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Titre :
Le Réveil : revue politique et littéraire. --
Faisant suite à Canada-Revue (1891-1894), condamné pour son anticléricalisme, Le Réveil lutte pour la liberté sociale, le progrès politique et l'avancement national.
Éditeur :
  • Montréal :O. Desmarais,1894-1901
Contenu spécifique :
samedi 8 septembre 1894
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Canada-revue
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Le Réveil : revue politique et littéraire. --, 1894-09, Collections de BAnQ.

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REVUE POLITIQUE ET LITTERAIRE POLITIQUE—LITTÉRATUBE—THÉÂTRE—BEAUX-AHTS VOL.1 MONTRÉAL, 8 SEPTEMBRE 1894 No.1 A NOS T FPTFÏIR ^ ^e DU' do cet*e revuc—au88' universelle que possible dans la nature des questioiu qu'elle Inutile pour une première entrevue d'aborder doit traiter-est de prendre par la n win le lee- les -rands mots et de prendre de suite un air teur litiquu et domestique, l'industrie, l'hygiène sont autant de matières .sur lesquelles uous comptons nous étendre avec ampleur.Il y a un sujet, un seul, |tour lequel nous comptons garder la plus stricte réserve et nous n'avons pas besoin d'en donner la raison : c'est la question religieuse.Nous avons devant nous un exemple trop récent des dangers •le toute sorte qui environnent ce genre de discussion.Iji lutte en un instant se restreint et se cantonne dans cette spécialité absorbante, et toutes les bonnet intentions, les excellents projets qui ont pu être formés se trouvent aussitôt englobés dans co cercle vicieux qui enserre lo tout et ne laisse que déboires, découragements et méfiance.Il se peut que, dans le cours de la discussion, certains raisonnements ou certains aperçus côtoient de près la discussion religieuse, mais, justement parce que nous sommes décidés à aborder sans parti-pris, sans haine, ni caprice cet aspect des questions nous n'aurons pas l'hypocrisie de les éviter.Nous les traiterons avec tous les égards et toute la réserve que méritent les doctrines catholiques et ceux qui les exposent.Sur tous les sujets, nous entendons avoir notre franc-parler et tout traiter à notre point de vue, qui pourra être discutable mais sera certainement sincère.Nous entendons faire une revue neuve et ne pas nous arrêter à ce que trop longtemps on a appelé les idée* irçmv, mais qui sont souvent celles des individus qui n'en ont pas reçu du tout.Les castes, les cliques et les clans sont prévenus d'avance que leur place n'est pns au Ki vi 11.ipii ne demande pas à ses collaborateurs autre chose que d'avoir quelque chose à dire et le dire convenablement.Nous avons réuni soigneusement un noyau considérable d'écrivains de talent, d'esprits supérieurs qui se sont engagés à mais fournir leur collaboration aussi assidûment que le permettront leurs travaux.l.i K i v ci t.pour ses débuts ne peut pas s'offrir le luxe d'un peiMinnel considérable ; c'est une œuvre de dévouement entreprise par des jeunes gens de lionne volonté qui ne veulent pas laisser éteindre le feu sacré qui s'est allumé dans la génération actuelle vers l'a va née m eut ot le progrès.("est une œuvre d'éducation et de patriotisme pour laquelle nous demandons l'appui de tout le public.Parfaitement indépendants de toutes les revues précédentes qui se sont éteintes toutes après un éclat plus ou moins vif et plus ou moins durable, nous no comptons que sur la propagande active do nos amis pour nous créer une circulation qui nous mette s l'abri dos incertitudes de l'existence. LE REVEIL 3 Pour ce qui est du travail matériel, nous sommes prêts à faire largement notre part et plus que notre part ; nous demandons au public de faire le reste.Que chacun considère quel avantage peut résulter pour toute la communauté de posséder dans son sein un organe absolument indépendant de toute dictée politique ou autre; où l'on soit ii même d'exposer toutes ses idées sur toutes les questions.Croit-on que la question de l'Université Laval serait dans l'état où elle est actuellement, s'il eût existé, à l'époque, un organe où le traitement des professeurs et des élèves eût pu être exposé et où les machinations de la création du syndicat eussent pu être mises à jour ?Croit-on que la création des monopoles mu-uioipaux et les inepties financières qui font ressembler notre conseil à un nid de frelons enfumés auraient été possibles avec une bonne revue qui aurait donné quelques conseils à nos pain res éehevins ! Croit-on que l'uniformité des livres d'écoles ne sentit pas obtenue depuis longtemps ainsi que l'obligation (mur les commissaires de savoir lire ?Croit-on que le traité franco-canadien eût été traité à côté comme il l'a été, si une bonne revue eût empoigné la question et eût fait voir clair dans In question aux députés qui n'y voyaient goutte ?Kt ainsi de suite : pour la question des exemptions de taxes que |tersonne n'a comprise ; pour la réforme de l'éducation classique oil tout le monde est |iordu ; pour la |>éréqua-tion del taxes provinciales dont le trésorier lait une maladie ; pour la créât ion d'un conservatoire, d'un musée, etc., etc., autant de question! que seule une revue peut traiter posément et avec succès, en y donnant tout le temps ot l'espace nécessaires.Qu'un ne s'y trompe pis : nous n'avons |his la folle prétention de vouloir faire la leçon et donner la solution juste de ces questions.Loin de nous ce fol orgueil ! Nous prétendons simplement que, sans une revue qui secoue les idées, qui les agite devant le peuple, les dissèque et les retourne, pense pour le peuple et le fasse penser, il est impossible qu'on puisse espérer jamais voir se fonder chez nous une opinion publique.Sans le choc, la lumière ne jaillira pas.Nous pourrons nous tromper, nous pourrons raisonner à côté, mais l'homme qui aura assez réfléchi pour trouver notre point faible sera bien près pour sa part de tomber juste et nous serons aussi heureux de lui voir découvrir la vraie solution que si nous l'avions trouvée nous-même, pareeque nous y aurons rudement contribué.Et maintenant, halte-là ! Assez causé, à l'ouvrage.Nous vous avons présenté l'enfant, nous le remettons entre vos mains, en le confiant à toute votre tendre sollicitude.Il est vigoureux : ne vous étonnez pis s'il crie un peu fort.la redaction LES CASTORS Un des éléments de perturbation les plus dangereux de notre vie sociale et |iolitique au Canada est l'existence de la caste intraitable, incompréhensible et incomprise, que l'on appelle con i mu ne men t les Cantors.Cette race venimeuse, pour nous servir d'une •xpretfsion légendaire, a fait plus de tort et a plus arrêté le mouvement des Canadiens-français qu'aucune autre influence extérieure ou intérieure.Avec une |h>rsi8tance et uno vitalité, qui attestent les origines de leur force, les Ca*tom travaillent sans relâche à enrayer le progrès, à barrer la route aux jeunes qui s'émancipent, à détruire tout goût artistique ou littéraire, tout sentiment élevé, loyal et fier.Les Cantor* étendent sur la province do Québec un gigantesque éteignoir que lu Ki:\ 1:11.s'est donné mission de culbuter.Kt nous comptons bien réussir.Nous disposons de faibles forces, nous le savons, contre cette organisation malfaisante 4 LE R6.VEIL qui a ileri ière elle les trésors de l'autocratie religieuse et l'appui de tout ce qu'il y a d'esclaves des préjugés, de la superstition ainsi que d'imbéciles et de jobards qui se laissent prendre aux grimaces et aux singeries des tartuffes et des hypocrites.La lutte, nous dira-t-on, n'est pas égale.Nous n'avons que plus de gloire à l'entreprendre et nous sommes décidés à aller jusqu'au bout, jusqu'à ce que la dernière queue de castor ait été écrasée sous les débris amoncelés de cette œuvre néfaste et destructive.Comment une caste pareille a-1-elle pu s'implanter dans le libre Canada?Ce problème inquiète encore tous ceux qui s'occupent de notre évolution.L'histoire de ce mouvement rétrograde est encore à faire et ne pourra être écrite avec certitude que le jour oil il aura été enrayé complètement, et ce jour n'arrivera pas avant quo l'autorité religieuse supreme ait envoyé parmi nous llll représentant permanent, qui arrête le concours empressé et l'aide monétaire que certains clergé apporte à ces fauteurs de trouble et de discorde.L'illSolonco de ces personnages, qui se considèrent nu-dessus des lois divines et humaines, ne .sera abaissée que par la fermeture du coffre ecclésiastique qui nourrit les organes délétères de celte néfaste coin lunaison.Une action passagère est inutile et impuissante.On en a eu la pieuse lorsqu'un digne prélat vint au Canada serrer de près ces vipères ipii ho retournèrent ensuite contre lui, pour lui lancer la morsure fataloà laquelle il a succombé.Les conseils, les ordres, les défenses, d'où qu'elles viennent, ne peuvent rien contre l'audace des castors.Le castor délie les lois civiles et proclame qu'il ne recommit pas aux tribunaux le droit île s'enquérir de ses méfaits.Si des juges ont le courage de condamner mi castor, la inciite se met à hurler et à insulter lu magistrature qui n'a pas voulu consentir à su faire l'instrument de la haine, de la calomnie et do la persecution de ces bûtes immondes.Si uu évoque ose rendre justice aux oppri- més de cette secte barbare et, s'appuyant sur les grandes leçons de la momie chrétienne réclame franc jeu et liberté pour tous, le non sertiam est lancé dans le grand conseil des castors et aussitôt le boycottage est à l'ordre du jour.Ils ont bonne mine à parler de luciférisme, de maçonnerie, de convents.Existe-t-il foyer plus dangereux, plus pernicieux et plus destructeur de tout ordre public