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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 7 juillet 1900
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1900-07, Collections de BAnQ.

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157 RUE SANGUINET No 259 m TIROIR POSTAL 2184 REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POL1T1QU E-THEATRE-LITTERATURE-BEAUX-ARTS VOL.XII.MONTREAL.1 JUILLET 1900.No 269 SOMMAIRE La Rétribution, Vieux Rouge—La Monnaie Con ran te, Victime— Le Dr Norbert Fafard, Âmicue— M.Lanrier et les Journaux, Libéral — La Dignité Professionnelle, Civis—Chez les Res-êuscitées, Séverine—La Dernière Cbar-rette, Jean de Bonne f on — La Famille Pontifleale : Le Pape et l'Aristocratie de l'Eglise, Une Statistique — Philippe Tonelli.Les condition! d'abonnement an Réveil ne aont pas les conditions ordinaires dea antres journaux.Nons livrons le journal à domicile | franco.) à raison de 26 cts psr mois, payable sn commencement de chaque mois.Tont oe qne nons demandons sn public est de voir le journal.Le Réveil est imprimé et publié par A.Filiatreault, au No 157 me Sanguinet, à Montréal.Le prix de l'abonnement au ReIéil est TROIS PIASTRES par année.LA RETRIBUTION Tout vient à point à qni sait attendre | Lahontainr.Ce vieux proverbe français n'a jamais été méconnu, et les circonstance de la vie ont toujours prouvé qu'il était vrai.Voici, à l'henre actuelle, une nouvelle preuve de sa véracité, et je m'empresse de la porter a la connaissance de mes concitoyens.La Patrie, le journal à Tarte, publie, avec nne audace qui démontre que sa direction ne vaut pas cher, la vérité de ce vieil axiome.Je Usais donc dans l'un des derniers numéros de cette famills qui a coûté les yeux de la tête au Canada, l'entrefilet suivant que je soumets, avec la plus grande humilité possible à l'appréciation de mes concitoyens.C'est un éditorial écrit & la dernière minute, et celui qui Pa trouvé n'a certainement jamais lu la fruille à laquelle il collabore, et n'a pis demandé l'avis de son chef avant d'élever ce monu- 130 f.R RKV'L ment, car il aurait été remisé de bonne façon par Jo«eph Israel.Aussi, Joseph-Israel, aujourd'hui en mer, et à la mer, va-t-il faire une de ces têtes lorsqu'il constatera que les subordonnés de ses fils ont produit le phénomène que nous donnons ci-après.Voici le poulet.C'est intitulé : Injures Personnelles : Ls Patrie a publié, hier en dernière page, a l'endroit de l'hou.M.de Boncherville, nn entrefilet qne nona nons empressons de répudier et de condamner.Cet entrefilet, venn à la dernière henre dn dehors, a complètement échappé an contrôle de la direction.Nons la regrettons sincèrement, car il contenait des personnalités qni ne trouvent jamais place dans nos colonnes.La Patrie est nn jonrnal militant, mais elle n'est jamais descendu, Dieu merci ! dans les bas fonds où l'injure personnelle est l'srme favorite des combattants.Un journal qni se respecte, n'a pas besoin de recourir à dos vulgarités de ce genre pour critiquer la conduite des hommes publici dout il n'approuve pas les actes.Ce n'est pss notre habitude, à ls Patrie, d'injurier nos adversaires.Nous les combattons vigoureusement, parfois rudement, mais jamais déloyalement.Nous ne partageons pas les vues politiques de M.de Boncherville, mais nous le respectons, et nous lni offrons nos excuses.Je n'ai pas l'intention de faire une lon* guo réponse à cette courte note de l'organe de mon vénérable chef, l'hon.M.Laurier.J'ai mieux que cela, et c'est la reproduction de l'article de l'hon.Joseph-Israel lui-même, au lendemain du procès Grenier.Je sais fort bien que cet article a été écrit sous le coup d'une rage insensée, après lo coup de fouet magistral qui avait été administré au ministre des Travaux Publics, en présonce dc son collègue, l'hon.M.Laurier, par M.C.A.Cornellier C.R., mais ce n'était pas piécisémcnt une raison pour dire des sottises et surtout d'admettre le lendemain que lui, Tarte.aurait préféré se trainer à genoux depuis le Bureau de Poste jusqu'au Palais de Justice plutôt que d'avoir jeté la boue à pleines mains sur dès gens qui valent au moins autant que lui sous bien des rapports.C'est bien toujours le même principe suivi par la chère gazette.' L'injure d'abord, l'insulte suprême, et ensuite l'aplatissement., , Si on ne voyait pas ces bassesses, il serait difficile de croire qu'elles puissent être commises, mais la preuve est flagrante, et je la mets devant les yeux de mes lecteurs.Voilà deux fois que la même chose se répète.J'ai attendu près de trois ans pour pouvoir répondre à M.Tarte sur le terrain qu'il avait choisi.L'heure de la rétribution n sonné et je ne la laisse pas passer sans dire au moins un mot de vérité a M.Tarte.Je sais bien qne ce n'est pas généreux de frapper un ennemi tombé, mais comme je n'ai pas l'habitude de foire les choses comme tout le monde, je suis l'exemple de Tarte, et je lni promets des raclées aussi longtemps qu'il ne sera pas tout-à-fait culbuté.C'est un cadavre aujourd'hui, mais il peut encore faire du mal au parti libéral, ei je mo hâte d'apporter ma pierre pour murer son tombeau.Il est bien entendu qu'ici je ne parle que pour moi, les autres sont de taille à se défendre.Après cinq minutes de délibérations, nn jury, composé de citoyens sppsrtensnt sux denx partis politiques, s déclaré, samedi, le nommé W.A.Grenier coupable de libelle diffamatoire contre M.Tarte.Nous ne desirous pss nous attarder à discuter les phases du procès retentissant qui vient de se terminer. LBjREVEIL 181 M.Tarte, journaliste, n'a jamais jusqu'ici demandé protection aux tribunaux, coutre ses accusateurs.Sa plume et sa p ai oie lni ont suffi pour se rendre justice à lui-même.Quund "La Libre Parole" se rua snr lni, dana le mois de septembre dernier, les conditions étaient changées.M.Tarte était devenu ministre de la Couronne," et d était ontragé dans son honneur d'homme public, dans sa oharge d'administrateur de l'nn des pins grands départements de l'Etat.L'aconsateur lni-même n'était rien.A Montréal, tout le monde le connait.Ft M.Tarte eut pu laisser passer les in amies publiées sous sa responsabilité, sans a'exposer à perdre l'estime des honnêtes gene, dans la ville qu'il habite.Tont de même, le ministre des Travaux Publics a bien fait d'agir comme il l'a fait.Il fallait que quelqu'un se chargeât de mettre à la raison, d'amener sous le coup des lois, ce misérable faiseur, pour que cela serve d'exemple à d'autres de son espèce.La prenve la plus concluante a démontré que Grenier attendait.de l'argent, dn patronage, dea laveurs dn parti libéral.Il a fondé uu journal avec $1.25 dans sa poche.Il voulait de l'or, il est allé en demander à M.Tarte, M.Tarte lui en a refusé, il a cherché à faire saisir M.Tarte par ceux qu'il a appelée dans son témoignago, ''ses collaborateurs." Ses collaborateurs ! Grenier n'a, Dieu merci, jamais été journaliste.O'eat nn a .en t d'au nonces.Et comme l'a excellemment dit M.Si Pierre dans sa plaidoirie, o'est nn sacrilège quo d'appeler des gens tels qne lni jonrnaliates."Ses collaborateurs", qni