Le passe-temps, 1 janvier 1898, v. 4, no 93
PER P-26 EX.2 S E PASSE-TEMPS MUSICAL, LtlTTERfllRE et FANTAISISTE ABONNEMENT POUR L'AMÉRIQUE : t Un an.$1.801 Six moll.75 cts \ ' TOOK L'EUROPE : Un an.10 Tra | Six inola.ft fra 1 l.'.ltf d'avance SAMEDI, 15 OCTOBRE 1898 ANNONCES : Vol.IV—No 93 -; Proinlèro InMrtion.10 cents la ligne Le Numéro, 5 cents ¦ ,n*crtlon* .6 j.li.belair, Editeur-Propriétaire Bureaux ct Ateliers : No 58, hue Saint-Gabhibi,, Montrkai, Condition* liblraloa poor annonças a long lerma Lok .mi.i ¦ ' - aont uieaurce* inr l'asato.Adreiuvz loulo communication LE PASSE-TEMPS, BOm fOSTALK 2160.MuKTBftlL, Ca».Silhouettes Musicales Mlle (*oiia Hêuard Parler de Mademoiselle Hérard, dans plusieurs villes de l'état du Massachusetts, c'est parler d'art, de l'art véritable, qui exclut d'un seul coup touto idée do charlatanisme; c'est rappeler A l'esprit dc ceux «pii l'ont entendue les succès si mérités qu'olle recueillait en des circonstances si souvent renouvelées; c'est dire i tous qu'elle est la travailleuse infatigable A la cause sacrée du développement muai- .Câl chez nos voisins.Oc seul titre lui vaudrait les félicitations de lous 1rs musiciens, ct nous n'avons pas hésité un seul instant A la présenter A une lecteurs.Ses conférences sur Beethoven, Mozart et les autres mattres, illustrées de nombreux exemples au piano, ont dû faire un grand bien cher, les nmateurs de musique de ln Nouvelle-Angleterre.Par ses conférences, Mademoiselle Hérard différait d'un certain nombre de musiciens qui prêchent sans cesse la vulgarisation des bons auteurs, et qui no font rien pour la rendre praticable.Klèvo dc M.Moïse Saucier, de M.Clarence Hamilton ct présentement de M.Arthur Kootc, pianiste ot compositeur A Boston, ello vient de terminer deux compositions : l'une pour le pinno, Italian menuet, Ct l'autre .M m i CORA III- r v : : i • DON JUAN Noua empruntons à 1 / ortûfr.de Paria, rentrante! laivant : A propos do Don Juan dc Mozart, il n'est pas inutile de rappeler que ce chef-d'œuvre fut donné pour la première fois, A Paris, au Théâtre italien, le 12 octobre 1811 ot, pour la première fois, A l'Académie Royale do Musique, lo 10 mars 1824, d'après une adaptation on cinq actes, do \ Castillo-Blaze et Oeschamps.;*\ I* docteur Véron, alors directi ur de 'x l'Opéra, déclaro dans sea Mémoire* quo " cette partition n'avait point été écrite pour un si grand cadre et, bien que les par-tics de cette bello «ruvro eussent été admirablement chantées, le chef-d'oju vro de Mozart n'attira [mint la foule ''.Par la suito, lo succès sedcssinii brillamment, si bien qu'on IstHi l'Opéra, lo ThéAtre Lyrique et lo ThéAtre italien se trouvèrent A donner on même temps Don Juan.L'ouvrage do Mozart avait bion été donné A l'Opéra dès 1794, mais dans des conditions étranges.Le livret avait été tripatouillé par le général Thuring et par li il ¦ Bous-bibliothécaire du chAteau do Versailles, et la musique avait été atlaplle par Chrétien Kolkbroner.Ces trois barbares s'étaient permis de fairo chantor le fameux pour la voix, M tiriliyht.Ello est la bienveillance même.D'humeur aussi cor- trio des masques par trois basses! diale, aussi doucement souriante quo son sens artistique est sincère et vibrant.Plus tard, en 18(56, Don Juan reparut au ThéAtre Lyrique transformé en deux Voyez su ligure, fortement caractérisée, qui s'illumine it chaque instant par le actes par MM.Trianon ot E.Gantier.Chaque jour des écrits nouveaux jet- rcllet de deux youx très noirs, d'un Sourire plein de bonne grAce et sachez que, sous ce sourire continuel, vit une Ame méditative, extrêmement