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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles: jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2010-07-06, Collections de BAnQ.

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[" «LE QUÉBEC DEVRAIT AVOIR HONTE» LE CINÉASTE JACOB TIERNEY, À L.A.PAGE 7 www.cyberpresse.ca/arts PHOTOS Voyez les photos du film Piché : entre ciel et terre sur cyberpresse.ca/en-photos BLOGUE Looking for Eric, le film présenté l\u2019an dernier à Cannes arrive enfin au Québec.À lire sur le blogue de Marc-André Lussier sur cyberpresse.calussier POTINS Pour tout connaître sur vos chouchous du showbiz, lisez notre section «vie de stars ».cyberpresse.ca/potins JAZZ Ils ont été les premiers à faire du rock symphonique, Léo Ferré les a immortalisés dans C\u2019est extra et ils sont devenus bien malgré eux des gourous pour quelques fans illuminés.Les Moody Blues ont perdu deux membres en cours de route, mais ils reviennent encore à Montréal après presque 50 ans de carrière.Grâce à leurs chansons, estime le batteur Graeme Edge.L\u2019entrevue d\u2019Alain de Repentigny en page 4.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM / PHOTOMONTAGE LA PRESSE VIVRE ILS SONT FOUS, CES NÉERLANDAIS ! PAGE 8 MONTRÉAL MARDI 6 JUILLET 2010 OFFRE EXCLUSIVE AUXABONNÉS Simple et rapide! Visitez le cyberpresse.ca/privileges UNE AUTRE BONNE RAISOND\u2019ÊTRE ABONNÉ! version papier ou électronique.PROFITEZ D\u2019UNE OFFRE EXCEPTIONNELLE DE applicable sur les représentations des 24 et 25 juillet 2010, à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.40% DE RABAIS 30 ARTS ET SPECTACLES JAZZ \u2022 MARC-ANDRÉ LUSSIER CRITIQUE Peut-être Emir Kusturica était-il «effondré» au lendemain de la défaite humiliante de l\u2019équipe de l\u2019Argentine \u2013 et de son ami Maradona \u2013 à la Coupe du monde, mais il n\u2019en a rien laissé paraître hier soir sur la grande scène de la place des Festivals.Le groupe musical No Smoking Orchestra, auquel s\u2019est joint le célèbre cinéaste d\u2019origine serbe il y a 25 ans, a servi sous la canicule un concert rassembleur, marqué par des rythmes tziganes effrénés.Le réalisateur du Temps des gitans, que nous n\u2019avions pas vu sur scène à Montréal depuis un fameux concert organisé dans le cadre du Festival des films du monde en 2001, a offert, en compagnie de ses comparses, une performance à l\u2019image de son cinéma: foisonnante et joyeusement bordélique.Le groupe de musiciens extraterrestres tout droit sortis des Balkans, qui a enrobé de ses sonorités les plus récents films du cinéaste, a vite établi un climat de folie contagieuse en balançant d\u2019entrée de jeu des motifs musicaux aussi irrésistibles que festifs.Non sans avoir auparavant, tradition oblige, rendu hommage à l\u2019hymne national\u2026 soviétique.Lequel fut aussitôt interrompu par les accents pesants de Sa Sa, une pièce ponctuée d\u2019un appel incantatoire.Cabotins, suintant l\u2019âme slave dans ce qu\u2019elle a de plus coloré, les neufs musiciens (incluant le chanteur) partagent visiblement le même plaisir carnavalesque sur scène.À la guita re élect r ique ou aux percussions, «Emir Clapton», qui portait un tshirt à l\u2019effigie du cosmonaute Gagarine, préfère visiblement rester discret.Et met plutôt ses complices en valeur.Notamment le chanteur Nelle Jankovic qui, costumé en chauve-souris (aux couleurs de la Serbie !), a bien su animer les choses.Les pièces tirées des bandes originales de Chat noir, chat blanc et La vie est un miracle ont évidemment obtenu la cote.D\u2019autant que celles-ci permettent des envolées endiablées auxquelles les milliers de spectateurs ne demandaient pas mieux que de s\u2019abandonner, chaleur suffocante en prime.Les musiciens s\u2019amusaient aussi parfois à détourner des motifs archi-connus (Pink Floyd ou Deep Purple) pour mieux entraîner le public vers des pièces où s\u2019entremêlent habilement plusieurs styles, du rock électro-tzigane de Unza Unza Time aux rythmes cubains de MTV.Qui peut se vanter de faire battre la cadence à des milliers de personnes au son d\u2019un\u2026 tuba?On remarque aussi l\u2019excellente cohésion d\u2019un ensemble musical qui, sous des apparences un peu loufoques, maîtrise parfaitement son exécution.Instruments traditionnels sont ici mis au service de pièces généreuses et irrésistibles, dont les thèmes appellent parfois à une saine insubordination (Pitbull Terrier, Was Romeo Really a Jerk, The Devil in the Business Class, l\u2019un des meilleurs numéros de la soirée).Chorégraphies trépidantes, morceaux de bravoure qui relèvent parfois davantage du numéro de cirque, effets visuels amusants, tout a été mis en place pour que le «party» prenne.Et il a pris.Les Montréalais ne se sont pas gênés pour succomber à l\u2019ivresse.Ils ont bien fait.Au moment de l\u2019heure de tombée, la fête balkanique était partie pour durer encore un petit bout\u2026 EMIR KUSTURICA ET LE NO SMOKING ORCHESTRA La belle folie contagieuse ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Ce fut sans doute le meilleur retour sur l\u2019investissement au 31e Festival de jazz.Si d\u2019autres n\u2019ont joué qu\u2019une heure et des poussières à Wilfrid-Pelletier, le Steve Miller Band et les Doobie Brothers, qu\u2019on n\u2019avait pas vus depuis longtemps, nous y ont offert plus de trois heures d\u2019une musique vitaminée, hier soir.Steve Miller, qui jouait après l\u2019entracte, a joué ses succès, mais pas que ses succès.Sans chercher à épater, le guitariste et chanteur américain a fait un tour d\u2019horizon des musiques qu\u2019il chérit: le country, le rhythm and blues de La Nouvelle-Orléans et surtout le blues qu\u2019il pratiquait à ses débuts dans les années 60 et qui fait l\u2019objet de son tout nouvel album, Bingo! Miller a laissé beaucoup de place au tout nouveau membre de son groupe, le spectaculaire chanteur \u2013 et danseur ! \u2013 Sonny Charles qui remplace Norton Buffalo, le compagnon d\u2019harmonies de Miller pendant 33 ans que le cancer a fauché.Avec Charles et trois musiciens aussi efficaces que discrets, Miller nous a même chanté Nature Boy de Nat King Cole pour prouver à tous les sceptiques qu\u2019il a sa place dans un festival de jazz.Miller a commencé fort avec Jet Airliner et Take the Money and Run, et il a même invité Patrick Simmons des Doobie Brothers à venir jammer avec lui comme ils en ont l\u2019habitude.Mais c\u2019est quand Miller est resté seul sur scène avec ses guitares acoustiques pour quelques chansons, dont une version délicieuse de The Joker, qu\u2019il s\u2019est vraiment imposé.Il a fini en beauté avec la plus belle version de Fly Like an Eagle qui se puisse imaginer : à la fois spatiale et bluesée, tout en finesse et avec de