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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1959-10, Collections de BAnQ.

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11 La Terre est ronde par René Lève' 0£t-t7lC-8 a 09 NVf 81 1V3H1N0H SIN3Q IS 3fW OOil 30id"ins is snosmonpi ^ Oui ou non.qui sait?s*.I r Sa teinte est si naturelle que seul son coiffeur le sait! "Regarde de plus près," dit-elle, "n'est-ce-pas captivant?" Ses explications sont si intéressantes que le petit apprend, tout en s'amusant.Il pense, "Maman sait tout—et elle est si belle!" Oui, elle est belle—mais son charme vient surtout de sa chevelure, aoyeusement souple, et doucement illuminée par une couleur d'apparence naturelle.C'est pourquoi elle ne se fie qu'à Miss Clairol—invariablement! Vous devriez en faire autant—puisez à cette source de beauté! miSS CLAIROL* Les coiffeurs du monde entier recommandent Miss Clairol .et s'en servent toujours pour redonner une couleur jeune et durable aux cheveux ternes—et vraiment masquer le gris.Ils savent également apprécier son action qui rend aux cheveux une texture soyeuse, jeune et vivante.Quelques minutes suffisent pour donner de l'éclat à une chevelure terne ou décolorée—n'hésitez donc plus.Essayez Miss Clairol aujourd'hui même.Employez la merveilleuse nouvelle formule en crème ou la formule ordinaire.CREME FORMUL/ 'miss CLAIROi UGHTfllS AS II C0< i> Cû«M CUT COiPLtri H A I R COLOR BATH plus de femmes se servent de miss clairol que de tout autre coloran tH-i*-t**v oar rl«lr.il inc.of r»n(i(t», Kiinwllon Québec.Tnui droit» fcdilohiaL NON M.St-Laurent Mon.Pour dire vrai, on ne sait plus très bien sur quel pied danser.Il serait ,i souhaiter que les échotiers et chroniqueuses de modes accordent une honne fois leurs violons.Les uns nous disent : Dior (ce qui veut dire Yves-Mathieu Saint-Laurent) va légèrement rallonger les jupes.Plus loin, nous voyons qu'il va leur donner presque le coup d'oeil de ce nioulouque qui, précisément, mit le grand couturier défunt au premier plan au temps de limmédiate après-guerre et voici que les dernières nouvelles assurent que les robes seront tourtes, au-dessus du genou ! Pas moinsse !.Bien sûr, en matière de mode tout est possible.S'il y a.de par le monde, un grand nombre de femmes sensées, que tous ces décrets-lois, tous ces ukases n'empêchent pas de dormir, il en est aussi un certain nombre qui prennent les dires des grands couturiers au pied de ia lettre et seront toutes prêtes, demain, à sortir en tutu puisque Yves Saint-Laurent l'a dit.Les grands couturiers sont de fins psychologues Ils connaissent si bien les femmes que ce serait dommage s'ils ne se servaient pas de cette science pour faire fortune.Ils n'ignorent pas que le besoin de n'être pas comme les autres et surtout, celui de dépasser, de déclasser les voisines est si fortement imprimé chez celles qui ont les moyens de devenir (et de rester) leurs clientes, qu'ils ne ressentent jamais la moindre hésitation lorsqu'il s'agit de lancer quelque nouvelle excentricité.C'est ainsi que leur commerce marche, avec toutes les industries connexes qui sont nombreuses.Et le bon sens dans tout cela ?Voyons.Vous ne voudriez pas qu'on l'invite.De deux choses l'une : ou bien il rirait à faire scandale, sans pouvoir s'arrêter, ou bien il ponctuerait chaque apparition d'extravagance d'une exclamation qui, pour être formulée à voix basse n'en serait pas moins violente et meurtrière.La concurrence est devenue si intense, dans le domaine de la Haute Couture que non seulement le lancement (à peu près impensable) mais le maintien d'une maison chevronnée est une question bien plus financière que de compétence.Nul ne doute de la qualité des grands couturiers.Il est certain qu'ils savent leur métier.La lutte entre eux est si féroce qu'il faut, à tout prix que l'un d'eux remporte la victoire et étende son hégémonie.Il fut un temps où c'était à coup de bon goût, si j'ose m'exprimer ainsi.A l'heure actuelle, c'est à grands coups d'extravagances.Non, mais vous imaginez-vous, les robes au-dessus du genou ?Quand Christian Dior lui-même, lorsqu'il lança le nioulouque expliqua par la laideur des os de la jambe (qu'il vaut toujours mieux cacher) son décret surprenant contre quoi, (si vous avez bonne mémoire), les femmes commencèrent par lutter avant de l'accepter.La robe très longue n'a plus sa raison d'être de nos jours.Mais la robe trop courte (au-dessus du genou pensez donc !) est tout simplement hideuse.D'autant que le moyen ternie est si facile à accepter, à adapter, à adopter.Non, Monsieur Saint-Laurent, non !.Les femmes sensées ne vous suivront pas, fut-ce pour la longueur de leurs robes du soir puisque vous avez déclaré prudemment qu'il s'agissait tout d'abord de celles-ci.La femme de goût aura vite fait de s'imaginer, dans un bal, la robe à jupette.Quel spectacle digne d'un vaudeville.Bien sûr, il y a toujours chez certaines femmes l'instinct grégaire.Plus d'une est incapable de se faire une opinion et préfère se laisser guider .C'est plus facile .Le troupeau, évidemment .A moins que Monsieur Saint-Laurent ne soit tout simplement un humoriste à froid, qui ose tout et s'amuse prodigieusement lorsqu'il voit jusqu'où il peut aller trop loin" et qu'on le suit, qu'on le suit, qu'on suit."Quand les canes s'en vont aux champs, "La première va par devant "Et les autres par derrière "Lirelanlaire .C'est un refrain que nous ne chanterons pas.Avec un autre shampoing populaire Avec le nouveau shampoing Woodbury "protège-bouclettes'1 Photo non retouchée de Lois Gunas, Red Bank, N.-J.le shampoing Woodbury protège vos bouclettes Garde vos cheveux en place plus longtemps! 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qualités.Description appréciée.Seule B.— Veuve, 48 ans, 5'3", brunette, veux noirs, aimerait correspondants célibataires ou veufs sans enfant, de 40 à 50 ans, honnête, catholique, bonne situation.leune Fille.— 21 ans, honnête, 5'1" cheveux noirs, désire correspondants 23 à 27 ans, instruction convenable, distingué, aimant danse, musique, sports et cinéma.Josée A.— Montréalaise dans la trentaine, châtaine, 5', instruite, correspondrait avec célibataires dans la trentaine, honnêtes, sobres, instruits ayant bonne situation.But sérieux.Brune distinguée.— Aimerait correspondants célibataires, veufs sans enfant, position permanenle, sobres, catholiques, 34 à 15 in Réponse assurée.Repos.— Veuve avec de bons enlants Sans le désir le changer de vie, désire la distraction d'un correspondant, grand au physique comme au moral, de 45 à 55 ans.Alain.— Où trouver cette perle rare, jolie, intelligente, bonne, douce, spirituelle, un montréalais 29 ans, distingué, bonne apparence, vous cherche 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L'adieu au monde de Martine Carol .Roger Champoux 13 Premier plan .Nathalie Naubert .Odette Oligny 14 Le trachome, plaie d'Egypte Jean-Loup Breton 20 Chroniques féminines Travaux féminins .17 Le désir d'être belle .RollanJe Saint-Germain 19 Votre enfant et sa vie .Dominique Aubier 24 A l'enseigne du Bec Fin .Tante Marie 26 La pierre du mois .l'opale et la tourmaline .32 Patrons flutterick .37 Bonjour gaîté .38 Chroniques mensuelles Petite Poste .5 Les mots croisés .40 Les manuscrits fournis aux éditeurs reçoivent toute la considération possible, mais avec la restriction qu'ils restent aux risques de l'auteur et sans que les édi- teurs s'engagent à les accepter ou a les publier.LA REVUE MODERNE laisse a ses collaborateurs l'entière responsabilité de leurs écrira.TARIF DE L'ABONNEMENT : Cana da : un an $1.50 — 2 ans $2.00 — 3 ans $3.00 — Etats-Unis et étrangers : un an $2.00.Faire toutes remises par mandat postal, bon de poste ou chèque certifié à La Revue Moderne, 225 est, me Roy, Montréal, Canada.LA REVUE MODERNE est membre de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des postes, Ottawa.LA REVUE MODERNE est publiée mensuellement par la Revue Moderne Inc.< ses bureaux, 223 est, rue Roy, a Montréal — VI.9-9213 et est imprimée par Pierre Des Marais, imprimeur.223 est.me Roy a Montréal — AV.8-5191 — Directeur de la publicité: R.-J.Brown.Bureau de Toronto, Suite 209, 12 Rich-mont Street East, Toronto.Ont.Tél.: EMpire 3-7737.Imprimée au Canada Le Monde Merveilleux.des enfants de 6 à 8 ans C'est an monde affairé et merveilleux que celui des enfants de 6 à 8 ans.et ils feront un pas de plus dans ce monde quand ils "quitteront" le foyer et devront se tirer d'affaire eux-mêmes dans les classes élémentaires.Le passage de la maison à l'école .période où l'enfant rencontre de nouveaux amis et apprend à faire face à de nouveaux problèmes .est marqué de quelques-uns des moments les plus délicieux de l'enfance.Toutefois, le monde plus grand dans lequel entrent les enfants de 6 à 8 ans n'est pas toujours un monde paisible .et les conseils sympathiques et rassurants que maman et papa donneront à leur enfant peuvent être aussi indispensables que lorsqu'il était tout peut.Les premières années à l'école, par exemple, sont souvent difficiles.L'enfant peut devenir timide ou inquiet.Quand votre enfant se comporte ainsi, c'est le temps de le rassurer .au lieu de lui dire qu'il doit apprendre à faire son propre chemin, et d'exiger de lui plus d'effort.S'il peut compter sur l'appui des siens, tant à la maison qu'à l'école, ordinairement, le jeune enfant s'adapte bien, puis son courage et sa confiance s'accroissent.Il est d'importance capitale que le père et la mere s'intéressent vivement au travail scolaire de l'enfant.Prenez le temps d'écouter, de louanger et d'encourager votre enfant; c'est un excellent moyen de lui assurer le succès.Même si votre enfant respire la santé, ne négligez pas de le faire examiner régulièrement par le médecin cl le dentiste.Ne manquez pas de demander à votre médecin de donner à vos enfants les injections de renforcement dont ils pourraient avoir besoin contre la poliomyélite, le tétanos, la diphlerie et les autres maladies.Puisque votre enfant échappera à votre surveillance de plus en plus, rappelez-lui de nouveau l'importance d'être prudent.Ne manquez pas de lui montrer où traverser la rue et faites-lui bien comprendre qu'il ne doit la traverser que lorsque le feu est vert.S'il advenait que votre enfant ait des difficultés particulières dans ses études, vous devriez lui faire examiner les yeux et les oreilles.Les défauts de la vue et de l'ouïe, qui pourraient être corrigés, sont souvent la cause d'un progrès médiocre qui peut porter l'enfant à ne pas aimer l'école.C0UER Ct COUPON SUR UNE CARtE POStAlE cortaitwT Canada list—MtTteaeuraa un iftssmM Metropolitan Life Insurance Company ICOMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siege Social : New-York Direction Générale au Canada: Ottawa Metropolitan Lifo Iniuronee Co., Direction Gonorolo ou Canada, (Dopl M W ) Ottawa 4.Canada Veuille! m'expédier, par la potle un exerr plaire de votre brochure intitulée "o a S Anntet dt découvtrlts", 109r.Nom_ Recettes éprouvées pour équilibrer le budget familial La Banque de Montréal publie, à l'intention de toutes les familles.dans toutes les sphères de la vie .une série de brochures utiles qui indiquent comment s'y prendre pour épargner afin de pouvoir se procurer les choses que l'on désire.Chacune île ces brochures est à votre disposition.Vous n'avez qu'à les demander.Passez à la succursale la plus proche de la B de M."Plan de financement personnel et familial" .expose les méthodes les plus pratiques d'équilibrer un budget personnel ou familial et donne des exemples de budget dont on peut s'inspirer pour établir pour soi un budget raisonnable."Devriez-vous envoyer vos enfants au collège et à l'université?" .indique comment disposer des fonds nécessaires pour les études supérieures de vos enfants.Comprend un tableau fort utile des frais de scolarité d'un groupe type de collèges et d'universités du Canada.nui ; mmaa a cnuam QJjjJ "ÉPARGNE — Votre passeport pour une vie meilleure" .• Cette brochure-"clef" sur l'épargne, d'une lecture facile, dit pourquoi, comment, quand et où épargner pour réussir."Pour l'arrivée de Bébé" .est une brochure que les jeunes ménages "doivent" lire.Elle traite des méthodes de pourvoir aux divers frais de maternité et indique comment établir un budget en prévision de l'arrivée du nouveau-né."Comment apprendre à vos jeunes enfants à épargner" .offre une foule de suggestions pratiques aux parents avisés qui tiennent à inculquer à leurs enfants l'habitude de l'épargne et la discipline personnelle.Banque de Montréal AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHERES DE LA VIE DEPUIS 1817 LA REVUE MODERNE — OCTOBRE ll $S 7 iffoma/l ciamoWc Quand les coeurs s'affrontent .pwc Wjoumol (D'Ûmjl L CHAPITRE PREMIER E crépuscule tomba sur ce quartier de Paris, opaque, lourd, rayant d'ombre la pièce où travaillait silencieusement Régine jeune fille, brusquement releva la La tête : — Je ne distingue plus mes teintes! Elle réunit ses couleurs, barbouilla sa palette, rangea ses pinceaux et, avant de laver ses mains où le cadmium laissait des traces sanglantes et le véronèse des zébrures nuances de l'espérance, elle se leva pour juger d'un coup d'oeil le tableau qu'elle venait d'achever.Mais, la nuit venait; on était en janvier et la pluie menaçait de crever les gros nuages noirs, qui barraient l'horizon com me des escadrons de cavalerie.Régine tourna le commutateur électrique La lumière inonda l'atelier.Cette unique pièce était le refuge de Mlle Sandral.Le divan se cachait, ainsi que la toilette derrière un paravent orné de dessins par les soins de la jeune artiste.Dans un coin, un placard, en s'ouvranl, laissait la place à un réchaud à gaz et à quelques ustensiles de cuisine.Le reste de l'atelier montrait des murs couverts d'ébauches, de croquis, d'esquisses, au milieu desquels étaient accrochées quelques aquarelles terminées et des toiles à l'huile déjà fort poussées.Sur une grande table, tout un attirail de peintre s'étalait.Par terre, des cartons pleins de papiers, de châssis.Sur le chevalet, trônait le tableau que Régine venait de terminer.Un peu partout des livres.Un dé.rr-dre indescriptible régnait Une paire de chaussures voisinait avec une valise; des vêtements pendaient à des patères.Un chapeau coiffait la reproduction en plâtre de l'Apollon du Belvédère et.à côté d'une bouteille d'encre de Chine une boite à poudre de riz avec sa houppette mettait une note imprévue de féminine coquet te rie.Régine examina un instant cet ensemble hétéroclite.— Maintenant que j'ai fini cette composition, il faudra que je range un peu ici.Voilà huit jours que je cherche une paire de gants ! Insouciante, elle secoua la tête qu'elle avait fine et couronnée de cheveux blonds, longs, lustrés et plats.Elle portait une frange, ce qui lui donnait un type et rendait plus expressifs ses yeux de velours, sombres, magnifiques, éclairant un visage mat aux joues étroites d'une blancheur de cire.— Voyons ce tableau ?Déjà détachée de l'oeuvre qui venait de naître d'elle, clic la jugeait avec une surprise curieuse.Elle se demandait, si c'était bien elle qui avait mélangé ces couleurs, composé ces parties baignées d'ombre et de vibrantes clartés.Pourtant, elle se rappelait ces journées entières, passées sans sortir, ces heures de lutte, où clic se battait avec acharnement dans une sorte d'hypnose, presque en état de transe.(Suite en page 18) L* REVUE MODERNE — OCTOBRE 1959 RENÉ LÉVESQUE C'est vrai qu'elle est ronde, et qu'elle tourne.Ça ne se voit pas.ça répugne même un peu.parce que nos sens nous dictent plutôt que la terre est plate et immobile.Mais c'est prouvé, on ne discute plus.Galilée a eu raison.On achète donc des globes terrestres à ses enfants, et on les épate en leur expliquant savamment ce que Galilée eut le courage de soutenir et de faire admettre, alors que ce n'était pas du tout fashionable et que les petits garçons des bons parents de l'époque entendaient parler de lui comme d'un dangereux charlatan.Or, sur cette boule qui depuis lors n'a plus cessé d'être ronde et de tourner, une chose également inacceptable se produit de nos jours.Je veux dire une chose qui dérange elle aussi nos certitudes les mieux ancrés, nos plus solides préjugés.Et on ne peut s'empêcher d'avoir de l'admiration pour les Galilées modernes qui tâchent de par le monde à faire entrer cette bouleversante nouveauté dans la tète de leurs contemporains.Il s'agit de l'accélération vertigineuse qu'a subie au cours de ce siècle la marche du genre humain.C'est un phénomène que personne n'ignore, que chacun peut même enregistrer d'année en année dans sa propre expérience vécue.Mais les conclusions qui en découlent, il est encore trop courant de refuser de les voir, et de s'accrocher d'instinct à une espèce de statu quo de la condition humaine.Pendant quelques millénaires, l'Histoire a avancé tout au plus à dos de cheval : le courrier d'Alexandre rapportant en Macédoine la nouvelle de ses lointaines conquêtes ne galopait ni plus vite ni plus lentement que, 2,000 ans plus tard, celui de Ramezay venant apprendre à Lévis cette défaite des Plaines d'Abraham dont nous (ne) célébrons (pas!) cet automne le deuxième centenaire .Et le 20ème siècle s'est ouvert à cette même allure rassurante.Puis, brusquement, le rythme s'est précipité : taxis de la Marne, zinc de Guynemer.Spitfire de '40, V-2 de '44.Aujourd'hui, l'avion à réaction ultrasonique et les satellites artificiels; demain, les fusées postales, les projectiles intercontinentaux (30 minutes de n'importe où à n'importe où sur la terre), et les voyages dans la lune.1900-1959.Accélération partout."Full speed ahead !".Révolutions dans l'usine et le laboratoire.Révolutions à Moscou et à Pékin.Révolutions qui ont jeté sur les routes des peuples motorisés, jeté sur les ondes les bruits et les images de la radio et de la télévision, jeté dans la mêlée furieuse de ce qu'on appelle le progrès des races et des continents qu'on croyait endormis, jeté entre les bras d'une humanité affolée cette découverte — "la plus importante depuis celle du feu" — qu'est l'énergie atomique.Dans ce monde ratatiné, dont le tour va se faire incessamment en 80 minutes, il y a des gens qui s'imaginent qu'on peut vivre encore tranquillement tout seuls, chaque groupement derrière sa barricade Ils ont tort.Sur cette terre où le pygmée d'Afrique Noire écoute la radio, il n'est plus possible d'ignorer ce que les autres font, pensent ou désirent.Déjà, la guerre n'est plus concevable puisqu'elle ne saurait plus être payante pour personne : ni vainqueurs ni vaincus désormais, seulement des déchets radio-actifs.Demain, il n'y aura plus quelques douzaines de sociétés nationales ni une La Chine, pays très ancien est tout entière tournée vers demain.poignée de cultures supposément — et si fièrement — incompatibles, mais une seule civilisation planétaire dans laquelle s'abîmeront enfin nos idées saugrenues de peuples élus et de races inférieures.Sans cesse plus nombreux, il y a des esprits qui vivent déjà dans ce monde imminent, qui sont capables de se projeter en avant avec assez de vigueur pour atteindre ce proche avenir.Pour eux, notre boule commune n'est plus en vérité qu'un seul pays qui s'ignore.Tous ces États hautains qui s'acharnent à durer en se dressant les uns contre les autres, ne sont en fait que de petites ou grandes provinces cherchant à s'assurer un minimum d'autonomie dans l'intégration totale qui s'en vient.Il y a quelque temps, j'ai eu le plaisir de rencontrer un des plus fascinants de ces esprits précurseurs.Ou plutôt : une, car ce Galilée de notre époque est une femme.Han Suyin, ou l'homme de demain — Mais je ne suis pas du tout fâchée d'être métisse.Au contraire, je trouve que c'a été pour moi un immense avantage Elle est Eurasienne.Née à Pékin d'un père chinois et d'une mère belge, elle pourrait, elle devrait souffrir de tous les complexes pénibles et bien connus du sang-mêlé : le pauvre être assis entre deux chaises, incomplet à l'Est aussi bien qu'à l'Ouest, à jamais incertain d'être tout à fait accepté par l'un comme par l'autre: inquiet, déchiré, hostile.Rien de tout cela chez Han Suyin.Pas l'ombre de cette morbidité, de ces déformations congénitales auxquelles on s'attendait.Une petite femme qui a dû être ravissante, et qui garde passé 40 ans le lisse d'une peau légèrement safranée.l'allure élastique d'un corps à la fois délicat et bien musclé, comme de l'acier dans une fragile gaine de soie.Derrière le sourire fréquent et les yeux vifs, a peine bridés, on sent une vitalité débordante, une sérénité faite d'équilibre et de confiance en soi.Le succès, bien sûr, y est pour quelque chose Rien comme lui pour épanouir ceux qui savent le mater et le harnacher, pour leur donner de l'assurance.Du jour au lendemain.Han Suyin a connu un succès phénoménal et qui va s'affirmant depuis une dizaine d'an-necs.Mais on a beau chercher sur son visage, dans ses propos, quelque reflet fugitif d'épreuves antérieures, un brin d'amertume qui l'assombrirait une seconde en remontant de sa jeunesse, de ses années d'avant le triomphe — on ne voit passer aucun nuage.On a l'impression qu'elle a trouvé dès le début ce bon sens qui confine au génie de s'accepter telle qu'elle était, de s'évaluer froidement puis de se mettre en valeur sans perdre un seul instant ".Tu te veux Chinoise, et tu es parvenue ainsi à l'annexer à la fois l'Orient et l'Occident .Et je t'envie très fort cette aptitude que tu as à te dédoubler, à devenir tant de choses et d'êtres différents.Car ton existence est bien plus riche que la nôtre, à nous qui ne sommes que de pauvres citoyens d'un seul uni vers ." Dans "Multiple Splendeur", le premier et le plus fameux de ses romans, c'est Marc, son amoureux britannique, qui lui aurait dit ces choses un soir à Hong-Kong.S'il les a vraiment dites, il la rejoindrait certes dans sa plus intime conviction.On la soupçonnerait plutôt d'avoir trouvé cela toute seule, et d'avoir soufflé à Marc ce qu'il devait dire.