sensible.La voix lo révèle d'une façon surprenante : ollo est A la fois bien timbrée et douce, presquo caressante.Nous l'avons entendu interpréter avec un goût très juste certaines pièces, telles que : /'i Polonaise en ut dc l'lu'pin.un Caprice de Mondolssohnn, un Air île ballet de Bériot, V Arltquine «\.le Pas île» t'ii ml ¦ni-., de Chaminude, etc.Mademoiselle Hérard est uno pianiste de ln jeune école.Non pas do cette soi disante écolo américaine dont l'unique cachet est do chercher A éblouir les bourgeois, mais de lu véritablo école dea maîtres, cello qui mérite l'appréciation des connaisseurs.Son jeu n un peu de ce quelque chose d'empoignant propre A tous les virtuoses.C'eat-A-dire, sans vouloir la louanger outre mesure, qu'elle sait bion détailler ol faire ressortir tel dessin, telle idée, tel passage voulu, et cela do manière A produire choi ses auditeurs uno sensation indéfinissable, la même pour tous, ecllequ'a du ressentir l'auteur lui-même lore de la conception.En un mot, olle comprend et fait comprendre.Ello est jeune ; qu'olle étudie et ne se contente pas de ses premiers lauriers ; et, grAce A son tempérament, elle a de grandes chances dc parvenir A la virtuosité.Oibtave Comte.Dédie1 uux uionihroa du Club «le Incrosao " Im National ' LES MONTAONAUDS Hanoi.!* ni LOUIS J.PARADIS LiRUO MAIBTOSO.Miisiiins r>K A.ROLAND vain - aueur* : Dana b»la,.Vio - to - rl - eux, vio - to - rl - enx,.Tout le i - upli ¦ .ii i - -A clianter leura haute fait» ; C'eat poor Doua jour do féto, 0 Canadiene-fraiiçaîs! Chantons ce» Joueura intrépide».De triompher toujoura avldea i Le« National" « ae doivent pbj l'attendra à ca que nous leur disions la bonne aventure.1-nr caractère tout ee eue nou* çouvotu oonnaltre à l'aide de la graphologie Nou* leur ree.uiiuandon» hurtatuiucnl dc coucher •urda papier non regie* lear échantillon d'écriture, et d'écrire •ouramment.comme i>our un ami intime à qui l'on n'a rien à eaeher.I* iljrnatnre complete — nom el paraphe — ne doit pa* être omise, vu sa grande utilité pour l'analyse graphologique.Reine de» Flours M.—Caractère tri** «Irconspcot.ne livrant rien au '.-.il marclio 1 *nn but sans •'occuper d'autre chose, un peu d'amour du sentier battu, beaucoup do sens pratique.U.1'.-.\—Oanictcve calme et froid,éducation lignée, beaucoup d'ordre et do lionne opinion do *ol-même, naractèrr tri- ilom'nnteur et volonté del plu accentuée*; «en* pratique.Eugt'iiiei A.—Iton et aimable caractère, fénéro-ait.imagination, *enJ artistique, peu dc volonté el sn peu d'amour du «entier battu, bien équilibrée.Solitaire.—Caractère tre* calme el trè* fro kl.sans emballement et a*-ci économe, trn vaille use.un pea de eréVIulite naïve, ne se livre point et tuar-ehe a sun bat avee one volonté persistante.Frisplne, rruhibltlon et Vieille Claque.—Lettre* trop courte*.Blondinc, Nkfolet.— Beaucoup d'imagination ae-tlve et agissante, bon cirur ct aimable^ caractère, esprit droit, beaucoup d'ordre, économie bien en-tenduo, volonté un peu faible, et facile & diriger.Ignotu*.—A un sang-froid Impcrturbublc, caractère asset irrégulier, tantôt »ur un pied, tantôt sur l'un tre, trè* bonne opinion de soi-même- nvec quelques disposition* égoïsliques, beaucoup de Sons pratique et volonté tre* accentuée.