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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 10 août 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1901-08, Collections de BAnQ.

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157 RUB SANGUINET No 290 U3 TIROIR POSTAL 2184 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE—THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL XIV MONTREAL, 10 AOUT 1901 No 290 SOMMAIRE Merci! ii Filiatreault — Cette Bibliothèque, Vieux Rouge— La Loi sur les Associations, —La Mutualité, Rigolo La Répartition des Taxes, Civis — L'Eclairas;.} de la Ville, Lux — Mar-gueiite Roui laud, A Filiatreault — La gratuité des Livres, Liber —Chronique, Rigolo — Zarafru, Hugues le Roux — Eléonore, Henri Haraucourt J'adresse par la présente mes remerciements les plus sincères à mes abonnés anciens et nouveaux (style de marguillier) pour les nombreuses marques de sympathie qu'ils m'ont données au suj:t de la résurrection du Rbveil.Ces marques de sympathie ont été tangibles et spontanées.Encore une fois, merci ! Les condition! d'abonnement tn Réveil ne «ont paa lea condition! ordinaires [des entres journaux.Nons livrons le jonrnal i domicile (franco,) i raison de 25 cts par mois, payable an commencement de chaque mois.Tont ce qne nons demandons an publie est de voir le jonrnal.Le Riviil est imprimé et publié par A.Filiatreault, an No 157 rue Sanguinet, à Moutréal.Le prix do l'abonnement au Riviu est TROIS PIASTRES par année, Dans l'occurrence, je dois répéter encore une fuis que le Rcviil n'est pas publié pour l'usage des demoiselles, et que je ne prends nullement la responsabilité des articles publiés.Il sied aux parents, ta* tears ou autres éducateurs de juger de l'opportunité de le laisser voir, à qui bon leur semblera.Je prendrai cependant la liberté d'ajouter que les chroniqueurs français ne reculent pas devant le mot ou l'opinion, lorsqu'elle rend bien la peusée qu'ils veulent exprimer clairement, et je ne vois aucune raison de prohiber au Canada ce qui est admis en France, le pays de nos ancêtres.A.FlLIATRUOLT.7 114 LE REVEIL CETTE BIBLIOTHEQUE Je commence à croire que le bandeau qui bouche hermétiquement les yeux de mon peuple ne peut être arraché, même par la violence, et la presse quotidienne vient encore de fournir un exemple de l'avachissement dans lequel nous restons volontairement.Andrew Carnegie, un millionnaire américain, cl Vit à la ville de Montréal, un cadeau oc $150,000 sous forme de bibliothèque publique ct gratuite, à condition que le conseil-de-ville donne une subvention de 115.000 par année à perpétuité pour l'entretien ct la conservation de ce don royal.Si co que je vais raconter n'était pas imprimé, on ne lc croirait pas, mais c'est malheureusement trop vrai.11 faut aller s'agenouiller pieusement devant mi Monsignor quelconque et lui demander son opinion sur l'opportunité d'accepter ou de refuser.Mais ce n'est pas tout.Les autorités municipales ayant manifesté individuellement une opinion favorable nu projet, les attaidés et les régressifs du Journal annoncent qu'ils ne voient pas la nécessité dc fonder une nouvelle bibliothèque à Montréal.A lire certains journaux ou dirait qu'il n'y a pas une seule bibliothèque publique à Montréal, et que le peuple, l'ouvrier surtout, est absolument privé de ce moyeu d'instruction.Tout cela pour accroître l'importance de l'offre de M.Caruegie, importance relative après tout.Prenons garde de no rien exagérer.Dieu merci, les citoyens de Moutréal n'ont pas attendu M Ciruegie pour doter la population de bibliothèques publiques où petits et grands, jeunes et vieux, femmes et filles, lettrés et illettrés vout depuis longtemps chercher des livres qui les instruisent ou charment leurs loitirs.En premier lien vient la Bibliothèqne Paroissiale, avec sa succursale de St-Jacques, dont la