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Titre :
La bibliothèque canadienne
De vocation historique, encyclopédique et littéraire, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. [...]

La Bibliothèque canadienne, ou miscellanées historiques, scientifiques, et littéraires est une revue mensuelle publiée à Montréal de 1825 à 1830. Chaque livraison offrait des textes de son fondateur, Michel Bibaud, des extraits d'oeuvres de divers auteurs et plusieurs rubriques (biographies, anecdotes, variétés, notices nécrologiques, etc.)

De vocation historique, littéraire et encyclopédique, La Bibliothèque canadienne contient autant des articles de fond à teneur éducative que des textes littéraires contemporains. Jacques Viger, premier maire de Montréal, y publie régulièrement Ma Saberdache, chronique d'observations et de retranscriptions historiques.

Michel Bibaud, dans La Bibliothèque canadienne, se fait tour à tour botaniste, géologue, zoologiste, agronome, physicien, économiste ou mathématicien. Toutes les sciences exactes ont de l'attrait pour lui. D'esprit patriotique, il est aussi passionné par l'histoire du Canada et par la littérature. En plus de poésies, de satires et de chansons, on trouve dans chaque numéro de la revue une tranche de l'Histoire du Canada dont l'ensemble sera publié en volume par Bibaud en 1837.

La principale préoccupation de Michel Bibaud est l'avancement des Canadiens dans les sciences, les arts et l'étude de l'histoire du Canada. Pour stimuler leur volonté, il les compare à la population anglophone.

Avant de publier La Bibliothèque canadienne, Michel Bibaud est cofondateur, avec Joseph-Victor Delorme, de L'Aurore (1817), puis, en juillet 1819, il est rédacteur pour Le Spectateur canadien. En octobre de cette même année, il devient aussi rédacteur pour le Courrier du Bas-Canada. À La Bibliothèque canadienne, il se voue à la propagation des arts et des sciences, mais pas à la politique. Pour permettre à son rédacteur de prendre part aux débats politiques houleux du tournant des années 1830, La Bibliothèque canadienne fait place à L'Observateur, un hebdomadaire qui sera publié pendant un an à partir de juillet 1830, dans lequel il poursuit la publication de son Histoire du Canada. Il fondera plus tard d'autres publications : Magasin du Bas-Canada (1832) et Encyclopédie canadienne (1842).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. I, p. 49-53.

« Les revues de Michel Bibaud », Bulletin des recherches historiques, vol. 13, no 5, 1907, p 156-159.

SICOTTE, Louis-Wilfrid, Michel Bibaud, Montréal, s. é., 1908, 30 p.

TOUSIGNANT, Claude, « Michel Bibaud : sa vie, son oeuvre et son combat politique », Recherches sociographiques, vol. 15, no 1, 1974, p. 21-30.

Éditeur :
  • Montréal :M. Bibaud,1825-1830
Contenu spécifique :
lundi 15 mars 1830
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Observateur
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Références

La bibliothèque canadienne, 1830-03, Collections de BAnQ.

