait des tirailleurs boers en otubuscade, elle fut davantago du goût de Bidouillo.Les seize autres scènes no le gênèrent pas d'avantage, car Iiousignac ayant inaginé, par un besoin de vérité bien compréhensible, do fairo figurer quelques "cadavres" sur le sol, au début de chaque scène, Bidouillo demanda avec empressement à faire partie do ocs cadavres.Il gagna ainsi ses cont bous, tout comme ceux qui avaient manœuvré.Bousignac était radieux.Il comptait snr un suocès considérable et ne so montra pas pingre.Il donna cinq francs cinquanto a ohaqno figurant, lit cadeau à chacun d'eux du costume dans lequel ils svaiunt luimé los plus extravagantes scènos du carnago, ot leur permit de se servir des fiacres pour renter dims Paris, ot ce, dans lu limite do la dernière heure qui était payée, niais n'était pas achevée.Coux qui avaient figuré los Anglais so hiitèreut •!'.'.:.- lours costumas si impopulaires.Mais tous les Boers restèrent en Boers.Catnpavort,8on fils, Pingoin, Mégotin et Bidouillo s'empilèrent dans uu fiacro ot so liront conduiro à la gare du Nord, où ils devaient retrouver leur rooruteur.Ah ! Ce fut un triomphe sans précédent.lorsqu'ils «loi condiront de leur fiacre, la foule s'aggloméra autour d'eux ; lo bruit se répandit quo c'était uu détachement do volontaires qui partaient pour lo Transvaal.De toutes parts, on criait : —Bravo !.bravo !.los volontaires !.—Vivont les Boers I —A bas les Anglais I Mais un qui fut stupéfiit, co fut le rocruteur.Pingoin qui lui on voulait, on lo sait, depuis que Campavert avait révélé aux troia amis la supercherie de cot homme qui rocrutait, en réalité, pour l'Angleterre, alla lui crier sous te nez : —Eh bien ! mon vieux ! ça vous fait plaisir t Nous voilà tout équipés ! —Yes ! Yes I Et il ri lit, peut-êtro un pou jaune, mais sans so trahir lo moins du mjn-de.Pont-être y avnil-il, dans sa façon de prononeor ses yet, une pointe narquoise.—Ah ! oui-dà ! pensait-il sans doute, ils ri ,.ient qu'ils iront défendre los Boers ! ils so sont bel et bien engagés à sorvir la qnceii, au contraire, et il y n do bous tribunaux anglais à Durban.Doux énormes tapissières stationnaient.L'Anglais donna un signal.Uno soixantaine d'individus dépenaillés, dont quelques uns nu-lêto, quel-quos-autres nu-pieds et uno niiuituo partie soulemont munie de maigres balluchons se ruèrent dans los voitures.Bidouille, Pingoin, Mégotin, Campavert et son fils se serrèrent dans la seconde do ces voituros qui s'ébranlèrent avec un bruit do vieille ferraille Los deux tapissières gagnèrent la gare de Lyon ; sur tout le parcours, des gamins couraient derrière la voiture, criant : —Vivont les Boors ! Vivont les volontaires du Transvaal ! Et l'Anglais riait dans sa barbe, Co no fut quo lorsqu'ils furonl tous casés dans los compartiments de troisième classe qu'ils roçuront chacun cinquanto francs, sous la firme d'un billet de banque.Le traiu s'ébranla.—Mos enfants, lour dit Campavert, lo sort on ost jeté.Dormez en paix jusqu'au terme du voyago ; j'ai l'œil aux aguots, je vous préviendrai du moment où il faudra nous échapper.—Je suis tout de mémo bion content, murmura Pingoin, que oo soit l'Angleterre qui paye co voyage-là ! CtlArlTKE l'KFM 11 !.Ou le " commando " en formation de Campavert t'augmente d'une unité tout la forme d'un individu nommé Oourdinet.Je vous ai dit quo lo sergent rocruteur anglais, qui, vêtu d'habits civils, faisait doB engagements pour los armées do sa nation, ot spéculait sur les sentiments des Parisiens avides d'aventures ot pauvres d'argent, en leur faisant croire qu'il rocrutait pour le Transvaal, s'appelait Tom Jonest Lo fait, d'ailleurs, n'offre on lui-même quo pou d'importance.Sos allées et venues