superbes solos de l\u2019organiste Joseph Wooten et de Miller lui-même à la guitare électrique.Mais la partie n\u2019apas été facile pour Miller et sa bande après l\u2019ouragan Doobie Brothers.Imaginez une ligne à l\u2019attaque qui comprend trois guitaristes, un bassiste, un claviériste et un saxophoniste, appuyés derrière par non pas un mais deux batteurs.Quand ces gars-là se mettent à chanter ensemble comme des dieux par-dessus leur musique énergique, toute résistance est inutile.Le public de Wilfrid-Pelletier a mis un certain temps à se dégeler, mais le guitariste-chanteur Tom Johnston s\u2019en est mêlé et tout ce beau monde s\u2019est levé pour danser et chanter de vive voix Long Train Running, China Grove et Listen To The Music.Les Doobies n\u2019ont peur de rien.Ils ont même joué de façon convaincante Taking It to the Street que tout le monde croyait indissociable de la voix de Michael McDonald.Ils n\u2019ont jamais été les chouchous des médias ni des gens de goût.Mais rares sont les groupes qui travaillent aussi fort sur scène.Le triomphe de ces négligés était pleinement mérité.Un mot enfin sur Joan Armatrading qu\u2019il faisait bon revoir au Théâtre Maisonneuve en début de soirée.Sa voix, tour à tour aérienne et puissante, en impose toujours autant et elle ne donne pas sa place comme guitariste.Si jamais quelqu\u2019un a la bonne idée de la faire revenir, allez la voir.Vous ne serez pas déçus.LE STEVE MILLER BAND ET LES DOOBIE BROTHERS À WILFRID-PELLETIER Le plaisir partagé de la musique PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le chanteur Nelle Jankovic, costumé en chauve-souris (aux couleurs de la Serbie !), a bien su animer le concert donné par le No Smoking Orchestra, auquel s\u2019était joint le célèbre cinéaste Emir Kusturica (absent de la photo).PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Steve Miller a joué ses succès, mais pas que ses succès.Le guitariste et chanteur américain a fait un tour d\u2019horizon des musiques qu\u2019il chérit : le country, le rhythm and blues de La Nouvelle-Orléans et surtout le blues qu\u2019il pratiquait à ses débuts dans les années 60 et qui fait l\u2019objet de son tout nouvel album.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 6 J U I L L ET 20 1 0 le Festival international de Jazz de Montréal et rio tintoalcan : un alliage solide ARTS ET SPECTACLES JAZZ DANIEL LEMAY L\u2019an dernier, le jury était divisé sur tout sauf sur un point : le Parc X Trio avait « quelque chose », ma i s n\u2019était pas encore « là».Et le jury a fait changer les règles du Grand Prix de Jazz TD (TD depuis cette année) pour que Parc X puisse se réprésenter au concours.Et gagner le Grand Prix de Jazz TD qui leur a été remis hier avant le concert du Dave Brubeck Quartet, en clôture du 31e Festival international de jazz de Montréal.«On se proposait de lancer notre deuxième CD en décembre », sourit Gabriel Vinuela-Pelletier, le pianiste de Parc X (comme dans Parc Extension, le quartier du nord de Montréal).«Mais fallait trouver l\u2019argent.Là, avec 50 heures de studio, on peut se concentrer sur la musique.» Approche qu\u2019approuvent ses collègues Alex Lefaivre (contrebasse) et Mark Nelson (batterie).«Parc X Trio, c\u2019est quatre personnes», a expliquéMichael Bourne de la revue Downbeat, le président du jury.«Il y a trois musiciens plus cette quatrième personnalité collective qui les fait jouer comme une seul unité créatrice.» Le jury a donné le Prix Étoiles Galaxie (5000$) pour la meilleure oeuvre au tromboniste Darren Sigesmund pour Dance for Leila.Les gars de Parc X, eux, ont aussi reçu 5000$, une proposition de licence pour un disque chez Effendi, une bonne maison, 50 heures au studio Karma et des invitations pour 2001 au FIJM, à Rimouski et à Zacatecas où ils ont bien hâte de se rendre.Pour sa par t , le multiintrumentiste Don Thompson a reçu le prix Oscar-Peterson en reconnaissance de «sa contribution au jazz canadien et la qualité de son art ».M.Thompson joue du piano, de la basse et des persussions en plus d\u2019être un «maestro » du vibraphone.Originaire de Vancouver, cette icône du jazz canadian s\u2019est surtout fait connaître aux côtés du virtuose de la guitare jazz Sonny Greenwich et du saxo Moe Koffman (1928-2001).M.Thompson ens eigne depuis longtemps au Humber College de Toronto.« Les mots me manquent.Le nom d\u2019Oscar Peterson et mon nom sur le même trophée, je peux à peine y croire.» Dave Brubeck avait ouvert ce marathon, hier aprèsmidi, en acceptant des mains d\u2019Alain Simard, président du FIJM et fan fini du pianiste, la statuette du prix spécial Miles-Davis qu\u2019on lui remettait pour l\u2019ensemble de sa carrière de six décennies.«Oh! it\u2019s heavy» (c\u2019est lourd) a lancé M.Brubeck, l\u2019oeil vif, ajoutant dans le même souffle : «Miles aussi était heavy.» Et la salle de se bidonner avec ce monsieur généreux et attachant.« J\u2019ai entendu une de mes vieilles pièces en arrivant ici et je me suis dit : pourquoi je ne joue pas du piano comme ça?» Et Dave Brubeck a demandé qu\u2019on fasse rejouer Mr.Broadway, pour montrer, en battant la mesure avec sa main frêle, que sa signat u re à lu i , c\u2019était les superpositions de rythmes.Dave Brubeck aura 90 ans en décembre.«Ce soir, je devrai porter une attelle », dira-t-il enfin en montrant l\u2019annulaire de sa main gauche gonflé par une quelconque excroissance.«L\u2019attelle glisse, je ne peux jouer comme je veux.» La voix s\u2019étrangle et le vieillard finit par lâcher les mots qui lui barrent la gorge : «Et ça me frustre.» GRAND PRIX DE JAZZ TD Le trio montréalais Parc X l\u2019emporte «J\u2019ai entendu une de mes vieilles pièces en arrivant ici et je me suis dit : pourquoi je ne joue pas du piano comme ça ?» \u2013 Dave Brubeck PHOTO MARTIN ROY, LE DROIT Dave Brubeck a été récompensé pour l\u2019ensemble de sa carrière.