— C'est vrai, avoue-t-elle en riant, que je n'ai jamais souffert du moindre complexe.Disons même que si j'en ai un.d'aussi loin que je me souvienne, il ressemblerait fort à un complexe de supériorité ! Il faut dire cependant que je suis venue au monde parmi les privilégiés.Ma famille était des gens très bien.— La grande bourgeoisie — — Ma foi non, plus que ça ! Une vraie grande famille, une de ces tribus éminentes de la vieille Chine hiérarchisée.Ma mère était catholique, mais mon père était très Chinois, très attaché à toute sa chinoiserie, y compris Confucius et le scepticisme tolérant.Il n'y avait donc pas de conflit, et c'est tout à fait harmonieusement que j'ai pris racine en naissant dans deux civilisations à la fois.J'ai appris le français puis l'anglais, et aussi le chinois évidemment, le chinois du nord, sans trop m'en apercevoir.Et quand je me suis rendu compte de ce que j'étais, de tout ce dont je disposais déjà, je dois dire que je ne me suis pas trouvée mécontente de moi ! Au contraire, je crois même qu'en me comparant aux autres, j'étais plutôt portée à faire de l'arrogance ! "Depuis que le monde est monde, les hommes n'onl jamais cessé de s'entremêler.Au hasard des décou vertes, des invasions, des échanges, l'humanité l'esl tout entière métissée.Même les peuples les plus ridiculement fiers de leur pureté sans mélange sont des métis qui s'ignorent, qui refusent de se voir tels qu'ils sont.Et derrière ces hypocrisies conventionnelles, non seulement le métissage continue, mais grâce à l'avion, à l'interdépendance chaque jour plus étroite des continents, il s'accentue, bientôt on ne pourra plus le nier, il sautera aux yeux."J'ai su tout cela plus lard, quand j'ai étudié, surtout en faisant ma médecine.Mais c'est venu confirmer tout simplement ce que j'avais déjà deviné, ce que ma propre existence m'avait en quelque sorte démoniré "Non, ma parole, je n'ai jamais souffert ddre Eurasienne.Oh ! j'en ai vu d'autres qui n'arrivaieni pas à se résigner, à s'ajuster à ce dédoublement.Mais moi, pour qui c'était un privilège d'être ainsi, un avantage inestimable et dont je jouissais voluptucu^e-sement, j'arrivais mal à les comprendre.Je leur disai' : "Vous ne voyez donc pas qu'en fait vous êtes mu 9 que les autres, d'une matière bien plus riche et nuant l Vous êtes les prototypes de l'homme de demain.Vous n'avez qu'à le vouloir pour dépasser de cent coudées tous ceux d'aujourd'hui !" J'exagérais peut-être un peu.mais au fond, j'étais sûre d'avoir raison, que l'avenir ne pouvait que me donner raison.En la regardant, en effet, on peut facilement croil* que Han Suyin.l'écrivain à grand succès, le médecin dévoué des petites gens de Singapour, pointait déjà consciemment sous les tresses de la petite Matiida Chow, la jeune Eurasienne qui s'en allait naguère au couvent de Pékin et qui.tout en absorbant la culiure LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1955 9 occidentale comme une éponge, savait des ce moment-là ce qu'elle voulail prendre et laisser.ConnaiHNc/.-vouH la Chine ?— Je suis catholique, je n'ai jamais arrête de l'être.Mais quelles illusions, quelle courte vue dans l'attitude des Chrétien! vis-à-vis de la Chine et de tout l'Orient ! Ils sont venus trop souvent, même les meilleurs d'entre eux, dans les bagages d'une passagère supériorité politique ou militaire.Ils ont oublié que l'Evangile n'est qu'un apport étranger, parmi tant d'autres, qu'il n'a d'influence réelle et permanente que sur une infime minorité de nos masses innombrables.Ils ont même oublie qu'avant tout, il fallait faire oublier — qui ils étaient, d'où ils venaient.Du jour où la Chine s'est dressée contre tout le reste, il était inévitable qu'ils soient emportés eux aussi, comme des fétus.Cette tempête qui a balayé l'Orient et qui semble chaque jour emporter toujours plus loin de nous 600 millions de Chinois, elle l'a vécue des les premieres secousses, il y a plus de vingt ans.Jeune'épouse d'un officier et futur général de Tchiang kai-shek.elle a connu l'invasion japonaise, les pénibles retraites, le repli vers l'intérieur, jusqu'aux profondeurs les plus inaccessibles de l'immensité chinoise.C'est là que, subitement, elle a fait connaissance avec l'anarchie où pourrissait le régime, avec l'insondable misère de trop de ses compatriotes.— Il fallait que ça saute.Parce que, vous savez, elle est complètement fausse, votre image facile de la yrande patience chinoise.Vous apercevez de loin, à travers la plus méchante littérature, un gentil paysan-type, la queue bien sage sur l'échiné maigre et les pieds nus dans sa rizière.Il vous sourit d'un air bébéte.il est éternellement résigné à son sort.Pourquoi voulez-vous, demande-t-elle d'une voix qui devient frémissante, que le Chinois soit cette caricature, qu'il soit moins humain que vous ?D'ailleurs, je ne sais vraiment pas où vous avez péché cette illusion puérile, puisqu'il suffit de connaître un peu l'Histoire de la Chine pour voir comme ce peuple est débordant de vie et d'impatience, à quel point il a toujours eu le don d'être curieux, insatisfait, révolté.Maintenant, c'est à vos dépens Mme Han Suyin, photographiée au lac Couchiching.qu'il le manifeste; et vous êtes là, tout stupéfaits, indignc-v comme si la Chine était souverainement injuste de ne pas se conformer à l'idée cocasse que vous en aviez ! Elle l'a vue, cette idée, s'effondrer dans les ruines du régime Tchiang kai-shek.Son mari était mort au combat, dans la vaine résistance au raz-de-marée communiste.Fille d'arislos, elle est partie pour l'étranger en '49, jeune veuve avec une petite fille de neuf ans, leune médecin riche soudain condamnée à gagner péniblement sa vie.Mais elle n'est pas allée plus loin que Hong-Kong.Incapable de rompre tout à fait avec sa propre "chinoiserie", elle s'est agrippée à ce petit rocher anglo-saxon, que l'océan déchaîné de son peuple menaçait d'engloutir à tout instant.De ce promontoire, elle a vu le nouveau régime émerger triomphant de la tempête, tandis qu'elle subissait avec un sourire apparemment inaltérable les mille et une mesquineries d'un entourage colonial et aimablement raciste.De tout cela, elle a tiré "Multiple Splendeur".Le récit, très franc, parait-il, d'une aventure vécue Mais en la voyant parler de ce livre avec l'expression d'ironie béate du chat qui a avalé la souris, on se demande un peu ce qu'il y avait peut-être de savamment arrangé dans cette romanesque autobiographie.— De mes livres, c'est évidemment celui que préfère le public occidental.Il l'a adopté d'emblée, il lui pardonne tout.Sans doute parce que c'est très bien, très comme il faut, cet amour d'un Blanc pour une fille de couleur.C'est presque permis, puisque c'est elle l'étrangère I S'il y avait des suites, ça resterait là-bas ! Et puis c'est passager, et ça finit tristement comme il se doit, par la punition des pécheurs .Depuis, j'ai écrit deux autres romans.Dans l'un d'eux, au contraire, c'est l'homme qui est asiatique et la femme qui est blanche.Oh ! la la.ça ne va plus du tout.On me l'a bien fait sentir en divers milieux, chez les critiques en particulier.Pour le public oriental, en revanche c'est "Multiple Splendeur" qui est le moins bon.tandis qu'on applaudit très fort celui où les rôles sont renversés.Comme s'il s'agissait d'une sorte de douce vengeance ! Car nous autres aussi.Orientaux, nous faisons preuve de ces enfantillages — que vous nous avez appris .Le riz, base de la nourriture chinoise est tamisé à la main.La façon de pécher n'a pas beaucoup changé, en Chine.Le port de .Singapour, ville où demeure et travaille Han Suyin."Moi, ça m'est bien égal.C'est en tant qu'écrivain que mes livres m'intéressent Et de ce point de vue."Multiple Splendeur" m'apparaît aujourd'hui comme une oeuvre d'adolescence.Plus on l'écoute, plus on acquiert tout de même la certitude qu'elle ne désavoue pas les choses qu'elle a mises en arrière-plan à son intrigue exotique.Cette impitoyable analyse, par exemple, de l'attraction que le communisme a pu exercer, du moins au début, sur le Chinois cultivé, même sur celui qu'on croyait le plus gagné et attaché à nos valeurs : — "Ce n'est pas facile de choisir entre deux patries spirituelles.Mais l'une des deux n'était plus en vérité, pour une foule d'entre nous, qu'une pauvre chimère.Les plus nobles enseignements dévalués par des faits repoussants, et les beaux mots abstraits — liberté, démocratie — vidés de leur sens par les curieux systèmes qui prétendaient s'en inspirer.Et c'est ainsi que beaucoup des meilleurs et des plus honnêtes, même les plus "occidentalisés", en sont venus à faire leur choix .— "Ils ont choisi contre eux-mêmes et renoncé à leur petite autonomie individuelle, qui leur est apparue tout à fait insignifiante en face du bouleversant défi lancé par le communisme, dans ces contrées où l'homme n'a jamais cessé de mourir de faim, lis ont renonce à une différence qui faisait d'eux des étrangers dans leur propre maison, acceptant un joug qui promettait de libérer vraiment toute leur énergie en l'enchaînant au bien commun — "Ne nous avait-on pas enseigné que le but de la vie, c'est de servir son prochain ?Contre cette passion dévorante pour la justice sociale qu'on nous avait inculquée, comment le goût de la liberté personnelle l'eût-il emporté, ce goût acquérant soudain l'allure d'un monstrueux égoïsme ?.Le sacrifice de soi.n'est-ce pas l'idéal chrétien ?Nombreux sont ceux qui ont répondu à cet appel à l'héroïsme; rompant avec les cadres étriqués de leurs propres préférences, ils ont voulu travailler à cette vertigineuse entreprise — le Royaume de l'Homme sur la terre ." Si je n'étais écrivain, moi aussi.C'est ainsi qu'aujourd'hui encore, Han Suyin comprend ce qui est arrivé à la Chine.Elle en subit maigre elle la fascination, et elle l'avoue.— Je ne suis pas communiste.Pas du tout.Je pense même qu'il me serait fort malaisé de le devenir.Je sens trop le caractère étouffant de cette discipline de fer; je suis trop profondément individualiste pour pouvoir m'abdiquer à ce point, n'être plus qu'un chiffre dans le vaste calcul d'un plan d'ensemble.Et puis, étant catholique, je ne pourrais absolument pas trouver acceptable le sort que Pékin est en train de faire à la religion.Mais je suis Chinoise aussi, et bien forcée de constater que.pour la première fois, mes compatriotes mangent tous les jours.Oh ! pas des festins, pas même trois fois par jour, mais deux fois déjà, régulièrement.Et qu'on ne vienne pas dire que c'est faux, que je suis leurrée par la propagande : je suis du pays, j'y ai encore ma famille, et chaque année j'y vais passer quelque temps.Assez pour voir clairement les progrès aussi bien que les retards, et ce que chaque pas en avant peut coûter d'efforts, d'individus sacrifiés à l'effroyable et dévorante énergie collective Même qu'elle y serait elle aussi, à demeure, dit-elle, si elle n'était que médecin.En dépit de la certitude qu'elle aurait d'en souffrir, d'avoir à renoncer à elle-même et à se perdre dans ce grand tout frénétique, ou sinon à se dessécher peu à peu dans le plus cruel isolement.— J'y serais, malgré tout, parce que la Chine a besoin de médecins.Mais j'ai aussi, pour ma part, besoin d'écrire.Vous voyez, mes préférences et mes libertés personnelles : je ne ferais pas du tout un bon communiste ! J'ai besoin de dire ce que je pense, ce que je ressens en toute liberté.Et cela, je sais bien que ce serait immédiatement impossible, là-bas.C'est pourquoi je reste à Singapour, où j'achève d'élever ma fille en besognant comme médecin de famille toute la journée.Le soir, j'écris.— "Et tout le temps, je tâche de profiter de la moindre occasion pour expliquer ce que moi, Chinoise-Européenne, moi, Eurasienne, j'ai compris sans mérite, en étant ce que je suis : les hommes ne sont pas différents parce que la couleur de leur peau varie, les hommes sont les mêmes sous tous les climats, également généreux, égoïstes, stupides, intelligents, et capables des mêmes grandeurs et des mêmes petitesses, selon les circonstances.Et même avec tout l'inhumain qu'elle traverse ces années-ci, la Chine en particulier demeure frémissante d'humanité meurtrie, fouettée, douloureuse, cheminant tant bien que mal entre toutes sortes d'abîmes.Plus que jamais, dans votre intérêt comme dans le sien, elle a besoin d'être comprise — qu'on se donne la peine d'essayer de la comprendre.1 \ REVUE MODERNE — OCTOBRE 1959 10 Le monde et la VILLE Le général Vanier, gouverneur général Ce fut pour le Canada tout entier, mais tout particulièrement pour l'élément canadien-français une merveilleuse nouvelle que celle de la nomination, par Sa Majesté la reine Elizabeth du major général Georges Vanier au haut poste de gouverneur général du Canada.Je ne parlerai pas de la brillante carrière du major général Vanier, elle est bien connue, mais si vous permettez, de faits dont la ville de Troyes, où naquit Marguerite Bourgeoys et (presque) M.de Maisonneuve a gardé le plus vif souvenir.En 1923-24, les Canadiens, pour quelques milliers de dollars, relevaient l'église de Neuville-sur-Vanne, village natal de M.de Maisonneuve.Le peintre troyen Smétana faisait, de la vieille église où avait été baptisé le fondateur de Montréal, un tableau, montrant et démontrant la vétusté de ses murs avant que les travaux de réfection financés par les Canadiens n'aient été entrepris.Le tableau était resté entre les mains de M Raby, maire de Neuville-sur-Van-ne et Son Eminence le Cardinal Rodrigue Villeneuve devait, à son retour de Rome où il avait fait sa visite ad limina, en prendre officiellement possession et le rapporter au Canada.Les circonstances ne permirent pas à Son Eminence de repasser par la Champagne avant de revenir à Québec si bien que le tableau resta au Château de Maisonneuve.Puis la guerre passa .En 1946, j'étais allée à Troyes poser les premiers jalons du lien Troyes-Mont-réal et M.Raby m'écrivit pour me parler du tableau et me demander de le recevoir.Ne me croyant pas qualifiée pour le fait, j'allai (avec le petit cheval et la voiture, il n'y avait pas encore d'autos faute d'essence) à Neuville-sur -Vanne où M.Raby me donna toutes les explications.Le tableau de Smétana devait être reçu par des mains officielles et il n'en était pas de plus dignes que celles de l'Ambassadeur du Canada à Paris, le Général Georges Vanier.Quand je lui expliquai les choses et lui demandai de venir, avec Mme Vanier, à Troyes, le 24 juin 1946 où fut, pour la première fois célébrée la Saint Jean Baptiste par amitié pour le Canada et les Canadiens, le général Vanier accepta tout de suite.Il vint à Troyes au moins quatre fois différentes, pour des cérémonies, comme celle de la remise, au nom de la ville de Montréal, des 110 tonnes de farine offertes par la municipalité Camillien Houde et un groupe d'hommes d'affaires, M.Guy Vanier représentant la ville et dévoilant la plaque commemorative apposée sur l'Hôtel de Ville de Troyes; en 1950.lors de la béatification de Marguerite Bourgeoys, Son Excellence Monseigneur Léger (pas encore cardinal) ayant présidé à toutes les célébrations religieuses, enfin, à toutes les fois où Troyes et Montréal se sentirent unis par les liens aussi amicaux qu'historiques Le général et Madame Vanier ont laissé dans la vieille capitale de la Cham- Le major général Georges Vanier, gouverneur général du Canada.Madame Georges Vanier, nouvelle châtelaine de Rideau-Hall.pagne un souvenir merveilleux.Et comme me le disait à l'époque, une bonne ouvrière troyenne : C'est un grand monsieur et c'est une grande dame, qui représentent le Canada .Le gagnant du Concours du T.N.M.Dès l'année 1957.le Théâtre du Nouveau-Monde a institué un concours d'oeuvres théâtrales qui a soulevé le plus grand intérêt parmi les dramaturges canadiens.Le premier gagnant de ce concours fut André Langevin, romancier bien connu dont la pièce "L'oeil du Peuple'' fut présentée à l'automne 1958 à l'Orphéum, par le Théâtre du Nouveau Monde.Cette année (1959) l'oeuvre couronnée a pour titre "Pars sans te retourner" et l'auteur est M.François Moreau, écrivain de 29 ans, actuellement résident à Londres.Les juges de ce concours étaient : M Jean-Paul Fugère, réalisateur de télévision et metteur en scène, M.André Langevin, écrivain et réalisateur d'émissions radiophoniques à Radio-Canada, M.André Laurendeau, rédacteur en chef du "Devoir", M.Gilles Marcotte, critique cinématographique et scénariste à l'O.N.F., M.Bruce Raymond, chargé des relations avec les artistes à Radio-Canada, M Pierre Tisseyre, directeur du Cercle du Livre de France et M.Jean Vincent, critique dramatique.Vingt auteurs ont présente vingt-quatre manuscrits.Dix-sept étaient de la Province de Québec, deux d'Ontario et un du Manitoba.Il y avait quatorze auteurs masculins et six féminins Quatorze manuscrits étaient écrits en français et dix en anglais La pièce de M.Moreau sera probablement jouée bientôt par le T.N.M.L'auteur gagnant a reçu un prix de mille dollars, offert par le Secrétariat de la Province de Québec.C'est l'hon.Yves Prévost, secrétaire de la Province qui a remis le chèque au T.N.M., le récipiendaire étant absent.Il a été évidemment mis au courant de l'heureuse nouvelle.Le T.N.M.organise maintenant son troisième concours.Les auteurs intéressés peuvent d'ores et déjà adresser leurs manuscrits (en trois copies) jusqu'au 31 décembre 1959, à l'hon.juge André Montpetit, Palais de Justice, Montréal.Les bonnes cuisinières sont souvent des cuisiniers La preuve en est, une fois de plus.Il est vrai que les hommes ont, plus peut-être que les femmes, le sens de la bonne cuisine.De toutes façons, c'est un monsieur qui remporta, haut la main, le concours de recettes organisé par la Fédération canadienne des Producteurs du Lait.La lecture du palmarès eut lieu au Centre Social de l'Université de Montréal.2222, avenue Maplewood.Six recettes gagnantes avaient été présentées par : Mme Olier Trudeau de Montréal (tarte aux pêches) Mme Htienne Ruel, de St-Magloire I Pain de viande au fromage) Mme Maria Perrault de Montréal (Poulet au fromage) Mme O.Guèvremont de Québec 1 Mousse à l'érable à la crème glacée) Mme J.H MacDuff, de Westmount (croissants aux noix) et M Wilbrod Fortin, de Ste-Helène.PQ C'est M.Fortin qui remporta la palme avec sa recette de "Potage Parmen-tier au fromage".Nos félicitations.Les recettes avaient été préparées dans les cuisines du Centre Social sous la surveillance des juges qui étaient : le docteur Rachel Beaudoin, directrice de l'institut Diététique de l'Université de Montréal.Mlle Diane Raymond, dié-tétiste chez Eaton et présidente sortani de charge de l'Association canadienne de diététique.Mme E.Lyons, diététiste au Centre Social de l'Université.Mlle Henriette Rouleau, économiste ménagère de la Section des consommateurs du Ministère de l'Agriculture, à Ottawa, et M.Jean-Baptiste Lemoyne, président de l'Union Catholique des Cultivateurs.M.Wilbrod Fortin, gagnant du concours organisé par la Fédération des Producteurs de Lait.