Le passe-temps, 1 janvier 1895, v. 1, no 16
PER P-26 EX.2 S e Passe-Temps LITTERATURE Musique =Théâtre=Mode=Sport ABONNEMENT Un an.$1.50 Six moi».0.75 Payable d'avance.MONTRÉAL, 20 SEPT.1896 Vol.i.—No io.le ntjmého, 5 cents.BUREAU No 26 Sainte-Elisabeth Boite 2168 MONTRE AI.Mme PERRIER ae Dugazon de la troupe de l'Opéra-Krançais de Montreal 242 le passe-temps REVUE BI-MENSUELLE Parait le 1er et le 3me samedi de chaque mois.abonnbmkn1 .- i an.Ji 50 ; mois.75 et*.payable d'avance.Les demandes de numéros-specimens devront être accompagnées de 5 cents.Toute» communications devront être adressées LK PASSK-TEMPB.a« Ste-Eli«sbeth.Botte postale utri.Montréal.La salle de la rue Ste Catherine qui servira d'asile à la troupe d'opéra qui est eu mer actuellement, a snbi une transformation radicale.D'abord le sol a été exhaussé de façon que les spectateurs des premiers rangs des fauteuils d'orchestre puissent bien voir tout le sol de la scène.L'espace réservé aux musiciens a été abaissé, afin que les pupitres et les tètes, ne dépassent pas le niveau de la scène, ne gênent aucunement les spectateur».Les places de pourtour n'existent plus ; elles sont remplacée» par une ceinture de baignoires confortnbles et coquettes.Les sièges du parquet ont été augmentés et l'entrée du foyer modifiée dans le sens demandé par les dames que lu fumée des cigares incommodait.A la galerie, on a avancé les loges et on en a établi de nouvelles en face de la scène.Ces travaux, ces transformations ont un résultat doublement heureux : les places sont plus nombreuses et meilleures et l'acoustique sensiblement modifié dans le sens tlu mieux.La décoration de la salle est ravissante, le blanc et l'or dominent et rendent cette lxinlionnière lumi-neuse.Hais comme tons ces travaux n'avaient pas pour unique objet la décoration et l'agrandissement de la salle, il a fallu songer à la sécurité des spectateurs.De ce côté, la salle de la rue Ste-Cathe- rine est l'une des plus parfaites.Les ouvertures sont si nombreuses et d'un accès si facile, qu'eu cas de danger ou de panique la salle peut être vidée en un clin d'œil.A présent, nous n'avons plus qu'à patienter quelques jours avant de jouir des régals artistiques qui nous sont promis.x Deniers, l'accusé de St-Henri, est devant le jury.On pense que vers la fin de la semaine le procès sera terminé et que le Bort du malheureux sera fixé.J'ai déjà eu, dans le Passe-Temps, l'occasion de protester contre la façon dont l'enquête préliminaire a été conduite.La publicité excessive que l'on a donnée à cette enquête a eu pour résultat de fixer des opinions que rien ne justifie et que la preuve vient plutôt, annuler.Néanmoins, il y a une quantité énorme de personnes qui sont convaincues, en dépit île toute preuve contraire, que Deniers est l'assassin de sa femme.On peut craindre avec raison que, dans de semblables circonstances, l'accusé ne soit pas impartialement jugé.Je fais ces observations aujourd'hui pour prendre date, car je me propose de traiter à fond la question îles enquêtes et des fonctions du coroner, lorsque le temps sera arrivé.x Vendredi dernier, à l'issue de la représentation, une des lionnes qui sont au Parc Solnner, sous la domination de Mlle Pauline Devere, s'est échappée de sa cage.Les journaux tie Montréal n'ont eu garde de manquer une si belle occasion de faire des articles à sensation, et la Presse, notamment, a dramatisé le sujet au-delà de la raison.Voici à quoi se réduit exactement la frasque de la lionne Béatrice.Après chaque représentation, on fait entrer les lions dans des cages portatives.C'est au moment où l'on procédait à ce t ransfèrenieut que la lionne parvint à s'échapper.Un instinctif mouvement de terreur s'empara de tous les assistants.Mais cette terreur fut de courte du- rée.Ln lionne semblait plus étonnée et plus craintive encore que le plus tremblant des spectateurs.Elle parcourut la scène lentement, faisant onduler sa queue avec grâce et se frottait à la manière des chats contre les jambes de quelques em-ployés.occupés à ranger des agrès tie gymnastique.L'un d'eux, même, ne voyant pas la bête et croyant que c'était le gros chien do Mlle Devef-re.lui donna une caresse sans se retourner, caresse que la lionne accepta avec un visible plaisir.S'enuuyant sans tloute de l'indifférence des gens, elle sauta cn bas de la scène, gagna lentement le jardin, sauta pardessus le mur de la rue Panet et commença une promenade hygiénique à travers la ville.La dompteuse, prévenue, se mit à sa poursuite et la rejoignit dans une cour de l'Avenue l'apineau, derrière un tas tie planches.Sans peine aucune, Mlle Pauline Dever-re put lu réintégrer tlaus sa cage que l'on avait apporté en hâte.Voilà à quoi se réduit la fugue de la lionne Béatrice, la crème des bêtes féroces.x Hector Berthelot, le spirituel et joyeux rédacteur du Canard, est mort subitement dimanche