—Nous répondrons dans lo prochain numéro à plusieurs lettres qui nous sont parvenues trop tard.LES " TROP Les trop do Panard, fort goûtés jadis, ne sont plus guère connus.Ils valent d'être répétés.Trop de repos nous engourdit, Trop de fracas nous étourdit, Trop de froideur est indolence, Trop d'activité turbulence.Trop d'amour troublo la raison, Trop de remèdo vaut poison, Trop do finesso est artifice, Trop de rigueur est dflreté.Trop d'économie avarice.Trop d'audace témérité.Trop d'honneur est un esclavage.Trop de bien dovient un fardeau.Trop de plaisir meneau tombeau.Trop d t»prit nous porte dommage.Trop dc confiance nous perd.Trop de franchise nous dessert.Trop de bonté devient faiblesse, Trop de fierté devient hauteur.Trop dc complaisance bassesse Trop de politesse fadeur.KKt'URATION No 72—Fasls Kxrar-ss Mon adorable pipelet —11 n'en esl certes pas moins laid — Trend quelq.ef.ji" du airs d.maître.11.eeurneur—Salues bien bai.: Dose m Ame m permettre —que ne se pcruvotlrait-il past— Pe lira avant inoi ma rasatte .—" Mes journaux " serait beaucoup mieux— Kt los lettre" do mu Kusotto.Mais hier.J'étai" furieux : Je l'ai ftomonoé d'importance.Kl.royanl qu'il mo répondait Avec une ira mie arrogance.J'ai levitla main et le pied.Rt l'ai fail descendre d'uu • • .-• ; Tais je lui dis «ans -.un il I.- r.Kt celte saurai, cat d'un safe : Mon.lits: XX XXXXXXXXX XIX xxxx x'xxxxxxxxl Les réponses serontroçnos Jusqu'au H octobre, tn prix de tri.i» mi>i"d'nbe Inmain», a «smtaanj aue l'on tronve «nrtoot dana le OOBSBT p vi A le bon ru rtrit mil ittatnlvl» MM cmift»table el J'.'tJJa y ¦jm~ I>"mande.» oailift» LE .BRULEUR-SOLEIL I ! ! PLUS DE GLOBE8, PLUS DE NEn'OV.\(;i:.PLUS DE CASSE.I ! M ' I I I l'-i .1' I \ ¦¦¦ 11, A l''l \MMi LlHKK Toula lampe & l'huile do charbon trnn.formeo en lampe acnseu&minutetiau moyen du llrulour-8ulcil.ïta secret de la ou tn position à employer ast.n-v.>.'- à tout aehel.ar sans atxffn:eBlaUou d.prix, t'.-ti,.i>:.Val?k.ParolFs flfc JR.LEBRETON et H.MOREAU.i'liisi lan-gai!i-_ Les i li-iiis.il vu-leil.le prin-lempsl'eu-ilantqueblot-tissoiisliim.bra .ge, Les pi'litsoi.teauxsonttremJ^lunU!.eoi pl veilaniiit laval.se ces .te— Kn un souffle con .fus et rfnux__ Kl 3EJ laluiiein • déj-i.se.hi_ (.nunc a regrette_rentiW-»ou«._ Fn-fin le so - leil sur la leire_ Bv.«- -plenditen - cor u-ne fois;_ De la nuil,l'as-tre so-li - tai re S'é .va-nniwt au fond de* boix.'._ LE PABSE-TEMPK 301 L'AUTOMNE Bal ut, bois couronnés d'un n-ele ils verdure / Keulllaites )aunis»ant#fui les mtzoïis épars .' H»lut, dernier* beaux jour-.Id deuilde la imture ' '"ii vil-ut à lii douleur, ot pliât à tues m¦ ir-lr-i-> Oui, dans ces jours d*nutcut vous fairo — ajouta t-elle en plantant bien droit duns les yeux de M.de Trêno son beau regard clair — vous n'avez pna l'intention du m'épouser, n'est-ce paa 1.I uterluqué, ému, il répondit on riant pour cacher sou embarras : —Oh ! mademoiselle!.j'aitrcule-huitans!.vous an avez dix-sept !.los petites lille» n'aiment pas los vieux messieurs.—Pourquoi ça?—s'écrin rageusement Pierrette,—vous aimez bion lo3 vieilles dames, vous autres !.II répéta machinalement : —Les vieilles dnraee!.—Oui, los vieilles dames !.comme madame do llouillon, par exomple ! El aveu cette férocité dos jeunet femmes, des jeuues filles surtout, elle se mil à détailler les imperfections do lo ¦!'!.(.- -¦ .—Vous allez peut être me dire qu'elle est fraîche, madame de llouilluu 1.mais vous un l'avez doue jamais regardée 1.un navel malade !.ot sos dental.ou n tellemout gratté, ratissé, raboté, qu'il y n de la place pour uno dent entre doux !.quand elle rit, on croirait voir un rnteuu qui a beaucoup servi !.ot sea.ses rondeurs, donc !.si elle appuie son bras sur quelquo choso, il s'aplatit comme une glace qui fond !.c'est révoltant !.Et notez queje no parlo que do.des morceaux qu'on voit.les autrea, je ne suis pas comment ils ho ni.ni vous non plus !.Et commo M.dn Trèuo effaré do eu mélungo d'offrontorio ot do candeur la regardait curicuac-tnont, ollo continua : —Mais onfin, on pont nvoir aur eux uno " quasi-certitude." comme voua dites en parlant de vos renseignements do courses I.ct M.de llouillou est fixé, lui !.pauvre M.do Bouillon, va !.