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Titre :
La Revue moderne.
Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. La publication prend le nom de Châtelaine en 1960. [...]

Publiée à Montréal de 1919 à 1960, La Revue moderne est une revue généraliste mensuelle de grand tirage qui vise principalement un public féminin. C'est la journaliste d'expérience Madeleine Huguenin, de son vrai nom Anne-Marie Gleason, qui fonde La Revue moderne. L'éditeur torontois Maclean Hunter achète la revue en 1960 pour fonder Châtelaine, toujours publiée aujourd'hui.

La Revue moderne se donne une double mission, à la fois intellectuelle et populaire, qu'elle maintiendra tout au long de son existence. Elle vise à satisfaire à la fois une clientèle intellectuelle intéressée par la science, la littérature et les idées, et une clientèle populaire à laquelle elle offre un contenu de divertissement adapté au goût et à la morale du Canada français. Les deux sections de la revue sont autonomes et évoluent en parallèle.

Dans les premières années de son existence, La Revue moderne vise une clientèle aisée, qui profite d'une certaine croissance économique d'après-guerre. En font foi les annonces publicitaires de produits de luxe et le grand soin mis dans la conception des illustrations. La revue prend un ton qui va à l'encontre du nationalisme alors en vogue véhiculé par Lionel Groulx et Henri Bourassa.

La Revue moderne montre dès le départ un intérêt certain pour la littérature : en plus de publier des romans-feuilletons, elle compte sur des collaborations de Louis Dantin et de Louvigny de Montigny. De 1930 à 1935, l'engagement de Jean Bruchési pour la littérature canadienne alimentera aussi le contenu littéraire de la revue. Celui-ci sera ensuite plus orienté vers la France. Dans les années 1950, La Revue moderne fait moins de place à la littérature, et s'intéresse davantage à la télévision.

Plus de la moitié du contenu de La Revue moderne est voué aux pages féminines. Un roman de littérature sentimentale et d'évasion, visant particulièrement la clientèle féminine, y est publié en feuilleton chaque mois. Ces romans sont principalement l'oeuvre d'auteurs français, dont la romancière Magali, qui jouit d'une immense popularité. Les pages féminines traitent de la mode, des soins de beauté, des arts ménagers, de l'éducation des petits et d'activités mondaines, comme le bridge. Le public féminin est aussi la principale cible des annonceurs.

La lectrice type de La Revue moderne est mariée et mère, elle est citadine et catholique, aisée et charitable, sentimentale et raisonnable. Elle a le souci de son apparence et de celle de son foyer. Elle bénéficie de temps libres pour se cultiver. C'est une femme moderne intéressée par les nouveautés, mais pas féministe pour autant. Elle ne cherche pas à rompre avec la tradition. Cela changera avec Châtelaine.

La Revue moderne gagnera des lectrices jusqu'à la fin de sa publication. Le tirage de la revue, de 23 120 en 1922, passe à 12 904 en 1929, à 31 343 en 1940, à 80 000 en 1944 et à 97 067 en 1956, pour atteindre un peu plus de 101 650 exemplaires en 1960.

La publication de La Revue moderne est interrompue pendant cinq mois de décembre 1938 à avril 1939, pour revenir en mai 1939 avec une nouvelle facture graphique. Cette renaissance est attribuée à Roland Beaudry, alors vice-président et administrateur de la revue.

En plus des collaborateurs nommés plus haut, La Revue moderne s'attire la participation de personnalités comme Robert Choquette, Albert Pelletier, Alfred DesRochers, Michelle Tisseyre, Jehane Benoit, Damase Potvin, Ringuet (Philippe Panneton), Alain Grandbois, Robert de Roquebrune, Gustave Lanctôt, Adrienne Choquette, Germaine Guèvremont, René Lévesque, Jean Le Moyne et Valdombre (Claude-Henri Grignon).

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 294-295.

DES RIVIÈRES, Marie-José, Châtelaine et la littérature (1960-1975), Montréal, L'Hexagone, 1992, 378 p.

PLEAU, Jean-Christian, « La Revue moderne et le nationalisme, 1919-1920 », Mens, vol. 6, no 2, 2006, p. 205-237.

RICARD, François, « La Revue moderne : deux revues en une », Littératures (Université McGill), no 7, 1991, p. 76-84.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1919-1960.
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Châtelaine.
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Références

La Revue moderne., 1951-11, Collections de BAnQ.