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La Bibliothèque Canadienne Tome IX 15 MARS 1830.Numéro XVIII.HISTOIRE DU CANADA, (continuation.) D\\S la nuit du 12 au 13 Septembre, les troupes anglaises traversèrent en plusieurs iLvisiom, dans des bateaux plats et des chaloupes, de la Pointe Lévy à la rive du nord, et débarquèrent aussi successivement à l'ance du Foulon, appellee aussi depuis Tance de Wolfe, sans que les Français s'apperçussent de leurs mouvemens, ou s'y opposassent.Un premier détachement composé de cent cinquante hommes, réussit d'abord a» vec quelque difficulté, à gravir la côte, après a voit délogé la garde française qui défendait le passage.Ce détachement fut bientôt suivi d'un gros renfort, et enfin de toute l'armée, qui se forma sur les plaines appellees les hauteurs d'Abraham.Elle se trouva en ordre de bataille à la pointe du jour, et s'avança alors pour prendre une position plus avantageuse, entre la ville et Tance du Foulon.Aussitôt que le marquis de Montcalm eût été informé du débarquement des Anglais, qu'il eût été si facile d'empêcher, s'il y avait eu des troupes pour s'y opposer, il se hâta de traverser la rivière St.Charles et la ville, pour venir offrir le combat au général Wolfe, laissant le marquis de Vaudreuil dans le camp de Beauport, avec un gros corps de Canadiens.L'armée française, ou plutôt son général, ne consultant que son ardeur, en cette occasion, résolut de tout tenter, malgré 1a disproportion des forces, et quoiqu'il ne tint supérieures, au de combattre le général anglais avec des forces qu'à Montcalm moins du côté du nombre.Il ne fallait pour cela qu'un peu de patience et de temporisation.La garnison de Québec pouvait se renforcer sur le champ, et la jonction de l'armée de Montcalm et du gros corps de troupes que commandait M.de Bougainville à Jacques-Cartier, pouvait s'effectuer dans l'espace de quelques heures : l'armée anglaise se trouvait alors, si elle voulait conserver sa position, entre le feu de la ville et celui de l'armée française ; et Ton avait encore le choix de coftilwt- T*>nm IX.V o.XVIiX 61 540 Histoire du C*>**d*> tre de suite, ou (l'attendre l'arrivée d'un nouveau renfort du gouvernement de Montréal ; en supposant qu'on eût eu le soin d'approvisionner Québec pour quelque temps, La précipitation du marquis de Montcalm commença le désastre des Français, et cede de Mi de Ramsay le compléta, comme nous le verrons un peu plus bas.Le marquis de Montcalm ayant été joint par M.de Senne— zerques, avec un gros corps de Canadiens, rangea son armée en bataille.Cette armée se composait d'environ deux mille homines de troupes réglées, de cinq mille miliciens, et de quatre ù cinq cents sauvages : celle de Wolfe n'était pas plus nombreuse ; mais elle se composait toute de troupes réglées et aguerries.Le combat commença par un feu de tirailleurs que firent les milices canadiennes et les sauvages placés dans des buissons, sur les ailes.Verc lés 9 heures, les Français s'avancèrent en assez, bon ordre ; mais ils commencèrent à tirer de trop loin, et le firent fort irrégulièrement, comme on le devait attendre d'une armée presque toute composée de miliciens ; car, selon l'expression de M.de Lévis, " les bataillons même étaient farcis d'un nombre d'babitans qu'on avait incorporés parmi les soldats," et les meilleurs d'entre ces derniers avaient envoyés à Jacques-Cartier.Le feu des Anglais, ail contraire, fut vif et bien dirigé : aussi leurs adversaires ne tardèrent-ils pas à perdre du terrain.Pour comble de mal, le marquis de Montcalm et son second, M.de Senne zergues, furent blessés mortellement, dans ce moment critique; et il ne se trouva personne, il paraît, un état de les remplacer.Le général Wolfe, qui se tenait en avant sur ia droite de sa ligne, à l'endroit ou l'attaque était la plus vive, fut aussi blessé, d'abord grièvement, et ensuite mortellement, par le feu des tirailleurs canadiens, au moment où los Français commençaient à reculer.