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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Q. Sciences de la vie et technologies de la santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-10-07, Collections de BAnQ.

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[" PORTRAIT SECTORIEL ANNUEL ScienceS de la vie automne 2010 REPORTAgE PUbLICITAIRE 1 1678 Sommaire La métamorphose de l\u2019industrie biopharmaceutique Défis pharma Trois grappes innovantes PME à succès Au début 2009, bien des analystes s\u2019attendaient à une hécatombe pour les sociétés de biotechnologie.Selon l\u2019étude Beyond Borders produite par la firme Ernst and Young, on prévoyait même une chute de 25 à 35 % du nombre d\u2019entreprises inscrites en bourse dans les principaux centres de biotechnologie occidentaux (États-Unis, Canada, Europe et Australie).Il faut dire que les derniers mois virent l\u2019étau se resserrer encore davantage sur une industrie toujours à l\u2019affût d\u2019argent frais pour la recherche de nouveaux médicaments.Le portrait général du marché faisait craindre le pire en effet.La crise économique américaine a eu pour effet d\u2019accélérer des tendances déjà amorcées; 1) resserrement des critères d\u2019investissement du capital risque (jusqu\u2019ici rien de nouveau!); 2) diminution des acheteurs potentiels causée par la vague de consolidation au sein de l\u2019industrie pharmaceutique, elle-même née d\u2019un urgent besoin de rationalisation.Mais contre toute attente, jusqu\u2019ici l\u2019hécatombe n\u2019a pas eu lieu.La majorité des sociétés de biotechnologie publiques ont survécu.Une diminution des effectifs de 11 % a bien été enregistrée (rappelons-nous ici les tristes histoires québécoises d\u2019Ambrilia et de Conjuchem pour n\u2019en nommer que deux), mais on reste bien loin des 35 % appréhendés.La nécessité, mère de L\u2019invention À quoi attribuer une telle capacité à rebondir?La réponse se trouve dans la nature même de l\u2019industrie et s\u2019appelle INNOVATION.Elle se traduit par une incroyable habileté à s\u2019adapter au nouvel environnement, voire à se métamorphoser.La transformation est dictée par la nécessité de faire plus avec moins.Les grandes pharmaceutiques continuent de restructurer leur R et D interne afin de réduire leurs coûts et de diminuer l\u2019impact qu\u2019aura la perte de nombreux brevets entre 2011 et 2014.Parallèlement, les exigences toujours croissantes des gouvernements payeurs, lesquels ne veulent Nouveaux parteNariats pour les pharmaceutiques Vers la pharma toutes portes ouvertes suite du texte page 2 Chez Ernst & Young, la grande firme d\u2019analyse d\u2019affaires, on a baptisé le phénomène open pharma ou open-source pharma, en faisant évidemment référence à des modèles existant depuis longtemps en informatique.En gros, cela veut dire que les pharmaceutiques, jusque-là jalouses de leurs résultats de recherche ou de leurs réservoirs de molécules encore inexplorées, sont maintenant prêtes à les partager avec d\u2019autres pharmas, avec des sociétés de biotechnologie ou avec des universitaires.Et pourquoi ce virage?Michelle Savoie, directrice de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie du Montréal métropolitain, l\u2019explique.« Depuis quelques années, les pharmaceutiques investissent toujours plus d\u2019argent en recherche et mettent moins de nouveaux médicaments en marché.Il est clair que le modèle de recherche en vase clos doit faire place à une autre approche.Il est clair aussi que nos biotechs peuvent grandement bénéficier de ces partenariats, tout comme nos chercheurs universitaires.» coLLaborations entre pharmas\u2026 Le Consortium québécois sur la découverte du médicament (CQDM) est un exemple de collaboration nouveau genre.Financé par trois grandes pharmaceutiques et l\u2019État, il octroie des subventions de recherche à des universitaires ou à des PME pour faciliter la découverte de nouveaux médicaments.D\u2019autres consortiums existent aux États-Unis (Enlight) et en Europe (Initiative pour les médicaments innovants, IMI).Le principe est le même: des pharmas mettent des ressources en commun pour financer de la recherche externe et en partager les résultats.