—Mademoiselle.— dit Jacques, très mal à l'aise, — si, pour changer, nous parlions un peu do Oiampren 1.—Kh bien I qu'est-ce quo vous lui reprochez, à M.de Cluimprcut.—Ce quo jo lui reproche 1.Eh ! grand Iljou !.mais riou, mademoiselle, rien.il est beau, il est riche, il est chic !.tous les hommes s'efforcent de lui ressembler ot toutes los femmes l'admirent !.et quand, pour finir, il sera lo mari d'une ravissnnto personne tello que vous, il n'aura vraiment pas ù se plaindra da son étoilo !.—Oh t.jo no vous demande pas de complimenta !.jo sois quo jo ne suis pas ravivante !.jo suis fraîche, jo guis jeuue, muis c'est tout I.SI VOUS TOUSSEZ prenez le BAUME RHUMAL. LE PASSE-TEMPS Et eoauna M.de Tréno ébauchait un geste de protestation : —Jo mu connais parfaitement .avec mes défauts et mes qualités.je sais que jo ue punirais corriger los uns qu'au détriment des autres, c'est pourquoi je préfère garder le tout !.mais tello quo jo suis, — continna-t-ullo d'uno voix devenue presque grave, — jo n'épouserai jamais Al.do Champrou, ui aucun autre dn co modèle-là !.vous dilos qu'il ost beau, qu'il estchic !.—Mais, suns doute !.—Allons donc !.il resscmblo à un lion-bon !.«t il est dc ceux quo les échos des journaux appellent , " un de nos pins élégants nu-n- dains ".c'est grotesque I.vous dites aussi quo tous los hommes l'imitent ot quo toutes les femmes l'admirent 1.et vous saver, très bien qu'il y a dus hommes comme vous, par exemple, qui seraient, nu désespoir de lui rossomblor, et dos femnios connue moi qui su moquent do lui î.—Mais jo vous affirme, mademoiselle, — répondit Jacques très surpris, — queje n'si jamais cru quo vous vous moquiez de lui ! .Elle le regarda.—Oui.vous avec vraiment l'air do penser ce que vous dites !.vous méjugez sévèrement, nonsieur do ïiènc, puisque vous avez pu croiro que jo consentirais it .'-in- la fommo d'un monsieur qui passe sa vio à essayer des cravate», à inventer des coupes du cheveux ot à combiner des parfums!.Jacques pensa qu'il devait, au moins pour la forme, défendre son ami.—Mon Dieu, mademoiselle, Champrou ne pisse pas nniquouient son temps comme vous lo croyez.il fait autro chose.Piorrotto l'interrompit : —Parfaitomont !.il a dos avouturos !.du moins, c'est lui qui lo dit ou qui lo fait onteu-dro!.il ost — c'est lui qui l'insinue, — aimé par.M mu do llrizo.pur Mmo do Garde ot par bien d'autres !.c'est parco que — c'est toujours lui qui parle — ello a uuo passion pour quelqu'un qui no veut pas l'épouser, que Genmine do Treille no se mario pas.et il fait comprendre clairement que lo quoiqu'un c'est lui !.Eh bien ! vous savez, moi, tout ca, je no crois pas du tout que c'est arrivé !.ot puis ça serait arrivé quo ç i no m'emballerait pas I.—Ça oiiiliallo cependant presque toutes les femmes, ces histoires-là 1.