La presse, 30 septembre 2010, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES CINÉMA LES AMOURS IMAGINAIRES DÉMARRENT EN TROMBE EN FRANCE PAGE 3 VIVRE BENOÎT DUTRIZAC, UN ANIMATEUR EN COLÈRE PAGE 11 www.cyberpresse.ca/arts PHOTOS Revoyez en photos la carrière de Serge Bélair sur cyberpresse.ca/belair DOSSIER Consultez notre dossier sur le festival Pop Montréal sur cyberpresse.ca/popmontreal PHOTOS Voyez un avant-goût du film Case 39 mettant en vedette Renée Zellweger sur cyberpresse.ca/case39 RICHARD THERRIEN LE SOLEIL Une grande voix de la radio et de la télévision québécoise s\u2019est éteinte: Serge Bélair a succombé à un cancer de l\u2019oesophage mardi après-midi à l\u2019hôpital Charles-LeMoynedeLongueuil.Il aurait eu 70 ans en octobre.La voix de Serge Bélair a ouvert l\u2019antenne de Télé- Métropole, le 9 février 1961.L\u2019animatrice Anita Barrière, qui était aussi de la première heure de diffusion, se souvient d\u2019un collègue extrêmement professionnel qui parlait un français impeccable.«Quand John Kennedy est décédé, au pied levé, ils l\u2019ont mis devant la caméra sans aucun texte, avec très peu d\u2019informations.J\u2019étais époustouflée, il était extraordinaire.» Les deux anciens collègues se sont retrouvés au début de l\u2019été, lors de l\u2019enregistrement de l\u2019émission spéciale du Banquier, diffusée dimanche dernier à l\u2019occasion du 50e anniversaire de TVA.C\u2019était la dernière apparition de M.Bélair à la télévision.«Je l\u2019ai trouvé éteint et amaigri », confie Mme Barrière.Jean-Pierre Coallier comptait aussi parmi ses collègues à l\u2019ouverture de Télé-Métropole.«Il avait à peine 19 ans.Il m\u2019avait jeté à terre avec sa mémoire exceptionnelle.Moi, ça me prenait des cartes, lui, il regardait son texte une fois et le disait par coeur.» Serge Bélair a d\u2019ailleurs rencontré Alice Laforge, son épouse depuis plus de 30 ans, sur le plateau de l\u2019émission Jeux d\u2019hommes, qu\u2019animait M.Coallier et où elle était mannequin.Durant les années qui ont suivi l\u2019entrée en ondes du «canal 10», il a animé plusieurs émissions, dont Croisière, L\u2019union fait la farce, Bon dimanche, À votre service madame, Cherchez le magot et Qui dit vrai?.Homme de radio, Serge Bélair n\u2019avait que 15 ans lorsqu\u2019il a entrepris sa carrière à CFDA à Victoriaville.Il restera particulièrement identifié à la station CJMS à Montréal, dont il a été le morning man de 1974 à 1985, de même qu\u2019à CKVL, où il a animé Vedettes en direct durant une dizaine d\u2019années.SERGE BÉLAIR Une grande voix s\u2019éteint PHOTO FOURNIE PAR AKA 22 BULLETS Jean Reno dans L\u2019immortel, de Richard Berry.Le comédien de 60 ans avoue n\u2019avoir jamais eu de plan de carrière.Le plus « international » des acteurs français est de passage à Montréal afin de soutenir la sortie prochaine de L\u2019immortel, un film dans lequel il trouve l\u2019un de ses plus grands rôles.MARC-ANDRÉ LUSSIER Dans L\u2019immortel, le nouveau film de Richard Berry, Jean Reno incarne un personnage de caïd rattrapé par son passé, même s\u2019il avait décidé de se ranger depuis quelques années en menant une petite vie tranquille auprès des siens.Ce film ambitieux, aussi humain que violent, n\u2019arrive pas par hasard dans la vie du plus «international» des acteurs français.«J\u2019avais dit à Richard que s\u2019il trouvait une histoire de rédemption qui aborde aussi le sujet du paradoxe humain, j\u2019aimerais tourner un film avec lui», a raconté hier l\u2019acteur au cours d\u2019une interview accordée à La Presse.Richard Berry (Moi César 10 ans et 1/2) et Jean Reno sont des amis dans la vie.Les deux hommes se sont connus dans les années 80 alors qu\u2019ils partageaient la scène d\u2019un théâtre à Lyon dans une production d\u2019Andromaque.