La presse, 5 novembre 2009, Q. Sports: au jeu
[" BROCK TROTTER ALORS QU\u2019ON NE L\u2019ATTENDAIT PLUS, LE JEUNE ESPOIR SE RETROUVE AUX PORTES DE LA LNH PAGE 4 HOCKEY SUISSE PRESQUE QUATRE ANS APRÈS AVOIR BATTU LES CANADIENS AUX JO, LES SUISSES TARDENT À PERCER DANS LA LNH PAGE 10 CAREY PRICE 10 CHOSES QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LUI PAGE 3 PHOTO GEORGE SILK, ARCHIVES GETTY IMAGES 1959 Mark Streit et Mathias Seger PHOTO AFP IL Y A 50 ANS, JACQUES PLANTE EST DEVENU LE PREMIER GARDIEN À PORTER UN MASQUE DE FAÇON PERMANENTE.SON GESTE ALLAIT RÉVOLUTIONNER LE HOCKEY.NOTREDOSSIER EN PAGES 5 À 9 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTO PC MONTRÉAL JEUDI 5 NOVEMBRE 2009 2020588A LA PETITE QUI N\u2019A PAS PEUR D\u2019ALLER DANS LE TRAFIC.*Le prix est pour la Fit DX manuelle 2009 neuve (modèle GE8729E).Transport et préparation de 1395$ en sus.Les taxes, droits, assurances, immatriculation et frais d\u2019administration (le cas échéant) sont en sus.Offre valide seulement pour les résidants du Québec chez les concessionnaires Honda du Québec participants.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Photos à titre indicatif seulement.Offre d\u2019une durée limitée sujette à changement sans préavis par le manufacturier.Valide sur les véhicules en inventaire seulement.Voyez votre concessionnaire Honda pour plus de détails.LNH et l\u2019emblème LNH sont des marques de commerce déposées de la Ligue Nationale de Hockey.© NHL/LNH 2009.Tous droits réservés.L\u2019Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l\u2019adresse d\u2019un concessionnaire près de chez vous, visitez honda.ca ou composez le1888 9-HONDA-9.Fit DX 2009 P.D.S.F.de 14 980 $ Rabais de 1000 $ 13 980 $* P A R T E N A I R E O F F I C I E L P R É S E N T É PAR L\u2019 A SS O C I AT I O N D ES CONCE SS I O N N A I R ES HONDA DU Q U É B EC 1982526A AU JEU PHOTO RYAN REMIORZ, PC Comme pour la majorité des athlètes, dormir est la meilleure détente qui soit pour Price.Mais lorsqu\u2019il veut relaxer les jours de match, il lui arrive souvent d\u2019ouvrir un livre.«Je lis beaucoup.J\u2019adore aller chez Chapters et fureter dans les best-sellers.Dernièrement, j\u2019ai lu Why We Suck, deDenis Leary.J\u2019ai trouvé que ça avait beaucoup d\u2019humour.Sinon, j\u2019essaie de m\u2019améliorer à la guitare\u2026 sauf que je trouve parfois cela frustrant.» Les fans auront remarqué que Price a délaissé cette saison son masque à la thématique de cowboy pour en arborer un beaucoup plus sombre.On y voit une représentation de la Faucheuse chevauchant une Harley-Davidson ainsi que plusieurs têtes de morts.Six as de pique sont également mis en évidence.«J\u2019avais envie de faire différent, mais il n\u2019y a pas de raison précise qui m\u2019ait poussé vers ce choixlà.En ce qui concerne les as de pique, ce n\u2019est certainement pas parce que je suis un \"gambler\".Si je l\u2019étais, je perdrais pas mal d\u2019argent! » Price garde en réserve un autre masque qu\u2019il portera lors du match du Centenaire, le 4 décembre.«Je le mettrai ensuite à l\u2019encan pour remettre des fonds à la Fondation Carson-Kolzig pour l\u2019autisme.» Le gardien du Canadien identifie ses parents comme les deux personnes qui ont exercé la plus grande influence sur lui.Mais c\u2019est son père qui, sur le plan hockey, a eu l\u2019influence la plus déterminante.«Ma mère m\u2019en a beaucoup appris sur la vie en général, mais mon père a eu un impact énorme sur moi depuis le début de ma carrière.» Tout le monde sait que Price a perdu 25 livres durant l\u2019été qui a suivi sa première saison.Il a plus tard invoqué plusieurs mauvaises habitudes alimentaires.Depuis, a-t-il découvert un ingrédient-miracle dans sa diète?«Le poulet est une bonne source de protéines et on peut l\u2019apprêter de mille et une façons.C\u2019est un aliment que j\u2019ai vraiment intégré à mon alimentation.Ma copine habite avec moi, cette année, donc j\u2019ai la chance de manger beaucoup plus de plats faits maison.Ça fait une grosse différence.» Qui exerce la plus grande pression : ses coéquipiers, lesmédias, les amateurs ou la direction de l\u2019équipe?(Il a d\u2019abord répondu lui-même.) «Même si la pression ne vient pas directement d\u2019eux, je répondrais mes coéquipiers, tout simplement parce que je veux jouer le mieux possible pour eux.Sincèrement, c\u2019est une pression que je m\u2019impose moi-même.» Ce n\u2019est pas pour rien que Carey Price porte un crucifix d\u2019argent à son cou.La religion a toujours été au coeur de ses valeurs familiales.C\u2019est quelque chose qui fait partie intégrante de sa vie.