avaient été surveillées par un sgont do police en bourgeois, petit, maigro, jaune de figure, le visage li.nié d'une moustache nuire, épaisso ot longue.Le ministère à qni Dreyfus a dû sa sa liborté est tout dévoué à l'Angleterre, on le sait.11 s'était ému d'sp-preudro quo dos étrangers (accolaient dans Putis au profit du Transvaal, et viol dent ainsi la neutralité do la France.Puis, il s'était aperçu que cea éti angers, commo notre Tom Jo-no8, ruccolaienl on réalité uu profit de l'Angleterre, et cetto violation do la noutralité de la Franco apparut infiniment moins gr.ivo à ces peu intéressants gouvernauts, du moment qu'elle s'exerçait en favour do l'Angleterre.Mais dos agents furont mis on campagne pour survoilier les faits et gestes dos raccoleurs.peut-être, au besoin, pour favoriser leur (Duvro et donnor à l'Angletotro une nouvelle prouve d'entouto cordhlo, ou pour confirmer los premiers renseignements disant qne c'était bien au profit du Transvaal que s'effectuaient les engagements.Tom Jouos, avant do faire mont?r dans los tapissières los individus auxquels il avait fait signer un engagement, avait mis uno lettre à la poste.Le petit agont de police sigualii cotto lottro au Cabinet noir qui l'arrêta au passage, l'ouvrit et pris connaissant do son texte.Kilo était adressée à un capitaine qui dirigoait un des services du War Office, à Londres, et contonait, on anglais, la déclaration suivsnto : "Mon pi', line, "Je pars pour Marseille où j'ac-compagno un troupoau do soixante moulons qui ont signé un faux onga-gomont pour le Transvaal, mais qui sont destinés à grossir les armées da notro gloriouse Queen." Voici les noms de ces imbéoile." Suivaient, on effet, les noms des susdits imbéciles.Parmi oux, on y découvrait naturel 1 tuent ceux de Campavert, do son fils, de Bidouille, de Pinguin, de Mégotin.Itoiiduu au petit agent do police, la lottro fut lue ot rolue par ce dernier qui poussa uno rauque exclamation : —Mégotin ! s'éoria-t-il.Mégotin ! Il courut choz sou chef.—Chef I vous avez vu quo lo fameux cambrioleur Mégotin s'est sauvé de la maison centrale où il purgeait uno poine de réclusion I —Oui I —Eh bien I jo sais où il est ! —Vous t.—Oui ! moi I —Vous ne l'avez pas arrêté! —Ah ! il u'ost plus à Paris ; il filo vers lo Midi.—Par oxemplo ! On disait qu'il avait fui en Allomagnu —Pas du tout ! il ost sur la routo de Marseille.—Courez après I SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LE "BAUME RHUM AL" LE PASSE-TEMPS 30 —Avoo votro permission, o'est on effet ce que jo vais faire.- —Comment avoz-vous su cola, Gour-dinot, vous qui no découvres jamais rien I —Je l'ai découvert avec mon flair, parbleu ! J'ai du flair, moi I —On no s'en ost guère douté, jusqu'à présent.—J'on ai tout de même.Vous allez voir: Mégotin a été engagé par uu recruteur anglais puur aller servir au Transvaal.Mais il va servir dans les rangs anglais, sons qu'il s'en douto.—Ah.—Et il est enroule vers Maiseille.Jo vais lo rejoindre, et j'ai un truc merveilleux pour le reconnaître, pour m'assurer do son identité et pour le happer et vous l'amener, menottes aux mains.—Voyons votre truc ! Car vous savez, Oourdinct, dans le tas do ceux qu'ommone l'Anglais, il y on a joliment qui doiveul sa ressembler ! Co M gotin s dil changer sa physionomie.—Tralali! Mou flair est là.Je prends donc, — toujours avec votre permission, chef, — lo train do Marseille dès ce soir.—Bon! —Une fois à Marseille, jo mo dé-g roui Me pour retrou vor la bande.Je me présente au sieur Tom Jones, et je lui dis, on faisant l'imbécile.—Ca no vous sera pas difficile.