« L\u2019immortel marque notre première rencontre acteurcinéaste, explique le célèbre interprète de Léon.Mêler amitié et travail peut être une lame à double tranchant parce que le rapport affectif entre alors aussi en jeu.Cela dit, j\u2019ai beaucoup de mal à travailler avec des réalisateurs très dirigistes et froids.Cela se détecte au premier regard, à la première rencontre.On n\u2019a qu\u2019une vie à vivre.Et on ne peut pas embrasser tout le monde sur la bouche!» Une trahison Inspiré d\u2019un fait divers survenu en France dans les années 70, L\u2019immortel relate le parcours d\u2019un ancien hors la loi survivant à une attaque dans un parking au cours de laquelle il est atteint de 22 projectiles.L\u2019homme est une espèce de miraculé dont les blessures de l\u2019âme ne guériront pourtant jamais, la peine d\u2019amitié découlant de cette trahison étant encore plus difficile à cicatriser.«C\u2019est au moment où fut publié l\u2019ouvrage de Franz- Olivier Giesbert sur l\u2019affaire Jacky Imbert, l\u2019homme qui a véritablement survécu aux 22 projectiles, que Richard a eu l\u2019idée de ce film, souligne Jean Reno.Mais il n\u2019a gardé que l\u2019anecdote pour construire une histoire de fiction autour.» La presse française a salué la performance de l\u2019acteur, qui impose ici une présence en apparence indestructible, une autorité naturelle qui se fond à merveille avec celle du personnage, tout autant qu\u2019une vul nérabi l ité emprei nte d\u2019un profond humanisme.Plusieurs observateurs rangent d\u2019ailleurs cette performance parmi les meilleures de l\u2019acteur au cinéma.«Je ne sais pas, dit-il un peu gêné.J\u2019ai beaucoup de mal à m\u2019autosatisfaire de mon travail.J\u2019aborde tous mes rôles avec la même intensité.Oui, ce film me tient beaucoup à coeur, notamment pour des raisons d\u2019ordre affectif, mais il y a aussi dans ma carrière des petits rôles qui sont passés inaperçus, et que j\u2019aime pourtant beaucoup.Je crois qu\u2019il vaut mieux ne pas trop s\u2019impliquer émotionnellement avec ce genre de choses une fois que le film existe.Demain il fera jour, quoi qu\u2019il advienne.» Gérer le succès N\u2019ayant jamais eu de «plan de carrière» («je choisis mes projets à l\u2019instinct », dit-il), Jean Reno avait déjà une dizaine d\u2019années d\u2019expérience quand le succès du Grand bleu a changé sa vie.« Il est impossible d\u2019imaginer ce qu\u2019est le succès tant qu\u2019on ne le vit pas, fait-il remarquer.Je n\u2019ai pas choisi ce métier pour être connu au départ, mais pour travailler, avoir des rôles.Vouloir accéder au vedettariat seulement pour être connu comme le font les candidats des téléréalités, c\u2019est stérile.Un succès populaire comme Le grand bleu, ça déstabilise.Toute ta vie en frémit, y compris ta vie privée.C\u2019est un traumatisme certain.Tu restes la même personne mais le regard que porte les autres sur toi n\u2019est plus du tout le même.On se relève de ça comme on peut.J\u2019ai eu la chance de ne pas tomber dans l\u2019abus de substances ou de liquides!» Le succès des fi lms de Luc Besson (il y a aussi eu Léon/The Professional) lui a toutefois ouvert les portes du cinéma hollywoodien.Encore là, l\u2019acteur s\u2019est montré prudent.Jean Reno / L\u2019immortel RAPPORTS AFFECTIFS «On n\u2019a qu\u2019une vie à vivre.Et on ne peut pas embrasser tout le monde sur la bouche! » \u2013 Jean Reno PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Serge Bélair >Voir BÉLAIR en page 4 >Voir RENOen page 4 Xavier Dolan MONTRÉAL JEUDI 30 SEPTEMBRE 2010 À ne pas manquer ce week-end: ISRAËL, TERRE D\u2019INNOVATION LES 40 ANS DE LA CRISE D\u2019OCTOBRE LES BLOGUES ET LA GASTRONOMIE MAISONS RECOMPOSÉES POUR FAMILLES RECOMPOSÉES ARTS ET SPECTACLES AUJOURD\u2019HUI À POP MONTRÉAL SEPTEMBRE 29 30 1 2 3 OCTOBRE Holger PHOTO FOURNIE PAR POP MONTRÉAL CONSULTEZ LE BLOGUE D\u2019ALAIN BRUNET SUR BLOGUES.CYBERPRESSE.CA/BRUNET POPMONTRÉAL PHOTO