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19^ i 1 Jaan-Paul Nolet, annonceur et partenaire de Jean Desprez au programme 2 et 2 font 4 2 et 2 font 4 Voilà une équation que chaque matin résolvent de concert, sur les ondes (radio) de C.B.F.Jean Desprez et Jean-Paul Nolet.C'est un programme destiné aux auditrices qui recueillent les conseils de la femme d'expérience qu'est Jean Desprez, si bien connue de tout le monde.Elle donne au cours de cette demi-heure des opinions (et chacun sait qu'elle n'a pas peur d'exprimer la sienne) des conseils, et (pour pimenter la chose) on fait une assez large part à l'imprévu.Cette série est réalisée par Armand Plante.Jean Desprez commencera bientôt une nouvelle continuité à la télévision Nous en reparlerons.La musique canadienne D'un océan à l'autre et bien au delà des mers, la musique canadienne a prouvé au monde qu'elle existe et qu'elle est belle lorsque, grâce à Radio-Canada, cinq oeuvres de compositeurs de chez nous ont été transmises par la voie des ondes, le "Jour du Canada".Il y avait à l'affiche : le "Prelude pour orchestre," de Jean Vallerand, la "Pantomime" de Pierre Mercure, les "Chants canadiens pour orchestre" de sir Arthur MacMillan, la "Pavane" de Georges-Emile Tanguay et la "Symphonie no 2" de Clermont Pepin.Jean Vallerand est bien connu comme musicien et comme critique.11 a composé ce "Prélude pour orchestre" en 1949.Si l'ouverture semble sombre c'est pour mieux donner de relief à une brillante variation sur un thème folklorique Pierre Mercure est connu, lui, des auditoires américains et européens.Son "Kaléidoscope" a été joué à Moscou et sa "Cantate de joie" à Paris."Pan-tomime" date de 1948 et Stokowski l'a dirigée à Carnegie Hall, en 1952.Les "Chants canadiens" de sir Ernest MacMillan sont évidemment inspirés du f"lklore canadien français.On sait que sir Ernest est surtout connu comme chef d'orchestre et organiste.La "Pavane" de Georges-Fmile Tan-puay a été écrite pour piano lors de son rremier séjour en France où il étudia avec Georges Caussade et Louis Vierne ft enfin, la "Symphonie no 2" de Clcr-iiont Pépin.Ce jeune musicien est très ¦-"nnu en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.H a remporté plusieurs grands rrix dont celui de Radio-Luxembourg, pour "Le rite du Soleil noir".Sa "Symphonie no 2" date de 1957.C'est une fl- cherche rythmique extrêmement vivante qui place Clermont Pepin à l'avant-P-irde de la jeune école canadienne 1 rmont Pépin a travaillé à Paris avec 'Arthur Honneger.Mcssiaen et Jolivct.Le concert a été radiodiffusé et joue Par l'orchestre Syniphoniquc de Montréal sous la direction de Jean Beaudct.Jean Desprez, écrivain, romancière, qui chaque matin prouve aux femmes que 2 et 2 font 4.Jean Vallerand.compositeur et critique dramatique dont on joua dernièrement une des compositions, sur les ondes de C.B.F.Clermont Pépin, compositeur, dont les oeuvres furent jouées dernièrement à la radio sous la direction de Jean Beaudet.Une "pèpère" d'histoire de pêche Le Ministère fédéral des pêcheries vient de publier un superbe livre de recettes sur la préparation du poisson et des fruits de mer qui contient une foule de renseignements intéressants sur nos poissons et nos crustacés et la façon de les apprêter.Les ménagères désireuses de "faire mordre" leur mari et de tenter la famille avec une foule d'appâts appétissants, y trouveront plus de 300 recettes d'une extraordinaire variété qui leur serviront de leurres pour attraper des compliments sur leurs talents culinaires En quelque 96 pages, elle apprendra comment acheter, apprêter et servir, en toute saison, toutes sortes de poissons et crustacés canadiens.Le livre est illustré de sept photos en couleur et de 50 instantanés en noir et blanc, et contient environ 300 recettes, réparties sur 96 pages, avec un index de 10 pages.Ce livre de recettes de poisson se vendra S 1.00.On pourra se le procurer en écrivant à l'Imprimeur de la Reine.Ottawa.Canada Leî Jeunesses Musicales Les Jeunesses Musicales canadiennes ont terminé brillamment leur saison.On sait qu'elles sont installées, pour la belle saison, dans le Parc provincial du Monl Orford, à Magog.Le mois de juillet avait été particulièrement brillant, avec les causeries qui alternaient avec les récitals et les concerts.La série de causeries de Norbert Dufourcq furent illustrées par Kenneth Gilbert, claveciniste.René Benedetti.violoniste.Paul Tortelier.violoncelliste.Renée Morisset et Victor Bouchard, pianistes duettistes.Frans Brouw, pianiste.Marguerite Paquet, mezzo soprano.Jean-Paul Jeannotte.ténor et Andrée Baudry.pianiste.On entendit aussi, au cours du même mois.Roland Leduc.Paul Tortelier.violoncelliste, accompagné par John Newmark.les Artistes Campeurs, l'orchestre de Sylvio Lacharité, la chorale de Marcel Laurencelle, le Trio de Montréal, composé de Hyman Bess, violoniste.Walter Joachim, violoncelliste et John Newmark.pianiste.Le mois d'août fut aussi fertile.Causeries par Jean Papineau-Couture, compositeur, Mme Ginette Martenot.Didier Lazare.Jean-Louis Roux avec Réjane Cardinal mezzo soprano accompagnée par Jeanne Landry, pianiste.Nous ne saurions trop chaleureusement féliciter cette organisation et inciter les parents à faire en sorte que leurs enfants en fassent partie.On n'est iamais trop cultivé.Notons aussi que toutes les causeries ont été faites en français.Le Conseil des Femmes membres de la Chambre de Commerce Le groupe le plus vivant, le plus progressif.La présidente est Mme Alice Saint-Arnaud dont nous allons vous donner ici une courte biographie.Née Alice Lymburner, Mme Saint-Arnaud est la veuve de M.Louis Saint-Arnaud.À la mort de son mari, en 1955.elle devint la présidente de St-Arnaud et Bergevin.courtiers en douane et maison transi- Mme Estelle I).Seguin, conseillère technique du Conseil des Femmes membres de la Cham-hie de Commerce.taire bien connue.Mère de deux fils et de deux filles, mariés tous les quatre elle est grand'mère de neuf petits-enfants.Après le décès de son mari, Mme Saint-Arnaud décida de se préparer à la tâche que lui demandait son nouveau rôle et elle sentit le besoin de compléter sa formation en affaires.C'est alors qu'elle devint membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal.Depuis, elle a participé au cours de pratique oratoire donné par la Chambre, au cours de droit civil organisé par le conseil ainsi qu'à de nombreuses autres activités et voyages.Depuis un an.elle représente le Conseil auprès de la Cour de la Citoyenneté, préside, une fois par mois, tout le long de l'année, à la réception des néo-canadiens.Elle connaît toutes les phases du conseil en ayant accepté, au début, les lâches les plus humbles.Elle devint présidente du Conseil après avoir pris une part active comme conseillère à l'évolution du groupe depuis sa fondation Le Conseil Le Conseil des Femmes membres de la Chambre de Commerce se compose comme suit : Présidente : Mme Alice Saint-Arnaud: Conseillère technique : Mme Estelle D.Séguin: Conseillères : Mme Symone Beaudin.Mlle Gervaise Brisson.Mlle Marcelle Brossard.Mlle Cécile Décarie.Mme Lucien Faucher.Mme Marguerite Germain de Lom.Mme Thérèse Giroux.Mlle Jeannette Perras.Mlle Françoise Plamondon, Mme Annette T.Renaud, Mme Marc Rousseau: Secrétaire : Mme Anne F Ballestrazzi.Activités 59-60 Les dîners causeries ont commencé en septembre.La première conférencière fut Mme Germaine Pépin, qui, nommée récemment directeur adjoint des Services de la Cité a parlé de l'administration et de la composition des Services.Ce mois-ci, (octobre) Mlle Jeanne Décarie parlera de la vente et de la publicité.Mme Germain de Lom a parlé le mois dernier au cours d'une journée d'études qui eut lieu à Verchères, (et avec film), de "L'autopsie d'une vente manquée".De plus.Me Jean-H Dcslauriers prépare, sur les responsables du comité une série de cours sur le code civil, sur le code commercial et sur les Assurances-visite-industrielle Sans parler des visites qui auront lieu dans les fermes modèles près de St-Jean d'Iberville.en collaboration avec M.B.Boilly, du Ministère de l'Immigration.Mme Alice Saint-Arnaud, présidente du conseil des Femme» membres de la Chambre de Commerce.La revue moderne — octobre 1959 12 Une adorable jaquette de mouton de Perse gris, création américaine de Mr.John.Avec une robe d'après-midi, il est chic de porter un • li 'im .m de vison, BTM une parure de même fourrure.Rome, Paris ou New-York?Il semble, depuis quelques années, que le centre de cr.mic Je la Mode, (avec un M majuscule) se déplace légèrement.Et s'il est toujours vrai qu'en définitive, c'est Paris qui tient le haut du pavé.Rome est aussi en pleine forme, ainsi que Florence, sa plus proche rivale.Et New-York, plus près de nous, fait une moyenne et lance, pour notre plus grand avantage, les modelés issus des idées qu'il a revues et corrigées pour plaire à son immense clientèle.Ce que dit Rome Nous avons souvent vu, à.Montréal des modèles authentiques de Simonetta.La grande couturière est même venue ici, il y a quelques années et tous ceux qui l'ont rencontrée ont été charmés par son élégance et sa beauté.Chez Simonetta.la ligne aisée et la taille a sa place semblent devoir durer.Comme question de fait, les grands couturiers italiens se rendent compte qu'une mode trop tourmentée ne fait pas l'affaire de la clientèle.Capucci, Patrick de Barentzen et Marucelli s'expriment à peu près de la même façon.Ils aiment qu'une femme soit légèrement sophistiquée mais sans excès dans la ligne générale de sa silhouette Dans les modèles italiens, les jupes sont un peu plus longues, les jaquettes à la hanche, les épaules un peu élargies (sans trop de carrure) et tous les couturiers sont d'accord pour donner aux toilettes du soir, un luxe inouï de tissus et de couleurs.Fausto Sarli, de Rome et Naples aime la ligne moulante du buste et des épaules.Valentino, un nouveau venu dans la couture italienne est très en faveur d'un retour aux modes de 1930-35.aussi bien pour les robes que pour les souliers et les chapeaux.On ne saurait parler de Haute Couture italienne sans mentionner le nom de Schubert qui a présenté, entre autres, une robe princesse de vigogne grise avec ceinture et boutons de suède brun et portant, en avant, une sorte de panneau replié et frangé d'un effet très neuf.Fabiani est aussi un couturier bien connu a Montréal.On peut dire qu'un grand nombre de robes (prêt à porter) vendues sur le continent américain ont puise l'idée de leur ligne parmi la collection boutique de ce créateur.À Florence C'est généralement dans les immenses salons du Palais Pitti, a Florence qu'ont lieu les présentations de modes.Des presentations qui attirent les acheteurs el les journalistes spécialisés du monde entier.On y montre de tout : costumes de sport et modèles boutique, haute couture, accessoires, chaussures, chapeaux.Et comme de tout temps, l'Italie a été renommée pour la beauté de ses soieries et de ses lainages, ainsi que de ses cuirs habilement travaillés on peut s'imaginer la qualité et l'intérêt de cette exposition.À Paris À Paris on est, cette année, bien raisonnables.Peu d'extravagances, celles-ci n'étant lancées en début de saison que comme ballons d'essai.On s'y attache, non seulement à la beauté de la ligne, qui, elle aussi met la taille à sa place, donne aux jupes une longueur raisonnable et n'exagère pas la carrure ni la ligne des de colletés, mais la splendeur des tissus.Une collection d'automne a, bien entendu, en vedette les manteaux.Ceux de cette saison vont nous arriver tout pleins de détails neufs.Des cols de four rure déjà.Il y avait assez longtemps qu'ils étaieni délaissés.Des fourrures les plus somptueuses, allant du vison de toutes couleurs aux renards (qui reviennent à la mode) en passant par le castor.Fourrures On avait délaissé le renard Et voila qu'on se rend compte qu'à bien y penser, c'est une des plus belles, des plus décoratives parmi les fourrures.Renard argenté, renard bleu de Norvège, voire renard rouge (pour les jeunes) ils se retrouvent sur les cols de manteaux el on n'hésite pas, en certains endroits, à en garnir aussi le bas des manches.Le vison, bien entendu, garde sa place de grand seigneur.Les mutations sont devenues si nombreuses qu'on peut difficilement en donner une nomenclature Et en ce qui regarde le castor, non seulement on lui laisse sa couleur originelle, mais on le décolore dans les tons de miel, d'avoine, de vanille, à moins qu'on ne le teigne nettement en noir.(Suite en page S3) La simplicité est toujours le vrai chic.Cette ravissante robe est parmi les modèle* de Dupuis Frères.Le drapé sur l'épaule donne une note d'originalité à cette robe d'après-midi.Notez la ceinture à sa place.Pour une adolescente, les quadrillés écossais s,,n' charmants.La jolie robe que soici est un modèle Dupuis Frères.Pour l'automne, un costume tailleur dont la jupe est droite et la jaque"'' Rarnie d'un col de fourrure.LA REVUE MODI RNI OCTOBRE 19 59 QkhimiqiKL due cin&mcL puax.tRûqsA.Qhampnux.11 Cannes était en féte, te soir-la.Les festivalier» clamaient des noms nouveaux, la renommée découvrait des fronts jeunes pour y déposer ses riches mais frêles couronnes et le monde du cinéma apprenait a prononcer des syllabes inédites qui ctaicnt Camus, Truffaut, Charrier, Petit.Gloires d'aujourd'hui.De demain pour uil.int que demain soit durable.De la terrasse de son hôtel, Martine Carol contemplait le spectacle.Cinq ans déjà I En 1954, le nom de Martine était sur toutes les lèvres et la toute belle Carol triomphait Victorieuse du Festival, reine du "box office", épouse d'un metteur en scène prestigieux, comblée d'honneurs et cousue d'or, la comédienne longtemps inconnue et qu'une tentative de suicide piteusement réussie mais super bernent orchestrée pour la publicité avait lancée sur l'aire de la popularité, Martine Carol avait bien le droit ce soir de 1954 de savourer le nectar de la gloire.Un nectar qui se boit dans un verre unique.Moloch insatiable, le cinéma dévore goulûment ses jeunes proies; rares sont celles qui échappent au monstre dévorant.Plus rares encore celles qui résistent .1 l'attirance du gouffre et quittent la piste de l'éphémère farandole avant d'entrer dans le tourbillon final.C'est à Garbo que Martine Carol songeait maintenant en entendant les noms de Bardot, Audret, Demongeot, Petit.La relève était assurée .ne valait-il pas mieux abandonner la lutte et filer en beauté vers une vérité plus sûre : le bonheur réel dans le silence pur.A la presse, Martine Carol annonça sa retraite.Sans amertume, sans rancoeur L'émotion était profonde mais la décision lucide.Divorcée de Christian-Jaque, l'artiste laissait la place de première vedette du cinéma français pour aller rejoindre dans une île des Antilles un homme — son nouveau mari, un médecin, le docteur Rouveix — qui veut tenir dans ses bras une jeune femme toute simple et non une "Caroline chérie" La carte est retournée, les dés également.Martine a choisi et dans son adieu au monde fugace, dangereusement incertain du cinéma, la belle artiste affiche une suprême intelligence de la vie.Quand le bonheur en images nous a trompé, ne vaut-il pas mieux choisir le bonheur tout court.Qui a la sagesse de s'entourer de silence.Mickey Rooney.Les sages — on peut leur reprocher de voir le côté négatif des choses et de cultiver un prudent pessimisme — virent dans la dissolution du tandem Jerr\ Lewis et Dean Martin la promesse d'un échec pour l'un et l'autre.Les sages ont eu tort ! Loin de nous la pensée de leur en faire reproche car s'ils avaient eu raison, n'est-ce pas.Il reste que les deux comédiens, libérés en quelque sorte d'une formule imposée par le "box-office" s'affirment avec une autorité plus grande en accédant a des paliers qui leur étaient autrefois interdits.Toujours se rappeler le mot de 1 yrano : "Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul." Or, il est évident que Dean Martin révèle une gamme plus élargie; que Jerry Lewis, plus loufoque que jamais, se classe en tête des comiques.comiques 1 est le vaudeville qui a apporté au cinéma la formule qui aura connu son sommet •ivec Laurel et Hardy.Dispositif assez simple : de deux nigauds, le plus nigaud "est pas celui qu'on pense.Le succès Laurel-Hardy fut à ce point foudroyant que tous les studios voulu-rent partager la galette d'or en multipliant l'initiative à plusieurs exemplaires.Ratages retentissants car on oublia qu'il ne s'agit pas d'associer deux personnalités physiques disparates mais d'unir deux psychologies différentes.Habituellement, le h isard est le grand maître en ces sortes de trouvailles.Le succès "personnel" de Martin et Lewis illustre éloquemment la théorie.Les deux comiques apportent ¦ "i traitement d'un sujet de film une psychologie tellement différente que l'un et I lutre (sans avoir besoin de l'un et l'autre) tirent parfaitement leur épingle du jeu l'ean Martin en arrivera peut-être à prendre la succession de Cary Grant.Même elegance, identique désinvolture.Quant à Lewis, il lui suffit d'être "fou comme braque" pour faire rigoler à coeur joie toute une génération de cinéphiles.En insistant sur le fait nous tentons d'indiquer au lecteur combien la chose 1 nématographique est sérieuse.Un comique et un comédien sont deux valeurs ''fférentes qui se traduisent en investissements considérables.A l'heure où le l|néma reçoit le coup très dur de la télévision, les studios ont des responsabilités L'raves.S'il y a le public à satisfaire .que fait-on des actionnaires ! Voilà un 1 'idem pas commode : le premier veut être amusé; le second entend que la distraction ' 'pporte.Vous avez compris?Martine Carol.Avoir à noircir