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Les mots croisés 12 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 13 14 15 16 17 18 HORIZONTALEMENT 1.—Etat de nmlaise, -.ru pécuniaire.— Statue qui (tun porte une corniche.«Se dit «le» griffes jos oiseaux de proie.— Coup*i de i.h.i '., sur le tambour.— Partie postérieure du pied de l'homme.3—Coutume.— I>u verbe "lire".— Met» en terre pour germer.— l'ne nuinche nu tennis.— Symbole chimique du mdlum.4.—Genre d'oltte-aux pnssereuax.— Fera des rêves.— Monceau d'objets mis ensemble.6.—Ville d'Allemagne.— Ikéfuillit pur l'effet d'une émotion.— Colère.— Qui eut l'exacte moitié d'un tout.6.—Coupé Jusqu'à lu peu, — Ancien impôt sur le sel.— Fils de Noé.7.—Symbole chimique du bismuth.— Argile rouge ou jaune.— Genre de légumtncu-ses a feuilles purgntlve».— Sot qui uf-fiehe une haute opinion de soi-même.— Du verbe "rire".8.—Doux et eiiressmit.— Note de la gam-mc.— Ne pas révéler.0.—Qui a perdu lu raison.— Adjectif possessif.— Se dit de» nageoire»*, de quelques poissons.10.—Genre de passereaux ayant une voix forte et éclatante.— Général américain lors de la guerre de Sécession.— Du verbe "rire".11.—Terminaison d'infinitif.— Tout ce qui s*Tt à lier.— Du verbe "boire".— Blessés.12.—'.tin n'a pas tie valeur.— Symbole elil-mique du strontium.— Tort délié, fort mince.— Signai de détresse.— Du verbe "nller".13.—Avec qui on est Hé d'une affection réciproque.— Qui a 1'uppnrence.le brillant du satin.— Métal d'un cris bleuâtre.1*.— Adjectif possessif.— Kelat de voix.— Colère.— Consacré nu culte.15.—Adjectif numéral.— Pronom personnel.— Rivière de France.— Chemin bordé de maisons.16.—lie de l'MInntique.— Division d'un ouvrage qui forme un volume.— Lettre de l .i 11.1., i.i grec.— Sorte de cabriolet.— Conjonction.17.—INècc de bols destinée a soutenir lo plancher.— Lieux sou terni lus où l'on ronserve le vin.18.—Vaste étendue de pays qu'on découvre d'une hauteur.— l'art ie de l'uniiure qui protégeait le pied.VERTICALEMENT 1-—D'un orirucll majestueux.— Qui n'a inn les sentiments qu'Inspire ordinairement la nature.2«—Mont sur lequel Dieu donna sa loi A Moïse.— Tourne et retourne une chose dans son esprit.8.—Du verbe "être".— Ville d'Autrlrbe.— Pu-suire étroit entre deux montagnes.— A tt ne liée.— Ad Ject If possessif.—Substance dure, soluble et d'un goût flrre.— Sulieylute de phenyl.— Symbole chimique de l'étui ru — Adjectif possessif.8.—Genre de plantes aroidées vulgairement appelées "pied-de-veau".— Abject, méprisable.— Partie d'une voile destinée a éïre serrée.— Morceau Joué ou chanté par un seal artiste.6.—Colère.— Agent de [xtllre.— Titre des descendants de Mahomet.7.—Pronom personnel.— Qui a le poil furt court.— Elément gazeux qui se trouve en infime quantité dans l'air.— Symbole chimique du scundium.— Prénom féminin.8.—Mis en terre pour germer.— Abréviation de "saint".— Vin de poimier et de cocolier.— Préfixe.9.—Fuire connaître ce qui était inrounu et secret.— Défont d'intelligence.10 —ITinripe de la vie.— Mammifère eoll-pède.— Sans inégalités.— l'ne des quatre saisons.11.—Elève, construit.— Symbole chimique de l'aluminium.— Joindra l'un a l'autre.12.—Conjonction.— Cnité de mesure.— Espace indéfini dans lequel se meuvent les astres — Point de départ de * haque chronologie.— Symbole chimique du cobalt.13.—Fatigué, ennuyé.— Fendues.— Cicatrice saillante d'an os fracturé.14.—Bières anglaises.— Partie la plus basse dans l'intérieur d'un vaisseau.— signe de détresse.— Espèce de ehou-ninet.15.—Réunion de sons correspondant A une Idée.— Couverts de terre.— Appareil destiné A maintenir un navire vertical.16.—Pronom indéfini.— Adjectif possessif.— Chef d'Etat investi de la sou\.nii-neté (Pl.).— Métal d'un gris bleuâtre.Pronom personnel.17.—Soutenir des plantes grimpantes avec dew rames.— Adverbe de négation.— Arriv ée, survenue.18.—Etoffe de laine mince et croisée.— Etat d'un objet composé de parties variées.SOLCTION DU MOIS PRECEDENT > 2 1 4 5 6 7 8 9 O M 12 13 14 15 16 17 t IPIOIRITIAINII HM HD S[fl BD E HH umn HEDci nnrsn mon aiiuam urjsiiBfu raraci n g hhu \.mra muras raranoi ggd bqq yuan raras BHiDUj raanra ?cira (n dmra rais owraHWRn ihhb ram ! DO B lieux Murs Renouvelés Sans Replâtrage I éviers Crane, faciles à entretenir, offrent un vaste choix de modèles cl de matériaux : une ou deux ou\ ettes; un ou deux égouttoirs; unité complète ou installation un menhir préfahriipié.Votre architecte ou votre entrepreneur en plomberie et chauffage se fera un plaisir de vous aider à choisir l'évier dont les dimensions correspondent exactement à vos désirs.Soyez à la page avec CRANE LIMITÉE CRANE 6 USINES ET 18 SUCCURSALES AU CANADA Siège iocioI I 170, iquar.Beover Hall, Montréal Barbes PLUS RASES PLUS NETTES.20 fi FORME ENTIEREMENT NOUVELLE al plut compact» , .plm f o c 11.1 à maniir.Si vous êtes de ceux qui croient que le rasage Électrique prend trop de temps, et que cette méthode ne rasera jamais assez RAS une barbe comme la vôtre — il suffira de 3 minutes avec le nouveau Sunbeam Shavcmaster, modèle "W", pour vous Lire changer d'idée.Essayez-le et vous verrez.Il n'y a pas de barbe trop dure—ni Je peau trop sensible.Votre genre de barbe n'y fait rien —les poils ne peuvent c< happer.La SEUL, rasoir électrique muni d'un VÉRITABLE «t puissant moteur auto-démarreur, à 16 barres de contact.Les trous du peigne perforé qui re-cou\ re la tète courbe son! plus rapprochés les uns des autres que les poils de votre barbe.Que vous ayez eniplové un rasoir à lame depuis des années, ou que vous commenciez simplement à vous raser—le Shavcmaster vous donnera une barbe plus rase, plus nette, plus confortable et en moins de temps.Rase le cou net et bien ras—La nouvelle tête UNIQUE de double dimension a quatre fentes spéciales pour attraper les poils longs ou frisés.Voyez ce rasoir chez votre marchand.La plupart des marchands sont en mesure de laisser les hommes essayer ce rasoir dans le magasin.SUNRtAM CORPORATION (CANADA) LIMITED tOCONTO «.ONT fon cerveau dolent, Christiunc pressentit le pire.—Dites-moi.supplia-t-clle, haletante.Je veux savoir, je suis assez forte.File est?—Ma chère enfant, soyez courageuse.Christiane étouffait de chacrin, Françoise.sa seule amie.sa petite soeur d'adoption.L'infirmière, très émue, la laissa pleurer, sachant la nécessité des larmes à certains moments.Mais elle fut reconnaissante à l'enfant qui, en s'agitant, fui procura l'occasion d'une diversion.—Tiens! le jeune homme veut qu'on s'occupe de lui.Venez dire bonjour à votre maman, monsieur.Comment rappelez-vous?Jean-Claude, je crois?Elle parlait pour étourdir Christiane, pour la tirer malgré elle de sa douleur.—Quel âge a-t-il?Pas loin de dix mois, je parie?Christiane remonta du fond du gouffre pour répondre d'une voix mouillée, mais fière: —Non, huit seulement.Il est du dix octobre.—Fh bien! il est fort et il se tient déjà sur ses jambes.Je vais l'emporter pour le faire boire, il aimerait peut-être mieux une bouillie?