FOURNIE PAR POP MONTRÉAL PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Si Pop Montréal devait se trouver une mascotte, ça pourrait bien être l\u2019influent orchestre californien Deerhoof, en concert demain à La Tulipe.Indépendant, jusqu\u2019à la moelle, méconnu des masses, adulé par tout un bataillon de musiciens de la nouvelle génération.Depuis près de 15 ans, le groupe crée une musique radicalement libre, éternellement optimiste, où lumière et chaos se heurtent à coup de guitares lo-fi, de manipulations électroniques, de rimes en anglais et en japonais, langue première de la chanteuse et multi-instrumentiste Satome Matsuzaki.Sufjan Stevens, les Flaming Lips, Of Montreal, Dirty Projectors et Xiu Xiu (en concert samedi, à la Fédération ukrainienne) se réclament tous de l\u2019influence de Deerhoof, prolifique quartet aux influences musicales kaléidoscopiques, versé autant dans la pop électronique que dans l\u2019art-punk ou le folk confidentiel.Enfin, ici, c\u2019est la dynamique, l\u2019audace, le plaisir de jouer sur scène qui prime.«Parfois, une musique joyeuse peut surgir d\u2019endroits glauques», phi losophe le guitariste John Dieterich, assis sur un banc en bordure d\u2019un terrain de football déserté, par un autre après-midi de grisaille à Portland.«Mais, pondère-t-il avec entrain, je dois dire que je viens de déménager à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.Là-bas, il fait toujours beau!» C\u2019est un peu des vifs rayons de soleil de San Francisco, lieu où le groupe est né, que semble venir leur énergie.LamusiquedeDeerhoof, quatuor pop-rock d\u2019avant-garde depuis le milieu des années 1990, ne cesse de se réinventer à chaque album.Offend Maggie, lancé il y a deux ans, devrait connaître un successeur très bientôt: «C\u2019est tout enregistré déjà, on a aussi le titre et la date de parution, mais je ne sais pas si je peux te dire tout ça», titille Dietrich.Fondé en Californie en 1994 par le multi-instrumentiste Greg Saunier, le groupe a des bases en musique improvisée, donc avec l\u2019instantané et l\u2019auditoire.Ici, c\u2019est la dynamique, l\u2019audace, le plaisir de jouer sur scène qui priment.C\u2019est probablement la seule constante dans l\u2019histoire et l\u2019évolution de Deerhoof, qui a lancé 10 touffus albums en 13 ans, tous sur le vétéran label Kill Rock Stars.«On a répété beaucoup ici ces derniers jours, alors, oui, vous entendrez des nouvelles chansons.» Génial.Encore faudra-t-il savoir départager le neuf du vieux, le groupe ayant la réputation de parfois refaire complètement ses version enregistrées d\u2019une manière pratiquement méconnaissable.«Évidemment, tout paraîtra nouveau pour les fans, mais disons que l\u2019idée du prochain disque, c\u2019est d\u2019utiliser un son rock franc, mais en mixant, en trafiquant le son des guitares, d\u2019une manière moins directe que sur le précédent disque.On voulait retrouver les éléments chaotiques naturels de nos instruments.» En un mot, Deerhoof, c\u2019est la liberté.Donner un concert hommage à Joy Division, remixer la pop beige de Maroon 5, ouvrir pour Yoko Ono Plastic Band ou lancer une poignée de projets solo en même temps.Deerhoof, une vraie boîte à surprise musicale.«Peut-être que tous ces musiciens qui nous citent envient ces libertés qu\u2019on prend.Moi, j\u2019envie plusieurs de ces groupes-là parce que j\u2019ai parfois le sentiment que notre processus de création est mal perçu.Nous avons des intérêts musicaux très différents, et pour nous, accepter ça, accepter notre éclectisme et, par conséquent, accepter qu\u2019on n\u2019a vraiment aucune idée d\u2019où on s\u2019en va, c\u2019est ça le plus difficile.» Sur scène, Deerhoof promet (et livre) l\u2019émerveillement : «Un truc qui ne cesse de m\u2019émerveiller, ajoute John, c\u2019est l\u2019espace entre nous et l\u2019auditoire, l\u2019interaction nécessaire entre nous deux.» À voir et à vivre.DEERHOF À La Tulipe demain soir, 21h15 DEERHOOF LIBERTÉ, JE REMIXE TONNOM.