à cinq heures du soir.A deux heures le même jour, il avait été rencontré en ville, se promenant comme un liourgeois.Notre pauvre ami est mort entre les bras de notre confrère Lucien Lasalle, qui a eu la triste chance de lui fermer les yeux.Hector Berthelot était un type, il personnifiait l'esprit canadien, c'est-à-dire qu'il unissait à l'esprit gaulois, la finesse normande, augmentée du sel particulier de l'humour anglais.Nul mieux que lui ne savait tirer partie des événements et extraire d'eux tout ce qui pouvait donner carrière à sa verve gouailleuse et satirique.Malgré la rudesse des coups qu'il portait, Berthelot a su ne passe faire d'ennemis.On sentait que la méchanceté étail absente et que l'esprit seul agissait.Berthelot était uu ami sûr et un camarade obligeant.Lui disparu, son journul ne continuera probu- LB PAS8K-TKMPS 243 blement pas de paraître, faute d'un écrivain capable de le remplacer.La mort d'Hector Berthelot creusera un vide dans la presse Montréalaise où il a laissé des traces profondes et honorables.Mme PERKIER Mine Perrier dont nous publions le portrait en première page doit tenir l'emploi de 2e Dugazon dans not re I roupe d'iipérn, t "est une artiste consciencieuse, infatigable et dévouée à son directeur.Elle a partagé avec son mari, le trial d'opéra comique de la troupe, maints succès sur différentes scènes européennes, tant pour la douceur de son chant que |>our l'excellence de son jeu.("est uni' comédienne cous.niée.Loi journaux de Knincc font les plus grands éloges de la troupe d'opéra qu'a formée M.Durieu pour Montréal, et qui doit arriver ici dimanche ou lundi, le 22 ou 23 courant.Le PakkfTkmps, jusqu'ici, s'est efforcé de publier au fur et A mesure quo le courrier les lui n apportées, les nouvelles se rattachant à l'entreprise et les efforts de M.Durieu pour constituer une troupe d'opéra de premier ordre.Isa t fiche du journal n'est cependant pas terminée.Outre des renseignements qui seront publiée dans cette chronique sur l'opéra, les explications si utiles des expressions de coulisses colll- mencées dans le précédent numéro seront continuées, et il sera aussi répondu régulièrement aux questions des correspondant*».Itenscigticr et instruire ses lecteurs sur lotit ce qui tient de près ou de loin il notre scène française, voilà la mission que le journal s'est tracée dès son apparition.La faveur avec laquelle le public a accueilli notre publication nous prouve amplement qne son utilité devient de plus en plus incontestable.Un curieux veut savoir ce que l'on entend par grand opéra, opéra-comique, etc.L'opéra est l'œuvre musicale par excellence et il exige pour son exécution parfaite, le concours de tout ce qu'il y a de plus exquis dans toutes les branches des beaux-arts.Un Opéra offre eu quelque sorte la dernière expression du génie humain ii l'époque où il est représenté.Cependant, on peut ne l'envisager qu'en lui-même, c'est-à-dire dans sa partit ion : c'esl atot s une composition à la fois dramatique et musicale dont les diverses parties sont l'ouverture, l'introduction des récitatifs, des airs, des duos, des trios, dis ijiiat mois, des quiiiqucttc, des choeurs et ordinairement des finales à chaque terminaison d'acte.Toutes ces parties ne sont pas essentielles ; le compositeur n'emploie que celles qui peuvent servir à l'agencement et ù l'intérêt du drame tel qu'il l'a conçu.Connue genre, les opéras se divisent encore, suivant la nature des impressions qu'ils veulent exciter, en opéras sérias, ou grands opéras, et opéras sein i sérias ; leurs noms indiquent la nuance qui les sépare ; les premiers correspondent à la Ira gédie et les seconds à la haute comédie ; ils n'admettent jamais le dialogue en prose daus les intervalles des morceaux de chant et le nui placent par des récitatifs; l'opéra-comique, qui admet, au contraire, le dialogue en prose; l'opéra-Imuffe où tout se chantait, à l'origine, comme dans l'opéra séria ou semi-séria, et qui ne se distingue maintenant de l'opéra comique que par une nuance marquée de bouffonnerie ; l'opérelle, enfin, qui est le diminutif de l'opéra bouffe.t Le mari de Mme Langtry vient d'instituer des poursuites devant les tribunaux américains pour obtenir le divorce.Sir Henry Ikvim; Tout le inonde connaît M.Henry Irving qui, depuis quatre mois environ, esl chevalier de Sa Majesté la reine Victoria.Grand, maigre, un peu voûté, la démarche saccadée, le visage long, encadré d'une chevelure grise qui ' lui retombe sur les épaules, il a une physionomie éminemment caractéristique.L'œil noir, brillant, enfoncé dans l'orbitre, est ombragé de sourcils touffus et protégé, à la ville, par un pince-nex chevauchant un ner.droit.Le teint est mat, la bouche spirituelle, le menton accentué, dénotant une volonté ferme et tenace.L'expression dans son ensemble est à la fois sympathique et énergique.Né en 1838 à