du papier pour signaler le cas de Mickey Rooney est la plus désolante corvée qu'on puisse imposer à l'intelligence.Ayant imprudemment contracté mariage au Mexique avant la publication du lugement de séparation d'avec sa précédente femme, le diminutif comédien se trouve dans les draps d'un cinquième lit.matrimonial.Et les gazetiers n'ont pas la décence de faire le silence sur les turpitudes de ce garçon attardé dont les exploits conjugaux et conjugués à la cinquième dimension participent de la plus insolente grossièreté.Le jour n'est plus loin maintenant où le jeune fou sera convoque par ses patrons pour s'entendre dire que la rigolade a assez duré Rooney, s'il n'est pas totalement inconscient, doit avoir noté l'indignation nullement masquée soulevée par le récent mariage d'Eddie Fisher et Liz Taylor.Cette indignation n'est pas un sursaut du puritanisme mais l'attitude normale de gens sains et qui entendent que le mariage — qu'il soit sacrement pour les uns et contrat civil pour les autres — ne se transforme pas en une vulgaire coucherie à répétition.Le couple Fisher-Taylor voit déjà sa cote populaire descendre en flèche et il devrait en être de même de Mickey Rooney qui possède un certain talent.Mais de là à dire qu'il a dévalorise le comique de Chaplin et qu'il nous apporte du neuf comme Jacques Tati.avouez que la marge est large.Affirmer que la vie privée des artistes ne regarde personne et que ces messieurs-dames peuvent en faire à leur guise, peut être un principe valable tant et aussi longtemps que la vie privée tient rigoureusement compte du qualificatif Mais quand notre comportement défraie la chronique mondiale, la proposition est renversée et l'obligation de vivre décemment devient le premier impératif de celui qui attend gloire et fortune .du public Que Sacha Guitry ait épousé cinq femmes; que Mickey Rooney ait fait de même, les deux exemples prouvent que les plus intelligents comme les plus lamentables cabotins peuvent se tromper Dans les deux cas la mesure est comble M.Guitry est mort et sa gloire sombre lentement dans la nuit de l'oubli.Mickey est bien en vie; d'aucuns lui conseillent de se faire oublier de son vivant pour qu'à sa mort on ne dise pas : Ouf ! Un fou de moins.UN DIVORCE HEUREUX Martin et Lewis.LA REVUE MODERNE ¦— OCTOBRE 1959 14 PREMIER PLAN Nathalie Naubert l'idéale ingénue Cette grande dévoreuse de talents qu'est la télévision est quelque chose comme un Moloch.C'est avec les yeux qu'elle se repait, ceux de la caméra qui se fixent, impitoyables sur les visages des artistes, les uns burinés par le temps, les autres tout frais, en leur adorable jeunesse.Celui de Nathalie Naubert est un des préférés de l'ogresse.Ce n'est pas nous qui nous en plaindrons .Car Nathalie Naubert, idéale ingénue est pleine de grâces et de talent.Toutes les émotions passent dans ses yeux, se reflètent sur ses traits mobiles, sur son visage fin.toujours empreint d'un peu de cette tristesse qui donne tant de charme à la jeunesse et laisse croire qu'elle ne se laisse pas emporter par le succès mais La danse Tout, en art lui plaisait, à preuve, c'est que pendant un certain temps, elle fit de la danse classique, avec Mme Chiriaeff.Notez aussi qu'au Conservatoire de la Province les élèves n'apprennent pas seulement à dire les vers ou la prose classiques.Ils travaillent ce qu'on appelle l'expression corporelle, c'est-à-dire qu'ils apprennent à se servir, pour s'exprimer et faire passer le public par toute la gamme des émotions, de tout leur corps, le geste, l'attitude, ce qui demande non seulement la souplesse, mais une certaine gTâce qui devient une grâce certaine.Aussi les élèves font-ils de l'escrime, du mime, ils apprennent à descendre ou A la télévision, dans "Les Corbeaux".veut, sans cesse aller plus loin, faire mieux.Il y a un an U y a un an tout juste ce mois-ci, Nathalie Naubert, née à Montréal où elle fit toutes ses études, devenait Madame Gerald Tassé.Et, si jeune, elle a déjà une belle carrière.C'est avec Madame J.-L.Audet qu'elle débuta, comme tant d'autres.Puis, elle continua ses études en art dramatique avec l'École du Nouveau-Monde et au Conservatoire de la Province où elle travailla sous la direction de M.Jean Doat.Elle a fait plus de télévision que de radio, un peu de cinéma, pas mal de théâtre, si bien qu'on peut dire de Nathalie Naubert qu'elle est une artiste complète, aussi à l'aise sur une scène que devant une caméra.Nathalie Naubert, dans "Les Grands Départs" à la télévision.a monter un escalier, à s'asseoir, à prendre des attitudes harmonieuses qui dessinent, sur le fond de scène de véritables arabesques.Qui a fait de la danse classique aime aussi, c'est évident, la danse folklorique.Et Nathalie Naubert a pratiqué l'une et l'autre.Les rôles délicats Mince, délicate comme une fleur, Nathalie Naubert joue surtout les ingénues, même dramatiques (surtout dramatique).Il serait un peu long de donner la nomenclature complète de tout ce qu'elle a joué à la télévision.Rappelons tout de même qu'elle fut une ravissante Juliette dans l'adaptation-télévision du drame de Shakespeare.Elle eut entre autres une excellente scène avec la nourrice (qui était Lucie de Vienne) et réus- Une belle étude du visage inspiré de Nathalie Naubert.sit aussi celle, très difficile, de la mort, dans le décor du tombeau.Plus récemment, elle fut, gentille, passive à souhait, amoureuse et docile, une bien touchante Martine.Et quand je vous disais, il y a cinq minutes que toutes les émotions passent dans ses yeux en voici la preuve.Pendant l'émission (de Martine) un incident eut lieu et qui faillit devenir un accident.Le partenaire de Nathalie Naubert (Jean-Louis Roux) faillit recevoir sur la tête un arbre mal planté qui chut d'ailleurs sur le plateau avec un grand bruit de froissement de feuillage que l'oreille de la "girafe" enregistra soigneusement et dont les téléspectateurs ne perdirent pas un son.Peut-être était-elle elle-même assez près de l'arbre pour avoir été un instant menacée.Toujours est-il qu'il passa dans son regard une expression d'effroi, vite réprimée et, en vieux troupier qui sait que quoi qu'il arrive "the show must go on", elle se reprit et continua, comme si de rien n'était.Ce fut un léger, très léger flottement et l'émission n'y perdit rien.Grâce à Dieu rien n'arriva ce jour-là.mais Nathalie Naubert n'a pas toujours été si veinarde.Il y a quelque temps en hiver, en tournant un film à Sun Valley Farm, elle se cassa les deux chevilles, ce qui lui valut deux mois de plâtre.l'apprentissage de la chaise roulante, puis des béquilles et pas mal de souffrance.Ce qui ne l'empêchait pas, à peine remise sur pieds, de prendre, aux côtés d'Yvette Brind'Amour.une part importante au téléthéâtre intitulé "Neiges" où elle était une jeune ballerine.Qui dira jamais le courage qu'il faut pour se vouer et se dévouer à un art qu'on aime ?Dans la vie Il y a l'artiste, il y a aussi la jeune femme, et l'une peut difficilement se dissocier de l'autre.Nathalie Naubert est une grande amie des livres.Elle lit beaucoup de pièces, évidemment.Mais aussi des romans, et ses préférences vont aux grands Russes, aux Américains (qu'étant bilingue elle peut évidemment lire dans le texte).Elle aime les romans psychologiques et Dostoiewski est un de ses préférés.Tchékov aussi et c'est aussi le théâtre étranger qui lui plaît le mieux : Strindhcrg, Eugène O'Neil, Te-nessee Williams.Arthur Miller Parmi les auteurs français, elle prend plaisir à lire Anouilh, mais pas tout, de préférence ses "pièces grinçantes" .Et elle aime aussi Shakespeare.En peinture (elle avoue une certaine facilité à dessiner) elle est loin de détester Picasso.Toutefois, elle le préfère au cours de sa période bleue ou rose plutôt qu'au cours de ses débordements de monstres.Van Gogh (cher Vincent!) Modigliani, Rouault sont ses peintres de prédilection.En musique, ses goûts sont plus divers car si elle aime passer des heures en compagnie de Bach ou de Mozart, elle a voué une sorte de culte à la grande Edith Piaf, qui n'est peut-être pas si loin qu'on pense des "maîtres" On retrouve ici l'unité de pensée de Nathalie Naubert, qui aussi bien dans le domaine de la chanson que dans celai de l'art dramatique aime et comprend ce qui "prend aux tripes", expression qui fait image et dit merveilleusement ce qu'elle veut dire.La chanson réaliste lui semble belle lorsque chantée par Piaf, ou Pauline Julien.Ce qui ne l'empêche pas de se délecter avec cet adorable poète farfelu qu'est Charles Trenet.Une sportive Nathalie Naubert n'a pas peur de l'eau.En été, elle aime le canotage, b natation, tout ce qui se passe sur les rives d'un lac ou au bord de la mer Et bien entendu, elle n'a pas quitté l'escrime, cette école de souplesse, de grâce et de jugement.Son mari, Gérald Tassé est impresario C'est lui qui fit venir à Montréal (enire autres ) "Les garçons de la rue".Il fail aussi des adaptations de pièces pour la radio ou la télévision et comme question de fait, c'est lui qui adapta "Martin.'' Un secret Depuis qu'elle est toute petite, Nathalie Naubert écrit son journal.Vo journal qui se trouve sous la forme d un gros cahier fermé à clé, et que p*-'r' sonne n'a le droit d'ouvrir.C'est la qu'elle se raconte à elle-même ses rêves et ses réalités.Son "Jardin secret" s' vous voulez .Blanche-Neige, Rose.Jeanne D'Arc.Claudie, Juliette, Martine, (tant d'autres) Nathalie Naubert a été tout cela-Si jeune ! .C'est cela, une carrière LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19s9 Faites vivre votre appartement ! Choisissez-vous une P nouvelle pièce comme vous le feriez d'un nouveau vêtement.Dans nos salles d'échantillons, venez agencer papiers-tentures et tissus d'ameublement.C'est là la manière Sanderson, la manière sûre.Les échantillons sont de pleine longueur- et vous constaterez que les prix sont à votre convenance.il In, i,, fia iti— FMI ARTHUR SANDERSON & SONS (CANADA) LIMITED sai les d'échantillons: 3' Tcraulay Street, Toronto 2 '4j2 rue Drummond, Montréal 1(310 6th Avenue West, Vancouver Fabriqués en Angleterre Vous trouverez le nom sur la lisière L 17 ENSEMBLE de NAPPERONS À DÉJEUNER Fournitures requises : Coton à broder "Anchor" de CLARK : 4 échevaux No.580 (brun nègre).Employer 4 brins pour tout le travail.1/2 Vg.de toile tissée (ivoire), 52 po.de largeur.1 aiguille à tapisserie No.23 de marque CHURCH de MILWARDS.Tailler le napperon du centre 12 po.par 18 po.et 2 napperons individuels 12 po.par 16 po La broderie est entièrement travaillée au point arrière, chaque point passant sur 4 fils du tissu — approximativement 7 points au pouce.Les carrés du schéma à l'arrière plan représentent ces 4 fils.Le schéma donae la moitié de la bordure qui est faite aux deux bouts de chaque napperon ainsi qu'une partie de la bordure qui est travaillée le long des côtés entre les deux bordures.21 po.carrés sont tra\ aillés le long des côtés du napperon du centre et 18 po.carrés sur les napperons individuels.Commencer la broderie à 2 po.du bord du tissu Bien presser la broderie finie sur l'envers de l'ouvrage.Tourner un ourlet de l/> po., ce qui donne 10 po.par 16 po.pour le napperon du centre et 10 po.par 14 po.pour les napperons individuels.Coudre l'ourlet à points perdus.Toute jeune fille a besoin de NIVEA! ELLE REÇOIT BEAUCOUP -ELLE A DONC BESOIN DE NIVEA! LA UNE ÉTUDIANTE TRÈS ACTIVE - ELLE A DONC BESOIN DE NIVEAI (^^NIVEA HUMIDIFIE EN PROFONDEUR, LÀ OÙ NAÎT LA BEAUTÉ C'est une précaution de beauté toute naturelleI Chaque jour — toute l'année — toute jeune fille a besoin de la crème NIVEA à Taction pénétrante.Les vents cinglants, le soleil brûlant l'air sec de nos maisons peuvent tarir les huiles précieuses de l'épidémie.Mais la crème NIVEA rétablit l'humidité naturelle de l'épidémie parce qu'elle contient Eucerite — ingrédient unique qui se rapproche encore plus que la lanoline des huiles naturelles de votre épidémie.Eucerite nourrit l'épidémie en profondeur .là où nait la beauté.Confiez votre épidémie au double traitement de la crème NIVEA.Employez-la comme crème nettoyante et comme crème de base tous les jours! '4?ET RAVIVEZ IA BEAUTÉ DE VOS CHEVEUX AVEC LE NOUVEAU SHAMPOOING NIVEA Votre chevelure est plus soyeuse et plus attirante quand vous employez le nouveau SHAMPOOING NIVEA.Comme lo CRÈME NIVEA, il contient Eucerite pour faire briller vos cheveux de l'éclat naturel de la santé.A7f EA est une marque déposée de ,\ivea Pharmaceutical* Ltd., Montréal, Canada A REVUE MODERNE — OCTOBRI 1959 18 QUAND LES COEURS.I Suite de la page 7) Dans ces moments-là, elle s'arrêtait à peine pour prendre un peu de café et du pain que lui montait obligeamment la concierge de son immeuble.Régine regarda le chevalet.Oui, cette toile était bien d'elle ! Le démon de l'art l'avait toujours possédée.Lorsqu'elle était devenue orpheline, restant avec peu d'argent pour toute ressource, elle avait quitte sa province natale pour venir à Paris.Elle avait refusé l'offre d'une vague tante qui lui proposait de la prendre sous son toit.A la sécurité d'une vie plus facile, elle avait préféré une existence pleine d'embûches et de combats.Elle voulait devenir une artiste.Elle avait travaillé dans une Académie, un vieux maître s'était intéressé à elle Elle continuait à créer avec persévérance; elle connaissait déjà quelques succès.Encore dans la fièvre de la composi- tion, elle ne pouvait pas juger son dernier travail.Elle le voyait avec des yeux déformants.Bientôt, elle éprouva le besoin de soumettre sa toile à une critique impartiale et iuste.Son maître, le professeur Franck 1 am bert habitait deux étages en dessous de son studio.Elle attrapa son tableau qu'elle couvrit d'une "toilette" noire, ne prit pas même le temps de mettre un béret, ni de glisser un manteau sur ses épaules.Elle des- Les y«'"\ I"1.nt |j m.-r 1rs i nuleurs MASGARAMA ¦ La baguette magique Mascarama applique une couleur iVlalaulr — 11r If- i il- tout m If- -fparalll i-iimmi' par magie.Pas besoin d'eau ni de brosse! 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Bouleversée, ne sachant trop ce qu'elle disait.Régine s'écria : — Non .une autre fois ! M.Daniello doit être pressé.— C'est vrai, Lambert, il faut que je m'en aille.Maintenant, il s'entretenait avec le vieux maître sans plus s'occuper de Régine.La jeune fille le savait : il traitait toutes les femmes avec une désinvolture blessante.Daniello Rynaldo, comblé r " la fortune et les honneurs, se sachant des beau garçon et la coqueluche de e-admiratrices, se montrait toujours as-ez fat et arrogant.Lambert, qui avait un coeur excellent et sensible à toutes les nuances devina l'embarras de Régine et lui proposa — Je monterai chez vous tout à l'hei c Elle comprit que c'était un congé et se retira avec son tableau Mais Lambert haussa les épaules en disant à Daniel'"1 — Le succès, mon garçon, te poumra si tu n'y prends pas garde Pour, loi n'as-tu pas daigné jeter un coup d'uci' sur la composition de Mlle Sandi I Cette petite a du talent, elle demand- a être encouragée, le moindre avis de ta part lui eût fait plaisir.(Suite en page 30) LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1959 19 LE DÉSIR D ETRE belle Il n'est pas de plus compréhensible désir, pour une femme, que celui d'être belle et.de le rester.La beauté est, de nos jours, facile à conquérir.Il faut d'abord, une bonne-santé, puis quelques soins.Si vous voulez, nous étudierons cette question ensemble, au cours des prochains mois.Naturellement, il faut, pour être belle, donner, à première vue, une apparence soignée.C'est vrai pour les dents, le teint, et surtout pour les cheveux.Même si des photographies, publiées un peu partout vous montrent comme étant à la dernière mode des imitations de Brigitte Bardot, avec une chevelure qui a l'air de n'avoir jamais été peignée répandue sur les épaules, ne croyez pas que ce soit cela, la mode.C'est tout au plus UNE mode et encore, qui peut la porter, sinon les très jeunes filles ?Tandis qu'une belle coiffure vous donnera toujours cette apparence de femme soignée qui est aussi une preuve de bonne éducation.Petit à petit Je vous ai dit que nous étudierions ensemble toutes ces questions.Petit à petit.Il y a sur ce sujet tant à dire et chaque année amène une découverte nouvelle.La mode change aussi et si, une année on aime le maquillage un peu fort, avec le teint ocré, la saison suivante on préférera les tons adoucis, le maquillage clair et au lieu de rouge un peu agressif, on aimera mieux les tons roses pâle.C'est donc dire qu'il s'agit d'un •ujet sans cesse renouvelé.Pour la coiffure, c'est exactement la même chose On se rend tout de même compte et i ela de plus en plus que rares sont les femmes qui ne font pas, plus ou moins "travailler" leur chevelure.Il n'est pas toujours question d'une vraie k-inture.Simplement, par ces procédés (|ue savent donner les personnes qui connaissent bien leur métier, et avec •les produits sans cesse perfectionnés et inoffensifs, on peut toujours retou-'her l'aspect d'une coiffure.Les jeunes filles aiment bien avoir.dans leurs cheveux des "coups de soleil".D'autres aiment mieux une coloration uniforme, mais plus riche que leur véritable couleur.D'autres aussi se font entièrement décolorer puis recolorer en un ton tout à fait nouveau allant du "silver" ou "platine" au roux auburn.On voit plus souvent les cheveux cherchant à éclaircir leur couleur, et seules les vraies brunes demandent le noir qui a parfois des reflets bleus.Cette coloration des cheveux a un autre avantage, surtout pour les personnes qui ne peuvent pas aller très souvent chez le coiffeur : elle donne à toute leur personne un aspect soigné avec un peu de mystère.Et puis, quelle femme n'aime pas, de temps en temps avoir un petit changement ?Il semble que cela porte à la bonne humeur, à l'optimisme souriant.Les cheveux courts La raison pour laquelle je donne le plus souvent le conseil de porter les cheveux courts est qu'ils sont plus faciles à entretenir.Une coiffure courte "tient" plus longtemps aussi.Et même si les cheveux ont suivi un traitement, ils sont plus forts, courts.Toutes les femmes, toutes les jeunes filles ne disposent pas de beaucoup de temps pour se coiffer, le matin avant de partir au travail.Avec la coiffure courte, un coup de brosse suffit pour remettre en place les ondulations.Et puis, la coiffure courte fait propre, fait net.Elle permet aussi les transformations les plus diverses.Les jeunes filles aiment changer de coiffure, surtout lorsqu'elles prévoient une sortie.Tout est facile à réaliser avec une chevelure bien coupée, permanentée et courte.Il suffit de demander à la coiffeuse (ou au coiffeur) de donner à vos cheveux la forme qui encadre le mieux votre visage.S'il est bon visagiste, il la trouvera et vous serez plus jolie encore.Le mois prochain nous étudierons ensemble ce qu'est le cheveu.A bientôt.Pour le prix Arday est imbattable! 