* Il fut remplacé par le brigadier Monkton, qui, blessé lui-même dangereusement, quelques instnns après» fut contraint de céder le commandement à Townsend.Ce dernier sut profiter des avantages déjà obtenus, en faisant avancer à propos les troupes tenues jusqu'alors en réserve.Ce fut vainement que les Français continuèrent à faire des efforts sur leur droite, où se trouvait le.plus grand nombre des troupes réglées, pour prendre les Anglais en liane, selon le plan de Montcalm : ils furent contraints de reculer; et ce mouvement rétrograde entrain a la retraite (*) Les forces lui manquant, il s'appuya sur l'épaule d'un lieutenant, cjui s'agenouilla pour le soutenir plus aisément.Cet officier voyant let Français plier, s'écria : « Ils fuient (tlisy run) :—Qui sont les fuy ards, « dit Wolfe.—Les Français, «répondit le lieutenant.—Quoi les lâches fuient déjà, a rapartk le général anglais : Jt dois dtat m ourix content.» Hfitoir* lu Céntfda.lit précipitée de l'aile gauche et du centre.Le marquis de Vaudreuil, qui se trouvait, en ce moment, à la porte de la ville, 8 efforça de rallier les troupes, mais sans succès, M.de Bougainville, parti cle son poste aVec neuf cents hommes, selon M.de Lévis, et deux mille, suivant d'autres historiens, n'arriva pas as>ez tôt sur les dernières de l'aimée anglaisé, pour (Taire changer le sort dé la journée.Il attaqua un des postes de l'ennemi, mais n'ayant pas réussi à s'en emparer, et apprenant que l'armée de Montcalm avait été défaite, il se retira ver- ia vieille Lorelte, pour y attendre les ordres du marquis de Vaudreuil ?Les restes d?.l'armée battue traversèrent la ville, ct passèrent par le pont de l'autre côté delà rivière St.Charles.La perte en tués et blessés ne lut pas tie beaucoup plus considérable du côté des Français que des Anglais ; elle fut d en-viron cinq, cent cinquante dans l'armée de Wolfe* suivant M.Smith, et d'environ six cents dans celie de Montcalm, autant que nous en pouvons juger d'après le détail un peu confus de M, de Lévis ; mais îe nombre des prisonniers français fut assez considérable.M.de Sennezergues fut recueilli sur le champ de bataille, et porté sur un des vaisseaux de la flotte anglai.se, où il mourut le lendemain.Du nombre de ceux qui moururent de leurs blessures fut le colonel de St.Ours, qui, suivant M.Smith, avait dans l'armée le rang et faisait les fonctions de brigadier.Le général Montcalm fut porté dans la ville, après sa blessure, et mourut le lendemain au soir.Son corps fut déposé dans un trou qu'une bombe avait fait dans l'église des ursulines.Ayant appris des médecins qui îe pansaient que sa blessure était mortelle, et qu'il ne pourrait pas survivre au lendemain, il s'écria : "J'en rends grâces à la providence ; je ne serai pas témoin de la reddition de Québec.* • Mr.Smith, qui rapporte ces belles paroles du marquis cle Montcalm, ajoute, nous ne savons sur quelle autorité, rue M.de Ramsay Tétant venu Toir, et lui ayant demandé ses ordres pour la défense de Québec, le génô-ml lui dit : «Je ne veux plus ni donner d'ordres, ni nie mêler de rien; j'ai à m'occupe-r d'une affaire plus importante que votre place en ruine*, et ce misérable pays.