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Titre :
Almanach de l'Action sociale catholique
L'Almanach de l'Action sociale catholique, désigné essentiellement comme le livre du peuple, est utilisé comme véhicule d'opinion par des groupes ayant des intérêts surtout religieux. [...]

Le mouvement de l'Action sociale catholique publie tous les ans, de 1917 à 1942, un almanach. Dans la première édition, en 1917, l'archevêque Louis-Nazaire Bégin souligne l'initiative avec chaleur : « Je bénis les collaborateurs de l'Oeuvre, qui ont contribué à la publication de ce véritable Almanach des familles chrétiennes, où tout est enseignement salutaire et récréation honnête pour les esprits et pour les coeurs » (p. 2).

L'Almanach de l'Action sociale catholique, désigné essentiellement comme le livre du peuple, est utilisé comme véhicule d'opinion par des groupes ayant des intérêts surtout religieux. Comme tous les almanachs de l'époque, il débute par un calendrier auquel on adjoint les phases de la lune, des informations sur les éclipses de l'année à venir, le comput ecclésiastique, le commencement des quatre saisons. Il renferme une partie comportant les indications sur les jours fériés civils et religieux, l'époque des moissons ainsi qu'une section rappelant les événements de l'année écoulée. Le tout est rapporté sous la forme de récits souvent accompagnés de gravures. Une section de proverbes, de conseils et une partie historique événementielle, largement centrée sur les préceptes religieux, font également partie de la publication. L'almanach consacre aussi plusieurs pages à la présentation de religieux.

Une table des matières détaillée est insérée à la fin de chaque volume. Elle est composée de trois parties : la première est thématique, la seconde présente des portraits de personnalités (le plus souvent religieuses) et une troisième, intitulée « Beaux-arts », répertorie les tableaux et les dessins. L'Almanach de l'Action sociale catholique cesse de paraître en 1942.

Almanach de l'Action catholique, 1917 (p. 2), 1935 (p. 81-82), 1936 (p. 3).

LÜSEBRINK, Hans-Jürgen, « La littérature des almanachs : réflexions sur l'anthropologie du fait littéraire », Études françaises, vol. 36, no 3, 2000, p. 47-64.

Éditeur :
  • [Québec :s.n.,1916-1941]
Contenu spécifique :
1941
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
une fois par année
Notice détaillée :
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Références

Almanach de l'Action sociale catholique, 1941, Collections de BAnQ.

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[" Solidarité Pratiquons l'économie, qui consiste à tirer le meilleur parti de toutes choses.Déposons nos épargnes dans un grand établissement de crédit, qui prête une large part de ses ressources à l'agriculture, au commerce et à l'industrie.Ainsi, nous ferons d'une pierre deux coups : notre ca pital d'épargne sera en sûreté et nous rapportera des intérêts, et il alimentera l'activité ccono mique dont tout le monde profite.Actif, plus de $160,000,000 0 534 bureaux au Canada 12 succursales à Québec DI G NI II II COU RTO I S I 1 Fondée en 1845 H.-Jules LEPINE President-Gerant Intrepreneurs Pompes Pi Manufacl uriers ébrea el Service d'Ambulance pour la ville et bu dehors Téléphone 2-2119 283, rue St-Vallier G.-Julien Lepine, ess-gerant J.-Leopold Lepine, «ec-tres.G.-A.-Robert Lepine, surintenc'ant.NOUVEAUTÉS - 1940 \\lt< Il I I R I' I .«H,,,, ni.il.V V.lion i ¦thollque 1 \u2022\"»\u2022' BAl'DBY, I.! Km Prim i|.a!«-.I.Il I.'-ri .\u2022 H» (11:¦ Il .0.7.\"> BEAUPRR, M lia Jeenaur LeBer, Premiere ra pIllM nu ( anaila.I .00 DERNIER.Ilin>\u2022»!«\u2022 II-.I it .ni ()« l'iann- i-i-lu- M liTir 11\u2022 ;11111 \u2022 \u2022 Ii;i111«- I .'M> BLANl ll\\IM>.M.I.St.vlUt qiM lamiiliiimi 11.20 BOISSEAU, \\W\" lu \\ir i|iii nniirl.Un 111:111 eaipéaien .0.7.\"» BOY h Y, W.Les < -ii 11 a* I i «-11 » - l'i ii t \u2022 » d*aujcu*\" il'liui.Essor d'un peuple .2.00 itlti \\l \\l .( Grammaire «1 llnftuletlque o.7.\"> < HASTEN El La République dee erabee.Si» m.11- de Kronl populaire en rraoee 0.10 DESKORETS, Ben.Le Myatére d'un cloître.Ro man .0.10 DESFORETS, Hen Poêmea 4e aolltude.La 11.1I nrr If rlnit ri1 0.\"»O DESROSIERS, M.im Histoire de la mualque 0.M DRAGON, U P Nii Intime du Père Pro).loo GAGNON, M Peinture moderne I.2S GAUVRJM.1 M trtieana de Québec l.oo GRANGER, U IV Comment préparer son mariage.0.10 GlORDANl, I La Révolution \u2022(«\u2022 la CroU 0.7:, GLORY, v Vu paya du grand alienee noir.Explorations aouterraiaei .0*85 GOYER, lî r s< i» tempérant et tu seras heureux.$jU («RONDIN, \\hbé 1 atéchiame dee I al\u2014m po» pedafarea.Nonv.édi ion o.2.\"> GUIHAIRE, i: I' I a.r.liiir.ii MELANÇON, < I Noa ebarmanta roiaina.Lea Oiseaux .1.00 M BRI IKU Dr Quoi dire* comment «lin- el quoi Caire.Education aexueltc 0.35 Méthode Facile rapide pour accompagner le chanl grégorien d'après lea principes l'Ecole de Soles- 11 it 1., o.r>o MONTPETIT, Il 1.1 < 11.p1 \u2022\u2022 .'r n.mique.1 on» 11 Etapes.l.oo POTVTNi D.Soua l«- signe du Quarte.Histoire romancée dea raines du N.-0.canadien.l.oo POULIN, U.I' M Peupe «\u2014t - : I édueabfe?0.75 POI LIOT, U I' Premiere ouvrière .'.la N.iu- »ill«-l ram-.0.\"»0 KAiCHEi Abbé t.raii'- \u2022 '«\u2022 MUVe.\\la\\imi> .M el pensées.0.7.1 li- noeairc qu tidien.Priéree dialoguéea el chois de canliquea pour la réi itatîos quotidienne du rosaire.0.2.\"> BOY, P.-G Lee Mots qui restent.2 volumes 1.50 ROY, P.-G.I « t.ran.: Menteur.Nouvel le édition .0.18 1:1 MILL Y, U HJat Ire \u2022 '«\u2022 la Province de Québec I I .IN» RUTCHÊ, U.P.Le Saint-Eapril et ll'.l.i.aii.n.Nouvelle édition.0.50 BIMARD, U.P.Man.présenta el Fui chrétienne, Radio-cauaeriea .l.oo SYL^ \\l\\ Dam !«\u2022 bote.Récita champêtres l'Action Catholique, 30 du premier Congrès de Tempérance, de la fondation de la Société diocésaine de Tempérance et du Conseil Central de la Croix Noire, au diocèse de Québec ; 29 du premier Congrès de la Langue française en Amérique (6 Quelle) ; 23 de la signature de la paix de Versailles ; 14 du sacre de S.Exc.Mgr Plante, auxiliaire à Québec ; 12 du Congrès Mariai de Québec ; 10 de l'intronisation de S.Ém.le Cardinal Villeneuve.O.M.L, Archevêque de Québec ; 5 de l'avènement de S.M.Georges VI ; 4 du deuxième Congrès de la Langue française (a Québec) ; 3 du premier Congrès eucharistique national du Canada (a Québec) ; 2 de l'avènement de S.S.Pie XII FETES MOBILES DE 1941 A 1951 Lettre Années Nombre Épacte Cendres Pâques Ascens.on Pentecôte 1er dim Cycle Indic- Domi- \td'or\t\t\t\t\t\tde l'Avent\tsolaire\ttion\tnicah 1941\t4\t2\t26 février\t13 avril\t22 mai\t1 juin\t30 novembre\t18\t9\tE 1942\t5\t13\t18 février\t5 avril\t14 mai\t24 mai\t29 novembre\t19\t10\tD 1943\t6\t24\t10 mars\t25 avril\t3 juin\t13 |uin\t28 novembre\t20\t11\tC 1944\t7\t5\t23 février\t9 avril\t18 mai\t28 mai\t3 décembre\t21\t12\tBA 1945\t8\t16\t14 février\t1 avril\t10 mai\t20 mai\t2 décembre\t22\t13\tG 1946\t9\t27\t6 mars\t21 avril\t30 mai\t9 juin\t1 décembre\t23\t14\tF 1947\t10\t8\t19 février\t6 avril\t15 mai\t25 mai\t30 novembre\t24\t15\tE 1948\t11\t19\t11 février\t28 mars\t6 mai\t16 mai\t28 novembre\t25\t1\tDC 1949\t12\t\u2022\t2 mars\t17 avril\t26 mai\t5 luin\t27 novembre\t26\t2\tB 1950\t13\t11\t22 février\t9 avril\t18 mai\t28 mai\t3 décembre\t27\t3\tA 1951\t14\t22\t7 février\t2Z mars\t3 mai\t13 mai\t2 décembre\t28\t4\tG Histoire sans paroles ! Page 5 JAN PHASES de la lune : P.Q.le S, a I h.40 m.du matin.P.L.le 13, a 6 h.4 m.du matin.D.Q.le 20.a S h.1 m.du matin.| N.L.le 27, a 6 h.3 m.du matin.D\tJr 1\tM 2\tJ S\tV 4\tS S\tD 6\tL 7\tM S\tM 9\tJ 10\tV 11\tS 12\tD 13\tL 14\tM 15\tM 16\tJ 17\tV 18\tS 19\tD 20\tL 21\tM 22\tM 23\tJ 24\tV :s\tS 26\tD 27\tL 28\tM 29\tM 30\tJ 31\tV FÊTES d'obligation S.Telesphore.CIRCONCISION S.Adelard.Ste Genevieve.S.Rigobcrt, ev.S.NOM DE JESUS.EPIPHANIE.S.Lucien, m.Ste Gudule.S.Julien.Ste Basilisse.S.Guillaume, ev.S.Hygin.mart.I.ap.l'EPIPH.Ste Fam.J.M.J.Oct.de l'Epiph.S.Léonce, ev.S.Hilaire, doct.S.Paul l'Ermite.S.Marcel, p.S.Antoine.Chaire de S.P.a Rome.II ap.l'ÉPIPH.SS.Fab.et Seb.mart.Ste Agnes, vge.SS.Vine, et Anast.S.Ray.de Pen., c.S.Timothée, m.Conversion de S.Paul.III ap.l'EPIPH.S.Polycarpe, mart.S.Jean Chrysostome.S.Pierre Nolasque, c.S.Francois de Sale*.Ste Martine.S.Jean Bosco, c.Ste Marthe, m.PHASES de la lune : P.Q.le 4, a 6 h.42 m.du matin.P.L.le 11, a 7 h.26 m.du soir.O.Q.le 18, a 1 h.7 m.du soir.N.L.le 25, a 10 h.2 m.du soir.D\ti.\tFÊTES 1\tS\tS.Ignace.2\to\tIV ap.l'ÉPIPH.Purilk.dr la B.V.M.3\tL\tS.Biaise, m.4\tM\tS.Andre Corsini.5\tM\tSte Agathe, v.6\tJ\tS.Tite, ev.7\tV\tS.Romuald, abb.8\tS\tS.Jean de Matha, ronf.9\tD\tSEPTUAGESIME.S.Cyrille d'Ale».10\tL\tSte Scholastique.11\tM\tApp.de la B.V.M.12\tM\tLes 7 SS.Fond.13\tJ\tS.Polyeucte.14\tV\tS.Valentin, m.1S\tS\tSS.Faust, et Jovitc.mm.16\tD\tSEXAGÉSIME.S.Onesime.17\tL\tS.Theodulc, mart.18\tM\tSte Bernadette, v.19\tM\tS.Julien, m.20\tJ\tS.Eucher, ev.21\tv\tS.Felii, ev.22\tS\tCh.S.Pierre a Ant.23\tD\tQUINQUAGESIME.S P.rrre D.ev.24\tL\tS.Mathias, ap.25\tM\tS.Donat, m.26\tM\tLES CENDRES.S.Nestoi 27\tJ\tS.Gabriel de I' A.1.1 28\tV\tS.Romain, ab.PHASES de la lune : MARS P.Q.le 6, a 2 h.43 m.du matin.P.L.le 13, a 6 h.46 m.du matin.D.Q.le 19, a 9 h.51 m.du soir.N.L.le 27, a 3 h.14 m.du soir.D\tJr 1\tS 2\tD 3\tL 4\tM 5\tM 6\tJ 7\tV S\tS 9\tD 10\tL 11\tM 12\tM 13\tJ 14\tV 15\tS 16\tD 17\tL 18\tM 19\tM 20\tJ 21\tV 22\tS 23\tD 24\tL 25\tM 26\tM 27\tJ 28\tV 29\tS 30\tD 31\tL FÊTES Ste Eudoiie.le du CAREME.SS.Jov.et Bas.Ste Cunegondc.S.Casimir ; S.Lucius.Q.-TEMPS.S.Adrien, m Stes Perpet.et Félicite.Q.-TEMPS.S.Thomas d'Aqum.Q.-TEMPS.S.Jean de Dieu.conl.Ile du CAREME.Ste Franc.Rom.Les Quarante Martyrs.S.Euloge, m.S.Grégoire le Grand.Ste Euphrasic.Ste Mathilde, reine.S.Lnnnn, mart.Nie du CAREME.S.Julien, mart.S.Patrice, év.S.Cyrile de Jérusalem.S.JOSEPH.S.Léonce.S.Vulfran : Ste Photine.S.Benoit, ab.S.Zacharie, p.IVe du CAREME.S.Victorien.S.Gabriel, arch.ANNONCIATION.Ste Lucie F.lippim.S.Ludger, év.S.J.Damascene.S.Jean Capistran, r.S.Victorin, m.PASSION.S.Prosper.S.Amoi, prop. p 1 P.Q.Ic 4, I 7 h.12 m.du soir .P.L.le 11, a 4 h.IS m.du soir.D.Q.le 18, a S h.3 m.du matin.N.L.le 26, a 8 h.23 m.du matin.o\tJr 1\tFÊTES \\ 1\tM\tS.Macaire ; Ste Theodore.à \tM\tS.Frs.de Paule.' i *\"\tJ\tS.Pancrace, év.4\tV\tN.-D.de P.tie.S.Isidore, d.( 5\tS\tS.Vincent Ferrier, c.6\tD\tDES RAMEAUX.S.Xytte, p.et m.7\tL\tS.Donat, m.{ i >\tM\tS.Maxime, m.9 1\tM\tS.Marcel, év.à 10\tJ\tJEUDI SAINT.S.Michel d.S.\\ 11\tV\tVENDREDI SAINT.S.Leon le C.12\tS\tSAMEDI SAINT.S.Jules, pape.1 13\tD\tPAQUES.S.HerménéKilde, m.\\ i 14\tL\tS.Tiburcc, m.' 15\tMl\tSte Basmsse i i 1«\tM\tS.Ben.Labre.) 17\tJ\tS.Anicet.18\tV\tS.Parfait., i 19\tS\tS.Elphége, év.' f 20\tD\tQUASIMODO.S.Marcellin, ev.i 21\tL\tS.Anselme, d.I ' 22\tM\tSS.Soter et Caius, mart.23\tM\tS.Georges, mart., 24\tJ\tS.Fidèle, mart.' 25\tV\tS.Marc, év.i 26\tS\tS.Clet et Marcellin.1 27\tD\tIle ap.PAQUES.S.Pierre Can., conf.et d.L 28\tL\tS.Paul de la trou., 1 29\tM\tS.Pierre de Vérone.i 30\tM\tSol de S.JOSEPH.Ste Catherine de S.\t\t «HASES de la lune : P.Q.le 4, à 7 h.49 m.du matin, p L le il.à minuit 15 m.D*.Q.le 17, â 8 h.17 m.du soir.N.L.le 26.a minuit 18 m.D\tJr 1\tJ 2\tV 3\tS 4\tD S\tL 6\tM 7\tM 1\tJ 9\tV 10\tS 11\tD 12\tL 13\tM 14\tM 15\tJ 16\tV 17\tS 18\tD 19\tL 20\tM 21\tM 22\tJ 23\tV 24\tS 25\tD 26\tL 27\tM 28\tM 29\tJ 30\tV 31\tS FÊTES Ste Monique, veuve.SS.Phil, et Jac, a.S.Athanase, d.Inv.de la Ste Croix.Ill* ap.PAQUES.S.Pi* V, pape.S.Jean dev.la P.L.S.Stanislas, m.Ap.S.Michel.S.Grégoire, d.S.Antonin, év.IVe ap.PAQUES.S.Maxime, m.S.Ncree.m.S.Robert Bellarmin.S.Pacome, abbe.S.J.-B.de la Salle.S.Ubald, év.S.Pascal Baylor., C.Ve ap.PAQUES.S.Venant, m.ROGATIONS.S.Pierre Cel., c- S.Bernardin de Sienne, S.Hospice, c.S.Emile, m.PHASES de la lune : P.Q.le 2, a 4 h.56 m.du soir.P.L.le 9, a 7 h.34 m.du matin.D.Q.le 16, a 10 h.45 m.du matin.N.L.le 27.a 2 h.22 m.du soir.D\tJr 1\tO 2\tL 3\tM 4\tIY1 S\tJ 6\tV 7\tS 8\tD 9\tL 10\tM 11\tM 12\tJ 13\tV 14\tS 15\tD 16\tL 17\tM 18\tM 19\tJ 20\tV 21\tS 22\tD 23\tL 24\tM 25\tM 26\tJ 27\tv 28\tS 29\tD 30\tL FÊTES PENTECÔTE.S.Pamphile, mart.Str Blandine.Ste Clotilde.Q.-TEMPS.S.François Car.S.Boniface, év.Q.-TEMPS.S.Norbert, ev.Q.-TEMPS.S.Robert, abbe.T.STE TRINITÉ.S.Modard, ev.Ste Pélagie, v.et m.Ste Marguerite.S.Barnabe, ap.FETE-DIEU.S.J.de S.Facond, c.S.Ant.de P.c.S.Basile le G., c.et d.DIM.d* l'OCT.Ste Germaine, v.S.Fr.Régis., c.S.Cyr.S.Ephrem, doct.Ste Julienne F.S.CŒUR DE JESUS.S.Silvere.papr.S.Louis de Gontague, c.Hie ap.PENT.S.Paulin.Ste Agrippine, v.S.Jean BAPTISTE S.Guill., abbe.C.EUCH.DE JÉSUS.SS.Jean et Paul.S.Ladislas, roi.S.Irenée, mart.IVe ap.PENT.SS.Pierre et Paul, ap.Com.de S.Paul.i ROGATIONS.ROGATIONS.ASCENSION.S.Didier, év.SS.Don.et Rog.DIM.de l'OCT.S.Phil.Nérl.c.S.Bede le Vén.S.Augustin, év.SI* Madeleine de P.Ste Jeanne d'Arc.JEUNE.Marie Médiat.Ste M.Soph.Barat.eau D\tJr 1\tM 2\tM 3\tJ 4\tV S\tS 6\tD 7\tL 8\tM 9\tM 10\tJ 11\tV 12\tS 13\tD 14\tL 1S\tM 16\tM 17\tJ 18\tV 19\tS 20\tD 21\tL 22\tM 23\tM 24\tJ 25\tV 26\tS 27\tD 28\tL 29\tM 30\tM 31\tJ PHASES de la lune : P.Q.le 1, a 11 h.24 m.du soir.P.L.le 8, a 3 h.17 m.du soir.D.Q.le 16, a 3 h.7 m.du matin.¦ N.L.le 24, a 2 h.39 m.du matin.P.Q.le 31, a 4 h.19 m.du matin.FÊTES PR.-SANG de N.-S.Visit, de la B.V.M S.Léon II., p.c.S.Ulric, êv.S.Antoine Marie Zacc, c.Ve ap.PENT.S.Romule.SS.Cyr.et Méth.Ste Elisabeth.Les Martyrs de Gorc.Les SS.Sept Frères.S.Pie I, pape.S.Jean Gualbert.abbe.Vie ap.PENT.S.Anaclet, p.et m.S.Bonaventure, d.S.Henri, conf.N.-D.du Mt-Carmel.Ste M.-Mad.Postel.S.Cam.de Lellis.S.Vincent de Paul.Vile ap.PENT.S.Jerome Emilicn.Ste Praxède.Ste M.