17 RUBIS $I295 seulement COMPAREZ SES AVANTAGES A CEUX DES MONTRES SE VENDANT $40.00 SHIPMATE modèle A-8I Elégante forme masculine avec mouvement AliOAY à ancrv et 17 rubis pour plus de precision et de durée, l.tanche.antichoc, antimaGnrtujiie.trotteuse centrale, 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Anlay le plus proche.BIJOUTIER ARDAY LE PLUS NOM PROCHE ADHKS I Kl, Mire* nuiultVn ENVOYEZ CE COUPON AUJOUROHUI! \ ILLI.ZONK.PRUV.1 A REVUE MODERN I: - OCTOBRE 1959 49859 20 Le trachome, plaie d'Egypte ptCUL QsjOTL-JsiUpL (Bâ£jLo/L Le congrès de Pédiatres qui a eu lieu dernièrement à Montréal et a groupé quelque 2.000 personnes venant de 45 pays, a ouvert les yeux du grand public sur certains maux, ignorés sous nos climats et qui ravagent une grande partie du monde.Entre autres, le trachome Qu'est le trachome ?C'est une maladie des yeux, qui sévil tout particulièrement en Afrique du Nord, en Egypte, au Sénégal ainsi qu'a peu près partout en Asie.On peut dire sans forcer les termes que trois cents millions d'êtres humains et tout particulièrement des enfants souffrenl de cette maladie chronique qui provoque une douloureuse granulation des paupières, opacifie la cornée et afflige souvent ses victimes d'une demi cécité.Il semble que le trachome ait existé de lout temps dans les pays chauds Hippocrate lui-même décrit une affec-lion caractérisée par une inflammation des yeux, avec granulation des paupières et purulence, pour laquelle il prescrit l'arrachement des cils, application de vert-de-gris et l'usage de divers collyres.De nos jours, on n'oserait certes plus appliquer de vert-de-gris, reconnu comme poison violent, sur des yeux en- llammes et tout particulièrement sur ues yeux d'enfants.En Egypte Cyrus, roi des Perses, demanda au roi d'Egypte Amasis un spécialiste pour les maladies des yeux et Amasis se hâta de le lui envoyer.La considération que s'acquit ce médecin à la cour de Cyrus fut telle que Cambyse déclara la guerre a I Egypte sur ses suggestions.La maladie des yeux était tellement courante en Egypte qu'au temps des Ptolemees, à l'époque où l'Egypte était pourtant une terre de haute culture tout le monde en souffrait.L'endémie devint moins forte au Moyen Âge.Un en a la preuve par le l'ail que les médecins arabes, héritiers de l'Ecole d'Alexandrie n'en font pas mention, non plus que les chroniqueurs des Croisades.Mais quand le déclin de l'Egypte commença, le mal revint, plus fort que jamais.Dès la fin du XVIe siècle, le médecin Vénitien Prosper Alpinus, qui séjourna plusieurs années au Caire, dit du trachome qu'il est la clé du pays De nos jours La situation n'a fait qu'empirer au cours des XVIII cl XIXe siècles, qui I .il >¦ mil Krahim est venue montrer son enfant à l'infirmière française déléguée à Kissani (Maroc).Il est atteint d'un trachome doublé de conjonctivite aiguë.On va lui appliquer un onguent à l'auréomycine et en moins de trois jours, il y aura un mieux sensible.La conjonctivite guérie, on aura raison du trachome.marquent la lin de la regression de lu civilisation égyptienne.I es troupes de Bonaparte ne lurent pas épargnées, ni les troupes anglaises qui devaient leur succéder.Puis le trachome passa les mers cl s'étendit en une vaste épidémie qui ravagea les lies Britanniques, l'Irlande et le Nouveau-Monde.Bien sur, actuellement, dans lout le délia du Nil le mal est en nette régression à mesure que s'affirme le rele vement du niveau social el sanitaire des populations égyptiennes.Mais il en reste encore beaucoup.(TROP) de par le monde et lout par ticulièrement dans les pays déjà nommés.L'opération trachome Il est bien évident que la science et la médecine conjuguées font au trachome une guerre à outrance, partout où il se manifeste.En Egypte, il se complique, à cause du sable, de conjonctivites fort douloureuses.Et puis, on sait maintenant que son principal agent vecteur est la mouche.Combien de personnes qui sont allées dans les pays chauds où sévit le trachome en sont revenues effrayées de voir des enfants aux yeux couverts de mouches, qui ne faisaient même rien pour les chasser.se disant qu'une de parue il en revien drait dix II n'est pas difficile dans ces conditions, de se rendre compte de lu rapidité avec laquelle le mal se repan dait.Un traitement collectif u été entre pus.tout particulièrement dans les ecu les Deux armes ont etc empruntées i l'arsenal de la thérapeutique moderne la pommade à base d'anlibiotiques et les emulsions de sulfamides.Elles gué rissent en quelques jours les conjoncli vités aiguës.Elles sont aussi fatales dans une mesure moins rapide, mats tout aussi appréciable, au trachome Elles conjurent son aggravation et hâtent sa guérison.Leurs remarquables vertus thérapeutiques leur valent une reputa non de remède quasi-infaillible et leur usage, fort simple, les désigne bien pour le traitement collectif Les détails que nous vous donnons ici nous ont été fournis par l'Organisa tion Mondiale de la Santé, qui nous a parlé aussi d'une opération trachome, faite à Calioub Bilan : 5,000 enfants d'âge préscolaire, traités par des emulsions de sulfamides: 2.500 écoliers Irai tes aux antibiotiques, deux lois par |our.rendant M) jours consécutifs.(Suite à la page 39) A Jogjakarta (Indonésie) où on fait une grande campagne contre le trachome.Voici un médecin européen examinant les yeux d'une jeune indigène.Il doit d'autant plus lui soigner les yeux qu'elle est enceinte.Les maladies de la vue et tout particulièrement le trachome sont dépistées un peu partout dans 1rs pays chauds.Dans les pays tropicaux où sévissent les maladies des yeux telles que le trachome et la conjonctivite aiguë, les médecins doivent souvent livrer bataille à un autre genre de mal: le préjugé et surtout le préjugé religieux.Il y a beaucoup de tabou parmi ces peuples, ou seules les femmes travaillent étant créatures inférieures.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 1 21 Choisissez un Zenith-lexcellence de sa qualité en fait le téléviseur ayant le meilleur rendement au monde Rien n'est négligé dans la fabrication des châssis horizontaux Zenith.Faits à la main avec un soin minutieux, ils garantissent un fonctionnement plus sûr et donnent moins de soucis d'entretien.Ci-dessus le Zenith Zenith produit des radios dont la haute qualité est renommée dans le monde entier depuis 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COSMÉTIQUES PERSONNELS WINDSOR ONTARIO GROSSE POINTE MICH LONDRES.ANCLE) t m H £ UoiÂSL onÇant sdL Ajcl vjul VITAMINES PANACÉE OU FUTILITÉ ?pwi (Domwiqiie Ûidbwi Vitamines '.panacée pour quelques unes, cauchemar pour d'autres qui ne savent plus comment s'y retrouver ou encore futilité à dédaigner, mode nouvelle, caprice de médecin .où est la vérité ?Il serait, ie crois, imprudent de les sous-estimer sous prétexte qu'autrefois, on les ignorait et on ne s'en portait pas plus mal ! Assertion que les statistiques pourraient bien démentir ! El la vie a bien changé depuis cet "autrefois" qui sert trop souvent d'excuse à la négligence.La science moderne nous les a fait connaître et seul un esprit réactionnaire, pour ne pas dire obtus, en pourrait nier le bienfait.Elles obvient à plus d'une lacune et elles se vengent, combien cruellement parfois, d'un régime alimentaire qui les méconnaît.Elles jouent, dans la croissance, un rôle important Pour faciliter à la maman la tâche d'équilibrer le menu du bébé, nous lui donnerons, ici, quelques indications sur les vitamines A.B.C et D qui sont les plus importantes La vitamine A: Une carence de cette vitamine est caractérisée par la lenteur avec laquelle les yeux se remettent des effets aveuglants de la lumière intense.Elle provoque aussi un arrêt de la croissance et accentue la prédisposition à l'infection, rend la peau sèche Où la trouver : Dans les abricots, les carottes, les choux, la laitue, le foie et les épinards.La vitamine B: Combinaison de plusieurs vitamines (entre autres, thiamine, riboflavine, nia-cine) la vitamine B joue un rôle extrêmement important dans l'assimilation des aliments qui fournissent de l'énergie à l'organisme humain La vitamine B' (thiamine) prévient le scorbut et la névralgie.Une carence prédispose à la névrite Où la trouver : Dans les céréales entières, dans le foie, le lait, la mélasse, la levure.Elle se perd facilement durani la cuisson, surtout quand on jette l'eau La vitamine B': La vitamine B' (riboflavine) n'est pas moins importante Un manque de cette vitamine entraine la démangeaison des lèvres et des yeux.Des ulcères apparaissent aux commissures des lèvres, la langue est d'une rougeur anormale Où la trouver.elle abonde dans le lait, le foie, les oeufs, et le germe de blé La niacine: (ou acide nicotinique) prévient la diarrhée, les dermatites et les perturba tions mentales.Où la trouver : Dans le foie, le germe de ble.la levure, la viande.La vitamine C: Cette vitamine, nécessaire à la bonne constitution des dents, prévient le scorbut et protège les parois des vaisseaux sanguins.Où la trouver .Dans les agrumes el leur jus (oranges, pamplemousses) les fraises fraîches, les cantaloups, les tomates, les pommes de terre, les choux-fleurs, les choux et les navets.La vitamine C se gâte facilement à l'air et a la chaleur.II vaut donc mieux manger ces aliments crus ou peu cuits.La vitamine D: Elle est nécessaire à l'utilisation du calcium et du phosphore dans la formation des os et des dents.Un manque de vitamine D amène le rachitisme, les difformités dues au ramollissement des os.Où la trouver : Les rayons du soleil en fournissent.On la trouve aussi dans l'huile de foie de poisson.Danger ! Il y aurait danger à suppléer à des carences de vitamines par des pilules, comprimés ou capsules, sans l'avis d" médecin.Inutile de se casser la tête « faire des calculs compliqués pour équilibrer votre menu et faire absorber a l'enfant toutes les vitamines dont il a besoin.Il existe un moyen bien simple et qui a été mis à l'épreuve : imwg" des aliments variés.Ne pas s'en tenir a un ou à quelques mets.Sous pretext par exemple que la niacine prévient lel perturbations mentales, il serait nocif at s'en tenir aux aliments qui en conlii" nent afin que bébé conserve intacte son intelligence.Il faut varier le menu, non pas par simple caprice, mais d'une 1 1 çon rationnelle.La santé de l'enfant n bénéficiera, sa croissance en sera fa litée et il s'épanouira, fleur humaine 11 .n.lin du monde.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19 Ix-s meubles Deilcraft sont fabriqués avec le plus grand soin et avec un art achevé De» maîtres-ébénistes choisissent d'abord des bois de qualité, qu'ils traitent scientifiquement |>our ensuite en faire des meubles élégants.Alors, on les vernit, on les polit et on les astique à la main pour faire ressortir la beauté naturelle du bois, jusqu'au moment où l'on obtient les magnifiques produits que vous voyez ci-contre.(a) l'ensemble de chambre à coucher Polynesian: six meubles harmonisés dans le style oriental (b) l'ensemble de cuisine scanda: une combinaison des styles suédois et canadien, (c) fauteuils et divans deilcraft; confort impeccable, grand choix de modèles et de couleurs.(d) l'ensemble sceptre: tables de fantaisie qui s'harmonisent au radio-phonographe stéréophonique haute-fidélité Sceptre.Tous les meubles des appareils stéréophoniques et téléviseurs Electrohome sont de conception et de fabrication Deilcraft.Tous les appareils stéréophoniques Electro-home sont montés séparément et soigneusement vérifiés.On choisit avec précaution les pieces constituantes.Les boîtes des haut-parleurs, d'une acoustique scientifique, sont fabriquées de bois dur massif, colé et renforcé pour éliminer toute vibration.La "convergence équili brée des sons stéréophoniq ues' ' est l'un des nouveaux perfectionnements Electrohome.Où que vous soyez assis, quelles que soient la forme et la dimension de la pièce, vous jouissez de la stéréophonie haute-fidelité dans toute sa plénitude.Voici deux appareils stéréophoniques à convergence équilibrée, le cathedral (e) et le sceptre (f).Ce sont deux phonographes stéréophoniques haute-fidélité avec postes récepteurs.Dans le domaine de la télévision, Electrohome a perfectionné un nouveau châssis qui émet une image propre, précise et claire.Le sherwood (c) et le sheldon (h) possèdent tous les deux la nouvelle image haute-fidélité.Le sheldon est l'appareil le plus complet, car il est doté d'un poste récepteur et d'un appareil stéréophonique haute-fidélité Pour obtenir ce qu'il y a de mieux en fait d'appareils et de meubles, consultez Electrohome, Maison Exclusivement Canadienne.Consultez votre marchand dès aujourd'hui.DES BOIS DE CHOIX FONT LA BEAUTÉ DES MEUBLES Deilcraft ET LA RICHESSE DU SON DES APPAREILS EBENISTERIE DEILCRAFT .TELEVISEURS .APPAREILS STEREOPHONIQUES H A UTE - FI DE LIT E .RADIOS .PHONOGRAPHES • HUMIDAIRES .FAHKIt)UF.S PAR ELECTROHOME DE KITCHENER, ONTARIO, MAISON EXCLUSIVEMENT CANADIENNE A REVUE MODERNE — OCTOBRE 1959 26 La directrice de la Section d'économie domestique du ministère des Pêcheries, VBûtëïWf DE POISON.NÉMRÈ SEuOM DE BONMES RECEÏÏES! Le doré à la menthe .les filets piquants .savoureux .nourrissants .tout à fait délicieux.Deux seulement des nombreuses RECETTES DE POISSON présentées dans la brochure "Le POISSON dam la CUISINE canadienne" — publiée par le ministère des Pêcheries.Demandez-en un exemplaire sans tarder.Remplissez simplement le bulletin de commande ci-dessous.Avec la collaboration de l'industrie de la pêche, le ministère des Pêcheries veille à ce que vous ne consommiez que du poisson de qualité supérieure*.Inspection minutieuse, programmes d'information et de recherche .tout cela vous garantit la meilleure qualité lorsque vous achetez les produits des pêcheries canadiennes.'Recherchez toujours ces emblem** de la qualité sur les produits du poisson frais ou congelé .Ministère des Pêcheries OTTAWA.CANADA LHON.J.ANGUS MACLEAN.MINISTRE • GEORGE R.CLARK.SOUS-MINISTRE "Le POISSON dans la CUISINE canadienne" • Achat «Préparation • Plus de 50 illustrations L'Imprimeur de la Reine, Ottawa Veuillez m'envoyer un exemplaire de la nouvelle brochure "Le POISSON dans la CUISINE canadienne" publiée par le ministère des Pêcheries.Ci-joint $1.00.(en leur» moulées) Prov.4u Sec y/h par Tante Marie MENUS D'AUTOMNE Un jour dans un vaste jardin plantureux, un jardinier courbé examinait ses beaux plants de pommes de terre.C'était le temps de la récolte.Alors que tout semblait calme, deux petites pommes de terre jasaient dans l'ombre."Tu sais, dit la plus grosse, je suis maintenant potelée, ferme, de beau pelage.Alors que j'ai tant reçu, je vais donner à mon ami, l'homme, des éléments nutritifs dont il ne se doute pas.Il faut fournir à l'homme vitamines et minéraux dont il a besoin.' Et sur ce, la pomme de terre se vit ravir par la main du jardinier.La seconde ne tarda pas à suivre sa commère.La première procura tant de délices à son ravisseur, qu'il vint chercher la cadette.De jour en jour, notre jardinier se redressait, la fatigue lui semblait moins lourde à côtelette ; de porc ou d'agneau et les brochettes, un régal."Semaine du poisson «t des fruits de Mer" — du 19 au 25 octobre Un moule au crabe et au cuir), un mets de choix, que vous ferez un jour de réception.Il est fait de crabe en conserve, champignons, olives, piment et de béchamellc bien lisse.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19^9 27 porter car il continuait à manger ses deux portions de pommes de terre.Il demeure donc cjue la pomme déterre est le légume usuel et recherché des bonnes tables, et l'emploi de deux portions par jour contribue sûrement à rendre les repas plus at-I rayants cl plus ce nnoiiiK|Ues Attention, mesdames, si vous sur-v ilkv votre ligne ! Les pommes de terre ne font pas engraisser.L'embonpoint survient seulement si vous ingérez une plus grande cjuantité de calorics que votre activité n'en requiert.Pour apprêter les petites pommes de terre nouvelles, savourcusement, il suffit de les faire bouillir On peut aussi les badigeonner de beurre fondu et les rouler dans du persil haché Peut-on trouver plus fraîche garniture ?On les sert, à l'accoutumée, comme accompagnements des viandes, du poisson ou de l'omelette Rien n'est meilleur qu'une omelette à la ciboulette accompagnée de petites pom-rus de terre au persil.SALADE DE POMMES DE TERRE (donne 6 à 8 portions) Du bacon cuit et émietté ajoute de la saveur à cette salade de pommes de terre qui est particulièrement délicieuse, lorsque servie avec de la viande froide ou du poulet, et, si on le désire, une salade verte.SALADE 6 tasses de pommes de terre cuites coupées en dés (environ ( grosses) 1 tasse de céleri haché .s oeufs cuits dur et hachés V2 tasse d'oignon haché 'A de tasse de bacon cuit et émietté 2 cuillerées à table de gras de bacon '/( de cuillerée à thé de poivre 1 cuillerée à thé de sel Mélangez tous les ingrédients ensemble avec la sauce à la salade La saveur n'en sera que meilleure, si vous faites refroidir 2 heures avant de servir.PAIN À LA VIANDE (donne Ci à 8 portions) 1 livre de steak haché 1 lisières de bacnn cuit et haché 2 oeufs battus légèrement 2 tasses de chapelure l/i tasse d'oignon haché 1 c.à thé de sel '/g c.à thé de moutarde en poudre Vg c.à thé de poivre '/l c.à thé de thym '/( c.à thé de sauge 1 tasse de lait 1 tasse de tomates en conser\-es bien égouttées Mélanger le steak, le bacon et les oeufs.Combiner les autres ingrédients ensemble dans leur ordre respectif — Incorporer les mélanges I un dans l'autre et bien mélanger — Remplir une lèchefrite beurrée de 5 x 9 pouces de grandeur.Placer, découverte, au four modéré (350°F) pendant 1 heure CASSEROLE RAPIDE DE CÔTELETTES DE PORC ET DE NOUILLES (donne •( portions) Voici, pour les temps frais et sa-ubres, un mets en casserole, substan-iel et nourrissant ! I côtelettes de porc, ayant y2 pouce d'épaissc-ur.3 FAÇONS DE REHAUSSER LA TARTE AUX POMMES AVEC DU FROMAGE CANADIEN Octobre est le MOIS DU FROMAGE Essayez ces trois recettes de desserts au fromage: Sauce au fromage Cheddar: Faire chauffer au bainmarie 1 tasse de lait évaporé.Ajouter 1% tasse de vieux fromage Cheddar canadien râpé et V* de cuillerée à thé de sel.Faire cuire en remuant, à feux doux, jusqu'à ce que le fromage ait fondu.Servir chaud sur de la tarte aux pommes.\____ Garniture au fromage a la crème: Battre un paquet (4 onces) de fromage a la crème, en ajoutant graduellement 2 cuillerées à soupe de lait.Ajouter 2 cuillerées à soupe de sucre et battre jusqu'à consistance mousseuse.Ajouter 2 cuillerées a soupe de noix hachées ou de gingembre (en conserve) haché.On a dit qu' "une tarte aux pommes «ans fromage est eomme un soleil eaehe" par un nuage"! Et les fromages canadiens — nourrissants et délicieux — se prêtent mieux que tous les autres à diverses préparations succulentes qu'ils rehaussent de leur saveur piquante.Participez donc au "Festival du Fromage", en octobre, en utilisant le Cheddar et les autres fromages canadiens pour faire des sandwiches, préparer des plats et des desserts .en variant la recette chaque jour.Ecrivez dès maintenant à l'adresse ci-dessous pour recevoir l'intéressant petit livre de recettes au fromage de Marie Fraser.Il est gratuit.Fromage Cheddar en tranches: Poser sur un plateau à fromage un bloc de bon fromage Cheddar canadien et laisser chacun y trancher la quantité qui lui plait pour accompagner la tarte aux pommes .un régal digne d'un roil Service des produits du lait FÉDÉRATION CANADIENNE DES PRODUCTEURS DE LAIT 160 est.boul.Dorchesler.Montréal, PO A REVUE MODERN F — OCTOBRE 1959 28 Ce qu'il y a de mieux pour bébé liiir lllani lu- lla/iiiit CONSEILLÈRE HUH EN PUERICULTURE Les couleurs et les sons les petits bébés aiment les couleurs brillantes et les bruits joyeux.Comme premier jouet pour votre enfant, rien de plus gai qu'un joli chapelet de billes de couleurs et de grelots suspendu à travers son berceau ou son carrosse.