—Oui, dit Christiane qui éprouvait, au m!heu de sa peine, une étrange douceur à donner ces détails.11 prend deux bouillies par jour, ou bien une petite soupe de léeumes passés, ou bien une panade de biscottes.Et aussi des compotes et du jus de fruits.Près de la porte, l'infirmière qui emportait l'enfant s'arrêta, regarda sa tete brur,.-, puis l'autre tète brune posée sur l'oreiller, et conclut avec assurance: —Il vous ressemble.Les garçons ressemblent toujours à leur mère, c'est connu! Maintenant, c'est la nuit.L'hôpital s'est endormi enfin, très tard, à une heure insolite jusqu'à laquelle il a été agité d'allées et venues, d'ordres et de contre-ordres.En courant, l'infirmière, Mlle Léortine, a jeté à Christiane la raison de ce remue-ménage: —"Ils" avancent toujours! Il est question qu'on évacue demain matin! Demain matin.Toute la journée, Christiane s'est enferrée dans son mensonee.de crainte qu'on lui reprenne l'enfant.Quelle raison aurait-on de laisser un bébé à une femme qui n'es! ni ^a mère ni même sa parente?Elle dira qu'c!le veut l'adopter?On objectera qu'elle est trop jeune, sans ressources suffisantes et que, d'ailleurs, pour le moment, elle est incapable d'en prendre soin.On la mettrait dans une voiture, Jean-Claude dans une autre, aiguillées peut-être dans deux directions différentes.Se retrouveraient-ils jamais?Christiane, le front brûlant, crispe ses doigts moites sur le bord de fer du petit lit.Il lui semble revoir Françoise.Et Françoise lui parle: "Promets-moi que tu garderas mon fils, que tu relèveras comme le tien?Je ne veux pas qu'il aille à l'Assistance ou à l'Orphelinat! ( hristiane a promis.Et voici que, comme si la volonté de la morte guidait les événements, ils se sont ligués pour faire naître la méprise: il était normal qu'on lui attribuât le bébé qu'elle protégeait de son corps.Il était normal qu'en cherchant les papiers d'identité des deux femmes, contenus dans la même sacoche, on décidât d'emblée que la jeune fille était cette créature menue et frète, et la jeune mère cette femme d'apparence plus robuste, plus épanouie.Christiane a été entraînée, malgré elle dans cette aventure.Va-t-ellc la refuser, pour que Jean-Claude lui soit enlevé et confié à n'importe qui?Non, non! Pour tenir la promesse faite à la morte et dans l'intérêt de l'enfant.Christiane doit continuer à laisser croire qu'elle est sa mère.Plus tard, on verra.D'ailleurs, plus tard, qui sait CC qui les attend tous?On vit une période de houle-versements et de catastrophes.Le monde-oscille au bord de l'abîme et seul le présent compte, puisqu'il n'aura peut-être pas de lendemain.Prendre un nom et un enfant qui ne vous appartiennent pas, c'est peut-être un délit aux yeux de la justice des hommes, mais devant Dieu, devant sa conscience, Christiane sent qu'elle n'est pas en faute, puisque le nom n'appartient plus à personne et puisqu'elle ne vole l'enfant que pour le sauver.L'infirmière allait emporter Jean-Claude pour son repas matinal.—Ah! dit-elle, j'oubliais.Vous allez avoir un moment pénible à passer, ma chère petite.On va venir vous interroger au sujet de votre amie.Christiane se mit à trembler.Mon Dieu! il faudrait mentir à des personnages officiels! Son mensonge serait inscrit sur des papiers d'état-civil, signés et timbrés.Les messieurs officiels vinrent à la fin de la matinée: un fonctionnaire grisonnant, un gendarme (Christiane pensa défaillir à la vue de cet uniforme redoutable) et un docteur de l'hôpital, en blouse blanche.L'employé salua: —Madame Aubrécourt, n'est-ce pas?Christiane inclina la tête.Il lui semblait qu'on devait voir sur sa figura qu'elle mentait.Ou bien que quelqu'un allait surgir, quelqu'un de Paris, qui la connaissait et qui crierait: "Ce n'est pas vrai! C'est Christiane Damiens." —Excusez-nous, madame.Si vous aviez pu vous le\er, on vous aurait prié de venir reconnaître votre amie: c'eût été plus régulier.Mais nous pensons qu'il n'y a aucune incertitude.Plusieurs évacués ont reconnu celte jeune fille comme étant votre compagne de voyage.Elle n'avait pas de papiers sur elle, mais nous avons supposé qu'ils étaient avec les vôtres, avec ceux que vous portiez sur vous?—Oui, dit Christiane.L'employé de l'état-civil tira des papiers de sa serviette.—Je vous rends votre livret de famille, madame, et vos papiers personnels.(Il n'avait pas osé dire "l'acte de décès de votre mari" et Christiane lui en sut gré.) Quant à votre amie Mlle.Voyons, Mlle Christiane Damiens, a-t-clle de la famille que nous puissions prévenir?—Non.Elle vivait avec moi parce qu'elle était seule au monde.—Alors c'est à vous que je vais remettre ses papiers: certificats de travail, assurances sociales.Et maintenant, je vous prie madame, de certifier, en pre sence de ces deux témoins, que la dé-fimte est bien Mlle Damiens, Christiane-Marie-Louise, née à Paris le 6 avril 1917.Etrange impression que celle d'en tendre annoncer son propre décès par I voix monocorde d'un fonctionnaire ponc tuée de grondements de canon.Mais les événements qui l'emportaient depuis quel LA REVUE MODEKNE — NOYEMURE 1Ç5 1 21 Un double menton n'a rien de coquet ni d'aguichant.(Photo Woodbury).c amou I* A II I O I I S I fla^e >l A II I N Pour camoufler un commencement de doubla menlon.appliquez sous /g menton un \ond de leinl plus loncé que celui /2 LIVRE DE FRANKFURTERS, JE FAIS: FRANKFURTERS AUX NOUILLES Trancher les frankfurters en petites rondelles.— Faire dorer avec I tasse d'oignons tranchés minces dans 2 c.à table de gras.— Lorsque doré ajouter 1 tasse de nouilles ou de macaroni coupé, non cuit, 1 boite de soupe aux tomates non diluée.Couvrir et mijoter pendant 30 minutes.—Servir avec du chou bouilli ou des pommes de terre pilées.FRANKFURTERS AU CHOU Placer dans une casserole 2 c.à table de beurre, 4 tasses de chou grossièrement haché, |ri livre de frankfurters coupés en deux sur la longueur, 3 c.à table de cassonade, 3 c.à table de jus de citron, 'i de tasse d'eau, une pincée de graines de céleri, 1 c.à thé de sel.— Ne pas mélanger.— Couvrir et cuire sur feu lent pendant 30 minutes.— Bien mélanger et servir.FRANKFURTERS AUX FEVES Frire 1 oignon dans 2 c.à table de beurre.— Ajouter I boite de fèves au lard, 2 c.à table de catsup.vi c.à thé de sauce Worcestershire, 2 c.à table de mélasse.— Placer sur le tout Vi livre de frankfurters coupés en deux.— Couvrir et mijoter 20 minutes sur feu lent.FRICASSEE DE FRANKFURTERS Rôtir 1 : livre de frankfurters coupes en bouts d'un pouce et 4 oignons tranchés minces dans 14 de tasse de gras de porc-frais ou de bacon.— Ajouter 6 à 8 pommes de terre coupées en dés.2 c à table de vinaigre, I c.à thé de sucre et assez d'eau pour couvrir les pommes de terre.— Cuire à feu moyen en brassant souvent jusqu'à ce que les pommes de terre soient cuites, de 15 à 25 minutes.SOUPE AUX FRANKFURTERS Chauffer ensemble pendant 20 minutes.1 boite de soupe aux fèves concentrée, 4 boites d'eau, 3 carottes râpées, 1 oignon râpé, Vi livre de frankfurters coupés en tranches minces.— Servir cette soupe avec un sandwich à la laitue ou aux tomates, une pomme et un biscuit, — vous aurez un lunch nourrissant et bon.VOYEZ LA NECCHI avant d'acheter! 