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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2009-11-30, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/arts FERLAND Voyez la réaction de Jean-Pierre Ferland lorsqu\u2019il découvre la reprise de sa chanson Le chat du café des artistes par Charlotte Gainsbourg et Beck sur cyberpresse.ca/ferland BLOGUE Suivez le blogue de Chantal Guy sur cyberpresse.ca/guy GILLES CARLE LA MORT D\u2019UN CINÉASTE À L\u2019IMAGINAIRE INDOMPTABLE PAGES 2 ET 3 ARTS ET SPECTACLES L\u2019OBSESSION DE LA CÉLÉBRITÉ POURQUOI PARTICIPER À UNE TÉLÉRÉALITÉ?PAGE 5 La mort, aimait dire Gilles Carle, on n\u2019en sort jamais vivant mais on peut toujours essayer.Autant dire que Gilles Carle a essayé longtemps et furieusement de rester vivant avant de s\u2019éteindre dans la nuit de samedi à l\u2019âge de 80 ans.Ironiquement, les dernières années de sa vie, celles où ses forces et ses facultés l\u2019abandonnaient les unes après les autres, ont aussi été les années d\u2019une consécration qu\u2019on lui avait pourtant refusée alors qu\u2019il était au sommet de sa forme d\u2019homme et de cinéaste.Ses derniers longs métrages La postière et Pudding chômeur, pourtant des petits bijoux d\u2019ironie sociale et d\u2019imagination débridée, ont été descendus par la critique et boudés par le public.On ne parle pas de La guêpe, film qui, en 1986, lui valut non seulement une crucifixion publique, mais aussi le titre La mort d\u2019un cinéaste à la une d\u2019un quotidien montréalais.En fait, depuis l\u2019échec de Fantastica invité à faire l\u2019ouverture de Cannes en 1980, tous les films de fiction de Gilles Carle ont été systématiquement ridiculisés ou, pis encore, ignorés.Seuls ses documentaires sur des sujets aussi divers que les échecs, Picasso, la Louisiane, l\u2019histoire du Québec ou encore son court métrage sur les 50 ans de l\u2019ONF (Palme d\u2019or du court métrage à Cannes en 1989) ont trouvé grâce aux yeux de ses détracteurs.Cela ne l\u2019a pas empêché de vivre intensément, de réaliser en tout une cinquantaine de longs et de courts métrages, de faire de l\u2019argent et d\u2019en flamber autant, d\u2019aimer les femmes, de pratiquer le métissage culturel avant que ça soit à la mode, d\u2019abattre les barrières entre les élites et les quétaines et de mettre au monde des personnages plus grands que nature comme Léopold, Red, Normande, Bernadette et Armand St-Amour, incarné par notre Willie Lamothe national.Et puis comme par hasard, le jour où Gilles Carle a cessé de tourner des films et de nous abreuver de ses fables foisonnantes, le jour où la maladie l\u2019a condamné au silence, les prix, les honneurs et les hommages se sont mis à lui pleuvoir dessus.Et avec cette annonce de funérailles nationales décrétées par le gouvernement, on pourra dire que le cinéaste le plus prolifique du Québec aura connu une fin sinon heureuse, à tout le moins couronnée de gloire.Nul doute que l\u2019obstination de Chloé Sainte-Marie, sa dernière muse et compagne, en est largement responsable.Gilles Carle, l\u2019heureux incompris NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Depuis l\u2019échec de «Fantastica» invité à faire l\u2019ouverture de Cannes en 1980, tous les films de fiction de Gilles Carle ont été systématiquement ridiculisés ou pis encore, ignorés.PHOTO PAUL JASMIN, COLLABORATION SPÉCIALE C\u2019est en avril 2008 que Charlotte et Beck, son réalisateur, auteur et compositeur, ont décidé de travailler ensemble.D\u2019entrée de jeu, Beck s\u2019était enquis de ce dont elle avait envie.«Ça m\u2019a déstabilisée parce qu\u2019il est capable de tout, il peut se fondre si rapidement dans toutes les musiques ! Alors je n\u2019avais pas envie de fermer la porte à quoi que ce soit.» ALAIN BRUNET Charlotte Gainsbourg parle avec calme et courtoisie d\u2019IRM, titre de son album et aussi l\u2019acronyme de l\u2019expressionmédicale «imagerie par résonance magnétique», traitement auquel elle a dû se soumettre à la suite d\u2019un accident de ski nautique.Aucune friture sur la ligne.Aucune interférence ne polluera ce dialogue de 20 minutes pile-poil.Vu la courte durée de l\u2019entretien, il n\u2019y sera question que de musique.Cette reprise annoncée du Chat du café des artistes \u2013 que certains considèrent comme la plus grande chanson de Jean-Pierre Ferland \u2013 titille déjà la curiosité des Québécois.Ce sera le premier sujet abordé.«C\u2019est Beck qui connaissait, je ne peux me vanter malheureusement d\u2019avoir apporté ça moi-même, révèle la chanteuse, qui mène depuis son enfance une brillante carrière d\u2019actrice.Je connais un peu la musique québécoise, mais c\u2019est très loin de ma culture franco-française.Je ne connaissais pas Jean-Pierre Ferland, j\u2019ai découvert un petit peu depuis.Je suis allée regarder un petit peu sur le Net.» «Je trouve ça génial que ce soit venu de Beck alors que c\u2019était moi la Française », ajoute-t-elle en échappant un rire contagieux.Aussi étonnant que cela puisse paraître, Beck avait en sa possession l\u2019album Jaune, grand classique de Jean-Pierre Ferland.Mais où l\u2019avait-il trouvé?L\u2019hypothèse la plus plausible est la suivante: pour les remixes de Jaune lancés par GSI Musique en 2005, le directeur artistique du projet avait envoyé l\u2019album originel (vinyle et CD) à Beck, un peu comme on lance une bouteille à la mer.Il n\u2019a jamais obtenu de réponse, mais on en déduit que Jaune a fait son chemin entre les oreilles du surdoué Californien.Pour Le chat, Charlotte Gainsbourg confie avoir eu un doute au départ.«C\u2019était une chanson tellement particulière, j\u2019avais du mal à m\u2019imaginer l\u2019interpréter.C\u2019est un morceau incroyable mais\u2026 de là à m\u2019approprier ces mots-là, à parler de moi en tant qu\u2019artiste, je trouvais ça délicat.Puis, j\u2019ai trouvé qu\u2019il y avait un tel humour dans ces paroles \u2013 moi je l\u2019ai pris comme ça en tout cas \u2013 que j\u2019ai dépassé cette surprise.Les arrangements, le décalage entre ces voix innocentes d\u2019enfants et les mots qu\u2019ils ont à dire ! Et sa voix à lui (Ferland), l\u2019orchestration\u2026 On dirait un film de James Bond! J\u2019ai rarement entendu un morceau aussi étonnant.Ensuite, je n\u2019avais qu\u2019une envie: essayer de le faire.» NOUVEL ALBUM DE CHARLOTTE GAINSBOURG CHARLOTTE ET BECK AU CAFÉ DES ARTISTES Pour son nouvel album de 13 chansons, Charlotte Gainsbourg a bossé avec un certain Beck Hansen.Le célèbre Californien a composé la quasitotalité d\u2019IRM, sauf une reprise.de Jean-Pierre Ferland ! >Voir CARLE en page3 >Voir CHARLOTTE en page 4 MONTRÉAL LUNDI 30 NOVEMBRE 2009 CARTE-CADEAU EN PRIME 50$ AVEC TOUT ACHAT DE 500$* ET PLUS NE PEUT ÊTRE JUMELÉE À AUCUNE AUTRE OFFRE PROMOTION VALIDE JUSQU\u2019AU 24 DÉCEMBRE 2009 *AvAnt tAxes PARTOUT AU QUÉBEC 1888 858-5258 GILLES CARLE 1929-2009 DAPHNÉ CAMERON Gilles Carle, le plus prolifique et sans doute le plus éclaté des pionniers du cinéma québécois, s\u2019est éteint dans la nuit de vendredi à samedi à l\u2019âge de 80 ans, cédant à la maladie qui le minait depuis le début des années 90.Quelques heures après son départ, le gouvernement du Québec a annoncé que des funérailles nationales allaient être célébrées.Le cinéaste est décédé vers 2h30.Atteint de la maladie de Parkinson, il avait été hospitalisé à la suite d\u2019un infarctus il y a environ un mois.Il souffrait également d\u2019une pneumonie d\u2019aspiration.«J\u2019étais tellement en colère lorsqu\u2019il est entré à l\u2019hôpital parce que je n\u2019acceptais pas qu\u2019il tombe malade», a confié sa compagne Chloé Sainte-Marie lors d\u2019un entretien avec La Presse.«Je ne voulais pas qu\u2019il parte.Je m\u2019y attendais, mais je croyais encore aux miracles.Je pensais qu\u2019il y avait une façon de le sauver, mais son corps n\u2019était plus capable.Ses muscles ne fonctionnaient plus.» La chanteuse, qui a mené un combat acharné pour que les aidants naturels reçoivent une aide gouvernementale, venait à peine d\u2019inaugurer la Maison Gilles Carle, le 17 novembre, pour venir en aide aux personnes en perte d\u2019autonomie.«Je suis contente, je suis fière, parce que c\u2019est autre chose que son oeuvre cinématographique, son oeuvre picturale, son oeuvre littéraire.L\u2019ironie du sort, c\u2019est que la Maison venait d\u2019être prête et que je l\u2019ai faite pour lui.J\u2019imaginais qu\u2019il allait y vivre 10 ans.Je lui dois tout.Même à la fin, notre projet ultime, c\u2019est lui qui en est l\u2019âme, l\u2019image, le symbole.» « ILATRANSFORMÉ LE La mort de Gilles Carle laissera un trou immense dans le paysage cinématographique québécois.Depuis l\u2019annonce de sa disparition, personnalités culturelles et politiques multiplient les hommages à ce grand cinéaste à l\u2019imaginaire indomptable.MARIE-ANDRÉE AMIOT ET HUGUETTE ROBERGE Gilles Carle s\u2019est imposé comme le créateur d\u2019une oeuvre des plus colossales de notre cinématographie, oeuvre qu\u2019il disait non sans fierté «arrachée à la force du poignet».Il a remporté plus de quarante distinctions nationales et internationales, dont le prix Albert-Tessier (1990), la plus haute distinction accordée par Québec dans le domaine des arts, la rosette de la Légion d\u2019Honneur française (1995), la Palme d\u2019Or du court métrage du Festival de Cannes 1989 (pour ONF 50 ans), des dizaines de Génies et de Canadian Film Awards.On lui doit une vingtaine de longs-métrages de fiction pour le cinéma et la télévision, au moins autant de documentaires d\u2019intérêt surtout sociologique ou historique, plusieurs courtes fictions, des téléséries et d\u2019innombrables publicités, dont le mémorable «Lui, y connaît ça!» avec Olivier Guimond.