étaient ils ?Tons leurs nome n'ont pas été publiés au procès.Mais ili sont dane toutes les bouches : Marc Sauvalle, P.J.A.Yoyer, Aristid > Filiatrault, etc etc.Vous avez menti, M.Tarte, quant an directeur du Réveil.On nons assure que les infâmes élucubrations qui viennent d'être flétries par le tribunal, ont' été écrites dans une taverne de la rne St-Jacques entre dix verres d'alcool.Cest l'un des "collaborateurs" de Grenier qni samedi soir, titnbant, ivre, criait ''honte" aux jurés, au moment où ils rendaient lenr verdict.Depuis des mois, une bande de coquins, de gibiers de prison, de rebnts de société, hurlent des outrages de tous genres à l'adresse dn ministre des Travaux Publice.Il n'est pas besoin de les nommer : l'opinion publique les montre dn doigt.Ils ont été aidés dans lenr œnvre odieuse par des importés, des Français venns de France ponr exploiter ce coin de terre, où ils ont reçu une hospitalité dont ila se rendent tons les jonrs indignes.Qni écrit à ''La Preste" les injures que l'on y lit à pleines colonnes ?Un quidam d'origine française, dans les yeux duqnel, derrière ses lunettes dorées, on lit aisément la ha* ne et le mépris de co qni est français, oatholipne ! Un antre français : Marc Sauvalle, Celui-là est bien connu de nos lecteurs.Il a passé à "La Patrie", il a passé à "La Minorve", il est rendu à "La Presse".Nsgnère, les journalistes conservateurs accusaient d'irréligion et d'impiété le parti libéral tont entier, parce qne Sauvalle rédigeait "La Patrie".Aujourd'hui qn'il fait de la diffamation à tant la semaine pour le compte de M.Tréfilé Berthiaume, il est devenu un chérubin.Vous oubliez, M, Tarte, qu'il a passé au Canadien et au Cultivateur, et que vous avez eu peur de son talent, parce qu'il pouvait vous supplanter, et qu'il avait une taille suffisante pour oela.Marc Sauvalle voulait une place, du picotin | quelque chose dn gouvernement libéral.C'eat pour cela pn'il défend les principes des "vieux rouges" dans "Le Réveil", en même temps qu'il assassine la réputation des chefs libéraux dans "La Presse".Nons venons de prononcer le nom d'Aristide Filiatreault.Une fois n'est pas contume, et cette fois sera la dernière.Eu voici encore nn qui soupirait après son Castoria ! 132 LE REVEIL Eu ce moment même, il demande uu emploi du gouvernement fédéral.Il a fatigué M.Tarte de ses obsessions, de sea demand'*, de ses sollicitations.Il l'a ponrsnivi jusque dans les gares de chemins de fer, pour en obtenir des faveurs, du patronage.Vous avez toujours uicnli, M.Tarte, Aristide Filiatreault, journaliste, qui vous vaut, n'a jamais demandé de place au gouvernement, pour l'excellente raison qu'il est capable de s'en faire une plus large que le susdit gouvernement pourrait lui donner.Uu gouvernement respectable et digne de la confiance publique ne peut donner d'encouragement à une feuille malsaine comme "Le Réveil".Oe sont les refus dn Ministre des Travaux Publics, avec la co-opération de ses collègues, de donner da patronage au citoyen Filiatrault, qui sont la cause de toutes ies malpropretés qui sont publiées dans "Le Réveil— dans le 'Réveil où se coudoient P.J.A Voyer, 0.A.Oornellier, Marc Sauvalle, etc.U y a une feuille de choux qui depuis des semaines a fait concert avec "La Presse", Sauvalle, Filiatreault, Voyer, etc.Elle a'appele "Lee Nouvelles", et elle a pour propriétaire un garçon qui, un jonr, fut commis à la Banqne Jacques-Cartier, et qni s'appelle Achille Rergevin.Il s'intitulait, en prêtant serment l'antre jour, journaliste.Nons lui payons six sous de rente, s'il nous prouve qu'il est capable d'écrire dix ligues sans doux domaines de fautes da français.Un de plus qui voulait des faveurs, du patronage, de tout.Quand on pense que ce nigaud songeait à être candidat à Bdauharnois ! « Cela vous aurait gêné, M.Tarte, de payer six sous de rente avant de rentrer dans le ministère.Anx "Nouvelles", c'est encore un importé qni injurie lea hommes publics de notre race.Ce sont ces importés, ces individus venant d'on ne sait où, qui ont entrepris de jeter la boue à la figure des ministres qni refuseront de les faire vivre des faveurs du parti libéral.Nous ti.ons la situation nu clair, afin qu'elle soit bien comprioe.U est du devoir du gonveruement de protéger les libéraux honnêtes, respectables, les méritants contre les envahissements des braillards qne nons venons de nommer, et autour desquels se sont groupés quelques faiseurs de mémo acabit.Tout autre ministre qui se fut trouvé dans la situation de M Tarte, eût eu à subir les mêmes ai-sauts, à moins qu'il n'eût consenti à sacrifier loi amis véritables, an bénéfice de ces requins.Vous avez toujours menti, M.Tarte, et c'ett facile à prouver.Nous mettons l'opinion publique en garde contre les scribes exotiques, contre les produits des pavés do Pans, qui viennent ici jeter lenr dévoln dans ls presse canadienne-française.Certes, il nous est arrivé, il nons arrive de France, de bons citoyens, et nous sommes heureux de leur offrir place parmi nons.Mais que d'êtres dangereux l'émigration française ne nom a-t elle pas apportés ?Le parti libéral appar'i nt aux braves gens qui ont fait la lutte pour le triomphe de sea idées et de ses chefs.M.Laurier et ses collègues ne le livreront point â la rapacité d'nne tourbe d'exploiteurs sani foi ni loi.Us n'ont pas besoin de la canaille pour gouverner, et ils ne se laisseront pss intimider par les hurlements des cosmopolites qui emplissent les bureaux de la rédaction de "La Presse." Il est temps, en effet, M.Tarte, de tirer la situation au clair et de montrer à ceux qui pourraient encore l'ignorer, ce que vous êtes.Vous dites, dans cet article où il n'y a pas d'injures personnelles, que le directeur du Réveil cherche une place.du gouvernement.Vous avez menti, M.Tarte.Vous en-(,'iidez bien, vous avez menti, comme bien LB REVEIL 188 des fois, d'ailleurs, et je tous le prouverai par des lettres qui n'ont pas été volées, eel les-là.Elles étaient adressées, ces lettres, à l'homme honorable, mais si faible, hélas I qui s'appelle Laurier, et les soudoyés n'ont pas été capables de mettre la maiu dessus.Et je publierai en même temps les réponses de M.Laurier.Vous ne dites pas d'injures personnelles dans la Patrie ! Vous êtes trop honorable pour cela I Heureusement pour le Canada français, M.Tarte, votre carrière politique est ter- minée.Heureusement encore pour le parti libéral, vous êtes virtuellement sorti dès conseils de la nation.Quant à moi.je vous avouerai candidement que j'attends avec quiétude le moment où je ferai tous mes efforts paur empêcher l'herbe de pouraer sur votre tombe.Si vous vous rappelez vos classiques, qai vous ont été enseignes par charité, vous comprendrez ce que cela veut dire.