Keinton, près de filadstonbtiry, en Somersetshire, M.Irving débuta en 1856m théAtre de Sunderland, puis joua la comédie à Edimbourg.Kn 18SW, il lit ses débuta à Londres, au Princess's Theatre et, au Itout de quelques mois, repartit pour la province où il resta jusqu'en 18c ; La terre en fait un blé nouveau : L'homme ainsi s'endort daus la tombe Pour se réveiller au lierceau.Denis Langat. LE PAS8FJ - TEMPS 247 LA MODE Noua voici déjà arrivés à l'automne, et l'animation est grande parmi ceux et celles qui vivent de la mode.Les modistes sont ordinairement prêtes avant les autres.Cependant, cette année, elles semblent éprouver une légère indécision : Quel est le chapeau que l'on portera t Seront-ils grands, seront-ils petits.Voilà luquesti'-n.Pour la résoudre, on fait les deux genres, laissant les dames choisir elles-mêmes ce qui leur va le mieux.Comme coiffure intermédiaire, la petite capote s'empare île nouveau du succès, et met tout le monde d'accord, car rien n'est plus joli et plus seyant que ces chiffons perlés et brodés, avec les ailes de dentelles ou simplement un très large nœud accompagnant, de manière si élégante, les cheveux en oreilles d'épagneul adoptés par la mode.Le chapeau-chenille est aussi appelé à une très gnindc vogue.Les élégant»* persistent à garder aux manches des dimensions tout à fait disproportionnées.Rien n'est si laid que le chapeau de paille blanc, haut (le calote, que des excentriques portent tout à fait sur l'arrière du chignon qu'elles bâtissent- tout exprès d'une longueur démesurée.Dans la mode comme dans tout, il faut savoir garder les proportions.A la veille de l'ouverture de la Baison théâtrale, nous avons cru utile de donner à nos lectrices une gravure montrant une blouse pour le théâtre.Elle se confectionne en satin et s'agrafe an dos.Le plastron plissé-est rapporté et cousu sur la doublure ajustée, ou bien peut se faire ajouré, eu enlevant la doublure qui Se trouve dessous.On encadre cet empiècement d'une broderie pailletée ou d'une guipure très grosse re-bTodée de perles de jais.Les plis (jii plastron rejoignent le haut de la manche et sont garnis sur le haut du bras, d'une pat tu de broderie.Le devant et le d os de la blouse sont ornés de deux gros plis creux : ceux du dos sont tend us sur la doublure et, devant, ils forment liouf-fant avec- le corsage.Ceinture en ruban, nouée de coté.Manches à épaules tombantes, terminées par un bracelet de ruban.Les plis du dos se rejoignent à la taille et, en se rapprochant, cachent les agrafes.L- S CEREMONIES DU MARIAGE EN FRANCE Enfin voici le grand jour: ''le plus beau de la vie !" Indiquons ra- de suite.Au mariage civil n'assistent généralement que les parents et les témoins des nouveaux époux ; les autres invités assistent seulement à la bénédiction nuptiale.La messe dite, les deux familles se rendent à la sacristie dans l'ordre où elles sont entrées à l'église: elles en sortent autrement.Le père du marié donne la main à la mariée, le marié à la mère de la mariée, le père de la mariée à la mère du marié.La mariée monte alors dans la première voiture, ayant auprès d'elle le père du marié et.devant elle, celui-ci avec sa propre mère.Le diner est donné par les parents de la mariée.< 'elle ri est placée à table entre son père et son beau-père ; en face d'elle se trouve le marié, entre sa mère et sa belle mère ; les places suivantes adroite et à gauche sont occupées par les témoins respectifs des deux parties.I* liai est ouvert par les nouveaux mariés.Les mariés doivent des visites dans le mois qui suit.leur union ; ajoutons que ceux qui les ont reçues doivent les rendre dans la huitaine ; d'ailleurs une visite est comme un salut : elle se rend toujours ; un personnage haut placé ne rend point la visite de son subordonné, c'est à peu près la seule exception.Les personnes qui ont assis té au repas de noces doivent en outre un dîner aux mariés.Blouse pour le théâtre.pidemeut toutes les formalités qu'exige ce plus beau jour-là.Le mariage a lieu à la mairie d'abord et, ensuite, à l'église du domicile de la mariée.Le marié se rend avec sa famille au domicile des parents de la future ; celle ci monte dans la première voiture, sa mère est auprès d'elle, son père et un autre parent en face ; le futur prend place dans la seconde avec ses parents.Le père de la mariée donne la main à sa fille pour la conduire à l'an Ici ; le marié est accompagné de sa mère ; puis viennent le pore du marié avec la mère de la mariée, et ainsi LA CONSERVATION DES FLEURS __ Dédié à nos lectrices qui aiment les (leurs.En dehors des nom breux procédés préconisés jusqu'ici pour la conservation des rieurs dans les vases, où, hélas ! si vite elles se fanent, en voici un d'une simplicité enfantine.Gardez vos Iwjuquets, mesdames et mesdemoiselles, dans de l'eau distillée, ou mieux encore de l'eau de pluie.Ils conserveront leur fraîcheur au moins quinze jours il trois semaines.Essayez, mesdames ! - L'touour.l'amour qu'on aime tant, Est comme une montagne baute : On la monte tout en chantant, On pleure en descendant la cote. 248 I.E PASSE- TEMPS THE HIGH SGH00L GABETS MARCHE 80TJSA.