À titre de président de la Société des auteurs, Carle a mené une lutte acharnée contre la censure (la «bien pensante» étant à ses yeux la pire de toutes) et pour la liberté de création.«Ce sont les films que j\u2019ai vraiment voulu faire qui ont eu le plus de succès, disait-il.Chaque fois qu\u2019on m\u2019a imposé un sujet, ou qu\u2019on a voulu trop jouer dans ma cour, j\u2019ai frôlé la catastrophe.» Il avouait être «un homme angoissé », sans se considérer comme un esthète.«Je suis seulement quelqu\u2019un qui fait des films.À l\u2019écran comme dans la vie, aux paysages grandioses, je préfère cent fois les lieux mystérieux, secrets, dramatiques, vrais, où les choses naissent, bougent et meurent.» Né le 31 juillet 1929 à Maniwaki, deuxième des sept enfants d\u2019un modeste « employé en produits laitiers », Carle a passé son enfance à Northfield, au bord de la rivière Gatineau, où sa famille a déménagé, avant de s\u2019installer en 1935 dans «l\u2019Abitibi des mines», qu\u2019il a aimée d\u2019amour toute sa vie.Enfant et adolescent, c\u2019est devant les «p\u2019tites vues» projetées dans le soubassement de l\u2019église Saint-Michel de Rouyn, puis devant ses premiers «vrais» films en 35 mn au cinéma local (des Rin Tin Tin et King Kong en passant par les comédies et les westerns) qu\u2019il se prend de passion pour le septième art.Diplômé en imprimerie, gravure et photographie de l\u2019École des arts graphiques, Gilles Carle fréquente l\u2019École des beaux-arts de Montréal en 1945 et fait un stage d\u2019études en histoire de l\u2019art à Paris.En attendant sa vraie vocation, il devient tour à tour laitier, camionneur, draveur, bûcheron, mineur, comptable, dessinateur, danseur, figurant et correcteur d\u2019épreuves.Mais les arts visuels et la littérature l\u2019attirent.Il fonde, en 1953, avec un groupuscule qui se réunit autour du poète Gaston Miron, les Éditions de l\u2019Hexagone, vouées à la publication de poètes canadiens-français.Entre 1955 et 1960, il écrit des critiques, des nouvelles et de la poésie et travaille au département d\u2019art graphique de Radio-Canada.Au début des années 60, il entre à l\u2019Office national du film comme artiste graphiste mais, attiré par le cinéma, il fait ses premières armes en réalisation, avec une série de courts métrages documentaires.C\u2019est d\u2019ailleurs en détournant un projet de court documentaire sur le déneigement qu\u2019il tourne son premier long métrage de fiction, La vie heureuse de Léopold Z.Puis, se voyant dans l\u2019impossibilité d\u2019en tourner d\u2019autres, il quitte l\u2019ONF en 1966.Durant la décennie suivante, sa carrière prend un envol fulgurant et lui vaut de devenir le cinéaste québécois le plus connu à l\u2019étranger.Outre La vie heureuse de Léopold Z, ses films les plus marquants sont La tête de Normande Saint- Onge, Le viol d\u2019une jeune fille douce, Red, Les mâles, La vraie nature de Bernadette et La mort d\u2019un bûcheron.Il y a aussi ses adaptations des classiques de la littérature québécoise, tels Les Plouffe et Maria Chapdelaine, et son documentaire sur les joueurs d\u2019échecs, Jouer sa vie, qui a connu une diffusion et un succès internationaux.Depuis 1991, il était atteint de la maladie de Parkinson.Gilles Carle avait pour compagne l\u2019actrice et chanteuse Chloé Sainte-Ma rie, qui a joué dans ses films Miss Moscou, La guêpe, La postière et Pudding chômeur.Une oeuvre colossale MARC-ANDRÉ LUSSIER BILLET Mon tout premier contact avec le cinéma de Gilles Carle ne fut pas mémorable.J\u2019étais encore préadolescent .Avec deux chums du même âge, Gilles et Jean, nous étions montés dans l\u2019autobus 139 à Montréal-Nord pour emprunter le boulevard Pie-IX jusqu\u2019au centre commercial Le Boulevard.Destination: le chic cinéma Jean-Talon.À l\u2019affiche: Les corps célestes.Nous avions entendu dire que ça se passait dans un bordel.Le monsieur qui avait réalisé «la vue» ne dédaignerait pas non plus, à ce qu\u2019on racontait, montrer dans ses films des demoiselles toutes nues.C\u2019était bien assez pour nous convaincre.Étant donné que j\u2019étais le dernier des trois à grandir comme du monde, nous nous étions organisé un petit stratagème pour traverser ensemble la frontière interdite «aux moins de 13 ans».Avec ses allures de jeune tombeur, Gilles passait toujours le premier en charmant diplomatiquement la guichetière; Jean suivait en baissant sa voix de deux octaves pour faire plus mec.Et ensuite, c\u2019était mon tour.Cela ne fonctionnait pas toujours.Parfois, la douanière se faisait même cinglante.«Vous allez pas venir me faire accroire qu\u2019il a 13 ans le p\u2019tit, là?» lançait-elle en regardant mes amis comme s\u2019ils étaient mes tuteurs, et moi, un microbe.La honte.Cette fois-là, nous n\u2019avions pourtant rien eu à négocier.La caissière, y voyant probablement matière à éducation, s\u2019était montrée conciliante.Le rutilant tapis mauve, serti d\u2019imprimés rouges aux motifs magnifiquement agencés (on savait décorer à cette époque), se déroulait devant moi.Et me conduisait vers un écran où le monde des adultes me serait enfin révélé.«Je suis le seul cinéaste au monde à avoir situé un film dans un bordel, sans jamais faire allusion à la sexualité, et sans la moindre scène de nu!» a un jour déclaré Gille Carle à propos de ce film.Vous ne pouvez même pas imaginer l\u2019ampleur, à la sortie, de la déception des trois mâles préados.Dont les folles hormones sont restées coincées dans le tapis (mauve)\u2026 Ce fut évidemment un faux départ.Plus tard, j\u2019ai eu l\u2019occasion de me familiariser avec l\u2019oeuvre \u2013 immensément riche \u2013 de Gilles Carle.Un cinéaste à qui l\u2019on doit pratiquement le cinéma de fiction au Québec, a déclaré un jour Micheline Lanctôt, l\u2019inoubliable interprète de Bernadette.Le cinéaste à l\u2019indomptable imaginaire nous laisse ainsi en héritage une oeuvre foisonnante, forte, dont la modernité traverse les âges.Une oeuvre d\u2019avant-garde qui raconte le Québec.Tant celui d\u2019hier que celui de l\u2019encore et toujours.On évoque beaucoup depuis samedi le fabuleux talent de conteur du cinéaste, de même que ses grands classiques de fiction.Des Mâles jusqu\u2019à Fantastica, en passant par La vraie nature de Bernadette, La mort d\u2019un bûcheron, La tête de Normande St-Onge, Les Plouffe, et d\u2019autres.Il est vrai que d\u2019avoir le cinéaste devant soi en entrevue était une joie.Cela dit, l \u2019oeuvre documenta i re se révèle tout aussi pertinente.Jouer sa vie, Cinéma, cinéma, Ô Picasso ou Le diable d\u2019Amérique témoignent aussi de la vitalité d\u2019un cinéaste d\u2019exception, tout autant que ses courts métrages (L\u2019âge de la machine, 50 ans \u2013 Palme d\u2019or à Cannes en 1989).Pour Gilles Carle, l\u2019expression était sans limites, peu importe la forme qu\u2019elle pouvait emprunter.Malgré un corps devenu prison, l\u2019esprit de l\u2019artiste, lui, est resté bien vivant.Et furieusement libre.Il le reste toujours.S Pour joindre notre journaliste : mlussier@lapresse.ca Un esprit furieusement libre PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Gilles Carle photographié en mai dernier avec sa compagne Chloé Sainte-Marie, qui a mené un combat acharné pour que les aidants naturels reçoivent une aide gouvernementale.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, ARCHIVES LA PRESSE Gilles Carle et son équipe technique durant le tournage du film Les mâles, en 1970.À titre de président de la Société des auteurs, Carle a mené une lutte acharnée contre la censure (la «bien pensante » étant à ses yeux la pire de toutes) et pour la liberté de création.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 GILLES CARLE 1929-2009 Reste que depuis quelques années, chaque fois que je voyais apparaître celui que j\u2019avais connu fier, fringant et qui n\u2019était plus que l\u2019ombre hébétée et ravagée de lui-même, je ne pouvais m\u2019empêcher de me répéter intérieurement deux petites phrases imaginées par Gilles Carle lui-même: il est malade, il va mourir.On va le tuer avec des cadeaux et des honneurs.Ainsi le cinéaste résumait-il le personnageprincipaldeMona McGill et son vieux père malade, le film qu\u2019il était en train d\u2019écrire en 2001.