—S'il vous plait, chef t —Rien, continuez! —Jo lui di», en faisant l'imbécile : engagez-moi donc aussi pour lo Transvaal.U m'omgage, je signe mon on-gement, je me inêlo aux autres, jo les fais causer, jo me donne comme un hommo qui en a plein le dos do chercher à gagner sa vie en France, où toutes les situations sont encombrées ; jo oapte leur confiance, ot c'est bion le diable si, dans les soixante individus qui sont là, je no trouvo pas mon récidiviste ! One fois quo je l'ai trouvé, j'appelle deux agents et jo le fais emballer.Ca n'est pas plus malin que ça.—Non, bion sûr, ça n'est pas malin ! Mais encore faut-il agir prudemment, vous coinpronez I —Pensez si j'agirai prudemruont, chef! Le mémo soir, lo dénommé Gourdi-net prenait lo train pour Marseille, après avoir embrassé sa femmo ot sun enfant, car il était marié.Laissons-le roulor placidement, et examinons un pou ce qui se passait à Marsoillo, pendant que l'agent qui s'élançait si imprudemment à la poursuite do Mégotin n'était encoro qu'aux environs do Molun.Tom Joncs ot sa soixautainu d'ongo-gés élaiout arrivés do nuit à Marseille.Tout était calculé pour que lo départ fit lo moins do bruit possiblo.U y avait là des in * i vi lin qui semblaient attendra le convoi, ot qui groupèrent les engagés par petites bandes de sept à dix.Campavert, son fils, Bidouille, Mégotin, Pingoin, toujours serrés les uns coutro les autres, s'urrrangèreut pour faire partie du même groupe et ne pas se laisser diviser.Ils arrivèrentau port.Dos barques attendaient avec des rameurs.Ils monteront dans l'uno d'ellos, (Traverseront le port de la Joliotto, ar- rivèrent dans la rado qu'éclairait la luno.La bise .Ut : ils virent l'écume blanche so hrisor contre los rochers do la jetée, et Bidouille dit : —On va danser 1 Ca ne manqua pas : sitêl que la barque fut dans la rade, ello fut se-couéo commo un bouchon de liège.Son avant se soulovoit comme pour gravir les moutagnos d'eau, puis re-tombait pesamment, faisait jaillir l'écume.Lo vent, à présent, était tout imprégné d'eau.Ils étaient tout mouillés, et Mégotin s'écria : —On aurait pu nous donner do quoi nous couvrir I Je suis transi I Campavert, impassible, fumait 8a pipe.—Ah 1 ça ! s'écria Pingoin.oùs-qu'on nous mène t Bidouille, déjà blême et envahi par le mal de mer, demanda avec effroi : —Ils ne vont pas nous monor dans l'Afrique du Sud, avec cotte bsrquo ! Au delà du chateau d'If, ils ontre-virent une masso sombre dans l'eau.—Tranquilisez-vous, dit Albert, lo fils du Boer, voici le naviro qui va nOUS ••mille .et.Dix minutes après, ils accostaionl au paquobot.Des cris profirés eu anglais parlaient do co dernier : on y répondait de la barque sur laquelle s'abattit- un rouleau do corde, qui envoya lo chapoau do Mégotin dans la mer.—Nom d'uno pipe ! s'écria l'éx-ca-nielot.Mo voilà sans galurin ! Je ne vais plus avoir l'air d'un Boer, sans chapoau ! —Tant miuux, répondit Campavert.A partir de maintenant, il va falloir que nous reprenions les costumes que nous avions à Paris, et quo nous ro-metlions dans notro baluchon las habits boers qui nous on* été uéreu-iii-!!' laissés par lo monsiour au cinématographe.Après notro notro évasion, nous les endosserons de nouveau.Cela nous permettra d'être bion reçus dans los formes boers, sur la toute par laquolle nous rojoindrons l'arméo du Transvaal.—Bonne idée, fit Bidouille, toujour très pftlo.Nom do nom ! quo j'ai mal au cœur.Cetto déclaration permit à Pingoin do s'écrier : —Ah çà ! Mille polochons, mon vieux Bidouille, tu gémis quand l'os à choval, tu os malado quand c'est que tu es sur mer ; parole d'honneur, tu n'oa jamais content ! —Ah ! moi ! qu'ost-ce quo tu voux ?s'écria Bidouillo, tn'faut l'plancher des vaches.Pendant co tomps, on avait descendu un escalier le long des flancs du paquebot.Un à uu, ils grimpèrent et s'ongouffrèront par d'autres escaliers qui semblaient desuendro dans des puits, dans l'inlériour du bâtiment.Dos hamaas accrochés côte à oôto les reçurent.Tous les hublots étsient ouvorts, et lo vent du large entrait là commo chez lui.