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on verse un peu de sauce sur la perdrix et on saupoudre avec quelques croûtons.CHOUX DE BRUXELLES AU RIZ BRUN (Riz Brut) Amener à l'ébullition S tasses d'eau salée.Y verser très lentement pour ne pas arrêter l'ébullition 2 tasses de riz brun.Ne pas couvrir.Bouillir 20 à 30 minutes.— Brasser le moins possible et toujours avec une fourchette.— Egoutter.— Y ajouter un bon morceau de beurre, 2 pommes non pelées et râpées, I c.à thé de poudre de curry, 1 livre de choux de Bruxelles bouillis et chacun coupé en deux.la revue moderne — novembre i Qj l Une EXCLUSIVITE CANADIENNE.Chaque été les "Cavaliers des Rocheuses Canadiennes"'' viennent se réunir dans le cadre-grandiose de pics enneiges, pour chevaucher par les sentiers alpestres et camper dans les vallées de ce magnifique parc canadien.Des cavaliers de toutes les parties du monde font partie du groupe, sans distinction de race, de nationalité ou de croyance.Préparée, lignée par la maison Seagram, cette réclame s'adresse aux pays étrangers; elle est publiée dans journaux et revues en plusieurs langues dont le tirage est répandu par tout l'univers.eciavcuvi renseigne Eunivers sur le Canada Cette annonce, préparée par la maison Seagram, .1 pour luit de faire connaître le Canada aux autres peuples et de souligner ces choses dont le Canada a l'exclusivité.En Amérique latine, en Europe, ailleurs dans le inonde, nombre de gens ne savent pas à quel point le Canada est riche en ressources naturelles, en flore et en faune, en paysages pittoresques, en traditions et en culture.Plus les I1.1I11 t.i 111s des p.i\s étrangers connaissent nolle |>a\s, plus ils sunt intéressés au Canada et à ce qu'il produit.La maison Scagiam civil (/tu l'avril 11 ilr l'industrie n'est pas borné par nos limites £iV» 1 ii l'Inij ms; rllr voit un horizon pins ,IIi pii'voit ill plu\ £iaiieaqram 30 51 314F BE Goodrich Joli caoutchouc, non doublé, aussi élégant que confortable.Encolure caoutchouc ultra-flexible, épouse parfaitement Ici formo du soulier CHAUSSURES IMPERMEABLES CONÇUES PAR l'INSTITuf D'ELEGANCE 8.F.GOODRICH TENDRE IMPOSTIRE (Suite de la page 22) L'homme de loi lui donna l'adresse de "•sa propriété", afin qu'elle pût v jeter un coup d'oeil, bien que l'entrée fût impossible avant cnie tout fût réglé et qu'on eût ôté les scellés.Suivant les indications du notaire, Christiane marcha assez longtemps et se trouva sur une route où les maisons s'espaçaient, séparées par des champs et des vignes.Derrière un mur bas, surmonté d'une grille qui avait besoin d'être repeinte, elle vit enfin la sienne — ou plutôt celle de Jean-Claude.Elle était carrée, avec un rez-de-chaussée et un étage, un toit d'ardoise et uni.- cheminée très haute, comme beaucoup de maisons en Touraine.Les contre-vents, d'un gris déteint, étaient clos, et la demeure, bien que la propriétaire ne fût morte que depuis deux mois, donnait l'impression d'etre abandonnée depuis lonctemps; dans le jardin, les branches s'emmêlaient, les unes sèches et nues, d'autres gonflées de bourgeons impatients, d'autres déjà poudrées d'une floraison légère, des amandiers, des pruniers peut-être.Mais, pour une Parisienne avide de campagne, quoi de plus séduisant qu'un jardin, même en friche?Christiane se cramponnait à cette grille en se répétant avec enivrement: "Comme nous serions heureux ici!.Elle ne pouvait pas penser autrement que "nous".Elle ne pouvait pas imaginer Jean-Claude jouant dans ce jardin sous la surveillance d'une autre femme.D'ailleurs, y jouerait-il?Il était trop petit pour habiter cette maison.Son héritage, dont il ne jouirait qu'à sa majorité, ne l'empêcherait pas d'aller à l'orphelinat.Tandis que si Christiane continuait à se taire, quelle belle enfance il aurait dans ce petit paradis, avec sa maman d'adoption, aussi tendre, aussi dévouée qu'une vraie.Elle ne lui volerait rien; elle ne serait que le dépositaire provisoire de son bien, qu'elle gérerait pour le mieux et qu'elle lui remettrait plus tard, quand il serait un homme, pour qu'il en dispose à son gré."Je laisserai un coin de prairie pour qu'il puisse jouer dans l'herbe.Là, je planterai des fleurs.Je repeindrai les volets, naturellement, et puis la grille.Dans ces cabanes-là, j'aurai des poules et des lapins.Elle ne pensait plus au conditionnel, mais au futur.Si elle n'avait pas vu la maison, elle eût continué à se torturer avec ses débats de conscience.Mais, à présent, dans l'exaltation où la jetaient la douceur du printemps, les premières fleurs, les riantes promesses d'avenir que recelaient ce coin de terre et cette demeure, elle n'hésitait plus.Elle était lasse de la pauvreté, de L'incertitude du lendemain.On lui offrait une maison confortable, l'air pur, la possibilité de se nourrir de légumes, de fruits, d'oeufs, de laitages, de volailles, tout en élevant le bel enfant qui était sa seule joie, et elle refuserait?Allons donc! c'était absurde.Françoise n'aurait pas exigé d'elle ce sacrifice, au contraire.Elle savait bien, elle qui, de là-haut, savait tout, que Christiane avait adopté son fils sans arrière-pensée de profit, alors qu'il ne représentait pour clic qu'un fardeau.Christiane n'hésita plus.Chez le notaire, elle traça autant de fois qu'il le fallut la signature qu'elle imitait si bien, sans remords.Au re°ard de la loi, elle commettait un faux et un vol.Jamais actes aussi répréhensibles ne furent commis avec autant d'innocente allégresse.Elle était endurcie, bien installée dans sa nouvelle personnalité.Personne ne la connaissait dans ce pays nue les parents de Françoise avaient quitta avant sa naissance.CHAPITRE V Je suis fatigué, maman.On arrive?—Mais oui, mon chéri, tout de suite.Le trajet de la gare à la maison avait semblé court à Christiane quelques jours auparavant, sous le clair soleil.Mais, aujourd'hui, les deux kilomètres paraissaient s'être multipliés.Le froid avait repris l'offensive, avec des rafales de vent et de pluie mêlée de neige.Christiane, chargée d'une lourde valise, remorquait le petit garçon, dont les jambes de deux ans et demi vacillaient de fatigue.A son premier vovage, après la signature des pièces lé°alcs, le notaire lui avait remis les clefs: elle était allée reconnaître les lieux et mettre un peu d'ordre dans sa maison.Elle avait noté avec satisfaction qu'il y avait de beaux meubles anciens, du linge dans l'armoire, beaucoup de vaisselle et de batterie de cuisine, et même des richesses qui sont courantes à la campagne, mais qui, en ces années de pénurie, faisaient ouvrir des yeux émerveillés aux citadins: un gros tas de bois sous un hangar, un tonneau de vin à la cave, un pot de grès à moitié plein de beurre salé.Ses doigts engourdis bataillèrent contre la grille qu'elle parvint à ouvrir mais non à refermer.La femme et l'enfant se trouvèrent enfin à l'abri, dans la pièce d'entrée qui était une grande cuisine-salle à manger.Le jour était si sombre au dehors que, même une fois poussés les contrevents, on y voyait à peine.Ce fut presque à tâtons qu'elle se baissa devant Jean-Claude pour dégrafer son imperméable ruisselant.