-Madeleine.S.Apollinaire, ev.Ste Croix, v.S.Jacques, ap.Ste ANNE, mere de la B.V.M.Ville ap.PENT.S.Pantaleon, m.SS.Naz.et Victor.Ste Marthe.Ste Juliette.S.Ignace, c.D\tJr 1\tV 2\tS i\tD «,\tL S,\tM 6\tM 7,\tJ 8\tV 9\tS 10\to 11\tL 12\tM 13\tM 14\tJ 15\tV 16\tS 17\tD 18\tL 19\tM 20\tM 21\tJ 22\tV 23\tS 24\tD 2S\tL 26\tM 27\tM 28\tJ 29\tV 30\tS 31\tD S.Pierre aux Li S.Alph.de i i - ii¦'\u2022 IXe ap.PENT.Invi ntion dr S.Etienne.S.Dominique.N.-D.des Neiges.Transfigur.de N.-S.S.Gaétan, conl.S.Cyriaque, mart.S.J.B.Vianney.Xe ap.PENT.S.Laurent, diacre.S.Tiburce.Ste Claire, «ierge.S.Hippolyte, mart.S.Marcel.ASSOMPTION de la B.V.M.JEUNE.S.Joachim.Xleap.PENT.S.Hyacinthe, c.S.Agapit, m.S.Jean Eudes.S.Bernard, c.et d.Ste J.de Chantai.S.Timothee, ev.S.Philippe Beniti, c.Xlle ap.PENT.S.Barthélémy, ap.S.Louis de France.S.Zephirin, p.et m.S.Joseph Calasan*.S.Augustin, d.Decol.S.J.-Baptiste.Ste Rose de Lima.v.Xllle ap.PENT.S.Raymond Nonnat.SEPT PHASES de la P.L.le S, a midi 36 m.D.Q.le 13, a 2 h.31 m.du soir.N.L.le 20.a 11 h.38 m.du soir.¦ P.Q.le 27.a 3 h.9 m.du soir.D\tJr\tFÊTES\t 1\tL\tS.Gilles, abbe.\t 2\tM\tS.Etienne, roi.\t 3\tM\tSte Seraphie, v.m.\t 4\tJ\tSte Rosalie, v.\t 5\ty\tS.Laur.Just.\t 6\ts\tS.Zacharie; Ste Eve.\t 7\tD\tXlVe ap.PENT.Ste Reine; S.\tCloud.8\tL\tNat.de la Ste V.\t 9\tM\tS.Pierre Claver.\t 10\tM\tS.Nicolas de Tolent.\t 11\tJ\tSS.Pr.et Hyacinthe.\t 12\tV\tS.Nom de Marie.\t 13\tS\tS.Aimé, eveque.\t 14\tD\tXVeap.PENT.Exaltation de la Ste Cr\t 15\tL\tN.-D.des 7 Douleurs.\t 16\tM\tSS.Corn, et Cyprien.\t 17\tM\tQ.-TEMPS.Les Stig.de S.Francois.\t 18\tJ\tS.Jos.de Cupertino.\t 19\tV\tQ.-TEMPS.S.Janvier, m.\t 20\tS\tQ.-TEMPS.S.Eustache, m.\t 21\tO\tXVIe ap.PENT.S.Matthieu.\tap.22\tL\tS.Th.de Villeneuve.\t 23\tM\tS.Lin, p.et m.\t 24\tM\tN.-D.de la Merci.\t 25\tJ\tSte Aurélie, v.\t 26\tV\tSS.Martyrs Canadiens.\t 27\tS\tSS.Cime et Damien.\t 28\tD\tXVIIe ap.PENT.S.Wenccslas\tm 29\tL\tS.Michel, arch.\t 30\tM\tS.Jerome.\t OCT.PHASES de la luna: P.L.li fi èl H.32 m du matin.O.Q.le 13, à 7 h.52 m.du matin.N.L.le 20, à 9 h.20 m.du matin.| P.Q.le 27, à minuit 4 m.FÊTES S.Remi.eveque.SS.Anges, c.Ste Thérèse de PEntant-Jesu».S.Fr.d'Assise, conf.XVIIIe ap.PENT.S.Placide.S.Bruno, cont.Très S.Rosaire.Ste Brigitte, veuve.S.Denis, év.S.François de Borgia, c.Maternité de Marie.XI Xc ap.PENT.SS.Felix et Cypr., mm.S.Edouard le C.S.Calirte, p.et m.Ste Theresa, v.Ste Hedwige.Ste Marg.-Marie.S.Luc, év.XXeap.PENT.S.P.d'A.; O.d.I.P.F.S.J.de Kanty.S.Hitarion, abbe.Ste Marie Salome.S.Sevenn, év.S.Raphael, arch.S.Chrysanthe et Ste Oarie.XXIe ap.PENT.Fete du (KOI S.Vincent : Ste Sabine.SS.Simon et Jude, ap.S.Théodore ; Ste Eusebie.S.Alp.Rodr., conf.JEUNE.S.Quentin, m PHASES de la lune : P.L.le 3, é 9 h.du soir.D.Q.le 11, à 11 h.S3 m.du soir.N.L.le 18, A 7 h.4 m.du soir.¦ P.Q.le 25, à midi 52 m.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 J 28 V 29 I S 30 I D FÊTES LA TOUSSAINT.X XI le ap.PENT.S.Vietorin.COM.DES MORTS.S.Hubart.S.Charles Berr., év.Las Stes Reliques.S.Léon, c.S.Wilbrod.év.Les Quatre Couronnés.XXI Heap.PENT.Déd.de la B.du Sauv.S.André Av., c.S.Martin da Tours.S.Aurele.ev.S.Didace, év.S.Josaphat, m.S.Albert la G.: S.Eugene.XXIVe ap.PENT.Ste Gertrude.S.Gr.la Th., év.Déd.de la B.de SS.P.et P.Sta Elisabeth da H.S.Félli da V.; S.Octave.Présent, de la Ste Vierge.Ste Cécile, v.et m.XXVa ap.PENT.S.Clement, pape.S.J.da la Croix.Ste Catherine, v.et m.S.Léon, de P.M.S.Valerian.S.Grégoire III.S.Saturnin, ev.le de PAVENT.Ste Justine.PHASES de la lune : P.L.le 3, a 3 h.51 ni.du soir.D.Q.le 11, à 1 h.48 m.du soir.N.L.le 18, a 5 h.18 m.du matin I P.Q.le 25, a 5 h.43 m.du matin- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Jr L M M J V S D L M M J V S D L M M J V S D L M M J V S D L M M FETES S.Andro ap.; S.Eloi, ev.Ste Bibiane, v.S.Frs.-Xavier.S.Pierre Chrys., c.d.Ste Crispine, m.S.Nicolas, év.Ile de PAVENT.S.Ambroise, c.doct IMM.-CONCEPTION.Sta Léocadie, v.Ste Eulalia.S.Damase, p.S.Maience; Sic Denise.Sta Lucie; Ste Odile.Ille de PAVENT.S.Nicaise, év.Ste Chrétienne.S.Eusebe, év.Q.-TEMPS.S.Lazare.S.Gatien, év.Q.-TEMPS.S.Némese, m.Q.-TEMPS.S.Philogone.IVe de PAVENT.S.Savarin.S.Thomas, ap.; S.Flatien.Ste Victoire.JEUNE.Sta Tharsille.NOEL.S.Etienne, 1er m.S.Jean, ap.Dim.de l'OCT.SS.Innocents.S.Th.da Cantorb.Ste Anysie, m.S.Sylvestre. Son Altesse Royale la Princesse Alice épouse du Comte d'Athlone Page 10 Son Excellence le Comte d'Athlone Gouverneur général du Canada Page 11 Cela se passait en 1913.Le Séminaire de Québec m'avait fait la faveur de m'envoyer a Paris pour étudier les Lettres.le partis dès le premier lour d'octobre.A Paris, je devais prendre résidence aux Carmes.De Carmes il n'y en avait point : seul le nom avait subsisté.La construction datait du 17e siècle; elle était l'oeuvre de religieux Carmélites; elle avait grise mine et ses murs froids, lonas, hauts, irréguliers n'étaient pas d'un accueil engageant; le concierge même, gras, trapu, au teint violacé, semblait un cerbère mis là pour défendre l'entrée.A l'intérieur tout était sombre, de lignes irrégulières.Je demandai à voir M.le Supérieur: c'était M.Ver-dier.La chambre s'ouvrait près de l'escalier, à l'étage supérieur.En entrant je fus saisi par le contraste, assez violent, que formait, d'un côté, l'obscurité d'une pièce au plafond bas, aux fenêtres petites, qui, par de petits carreaux, laissaient filtrer une lumière indécise, et, de l'autre côté, par la mine solide et réjouie du supérieur.Accueil affable, amical, paternel, et pas trop .sulpicien.J'en fus charmé dès le début, et le charme devait durer toujours.M.Verdier devint pour le jeune prêtre canadien, un guide très sagace, un ami et un père.M.Verdier était bon pour tous, mais il avait un faible pour ses deux Canadiens, le Père Alphonse de Grandpré et moi.Dès la première «lecture spirituelle» nous apprîmes que l'allée du fond, au jardin, était réservée aux fumeurs, les Canadiens et les Bretons.Plein d'humour, M.Verdier savait nous plaindre avec un large sourire de nos difficultés avec l'administration française.L'histoire de ma malle le fit rire aux larmes.En arrivant à la Gare du Nord, je déposai ma malle aux bagages et reçus un billet numéroté ; rien de semblable à ces étiquettes solides et grandes que sont les bulletins de bagages de nos chemins de fer américains; mais un papier gros comme un bout de ruban, très minco, portant pour toute indication un chiffre.Je l'engloutis dans la poche de mon veston.C'était le vendredi soir.Dès que j'appris, de M.Verdier, que je pouvais prendre tout de suite possession de ma cellule, aux Carmes, j'allai le samedi après-midi à la gare pour réclamer ma malle.Sur place je constatai que le bulletin de bagage s'était évaporé.La malle était la, sous mes yeux.Je sortis une carte de visite.Le préposé aux bagages n'en fut pas impressionné et il exigea le billet, disant gue je pouvais fort bien avoir pris la carte d'une autre personne! J'expliquai que, s'il voulait ouvrir la malle, dont je lui passai la clé, il trouverait un livre portant tel titre ; il répliqua que je pouvais avoir la clé d'un autre et qu'il suffisait d'avoir vu la malle ouverte pour connaître le titre d'un livre.Je dûs me rendre a l'évidence: impossible d'avoir la malle.Je demandai que faire.Sur ce, le préposé me passa diverses formules à remplir, expliquant que la plus grande devait, après avoir été remplie, être signée par trois personnes «patentées».Comme j'allais partir il me prévint: passez maintenant au commissariat de police pour y prendre une «opposition» et la faire coller sur votre malle.Le commissaire me demanda d'établir mon identité.En ces heureux temps les passeports n'étaient pas exigés et je n'en avais pas.La carte de visite fut refusée; le certificat de naissance, bien qu'il portât le visa du consul français, fut également refusé; il aurait fallu une «carte d'élection».Ma qualité de sujet britannique et de canadien sauva la situation et j'obtins la bienheureuse opposition, qui fut aussitôt collée sur la malle.Le lendemain, dimanche, je me mis en devoir de remplir les formules reçues.L'hôtelier m'expliqua qu'une personne «patentée» est celle qui obtient une licence pour exercer un commerce, que lui-même était «patenté», qu'un de ses amis l'était et signerait la formule lui aussi, mais qu'il serait difficile pour trouver le troisième, car, disait-il, personne ne tient 6 se mettre dans les difficultés administratives.Effrayé d'un aussi sombre avenir je résolus de retrouver mon bulletin de bagage.Une recherche méthodigue et poussée me le fit enfin trouver, 16 où il était, dans ma poche.Heureuse trouvaille gui me dispensait des formules officielles et des personnes patentées! Page 12 Dès le lundi je retournai a la gare, avec mon bulletin de bagage, avec les voeux de M.Verdier et son demi-sourire.Je présentai le bulletin; le préposé ce n'était pas le même se dirige vers la malle, la considère un moment et revient: il y a une opposition sur votre malle et je ne puis vous la remettre, me dit-il.Je le sais bien, répliquai-je, c'est moi qui l'ai fait mettre samedi.Eh bien! reprit le préposé, procurez-vous un «relevé d'opposition».Il fallait retourner au commissariat de police et obtenir ce nouveau papier, qui, une fois collé sur la malle, me donna le droit de l'emporter.En la voyant, munie de ces pièces, M.Verdier sourit, puis rit de bon coeur: on sentait bien que cet Auvergnat n'aurait pas inventé de telles chinoiseries.La vie régulière commença.En dépit de l'intérêt des cours à l'Institut Catholique et à la Sorbonne, l'événement du jour était, pour moi du moins, la lecture spirituelle que M.Verdier donnait, sous forme de cuuserie, le soir avant le dîner, de 7 h.6 7 h.30.C'est là surtout qu'on pouvait goûter sa prudence, sa finesse, sa culture, son sens pratique.Rien de auindé.Rien d'emprunté aux livres.Le supérieur laissait parler son expérience des choses et des hommes: la France et ses institutions sociales, ses classes et leurs problèmes, la politique, tout y passait, autant que la religion et la spiritualité.Il portait, dans tous les sujets, la même largeur et la même justesse de vues.En matière de vie spirituelle, M.Verdier louait surtout la doctrine et les pratigues bénédictines, sans manquer de respect pour M.Olier et pour M.Tronson.Dans l'application quotidienne du rèqlement, M.Verdier considérait l'individu et ses bescirs propres, il usait de la plus grande souplesse dans les permissions à accorder, tenant compte des moindres circonstances La question des cours, par exemple, n'était pas facile à réqler: choix des cours à la Sorbonne: choix aussi à l'Institut, car il y avait alors le bon M.Bertrin, dont le cours prêtait aux chahuts les plus bruyants.Méridional, il aimait le bruit; au besoin, il le provoquait, déclamant avec emphase les morceaux à expliquer, les reprenant avec plus d'emphase, si les applaudissements n'étaient pas assez nourris; mais alors ils le devenaient trop: mains, pieds, pupitres, tout entrait en branle, pour manifester une admiration de .commande.Naturellement peu d'entre nous aimait à aller «en Bertrin».M.Verdier le savait bien, et il avait une si merveilleuse intelliqence de nos «raisons», que le bruit cessa dans la salle de cours.Le cours de grec donné par M.Boxler, un rude Alsacien, ne comportait pas de chahut, loin de là.M.Boxler était, à l'égard des autres la rigidité incarnée.Quand il s'agissait de lui-même il était aussi poltron que possible, se cachant la tête sous son vaste manteau lorsque grondait le moindre tonnerre.Si un étudiant arrivait au cours la prière commencée M.Boxler s'interrompait; si un deuxième survenait, M.Boxler tonnait; \"Si c'est une procession, moi je m'en vais\"! Il était difficile à satisfaire; parmi les observations enregistrées sur les copies de version grecque pullulaient les «absurde», les «néant», les «ridicule», les «puéril».Un jour, un étudiant utilisa, en 1rs mettant entre parenthèses, les termes mêmes |1 M.Boxler avaient employés dins son histoire de la Grèce pour l'explication d'un mot grec; la copie revint, avec, en marge, les mots «cela est faux»; l'étudiant recommença au devoir suivant, avec une autre citation de M.Boxler, et cette fois en indiquant la référence exacte; la copie revint avec la même note «cela est faux»; l'étudiant se rendit auprès du professeur, exprima son étonnement; mais M.Boxl' r ne voulut rien céder: «cela est faux quand même.\" M.Verdier avait alors la tâche de réconforter 1rs élèves découragés, se réservant pour plus tard une douce revanche.Il l'eut bientôt, en invitant M.Boxler à raconter sa vie dans le camp de concentration où les Allemands l'avaient mis de septembre à décembre 1914; en voyant couler les larmes du rude Alsacien, M.Verdier, ne perdit pas son fin sourire.Je le revis en 1929 à Paris; il venait d'être norrmé supérieur général des Sulpiciens, mais il habitait encore la même chambre basse et obscur*5, aux Carmes.Rien de changé dans sa personne, dans ses manières.Anrès une absence de onze années, il reconnut immédiatement son ancien élève du Canada, et à la manière française, il m'embrassa vigoureusement.Puis il vint au Canada: il était devenu le cardinal Verdier.La pourpre ne lui avait rien ôté de sa modestie.Des amis le recevaient et m'avaient invité à la réception; ils me dirent qu'ils seraient heureux de me présenter à l'Archevêque de Paris.Lorsque le prélat parut dans le salon il salua les deux hôtes, puis, me reconnaissant aussitôt, il vint à moi et m'étreignit dans des bras qui avaient qardé bonne vigueur.C'était là un homme de bonne trempe: acier plein, à la fois, de force et de souplesse.L'avoir connu et l'avoir aimé, avoir senti sur moi sa protection et la chaleur de son affection demeurent pour moi un impérissable souvenir.ON FONDAIT DES CLOCHES AU PAYS DE QUÉBEC Au milieu du dix-huitième siècle on fondait des cloches au pays de Québo.Le jour de l'Annoiuiation 1724.la iloihc de l'église de Saint-Augustin s étant envolée du Jochcr pendant que le bedeau sonnait le deuxième ioup de la messe, l'auident lut bientôt réparé, écrit M Sasscvillc On lu venir île Québe.un personnage qui parait avoir |oui d'une grande lonsidération à cette ép M - W< \\ Vue aérienne d'une partie du Jardin botanique de Montréal Page 18 Bm ru\u201eU dt il.Jac.,ur> lUmiMn.1 spécialistes qui se dirigeront tantôt vers l'enseignement secondaire ou supérieur, tantôt vers les services de recherches, fermés jusqu'ici aux nôtres faute de candidats.Aucune institution ne pourra être mieux favorisée pour la formation de génétistes et de patholo^istes.Sans ces deux groupes de techniciens, notre agriculture sera toujours a la merci des étrangers.