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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
mercredi 17 avril 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1901-04, Collections de BAnQ.

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157 RUE SANGUINET No 286 TIROIR POSTAL 2184 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE-THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL XIV MONTREAL, 11 AVRIL 1901 No 286 SOMMAIRE Les hommes en vue, Vieux-Rouge — Mon Archevêque Scribe, Vieux-Rouge—La Speculation, Civis — Une troupe d'Opéra-Comiqne, Lorgnette — Bibliographie, M, de la Galerie — Les "Balayeuses", Emile Gautier — L'Union Franco-Canadienne—Pour tou» Mesdames.LES HOMMES EN VUE Les conditions d'abonnement an Réveil ne sont paa les conditions ordinaires des antres journaux.Nons livrons le jonrnal à domicile (franco,] à raison de 25 cts par mois, payable au commencement de chaque mois.Tout ce que nous demandons an public est de voir le journal.Le Réveil est imprimé et publié par A.Filiatreault, an No 157 ru-» Sanguinet, à Montpéal HENRI CESA1RE ST-PIERRE, C.B.Avocat Oriminaliste distingué de Montréal, Le prix de l'abonnement an Riviil est Artiste, publicists vétéran de la Grande Armée.PIASTRES par année.Futur Juge à Montréal. 60 LB RÉVEIL MON ARCHEVEQUE SCRIBE Je voi,s ai dit, dans mon dernier article que je vous parlerais de mon archevêque en sa qualité d'écrivain, et je vais tenir la promesse que je vous ai faite.Il est reconnu par tous ceux qui s'occupent de littérature que l'art epistolaire, inauguré, pour ainsi dire, par Mde de Sévigné, est très difficile à acquérir, et qu'il faut avoir des qualités toutes spéciales pour écrire une lettre convenablement, de façon à bien faire ressortir sa pensée tout en l'enveloppant dans un français impeccable, et en l'habillant aussi bien que le seront nos policemen au mois de septembre prochain, lors de la visite du duc d'York.Je sais bien que la modestie innée de mon Ordinaire, qui nimbe son saint front d'une auréole, va en souffrir, mais tant pis pour lui, jo ne puis résister au désir de lui dire des choses agréables, au risque de le blesser dans son humilité si bien connue et si hautement appréciée parmi nos gens en général, et parmi les hommes de la classe supérieure en particulier.Le fait est que je ne connais dans tout le Canada français que trois hommes qui soient en état d'écrite une lettre aussi bien tournée que celles que j'ai en ma possession.Ce sont Mgr, Sauvalle et votre humble serviteur.Je ne parlerai pas ici de la modestie de mon ancien collabora-teur, elle est connue de tous ceux qui ont eu l'honneur de l'approcher.Quant à moi, je n'ai pas les mêmes raisons de me dissimuler derrière un faux paravent.Je suis gonflé d'orgueuil ; je suis saturé d'outrecuidance et je me crois un grand écrivain, tout en m'inclinant profondément, comme c'est mon devoir, d'ailleurs, devant la haute personnalité de mon archevêque.J'irai plus loin en disant queje ne baisserais pas pavillon devant la docte assemblée de la Société des Anes Royaux.(J'ouvre ici une parenthèse énorme ponr me disculper d'avoir inventé cette appellation qni ne m'appartient en anenne façon, mail qni a été trouvée par mon ami Buies, il y a déjà plusieurs années.Il ne m'a jamais donné les raisons qni l'ont poussé à je servir de ce qualificatif, mais je m'en doute bien un peu.Je ferme la parenthèse.) .t Lors de la débâcle des Banques en 1899, deux des directeurs de la Banque d'Hochelaga, Messieurs Chaput e| Taillancourt, supplièrent Monseigneur de leur donner une lettre destinée à la publicité, en lui représentant qu'il ferait une action patriotiqno, et sauverait plusieurs millions de capitaux.On dit que Monseigneur refnsa d'abord, prétextant qne c'étaient là des choses de ls finance qui n'étaient pas de son ressort, msis finalement il acquiesça à la demande de ces messieurs, et le lendemain sa lettre était publiée dans les quotidiens, et la panique cesss.C'était dû à la olarté du style, à la conception vive que mon Ordinaire avait ssisie de la situation, et c'est grâce à cette intervention que la Banque se mit en état de continuer ses opérations sans perdre trop de plumes.Quelques mois plus tard, les directeurs de l'institution eurent un élsn ds reconnaissance envers celni qni les avsit sauvés du naufrage, et lui envoyèrent nn cbèqne.Bh bien ! c'est justement la réponse à cet envoi qui démontre le grsnd tslent de Monseigneur dans l'srt d'écrire, ce qu'il vous sera permis de juger par vous-même dsns quelques jours.Vieux-Rocgi.La Banque Ville Marie, qui a ouvert une succursale à St Vincent-de-Paul il y a une couple d'années, expose, dsns une vitrine de la rue Notre Dame, le portrsit de ses directeurs en