—Y fait tout noir, maman, chuchota le petit, j'ai peur.Y fait tout noir et y fait froid.—Mais il va faire chaud.Attends que j'allume le feu.Elle assit Jean-Claude sur une chaise et s'élança au dehors.Elle revint au bout de quelques secondes, chargée de plusieurs bûches.Mais devant la cuisinière à bois, elle s'aperçut que les bûches étaient trop grandes.Elle explora inutilement la pièce pour trouver une hachette, ainsi que du papier et des brindilles pour allumer le feu.A la cave, peut-être?Comme elle allait en ouvrir la porte, elle s'arrêta, l'oreille aux aguets: un bruit se faisait entendre de l'autre côté, comme un frôlement, un grattement.Heureusement, un autre bruit vint arracher Christiane a son angoisse.Un bruit bien humain et par cela même rassurant, quelqu'un frappait à la porte.Avant d'avoir eu le temps de s'étonner de cette visite.Christiane répondit: —Entrez! Un homme entra.Pas très grand, mais solide et râblé, le visage tanné par les intempéries comme ceux qui vivent de la terre et sur la terre, il était confortablement vêtu pour le temps qu'il faisait: gros souliers, gué- LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE 1 05 1 31 DOUBLEMENT AUTOMATIQUE IRONMASTER chauffe plus vite, reste chaud plus longtemp repasse plus rapidement C'est la saison des robes froufroutantes.Il vous faut absolument un jupon de taffetas pour le soir.5933 (A) moule jusqu'aux hanches et vous doublez la jupe de crin pour en faire une crinoline.(B) se porte sous la robe longue.Tailles 12 à 20.Prix 35 cents.Pour les soirées à la maison, la robe de chambre et le pantalon de velours sont charmants.5936.Tailles 12 à 20.50 pouce du bord coupé.Aux coins, froncer d'avantage la dentelle.Placer l'autre morceau de l'arrière du col sur la dentelle, faufiler le tout en prenant la tête de la dentelle, puis coudre le long du faufil.Egaliser la couture à V» de po„ tourner le col à l'endroit et presser.La dentelle des revers se pose de la même façon.Disposer les parties du col tel qu'indiqué dans la photo.Appliquer l'un des côtés du biais le long du bord intérieur du col, epingler, faufiler et coudre.Egaliser la couture à V» de po., plier l'autre côté du biais sur l'envers du tissu et surjeter le long de la ligne de couture.1 V s \ s.B IPOST! JIK (Suite Je la page J9) —Oui.C'est mon cousin Louis, qui a été si gentil, si complaisant pour Jcan-t laude et pour moi, depuis que nous sommes ici.Pascal affecta une cordialité débordante, s'avança vers Louis la main tendue: —Le cousin louis! Fnchanté de vous lonnailrc.Je n'entends parler que de vous depuis mon arrivée.Je vous remercie pour l'aide que vous avez offerte a ma Françoise.Elle devait être si désemparée.Fouis était toujours embarrassé de son bouquet, comme un fiancé novice.11 le posa enfin sur la table.A contrecoeur, parce qu'il ne pouvait pas faire autrement, il mit sa main dans celle de Pascal, qui la secoua comme celle d'un vieil ami.—Asseyez-vous donc.Des événements comme ça.ça s'arrose! Françoise, tu n'as pas une bonne bouteille à la cave?—Non, non, protesta Louis, horriblement gène.Je m'en vais.—Et d'un! s'exclama Pascal quand Louis eût disparu.Il se leva, étira les bras, alla tranquillement se laver les mains à l'évier, rajusta sa cravate devant la glace, souleva le réveil posé sur une étagère pour l'examiner, mangea une pèche.Il semblait tout à fait chez lui.—Je vais chercher ma valise, annon-ça-t-il.Au moment de sortir, il avisa Jean-Claude qui le regardait bouche bée.—J'y pense, dit-il, il faudra qu'il m'appelle papa.Dis: "Papa!" ordonna-t-il en 'e penchant vers l'enfant.Jean-Claude recula II avait un peu peur de cet inconnu et on ne lui avait jamais appris à dire "papa".— Il est muet, ou idiot'' Pourtant, il babillait bien, tout à l'heure, avec Louis.—Parce que Louis sait lui parler.Vous, vous ne savez pas.Laissez-le.vous allez le faire pleurer.Je lui apprendrai moi-même à dire "papa".—Bien.Cela vaudra peut-être mieux.Alors, à tout à l'heure! Quand il fut sorti, l'atmosphère parut plus respirable.Christiane mit Jean-Claude au jardin.Puis elle avala un cachet d'aspirine et se passa de l'eau fraîche sur le visage et les bras.Maintenant, elle avait la tête vide, et agissait comme un automate.Elle disposa les fleurs dans une grande cruche, puis elle monta au premier étage, mit des draps au lit et des serviettes à la table de toilette; puis elle descendit, éplucha des pommes de terre et de la salade, alluma le feu.Elle accomplissait, comme tous les jours, sa besogne de bonne ménagère.Par mo- ments, engourdie de fatigue céiébralc, elle se demandait si elle n'avait pas fait un mauvais rêve.Mais le retour de Pascal lui démontra, hélas! qu'elle était en pleine réalité.Il entra sans rien dire et monta l'escalier.Elle l'entendit aller et venir faire des rangements probablement, puis il descendit.Il était près de sept heures et elle avait mis le couvert, leur couvert: deux grandes assiettes de faïence à fleur» et la petite assiette de Jean-Claude.Elle servit le diner simple et bon qu'elle avait apprêté.Pascal mangeait avec appétit tandis qu'elle grignotait avec peine quelques bouchées.Comme il ne disait plus rien, le dîner fut extraordinaircment silencieux.Jean-Claude, lui-même, impressionné, se taisait.Christiane pensait au premier repas qu'elle avait pris dans cette maison, a la dinette improvisée sur un coin de table poussiéreux Alors aussi, ils étaient trois, mais le troisième convive était Louis.Et ce convive-là, Christiane a-ait rêvé qu'il s'assiérait un jour à la place du maître de maison.Elle était trop absorbée dans son chagrin pour remarquer que "son mari" se tenait très bien et que ses manières correctes, révélaient une bonne éducation, en contradiction flagrante avec sa conduite de l'après-midi.Lui aussi était absorbé, méditatif et taciturne, un pli entre les sourcils II observait Christiane.mais elle ne le regardait pas.Dieu merci, il se taisait, c'est tout ce qu'elle lui demandait.Après dîner.Christiane lava et rangea la vaisselle, puis elle prépara Jean-Claude pour la nuit.Elle le déshabilla et le lava de la tete aux pieds, avec une grosse éponjie et l'eau tiède du bain-marie.Il y avait un verrou à la porte de la chambre de Christiane, mais, comme elle ne s'en était jamais servie, il était rouillé et elle eut du mal à le tirer.Bien que la chaleur fût accablante, elle n'osa pas laisser sa fenêtre grande ouverte comme tous les soirs et assujettit soigneusement les contrevents.Etendue dans l'obscurité, l'oreille aux aguets, elle réfléchit à l'é-trangeté de sa situation.Mariée et mère de famille, elle allait vivre sous le même toit que son "conjoint", cet époux qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures et qui était cependant le père de son enfant.Quelle situation pour un vaudeville, ou pour un drame! Oui, c'était bien un drame, un drame affreux dont elle ne pouvait prévoir le denouement."Je reste ici pour quelques semaines ou pour quelques mois", avait dit Pascal Aubrécourt.Avait-il dit vrai?Etait-il possible qu'il s'en allât, un beau jour, aussi soudainement qu'il était venu' Mais, même dans ce cas, la vie de Chris- Portcz au point d'chulliuoa Vs tosse loil V* tasse eau 1 c.