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 6 J U I L L E T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 MARDI 6 JUILLET \u2022 19h30 MARDI 6 JUILLET \u2022 21h MARDI 6 JUILLET \u2022 18h MARDI 6 JUILLET \u2022 20h30 Un classique du pop-rock qu'on aconnu avec Nights in White Satin, I'm just a singer (In a Rock and Roll Band), Tuesday Afternoon, Question, The Story in Your Eyes et plus encore.LE LÉGENDAIRE GROUPEBRITANNIQUE! première partie: ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX RYTHMES 20h30 \u2022 MÉTROPOLIS L\u2019ASTRAL (MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN) L\u2019ASTRAL LE CLUB (MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN) JAZZ D\u2019ICI SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA SOPHIE HUNGER SUPPLÉMENTAIRE ! COMPLET De retour le 18 novembre à L\u2019Astral billets en vente samedi à midi ! CE SOIR ! CE SOIR ! CE SOIR ! En magasin smaintenant! Yann PERREAU Patrick HUARD Dan BIGRAS Eric LAPOINTE Zachary RICHARD NADJA JONAS PELCHAT Mario CHARLEBOIS Robert MAJOR Catherine LATRAVERSE Plume d OFFENBACH L\u2019ALBUM DERNIÈRE JOURNÉE ! BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL: MÉTROPOLIS, SAVOY 59, rue Sainte-Catherine Est 514 790-1111 \u2022 ticketpro.ca (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) BILLETTERIE montrealjazzfest.com PLACE DES ARTS 514 842-2112 \u2022 laplacedesarts.com L\u2019ASTRAL (MAISON DU FESTIVAL RIO TINTO ALCAN) 514 790-1111 \u2022 ticketpro.ca PA RTICIPATION SPÉCIALE ZACHARY RICHARD Heure approximative d\u2019arrivée du Défilé Trajet du Défilé rue SAINTE-CATHERINE OUEST rue SAINTE-CATHERINE OUEST rue DU FORT rue GUY rue CRESCENT rue PEEL av.McGILL COLLEGE rue JEANNE-MANCE Maison du Festival Rio Tinto Alcan Place des Festivals 19 h 15 19h25 19h37 19h 46 25 DÉFILÉ Mardi gras LE SPECTACLE DE CLÔTURE AVEC ALLEN TOUSSAINT TROMBONE SHORTY INVITÉS :SOUL REBELS BRASS BAND Mardi grasc\u2019est ce soir LA GRANDE SOIRÉE À MONTRÉAL! GRATUIT ! MARDI 6JUILLET 19 h 20 h30 présente SCÈNE ANGLE SAINTE-CATHERINE ET JEANNE-MANCE Métro Place des Art s PLACE DES FESTIVALS Départ du Défilé à 19h coin rues Du Fort et Sainte-Catherine Ouest Arrivée 20h09 Place des Festivals coin Jeanne-Mance et Sainte-Catherine Ouest NE MANQUEZ PASLAPARADE CE SOIR! AVEC LES VRAIS CHARS ALLÉGORIQUES DE LA NOUVELLE-ORLÉANS ARTS ET SPECTACLES JAZZ Les Moody Blues auraient pu être un de ces nombreux groupes qui ont une chanson à succès et qu\u2019on oublie aussitôt.Mais grâce à quelques heureux accidents de parcours, le quintette devenu trio fait carrière depuis 46 ans et nous revient ce soir à Wilfrid-Pelletier.ALAIN DE REPENTIGNY «Rien que d\u2019y repenser, ça me donne la trouille ! » avoue dans un éclat de rire Graeme Edge, le batteur des Moody Blues, au bout du fil.Nous sommes en 1966, les Moody Blues sont sans le sou et sans espoir.Le guitariste Denny Laine, chanteur de leur unique succès (Go Now), vient de quitter le groupe, qui pense sérieusement à se saborder.Mais voilà que leur compagnie de disques leur propose d\u2019enregistrer la Symphonie du Nouve au Monde de Dvorak avec un orchestre symphonique pour illustrer les possibilités nouvelles de la stéréophonie.Grâce à la complicité de l\u2019orchestrateur Peter Knight, les Moodies enregistreront plutôt leurs propres chansons (Nights in White Satin, Tuesday Afternoon) sur un album symphonique qui compte parmi les classiques de l\u2019histoire du rock : Days of Future Passed.Peu après, me raconte Edge, les Moody Blues participent à un très long spectacle au Midem de Cannes.Ils ne devaient pas être de la partie télévisée du spectacle, mais un autre groupe a eu un empêchement et la France les voit chanter Nights in White Satin en direct à la télé.Le lendemain, les França is s\u2019arrachent cette chanson et la compagnie de disques ne fournit plus.Les Moodies rencontreront éventuellement le grand Léo Ferré qui leur fera un coup de chapeau dans sa chanson C\u2019est extra.«C\u2019était un monsieur très gentil et il a dit des choses merveilleuses à propos de notre musique, dit Edge.Nous devions fa i re de la musique avec lui, mais nos agents respectifs ont tout bousillé.La France nous a adoptés une bonne année et demie avant les autres.D\u2019ailleurs, Justin (Hayward) et John (Lodge) \u2013 NDLR : les deux autres Moody Blues qui sont encore de l\u2019aventure \u2013 vivent en France.» Une leçon des Beatles Les Moody Blues ont participé à la dernière tournée britannique des Beatles et ils en ont tiré une leçon essentielle.«Ces gars-là n\u2019avaient pas de vie, se rappelle Edge.Il n\u2019avaient même pas le droit de sortir de leur hôtel pour faire une promenade, c\u2019était horrible.» Les Moodies ont donc décidé de garder un profil bas, mais l\u2019aura de mystère qui les entourait, alimentée par leurs albums-concepts, leur utilisation du mellotron et du sitar et leurs textes qui se prêtaient à toutes sortes d\u2019interprétations, ne les a pas protégés pour autant de certains fans illuminés.L\u2019une d\u2019entre elles a pénétré dans la maison du flûtiste Ray Thomas par la fenêtre de la salle de bains, ce qui a donné aux Beatles l\u2019idée d\u2019écrire She Came In Through the Bathroom Window.Les Moody Blues chantaient Timothy Leary et Om et ils étaient devenus des espèces de gourous.«On se posait à peu près les mêmes questions que nos fans, mais parce qu\u2019on se les posait à voix haute, ils s\u2019imaginaient que nous connaissions les réponses, raconte Edge.C\u2019était courant à l\u2019époque : Steven Spielberg a déjà averti un cinéaste qui venait de faire un film semblable à son Close Encounters of the Third Kind qu\u2019on s\u2019imaginerait désormais qu\u2019il communique avec les extraterrestres et qu\u2019il fait partie d\u2019une vaste conspiration.» Les Moody Blues ont été associés au rock progressif du début des années 70.Pourtant, leur musique, beaucoup plus douce, était basée sur les mélodies et les harmonies vocales plutôt que sur les prouesses instrumentales.«Mais on nous disait que nous avions un son un peu plus rock sur scène, ce qui m\u2019a toujours fait plaisir, commente Edge.Nos chansons sont notre force.Si nous avons connu une aussi longue carrière, c\u2019est parce que nous avons des chansons très solides sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.Aujourd\u2019hui, il y a six ou sept chansons qu\u2019il faut absolument jouer et on complète le programme en choisissant parmi une quarantaine d\u2019autres.» Et s\u2019il fallait que l\u2019un des trois derniers Moody Blues quitte à son tour, serait-ce la fin du groupe?«Je ne sais pas si Justin ou John continueraient sans moi, j\u2019espère qu\u2019ils ne le feraient pas, répond le batteur.Mais sans Justin ou John, on ne pourrait pas continuer parce qu\u2019on ne fait pas de chansons si le gars qui les chantait n\u2019est plus du groupe.» Les MOODY BLUES, à Wilfrid- Pelletier, ce soir, 19h30.MOODY BLUES Les accidents heureux PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le trio des Moody Blues : Justin Hayward, Graeme Edge et John Lodge.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019auteur, compositeur et interprète américain Andrew Bird a lancé l\u2019année dernière Noble Beast, l\u2019un des meilleurs albums singer-songwriter américain de 2009.En vue de son concert à Montréal, on tente plutôt de le convaincre de jouer du jazz parce que, bon, c\u2019est dans le nom du festival qui l\u2019invite, même si.bref, ça a presque marché.«Aaaah, soupire le musicien.Du jazz?Je n\u2019y avais pas vraiment pensé.J\u2019ai certainement déjà joué du jazz, à une autre époque.Je suis un grand fan de Lester Young» qui, comme Bird, avait plusieurs cordes à son arc, jouant trompette, violon et percussions en plus du saxophone grâce auquel il a fait sa marque.