«Je vais à l\u2019église même si c\u2019est difficile d\u2019y aller souvent durant la saison.Mais durant l\u2019été, quand je retourne chez moi, j\u2019accompagne mes parents à l\u2019église.Et je fais toujours une prière pour un coéquipier lorsqu\u2019il se blesse.» Les athlètes dont le talent est rapidement décelé sont souvent entourés d\u2019un tas de gens qui insistent pour mettre leur grain de sel.Quelle est la leçon que retient le plus Carey Price depuis le début de sa carrière?«Si je devais retenir un seul conseil, c\u2019est de prendre plaisir à ce qu\u2019on fait.Si on ne s\u2019amuse pas, tout devient plus pesant.» Quelle est sa plus belle découverte depuis son arrivée à Montréal ?«Quand je suis arrivé ici, j\u2019avais peur de la barrière de la langue.Ce n\u2019est pas évident pour un jeune de mon coin de pays de parler français.Mais j\u2019ai constaté que la majorité des gens ici sont bilingues et ça m\u2019a grandement facilité la vie.De plus, je constate que ma blonde et moi, on peut marcher aisément dans les rues, même sur Sainte-Catherine, sans se faire achaler.» Superstitieux, Carey Price ?Pas du tout ! «Ma routine change souvent, si bien que, d\u2019une certaine manière, ce n\u2019est même pas une routine.Même s\u2019il y a des choses que je fais plus régulièrement, ce n\u2019est pas un drame si je n\u2019ai pas l\u2019occasion de les faire.» Lorsqu\u2019il fréquentait l\u2019école secondaire, ce sont les cours d\u2019éducation physique que préférait Carey Price.Mais ce n\u2019étaient pas les seuls.«Mes autres matières préférées étaient l\u2019anglais et l\u2019histoire.J\u2019ai toujours eu un espr it plus créatif que logique.Mettons que les mathématiques, ce n\u2019était pas pour moi\u2026» PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE 1 10 2 9 3 4 8 5 6 7 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 N O V E M B R E 2 0 0 9 3 © smart Canada 2009, une division de Mercedes-Benz Canada Inc.*Offres de location basées sur une smart fortwo pure coupé 2009 neuve, proposées uniquement par l\u2019intermédiaire de Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit pendant une durée limitée.Exemples de location basés sur 158 $ par mois (taxes exclues) pendant 36 mois, incluant une réduction du coût en capital de 2 000 $.Acompte de 1 000 $ plus première mensualité, dépôt de garantie de 200 $ et taxes applicables dus à la date d\u2019entrée en vigueur du bail.PDSF à partir de 14 990 $.Taux de location annuel de 6,9 %.Obligation totale : 6 888 $.Kilométrage limité à 18 000 km/an (0,20 $ par km supplémentaire).Les clients qui ne se procurent pas du financement auprès de Services financiers Mercedes-Benz sont admissibles à bénéficier d\u2019une prime en argent à l\u2019achat de 2 000 $.Pour tout détail concernant les primes en argent à l\u2019achat d\u2019un modèle donné, veuillez vous renseigner dans votre Centre smart local.Frais de transport et de préparation, d\u2019immatriculation, d\u2019assurance et d\u2019enregistrement, ainsi que taxes, remboursement de la taxe sur le climatiseur et frais du RDPRM et honoraires en sus.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.Offre sujette à la disponibilité des stocks et pouvant changer sans préavis.Remise en argent de 2 000 $ offerte à l\u2019achat, à la location ou au financement d\u2019une smart fortwo 2009 neuve.\u2020Entretien régulier gratuit offert pour tout modèle smart fortwo 2009 neuf ou de démonstration, acheté ou loué à partir du 25 juin 2009.L\u2019offre couvre l\u2019entretien régulier tel qu\u2019indiqué dans le livret d\u2019entretien fourni avec le véhicule, pendant 36 mois/54 000 km, selon la première éventualité.Ces exigences d\u2019entretien sont sujettes à changement sans préavis.L\u2019entretien doit être effectué dans un Centre smart agréé au Canada.La couverture ne comprend pas les composants sujets à l\u2019usure normale comme les plaquettes, segments, disques et tambours de freins, ainsi que les ampoules et les essuie-glaces, et ne s\u2019applique ni au réglage de la géométrie ni à l\u2019équilibrage des roues.Ceci est une initiative marketing de Mercedes-Benz Canada Inc.et la couverture ne peut être échangée contre un montant en espèces.L\u2019offre peut prendre fin sans préavis.Rendez-vous votre Centre smart de Laval pour tous les détails.la smart la ville 158 $/mois avec versement initial de 1 000 $* RABAIS smart MOBILITÉ de 2 000 $* ENTRETIEN RÉGULIER GRATUIT\u2020 smart de Laval 3131, Autoroute Laval Ouest (440), Laval, 450 681-2500 \u2022 mercedes-benzlaval.com >> Le joueur le plus utile en ville.1984729A AU JEU Quand on demande à l\u2019entraîneur Guy Boucher d\u2019identifier son coup de coeur du début de saison chez les Bulldogs de Hamilton, il lance un nom qu\u2019on n\u2019attendait pas : Brock Trotter.