À l\u2019époque, même si la maladie de Parkinson commençait à le miner sérieusement, l\u2019obligeant à prendre des pilules aux quatre heures pour ne pas tomber dans le trou noir de la catatonie, Carle était convaincu qu\u2019il pourrait tourner pendant quatre ou cinq ans encore, quitte à le faire en fauteuil roulant.Il s\u2019accrochait à l\u2019espoir fou que Mona McGill et son vieux père malade, ce film en forme de testament, finirait par voir le jour.Malheureusement, Gilles Carle a dû se contenter de devenir l\u2019incarnation vivante du dernier film qu\u2019il n\u2019a pu tourner.Aujourd\u2019hui, alors que le Québec pleure la mort de ce grand cinéaste, il ne faudrait pas oublier que Gilles Carle a aussi été un grand cinéaste incompris.C\u2019est d\u2019abord la France qui lui a accordé la reconnaissance que sa propre société lui niait.Ses fables jubilatoires et amoureuses d\u2019un Québec libre, se déployant sans complexes dans la campagne, la forêt comme la ville, ont souvent été perçues ici comme des parodies honteuses de nous-mêmes.Au lieu de voir dans ses films l\u2019hommage à la nature profonde et indomptable du Québec, on y a trop souvent vu à tort la critique de nos failles et de nos travers.On aurait voulu que Gilles Carle projette sur la scène internationale une image de nous propre, lisse et moralement acceptable, alors que ce qui l\u2019intéressait, c\u2019était le païen, le sauvage, le bordélique, le métissé.En fin de compte, l\u2019amour inconditionnel que ce bûcheron iconoclaste et anticonformiste portait à la société québécoise n\u2019a jamais été entièrement compris.Pas plus que la foi qu\u2019il avait dans les forces vitales d\u2019un peuple et de ses petites gens.Sans doute allait-il trop vite pour une société complexée qui peinait à déployer des ailes.Cinéaste incompris mais surtout grand visionnaire qui a profondément marqué le cinéma d\u2019ici et dont l\u2019influence dure encore, Gilles Carle savait que le jour où on le tuerait avec des cadeaux et des honneurs, il serait déjà ailleurs.Aujourd\u2019hui c\u2019est chose faite.Qu\u2019il repose en paix avec son bel imaginaire et ses amis Léopold, Red, Normande, Bernadette et Willie.S Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Gilles Carle, l\u2019heureux incompris CYBERPRESSE.CA DOSSIER Consultez notre dossier sur Gilles Carle, avec des versions plus détaillées de nos textes et une galerie de photos, à cyberpresse.ca/carle CINÉMA QUÉBÉCOIS» «Mon ami , le cinéaste Charles Binamé, m\u2019a dit que Gilles était un homme généreux et qu\u2019en fait, il cède sa place à quelqu\u2019un d\u2019autre.» Samedi après-midi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la ministre de la Culture, Christine Saint- Pierre, ont annoncé que des funérailles nationales allaient être célébrées pour rendre un dernier hommage à l\u2019artiste.Les détails des obsèques ne sont toutefois pas encore connus et devraient êt re annoncés par le gouvernement du Québec sous peu.Jean Charest, qui était en visite hier à Lyon, la ville des frères Lumière, inventeurs du cinéma, lui a rendu hommage.«C\u2019est un homme qui a transformé le cinéma québécois, a estimé M.Charest.Il a vraiment été le passage vers le cinéma moderne au Québec.Il a fait des films qui étaient identitaires pour nous, des films qui ont beaucoup frappé l\u2019imaginaire des Québécois.(.) On a voulu des funérailles nationales pour souligner cette contribution unique, qui ne survient pas très souvent dans l\u2019histoire d\u2019un peuple.» «C\u2019est un homme qui avait une cinématographie formidable, il a marqué l\u2019histoire, a pour sa part déclaré la ministre Saint-Pierre.Le Québec est en deuil.» Tout le week-end, des personnalités du monde politique comme Gilles Duceppe, Gérald Tremblay et Bernard Landry ont pris la parole pour souligner l\u2019apport du cinéaste à la culture québécoise.La mort de Gilles Carles a également provoqué une grande tristesse chez les artistes qui l\u2019ont côtoyé.Le cinéaste Charles Binamé l\u2019a rencontré au début des années 70 sur le plateau de tournage du film Les mâles.Le dernier scénario de Carle, Mona McGill et son vieux père malade, portant sur la maladie, la vieillesse et la mort, avait par la suite inspiré Binamé à réaliser son documentaire Gilles Carle ou L\u2019indomptable imaginaire.«Autant Gilles a été absent ces dernières années du paysage cinématographique, autant il a été présent dans ma vie», at- il affirmé.«J\u2019ai été scié de voir cet homme garder cette allure de vaisseau amiral devant la maladie, devant la mort inéluctable.Il était admirable.» La comédienne Micheline Lanctôt, qui a rencontré le cinéaste en 1972 lorsqu\u2019elle a joué dans le film La vraie nature de Bernadette, a affirmé qu\u2019elle garderait un souvenir impérissable de son ami.«C\u2019était un grand esprit .Quelqu\u2019un de provocant, de moderne et d\u2019avant-gardiste.Il était vraiment original et son imaginaire était extrêmement libre.On ne pouvait faire autre chose que d\u2019être impressionnés en sa présence.» «Il aurait pu faire un long métrage par mois! Il était bourré d\u2019idées.Rien ne l\u2019arrêtait », a ajouté le réalisateur Jean-Claude Labrecque, qui a travaillé avec Gilles Carle principalement dans les années 70.«Il était une source joyeuse extraordinaire, un bouquet en floraison sans arrêt.» Chloé Sainte-Marie espère que l\u2019oeuvre de Gilles Carle continuera d\u2019inspirer les générations à venir.«Il m\u2019a mis au monde dans tous les sens », a-t-elle expliqué.«Je lui ai volé son sens de la beauté, son savoir, son intelligence et son humour.J\u2019ai tout pris de lui.» \u2013 Avec Marie-André Amiot «J\u2019ai été scié de voir cet homme garder cette allure de vaisseau amiral devant la maladie, devant la mort inéluctable.Il était admirable.» \u2013 Le cinéaste Charles Binamé MARC-ANDRÉ LUSSIER À Paris depuis quelques jours afin de préparer la prochaine Semaine du cinéma du Québec, Carole Laure n\u2019a appris le décès de son mentor que dans la nuit de samedi à dimanche.«Bien entendu, cela m\u2019attriste, a-t-elle déclaré au cours d\u2019un entretien téléphonique avec La Presse.Mais on s\u2019y attendait quand même.Compte tenu des souffrances qu\u2019il a endurées, c\u2019est probablement pour lui une délivrance.» Elle fut la muse, la compagne.Leur couple a pris des allures mythiques dans les années 70.De La mort d\u2019un bûcheron jusqu\u2019à Maria Chapdelaine, leur complicité artistique s\u2019est étalée sur dix ans.«Gilles fut mon université, soutient l\u2019actrice et cinéaste.J\u2019ai tout appris avec lui.» La vie de Carole Laure a basculé le jour où un inconnu attablé dans un restaurant l\u2019a finalement abordée après l\u2019avoir observée pendant un moment.«Je ne connaissais pas du tout cet homme; je ne connaissais rien au cinéma, rappellet- elle.C\u2019était le cliché parfait.Gilles s\u2019approche et me dit \"mademoiselle, vous avez une gueule de cinéma, j\u2019aimerais faire des essais avec vous.\"» À l\u2019époque, Gilles Carle était en train de préparer La vraie nature de Bernadette.Et cherchait celle qui allait camper le rôle-titre.«On riait toujours beaucoup quand on évoquait le jour où je me suis présentée au rendez- vous.Gilles m\u2019a d\u2019abord fait faire des essais devant la caméra.Puis, il m\u2019a demandé \u2013 avec son petit air espiègle \u2013 si j\u2019avais de beaux seins.Et si je pouvais les lui montrer.J\u2019étais très timide, très pudique.Alors je lui en ai \"flashé\" un très vite en lui disant que l\u2019autre était pareil ! » s\u2019esclaffe-t-elle.L\u2019amour s\u2019en est ensuite mêlé.Elle ne fut pas Bernadette mais Carle avait déjà La mort d\u2019un bûcheron en tête avec elle.La tête de Normande St-Onge constitue certes le point culminant de leur relation intime et professionnelle.«Gilles était très amoureux, confie Carole Laure.Quand nous étions ensemble, il me disait souvent qu\u2019il voulait \"rentrer\" dans ma tête.L\u2019homme était passionné et passionnant.Il m\u2019a aussi fait découvrir tout un monde, peuplé d\u2019artistes fabuleux: Gaston Miron, Arthur Lamothe et tant d\u2019autres.Il était curieux de tout.Il avait une caméra à la place des yeux.Sa vision était à la fois poétique et politique.» Puis, un soir où Gilles s\u2019adonnait au jeu d\u2019échecs avec son groupe, un passe-temps qu\u2019il affectionnait particulièrement, la vie de Carole a chaviré une nouvelle fois.«J\u2019étais jeune.Gilles m\u2019invitait à un endroit où se rendaient uniquement des hommes plus âgés, tous concentrés entièrement sur leur jeu.Personne ne faisant attention à moi, je me suis rendue à l\u2019hôtel Nelson en attendant.Un certain Lewis Furey y jouait\u2026» La séparation fut dure.Dans L\u2019ange et la femme, Gilles Carle a filmé la femme qu\u2019il aimait s\u2019abandonner dans les bras de l\u2019homme de qui elle était tombée follement amoureuse.«Gilles me disait qu\u2019il voulait toujours faire des films avec moi , rappelle Carole Laure en plongeant dans ses souvenirs.Que son amour allait jusque-là.Vous savez, il était non seulement un artiste brillant et extrêmement charmeur, mais il était aussi d\u2019un romantisme fou.Les plus belles lettres d\u2019amour que je n\u2019ai jamais reçues viennent de lui.Tous les gestes attentionnés qu\u2019il posait étaient à la hauteur de son talent.Cet homme m\u2019a profondément marquée.Il a orienté toute ma vie.Je lui dois tout.» Carole Laure se souvient\u2026 CARLE suite de la page 1 «Cet homme m\u2019a profondément marquée.Il a orienté toute ma vie.Je lui dois tout.» PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Gilles Carle a été nommé Grand Officier de l\u2019Ordre national du Québec en 2007.À ses côtés, Chloé Sainte-Marie et Jean Charest.PHOTO RENÉ PICARD, ARCHIVES LA PRESSE Gilles Carle en 1972.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ÀL\u2019AFFICHE LE 25 DÉCEMBRE 2009 Cette promotion est publiée dans La Presse les 30 novembre, 1er et 2 décembre.Le tirage aura lieu le 8 décembre.Les gagnants recevront leur laissez-passer double par la poste.Règlements de la promotion disponibles chez AllianceVivafilm.Fac-similés refusés.Valeur totale des prix offerts: 2000 $.Nom : Adresse : Ville: Code postal : Pour participer, découpez le coupon ci-joint et postez-le à: NEUF / La Presse C.P.546 Succ.Place d\u2019Armes, Montréal, QC, H2Y 3H3 Ou visitez le www.vivafilm.com et inscrivez l\u2019indice suivant: CHANSON COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE LE JEUDI 17 DÉCEMBRE! présentée par Version française québécoise de NINE DE ROB MARSHALL RÉALISATEUR DE «CHICAGO» ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE ALAIN BRUNET Par un beau jour de novembre, Jean-Pierre Ferland nous accueille dans la rallonge ensoleillée de sa demeure.Il actionne la commande à distance, les basses fréquences envahissent la maison entière.