séance sutonr d'une grsnde table, et réglant les opérations de la journée.O'est très édifiant pour les déposants. LE REVEIL 51 LA SPECULATION 11 y a déjà quarante ans, un génie in-ven tif,orné d'une connaissance approfondie du cœur humain et de la manie spéculative de gens qui veulent s'enrichir sur un simple coup de dés, Imagina de fonder les sociétés de construction, et du faire un tirage mensuel devant assurer, à tous les trente jours, un toit hospitalier et un gite à l'ouvrier pour une .somme très modeste payée par versements hebdomadaires.Comme il n'y a que douze mois dans nne année ordinaire, et que le nombre des adhérents de quelques-unes de ces sociétés s'était élevé en certains cas jusqu'à quatre et cinq mille, le dernier aurait pu avoir sa résidence à lui après environ six cents ans d'existence.Il faut bien admettre qne depuis Mathusalem, do biblique mémoire, il n'y a pas eu d'exemple de longévité anssi prononcée.Le premier vivant qui gagna la première habitation crut tout d'abord que c'était fini et quo la timbale qu'il venait de dé-crocher était bien à lui, mais il ne tarda pas à s'apercevoir qu'il s'était grossièrement trompé, car il était tenu de payer le montant de la propriété qu'il venait d'acquérir au moyen d'un tirage souvent frauduleux jusqu'au dernier sou de sa valeur, et quelquefois courir le risque de se faire enlever son immeuble, lorsque ses contributions hebdomadaires n'étaient pas intégralement soldées.C'est ee qui arriva, du reste, dans quelques cas qui sont à la connaissance personnelle de plusieurs de nos lecteurs.Pendant tout ce temps, M.le président, et MM.les directeurs de ces institutions vivaient grassement aux dépens des gogos qui versaient régulièrement le surplus de leur gain, et souvent le nécessaire de leur famille, pour remplir la caisse au plus grand bénéfice des promoteurs.Ces derniers avaient parfaitement compris que le calcul vaut beaucoup mieux que le travail et la suite de leurs opérations leur donna raison.Il est entendu que sur le nombre il y en avait qui étaient de bonne foi et parfaitement honnêtes.Le souvenir des ruines amoncelées par les sociétés de constructions est encore vivace chez les descendants de ceux qui ont été pinces dans ces opérations.A la suite de la stupeur provoquée par les faillites des sociétés ainsi organisée» sur une aussi vaste échelle, il se produisit nne accalmie qui mit un frein ponr nn moment aux ambitions des spéculateurs véreux, assez peu soucieux de leur honneur pour s'enrichir en pillant les pauvres gens qui leur confiaient lenrs épargnes sans même se rendre compte des risques qu'ils couraient, et sans calculer les mille chances contre une qu'ils avaient de décrocher le gros lot.C'était la loterie avec tous ses effets désastreux, et la débandade finale le prouva bien.Des tentatives timides d'escroquerie ne tardèrent pas à suivre cette entrepris?des sociétés de construction, mais elles avortèrent misérablement, parce que les gens étaient encore sous le coup qui venait de les frapper.Cependant, tout s'oublie.Il y a quelques années, des agioteurs américains imaginèrent le truo des mines et fondèrent des sociétés fantaisistes sur des mines situées on ne sait oû, lancèrent dos prospectus flamboyants, et inondèrent les journaux de réclames alléchantes.Les actions se vendaient pour la modique somme de einq à cinquante cents. lb D éveil Et l'agiotage battit son plein.Dans un laps de sept à huit jours, les actions montèrent 'dans des proportions inouics ; tel .stock qui avait été acheté à cinq cents était rendu à une piastre, et les gros détenteurs, c'est-à-dire, les voleurs cachés qui partageaient avec les promoteurs, vendaient et empochaient des sommes fabuleuses, tandis que les plus ambitieux, voyant ce succès phénoménal, attendaient une hausse encore plus considérable, et par suite de la chute voulue des actions perdaient finalement le capital q Tils avaient placé dans cette spéculation hasardeuse pour les petits actionnaires, nuis toujours fructueuse pour les monteurs de l'affaire.Cette spéculation minière fleurit ton-jours chez nos voisins, et c'est bien leur affaire, s'ils confinent leurs opérations à leur pays, mais ce que nous voulons, c'est de mettre nos concitoyens en garde contre co genre de spéculation qui n'offre aucune garantie.Entre temps, la lèpre des loteries s'étendait dan.s notre province et nous menaçait d'une destruction oertaine.Dos fortunes immorales et scandaleuses s'édifiaient sur les ruines amoncelées par la spéculation à outrance sur des valeurs supposéss ne représentant absolument rien.Ce fléau social se propageu à un point qui émut le gouvernement fédéral, et des lois sévères furent édictées pour enrayer cette spéculation de mauvais aloi.Les