création et l'entretien est l'œuvre admirable et féconde des Messieurs de St-Sulpice.Le catalogue de ses ouvrages et des plus compléta comprend la Religion, la Philosophie, l'Histoire, la Littérature et l'Economie Sociale dans toutes ses brauches.Chaque aunée ses rayons s'enrichissent des livres les plus récents, et les milliers d'ouvrages en circulation proclament biou haut le goût de notre population pour la bonne et saine lecture.Nous pouvons dire la même chose de la Bibliothèque du Gésu.Quoique de date récente, cette institution compte déjà des milliers de volumes des mieux choisis, et ue contribue pas peu à mettre entre les mains du lecteur français les livres destinés à orner son cœur et son esprit.U y a ensuite la belle bibliothèqne de l'Uuion Catholique plus spécialement affectée à la jeunesse instruite ot qui compte près de quarante années d'existence A part les bibliothèques de l'Université Laval, du Barreau, du Château Ramezay ouverte à tons les hommes d'études, nous comptons, en outre, chez nos concitoyens anglais, la Bibliothèque Fraser, lo bibliothèque de l'Université Mcttill, la bibliothèque Mechanic's Institute, outre certaines maisons de librairie qui prêtent des livres moyennant de faibles redevances.Voilà où nous eu sommes à Montréal on fait de bibliothèques publiques.Il faut avoir un toupet monumental pour imprimer des choses comme celles-là, ou bien ne pas avoir dc cheveux du tout.Je le sais bien qu'il y a des bibliothèques à Montréal, plusieurs même, mais combien y a-t-il de gens assez peu fortunés pour se trouver dans l'impossibilité de grever leur maigre budget, de trois à cinq piastres par année lorsqu'ils gagnent à peine de quoi nourrir leur nombreuse t'tmillc?Ceux qui, comme moi, ont eu lu plaisir dc travailler quelquefois à classer en compagnie d'un brave abbé, la bibliothèque du Séminaire, il y a bien une vingtaine d'années, savent quels trésors sont entassés là.Mais c'est pour les messieurs-prêtres. LB EBVB1L Ce qu'il nous faut, c'est une bibliothè- real, a trouvé dep ressources suffisantes que complète et gratuite.Naturellement, pour fonder et entretenir une des plus nous finirons par l'avoir, avec le temps.belles bibliothèques publiques et gratuites mais à quelle date ?du continent.Montréal peut sûrement L'hon.M.Royal a oublié de mention- en faire autant si les gens riches faisaient ner la bibliothèque do Club Canadien, moins de donations et de legs aux vampires probablement la col lection la mieux choisie qui nous sucent depuis deux siècles, dc toute la ville, mais il y avait une objec- Vieux-Rouge.tion sérieuse : C'est que M.le curé, ni _____ même mon vénérable archevêque n'y fourrent pas le nez, et les livres sont choi- LA LOI i sis par les sociétaires eux-mêmes.sux Plus loin le Journal ajoute : j^g ASSOCIATIONS Noas voulons bien accepter cet argent si le cadeau n'est pas trop onéreux, mais prenons les M Waldeck-Rousseau, promier-mitiisire moyens de le faire servir à des fins plus éclat- .' .rées, mienx comprises, plus chrétiennes en un du Cabinet-français, nous semble ici un mot.être surnat u rel, tan t il est osé.Vous denmn- Voilà le chiendent.derez peut-être quelle est la raison de On sent en haut lien que le choix des cette opinion.La voici : Cet homme a eu livres sera laissé aux citoyens, et on ne l'audace de promulguer la loi suivante veut pas lâcher prise.Là encore le man- concernant les associations, religieuses et teau de plomb doit peser sur les épaules autres,—loi sage si jamais il en fut—des- du peuple, et le meilleur moyen de le cré- tinée à mettre un frein anx empiétements tiniscr davantage, c'est encore de lui servir du clergé régulier, c'est-à-dire les moines ces livres insipides et fades qui laissent de toutes couleurs, mâles ou femelles, une fois lecture faite un sentiment de las-
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