«Remarque, je vais probablement siffler un solo par-ci, par-là, j\u2019imagine qu\u2019on pourrait considérer que c\u2019est du jazz, non?» Close enough, comme on dit dans son Chicago natal.«Il m\u2019arrive encore parfois de participer à des jams, ajoute-t-il.Le bassiste avec qui je joue est phénoménal au ténor.» C\u2019est qu\u2019on aimerait bien entendre ce que ça donne, Andrew Bird en jazz, comme à l\u2019époque de son groupe Bowl of Fire, les premiers albums pour le label Ryko en 96 et 97, alors que la musique tirait sur le swing, le blues, et que Bird ne jouait qu\u2019au violon, en plus de son caractéristique sifflet.«Le sifflement, c\u2019est mon instrument naturel, expliquet- il.J\u2019ai commencé à siffler à 4 ans.Ça me vient tout seul, je le fais sans y penser.Quand je siffle, c\u2019est comme une valvepression, ça soulage.C\u2019est très différent du violon; le violon est un instrument incroyablement musical, mais pour être bon, il faut s\u2019exercer.Alors que siffler, tout le monde sait le faire, c\u2019est plus difficile de croire qu\u2019on peut un jour devenir bon.Je pense toutefois avoir réussi.» Presque toutes les belles chansons de Noble Beast ont leur petit moment pinson, qui vient souligner le côté folk presque traditionnel du style d\u2019écriture de l\u2019auteur.Les guitares y sont magnifiques, autant que les arrangements de cordes, jamais larmoyants, toujours à propos.«Je ne suis pas le genre d\u2019artiste qui part en tournée pour faire la promotion d\u2019un disque, prévient cependant le musicien.Les gens qui viennent à mes concerts ont fini par s\u2019attendre à l\u2019inattendu.L\u2019idée de devoir jouer des chansons parce que ce sont les plus récentes m\u2019écoeure, alors je pige dans tous mes albums.L\u2019avantage de travailler depuis longtemps, c\u2019est justement d\u2019avoir un vaste répertoire dans lequel je peux choisir.» Précoce, Andrew Bird a enregistré ses premières chansons en début de vingtaine, après avoir étudié le violon à l\u2019université; il collabore alors avec le groupe Squirrel Nut Zippers, tout en aiguisant sa plume.Après l\u2019aventure Bowl of Fire, qui se dissout en 2002, Bird s\u2019investit dans une carrière solo, privilégiant cette fois la chanson rock et folk à la courtepointe musicale roots qui a marqué ses premières expériences.«Vous allez entendre de nouvelles chansons sur lesquelles je travaille et que je n\u2019ai pas encore enregistrées, poursuit-il.Puis des compositions instrumentales, certaines assez expérimentales, d\u2019ailleurs.» Expérimentales ?Du free ja zz, peut- être?Un ga rs s\u2019essaie.ANDREW BIRD Diversions jazzistiques PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM «Le sifflement, c\u2019est mon instrument naturel, explique Andrew Bird.J\u2019ai commencé à siffler à 4 ans.Ça me vient tout seul, je le fais sans y penser.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 6 J U I L L ET 20 1 0 2 GALAS Avec : André Sauvé, Sylvain Larocque, Cathy Gauthier, Dominic Paquet, Kevin James, Daniel Tirado, Mike Ward, Guillaume Wagner, Charly Pop, Pierre Hébert, Dominic et Martin 18 ans + UN GALA ANIMÉ PAR LOUIS MORISSETTE ET J-F MERCIER SOUS LE THÈME DU SCANDALE FRANÇOIS MORENCY 9 et 10 juillet Avec : Philippe Bond, Billy Tellier, Chick&Swell, J-F Mercier, François Massicotte, Pierre-Luc Pomerleau, Dominic et Martin, Jean-Marc Parent, Denis Drolet, Gagnant de \u201cEn route vers mon 1er gala\u201d (Olivier Martineau) LAURENT PAQUIN 11 et 12 juillet Avec : Grandes Gueules, Philippe Laprise, Stéphane Fallu , Étienne Langevin, Guy Nantel, Alex Perron, Martin Petit et J-F Mercier, Denis Drolet, Pierre Hébert, Patrick Groulx, François Bellefeuille GALA HOMMAGE À CLAUDE MEUNIER animé par Stephan Bureau 19 juillet Soirée magique où l\u2019on célèbre l\u2019Homme et la carrière avec moult d\u2019invités surprises.GALA FRANÇAIS animé par Edouard Baer 23 juillet Avec : Les Écholiers, Michael Gregorio, Laurent Gerra et plusieurs autres GUY NANTEL 20 et 21 juillet Avec : François Massicotte, Laurent Paquin, Boucar Diouf, Messmer, P.A.Méthot, Eddy King, Jean-Michel Anctil, Réal Béland, Denis Drolet, Tap Dogs GREGORY CHARLES 24 et 25 juillet Avec : Dominic et Martin, Chick&Swell, Marc Dupré, Mark Faje, Charly Pop et le Quartz Quartet, Geneviève Gagnon, Ben Lefebvre, Serge Postigo, Alex Perron 7 ET 8 JUILLET * Offres d\u2019une durée limitée.Disponibles exclusivement à la Billetterie Juste pour rire et pour de nouvelles réservations seulement.Certaines conditions et restrictions peuvent s\u2019appliquer.Liste des spectacles, prix et contenus de l\u2019offre sujets à changements sans préavis.Quantité limitée.Théâtre St-Denis 2 21 et 22 juillet SYLVAIN LAROCQUE Vu d\u2019même.Il nous enamis plein les yeux! Spectacles de l\u2019année et auteur(s) de l\u2019année au Gala des Olivier 2010.À l\u2019achat d\u2019un billet à prix régulier, obtenez un billet pour LE COUP DE COEUR DU FESTIVAL «Sylvain Larocque» Choisissez 2 soirées parmi les galas Vidéotron et ne payez que 99 $ !* AVEC LA FORMULE GALA-GALA, C\u2019EST VOUS LE MAÎTRE DE CÉRÉMONIE ! 9899$$* SEULEMENT POUR 13 juillet SALLE WILFRID PELLETIER UN SOIR SEULEMENT «La chorale Young@Heart revisite ColdPlay, Hendrix, U2 : la preuve que le rock n\u2019a pas d\u2019âge» \u2013 Valley Advocate Imaginez vos parents chanter du rock\u2026 Larocqu 10$ DE PLUS POUR SEULEMENT ARTS ET SPECTACLES 0706 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Ricardo Synchro Le Téléjournal 18h45 Sports FIFA Des squelettes Tout le monde Beautés désespérées Bons baisers / Stéphane Rousseau Le Téléjournal 22h45 Sports FIFA 23h15Nouv.Sports/23h20Kiwishommes \" TVA TVA Nouvelles TVA Nouvelles Sucré salé Crusoé / Acte manqué Caméra café Taxi 0-22 La grande évasion TVA Nouvelles Juste pour rire 23h15 Sucré salé 23h45LEGARDE.2h15\" V Aime Raymond Mon oncle Charlie La guerre des clans Atomes crochus Wipeout Québec 30 Rock Vérité-choc Le mentaliste / Larme rouge sang Magie Criss Angel UFC Arts martiaux Call TV \" TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Tactik Les Appendices National Geographic JEREMIAH JOHNSON (1972) avec Delle Bolton, Will Greer, Robert Redford.Une pilule, une p'tite granule CBC CBC News Coronation Street FIFA Soccer - Coupe du monde CBC News: The National 22h55 CBC News /23h05 The Hour CTV-M Dr.Phil / Sean Payton CTV News eTalk Access Hollywood Castle / The Third Man Downfall Criminal Minds / .A ThousandWords CTV National CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News End of My Leash E.T.Canada Ent.Tonight Wipeout / Couples NCIS: Los Angeles / Fame The Good Wife / Threesome News