promoteurs de ces entreprises s'opposèrent vivement à une législation qui les privait do pains illicites, mais ils ne ne purent résister à l'action gouvernementale, et finalement cette industrie fut supprimée par ordre supérieur.Au cours de la série d'articles que nous avons l'intention de publier snr cette im- portante question de la spéculation, nons « tirons l'occasion de revenir sur cette opération des loteries et nous prouverons par des chiffres, qui, en définitive, donnent l'argument le pins irréfutable que l'on puisse trouver, qu'un grand nomore de gens ont subi la ruine où ils croyaient trouver la fortune.Ici, il fant bien a'entendre, il n'y a oaa nn mot à dire dea personnes qni exploitaient les loteries ; dans h grande majorité des cas, ils étaient de bonne foi.C'est le système qn'il fant dénoncer.Dans l'espèce, il n'y a qu'un placement sûr et parfaitement à l'abri de toute mésaventure, et ce placement est basé sur la propriété foncière, qui est immuable.Tout naturellement, il est sujet aux fluctuations qui peuvent surgir de temps à autre, par suite de circonstances difficiles à prévoir, mais finalement la valeur de la propriété augmentera forcément en dépit de tout ce qui peut retarder son essor.L'immigration constante des campagnards vers la ville nécessite la construction ininterrompue de nouvelles maisons d'habitation pour tous ces travailleurs qui, depuis quelques années surtout, encombrent nos villes, et Montréal en particulier.Qui aurait pu prévoir, en 1870, époque où la rue Amherst et la rue Mignonne étaient le bout du monde, pour ne citer qu'un exemple, que l'expansion de cette partie de la ville, aujourd'hui nn foyer d'activité, serait aussi rapide qu'elle l'a été.Personne, assurément Et cependant, les preuves de cette expansion sont là, vivantes, pour démontrer que la grande métropole du Canada n'en est qu'à sa première étape de développement et de progrès.Il est admis partout que les citoyens de notre grande LE REVEIL 58 capitale commerciale sont assez entreprenants pour ne pas craindre de risquer des capitaux afin de permettre à sep artisans de se procurer un home dans des conditions avantageuses, et l'on devrair, certes, seconder nn effort dirigé dans co sens pour développor davantage les ressources que la métropole offre à tout le monde en essayant de détruire les spéculations véreuses au bénéfice des vraies institutions progressives qui ne peuvent avoir d'autre but, tout en protégeant leurs intérêis, que d'accroître le bien-être des ouvriers de la grande et belle cité de Montréal.Civis.Une troupe d'Opéra Comique An inoii d'avril, 1874, an chanteur quelconque, engagé par MM.Lavigne et Lajoie, était envoyé en Enropo aux fraie de capitaliste! montréalais qni voulaient fonder à Montréal nne scène française pour faire pièce aux insanités que l'on débitait devant notre bon pnblic dans les théâtres en vogne de l'époque.Sans les nommer, tout le monde reconnaîtra ces théâtres.Un agent spécialement nommé par les promoteurs de l'entreprise se rendit à Paris et prit des engagements avec des artistes qni nous arriva rent dans l'automne de la même année, et chantèrent pendant tonte nne saison dans le hangar restauré oû s'élève aujourd'hui l'immense bâtisse qu'il est convenu d'appeler le Théâtre Français, quoique les pièces qu'on y jone soient essentiellement anglaises on américaines.Vers la fin da la première saison, c'est-à-dire fin mars, des artistes de la tronpe d'Opéra de la Nouvelle-Orléans, entre antres Montfort et Madame Blonville, furent engagés pour prolonger la saison d'opéra-comique jusqu'au mois de mal Oe premier i xercice se solda par un déficit aasea considérable.Cependant, les action-lai res n'étaient pas découragés et résolurent de continuer les opérations sons une direction nouvelle, en ayant soin d'éliminer les éléments néfastes qui avaient rénssi à se faire des revenus â même les souscriptions des actionnaires canadiens de bonne foi qui avaient bien voulu faire un efiort considérable ponr établir ici nue scène française pormanente pour combattre la scène américaine qui nous envahit tons les jours aveo une persistance obstinée.Après avoir constaté qu'il était possible d'établir ioi un théâtre français vraiment digne de oe nom, M.St-Denis fut délégué par les actionnaires pour recruter en France une nouvelle troupe, ce qu'il fit d'ailleun très consciencieusement.Des circonstances malheureuses et des querelles intestines empé hèrent la réussite de cette deuxième tentative.O'était la saison de 1894-95.Le résultat fut lamentable.Un dernier effort fnt tenté an mois d'octobre 1895, et après nne saison qni fut brillante dans les commencements, les artistes furent obligés de donner des representations pour ponvoir payer leurs frais