que cette Petite Eglise où s'élaborent les in can ta lions et les évocations les plus diaboliques contre tous ceux qui pensent, qui parlent et qui agissent.L'envoûtement et la malédiction du moyen-âge ne sont que de la saint Jean auprès des persécutions et des maléfices appelés sur la tête des victimes désignées par le grand Concile des Castors.Aussitôt qu'un homme est marqué au front du signe de la vengeance castorienue ; lorsque le mot d'ordre a été prononcé contreun personnage public, un journaliste, un citoyen,un commerçant, il s'organise autour de lui une conspiration de ces impitoyables rongeurs qui tendent sur sou chemin des filets aux mailles sans cesse resserrées une coalition,deces araignées puantes et visqueuses qui tissent dans ses parages des toiles empoisonnées.Plus de repos pour la victime désignée à la haine de ces cafards et de ces crétins 1 S'il est homme public, les machinât ions les plus odieuses sont tentées dans le public, les rumeurs les plus perverses sont lancés sous le manteau, les lettres anonymes pleuvent chez ses amis : le lion de St Marc ne reçut jamais le quart des dénonciations et des missives vipérines que la clique castor peut faire circuler dans le Canada tout entier.S'il est journaliste, la méthode est la même.Elle consiste à lui tenner les portes.Des vieilles dévotes sont enrégimentées pour aller bafouiller dans t out es les oreilles les calomnies les plus honteuses contre la victime.Inceste, viol, piraterie, vol, telle est la monnaie courante des accusations élaborées dans le cénacle ; la chaire est mise à contribution pour achever la ruine île l'individu désigné à la vindicte.( LE REVEIL 6 Fst-ce un paisible citoyen, il n'est pas davantage à l'abri des coups de cette meute enragée.Son existence est empoisonnée par d'incessantes incursions dans sa vie privée,par des taquineries sans nombre qui empoisonnent ses jours mais dans lesquelles se délectent ces tortureurs implacables.Et maintenant, le commerçant : la voilà bien la victime préférée du castor et de son organisation mmiNinte.Aussitôt qu'un de ces malheureux est pris dans l'engrenage haineux de cette horde implacable : plus de repos ! Toutes ces vipères sont en mouvement comme par un beau jour do soleil.Les unes courent chez les fournisseurs et par mensonges ou menaces, persuasion ou chantage, elles ruinent le crédit, détruisent la confiance et désorganisent les affaires du récalcitrant à leur dénomination.Les banques où ces sales petits manteaux écoulent les produits do leur rapacité sur le peuple, où leurs ignobles attitudes tartuffes et hypocrites leur donnent les coudées franches et libres et leur permettent le tripotage de l'argent des fidèles, les banques sont sommées, sous peine île se voir enlever la pitance cléricale, de couper les délits à cet insolent protestataire.Tout doit plier et céder devant le castor : honneur, argent, famille : tout.Voilà l'ennemi contre lequel nous nous déchaînons, la vermine (pie nous voulons écraser, la vipère que nous voulons édenter.Xous faisons appel à tous nos amis contre les castors.Nous les supplions de nous aider dans notre œuvre et de serrer tous ceux qui leur tomberont sous la main.La lutte contre le castor est la posit ion naturelle des hommes libres.Tant que cette race infecte existera il n'y aura plus de place sûre au Canada ni pour l'honneur, ni pour Injustice, ni pour la loyauté.Sus aux castors ! Ce sont les castors qui ont tué l'Université Laval.Ce sont les castors qui ont tué toute initiative dans uotre peuple.Ce sont 1 s castors qui veulent chasser de chez nous l'amour de la France.Voilà leur œuvre, et allez-vous les laisser faire ?Us ne sont qu'une poignée, mais une poignée de vermines décidées à tout pour écraser les hommes libres.Le REVEIL entre en guerre contre eux et le proclame bien haut.Plus de castors I Plus de tartuffes ! Plus d'hypocrites.Si le Réveil peut réussir il aura rudement bien mérité du Canada et pourra se décerner le titre de sauveur de la jeunesse.Dans tous les cas, les piliers de la Petite Eglise peuvent s'attendre avec nous à se la voir mener raide.Notre devise est : Pas de castors.anti castor LA LIBERTE DE LA PRESSE Le sujet est intéressant à traiter pour une revue comme la nô.re qui reçoit aujourd'hui le baptême du feu ; elle est de plus d'une actualité immédiate en présence des torrents d'éloquence et de style qu'à déchaînés en France la question la loi nouvellement votée par le gouvernement républicain à la suite des crimes anarchistes On sait que le but principal de cette loi était de réprimer la propagande par la presse et de l'assimiler à la propagande par le fait en matière révolutionnaire.La presse parisienne qui tire le plus gros de ses revenus de la spéculation sur la Itadauderie ou l'effervescence publiques, surexcitées par les récits d'attentats