Ça ne coûte rien et ça lui procurera des heures d'agrément.Puis ce sera le hochet qu'il secoue avec tant de joie.Et une simple cuiller de bois avec laquelle il pourra jouer du tambour sur le plancher de son petit parc.Oui, les jouets les plus simples sont les plus appréciés! Va dla joie dans lu variété Otirez-lui ses jouets par rotation et ils lui sembleront toujours nouveaux.Les bébés aiment la variété et cela s'applique à leurs aliments.Rendez les repas du petit plus agréables en lui servant tour à tour les sept céréales Heinz pour bébés, toutes faciles à mélanger, il ne faut que TA secondes pour leur donner la consistance ultra-lisse que préfèrent les bébés.Servez-lui les céréales Heinz pour bébés et vous verrez comme il trouvera ses repas plus intéressants.Faite—en un bâtisseur 1 Il sera enchanté de son premier jeu de blocs.D'abord il les manipulera.Puis il cognera un bloc contre l'autre.Enfin il bâtira des tours "très hautes" ou des ponts très précaires.Après le "démolissage," ce sera le plaisir de reconstruire.Cela lui don- nera un sentiment de fierté et développera son imagination créatrice.Très simple jouet, mais combien apprécié! l'our lu croissance— Infniilsoy (le Hein/ Ne manquez pas de lui faire manger cette céréale dont fa teneur en protéines est la plus élevée.C'est, avant tout, la céréale qui aidera à votre enfant à devenir robuste er fort.Comme les autres céréales Heinz, Infantsoy se mélange parfaitement en quelques secondes.(iralis! l'our les futures iiiiiiiinns Une précieuse brochure de 24 pages pour préparer la tenue Je bébé.Elle contient une foule Je conseils pratiques! Ecrirez-moi pour obtenir un exemplaire gratuit de "Futures mamans": Blanche Bazinet, Heinz Baby Foods Leamington, Ontario.Votre coeur se gonfle d'amour o Cet ange qui dort sur votre sein .quel moment enchanteur! Et vous vous efforcez de mériter la confiance qu'il place en vous en lui assurant avec amour le confort et la santé avec la saine saveur des aliments Heinz pour bébés.>\iCoolud MIXED CEREAL e35b Aliments Hoirie pour Bébés © LEURS BIENFAITS D'AUJOURD'HUI DURENT TOUTE LA VIE I millcréc à thé de sel, 1 millcréc a ihc de moutarde en poudra, 2 tasses de nouilles miles, mandes V* de tasse d'oignon, tranché fin 1 boîte (lO'/i onces) de soupe aux ch Lrupîànonj, t petite boite (2/j de tasse) de laii évaporé non dilué t/> tasse d'eau Faites frire les côtelettes de porc jusqu'à ce qu'elles soient brunes sur un côté.Retournez-les et assaisonnez avec le sel et la moutarde Placez les nouilles dans une casserole de li/i pinte.Recouvrez avec les côtelettes et l'oignon tranché, en mettant le côté bruni des côtelettes directement sur les nouilles.Mélangez la soupe, le lait et l'eau.Faites chauffer juste au-dessous du point d'ébullition Versez dans la casserole.Recouvrez Faites cuire dans un four minière (350°F.) pendant 30 minutes.Enlevez le couvercle et continuez la cuisson pendant 30 minutes.poisson \ppiu-ti avec des herbes (donne f portions) 1 livre d'aiglefin congelé (de flétan ou de morue), 1 Cuillerée a table de beurre, 1 cuillerée à thé de sel, V2 cuillerée à thé de sel de céleri, Vi de cuillerée à thé de piment en poudre, V4 de cuillerée à thé de marjolaine, 1 oignon moyen, tranché très fin 1 petite boîte (2/\ de tasse) de laii évaporé non dilué Placez le poisson congelé dans un plat à cuisson de 1 pinte Recouvrez de noisettes de beurre et saupoudre/ avec les assaisonnements.Disposez l'oignon sur le dessus; versez le lait sur le tout.Faites cuire dans un four modéré (3V0°F.) pendant environ 40 minutes Pour servir, garnissez de persil et de tranches de citron côtelettes de porc à la barbecue Le porc a été chez tous les peuples l'animal le plus apprécié en tant que valeur économique.N'est-il pas le chasseur de truffes, champignons souterrains très savoureux ou encore le coureur de perles noires, toutes deux richesses du Périgord Chose certaine, c'est que le porc fournit aux fines bouches des côtele^es merveilleuses lesquelles, apprêtées à la barbecue, valent leur pesant d'or.Autre méthode : faire dorer les côtelettes d'un côté; retourner et napper chaque côtelette d'une cuillerée à table de sauce barbecue Laisser dorer de l'autre côté; retourner et napper également de sauce barbecue Terminer la cuisson à feu doux.Enfin, les côtelettes braisées à la barbecue : faire dorer les côtelette^ des deux côtés.Assaisonner et sau poudrer de farine de chaque côté Laisser dorer.Ajouter de la sauce barbecue à l'épaisseur d'l/( de poua dans le poêlon.Couvrir et cuire tou' doucement environ 50 minutes; re tourner au milieu de la cuisson.Vous avez réussi vos côtelettes d porc à la barbecue ?Servez-en don plus souvent ! salade de porc croquante V2 tasse de champignons hachés, 1 c.à table de beurre, 2 tasses de porc cuit, i 1 tasse de céleri ; en de* 2 c.' table de piment vert I '/i tasse de pommes non pelées, en de LA REVUE MODERNE - OCTOBRE 19V 29 A quoi servent les feuilles?.à jouer, vous diront les petits! En fait, tout est prétexte à de joyeux ébats pour des enfants en santé — et c'est avec des aliments sains tels que le Fromage Velveeta qu'on aide à les garder en santé.Velveeta est bon pour les adultes aussi.Moelleux au goût, il regorge de principes alimentaires profitables à tous .éléments nutritifs du lait auxquels viennent s'ajouter d'autres avantages du lait .Fabriauc dont I» Ourb*c En boîtes de '2 Ib, de 1 Ib, et en pains économiques de 2 Ib.Voyez à lo TV Cine-Feuilleton et le "Krafi Music Holl" avec Perry Como.riche en protéine du lait 'A REVUF MODMRNI' - OCTOBRI ll)S9 J i.à table- d'amandes grillées, mayonnaise à l'huile ou mayonnaise tunc, ltd et poivre.Faire sauter les champignons dans le beurre, égoutter et refroidir.Mêler aux autres ingrédients.Humecter de mayonnaise et assaisonner.4 à 6 portions.GÂTEAUX MINUTE AMBROISIE I1 i tasse de farine- à gâteau tamisée, 2 cuil.à thé de poudre à pâte, % de cuil.â thé- de sel, 1 cuil.à thé de cannelle, 1 cuil.à thé d'épiées mélangées, '/i tasse de jus d'orange frais, '/( tasse de shortening, 2 cuil.â thé d'écorce d'orange- râpée, % tasse de sucre, 1 oeuf, tasse de lait évaporé.Tamisez ensemble farine, poudre à pâte, sel et épiecs.Défaites en crème le shortening et l'écorce d'orange, ajoutant graduellement le sucre, et brassant jusqu'à floconneux.Ajoutez l'oeuf et battez jusqu'à mélange-parfait.Mélangez le lait et le jus d'orange.En alternant, ajoutez le mélange de farine, commençant et finissant avec la farine Déposez les moules à petits pains dans la casserole à petits pains et remplissez chacun au 2/v Bon pour 13 ou 14 gâteaux de moyenne grosseur.Faites cuire dans un four modéré (375°F.) environ 20 minutes, ou jusqu'à brun doré Surmontez de Glaçage Minute Ambroisie.GLAÇAGE MINUTE AMBROISIF 3 cuil.à table de- beurre, Vi tasse de sucre brun, 1 tasse de coco râpé, 1 cuil.à table décorée d'orange râpée, V4 tasse de pulpe d'orange hachée fin.Fondez le beurre; ajoutez sucre brun, coco et écorce d'orange.Mélangez-y de l'orange hachée fin (une orange de Californie taillée en petits morceaux) Etendez le mélange sur les gâteaux déjà cuits, placez sous le gril aussi loin que possible de la chaleur.Grillez quelques secondes ou jusqu'à ce que les bulles du glaçage et le coco commencent à brunir PRIX DE BRIDGE — Servir cette Mousse Tropicale vous vaudra le premier rang comme hôtesse.La saveur intrigue au point que vos amies vous en demanderont la recette — la texture en est si riche et si légère qu'elles croiront qu'il vous a fallu des heures à la faire.Vous pouvez pourtant préparer cette crème glacée sans pareille en quelques minutes.Faites-la la veille et elle sera prête à servir — pas de nouveau battage ou travail additionnel.Un plat à dessert choisi donnera plus de relief à cette Mousse Tropicale; ne craignez donc pas d'utiliser une autre forme de plat.MOUSSE TROPICALE % tasse de jus el'orange frais, V\ tasse de jus de citron frais, V\ tasse de jus d'ananas frais.1 cuil.â thé d'écorce d'orange râpée, 1 tasse de sucre, I tasse de crème à fouetter.Mélangez jus de fruits, écorec et sucre.Battez la crème jusqu'à fermeté; incorporez le mélange de jus de fruits à la crème fouettée.Versez lans le plateau du congélateur et ongelez, brassant une fois quand à moitié prise.Bon pour 6 personnes. 30 QUAND LES COEURS .(Suite de la page 18) — Je suis venu pour vous parler au sujet de ma prochaine exposition et non pour juger les ébauches d'une gamine ! — Evidemment le grand Daniello a autre chose à faire ! Ah ! lomme tu as changé, Rynaldo ! Tu es célèbre, tu vends tes oeuvres au poids de l'or en Amérique ! As-tu donc oublié tes débuts ?Tes découragements, tes soirs de dépression où tu doutais de tout.Le succès monte à la tête et écrase le coeur.Trop souvent, il perd ceux qu'il flatte.Tâche de demeurer simple et cordial avec autrui Mais Daniello à son tour, haussa les épaules et se mit à changer le sujet de la conversation.CHAPITRE II Ce matin-là, Régine, dans son atelier, se sentait incapable de travailler.Sur le chevalet, reposait le taiilc.ui qu'elle avait descendu quelques jour% auparavant chez son vieux maitre.La jeune fille pensait sans cesse à Daniello.Il l'avait tellement troublée qu'elle ne savait pas s'il lui était sympathique ou antipathique.File sentait en-COK sur elle ce regard brûlant qu'il appuyait avec une insistante tantôt amusée lantôt presque cruelle Plus d'une fois, depuis son exposition du printemps dernier, elle avait rêvé de sa haute silhouette, de son visage passionné d'Italien aux lèvres mobiles et sensuelles.Comme toutes telles qui rapprochaient, elle subissait son ascendant, cet irrésistible attrait, qu'en dépit de ses altitudes condescendantes de demi-dieu, il exerçait sur chacune, le plus souvent à son insu.Cependant, Régine, d'un sursaut de volonté, voulut s'arracher à cette rêverie floue, à cette tentation morbide où se diluait l'énergie qui l'animait d'ordinaire.— Après tout, conclut-elle en secouant la tète, ce n'est pas Daniello qui m'aidera à gagner mon pain, ni qui me donnera du talent.Travaille ma fille ! Elle attira auprès de la verrière son second chevalet, prit sa palette, ses pinceaux, commença à brosser une nouvelle toile.Elle traçait un lavis, lorsqu'elle entendit frapper à sa porte Elle cria d'entrer, sans s'arrêter ni bouger son regard.Ce ne pouvait être que la fille de la concierge qui lui apportait son lait, ou bien Franck Lambert, désireux de faire un brin de causette avec elle Mais, dès que la porte fut refermée, elle se tourna et soudain abandonna le pinceau qu'elle tenait entre les doigts .Daniello était devant elle .Il avait un sourire particulièrement lof/ffx/u-t concepts de beauté.p„rvI aine lumineuse, d'aspect fragile, mais si robuste qu'elle peut aller au four: poterie danoise "Viking", blanche comme une aile de mouette.Audacieuse innovation en cuisine .et le condiment préféré des Canadiens, le Sel Windsor dans sa nouvelle présentation bleu, blanc, rouge.séduisant et semblait presque gêné, lui, si à l'aise d'ordinaire.— J'étais venu chez Lambert; il n'est p;Ls là; alors, j'ai pensé que vous pourriez vous charger de lui faire la commission, le voudrais le voir après-demain.File ne disait rien, toujours assise à son chevalet C omme il s'approchait, elle se souvint tout à coup du désordre de la pièce et songea qu'elle n'avait même pas un siège de libre pour faire asseoir son illustre visiteur.D'un bond, elle fut debout.Elle alla enlever sa combinaison rose qui achevait de sécher sur le dossier d'une chaise et voulut cacher le plateau où sa tasse de cafe était aux trois-quarts pleine Elle rougit en murmurant : — Vous m'excusez ! Mais il souriait toujours, ayant suivi tous ses mouvements avec une attention marquée.— Autrefois, j'avais une chambre comme celle-là.On y gelait en hiver et on y grillait en été.Une chambre avec le même désordre .On n'a pas toujour! le temps de ranger .Maintenant, elle aurait voulu qu'il s'en allât; elle se sentait si petite fille en face de lui ! Mais Rvnaldo s'était campe devant le chevalet, il regardait le fameux tableau qu'il n'avait pas voulu voir chez Lambert — C'est bien, cela ! Il y a de l'étoffe en vous, beaucoup d'avenir ! — Vous croyez ! balhutia-t-elle; vous êtes bon de me le dire ! Tout à coup, il se souvint qu'il était le grand Daniello charge de rendez-vous et de préoccupations.Il venait de perdre un temps précieux, alors, il se hâta de dire : — Vous ne me reverrez peut-être jamais.Pourtant, je veux vous souhaiter bonne chance ! Adieu ! Il avait pris la main de la jeune fille et s'attardait à la serrer, tandis que ses prunelles de braise, soudainement caressantes, brûlaient le petit visage pâle, si pâle de Rigine.complè;cment bouleversée.Disormais.la jeune fille ne pensait plus qu'à Daniello.Cela lui était facile.Tous les journaux parlaient de lui, de sa prochaine exposition.Sa photographie était en manchette dans les grandes revues.La radio vantait chaque soir son talent.Des affiches le mettaient en vedette dans tous les quartiers de Paris.L'exposition Daniello était un événement mondial puisque le mahara Ijah des Indes se dérangeait pour y assister et faire l'acquisition de la toile qui lui plairait le mieux.Lorsque le jour du vernissage arriva, Régine n'y tint plus.Le prix de l'entrée était assez élevé.Elle n'avait pas de carte Ce jour-là, elle résolut de ne pa-dejeuner.I Ile consulta sa bourse ci vu qu'elle n'était guère riche; pourtant, en se privant, elle pourrait s'offrir cetu entrée.Mais son ambition était plu grande encore.Elle voulait uchetei in toile de Daniello.Une de ses pchk pochades qu'il vendait assez cher mai> qu'elle supposait cependant abordable Flic avait encore un bijou qui lui venait de sa mere File le vendit, espérant qm la somme qu'elle en avail retiree serai suffisante pour satisfaire sa coûteuse fantaisie.L'heure du vernissage étant arrivée elle se rendit à la salle où avait lien l'exposition Daniello File franchit le hall.Avant d'cnlrci dans le stand, elle faillit s'en aller.File avait honte, soudainement, de sa tenue.Elle savait que les élégantes s'habilleni un jour de vernissage.Elle se regard,, dans une glace.Celle-ci renvoyait la silhouette petite et mince d'une jeune fille, jolie, certes I mais pauvrement vêtue d'un modeste tailleur de drap grenai coiffée d'une toque de feutre File n'avait pas eu les moyens de choisir une robe plus seyante, plus raffinée Elle souffrait dans son amour-propre et dans sa coquetterie de femme.Ne ferait-elle pas également honte à Da niello habitué au public select de ses vernissages11 Tant pis, elle passeraii inaperçue, espérant ne pas être ridicule et elle ne se montrerait pas au grand artiste.Elle se décida et se promena parmi la foule, visitant avec un respect quasi religieux cette galerie de tableaux.Elle admirait, appréciait, comparait, l'emplissait les yeux de ses belles visions artistiques, chaudes et colorées.Jamais le talent de Daniello n'avait été plus solide, plus puissant, plus profond et magnifique Le maitre était là, recevant les hommages, les félicitations officielles.Régine le regardait de loin, redoutant qu'il ne remarquât sa présence.Elle alla vers le stand où s'alignaient les pochades.Longuement, elle les examina, puis fixa son choix.Discrètement, elle s'approcha du vendeur, demandant à voir le catalogue.Elle s'informa du prix de l'oeuvre qu'elle désirait acquérir La somme était un peu plus importante que celle dont elle disposait.Elle en fut désolée.Timidement, elle hasarda : — Vous êtes sûr, monsieur, que c'est bien ce prix-là ?— Le No 59.Mais, certainement, c'est bien neuf cents francs.C'est un pris fort minime pour un Daniello.— C'est encore trop élevé pour ma bourse.Elle osa même s'enhardir jusqu'à de mander : — N'y a-t-il aucune pochade marquee six cents francs ?— 600 francs! Vous plaisantez! Un Daniello pour six cents francs ! ! ! Scriez-vous une ignorante provinciale fr.n chement débarquée dans la capitale 1 L'employé élevait la voix.Régine, affolée, ne savait comment se retirer sans esclandre.Au bruit de la discussion, le maître était accouru.Tout d'abord, il reconn il Mlle Sandral.Elle eut a la fois la joie et la confusion de constater qu'il lui tendait la main en lui disant : — Commcn' étes-vous ici?Vous n'aviez pas de carte, n'est-ce pas ?— J'ai payé mon entrée.— Il ne fallait pas faire cette dépens* — Pourquoi 7 Mes yeux ont plus be soin de visions d'art que mon estom " de pain.(Suite en page S3) LA REVUT- MODERNF — OCTOBRE 19s9 VOICI UN BAS DE NYLON DIAPHANE, SANS CAOUTCHOUC, QUI SOULAGE LES JAMBES FATIGUEES Vous n'avez jamais porté un bas comme le Supp-hose auparavant! Le Supp-hose a l'apparence du nylon diaphane, mais il fait plus qu'habiller la jambe.C'est le premier bas diaphane tout nylon conçu pour soulager les jambes fatiguées, sans utiliser de caoutchouc.Chaque maille est constituée d'un fil de nylon fin torsadé qui possède l'élasticité requise pour gainer et soulager les muscles fatigués des jambes, et les supporter toute la journée! SUPP-HOSE CONVIENT À PRESQUE TOUTES LES FEMMES! Les Supp-hose brevetés sont à la fois "légants et pratiques pour la ménagère, la future mère, la femme qui ; ravaille, et celle qui souffre de varices bénignes.Ils sont excellents pour toutes celles qui doivent rester longtemps debout.Essayez les Supp-hose diaphanes dès aujourd'hui.Vous verrez que vous resterez soulagée toute la journée.Remarquez aussi que personne ne se doutera que vous portez des Supp-hose! UN BAS VRAIMENT ÉCONOMIQUE! Supp-hose ne coûte que le tiers de ce que vous vous attendez à payer.De plus, une paire de Supp-hose dure 5 fois plus longtemps que les bas de nylon ordinaires.Demandez des Supp-hose dans votre marque préférée, à votre magasin.Ils sont offerts en longueurs proportionnées.Couleurs: beige, taupe, noir et blanc.Interrogez votre médecin «95 su r Supp-hose! T ,.,„,„ Supp-hose Murqu.IMpoafe llrpvct No 570.201 UNE CREATION DE KAYSER SQUARE, JULIUS KAYSER 6 CO , LTD .KAYSER SQUARE.LONDON.ONTARIO cette brochure GRATUITE de kirsch vous explique comment eure des ETRIIMt Voici un livre qui révèle le secret de mesurer, doubler, ourler et faire les plis comme une experte.Il renseigne sur les divers modèles .et sur le genre de tringles à choisir.Il explique aussi comment les poser.Naturellement, un vrai travail professionnel exige des rideaux et draperies qui tombent parfaitement.Pour cela, les tringles Kirsch s'imposent, et cette brochure vous aidera à bien choisir les accessoires voulus.I '.11 r obtenir i olrc exemplaire At la brochure "Comment faire les rideaux et draperies", veuillez remplir et poster le coupon ci-dessous.Il vous sera envoyé par retour du courrier.Les tringles à glissières Kirsch p»ur draperies cl rideaux fonctionnent sans ennui.Aucune pièce mobile n'est visible.