% Reste l'histoire de la décoration à venir du gouvernement français.Vous vous êtes imaginé que vous pouviez faire parade auprès des Français d'un sentiment que vous n'avez jamais eu dans le cœur.Et dans le même moment, vous adressiez à notre Gracieuse Souveraine, que le ciel conserve I un télégramme de félicitations à l'occasion de notre fête nationale.Vous avez fait taux bond, M.Tarte, et cela n'avancera pas vos affaires, et cela vous réussira comme beaucoup d'autres de vos entreprises.A l'époque où le petit taureau de Val- cartier était dans toute sa splendeur, vous avez réussi à tarir toutes les vaches que vous possédiez.Lorsque vous êtes arrivé au pouvoir, par la grâce de l'hon.M.Laurier, vous avez trouvé une vache unique, et celle-là, vous l'avez tarie aussi.Vous l'avez tarie en achats de maison, en achats de journauv, en parties de chasse et de pêche organisées par vos fils et pompeusement clamées dans les collon-nés du journal qui coûte si cher, et la retribution arrive aujourd'hui.Il vous restera toujours la ressource de faire le métier de journaliste sans recourir aux injures personnelles, comme le dit la gazette de vos listons.Dans tous les cas, je vous attends là, et comme je vous l'ai déjà dit, je suis prêt à vous rencontrer sur le terrain que vous choisirez vous-même, à l'exception d'un seul.Celui du cotillon.Là, je ne suis pas de taille.Vieux-Bouge.Parmi lea jennes filles qui travaillent dans lea manufactures, il est très rare d'en rencontrer trois on quatre sur cent qni ne soient paa atteintes d'anémie, laquelle se reconnaît A la pâleur et i la décoloration de la pean, des lèvres, des gencives et des muqueuses de la bouche.Oe sont là les indices apparents, trop sonvent négligés, de l'appauvrissement du sang.Cette altération du sang engendre un état nerveux qui modifie le caractère de la jeune fille et la rend insupportable à elle-même et aux autres, qui tronhle les fonction* de tons ses organes.Elle a des palpitations de cœur, de l'essoufflement au moindre effort, ses époques sont douloureuses ; le sang est pins ou moins abondant et pâle; tons oes symptômes réunis sont l'indice d'nn appauvrissement du sang quo l'on combattra efficacement et sûrement avec lea Pilules de Longue Vie du Chimiste Bonard.En vente dans tou'es les bonn-s pharmacies à raison de 6oc la boite.Envoyé par la malle en «'adressant à la Cie Médicale Franco-Coloniale, Boîte 888, Bureau de Poste, Moutréal. 134 LE REVEIL La Monnaie Gourante Nous avons attiré l'attention, il y a une quinzaine, sur le fait que la monnaie courante au Canada était dépréciée au détriment des contribuables.U nous fait plaisir de constater que cet appel n'a pas été lancé en vain, et que M* Stanislas Côté, le distingué rédacteur du Moniteur du Commerce, le plus ancien et le plus important organe français du commerce dans la province de Québec, s'est empressé d'appuyer de son autorité incontestable les justes revendications des citoyens qui sont obligés de subir des pertes quotidiennes et des ennuis causés par la dépréciation constante de l'argent monnayé.Nous comprenons parfaitement que lo gouvernement dirigé par le grand seigneur Laurier ne peut pas s'abaisser jusqu'au point de prendre l'avis d'nn pauvre hère de notre espèce.Ce serait humiliant.Mais quand il s'agit du Moniteur, qui représente les idées, les vues et les aspirations du commerce canadien, le vénérable chef du gouvernement ferait bien d'y regarder à deux fois.Voici l'article de M.Côté : Il y a en circulation aujourd'hui une dizaine de millions de dollars de pièces d'argent frappées à l'effigie de la Reiue ; ce sont les pièces de monnaie canadienne de 50c, 25c.20c, 10c, et 5o.L'effigie royale à la face de ces pièces est un certificat du gouvernement qu'elles ont bien la valeur indiquée et que chacun peut les recevoir m toute confiance.Si la pièce n'a paa la valeur qu'il lui attribue, l'Etat commet un faux, ou a'il laisse dans la circulation nue pièce dépréciée, il cause un préjudice grève qu'il doit réparer sans retard.Or, depuis quelque temps le marché est inondé de pièces de monnaie percées au montant de plusieurs milliers de dollars.Il y a perte pai conséquent pour les porteurs de ces pièces et il incombe aux autorités de faire cesser cet état de choses au plus tôt.Déjà, à plusieurs reprises, les journaux ont attiré l'attention dn gouvernement fédéral snr ces pièces tronées, et s'il a cherché à porter un remède eu mal, l'effet ne parait pas avoir été bien sensible.S'il a recherché oa fait rechercher cenx qni déforment la monnaie, ses efforts ne paraissent pas avoir abouti à des résultats brillants : car le nombre des mauvaises pièc.'s en circulation ne diminue pas.Il est nn fait certain, c'est qne personne ne gardo oette monnaie par devers soi.On s'en débarasse d'une manière quelconque, au pins tôt, en subissant une perte d'une fraction sur la valeur indiquée ou en imposant cette perte à d'autres.Or, puis-qn'en principe le gonvernement est responsable de la totalité de cette valenr indiquée sur chaque pièce c'est sur lui que doit retomber la perte occasionnée par la diminution on la dépréciation.Mais comment arriver à couvrir cette perte ?C'est ohose à peu près impossible.Mais il peut la prévenir an moyen d'une refonte des monnsies.La frappe de monnaies nouvelles, de temps à autre, est une obligation imposée par le besoin de remplacer les pièces usées ; mais il ne s'agit pins aujourd'hui de sommes peu importantes de pièces usées, il s'agit de milliers de dollars de monnaie, percées par des voleurs qui mettent bien à profit l'impunité dont l'Etat parait les laisser jonir.Il faut un remède radical à ce mal D'abord il faudra refondre tonte la circulation; en second lieu, adopter nne loi ponr pnnir sommairement quiconque fait circnlerune pièce percée.Lea petites pièces de 5o sont légères et pea encombrantes à porter, mais elles n'en aont pat moins d'argent.Or o'est de l'argent que se pro curent toue ceux qui les percent, et de l'argent à bon marché au détriment dn pnblic Nous conseillerons volontiers an gonvernement de rem placer ces pièces de 5c argent par des pièces de nickel, par quelque chose dans le genre de la pièce américaine dn même chiffre.Les voleurs ne seraient plot tentés de les percer, et ce seaait autant de perte évitée pour le public II y a en Canada d'immentes gisements de nickel : pourquoi l'Etat ne les utiliserait-il pas pour frapper dea pièces de monnaie del son, de 6 soat et 10 sons ?Quoiqu'il en soit dee moyens à prendre, le gouvernement en est le juge ; mail au moins qu'il se hâte d'en employer nn quelconque, car du train qne les pièces de monnaie percées un détériorées se présentent dans la cir- LE REVEIL 186 cnlstion il n'y en «nia bientôt pins nne seule bonne.Que le f ou hait dc notre confrère s'accomplisse I Victimi.LE Dr NORBERT FAFARD Une mort foudroyante vient d'enlever à l'affection de aa famille et à la vive amitié d'un nombreux cercle d'amia un médecin distingué, un professeur émérite, un joyeux camarade et un a ni sincère et dévoué.Le Dr Norbert Fafard, professeur de chimie à l'Univeruité Laval, est décédé subitement, dana ls force de l'âge et en pleine vigueur physique et intellectuelle.A peine âgé de cinqnsnte sus, Fafard n'a pas on le temps, pendant toute sa carrière, de ae faire un ennemi.Bien an contraire il possédait un aimant qui sttirsit invinciblement à lni tone ceux qui l'approchaient.Son esprit fin et pénétrant lui permettait de deviner du premier coup d'œil ls demande non formulée d'nn mslheureux qui désirsit retenir ses services ssns svoir le moyen de solder le.'