Final Thirsty Traveler ABC The Dr.Oz Show .Be a Millionaire?ABCWorld News Fox 44 News Smarter-5th Grad Wipeout / Couples Downfall Primetime: Family Secrets The Office 23h35 Nightline \" CBS Dr.Phil / Sean Payton Channel 3 News at 6 CBS Evening News Ent.Tonight NCIS / Double Identity NCIS: Los Angeles / Fame The Good Wife / Threesome Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX King of the Hill Family Guy King of the Hill The Simpsons 2 1/2 Men 2 1/2 Men Hell's Kitchen FOX 44 News at 10 TMZ Scrubs NBC First at Five 5:30 Now Newschannel 5 NBC Nightly News Jeopardy! Wheel of Fortune Losing It With Jillian America's Got Talent Newschannel 5 23h35 Jay Leno \" PBS-P Curious George Fetch! BBC World News Nightly Business PBS NewsHour Nova / Missing in MiG Alley Rustic Living Antique Roadshow Carrier / All Hands BBC World News Charlie Rose \" SHOW Mutant X / Presumed Guilty Trailer Park Boys Trailer Park Boys The Guard / Zero Footprint MY DAUGHTER'S SECRET (2007) avec Jennifer Grant, Nina Dobrev.Californication 22h45 Diary- C.G.23h15 Diary- C.G.23h45 NCIS \" TLC Say Yes-Dress Say Yes-Dress Ultimate Cake Off / Circus Spectacular Inedible Inedible Cake Boss Cake Boss World's Tallest Children Table For 12 / Hayes Get a Puppy Cake Boss Cake Boss ARTV Les Contes d'Avonlea Cormoran / Le sang-froid de Pacifique Quelle famille! Rumeurs 20h05 CLARA ETMOI (2003) Julien Boisselier.21h35 Cabine C / Lise Dion Jardin vu par.Rumeurs Apéro à l'opéra CD Convoi de l'extrême / Le grand frisson Le Grand Rire de Qc Partie 3 de 3 Biographies Paradis perdus / Évasion de Turquie Voyage d'enfer / Malaisie Experts en crime / Meurtre à Las Vegas Destruction Destruction Cinépop 16h30 ! ENVERS ET CONTRE TOUS 18h20 LA FABRICATION D'UN MEURTRIER (1996) Pierre Chagnon.BRIGADOON (1953) avec Van Johnson, Cyd Charisse, Gene Kelly.GRAND PRIX (1966) avec Eva Marie Saint, Yves Montand, James Garner.0h55 \" EV Les nouveaux explorateurs Roses des sables / Making Of Cyclisme - Tour de France Wanze à Arenberg Porte du Haina Mordu de la pêche / Tanzanie Embarquement immédiat / Cambodge HI Petite maison / Une seconde chance Tournants de l'histoire À vos marteaux / Baignoire Passionmaisons The Unit: Commando d'élite Les 7 péchés capitaux / Luxure Champions MMAX Génération 90 / 1992 Plus riche que toi Top5.Musimax.comAnglo Musicographie québécoise Génération 70 / 1972 Affaires de stars Au-delà gloire L'index québécois MP Rock N' Road Palmarès L'univers M+ MusiquePlus reçoit Paris un jour, Paris toujours! Rock N' Road Jackass Rikki et Vikki: Célibs et Bi Rikki et Vikki: Célibs et Bi RDI Le Téléjournal RDI santé RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Grands Reportages / Le grand pardon Le Téléjournal RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Sports FIFA S+ Sans laisser de trace / Tous pour un Les experts / Partis en fumée L.A.: Enquêtes prioritaires Palais royal État de grâce / Vengeance Washington Police Simplement Zoé / Zoé contre Buziek SE 15h45 ! HALLOW.17h35 TEMPLE GRANDIN (2010) avec Julia Ormond, Claire Danes.19h25UN CARGO POUR L'AFRIQUE (2009) Julien Adam.3-2-1 Action /21h05 ENNEMIS PUBLICS (2009) avec Christian Bale, Marion Cotillard, Johnny Depp.HALLOWEENII.1h20\" TFO Mon premier em.Zoé Safari Pinky Dinky Doo Carmen campagne Panorama Piste des noms Planète country / Guylaine Tanguay LES DEUX ANGLAISES ET LE CONTINENT (1971) Jean-Pierre Léaud.23h05 Les Oligarques russes Partie 1 de 2 TV5 Prendre sa place 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Zoom Animal: Dieux et démons Adresse inconnue / In extremis Des trains pas comme les autres / Afrique du Sud Maritime TV5 le journal 23h35 Survivre \" VIE Des maisons d'occasion$ L'espace d'un été Petites personnes À louer Billets Verts Si c'était vrai./ Nathalie Poulin Le BBQ de Louis L'espace d'un été Décore ta vie Maître chez soi Airoldi maison UNENFANTPOU1h30\" Z Mélinda, entre deux mondes La porte d'Atlantis / Le prophète Banc d'essai Comment c'est fait Harper's Island / L'incinérateur Le retour de K2000 / Mission explosive Torchwood Partie 5 de 5 Chasseurs de fantômes RDS Action sport Jeter l'ancre Info Sports Sports 30 IRL Course automobile NHRA Drag Racing Poker Sports 30 Info Sports Action sport Jeter l'ancre SPN Connected With Prime Time Sports Connected With Prime Time Sports LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Rays de Tampa Bay Sportsnet Connected Prime Time Sports TSN Around the Horn Interruption Off the Record SportsCentre Fight Sports: Wide World of Fights ROCKY (1976) avec Burt Young, Burgess Meredith, Sylvester Stallone.22h15 SportsCentre TTF Star Wars: Clone Johnny Test Les Simpson Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Défis extrêmes 6teen Les Simpson Têtes à claques American Dad South Park Les Simpson American Dad VRAK Zack et Cody Zack et Cody Drake et Josh Vie de palace Grenade avec ça?Dans le trouble Ma famille d'abord Famille parfaite Amitiés d'une saison Galaxie près Stan et ses stars M.changement Degrassi, nouvelle VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE CLAUDE GINGRAS MUSIQUE Le 33e F e s t i v a l d e Lanaudière s\u2019ouvreexceptionnellement samedi soir à 19h et, plus exceptionnellement encore, à l\u2019Amphithéâtre Fernand-Lindsay.Il s\u2019agit de la même imposante construction en plein air élevée au sud de Joliette et inaugurée le 17 juillet 1989, à la différence qu\u2019elle portera désormais le nom de celui qui en est à l\u2019origine, le très regretté père Fernand Lindsay, qui fonda le Festival en 1977 et nous quitta le 17 mars 2009, à la veille de ses 81 ans\u2026 et du 20e anniversaire de «son» théâtre.Le «baptême» de l\u2019édifice sera annoncé avant le concert de samedi, à 16h30.Jean-Marie Zeitouni et l \u2019Orchest re du Fest ival , formé de musi c i ens du Métropolitain et d\u2019ailleurs, y accompagneront sept solistes.Deux oeuvres souligneront d\u2019abord le double bicentenaire Chopin-Schumann.Du premier, Alain Lefèvre, «ambassadeur » du Festival, jouera le Concerto no 1 pour piano; du second, Guy Carmichael, Louis-Philippe Marsolais, Louis-Pierre Bergeron et Marjolaine Goulet joueront le Konzertstück pour quatre cors.Deux nouvelles venues suivront: Alina Ibragimova, violoniste russe, dans le Concerto op.64 de Mendelssohn, et Heidi Melton, soprano américaine (qui remplace Anja Kampe), dans des pages de Wagner tirées de Tannhäuser et Die Walküre.Entre violon et voix, l\u2019orchestre jouera le poème symphonique Les Préludes de Liszt.Dimanche, 14 h, à l\u2019Amphithéâtre: la Sinfonia de Lanaudière, dir.Stéphane Laforest, Mathieu Lussier au basson, Denis Plante au bandonéon et Catherine Perrin au clavecin dans un programme Danses du monde.La tournée des égl ises commence lundi, 20 h, à Sainte-Julienne, avec la pianiste Angela