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE «J\u2019espère que vous comprenez bien mon français.Je ne suis pas allée longtemps à l\u2019école, vous savez.» Jointe sur son cellulaire, Khaïra Arby nous parle depuis la voiture qui l\u2019amène vers Montréal, où elle doit donner un concert ce soir dans le cadre du festival Pop Montréal.La voix, mordante et assurée, laisse deviner que la dame a du chien.Ses propos nous le confirment.C\u2019est la première fois de sa vie que la chanteuse malienne tourne en Amérique du Nord.Dans son pays pourtant, elle est depuis longtemps considérée comme une star.Mais contrairement à ses compatriotes, Salif Keita, Amadou&Mariam ou Ali Farka Touré, sa carrière internationale aura mis plus de temps à décoller.Ce ne fut pour elle qu\u2019une autre bataille à livrer.Car dès le départ, Mme Arby a dû lutter ferme pour exercer son métier.Dans une région du monde (le nord du Mali) où les femmes ont à peine le droit de chanter.«Les débuts n\u2019ont pas été faciles, raconte-telle.Tout le monde me décourageait.Onme disait qu\u2019une femme ne devait pas partir en tournée avec des hommes.Mais moi je voulais chanter et j\u2019ai insisté.Je me suis dit: je vais aller jusqu\u2019au bout, Inch\u2019Allah\u2026» Après 40 ans de carrière, trois cassettes et un CD, la diva de Tombouctou n\u2019a toujours pas renoncé au combat.Entre musique traditionnelle touareg et groove rock du désert, ses chansons s\u2019attaquent à la situation des femmes dans une société ultra-conservatrice.Divorcée, mère de cinq enfants, elle dénonce la soumission, le sexisme forcené et même l\u2019excision.«Bien sûr que je me considère comme une chanteuse féministe, dit-elle.Non seulement je me bats pour l\u2019égalité, mais je me bats que pour que nous allions au-delà des hommes!» Pas étonnant que la dame soit aujourd\u2019hui à la tête d\u2019un groupe entièrement masculin, qu\u2019elle mène de main de fer, écrivant la plupart des morceaux.Pas étonnant non plus qu\u2019elle ait repris le business de son père, qui fut d\u2019ailleurs le premier à désapprouver son choix de carrière artistique.Entre deux tournées, la dame se consacre ainsi au commerce du sel, qu\u2019elle achète à des nomades du désert.«Ça par contre, c\u2019est un travail pour les hommes, conclut Mme Arby.Il faut un mois de voyage en chameau, puis un mois pour le retour.Je ne ferais jamais ça.» KHAÏRA ARBY Ce soir à minuit au Balattou Avis aux amateurs de musique du désert : le film Toumast \u2013 entre guitare et kalashnikov, portant sur le blues et la cause touareg sera présenté vendredi 1er octobre 20h au Blue Sunshine KHAÏRAARBY LA DIVA DE TOMBOUCTOU PHOTO FOURNIE PAR POP MONTRÉAL Holger, un groupe de Sao Paulo, s\u2019est produit l\u2019an dernier au festival Pop Montréal.On s\u2019était alors trouvé loin, très loin de la samba et de la bossa nova! Marqué par les tendances de la pop et du rock indépendants de l\u2019univers anglosaxon, Holger émergeait d\u2019une nouvelle mouvance urbaine, soit celle d\u2019une mégapole brésilienne en pleine ébullition.Un an plus tard?Le groupe, assurent ses protagonistes, a connu une évolution rapide comme c\u2019est le cas des jeunes artistes de talent qui posent les bases de leur discours artistique.