de passage en France.Les Canadiens, toujours disposés â donner de l'aide â une œuvre humanitaire, se rendirent en foule au.Monument National, et deux ou trois représentations permirent anx artistes de rentrer dane leurs foyers.Denx années s'écoulèrent sans qn'on ent le plaisir d'entendre les artistes français dans le répertoire si riche et si varié de la scène opérât i que française, et nos dilettantes s'ennuyaient ferme Pendant la dernière saison, deux citoyens de Montréal, entreprenants et pavés de bonnes intentions, inaugurèrent une série de représentations d'opérettes dans un café concert, où l'on aervait des consommations et où l'on fumait en tont temps Les hommes s'y reudaiont en grand nombre, mais les femmes ne pouvaient assister â ces représentations sans s'exposer â nne critique sévère et justifiée d'ailleurs.Le succès de cette tentative a induit certains capitalistes â former nne société par actions, au montant de $80,000, pour établir à Montréal, une société d'opéra comique.Le répertoire ne s'étendra pas jusqu'au grand opéra, mais se composera surtout d'opérettes et opéras comiques jusqu'au moment où le public montréalais demandera davantage. 64 LE REVEIL L'intention dei promoteurs est de construire uu théâtre régulièrement organisé, avec des artistes français et une direction financière essentiellement canadienne.Le noyau qui a fait les délices des habitués de cette scène nouvelle constitue déjà nn chœnr bien dressé et quelqu-s artistes très en vogue, et nous n'avons aucun doute que l'entreprise anra uu succès sans précédent dans les annales théâtrales du pays.Voici le texte de la circulaire qni sera adressée au pnblic dans quelques jours : Un an d'expérience a convaincu MM.les propriétaires de l'Eldorado, que la création d'un Théâtre d'Opéra-Comique répondrait an goût du public Montréalais.A cette fin, ils organisent une compagnie à fonds social de trente mille dollars répartis en trois cents actions de ceut dollars.Us se réservent cent actions qu'ils couvrent entièrement de leur capital.Les livres de souscriptions sont maintenant ouvarts au public.Les probabilités sont quo pas plus de quaraute pour cent du montant souscrit sera versé.Le bureau provisoire de direction va prendre incessamment des lettres patentes d'incorporation.Le théâtro actuel sera entièrement remodelé et décoré avec toute la perfection artistique possible.La capacité minimum du théâtre sera de mille^sièges ccnfortables.L'entrée principale sera rue Sainte-Cathterine le nouvel Opéra-Comique donnera les meilleures pièces du répertoire français.Ce sera le rendez vous favori des familles canadiennes.La prochaine saison s'ouvrira lo 1er septembre prochain avec une troupe d'artistes français engagée à Paris durant les vacances.Nous en reparlerons la semaine prochaine.Lorgnette.FRAICHES COULEURS.La jeune fille perd les belles couleurs de ses joues parce que son sang est appauvri et impur.Les PILULES do LONOUE VIE du CHIMISTE BONARD lui rendront ses fraîches couleurs.24 Bibliographie Résumé du Cours d'Economie Politique de M.O.Noè', par M.Fernand Bourdil, chez A.l'édrone, éditeur, 13 rue Soufilot, Paris.Ce livre est dédié anx élèves de l'Ecole des Hiùies Etudes commerciales par l'auteur, examinateur dn Cours d'Economie Politique.C'est un excellent résumé d'un' cours absolument moderne et conçu suivant les idées les plus noble-et les pins sages.On y voit réfutées les doctrines si faciles des courtisans de la mnltitnde qui pestont contre les machines et contre le capital, et M.Noél y prêche courageusement l'extension dn machinisme et la démocratisation do capitalisme par le culte de l'épargne.L'avenir, dit en concluant l'suteur, appartient au peuples qui saura le premier prendre pour devise : Liberté, Travail, Epargne.Histoire de la guerre Franco Allemande 1870-1871, par Aeédée Le Faure, illustrée de 106 portraits et do 82 cartes et plans.Nouvelle éditian annotée par Désiré Lacroix, ancien Secrétaire de la Rédaction du Moniteur de l'Armée, 4 volumes in-8, chez Gab nier Frères : Prix 8 fr.50.Le 2e volume qui vient de paraître relate tou les incidents du conseil de gnerre qui fut réuni e 1*7 août au camp de Ohàlons, sous la présidence de l'Empereur; on y voit discuter les plsns du maréchal de Mac M ah on et du général de Palikao ; l'armée reste à Metz ; bataille de Servigny ; le commandement donné à Ducrot puis à Wimpffen ; indécisions et vues différentes dans le commandement ; le mouvement enveloppant des armées allemandes ; Bazeilles ; la capitulation de Sedan ; la journée du 4 septem-b e ; la déchéance de l'empire ; la délégation es province; l'investissement de Paris; combats de Châtillon, de Villejnit, de Bsgneux ; lessiègci de Toul, de Soissons ; les incendies, les