\u2022 ¦ .-, .f.\u2022 f.'f.irif ét If, /hhm Rommmm.1 L'immeuble du Jardin botanique de Montréal d'une aide précieuse.Une section comprendra en outre cette florule fréquente dans le parterre de nos littérateurs, mais inconnue dans la nature québécoise : le thym, le serpolet, la marjolaine, les ajoncs, et les bruyères.Dès la fondation du Jardin, en 1936, cette parcelle était déjà ouverte au public.Au cours de l'été 1939, le professeur Ivan Jobin, de l'Ecol citi Arts et Métiers de Montréal, inaugurait au Jardin pour ses élèves des travaux pratiques de dessin floral.A la suite de ce fructueux essai, le Jardin botanique a institué pour l'École des Beaux Arts de Montréal un cours théorique et pratique d'anatomie florale.Ce cours est sous la direction conjointe du profit» Ul René Chicoine, de l'Ecole des Beaux Ail: et d'un membre du personnel du Jardin botanique, le professeur Pierre Dansereau.C'est d'abord aux écoliers et au grand public que s'intéresse la section de l'enseignement.Aussi, la Commission des Ecoles catholiques de Montréal a-telle attaché au Jardin trois instituteurs, porteurs de titres universitaires, MM.Marcel Racine et Raymond Goudreault, et Mademoiselle Cosette Marcoux.La Commission des Ecoles protestantes doit sous peu imiter cet exemple.Les écoliers font la visitt-des jardins et les instituteurs leurdonnent des causeries appropriées.Le Jardin botanique de Montréal com- Les étudiants en médecine de l'Université de Montréal trouvent dans cette institution leur initiation botanique; ceux de pharmacie les suivront dans un avenir prochain.Non seulement, le jardin favorise un enseignement vivant de la botanique générale, mais il met les élèves en contact avec des collections de plantes médicinales et vénéneuses.Toute une section, dont la construction était entreprise lorsque les travaux ont cessé, est consacrée au jardin médicinal.L'enseignement botanique n'est pas limité a l'année académique.Au cours des mois d'été, l'Institut botanique de l'Université de Montréal ^n collaboration avec le Jardin, y organise des cours de vacances.Pour l'année d'essai, en 1940, ce cours donné sous le patronage de l'honorable Groulx, secrétaire de la province, groupait près de soixante élèves, pour la plupart professeurs de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire, venus de toute la province et même de coins reculés du pays.Ces cours qui ont remporté un très grand succès seront maintenant donnés chaque année.N'a-t-on pas assez reproché a nos artistes et a nos littérateurs de manquer de couleur locale?Pouvait-il en être autrement?La nature ne se livre pas facilement, sans quide, a ceux qui ne sont pas doués d'un vaste esprit d'observation.On comprend que tous ne peuvent devenir naturalistes et scruter la nature d'un oeil critique.Les sections du jardin où seront reconstituées les formations végétales du Québec les plus typiques leur seront i /\u2022'rni'iMMi lr ilt M ./iiii/ii,» /(iiiix'iin.l A l'entrée de l'immeuble, deux petites serres sont consacrées aux plantes de maison prend notamment une section des fleurs annuelles, une section des plantes vivaces, un jardin aquatique et un vaste jardin économique qui renferme environ cinq cents espèces de légumes, céréales et plantes industrielles.Des planchettes explicatives renseignent le visiteur sur les noms français et anglais, la famille botanique, l'origine, les principaux usages et les meilleures variétés de chaque plante.Les écoliers et même leurs parents peuvent ainsi connaître de visu nos principales espèces économiques.Si étonnant que cela paraisse, un très qrand nombre de citadins ne connaissent les Paqe 19 pommes de terre que par leurs tubercules et ignorent tout du reste de la plante.Enfin, ces jardins expo sent aux étrangers nos principales productions horticoles.Au jardin économique s'ajoutera bientôt le verger, partiellement planté déjà.On y verra tous les fruits pouvant pousser sous notre climat.L'arboretum et la collection des arbustes (à peu près terminée) présenteront à l'admiration du public un choix d'espèces ligneuses propres à l'embelisse-ment des propriétés.La zone forestière, où seront reconstituées nos principales formations, permettra de se familiariser, sans courir le pays, avec la forêt de pin, la forêt d'épinette, l'érablière, la savane, et la tourbière.Beaucoup verront pour la première fois une érablière en opération.On y trouvera également un musée de l'érable.Le jardin médicinal comprendra plusieurs sections : d'abord la collection des plantes de la pharmacopée officielle, la section de la médecine populaire, le groupe des espèces médicinales indiennes dont l'habitat original sera reconstitué, enfin le jardin claustral de simples gu'un édit de Charlemagne enjoignait aux moines de cultiver, au moyen âge.S'ajoutera aussi un jardin des plantes vénéneuses indigènes ou naturalisées, comprenant en-tr'autres l'herbe à la puce, la carotte à moreau, les orties et les plantes causant la fièvre des foins.Ces d ?rnières seront toutefois rendues inoffensives.Les grandes serres renfermeront une collection, - déjà très avancée, de plantes économiques tropicales.Ce sera pour plusieurs l'unique occasion de voir en culture l'ananas, l'oranger, le citronnier, le pamplemoussier, le riz, la muscade, le poivrier et les autres plantes à épice.C'est avec les grandes serres seulement que le service d'enseignement du Jardin donnera son maximum de rendement.Cette année, débute le cours d'horticulture destiné au grand public, et qui se donnera le samedi après-midi ou le soir.Cn s'y initiera au dessin et à la culture des parterres, au choix des principales espèces ornementales, aux soins des plantes de maison, à l'embelissement des demeures.Le service de renseignements horticoles, qui fonctionne déjà depuis deux ans au moins, trouve maintenant un complément indispensable dans la bibliothèque horticole due à la collaboration de la Carnegie Corporation of New York.Cette bibliothèque sera mise à la disposition du public dans un avenir prochain.Je n'ai rien dit encore de cette école de l'Éveil que dirige avec talent mademoiselle Marcelle Gau-vreau, école ouverte aux petits de moins de sept ans, où le silence n'est pas de rigueur, où l'on n'apprend pas à lire, mais à observer la nature et à l'aimer.Je n'ai pas mentionné ces jardinets que cultivent sous la direction du professeur Marcel Racine, cent soixante-quinze écoliers et écolières.Ces jardins leur rapporteront plus que quelques pieds de laitue ou de tomates: l'amour du sol et une meilleure intelligence de la dignité de l'agriculteur.Notons encore, à l'entrée de l'immeuble, deux petites serres, consacrées aux plantes de maison, rer.ouvelées toutes les deux ou trois semaines, et où l'on peut puiser conseils et suggestions.Un tel travail exige la collaboration de plusieurs institutions.J'ai déjà nommé la Commission des Écoles catholiques de Montréal et l'Institut botanique de l'Université de Montréal.Il faut ajouter le service de l'Horticulture de Québec et le minis-t.V.-dfS T«-rrt'Sft F< ;\u2022*'.-.!\u2022 I-inlm contribue aussi à la vie des huit cents cercles des Jeunes Naturalistes, filiales de la Société canadienne d'Histoire naturelle, dont le secrétariat est logé au Jardin botanique.La Société canadienne d'Histoire naturelle maintient pour eux un service de renseignements.C'est là que s'élaborent les nombreux tracts de la bibliothèque des Jeunes Naturalistes que la Société canadienne d'Histoire naturelle distribue chaque année à raison d'un demi-million d'exemplaires.La suppression de ce secrétariat, l'âme des cercles, aurait vite fait d'amener la disparition de l'oeuvre.Il est maintenu grâce à l'étroite collaboration du secrétariat de la province, de la Société canadienne d'Histoire naturelle et du Jardin botanique.Il ne faudrait pas oublier non plus que le secrétariat de l'ACFAS, fédération de nos quarante sociétés scientifiques de langue française, a là son siège social.Le Jardin a mis à sa disposition une salle pour y loger sa bibliothèque, une riche collection de cartes géographiques et au-delà de deux cents périodiques différents, sans compter les nombreux périodiques reçus par le Jardin lui-même, et au-delà de cinq cents faisant partie de la bibliothèque de l'Institut botanique.CENTRE DE RECHERCHES Les végétaux sont à la base de l'alimentation de l'homme et des animaux et jouent un rôle considérable dans l'industrie.C'est à un centre de recherches botanigues que l'on doit le caoutchouc; les revenus de cette seule plante compensent amplement pour les dépenses encourues dans tous les jardins botaniques du monde.Si la fève soja fait aujourd'hui la fortune du Mandchoulcuo et de certaines parties des Etats-Unis, c'est également grâce aux recherches.Beaucoup de plantes sauvages attendent l'étude, plantes qui apporteront la richesse à telle ou telle région de la province.Les essais au programme au Jardin botanique transformeront peut-rtre un jour la Côte nord en un centre agricole important.La petite airelle (Vaccinium Vitis-Idaea), en effet, est en grande demande sur le marché américain; or, ce petit fruit, jusqu'ici importé de Scandinavie] pourrait rapporter chaque année à la Côte nord au moins cent mille dollars.Nos plantes sauvages utiles (comestibles, textiles, laticifères, vernicifères, tinctoriales, fourragères] etc.) attendent la domestication.Par suite d'une collaboration avec monsieur Henri Lavoie, chef du service provincial de l'horticulture, nous pourrons mettre sur le marché avant quelques années un bluet bianc.Finies les bouches bleuies et les nappes tachées! Des travaux sur la culture de l'osier, sur les plantes tinctoriales et textiles indigènes favoriseront l'essor de la petite industrie.Il importe que nous fassions des recherches sur nos plantes vénéneuses et médicinales et que nous Paqe 20 Le jardin des plantes vivuces abordions sous ses aspects botaniques la classification des miels.Existe-t-il chez nous des fleurs produisant un miel plus ou moins toxique?Certaines régions du moins nous semblent susceptibles d'en produire.Une étude poussée mettra les apiculteurs en garde contre ces formations végétales et favorisera la protection de plantes melli-fères comme la salicaire, qui donne dans la région de Nicolet un miel des plus savoureux.L'introduction dans notre cuisine de légumes étrangers permettrait de varier notre diète légu-mière, si pauvre.Actuellement, le service provincial de l'horticulture étudie avec la collaboration du lardin botanique le problème du houblon.Quel progrès si nous produisions seulement trente pour cent de la consommation québécoise! Les variétés des légumes usuels doivent êtr i constamment renouvelées et des races créées pour les régions reculées de la province.Nous sommes trop h la merci de l'horticulteur américain ou ontarien.La section de génétique du Jardin botanique résoudra plusieurs de ces problèmes.Pour les plantes ornementales, nous sommes dépendants de l'Europe.Le conflit actuel souligne l'acuitédela situation.Il nous faut acclimater des plantes ornementales étrangères, modifier dans bien des cas les méthodes de propagation, produire des variétés résistant au climat de la province, domestiquer des espèces indigènes.Des travaux se poursuivent activement au Jardin botanique.Pour les pépiniéristes, floriculteurs et fleuristes, le Jardin tiendra lieu de ferme expérimentale.L'introduction de toutes les essence\", forestières étranqères adaptées au climat et susceptibles de procurer de nouvel1's sources de revenus est déjà en bonn-> voie.Les pépinières du Jardin sont combles.Dans les petites'serres, se poursuivent des travaux en vue de l'obtention d'arbres à croissance deux fois plus rapide.Avec ces créations notre industrie forestière reverra la danse des millions.Tout cela n'est qu'une partie du programme de recherches.L'étude des maladies des plantes est l'objet d'attention particulière.Un pathologiste compétent, monsieur Emile Jacques, dirige cette section.Des travaux sur l'extirpation des plantes vénéneuses et des mauvaises herbes s'imposent ; de même des recherches écologigues gui seraient d'une grar.de aide a la colonisation, au reboisement, à la pêche et a la navigation.La base de toute étude botanigue chez nous, l'étude floristique de la province, si bu n entreprise par le frère Marie Victonn, p< ul se continuer avec plus d'efficacité, grâce au Jardin.L'Institut botanique a entrepris un catalogue des plantes indigènes et naturalisées du Québec, VOftfl répertoire de tous les renseignements sur la distribution de nos espèces.Chaque .Rou»t*u.