à OF CANADA LIMITED.WOODSTOCK.ONTARIO À KIRSCH OF CANADA LIMITED, Woodstock, Ontario VfwlU'i m'envo/pf tant dilai mon exemplaire G8A1UIT de ta brochure "Comment faire dei rideau* et draperies".m \q Nom Rue Bureau do potte Province JjCL pl&aasl dlL mjDJLA.Toute la gloire de l'automne se trouve dans les deux pierres qui caractérisent le mois d'octobre : l'opale et la tourma-line.L'opale capte toute la lumière et fait parfois penser par ses reflets, aux ailes des papillons.Ou a un feu couvant sous la cendre.La tourmaline elle, est moins compliquée et ne présente que des couleurs franches.Si vous êtes native de ce mois, l'opale vous portera chance.Vous serez de ceux qui ne peuvent voir une opale sans penser à un arc-en-ciel.Il n'est pas vrai (au contraire) que l'opale porte malheur.Cette idée était venue après lecture du roman de Walter Scott "Anne of Gierstein" où l'héroïne avait plusieurs malheurs qu'elle attribuait aux maléfices d'un joyau.La Reine Victoria rendit toute leur faveur aux opales lorsqu'elle en donna à chacune de ses filles le jour de leur mariage.Sarah Bernhardt se flattait de posséder de magnifiques opales et de leur devoir une partie de sa chance.Pendant les beaux jours de l'Empire romain, les précieuses opales étaient importées des Balkans où on en trouvait en quantité dans les terrains d'origine volcanique.Pline dit que Marc-Antoine vit, à la main d'un sénateur romain, une splendidc opale montée en bague et la lui demanda pour en faire cadeau à Cleopâtre.Le sénateur ayant refusé.Marc-Antoine l'exila de Rome Chimiquement, l'opale est un silicate.Le jeu des couleurs est si merveilleux et changeant qu'on a cru qu'elle portait du feu à l'intérieur.On trouve des opales Arlequin, dont les couleurs sont aussi nombreuses que celles du costume du héros de la comédie italienne, des opales de feu, aux reflets rouges et launes qui viennent du Mexique.Aujourd'hui, c'est l'Australie la principale source d'exportation des opales.Il y en a de blanches, presque laiteuses.Les opales noires n'ont été découvertes qu'au début du XXe siècle.Envoyées à lonjres.elles y furent reçues avec un OCTOBRE L'OPALE ET LA TOURMALINE Bijoux d'opales et de tourmaline de la maison Henry Birks Ltée.peu de scepticisme, mais on se rendit compte qu'il n'y avait pas de subterfuge.L'opale n'est pas très fragile On la monte en bague, en épingle, en pen-dantif.La tourmaline Le mot peut vous surprendre.Il vous fait penser à un chapeau plus qu'à une pierre précieuse n'est-ce pas ?Ce- pendant c'en est une.Elle vient du Br sil et on en trouve de bleues, verte jaunes et roses.On en trouve aussi en Californie, dans le Maine et le Con necticut Madagascar est renomma pour ses tourmalines brunes.Un homme peut porter, en bague, une tourmaline gravée.C'est une pierre ch^r mante qui a le pouvoir de rendre l'esprit joyeux.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19S9 ROME .(Sllltt d$ la page 12) Le mouton de Perse ne perd jamais ses droits.Noir, gris, brun naturel, on le teint aussi en divers tons.Et puis, il y a, en grande vogue aussi à Paris, les pelisses, drap dessus, fourrure dessous.Pour cette doublure de liiurrure, tous les pelages sont employés Un manteau de beau lainage noir sera doublé de civette, un, brun ou vert, de rat musqué, un bleu marine ou bleu royal, de mouton gris ou d'écureuil.À New-York New-York, c'est notre grand voisin et il faut admettre que si nous attachons de l'importance, au point de vue docu-mcnlaire à ce qui se passe dans les grandes capitales de la mode européenne.c'est plutôt vers New-York que nous tournons les yeux quand il s'agit, pour nous, de faire un choix.Parce que, femmes du continent américain sinon américaines, nous vivons d'une vie plus proche de celle de nos voisins et nous avons presque les mêmes goûts.Pas tout à fait tout de même .Si bien que nous résistons difficilement quand on nous présente de pratiques petits ensembles, deux ou trois pièces, en lainage mélangé de fibres synthétiques qui les rendent si faciles d'entretien, des tailleurs charmants, avec cols de fourrure, des manteaux bien enveloppants et confortables, des petits chapeaux spirituels, composés après entente tacite avec les coiffeurs.La mode est charmante cette saison C'est pourquoi nous allons lui faire bon accueil, comme à une véritable amie .N'est-ce pas ?QUAND LES COEURS.(Suite Je la page 30) Le vendeur à ce moment s'interposa : — Madame voulait achetez cette pochade, mais elle la trouve trop chère ! Brusquement, Daniello.le ton bref, or-donna — Je me réserve cette oeuvre, elle n'est pas à vendre.Décrochez-la de la cimaise et remettez-la moi.L'employé obéit.Lorsqu'il eut entre les mains, la minuscule pochade, Rynal-do l'enveloppa lui-même et, prenant le sac de Régine, enferma sa pochade à l'intérieur.— Tenez, ma petite, ceci est à vous '.Régine crut qu'elle rêvait.Elle défaillait, elle qui n'avait rien mangé de la journée et elle dût s'appuyer à une colonne pour ne pas tomber.— Qu'avez-vous ?Elle voulut masquer sa prodigieuse emotion et répondit : — Rien .j'ai faim .— Venez, suivez-moi.Et Daniello lui saisissant le bras l'entraîna.CHAPITRE III Régine, n'ayant plus très exactement connaissance de ses actes, se vit dehors, puis, brusquement assise dans une confortable limousine fleurie d'oeillets roses.Daniello, d'une voix brève, ordonnait au chauffeur — Chez moi ! La voiture roulait vite silencieuse et douce.Rvnaldo, blotti dans un coin, ne disait rien.Mais elle le sentait près d'elle, ainsi que son regard aigu qui la traversait.L'auto stoppa enfin devant un charmant hôtel de l'avenue de Neuilly.Daniello poussa devant lui sa fragile compagne.Régine, maintenant, se trouvait dans un vaste hall somptueusement décoré.Puis on l'introduisit dans un living-room meublé d'une façon moderne où brillaient les pièces d'argenterie, les lumières et, où dans des vases et des coupes de vieux Chine, embaumaient des fleurs rares aux parfums capiteux.Le valet de chambre achevait de dresser la table et Régine remarqua qu'il v avait deux couverts.Daniello revint en pyjama de soie noire à travers de satin blanc.Sa veste ressemblait à celle d'un smoking et l'ensemble de sa silhouette évoquait celle d'un pierrot long et mince; son visage était légèrement livide, contracté par une visible émotion D'un geste, il congédia le domestique, prit une boite en argent niellé, tendit une cigarette à Régine, en choisit une pour lui, et, l'odeur du tabac blond se mêla aux violents arômes des fruits préparés pour le dessert et des riches orchidées.Daniello installa Régine sur le divan, s'assit auprès d'elle et versa des cocktails Elle ne buvait jamais d'alcool, mais vida son verre d'un trait, tant le liquide onctueux avait une saveur exquise et brûlante.Et l'impression féerique s'accentuait Elle voyait comme à travers un nuage rose le grand peintre qui lui parlait, se penchait vers elle et dont la voix était une lente et pénétrante caresse.Du couvert mis, dans une soupière de fine porcelaine, s'échappait un fumet délectable.— Cela sent bon ! s'écria Régime dont Pour un JOYEUX NOËL Donnez PETIT POINT Point d'Aiguille par ALICE GODKIN 3009 - $8.95 (10" diamètre) (nécessaires à 3 échevaux) 201!» - $8.50 (8" x 11") Rien ne peut être plus agréable i offrir en adeau aue quelque objet fait pir vous-même, '-es motifs de Petit Point ou Point d'Aiguille par Uhb Godkin sont faciles A exécuter et font de uperbes cadeaux.Vous recevrez un nécessaire ,vec toutes les instructions et le matériel exigé îles cadres ne sont pas inclus).Les motifs ne "Ht pas étampés, il faut suivre la charte.Commandez l'un des beaux motifs illustrés ci-haut ou écrivez pour recevoir un catalogue illustre contenant plus de 100 motifs.Envoyez un mandat pour le plein montant plus 10< de frais de poste ou commandez C.O.D.Commandez tout de suite et terminez ce beau Petit Point à temps pour Noel.Le nécessaire lui-même fait aussi un agréable cadeau.mWOOLCRAFT LTD.REGINA SASK f Vous raser, madame?n'en faites rien! Emplosez IV'eet plutôt cette nouvelle crème épilatoire rose et parfumée agit comme par enchantement! Ne soyez plus gênée par ces ombres disgracieuses (signes révélateurs de l'emploi d'un rasoir sur les jambes ou les aisselles).Neet fait disparaître jusqu'à la moindre trace de duvet — aucun rasoir n'est aussi efficace.Et quand ils repoussent finalement, les poils sont plus doux et plus souples.Employez Neet à la prochaine occasion .vos jambes seront plus douces et plus lisses.Vous verrez, vous ne voudrez jamais plus vous raser! f AflAl QUAI II V A REVUE MODERN 1: OCTOBRE 1959 l'estomac à jeun depuis le matin faisait sentir sa presence par d affreux tiraillements.— Voulez-vous un peu de consomme velouté ?Elle accepta et avala comme une ambroisie, à petites gorgées, ce potage délicieux.Un ris de veau financière lui-succéda.Elle apprécia cette cuisine appétissante, moelleuse, épaissie de crème, de beurre fin, de quenelles, de champi gnons, de truffes et de crêtes de coq Elle goûta aux entremets, aux vins, aux desserts.Apres ce dîner, elle était légèrement grise, animée, et raconta sa |eunesse a Uaniello qui I écoutait, enjoué et amuse Puis après cette sorte d'excitation nerveuse, un profond abattement envahit la jeune fille Ce fut à ce moment que Daniello murmura : — Vous devez être bien seule, quelquefois, chère petite abandonnée, sans parents, sans amis."L'art est très absorbant, je le sais, n'ayant pas de plus fidèle amie que la divine peinture, mais aussi, nous avons NEMO Des mains invisibles vou^îonnent ifligne BEHAVE Enfilez la gaine BEHAVE de Nemo et vous ressentirez ce qu'elle fait pour vous! Des paumes flexibles en lastex amenuisent vos hanches.Le devant Bc-Flat de la gaine Ncmo efface votre abdomen.Confiez votre ligne aux soins de la gaine Nemo et vous aurez la ligne Behave' Modèle BEHAVE illustré 17.50 et 18.50.Autres modèles jusqu'à 22.50.Pour les silhouettes jeunes, gaines et gaines-culottes Miss Ui-havc à partir de 8.50.The House of FOUNDATIONS NEMO .YOUTHCRAFT- LOVABLE FLEXEES FAIRFORM besoin d'une tendresse, moins exigeunle.moins jalouse et plus concrète.Vous êtes trop seule.Régine.— Oui .affreusement seule .— Moi aussi, je suis seul — Oh ! avec toutes vos relations, vos amis, vos succès, vos honneurs et vos multiple! admiratrices, comment pouvez-vous dire cela ! — Ces femmes ont encombré ma vie sans la remplir ! Pourtant, j'en ai aime quelques-unes pendant des semaines — Cela ne durait pas?— Jamais bien longtemps.On croit a chaque fois que c'est toujours et puis, les tourments, les reproches, les souvenirs arrivent, les serments s'effacent.Elle le regardait d'un air grave et i éprobateur.Il continua : — Alors on est attiré par un autre sourire, un autre visage de femme qui passe .Il était si proche d'elle qu'elle se recula bien qu'il ne l'eut pas touchée.— Il faut cueillir les joies qui s'offrent et lorsqu'elles sont finies, sourire comme moi.Elle le regardait toujours intensément — Vous ne souriez pas du fond du coeur Il eut peur de s'être trop livré, alors il ajouta, son ironie voulant masquer sa sensibilité.— Vous semblez trop bien comprendre Seriez-vous une de ces femmes trop intelligentes dont il faut se méfier ?Il devinl soudain maladroit et nerveux —-Je vais chercher votre manteau.Il l'aida a meure son foulard de son fantaisie II sentit ses cheveux qui glis saient sous sa bouche.Alors, il appuya longuement ses levies sin celle chcvcluic .m parfum elrange, en balbuliant : — J'aurais voulu vous revoir encore J'aurais voulu que vous me fassiez uni place dans votre coeur, comprenez-vous ?Elle n'eut pas le temps de répondre — Venez, ajoula-t-il, je vous reconduis.Ils se rctiouvcrcnl dans la souple voi lure, filant à travers la nuit.Ils se tenaient chacun dans un coin, sans bouger Lorsqu'elle fut a sa poilc, il descendu avec elle cl l'accompagna I Ile ouvrit son atelier, jeta son chapeau sur la table ci lendit la main a son compagnon, afin qu'il prit congé.Ils étaient l'un et l'autre a bout de ré sistance cl, tout à coup, sans bien savoir comment, ils s ctreignirent.Toute la soirée, ils avaient lutté contre ce sentiment qui les tenait malmenant, lèvres jointes.Régine, les bras noués autour du cou de Rynaldo.se lassait bercer par les mains de l'artiste, s'abandonnait à l'un prévue douceur de ce vertige .— Oh! Régine, je t'aime tant, depuis si longtemps ! affirmait passionnément Daniello.— Est-ce possible ?Tu semblais parfois, si distant, si cruel ! J'ai lutté.J'ai cru que ce serait comme les autres fois, une toquade sans durée I/1MP0HTMCE D'UN BON VÊTEMENT DE FONDATION L'automne nous amène une mode nouvelle, plus féminine peut-être encore.Les tailleurs nouveaux, bien coupés, les robes à jaquette ou les petits ensembles deux-pièces, ainsi que les robes-fourreau, si pratiques et si amincissantes demandent une ligne aussi impeccable que possible.Sans parler des robes de cocktail et des toilettes à danser qu'on ne porte pas en été, mais que l'automne ramène avec les feuilles rousses et les premières soirées mondaines.Il vous faut donc, au moment de renouveler votre garde-robe pour la saison, un vêtement de fondation excellent Nulle femme (pas même les mannequins) ne peut complètement s'en passer.Non seulement un bon vêtement de fondation, corset, gaine, corselette, choisi selon votre taille et votre goût doit être de bonne qualité mais parfaitement ajusté à la ligne de votre corps, pour vous donner, à la fois le soutien et le confort.N'hésitez pas et voyez votre corsetière avant de choisir vos robes et costumes d'automne-hiver.Si vous essayez une robe neuve avec un mauvais corset, un soutien-gorge approximatif ou une gaine quelconque, soyez sûre qu'elle n'aura pas la même allure que si vous étiez bien corsetée.Nous ne voulons plus, depuis lontemps de corset et même de gaine qui nous tienne raide.au contraire.Nous recherchons la souplesse, ce qui n'empêche pas le soutien, nécessaire d'ailleurs à la santé.Il y a une foule de modèles de vêtements de fondation, en toutes sortes de matériaux, où toujours on fait une large place aux panneaux souples et élastiques, qui permettent le mouvement.Il y a sûrement un vêtement de fondation qui vous conviendra, dans l'immense choix actuellement sur le marché.Consultez immédiatement votre corsetière.Elle ne peut que vous guider de façon certaine.Et quand vous aurez un bon corset, une excellente gaine, une corselctte-une-pièce bien ajustée, vous vous sentirez mieux et surtout, vous verrez comme votre apparence aura changé.Plus mince, débarrassée des petites imperfections comme les bourrelets, vous aurez une ligne nouvelle et vous pourrez tellement mieux faire votre choix parmi les toilettes nouvelles que vous en serez ravie.Croyez-nous, c'est un excellent conseil.Brusquement, elle se leva.Elle étouffait.Elle ne savait où aller, ayant la sensation d'être en cage.Alors, elle se dirigea vers un chevalet où était un tableau, représentant le grand maitre, peint par lui-même.Elle considéra ce portrait, d'une vibrante ressemblance.— C'est bien votre sourire cruel! dit-elle.Puis elle ajouta : — Mais il doit être très tard ! Il faut que je rentre.Le dernier métro est sans doute parti Daniello se redressa de toute sa hauteur.— Que parlez-vous de métro?Mon chauffeur n'est-il pas là ?Elle levait vers lui son pâle visage, frémissant.Mais, je t'aime ! — Je t'aime! Répétait Régine, employant le tutoyement qui lui venait ni-lurcllcment du coeur.— Dis-le encore ! — Je t'aime ! Tu sais, depuis un an, bien avant que tu me connaisses, t'aime depuis ton exposition du printemps dernier.— Depuis si longtemps ?— Il me semble que je t'aime depuis toujours ! — Alors, c'est bien sûr, nous ne nous quitterons plus ?— Plus jamais.— Tu ne m'abandonneras pas?— C'est moi qui ai besoin de ta force — Non, l'homme est un enfant aux bras de la femme.Tu sais bien que je W suis que faiblesse.C'est toi qui me pro- LA REVUE MODERNE c m muni 1959 3) Des cotons aux velours côtelés.deux fois plus de vapeur fait toute la différence Le fer à vapeur General Electric émet deux fois plus de vapeur que les fers à vapeur ordinaires! C'est dire que vous repassez tous genres de tissus, même les velours côtelés, les cotons croisés épais, les lainages, avec autant de facilité et aussi légèrement que vous repasseriez les légers cotons, les toiles et les soies.La vapeur ne refoule pas dans le fer.plus de vapeur pénètre les tissus épais et à texture serrée.Léger et facile à remplir.Cadran des tissus à la portée de la vue, réglé par le simple toucher du doigt.Bouton du repassage à sec ou à la vapeur, à enclenchement positif—relevé le repassage est à la vapeur, abaissé il est à sec, facile à changer d'une position à l'autre.Poignée refroidie par l'air, support de fil électrique exclusif G-E permettant de repasser de la main gauche ou droite.Voyez le fer à vaporisage uniforme G-E—dès aujourd'hui, en vente chez votre marchand G-E.Fer à repasser Poids-Plume —nouveau style avec cadran pour tissus et lumière indicatrice à l'avant.Support élevé I pour fil électrique.FER àcq^^tnffltm GENERAL ELECTRIC :ANADIAN GENERAL A REVUE MODERNE —¦ OCTOBRE 19^9 ELECTRIC COMPANY LIMITED 36 Comment à A 3)rincTss3)at P~ MIITp»Ur A C H EVEUX conservez les coupoos^fimej m Il n'y manque K.- queleVin.Oui, un bon plat poisson ou de fruits de mer n'est pas complet sans une bouteille d'Orvieto Melini .le roi des orvietos.D'un beau jaune paille, sec et distingué, il est le compagnon de rigueur des fruits de mer, du poisson et des f>fttes alimentaires.Avec les viandes, e Chianti Melini .bien entendu I OfgyiETO MELINI Embouteillé done le flacon traditionnel habillé de paillé, par Martini A flo$$i.OFFICE GÉNÉRAL DES GRANDES MARQUES, LIÉE logeras des autres et de moi-même.— Tu me prêtes un trop beau rôle ! Comment, toi, le grand Daniello, tu me dis ces choses .— Je l'aime .Une nouvelle étreinte les enlaça.Encore une fois, elle sentit les doigts secs et chauds de Rynaldo caresser sa chevelure noire.Elle roula sa tête sur l'épaule masculine et les yeux clos, elle rendit avec une maladresse passionnée, le baiser que lui donnait l'homme qu'elle aimait CHAPITRE IV Ils s'épousèrent quelques semaines plus tard Robert Dag, un ami de Daniello et Franck Lambert, le vieux maître, étaient depuis les premiers jours dans le secret.Lorsque cette nouvelle sensationnelle fut connue, ce fut une stupeur Daniello ! le grand Daniello était marié ! Quelle était cette femme que personne ne connaissait et qui avait pu l'enchaîner à ce point '.' ?Les belles amies du peintre n'étaient point les moins surprises.Connaissant ses caprices, sa cruauté, son égoïsme parfois cynique, elles plaignaient la malheureuse — Si habile soit-elle, il ne la gardera pas longtemps ! prétendirent-elles.Il est trop volage et, avec cela, trop jaloux.Il asservit une femme tout en se réservant le droit de tout se permettre et d'obéir à toutes ses fantaisies.Régine tout à son magnifique bonheur ignorait tous ces commérages et vivait dans un ciel sans nuage.Non seulement elle était aimée de Rynaldo.mais il avait insisté pour qu'elle devint sa femme, pour qu'elle portât son nom.Elle se plaisait à le murmurer.Les syllabes italiennes prenaient à ses oreilles une sonorité d'une douceur merveilleuse.