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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 5 janvier 1895
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1895-01, Collections de BAnQ.

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" *u* «"M"»"-_mon, _tmlv-honi aoaa BEVUE POLITIQUE ET LITTEBAIRE • î—UTTËHATUBB—THÉATHB—BEAVX-ABTS VOL.1 MONTRÉAL, 6 JANVIER 1806 No, 18 sommaire: PRIME A NOS ABONNES La Vraie Charité, Modestie et Grondeur, r n », Duroc.-" Pages Mystiques," la Légende Le KÉVEIL enverra a tous ses de San Tonio, Séverine.— Les Joujoux, abonnés qui renouvelleront leur Henri Roullaud.— Faust, h.R.— Let- abonnement pour l'année '95 dans TKEs et CiuMiNAUTÉ, Raoul Allier.- La j j premiers jours de Jan- Minerve et le Socialisme, Labor.— O1 .n .r J , / L'Esprit, Quel Venin I Bambino.- Le Vier dix morceaux de musique, theatre a Québec, " Le Messager ".— chant OU piano.La Société Américaine, "Atlantie Mon- LeS nouveaux abonnés auront —Refrain Connu, L, Comte.— i -.«^^ • i Lettre du Saint-Siège, TW-Feu.l- le meme pnvilcge.LETON, Aux Petites Sikurs, René Bazin.- - la vraie charite le reveil Modestib et Grandeur Les conditions d'abonnement au Réveil ne L'Hôpital Notre-Dame de Montréal est une sont ]ms les conditions ordinaires des autres de nos institutions les plus profondément et journaux.Nous livrons le journal à domicile jeg ^ jugement populaires.Siln^nff oLE^r VSSt «S™ groupe de citoyens vroiment »u commencement de chaque mois.lout ce .que nous demandons au public est de voirie wenfiiisanta, il a réussi a concentrer tout ce journal.Le prix daus les débits de journaux que notre cité compte de personnes charitables est 5 cts.par numéro.et réellement prévoyantes.Les abonnements en dehors de Montréal s0us la puissante impulsion d'hommes de Mut payable, tous les quatre mois et d'avance.^ ^ Mi|e ou mu» les victimes de l'exis- Sous enverrons un.numéro échantillon gra- .___._______.„ taitement à tous ceux qui en feront la demande.*** t~uvent m nfaf.« et ,bre a Veuillez adresser vos lettres au démontré ce que peut faire 1 initiative laïque Directeur du Réveil en matière de charité, de réconfort moral.Botte 2184, Montréal.C'est une très jolie coutume à l'Hôpital 56 274 LE REVEIL Notre-Dame que le dîner de Noël, où les James patronesses, sans bruit, sans éclat, viennent distribuer aux pauvres malades les mets généreux dûs aux largesses de nos concitoyens.Tout ceci se passe sans bruit, sans flafla, modestement, comme il sied à la vraie charité qui doit avoir de la violette toute l'humilité.Les journaux français rapportent générale-mont la fôto sobrement, sans exagération, comme il convient en pareille circonstance.Pourquoi faut-il que les journaux anglais cette année aient détonné au point de faire toujours de ce pitoyable snobbisme dans unecircons-tnneo aussi touchante, aussi fraternelle et aussi digne.Lady Aberdeen, la femme du Gouverneur, a assisté au diner, et aussitôt le Witness d'étaler en caractères llumboyants : Dîner unique.L'arrheeéque ¦ Fabre découpe et Lady Aberdeen sert à table.Puis arrive une description enthousiaste, oil charité, bienfaisance, bienveillance, tout est oublié pour se livrer à un hundntg effréné.Le Witness prodigue sea épithètes les plus choisies pour accabler de compliments lourds comme dos pavés d'ours, Lady Aberdeen qui est trop intelligente et trop nu courant de nos mœurs démocratiques pour ne pas être offusquée de voir un journal abaisser sa délicate attention en persuadant aux malades que,pour eux, était l'honneur d'être servis par "a queenly lady " et do liro des platitudes de ce genre : " // was a pleasure to look at Canada's Jlrst lad if smiling as she spoke to the smiling sisters." Comme si la première dame du Canada souriait autrement que les autres ! Cette exubérance du snobbisme nous vient à l'esprit ii propos d'un incident du dîner, incident qu'on nous a rapporté.Lady Aberdeen s'était empressée auprès du lit d'un vieux bonhomme auquel elle servait un morceau de dinde avec force politesses et attentions ou lui disant : — C'est l'archevêque qui vous a découpé cela.Et les dames de s'empresser autour de loi en lui répétant à foison : —Etes-vous content, le père, c'est la femme du gouverneur-général qui vous sert cela.