—Pas moi !.voyez-vous, monsieur de Troue, je ne suis pas du tout co qu'on croit.et, commo vous partez demain, je no voudrais pas vous laisser emporter do moi uno impression trop mauvaise 1.Oh '.n» protestez pasl.jo sais ce quo vous croyez, permettez moi do vous dira co qui ost t.Il y a lu Pioriotte qui gavruchinu et qui rigole, collo quu vous connaissez.et la Piorrotto bravo lille et sérieuse.oui !.ne riez pas !., sérionso I.la vraie Pierrette quo vous no connaissez pas, ni vous, ni personne.ot quo probablement ou no connaîtra jamais I.Le comto, étonné, regardait la jeuno fille et la trouvait transformée.Avoc son beau regard profond baigné de lumière, ello lui rappelait l'enfant caressante et douce d'autrefois.Lus yeux s'étaient voilés d'unu tendresse infinie.Ello no souriait pas ot restait sans rien dire, semblant attendro qu'il pailût.Et Jacques, étonnamment troublé, se sentait la tèto vide ot la gorge sèolto.Un boud du cheval de Pierrette le tira uu satorpour.Il la vit filer devant lui au grand trot.Avoc sa crinière blonde, argentée par lo pâle soleil da février, et le grand pir-dossus mastic collé à «on corps souple ot joiiuo, elle lui apparut on '' tourbillon blond ", toilo qu'il avait ontruvuo sur la route lo jour de sou arrivée.Ello rejoignit uu pololoii do uhassours ol bientôt un riro éclatant apprit à M.de Tronc quo la jeuno lille était redevenu» la Piorrotto " promièro manière ", colle qui " gwrochiuo ct qui rigole ".Le lendemain, Piorrctto no parut pas au déjeuner.La douairièro annonça qu'elle avait mal à la téte ot ne voulait pas manger; mais ollo était levée, elle descendrait pour diro adieu aux voyageurs.Lorsquo le landau qui emmenait lo duo ot la duchesse, ot Jacques et llobèchu, avança devant In perron, la jeuno fille parut, descendant l'escalier, mais si blanche dans sou peignoir blanc, si défailo, si changéo depuis la voillo, quo le boati (iérald s'écria avec inlérôt: —Ali ! mon Dieu !.est-ce quo vousêtos gravement malado, mademoiselle Pierrette 1.Ello répondit on riant ot ou secouant sa toison blonde ot embroussaillée : —Qravomcntl.Oli ! non!.Mlle Pianette lia peut pas êtte quolquo chose do gravo!.Et voyant que .-u grand'nière ct M.do Troue frappés on même tomps do l'accont douloureux do son riro ct do sa voix, i'oxaminaiont attentivement, elle reprit : —Uu polit mal de tête pas bien méchant !.M.et Mmo do Bouillon étaient déjà montés ou voilure.Jacques s'approcha do la douairièro pour lui baiser la main et il remarqua qu'elle suivait d'un ceil anxioux Pierrette, laquelle Piorrctto, n-gonouilléo devant Bobèche, embrassait passionnément sa grosso têtu velue.So seutant regardée, elle se redressa vivement, rougit jusqu'aux cheveux ot halhntia : —J'adore Bobèche !.Puis comme le regard do sa grand'nièro l'interrogeait, ollo pordit la ICto et répéta machinaient ont : —Co n'est qu'un mal do têto !.uu tout polit mal do téte !.Et ollo enfouit do nouveau sou visage daus les poils du chien.M.dc Trône s'avança : —Mademoiselle Pierrette, dit-il d'uno voix mal assurée,— si Bobèoho ct moi nous no partions past.si nous restions avec vous.avoc vous, toujours t.est-co qu'il passerait, co tout petit mal do têto t.dites t.Ello lâcha Bobèche si bruiqiionioiit qu'il roula sur lui-mêmo commo uno boulo, et poussant un cri joyeux, un bon cri sincèro ot chaud, ollo courut à jaoquos et lui sauta au cou eu plouraut.—Eh bion ! mes enfants!.— murmura la douairièro stupéfaite et ravie, — no vous gênez donc pas I.Tous les invités riaient on pensant à la tête qu'ollail faire la duchesse, mais Pierrette ne voyait tien.ïllo lova sur M.do Trêno son regard bleu lotit voilé do larmes ol lui dit on riant : —Alors, commo ça, ça y esl '.c'est vous qui la connaîtrez, la vraie Picrrotto !.FIN SEULE!! Par A.D'ENNEKY TROISIEME PARTI E (mite) —Impossible dn sorlir, dit-elln : mou maître osl absent, il no roviondm quu co soir très tard et jo reste pour garder la maison.—Alors, puisque nom sommes pays, si nous dînions ensemble, ici, tous doux à la cttisino ?ré-poiidis-je; c'est moi, bien entendu, qui payera la dépense.