«Boum\u2026 boum\u2026 boum\u2026 Quand on est mort, c\u2019est qu\u2019on est mort\u2026» Au départ amusé par la voix susurrée de Charlotte Gai nsbourg, son v isage s\u2019illumine lorsque les cordes se manifestent.«Je le savais!» s\u2019exclame-t-il avant de se recueillir de nouveau.Lorsqu\u2019il repère les guitares acidulées à la fin, il répète à deux reprises : «Ça, c\u2019est nouveau\u2026 » La pièce se termine, Jean-Pierre rit doucement.«Je n\u2019ai aucune surprise\u2026 Je savais que Beck était pour faire ça.Charlotte Gainsbourg pouvait faire ce qu\u2019elle voulait avec les paroles.Ce qui était important pour moi, c\u2019était l\u2019orchestration (acoustique) de Buddy Fasano.Qui est exactement la même, avec un peu plus de bottom, doublée avec des instruments électriques et de l\u2019électronique.L\u2019esprit de la chanson est respecté.» Créée à Paris avec le compositeur de l\u2019album Jaune, Michel Robidoux, la structure musicale du Chat faisait à l\u2019origine 2 minutes 30.«Moi, j\u2019arrivais avec \"Quand on est mort, c\u2019est qu\u2019on est mort\" avec ma petite guitare, alors que Buddy Fasano proposait cet te immense int roduction.Robidoux et moi avions fait une petite chanson, Buddy Fasano en avait fait une grande.» On écoute de nouveau Charlotte Gainsbourg.«La petite voix, c\u2019est très mignon.On dirait que la vedette, c\u2019est l\u2019orchestration et que l\u2019interprète la soutient! À l\u2019époque, on enregistrait à la française, la voix restait au premier plan, par-dessus la musique.Là, c\u2019est tout à fait le contraire, bien que je n\u2019aie pas perdu une seule parole dans l\u2019interprétation de Charlotte Gainsbourg.Elle ne fait pas que réciter.Elle a de l\u2019âme, cette fille!» On réécoute encore.«C\u2019est dans le souffle que ça se passe, observe Ferland.Mais ça va bien avec la chanson.C\u2019est neuf.Il n\u2019y a pas d\u2019invention musicale, mais il y a une invention sonore.Lier la petite voix de Charlotte Gainsbourg à un arrangement aussi puissant, c\u2019est difficile à faire.» C\u2019est alors qu\u2019on sent notre homme assurément conquis.«Plus tu l\u2019écoutes, meilleur c\u2019est.Je suis fier! Les guitares électriques à la fin, j\u2019adore ! » Pour certains, Le chat est l\u2019une des plus importantes chansons de Jean-Pier re Ferland, sinon la plus grande.Qu\u2019en pense-t-il?«C\u2019est une question d\u2019âge.S\u2019il était encore vivant, mon père redirait que sa meilleure est Je reviens chez nous.Allons aux antipodes avec La musique, ma préférée, que j\u2019ai reprise récemment avec Florence K.Trois accords, presque rien pour que priment les paroles.» Ce n\u2019est pas la première fois que le répertoire de Ferland franchit les frontières.«Nana Mouskouri avait enregistré Je reviens chez nous en plusieurs langues, ce qui m\u2019avait permis de payer toutes mes dettes \u2013 antérieures et ultérieures! Ce fut un succès extraordinaire! Encore récemment, plusieurs jeunes pas très connus ont repris mes chansons.Il y a eu d\u2019autres versions du Chat, d\u2019ailleurs.» «Ce qui me touche, conclutil, c\u2019est qu\u2019une jeune chanteuse avec un jeune réalisateur américain reprennent une de mes chansons.Ça chatouille mon ego! Je ne sais pas jusqu\u2019à quel point ça va marcher.Mais j\u2019aime que cette chanson soit encore en vie.» Chez Jean-Pierre\u2026 le chat sort du sac ! Découvrir la reprise de sa chanson Le chat du café des artistes devant La Presse et Cyberpresse.Jean-Pierre Ferland a gracieusement accepté de patienter lorsque nous lui avons fait cette proposition.Notre équipe s\u2019est donc rendue à son domaine de Saint-Norbert afin d\u2019enregistrer sa réaction à chaud.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «J\u2019aime que cette chanson soit encore en vie», a conclu Jean-Pierre Ferland après avoir écouté la version de Charlotte Gainsbourg de sa chanson Le chat du café des artistes.CYBERPRESSE.CA VIDÉO Voyez la réaction de Jean-Pierre Ferland lorsqu\u2019il découvre la reprise de sa chanson Le chat du café des artistes par Charlotte Gainsbourg et Beck sur cyberpresse.ca/ferland «La petite voix, c\u2019est très mignon.Charlotte Gainsbourg ne fait pas que réciter.Elle a de l\u2019âme, cette fille !» Charlotte Gainsbourg n\u2019y pensait probablement pas en le disant, mais il faut rappeler que les musiques de James Bond ont surtout été composées par John Barry\u2026 qui fut déjà marié à maman Jane Birkin avant que cette dernière ne rencontre son «Sège».Partir du rythme Charlotte a d\u2019abord rencontré Beck, son réalisateur, auteur, compositeur, au moment où le producteur de Radiohead, Nigel Godrich, travaillait sur son précédent album, 5:55.«Par la suite, j\u2019ai eu envie de travailler avec Beck, mais il fallait que la collaboration soit possible, il fallait qu\u2019il y ait une bonne communication entre nous.Je ne voulais pas qu\u2019il fasse un album de son côté, qu\u2019il me l\u2019envoie tout fait, et que je n\u2019aie qu\u2019à poser les voix.J\u2019avais envie de faire partie du projet, de me l\u2019approprier.» En avril 2008, Charlotte et Beck ont finalement décidé de travailler ensemble.«Après, on s\u2019est vus assez régulièrement.C\u2019était toujours à Los Angeles.Pour moi, c\u2019était loin, je devais m\u2019organiser par rapport à mes enfants, ce n\u2019était pas facile.» D\u2019entrée de jeu, Beck s\u2019était enquis de ce dont elle avait envie.«Ça m\u2019a déstabilisée parce qu\u2019il est capable de tout, il peut se fondre si rapidement dans toutes les musiques! Alors je n\u2019avais pas envie de fermer la porte à quoi que ce soit.» Beck a alors entrepris de tout composer.«Je n\u2019ai écrit aucune musique, mais j\u2019étais là au démarrage de chaque titre, précise Charlotte.C\u2019était impressionnant de voir comment il amorçait la création d\u2019une chanson.Je ne sais pas si c\u2019est toujours sa méthode de travail, mais ce fut comme ça avec moi : partir d\u2019un rythme de batterie et, petit à petit, ajouter les instruments les uns après les autres, puis les paroles.» Faire autant partie du processus de création sonore, c\u2019était du neuf pour Charlotte.«Pour la création de 5:55, les deux gars d\u2019Air (qui ont joué un grand rôle dans la composition des musiques de l\u2019album) formaient un groupe à part entière.J\u2019étais extérieure à leur dialogue musical, à leur état d\u2019esprit, à leur création.Alors qu\u2019avec Beck, j\u2019avais l\u2019impression de faire partie de son dialogue.Ça, c\u2019était génial.» «Chaque fois que je me mettais derrière le micro, ça lui plaisait.J\u2019avais l\u2019impression qu\u2019il me mettait en valeur et qu\u2019il avait envie que j\u2019en fasse le plus possible.J\u2019étais souvent inhibée, mal à l\u2019aise.Mais voilà, tout était bienvenu! Cette bienveillance et cette grande générosité ont éveillé chez moi une excitation à tout essayer.» «On a même fait un rap! C\u2019était très mauvais, mais ce fut très marrant à faire.Ça fait partie des rejets-poubelles (rires).» En plus des 13 titres réunis sur l\u2019album, Beck et Charlotte en ont créé deux autres «qui peuvent servi r» et «une dizaine d\u2019autres qui ne sont pas vraiment aboutis».Outre Le chat du café des artistes, d\u2019autres titres en français?«Il y a The Collector où on trouve des mots français et Voyage au bout de la nuit.Beck avait tout écrit et me demandait de traduire des idées qu\u2019il avait eues.Il avait entendu parler de Céline, mais je ne sais pas s\u2019il a lu le roman.» On imagine la fi l le de Gainsbarre et de Jane Birkin très à l\u2019aise dans l\u2019univers de la musique indie.Pour faire appel à Air, Jarvis Cocker, Nigel Godrich ou Beck, il faut manifester une connaissance certaine, non?Rien n\u2019est moins sûr, rétorque-t-elle poliment.«Pour moi, ce n\u2019est pas forcément légitime alors qu\u2019aux yeux des autres, ça paraît être un bagage évident.S\u2019il m\u2019arrive d\u2019avoir le complexe de l\u2019imposteur?Oui, complètement!» Cette difficulté, Beck l\u2019a comprise tout de suite.«Beck aime la musique de mon père, il sait d\u2019où je viens.C\u2019était un peu sous-entendu, on n\u2019a pas eu besoin d\u2019en parler.Vu que c\u2019est quelqu\u2019un de très intelligent, il a saisi ma difficulté de faire de la musique.Il fut très délicat.Il a su me mettre à l\u2019aise pour faire sortir le maximum.» Bientôt sur scène, Charlotte Gainsbourg et le contenu d\u2019IRM?Pas trop de pression SVP! «Je veux pouvoir y trouver du plaisir.Si ça ne marche pas, ça ne marche pas.Vous savez, je n\u2019ai pas tourné avec l\u2019album précédent, j\u2019ai fait partie de quatre concerts du groupe Air.Et ce fut cauchemardesque! Je n\u2019y faisais que deux titres, j\u2019avais un trac terrible et puis\u2026 au moment où le trac était en voie de partir, c\u2019était fini!» Cette fois, cependant\u2026 Charlotte et Beck au café des artistes CHARLOTTE suite de la page 1 EN UNMOT Actrice réputée et respectée, la fille de feu Gainsbarre et de Jane Birkin connaît une année faste avec un rôle applaudi dans Antéchrist de Lars Von Trier et un nouvel album créé et réalisé par Beck.L\u2019ALBUM IRM, nouvel album de Charlotte Gainsbourg sur étiquette Because Musique, sera lancé officiellement au Canada le mardi 8 décembre.CHANTÉS AILLEURS Les auteurs et compositeurs du Québec sont rarement interprétés par les cousins européens.Outre Luc Plamondon et ses nombreux chanteurs de variété française, Claude Léveillée a été chanté par Édith Piaf (Les vieux pianos) et Richard Desjardins par Francis Cabrel (Quand j\u2019aime une fois j\u2019aime pour toujours).Avant d\u2019être repris par Beck et Charlotte, Jean- Pierre Ferland l\u2019avait été par Nana Mouskouri (Je reviens chez nous) et Stephan Eicher (Si on s\u2019y mettait).D\u2019autres exemples existent, mais l\u2019intérêt que portent les interprètes francophones d\u2019Europe à la chanson québécoise de qualité reste minime.