—C'est Lady Aberdeen.—C'est la première dame du Canada.Et tout le monde insistait pour faire comprendre au vieux l'honneur qui lui était fait Quand il eut une chance de parler : —Tout ça, c'est ben bon, dit-il, mais ça ne me donne pas du sel pour mon dinde.Le vieux avait trouvé le mot de la situation.Le bien qu'on fait ne se mesure pas à la taille de celui qui le fait.DUROC, PAGES MYSTIQUES LE MIRACLE DE SiN To.Vlo Les journaux ont raconté dernièrement que le corps embaumé de St Antoine a disparu de la cathédrale de Padoue où il est conservé.Il fut retrouvé sous la ramée dans un bois voisin, mais l'aube superbe brodée en or et garnie de perles avait disparu.Séverine s'est servi de ce simple fait divers pour bâtir un conte charmant dans ses Pages myatiqua, le nouveau volume qu'elle vient de faire paraître tt où elle fait l'éloge de la poésie.Ces pages émues et d'un coloris touchant nous reposeront des fadaises de la Voix de St.Antoine, que nous avons déjà signalée avec ses vœux bizarres.Voici cette jolie légende : "—Saint Antoine I "—Seigneur ?" Une ombre se détacha, très courte, drapée d'ombres de peaux de bêtes et suivie par une ombre d'animal au museau allongé, à la queue en vrille." — Non, pas toi, mon bon cénobite, reprit la voix paternelle.L'autre 1 " Au bord d'un ruisseau jaseur, un beau moine se promenait.Gai comme sont toujours les Portugais, exhubéront comme sont parfois les Méridionaux, il semblait haranguer l'espace, avec force gestes.Mais de la claire onde émergeaient multiples poissons, ébaubis, charmés, boucho bée, à ouïr sa miraculeuse éloquence." — Saint Antoine t San Antonio I " Du coup, le prédicateur sursauta.Et, lei LE REVEIL 275 bras en croix, capuchon en tête, comme s'il allait pleuvoir, il s'inclina dans son froc." — Seigneur ?" Ecoute un peu I " La Vierge avait arrêté son rouet, qui file pour l'avril prochain ; saint Joseph cessa de clouer ; le son de l'orgue mourut, comme une brise qui s'éloigne, sous les doigts suspendus de sainte Cécile.Et les rumeurs d'en bas s'entendirent.Très adoucies par la distance, mais très distinctes, elles emplissaient d'humanité le séjour des bienheureux, éveillaient le souvenir, presque expiré, de leur bref passage ici-bas." — Chers, je ne comprends pas, fit sainte Edwige." — Ni moi ! appuya saint Edulf." Mais sainte Agnès, et aussi sainte Catherine, étaient devenues toutes pâles.Cest que la terre parlait en italien, ou mieux le point précis d'oii émanaient toutes ces plaintes et tous ces gémissements : " Nous avons faim ! " disaient les uns.•" Nous avons froid 1 " disaient les autres." Voici l'hiver et plus rien au logis ! " murmuraient beaucoup." Hélas 1 faudra-t-il donc mourir sans aide ?" concluaient tous à l'unisson." Mais, si le couplet changeait, le refrain était le même : " San Antonio, ora pro nobis! " " Ça va mal à Padoue ! balbutia saint Antoine, tout consterné." Car il fut, de son vivait, la charité même ; donnant ses biens aux pauvres et sa science aux pissant».C'est lui, qu'on ne l'oublie pas (et le sixième haut-relief de sa chapelle en témoigne), qui, pour édifier les fidèles sur le péché d'avarice, fit ouvrir la tombe d'un avare et montra au peuple assemblé la pierre qui lui tenait lieu de cœur 1 " Aussi écoutait-il avec désOlation l'ésho des douleurs de sa bonne ville., celle où, après Toulouse, Montpellier, Bologne (venant du Portugal, sa patrie), il avait brillamment enseigné la théologie ; celle où il était mort si jeune, -trente-six ans 1 — en odeur de sainteté ; celle où on le vénérait, depuis six siècles, le premier
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