ruines et la capitulation de Strasbourg, tout se ment comme dans un drame.Ce 2e volume se termine par les mouvements des Allemands autonrde Paris dans le courant d'octobre et par là forma» LB BÊVB1L tion de nouvelles armées françaises qni vont commencer le mde gnerre en province.Essai critique sub le droit d'affirmer, par M.Albert Leclerc, chez Félix Aloan, éditeur, 108 Boulevard St.Germain, Paris, 5 frs.M.A.Leclerc est professeur de Philosophie an collège de Blois ct son ouvrage est naturelle-ment un peu ardu pour les profanes.Sans oser le suivre dans tons les dédales de son argumentation nous donnerons nne idée saine de la doctrine de l'auteur en lni empruntant la condensation qn'il en fait ainsi :." Regardez en vous, cherchez ce que vous ne pouvez point nier, laissez votre pensée se développer d'elle-même sans la troubler et vous verrez, non pas peut-être ce qu'il faut croire, mais oe que vous croyez an fond implicitement.tâchez d'affirmer ce que vous croyez après avoir constaté avec sérénité â quelle j opinions vous croyez." Nous ne saurions non pins passer sous silence la hante pensée sur laquelle se termine cet ouvrage ; '• Dans la mesure où nons avons le courage d'être vraiment des esprits, nons nons rendons aptes â engendrer le vrai savoir, d'où suit le bien vivre." La Religion des Contemporains, Essai de critique catholique par l'abbé L.O.Delfour, â la Société Française d'Imprimerie et de Librairie, 15 rne de Cluny, Paris.Le titre de cet ouvrage serait trompenr si l'on croyait y trouver annoncée nne dissertation religieuse.L'ouvrage de M.l'abbé Delfour est beaucoup plus qne cela.La religion n'y apparaît qne sub rosa, modestement, mais sûrement, elle s'infiltre â doses répétées, mais discrètes, qni ne laissent paa un senl instant supposer au lecteur que celui qni manie cette plume alerte et jamais morose est an ecclésiastique.Il est très moderne Monsienr l'abbé, et noue entretient de tontes les nonveautés, â l'égard desquelles il exprime une opinion très nette mais anssi toujours acceptable.Sans pédanterie ni rigorisme il donne de spirituels croc-en jambes â bien des piédestaux cantemporains.Mais sa critique ne connait pas la malice et il a tonjonra en réserve nn pen de banme ponr ohaqne blessure ou plutôt pour chaque écorchure.Ceci n'enlève rien â la hante valeur de sa critique.Nous ne sanrions trop recommander à nos compatriotes canadiens qni se lai?s ut quelquefois prendre à beaucoup de réclames de la grande boutique littéraire parisien ue, de se procurer les Essais de Critique de M.l'abbé L.A.Delfour, ils n'y perdraient rien de ce qu'il y a de bien fondé dans leurs admiration*, mais elles seront sûrement beaucoup mieux en point après cette agréable lecture.M.de la Galerie.ALEBTE.L'enfant tonsse.Prenez y garde et donnez* lui dn BAD ME RHUMAL.152 SUITE DE TRAVAUX EXCESSIFS.A la suite de travaux excessifs beaucoup de personnes perdent l'appétit.Elles doivent faire usage des PILULES de LONGUE VIE dn CHIMISTE BONARD qni lenr rendront l'appétit et la vigueur.25 LES " BALAYEUSES " On lisait, l'antre jour, dans le Vélo: Sur l'invitation du comité supérieur d'hygiène de l'empire, 1», municipalité de Vienne a fait apposer, il y a quelques semaines, dans les principales rues et avenues de la capitale autrichienne, des avis interdisant aux femmes de laisser trainer leurs jupes, ce qui, en soulevant, la poussière, peut propager certaines maladies, et pins spécialement la tnbercnlose.Mais il parait qne les jolies Viennoises retroussent lenrs jupes quand ça leur plaît et les laissent trainer qnand bon leur semble, sans se soncier antrement des avis de la municipalité, aussi celle-ci eai-elle décidée â agir avec rigueur psnr faire respecter ses arrêtés, et des procès-verbaux seront dressés aux d»mes qui se montreront rebelles.Reproduite par le Journal, l'information a eu tôt fait le tour de la presse, à la grande joie des amateurs de plaisanteries-faciles.Dans tous les pays oû l'aucestrale gaieté survit encore au 56 LB REVEIL schopenhauerdement universel, ce fat ane homérique fmée de rigolade aiguë Sana doate, on n'a jimais tort de rire,—avec on aana motif—non seulement parce que le rire est le propre de l'homme, mais aussi parce que c'est le plus sain des sports.Rien de tel pour désopiler la rate, stimuler les fonctions digestives et ventiler les bronches.Il est même bon de rire avant d'être heureux, de penr, a dit La Bruyère, de mourir Bans avoir ri.J'estime cependant que, en l'espèce, le fou rire qui fit si tumultueusement frémir les ventres déboutonnés était plutôt intempestif.Elle n'était pas déjà si mal inspirée, la municipalité viennoise, lorsqu'elle s'avisa pour la première fois, il y a quelques années, d'onvrir une forte enquête administrative