— Sa femme! Elle était sa femme! Non seulement dans le secret de leur chair et de leur coeur, mais aux yeux de tous, aux yeux de la société et de la haute société parisienne qui l'accueillait comme une princesse ! A vrai dire, jusqu'à présent, ils sortaient peu.Rynaldo avait renoncé à aller faire en Amérique l'exposition qu'il avait promise.Il restait des journées entières inoccupé; si c'était être oisif que de passer son temps à adorer Régine ! Ils vivaient des heures éblouies, qu'ils interrompaient pour faire des dînettes d'amoureux, durant lesquelles Régine portait de somptueux déshabillés de satin aux neigeuses dentelles.Puis, à cette réclusion en téte-à-tête, avait succédé de longs mois de voyages aux sentimentales escales.Ils avaient connu Londres et ses brouillards glacés, la Hollande et ses champs de tulipes fleuries, l'Italie et ses chefs-d'oeuvre de la Renaissance, Hambourg et son port, la Suisse et ses lacs.Enfin, ils se fixèrent sur la Riviéra, où Daniello avait loué, à Nice, un palais aux jardins dignes des Mille et Une nuits.Parfois, lorsque Rynaldo lisait, Régine retournait à son chevalet, reprenait ses pinceaux et ébauchait une toile, où s'exprimait, en larges touches l'épanouissement de son talent.Mais, le plus souvent, le bonheur l'engourdissait.Sa vie d'autrefois, ses ambitions d'artiste ne la hantaient plus.Elle était la femme de Rynaldo et ne désirait rien de plus.Elle renonçait à peindre, sinon pour son plaisir, pour se "faire la main", comme d'autres femmes eussent tiré l'aiguille dans une broderie.L'hiver s'écoula parmi les mimosas en fleurs; le printemps au milieu des griseries des orangers aux pures corolles.L'été vint, lourd et chaud, sous le ciel méditerranéen, trop bleu, la mer trop belle, le soleil trop brûlant.L'automne, avec un coup de mistral, renversa les feuillages des oliviers d'argent et les branches des eucalyptus aux aromatiques odeurs.Les crépuscules fraîchirent et les roses en buissons s'éparpillèrent sur la mer écumeuse, abandonnant aux rivages leurs petits cadavres de pétales fanés Un télégramme arriva dans la Thé-haïde du jeune menage Daniello 1 e grand peintre, qui avail promis de faire une exposition en Amérique, ne pouvait plus refuser Les collectionneurs d'Europe qui possédaient ses plus beaux tableaux avaient permis que l'on transportât ces merveilles au pays des dollars, par les soins d'organisateurs animés d'un zèle touchant.On n'attendait que la presence du maître pour ouvrir cette exposition.Daniello.tout d'abord, s'emporta.Ne pouvait-on le laisser seul, tranquille, tout à son merveilleux amour ?Mais Régine, bien qu'elle eut de vagues pressentiments, aves sun intuition, son dévouement, sa clairvoyante intelligence, comprit que le grand artiste ne devait pas se faire oublier ! Son bonheur ne devait pas la rendre égoïste.Elle avait peur aussi.Elle savait que les cimes culminantes atteintes, on risque de redescendre brutalement, dangereusement et il valait mieux prévoir et maintenir l'ascension, par de nouveaux prodiges.Elle veillait sur la plante rare de son bonheur.Elle insista donc auprès de son mari pour qu'il acceptât de présider cette exposition.Et ils partirent tous les deux pour les Etats-Unis.Ils visitèrent New-York, les rues bruyantes aux imposants buildings.Ce fut l'affairement des réunions, des réceptions de toutes sortes.Le maître était comblé d'honneurs Son exposition fut un triomphe.Déjà, Régine était lasse de se mêler à cette foule, à tous ces visages étrangers qui lui étaient indifférents.Elle ne se sentait heureuse que lorsqu'elle voyait la physionomie de Rynaldo s'éclairer sous le coup d'une joie imprévue Enfin, après avoir été les proies de journalistes et de reporters indiscrets, ils rentrèrent en France et regagnèrent leur appartement de Paris.Là, il fallut bien reprendre la vie du commun des mortels.Daniello, trop célèbre, était sollicité de toutes parts.On connaissait peu sa femme.On réclama des photographies d'elle pour les journaux; on voulut parler d'elle dans les gazettes; les échotiers firent des mots d'esprit à ses dépens.Toute cette attention lassante, dont Rynaldo et elle étaient l'objet, gênait terriblement la jeune femme.Elle voulait seulement demeurer dans l'ombre et elle renonça à sortir.Elle s'enferma chez elle, tandis que Daniello était obligé d'accepter des dîners et des soupers chez les puissants du jour et les reines du monde financier.Régine ne s'ennuyait pas chez elle; elle s'ocupait de son appartement dont elle soignait le luxe, rédigeait ses menus, peignait ou lisait Pour se distraire, elle avait les bonnes visites de son vieux maître.Franck Lambert venait souvent la voir, ainsi d'ailleurs que Robert Dag, l'excellent camarade de Rynaldo.Celui-ci était un charmant compagnon, un bon coeur, plein de délicatesse et de gaieté.Riche et oisif, il se plaisait à passer de longues heures avec Régine, veillant même avec elle durant les soirées où la jeune femme attendait le retour de son mari, toujours amoureux d'elle.Lorsqu'elle se sentait trop seule, si Robert tardait à venir, Régine l'appelait par telephone.Dag craignit un jour que Daniello ne prit ombrage des assiduités dont il faisait preuve auprès de la jeune femme.Mais, celui-ci, très sûr de lui, certain de son pouvoir sur Régine ou bien, avec le temps, devenu un peu indifférent répondit : — Au contraire ! Je suis heureux que tu tiennes compagnie à Régine, autrement, elle serait si seule ! Repris par mon art et mes affaires je suis hélas ! obligé de la délaisser un peu .A vrai dire elle l'était chaque jour de plus en plus.LAXATIF PURGATIF libère /'organisme.supprime les lourdeurs.Redonne de l'éclat au teint LIMONADE ASEPTA Poils PARTIS FIGURE Lèvres.Bras, Iamb.Après avoir tout essayé, je découvris un moyen sictp'1' MAINTENANT et modique de faire dispa HEUREUSE ! raître les poils superflu?Grâce à son usage régulier des milliers de femmes sont admirées aimées.Mon livre gratuit vous livre mon secret.Posté sous pli discret.Aussi échar till on d'essai.Ecrive.: à ANNETTE LANZETTE, P.O.Box G00 Dept.C-239, Toronto, Ont.ure timbre de 5< pour réponse LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19^9 Ï7 Il était pris par ses compositions, par les portraits que des mondaines désoeuvrées et fortunées, voulaient avoir, à prix d'or.Régine n'ignorait pas que d'authentiques princesses et des eludes de la danse, du cinéma ou du théâtre, emplissaient l'atelier du maître.Posséder son portrait exécuté par Danicllo, était devenu une mode coûteuse, mais une mode qui s'imposait à l'égal d'un culte.Hélas ! Robert Dan ne fut pas sans apprendre que toutes les heures de Danicllo n'étaient pas occupées par les semées de pose de ses hcllcs adoratrices.Après l'amour grave et pur de Résiné, Danicllo se plaisait au libertinage élégant et flatteur de ces poupées modernes.On le disait du dernier bien avec une certaine Maud Migallc, une blonde fort désirable, divorcée deux fois déjà et qui possédait les plus beaux bijoux du monde ! Robert, lorsqu'il fut certain de cet état de choses, demeura plusieurs jours sans oser apparaître chez Mme Danicllo.Sa fervente amitié pour Régine, qu'il aimait profondement, sans vouloir le lui déclarer, craignait de trahir ce qu'il avait appris par des réflexions étourdiment lancées.Il avait une telle pitié pour cette gentille petite femme, désormais sevrée de tendresse.Un soir, pourtant, il se risqua jusque chez elle.— Je vous attendais Robby ! Je m'ennuyais tellement qu'il m'est venu une idée.— Laquelle, chère amie?— Vous aller sortir avec moi ! Jai envie de souper dans un lieu public.— Où voulez-vous aller ?— Mais au Ritz, naturellement.Il me faut un endroit chic ! — Vous n'aimeriez pas mieux vous rendre ailleurs ?il y a tellement de monde au Ritz ! — Justement, j'ai besoin de m'étour-dir ! CHAPITRE V Robert Dag était sur des charbons ardents.Pendant que Régine allait passer une robe de soirée, il réfléchissait à ce qu'il fallait faire.Il n'ignorait pas que c'était au Ritz que Daniello retrouvait Maud Migalle.Patrons nos 9126 et 9124.— Les petites filles, tout comme les plus grande», aiment au début de l'automne, à porter les dernières nouveautés.Il "est rien de plus charmant que la jolie robe que voici et qui convient à la grande comme à la petite soeur, f'n la fera en velours de coton, ou 'n fin lainage.Le patron no 9126 est 'labli pour les tailles 7 à 14.Prix lue.Ils avaient établi la leur quartier général.Il désirait éviter à tout prix une rencontre possible entre Régine et son mari en galante compagnie Comment agir ?Il voyait que c'était impossible de faire changer d'idée à la jeune femme.Par quelle diablerie voulait elle absolument aller au Ritz?Aurait-elle eu vent de quelque chose ?Il ne pouvait y croire.Il prit une résolution.Il voulut téléphoner a Daniello, le prévenir, en copain, qu'il allait venir souper avec Régine.De la sorte, Daniello emmènerait Maud se distraire ailleurs.Mais, Régine, n'était pas de ces femmes qui mettent une heure pour changer de robe.Elle revint bientôt, dans le salon, parfumée, bien coiffée, très élégante dans une toilette de tulle rouge seyant à sa beauté brune.Robert n'eut pas le temps de lancer sa communication.Régine mettait sa main sur l'épaule de son ami, en lui disant : — Que faites-vous là ?— Je téléphonais pour retenir une table au Ritz.Il n'y en a plus une seule de disponible.Tant pis ' Nous irons ailleurs.— Comment, Rob?Vous n'avez certainement pas dit que c'était pour Mme Daniello ?On fera plutôt déménager un client.Laissez-moi agir.Vous allez voir que l'on trouvera bien une table pour moi ! Comment Régine, si résignée, si soumise, si douce d'habitude, exigeait-elle ainsi, tout à coup, et pourquoi tenait-elle tellement à se rendre au Ritz ?Devant l'inéluctable, Dag ne pouvait plus opposer aucun argument.Peut-être Régine, particulièrement en beauté, voulait-elle se montrer ce soir-là et faire admirer sa jolie toilette ?Comme homme, il était fier d'apparaître au Ritz au bras de cette séduisante femme Comme ami.il était bouleversé à l'idée du dénouement qui se préparait.Enfin, si par hasard Daniello n'était pas là.tout se passerait très bien.— Vous le voyez.Robby.nous aurons une table.La voix de Régine, joyeuse et animée (Suite en page 39) BUTTERICK Patron no 9105.— Très gracieuse en sa simplicité, voici une robe tout à fait dans la note de l'automne avec sa I gracieuse encolure.La jupe peut être, selon votre goût, ample ou étroite Lea ni.nulles -ont trois-quarts.Vous la ferez en tissu uni ou imprimé.Le patron no 9105 est établi pour les tailles 12 à 20 et pour 40 et 42 pes de buste.Prix: 50c.Pourvoyez-vous o votre retraite en épargnant régulièrement et méthodiquement?Le montant que vous épargnez présentement est-il suffisant pour vous garantir l'indépendance au temps de votre retraite?Si vous n'êtes pas entièrement satisfait de vos réponses aux questions ci-dessus, vous pourriez songer à un régime d'épargne-retraite au moyen d'une rente sur l'Etat.Ainsi : Si vous êtes un homme âgé de 28 ans et désirez vous assurer une rente de $100 par mois, votre rie durant, à compter de votre soixante-cinquième anniversaire, votre prime mensuelle ne serait dans ce cas que de $14.90.— Et vos primes sont deductibles, dans une certaine limite, aux fins de l'impôt sur le revenu.Ce n'est là qu'un des nombreux plans offerts par le gouvernement.Il en est d'autres qui répondent à vos besoins et dont vous pourriez commencer à bénéficier à 50, 60 ou 65 ans.De plus, pas d'examen médical dans le cas d'une rente sur l'Etat, et elle reste en vigueur même si vous cessez vos versements.MINISTÈRE FÉDÉRAL DU TRAVAIL RENTES SUR L'ETAT CANADIEN Pour obtenir des rescignements détaillés, I veuillez poster le coupon ri-ii^ssous au: Directeur.Renu-« sur l'Ktat.MO I Ministère du Travail, Ottawa ifranr dp port).Veuillez me faire parvenir doi renseiijnementa compléta au sujet des rentes sur l'Etat.Mon nom eut.Je demeure i .M Mme Mlle) .Date de nrfasanco Age A l'échéance de la rente Téléphone .Je rompte que lea renseignement* fournla seront ronnidéré» strictement confidentiels.LES PATRONS ' '' patron est un imprimé Butlerick.Si vous ne pousez l'obtenir au magasin.•'"Iressez directement sotre commande à la l'ie Buttorick.Inc.52N ivenuc 1 >ans, Toronto 14, Canada.\ REVUE MODERNE — OCTOBRE 1959 38 SL '1 Du Barry Le nom: Du Barry! Souvenez-vous du nom: DuBarry.é&4 éortd s « BONJOUR, GAÎTÉ Madame — une nutîtresse femme — d son mari: — Jules! tu vas aller porter cette lettre à la poste tout de suite .J — Mais, Bobonne, tu n'y penses pas.Il pleut à torrents.Il fait un 2 temps à ne pas mettre un chien dehors! ,.— Tu n'as nul besoiyi d'emmener le chien! .Un Monsieur tuent rendre visite à un ami.Il le trouve devant sa machine à écrire: — Comment, s'étonne-t-il, tu tapes tes lettres toi-même?Je croyais que tu avais une dactylo.— J'en avais une, en effet, mais elle est mariée.— Eh bien! remplace-la! — Mais elle ne veut pas! — Qui?Ta dactylo?Mais elle n'a pas voix au chapitre! — Mais si! c'est moi qu'elle a épousé! Mlle Soprano est reçue chez Mme Parvenue qui a réuni chez elle ses amies.La maîtresse de maison sachant que Mlle Soprano a une jolie voix, la prie de chanter.Ravie, Mlle Soprano s'exécute.— Encore une chanson! demande Mme Parvenue.— Vraiment?minaude la chanteuse ravie.Ma voix vous plaît donc?— Oh! moi, vous sai'ez, répond Mme Parvenue, votre voix, les chansons, ça m'est égal.Mais l'eau pour le café n'est pas encore chaudel.Cette artiste parisienne est en tournée.Dans une ville de province, ; î elle obtient un succès triomphal, et à la fin de la représentation au l î milieu des bravos, on lui apporte onze gerbes de fleurs.Comme elle parait fort mécontente le directeur de la salle ! S s'étonne : — Mais, vous avez connu un triomphe sans précédent.Jamais : î je n'ai vu, ici, aucune artiste recevoir onze gerbes de fleurs! — Possible! répond l'artiste d'un ton acerbe, vutis ce que je sais, » î moi, c'est que j'en avais payé douze! .a « «««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««««s CHAUSSURES solides en VINYLE + KOROSEAL au bon magasin Je chaussures t/u voisin,tge A Paris, à Londres, à New-York, tout le monde est d'accord pour déclarer qu'un manteau de rat musqué rasé, imitant à la perfection le pelant soyeux de la loutre est parmi les modèles les plus élégants.C'est la beauté de la loutre au prix du rat musqué.Celui que voici est garni d'un col de vison Emba.LA REVUE MODERNE — OCTOBRE 19^9 39 QUAND LES COEURS.iSuile île lu page 37) l'arracha à sa morose rêverie.— Alors, parlons, en roule! En arrivant au Ritz, Régine, en descendant d'auto, sentit que par un faux mouvement de sa part, l'une des hrclcllcs de sa robe venait de craquer — C'est un désastre, Rob ! dit-elle en riant; il faut que j'aille au vestiaire faire réparer cela.— Je vais occuper noire lable pendant ce temps-là.— C'est cela! A (oui de suite! ¦ A la toilette, Régine demanda a la dame du vestiaire de recoudre cette epaulette.Tandis que l'on s'activait autour d'elle, Jevant le lavabo voisin, deux jolies femmes se "refaisaient" une "beauté" tout en bavardant.Tout d'abord, Régine ne prêta pas d'importance à leurs propos.Mais, soudain, un nom la frappa.Il s'agissait de Rynaldo.Et, instinctivement, elle prêta l'oreille — Tu as raison de soigner la coiffure, disait l'une d'elles.Ce soir, ma petite Maud, tu es la femme du jour ! Tous les journaux ne parlent que de toi.— Oui.Et je crois que celte publicité ne plaît pas beaucoup à Daniello.— Mais avoue que toi, tu en es enchantée ! As-tu lu le dernier écho du grand journal américain: The Paper?On y disait que, non seulement la belle Maud Migalle avait eu son portrait peint en pied par le grand et célèbre Daniello, mais que celui-ci accordait toutes ses faveurs à son inoubliable modèle !.Maud haussa les épaules, pendant que Régine, frappée au coeur, avait l'esprit en déroute.Comme une somnambule, la jeune femme regagna le hall où l'attendait Robert Dag.II remarqua sa pâleur.— Rentrons, dit-elle, voulez-vous ?11 crut qu'elle était prise d'un malaise subit et il demandait déjà la cape de fourrure de sa compagne ainsi que son propre pardessus.Mais à ce moment, Rynaldo Daniello entrait au Ritz, se dirigeant vers la salle à manger.L'artiste serra la main de son camarade.Puis, apercevant sa femme, il plaisanta : — Tiens! Tiens! C'est du joli! Dès que j'ai le dos tourné ma femme sort avec mon meilleur ami I Il essayait de cacher son embatras.Robert ne put dissimuler ses hésitations.— Nous rentrons, Régine est souffrante.— Tu es malade, mon petit?Rynaldo avait eu un cri vraiment sincere en disant cela.Régine eut la force de lui sourire.— Ce n'est rien.Je suis déjà un peu mieux.— Alors, proposa Robert, essayant de relarder le drame, si nous dînions tous les trois ?Mais, Maud Migalle, avait vu entrer D.miello.A ce moment, elle s'approcha.11 le ne connaissait pas la femme du P' inlre, et s'étonnait déjà, dans sa jalousie et son appétit de conquête, qu'il pirlât aussi librement à cette beauté brune.— Ecoutez Rynaldo, commença-t-elle Régine se tenait un peu .1 l'écart, mais elle vit le sourire fascinateur de Maud, essayant d'insinuer son emprise perverse sur Daniello.Elle était glacée de la tête aux pieds et mortellement blessée.Rynaldo, éperdu, tentait de reprendre son sang-froid.— Je vous présente ma femme, balbu-lia-t-il; Régine, voilà Mme Maud Migalle dont je viens de terminer le portrait Régine eut le courage de saluer, reprenant ses habitudes mondaines.— Au revoir, Madame, j'allais au théâtre avec un ami et j'en prévenais mon mari.Vous venez Robby, ajoula-t-elle, avec une inflexion caressante dans la voix.Daniello, très satisfait de la tournure que prenait cette présentation, avec un badin cynisme ajouta : — Amusez-vous bien! Et toi, Robert, ne fais pas trop la cour à ma femme ' Et il termina sa phrase dans un éclat de rire léger.L'attitude de Régine le déroutait.Elle avait été vraiment très correcte.Elle avait l'art de savoir ne pas faire de scènes et il l'admirait.Lorsqu'il rentra, vers minuit, il trouva sa femme en tenue de voyage et une valise à la main — Que fais-tu ?où vas-tu ?s'écria-t-il.— Je pars ! Elle avait prononcé ces mots dune voix blanche, ferme — Je voulais m'en aller avant ton retour, mais tu es rentré plus tôt que je ne le pensais.D'ordinaire, tu reviens vers quatre heures du matin.Pourtant, après tout, pourquoi ne pas se dire adieu ?— Mais tu es folle ! Qu'est-ce qui te prend ?Pour cette histoire stupide du Ritz ?Ce n'est rien, voyons, absolument rien.— Rien ?Depuis des mois tu me mens perpétuellement.Tu me laisses, non point pour ton travail, mais pour cette femme et, si ce n'est pour celle-là, demain, ce sera pour une autre.Tu me l'as dit franchement, que tu ne pouvais pas aimer longtemps ! Rappelle-toi, c'était le premier soir où j'ai soupe en tète-à-téte dans ton hôtel.Je n'étais pas à toi à ce moment-là et tu pouvais tout me dire.Ah ! pourquoi m'as-tu épousée ?Tu savais bien que pour un être comme toi, c'était une gageure insensée ! — Je t'aimais — Et maintenant, c'est fini ! Mais, je ne veux pas peser sur ton existence, Rynaldo.Je m'en vais ! Il voulut l'en empêcher, la prendre dans ses bras.Elle recula si farouchement que, vaincu, il renonça.Déjà, elle ouvrait la porte et, sur le seuil, elle se retourna : — Adieu, Daniello.Il l'entendit ouvrir la cage de l'ascenseur; le grincement de l'appareil lui sembla un cruel instrument qui torturait son coeur et il s'écroula sur le divan, la gorge serrée, l'âme veule .CHAPITRE VI Alors, ce fut pour Daniello, l'enchaînement des saisons.Il voyagea beaucoup.Il éprouvât la puissance de sa palette sur de nouveaux visages, de nouveaux décors.Il rencontra sur sa route mille aventures.Mais personne ne lui fit oublier Régine et son étroite figure ardente el creuse, où les larmes effleuraient les paupières veloutées au moment de son L TRACHOME.Suite de la page 20 Ce dernier mode de traitement fit «i nombreux adeptes parmi les enfants qui surent très vite se soigner eux-m mes.On prit les plus habiles et on '< chargea d'appliquer le traitement d; ns les yeux de leurs camarades.La P: cieuse pommade aux antibiotiques devint certitude de guérison.Il y a encore beaucoup de trachome dans le monde.Quand on aura réussi à vaincre l'incurie, la paresse, le fatalisme et les préjugés, le plus grand pas sera franchi et cette plaie d'Egypte jugulée.Les médecins y travaillent sans cesse.Le dernier en date des congrès des Pédiatres, tenu à Montréal nous en a donné la preuve.MINNESOTA MINING & MANUFACTURING OF CANADA LIMITED LONDON, CANADA exigez I étiquette LLE vous garantit que vous achetez le rat musqué rasé le plus luxueux du monde Seule l'authentique Oter Phantasy offre une qualité contrôlée et une couleur garantie inaltérable.En vente partout chez les fourreurs réputés.
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