• 9 • • /L\y & 1 km k \ to g • • o - ¦ » I—p- • m ffif i—ï—*—1—•— ^ r p i— W^ffïtl iht.fr m • m • -**- -0- -t*- -9~ ev»-•—•—#-Trr" r t~t~t~ P ta • • • « I \ Hi -Aa-|52_ h©-©— —*——i-—— Ted.v r f—i—t- -F—»H "#~- »-B-t m 1 • r-1- e ¦ ftffr if.fr ¦j! * ¦f- 1 * r t "î* * r j r I * * ml ——— p i i » i./ • s-1-a 1— -*- ir 1 f i Ij ¦ 1 £2.——i—} i »— —•-1 • Hi—p-flL- »— »—i ¦V-1-* «» « I —P—« —#- — »—1 jr^f -- ¦xl t ÊJ fc— 1 Nlrrl __*fe-1__ 1 i -f • — 4 * /j^,— -J—é^-'?—5-B- _u-^rr- I cœur s'est fer-mé ; fois con-lir-mé, cœur est clmr-mé, 5=C Ne le dis pas, ah 1 de gra ce tais toi I Ne le dis pas, lais - se - moi mon er - reur, Ne le dis pas, il fau-drait en mou - rir, "-ir- -3—5—t—ï -«—-i-h- 1 -1« t>" -g—5 I Rek.Lais - se-inoi croire au lion-heur d'être ai-mé I - - _ —2z — —— bei wz±£ II 252 LE PASSE - TEMPS DE TOUT UN PEU ToM-PmrcE L'armée du Salut a fait uue recrue qui, paraît-il, vaut son pesant d'or.C'est un nain hollandais, connu sous le nom de Kayser, et qui jadis s'exhiba à la foire du Trône, sous le nom plus romantique de Tom-Pouce.Le nouveau salutiste, dit VIndépendance belge, se promène aujourd'hui en uniforme dans les rues d'Almelo et dirige souvent les exercices religieux.Dans ce cas, le public afllue aux réunions.Les métiers bizakkkn Vers le milieu de l'année, les re-tapeurt de pom me» de terre font de lionnes affaires.Oyez plutôt: A la tombée de la nuit ou le matin, dès patron-minette, ils se rendent sous l'arche d'un pont désert, et là, des commerçants plus ou moins scrupuleux leur apportent, parcais-ses, des soldes de pomme île terre qui, en vieillissant, ont perdu leur aspect printiinier.On jette les pommes de terre dans des baquets et les retapeurs, les pieds nus, le pantalon retroussé jusqu'aux genoux, se mettent à les piétiner vigoureusement.Après un quart d'heure de cette opérution, les tubercules ont élagué leur ancien tégument et redeviennent blonds et satinés.Alors on les retire, on les fait égontter, puis on les emballe dans des paniers garnis de papiers immaculés.Et, le lendemain, ces vieilles pommes de terre sont passées au rang île primeurs et vendues pour telles, aux Halles, à nos cordons-bleus.Les bienfaits de l'association On va fonder prochainement à Bruxelles une " Coopérative intellectuelle," dont les promoteurs offrent à leurs futurs associés, journaux, livres et revues à prix réduite.Le prospectus de l'œuvre nouvelle se réclame du patronage de MM.le baron de Uauteville, Camille Lenionnier, Em.Verhœren, etc.Pour les coopérateurs intellectuels comme pour tous les autres coopérateurs eu général, le premier résultat visé est l'économie pécuniaire.Mais le manifeste de la nouvelle associât ion découvre des visées plus hautes en présentant la Société projetée comme un vaste organisme à la fois scientifique et littéraire.Voilà qui est peut-être ambitieux.L'initiative, eu tout cas, est louable et exemplaire.LES ECHECS problème No 16 Par K.b.Schwann noirs mm m ¦ ¦ ¦ ¦ s in % ri :à r% ' 1 I ¦1 1 5 A; m m m*) % blancs Les blancs jouent et loot mat en 3 couu Solution du Problème No 15 1 C 4 CD 2 D 4 FD ech 3 f 5 CR mat 1 C4 CD 2 F 5 CR éch 3 D s TR mat 1 C 4 CD 2 T 2 FR éck 3 i' 2 R mat 3 D pr P mat i C 4 CD 3 P 7 R éch-déc 3 D ou F on C fait mat i PprC(ou Al »R6R (Al 1 R 6 R 2 R S D (b) 1 P 8 C fait D 2 R 5 CR Si 2 R 6 R (C) 1 R 5 C 2 ad libitum RECREATION Comment écrire herbe séchée en 4 lettres.Solution du problème No 16—Ronde-Onde.LA CUISINE Manière de faire réchauffer les rôtit.—Enveloppez votre restant de rôti avec des feuilles de papier beurré, mettez-le au four ou à la broche avec une chaleur douce pour qu'elle ait le temps de pénétrer ; augmenter graduellement et, lorsque vous serez assuré que le morceau est atteint, développez-le, arrosez avec du jus et.servez.vient 0£°araitre Ne vous '-i-.sk/ pas.—Chanson comique, créée par Bleau au Parc Sohmcr el au Parc Royal 1 prix 5 cts.Arthur You, éditeur, Montréal.LE PERE la Victoite.