\u2026 et avec Les universitaires et pme Ce n\u2019est pas d\u2019hier que les pharmaceutiques octroient des contrats de recherche aux universitaires, au Québec comme ailleurs.Mais d\u2019un petit contrat ponctuel, on passe à des ententes plus étroites et de durée plus longue.suite du texte page 2 et Technologies de la santé ©Illustration : Marie Mainguy mÉTamorPHoSe biopharmaceutiQue Sciences de la vie ScienceVie_2010 4.indd 1 9/29/10 1:50:04 PM 2 REPORTAgE PUbLICITAIRE PORTRAIT SECTORIEL ANNUEL ScienceS de la vie automne 2010 « Ici, nous valorisons beaucoup les collaborations de recherche, qui sont plus enrichissantes à nos yeux que la recherche contractuelle, car les échanges y sont très nombreux, plus fructueux, voire créatifs.Nous voulons faire plus avec moins et nous savons bien qu\u2019il y a plus de découvertes en dehors de nos laboratoires affirme Julie Edwards, chef des affaires scientifiques chez Boehringer Ingelheim Ltée.L\u2019unité lavalloise de Boehringer étudie les maladies infectieuses.« La collaboration avec les universitaires, nous y croyons fermement » insiste Hugh O\u2019Neill, président et chef de la direction de sanofi-aventis Canada.« C\u2019est un processus continu au Canada.L\u2019an dernier, Sanofi a conclu 33 partenariats de la sorte avec des universitaires à travers le monde.» Sanofi emploie 2 000 personnes au pays et le nombre pourrait croître.En effet, après la fermeture d\u2019un site de production à Kansas City, sept des produits qu\u2019on y manufacturait le seront maintenant par l\u2019unité de Laval.La situation de Merck est un reflet exact de ce glissement des pharmas de la situation qui prévalait jusqu\u2019à tout récemment, tout faire soi-même dans l\u2019isolement et même le secret, vers l\u2019ouverture et la main tendue, comme le raconte Vincent Lamoureux, directeur des relations publiques chez Merck.« Il est vrai que nous fermons l\u2019unité de recherche fondamentale de Kirkland.Nous nous détachons des stades embryonnaires de la recherche pour la faire en collaboration avec des partenaires externes, PME ou universitaires.Nous partageons les ressources et aussi les risques.» Merck consacrera 100 M$ à ces partenariats innovants sur cinq ans au Québec.universitaires ouverts Pour caricaturer, disons que pour les pharmas, la pêche aux molécules est donc ouverte.Mais il existe un autre modèle de collaboration entre la grande entreprise et les réseaux universitaires.Très souvent les pharmas testent leurs nouveaux composés sur des patients dans des hôpitaux universitaires, sous la surveillance de médecins qui sont aussi des chercheurs.« Ce chercheur clinicien dispose d\u2019un réseau national, voire mondial, de collègues scientifiques » rappelle Paul L\u2019Archevêque, président de Cap Cogito, firme de consultation en stratégie de gestion.« De tous les acteurs de la constellation des sciences de la vie, le clinicien-chercheur est le mieux placé pour servir de relais entre les besoins des entreprises et les ressources des universités, qu\u2019il connaît très bien tous les deux.» Des exemples?Le Centre d\u2019excellence en médecine personnalisée (CEPMed) qui a vu le jour sous l\u2019impulsion de Jean-Claude Tardif, justement chercheurclinicien en maladies cardiovasculaires et qui a décidé que le centre et ses ressources viendraient affiner les efforts des pharmaceutiques pour combattre ces maladies trop répandues.Michel Bouvier, chercheur à l\u2019Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) a mis sur pied le Groupe de recherche universitaire sur le médicament.