\\ entité fait d'objet d'une carte.Le Jardin constitue également un centre idéal pour les expertises de botanique légale: identification des produits éconcmiques d'ori-gine végétale, recherche des drogues et des succédants employés frauduleusement, identification des substances toxiques et des plantes vénéneuses, expertises relatives aux terrains inondés, expertises médico-légales, etc.Des travaux sont déjà ébauchés à la station météorologique installée par le service provincial de la protection des forêts.L'étude des relations entre les facteurs météoroloqiques et les populations véqétales indiqènes, celle des microclimats sont a faire entièrement chez-nous.Certains travaux sur les qels et les dégels, causes d'un grand nombre d'accidents de rue, contribueront peut-être bientôt à éviter des ennuis sérieux.Le Jardin botanique, enfin, contribue aux recherches chimiques et médicales en fournissant le maté riel de culture et un personnel initié.Déjà, il y a eu collaboration avec l'office provincial des recherches, avec le Conseil national des recherches, avec l'Université Laval et l'Université de Montréal.f,-,i.,./N.Rhéaume, Lajeunesse, Turquetil, Guy, Bunoz.Bonhomme, Breynat, Langlois, Fallaize.Clabaut, Coudert, Belleau et Trocellier.5 Pères Blancs : NN.SS.Michaud.Trudel.Morin, Lacoursière et Julien ; 4 Eudistes : NN.SS.Chiasson, Leven- toux, Bray et La Brie ; 3 Dominicains : NN.SS.Couturier, Lemieux et Duprat ; 1 Sulpicien : Mgr Yelle ; 1 Franciscain : Mgr Durand ; 1 Jésuite : Mgr Côté ; 1 Rédemptoriste : Mgr Murtay ; 1 Prêtre des Missions étrangères : Mgr La pierre ; 1 Père de Ste-Croix : Mgr Lepailleur ; 1 Basilien : Mgr Ladyka ; 1 Passionniste : Mgr O'Gara ; 1 Bénédictin, Don Gertken, ed abbé ¦ nullius ».LE CANADA ET LES MISSIONS Ce n'est plus dire une chose nouvelle que d'affirmer que le Canada, le Canada français notamment, est en train de se tailler un domaine royal dans le champ des missions étrangères.Environ 3,000 Canadiens, dont près de 700 prêtres, travaillent avec un dévouement incomparable et un zèle inlassable a la conversion des infidèles.Tous ont quitté famille, amis et patrie et s'en sont allés, le coeur joyeux, 16 où ont voulu les en voyer leurs supérieurs : au Japon, en Chine, aux Indes, en Afrique, etc.Ils se sont mis à l'étude ardue des nombreuses langues des peuples a évangéliser, ils se sont plies à de nouvelles moeurs, ils se sont astreints a une vie de privation.Tous sont restés à leur poste malgré l'hostilité parfois redoutable des païens ; souvent ils ont dû faire face au danger des brigands.Plusieurs ont connu, notamment en Chine, les risques de la guerre.Page 60 Et cependant ils ont continué leur travail avec tous les moyens dont ils disposaient' Un grand nombre y ont contracté des maladies et plusieurs sont morts, heureux de sacrifier leur vie pour remplir le mandat apostolique qui leur avait été confié.Qu'on nous permette de citer ici cette lettre d'un prêtre des Missions étrangères de la province de Québec : « Nous, iissionnaires, sortis de ces régions de loi, le vie chrétienne intense, féconde en charité, nous rêvons d'établir, avec la foi, ces mêmes conditions de vie, dans le pays qui nous est confié.Nous rêvons d'y établir l'Eglise avec ses institutions religieuses, ses oeuvres de bienfaisance, d'y substituer la vie chrétienne à la vie païenne, de faire de ce peuple un peuple chrétien, fier de sa loi, un peuple qui soit heureux comme notre peuple du Canada français.> Ce fut pour répondre au très vif désir qu'avait le Saint Siège de voir prendre à l'Eglise canadienne, à côté des autres nations catholiques, sa place dans le champ de l'apostolat que nos missionnaires ont traversé mers et continents pour aller travailler a la vigne du Sei gneur.De nombreuses communautés religieuses ont répondu à cet appel, notamment les Jésuites, les Oblats de Marie Immaculée, les Pères Blancs, les Franciscains, les Capucins, les Dominicains, les Rédemptoristes, les Pères de Ste-Croix, les Missionnaires du Sacré-Coeur, les Montlortains, etc.Une Société spéciale a été londée, la « Société des Missions Etrangères », pour marquer l'effort officiel d'une Eglise (celle du Canada français), avec sa hiérarchie et ses fidèles, dans le domaine missionnaire.Partout nos missionnaires ont fait un excellent travail, visiblement béni de Dieu.Communautés de religieuses indigènes, écoles de catéchistes, catéchuménats, orphelinats, hospices, dispensaires, les oeuvres se sont multipliées sous leur direction.Ils ont été, et sont encore secondés dans leurs labeurs apostoliques par de très nombreux Frères (convers et enseignants) et Religieuses, venus eux aussi du Canada, et qui sont pour eux de très précieux auxiliaires.Veut-on avoir une idée de l'importance qu'ont prise les missions canadiennes à l'étranger Qu'on se rappelle alors que douze missionnaires canadiens, a l'étranger, ont été élevés h la dignité episcopate.Il y a aussi quatre préfets apostoliques.En voici la liste : S.Exc.Mgr A.-A.Lepailleur, C.S.C, évêque de Chittagong, Bengale, Inde ; S.Exc.Mgr M-J.Lemieux, O.P, évêque de SenHoï, lapon ; S.Exc.Mgr G.-E.Michaud, D.P.B , évêque titulaire de Zabi et vicaire apostolique de l'Ouganda, Afrique ; S Exc.Mgr L.-A.Lapierre, P.M E , évêque titulaire de Cardique et vicaire apostolique de Szepingkai, Mandchoune ; S.Exc.Mgr G.Trudel, D.P.B., \u2022 titulaire de Noba et vicaire apostolique de Tabora, Afrique ; S.Exc.Mgr I.Bonhomme, O.M.I., évêque titulaire de Tulna et vicaire apostolique du Basutoland, Afrique du Sud ; S.Exc.Mgr Oscar Morin, D.P B., évêque titulaire d'Utma et vicaire apostolique de Navrongo, Afrique ; S.Exc.Mgr F.-X.Lacoursière, D.P.B., évêque titulaire de Vuturia et vicaire apostolique du Rwenzori, Afrique ; S.Exc Mgr M.-C O'Gnra, Passion-niste, évêque titulaire d'Elis et vicaire apostolique de Chen-Tchéou, Chine ; S.Exc Mgr Oscar Julien, D.P.B , évêque titulaire de Choba et vicaire apostolique du Nyassa, Afrique ; S.Exc.Mgr Ph.Côté, S.J., .' vêque titulaire de Polystylus et vicaire apostolique de Suchow, Chine.S.Exc.Mgr Louis Durand, O F M , évêque titulaire de Sebela et vicaire apostolique de Chefoo, Chine ; Le T.R.Père W.C.McGrath, i .'f.t aposolique de Chuchow, Chine ; Le T.R.Père B.F Meyer, : \" Etrangères de MaryLioll, préfet aposto lique de Wuchow, Chine ; Le T.R.Père Ambroise Leblanc, OF M., préfet apostolique de l'Urawa, Japon.Le T.R.Père Émil ien Masse, P M.E., préfet apostolique de Lintong, Mand chourie ; Le Rév.Père Joseph Geoffroy.P M E , supérieur de la - Mission» de Davao.Philippines.S Exc Mgr Alp -Em.DESCHAMPS év.tit.de Thennesis et auxiliaire de Montréal, décédé le 23 juin 1940.Pour compléter cette liste des dignitaires ecclésiastiques, qui comprend nos évêques, ceux du Canada et ceux des pays de mission, on nous permettra de donner les noms de quelques personnalités religieuses canadiennes qui font brillamment honneur à leur pays.Le Très Rév.Dom Pacome Gaboury, O.C, abbé mitre d'Oka ; Le Très Rév.Dom François-Xavier Huet, O.C., abbé mitre de Mistassini ; Mgr Edgar Larochelle, P A., P M F , supérieur général de la Société des Missions étrangères de la province de Que bec; Mgr Léonidas Perrin, P.A., P.S.S., chanoine de Saint-Jean de Latran ; Mgr Arthur Curotte, P.A., chanoine de Saint-Jean de Latran ; Le Très Rév.Père P -Em.Forley, supérieur général clés Clercs de Saint-Viateur ; Le Très Rév.Père A'.b.Cous-.neau, supérieur général des Pères de Sainte-Croix ; Le Très Rév.Père M.-Eug.Prévost, fondateur et supérieur général de la Fraternité sacerdotale.Nous pourrions ajouter ici les noms de tous ces prêtres distingués dont les services ont été reconnus hautement par le Saint-Siège, qui les a élevés a la dignité pré-latice.Mais la liste en serait vraiment trop longue.L'espace nous manque, et nous le regrettons, car nous aurions aimé les nommer tous ici : protonotaires apostoliques, prélats domestiques et camériers secrets.Ajoutons cependant qu'un Canadien d'origine occupe le siège episcopal d'Oklahoma, États Unis S.Exc.Mgr Frs-C.Kelly, originaire de l'Ile du Prince Edouard.AUX ETATS UNIS Quelques mots seulement sur la situation actuelle du catholicisme aux Etats-Unis.Le nombre des catholiques est de 21,406.507 et il y a eu 65,943 conversions au cours de l'année 1939.Le clergé se compose de 33,540 prêtres dont 10,971 sont des religieux.Il y a 18,757 églises et 13,114 paroisses avec curé résidant.Il y a 20 archevêques, 112 évêques, 1 abbaye nullius, 2 vicariats apostoliques, 2 diocèses nationaux, 209 séminaires (avec 16.746 séminaristes), 181 collèges pour garçons, 677 académies pour filles, 1.362 écoles supérieures (high schools), 311 orphelinats (avec 36,206 orphelins), 167 hospices pour vieillards et 679 hôpi taux.7.561 paroisses ont des écoles paroissiales et 2,106,970 enlants lréquen-tent )«s écoles catholiques.II.La vie civile et politique On admet généralement que la super licie de la terre est de 195.950.000 milles carrés, soit 139,440,000 m.c.d'eau et 57.510,000 m.c.de terre.La terre ne constitue donc qu'un peu plus du quart de la surlace totale du globe terrestre.Les régions fertiles sont d'une étendue approximative de 33 millions de milles carrés, soit environ un sixième de la superlicie totale de la terre.Les steppes couvrent 19 millions de milles carrés et les déserts environ 5 millions de milles carrés.Voici la superficie des différents continents : Asie.17,000,000 m.c.Afrique.11,500.000 Amérique du Nord.8.000,000 Amérique du Sud.6,800,000 Régions polaires .6.205,000 Océanie .4,000,000 Europe .3.750,000 Voici quelques autres chiffres relatifs aux continents.L'Asie s'étend sur 6,000 milles de l'est a l'ouest et sur 5,300 milles au nord au sud ; l'Afrique sur 5,000 milles du nord au sud ; l'Europe sur 2,400 milles du nord au sud et sur 3,300 milles de l'est a l'ouest ; l'Amérique du Nord sur 4,900 milles du nord au sud et sur 4,000 milles de l'est à l'ouest ; l'Amérique du Sud sur 4,600 milles du nord au sud et sur 3,200 milles de l'est à l'ouest.La circonférence de la terre est de 24.902 milles à l'équateur et de 24,860 milles au méridien.Le diamètre de la terre est de 7,926 677 milles à l'équateur et de 7.899.988 milles d'un pôle a l'autre.La pesanteur de la terre et d'environ 6 sextillions 600 qumtillions de tonnes.Page 61 Maintenant, passons aux océans et aux mers.L'océan Pacifique est le plus grand, ayant une superficie de 68,634,000 milles carrés, soit plus de 10 millions de milles carrés de plus que tous les continents réunis.L'Atlantique, plus petit, est encore d'une superficie imposante soit 41,321,000 milles carrés.L'océan Indien a une superficie de 23,340,000 milles carrés.La mer d'Okhotsk a une superficie de 580.000 milles carrés.La superficie des autres mers est la suivante : mer Jaune, 480,000 m.c.; la baie d'Hud-son, 472,000 rn.c.; la mer du Japon, 405,000 m.c.; le golfe du Bengale.300,000 m.c.; la mer du Nord, 220,000 m.c.; la mer Rouge, 178,000 m.c.; la mer Baltique, 160,000 m.c.Les lacs ont une superficie totale d'un million de milles carrés.La profondeur moyenne des océans est de 12.450 pieds.La plus grande profondeur est de 35.400 pieds, au large de l'île Mindanao, Philippines.Comme le plus haut point de la terre, le mont Everest, atteint une altitude de 29,141 pieds, il y a donc une différence de 64,541 pieds entre ces deux extrêmes.Les terres britanniques sont les plus grandes, soit 14 millions de milles carrés, environ le quart du monde.Viennent ensuite les territoires soviétiques, 8 millions et demi, les terres françaises, quatre millions et tiers, les terres américaines (E.U.), trois millions et trois quarts, etc.D après les chiffres les plus récents publiés par le Bulletin mensuel de statistiques de la Socété des Nations, la population mondiale, à la fin de 1938, était évaluée à 2,143 millions d'habitants, dont plus de la moitié en Asie.L'Europe, non comprise l'U.R.S.S., compte une population de 400 millions d'habitants; l'Afrique, un peu plus de 150 millions; l'Amérique du Nord, 142 millions ; l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud réunies, plus de 130 millions, et l'Océanie, 10 millions et demi.Si l'on considère les pays isolément, la Chine vient en tête, par ordre d'importance numérique, avec une population évaluée à 450 millions d'habitants ; l'Inde vient ensuite, avec près de 366 millions ; puis l'U.R.S.S., avec 170 millions; les Etats-Unis d'Amérique, 130 millions; l'Allemagne, y compris l'Autriche et le pays des Sudètes, 79 millions ; le Japon 72 millions ; les Indes néerlandaises, 69 millions ; le Royaume-Uni, près de 48 millions ; le Brésil et l'Italie, chacun 44 millions ; la France, 42 millions.Aucun autre pays n'a une population de plus de 40 millions d'habitants.Les territoires sous-mandat comptent ensemble pour 20 millions.Depuis l'incident de la Tour de Babel, les hommes parlent des langues differ en tes.D'après l'Académie française, le nombre des langues parlées est de 2.796.Les plus récentes statistiques sur la répartitions des langues (les plus importantes du moins) sont les suivantes : 488.573.000 hommes parlent le Chinois ; 247,833,000 \" \" l'Anglais; 216,000,000 \" \" l'Hindoustani ; 166.000,000 \" le Russe; 102,700,000 \" \" l'Espagnol; 97,700,000 \" ' le Japonais; 93,923,000 \" \" les dialectes africains ; 78.947,000 68,947,000 61.O0O.OX 49,000,000 43,700,000 42,000,000 32,000,000 29,000,000 19,400.000 16,550,000 16,160,000 15.000,000 14.500,000 11,000.000 6,938,000 6,260,000 6,100,000 3,700,000 3.500,000 3,050,000 2.815,000 Etc., etc.l'Allemand ; le Français ; le Bengali ; le Portugais l'Italien ; le Javanais; le Polonais ; l'Arabe ; le Roumain ; H .'.itid : le Tui c ; le Perse ; le Siamos ; le Serbe ; le Grec ; le Suédois ; le Bulgare ; le Danois ; le Flaman i ; le Finnois ; le Norvégien La langue anglaise est r 129,300,000 personnes aux grlée r.Etats-Ur 3a r nis, s ESC.Mgr Arthur DOUVILLE, évêque titulaire de Vita, auxiliaire de St-Hyacinthe.70.900,000 personnes dans l'Emoire britannique (sur un total de 381.084,000)-1 million en Liberie, et 47,633,000 personnes en d'autres pays.Sait-on comment s'est formée la langue anglaise?Le «Dictionnaire étymologique » de W.-W.Skeat.qui renferme environ 20,000 mots, donne comme suit l'origine de ces mots, soit : Du Français 6.782 mots De l'Anglo-saxon .\t3.691 \t2,880 \t2.493 Du Scandinave.\t.693 Du Hollandais.\t.207 De l'Allemand.