—Accepté, dit la bulle.Et n .u.voilà, la luruuno et mui, à mettro lo couvort, pas à la cuisino, mais bien dans la sallo à mangur do cot excellent M.Morand ot, tandis quu la bravo fillo va aux provisions, jo m'introduis dans le bureau do Morand el je tombe en arrêt devant la caisso.Imagine-toi uu charmant coffro-fort qui ne demandait qu'à s'ouvrir, uuo simple opération d'apprenti voleur, quoi I.Et il dovail y avoir, là dedans, une liasse de billets do caisse ou dos tas d'or que jo pouvais prendra aussi faci-lomoiit que jo pourrais t'étrangles, si tu mo militais dans la nécessité do mo débarrasser do toi.En prononçant ces mots, Mordocho appuyait sur le visxge do son interlocuteur un regard féro-08.—Mais, ajouta-t-il avoc uu ricanement, tu no mo génos pas puur lo moment ot jo to conseille do t arranger pour que ça n'arrive pas.Brof, quand la grosso lille remonta du la cave avoedoa vivres ot un pauiordo vins assortis, j'avais pris toutes nies mesures.Nous voilà donc à ta-lilo • jo passe sur lo festin ; un ballhasar, quoi !.Naturellement, j'ai arrosé ferme,-à inesuro quo les bouteilles so vidaient, la tête do la hollo s'omplis-sait do fumées, si bien qu'à la lin du repas, ollo s'endormait entièrement griso ct no pouvait plus rion voir do oo quo jo faisais.—Vous avez forcé lo coll're fort V s'exclama Urbaiu 1,'aimb.iud.—En doux temps et trois mouvements.—Et la domestique était endormie !.—Ello avait son plein ; moi j'avais le magot.Le tout alors était do lo mettro cn sûreté.— C est pourquoi j'ai loul du suile brûlé la politesse à la belle lille qui somuioillait toujours.J'étais riche ! prononça MoMoche.J'avais deux cents mille livros ot j'allais pouvoir m'habillor comme uu prince.J'allais festoyer chez les traiteurs do la haute avoc du jolies lilies, avoir dans tuou gousset do belles piècos d'or à l'efligi do notro bien-aiméu roi Louis XVI, et me payer tous les plaisirs, tous los bonhours réservés aux houroux do la terre.Mais, hélas ! uuo bêtise m'a mis, tout à coup, des cailloux sous les pieds pour mo casser lo cou.Urbaiu Kaimbaud l'interrompit par ces mots: —Vous avez commis uu crime, rion d'étonnant à co quo vous eu ayez porté la peine.—Garde ta morale, l'ami ; je n'en fais pas aux autres et j'entends qu'on no m'en fasse pas, dit Mordocho, et il ajouta: I.egredind'agioteur avait porté plainte, ot sa domosliquo à qui j'avais bêtement négligé de tordro le cou en m'en allant, avait donné si exactement mou signalement à la polico, quo j'ai été reconnu ; on m'a confronté avec la de-înoisollo, ot ça n'a pas été long do m'envoyor devant les magistrats, Condiiiunoz-mui.lour ai-jo dit, mais vous m'arracheriez la languo quu vous ne mu foriez pas diie oit j'ai caché mon argent.—Mais cet argent n'était pas à vous, malheureux 1 —Ali ! vraiment 1.Il mo coûte vingt ans do chu!nu ut tu prétends qu'il n'est pas à moi.Je l'ai binn gagné, co mo somblo Aussi jo veux on profiter, ou jouir on mou aisq, jo lo veux 1 Urbain liaimband uo put eacherson indignation.—Comment, dit-il, vous n'avez doue jamais eu uuo pensée dn repentir depuis votre coiidamn >-lion.—Si fait, je mo suis repenti ; ot il no so passe pas do jour quo jo no mo répente encore.—C'est uno bonno ponséo.—Oui, jo mo suis repenti do m'ôtro fait pincer cumule uu imbécile Et maintenant jo veux m'en allor d'ici, —Vous évader 1 *_Ni plus ni moins ot tu m'y aidoras, enfin nous nous évaderons ensemble.—Vous vous trompez, dit Urbain, jo uo m'évaderai pas aveo vous.—Bah ! dos bêtises ! tu rovioudras sur cetlo détermination.