« Dans notre approche, une découverte universitaire, un nouveau composé potentiel se développe dans nos murs avec l\u2019argent de subventions publiques.Quand il a donné des signes clairs de validité, nous entamons la discussion avec l\u2019entreprise en nous assurant que le public soit éventuellement bien rémunéré.» Des initiatives parallèles existent ailleurs au Québec (Pharmaqam, Institut de pharmacologie de Sherbrooke, etc.).Que ces partenariats soient initiés par une biotech, des chercheurs universitaires ou la pharma elle-même, en fin de compte s\u2019ils réussissent, c\u2019est le public et le système de soins de santé qui reçoivent une nouvelle arme pour contrer la maladie.plus débourser pour des médicaments coûteux, mais exigent plutôt des résultats positifs sur le système de santé dans son ensemble, sont autant de pressions qui bouleversent le modèle économique traditionnel et poussent au changement.performance et partenariats D\u2019autres moyens de découverte, plus performants, sont impératifs et de ce côté, les biotechs ont beaucoup à offrir.Par exemple, la société sherbrookoise Tranzyme Pharma, qui a développé la technologie MATCH permettant d\u2019accélérer la découverte de nouveaux médicaments pour le traitement de maladies gastrointestinales et métaboliques, vient de conclure une entente avec la société Bristol-Myers Squibb.Le contrat pourrait atteindre 400 millions.« En tant qu\u2019entreprise biopharmaceutique, Tranzyme s\u2019est fermement implantée au Québec grâce à des partenariats au sein de l\u2019industrie et du milieu universitaire.Il n\u2019a pas toujours été facile d\u2019obtenir le financement nécessaire pour la R et D, car les bénéfices pour les investisseurs privés sont souvent incertains et peuvent tarder à venir.Mais la technologie MATCHMC rapporte aujourd\u2019hui, et elle annonce un avenir brillant pour l\u2019entreprise et pour les nombreux malades en attente de nouveaux médicaments sûrs et efficaces! » explique Helmut Thomas, premier vice-président Recherche et développement pré-clinique chez Tranzyme.D\u2019autre part, si jusqu\u2019ici c\u2019étaient surtout les sociétés de biotechnologie qui vendaient des droits de licence aux grandes pharmaceutiques, aujourd\u2019hui l\u2019inverse est vrai.Après les restructurations, les grandes sociétés pharmaceutiques tendent à réduire leurs champs de recherche et commencent à se départir des molécules qui ne leur sont plus prioritaires, mais qui peuvent présenter un intérêt commercial pour de plus petites sociétés.Plusieurs ouvrent donc leur portefeuille de molécules jusqu\u2019ici savamment protégées.Par exemple, la rumeur veut que Merck Frosst cherche à vendre en bloc la propriété intellectuelle de son laboratoire de Kirkland (celui qu\u2019elle s\u2019apprête à fermer), afin de créer une nouvelle société de biotechnologie dont la mission serait de poursuivre le développement des molécules abandonnées, mais prometteuses.tendances en financement En ces temps de sécheresse économique, les pourvoyeurs traditionnels (capitaux de risque, investisseurs institutionnels et grandes pharmaceutiques) sont de plus en plus difficiles à convaincre.Toujours selon l\u2019étude de Ernst and Young, c\u2019est ce qui explique une augmentation des structures de financement incluant des options.Dans ces transactions, l\u2019acheteur ne fait pas l\u2019acquisition d\u2019actif, mais paye plutôt pour le droit d\u2019acquérir une licence à une date ultérieure et à un certain prix (par exemple, quand un essai clinique a été complété avec succès).Ces structures d\u2019affaires permettent de réduire les risques, tout en finançant la recherche.Parallèlement, un nouveau joueur occupe une place grandissante dans le ciel nuageux du financement de l\u2019innovation.Il s\u2019agit des fondations caritatives.Celles-ci disposent d\u2019argent destiné à des maladies bien ciblées et auxquelles l\u2019industrie biopharmaceutique doit recourir.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019a fait la société montréalaise Aegera Therapeutics en 2008, avec The Leukemia & Lymphoma Society, dans une entente portant sur le financement de 3,3 millions de dollars américains pour un essai clinique international de phase I et II.pas idyLLiQue, mais\u2026 Ces quelques exemples ne sont qu\u2019un échantillon des nombreuses transformations en cours.Le paysage qui se dessine n\u2019est pas idyllique et il y aura certainement encore des perdants.Néanmoins, il est clair que la métamorphose offre aussi une multitude d\u2019opportunités à saisir et que bien des rêves sont encore possibles.Suite de la Une nouveaux partenariats pour les pharmaceutiques Suite de la Une métamorphose