anarchistes, s'est régi minée ferme au nom dps droits sacrés de la liberté de la presse et a invoqué toute la kyrielle des grands penseurs qui ont proclamé les bienfaits de la liberté de la presse.Comme ces opinions sont bonnes à connaître, nous allons les citer en donnant comme pendant les opinions expimécs par de non moins graves penseurs qui ont exposé la (i LE REVEIL nécessité d'une réglementation et d'une répression des écarts de la presse.Après quoi nous pourrons tirer nos conclusions à l'usage du Canada.Voici les opinions favorables à la liberté complète : mirabeau Que la première de vos lois consacre à jamais la liberté de la presse, la liberty la plus inviolable, la plus illimitée, la liliorté sans laquelle los autres ne sont jamais conquises, parce que c'est par elle seule que les peuples et les rois peuvent connaître leur droit de l'obtenir, leur intérêt de raccorder, qu'enlin votre exemple imprime le sceau du mépris public sur le front de l'ignorant qui craindra lea abus de celle liberté.SAINTE IIEUVE .M'autorisant plus que jamais de mon expérience d'homme de la presse et avec qui la presse sait bien qu'elle peut tout se permettre sans uucun risque, je dirai : " 0 vous tous qui qui ave/, du mérite, un mérita social et de nature à être apprécié de vos concitoyens, ne faites pas la guerre à la publicité, au prix de quelques ennuis, de quelques contra riétés passagères, elle vous apportera des torrents d'air salu-bre, respirable, favorable au développement deg facultés, des avertissements utiles, des surveillances parfois importunes, plus souvent profitables ! " ROYER-COLLARD Un journal est une intluence, et peut-être la plus puissante.L'influence politique appelle une garantie : la garantie politique ne se rencontre, selon les principes de notre Charte, que dans une certaine situation sociale ; cette situation est déterminée par la propriété ou par ses équivalents.Voilà le principe du cautionnement, principe qui lui donne une lm.se bien plus large et plus solide que la garantie des condamnations judiciaires.STUART M 11.1.Personne no soutient que les actions doivent être aussi libres quo les opinions, Au contraire, les opinions elles-mêmes perdent leur immunité quand on les exprime dans des circonstances telles que leur expression est une instigation possible à quelque acte nuisible.L'idée que les marchands de blé font mourir de faim les pauvres ou que la propriété privée est un vol, ne doit pas être inquiétée quand elle no fait que circuler dans la presse ; mais elle peut encourir une juste punition si on l'exprime oralement, au milieu d'un rassemblement de furieux attroupés devant la porte d'un marchand de blé ou si on la répand dans ce même rassemblement sous la forme de placard.FIKVÉK lies luis lois sur la presse, c'est comme la paille qu'on (¦tend devant les maisons, qui n'empêche ni les voitures de rouler, ni les malades de mourir.A.DK TOCOUBVILLR Ni la multiplicité des journaux, ni les règles de publicité, ni lo contrôle de la tribune et des réunions publiques, rien n'empêchera un grand nombre de journaux d'être licencieux, superficiel», légers, tie soutenir n'es thèses condamnables, d'allirmer des faits inexacts, de critiquer sans conviction, d'attaquer sans justice, d'exercer des chantages, d'injurier, d'outrager, de diffamer, de calomnier.Telle est la condition même de l'existence de la liberté de la presse.En matière de la liberté de la presse, il n'y a réellement pas de milieu entre la servitude et la licence.PP.R8IGNY La liberté de la presse, c'est le frein des abus du pouvoir, des ambitions déréglées, des intrigues contraires au bien public.C'est le mouvement imprimé à tout l'organisme social et politique ; o'est, en un mot, pour la liberté moderne, ce que la vie ardente, passionnée mais féconde du Forum était pour la lilierté antique.DE DONALD L'Eut peut être troublé par ce que peuvent dire les journaux, mais il peut périr par ce qu'ils ne disent jw.tiRANIRR DE CA88AONAO Il est évident que les délits de presse sont indéfinissables dans toutes les langue* et surtout dans une langue comme la nôtre, où l'on peut tout dire à demi-mot et avec des lecteurs qui entendent tout à quart de mot NAPOLÉON 1" Un des avis les plus précieux à recueillir sur la question était assurément celui de Napoléon 1er.Nous n'y avons point manqué.En parcourant le chapitre du Mémorial de Sainte-Hélène, nous nous sommes arrêté sur ces lignes suggestives : " L'Empereur disait qu'il était des institutions, et de ce nombre se trouvait la liberté de la presse, sur lesquelles on n'était plus appelé i décider si elles étaient bonnes ou mauvaises, mais seulement s'il était possible de les refuser au torrent de l'opinion ; or, il prononçait que l'interdiction ou la restriction de cette liberté dans un gouvernement représentatif était une