- Avant de mouiir, continue le môme historien, il fit ce compliment ;\ l'armée anglaise: « Tuiscpie je devais avoir le malheur d'être défait, c'est pour moi une grande consolatnn d'avoir été battu par un ennemi si brave et si généreux.Si je revenais de cette blessure, je me frrais fort de battre trois fois autant de troupes comme celles que jt commandais ee malin, avec un tieis (îe troupes anglaises.» Outre que le marquis de Montcalm, non plus que le pays qu'il défendait, n'avaient pas eu jusqu'alors, que nous sachions, a se louer de la générosité des envahisseurs, nous avons pour contredire les paroles ct les fniimen* que l'historien anglais prête au général français, le témoignage d'un historien de beaucoup plus de poids, qui dit, que le marouis de Montcalm « avait eu U temps, avant d'expirtr, de songer au tilut dit 349 Nittoirt du Canada.Les débris de Parmée battue étant rentrés dans le camp de Beauport, on envoya cinquante hommes par bataillon pour renforcer la garnison de Québec.A l'entrée de la nuit, le marquis de Vaudreuil assembla un conseil de guerre, composé des commandans des différents corps, pour décider des mesures à prendre dans les circonstances où l'on se trouvait.Sur la crainte que l'on avait que les Anglais ne marchassent au poste de Jacques-Cartier, et sur l'exposé qu'on allait manquer de vivres, il fut décidé qu'on se retirerait, à l'entrée de la nuit.Afin que l'ennemi ne s'apperçut pas de la retraite ; et pour la faire avec moins d'embarras, attendu qu'on manquait de moyens de transport, on laissa le camp tendu, et l'on abandonna le bagage, l'artillerie, les munitions et les vivres.Ainsi dénuée de tout par la pusillanimité des chefs, l'armée se mit en marche en grand silence, passa par la Jeune et l'Ancienne Lorette, traversa la rivière du Cap Rouge, et arriva en partie, a la Pointe aux Trembles, le 14 a midi.M.de Bougainville, chargé de faire l'arrière-garde, eut ordre de rester, ce même jour, a St.Augustin.Les miliciens du gouvernement de Québec se dispersèrent pour s'en retourner chez-eux; une partie de ceux des autres gouvernemens en faisaient de même, tandis que d'autres pillaient dans les campagnes, sans qu'il fût possible d'arrêter ce désordre.On arriva le 15, dans le même ordre que la veille, à Jacques-Cartier.M.de Bougainville vint à la Pointe aux Trembles, d'où il écrivit à M.de Vaudreuil, afin de savoir s'il jugeait à propos qu'il y restât pour observer les ennemis.Le même jour, M.de Lévis, revenu de l'Isle aux Noix â Montréal, reçut une lettre par laquelle le marquis de Vaudreuil lui apprenait la défaite du 13, et le priait dele venir joindre à Jacques-Cartier, pour prendre le commandement de l'armée.Ce général se mit en route le même jour, après a-voir donné ses ordres pour la défense des frontières et pour la subsistance des troupes, et arriva à Jacques-Cartier le 17.Il rit part à M.de Vaudreuil des ordres qu'il avait donnés et de ceux qu'il convenait de donner pour empêcher la désertion, qui devenait de jour en jour plus considérable.Il lui représenta que pour arrêter ce désordre, le seul moyen était de marcher en avant ; qu'il fallait faire tout au monde et tout bazarder pour empêcher la prise de Québec ; et au pis aller, en faire sortir tout le monde, et détruire la ville ; de manière que siens, en les encourageant à réparer leur désastre.« Si le général Montcalm eût tenu le langage qae lui prête Mr.Smith, il se fût rendu moini digne, suivant nous, de la belle épitaphe que lui fit l'académie des belle»* lettres, et du monumcàt que le gouvernement fnnçiii voulait lui ériger dans Quitte. Histoire du Canada.!urt>, et (jui cependant mettait tous les muscles dans un violent exercice1.Les dam-ease*, se tenant par la main, formnlent nu denn-cerclej dont deux se séparaient pour so mettre en avant par ce moment tardif, eu taisant d'étranges contorsions, et se retiraient ensuite à leurs places, se réglant sur le son d'une musique singulièrement monotone.Les femmes Ciiff.es sont fort inférieures aux hommes, qur.nt à la taille et à l'appaience extérieure ; car le trava l des champ** qui use le corps, leur est dévolu, tandis que lâchasse, qui lui