\u2014Alain Brunet «Beck aime la musique de mon père, il sait d\u2019où je viens.Vu que c\u2019est quelqu\u2019un de très intelligent, il a saisi ma difficulté de faire de la musique.Il fut très délicat.Il a su me mettre à l\u2019aise pour faire sortir le maximum.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 HUGO DUMAS CHRONIQUE L\u2019OBSESSIONDE LACÉLÉBRITÉ MATHIEU PERREAULT Madonna avait 6 ans lorsque sa mère est morte.La mégastar de la pop a déjà déclaré qu\u2019à ce moment, elle avait décidé de «devenir la meilleure ».Chez les vedettes et les gens avides de célébrité, tout comme chez Madonna, on trouve très souvent des blessures d\u2019enfance jamais cautérisées.Tel est le constat d\u2019Orville Gilbert Brim, sociologue américain qui vient de publier Look at Me! The Fame Motive from Childhood to Death.Son essai s\u2019appuie sur plusieurs sondages, de nombreux exemples tirés des magazines à potins et sur son expérience professionnelle (M.Brim a longtemps dirigé un projet d\u2019étude sur les conditions de réussite d\u2019une vie d\u2019adulte à la Fondation MacArthur et à la Fondation pour le développement de l\u2019enfant).«Tous les gens célèbres ne le deviennent pas nécessairement parce qu\u2019ils ont un fort désir de le devenir, constate M.Brim en entrevue téléphonique de sa résidence de New York.Mais chez ceux qui ont un désir incontournable de devenir célèbres, on trouve très souvent une histoire d\u2019enfance.Le désir de voir sa valeur reconnue est fondamental dans le développement psychologique.Au début, l\u2019enfant veut plaire à ses parents.Ensuite, il se rend compte du regard que ses amis portent sur lui et il veut les impressionner.C\u2019est un développement normal.Quand le processus déraille, ça ne mène pas nécessairement au désir de célébrité, mais c\u2019est un moteur puissant de ce désir.» Chez la plupart des adultes, le désir de devenir célèbre se transforme généralement en rêverie, entre autres parce que ce projet devient de moins en moins probable à mesure que des choix de vie sont faits.Mais ceux qui en font un objectif primordial risquent de souffrir.Car la soif de célébrité est un puits sans fond et les célébrités construites sur un désir de réparation ne sont jamais satisfaites.«Le caractère insatiable de ce désir peut se transformer en histoire très triste, dit M.Brim.Inévitablement, la célébrité s\u2019amenuise et des blessures profondes peuvent être rouvertes.Et la société n\u2019est pas très réceptive.Au mieux, on trouve que l\u2019ex-vedette fait pitié.Au pire, on dit que sa vraie nature s\u2019est révélée, qu\u2019elle n\u2019est que vaniteuse.De plus, la célébrité génère l\u2019envie et on aime voir tomber les idoles.» Selon M.Brim, parce que les souffrances de jeunesse sont souvent minimisées, le désir de célébrité est souvent masqué par la volonté affirmée de «faire le bien», comme dans le cas des actrices qui adoptent des orphelins africains.Pourquoi autant de gens s \u2019intéressent-i ls autant à la téléréalité ?«Quand on regarde la liste des professions citées par les gens dans les sondages sur le désir de célébrité, on constate qu\u2019il y a de plus en plus de possibilités, dit le sociologue.Avant, on était acteur, écrivain, astronaute.Maintenant, on peut être célèbre sans avoir de talent particulier, simplement parce qu\u2019on est passé à la télé.Ou parce que notre blogue ou notre page Facebook est plus lue que la semaine dernière.Il y a de plus en plus de manières d\u2019assouvir le désir de célébrité et ça permet à un plus grand nombre de personnes d\u2019entretenir ce rêve plus longtemps.» Look at Me, le nouveau livre du sociologue américain Orville Gilbert Brim Célèbres et insatiables Aux États-Unis, plus de 4 millions de personnes ont comme but principal dans la vie de devenir célèbres.Pourquoi et comment s\u2019exprime ce désir ?C\u2019est la question à laquelle répond Orville Gilbert Brim, sociologue américain, dans son tout nouveau livre Look at Me, dans lequel il dissèque l\u2019évolution du désir de célébrité et explique pourquoi la téléréalité a autant la cote.En attendant, au Québec, les gagnants de la dernière mouture d\u2019Occupation double ont beau avoir célébré hier soir, ils risquent de connaître le même sort que leurs prédécesseurs : l\u2019oubli ! Pensez-vous qu\u2019il est fort probable que vous deveniez célèbre un jour ?> Hommes: 17% > Femmes : 10% > 25-29 ans : 24% > 30-39 ans : 13% > Sans diplôme secondaire: 8% > Université : 16% > Maîtrise ou doctorat : 21% SOURCE: Look at Me.Sondages faits aux États-Unis entre 1979 et 1997.Quel type de personnalité célèbre aimeriez-vous être ?> Écrivain: 14% > Chanteur : 11% > Sportif: 11% > Acteur de cinéma : 10% > Monde des affaires : 10% > Musicien: 7% > Astronaute : 4% SOURCE: Look at Me.Sondage fait aux États-Unis en 1997.Trois traits de personnalité essentiels au désir de devenir célèbre : > Sentiment d\u2019être une personne unique > Narcissisme : sentiment que ses propres besoins sont plus importants que ceux des autres > Besoin d\u2019avoir de bonnes relations avec autrui, capacité à deviner comment y arriver SOURCE: Look at Me EN CHIFFRES «Il y a de plus en plus de manières d\u2019assouvir le désir de célébrité et ça permet à un plus grand nombre de personnes d\u2019entretenir ce rêve plus longtemps.» La blonde ou la brune ?Bet ty ou Veron ic a ?Revirement \u2013 un brin \u2013 inattendu à Occupation double 6 hier soir.Après avoir flirté pendant des semaines avec la blonde Sophie, une chirurgienne- dentiste de 26 ans, le pompier Guillaume, 23 ans, a jeté son dévolu sur la brune Marie-Ève, une éducatrice en garderie de 23 ans, avec qui il partagera un condo « de luxe de 300 000 $ » à Saint-Lambert-sur-le-golf.Ainsi a pris fin la téléréalité vedette du «vrai réseau», qui a vissé près de deux millions de téléspectateurs devant leur poste cet automne.Une finale que TVA a malheureusement déguisée en infopub pour la boisson Amarula \u2013 quel placement de produit disgracieux \u2013, mais qui aura renfermé pas mal plus de rebondissements et de rapprochements que l\u2019ensemble des émissions de toute la saison d\u2019Occupation double.Malgré son déménagement en République dominicaine, cette sixième année d\u2019OD a été un peu fade, un peu trop lisse et quelque peu ronflante, finalement.Maintenant, combien de temps accordons-nous àMarieÈve, Sophie et Guillaume avant de disparaître du paysage médiatique?Un mois?Deux, peut-être.Après six saisons de Loft Story à (feu) TQS et autant de chapitres d\u2019Occupation double, la question se pose encore : les milliers de participants comme Keaven ou Lydiane qui se ruent, bon an, mal an, aux auditions de ces téléréalités à la sauce Cupidon s\u2019attendent- ils vraiment à devenir célèbres?Si oui, ils sont totalement inconscients.Car cela fait maintenant six ans que ce phénomène télévisuel secoue le Québec et combien d\u2019ex-lofteurs ou d\u2019ex-célibataires d\u2019Occupation double ont vraiment infiltré le gotha du showbiz québécois?Réponse : aucun .Non , attendez.Il y a bien Kim Rusk de Loft Story 3 qui a réussi à recycler son expérience en captivité avec le Maître pour devenir animatrice à V.Mais on s\u2019entend: Kim est loin d\u2019avoir atteint le statut d\u2019une Chantal Lacroix ou d\u2019une Julie Snyder, par exemple.Parenthèse, ici: j\u2019exclus de cette analyse tous les staracadémiciens, qui doivent compter sur un certain talent pour être repêchés, contrairement à OD et à Loft Story où des dents blanc lavabo, des seins soufflés et une plaquette d\u2019abdos suffisent amplement.En grattant un peu, on déterrera bien deux candidates de l\u2019infâme Bachelor de TQS qui ont réussi à se placer à la météo ou dans la salle des nouvelles de TVA, mais il s\u2019agit d\u2019exceptions.Tout comme la carrière musicale de l\u2019ex-lofteur Mathieu «les murs ont des yeux» Gaudet, qui chatouille toujours la guitare, mais qui joue dans les ligues mineures en comparaison avec un Jean Leloup ou un Dumas, par exemple.Sinon, les candidats d\u2019OD ou du Loft qui ont généré le plus de «couverture médiatique » (hum, hum!) l\u2019ont souvent fait pour leurs frasques olé-olé dans le spa, leurs pubs des boutiques Ernest ou leurs comportements hystériques dans les bungalows de Terrebonne.C\u2019est triste, mais c\u2019est exactement ça.On se souvient d\u2019eux ou d\u2019elles pour les livres ridicules qu\u2019ils ont pondus, dont les insipides journaux intimes de Julie «sauce à spaghetti» Lemay et Elisabetta «Yellow» Fantone.On se remémore leurs moments gênants comme la fois où Natacha Firenze de la première mouture d\u2019OD gambadait en sous-vêtements entre les deux McMaisons de TVA.On retient leurs déclarations- chocs comme celles d\u2019Élodie « je suis outrée » Labbé ou leurs surnoms tels Kevin «le puceau» d\u2019Abitibi.Oui, dans le monde de la téléréalité, tout ce que vous faites et tout ce que vous êtes pourra être retenu contre vous.Honnêtement , voudriezvous que l\u2019on se souvienne de vous, dans 15 ans, parce que vous avez érigé une tente à cul dans le loft (bonjour Hugues Dubé)?Et le prix à payer pour décrocher ne serait-ce que 15 minutes de