«Il a été extraordinaire jusqu\u2019à maintenant, dit Boucher.Il a de bonnes mains, une vision du jeu, un bon lancer.Ce n\u2019est pas un costaud, mais il a une très bonne tête de hockey.Il est passé du deuxième au premier trio, je l\u2019utilise en première vague lors des supériorités numériques; il a des atouts pour jouer un jour dans la Ligue nationale.» Ignoré au repêchage par les équipes de la LNH (une sérieuse blessure n\u2019a pas aidé), Trotter, 22 ans, a commencé à attirer l\u2019attention à sa deuxième saison avec les Pioneers de l\u2019Université de Denver, avec lesquels il a amassé 40 points en autant de matchs à sa première année complète.Sa deuxième année à Denver, en 2007-2008, a été encore plus prolifique.Il avait obtenu 31 points en 24 matchs lorsqu\u2019il a quitté cette institution pour des motifs encore nébuleux.Plusieurs clubs de la LNH lui ont alors fait la cour, mais le Canadien a réussi à l\u2019embaucher.«Il y avait de l\u2019intérêt, mais le Canadien a été le club le plus entreprenant», raconte Trotter, qui a signé un contrat de trois ans avec l\u2019équipe en février 2008.Ses débuts dans la Ligue américaine n\u2019ont toutefois pas été extraordinaires.Il a obtenu seulement 9 points à ses 21 premiers matchs.Il a aussi connu un départ atroce la saison dernière avant de terminer la saison en force avec un total de 49 points en 76 matchs.Guy Bouc he r lui fa it confiance cette année.Il l\u2019a employé au sein du premier trio avec Ben Maxwell et Mathieu Darche.Il lui a même confié le titre d\u2019adjoint au capitaine pour le premier mois de la saison.« J\u2019ai mi s du temps à démarrer au début de ma carrière chez les professionnels, convient Trotter.Tous ne se développent pas au même rythme.Je progresse bien depuis l\u2019an dernier.Si je continue ainsi, la prochaine étape sera la Ligue nationale avec le Canadien.» «Trotter devait se débarrasser de certaines vilaines habitudes, souligne le responsable du recrutement chez le Canadien, Trevor Timmins.Il commettait trop de revirements.Il conservait la rondelle trop longtemps.Il effectuait des jeux en trop pour tenter de déjouer des défenseurs, ce que l\u2019on ne peut se permettre dans le hockey professionnel.Il s\u2019est débarrassé de ses mauvaises habitudes en deuxième moitié de saison l\u2019an dernier et il a bien commencé celle-ci.» Trotter apprécie la présence des nouveaux entraîneurs Guy Boucher, Martin Raymond et Dan Lacroix.«Leur approche est différente de celle de nos entraîneurs de l\u2019an dernier.Ils amènent tout le monde à donner le maximum.Tout le monde est sur la même longueur d\u2019onde et respecte le système de jeu.Guy Boucher nous parle beaucoup.Il fait bien passer ses messages.Si on a besoin d\u2019aide, il va s\u2019occuper de nous individuellement.» Trotter rêve d\u2019un appel du Canadien.«Je suis un joueur offensif mais je peux aussi être utile dans d\u2019autres trios parce que j\u2019amène beaucoup d\u2019énergie.Je serais prêt à jouer n\u2019importe où, je peux m\u2019adapter à tous les styles.Plusieurs m\u2019ont qualifié de joueur de centre, mais je n\u2019ai jamais vraiment compris pourquoi.Je suis un ailier droitier qui joue à l\u2019aile gauche et je n\u2019ai pas joué au centre depuis longtemps, pas même à Denver.» Voilà un jeune homme qui nous réserve peut-être des surprises.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 NO V E M B RE 20 0 9 FIER COMMANDITAIRE \u2020 AUCUNE OBLIGATION D\u2019ACHAT.Doit avoir l\u2019âge légal de consommer de l\u2019alcool.La promotion prend fin le 30 novembre 2009 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks.Sujet à la disponibilité du produit en magasin.Détails sur budlight.ca.Les casquettes peuvent différer des illustrations.NHL et l\u2019emblème NHL sont des marques déposées, et LNH et l\u2019emblème LNH sont des marques de commerce de la Ligue nationale de hockey.Tous les logotypes et toutes les marques de la LNH et des équipes de la LNH illustrés aux présentes appartiennent à la LNH et aux équipes respectives de la LNH, et ne peuvent être reproduits sans le consentement préalable écrit de NHL Enterprises, L.P.