Cheng dans un programme Chopin comprenant les 24 Préludes qu\u2019elle jouait en avril à la Maison des JMC.Lanaudière encore Le nom de Lanaudière figure dès demain aux concerts montréalais.En effet, demain soir, 19h30, au Centre Pierre- Cha rbonneau , Stépha ne Laforest et sa Sinfonia, le violoniste Alexandre da Costa et le Quatuor à cordes Claudel-Canimex se partageront un programme Mozart-Kreisler-Strauss.Demain à Trestler Demain également, 20 h, l a Mai s on Tr e s t l e r , de Vaudreuil-Dorion, présente deux jeunes musiciens en début de carrière : le pianiste Charles Richard-Hamelin dans la Sonate Appassionata de Beethoven et Choral et Variations, mouvement final de la Sonate de Dutilleux, et Stéphane Tétreault, violoncelliste, dans la Sonate de Debussy et la Sonate op.38 de Brahms, avec Sacha Guydukov au piano.Jeudi à Lachine L e Fes t i va l de mus i - que de Lachine s\u2019ouvre jeudi soir, 20 h, à l\u2019église des Sa i nt-A nges.Jea n- Phi l ippe Tremblay di r igera alors l\u2019Orchestre de la Francophonie (ex-« canadienne ») dans l\u2019ouverture de l \u2019opér a Geno v e va de Schumann et la troisième Symphonie du même (la Rhénane) et le Concerto pour orgue, cordes et timbales de Poulenc dont le soliste sera Vincent Boucher.M.Boucher partira le 1er octobre pour un séjour d\u2019un an en Europe.Cadre supérieur à la Banque Nationale, il préparera une maîtrise en administration des affaires à l\u2019Université d\u2019Oxford tout en poursuivant ses études d\u2019orgue à Paris avec James David Christie.Haydn vendredi L\u2019oratorio Die Schöpfung \u2013 La Création \u2013 de Haydn sera chanté par le Berkshire Choral Festival, choeur de 150 voix dirigé par Jane Glover, et les solistes Lisa Saffer, John McVeigh et Jason Hardy vendredi, 20h, à l\u2019église Saint- Jean-Baptiste.Le communiqué nous informe que «cette performance sera accompagnée par la mélodie instrumentale exquise de l\u2019Orchestre de chambre McGill, épatera certainement la ville de Montréal et provoquera beaucoup d\u2019applaudissements ».L\u2019oratorio de Haydn sera également donné par Kent Nagano et le Choeu r et l \u2019Orchestre Symphonique de Montréal le samedi 7 août, 20 h, au Festival de Lanaudière.À Orford Deux concerts ce week-end au Centre d\u2019arts Orford, salle Gilles-Lefebvre.Vendredi, 20h: la soprano Aline Kutan dans des airs d\u2019opéras de Mozart, Delibes, Verdi et Donizetti, avec Louise-Andrée Bar i l au piano.Samed i , 20 h : les soeurs Angela et Jennifer Chun, violonistes, et le pianiste Jean-François Latour dans Bartok, Janacek, Mar tinu, Moszkowski et Gougeon.À Notre-Dame Dimanche, 19h, à l\u2019orgue de la Basilique Notre-Dame, Julia Dokter jouera le 1er mouvement de la sixième Symphonie de Widor, le troisième Choral de Franck, deux mouvements de la Suite gothique de Boëllmann et des pièces de Rheinberger, Alain, Aubertin et Escaich.Hautes- Laurentides Le Festival des Hautes- Laurentides présente le violoniste Alexandre da Costa et le pianiste Wonny Song dans Brahms, Chopin et Arvo Pärt vendredi, 20 h, à l\u2019église de Lac-Saguay, et un groupe de six musiciens du Toronto Symphony dans Mozart, Mozetich et Brahms samedi, 20 h, à l\u2019église de Lac-du-Cerf.Concours de musique Les quat re pr incipaux gag na nt s du Con cou r s de musique du Canada , qui vient de se terminer, sont Lara Deutsch , f lût iste d\u2019Ottawa, Nichola s Kerr-Barr, clarinettiste de Sherbrooke, Leslie Ashworth et Ambrose Man, violonistes de Toronto.Schumann au Domaine Le Domaine Forget consacrera la journée du 17 juillet à Schumann, pour le bicentenaire.Le programme comprend trois concerts donnés à 14h30, 17h et 20h30 par le pianiste français Éric Le Sage, le Quatuor Arthur-LeBlanc et d\u2019autres musiciens.Lefèvre et Mathieu Bien qu\u2019il ait fait savoir qu\u2019il mettait la musique d\u2019André Mathieu en veilleuse, Alain Lefèvre précise qu\u2019il remplira les engagements déjà pris: Trio et Quintette à Lanaudière le 16 juillet, quatrième Concerto huit fois à l\u2019automne, soit à Laval, Ottawa, Québec, Londres et Berlin, ainsi qu\u2019en Chine et en Pologne en 2012-13.L\u2019OSM dans les parcs Stéphane Laforest, déjà nommé, dirigera les trois concerts que l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal donnera cet été dans les parcs: à Maisonneuve le 27 juillet, à Terrebonne le 28 et à Sorel- Tracy le 30.Concerts tous gratuits et tous à 19h30.Samedi à l\u2019Amphithéâtre Fernand-Lindsay PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Le père Fernand Lindsay, fondateur du Festival de Lanaudière, ici en 2008 avec son «ambassadeur», Alain Lefèvre.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 6 J U I L L ET 20 1 0 ARTS ET SPECTACLES MARC CASSIVI CHRONIQUE C\u2019est l\u2019histoi re d\u2019un homme ord i na i r e devant une situation extraordinaire.L\u2019histoire d\u2019un homme qui, en évitant une catastrophe, a fait sa job.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, c\u2019est Robert Piché lui-même.On connaît son histoire: le 24 août 2001, aux commandes du vol 236 d\u2019Air Transat, Robert Piché a sauvé la vie de quelque 300 passagers, en faisant atterrir d\u2019urgence un Airbus en panne de moteur aux Açores.Son passé a aussitôt été déterré par des médias aux aguets.Piché, dans sa jeunesse de pilote de brousse, a été emprisonné aux États-Unis pour avoir fait de la contrebande de drogue.Héros national dans un pays en manque de héros, beau bonhomme au passé de bum doté d\u2019un sang-froid hors du commun, Piché avait tout pour plaire.Squelettes dans le placard en prime.C\u2019est pour ça, j\u2019imagine, que l\u2019on a aussitôt voulu faire un film de sa vie.«Derrière le héros, il y a un homme», insiste la bandeannonce de Piché : entre ciel et terre, qui prend l\u2019affiche demain, après huit ans de gestation.Un homme, oui, on s\u2019en doutait.Un homme qui a connu les hauts et les bas de la vie de noceur, qui a frayé avec les bonzes du commerce de la dope et survécu aux sévices de la vie de prison, avant de combattre son plus grand démon: l\u2019alcoolisme.Un mâle alpha qui a fait planer un avion de ligne jusqu\u2019à une île providentielle de l\u2019Atlantique en devenant, sur-le-champ, un mythe médiatique.L\u2019histoire de Robert Piché n\u2019est pas banale.Fallait-il pour autant en faire un film?C\u2019est la question que je me suis posée hier en sortant de la projection de Piché: entre ciel et terre.Ce n \u2019e st pa s que le long mét rage de Sylvain Archambault (Pour toujours les Canadiens) soit raté.On s\u2019y perd un peu en allers-retours dans le passé trouble de Robert Piché, certains personnages secondaires sont caricaturaux et quelques dialogues trop «thérapeutiques », mais le film reste, dans l\u2019ensemble, plutôt bien