à soupe sucre granulé 2 c.à the sel 2 c.à soupe shortening Retirez du feu, laissez tiédir.Entre temps, mesurez .lin.un grand bol '/?lasse eau tiède 1 c.à the sucre granulé beun pour dissoudre le sucre.Saupoudrez-y le contenu de 1 enveloppe Levure Sèche Fleischmonn qui levé vite Laissez reposer lu minutes PUIS brassez bien.Incorporez le melange de lait tiédi.Mesurez dans un grand bol a mélanger 4'/j tosses forine à pain tamisée une fois Faites un creux au centre et versez-y les liquides tout à la fois.Mélangez à fond, puis pétrissez légèrement dans le bol.Couvrez ¦ vec un linge humide cl laissez lever au double du volume a I.i chaleur, à l'abri des courants d'air.Abattez la pâle, couvrez de nouveau et laissez lever au double du volume.Posez-la sur ta planche farine et partagez-la en 3 portions égales.Pétrissez chaque portion légèrement et formez-cn un pain allongé de 12 po.environ.Placez les pains, bien espaces, sur des tôles à cuire graissées et, avec des ciseaux, laites sur le Jlnmis des Illusions tu dlagiill.de, .1 l't pouce environ les unes des autres.Laissez lever, sans recouvrir, au double du volume.Cuisez à four chaud, 400"F., pendant 15 min., diminuez ensuite la chaleur à 3)0°, cuisez 15 min., puis badigeonnez avec un melange fan de 1 oeuf légèrement battu et 2 c.a soupe d'eau: cuisez encore environ 20 min.Laissez refroidir les pains dans un courant d'air, prés d'une fenêtre ouverte.OISTIILE ET EMBOUTEILLE AU CANADA LA RLVUL MODLKNt — NOV I M11HI 11) j I 42 "C'est LE MOYEN SÛR D'ÉPARGNER Je dois admettre qu'avant mon mariage je ne me rendais pas compte de l'importance de l'épargne régulière.J'avais vaguement l'espérance de faire un jour un coup d'argent dans l'immeuble ou à la bourse.Après mon mariage, je finis par comprendre qu'un homme qui a mes responsabilités doit songer à l'avenir.J'avais un bon salaire, mais avant d'avoir acheté la police Mutual Life, nous dépensions tout ce que je gagnais.L'argent que je place dans cette police nous appartiendra toujours.C'est un placement qui croîtra sûrement et continuellement.C'est le moyen garanti que nous avons d'épargner." "Et nous avons en outre de la protection idéale! Je ne suis pas experte en assurance-vie.Tout ce que je sais, c'est que la valeur nominale de notre police Mutual Life est bien plus considérable que ce que nous y verserons à la longue.Au point de vue pratique, pouvez-vous concevoir une meilleure protection pour nous, advenant le décès prématuré de mon mari ?" Tout le monde a BESOIN d'assurance-vie Tout le monde a les moyens d'en avoir MM-3IF tiane restait liée à la sienne: elle était mariée, légalement mariée et, à moins d'être bigame, elle ne pouvait pas épouser Louis.Ah' pourquoi Pascal n'était-il pas mort1 Maintenant elle pouvait pleurer, puisqu'il ne la voyait plus.A travers ses larmes, un rire nerveux la secoua."Mais, voyons! de quoi est-ce que je me plains'1 Je l'ai, le fover, la famille Mon mari est revenu.Mon mari." Elle revoyait Pascal a\ec son visage impitoyable ou railleur, elle entendait sa voix traînante.C'était ça, son mari! CHAPITRE X Il est des situations que l'on croit impossibles et qui.cependant, se prolongent.Le premier jour.Christiane s'était dit: "Ca ne peut pas durer, ou bien je deviendrai folle, ou bien je m'enfuirai avec le petit, ou bien j'irai me dénoncer moi-(Suite en page 44) AUTOUR DIT MOMIE.(Suite Je la page 11) Durant la traversée du désert d'Arizona.l'Austin persévéra, sans arrêts autres que pour faire le plein, à une moyenne horaire de 50 milles et continua, accroissant toujours son avance, jusqu'à Indianapolis où Wilbur Shaw donnait un banquet en son honneur.Entre Indianapolis et New-York, les 200 milles du Pennsylvania Turnpike furent parcourus à une moyenne de 63 milles à l'heure et l'arrivée à New-York eut lieu une semaine avant la date prévue, ce qui donne une idée des vitesses maintenues sur le continent américain.Vingt-quatre heures plus tard, les infatigables chauffeurs prenaient la route de Buffalo et de Toronto.Ils parvinrent enfin à Montréal avec plus de huit jours d'avance.Pour la dernière fois l'expédition prit l'avion, à Dorval.De Prestwick la petite Austin accomplit sans incident l'ultime étape et rentra à Londres neuf jours avant la date fixée.Voilà un voyace vraiment formidable et remarquablement dépourvu d'aventures, sinon de difficultés.Mis au courant, Phileas Fogg, esq., ne se pardonnerait sûrement pas ses lents et pénibles 80 jours.MM.les automobilistes priseront sans doute quelques extraits techniques du journal de bord: tour du monde en 21 jours au lieu des 30 prévus; parcours sur route: 9,263 milles, par avion au-dessus des mers: 16,500; total 25,763 milles, ou 1227 par jour; consommation moyenne d'essence: 29 milles au gallon; huile: plus de 2.000 milles au gallon; eau: environ une pinte: pas une avarie; sauf durant vin';t milles à la suite de la crevaison de Dehri, la voiture roula sur les mêmes pneus et le moteur tourna avec les mêmes bougies; une grande partie du trajet se déroula par des chaleurs extrêmes (déserts de Syrie et d'Arizona en juin, l'Inde à la veille de la mousson) qui mirent à très, très rude épreuve et l'endurance des chauffeurs et celle de leur Austin.Cet exploit est pour l'industrie anglaise un triomphe d'autant plus éclatant qu'Alan Hess et son équipe l'ont réussi avec une petite voiture de modèle courant et fabriquée en série, exemple merveilleux de ces conceptions mécaniques au rendement élevé, à l'économie compacte ct'sùre dont les Européens, semblent seuls avoir le secret.Elastoplast S-E-T-E-N-D .permet le mouvement aux membres écorchés ou coupés.Les enfants apprécient la façon dont l'Elastoplast reste en place et s'étend avec les mouvements du genou et des autres articulations.Vous apprécierez la protection sûre et ^ le bien-être que procure l'Elastoplast.LA BOITE ROUGE PRATIQUE tient Elastoplast toujours frais, toujours prêt.FORMES ET GRANDEURS VARIÉES pour répondre à tous les besoins —même aux endroits les plus difficiles.CONFORTABLE - Elastoplast s'étend avec la peau pour plus de confort et de sécurité.INAPPARENT — couleur chair.Le Pansement d'Urgence idéal pour coupures, ampoules et autres blessures Insistez pour avoir Elastoplast dans la Boîte Rouge pratique ch< votre pharmacien 20c et 40é la boîti THE MUTUALITE of CANADA SIEGE SOCIAL WATERLOO, ONT.LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE 105 ' 43 p5^ TINTEX 4 ^,0 S.rapidement, demi-voix.Il ne répondit pas.Mais dans l'ombre du balcon, l'unique anneau qu'elle portait à l'oreille balança ses reflets puis s'immobilisa sur son cou, car la gitane excises ! Piafs économises Fcoutez "L'Fpervier" présenté par Kraft choque lundi soir.LE VELVEETA EST UN FROMAGE DE QUALITE.FABRIQUE SEULEMENT PAR VELVEETA EST AUSSI DIGESTIBLE QUE LE LAIT! V- RICHE EN ÉLÉMENTS NUTRITIFS DU LAIT DONT TOUTE LA FAMILLE A BESOIN.V- PROTEGE! A toutes les phases de so fabrication, du loit frais ou paquet cacheté, ce fromage fondu pasteurisé est soumis ou strict contrôle Kraft.KRAFT LA REVTE MODERNE — NOVEMBRE 1 Q5 I 47 avail penché la tête, cl, doucement, fer-mail les yeux.Les cris et les rires provenant de la salle défrisèrent peu à peu Benoît.L'orchestre cnlamail une raspa.