anomalie choquante, une véritable folie.Aussi, à son retour de l'Ile d'Elue, avait-il abandonné la presse à tous ses excès, et il pensait bien qu'ils n'avaient été pour rien dans sa dernière chute.Et maintenant, opposons tout de suite à ces opinions, affirmées avec une si fougueuse éloquence, cette parole de Chateaubriand qui eut, en son tenq*, un si long retentissement : La liberté de la presse ne peut exister sans avoir derrière elle une loi terrible, immanù lex, qui prévienne la prévarication par la ruine, la calomnie par l'infamie, les écrits séditieux par la prikon, l'exil et quelquefois la mort.m.tlUIXOT Ce fut à peu près la même opinion que formula plus tard M.Uuizot, lorsqu'il écrivit ces lignes dans ses Mémoires /tour sertir à rHistoire de mon temjm : " La liberté de la presse, cette orageuse garantie de Is civilisation moderne, a déjà été, est et sera la plus rude épreuve des gouvernements libres, et, par conséquent, des peuples libres eux-mêmes, qui sont sourdement compromis LE REVEIL 7 dans les épreuveB de leur gouvernement, puisqu'elles ont l'utir conclusion dernière, s'ils y succombent, l'anarchie ou la tyrannie.Gouvernement* et peuples libres n'ont qu'une façon efKcace de vivre avec la liberté de la presse : c'est de l'accepter franchement sans la traiter complaisamment.MONTAIONB " Il devrait, écrivait-il,y avoir quelque correction des lois contre les écrivains ineptes et inutiles, comme il y en a contre les vagabonds et les fainéants." MONTE8QUIKU Il y a des cas où il faut mettre, pour un temps, un voile sur la lilici'i('.CAVOUR Je respecte la liberté de la presse et je ne crois pas qu'on doive la violer ; mais autre chose est la liberté, autre chose son application ; dans l'application il faut tenir compte du temps et des circonstances.LAMARTINE La liberté honore tout le inonde mais n'a jamais sauvé personne.BESJAMIN-CON8TAXT La manifestation d'une opinion peut, dans un cas particulier, produire un effet tellement infaillible, qu'elle dnivo être considérée comme une action.Alors si cette action est coupable, la parole doit être punie.Il en est de même des écrits.Les écrits, comme la parole, comme les mouvements les plus simples peuvent faire partie d'une action.Ils doivent être jugés comme partie de cette action, si elle est criminelle.On voit par la diversité de ces opinions émanant toutes d'esprits remarquables combien il est difficile de trouver lo juste milieu et d'établir d'une façon rationnelle ce que peut être et ce que doit être la liberté de la presse.Nous jouissons au Canada en cette matière d'un régime fortuné, la liberté politique de la presse est complète et les hommes publics qui ont essayé d'y porter atteinte, par menaces ou par poursuites, ont été l'objet d'un tel mépris qu'ils ont dû y renoncer.Cette latitude entière donnée à la presse n'a créé chez nous aucun inconvénient et n'a provoqué aucun abus qui mérite d'être signalé; elle est moine tellement entrée dans les mœurs que le pu ! die serait le premier à protester contre toute tentative destinée à la restreindre.Les Canadiens sont habitués à avoir leur franc-parler avec les hommes du pouvoir et à dire franchement ce qu'ils pensent.Un mot vif, une attaque un pou verte, ne provoquent entre amis ou môme entre adversaires, ni altercations ni cartels, comme dans la fougueuse France, Entre journalistes et entre politiciens la difficulté se règle dans le journal ou sur le busting, à la première occasion, et la foule est toujours joyeuse d'entendre les deux côtés de l'histoire.Les partis au pouvoir sont cuirassés contre les attaques ou les critiques que peuvent motiver leur conduite et leur administration.Les douches que leur adressent périodiquement leurs adversaires leur font rebrousser un peu les plumes ou tendre l'oreille, mais il ne vient jamais a personne l'idée de traduire ces déclamations par des faits.M.Angers a promis de se couper la main si les écoles catholiques n'étaient pas rétablies au Manitoba ; auparavant il avait parlé de chasser le marquis le l.orne de Rideau Hall à coup de corde ; lo Mail a parlé de réduire en poussière la Confédération ; les orangistes ont proclamé le besoin de refaire la complète du Canada ; M.Maddill veut faire goûter à Sir John.Thompson l'eau de la Boyne ! Cola a l'air bien virulent, et sent la révolution et l'anarchie ; pourtant, personne ne s'émeut, tellement la population comprend d'une façon sage la liberté de la presse.Le temps n'est donc pas venu et espérons qu'il ne viendra jamais où ces restrictions quo l'on proclame salutaires dans les vieux pays seront nécessaires dans le jeune et libre ( 'anada.Le IU'vkii.qui se proclame bien haut en faveur de la liberté de la presse saura en user avec sagesse et dans toute su plénitude.Absolument indépendants de tou'.c alliance, de toute influence et do toute