gloire à la télévision en vaut-il la chandelle?Pas certain.Mélanie «la bitch» Leclaire, une des premières «vedettes» de la téléréalité québécoise, a difficilement vécu son après-Loft Story, à l\u2019automne 2003, alors que ses détracteurs l\u2019insultaient dans la rue.Tentant de percer l\u2019univers de la musique pop, Eduardo «Shawn-Edward » Castagnetto, gagnant de Loft Story 3, fait encore rire de lui dans les blogues et sur Twitter où ses vidéoclips \u2013 très moches \u2013 passent à la moulinette.Voi là pour les anciens candidats qui ont laissé des traces (pas très reluisantes, d\u2019ailleurs).Car la grande majorité d\u2019entre eux ont clignoté cinq minutes sur nos écransradars avant de se décomposer dans l\u2019indifférence la plus totale.Leur carrière dans les médias?Elle s\u2019est limitée à des apparitions dans des discothèques de région et une tournée de centres commerciaux.Qui se souvient du couple formé par Isabelle Desmarais et Robin Charest, champions d\u2019Occupation double 3?Mettons que Maripier, maintenant la porteuse de valise numéro six au Banquier, leur a volé la vedette.Qui peut nommer le champion du premier Loft?Indice: c\u2019était un escrimeur blond (Samuel Tissot est la réponse).Six ans après le premier Loft et le premier jeu de la bouteille à OD, les nouvelles recrues des téléréalités ne peuvent plus plaider l\u2019innocence : elles savent toutes que les contrats professionnels ne leur débouleront pas dessus et qu\u2019elles risquent d\u2019être ridiculisées si jamais elles demandent si l\u2019Afrique est un pays d\u2019Asie.Répétons la question, pourquoi alors s\u2019inscrire à OD?Pour les voyages?Pour tomber en amour?Voyons donc.À peu près tous les couples \u2013 même Samuel et Jessica, les tourtereaux gagnants d\u2019OD l\u2019an passé \u2013 ont explosé dans les mois suivant leurs rapprochements télévisuels.Ne reste donc que l\u2019attrait de la célébrité, les feux de la rampe et le désir de s\u2019exhiber à la télé.Toutes des belles valeurs.Oyoyoye, pour paraphraser Guillaume, nouveau roi d\u2019OD.Vraiment, on n\u2019est pas sortis du jacuzzi.Et c\u2019est profondément désespérant.S Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Pourquoi participer à une téléréalité?PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE La sixième saison d\u2019Occupation double, qui a rivé deux millions de téléspectateurs devant leur petit écran cet automne, a pris fin à TVA hier soir.Les milliers de participants comme Keaven ou Lydiane qui se ruent, bon an, mal an, aux auditions de ces téléréalités à la sauce Cupidon s\u2019attendent-ils vraiment à devenir célèbres?Si oui, ils sont totalement inconscients.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 ARTS ET SPECTACLES 1130 17h00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 SRC Pyramide Union fait la force Le Téléjournal Virginie Les Parent Auberge chien noir / Mari, père, chum Ici Louis-José Houde Le Téléjournal La zone Six dans la cité \" TVA TVA Nouvelles TVA Nouvelles Le cercle La classe de 5e Yamaska Maxime Landry, Vox Pop TVA Nouvelles 22h45 Denis Lévesque 23h45TROISBÉ.1h50\" V 17h05 Dumont360 Dumont360 La guerre des clans Wipeout Québec Jacques Villeneuve Rire et délire CSI: NY / Mon nomest Mac Taylor Le mentaliste / Le Casanova écarlate Wipeout Québec L'attaque à 5 À couper le souffle TQc Cornemuse Toc toc toc Kaboum! Tactik Légitime dépense Kilomètre zéro Planète science / Niño Questions de société Bluff Une pilule, une p'tite granule CBC CBC News Coronation Street Wheel of Fortune Jeopardy Little Mosque Little Mosque Just for Laughs CBC News: The National 22h55 CBC News /23h05 The Hour CTV-M Dr.Phil CTV News eTalk Access Hollywood Corner Gas Shrek the Halls WEDDING CRASHERS (2005) avec Vince Vaughn, Owen Wilson.CTV National News CTV News \" GBL-Q 16h30 ! Young & R.Global National Evening News House & Home E.T.Canada Ent.Tonight House/Wilson / Joshua Malina Lie to Me / Fold Equity Heroes / The Fifth Stage News Final Designer Guys ABC The Dr.Oz Show .Be a Millionaire?ABCWorld News Fox 44 News Smarter-5th Grad Grinch Christmas Shrek the Halls Find My Family / Arend&DeHaven Castle / Deep in Death The Office 23h35 Nightline \" CBS Dr.Phil Channel 3 News at 6 CBS Evening News Ent.Tonight Met Your Mother On Purpose 2 1/2 Men Big Bang Theory CSI: Miami / Head Case Channel 3 News 23h35 Letterman \" FOX That '70s Show Scrubs King of the Hill The Simpsons 2 1/2 Men 2 1/2 Men House/Wilson / Joshua Malina Lie toMe / Fold Equity Fox 44 News Family Guy TMZ NBC First at Five 5:30 Now News 5 at 6PM NBC Nightly News Jeopardy Wheel of Fortune Heroes / The Fifth Stage Trauma / Blue Balloon The Jay Leno Show / Adam Carolla News 5 at 11PM 23h35TonightShow \" PBS-P Curious George Homework Hotline BBCWorld News Nightly Business The NewsHour With Jim Lehrer Andre Rieu: Radio City Music Hall: Live in New York Rock and Roll Hall of Fame BBC World News Charlie Rose \" SHOW 'Da Kink in My Hair 'Da Kink in My Hair Trailer Park Boys Trailer Park Boys The Outer Limits / Inconstant Moon HIS AND HER CHRISTMAS (2005) avec Mariel Hemingway, David Sutcliffe.Bones / The Man in the Mud NCIS / Heart Break TLC Cake Boss Cake Boss Say Yes-Dress Say Yes-Dress Little People Little People Little People Little People Cake Boss Cake Boss Cake Boss Cake Boss Little People Little People ARTV États-Humains Visite libre Le temps d'une paix C'est juste de la TV Comme par magie Un soir seulement Francofolies 2006 / Salut à Claude Léveillée Studio 12 / Caracol , Paul Cargnello.CD Science du sport Casse-croûte chez Albert Biographies Les secrets du cerveau Science du sport / Les trucs du métier Preuves à l'appui Mayday / L'attaque fantôme Cinépop 15h30 ! LA DISP.17h25 NÉ UN 4 JUILLET (1989) avec Caroline Kava, Raymond J.Barry, Tom Cruise.GUERRE ET PAIX (1956) avec Henry Fonda, Mel Ferrer, Audrey Hepburn.- Les destins croisés de la famille Rostov et de la famille Bolkonsky.FOU D'ELLE 1h10 \" EV Virée en VR Le Voyageur futé Enfants à bord Cap sur la Corse À faire au Japon / Kyoto Rallye autour du monde Le tour du monde en 80 trésors Les nouveaux explorateurs HI Dr Quinn, femme médecin Soldats / Le siège de Malte Les civilisations disparues La caverne d'Ali Baba NCIS enquêtes / Cadavre exquis Les ailes de la guerre Nos familles / Grèce et Portugal MMAX Fame Top5 Anglo Top5 Franco Affaires de stars La danse des étoiles Génération 60 / 1961 Fame Star-O-Mètre L'index québécois MP VJ Recherchée MusiquePlus / Gala Top5.MusiquePlus.com L'univers M+ M.Net VJ Recherchée MusiquePlus / Gala Radar Masozen Coup de rock Tila: Célib et Bi RDI Le Téléjournal RDI santé RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Grands Reportages / La faim d'un pays Le Téléjournal RDI économie Le National Le Téléjournal S+ Le rêve de Diana New York 911 / Dernières volontés La loi et l'ordre: Crimes sexuels Brigade maritime / Pêche dangereuse Plus belles années / Retour à la réalité C.S.I: Miami / Lamariée assassinée Doc / La gloire à tout prix SE 16h50 ! LES INTRUS (2009) 18h20 D'UN COUP, D'UN SEUL (2008) avec Brandon McGibbon, Mickey Rourke.Ben et Jarrod / Le Temps d'une molle True Blood (v.f.) PRÉDICTIONS (2009) avec Rose Byrne, Lara Robinson, Nicholas Cage.TFO Moitié, Moitié Perles et mystère Humf Caillou Panorama Méga construction / Jeter les bases LES LÉGENDES DE RITA (2000) avec Martin Wuttke, Nadja Uhl, Bibiana Beglau.Bibliotheca Affaire Farewell \" TV5 Tout le monde 17h50 Questions pour un champion Journal France 2 Vie privée / Guy Bedos et Macha Méril Apocalypse / L'étau (1942-1943) Les fantômes de My Lai Grandmusée Urbania, Québec TV5 le journal Afrikologie VIE Maisons d'occasion$ / Adieu les profits! La touche de Sarah Déco sur mesure Bye-Bye Maison Recettes vedette Chéri, choisis Mariage-meubles Idées de grandeur Décore ta vie Airoldi pour sortie Déco sur mesure Passe la cigogne Z Painkiller Jane / Renaissance La porte des étoiles / Prototype Revanche nerdz Comment c'est fait Eureka / Le virus de la momie Painkiller Jane / Renaissance La porte des étoiles / Morts ou vifs Monstres Mécaniques / Caterpillar RDS 14h00 ! Football Mtl./Sask.Sports 30 Vers Vancouver Les dynasties Canadiens: 100 ans L'antichambre (D) Sports 30 Arts martiaux SPN Connected With Prime Time Sports Connected With Prime Time Sports Poker Best Damn Top 50 / Swimsuit Pageant Best Damn Top 50 Sportsnet Connected Prime Time Sports TSN Around the Horn Interruption Off the Record SportsCentre That's Hockey (D) NFL Monday Night Countdown(D) LNF Football / Patriots de Nouvelle Angleterre c.Saints de Nouvelle Orléans (D) SportsCentre \" TTF Johnny Test Batman Les Simpson Jimmy L'intrépide Johnny Test Île des défis extr.Défis extrêmes 6teen Les Simpson Henri pis sa gang American Dad South Park Les Simpson American Dad VRAK Dans le trouble Hannah Montana Retour à Lincoln / Sous pression VRAK la vie Dans le trouble Famille parfaite 70 90210 Beverly Hills / Baby blues Radio enfer M.changement Fan Club Degrassi, nouvelle VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE Wajdi Mouawad reçoit un doctorat honoris causa Le dramaturge Wajdi Mouawad a reçu, hier à Lyon, le premier doctorat honoris causa de sa carrière.La distinction lui a été remise par la prestigieuse École normale supérieure de lettres et de sciences humaines de Lyon, à l\u2019ouverture des 22es entretiens universitaires Jacques Cartier.Le premier ministre Jean Charest et sept universitaires québécois ont été honorés de la même manière, par les huit autres universités de la région Rhône- Alpes.Wajdi Mouawad, metteur en scène, auteur, comédien, a par le passé refusé plusieurs prix qui lui avaient été attribués.Un doctorat, c\u2019est autre chose, dit-il.