© NHL/LNH 2009.Tous droits réservés.®/MD Anheuser-Busch, Inc.OBTIENS\u20201DES 30 CASQUETTES OFFICIELLES LNH DANS LES CAISSES DE 24 BOUTEILLES DE BUD LIGHT SPÉCIALEMENT IDENTIFIÉES DE LA MC 1979484A AU JEU LES 50 ANS DU MASQUE l y a foule, le 1er novembre 1959, au Madison Square Garden de New York.En fait, pour la première fois de la saison, un match des Rangers affiche complet, avec 15 925 amateurs de hockey.Les pauvres Rangers reçoivent de la grande visite: le Canadien de Montréal.Vainqueur quatre fois de suite de la Coupe, le CH aligne une pléthore de vedettes: les frères Richard, Jean Béliveau, Geoffrion, Moore, Harvey\u2026Dans les buts, Jacques Plante, le solide numéro 1, lauréat du trophée Vézina.Au début de la quatrième minute de la première période, les Rangers foncent en zone du CH.À quelques mètres du but, l\u2019ailier droit Andy Bathgate lance de toutes ses forces en direction du filet.La rondelle frappe Jacques Plante du côté gauche du visage, juste sous l\u2019oeil.Plante s\u2019effondre.«Il est tombé comme un sac sur la glace, rapporte le journaliste de La Presse, Gérard Champagne.Lorsqu\u2019il s\u2019est relevé, la glace était maculée de son sang.» Plante est envoyé à l\u2019infirmerie où il reçoit sept points de suture.Le match est retardé.Pendant ce temps, l\u2019entraîneurchef du Canadien, Toe Blake, se ronge les sangs.À l\u2019époque, les équipes n\u2019ont qu\u2019un seul gardien de but en uniforme.L\u2019équipe receveuse propose un gardien de réserve dans l\u2019éventualité d\u2019une blessure.Mais les deux candidats des Rangers ont peu d\u2019expérience.Jacques Plante, qui porte un masque depuis quelques années déjà à l\u2019entraînement, convainc alors Blake de le renvoyer dans la mêlée.Mais à une condition: celle de pouvoir porter son protecteur facial.Blake donne son accord.Masqué, Plante revient sur la glace des Rangers.La foule applaudit.Visiblement inspiré, le Canadien remporte le match, 3 à 1.Jacques Plante vient d\u2019entrer dans l\u2019histoire.Une mesure temporaire En fait, dire que Plante a convaincu Blake est un terme mal choisi.Il l\u2019a carrément mis au pied du mur.«Toe faisait face à un choix: ou Jacques portait son masque ou il acceptait de prendre un gardien qu\u2019il ne connaissait pas », se remémore Jean Béliveau.Pour le journaliste et auteur Todd Denault, qui vient de publier un ouvrage sur Jacques Plante 1, Toe Blake était si animé par son désir de vaincre qu\u2019il a choisi la formule qui lui paraissait la meilleure.«Pour lui, le concept de prendre un gardien sans expérience signifiait certainement la défaite, raconte Denault.Il n\u2019avait plus le choix s\u2019il voulait gagner la partie.» La nouvelle fait le tour de l\u2019Amérique.Dans leur édition du lundi 2 novembre, plusieurs grands journaux évoquent cette percée.Et comme le match est disputé au lendemain de l\u2019Halloween, d\u2019aucuns font un rapprochement entre le masque de Plante et la fête des bonbons.Pour Gérard Champagne, Plante «est entré dans la grande atmosphère de l\u2019Halloween».Dans The Montreal Star, on écrit à la blague que Plante avait un jour de retard sur l\u2019Halloween.Mais au-delà de ce rapprochement facile, les journalistes qui ont couvert le match multiplient les éloges.Dans le Montréal-Matin, Jacques Beauchamp affirme que Plante a démontré «un courage admirable» et «une tenue exceptionnelle ».Alors journaliste au Montreal Star, Red Fisher constate que «rien n\u2019a été de travers» et que Plante a «atteint de nouveaux sommets».The Gazette évoque une performance magistrale alors que The New York Times dit que le gardien a «accompli un travail incroyable».