sur la question de savoir si les robes à longue traîne - ce que, dans son argot irrévérencieux, Gavroche appelle des "compte crachats" — n'exerceraient point, par hasard, nne action funeste sur la santé générale.Et ne nous étonnons pas qu'elle en soit arrivée à conclure, an bout de ladite enquête, è la nécessité de trousser d'autorité, an nom de l'hygiène collective et du saint publio (suprenia lex), les dames trop copieusement enjuponnées.Il faut partir de ce principe que l'homme — qu'il soit d'Autriche ou do France — n'a probablement pas de plus redoutables ennemis que les poussières qui emplissent l'atmosphère ambiante en quantités fabuleuses.La poussière, en effet, — il n'est plus permis à personne de l'ignorer — est le véhicule par excellence de la maladie, de la contagion et de la mort.Ces nuages diaphanes et légers qui flottent en permanence autour de nous, et qu'on voit danser si joyeusement, par les claires journées d'été, dans le nimbe d'or du soleil, ne sont pas exclusivement formés de particules inorganiques.Notez bien que, s'il en était ainsi, cela ne laisserait pas d'être désagréable et dangereux.Certaines poussières métalliques, les poussières de plomb, par exemple, sont directement vénéneuses, et l'on peut dire que toutes les poussières minérales, depuis le silex et le verre pilé jusqu'à la limaille de fer, pouvent, par leur seule action mécanique, opérer dans les voies respira toires de terribles ravages.Mais il v » mieux.ou plutôt pis ! A côté des terres émiettées et des roches écrasées, des sables fluides et des rognures quelconques, à peiue visibles à l'œil nn, l'air le plut translucide renferme encore d'impaipables débris végétaux, des matières organiques en voie de pourriture, des poisons et des venins pulvérulents, des germes figurés, des moisissures, des ferments, des spores, des champignons microscopiques, tonte la pullulante ménagerie des impondérables et subtils agents d'infection dont Pasteur fut le Bidel.D'après M James Aitken, membre de la Royal Society d'Edimbourg, le nombre des parcelles solides, inertes on animées, en suspension dsns an centimètre cahe d'air, varie entre trente denx mille et cinq millions.Selon quelle proportion les poussières vivantes et pathogènes entrent-elles dans ces effroyables chiffres ?Le calcul n'est évidemment pu commode à faire.Un savant italien, M.Luigi Manfredi, l'a cependant entrepris ponr un cas spécial, et il en est arrivé à cette conclusion, de nature à donner la chair de poule aux plus impassibles, qne le nombre des microbes de tons genres recelés par la poussière des rues de Naples, est en moyenne de sept cent soixante millions par gramme.Bien d'étonnant, dès lors, qne les pauvres lapins auxquels M.Luigi Manfredi avait, pour l'amour de l'art,subrepticement ino.ulé de ces poussières traîtresses, se soient empressés d'en mourir.Abstraction faite des closques de l'Orient bur-bare, qui défient tonte comparaison, je venx bien oroi.e qne Naples est la ville la pins sale da monde.Il ne faudrait pourtant passe fier outre masure à l'innocence relative dea balayures d'au, très cités mieux entretenues.Tenez ! on estime qne chaque phtisique expectore de deux cent cinquante mille à quatre milliards de bacilles en vingt-quatre heures.En prenant la faible moyenne d'un millard par jonr cela donne donne trois eent soixante-cinq milliards de bacilles par phtisique et par an.Et comme, rien qu'à Paris, le n ombre dea phtisiques en aotivité ne pent pas être, an pins bas mot LE REVEIL évalué à moins de oinqnante mille ; comme, d'antre part, le bacille de la tuberculose résiste pendant de longs mois à la dessication, et ne perd rien de sa galopante virulence à être réduit en poudre, il s'ensuit que l'air que nous respirons renferme, tapis dans l'hypocrite transparence des matinées grisperle et ds soirs empourprés, cinquante mille fois trois cent soixante nullarde de microbes, oxaspérés par l'exil et le jeûne, en quête d'une caverne en poumon vif.A ce compte-là, qui serait peut-être encore majorable, le pins surprenant n'est pas que tant de gens "s'en aillent de ls poitrine", c'est que nons n'en soyons pss encore tous partis.