biopharmaceutiQue La « règle des 15 ans » Si le Québec est aujourd'hui le leader envié de la recherche et du développement pharmaceutique au Canada, c'est grâce à sa vision et ses politiques avant-gardistes.De cette vision est issue la « règle des 15 ans », qui reconnaît la valeur de l\u2019innovation en santé comme source de richesse collective.La « règle des 15 ans », permet l\u2019épanouissement et le maintien d\u2019une industrie de recherche pharmaceutique novatrice forte et dynamique, qui rapporte à tous les Québécois, à leur santé et leur économie.Nous, les compagnies de recherches pharmaceutiques novatrices du Canada, sommes fières de tout ce que nous avons accompli ici au Québec.Nous le devons en grande partie à des politiques novatrices comme la « règle des 15 ans », cette mesure audacieuse et fructueuse \u2013 unique au Québec\u2026 Que l\u2019on doit préserver.www.canadapharma.org INNOVER au Québec : Une tradition d\u2019engagementt Julie Edwards, Chef, Affaires scientifiques, centre de recherche et développement de Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée Hugh O\u2019Neill, Président-directeur général, sanofi-aventis Canada DES SOLUTIONS NOVATRICES POUR NEUTRALISER LES GERMES Chez Noveko, nos solutions environnementales et médicales novatrices sont vouées à l\u2019amélioration du bien-être et de la santé humaine et animale.Notre gamme de produits comprend des solutions dérivées de notre technologie de filtration antimicrobienne, soit nos filtres à air, nos masques et respirateurs, ainsi que nos désinfectants pour les mains, tous conçus pour neutraliser les germes.1.877.874.0606 / noveko.com ScienceVie_2010 4.indd 2 9/29/10 1:50:05 PM PORTRAIT SECTORIEL ANNUEL ScienceS de la vie automne 2010 REPORTAgE PUbLICITAIRE 3 Nous passons nos gènes à nos enfants selon une méthode s\u2019apparentant au fonctionnement d\u2019un copiste un peu distrait.En gros il fait le travail, mais avec des tas d\u2019omissions minuscules, de répétitions presque invisibles, d\u2019erreurs typographiques et de microbavures.L\u2019enfant est donc un peu différent de ses parents.Quand la copie est trop brouillée, l\u2019enfant hérite d\u2019une maladie chronique.Distrait, oui, le copiste, mais aussi très imaginatif.Il joue de ces maladies comme le virtuose qui improvise des variations sans nombre sur le thème, disons, du cancer.« Il y a cinquante ans, explique Leroy Hunt, chercheur américain émérite, on parlait de cancer du sang.On dénombre aujourd\u2019hui plus de 80 variantes de leucémies, lymphomes, etc.» Heureusement les méthodes de séquençage ultramodernes des gènes permettent d\u2019identifier la variante précise portée par ce malade-ci ou celui-là.Cela permet de rechercher dans l\u2019arsenal thérapeutique le médicament convenant le mieux à cette variante-ci.Cela oblige à développer de nouveaux médicaments pour les variantes dites orphelines.C\u2019est la médecine personnalisée.où en est Le Québec?Sommes-nous, au Québec, en train de manquer ce bateau-là?« Absolument pas! » s\u2019exclame Jean-Marc Proulx, directeur général de Génome Québec.« Au contraire, nous en sommes les pionniers! » Et de rappeler que c\u2019est au sein de Génome Québec que fut incubé dès 2006 le Centre de pharmacogénomique Beaulieu-Saucier, maintenant logé à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal.Et ce n\u2019est nullement un hasard si c\u2019est dans ce même institut que loge le Centre d\u2019excellence en médecine personnalisée (CEPMed).Clarissa Desjardins dirige le CEPMed et explique son rôle charnière dans la médecine personnalisée appliquée aux maladies cardiovasculaires.« Il ne se fait pratiquement pas de tests cliniques de nouveaux médicaments contre les maladies cardiovasculaires au Canada sans que l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal ne soit impliqué dans le recrutement et le suivi des patients dans ces études.Grâce à notre biobanque d\u2019échantillons et au Centre de pharmacogénomique, nous offrons à l\u2019entreprise qui développe et teste de nouveaux produits tous les outils pour entrer de plain-pied dans l\u2019ère de la médecine cardiovasculaire personnalisée.» Et l\u2019entreprise s\u2019en sert.Hoffman La Roche, Servier, Pfizer, Roche et Warnex ont toutes des contrats de recherche et développement avec le CEPMed.