\t.333 De l'Arabe.\t.272 Du Celte.\t.170 Du Sanscrit.\t.163 De l'Asiatique.\t.135 De l'Espagnol.\t.108 De l'Italien.\t99 De l'Hébreu.\t99 Du Slave.\t31 Du Provençal.\t25 Du Portugais.\t21 Etc., etc.\t France, lande, l'ouïs arracher qu'i Iant petit pays s'emparer d'une Le monde est divisé en pays libres ou autonomes et en protectorats et colonies.On en compte actuellement environ 300.Les premiers, soit le3 pays libres ou jouissant d'une certaine ajtonomie sont actuellement au nombre de 85.Combien y en auratil demain, si l'on ne parvient pas à mettre a lu raison l'illuminé de Berlin, qui se croit appelé à imposer sa volonté au monde?En effet, plusieurs ont disparu tandis que d'autres n'existent plus que de nom, depuis que le chef de l'Allemagne a lancé contre le monde civilisé ses hordes sauvages.Avant le déclanchement du conflit sanglant de septembre 1939, l'Autriche et la Tchécoslovaquie avaient été absorbées par le Reich.Depuis, la Pologne a été écrasée, saccagée, ensanglantée puis dépecée, Hitler en prenant une partie et Staline l'autre.Ce fut ensuite le tour du Danemark et de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, du Luxembourg et de la î attaqué a la Fin-ovite, n'ayant pu le partie de ce vail-i de la situation pour nne tranche de la Roumanie (qu: devait aussi céder une partie de son territoire a la Hongrie) ; Moscou a aussi fait entrer dans le sein de la Soviétie les républiques baltes de l'Esthome, de la Lettonie et de la Lithua-nie.Depuis plus de 18 mois, l'Albanie est devenu territoire italien, dans les circonstances que l'on sait.Après ce coup de force remarquable ( ! ), l'Italie, qui était à peine revenue de sa victoire contre l'Ethiopie, se reposa pendant une bonne année, se contentant de faire des voeux pour le succès des Nazis.Lorsqu'elle vit que la France n'en pouvait plus, qu'elle était a la veille de demander grâce, elle lui déclara \"bravement\" la guerre, dans l'espoir de participer à la curée.En Extrême-Orient, le Japon continue toujours sa guerre non-déclarée contre la Chine.Il a aussi signé une ei.tente avec l'Allemagne et l'Italie, entente surtout dirigée contre les Etats-Unis, dont on craint de plus en plus, du côté de l'axe, leur participation au conflit, aux côtés de l'Angleterre.Les pays d'Europe qui ne prennent actuellement aucune part à la guerre sont les suivants : Espagne, Portugal.Youglslavie, Hongrie, Suède, Finlande, Roumanie et Russie auxquels il faut ajouter l'État libre d'Irlande, la république d'Andorre, la principauté de Liechtenstein, la principauté de Monaco et.naturellement, la Cité du Vatican.Tout dernièrement, la petite république de San-Manno déclarait la guerre à l'Angleterreet l'Italieenvahissaitla Grèce.Nous ne donnerons pas.cette année, la liste des principaux pays (comme nous l'avons fait l'an dernier) avec la capitale le régime en vigueur, le nom du chef de l'Etat, la superficie et la population.Nous attendrons que la guerre soit terminée et que le monde soit revenu 6 son état normal.Souhaitons et demandons au Ciel que ce soit le plus tôt possible.l'empire britannique L'Empire britannique, qui, depuis juin dernier, est resté seul en face des nouveaux barbare?, s'étend sur toutes les parties du monde : Europe, Asie, Afrique, Amérique et Océanie.C'est bien ce qui a fait naître de l'envie chez les chefs de l'Allemagne, qui se sont dit, sans doute, que toutes ces possessions feraient bien Page 62 S.Exc.Mgr Henri BELLEAU, o.m.i., évêque titulaire de Perrhée et premier vicaire apostolique de la Baie James.dans le tableau alien and.Les Allemands, gonflés par une propagande insensée, se sont crus \u20ac la race supérieure », celle qui devait dominer le monde, celle devant qui toutes les autres devaient fléchir le genou etbaisser la tête.Ils se sont préparés à la guerre, a une guerre comme jamais le monde n'en a connue.Et le conflit, déclenché par les Boches, a été la répétition, mais en plus grand et en plus sauvage, de l'invasion des Barbares.L'Empire britannique a une superficie totale de 13,320,854 milles carrés et une population totale de 495,339,761 habitants.Cette superficie et cette population sont réparties comme suit, par continents : Europe .Asie.Afrique .Amérique du Nord Amérique centrale et Antilles .Amériauedu Sud .Australie.Superficie 128,588 1.941.990 3,772,679 3,647,597 21,113 95.548 3,312.670 Population 50,114,944 359,563,698 61,458,546 10,670.502 2.230.976 314.596 10,426.445 Le centre de l'Empire est le Royaume-Uni, avec une superficie de 94,279 milles carrés et une population de 46,212,599 habitants.Et l'Angleterre (50.328 m.c.et 37,354,917 hab.) est le coeur du Royaume-Uni.La capitale de l'Angleterre, comme du Royaume-Uni et de l'Empire est la ville de Londres (8,202.818 habitants) qui, rappelons-le, subit actuellement, et ce depuis le début de septembre, avec un courage héroïques, les bombardement des aviateurs allemands.Le souverain du royaume et de l'Empire est Sa Majesté Georges VI, troisième de la maison de Windsor, qui a les titres suivants : «par la grace de Dieu, Roi de la Grande-Bretagne, de l'Irlande et des Dominions d'outre-mer, défenseur de la foi, empereur des Indes ».Il est né le 14 décembre 1895, de Georges V (mort le 20 ianvier 1936) et de la reine Mary.Il monta sur le trône lors de l'abdication de son frère, Edouard VIII, le 10 décembre 1936.Alois qu'il était duc d'York, le roi épousa, le 7 avril 1923, Lady Elisabeth Bowes-Lyon (née en 1900), fille du comte et de la comtesse de Strathmore et de Kingborne.Deux enfants sont nés de cette union : le princesse Elisabeth (21 avril 1926), hént:ère présomptive de la couronne, et la princesse Margaret-Rose (21 août 1930).Les enfants encore vivants de feu le roi Georges V sont, en plus du roi : S.A.R.le duc de Windsor (autrefois Edouard VIII), né le 23 juin 1894, qui a épousé, le 3 luln 1937, Mme Wallis Wartield ; S.A.R.la princesse Mary, née le 25 avril 1897, qui a épousé, le 28 février 1922, le comte de Harewood (deux enfants sont nés de ce mariage : Georges-Henry-Hu bert, vicomte Lascelles, le 7 février 1923, et Thon.Gerard-Davis, le 21 août 1924); S.A.R.le prince Henry, duc des Glouce-ter (né le 31 mars 1900), qui a épousé, le 31 mars 1928, Lady Alice Montagu Douglass-Scott, fille du duc et de la duchesse de Buccleuch et de Queensbury \u2022' S.A.R.le prince Georges, duc de Kent (né le 20 décembre 1902) qui a épousé, le 29 novembre 1934) la princesse Marina, fille du prince et de la princesse Nicolas de Grèce, \u2014 un fils est né de cette union : !e prince Edouard, le 9 octobre 1935.Le gouvernement de la Grande Bretagne est actuellement dirigé par l'hon.Winston Churchill.Le Parlement se compose de deux Chambres : La Chambre des Lords, qui comprend les pairs du royaume, soit les ducs royaux, les archevêques anglicans, les ducs, les marquis, les comtes et les vicomtes, 24 évêques anglicans et les barons.Il y a aussi 28 pairs irlandais, nommés a vis et 16 pairs écossais élus pour la durée du parlement.Le total des « lords » est de 740.La Chambre des Communes, qui se compose de 615 députés, soit 492 pour l'Angleterre, 36 pour le pays de Galles, 74 peur l'Ecosse, 13 pour l'Irlande du Nord.LE CANADA La Confédération canadienne existe depuis le 1er juillet 1867.Le roi est représenté par un vice-roi, nommé pour cinq ans.A la tête de chaque province se trouve un gouverneur nommé par le pouvoir central.Le Parlement canadien, comme celui de Londres, se compose de deux Chambres : le Sénat et la Chambre des députés.Le Sénat comprend 96 membres dont 24 pour Gué-bec, 24 pour Ontario, 10 pour la Nouvelle-Ecosse, 10 pour le Nouveau-Brunswick.4 pour l'Ile du Prince-Edouard, et 6 pour chacune des provinces de l'Ouest le Manitoba, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Anglaise.Les Communes comprennent 245 députés, répartis comme suit, par province: Québec, 65 ; Ontario.82 ; Nouvelle Ecosse.12; Nouveau-Brun swick, 10 ; Ile du Prince-Edouard, 4; Manitoba, 17;Saskatche wan.21 ; Alberta, 17 ; Colombie-Anglaise, 1 6 ; Yukon.1.L'EXÉCUTIF CANADIEN Le vice-roi du Canada, le 16e depuis la Confédération, est Son Excellence le i!.!.- i Athlone, r.i \u2022\u2022 ; V 2 avril 1940, en remplacement de lord Tweedsmuir, décédé le 11 février 1940.Il est arrivé au Canada le 19 juin 1940 et il a été assermenté le 21.à Ottawa.Le gouvernement canadien, le 16e depuis la Confédération, est composé comme suit : Le T.Hon William Lyon Mackenzie-King, premier ministre, président du Conseil privé, secrétaire d'Etat pour les Affaires étrangères ; L'hon.Raoul Danduiand, ministre sans portefeuille ; L'hon.T.A.Crerar, ministre des Mines et des Ressources natureles ; Le T.Hon.Ernest Lapointe, ministre de la Justice ; L'hon.P.LA.Cardin, ministre des Transports et des Travaux publics ; L'hon.J.-L.Ilsley, ministre des Finances ; L'hon.I.I.Ralston, ministre de la Défense nationale ; L'hon.C.-G.Power, ministre de l'Aviation ; L'hon.Angus MacDonald, ministre de la Marine ; L'hon.[on Mackenzie, ministre des i .T.!* \u2022-: : la Santé L'hon.W.-P.Mulock, ministre des Postes ; L'hon.LE.Michaud, ministre des Pêcheries ; L'hon.CD.Howe, ministre des Approvisionnements ; L'hon.Norman McLarty, ministre du Travail ; L'hon.I.A McKinnon, ministre du Commerce ; L'hon.P.F.Casgrain, secrétaire d'Etat ; L'hon.C.-W.Gibson, ministre du Revenu national ; L'hon.J.-G.Gardiner, ministre de l'Agriculture et des Services de guerre.Les dernières élections fédérales ont été tenues le 26 mars 1940, avec le résultat suivant : Libéraux .Libéraux-Progressistes Libéraux-Indépendants .Conservateurs.Conserva teu r-I ndépenda n t Nouveaux-Démocrates .C.C.F.177 3 3 38 1 10 8 Photographie prise après la cérémonie du sacre de S Exc.Mgr Joseph Trocellier, O.M I A : : myte et coadjuteur du vicaire ap.du MacKenzie.De gauche a droite : NN.SS.U.Langloi3, O.M.L, vie.ap.de Grouard ; G.Breynat, O.M.L, vie.ap.du MacKenzie ; Joseph Trocellier, O.M.L, et Jean Coudert.O.M.L, coadiuteur du vie.ap.du Yukon et Prince-Rupert.Page 63 Indépendant.1 servateurs, 47 libéraux; il y o 2 vacances.Le président du Sénat est l'honorable Unité .1 Le Conseil privé de Sa Majesté, au Georges Parent, tandis que l'honorable Canada, se compose de 90 membres, dont JamerAllUon Glen est président des Le Sénat compte actuellement 47 con- 15 de langue française.Communes.LE SÉNAT QUEBEC 24 DIVISIONS\tSENATEURS\tDIVISIONS\tSENATEURS\tDIVISIONS\tSÉNATEURS Aima Montarville Rougernont.Laurentides Grandville .De Lonmier .Sorel .De la Durantaye .\tBaUanigm.( 1 Beaubien.C.-P.Beauregard, Élie Blondi*, /' / ( Iki/xiix, .sir The Dandurand, R.Daeid, /.-.! Fafard, J.-F.\tWellington.Inkerman .Victoria i Golfe.1 La Salle.Lauzon.Kennebec.Bedford.\tHoward C.-B.Hugessen, A.-K.Hushion, W.-J.L'Espérance, D.-O.Moraud, L./'\u2022/>///'/, I.ikj.Parent, Geo.Pope, R.-H.\t, Millo.Isles ' Rigaud.j De Lanaudière Sfadacona .1 Shawinigan .De Salaberry\tPrévost, J.-E.| Rainv.lle, J.H.Raymond, D.Sauti, Art.St Père.E.-C.i Webster, L.-C.(vacant! Gouin, L.-M.ONTARIO ,24)\t\t\t\t\t DIVISIONS\tSENATEURS DIVISIONS\t\tSÉNATEURS\tDIVISIONS\tSENATEURS York-Nord .Ottawa-Est .Bruce Sud .Peterborough London .Kitchener .Peterborough .Nipissing.\t1 ,/ ¦ irnrth, Mr 1 Côté.Ls Donnelly, J.-J.Duffus, J.-J.Elliott, .1 i I-'.,,!, r.II l> Fallis.Mme I.-C.\tEganville .Leeds .Toronto Prince-Edouard .Essex .Ottawa .London .\t(.nili.ltn, (;.-/'.Hardy, A.-C.Hayden, S.-A.Harsey.H.-H.Laçasse, G.Lambert, N.-P.Little, G.-S.Marshall, D.M\t1 York-Est.! St.Mary's.| Parkdale .Fort-Wilham Wentworth Oxford Pembroke.I Rockcliffe .\tMcGuire, W.-H.Mi l'/ln n, A Murdoch, .1 Paterson, N.-M.Smith, E.-D.^ulh, rl.iu.l, /» /) White, G.-W.Wilson, Mme C.\t\t\t\t\t \tLES PROVINCES\t\tMARITIMES ?A\t\t NOUVELLE-ECOSSE (10) ILE DU PRINCE-ÉDOUARD (4)\t\t\t\tNOUVEAU-BRUNSWICK (10)\t DIVISIONS\tSÉNATEURS\tDIVISIONS\tSENATEURS\tDIVISIONS\tSÉNATEURS New-Glasgow .Halifax .Lunenburg .Cumberland .Richmond-O.-C.-B.Inverness Bedford-Halifax .Amherst.Digby-Clare .\tCantley.Ths Dennis.W.-H.Duff, W.Logan, H.-I.Macdonald, J.-A.MacLennan, D.Quinn, F.-P.Rhodes, Ed ¦ V Robicheau.J.-L.-P.Tanner, C.-E.\tKing's .Hughes, J.-J.Prince.MacArthur, C.Cardigan .Macdonald, J.-A.Queen's.| Sinrluir, J.-F.En quelques provinces, certaines divisions n'ont pas de désignation.Le nom (en noir) indique la résidence du sénateur.\t\tSt-Jean.Royal.| L'Acadie .i Shédiac .' Moncton .Victoria-Carleton .\tBlack.F.-B.Bourque, T.-J.1 m .1 \u2022/;.I\u201e.l.r.Il / ./,.».,.(.n.i /« r, i ./.MacDonald, J.-A.Robinson, t -Il .Smith, II-F.\t\t\t\t\t \tLES PROVINCES\t\tDE L'OUEST (18)\t\t MANITOBA (6)\t\tSASKATCHEWAN 6\t\tALBERTA 6\t DIVISIONS\tSÉNATEURS\tDIVISIONS\tSENATEURS\tDIVISIONS\tSÉNATEURS St-Jean-Baptiste .Winnipeg-Sud-C.| Winnipeg.Provencher.Marquette .Manitou\tBeaubien, A.-L.Haig, J.-T.McMeans, L.Molloy, I.-P.Mullin?, H.-A.Sharpe, W.-H.\tSask.-Centre-O.Saltcoats.\tAseltine, W.-M.Calder, J.-A.Horner.R.-B.(Vccant) Marcotte, A.Stevenson, J.-J.\tEdmonton .Lethbndge .Edmonton .Edmonton.| Red Deer .High River .\tBiais, A.Buchanan, W.-A.\t\tSaskatchewan-N.Régina .Ponteix.i Régina\t\t\tGnesboch, W.-A.Harmer, W.-J.Michener, E.Riley, D.E.\tCOLOMBI E BRI\t\tT A N N I Q U E (6,\t\t DIVISIONS\tSÉNATEURS\tDIVISIONS\tSÉNATEURS\tDIVISIONS\tSENATEURS Victoria .Vancouver-Sud .\tBarnard, I.-H.Forris, ./ ll ././\u2022'\tKootenay .| Koctenay-Est.\t\u2022 1,222 milles de rails et un capital de $205,772, 809, ont transporté 631.894,662 voyageur» et 2.612,928 tenues de marchandises; leurs recettes on! été de $42.991.444 et leurs dépenses de $21 545.641.Le parcours total des grandes routes était de 559,040 milles ayant coûté $69,465.154.Les véhicules-moteurs enregistrés étaient au noM.hr.' I -i r/O.» Quant au transport par eau.10.127 vaisseaux inscrits ont tramp) rte élus de 180 millions de tonnes de marchandises.Nos avions commerciaux or.» fait, en 1937, 10.755.524 milles.Le nombre de voyageurs a été de 159.829.On a transporté 26.279,156 livres de marchandises et 1.450.473 livres de courrier.!.