— Mais, dira t-on peut-être, quel rapport peut* il bien y avoir entre cette macabre statistique et les dessous plus ou moins troublants oû l'indiscrète police viennoise prétend fourrer son nez ?Patience ! Nons y arrivons.Tont chemin mène à Cythère.Tant que les poussières sont su repos, taut qu'elles dorment mr l'épaule de bronse ou de marbre des statues et des bornes fontsines, dsns le creux des pavés, dsns les fentes des trottoirs et des murailles, dont elles veloutent surnoisement, les reliefs, elles sont relstivement inoffensives.Il en voltige bien toujours un stock énorme dsns l'atmosphère la plus sereine et la plus pu-e, sauf, toutefois, peut-être, immédiatement après une bonne tombée de neige O'est là un msl fatal, dont la civilisstion la plus raffinée devrs prendre son parti, jusqu à ce que la fée Electricité nous ait livré le secret de l'épuration preventive.Msis.sui vienne un coup de balai, ou dt bt-layout, une envolée de jupes, alors c'est par myriades que les germes de mort, subitement mobilisés, prennent leur vol et s'engouffrent dsns nos gosiers comme un torrent corrosif et dévastateur.Voilà l'explication de ce phénomèae de daltonisme pulmonaire qui vous fait cracher noir en sortant da bal publie " Voilà pourquoi le nombre des bactéries homicides contenues dans un volume déterminé de l'air des rues de Psris varie svec les jours de la semaine et les heures de la journée, et n'est a mais si considérable qu'au lendemain des fêtes populaires : le Mardi-Gras ou le Grand-Prix, la Mi-Carême ou le 14 Juillet.Voilà pourquoi les retours offensifs de l'influen-za semblent coïncider aveo les orgies de confetti du carnaval.Voilà pourquoi M.Henry de Par ville a pu légitimement infliger au traditionnel plumeau de sa ménagère, convaincu d'être un goupillon de pestilences, l'épithète i'assassin.Eh bien ! les hygiénistes autrichiens estiment qoe, de oe chef, les cotillons trop étoffés n'ont rien à envier sux plumeaux baladeurs.Pent-être n'ont-ils pas tort, en fin de compte, et si vexstoire, si tyrsnniqne, si draoonnienne qu'elle paraisse, leur insistance s'explique tout do même — et s'excuse Il^peut être sussi dsngereux de marcher, sans s'être anpréalable cuirassé sur toutes les coutures d'ouate antiseptique on autrement, dans le poudreux silsge de péripatéticiennes trop long vêtues, que de passer la Tugela sous le fen des Bœrs.Que les "suiveurs'' se le tiennent pour dit ! Si encore les longues traînes étsient, ailleurs que dsns une salle do bel, élégantes et gracieuses ! Msis l'esthétique ost d'accord aveo l'hygiène povr réclamer le raccourcissement gslaut et tutélaire des robes, ces froufroutantes cloches à microbes, éperviers pour cœurs vagabonde, dont les plis à n'en plus finir exhslent ii la fois l'amour et ls mort.En Autriche, psys aristocratique et autoritaire, vous verres que la police, qui ne souffre pas qu'on lui tienne téte, finira par mettre les récalcitrantes au violon, à moins même qu elle ne les fasse trousser en pleine rue, manu militari»», La démocratie française s'accommoderait mal d une telle brutalité.Mieux vaut dono que, de bonne grâce, nos miss prennent elles-mêmes, iptntt sud, l'initiative de cette réforme, à la fois agréable et utile — ls joie des yeux, la sécurité des viscères ! — d'une mode trop bégueule pour être honnête.Emile Gautier. LE EE VEIL I/UNION FRANGO'GANADIENNE Section des Rentes Viagères Rapport du Président général, à l'Assemblée générale des membres, le 29 mars 1901.Suite et fin OPINION DES JOURNAUX DE COMMERCE SUR LA SECTION DES RENTES VIAGERES Les administrateurs de la Section des Rentes.Viagères de L'Union Franco-Canadienne, ne craignent aucunement de soumettre à la critique de nos compatriotes la constitution et les règlements de cette branche de notre association.O'est pourquoi nous avons fait connaître aux trois journaux de la province de Qnébec "Le Moniteur du Commerce", "Le Prix courant", et 'La Semaine Commerciale", tous les détails concernant l'organisation et l'administration de la dite section des Rentes Viagères de L'Union Franco-Canadienne.Aussi, l'encouragement qni nous a été accordé par ces journaux nous cans?un réel plaisir.Nons profitons de l'occasion pour reproduire un petit entrefilet de "Ls Semsine Commerciale" de Qnébec, No dn 1er mars 1901, lequel entrefilet se lit comme suit : "S'il faut ètre prudent dsns le choix d'une assurance sur la vie, on ne doit pas l'être moins lorsqu'on veut entrer dsns nne société de seconrs mutuels.Parmi ces dernière*, none recommandons i nos lecteurs L'Union Franco-Canadienne, qni offre toutes les garanties désirables." Nos remerciements à "La Semaine Commerciale" de Qnébec, ponr l'opinion franche et sincère qu'elle a donnée sur L'Union Franco-Cana dienne, après svoir étudié spécialement sa Section dea Rentes Viagères laquelle a eu un succès oitraordinaire, puisqu'elle a recruté, en quelques mois, su delà do 11,000 assurés.De son côté, "Le Prix Courant", l'un de no, journaux de commerce qui font le pins autorité dans les cercles financiers, vient de publier l'article suivant, au sujet de la Section des Rentes Viagères de L'Union Franco Canadienne.Un de nos abonnés nous écrit et nous dit ; "Vous serait-il possible de donner quelques renseignements sur co-Canadienne Section des Rentes Viagères, vons obligerez un grand nombre de