—Jamais.Tu y reviendras quand jo t'aurai déguisé lout ce que j'ai à t'approudro.Tu viendras avoc moi, ou sinon.En disant ces mots, lo forçat enveloppait sun intorloouleur d'uu regard farouche l.u misérable commençait à craindre d'en avoir trop dit.Les soupçons qu'il avait eus autrefois sur lo malheureux Urbain qu'il croyait être un " mouton" c'ost-à-dire un délateur, lui rovouait à l'osprit.A chaque uottvollo oxhortaliou, dont il était l'objet do la part do celui qu'il avait tout lieu do croire aussi criminel que lui-méino ut, en plus, hypocritn, Murducho .sentait augmenter sa haiuo puur suu compagnon do chaîne.La tuile au prochain numéro.11 ¦¦¦¦¦¦¦¦ !¦ .Ill Voir la liste do la Musiqi'k dfjX imuue dans i,k Pabbb-Tkmi-s, page 304.LE BAUME RHUMAL est le roi deu GUERISSEURS. LB PA8SE-TKMPB 303 NOS FRIMES UNE PIASTRE DE CADEAU aum a bon n* m.— Aux personnes qui paient un an d'aranre nous d< nrnui-, coinine PHIMKS, ponr UN DOLLAR do nm'chandlse : morceaux da musique, monologues, chROSonnters at llrres dirent, qu'on pourra ebolslr dant la I "te ci-det-¦OM, Seuls let abonnés d'an an ont droit aux primes.Aum leetrur*.—Nos lecteurs qui achètent lo journal nu numéro peuTent aussi bénéficier do ces PRIMES on utilisant le ooopob pi primkb.qui so troaro sar la dernière page du journal.Le prix do chaque Article sera diminué do fi cents, si la commando es) accompagné* do nuire coupon.Noos acceptons les timbres-poste du Canada «t den Ktats- I nil.NoTA.-Prierede désigner chaque article par ion numéro d'ordre, toi qu'inséré eï-desaou*.MUSIQUE Ces morceaux sont envoyé» franco sar rf caption du prix marqué- Avec notre roims di peines, fi ceats «n moins.GRANDS MORCEAUX 1 F.daBuppe— L'awodb, o'ibt l'bbpbbaecb ( /forme*) (chanson), 25c 2 K.Larlgne—Vive i.* FbaxcbI (avec chaur ad libttumi 3e édition.26o 8 O.Oonbllor— La Cbeiio do Patrax.ro- mança).25e 4 j.Maatenet— Lr Sik'hut, mélodie.26e fi q.Maquis—j'h RU bapbll' plcbI chanson comique.25e fi Ch.Lecocq—Très joui, ped polie (La fille de Mme Angoti.26e 7 Léonce Oras-L'ATauoi.R, romance.25c 8L.Uobbaerts-M'aiiiRr-vouaT Valse élégante pour piano.35e 9 j.Closest—L* CAKsniRNMl.ch.populaire.25e 10 Mllo-Lx LitRiRB, chanson.26r 11 L.Vnniey-Ç» PAIT TotJOCBa ri.AiRiB ixt frmmt a Aim««¦#•), ohanson.25c 12 ZUhrer—La pled* mi Bal.polka pour n 25c 13 A.Petit—La Ciiakbok i>rh CiuaI.rs (mélodie provençale).25c 16 A.do Villebichot — Ehbemri.r : (projets d'avenir).25e 17 V.Ratio—A d»xir (marche pour piano).25e 18 Lucirn Collin-L'tEFAET CHAKTAIT la MabbeillaueI 35o 19 Tsfliafieo—La chaxbox de Mabixkttr — bou venir.60c 20 A.l'outeut—VivkLauhikh! (marchebril- lante pour piano).60o 21 C Fanre — Le Papilloi it la Fleub (romance).25c 22 R Lavigne-La Flboi dc Sobtrxîb (tomaxeo).60c 23 Ch Pournjr— TûCT bx bosk fChan»onnettc).25c 24 Mlle k- B- Aimeras.—Blaxohb Valsi (pour piano).50e 25 A.Thomas.-5 Les Métiers de Paris—Scie d'atelier, ml 11 Pleut des Carsoaos—Chanson-Valto.'àfj Kilo a ion ans la Marseillaise—Chanson-flK Verses du Piccolo—Chanson à boire.209 C'est Ferdinand—Chansonnette.21a Le conducteur d'nmnibut—Chansonnette.211 Host permis d'être sensible—Chantonna* U 212 Arec Eugène— Delanrolre militaire.213 Ah 1 Jcaeph-Rengaine.214 Trou la la—Chanson comique.315 Arrét»s-lo—Chansonnette.fil Moustaches-polka—Chanson-polka.I 217 Les fonds d'maïasins—Déballage comlqun i 218 Jem'sone tout mal— Orivolserio.219 Trois pour nn son—Duetto.