—Chanson-marche créée par DeBrigny au Parc Sohmer ; J.E.Bélair, éditeur, Montréal.A NOS II 4 III its /',/, ci i/ui nos h rieurs verront de nos gravures et dessins dans le numéro d'aujourd'hui, il leur sera facile de constater que la direction du Passe-Tumi's a résolu de ne rien épargner pour conserver au journal son cachet essentiellement artistique et agrandir, si cela est possible, sa sphère d'influence dans tout, ce qui touche aux choses de l'art.Dorénavant un artiste spécial sera attaché au journal et nous fournira ample moisson de dessins nouveaux, originaux et inédits.Nos lecteurs, nous en sommes convaincus, apprécieront nos efforts dans cette direction el nous en tiendront compte.Feuilleton du PASSE-TEMPS le drame -de— L'HOTEL DE BOL DEUXIEME PARTIE .I Uue après-midi de septembre i toriunnt.Un ciel bleu, mi-gris, éclairé par un soleil indolent comme un pacba.Autour du soleil, de gros nuages tranquilles, avec des rondeurs blanches, comme de gigantesques balles de coton.Les arbres sonl roux.Ix-s plaines sont ternes, les vent brutal, plein de mains invisibles, arrache des poignées de feuilles jaunes aux létes lamentables des Irais C'est un soir de paresse.Il ya des odeurs de dimanche dans l'air.Et le» sentier» ombreux de loi.t ces sentiers ai gascons.où l'on trouve des déclarations d'amour inscrites au couteau sur l'écorce de tous les arbres, sont peuplés de fillettes folles, pendues an bras de garçonnets tout aussi rai sonnailles.Une maisonnette isolée est là, adossée à la haute colline.C'est une maisonnette blanche, comme il sied, avec sa façade bon -néte et joyeuse, tournée vers le midi.Devant : des miniatures de sapins rigides, ayant la prétention de convertir la pelouse en uu parc anglais.Tlcrrière : la pente bouée du coteau, dont les arbres aux branches athlétiques s'avancent jusque sur les muraillis, et semblent des végétaux forcenés poussant celte maisonnette qui les gène, et voulant la faire dégringoler de II.Tout eu lias coule la Oaroune, la large et majestueuse Garonne.Et, sur ses bords, au loin, magnifiquement, comme une apparition de féeries, Bordeaux se découvre, Ii, et des é|>arpillements de faubourgs cou i,issible, et empêcher à tout prix Mibuèle de se trouver en présence de ce Victor Labanère.Trois jours après le crime, il lui était venu uu remords affreux.Il entra daus cette chambre 7.Personne ne lui avait répondu quand il avait frappé.—Il est sorti, pensa Duprat.Il entra, et il fit quelques pas dans la chambre.Labanérc était chez lui Duprat balbutia.— Bonsoir, monsieur! Il ne put rien dire pendant plusieurs secondes.—Et votre doigt ?demanda-t-il ensuite, confusément.—Il va t: ès bien.J'ai subi une petite opération.Ce sera guéri daus quelques jours.Duprat n'écoutait pas.Les yeux hagards, il n gardait une planche sur un porte-mau teau, une planche oii il chercha vainement deux vieilles bottines éculées.Duprat était entie dans la chambre pour faire disparaître les valeurs qu'il avait glissées dans ces chaussures, après avoir tué Griflbnny.Et il s'époi gea le bout en écoutant les explications techniques que Victt r Labacèie donnait, a propos de son doigt écrasé.—Il lea a jetées ou vendues à quelque fripier, se dit Duprat en poussant un soupir de consolation, Kt il n'aura pas regardé dedans avant de s'en débarrasser.Il se leva, très joyeux en songeant qu'il n'y avait plus que les habits dans les communs, et quelques autres indices de moindre importance.—Il cn réchappera peut-être ! se dit-il.Kt il sortit aussitôt, en donnant force poignées de main au jeune homme Le lendemain matin, quoique les réparations ne fusseut pas terminées à la maison, Duprat ordonna à Madelec de commencer le déménagement.Kt voilà pourquoi, ce dimanche de septembre, la villa Miquèle, habitée par Duprat, sa fille et son domestique, aspirait du soleil par toutes ses fenêtres ouvertes.Tout à coup, à une croisée du rez-de-cl aussée, une téte apparut : une tête brune, vive petite, trouée de deux larges yeux noirs.La tête de Miquèle.Et, sur cette tête, il y avait un grand chapeau dont les ailes, surchargées de plumes, semblaient vouloir s'envoler.— Es-tu prêt, papa I demanda la jolie tête brune.Kt les yeux noirs de cette tète regardèrent, là-bas, nu bord de la Garonne, une grande chose rouge, uu transport de l'Ktat, qui devait être lancé dans quelques heures, au moment de la marée.—Nous allons être en retard ! reprit Miquèle.Et ses yeux, allumés de bonheur, ne quittèrent pas la mnsse éclatante du vais seau, dont les abords se noircissaient déjà d'une lourmilièrc humaine.Dans le petit chemin qui passait devant la maison, des couples espiègles se promenaient, s'amusant à Iraluer leurs pieds dans les feuilles mortes.Duprat apparut, faisaut uu dernier pli à sa cravate.Il était tout vêtu de noir, comme il convient aux hommes décorés, et la chair rubiconde de son cou puissant, ses moustaches cn brosse, ses sourcils durs, hérissés sur rleux yeux gris d'une acuité extraordinaire, lui donnaient cet air sévère et martial qui provoque les saluts militaires des jeunes gens.—Voilà ! partons ! dit le capitaine, après avoir embrassé sa fille.Mais celle-ci tourna la téte vers le haut du sentier, et resta appuyée à la fenêtre.Quelqu'un venait de là ; un jeune homme.On distinguait vaguement sou visage, à travers des branches d'arbre —Papa, regarde donc ! dit Miquèle à de-nii-voix.Duprat regarda.Kt tous les deux te turent, pris d'un malaise subit.—N'est-ce pas que c'est lui ?balbutia Miquèle.Duprat pâlit.