«L\u2019histoire prouvera si tous les gardiens de but ont aujourd\u2019hui raison de démontrer leur gratitude à Jacques Plante, le premier homme qui ait eu le courage de porter un masque pendant une joute régulière de la Ligue nationale», écrit quant à lui un Gérard Champagne prophétique.Il ajoute que «l\u2019expérience de Plante s\u2019est révélée un succès complet».Selon Todd Denault, Toe Blake croyait que le geste de son cerbère ne serait que temporaire, qu\u2019il ne porterait son masque que le temps de guérir sa blessure.C\u2019était mal connaître l\u2019entêté gardien qui, depuis quelques années déjà, affrontait vents et marées dans sa longue quête pour faire accepter le masque dans la LNH.Sarcasmes et quolibets Cette quête, elle a commencé à l\u2019automne 1955 alors que Plante a été blessé à l\u2019entraînement par un tir dévié.Il a commencé à porter des masques durant les entraînements.L\u2019histoire s\u2019est répandue.Des gens lui ont envoyé divers prototypes.Un jour de l\u2019été 1959, il s\u2019est rendu dans un hôpital montréalais pour se faire mouler un masque de fibre de verre.Sa croisade s\u2019est intensifiée.«L\u2019affaire est allée si loin qu\u2019il a eu une rencontre avec Clarence Campbell, président de la LNH, raconte Todd Denault.Campbell a donné son accord pour que Plante porte son masque durant les matchs.Mais ni Toe Blake ni le directeur général du CH, Frank Selke, ne lui ont donné le feu vert.Ils évoquaient plusieurs raisons, la première étant qu\u2019ils étaient inquiets que sa vision n\u2019en soit affectée, qu\u2019il soit incapable de voir la rondelle à ses pieds.» De plus, le Canadien avait remporté la Coupe Stanley quatre fois de suite avec un Plante sans masque.Pourquoi alors briser une formule gagnante?Pourquoi cette distraction?répétait Toe Blake.Et puis, dans le monde macho et plutôt conservateur du hockey professionnel, porter un masque n\u2019était pas signe de courage.Si ce n\u2019était pas dit ouvertement, plusieurs le pensaient.«La LNH était une vieille école, croit Todd Denault.Le hockey n\u2019a jamais été un sport où les changements étaient facilement acceptés.Regardez le temps que cela a pris pour que tous les joueurs portent le casque! Et encore aujourd\u2019hui avec la visière!» L\u2019ancien gardien du Canadien Ken Dryden partage cette idée.À ses débuts dans le hockey, il ne portait pas de masque.Il a commencé seulement à le faire à l\u2019Université Cornell.«La qualité qui était la plus importante chez un gardien était l\u2019absence de peur.Quant on portait un masque, c\u2019était bien évident qu\u2019on avait peur.Cela constituait un grand obstacle », explique- t-il en entrevue.Dans sa livraison du 3 novembre 1959, The New York Times rapporte que le geste suscite la controverse.L\u2019auteur de l\u2019article cite notamment Muzz Patrick, directeur général des Rangers qui déclare: «L\u2019usage du masque enlève quelque chose aux fans.Ils veulent voir le joueur, particulièrement le public féminin.» Hum! Le biographe Todd Denault a eu la surprise de constater que les autres gardiens de la ligue ont dénigré son choix.«Gump Worsley (gardien des Rangers) a qualifié son geste de ridicule.Terry Sawchuk, Glenn Hall, Johnny Bower qui avait essayé, étaient tous contre.On aurait cru que les gardiens seraient solidaires mais ce fut le contraire.Ils avaient joué si longtemps sans masque.Ironiquement, tous ont terminé leur carrière en le portant !» Le nouvel homme masqué a reçu de meilleurs appuis chez ses coéquipiers, poursuit l\u2019auteur et journaliste.Pour une raison bien simple : ils étaient habitués à le voir jouer avec son masque durant les entraînements.«La majorité de ses coéquipiers se sont dit : tant qu\u2019il gagne avec son masque, il n\u2019y a aucun problème.» Sur le sujet, Jean Béliveau répond: «Je ne crois pas que cela ait été une situation majeure.» Dollard St-Laurent, qui n\u2019était plus avec le CH à l\u2019automne 1959 mais qui a joué plusieurs saisons avec Plante ,déclare: «On trouvait ça drôle mais moi, je disais à d\u2019autres gars que si c\u2019était bon pour sa protection, c\u2019était correct.Et puis, il continuait à bien jouer et il voyait bien.Donc, ça ne dérangeait pas qu\u2019il en porte un.» Une faveur à Toe Le masque que Jacques Plante portait le soir du 1er novembre 1959 n\u2019était pas adéquat.Fixé directement sur le visage, il était très chaud.La sueur perlait rapidement sur le dessus de la tête du gardien et lui coulait dans le visage.Pas très pratique.En décembre, il avait déjà un nouveau masque.Et il est demeuré le même gardien.En fait, jusqu\u2019au 8 mars 1960, Plante n\u2019a jamais perdu un match.Or, à l\u2019approche des séries, Toe Blake, redevenu nerveux, lui a demandé de jouer sans masque à l\u2019occasion d\u2019une partie contre les Red Wings à l\u2019Olympia de Détroit.Plante a accepté et le Canadien a perdu! C\u2019en était fait.Au match suivant, il a remis son masque et ne l\u2019a jamais enlevé.Et ce pr i nt emps -l à, le Canadien, avec son héros masqué, a totalement dominé les séries de la Coupe Stanley, ne subissant aucune défaite en huit matchs.Avec trois blanchissages et une moyenne de 1,35 but accordé par match, Plante a sans conteste été un des grands héros de cette cinquième conquête consécutive.