prcssio.i, ce journal profitera des coudées franches que lui donnent les usages et la loi du pays, pour aborder toutes les questions qui se présenteront.Respect ueu\ de la liberté de tou3, lo Réveil usera de celle qui lui est accordée pour faire valoir ses idées, de toute la force de ses convictions, et avec l'énergie que donne la conscience de l'accomplissement d'un devoir social et moral.ou hoc. s LE REVEIL L'UNIVERSITÉ LAVAL Certains journaux de Montréal ont parlé à propos des déponses encourues pour la construction du nouvel édilicc do l'Université, sur la rue St-Denis, «lo la constitution entre les évolues do l'archidiocèso de Montréu' «l'un fonda spécial do 950,000 auquel les quatre évêchés contribueraient pour leur quote-part et qui, avec une souscription nouvelle du Séminaire, composeraient les $200,000 nécessaires pour l'achèvement de l'édifice.Nous sommes à mémo do compléter et mémo do rectifier les informations qui ont été ainsi publiées.Il est vrai que la coopération des évêques a été sollicitée, mais |wis de la façon qui avait été indiquée.Il a été demandé nux évêques de contribuer en commun pour une sommes annuelle de $.'1,000 pendant vingt ans, soit 860,000.Mais il s'est soulevé une difficulté qui a suspendu pour un temps la realisation du projet.On sait que les évêques ne peuvent pas prendre un engagement de c-ï genre sans la signature de leur (Jrand-Vicaire, et le Grand-Vicaire d'un diocèse voisin de Montréal a posé ses conditions avant de signer.Il a demandé d'abord si les autorités responsables étaient capables de rendro compte de l'indemnité des liiens des Jésuites et des sommes produites par les messes et retenues en vertu d'un rescrit spécial.Devant la difficulté trop visible d'obtenir ces informations, il a consenti a faire table rase du passé et à ouvrir une page blanche comme l'on tit pour le bureau du protonotuire du temps de MM.Hubert et Uendron.Mais il a imposé comme obligation quo le contrôle liunncier du fonds de construction fût confié à un comité de comptables Iniques tenus d'en faire réguliè-meut l'audition et de fournir des compte - rendus réguliers aux intéressés et au public en cas de l>esoin.I, i question est à l'étude avec grandes chances de solution favorable.l'NIVKIlHITAIRK LE REVEIL Les conditions d'alsmucmcnt au Réveil ne sont pas les eoiihitious ordinaires des autres journaux.Nous livrons le journal ù domicile (rranco) a raison de 25cts.par mois, payable au commencement de chaque mois.Tout ee une mais demamlaus au public est de voir le journal.Le prix dans les débits de journaux est lOcts.par numéro.Ialioiiucmeuts en dehors de Montréal sont payables tous les quatre mois et d'avance.Nous enverrons un numéro échantillon gratuitement à ton- ceux (pli en feront la demande.Veuille/, adresser vos lettres un Directeur du Réveil.O» rue t'raig, Montréal.MANIFESTE SOCIALISTE Nous croyons intéressant pour les lecteurs du Réveil de leur donner le texte du Manifesto Socialiste qui a circulé à la fête du Travail et 1111 i a donné lieu à certaines discussions.Nous étudierons en détail les demandes des ouvriers socialistes qui toutes méritent considération et discussion : MANIFESTE aux ouvriers du canada Compagnons, Le parti socialiste ouvrier profite de cette occasion pour attirer votre attention sur la nécessité do vous ranger sous sa bannière, si vous voulez vous affranchir de la dépendance industrielle de la classe des capitalistes.Continuer à laisser entre leurs mains lo pouvoir politique c'est se mouvoir dans un cercle de vol et d'oppression dont il est chaque jour plus difficile de sortir.Nous déclarons donc que, par suite de la perversion de la démocratie pour servir les fins de la ploutocratie, le travail est privé de la richesse qu'il est seul à produire, et ne peut pas obtenir les moyens de s'utiliser; l'inaction obligatoire causée par la réduction des gages au niveau de l'esclavage lui enlève même les moyens de se procurer les choses essentielles à l'existence.La puissance humaine et les forces naturelles sont ainsi gaspillées pour servir au règne de la ploutocrutie.L'ignorance et la misère, avec les maux qui les accompagnent, suintaient sans entraves afin que le peuple soit tenu en servitude.La science et les inventions sont distraites de leur but humanitaire, pour l'asservissement des femmes et des enfants.I.e parti socialiste ouvrier proteste une fois de plus contre ce système.Une fois de plus il réitère sa déclaration fondamentale que l'appropriation par dos particuliers des sources naturelles do production ot des instruments du travail, est la cause indiscutable de toute servitude économique et de toute dépendance politique Et Attendu que le temps arrive rapidement où, dans le cours naturel de l'évolution sociale, par l'action destructive de son impuissance et des crises qu'il produit, et