«Nous aimons la musique, point.Tout ce qui nous touche finit par être une influence.En haut de la liste, je citerais Pavement, The Flaming Lips, New Order, Os Mutantes, Caetano Veloso, Gilberto Gil, TomZé, LCDSoundsystem, Godspeed You! Black Emperor.Plus récemment, l\u2019afrobeat nigérian (Fela Kuti), des musiques des Caraïbes et des tendances électroniques un peu caricaturales se sont ajoutées à notre palette», expliquait Arthur Britto, batteur et multiinstrumentiste d\u2019Holger rencontré ce printemps au Brésil.Une histoire à suivre! > Au Preloved à 20h et demain à minuit à l\u2019Espace réunion.Dis-moi comment tu t\u2019appelles\u2026 \u2026et je te dirai ce que tu joues (ou peut-être pas) NOTRE TOP 10 DESMEILLEURS NOMS DE GROUPES À POP MONTRÉAL ·Russian Futurists (ce soir, Cabaret Juste pour rire) ·USA OutOf Vietnam (ce soir, L\u2019Abreuvoir) ·Bear InHeaven (ce soir, Sala Rossa) ·Dada Trash Collage (ce soir, Playhouse) ·Technical Kidman (Nicole Kidman, vous pigez?) (demain, Playhouse) ·My Little Cheap Dictaphone (demain, Mission Santa Cruz) · Shortpants Romance (demain, L\u2019Abreuvoir) ·Atari Teenage Riot (samedi, Foufounes) ·Montreal NintendoOrkestar (samedi, Foufounes) ·Corpusse (samedi, Barfly) \u2013 J.-C.Laurence Des quelques 600 groupes et artistes invités à Pop Montréal cette année, le nom du trio américain Liars compte sans doute parmi les mieux connus des amateurs de rock.Issu de la mouvance dance-punk, le trio new-yorkais a habilement su se démarquer de ses confrères en embrassant à chaque album de nouvelles influences musicales.Sisterworld, le cinquième album du groupe lancé en mars 2009, convoquait de tétaniques guitares électriques pour imposer ses denses et obsédantes chansons rock.En première partie, le trio post-punk montréalais Black Feelings (Alien8) et Women, curieux quatuor rock d\u2019avant-garde originaire de Calgary.\u2013 Philippe Renaud, collaboration spéciale > Le National, 23h.Avec Black Feelings et Women HOLGER À COUCHER DEHORS.LIARS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 3 0 S E P T E M B RE 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 On s\u2019y attendait un peu, à voir l\u2019impressionnant battage médiatique précédant la sortie du film.Mais, s\u2019agissant d\u2019une «petite» oeuvre cinématographique, même la critique la plus dithyrambique ne garantit pas le succès.Chez MK2, le distributeur des Amours imaginaires, on attendait donc en se rongeant les ongles les chiffres de la fatidique première séance de 14h dans les salles parisiennes.Vers 16h, ce fut donc la divine surprise: le film du «petit prodige» Xavier Dolan opère un excellent démarrage qui, «si la tendance se maintient » comme dirait Bernard Derome un soir d\u2019élection, devrait sans problème lui assurer de passer la barre des 200 000 spectateurs.Sur 14 salles dans Paris intra-muros, Les amours imaginaires a attiré 715 spectateurs pour la première séance de l\u2019après-midi.Avec 51 spectateurs par séance, c\u2019est le second meilleur résultat parmi les sept films sortis ce mercredi.Même s\u2019il est démoli par l\u2019ensemble de la critique, Wall Street 2 reste une grosse machine commerciale et a fait 77 spectateurs par copie pour cette même séance.Avec son film à 600 000 $, Dolan bat la rgement Un homme qui crie, un film africain important, qui a obtenu le prix du jury au festival de Cannes, ainsi que Sans queue ni tête, un film français de Jeanne Labrune avec Isabelle Huppert.Le verdict de cette première séance parisienne est jugé sans appel par le milieu professionnel.Surtout si les résultats sont mauvais.Quand on est dans l\u2019entre-deux, l\u2019évolution est un peu plus incertaine:mêmedans le pire des cas, le film ne peut plus faire moins de 100 000 ou 150 000 entrées, alors que J\u2019ai tué ma mère avait plafonné en dessous des 50 000.Le succès minimum est donc totalement garanti.La suite des événements relève du suspense.Chez MK2, on attendait fébrilement les «autres» résultats: ceux de l\u2019extérieur de Paris, c\u2019està- dire les grandes villes de province.Un film classé «art et essai» a toujours plus de succès à Paris qu\u2019en région en comparaison d\u2019une production commerciale.Mais dans le cas de Dolan, la vague médiatique s\u2019est transformée en un tel tsunami que dans les grandes villes universitaires, comme Lyon, Marseille, ou Toulouse, nul ne peut ignorer