—Nom d'uno pipe ! protesta Mégotin, on va s'eurhutnor, ioi, fermez les fenêtres ! Surtout que jo n'ai plus m -u galurin pour me garantir! Mais porsonno ne comprenait le français, sur ce satané bâtiment, et los hublots resteront ouvorts, La suifs au prochain numéro.Adolphe D'Ennery/0 QUATRIEME PARTIE (fuite) Cotto lorriblo crise élait la dernière que devait produire la très vivo émotion qu'avait provoquée chez Georges Ravergy cetto rencontre inespérée des deux êtres qui lui étaient si chers.D'une voix faible, mais cetto fois pleine de douoour et d'uno joie indicible, il prononça : —Oui, il est bion vrai quo c'est vous, vous que js vois auprès de moi ! Il porta les mains à son cœur, et à l'oxpression qui se peignit dans ses yeux, on pouvait jugor de la tendre émotion qu'il éprouvait à regarder Thérèse —Cost Dieu qui l'a permis ! prononça la jeuno fille en joignant les mains.Et, tournant les yeux vers celui qui lui avait servi do compagnon et de guide, elle ajouta : —Oui, Dieu que jo remercie do m'avoir fait rencontrer votro ami ; s'il n'était pas venu à mon Btcours, le no-blo et généreux sacrifice quo vous vous étioz imposé pour moi eût été iuutilo ot perdu I.—Ne parlons plus de sacrifice, ne parlons plus do moi, mais de vous, de vous que j'avais tout lieu do croire à jamais perdue pour moi, de vous quo je croyais morte, hélas ! La physiuuomio ut la voix du malado accusaient uno si violento émotion, que Thérèso crut dovoir épargner à son interlocuteur une faliguo dangereuse.—Plus tard ! dit-elle on lovant la main pour imposer douoomont silenco au malade et le prier de romottro toute explication à un autro moment.Georges Ravergy s'empara do cotte main quo l'émotion de la jeuno fille faisait trembler.Et la gardant dans la sienne, il eut un imperceptible mouvement pour l'attirer à lui.Thérèso no chercha pas à so dégager do la douae étreinte, et, dans 1.même secoude, ses yeux rencontreront los youx du malade.Fugitive seconde pendant laquelle lours .'.me - trossaillirent à l'utiison, sous l'empire dos mêmes impressions, tandis que la pudeur retenait sur leurs lèvres l'échange des sentiments qui les animaient tous doux.Un délicieux poème des plus pures, des plus chastes amours, était tout entier dans le simple regard qu'échan gsaieut ces deux êtros qui s'étaient rencontras en un jour do malheur, comme si une volonté d'on haut les eût destinés l'un à l'autre.Us n'avaient plus, désormais, besoin de so parler pour connaître lsur pensée et pour êtro certains tous doux qu'une mémo sainte ot pTofondo uffoc-tion les unissait étroitoment.De leur esprit à tous deux s'évanouissaient les sombres préoccupations qui les avaient jusque-là constamment assaillis.Après les effroyables tourmoutos morales, ils jouissaient délicieusement de cetto accalmie inespérée, no redoutant plus rion do l'avenir, à présent qu'ils étaient réunis.Thérèse n'avait maiutenant qu'uno pensée : consacrer tout son temps et prodiguer ses soins à celui qui s'était sacrifié pour elle.Oublieux do lour sombre passé, tout entiers à la joio do b'uro retrouvés, enivrés du bonhour do se revoir, de se parler, do s'aimer enfin satis contrainte, cos deux jeunes amoureux e: rien: loin do soupçounor quo là, auprès d'eux ot presque sons leurs regards, so déroulait un drumo mysterious et touchant : un coin liât que so livraient dans le cœur do Claude l'amour le plus ardent et l'amitié la plus tendre, la plus dévouée.Observateur attentif do la scène qui so