—Qui, lui ?demanda t il, d'uue voix qu'il s'efforçait de rendre normale Le jeune homme approchait, fouettant les feuillages avec une badine.—Lui, tu sais ?là-bas, à Bordeaux.Elle s'arrêta.Le jeune homme était tout prêt.Il aurait pu eutendre.C'était un garçon de vingt cinq ans environ, de taille moyenne, de physionomie expressive et irrégulière.Il était uiaîgre, il avait des moustaches et des cheveux châtains, et des yeux vifs et roux, bougeant dans sou front large avec une extrême rapidité.Il regarda par dessus la muraille, et Duprat fit uu mouvement pour ne pas se laisser voir à la feuêtre.Le jeune homme eut un léger cri de surprise.—Tiens ! lauça-t-il, à part.EL intrigué, il regarda Miquèle.La jeune fille rougit.—Papa, dit-elle à demi-voix, faut-il le faire entrer ?Duprat s'avança résolument.Mais le promeneur s'éloignait.Au moment où il allait disparaître, il tourna la tête et regarda de nouveau Miquèle avec une sorte d'hésitation.—Il nous a reconnus, se dit Duprat dont le visage était devenu plus pâle ; je ue peux pas le laisser partir comme ça.—Bonjour, mousieur Labanère ! salua t-U de loin, avec un sourire qui put paraître accueillant.Le jeune homme s'arrêta.—Bonjour, monsieur Duprat ; bonjour, mademoiselle ! —Vous ne voulez pas entrer un instant ?—Mais si, volontiers I Et Victor Labanère entra, un peu gauche, avec une politesse exagérée.—Asseyez-vous donc I lui dit Duprat, en avançant un fauteuil.Miquèle s'était assise près de la croisée.La tête basse, elle feuilletait un livre avec beaucoup de gravité, et, très impolie, feignait de lire des passages intéressants.Il y eut une grande minute de malaise, pendant laquelle personne u'osa parler.Duprat, dont les lèvres tremblaient, ouvrit le premier la bouche pour dire quelque chose ; il ne savait quoi.—Et votre main ?est-elle guérie ?—Oui, répondit le jeune homme, heureux de rompre le silence.Ce n'était pas grave- Je n'ai même plus besoin d'un bandeau.Uu doigt raccourci, voilà tout.A leur tour, les lèvres de Miquèle tremblèrent.Elles sentaient, ces lèvres, qu'elles auraient dû dire une k ni- de choses, comme ceci : " A propos, moi sieur, je suis vraiment confuse d'avoir été la cause de tout cela, et je voua dois bien delà reconnaissance pour ce que vous avez fait en cette occasion.Croyez, monsieur, que." Mais les lèvres susdites se contentèrent de trembler, puis de se laisser mordre l'une après l'autre par les quenottes menues qu'elles recouvraient ; et leur propriétaire, après avoir vainement cherché une formule comte et point banale pour exprimer les réflexions qui lui venaient, se remit à feuilleter sou livre, avec une gravité croissante, et A lire, pour la vingtième fois, uu passage quelconque, dout elle n'arrivait pas à comprendre un traître mot.— Ah ! sans vous, monsieur, lança Duprat, qui voulait eu finir tout d'au coup, sans vous, ma fille aurait certainement passé un mauvais quart d'heure ! Le jeune homme esquissa uu sourire modeste, en pensant au fond, ce qui d'ailleurs était la vérité, que, sans lui.ce qnart d'heure aurait été simplement le dernier passé par la demoiselle.El il rougit d'orgueil en se rappelant que deux journaux de Bordeaux, et même une gazette de Liboume, avaient célébré cet ex ploit sur le mode lyrique, après une communication adressée aux directeurs de ces feuilles par l'humble héros lui-même.—Vous alliez peut-être au lancement de la " Dordogne ?" tic manda Duprat uu peu inquiet Ici Victor Labanère retrouva toute sa loquacité.—Oui, je dois y assister eu ma qualité de correspondant des journaux parisiens, dit-il avec une importance mal déguisée.Miquèle qui ne voulait pas passer pour uue fille muette, hasarda : —Monsieur est correspondant de journaux de Paris ?—Oui, mademoiselle ; je collabore à la 264 l,K PASSE TEMPS Fraternité " et i la "Jeune Lyre," répondit Victor, en saluant à demi.Et la jeune fille esquissa un geste de félicitations, avec sa tête, quoiqu'en vérité elle n'eut jamais entendu parler de ces publications.—Le lancement d'un navire de guerre est toujours un événement à signaler, reprit Victor, et, quoique ce ne «oit pas excessivement folâtre, il me faut le voir pour en rendre compte.I.i jeune fille exbiba une petite moue approbatrice.— Oui, sans doute, c'est très ennuyeux d'assister à ce lancement, sembla-t-elle dire, dans uu liaussement d'épaules, mais c'est une corvée que je dois remplir, moi aussi, en ma qualité de fille de capitaiue au long cours ayant des relations avec le constructeur du vaisseau.Et.ce pensant, elle regarda avec un impatient désir la coque éclatante du transport que le soleil faisait rutiler au bord de l'eau, comme un énorme charbon rouge.—Ces correspondances vous demandent beaucoup de travail, monsieur ?demanda Duprat, d'une voix un peu sèche d'ancien commandant.—Mon Dieu, non ! Seulement, il faut être à l'affût des nouvelles, lire les journaux de la localité, ce qui n'est pas toujours récréatif.A ces paroles, Victor eut un léger plissement de lèvres du meilleur goût.