—Il faut rentrer, dit-elle avec douceur, en remettant son loup; nous sommes restés trop longtemps absents.—Allez, je vous rejoindrai plus tard, je n'ai pas envie de danser cela.—A tout h l'heure, alors?Elle le quitta, se retournant gracieusement avant de disparaître.Mais il savait hien qu'il ne la rejoindrait pas et l'attendrait, car il ignorait autant cette danse que les autres.Il préférait rester là, à savourer le souvenir, encore si immédiat, des instants qu'il venait de vivre.Jamais aucun rêve ne lui avait apporté la plénitude de bonheur qu'il ressentait, et qu'il ne pouvait comparer à rien de ce qu'il avait connu.Loin derrière lui.sombrait sa vie de solitude, de banni, d'homme laid.Ce soir, dans quelle mesure, il ne voulait pas le savoir, il était aimé; une femme, infiniment belle, l'avait choisi, préféré, lui avait laissé lire dans ses yeux, jusqu'au moment où ils en disaient trop pour n'être pas clos.Quelques gouttes de pluie l'obligèrent à rentrer.Les couples sautaient au rythme que hachait, par paquets de deux notes, la raspa.Là-bas, les danseuses quittaient justement le bras de leurs cavaliers, pirouettaient pour reprendre aussitôt l'autre bras.Dans un coin, un évè-que semblait se confesser à une sorcière.Le tableau fit sourire Benoît.Plus loin, une énorme tête d'àne se frayait un chemin à travers le tohu-bohu, et vint planter sa ganache sous le nez de Benoît.—Hi han, c'est moi qui ai la tète, mais je brais moins que les autres.—Vous êtes très bien, fit Benoît.Vous auriez certainement fait l'affaire de Shakespeare.Soudain Benoît s'arrêta.Là, une jeune femme, en pa\sanne bretonne, était assise et regardait la fête, l'air absent, presque triste.Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vue, mais pourtant il reconnaissait en elle quelque chose, un je ne sais quoi qui vint, au fond de lui, chercher un rappel, un point de repère.Et brutalement, il comprit: elle était seule.Et c'était cela, ce dont il retrouvait l'écho en lui-même, c'était la solitude, ce vieux compagnon de trente ans.Il s'approcha, s'inclina.—Me permettez-vous de m'asseoir près de vous?Je ne prends la place de personne?Elle leva vers lui un regard profond et triste, calme, et lui sourit faiblement: —De personne.—Vous ne dansez pas?—Je suis fatiguée.Elle ment, pensa-t-il.Mais combien je comprends son mensonge.Elle n'est pas jolie, oui, plutôt laide même, et bien sûr personne ne l'invite.Dans sa mémoire tourbillonnèrent ses années, et chacune d'elles lui ramena, en vagues répétées, ses affreuses journées de solitude, ces moments cruels où le coeur affamé se dévore lui-même.Ce soir, il avait eu son temps.L'heure était venue de veneer une autre souffrance, tellement identique à la sienne.A cet instant il aperçut la gitane qui se hâtait vers le balcon.Une chaleur subite lui remonta aux tempes.Il se leva, fit un pas pour rejoindre celle qui devait l'attendre, mais il s'arrêta aussitôt.La petite paysanne bretonne le regardait, et dans ses yeux il lut toute la crainte de l'esseulement.Non, c'était fini.S'il y allait, il ne reviendrait certainement pas.C'était ici qu'il devait demeurer, c'était ici que, grâce à lui, une souffrance se dénouait.Il se pencha, offrit sa main à la jeune fille, et, plus vif, plus brillant que jamais, il la promena fièrement, ostensiblement, à travers les cercles qui recommençaient à se former autour de lui.Bientôt, il la vit se dérider, sourire et puis rire joyeuse- ment, s'amuser.Jusqu'à la fin de la soirée, il demeura, galant cavalier, auprès de la bretonne solitaire.Mais quand il vit la gitane K diriger vers la porte, s-; retourner une dernière fois, le saluer d'un mouvement, il comprit que jamais, jamais plus rien ne lui arriverait.Tout était mort.Et il baissa la tête.Quand il la releva, il s'aperçut que la petite pavsanne bretonne avait repris son expression triste et résignée.Il la regarda avec un sourire, et aussitôt le visage de la jeune femme s'éclaira, habité à nouveau par ce bonheur qu'elle n'osait ni mendier, ni arracher à la vie, mais que lui, Benoît, pouvait lui donner.Et il songea que pour une fois, cette fatalité qui l'avait poursuivi et réduit en esclavage depuis toujours, était conjurée.Benoît affranchi du Destin, devenait à son tour libérateur et dispensait la joie.Saisissant la main de la jeune femme, il s'élança dans le tourbillon des rires et des chants.O O O GÂTEAU au BUTTERSCOTCH — fait avec la 'MAGIC / X Voici un gâteau savoureux et à mie fine qui fond littéralement dans la bouche ! Vous vous étonnera même qu'un dessert aussi délicieux soit si simple à faire.Le secret, évidemment, réside dans l'emploi de la Poudre à Pâte '"Magic" ! Oui.la 'Magic* vous assure des résultats parfaits chaque fois que vous L'employez.Elle VOUS aide à protéger vos autres précieux ingrédients et ne vous coûte pas même 1£ par cuisson ordinaire.Vous pouvez toujours compter sur la Poudre à Pâte 'Magic'.GATEAU AU BUTTERSCOTCH 2 tasses fariné à jiâtiwi rie to tmsêf on 1%\ tasse fan m à tent* fin tatniîêi 2V?c.a thé Poudre à PâU 'Magic" Vl c.à thé Sfl l j',!,jti,! Pouding "HoyaV* au Unfit i \i vit h 10 e.à table heurre 1 teisse suere granulé flu, I oeuf, 2 jaunes fatufe, % tasse lait, 1 c.à thé ivinilh Graisse?'2 moules j gâteau ronds de R", gnrinsse ont paru dans les revues précédentes peuvent toujours M Lequel de ces îroblemes est e vôtre?Le problème de l'incommodité Au cours de ces "jours incommodes" du mois, aimeriez-vous pouvoir vous débarrasser de l'attirai! epingles-ceinture-ser-victtes externes?Alors, portez Tarn pax intérieurement et soyez assuré qu'il ne j causera ni irritation, ni protubérances.Le problème de rencontrer le public Avec Tampax toute odeur est impossible.De plus, Tampax ne cause ni bourrelets ni j plissements gênants sous vos toilettes.Le problème de la disposition tait de ouate surfine, Tampax est comprimé dans de minces applitateurs indi-m.'ucIs.Son format est tel qu'une pro- 1 vision d'un mois se glisse dans votre sac à main.Naturellement, il est facile d'en disposer.Le problème du bain ou de la douche Tampax est facile d'emploi et, lorsqu'il est en place, vous en oubliez même la présence.Vous n'avez pas à l'enlever pour votre bain quotidien.Le problème d'argent Procurez-vous Tampax à votre pharmacie , ,1 (.un ptoir .li produits sanitaires en 3 degrés d'absorption: Régulier, Super, Junior.La boite économique sulhr pour environ 4 mois.Canadian Tampax Corporation Ltd., brampton, Ontario.CANADIAN TAMPAX CORPORATION Limited.Brampton, Ont.r.nvo>«/ mr,i toue pli personnel un paquet d'ettai de Tampai.J'inclue 10c.pour Irait d'envoi et j'indique le format deairé: ( ) RtouLll» ( I Sure» ( ) Junto» Nom .____._________________.~.~-~.~„.(écrire bien liaiblement) Adreeee .