personnes ici et dans les paroisses voisines.Il a paru dans La Presse, un article d'un correspondant canadien à Paris, leqnel discrédite grandement la Section des Rentes Viagères.Tout d'abord, disons que le correspondant ea question s'occupe d'un genre d'assurance tont autre et qu'il prêche pour son saint.Ensuite, il y a rentes viagères et rentes visgères.L'Union Franco Canadienne ne demande pas A l'assuré de se déposséder de tous ses biens, moyennant quoi elle lui versera, tous les ans sa vie durant, un taux d'intérêt convenu.L'Union Franco-Canadienne opère tout autrement ; elle ne demande à ces assurés que des versements mensuels et non une somme fixé une fois payée, ni le transfert des propiétés mobilières on immobilières représentant le capital sur lequel sera basée la Rente viagère a payer au dépos.aédé.Ce dernier genre d'arsurance ne eonvient guère qu'aux personnes tirant un revenu insuffisant de leurs biens.L'Union Franco Canadienne rend, de plus, au bout de 20 ans, les versements effectués par LB REVEIL 50 l'assuré ; let lni rend intégralement, sans retenue nion Erancc-Canadienne nom ont suggéré, et la d'aucune sorte.Oe n'eat également qu'an bout choie, dn reite, a rencontré tont de mite notre de 20 ans qne l'assuré a droit à une rente viagère, plus entière adhésion, qn'il serait opportnm ponr C'est-à-dire, que, pendant 20 ani, L'Union nous et désirable de déposer entre lea mains du Franco-Canadienne reçoit des primes de l'assuré ; Gouvernement de la Province de Qnébec uu pendent 20 ans, elle fait fructifier les montants certain montant de notre capital de réserve, qu'elle reçoit de chacun de ses assurés ; en même Nons nous adreaioni dono, Monsieur le Minis- tempi qu'elle sccumnle les primes des assurés tre, à vons, dn ministère de qni relèvent les qui menront avant que le terme de 20 années opérations de notre association et nons venons soit expiré et qni laisseront, au profit des lurvi- vous prier d'être notre interprète auprès du vanta, les sommes versées par eux, augmentée! Gonvernement actuel de la Province pour obte- de ce que le placement de lenrs primes aura nir de lni qu'il accepte de notre part un dépôt, rapporté.qne nous serions prêts à effectuer au 1er avril On s'explique ainsi, ponr quiconque sait oe prochain et qne, ponr oette première mise, nona qne peut produire une somme placée à intérêts pourrions fixer à la somme de f 15,000.composés, comment L'Union Franco Canadienne Si le Gouvernement consent à nous faire cette peut, au bout de 20 ans, rembourser aux assurés faveur et s'il juge à propos, pour venir en aide, le montant intégral dn lenrs versements et lenr comme il convient, à une institution catholique servir nne rente viagère ponr le restant de lenrs et nationale, d'utilité publique, do nons aocor- jours.v der, snr le dit dépôt, nn intérêt convenable, par L'Union Franco-Canadienne offre cet avantage exemple le taux de 4 o/o, qui est celni de quel- è ses assurés qu'elle a limité ses dépense! d'ad- V****™ à* emprunts, si je ne me trompe ministration, de publicité, de commissions aux PMl il e,t P1»" 9ae probable pue nous .anroni agents, etc, et qu'elle ne pont dépasser cette li- l'occ*"»™ d'augmenter notablement oette pre- mjte mière mise de fonds, en fidéi-commis, anx mains Ainsi, il n'y a pas à craindre qu'elle se lance du Gouvernement, dans des dépenses extravsgautes, qui viendraient J* tien" * V0M faire remarquer, Monsieur le compromettre les espérances des assurés Ministre, qne cette portion de notre capital de réserve, è même laquelle nons effectuerions ce DEPOT AU GOUVEBNEMENT dépôt, étant permanente et .nt.ngible, placement En vue de réponlre aux désirs exprimés par pourraient être, en conséquence, à très long un bon nombre de nos sociétaires, nous venons terme, le Trésor Provincial ne serait paa sitôt d'échanger aveo les autorités du gouvernement tronblé par le souci d'avoir à parer au rembour- la correspondance suivante, au courant de la- Lement dn principal de ce placement, quelle il nous paraît tout naturel de mettra les J'ignore M.le Ministre, si la loi, telle qu'elle membres en général .de la grande famille natio- nons régit présentement, pourvoit à l'acceptation nale qn'est L'Union Franco-Canadienne.Voici ; par le gouvernement d'nn dépôt de cette nature, L'Honorable M.Adélard Turgeon, de la part des associations provinciales de la Secrétaire Provincial, mutualité.Mais je sois convaincu que, si la loi _4 .n .n'y pourvoit pas, il'serait désirable qu'un proviso Hôtel du Gouvernement, Québec.fc| iminédjateinent aj%%%*a^%-s>*a>%%%«v%%%%^%%%%^a^%% Prix: 50c.et $1.00 la Bouteille.-%^%%%%%%%%%%%%%%%%%ts-a>%%%%%% S'ad resser^^^e^ Tiroir Postal 2184, MONTREAL CANAPA
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