les tendances envahissantes des combinaisons de capitalistes qu'il permet, ce système aura amené lui-même sa propre chute.Qu'il soit donc : ÂVWii que nous faisons appel au peuple pour qu'il s'organise en vue de substituer une communauté coo-pémtive à l'état actuel de production erronée, de guerre industrielle et de désordre social, une communauté duns laquelle chaque travailleur auia le libre exercice et l'entier Isméfico de ses facultés multipliés par tous les facteurs modernes de la civilisation.Nous en appelons à eux pour s'unir à nous dans un puissant effort destiné à mettre entre nos mains, par tous les moyens pratique*, le pouvoir politique. LE REVEIL 9 Kn mémo temps et dans le but d'améliorer immédiatement la condition des travailleurs, nous présentons les demandes qui suivent : demandes sociales lo Réduction des heures do travail proportionnellement aux progrès «le la production.2o I.' Canada doit obtenir la possession des chemins de for, canaux, télégraphes et téléphones et autres moyens de transport et de communications ; mais aucun employé ne pourra être renvoyé pour raison politique.¦'lo Les municipalités doivent obtenir la possession des chemins de fer locaux, bateaux passeurs, usines a gaz, usines a électricité et autres industries qui sollicitent des franchises municipales ; mais aucun employé ne pourra être renvoyé pour raison politique.4j Les terres publiques doivent être déclarées inaliénables.Révocation de tous les octrois de terre à des corporations ou à des individus qui n'ont pas rempli 1rs conditions requises.">» Incorporation par les provinces des Tnide Un iona qui n'ont pas d'organisation nationale.Go Privilège exclusif pour la Puissance du Canada de luire des émissions monétaires.7o Législation pourvoyant à l'administration scientifique des eaux ci forêts et interdisant le gaspillage dus ressources naturelles du pays.Mo Libre emploi de toutes les inventions ; la nation devant rémunérer les inventeurs.''.) Impôt progressif sur le revenu et taxe sur les héritages avec exemption sur les petits revenus.10o Education scolaire de tous les enfants au-dessous de 14 ans, obligatoire, gratuite et accessible à tous, au moyen do l'assistance publique en repas, vêtements, livres, s'il est nécessaire.I lo Rappel de toutes les lois contre la mendicité, le vagaliondage et des lois somptuaires.Liberté absolue d'association.12o Statistiques officielles sur la condition du travail.Prohibition du travail des enfants en Age d'aller à l'école et de l'emploi des femmes à «les travaux pernicieux pour leur santé et leur moralité.Altolition du système du travail des prisonniers par contrat.I.'ïo Emploi des ouvrier* sans travail par les autorités publiques (municipales, locales et fédérales.) 14o l'nienient des salaires en monnaie légale canadienne.Equation des salaires des hommes et des femmes dans les mêmes travaux.I.'mj Lois pour la protection contre les accidents •Inns tous les travaux, et loi effective* de responsabilité* des patrons.Ilio Assurance par l'état contre la maladie et la vieillesse.demandes politiques lo Le peuple doit avoir le droit de proposer des lois el do voter mu les mesures importantes suivant le principe du rt/trendum.2o Abolition du pouvoir île trio de l'exécutif là oil il existe.>'to Autonomie municipale.4o Vote direct et scrutin secret pour tout** les élec tions.Droit de suffrage universel et égal pour tous sans considération de croyance, couleur ou sexe.Les élections doivent être jour de congé.Introduction du principe de la représentation proportionnelle.5o Tous les officiera publics sont soumis au nippe] par leurs divisions respectives.Co Loi criminelle et civile uniforme pour tout lo Canada.Administration gratuite de la justice.Abolition de la peine de mort.iifhbb mm et louvrier mm On se fait an Canada une idée très fausse sur la position de l'officier français ; je ne parle pus do la position sociale, elle est magnifique, mais du la position financière, elle est pitoyable et déplorable.La présence des officiera anglais et le chiffre de leur solde nous déroute ot bien des jeunes gens, très français de cœur, parmi nos Canadiens, entrevoient des horizons fantastiques dans cette existence qui est la plus lourde et la plus douloureuse de toutes.Je ne prendrai pas pour point do comparaison, l'ouvrier canadien ; ce serait trop humiliant à cause do l'écart des chiffres : je prendrai l'ouvrier français.L'officier français est moins payé que l'ouvrier do son pays.L'officier, c'est le gardien du drapeau, le défenseur du territoire, le fils dévoué de la mère-patrie.Quand il passe, précédé des tambours, enseignes déployées conduisant à la revue ou à la guerre les enfants du sol dont il est le père responsable—ét quelle responsabilité ; — toutes les têtes se découvrent, tous les cu-iira battent, tout ce que