- yBt Pro» Tirai-aaP ' \int -e Jéa-ré"er un cher souvenir.—Je ne veux pas accabler Françoise, i'eut-ètre ai-je été aussi coupable qu'elle, >-eut-être n'ai-je pas su la comprendre et lj retenir.La vérité, c'est que nous n'étions pas faits l'un pour l'autre et que l'aurais dû m'en apercevoir, moi qui étais plus âgé, plus expérimenté qu'elle.J'aurais dû me rendre compte que ce qui n'attirait vers elle, c'était uniquement sa blondeur, sa blancheur, sa fragilité, son cV ince.parce que je venais de passer quatre ans en Afrique, où les femmes H>nt noire et fortes comme des bêtes de «TOinR.File était le résumé de mes nostalgies, elle m'apportait tout ce dont on rêve lorsqu'on est exilé dans la brousse.Je suis tombé amoureux comme un collégien, et je lui ai immédiatement proposé de l'épouser.Elle a accepté tout de suite.Je croyais que c'était par amour, et, après tout, c'était peut-être de l'amour.Aussitôt mariés, nous avons compris notre erreur.Je n'ai pas besoin d'insister: vous connaissiez Françoise, vous me connaissez; c'était, comme uTsent les bonnes pens, le mariace de l'eau et du feu.Je vous répète que je ne veux pas l'accabler; f'Ie ne peut plus se Jélendre; ce serait lâche.File avai' des excuses; après une jeunesse triste et pauvre, il éta:t naturel que, jolie comme elle l'était, elle aimât le luxe, la coquetterie, les sorties, le flirt.Le malheur, c'est que j'envisageais la vie sous un autre anirle que le sien.Avant notre mariage, elle avait accepté avec enthousiasme la perspective de partir au Sénégal avec moi; mais lorsque j'en parlai sérieusement, elle se rétracta et poussa des cris d'horreur.J'attendis un peu.Nous avions des scènes terribles, puis des moments de réconciliation qui me laissaient tout de même espérer qu'avec le temps.Mais un jour, après ene de ces périodes d'accalmie, sans que 1 ien puisse faire prévoir la détermination, elle est partie.—Vous ne saviez pas qu'elle attendait un bébé0 —Je vous jure que non.Elle-même devait l'ignorer encore lorsqu'elle est partie.—Vous ne l'avez pas recherchée?—Pas tout de suite.Elle m'avait laissé une lettre d'adieu désinvolte, que je peux vous montrer.Il ouvre son portefeuille.Là est la preuve de son innocence et de la culpa- bilité de Françoise.Mais, à présent.( hristiane a tellement confiance en lui n'elle prévient son geste, repousse le feuillet.—C'est inutile.Je vous crois.—Merci, répète-t-il en rangeant pensi vement le papier.J'étais furieux, j'ai pris le premier bateau en partance pour Dakar.Elle connaissait mon adresse là-bas, elle pouvait m'écrire.Elle ne l'a pas fait.—Et vous lui avez écrit?—Oui.Elle était tout de même ma femme et je m'inquiétais de son sort, la sachant sans ressources.—Où lui avez-vous écrit?—A notre ancien domicile, à Bordeauv en espérant qu'elle donnerait sii'ne dt vie et qu'on lui ferait suivre mes lettres Mais elle avait coupé les ponts derrière elle, probablement.Un silence.Personne ne saura jarnai quelles idées baroques et désastreuse s'aoitaient dans la tête de Françoise, cett.jolie tête de poupée.Alors que son en fant avait un père, un protecteur nature qui n'aurait pas refusé de participer s son entretien, pourquoi s'est-elle obstine à rester éloignée de lui et à charger Chri- LA REVUE MODERNE — NOVEMBRE 1Ç5 C'est le Moment! ACHETEZ UNE NOUVELLE MACHINE À LAVER Aujourd'hui vous pouvez profiter de tous les Avantages d'une CUVE EN ALUMINIUM Sans Aucun Supplément! ne rouille pas ne s'écaille pas légère facile à nettoyer CUVE EN ALUMINIUM qui durera toute la vie tiane de subvenir seule à leurs besoins?Par caprice?Par écoïsme?Par crainte de devoir reprendre la vie commune avec Pascal?Christiane.indulgente malgré tout, veut croire que c'était par inconscience.Tout de moine Françoise a été hien coupable.Elle a dû s'en rendre compte, brusquement, quand on lui a annoncé la mort de son mari; de là ce chagrin que Christiane ne comprenait pas, ce bouleversement causé par un tardif remords.—Lorsque je suis revenu en France, au debut de la guerre, pour être mobilisé, poursuit Pascal, j'ai cherché à la retrouver.Mais j'étais soldat, ce n'était pas commode.Ft puis, les événements se sont précipités.Un autre silence, encore plus pesant Cette fois, il a tout dit.C'est fini, il se lève, il prend son bougeoir à sa place habituelle, sur le manteau de la cheminée, Christiane suit tous ses gestes, le coeur serré d'un malaise inexplicable.Demain, elle pourra ranger le bougeoir, personne ne montera à la chambre du haut.Eh bien! Quoi?Elle devrait être contente.Fnfin débarrassée de cet intrus qui lui a causé tant de tourment.Elle va respirer.Elle ne respire plus.Elle a le sentiment aigu du temps qui passe.Ce sont les dernières minutes qu'elle vit avec cet homme.Ils vont se quitter pour toujours.Toujours.Un mot écrasant comme un bloc.Toujours.Elle balbutie de pauvres mots qui règlent des détails matériels, des mots dérisoires en regard du tragique de la situation: —Je me lèverai de bonne heure pour vous faire du café.—Non.Ne vous dérangez pas.Il reste du café, je le ferai chauffer sur le ré- chaud à alcool.—Mais je peux bien.—Je préfère être seul, dcclare-t-il Elle baisse la tète, la gorge étranglée Ainsi il partira de chez lui par l'aube froide de l'automne, sans même un au revoir.C'est normal, puisqu'on le chasse.—Bonsoir.Comme chaque soir, il se dirige vers l'escalier.Et, tout à coup, Christiane comprend qu'elle ne peut pas le laisser partir comme ça.Il a reconnu ses torts, il lui a demande pardon, il lui a rendu hommage.Et elle.'.N'est-il pas juste et nécessaire qu'elle agisse de même, qu'elle soit aussi loyale, aussi courageuse que lui?D'un élan, elle i" < sa main sur le l'ras de l'homme —Pascal!.Et elle s'arrête, étonnée d'avoir osé taire ce geste et prononcer ce nom.Lui aussi s'arrête et tourne vers elle un regard d'espérance anxieuse.—Oui?.—Avant que vous ne partiez, je voudrais vous dire.Oh! c'est difficile, vous dire combien je regrette, moi aussi, de vous avoir mal jugé.Mais les apparences, si elles étaient contre moi, étaient aussi contre vous.J'aimais trop Françoise pour la soupçonner de mensonge.Si vous m'aviez dit la vérité dès le premier jour.Il hausse les épaules avec son sourire du coin des lèvres.—Vous ne m'auriez pas cru.Je n'ai pas cru non plus la vérité que vous m'avez dite.Nous étions séparés par un mur d'idées préconçues.Pour moi, vous étiez une aventurière; pour vous, j'étais une brute et un père indigne.Comme nous «emmes aussi têtus l'un que l'autre, nous 1.BESOIN D'UN LAXATIF 2.CONSTIPATION qui accompagne généralement un rhume 3.EXCES de table ou de boisson 4.AIGREURS D'ESTOMAC 5.MAUX DE TETE résultant de certains troubles digestifs UN ouït]* LE JOUR OU LA NUIT PRENEZ DU Sal Hepatica, le pétillant laxatif antiacide, soulage un si grand nombre de malaises tellement efficacement que c'est une véritable armoire à pharmacie.Son action est rapide, mais douce .sans saisissements.sans coliques.Achetez donc une bouteille de ce laxatif "un-pour-cinq" facile à prendre .dès aujourd'hui! 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