- svis précieux qn'il répandait svec profusion sntonr de lui, surtout parmi lea déshérités d.Is fortune, car il s été, — c'est le pins bel éloge à lni décerner — le Médecin des Pauvres.Il fut l'un des membres de cttte pléïsde d'hommes distingués qui se fit nne trouée en jousntdes condes et en travaillant fortement pour arracher la science et l'aisance dans une profeesirn où tout manquait dsns le temps Mentionnons parmi ces homm a qni ont réussi i imprimer lenr marqne dsns notre monde prof-ssionel le Dr Ooyt^nx Prévost, fen le Dr Charles Filiatreault, le Dr -Adolphe Lamarche, le Dr Séverin Lschspelle, Oésaire St Pierre, Ssn-toire, le graud vicaire de Valleyfield, Stsnislas Côté, Emard, Bruchési et combien d'autres.Professeur à l'Université Laval depuis sa fondation le Docteur Fafard partageait svec le Doc • tenr Lamarche, parmi les élèves, une popnlsrité qui n's jsmsis été affaiblie ni démentie.D'nn signe—et les étndisnts ne m'en voudront pas, si je le dis — il pouvait les envoyer promener d'nn bont de ls ville à l'sutre.Dsns les moments d'effervescence, nn mot de lni suffisait ponr les fsire rentrer dsns le rang, et oe mot-là étsit toujours un mot d'esprit ou ds sentiment.• a mort dn docteur Fafard brise le faisceau qni s réuni depnis trente-cinq sns leu qustre smis que daus l'intimité nous appelons lea "Mons quetaires," et qui était composé de Prévost, Lamarche, Fafard, et Lac h ape Ile.Cependant comme dissit l'nn d'eux : "O n serrera les rangs, et personne ne s'en apercevra," Le docteur Fafard lsisse une famille de cinq enfants et ses vieux parents, âgés respectivement de 81 et 16 sns.L'immense concours de citoyens qni ont assiste aux funérailles confirme bien l'estime dont il jouisssit.Ls terre' lui sera légère, csr il n's jamais fait autre chose qne du bien.Amicus.M.Charlton, du Grand Tronc, vient de pu* blier un petit opusoule descriptif sur Ste-Anne dn Bout-de-l'Ue.Inutile de dire que le bon goût, qui caractérise tout ce que mon excellent smi Chsrlton publie, ne fsit pss défaut daus ce charmant opuscule de 16 pages, superbement illustré.Ls description des environs de Ste-Anne est su moins l'égsle de ls gravure qui l'accompagne et il n'y s aucun doute que les touristes se rendrout à cette snperbe plsce d'esn canadienne, située à quelques milles de Montréal.Je voudrais reproduire nne on deux gravures imprimées dsns ce petit trsvsil, msis le temps me manque, et je dois me contenter, pour le moment, de fsire des complimemts à M.Chsrlton, en lui réservant ponr plus tard, uno surprise.SPECIFIQUE INCOMPARABLE Le BAUME RHUMAL est le vrsi spécifique contre lea Anxious de poitrine.61 Ailes ches Morton, Phillips ét Cie- pour t m'es les fournitures de buresu dont vous sures besoin, et vous serez servi à souhait, 136 LB REVEIL M.Laurier et les journaux L'rpinion de l'hon.premier ministre snr les journaux en général est tellement flatteuse ponr nons qne je ne puis résister à la tentation de reproduire une partie de son discours.Je comprends parfaitement que tous les hommes, même les ministres de la Couronne, aiment mieux se faire encenser que de sentir le mordant aiguillon des grincheux qui ont raison de critiquer les actes des gouvernants.Mais si M.Laurier n'est pas content, il a une chose bien simple à faire, qu'il démissionne.On le rem* placera, et tout sera dit-Ce n'est pas notre intention de critiquer son opinion aujourd'hui, car nons avons trop d'ouvrage à faire, mais dans un prochain nnméro, nous tâcherons de lui rendre toute la justice qu'il mérite.Il a protesté contre l'idée ayant cours que les journaux avaient droit à des faveurs et méritaient nn traitement particulier comme éducateurs on production intellectuelle.Les journaux, a-t-il dit, sont purement el simplement de la marchandise, de la vulgaire marchandise dont les éditeurs tirent profit et dont le transport doit être payé comme celui d'une denrée alimentaire ou industrielle quelconque.Nous reviendrons snr ce sujet dans un prochain numéro, ear véritablement ça en vant la peine, et nous dirons k M.Lanrier ce que nona pensons de sa pensée.Libéral.La Dignité Professionnelle La lettre suivante a été reçue par un citoyen de Montréal d'un monsieur qui a obtenu il y a plusieurs années uu brevet d'avocat.Il serait convenable de donner ici un échantillon du papier qni a servi à transporter la lumineuse idée de l'homme qui a écrit cette mis-, sive.Mais comme c'est impossible, il faut se servir d'un terme du métier et l'appeler du papier à chandelle.Le barreau souffre de ce manque de dignité, et devrait y mettre nn terme, dans son propre intérêt.Montréal.18 Vous êtes informé d'avoir A régler sans délai la réclamation qne j'ai contre vous.A défaut par vous de payer ou de venir prendie arrangement avec moi, A mon bureau, vons serez exposé à une saisie, soit de vos meubles ou de vos gages, etc.J'ai l'honneur d'être, Votre serviteur, Avocat.Bureau : 14, rue St-Jacques.Page 0.Dette et frais $21.58.Une plainte a été déposée devant le syndic du barreau contre le gentleman qui se permet d'écrire de cette manière, on prête son nom à des huissiers pour servir contre des clients purement imaginaires.Civis.Un grand malheur vient de frapper nn de nos plus distingués compatriotes, absent en ce moment A Paris dans l'intérêt du Canada, nn homme anx idées larges et aux culottes courtes.Des voleurs se sont introduits dsns son domicile et ont commis des déprédstions ssns nom Heureusement, on nous snnonce qu'ils n'ont pas mis la main sur une demi-douzaine de paignes, une médaille du Congo, un rapport snr ls multiplication dea chambres de commerce, dont il devsit être le président générai, un mémoire snr ls fondation d'un bulletin mensuel pour étouffer les horreurs du progrès moderne, nn plsn d'agrandissement du marché Bonsecours, une recette de blanchissage en temps d'exposition, et nn mémoire détaillé anr ls manière de bien rej présenter nn pays dsns les grsndes kermesses internationales.Tons ces précieux objets ont été respectés psr les bandits ot le pays est ssuf.P.S.—On nous snnonce que l'on s retrouvé intsete cinquante-huit discours pour St-Jean-Baptiste on autr s fêtes nationales, snivsnt l'occasion. LB.REVEIL 187 Chez les Ressuscitees C'est tont là-bas.très loin, passé les ponts et la Sorbonne, passé Etienne Dolet, qni fut martyr et feue Sainte-Pélagie, où s'élaborèrent, ponr quelques pauvres jours de prison, tant de béatifications douteuses et de martyres à bon marché C'est tont an fond d'uu qunTtier de travail et de misère où les fabriques, cages vitrées, résonnent dn bourdonnement de l'effort, musclés d'acier, courroies de chair ! —lâchent snr la rne aux henres de trêve, nn tas d'hommes, de femmes anémiés, au teint cireux, aux tempes marquées du coup de ponce de l'épuisement ! Autrefois, ici, c'était la campagne.Plutôt qne les cheminées noires comme de maigres venves an front desquelles flotta le voile de denil, il y arait de hauts arbres, fraia et verts, tout pleins de nids.La Bièvre courait, en jasant, non loin, sur les mousses de velours.Il y avait des vallons ombreux et de douces collines.ds la nature et de la paix.Si bien qne Marguerite de Provence— être l'épouse d'nn saint suffit-il au bonheur ?