passait entre Georges et Thérèse, Claudo Michot tressaillait d'une souffrance aiguii à chaque parole da tendresse que Georges adressait à Thérèso, et sa rudo nature ee sontait attendrie, à l'aspect du bonheur qu'uno douce réponse de Thérèso semblait causer à son ami.La beauté, lo charma, l'ineffable bonté do Thérèse, avaient allumé un brûUnt ainuur dans son cœur ; ln pure ot sainto amitié en chassait la jalousie.Et cette noble amitié triomphait à la fin.Et l'humblo p&ysin d'autrefois, le sitnplo sol 1st d'hier, s'élovant jusqu'au plus sublime héroïsme, se disait : —Qu'ils soieut heureux tous deux ! Je no l'ai.r ii plus, elle, jo l'adorerai.comme une sainto.Je lo chérirai, Lui, commo un frère I.Thérèse nt Georgos Rtvergy, après millo périls, arrivant juste à letups pour sauver Jacques Vulomnr du déshonneur, ot remettre entie les mains de la justice lo véritable criminel De-laverue.L'innocence d'Urbain Riim-baud fut proolamée.22 — PALEUR DU VISAGE Le teint pâle chez les porsmnei accuse l'appauvrissement du sang.En suivant un traitement régulier ave • les PILULES DE LOSGUE VIE du (lifl-MJBTE BONARD seront d'un précieux sec,,urs pour le traitement des palpitations de cœur.S'établira, au Triais de Mai, au Coin N.-O.RACHEL et ST-HUBERT LE BAUME RHUMAL est le ROI DES GUERISSEURS LE PA89K-TKMPS MONOLOGUES ou CHOSES A DIRE DfcJÂ PARUS DANS LE PASSK-TKMPS Noua e nterroni un de eci n oaolocw mi récet» toc de dii c* nlin*.A*o# 7*1'"* 'f'* BxrrWiu.3 Le fmiir/ de Mnrm^ne 4 L* chanleii»e B L'alronbl» vuleur &3 Le pantalon SI t'n monsieur ii» de grand'm ère 92 «a valse de» fuulllea 93 liftby N .ettr» d'un étudiant a une étudiant* °6 .'or b lemand ou la Tr^hl/on du |iatii bo-i a 97 •* i r, It i .t ml.ir de ¦ - ra ¦ >• I.-i i - 90 «ea raorcenux du Pared t* l'*2 *e« vagabond' \(H Maldovor 105 ak toilette de» condamné» M e M-'-ti 108 Le compliment de bébé 113 Ohl Mo.li-iiKi^elle 114 J/hotnm* aui irlUoD» 118 \tt» pi I lema l"» Kn famille 121 Tien»! voila la caaerne 122 1,c drame de la rua M.alav 12-1 I,o» htane» de la proiiivnade Matter Corbeau Cue » étendre UÊ I.e ch' veu blune 127 h' bmueU* 124 Le"»»t.ln< 12» 1/eeaafr f.ur 130 L'Aiglon 131 I> parfait bonheur 132 -a grève de- ralfineara 133 Le poêle 134 tunc-iTiir- 13iS >(¦', n -i .(.cracher 136 „i 1ST Doléaneea aur l'Kx.h-eïtlon 138 Aux bainide mer 139 Le viens poète 140 I*» deux nngei 141 1,* clairon 142 Le bulletin de vota 143 l'ne distraction 144 Simple histoire 1*'» Dan» le train 11* A lu grando te*se 117 Le déiel 148 UaliTca Adre-se.le PaJ»r-Temrr?n i u 11 1 'J ¦ r if CJ ifi ¦ 1 \ 1 N d—m^- •fc» > r F/:rfr= ¦== - 1 r 'F- 1 1 e de J.PROVOST.PIANO, j SBÉ1 CHANSONNETTE 3-1—3 iW«5»9wc —0— zrarrrj- -1-1 _ mu • re On voit pnr-tontda* prix.AVIS—La Profession d'Opticien ntse fall pas en PEDDLERS, nous n'aroo" pas d'agent, sar le chemin, allant à domicile.Si vous teuei a vos y«UK, n'ae hetei jimmix dec PASSANTS en notre NOM.Veuet nous voir avant do rtsuuor votre argeut nt votre VUE, >: :-: Conmltationt et Examens de la Vue gratuitement.;-; Ouvert do 8 a.m.à 9 p.m.-4-b^SS-c——?«—r.s I* Dimanche de 1 h 1 J ^•?•?•?•«?•?•?•?•?•••?sjtti^sa^tiOsj^ nos primes Toute personne qui s'abonne ou renouvelle son abonnement pour un an d'avance (J,50).a droit à l'une des Primes suivantes : dsp 1.1.i k,A AA AA AA CHIRURGIEN-DENTISTE 22 RUE ST-LAURENT, Uol! 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Monsieur,—Veuilloz trouver ci-inclns la somme do S/1.50 pour un an d'abonnement au Passe-Temps.Vous commencerez mon abonnement avec le No.et comme primo vous m'enverrex.Nom.Adrosse.Nous acceptons les timbres du Canada et des Etats-Unis.}?»?»?«>?»?»?»»?»?«•?»?
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