—Il faut, coutinus-t-il, courir au télégraphe, envoyer des dépèches pour signa 1er les piétons écrasés par les omnibus, et les chiens enragés perdus par leurs propriétaires.Il s'arrêta ici, pour accueillir le sourire d'admiration que ces mots avaient coutume de provoquer parmi les petites gens.Puis, achevant sa déclaration par le procédé ordinaire, il tira un journal de sa poche, le regarda : —Tiens, il y a justement quelque chose de Bordeaux I laissa 1 il échapper, en regardant la troisième page.Ah ! oui ! l'incendie d'avant-hier.Et il reudt le journal dans fa poche, juste avec assez de précipitation pour se faire dire : —Voudriez vous nous permettre de lire votre compte-rendu f —Comment donc ?Ce n'est vraimeul pas la peine.répondit Victor au capitaine, qui, pour être poli, avait posé l'inévitable question.Et Duprat lut tout haut, afin de s'acquitter envers le sauveur de sa fille ¦ TÉLÉGRAMMES ET CORRESPONDANCES '* Bordeaux, 24 septembre.—Uu incendie d'une violence extraordinaire a éclaté hier soir, dans les ateliers de MM.de Loperrière frères, situés cours Saint-Jean, 318.Tout a été la proie des flammes.Les pertes couvertes par des assurances, sont évaluées à plusieurs centaiues de mille francs.I«cs 1 (impiers ont fait leur devoir." Pendant cette lecture, Miquèle allongeait le cou avec intérêt, tandis que Victor La banère affectait de parler autre chose, pour bien prouver que l'article était_sans importance.—Monsieur, je vous remercie.C'est très intéressant ! proclama Duprat qui commençait ii s'impatienter.Mais il fallut parler de choses et d'autres.Duprat se taisait, pour faire comprendre à ce visiteur inattendu qu'il serait temps de remettre la conversation à une autre fois, Labanère, lancé dans des considérations sur l'utilité des journaux bien renseignés, ne comprit pas du tout.Son visage s'animait ; sa bouche largement fendue, son menton mal venu renfoncé sous de petites moustaches, et surtout ses yeux bruns, courant de chaque coté de son nez un peu fort, comme deux écureuils qui auraient joué à cache-cache, prenaient une expression singulière qui fait ait oublier le mauvais effet produit d'abord par sa figure incorrecte.Il parla de sujets sans suite et sans lien, avec une volubilité croissante ; du transport qu'on allait lancer, de la politique de colonisation, des derniers romans parus, de la cité qui l'avait vu naître, du relèvement de la patrie, du " Prophète " qu'on venait de monter au Grand '1 heitre.de ses parents morts depuis une vingtaine d'années, de son tuteur auquel il avait fait un procès, de ses goûts eu poésie, de la façon tout à fait originale dont il comptait dépenser sa petite fortune.—A propos, dit-il, saus aucune transition, savez- vous qu'on est venu fouiller chez moi, au sujet de l'sssassinst de Griffonny ?Duprat quitta sa chaise.— Que dites-vous là ?demanda-t-il brusquement.—On a fouillé chez tous les locataires de l'hôtel, et on a vidé les fosses d'aisances, espérant découvrir quelque objet qui mette sur les traces du coupable.Duprat crut tomber sur le parquet.—Et a-t-on trouvé quelque chose, monsieur ?demanda Miquèle, réellement intriguée cette fois.—Je ne sais pas, mademoiselle.I,es résultats de cette enquête n'ont pas encore été divulgués, ie crois ; mais un de mes amis, très bien placé pour savoir ce qui se passe, m'a assuré que la police était sur une piste excellente- Dupratnedit rien.Il alla prendre son chapeau placé sur un guéridon, et resta immobile comme un mannequin de tailleur.—Il faut espérer qu'on ne tardera pas à découvrir le criminel, dit Miquèle avec animation.Des assassins comme celui-là sont vraiment des monstres.Avez-vous vu les blessures de la victime, monsieur f —A peine, répondit Victor, mais il est reconnu que le crime a été commis avec une férocité épouvantable.Ce pauvre Gril-fonny avait des coups de poignard iusque dans les yeux.Quel qu'il soit, allez, mademoiselle, cet assassin est sûr de sou affaire.—Ah ! certainement oui ! approuva la jeune fille.Duprat n'avait pas bougé.Il entendait en lui des tourbillons de sang qui faisaient tinter ses oreilles.—Je vous souhaite le lmnjour, monsieur, lui dit Labanère, en prenant congé.Et il tendit sa main droite, celle qui n'avait pas de blessure.—Bonjour, monsieur ! répondit Duprat dont les yeux s'injectaient de sang.Et, à son tour, il tendit la main vers le jeune homme.Mais il réfléchit, pendant que sa main allait à la rencontre de celle de Victor, et il la retira malgré lui, brusquement, comme si un être mystérieux venait de surgir entre eux, pour séparer cette main loyale de cette main traîtresse.—Bonjour mademoiselle ! dit le journaliste en s'inclinanl légèrement.