— f rame de Louis IX, bru de Blanche de Castil'e, y vint tromper par sa mélancolie, sa nostalgie dn soleil natal, du pays d'Oc, lumière et joie, en faisant édifier de pieuses fondations, le couvent des Cordelières où elle devait se retirer ponr monrir, et l'hôpital de Lonrcine.Sons sa coiffe de nonne surmontée de la couronne aux lys d'or, dans le préau encloîtré et Henri de roses, si la royale béguine eût pn avoir, si peu que ce soit, l'intnition des phases qne traverserait son œuvre, des destinationa diverses auxquelles celle-ci serait dévolue, il eat probable que la chaste souveraine eu eût éprouvé quelque étonnement.Hôpital de l'Hôtel-Dien du Patriarche, hôpital dc Saint Martial et de Saint-Valère, plua de deux siècles et demi durant, il sert, sans désignation -de sexe on de mal, à l'humaine souffrance.Mais, à la moitié dn seizième siècle, la pudeur développée par la civilisation (?) plus encore qne par la science, incite à trier les malades.et cenx envers qui Vénus fut cruelle sont dévolus au patronage de réponse de saint Louis ! Après, ce sont des orphelins, puis des invalides, puis l'Ordre de Malte, puis, en deux portions inégales, une annexe de l'Hôtel-Dien et le Collège de pharmacie.Sons la Révolntion, c'est nne fabrique ; sous la Restaura ion, un refuge, où, sous Louis-Philippe, trouvent asile les orphelins qu'a faits le choléra Enfin, en 1886, on y amène, de l'hôpital dn Midi, désormais réservé anx hommes, les vénériennes — et Lonrcine devient le terrible purgatoire où tant de malheureuses expient la faute d'autrui ! Mais lea maux courante restaient à soigner ; la typhoïde, les affections chroniques, les épidémies qui encombraient, à de certaines époques, la salle de consultation.Dans les jardins, on fit des baraquements ; des ambulances, pourrait on dire, car combien de celles qni vont tomber là, au seuil de la maison hospitalière, sont des combattante! ponr la vie de leurs petits ! Oe fut baptisé Hôpital Temporaire, et l'an d'après, en 1888, Samnel Poni, nommé chirurgien de Lonrcine, y transféra les accouchôes, y inati-na nn service de gynécologie.Oe fnt nne lutte, la lutte de la Science contre la Routine, ponr obtenir les pins faibles améliorations : nne baie vitrée, nn robinet d'eau cou-Tante, l'essentiel du matériel de salut ! Qui l'évoquera, l'horreur 'ragique dea laparotomies accomplies dans ces conditions élémentaires, sans Panxiliaire puissance de l'ambiance, de l'outillage, qui assure ponr moitié la réussite.Le chirurgien y mettait tout son cœnr, tont son savoir, tonte sa volonté.mais on lavant ses mains ronges, nn souhait ardent comme une prière mentale devait s'élever de ea pensée — et devant le snecès obtenn quand même, il pnt dire comme son grand ancêtre : " Je lea ai soignées, Dien les a guéries ! " **# v - Mais, désormais, il était le prisonnier de son œuvre, comme ces piètres qni, ponr rebâtir lenr église, vendraient leur pauvre âme à Satan.Tont d'abord, il s'agissait de "réhabiliter", non pas l'établissement, maia le séjour dans l'établissement.Lonrcine devint l'Hôpital Broca, où 188 LE RÉVEIL forent admises les maladies épidermiques, et les baraquements devinrent l'Annexe Pascal, spécialement consacrée A la gynécologie et aujourd'hui célèbre dans le monde entier.Entre temps, Poiti avait obtenu, du Conseil Municipal.14,000 francs pour édifier des enclos de consultation distincts (préserver les saines des contagionnées) et nne salle de laparotomie avec amphithéâtre aux murs vitrifiés.Récemment, une autre allocation plus forte fut allouée.Mais cela, c'était pour l'œuvre, pour la collectivité, le bien -commun II restait quelque chose à faire pour l'individu, la personne : la triste créature quo rongeait, dana son lit, une peine morale en plus du tourment physique — ou qui s'en allait guérie, dans sa jupe rapiécée aux po ches vides, retomber dans l'enfer de son dénu-ment, aggravé par l'absence, et ls faiblesse accrue.' | Alors Pozzi se fit anarchiste : taxa ls richesse en fsveur de ls misère ; tsps i toutes les portes de ses clientes fortunées ! Près de certaine!, artistes conscientes, quoique favorisées, de l'injustice sociale, et d'instincts généreux, il n'eut pas grsnd mal Ls princesse Alice de Monaco accepta la présidence du comité.et les fruits d'or qui IA-bas, au rocher féerique, mettent, dans les feuillages sombres, l'éternel mirage d'nne il-Inmination vénitienne,) s'en vinrent, entre les doigts amaigris, mettre nne bouffée de parfum sur les lèvres brûlées, étsncher ls soif des fièvres! On visits les familles ; on régis des loyers ; on indemniss les voisins qui avaient recueilli les provisoires orphelins ; on psys des jupons, des corsages, ls mise décente qui permet de retrouver du travail ; on dénicha des emplois, on sauva des corps et des Ames ! On pensa qu'il fallait aussi un pen de joie, comme il faut du pain.Au 14 juillet, au réveillon, les "anciennes" reviennent, avec leur nichée, Il y a concert, arbre de Noël.Chaque petit s'en va aveo son jouet, sa friandise — et aussi ls paire de souliers ou de culottes qui lui sature la considération des camarades.' Dans un coin, ému, mais correctement impec- cably le chirurgien regaide, aonrit A toute* dont il guéri la souffrance.Et l'étranger, le passant s'étonnerait que si jeune, il ait sutsnt de filles et de petits-enfants — qu'sutour de son front brun, de ss taille juvénile a'empresse ls postérité de Msthusalem ! « • Et j'si voulu voir l'Œuvre, ls Maison.Et, dès le seuil, nue belle émotion m's étreinte, retenue dsns le csdre de l'huis.Ah ! qn'il soit béni, Olsirin, ponr ce qu'il s fait IA ! C'est par ici qu'on apporte, snr des civièr< s, les pâles victimes ; psr ici qu'entrent, également, celles qni peuvent encore se tenir debout.Et leur premier regard craintif, rencontre, snx murs, l'accueil de ls Beauté, le prestige de ls Grâce, ls magie de ls Couleur.Ce n'est plus ici 1' " hôpital " le séjour morne dont l'idée les glaçait, ls géhenne dont s'épouvantait leur esprit non moins que lenr chair ! C'est quelque chose de si beau, de si merveilleux, de si divinement consolateur qu'elles n'ont jamais rien vu, asnf sn théâtre, de pareil ; qne des larmes douces leur montent aux oils ! Des fleurs A vissges de femmes, les psvota endormeurs, les meuves, les simples, les baumes dans lenrs corolles de nuance déliosto on éclatante, sur nn ciel de rêve, se penchent vers ls nouvelle venne.Et sur un cartouche, en lettres d'or elle lit : •'Ls tante rendue sux malades." Elle entre plus confiante, elle reprend de l'espoir, viatique supérieur A tons les cordiaux.Et dsns ls salle où on va l'admettre, ses yenx encore ne rencontreront qne de l'enchantement, ls forêt d'orangt« de Dubufe ; les marine» de Bel lery Dec fout ai net ; ou, sous le pinceau ds Kœning, de Guérin, de Thrity, de Jourdain, de Lsnset, de Girsnd, le Symbole qui prête sn songe et fait