«Je n\u2019ai pas pris ça comme un prix, mais vraiment comme un diplôme, comme une reconnaissance de mon travail par un autre chemin », a-t-il expliqué.\u2013 La Presse Canadienne Le couturier Pierre Cardin victime d\u2019un malaise Le couturier français PierreCardin, 87 ans, a été victime d\u2019un malaise hier vers midi à l\u2019aéroport Roissy- Charles-de-Gaulle d\u2019où il devait partir pour Athènes, et a été brièvement hospitalisé, a indiqué son attaché de presse.Il s\u2019agissait d\u2019un «malaise vagal sans gravité », a précisé l\u2019attaché de presse du couturier.Il a été transporté dans une ambulance privée à l\u2019hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, près de Paris.\u2013AFP FLASHES MARIO CLOUTIER La marionnette québécoise voyage comme jama is .Les troupes d\u2019ici sont invitées partout dans les plus grands spectacles du genre.Parmi elles, le Théâtre Motus a créé, en huit ans seulement, cinq spectacles qui ont tous voyagé à l\u2019étranger.Hélène Ducharme touche du bois, c\u2019est le cas de le dire.Et tout ce que touche la présidente de l\u2019Association québécoise des marionnettistes et codirectrice artistique du Théâtre Motus, qu\u2019elle a fondé avec son conjoint Sylvain Massé, semble se transformer en or ces temps-ci.Le théâtre de marionnettes québécois n\u2019est certes pas inscrit en Bourse, mais la trentaine de compagnies existantes ont le vent dans les voiles.La reconnaissance internationale, des diffuseurs et des grands festivals, est irréfutable.«Tous les gens veulent faire une vitrine sur la marionnette québécoise en ce moment.Il y a de grandes troupes ici», lance Hélène Ducharme.Metta nt en vedet te Wi ldemir Normil, Baobab, le plus récent spectacle du Théâtre Motus, sera présenté à la Maison Théâtre de Montréal du 1er décembre au 3 janvier 2010, mais intéresse déjà des festivals aux États-Unis.«Le côté interculturel intéresse les gens, explique-t-elle.Les gens ont le goût de découvrir la culture africaine.Ça n\u2019aurait pas été le cas il y a cinq ans.Le spectacle prendra part à un marché de spectacles jeunesse aux États-Unis.C\u2019est notre première percée là-bas, ce qui nous a mis en contact avec des festivals à Chicago, à Pittsburgh et à New York.» La compagnie prépare aussi une adaptation de Cyrano de Bergerac en théâtre d\u2019objets pour les adolescents.Dire que tout avait commencé sous de bien étranges augures il y a huit ans.La première journée de répétition de Nombril, le tout premier spectacle du Théâtre Motus, a eu lieu un certain 11 septembre 2001.Un spectacle sans paroles sur les beautés de la naissance et de la vie.«On était catastrophés, raconte-telle.Mais cela a créé des liens et une connivence avec le Théâtre de la ville à Longueuil.Nous y sommes en résidence et recevons un excellent appui.» D\u2019actrice à marionnettiste Après sa formation de comédienne en 1990, Hélène Ducharme a écrit et joué.En découvrant la marionnette à la Dame de coeur et au Théâtre de l\u2019oeil, elle décide d\u2019écrire et de mettre en scène pour ce média.«Autant le public que le milieu nous ont bien accueillis avec Nombril en 2001, raconte-t-elle.On l\u2019a tourné partout dans le monde.Même chose avec La crise.» Créée durant le boycottage des activités culturelles des enseignants, la pièce suivante, Inuussia la femme phoque, en ce moment à Tolosa en Espagne, n\u2019a donc pas eu la vie aussi facile au départ.Mais le Théâtre Motus est déjà loin.Son quatrième spectacle, Bulles, a été présenté l\u2019an dernier.Il s\u2019agit d\u2019un spectacle extérieur dans des «bulles ressemblant à un abri Tempo» où 25 spectateurs s\u2019installent pour assister à des contes interprétés par de micromarionnettes.«C\u2019est une idée de théâtre de rue que nous sommes en train de vendre en France et en Espagne, explique l\u2019auteure.On le joue en extérieur, l\u2019hiver.Les bulles sont blanches, on peut y faire du théâtre d\u2019ombres.» Art à part entière Convaincue et convaincante, Hélène Ducharme se bat contre la perception que les marionnettes, comme les clowns ou les mimes, représentent une forme d\u2019expression qui n\u2019est pas vraiment un art à part entière.«On a une reconnaissance internationale et des diffuseurs, mais une partie des médias et des gens du théâtre adulte nous voient encore comme un sous-art.Comme si c\u2019était plus facile parce que ça s\u2019adresse aux enfants.C\u2019est insultant pour nous et pour les enfants.» Les compagnies québécoises ne jouent d\u2019ailleurs presque pas dans les écoles.Pourtant, c\u2019est là que le public les croit omniprésentes.«C\u2019est en salle que ça se passe et non dans les gymnases.C\u2019est comme ceux qui croient que fabriquer des marionnettes, les entretenir, les réparer et former des marionnettistes est peu onéreux.Prendre des comédiens est plus simple et coûte moins cher », conclut-elle en faisant flèche de tout bois.s Pour joindre notre journaliste : mclouti3@lapresse.ca HÉLÈNE DUCHARME Petite marionnette ira loin MONTRÉAL EST AU MONDE EN UN MOT Active activiste marionnettiste.MONTRÉAL, C\u2019EST.«Une grande famille de création que tous les artistes canadiens nous envient.» QUE DIT-ON DE MONTRÉAL AILLEURS?«C\u2019est remarquable comment les gens admirent ce que nous faisons comme créateurs ici.On dit Montréal et tout de suite, il y a une réaction, une adhésion.» QUE MANQUE-T-IL À MONTRÉAL?«Le public est merveilleux, mais il manque une certaine reconnaissance de notre art.Je veux mettre l\u2019accent sur les communications à l\u2019Association québécoise des marionnettistes pour mettre fin à cette méconnaissance.» À VOIR SUR LE WEB theatremotus.com aqm.ca LA PRESSE ENTREPREND CETTE SÉRIE HEBDOMADAIRE POUR FAIRE CONNAÎTRE DES IDÉATEURS ET CRÉATEURS QUI FONT QUE MONTRÉAL FAIT PARLER D\u2019ELLE ICI ET AILLEURS.DANS LEURS VOYAGES ET LEUR TRAVAIL, ILS SE FONT RÉPÉTER QUE NOTRE VILLE EST CONNUE ET RECONNUE, QUE MONTRÉAL EST AU MONDE.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Hélène Ducharme, directrice artistique du théâtre de marionnettes Motus.PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE MOTUS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 ENREGISTREZ LAPRESSESURMONORDI.ca LE PLAISIR DU PAPIER LA SOUPLESSE DU WEB UN ARTICLE ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Si on pouvait tout effacer et repartir à zéro, on remplacerait sans hésiter le premier concert à vie qu\u2019a donné Steely Dan à Montréal, le 1er juillet 2008, par celui, magnifique, auquel on a eu droit samedi, à la salle Wilfrid-Pelletier.La perfection n\u2019est peut-être pas de ce monde, mais Donald Fagen, Walter Becker, leurs huit musiciens et trois choristes y ont presque accédé sous nos yeux.Rien à voir avec le concert impeccable mais un peu froid de l\u2019an dernier.Cette fois, il y avait de l\u2019émotion véritable, des moments de pure beauté, et la délicieuse sensation que les musiciens sur scène s\u2019amusaient tout autant que le public, attentif et très enthousiaste.Le chanteur, claviériste et chef d\u2019orchestre Donald Fagen était drôle, généreux et allumé, tout le contraire du gars qui, l\u2019an dernier, avait demandé au public s\u2019il était toujours là.Tout cela s\u2019explique.D\u2019abord, le concert de samedi a démarré en force.Dès le départ, on se serait cru beaucoup plus tard dans la soirée quand un artiste enfile ses gros canons pour faire lever la salle.La clé ?L\u2019album Aja, un chefd\u2019oeuvre qui n\u2019a pas pris une ride depuis 1977 et que Steely Dan nous a joué d\u2019un bout à l\u2019autre pendant les 50 premières minutes du concert : Black Cow, Aja, Deacon Blues, Peg, Home At Last, I Got the Blues et Josie, rares sont les groupes qui ont fait autant de bonnes chansons dans toute une carrière ! En plus, ces immortelles ont été jouées très fidèlement avec ce supplément d\u2019âme qui rend les concerts mémorables.L\u2019an dernier, Steely Dan n\u2019avait pas joué l\u2019ambitieuse Aja, mais après l\u2019avoir entendue l\u2019année précédente à Boston, je m\u2019étais dit qu\u2019il était sans doute impossible d\u2019en rendre toute la richesse sur scène, surtout sans le saxophoniste Wayne Shorter.Je m\u2019étais trompé: samedi, elle était plus belle que jamais.Autre atout majeur: après Aja, Fagen et Becker ont pigé dans leur vaste répertoire des chansons que leur public tenait à entendre, de Bodhisattva à la rarissime et combien appréciée Reelin\u2019 in the Years, en guise de rappel.On a également eu droit à Black Friday, My Old School, Kid Charlemagne, Don\u2019t Take Me Alive, Babylon Sisters, Hey Nineteen et même Dirty Work que les trois choristes ont chantée, un peu à la manière des Pointer Sisters, puisque le chanteur d\u2019origine, David Palmer, a quitté Steely Dan tout de suite après l\u2019enregistrement de leur premier album en 1972.Ces chanteuses et chacun des musiciens, tous excellents, y sont pour beaucoup dans le succès de ce concert.Je pense aux cuivres, bien sûr, mais surtout au très énergique batteur Keith Carlock et au fabuleux guitariste \u2013 et directeur musical \u2013 Jon Herington.Le fait que c\u2019était le tout dernier concert de la tournée a sûrement contribué à cette fébrilité palpable des grandes soirées.Au rappel, l\u2019équipe de la tournée est même venue saluer sur scène et Becker a serré la pince de chacun de ces gars qui travaillent dans l\u2019ombre.Un beau moment.Si Steely Dan nous avait donné un spectacle de cette intensité et de cette qualité l\u2019an dernier, on n\u2019aurait sans doute pas dû annuler le deuxième concert qui devait avoir lieu à Wilfrid-Pelletier hier soir autour de l\u2019album The Royal Scam.Je parie même que plusieurs des spectateurs comblés de samedi y seraient retournés.Ce sera pour une autre fois.STEELY DAN À WILFRID-PELLETIER Un grand soir ! Cette fois, il y avait de l\u2019émotion véritable, des moments de pure beauté, et la délicieuse sensation que les musiciens sur scène s\u2019amusaient tout autant que le public, attentif et très enthousiaste.