donne dî la vigueur, est le partage dis hommes.Cependant il y a de ces femmes d'une beauté frappante, lorsqu'elles sont jeunes.Leur chevelure noire ne descend pas sans grace sur leurs épaules couleur d'ébène, et les grains de verres et autre» ornemelis, généralement de couleur blanche ou gaie, qu'elles portent à leur cou, à leurs bras et à leurs jambes, ferment un contraste frappant avec la coulei»r noire de leur peau ; et lors-qu elles y ajoutent un bonnet décoré par des lignes alternativement blanches et bleues, le costume leur sied admirablement bien.Je les regardai danser près d'une heure, mon accoutrement de chasseur avec ses amples poches étant pour elles uu objet aussi curieux (pie leur danse l'était pour moi.Ces femmes crurent (pie mes poches étaient remplies de grains de verre, et elles fiicat foule autour de moi, lepétant plusieurs fois d'un ton de voix^Joux et languissant, le mot baidla, % ui est celui qu'elles emploient pour demander uu présent.Kl es nous apportèrent du lait, et se tinrent autour nous, examinant toutes les parties de notre équipement de voyageurs ; et je n'oublierai pas aisément la teneur, presque réelle, que leur causa ma montre à lépétition, qui les fit reculer, comme «i son mouvement eût été celui d • la vie.Enfin l'une d'elles, faisant un eff>rt île courage, In prit dans sa main, et la portant à sou oreille, répéta le mot, //c, tir, tic.Cet acte de hardiesse fut imité de tout le cercle, qui sj convainquit enfin que ce n'était pas uu animal, mais un ouvrage de l'art.11 y avait dans le troupe une jeune et joli.* fille, dont les dents étaient extrême», ment belles et le regard singulièrement expressif, sur le cœur de laquelle je me flatte d'avoir fait quelque impression.Sa manière de me le prouver fut un peu singulière : elle ota quelque* To*£ JX N°.XV11L » èié tioilts'sirigtilicri, (>oûK de sa tc-te et me les présenta ; voyant que je montrais de ?i répugnance à les prendre, elle rit de bon cœur de mon dégoût, et en mit un dans sa bouche, pour me montrer qu'ils étaient bons n manger.C'était la première marque d'affection queje recevais depuis que javais laissé la ville du Cap, et j'en fut touché en conséquence.(Ilow*Jvur ycais in ZcnMrn AjVicaî) GOUTS SINGULIERS.•Parmi les différentes espèces (l'insecte.*, il yen a peu qui soient plus généralement regardées avec horreur et inspirent plus de dégoût que la famille des araignées, et tous les insectes sans ailes qui leur ressemblent.Malgré cela, y a des sauvages qui les mandent; Siwkman dit que b's habitans de Baschi les i-godent comme des friandises, ft Labillarmkua assuie que les habitans de la Nouvelle Calédonie recherchent et dé-voreîit des .:ra:gnées de pi es d'un pouce de long, qu'ils font griller sur le féii.Rk'aumtii rapporte, lui* l'autorité de M.dk i.aTIikk, (pi'une jeune demoiselle française nepouvait résister à la tentation de manger une araignée, toutes les fois qu'elle eu rencontrait une dans ses promenades.On dit qu'eU les 'ont le goût de noix ; du moins c'était l'opinion de la célèbre Maria Sch r n M'A n, qui non seulement en mangeait, mais justifiait son g< ût, en disant qu'elle était née sous le Seorpion.Latii r.iLLK nous apprend (pie l'astronome Lalandk était égale* Ihent friand de ce met dégourant.L'homme est véritable m melït un animal omnivnrt : car il n'v a rien de dégoûtant chez nu peuple mu lié pa*se pour exquis chez un autre.Quadrupèdes, poissons, oiseaux, insectes, deviennent sa proie, et HliftiDOi.nT rapporte qu'il u même vu les gigantesques centipedes du Brésil, dont plusieurs ont un pied et demi de long et un poticc tt demi d'épabseur, tirés de leurs trous et dévorés tout vivants,'par des enfans.Les serpens de toute sorte ont servi de nourriture à l'homme, et le maitre de la fameuse auberge de-Terracina accoste très souvent ses botes en leur demandant ÏM)î;ment s'ils préfèrent l'aiiguille de iu.ie à l'anguille de fossé.Darwin assure qu'il y a des chenilles d'un g( ût délicieux ; Kikby et SpENCE p< nscht (jtie la fourmi est un manger délicat, et'poussent leur zèle entomologique jusqu'à distinguer entre la Saveur de l'abdomen et celle du thorax.Enfin Reaumur re~ commaiide la chenille appellee1 plusia ¦-gamma comme un met «Kliiielix.