++++++++++++++++++ 1 Denault, Todd Jacques Plante : l\u2019homme qui a changé la face du hockey Les Éditions de l\u2019Homme.En librairie le 3 novembre.PHOTO RENÉ BÉNARD, ARCHIVES LA PRESSE Jacques Plante, le 4 novembre 1959.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 N O V E M B R E 2 0 0 9 5 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 7 AUJEULES50ANSDUMASQUE ANDRÉ DUCHESNE Rares sont les événements historiques, découvertes et autres innovations dont l\u2019attribution n\u2019a pas été contestée.Ainsi, le père du télescope est-il Galilée, l\u2019Anglais Thomas Harriot, Marin Marsenne ou quelqu\u2019un d\u2019autre?George Mallory avait-il précédé Sir Edmund Hillary et le sherpa Tensing Norgay de trois décennies au sommet de l\u2019Everest?Et que dire des aviateurs français Charles Nungesser et François Coli, à qui plusieurs attribuent la première traversée de l\u2019Atlantique sans escale avant Charles Lindbergh (ils sont disparus avant d\u2019arriver à destination).Dans le cas de Jacques Plante, personne ne contestera que son geste du 1er novembre 1959 a ouvert une nouvelle ère dans l\u2019histoire du hockey nord-américain.Mais des prédécesseurs portant le masque, Jacques Plante en a eus.Dont une femme! Elizabeth Graham Elizabeth Graham était gardienne de but de l\u2019équipe féminine de hockey de l\u2019Université Queen\u2019s de Toronto, lorsqu\u2019elle s\u2019est présentée avec un masque à un match en février 1927.L\u2019histoire dit qu\u2019elle venait de recevoir des traitements dentaires et que son père insistait pour qu\u2019elle porte un masque d\u2019escrime afin de se protéger.Clint Benedict Évidemment, le précurseur le plus connu de Plante est Clint Benedict, ce gardien de but des Maroons de Montréal qui a porté un très curieux masque de cuir durant quelques matchs en février et mars 1930.Comme dans le cas de Plante, la décision de Benedict faisait suite à une blessure.Le 7 janvier 1930, alors que les Maroons disputaient la victoire au Canadien, le gardien a reçu un lancer du célèbre Howie Morenz en plein visage.Résultat: nez cassé.Il est revenu au jeu le 20 février portant un masque de cuir.Son but était de protéger son nez, le temps que guérisse sa blessure.À l\u2019époque, le geste a fait son effet.Lorsque les Maroons ont joué au Forum contre Chicago, le 25 février 1930, Benedict était masqué.La Presse en a fait part dans la livraison du lendemain, affirmant qu\u2019il «portait un masque de cuir dans la figure ».Mais dans un autre match disputé le 4 mars contre Ottawa, il a été à nouveau blessé au visage en dépit de son masque.La saison 1929-1930 a été sa dernière dans la LNH.Il a joué une saison de plus avec les Bulldogs de Windsor (IHL) avant de prendre sa retraite.Cette année-là, il a joué sans masque, estimant que le protecteur nasal lui obstruait la vision.Teiji Honma Aux IVes Jeux olympiques d\u2019hiver à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne (1936), le gardien de but de l\u2019équipe de hockey du Japon, Teiji Honma s\u2019est présenté avec un masque afin de protéger ses larges lunettes rondes.Une photo d\u2019époque montre que son masque ressemble à celui d\u2019un receveur du baseball majeur.Il est fait d\u2019une espèce de cage cerclant la tête et d\u2019un grillage métallique devant le visage.Le Japonais n\u2019était cependant pas le premier car quatre ans plus tôt, aux Jeux d\u2019hiver de Lake Placid dans l\u2019État de New York, le gardien de but de l\u2019équipe américaine, FranklinFarrell, a porté un masque très rudimentaire fait d\u2019épais fils de broche, pour protéger ses lunettes.Les États-Unis ont remporté la médaille d\u2019argent du tournoi de hockey.Il faut dire qu\u2019il n\u2019y avait que quatre équipes, dont le Canada, qui a décroché la médaille d\u2019or.Un autre gardien originaire de Winnipeg, Roy Musgrove, portait un masque semblable à celui de Farell alors qu\u2019il jouait avec les Lions de Wembley de la British National Hockey League, à la fin des années 30.AVANT PLANTE DES OLYMPIENS, CLINT BENEDICT ET UNE CERTAINE ELIZABETH GRAHAM PHOTO FOURNIE PAR L\u2019UNIVERSITÉ QUEEN\u2019S ElizabethGraham, en haut à gauche, en 1927.PHOTO PHOTOBUCKET.COM Clint Benedict des Maroons de Montréal.