« Il s\u2019agit la plupart du temps soit d\u2019inventer soit d\u2019utiliser un crible génomique pour recruter les malades porteurs de la variante exacte visée par le médicament expérimental », explique Mme Desjardins.mystère génétiQue écLairci en 3 semaines Le syndrome de Fowler est une de ces tragédies rarissimes engendrées par les distractions du copiste génétique.Les nourrissons dont les parents portent tous deux la variante erronée en sont foudroyés quelques semaines après leur naissance.Les vaisseaux sanguins de leur cerveau sont complètement inefficaces.Quelle est exactement la bavure de reproduction génétique entraînant ces décès?Nada Jabado, chercheuse à l\u2019Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, s\u2019est posé la question et a trouvé la réponse en trois semaines grâce à une technique de pointe de séquençage génétique, le séquençage de l\u2019exome.L\u2019an dernier, quelques articles scientifiques annonçaient l\u2019arrivée de cette nouvelle méthode et lui prédisait un bel avenir.Or le syndrome de Fowler est la troisième maladie génétique à avoir révélé ses secrets en 2010 grâce à la nouvelle approche.« Il y faut des outils de pointe et j\u2019y ai eu accès grâce à l\u2019équipe de plate-forme de séquençage de Génome Québec.Certains de mes collègues européens sont verts de jalousie\u2026 » On peut donc déjà dépister les parents porteurs de la bavure génétique correspondant au syndrome de Fowler.« Au P de médecine Personnalisée, il faut donc ajouter le P de médecine Prédictive » ajoute Leroy Hunt.Les praticiens suivent-iLs?Votre omnipraticienne est-elle au courant de ces avancées et est-elle prête à s\u2019en servir?Le CEPMed a fait un sondage dont les résultats sont dévoilés ce mois-ci et on y apprend deux choses: 80 % des médecins croient que la médecine personnalisée est un nouvel outil précieux pour eux et leurs patients; mais bien qu\u2019ils en reconnaissent le bénéfice, ils s\u2019avouent mal informés.Chez Génome Québec, on a inclus dans le plan stratégique en cours une mission capitale: faire en sorte que la découverte scientifique en médecine personnalisée s\u2019intègre rapidement dans le système de soins de santé et puisse rapidement profiter des investissements du secteur privé.« C\u2019est l\u2019étape qui reste à franchir et nous nous y engageons résolument », conclut Jean-Marc Proulx.médeciNe persoNNalisée: le québec eN tête La recHercHe fondamenTaLe \u2022 Instituts et centres de recherche publics \u2022 Universités \u2022 Centres de recherche privés 1.Immunologie/virologie 2.Neurologie 3.Oncologie 4.Maladies inflammatoires 5.Autres LeS bioTecHnoLogieS \u2022 Santé humaine et animale \u2022 Environnement \u2022 Agriculture et bioalimentaire \u2022 Foresterie L\u2019induSTrie PHarmaceuTique \u2022 Manufacturiers de produits brevetés \u2022 Manufacturiers de produits génériques La recHercHe conTracTueLLe \u2022 Recherche préclinique \u2022 Pharmacovigilance \u2022 Recherche clinique LeS TecHnoLogieS de La SanTÉ \u2022 Équipements médicaux \u2022 Outils de diagnostic \u2022 Fournitures et matériels médicaux \u2022 Services et produits informatiques SCIENCES dE lA VIE vue d\u2019eNsemble Après plus d\u2019un siècle d\u2019expérience, nous demeurons intensément curieux, pour le bien des générations futures.Boehringer Ingelheim reste toujours conforme à sa spécificité de multinationale familiale indépendante - aujourd\u2019hui elle opère 142 filiales dans 50 pays.La recherche est la volonté qui nous anime et nous associons le succès en tant que compagnie pharmaceutique à l\u2019introduction continue de médicaments innovateurs.Avec plus de 41 500 employés à travers le monde et une réputation bâtie sur plus de 125 années d\u2019expérience, nous nous dévouons constamment dans le but d\u2019une vie en meilleure santé.www.boehringer-ingelheim.ca Jean-Marc Proulx, Président-directeur général, Génome Québec ScienceVie_2010 4.indd 3 9/29/10 1:50:06 PM 3=:% *4&!H$
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