—Bonjour, monsieur ! répondit Miquèle très froide, assaillie soudain par le souvenir de tout ce qui l'avait crispée, dans la conversation prétentieuse de ce visiteur.Et la jeune fille se remit à lire dans son livre.Duprat regarda s'en aller le jeune homme.Et il respira longuement quAnd il entendit la barrière de bois se refermer sur le sentier.Des bruits de feuilles sèches, foulées par des pas, retentirent, s'éloignant peu à peu.C'était fait.Parti.Et Miquèle aussi poussa un soupir de soulagement — Eh bien, sortons-nous, papa ?deman-da-t-elle, en se jetant au cou de son père.Mais Duprat ne répondit pas.Il semblait inerte, assis négligemment sur le coin du guéridon, le chapeau toujours à la main.—Qu'as-tu, voyons ?Il faut partir.Nous allons arriver eu retard.Tu sais que c'est pour trois heures.Duprat parut se réveiller.De grosses gouttes de sueur brillaient sur son front chauve.Il tressaillit ! —Hein ?qu'est-ce que lu dis?—II faut nous en aller, c'est l'heure.—L'heure de quoi ?—Du lancement de la " Dordogne." Duprat fit quelques pas dins la pièce.—Nous n'y allons pas ! répondit-il brusquement.Miquèle le regarda avec de gros yeux effrayés.—Papa, qu'as-tu ?que dis-tu ?Pourquoi es-tu comme ça ?Viens donc ! oh ! je t'en prie, papa ! Il se mit à pleurer tout à coup, en embrassant sa fille.—Non, Quéquèle, nous n'y allons pas.Ca te fait beaucoup de peine ?—Oh ! certainement oui ! ça m'en ferait beaucoup ! dit Miquèle dont le menton avait ces plis tremblants qu'a le menton des enfant» qui vont pleurer.—Pauvre Quéquèle ! embrasse-moi.Je suis.—Tu es ?.malade peut être ?—Oui, je crois, malade.C'est impossible, vois-tu, nous n'y allons pas ! (A continuer^ le passe-temps UNE LEÇON DE MUSIOUE A CHAQUE NUMERO PREMIERE PARTIE NOTIONS PRELIMINAIRES ' ¦*' ' jtv.-mkmuuk a «iuatkk lltirs Dans la mesure à quatre temps, le icr temps est fort, le 2e est faible, le 3e demi-fort, le 4e faible.Rappelons que pour battre la mesure à quatre temps on marque le 1er temps cn abaissant la main ; le 2e, en la portant à gauche ; le .3e, cn la portant à droite ; le 4e, en la levant.Dans la mesure à quatre temps, indiquée par le signe Q ou par un 4 ou par la fraction \ la ronde et la pause valent 4 temps ; la blanche et la demi-pause, 2 temps ; la noire et le soupir, 1 temps ; il faut deux croches par temps.Exercice pratique.—Faites la lecture rythmique des exercices suivants.Respirez aux viigules ou aux divers silences que vous rencontrerez.12 3 4 ¦\ 123 4 • m é Exercice oral.—Comment bat-on la mesure à quatre temps ?—Quels sont les temps forts et les temps faibles de la mesure à quatre temps '—Dans la mesure indiquée par le signe C, que valent la ronde, la blanche, la uoire, la croche ; la pause, la demi-pause, le soupir, le demi-soupir ?Exercice écrit,—Copier les trois exercices de la mesure a quatre temps.PROFESSEURS DE MUSIQUE Guillaume Couture, 58 Université.W.Davignon, 1180 St-Denis.Mme V.Defoy, 147a St-Hubert.A.P.V.Delfosse, 186 Ste-Elisabcth.Mlle F.Drummond, 57 St-Hypolite.Dominique Ducharme, 153 Bleury.J.A.Duquette, 433 Dorchester.Achille Portier, 742 Sherbrooke.Paul Wiallard, 29 Bishop.Arthur Lètond.tl, 2241 Ste-Catherine.Charles Reichling, '2319 Ste-Catheiinc I.Silverstone, 37 Hutchison Ii.Van I.oock, 239 Wolfe.E.Archambault, 221 Berri.Hubert A.Baker, 51 City Councellorj.A.Béique, 62 St-Denis.Mme A.Breton, 310 Dorchester Mlle Alice Cardinal, 152 Murray.Aug.Charbonnier, 584 Amherst Edw.Clarke, 1410 Ontario.Mlle Sarah Coté, 35 Hudon.Mlle Alphonsine Delisle, 3263 Notre-Dame William Bohrer, 28 McKay Piano Arthur Pcpin, 1998 Ste-Catherine.Mme J.B Côté, 225 Drolet.Mme Clark, 6 Desjardins, Maisonneuve.Mlle Millar, 729 Sherbrooke.Mlle Marguerite Sym.6 Buckingham-Arthur Deschamps, - 267 rue Kullum, Montreal Violon Achille l.cjeune, 480 Craig.J.Herbert Marceau, 138 Peel.Albert Renaud, 28 rue Napoléon, Stc- Cunégondc.J.J.Goulet, 29 Av.du Collège McGill.F.Jehin-'Prume 64 Av.Collège McUill.Chant .Mme P.Latcher, 1356 Ontario, Montréal Mlle Lerichc, 1924 Ste-Cathe'ine.Cultare et Mandoline Mlle Tétreault, 255 St-Hubert.A.C.I-achance, 325 Dorchester.W.Sullivan, 44J4 Aylmer.Flute et Plocolo François Boucher, 675 Berri.C Maggio, 146 Montcalm.Ulric Cingras, 353 Berri Clarinette Jacques Van Poucke, 221 Craig.Cornet Louis Van Poucke, 221 Craig.viola I).McKerchcr, 228 Amherst.Trombone et Euphonium J.B.Renaud, 173 Visitation, Montréal Musique pour bals et aolreea Orchestre Ratio Frères 55 St-Louis.Orchestre Blasi, 147 SanguincL Orchestre Harmonie, 149 Dorchester.Fanfares Fanfare Stc-Elisabèth, 1114 St-Antoine, St-Henri.Fanfare de la Côte St-Paul, 1114 St-Antoine, St-Hcnri.Imprimeur de Musique Jos.E.Belair, 1613 Noire-Dame Accordeurs de Pianos dis.E.Beaudry, 412 Dorchester.Geo.Crcgan, 29 Ave.Collège McGill.Escrime Ecole gymnastique de Montréal, 1511 Notre-Dame.La salle de la Garde indépendante de Salabcrry.85 St- Jacques, professeur M.D'Hincourt. 1,10 passe tkmi's CHS.LAVALLEE SucceMtur
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