\u2022¦ r i; I \u2022 \u2022!.; \u2022 i.t S HXX) Miill'\"-:: de ligne et le téléphone 1,322.794 milles de ligne tandis qu'il y avait 1 038,500 postes Les revenus des Postes étaient de $35.546.161 et les déboursés de $32,296.-805 ; les mandats poste émis étaient d'une valeur de $144.445.972.Un mot maintenant des finances.Les revenus des Douanes ont été, pour 1938, de $93.455,750, ceux de l'Accise de $52.037.333 et ceux de la taxe de querre de $303,157.977: l'impôt sur le revenu donnait $120,365.531 et colui sur les ventes $138 054,536.Les recettes totales de la taxation ont été de $448.651,061 ; ces recettes, per capita, ont été de $40.03.Le revenu total du Canada (fédéral) a été de $516.692.749 ($46.10 per capita tandis que les dépenses totales atteignaient $534.048,118 ($47.68 per capita).La dette brute du pays était de $3.540,-237.614, l'actif de $438.570,044, laissant une dette nette de $3.10! ,667.570.Les recettes ordinaires des provinces étaient, en 1937.de $268,497.670 et les dépenses ordinaires de $253.443,737.En 1938, les billets en circulation étaient d'une valeur de $261.007.552.Les banques à charte avaient un capital versé de $145,500.000.un actif de $3.348.708.580 et un passif (envers le peuple) de $3.056.-684,905.Les dépôts remboursables a vue atteiqnaien! $690.485,877 tandis que les dépôts remboursable?, après avis, étaient au montant de $1.630,481.857.Le total des dépôts était comme suit : $2,823,686, 934.Et -laii\" les Caisses d'épargne, il y avait, en dépôts, près de 100 millions de dollars.Au 31 décembre 1938, le montant des risques des compagnies d'assurance-incendie était d'environ 11 milliards de dollars, (andil que les primes encaissées au cours de l'année étaient de 46 millions ' d'un autre côté, les pertes payées dans l'année atteignaient 19 millions de dollars.I,es risques, dans l'assurance-vie, étaient de près de 7 milliards de dollars, les primes d'un peu plus de 200 millions et les réclamations de 70 millions.Page 69 Nous terminerons par les quelques notes générales suivantes.Voici d'abord quelques chiffres sur le nombre d'automobiles, de téléphones et d'appareils récepteurs de radio dans les principaux pays du monde.Auto Téléphone Radio par par par pers.pers.pers.Etats-Unis.4 7 4.9 Angleterre.18 17 5.5 France.19 29 10.2 Italie.97 77 55.6 Pologne.939 Allemagne.\u2014 20 7.5 Le nombre des appareils téléphoniques, dans le monde, est de 39,245,069, dont 19.453,401 aux États-Unis et 1,322,794 au Canada.L'Amérique du Nord en compte 21.050,021, l'Amérique du Sud 835,407, l'Europe 14.269,230 (3,029.456 en Angle terre.3.623.697 en Allemagne et 1,552,618 en France), l'Asie 1,821,191, l'Afrique 373,255 et l'Océanie 895.965.Les appels téléphoniques et les télégrammes ont été, en 1937, comme suit: Appels Télégrammes États-Unis .28.300.000,000 207.000.000 Canada.2,613.809,000 12,441,000 Allemagne.2.722.000,000 16,883,000 Angleterre.2,186.000,000 58,618,000 Japon.5,082,000.000 66,128.000 La production automobile a été, en 1938, de 4,000.809 véhicules, dont 954,288 camions.La part du Canada a été de 166,142 véhicules et celle des États-Unis de 2.489,085.Au cours de la même année le nombre des morts causées par l'automobile a été de 32.428 (2.826 en 1914).Les flottes marchandes du monde comptaient, en 1939, 29.763 navires, d'un tonnage total de 68,509,432 tonnes, réparti comme su:t : Etats-Unis.11,470.177 tonnes Angleterre.21,001,925 \" Allemagne.4.482,662 \" France.2,933,933 \" Japon.5,629.845 \" Norvège.4.833,813 Hollande.2,969.678 \" Italie.3,424,804 \" Belgique.408.418 \" Au 1er octobre 1939.les marines de guerre des grandes puissances étaient comme suit (nombre d'unités et tonnage par groupe) : \u2014 États-Unis Navires de ligne.23 764.300 Porte-avions.7 154.600 Croiseurs.43 368,975 Destroyers, etc.308 716 845 Sous-marins.114 118,425 Totaux .Angleterre Navires de ligne Porte-avions.Croiseurs.Destroyers, etc.Sous-marins.495 2.123,145 27 15 87 328 73 830,500 264,100 586,755 922,774 72,609 Totaux.530 2.676,838 France Navires de ligne.11 303,945 Porte-avions.4 68,146 Croiseurs.21 173,729 Destroyers, etc.122 341,706 Sous-marins.102 96.961 Totaux.260 984.187 Italie Navires de ligne.14 248,730 Porte-avions.\u2014 \u2014 Croiseurs.35 207,262 Destroyers, etc.181 358,500 Sous-marins.133 110,690 Totaux.363 925,182 Allemagne Navires de ligne.11 259,080 Porte-avions.2 38.500 Croiseurs.15 113,600 Destroyers, etc.112 213,161 Sous-marins.101 33,260 Totaux.241 Japon Navires de ligne.14 Porte-avions.13 Croiseurs.45 Destroyers, etc.120 Sous-marins.62 756.601 429.480 171,520 32?.685 156,648 82,863 Totaux .Russie Navires de ligne Porte-avions .254 1,170,196 6 174,878 3 33,000 le T.H.W.-L.MACKENZIE-KING premier ministre du Canada.Croiseurs.13 93,024 Destroyers, etc.47 67.202 Sous-marins.141 76,423 Totaux.210 444,527 Vers le 1er novembre 1939, les forces militaires des principaux pays étaient les suivantes (d'abord pour les pays en guerre, puis pour les plus importants des autres) : Empire britannique.1,699.700 Australie.84,500 Canada.73,000 G.Bretagne.1,130.000 Inde.351,000 Irlande.23.600 N.-lélande.18.700 AIrique-du-Sud .18.900 France.5.480.000 Allemagne.7.188,000 Italie.7.633.000 Belgique.842.000 Danemark.100.000 Hollande.660.000 Norvège.135 00\" U.R.S.S.7.150 000 Estonie.116.590 Finlande.301,300 Lettonie.322,350 Lithuanie.312,775 Roumanie.1.800,000 États-Unis.504,150 Bulgarie.670,000 Grèce.601,200 Hongrie.700.000 Portugal.515.800 Espagne.990,000 Suède.626,000 Suisse.580,000 Turquie.710,000 Yougoslavie.1,840,000 Japon.6,271,000 Chine.3,001,150 Passant a un autre ordre d'idée, disons quelques mots de.s universités.On en compte 21 au Canada.La plus ancienne est celle du Nouveau-Brunswick (Frede-ricton), fondée en 1800.La plus vieille université canadienne-française est celle de Laval (Québec), fondée en 1852.Les plus anciennes universités du monde sont, comme suit : Pavie, 825 ; Paris, vers 1140; Bologne, 1200; Naples, 1224; Pa-doue, 1228; Salamanque 1239; Gênes, 1243; Cambridge, 1257; Oxford, 1266; Pérouse, 1276; Prague, 1348; Cracovie.1364; Peco (Hongrie), 1367; Heidelberg.1380; Poitiers, 1431; Eton, 1440; St-André (Ecosse) 1451; Uppsala, 1477; Copenhague, 1478; Mexico, 1553; Ley-den, 1475 ; Dublin.1491 ; Amsterdam, 1632; La Havane, 173C; Moscou, 1755; etc.« In cauda venenum », dit-on souvent.Ce le sera ici, puisque, pour finir, nous parlerons des francs-maçons.Ces Frères «trois points» ont fait beaucoup parler d'eux dans le monde où ils ont fait bien du mal.Il semble que les pays qui ont eu le plus à souffrir de cette secte infernale réalisent maintenant que ce sont eux qui furent la cause de tous leurs maux.Et ils veulent s'en débarrasser.Le dernier pays à bannir ces esprits du mal, c'est la France du maréchal Pétain.Nous ne pouvons que nous réjouir de ces mesures, et souhaiter que l'on imite, un peu partout, cet exemple.Sait-on combien il y a de francs-maçons dans le monde?Une statistique américaine dit qu'ils sont 2,530,678 répartis en 15,603 loges aux États-Unis.Le Canada en compte, de son côté, près de 175,000, soit : Alberta.11,058 Colombie-Anglaise.13.627 Ontario.97,157 Manitoba.10,658 Nouveau-Brunswick.5,319 Nouvelle-Ecosse.8,646 Ile du Prince-Edouard.1,084 Saskatchewan.12,511 Québec.13,996 Il y en a 16,190 en Amérique latine, 181,157 en Océanie, 11.881 en Asie 6,498 en Afrique.38,190 en Europe continentale (Danemark, 7,682; Hollande 8,106; Norvège, 10,638; Suisse, 3,961; Grèce, 5,060; France (Grand Orient) 1,800; Yougoslavie, 962; Bulgarie.466).En Grande-Bretagne, ils sont plus nombreux que partout ailleurs en Europe, soit 404.500 en Angleterre, 250.000 en Ecosse et 48.000 an Irlande.Page 70 1er PRIX DU CONCOURS DE L'ALMANACH DE L'A.s.c.Père /Aiichaud Conte de Pâques Il avait quatre-vingts ans.Malgré ses jambes mal assurées et ses bras tremblants, il essayait de se rendre utile, entrait le bois, pelait les légumes et berçait les marmots.Ces menues occupations le rattachaient à la vie « le berdasse encore », disait-il avec un naïf contentement.Les beaux soirs d'été, dans les temps chauds, quand le calme planait sur la ferme, il se dirigeait lentement vers un joli bocage s'avançant en cap minuscule dans la Rivière du Sud.Là il priait et réfléchissait, repassant dans son esprit ses raisons de croire.Le Credo était sa prière favorite.Il le récitait d'abord en latin.Chose étrange ! c'est ainsi qu'il l'avait appris en premier ! Tout petit, il avait ri aux éclats à entendre prononcer les mots étranges par la vieille tante Mélanie.Maintenant il le récitait par habitude, avec joie.Et quand il avait dit « AMEN », il recommençait en français, s'arrê-tant à chaque article, pour en méditer le sens à sa façon de vieux croyant.« IE CROIS EN DIEU, disait-il.« Pour le sûr que j'y crois ! » Tout le monde devrait y croire ! Pourquoi y en a-t-il qui, tout en disant qu'il n'y a pas de Dieu, ne cessent de le maudire et voudraient le faire disparaître?C'est absurde cela ! Vouloir tuer ce qu'on affirme ne pas exister ! Pour moi, mon Dieu, je crois en vous, et je plains celui qui voudrait me faire dire le contraire ! LE PÈRE TOUT-PUISSANT 1 Seigneur vous pouvez tout ce que vous voulez ! Vous êtes plus puissant que le premier ministre.Vous êtes le maître.Vous avez le droit de commander, mais ce que je trouve admirable, c'est que pouvant punir nos désobéissances vous préférez pardonner toujours, l'ai bien honte devant vous, moi, si rancunier pour la moindre offense.CRÉATEUR DU CIEL ET DE LA TERRE ! Comme c'est beau tout ce que vous avez fait Seigneur ! Si j'avais créé le monde, comme j'aurais été orgueilleux de mon oeuvre ! Songez donc : un soleil si lumineux, la lune, la terre et ses moissons, les ani- par M Sémida BELANGER, maux de toutes sortes, les arbres ! Il n'y a rien à redire.Tout est parfait ! Quand je regarde mes champs de blé ou d'avoine, mon mil, mes animaux au pacage, je suis dans le ravissement.Tout cela à moi ! Et créé par le Père Eternel pour mon bonheur ! Oh ! merci, mon Dieu ! ET EN JÉSUS CHRIST SON FILS UNIQUE NOTRE-SEIGNEUR ! Oui, je crois en vous aussi, mon cher Jésus ! Vous êtes le digne fils de votre père ! On dit chez nous : Tel père tel fils.C'est pas toujours vrai, mais pour vous il n'y a pas d'embarras.Il essayait de se rendre utile ; entrait le bois, pelait les légumes, BERÇAIT LES MARMOTS.Je bardasse encore, disait-il, avec un naïf contentement.Page 71 11 Son Père, il est neuf heures \".C'est le temps de rentrer.Vous allez prendre du mal au serein.Tandis que j'y suis, vous qui aimiez tant votre père, je vous prie pour mon fils, Louis, qui est à l'armée, se battant déjà peut-être contre les boches mau .Protégez-le et ramenez-le-moi bientôt.QUI A ÉTÉ CONÇU DU SAINT-ESPRIT, EST NÉ DE LA VIERGE MARIE ! Il y a là du mystère.Cependant, je crois quand même.Les mystères, c'est fait pour être cru.Et vous, Dame Marie, permettez que j'embrasse les pieds de votre petit enfant.C'est ma manière à moi d'adorer et de dire mon amour.A SOUFFERT SOUS PONCE PILATE! Je ne veux pas accuser cet homme, parce que j'ai péché.Tout de même, c'est malheureux de ce qu'il n'a pas eu plus de courage.A ÉTÉ CRUCIFIÉ, EST MORT ET A ÉTÉ ENSEVELI ! J'aime mieux ne pas penser à tout cela : ça me crève le coeur.M.le Curé dit qu'il faut penser souvent à vos souffrances, mon bon Jésus, pour vous en remercier et vous en aimer davantage.C'est plus fort que moi.Des crachats ! des fouets ! une croix ! des clous ! une lente agonie ! des insultes ! des mépris ! Pauvre Jésus ! EST DESCENDU AUX ENFERS ! Qu'est-il allé faire là, Jésus ?Je me le demande.Mais passons, c'était son affaire après tout.LE TROISIÈME JOUR EST RESSUSCITÉ DES MORTS ! Ressuscité ! Ça c'est bon ! Ça me fait plaisir ! Ont-ils été attrapés les gardes, Pilate, les Juifs 1 EST MONTÉ AUX CIEUX ! Vous ne l'avez pas volé votre ciel, ô Jésus ! Je veux vous y rejoindre.Souvenez-vous de moi comme vous vous êtes souvenu du bon larron.Je ne suis pas un voleur tout de même.EST ASSIS À LA DROITE DE DIEU LE PÈRE TOUT-PUISSANT ! Ah ! c'est bien là votre place.Je vous en fais mes compliments ! Comme je vous le disais tout à l'heure, faites-moi une petite place dans votre royaume, une petite place où je ne serai pas importuné par personne.A part ma défunte et mes enfants, c'est vous seul que je veux au Paradis, avec la sainte Vierge et saint Joseph, c'est entendu.Je suis très vieux, et vous allez peut-être me faire signe avant longtemps, alors ne m'oubliez pas, je vous en prie! D'OÙ IL VIENDRA JUGER LES VIVANTS ET LES MORTS ! Si vous regardez mes offenses, ce sera terrible.Maintenant c'est fini et je vous aime bien.Vous me placerez du bon côté dans l'autre monde, n'est-ce pas?J'ai confiance en Vous.Vous aurez pitié ! JE CROIS AU SAINT-ESPRIT ! Pour le certain que j'y crois .sans trop comprendre cependant.Le Père ! le Fils ! ça va tout seul ! le Saint-Esprit .voilà que ça se complique ! Cependant, je crois, mon Dieu, parce qu'étant la vérité même vous ne pouvez nous tromper.\u2022> L'effort intellectuel du brave homme ne pouvant se soutenir indéfiniment, à cet article « la sainte Église catholique », le père Michaud suspendait le cours de ses réflexions, et peu à peu tombait dans un profond sommeil.Son fils Joseph se rendant à l'étable pour le coup d'oeil du maître le tirait de sa sieste : « Son père, il est neuf heures.C'est le temps de rentrer.Vous allez prendre du mal au serein.» Tout petit, IL AVAIT RI aux éclats des mots étranges .Page 72 Or, le soir de Pâques, le vieillard un peu las s'installa dans son coin, son oratoire, disait la vieille servante.