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le concert de samedi a démarré en force.La clé?L\u2019album Aja, un chef-d\u2019oeuvre qui n\u2019a pas pris une ride depuis 1977 et que Steely Dan nous a joué d\u2019un bout à l\u2019autre pendant les 50 premières minutes du concert.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE L\u2019Orchestre de l\u2019Université de Montréal et l\u2019Orchestre symphonique du Conservatoire de Montréal réunis en une immense formation de 120 musiciens : l\u2019expérience de la saison dernière était reprise samedi soir, un an plus tard, jour pour jour, dans une salle Claude-Champagne comble.Le concert conjoint était dirigé l\u2019an dernier par Jean- François Rivest, le chef de l \u2019OUM.Cet te année, la baguette passait à Raffi Armenian, le directeur du Conservatoire.L\u2019attrait principal du programme était Le Mandarin merveilleux de Bartok donné pour la première fois ici dans sa version originale, c\u2019est-àdire avec pantomime.Le petit spectacle se déroulait sur un plateau élevé aménagé derrière l\u2019orchestre et au bas du buffet d\u2019orgue, muet depuis longtemps et utilisé cette fois pour des effets d\u2019éclairage en accord avec l\u2019action.Des élèves du Conservatoire d\u2019art dramatique mimaient les sept personnages: la fille qui danse à la fenêtre pour attirer les «clients », ses trois complices et les trois victimes qu\u2019ils cherchent à dévaliser, la troisième victime étant un mandarin dont ils ne viennent pas à bout et qui finalement meurt dans les bras de la danseuse émue.En 35 minut e s , Raf f i Armenian et le gigantesque orchestre (riche, notamment, de 22 violoncelles et de 17 cuivres) rendirent avec une force inouïe cette musique sauvage et assourdissante et les sept jeunes mimes se doublant d\u2019acrobates furent on ne peut plus vrais.En fait, on s\u2019étonne qu\u2019ils ne se soient pas blessés dans le feu de l\u2019action! Toutes les étapes du drame sont indiquées dans la partition.Le metteur en scène Huy-Phong Doan ne les a pas suivies à la lettre mais en a traduit l\u2019essentiel.Excellent petit choeur à la toute fin.Venant après l\u2019entracte, la deuxième Symphonie de Brahms fut lue avec difficulté.Violons plus ou moins justes, bois et cuivres plus ou moins précis.Les jeunes avaient tout donné dans le Bartok.ORCHESTRE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL et ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MONTRÉAL.Chef d\u2019orchestre : Raffi Armenian.Samedi soir, salle Claude-Champagne de l\u2019Université de Montréal.PROGRAMME: Le Mandarin merveilleux, op.19 (1926) \u2013 Bartok Symphonie no 2, en ré majeur, op.73 (1877) \u2013 Brahms OUM-CONSERVATOIRE Bartok éclipse Brahms llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L L U N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 Pour tout savoir, consultez Radio-Canada.ca/ricardo TOUTES LES RECETTES dans le magazine de Noël EN kiOSqUE maiNTENaNT on se prépare pour les fêtes! Cette semaine\u2026 mais aussi son port d\u2019attache.Cette loyauté est l\u2019un des points majeurs de sa personnalité qui ont séduit le jury : bien qu\u2019elle soit citoyenne du monde, elle conserve un attachement profond pour la terre qui l\u2019a vue grandir.«Mes parents ont été agriculteurs.J\u2019ai appris tôt à aider aux champs.À développer mon autonomie.Ils m\u2019ont donné l\u2019exemple de l\u2019engagement social.» En tant qu\u2019aînée d\u2019une famille de trois enfants, elle a acquis le sens des responsabilités.Quant à son intérêt pour l\u2019environnement, il lui vient de plusieurs sources.Lorsqu\u2019elle était petite, un voisin scientifique lui a expliqué la nature environnante.Il fut son mentor en quelque sorte.Après, c\u2019est à l\u2019école primaire, petite école de village de 40 à 50 élèves, tous ensemble de la première à la sixième année, qu\u2019elle a développé son attention pour les autres.«Ceux qui réussissaient étaient jumelés aux enfants qui avaient de la difficulté.» C\u2019est allé plus loin dans son cas compte tenu de son empathie naturelle: «J\u2019étais troublée de recevoir une étoile pour mon travail.Cela me chagrinait que les autres n\u2019en aient pas.» Valérie a terminé son cégep à Rimouski et est allée faire un baccalauréat en gestion de la faune à Montréal, avant de revenir à Québec où elle a entrepris son doctorat.Grande énergie L\u2019un des moteurs de son action réside dans sa curiosité insatiable des choses et des gens.Le travail en équipe nourrit ses initiatives.«J\u2019ai besoin d\u2019être stimulée.En ce sens, pour moi, il n\u2019y a rien de mieux qu\u2019une chose qui se fait, car j\u2019ai beaucoup d\u2019énergie.J\u2019adore voir les yeux qui brillent chez ceux que j\u2019ai attirés et qui se sont engagés.» Elle est rassembleuse, ses engagements nombreux sont concrets.Elle ne craint pas elle-même de se lancer dans la mêlée pour donner l\u2019exemple.«On a toujours besoin des autres et on a besoin qu\u2019un jour ils prennent la relève.» C\u2019est ce à quoi elle rêve : qu\u2019un jour tous les citoyens du monde soient actifs et responsables.Et cela commence par les jeunes.Elle a mis en place un chapitre étudiant de l\u2019Association canadienne des ressources hydriques, où elle a pris en charge un programme de sensibilisation et d\u2019éducation sur l\u2019eau destiné aux écoles primaires et secondaires.Membre du conseil d\u2019administration de l\u2019organisme AVES qui favorise l\u2019émergence d\u2019une meilleure justice sociale et économique au Québec et à l\u2019étranger, Valérie veut établir des moyens d\u2019accès aux échanges internationaux pour les jeunes du Bas- Saint-Laurent et de la Gaspésie.Au sein de l\u2019organismeQuébec sans frontières, elle a pu connaître notamment le Pérou et transmettre ses connaissances en matière de gestion de l\u2019eau, d\u2019environnement en général.Et ce qu\u2019elle propose, c\u2019est l\u2019écoute attentive des populations locales.«Au-delà des profits.» En dépit de tout ce qu\u2019elle entreprend déjà, Valérie Ouellet voudrait poursuivre son action, cette fois auprès des familles d\u2019enfants malades afin de les soutenir.«Ma sensibilité à cette réalité vient de ce que j\u2019ai un cousin qui a été greffé du coeur à 14 ans.» Elle songe déjà à un postdoctorat et elle veut continuer le plus longtemps possible à explorer le monde.«J\u2019ai toujours envie d\u2019aller voir ce qui se passe ailleurs, ditelle.Enseigner un jour?Peut-être.» Elle est indéniablement sage et sensée, mais si on l\u2019imagine sérieuse, voire triste, on est très éloigné de la vérité.Elle est vive et souriante, enjouée, spontanée.Et c\u2019est ainsi qu\u2019elle réussit à entraîner les gens à sa suite.Dans l\u2019enthousiasme.En vue de transformer le monde.J\u2019ai besoin d\u2019être stimulée.En ce sens, pour moi, il n\u2019y a rien de mieux qu\u2019une chose qui se fait, car j\u2019ai beaucoup d\u2019énergie.J\u2019adore voir les yeux qui brillent chez ceux que j\u2019ai attirés et qui se sont engagés.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE L\u2019EFFORT RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ANNE RICHER Valérie Ouellet est étudiante au doctorat en sciences de l\u2019eau au Centre Eau Terre Environnement de l\u2019INRS à Québec.Selon le jury, elle est représentative d\u2019une jeunesse qui utilise ses forces vives à peaufiner sa formation universitaire tout en se préoccupant du sort des autres, ici et ailleurs dans le monde.La Presse et Radio-Canada la choisissent Personnalité de la semaine.La lauréate a reçu son titre décerné par Forces Avenir au cours d\u2019un gala animé par Gregory Charles à Québec, et auquel étaient invitées 500 personnes venant de tous les secteurs d\u2019activités.Forces Avenir veut reconnaître, honorer et promouvoir l\u2019engagement des jeunes dans des projets qui enrichissent le savoir, suscitent le goût de la réussite, le dépassement personnel et le sens civique.Le gala a lieu chaque année et des bourses en argent sont également remises aux lauréats.Regard sur les autres Valérie Ouellet, qui a eu 30 ans il y a quelques jours, est originaire de la Gaspésie, de Saint-Antoine-de-Padoue plus précisément: son point d\u2019origine, Valérie Ouellet Le mot engagement prend, avec elle, toute sa signification.Le gala Forces Avenir a reconnu chez ValérieOuellet une personnalité d\u2019un tel dynamisme que le jury n\u2019a pas hésité à la choisir Personnalité par excellence dans la catégorie Avenir.PHOTO FOURNIE PAR FORCES AVENIR llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L LU N D I 3 0 N O V E M B R E 2 0 0 9 CE MATIN ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 C \u2019 E ST BI E N MEILLEUR L E MAT I N Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h30 À 9h LES DIMANCHES ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ : 10h15 R D I MAT IN Avec Louis Lemieux VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 5h30 À RADIO-CANADA LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA Radio-Canada.ca 1906005A 1941826 "]
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