nous contenons de bon et do généreux nous remonte à la gorge, l'exprime par un sanglot on par un vivat II personnifie non seulement l'honneur, mais l'honnêteté, cet honneur bourgeois.En supposant qu'elle fût guidée moins par le besoin d'une justice distributive quo par sa propre admiration, la société devrait donc — mesurant sa générosité à son estime — créer à l'officier une situation exceptionnelle.Or, entre toutes les positions ouvertes à la bourgeoisie, il n'y en a pas de plus marchandées et de plus précaires.Hi je prend* comme exemple un officier sortant do Saint-Cyr ou de Polytechnique ; non soulemoiit il lui a fallu se livrer à des études complètes et passer s m baccalauréat, mois ensuite suivre au collège les cours do divisions «pédales, réussir a un concours, donnur deux uns à la première école, et deux à la seconde où le prix de la pension est de ?2U0 par-un et celui du trousseau de 9120.Evaluons donc à 15,000 le coût du l'éducation, des 10 LE REVEIL études spéciales, ur satisfaire des appétits malsains à l'aide desquels il a buttu monnaie.Pour conclure, nous «lisons que l'œuvre de Zola doit être étudié dans son ensemble et non par livres séparés qui, bien que formant un tout complet, ne sont que les amiraux d'une eliaine qui enferme une étude de la bourgeoisie égoïste, malhouuête et débauchée, sous lu .second empire.Si Zola s'en était tenu k sa première manière, sa réputation eût été moins universelle ; mais elle efttgagné en pureté.Les premiers ouvrages du uiaitre révèlent un p» te de premier ordre.L'opinion générale, êguréu par des traductions faibles, par des critiques sans souille, par des appréciations fuite* de mauvaise foi, par îles faits-divers nu des ennemis puérils, ne semble pas mc souvenir «les livres exquis que Zola a écrits : La Fortune «Y* Hom/oii, La j'auli tir Fflbbi Mount, Ir Hr'vr.etc., qui sont îles bijoux sortis dans lu plus pure |ioesie du siècle.Parmi les ouvres fortes do la seconde uinnière, il faut citer L'AêKMHHloit, TUfht Huuuiii, Utrntinal, l'tKurrr, et quelques mitres qui deimtrnt une vigueur et un talent hors de pair.Malheureusement, nue souillure mai que ces ouvra-e- : c'est l'hnrriblu voulu, cent le vice iuutilcnieiit étalé, c'est lu fatalité des passions transmises de |wre en tils ; c'est parfois h> remords, ce n'est jamais le re-Dtatir.Quiconque est mordu par la |tassion littéraire doit lire Zola et le a-lire.C'est un modèle merveilleux, un iimitre dont les leçons sont précieuses, un arbitre do la pensée et île lu forme dont les ressources sont infinies: mais le profane, mais celui qui vout conserver la quiétude d'un cœur honnête et la paix d'une unie fermée aux pussions honteuse*, celui qui ne sait pal faire une distinction entre les beautés de la forme et les horreurs du fonds, celui-là fera bien de ne jamais lire Zola parceqti'il ne trouvera jamais dans ses qualités une compensation k ses défauts, et parce qu'il ira.de bonne foi, grossir lo nombre des honnêtes gens qui, no sachant pas découvrir le grund art sous une forme scandaleuse, calomnieront sans le savoir la gigantesque puissance d'un des plus grands artistes du XIXc siècle.HENRI ROULLAUD.LA SAISON THÉÂTRALE Dans un mois.l'Opéra Français rouvrira ses portes.Les jours, les semaines, les mois s'envolent si vite, que ceux qui étaient chagrinés de la clôture de la dernière saison, pensant aux belles soirées disparues et au temps qui les séparait de la répétition d'un hiver si agréable, sont maintenant effrayés du la rapidité avec lequel le temps renverse tout, mémo les impatiences les |.llU frénétiques.M.St.Denis, fondé de pouvoirs du la compagnie, est en ce moment à l'aris où il doit rallier la troupe et la convoyer jusqu'ici.Lu temps d'essuyer trois déboires, un admettant que chacun ait sa part avec une déception par semaine, et le chariot, pardon, le vaisseau de Thespis sera ici.Oue va-t-il nous amener ' La troupe de cette année sera-t-elle supérieure k celle de l'an passe • Nul ne peut le dire, car nul écho aiit-ui-e n'a consacré lu talent des sujets nouveaux.Nous en sommes réduits k l'attente.Mais lea surprises sont tellement habituelles un pareilles circonstances que nous aurions tort de ne pas sup|kjser que cette trou|ie nous donnera toutes les satisfactions désirables.Tour répondre aux désirs des nombreux amatoure, la direction a décidé d'engager des sujets capables de nous donner l'o|»ércttc, l'opéra-comique ut même quelques o|téras.Parmi les n-uvres au repertoire de la nouvelle trou|ie, on peut mentionner, entre autres : Ali Itaba et Madnmr l'Arrli'utur.de Lecncq; Itarbr llteue.Le* liriijiiiul*, Lu Mfa H'iinr ut ttrphtr aux ritj'rr*.d'Of-feiiKich ; Cow in rt Coiminr, La jillt 4ê l'aillante, 1st petit t'aift, d'Hervé ; Hip Hip.de l'Isnquette ; Madamr Honi/mr, de I
de

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