++++++++++++++++++ +++++++++++++++++++ AUJEULES50ANSDUMASQUE ANDRÉ DUCHESNE Durant trois saisons, Jacques Plante est demeuré le seul gardien de la LNH à jouer régulièrement avec un masque.Il y a bien eu quelques tentatives à gauche et à droite, mais personne n\u2019a adhéré au concept.Jusqu\u2019à l\u2019automne 1962.Au début de cette saison-là, le gardien Terry Sawchuk décide d\u2019en porter un.Or, il connaît une saison gagnante, après quelques années difficiles.«Je ne crois pas que le masque ait été accepté par les hauts dirigeants de la LNH jusqu\u2019à ce que Terry Sawchuk commence à le porter à l\u2019automne 1962, dit Todd Denault.Et il a connu du succès.Ce qui a eu pour effet de le légitimer.» Selon Denault, un changement est accepté beaucoup plus facilement lorsqu\u2019il est mis de l\u2019avant par une personne talentueuse.Or, à ses yeux, Plante et Sawchuk étaient les meilleurs gardiens de la LNH.Leur décision de porter un masque a eu une incidence sur les autres.«Pour être innovateur, il fallait être très bon.Sinon, l\u2019équipe aurait changé de gardien.Plante ne s\u2019en faisait pas avec l\u2019opinion des autres.Et puis, il venait de remporter quatre fois la Coupe Stanley.Il savait bien que l\u2019équipe n\u2019allait pas l\u2019échanger ou le renvoyer aux mineures parce qu\u2019il portait un masque.» Selon lui, Plante était un perfectionniste, qui cherchait continuellement des façons de s\u2019améliorer.«Durant toute sa carrière, dit-il, il était un gardien d\u2019angles.Or, avec les Blues de St.Louis, alors qu\u2019il avait 40 ans, il a demandé à Glenn Hall de lui enseigner le style papillon.Hall lui a dit : «Voyons Jacques, tu as 40 ans! As-tu pensé à tes genoux!» Mais il était comme ça.» ++++++++++++++++++ La suite logique du lancer frappé L\u2019apparition du masque de hockey est-elle la suite logique de celle du lancer frappé?Todd Denault croit que oui.«Avant cela, les buts étaient comptés avec des tirs du poignet, des revers, ou à la suite d\u2019une mêlée devant le filet, dit-il.Mais avec l\u2019arrivée des lancers frappés, le temps de réaction des gardiens de but a du être réduit de moitié.En plus, à cette époque, peu de joueurs étaient précis dans leurs tirs.Personne ne pouvait dire dans quelle direction ils s\u2019en allaient.Et c\u2019était pire si le lancer était dévié!» Doit-on rappeler que l\u2019introduction du lancer frappé est attribuée à Bernard Geoffrion, arrivé avec le CH en 1951.«Avec les lancers frappés, la fréquence des blessures au visage des gardiens a augmenté», assure Denault.++++++++++++++++++ Quand la FTQ s\u2019en mêle Visiblement, la défaite subie par Jacques Plante, sans son masque, le 8 mars 1960 à Detroit, suscite l\u2019émoi.Outré, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Roger Provost, décide de prendre la parole et de défendre le numéro 1 du Canadien.À ses yeux, Plante a enlevé son masque sous la pression de Toe Blake, ce qui lui fait conclure que les joueurs sont «traités en esclaves» et «soumis au caprice d\u2019un instructeur », selon La Presse du 10 mars.Provost rappelle que les conventions collectives protègent les travailleurs industriels qui peuvent refuser un travail dangereux.«Le président de la FTQ a formulé le voeu que les autorités lui permettront de remettre son masque et de donner sa mesure sans risque de blessure corporelle ou de dépression nerveuse », ajoute l\u2019auteur de l\u2019article.++++++++++++++++++ LA CONSÉCRATION GRÂCE À SAWCHUK Reconnu pour avoir été le premier gardien de but à porter un masque régulièrement dans la LNH, Jacques Plante s\u2019est aussi distingué par son action autour de son filet.Plante a en effet bousculé la tradition voulant qu\u2019un cerbère reste devant sa cage.Estimant au contraire que le gardien devait jouer un rôle plus actif, il n\u2019hésitait pas à patiner derrière son filet et dans les coins de patinoire pour récupérer les rondelles libres et relancer l\u2019attaque de ses coéquipiers.Il poussait l\u2019audace jusqu\u2019à leur donner des instructions pour qu\u2019ils se positionnent mieux sur un jeu.Le fait qu\u2019il était un bon patineur, ce qui n\u2019était pas la norme chez les gardiens de l\u2019époque, explique en partie ce changement d\u2019attitude.Pour Plante, le but était simple: donner à son équipe un meilleur contrôle du jeu en zone défensive.L\u2019AUTRE AUDACE DE JACQUES PLANTE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Jacques Plante, du Canadien de Montréal, le 11 février 1960.PHOTO ROBERT NADON, ARCHIVES LA PRESSE Le gardien Terry Sawchuk et Robert Rousseau du Canadien, le 2 novembre 1968.