joué et réalisé.Il trouve surtout sa charge émotive dans le crescendo de ses 30 dernières minutes, qui correspondent aux derniers instants du vol 236.Une finale tendue et réaliste, en rupture de ton avec un récit qui peine jusque-là à trouver une réelle cohésion.Il reste qu\u2019au final, Piché : entre ciel et terre est un film ordinaire sur un fait divers extraordinaire.Son scénario, réécrit plusieurs fois depuis le début du projet, n\u2019arrive malheureusement pas à transcender l\u2019anecdote d\u2019une catastrophe évitée de justesse.Faut-il s\u2019en étonner?Le cliché veut qu\u2019il y ait plus de vérité dans la fiction que dans la réalité.Il y a, à mon sens, beaucoup de vérité dans les clichés.Celui-ci par exemple: ce n\u2019est pas parce qu\u2019une histoire est vraie qu\u2019elle est intéressante.L\u2019époque, au cinéma québécois comme ailleurs, est pourtant au «fait vécu».Les biographies filmées pullulent de personnages vivants ou enterrés, marquants ou pas, tablant sur l\u2019envie du spectateur de se faire raconter une histoire vraie dont il connaît déjà les grandes lignes.Toutes les vies ne méritent pourtant pas de se retrouver au grand écran.Même celles des héros.L\u2019ordinaire et l\u2019extraordinaire s Pour joindre notre chroniqueur : mcassivi@lapresse.ca Le réalisateur montréalais Jacob Tierney était de passage à Los Angeles vendredi dernier pour présenter son film The Trotsky.Notre correspondant a rencontré le jeune cinéaste, qui en a profité pour dénoncer vertement l\u2019absence des réalités anglophone et immigrante dans la culture et le cinéma québécois.NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Son film The Trotsky était présenté pour la première fois à Hollywood, mais Jacob Tierney n\u2019était pas nerveux.«Moi, je fais les films que j\u2019aime.Je ne cherche pas à plaire à un public en particulier.Si les Américains embarquent, tant mieux!» M.Tierney connaît bien Los Angeles.Il y a habité à la fin de l\u2019adolescence.Il a aimé son expérience d\u2019acteur, mais tout ça est derrière lui : aujourd\u2019hui, Tierney fait des films à Montréal, la ville de sa naissance, la ville où il a grandi.Mais une ville qui ne veut pas de lui, dit-il.« La société québécoise est extrêmement tournée sur elle-même, dit Tierney.Notre art et notre culture ne présentent que des Blancs francophones.Les anglophones et les immigrants sont ignorés.Ils n\u2019ont aucune place dans le rêve québécois.C\u2019est honteux.» Aux États-Unis et ailleurs au Canada, dit-il, les immigrants sont bien représentés dans l\u2019univers culturel.Au Québec, les immigrants et les anglophones ne sont pas seulement marginalisés : ils sont invisibles, dit Tierney.«Je suis né au Québec, je parle français, mais pour les gens, ça ne change rien: je serai toujours perçu comme l\u2019Autre.Des gens me disent que je peux toujours déménager à Toronto, mais je ne veux pas aller à Toronto! C\u2019est chez moi, Montréal!» Tierney dit être fier du chemin qu\u2019ont parcouru les Québécois depuis la Révolution tranquille et de l\u2019adoption de la loi 101.Selon lui, le gouvernement du Québec est sensible au sort de la minorité anglophone.Les artistes de la province, déplore-t-il, sont encore en train de «se regarder le nombril » alors que le monde autour d\u2019eux a changé depuis les années 60.«Le cinéma québécois, c\u2019est blanc, blanc, blanc.C\u2019est homogène! C\u2019est gênant.Regarde les films qu\u2019on fait au Québec : 1981, C.R.A.Z.Y., Polytechnique.Ce sont de bons films, mais ce sont des films tournés vers le passé.C\u2019est la glorification de la nostalgie.Tout était donc plus intéressant avant.Il y a quelque chose de malsain là-dedans.» Les Jutra Les prix Jutra, qui récompensent le cinéma québécois, sont l\u2019incarnation de cette réalité, dit-il.«Regarde la soirée des Jutra.C\u2019est blanc! C\u2019est francophone! C\u2019est ça le Québec?Si tu es un jeune Haïtien de Montréal, estce que tu vois une place pour toi là-dedans?C\u2019est qui nos vedettes?Luc Picard?Pensestu que les jeunes Haïtiens de Montréal se reconnaissent dans Luc Picard?Pas du tout.Ça ne fait pas partie de leur monde, de leur univers.Ils ne sont pas représentés.» En tournant Trotsky, un film où un jeune Montréalais anglophone prétend être la réincarnation du révolutionnaire bolchevique, Tierney ne voulait pas faire l\u2019apologie du communisme, mais plutôt célébrer les individus qui osent penser autrement.Le film est présenté à Los Angeles, en collaboration avec le gouvernement du Québec, qui a tenu une petite réception en l\u2019honneur de M.Tierney, vendredi soir.Tierney aimerait voir le cinéma québécois montrer la réalité de centaines de milliers de Québécois anglophones ou immigrants.Il donne en exemple Un prophète, le film de Jacques Audiard, sur la vie d\u2019un jeune Arabe dans une prison française.«Personne ne fait des films comme Un prophète au Québec.Personne! Je ne dis pas qu\u2019il y a une barrière consciente ou un sentiment de racisme conscient.Techniquement, rien ne nous empêche de faire des films comme ça.Mais la réalité, c\u2019est que ça n\u2019intéresse pas.Ça ne fait pas partie des préoccupations.Ça n\u2019existe pas.» CINÉMA / Jacob Tierney à Los Angeles «Les anglos et les immigrants sont ignorés» PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Le réalisateur montréalais Jacob Tierney (au centre), entouré de quelques-uns des comédiens de son film The Trotsky : Jay Baruchel, Anne-Marie Cadieux et Emily Hampshire.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE C\u2019était hier soir la première du film Piché : entre ciel et terre, récit biographique du commandant Robert Piché, qui a réussi à faire atterrir d\u2019urgence un avion d\u2019Air Transat aux Açores en 2001.Sur notre photo, la vedette du film, Michel Côté (entouré de fausses hôtesses de l\u2019air), foulant le tapis rouge du Cinéma Impérial, où le film était projeté.Piché : entre ciel et terre atterrit dans nos salles llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L M A R D I 6 J U I L L E T 2 0 1 0 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 VIVRE VIVRE PS3 : PAS DE BAISSE DE PRIX EN VUE Les amateurs de jeux vidéo devront s\u2019y faire : Sony n\u2019a pas l\u2019intention de réduire le prix de sa console PS3, qui s\u2019élève présentement à 299$.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé le président de Sony Worldwide Studios, Shuhei Yoshida, au site IGN.Selon lui, Sony engrange enfin des profits grâce à sa console.Une baisse du prix n\u2019est donc pas dans les plans de l\u2019entreprise à court terme.En mai, Sony a expédié des consoles PS3 constituées de puces plus petites et plus économiques.L\u2019entreprise cherche désormais à regarnir ses entrepôts de PS3, vides depuis janvier.Au lieu de tenter de séduire les consommateurs en baissant les prix, l\u2019entreprise leur proposera des offres groupées.Sony avait d\u2019ailleurs annoncé au dernier E3 qu\u2019un ensemble comprenant une PS3 Slim de 250 Go, le jeu Sports Champion, une manette PlayStation Move et un PlayStation Eye serait mis en vente pour 399$ dès l\u2019automne prochain.