« T'as ben raison, mon Jos.», répondait le vieillard.Et se levant, face au ciel étoile, il continuait invariablement la prière magnifique : « Je crois la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle.» « Ainsi-soit-il », répondait son fils en s'éloi-gnant, le sourire aux lèvres.En hiver, Michaud se retirait dans sa chambre que réchauffait le fourneau de la cuisine.Le Pater et l'Ave terminés, comme toujours il s'attardait au Credo, sa prière, disait-il.Cela scandalisait un peu ses petits-enfants qui préféraient l'Oraison dominicale et la Salutation angélique Le vieux hochait la tète : « Il faut croire, mes enfants, c'est la première condition du salut.» Or, le soir de Pâques, le vieillard un peu las s'installa dans son coin, son oratoire, disait la vieille servante.Le sommeil le surprit au moment où il essayait de méditer « la sainte Eglise catholique » qu'il confondait avec l'église de sa paroisse.« Son père, il est neuf heures, faut vous coucher, vous allez vous fatiguer », vint à l'accoutumance lui dire son fils en le touchant légèrement à l'épaule.Le vieillard se redressa.« Je crois en la vie éternelle » prononça-t-il avec force.Et il s'affaissa.« Ainsi-soit-il », répondit Joseph relevant dans ses bras robustes le corps inanimé du brave Michaud Trois jours plus tard, on portait au cimetière la dépouille de ce chrétien à la foi spiendide.Et quand la terre fut prête à le recevoir, la famille fit ériger un monument funèbre sur le tertre où la bière était enfouie.Au pied de la croix surmontant la pierre tombale elle fit graver le mot résumant la vie du disparu : .c.respectivement.Quant aux fermes rurules, en voici la répartition : Ontario, 24.4 p.c.; Québec, 23.1 p.c.; Saskat chewan, 17.4 p.c.; Alberta, 11.5 p.c.Ces quatre provinces ont donc 76.4 de la population agricole rurale.OCCUPATIONS Au recensement de 1931, il y a au Canada 1,107,766 hommes et 24,07?femmes occupés a l'agriculture; 91,403 hommes et 497 femmes occupés à la pêche et à la coupe du bois ; 58,585 hommes et 6 femmes employés aux mines ; 390,477 hommes et 8-1,660 femmes employés dans les manufactures ; 202,970 hommes et 96 femmes employés dans la construction ; 275,590 hommes et 25,435 femmes employés au transport ; 259,799 hommes et 54.113 femmes employés aans le commerce; 36,052 hommes et 571 femmes employés à la finance; 270,573 hommes et 346,900 femmes en service professionnel ou personnel ; 141,191 commis masculins et 117,498 commis féminins ; 425,408 journaliers masculins et 11.707 féminins (moins les icurnaliers agn coles, dans les mines, les pêches, ou occupés à la coupe du bois).La catégorie des commis comprend les comptables et vérificateurs au nombre de 17,052 hommes et 571 femmes.CORPS ÉLECTORAL Aux élections générales de 1935, le Canada comptait 5,919, 586 électeurs inscrits, soit plus de la moitié de sa population totale.4,452,675 ont exprimé leur suffrage, soit 1,467,831 abstentions.RÉGIME MONETAIRE ET BANCAIRE Au début, le troc.Puis la monnaie française commence à circuler, mais la valeur au Canada en est maiorée en vue de garder l'or au pays.Ensuite, le commerce des fourrures avec les trafiquants anglais amène la piastre espagnole, laquelle est officiellement reconnue en 1681.Quatre ans après, c'est la monnaie-carte, d'abord garantie, puis non garantie.A la cession, cette monnaie chiffre 80 millions de livres dont une grande partie ne fut ïamais rachetée.Pendant la période d'occupation militaire (1759-1763) le régime monétaire reste dans un état chaotique.Mais avec le réveil de l'activité commerciale entre Montréal et Québec et la Nouvelle-Ecosse et le Massachussetts, les unités monétaires de ces deux dernières colonies sont adoptées et la piastre espagnole réapparaît.Elle devient même le médium d'échange avec l'Angleterre.En temps normal, la piastre espagnole est évaluée a 4s.6d.sterling.Mais il y a tendance à la majorer et elle varie de 4s.6d.jusqu'à près de 7s.ou 8s., selon l'évaluation des diverses colonies.En Nouvelle-Ecosse, par exemple, la valeur ordinaire de la piastre espagnole est de 5s.tandis que dans la colonie de New-York elle oscille entre 7s.6d.à 8s.Les autres pièces de monnaie ont dans les différentes colonies des marges de valeur correspondantes.La plus ancienne de ces deux unités monétaires, connue sous le nom de monnaie d'Halifax, est adoptée par Québec, tandis que Montréal adopte celle du Massachussetts connue sous le nom de monnaie de York.L'adoption de ces deux unités de valeur entraîne la confusion et cause des embarras au commerce entre Montréal et Québec.Dans le but d'aplanir les difficultés le gouverneur Murray rend une ordonnance établissant une unité de valeur officielle pour la province du Canada.La piastre espagnole est stabilisée a 6s., la couronne française a 6s.Od.et le shilling anglais a ls.4d.La coutume de morceler les plus grosses pièces pour faire de la menue monnaie est interdite.Pour obvier a la nécessité de cette menue monnaie les marchands émettent eux-mêmes des billets ou bons pouvant être échangés 6 leur valeur nominale contre de la marchandise.Ces bons sont à la vérité, les avant-coureurs des billets de banque.Cependant les valeurs établies par le gouverneur Murray n'équivalent tout au plus qu'à un compromis inacceptable en permanence et ne donnent pas satisfaction.Lorsque la révolution américaine éclate, en 1775, l'influence de Québec prévaut et l'unité de Halifax devient officielle, bien que l'unité de York reste en usage (encouragée par les United Empire Loyalists) dans le Haut-Canada jusqu'en 1821, alors qu'une loi du Haut-Canada intervient et qu'elle cesse d'être reconnue légalement.MONNAIE FIDUCIAIRE Lorsqu'il faut solder les dépenses de la guerre de 1812, des billets de l'armée tirés sur le crédit du Royaume-Uni sont mis en circulation.Ces billets, au fond, portent intérêt et sont convertibles en lettres de change des Etats-Unis.Ils sont rachetés dans les quatre ou cinq années suivantes.Les billets de l'ai mée ont pour effet de redonner confiance dans le j m \u2022\u2022: m -nnaie et de familiariser le peuple avec son usage, préparant ainsi les voies à l'émission de billets par les premières banques avant 1817.PREMIÈRES BANQUES Suit l'institution de banques privées, la Banque de Montréal en 1817, la Banque de Québec et la Banque du Canada à Montréal, en 1818, lesquelles émettent des billets.Vers 1840 apparaît le numéraire métallique en fonction du sterling ou du décimal.Celui-ci prévaut en 1858 et Ml main tenu à la Confédération, lorsque le système monétaire ressort 6 la juridiction fédérale.En 1870, le gouvernement fédéral est autorisé à et, de fait, émet pour 9 millions de billets du Dominion garantis par une réserve métallique de 20 pour cent.Toute émission au-delà de ce chiffre doit être garantie cent pour cent.PREMIÈRE LOI BANCAIRE Première loi complète des banques, sujette à :¦ .:-'-cen- nale (1871).Première revision en 1880.effective en 1881, laquelle retranche aux banques le privilège d'émission de coupures de moins de cinq dollars, reconnaît créancier privilégié tout porteur de billet, et oblige les banques à comprendre dans leurs réserves liquides au moins 40 pour cent en billeb du Dominion.Nouvelle revision en 1890, effective en 1891, laquelle exige un capital versé de $250,000 avant qu'une banque commence ses opérations, limite à 8 p.c.les dividendes aux actionnaires jusqu'à ce aue la réserve ait atteint 30 p.c.du capital versé et crée un fonds de rachat des billets en circulation |usqu'à concurrence de celle-ci, ledit fonds constitué par dépôts des banques à la trésorerie fédérale.Autre revision en 1900, effective en 1901, laquelle reconnaît l'association des banquiers canadiens comme agence de surveillance et de contrôle de certaines activités de banques, et la vente de l'actif d'une banque à une autre.La revision de 1913 réserve aux actionnaires le choix des censeurs chargés de la vérification des comptes, établit une réserve centrale d'or formée d'or ou de billets du Dominion, en garantie d'émissions supplémentaires de leurs propies billets, et autorise les prêts aux agriculteurs sur garantie de leur grain battu.Revision de 1923.Elle décrète l'examen périodique des banques par un inspecteur désigné par le gouvernement fédéral, exige des rapports spéciaux sur demande du ministre des Fi nances et interdit les prêts de plus de $10,000 aux directeur?et employés supérieurs des banques.La revision de 1923 oblige les banques commerciales à réduire graduellement leur circulation fiduciaire.BANQUE DU CANADA OU BANQUE D ÉTAT En 1934 est créée la Banque du Canada au c L'ancien courtier, remarié, est à la tête d'une nouvelle famille.Ce grand fils, dont il découvre le caractère fantasque, lui gâtera-t-il les derniers plaisirs de l'existence ?Que, pendant des semaines, les nègres et les négresses de la plantation se plaignent des vilains tours que leur joue « monsieur Arthur », passe encore.Mais « monsieur Arthur » pousse vraiment trop loin l'impertinence en répondant en français aux objurgations paternelles.Madame Buïe No 2 partage là-dessus les sentiments de son seigneur et maître.Et tous deux décident (1) Lire: «La vie aventureuse d'Arthur Buies», par Ray mond Douville, Editions Albert Lévesque, 1933.Page 81 4 « En voila un que l'avenu de nos lettres intéresse moins que sa première chemise ».(M.William Buïe, courtier à Montréal et planteur en Guyane.que le jeune hoin me poursuivra ses études à l'université de Dublin.Cette fois, c'est Arthur qui fait la grimace.lia beau plaider sa cause le plus habilement du monde, et de clarer que seule la Ville-Lumière est capable de sa tisfaire ses ambi tions et ses goûts, M.Buïe se montre inexorable.« Et rappelle-toi ceci : le jour où tu m'au ras désobéi, jeje coupe les vivres » On ira donc en Irlande, puisqu'il le faut, mais Du blin ne sera qu'une étape ou un tremplin.Quelques mois à peine se sont écoulés, et qui voyons-nous forcer la porte du plus grave historien de France r « M.Arthur Buies, jeune Canadien, de passage à Paris, sollicite vivement l'honneur d'un entretien avec M.Guizot ».La même démarche est tentée le lendemain auprès du comte de Montalembert.Le visiteur imberbe a obtenu un sourire amusé, un mot d'encouragement mais, avant que ses rêves se réalisent, la Seine aura eu le temps d'ensevelir bien des désespérés.Sera-t-il du nombre ?La menace arrive, à peine déguisée, aux vieilles tantes de Rimouski qui en feraient sûrement une grave maladie si une autre lettre, de M.l'abbé Hamel, celle-là le futur Monseigneur Hamel étudie à l'Ecole des Carmes , ne venait les réconforter : « Arthur craint bien trop l'eau pour s'y jeter ».Mais le jeune prêtre ajoute : « Pourquoi ne lui envoyez-vous pas un peu d'argent, de quoi payer ses cours au Lycée Impérial » ?Et voilà Buies lycéen.Tout nouveau, tout beau ! Il a l'illusion de renaître à l'existence.« J'ai fini de souffrir », écrit-il à sa soeur madame Edouard Lemoine : «ce rêve atroce, qui me pesait comme le cauchemar poursuit le coupable, va donc, en s'enfuyant, me laisser une douce réalité.Bientôt, je redeviendrai ce que j'étais, et tu sais ce que je suis ».Et à la même : « Je me fais corriger ici des tournures, des phrases, des expressions qui passaient pour superbes aux yeux de mes professeurs du Canada, et qui ne sont pas même françaises J'ai une peine infinie à écrire le français correctement, non seulement à cause de mes mauvaises habitudes prises au Canada, mais parce que je n'ai pas bien le génie de la langue.Pour avoir le génie d'une langue, pour s'en servir sous toutes les formes qu'elle est susceptible de revêtir, il faut vivre au milieu du peuple qui la parle.Ce n'est pas en Allemagne qu'on apprend l'anglais, ce n'est pas non plus au Canada qu'on apprend le français.On peut écrire une langue, selon les règles delà grammaire, et n'avoir pas du tout le sentiment des variétés, des différents sens, en un mot, du génie de cette langue ».D'autres qu'Arthur Buies ont critiqué sévèrement leur éducation première, et je n'ai pas à juger jusqu'à quel point ils avaient tort ou raison.Faire porter à ses anciens maîtres la responsebilité eu temps perdu au collège, quelle tentation ! Convenons cependant que le génie de la langue française s'accommode mal de la pauvre ambiance que nous pouvons lui olfrir Quiconque, au Canada, ose tenir une plume a tous les jours l'occasion de cens-tater que l'expression juste lui échappe, et ce regretter que son vocabulaire ne soit ni varié i.i étendu.La science et le dévouement du professeur seraient-ils sans limites que nous n'en profiterions guère, habitués à retrouver nos locutions vicieuses à la salle de recréation du collège, dans le milieu familial, dans les journaux, partout.Buies passe six ans en Europe, mais pas toutes au lycée.Ses études sont interrompues au gré de la fantaisie.Il y aurait, par exemple, à raconter le fameux voyage d'Italie.Un jour que son escarcelle est vide, le Canadien errant n'hésite pas à se joindre aux « mille » de Garibaldi.A peine a-t-il pris contact avec la vie des camps que celle-ci lui fait horreur.Pour s'y soustraire, il bouscule un officier et tente une évasion.Sera-ce la mise aux arrêts ou même le poteau d'exécution ?Non seulement il trouve moyen de se tirer d'un mauvais pas en changeant de compagnie, mais on le renvoie en France.Enfin, en 1862, il retraverse les mers, débute dans le journalisme, est admis au Barreau (« les examinateurs », écrira-t-il, « n'étaient pas comme aujourd'hui des tigres altérés de sang de clerc » , plaide deux causes dont il gagne l'une et perd l'autre, fréquente les salles de l'Institut Canadien à Montréal, prononce là des discours échevelés que personne ne prend au sérieux, et, après quelques années de bohème, repart pour Paris, cette fois définitivement il le croit du moins : « Ne pieu rez pas sur moi, mais pleurez sur vous, habitants du Canada.Je te promets, ma chère soeur, d'être le plus grand écrivain de mon siècle avont trois ans.Je vous re comma nde de faire énormément de prières pour moi et de croire que si je me noie en route, ce ne sera pas de ma faute.Dans ce cas, je ne deman de qu'une chose, c'est d'être avalé par une baleine et .Ne pleure* pas sur moi, mais pleurez vomi sur les côtes sur vous- habitants du Canada » .F»\u201e___ Le second départ pour la France et de r- rance.» ,\u201e année8 de ,Q .