l\u2019existence du «jeune prodige canadien».Les Inrockuptibles lui avaient consacré quatre pages la semaine dernière : ils en ont rajouté une entière.Dans Le Monde, il a eu droit hier à un traitement exceptionnel: seul à avoir trois étoiles, il a aussi une critique enthousiaste et une interview totalisant trois quarts de pages.Libération lui consacre trois pages.Le critique de L\u2019Express lui consacre toute sa chronique («Graine de sta r »).Le Figaro leur emboîte le pas.Seul le Canard enchaîné se permet quelques réserves sur les «défauts de jeunesse» du scénario.L\u2019essentiel est donc assuré.Reste à savoir si le bouche à oreille provoquera le petit miracle espéré.En juin 2006, C.R.A.Z.Y.était sorti dans environ 90 salles.Sur 15 salles parisiennes, il avait totalisé 504 entrées en première séance.Il s\u2019était redressé en fin de semaine et avait finalement atteint la barre inespérée des 600 000 entrées.Les amours imaginaires, sur 14 salles, a nettement mieux démarré, avec 715 spectateurs.Il est distribué dans 95 salles pour l\u2019instant.Et on n\u2019a plus de mots pour qualifier l\u2019enthousiasme des médias.Donc, tous les rêves sont permis.LES AMOURS IMAGINAIRES SUR 95 ÉCRANS EN FRANCE Dithyrambe et démarrage en trombe THE ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 Arthur Penn, le réalisateur de Bonnie and Clyde et Little Big Man (Les extravagantes aventures de visage pâle), est mort mardi soir, au lendemain de son 88e anniversaire, a-t-on appris auprès de ses proches.Le cinéaste américain est mort chez lui, à Manhattan, d\u2019une insuffisance cardiaque, a rapporté sa fille Molly Penn.Il était malade depuis environ un an, a expliqué son ami de longue date Evan Bell.Arthur Penn était le frère cadet du photographe Irving Penn, décédé en octobre 2009.Il avait commencé comme metteur en scène de théâtre à Broadway avant de passer au cinéma dans les années 60.Arthur Penn a également dirigé Anne Bancroft dans The Miracle Worker (Miracle en Alabama), inspiré de la vie d\u2019Helen Keller, une adolescente aveugle, sourde et muette.Il a aussi réalisé Missouri Breaks (Le duel des géants), avec Marlon Brando et Jack Nicholson, et Night Moves (La fugue), avec Gene Hackman.Son nom restera surtout associé à Bonnie and Clyde (1967), qui a été finaliste pour huit Oscars, en a remporté deux et a connu un immense succès populaire.Le réalisateur de Bonnie and Clyde s\u2019éteint à 88 ans PHOTO ARCHIVES AP Athur Penn en 2007.Le réalisateur américain aura marqué l\u2019histoire du cinéma.Dans le cas de Dolan, la vague médiatique s\u2019est transformée en un tsunami.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 3 0 S E P T E M B R E 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 Marc-André Hamelin pianiste promusica.qc.ca 514-845-0532 Renseignements : Billets en vente à : Lundi, 4 octobre 2010, 19h 30 ~ Théâtre Maisonneuve, Place des Arts Haydn ~ Mozart ~ Liszt ndré ÀL\u2019AFFICHE LE 29 OCTOBRE! Cette promotion est publiée dans La Presse les 29-30 septembre et les 1er-2 octobre.Le tirage aura lieu le 4 octobre.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Règlements de la promotion disponibles chez AllianceVivafilm.Fac-similés refusés.Valeur totale des prix offerts: 1000 $.Gagnez l\u2019un des50 LAISSEZ-PASSER DOUBLES pour la première film CLAUDE LEGAULT ROBERT NAYLOR SCÉNARIO ET DIALOGUES CLAUDE LALONDE UNE PRODUCTION DE PIERRE GENDRON UN FILM DE PODZ en compagnie des artistes et artisans du fifilm le mercredi 13 octobre! présentée par dans le cadre du Nom : Adresse : Ville: Code postal : Pour participer, découpez le coupon ci-joint et postez-le à: Promotion «10½» La Presse, C.P.280, Succ.Place d\u2019Armes, Montréal, QC, H2Y 3H1 visitez le vivafilm.com et inscrivez l\u2019indice suivant: PODZ (J3#ML+' N%$'M! ).,'(/*+(&#$!$$ %\"\"- H
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