\u2014Technaute.ca TECHNAUTE EXIT, LES STÉRÉOTYPES Après Pourquoi les hommes n\u2019écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières, Pourquoi les homme se grattent l\u2019oreille et les femmes tournent leur alliance, et Pourquoi les hommes mentent et les femmes pleurent, tous publiés chez Pocket, voilà qu\u2019arrive en librairie un tout nouveau recueil d\u2019idées reçues et archi convenues du même genre : Les femmes ne savent pas se garer, les hommes ne savent pas faire leur valise, cette fois chez Marabout, et signé Geoff Rolls.En fouillant dans l\u2019histoire, en y ajoutant quelques données d\u2019anthropologie, des résultats d\u2019enquêtes sociologiques, et autres recherches psychologiques de l\u2019heure, l\u2019auteur arrive à démêler le vrai du faux de plusieurs de ces fameux stéréotypes.Et tenez-vous bien, certaines réponses pourraient en choquer plusieurs : ainsi donc non, le chien n\u2019est pas vraiment le meilleur ami de l\u2019homme, mais plutôt de la femme ; si les hommes ont historiquement préféré les blondes, aujourd\u2019hui, ce sont les brunettes qui ont la cote, et si l\u2019on a longtemps cru que la longueur du pied prédisait la longueur du pénis, non messieurs, c\u2019est tout faux, il n\u2019en est rien.Un chercheur se promet par contre d\u2019analyser le rapport nez-zizi.À suivre.\u2014 Silvia Galipeau Les femmes ne savent pas se garer, les hommes ne savent pas faire leur valise, de Geoff Rolls, éd.Marabout, 278 p.LIVRE LES FANTÔMES DU VIEUX-MONTRÉAL Amateurs d\u2019histoires de peur, vous cherchez quelque chose à faire sous le ciel étoilé de Montréal ?Fantôme Montréal vous propose de rencontrer les esprits qui hantent le Vieux-Montréal à la faveur de plusieurs «chasses» animées.Revivez certains des plus célèbres crimes de Montréal ou découvrez quelques chapitres sordides de l\u2019histoire de la métropole : pendaisons, tortures, esclavage, etc.Le 9 juillet, les Chasses aux fantômes sont offertes à prix réduit : 15$ pour les adultes, 8$ pour les enfants (contre 21,50$ et 12,50$).Les activités se déroulent du mercredi au dimanche, jusqu\u2019au 16 octobre 2010.Visitez le site internet fantommontreal.com pour consulter le calendrier détaillé.\u2014 Ève Dumas FAMILLE Pour un Néerlandais, bien sûr, l\u2019essentiel c\u2019est de voir son équipe nationale gagner à la Coupe du monde de soccer.Pour l\u2019honneur du pays, oui, mais aussi pour le plaisir de se déguiser.Perruques, costumes, maquillage.quand vient le temps de célébrer, les Néerlandais se font voyants.Et la couleur nationale, l\u2019orange, ne nuit en rien à leur extravagance.Petit portrait d\u2019une habitude qui gagne toujours en popularité.ILS SONT FOUS, CES NÉERLANDAIS! TIJO SALVERDA COLLABORATION SPÉCIALE AMSTERDAM \u2014 L\u2019ivresse de la victoire gagne les Néerlandais qui, fidèles à leur coutume, sont prêts à revêtir n\u2019importe quoi d\u2019orange et à envahir les rues et places publiques des villes du pays afin d\u2019encourager leur club national.Si les Néerlandais l\u2019emportent contre l\u2019Uruguay aujourd\u2019hui \u2013 le match est prévu à 20h30, heure d\u2019Amsterdam \u2013, les Pays-Bas se préparent d\u2019ailleurs pour une semaine de folie, jusqu\u2019à la finale de dimanche.Anthropologue à l\u2019 Institut Meertens, et spécialiste de l\u2019expression culturelle dans la société néerlandaise, la Dre Irene Stengs s\u2019intéresse à l\u2019esprit festif en Hollande.Pour un fan néerlandais, dit-elle, la base, c\u2019est de «porter la couleur nationale et montrer que l\u2019on soutient l\u2019équipe du pays».Il faut dire que, doués pour l\u2019extravagance, les Néerlandais ont déjà l\u2019habitude de se déguiser en mettant en vedette les couleurs nationales.Le jour de la Reine, en mai, les canaux d\u2019Amsterdam sont teints en orange par des bateaux remplis de fêtards.Cette année, on a même vu des gens vêtus de la tête au pied d\u2019un bas de nylon orange.Cette année, les Amstellois anticipaient la Coupe du monde en soufflant déjà dans des vuvuzelas pour cette fête qui n\u2019a rien à voir avec le sport.Or, selon l\u2019anthropologue Irene Stengs, le jour de la Reine est moins politique que le football.« La perception que l\u2019identité nationale est sur la sellette donne envie aux citoyens d\u2019afficher leurs couleurs, pendant la Coupe du monde.» Comme la plupart de ses compatriotes, le Dr Stengs souhaite la victoire de son pays au Mondial.«Observer ce qui va se passer au pays si le club des Pays-Bas devient champion du monde sera très intéressant.Je ne sais pas où sera tracée la limite, parce que chaque fois, il semble que les expressions d\u2019encouragement des fans deviennent de plus en plus extrêmes.» La commercialisation de la culture de la fête s\u2019est particulièrement accentuée, depuis le début du Mondial de foot, ajoute la Dre Stengs.«Plusieurs magasins ont commencé très hâtivement à vendre des guirlandes pour décorer les rues.D\u2019ailleurs, depuis le début de la Coupe du monde en Afrique du Sud, d\u2019immenses drapeaux aux couleurs de la maison royale néerlandaise flottent un peu partout dans les rues des Pays-Bas.On voit même des maisons et des bars totalement peints en orange!» Un peu partout, dans les rues d\u2019Amsterdam, les fans peuvent en effet se procurer des produits à l\u2019effigie de l\u2019équipe nationale.L e « tom- pouc e » orange et les petites peluches aux couleurs nationales (qui, paraît-il, font d\u2019excellent appâts pour pêcher le brochet !) sont très recherchés par les fanas de l\u2019équipe des Pays-Bas.Cynthia Abel, vendeuse chez Witbaard, une boutique d\u2019Amsterdam qui vend toutes sortes d\u2019objets festifs, ne s\u2019étonne plus de l\u2019inventivité des fabricants de babioles.«Chaque année, ils arrivent avec quelque chose de nouveau.Pour ce Mondial, il y a bien sûr le vuvuzela, qui est en rupture de stock partout.Nous vendons même un chapeau orange en forme de préservatif!» Des tonnes de souvenirs qui risquent de se retrouver d\u2019un coup au dépotoir en cas de défaite.Pour les supporters, donc, c\u2019est bien entendu la victoire qui passe en premier.Et en second lieu, la possibilité de porter une perruque et de se peindre le visage en orange.PHOTOS REUTERS, AFP, AP/PHOTOMONTAGE LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 6 J U I L L ET 20 1 0 "]
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