•20 Ma groase Julie-Chansonnette.221 Sa familIe-Oraad succès d'Yvette Oailbert tn La féte des rats- Chanson-marche.223 La mère canadienne—Chant patriotique.22-1 LcsélectTiqa*s-Charsof.netTe.225 Mad'mnlsell'riens dt ne nTrrmM I 22»".Ousqu'est Saint-Naiairo-FumlstorU rnllife.227 l'u y m les baisers des d'molsellee-Romance.Bl L'honneur et l'argent—Chanson.239 II se promène—Chansonnette.Eïi L'ouvrier de notre pays—Chanson.231 Les reclames cél'bres —Chansmoette.232 Qu'en pensée-vous 7—Chansonnette.233 Le polka des batons d'chaises—Du'to fantai- siste 234 Les sans-souci— Cbnn?onnottc-marrhe.235 Rienl Rienl Rion l-Ballverne militaire.2î6 A droite au fond—Chansonnette.237 KU's sont en or I—Chansonnette.238 Ca vaut pas la peine d'en parler—Ch.oooalqse 23?La noce a Bidard—Chanson comique.240 Aubade, à la lune-Chanson comique.211 Verse Fanchotte-Chansonnett*.242 KH'm'a fait dVcril-Chenson do Vérande.243 Marche des 13 jours—Chanson-marche.2H La clarlnelle—Chansonnette fln-de-slèclo.246 Speech—Chansonnette anglaise.246 Ah I maman, si tu savait—Chansonnette 247 C'est X'eellent—Chanaonnette.248 Pif.paf.pouf—Scie universelle.249 Reste-s-y 1—Chansonnette.250 IjiOobinois-Chaosoniiette.251 Orinerios—Chanson.252 Simple aroa—Chanson.253 L'enfant et le polichinelle—Romanco.254 Nos amo u re use* —Chan son.JB8 L'rm itille.sotte -B Degié» d'chaleur—Chansonnet e :«k>d ljichansou des matelots—Jhat sonnette *Wo Les amours d'Anatole—Homsnoe oomlqus 3 (if l->- slftalomont.nOg Plaislrda Havre-i'hanboenotte.lOc-MONOIXXlUEB-lOc SOI Un voyage aux bords du Pô".302 L'asile de nuit de la rue St-Jacqaas.;wn \m» voyages d'une puce.304 Ut vrais dos.«»5 Knrotél :in\ L>pbvoI 3> que l'on souffre quand on aime.P.Il gh School Cadet- March.V.Primasse-Gavotte.70 C.La volh.ii brisé-C.Prière d'amour.P.Porvenche (polka-masurka).71 0.Princesse d'au tierce.P.Concert dans la forêt.72 0- la Utniou.0.Peraiéro osirslva romarce).P.Da's* OsJilécnne (la Vit ne) morreao à 4 mains.V.Sa Mélodie.73 O.Qu'il est loin mon pays IfapboV P.Hulltud* de Sai bo «prélude du 5e aete).71 O.Tes rameaux 'français et anglais).P.Deux louvfnir'iomaneesa&s paroles).75 O.Vlllnnrlle d'amour.O.Les .i'ro'ii fêtent l'amour (romança), p.Bijou polka.V.Valse Mignonne.76 C Dieu seul me la ran ira.t !.Val «a des rose* et d-* cerises.P.Etude fugneo en style libre.77 C.Les Mousquetaires au Couvent.C.Tout simplement.P.tes faux titganer.78 C.Da aid sur un* tombe.& Tes Y- ne.P.Valse légère.P.Au pays de l'or (marche).79 0 • hant de Pâq >fk o.Vf lia comment II faut aimer sa mere.C.Connais tu le i *- • Mignon) P La dododa r sslsnol O-crcouM).60 C.Lo petit erariflé.0.L'hirondelle P.Jeu d'esprit'polka).M.Pagi.nl Vais 81 Q.Ave Maria.C I*** Mate ots sont rigolos.P.Th.Golfers ( eh .1 .PC C.8ilv|i PalHeo'romane»» 0 Pasnons gaiement notre jeun****, P.Simple aveu (tt mince sans pandas).83 fc Msndoli Mandols.0.Ls iietit dtrfgt « 'a pas tout dit.P.Orctohaa-Polka.d, La* Mousquetaires au couvent.Kl C.U petit ébat.r*.Mouton* et Dindons (La Masejtte).P.' arret Memory 'nocturne).V.Mignon (fantaisie) H.'» 0 Couplet du ('inqaanienairo.C.Les regrets de Mlgno:.C.Marche lorraine P.Marche m-Je an Baptiste.86 C.Marquis ct Ma rquiie.C.Iim envoyés du Paradis (U Maae tU*.P Polka desbéb-cs.87 O.L'amour s* os douilcll* (i.Ne parietal.Ross (Los Dragons de VIHars).n.Nctorno da Mossenoi.88 0 Vous qui voles des servantes M Clochrs da Corneville).C.La romaoredu baiser'La Mascotts).P Bixar.iade Ar.i-ta'polka).P.* ur la plag* (marche).89 C- Il v»TrolrUa JoIysL C.Dsns mes vu>ags*(' lochs* do Corneville).P Joyeuse Fête duHsurka).«ni i\ Jo regtrdalHenralriOlochasd*Corneville».U.Brrroose d'amoureux.P.Illinois Bsttlfship (marche'.Vow eee*rrtm» m num/m du journal enr r/rep fia* ste dim sea!a.LE PASSB-TEiU'S.M St-Gabriel, Montréal.Q UR •ALE J.G.VON ; V '¦
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