éclore, dans l'intellect le plus humble, ls secoursble Méditstion ! Donner le luxe de l'Art A des pauvresses : qui svsit encore songé A cela ?Et tons les lnxes sont dsns cette demeure d'assistance : tous les luxes de la propreté, de l'hygiène, du progrès — même et surtout dans ce que le public ne voit pas. LB BBVBIL 189 Le dévoué et expert assistant de Pozzi à l'Annexe Pascal, le docteur Jayle, ne me fait grâce d'aucun recoin ; tandis qne les femmes, de leur petit lil anx drape blancs, me suivent d'nn regard adouci.Je le connais, oe regard : je l'ai vn, dans lee prunelles, effarées d'abord puis tendres, de bêtes blessées qne j'avais recueillies.Le cœur des malheureuses ainsi se fond à l'approche de la science compatissante.Ici, on les sauve.Ici, on les aime.Sois bénie, maison de la Bonté ! Sbvkbinr.RENTREE DES CLASSES An moment de la rentrée des classes, il nous semble utile d'appeler l'attention des mères de famille sur la nécessité qni s'impose à lenr sollicitude maternelle, de suppléer à l'insuffisance de l'exercice physique chez leurs enfants astreints à l'étude, par l'emploi régulier d'un toniqne réparateur et reconstituant dn sang.Il y aurait bien moina de j.unes filles anémiques, nerveuses, hystériques et souffreteuses, si les parente et lea institutrices voulaient encourager lee exercices physiques et forcer les jeunet filles i s'y livrer comme ils les forcent sonvent à étudier presque au-delà de leurs forces.Lee médecins prescrivent lea Pilules de Longue Vie du Chimiste Bonard comme traitement préventif et curatif de l'anémie i elles ont tonjonra donné les résultats les plua satisfaisante, n'exigent pas de régime spécial et ne dérangent en rien les habitudes régulières de la vie dn convent.Ces pilules se trouvent dana tontes les bonnes phar mi oies à raison de 50o la boite.Envoyé par la malle en s'adressent à la Cie Médicale Franco-Coloniale, boite 888, Bureau de Poste, Montréal.BIBN EMBARRASSE Si l'on n'avait paa le BAUME RHUMAL, comment chasserait-on lee rhumes ai faciles à attraper ?68 [La Dernière Charrette Pendant qne le conrage du Pape ae courbe, se recourbe, se replie et s'sffaisse.Jpour se redresser tout à conp en un geste de bénédiction qni eet une dernière vibration d'autorité, pendant cette minute de survivance, les gen« de la suite, les "porporati" de Rome,achèvent l'œuvre italo-alle-mande qn'ils ont entreprise à l'ombre noire de l'infaillible pontife blanc Les bureaux romains vionnent d'infliger à la plus française dea œuvres populaires ce supplice de la sangsue qui s'appelle le protectorat d'un cardinal étranger.Les humbles filles qui sont lee Petites Sœurs des Pauvres, lee Sœurs aimantes et actives croyaient que lenrs statuts approuvés par le 'Pape et par l'Etat les protégeaient comme le bouclier de l'archange, taillé dans le pnr diamant, protègo les héros légendaires.Eh bien, cea statuts, qui font dea Petites Sœurs dee Panvree le premier des Ordres reconnus par le genvernement français, ont été remplacée par nne nouvelle Règle à la mode de Rome.L'Etat ae trouve ainsi enfermé dans nn affreux dilemme ; on bien poursuivre l'ordre religieux qui porte le plne haut le nom de France et le fait synonyme de charité, on bien tolérer l'entrée de cet ordre dane le cycle des duperies italiennes.C'est la dernière charrette de la révolution vaticane qni passe, emportant celles qne lea antres révolutions avaient saluées comme de nobles recrues des milices célestes détachées auprès dea lits où les âmes souffrent aveo lee corps.Et voici comment les saintes filles qni, donnant lenr vie anx pauvres de ce monde, ont abandonné lenrs âmes aux ivresses de Dien, voici comment elles sont devennee lea victimes de l'Eglise, lenr mère.L'histoire, en ea cruauté très simple, montre aveo quelle lenteur la Rome dee prélats prépare lea coupa de main qu doivent mettre en puissance étrangère lea traditions et lee fortunes dea œuvras françaises.La congrégation des Petites Sœurs fut fondée, en 1840, au diocèse de Renuee, à Saint-Servan, dont les maisons basses tournent lenr humilité LE BEyb IL vera l'orgueilleuse simplicité du tombeau de René ! Le fondateur fut un modeste vicaire breton, l'abbé Le Failleur.Cet homme, qui a fini martyr, valait d'être connu Il y a dix ans, c'était un paysan droit, d'nn buste puissant avec tont le reste assorti.De larges lignes attestaient encore la force disparue des membres et cette énergie physique que les fds de la lande semblent emprunter aux rochers dont ils ont la résistance et la coulenr.Autonr dee tempes de H.Le Pailleur se tordaient de fortes mèches grises, semblables A cette écume de vagues qui.sur la côte bretonne, caressent le dur rocher.Lo visage coupé de rides avait cette expression qne l'âme donne à la figure après les luttes contre les aspérités de la vie et la lâcheté des hommes.Un matin de brouillard et de tempête, le vieillard de quatre-vingt-quatre hivers s'écroula d'une seule pièce, comme un mât battu par trop d'orages.Cet homme d'action et de concision se mit à chercher ses mots comme on cherche une chose perdne dans les cendres d'un foyer éteint.Celui dont la vie avait appartenu aux pauvres, aux souffrants, aux déshérités se mit à ne plus pouvoir converser qu'avec les spectres invisibles de sa jeunesse, avec les mortes qui l'avaient précédé au séjour de Injustice.A ce vénérable servitenr tombé dans l'enfance des innocents, à cet aveugle qui ne pouvait plu8 relever le plomb de ses paupières, il fallait le repos en attendant la mort.Rome ne permit même pas que pour reposer les dernières heu res de ce prêtre une retraite embaumée fût ménagée dans l'une des maisons qn'il avait semées comme des fleurs d'éternité au champ de misère humaine.Le Père Le Failleur fut appelé au Vatican sous un prétexte futil >.Il s'y rendit en chrétien chez qui l'obéissance survit à la volonté Ses pas défaillants ne furent conduits par personne, dans la vie éternelle.U attendit du Pape une audience qui ne vint pas.Par contre, dea moi nés italiens le prirent et, par ordre supérieur, le séquestrèrent dans un couvent, sinistre prison, où nnl ne le revit jamais.U est mort là, loin de tout ce qui avait été sa vie, et les reli- gieuses dont il svsit été le Père apprirent ss mort psr le commandement qu'elles reçurent d'arracher son image de tous les mura où l'avait clouée ls vénération des siens.Qu'avait fsit ce Breton ?Il svait commis une grande œuvre française.Sans relations, sans amis, aidé d'une cuisinière et c'nne servsnte de ferme, il svsit plsnté un arbre dont les rameaux couvrent déjà la chrétienté, msis dont les fleurs sux trois couleurs gsrdent su fond do leurs pétales la marque originelle de France.Quand l'abbé Le Pailleur fut séquestré, il avait fondé deux cent soixante-huit maisons de son ordre.Les Petites Sœnrs des Psuvres, en lenr costume de paysannes sombres, étsient connues dans tonte ls France, en Belgique, en Angleterre, en Espagne, dsns les Indes, en Amérique.L'empereur d'AUemsgue comme le sultan de Constantinople les couvraient de leur protection ; ot ls statistique, cette clsmeuse de vérités, criait des