£nterne Page 82 « Car il parlait aussi bien qu'il écrivait, plus facilement voilà tout ».(Le Buies colonisateur et uéouraphe : médaillon composé, d'après un dessin de Jean-Baptiste Lepage, par M.Alonzo Cinq-Mars, ancien journaliste, c.jourd'hui traducteur à Ottawa.) Comment se fait-il que Rochefort, Michelet même ne soient pas au quai du Havre pour le recevoir ?L'écho de ses harangues de l'Institut ne s'est dcnc pas répercuté à trois mille milles ?En vain Buies offre aux journaux parisiens des Lettres sur le Canada que, Montesquieu, croit-il, aurait été fier de signer.A la fin, dégoûté, et ne voulant pas risquer une nouvelle indigestion de vache enragée il se rappelle trop bien son premier séjour à Paris , le voici déjà rembarqué.Qui sait si la fortune ne l'attendait pas simplement dans son lit ?À Montréal aussi, il y a des ultramontains à combattre, et plus les coups seront durs, plus les dévots se scandaliseront, plus son nom s'élèvera vite et haut.C'est à quoi il s'emploie dès le retour.Les Lettres sur le Canada sont publiées et font, justement, sensation.Des articles de même ton paraissent dans quelques quotidiens et hebdomadaires de la métropole.Enfin, Arthur Buies allume sa « Lanterne » à celle de Rochefort.Il ne réussit qu'à attirer sur lui les foudres ecclésiastiques.Et certes les dévots sont scandalisés, au delà même de ses esoérances, mais ses compagnons de lutte ne le blâment pas avec moins d'aigreur, affirmant qu'il va beaucoup trop loin et compromet inutilement leur cause.Les marchands de journaux n'ont plus de olace à l'étalage pour une marchandise qui pue la ooudre et peut tout aussi bien faire sauter leur établissement.Bref, le jeune pamphlétaire en est réduit à colporter ses oeuvres, métier qu'il n'a pas fini d'exercer.A cette époque, est-il incroyant, comme on l'a dit ?Ne se paye-t-il pas plutôt la tête de tout le monde, en jouant inconsidérément la sienne ?Une dernière fois, au lendemain d'une déception amoureuse, il oartira « pour ne plus revenir ».Les oaqes qu'il a consacrées à son voyage en Californie, précédées de « Desperanza », semblent éclairer quelque vague chemin de Damas.Ce n'est pas la foudroyante conversion de l'Apôtre.«Arthur, pourquoi persécutes-tu mes amis?» «Seigneur, aurait répondu le neveu de mademoiselle Drapeau, je viens de parcourir deux chapitres d'un livre bien amusant : « Le rire des hommes» et le rire de Dieu ».Le « rire des hommes », c'est celui qu'on éprouve en lisant les articles de M Routhier sur les États-Unis Le « rire de Dieu », c'est le rire de l'Eternel en voyant le « Nouveau-Monde - se donner pour son représentant» (2).\u2022 \u2022 Et qui sait si cette riposte, assez irrespectueuse, convenons-en, n'eût pas amené le « rire des hommes » sur les lèvres du Tout-Puissant ?Le chroniqueur est né déjà, « éparpillant chaque semaine '.dans le « Pays», la « Minerve», le « Na tional » des pages tour à tour railleuses, pittoresques, mordantes, émues, pathétiques même Figaro qui préférerait sans doute l'utile revenu du rasoir aux vains honneurs de la plume, mais écrit sans cesse, s'acharne à produire et ne devient point, pour subsister, le laquais d'un » Almaviva» 'Charles ab der Halden Nouvelles études de littérature canadienne-française ).Sa philosophie, voici comment il l'expose aux lecteurs du « National » (Causeries du mardi, 1873): « Avant tout, ne parlons pas de choses sérieuses, ou n'en parlons pas sérieusement.Il est permis d'aborder tous les sujets dans une chronique, pourvu que ce soit avec des sourires : les plus grandes choses de ce monde n'en méritent pas davantage.» Nous étonnerons-nous de relever tant de boutades sous la plume de Buies ?La blague est sa cravache de prédilection, et il en grêle les épaules de l'adversaire conservateur, que celui-ci s'appelle Cartier, Langevin ou Joseph Cauchon : « L'honorable M.Cauchon a beau se couvrir de la cuirasse de l'orthodoxie, il a beau invoquer ses vingt-cinq années de services rendus à la religion, les gens de Champlain réclament avant tout qu'il soit exorcisé ».A l'occasion, il ne manque pas non plus de rappeler aux libéraux qu'il les a toujours servis pour la gloire et pour les prunes : « Encore des chroniques, oui encore ! Je voudrais, dès la première page, déconseiller mes lecteurs de les lire.Et cependant elles sont ma seule ressource, à moi qui n'émarge à aucun budget, à moi, rouge avancé, tellement avancé que mes amis m'ont perdu de vue lors de leur avènement au pouvoir.» (2) Chroniques de 1871 \u2022 72 \u2022 73.Arthur Buies, prenant des notes sous le regard amusé du curé Labelle à Saint Jovite.Page 83 Ses convictions politiques ne sont peut-être pas aussi solides qu'il ose l'affirmer.Lui-même a écrit que «le fromage ayant été donné à l'hom me pour déguiser son haleine com me la parole pour déguiser sa pen see, il est maniieste que, sous le rap port moral comme au point de vue commercial, nous sommes devenus extrêmement raffi nés».Si les bleus, un jour de disette, lui avaient tendu ce savoureux fromage, si M.Tail-lon, par exemple, avait accepté de le nommer, non pas grand argentier de la province, comme il le réclamait avec humour, mais sous-ministre ou chef de bureau, Buies n'aurait-il pas embouché une autre trompette, tout en se défendant d'être à la solde d'Almaviva ?Mais on ne le verra jamais transiger avec les droits du français.De tous les écrivains de son époque, il est certainement celui qui maîtrise le mieux sa langue 'sans calembour'.Les leçons qu'il a reçues sur les bancs du Lycée Impérial, il en est justement fier et voudrait qu'elles profitent à ses compatriotes.Il s'attaque farouchement à nos fautes, surtout à nos anglicismes, ne faisant d'ailleurs que reprendre et développer une idée qui lui était venue dans sa jeunesse.Depuis, cependant, il a mis de l'eau dans son vin et ne conçoit plus nécessairement qu'il faille séjourner à Pans pour apprendre à parler français : « Ici, le commerce, l'industrie, la finance, les arts, les métiers, et jusqu'à l'éducation, jusqu'aux habitudes de dire bonjour et de se moucher, tout est anglais.Comment notre « Pour prouver sa sincérité, il épousera une femme admirable, Marie-Mila Catellier, fille de LudgerAimé Ca-tellier, sous-secrétaire d'Etat à Ottawa .» (Un des derniers portraits de madame Buies, morte a Rimouski en 1935.langage résisterait-il à toutes ces influences extérieures, qui agissent continuellement sur lui, l'enveloppent et l'étreignent ?Ce serait un miracle qu'il en fût autrement.Mais de là à conclure qu'il faut laisser sottement les choses aller comme elles vont, « sinere res vadere ut vadunt », il y a un abîme que je suis déterminé pour ma part à franchir, et que je veux déterminer mes compatriotes à franchir avec moi.» Et il fustige les journalistes de troisième ou quatrième ordre : « Mettra-t-on une fois dans la tête de ces entrepreneurs de lignes qu'un écrivain n'est pas un journalier »?Maintenant, le voilà qui dresse une liste des principaux anglicismes à détruire comme du chiendent.Il revient sans cesse à la charge, désolé d'être si mal écouté.« Et dire que j'ai encore confiance, malgré tout, à une race comme celle-là » ! Peut-être reprend-il à son compte, sans s'en douter, le mot d'impatience échappé à un de ses anciens professeurs de Ste-Anne ou de Nicolet.Dans la chronique, il saute d'un sujet à l'autre comme l'abeille butine.Et très souvent il pique, mais pour rapporter de ses chasses un miel exquis.« En dépit de son rire moqueur, de ses boutades plaisantes, de ses charges mémorables », a dit M.Chapais, « il y avait chez Buies un fond de tristesse latente et persistante, qui, suivant nous, était le meilleur, le plus noble côté de sa nature, qui dénotait en lui des aspirations et des élans bien supérieurs aux fusées d'esprit dont s'émerveillait le public.Ce railleur était doublé d'un mélancolique honteux qui, dans ses moments d'émotion la plus vraie, cherchait à dissimuler ses sentiments dans un éclat de rire».Et le public prompt à s'émerveiller, ce n'était pas nécessairement celui des lettrés, mais M.Tout le Monde.Même de braves ouvriers, on me l'a souvent répété, faisaient leurs délices des billets d'Arthur Buies.Les maîtres d'hôtel de la Malbaie, de Kamouraska, de Cacouna « Voir Cacouna.et mourir ailleurs » se réclamaient de son patronage: « Buies va venir cet été.» Ils étaient sûrs alors de voir affluer la clientèle, désireuse de rencontrer ce phénomène et s'amusant déjà de ses spirituelles reparties.Car il parlait aussi bien qu'il écrivait, plus facilement voilà tout.Le moindre bout de prose, probablement parce qu'il le voulait parfait, lui coûtait un terrible effort.«De quelles larmes, versées loin 7 0t*4t\\+*d*- Acf/ir^- 6 X\" 7 \u2022 le n'ai rien de plus à te dire ce soir.Mes jambes sont en vingt-deux morceaux et je t'écris pour te faire voir combien je pense toujours à toi et à nos chers petits bien-aimés, que tu embrasseras bien pour leur pauvre papa exilé loin d'eux.» Lettre d'Arthur Buies à sa femme, 1894.J Paqp 84 des regards, les grands rieurs ont-ils payé les rires laits pour la foule et qui les ont rendus célèbres, on serait bien surpris de l'apprendre.Pour moi, je crois que le rire est une variété de la souffrance et c'est comme martyr hebdomadaire, à tant de la colonne, que je veux arriver à la postérité.» Ris donc Paillasse, ils t'ont payé ! Chez lui, il était plutôt rêveur et ne recevait presque pas de visiteurs, m'a raconté son fils, M.Arthur Buies, employé du service postal.(3) Mais je m'aperçois que je n'en finirai jamais, puisqu'il me reste à parcourir une étape, sans doute la plus féconde, de la carrière de Buies, celle où il mit sa plume au service de la cause de la colonisation, représentée par le curé Labelle, l'apôtre du Nord Buies, dans ses premières ran données au Saguenay et au Lac Saint-Jean, s'était révélé géographe, oh ! géographe amateur, bien sûr.Mais lui en demandait-on davantage?Le curé Labelle, qui voulait entreprendre une grande camoagne d'éducation, se dit qu'il avait là son homme.L'entente fut vite conclue : le journaliste, en retour de sa collaboration, recevrait un modeste traitement de fonctionnaire.Adieu alors les chroniques ! Arthur Buies n'a pas trop de temDs pour voyager et recueillir des statistiques.Et il publie ses monographies, bourrées de faits et encore amusantes comme tout.Il s'inquiète de l'avenir économique de son pays \u2022 un thème qui lui fut toujours cher'.Quand il n'écrit pas, il donne des conférences ou accélère le recrutement des colons.Feu de paille ! murmure-ton.Pour prouver sa sincérité, il rompt avec le célibat et éoouse une femme admirable, Marie-Mila Catellier, fille de Ludger-Aimé Catellier, sous-secrétaire d'Etat à Ottawa.Il connaîtra, à cinquante ans près, les douceurs d'un foyer.Hélas, les épreuves viennent s'abattre sur lui .mort de Monseigneur Labelle et mort de deux de ses enfants.Il lui faut se contenter d'une maigre pitance pour élever sa famille.Mais son courage ne l'abandonne pas et les Québécois saluent avec respect ce grand vieillard, aux traits distingués, l'oeil en feu, le front auréolé de neige.Arthur Buies rêve d'assister à l'exposition universelle de Paris, il se fait construire une maison à Rimouski, c'est là qu'il voudrait se recueillir pour rédiger ses mémoires.A la fin de 1900, la maladie, qui le minait depuis longtemDs, resserre son étreinte.Il ne peut plus quitter la chambre.Pour laisser courir encore sa plume, pas d'autre position que l'agenouillement.Voici un extrait de sa dernière lettre, adressée à madame Gleason-Huguenin Madeleine : « Je suis bien malade,dece temps-ci, ma petite amie.Depuis un mois, je n'ai pas quitté la maison.Tout effort m'est interdit ; je me couche à neuf heures tous les soirs et je vois se dessiner le spectral bonnet de coton que je trouverai quelque nuit posé de lui-même sur ma tête.Singulier effet de mon état : j'aime à passer de longues heures dans ma grande berceuse, à penser à cette ombre que je fus pendant soixante ans, et à cette poussière que je serai bientôt.Les images de mon passé s'obscurcissent, s'effacent, se rapetissent, tandis que je vois s'ouvrir M Buies demeure à Québec, rue Garnier.Il a une soeur, Madame veuve P -Auguste Côté, de Rimouski En 1925, ! - mrca-nu)ur appliquer - Rr>i»tancr dr» tnatrnau» \u2014 «oriologir \u2014 lonfr-renert sprtialrt \u2014 lilm» rducattl» \u2014 vuitr» industrirlUt I tU IIS SI'LCIM'X.In UltOllIlill .Usiinr» a la formation dr mrcan.ci.n-.garagi-trs |-.n toudurr rlr.triqur.I I slllll IMn.i urs cour» Iilirr.% a savoir : A ulomobile \u2014 cliaudaitr dr> rliaudirrrt \u2014 climatisation dr l'air - \u2014 f!our» dt trait HHS niJustrirl \u2014 rlrctricitr (throrir rl pratiqur) \u2022naihrmitiqur» m.'Caniqur d aiuitagr \u2014 motrurs Dirsrl \u2014 mcnui-»»rir \u2014 charprnlr - rhrnislrnr \u2014 modrlagc \u2014 plombrrt* \u2014 radio \u2014 r.l ri,:, ration \u2014 soudure autogrnr \u2014 soudure rUctriqu*.Ces cours s'adrrssrnt aux ouvriers rt apprrntis du commrrcr et dr l'industrie qui Irsirrnt sr prrlrctionnrr dans I rirr.ice d'un mrtirr L'inscription rst librr pour tout candidat possédant un* instruction primairr rlrmrntMrr Proapectus complet el Illustré sur do mande. Abbe Jules RANCOURT Chants et Motets pour les défunts \\u cours de l'année 1938, M.l'abbé Jules Rancour! présentait un recueil «l
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