^mtyVAraty) 959 ?.\' ANECDOTES ET BONS-MOTS.Henri VIH, roi d'Angleterre, nyant quelques difFiren» nvec François f, roi de France, résolut de lui envoyer un ambassadeur hardi, capable de lui faire certains reproches, et même de le menacer de sa part, s'il était nécessaire; il jetta les yeux sur un évêqu« dont il faisait bea icotip de cas, Mais le prélat, qui connaissait le caractère peu endurant < e François 1er., répondit (prune pareille amba^sale lui cotiserait peut-We la vie, et pria le roi de le dispenser de cette commission périlleuse.Huiri, pour lui oter tout sujet de crainte, lui dit que, si François 1er.le faisait mourrir.il en coûterait la tête à tous les Français qui se trouveraient dans ses états.A quoi l'évèque répondit : Je ne doute point :1e tout ce (pie votre majesté m'assure ; mais parmi toutes c's têtes de Français, vous n'en trouverez aucune qui aille aussi bien à mon corps (jue la mienne.Un chrétien charge un chamelier de belles soiries, pour les voiturer d'Alep à Constantinople; et une maladie l'empêche de suivre la caravane.Le chaundier vend ies étoffes et change de profession.Le chrétien le cite devant le cadi : l'un récla* me ses étoffas ; l'autre nie tout, même d'avoir été charnel if.Le cadi les renvaie : pendant qu'ils sortaient tous les deux, il se met à la fenêtre et crie : Chamelier, un mot : le Turc re* tourne la tête.Alors le cadi est convaincu de sa friponerie, et lui fait donner la bastonade.Le voleur avoue tout et paie l'amende.Un roi de France donna un bénéfice à m nom m?, a con* dition qu'il ne plaiderait plus.On dit qu'en remerciant le roi, il le pria en grâce de lui laisser au moins cinq ou six piocès pour ces menus plaisirs, miréchal de la Feotk' ayant fait son entrée dan* Metz*' les Juifs, qu'on y tolérait, vinrent pour lesaluer.L» maréchal dit : Je ne veux pas voir des g ^us de cette nation hi ; c' >t elle qui a crucifî \ Jésus-Christ.Eu conséquence on fut porter cette réponse à ces Juifs.Ils dirent qu'ils en étaient bien mt chés, attendu qu'ils portaient un présent de quatre mille pr» tôles.On ne manqua pas d'aller vite apprendre cette nouvelle au maréchal, qui dit : Faites entrer ces pauvres diable»; car ils ne le connaissaient pas, quand ils l'ont crucifié.Un ligueur à cordon bleu, dont l'esprit passait pour être borné; voyant briller un gros diamint à la m un d'une dame, dit à uu de ses amis : J'aimerais mieux la bague que la main.—Et moi, répondit la dame, qui l'avait entendu, j'aimerais mieux le licou (pie la bête.L* comédien Poiig** présenta a CowœRT le placet suivant S60 Anetdottet ft Eons-mott.afin (IV.t?nîr un emploi pour son fils, dont ct minutre araît M le prrrain: Ce grand ministre de la pniv, Colbert, que la France révère, Dont le nom ne mourra jamais Kb bien ! tenez, c'est mon compère.Fier d'un honneur si peu commun, Ai-je raison, si je m'étonne Que de deux mille emplois qu'il ilonne, Mon fils n'en puisse obtenir uu ?Il eu4 sur-le-champ 1 emploi qu'il sollicitait.Un des amis de M.Arnaud, é.vêque d'Angers, voyant îe travail continuel auquel il se livrait, lui proposa de prendre un jour de la semaine pour se reposer : Je le veux bien, dit le prélat, pourvu que vous m'indiquiez un jour de la semaine où je ne sois pas évoque.Un prince passant dans une petite ville de son gouvernement, en Bourgqm\ le maire en rpbe, avec les échevins, l'idhi recevoir, et lui dit : D?toutes les villes qui ont l'honneur d'etre dans votre gouvernement, la plus petite serait ravie de vous faire connaître qu'il n'y en a point qui ait un si grand zèle.Elle sail qu'un moyen infaillible de p aire au plus grand guerrier de notre siècle, serait de le recevoir au bruit d'une nombreuse artillerie ; mais dix-huit raisons, toutes également victorieuses nous en empêchent : la première, c'est (jue nous n'avons point de canons, et qu'il n'y en a jamais eu dans cette ville.