chiffres : Quarante mille affamés psr jour étsient nonrris psr lea divines Ailes.Pins d'nn million d'êtres étsient tsuvésde ls mort immédiate, de ls fsim sans lendemain psr les msins qui trouvaient encore le temps de se joindre en nne prière ponr les âmes immortelles de oes corps décrépits.Telle étsit l'œuvre qui accompagnait de son long éclair M.Le Pailleur lorsqu'il fut monrir à Rome dsns ls honte humsine qni prépare ls gloire divine.Une dernière fois, ssns doute, du fond de as geôle, le prêtre breton élevs dsns le vide ss msin tremblante pour bénir les milliers ds Sœurs et de vieillards que cette msin avsit secourus et que les yeux n'apercevaient pins.Puis, qnand M.Le Failleur, échappant snx bourreaux, fut monté vers Injustice qui a dû être pour lui la gloire éternelle, le crime s'est continué coutre les Sœurs ssns défense.Il est entendu que tout s'est fsit à l'inan du Pspe ; msis tont n's pss été moins fsit.A l'œuvre française de l'abbé Le Pailleur on s imposé un vicaire apostolique belge on allemand.Cet étranger, svec ses yeux vert-de gris, svec ss bouche à ls ligne orgueillensement recourbée, se montre pins sombre qu'un bois de chêne et plus froid qu'une grève bsttue psr ls mer.Son rêve est de trans- LB UfiVËlL 141 porter i Rome l'œuvre nationale mise entre sea mains de passant malfaisant.La protection d'nn cardinal .italien va terminer ce glorieux effort.Ancnne barrière ne se dreBae maintenant devant les entrepreneurs d'iiali litigation ; car cette Gère et tendre femme qui fut la supérieure générale est morte dc chagriu plus que de vieillesse, sprès une vie de travaux saus récompense.Rome, brissnt les statuts reconnus par l'Etat de France, a défendu anx Fetilea Sœurs de choisir nne supérieure à la place de la morto.Lo délégué et le cardinal étranger régnent, gonvernent et sèment le désordre avec de beaux gestes antiques on flamands.Autrefois lo noviciat, comme l'œuvre tout en* tière, était français : le nouveau régime a fondé des noviciate en Italie et en Espagne ponr ôter à la congrégation son caractère national.Le résultat n'est pas encore atteint, car la maison ite.licnne compte cent vingt-quatre novices, parmi lesquelles cent vingt-deux sont françaises.Mais pourquoi arracher ces pauvres femmes à la terre de leur naissance ?pourquoi lenr faire souffrir cette souffrance indicible qni étreint le cœur et le tord quand on quitte son pays sans raison ?Farce que les cardinaux de Rome ont peur de la grande ombre de l'Eglise de France, de cette Eglise qni est peut-être dane les tombeaux, mais d'où sort la voix éternelle des Bossuet, l'impérissable main des Vincnt de Paul et dea Le Pailleur.Jean de Bonnefon.M YIARV EXPIRIENCI mi en n d ne_une dame riche' qdi a AHA dUUnUj été guérie de sa surdité et de bourdonnement d'oreille par lea Tympans artificiels de I'Institut Nicholson, a remis a cet institut, la somme de 25,000 frs, afin que tontes les personnes sonrdee qui n'ont pas les moyens de se procurer les Tympans puissent les avoir gratuitement, S'adreseï à I'Institut Nicholson, 780, Eighth Avenue, New York.RIEN DE TEL Rien de t»l que le BAUME RHUMAL contre les affections de la gorge et des poumons.54 Patents Disions copvrmmts ac ?n»in'!nn ii pfot»£?7 nuanubla cinstnttnlrft! MntIre* Oktet*«en cyforMetulunuanu.PtUnU Ukra throoih Mun loo.mo-It* ttai» «rtcll- çonSd.nU»L_H»naboo* on p.wnu rj££jw*te«, without chum, lath* Scientific flimrkan.Demandez un nnméro échantillon du Réveil qni vous sera envoyé gratuitement pendant quatre semaines A ton'e a-dri.-se qui sera fournie au Canada on aux Etats-Unis.Ceux de noe abonnés qui ont des travaux d'impression à faire faire voudront bien s'adresser au No 167 rue Sanguinet ou au No 1560 rue Notre-Dame.LA PRESEANCE La toux, le rhume, la coqueluche, la bronchite s'effacent devant le BAUME RHUMAL.65 Les personnes qui ont des lettres circulaires en prospectus A faire distribuer penvent a'adrosser en toute confiance A M.Jules Vatonnc, No 144*7 rue Notre Dame, et la distribution sera faite A lenr entière satisfaction.Motion, Phillips & Cie.PAPETIERS FABRICANTS DE LIVRES BLANCS BT IMPRIMEURS, 1755 et 1757 Rue Notre Dame, .Montreal.Lt maison Morton, Phillips & Cie.possède h brevet - Craid Dm à ftiilki moMk$ (Uou Leaf Udgn) de H.C.MILLER.LE ORAND UVRB DU 3IECLB.On trouvera dans ses magasins un assortiment Complet de Papeterie. 142 LU RliVElL La Famille Pontificale LE PAPE ET L'ARISTOCRATIE DE L'EGLISE.UNE STATISTIQUE.Voulez-vous savoir quelle eat la composition de la grande famille pontificale qui rayonne sur le monde entier ?En voici nn aperçu ?D'abord, voici les titres de Léon XIII, qui est le 268e Pape qni gouverne l'Eglise catholique : Evéque de Rome, vicaire de Jésus-Christ, successeur du Prince des Apôtres, Souverain-Pontife de l'Eglise universelle, patriarche de l'Occident, primat d'Italie, archevêque et métropolite de la province romaine, souverain des domaines temporels de la Sainte Eglise Romaine, préfet de l'Inquisition universelle et des Congrégations de la " Concistoriale " et de la " Visita apobtolica '' et protecteur des Ordres des Bénédictins, des Dominicains et des Frères mineurs.Le Sacré-Collége vient après le Pape, par ordre hiérarchique, et se compose, actuellement, et A la suite de la mort du cardinal Jacobini, de 69 cardinaux ; mais le nombre exact devrait être de 70.U manque donc 11 cardinaux, qni seront nommés dans le prochain Consistoire.Cinquante-cinq cardinaux ont été créés par Léon XIII ; les quatre autres, Oreglia, Parocchi, Ledoehowski, et Canossa, par Pie IX.Des 69 cardinaux composant le Sacré-Collège 88 sont italions et 26 étrangers ; 24 sont de curie et résident, par conséquent, à Rome, et les 86 antres sont répartis dans les divers sièges archiépiscopaux du monde.Le Sacré-Collège se compose de six cardinaux " évéques ", qui sont les évéques suburbains de Rome (Oreglia, Parocchi, Séraphin, Vannutelli, Mocenni, Mazzella et Agliardi) ; de 48 cardinaux " prêtres " et de 6 cardinaux " diacres ".(Ces derniers : Macchi, Steinhuber, Segna, Pierotti et Vives y Tuto).Les cardinaux évéques et les cardinaux-diacres sont tous de curie, et résident par conséquent à Rome.Le plus vieux des cardinaux est Canossa, archevêque de Vérone, qui a 91 ans ; ensuite, Ce- lesia, archevêque do Palermo 81 ans.Dix-sept cardinaux sont âgés de 10 à 80 ans :* vingt-huit cardinaux de 60 A 10 et nenf cardinaux de 60 à 60 ans.Les cardinaux les plus jeunes sont : Vives y Tuto, capucin, de nationalité espagnole, résident en curie, Agé de 46 ; Svamps, archevêque de Bologne, 49 sns ; Richelmy, archevêque de Turin, et Ferrari, archevêque de Milan, âgés de 50 sns.L'snnée 1899 s vu mourir sept csrdinsnx : Vergs, Ferreirs, Bausa, Krementx, Sourrieu, Schœnborn et Mertel.Léon XIII en a vu mourir 181.U s renouvelé deux fois le Sacré Collège.Les patriarches qui suivent immédiatement — par ordre hiérarchique — le Sacré-Collège, sont su nombre de 14, desquels ho it du rite lstin et 19 du rite oriental Les sièges archiépiscopaux dsns tonte ls chrétienté sont su nombre de 198, desquels 114 dn rite lstin et 19 dn rite oriental.Il y s, dsns le monde entier, 176 siégea épis-copsux, dont 62 dn rite oriental et 17 sièges é-piscopaux, dits nullus diœctsis on prélstnres.En résumé, il y s, entre pstrisrches, archevêchés et évêchés des ritea latin et oriental 1070 sièges.