—Je suis «i content de cette raison, dit le prince, queja vous dispense des dix-sept autres.Une statue représentait un général très médiocre et une renommée qui soutenait une couronne de laurier suspendue sur sa tète.Un particulier dit : Elle ne la lui donne pas, elle vient de la lui oter.Les chanoines de Chartres ayant perdu un procès contre Jeurévêque, et croyant l'avoir perdu par le crédit de madame d* Majnticnon, à qui ! prélat fa sait s(r i ement sa cour, iolotion de ce'te question intéressante.On sait combien les architectes et les sculpteurs déplorent les mauvais effets du grattage.Nous ne doutons pas qu'ils n'adoptent avec empress* ment un moyeu qui, sans ri» n ôter a la beauté de leurs édifices et de leurs ligures, les rétablirait dans leur premier étal de blancheur, si favorable aux diets de la luauciv.Uu second rapport de M.Thénard a pour objet une i:ote de M.Payen fils, sur la cuissot) du plaire.Ce dernier prétend (pie le plaire se cuit de 78e à fcOe du thermomètre centigrade, M.Thénard conteste ce fait, et il apporte en preuve d'abord son expérience personnelle, ensuite les ftaguens présentés par M.Payen.Parmi ces derniers, ceux qui étaient d'une grosseur trop considérable étaient trop eu its à l'extérieur, tandis qu'à l'intérieur ils ne l'étaient point assez, M.ie rapporteur pense que M.Payen n'a opélé que sur dts fragmens légers et arrni fiés de n.aiiièie à ce qu'ils fussent en contact a/ce un foit courant d'air, moyen propre a favoriser une combustion tiès active.U ajoute que le plus souvent il est nécessaire de soumettre la pierre à plâtre a une chaleur lorge, ce qui suppose une élévation de température qui est bien au-dessus de 80e centigrades.M.Payen tirait de ses observations sur la cuisson du plaire quelques conclusions relatives àsa dureté après Ij gâchage.A la suite du rapport de M Thénard, M.Gay-LussHc prend la parole pour faire part d'une observation de laquelle il résulterait que le plâtre le plus dur avant d'être sec est aussi le plus dur après le gâchage; il ajoute que ce fait vient à l'appui de ce qu'a observé Al.Payen.M.Thénard pmse que M.Gay-Lu$*ac a mal observé et il eu donne pour raison la composition intime du 5C4 Registre Provincial.plâtre qui, dans un cas comme dans l'autre, n'est jamais que du sulfate de chaux.M.G.iy-Lussae dit que cela tient sans doute à un arrangement particulier de molécules qu'il ne prétend pas expliquer, mais qui n'en existe pas moins.M.I hé-nard teimiue la discussion en persistant dans *>es observation^ sur la note de M.Payen, ainsi que sut les assertion* de M.(jay-Lussuc* La séance est terminée par la b cture d'une note de M.Bro-gniar fils sur le charbon oii la nielle des gvaiitUiéw* SOCIETE' LITTE'RAIRE ET HISTORIQUE.A tu e assemblée tenue Mardi soir (2 Mars), par permission, au vieux Chateau, il a été présenté à la Socété un modèle d'un perfectionnement pour les chemins en fer, trouvé par le consul de sa Majesté à New-York.Ce perfectionnement consiste entièrement dans les voies (ways), qui sont formées de manière è ne recevoir l'opération du rouage que lorsque la voiture monte par un plan incliné, où cette opération est nécessaire,
de

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