* Actnellement, il y s 68 places vsesntes de pstrisrches, d'srchevêqnes et d'évêques.Pendsnt le pontificat de Léon XIII, il s été créé deux sièges pstrisrcsux et 18 sièges archiépiscopaux ; 18 évêchés ont été élevés en archevêchés.U s été gaiement créé 101 sèges d'évéché.Léon XIII a, en ontre, créé trois nouvelles délégations apostoliques, 60 vicariats apostoliques et 30 préfectures, et s élevé en vicariats apostoliques 11 préfectures.Les 614 sièges archiépiscopaux et épiscopsux du rite lstin qui se trouvent en Europe sont ainsi répartis ; Italie, 218 ; Frsnce, 84 ; Autriche, 56 ; Espagne, 56 ; Angleterre, 52 : Allemagne, 25 ; Russie, 13 ; Portugal, 12 ; Grèce, 1 ; Belgique, 6 ; Hollande, 6 ; Suisse, 5 ; Turquie, [Albanie], 1 ; Roumanie, 2 ; Serbie, 1 ; Bulgarie, 1 ; Monténégro, 1 ; Monaco, 1 ; Par ce tableau succinct, on remarquera que LE RÉVEIL 148 la France, qni a pins de 88 millions d'habitants, possède 84 sièges archiépiscopaux et épiscopsnx ; l'Autriche, qni s nne population de 26 millions d'habitsnts, s 56 sièges srchiépiscopsnz et épis-copanx, tsndis qne l'Italie qni ne compte qne 81 millions d'habitants, c'est-à-dire 1 millions de moins qne ls France, possède, à elle seule, 288 lièges archiépiscopaux et épiscopsnx, c'est-à-dire plus d'nn tiers dn totsl des sièges répartis dsns oute l'Europe.Et cela ne prouve pss qne l'Italie soit pins catholique qne les entres.Mais il faut compter l'état major de l'Eglise catholique, qui réside en ss capitale et qni comporte pas msl de sinécures, du moins nn grand nombre de charges qni sont autant de directions, arec nn personnel de tous grsdes dans l'ordre religieux.Philippk Tonelli.LES JEUNES FILLES AU COUVENT Kg La supérieure d'un de nos principaux couvent nous disait dernièrement qu'elle ne s'expliquait pas qu'un grand nombre de jeunes filles qni suivent les cours de l'institution, soient psresseuses, qu'elles se révoltent contre ls gymnastique et refusent de prendre part aux jeux qui demandent nne certaine dépense de forces, et ls bonne sœnr ajoutait : "Cependant elles sursient grsndbesoin d'exercice, cels leur donnerait nn beau teint, de belles couleurs ".Oette psresse, pour nous, est plutôt une mslsdie qu'un défsnt : elle est le résultat de l'anémie ou appauvrissement du sang.Que l'on mette ces jolies paresseuses su régime reconstituant des Pilules de Longue Vie du Chimiste Bonsrd, elle ne tsrderont pas à retrouver leurs bel'es couleurs et ce besoin incessant de mouvement qui caractérise ls jeunesse.On trouve les Pilules de Bonsrd dsns toutes les bonnes pharmacies à raison de 60c ls boîte.Envoyé psr la malle en s'adressant à la Cie Médicale Franco-Coloniale, Boite 888, Bureau de Poste, Montréal.Faites abonner vos smis sn Réveil TRADUCTION ET REDACTION Souvent le monde commercial, industriel on financier désire confier la rédaction de ses circus Isires, brochures ou snnonces à des experts : msis on ne réussit pas à les trouver, s moin qne, comme oela arrive trop souvent, sa confiance ne soit accordée à des gens qui n'ont ni ls science ni l'expérience.Il ne suffit paa de faire beaucoup de publicité : il faut encore et surfont qu'elle soit à point.Si la forme ne vient pas à l'appui du fond, le but visé n'est pas atteint, la pensée de l'intéressé est mal exprimée, peut-être même n'est elle pas du tout comprise par cenx dont on recherche la clientèle.On nous a très souvent demandé d'organiser ici, sous les auspices du Reveii, un service de rédaction générale et de traduction d'anglais en français, on vice versa.C'est ponr satisfaire à cette demande qne rous venons annoncer que dorénsvsnt des experts se chnrgeront non seulement de travaux commerciaux, maia littéraires et techniques.Notre tarif n'aura rien d'exorbitant, nous apporterons dans l'exécution des commandes un soin méticnleux et toute la célérité posssible.On pourra s'adresser à la direction du Réveil, au No 15*1 rue Sanguinet, on par lettre an bnreau de poste, Boite 2184.Montréal PREVENIR OU GUERIR Précaution nécessaire contre le rhnme ; éviter les cornants 'd'air.Précaution essentielle pour guérir le rhume : prendre du BAUME RHUMAL 62 »*# J.B.Lorge, le chapelier à la mode, vend un fentre blsno idésl.Allez le voir.\ Achetez le Boston, le meilleur cigsre à 10 cents.Qusnd vous en aurez fumé nn, vons n'en voudres plus d'autre.•** Demandes la DERMAINE pour le masque, le emède à la mode.Voir l'annonce. 144 LB REVEIL POUR VOUS, MESDAMES 1 Lo secret de ce pouvoir étrange que la femme possède sur l'homme, ce pouvoir dont nnl ne •id js soustraire, réside surtout dans la beanté des traits et de la peau.Aussi, une femme qui veut consi rver tout son empire doit elle faire torn en son pouvoir pour bien garder ces deux biens inestimables.Dans ce pays, malheureu-peinent, les maladies et les décolorations de la peau sont nombreuses et variées, et jusqu'à ce jour, nul remède efficace n'avait encore été trouvé pour leur traitement.Aujourd'hui la science vous dote d'une préparation que vous pouvez réellement qualifier du nom de sauveur, et elle justifiera ce titre.O'est la Dermatine, qui vous rendra la peau plus belle qne celle du plus rose bébé de vos rêves.L'application en est facile, elle ne laisse aucune trace pendaut que vous vons en servez et la guérison est prompte et assurée.Quoi de plus désagréable pour une jeune et jolie femme de se voir défigurée par ces plaques d'un jaone intense, qui lui rendent la vie douloureuse.Avant la découverte de ce merveilleux procédé, les femmes étaient bien obligées de subir îeur triste sort et de se résigner ; mais à présent il n'y a plus de raison de se désoler, puisqu'elles ont à leur portée un remède nnique.Les taches de rousseur disparaissent comme par enchantement devant ce conquérant qui ne s'arrête jamais avant d'avoir remporté une victoire complète.Les comédons (taches noires) s'enfnient et ne reparaissent pins après avoir subi l'action de la Dermatine.Enfin tontes les décolorations de la peau sont guéries en très peu de temps et l'expérience vaut la peine d'être tentée.Conservez votre beanté, mesdames, c'est un des biens les plus précieux que vous possédez.Rendez service à vos amies qui sont dans le même cas en leur signalaut la venue de ce messie.Elles vous remercieront d'avoir été la cause indirecte de leur bonheur.Voyez l'annonce de la Dermatine.POUR LA GUÉRISON DU Masque, des Taches de Rousseur, des Comédons et de ioules les décolorations de la Peau.GUÉRISON GARANTIE Toutes les femmes affectées par le Masque les taches de Rousseur, les Comédons et toutes les Décolorations de la Peau, viennent de trouver Un Sauveur ! Cest la Dermatine Une préparation qui enlève en quelques jours toutes les taches de la Peau, quelles qu'elles soient.Prix: 50c.et $1.00 la Bouteille, S'ad resse x^^^^ Tiroir; Postal 2184.MONTREAL1 CANADA
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