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Boom Boom Geoffrion en 1961.2021974A AU JEU LES 50 ANS DU MASQUE ROGATIEN VACHON Lorsqu\u2019il était adolescent, dans son village natal de Palma rol le en Abi tibi , Rogat ien Vachon jouait comme gardien de but dans une ligue inter-villages formée d\u2019adultes.«La plupart des joueurs étaient des fermiers, se rappelle l\u2019ancien gardien du Canadien, joint à Los Angeles.Je ne portais pas de masque.Lorsque je suis arrivé avec le Canadien junior, j\u2019avais 16 ans et n\u2019en portais pas non plus.C\u2019est seulement deux ou trois ans après mon arrivée dans la LNH (1966-1967) que j\u2019ai commencé à en porter un.» Le masque avait ses avantages et ses inconvénients.«Au début, c\u2019était un peu difficile, reconnaît M.Vachon.On faisait un masque en fibre de verre avec un moule.Mais il n\u2019y avait aucun coussin ; on le portait directement sur la figure.Alors, des fois, quand on se faisait frapper au visage, ça sonnait!» dit-il en riant.Selon lui, le port du masque s\u2019est d\u2019abord imposé dans les entraînements où les risques de blessures étaient plus élevés que durant les parties.«Si on n\u2019avait pas de masque et qu\u2019on s\u2019entraînait durant deux heures, il y avait des chances de se faire frapper dans le front.» M.Vachon a donné son premier masque au Temple de la renommée du hockey, à Toronto.STÉPHANE FISET Avant de terminer sa carrière avec le Canadien de Montréal, Stéphane Fiset a joué avec trois clubs de la LNH: les Nordiques de Québec, l\u2019Avalanche du Colorado, avec qui il a gagné la Coupe Stanley de 1996, et les Kings de Los Angeles.Au début, avec le club de Québec, Fiset portait un masque tout blanc.Puis un amateur lui a envoyé un dessin qui est devenu unmasque bien particulier: l\u2019Igloo.On y voyait en effet le sigle des Nordiques de Québec sortant à toute vitesse d\u2019un igloo, à la hauteur du front du gardien.«C\u2019est un fan de Trois- Rivières, un M.Bergeron je crois, qui m\u2019avait envoyé ce dessin-là par courrier, se rappelle Fiset, devenu agent de joueurs.Quand on est un joueur professionnel, on reçoit beaucoup de courrier des amateurs.Quand j\u2019ai vu le dessin, j\u2019ai contacté l\u2019auteur pour lui demander la permission de pouvoir faire ce masque-là.Il était super content.» Dans son souvenir, une revue de hockey avait classé l\u2019Igloo au deuxième rang des plus beaux masques de la LNH, derrière celui d\u2019Ed Belfour (un aigle) des Blackhawks de Chicago.Lorsqu\u2019il a débuté dans les rangs juniors avec les Tigres de Victoriaville, Fiset portait un casque avec une grille, mais il a laissé tomber après avoir reçu une rondelle au visage.Sous l\u2019impact, le grillage s\u2019est brisé et il a subi une coupure au-dessus d\u2019un oeil.Fiset conserve précieusement ses masques portés avec les Nordiques, l\u2019Avalanche et les Kings.«Les masques représentent vraiment beaucoup de choses pour un gardien de but, dit-il.C\u2019est la pièce d\u2019équipement la plus importante pour moi.Je ne serai jamais capable de m\u2019en débarrasser.» KEN DRYDEN Ken Dryden avait 12 ans, en 1959, lorsque Jacques Plante a porté son masque pour la première fois.«J\u2019étais gardien de but pour l\u2019équipe bantam de Humber Valley, en Ontario.Je ne portais pas de masque.J\u2019ai commencé à le faire à l\u2019Université Cornell.À ce moment-là, c\u2019était obligatoire de porter un masque à l\u2019université», raconte M.Dryden, joint à son bureau de député.C\u2019est d\u2019ailleurs à Cornell qu\u2019il a commencé à porter le premier masque qu\u2019on lui a connu avec le Canadien, celui de style pretzel.«Dans les 20 premières années, les masques n\u2019ont pas beaucoup changé, racontet- il.C\u2019étaient des masques de fibre de verre, qui étaient collés au visage, sans autre protection.Au moins, ils distribuaient la force d\u2019un impact.Les Européens ont commencé à porter un casque avec la cage, comme un receveur de baseball.Mais ils n\u2019avaient pas bonne réputation.Donc, leurs masques nous laissaient indifférents.Vladislav Tretiak a changé cette impression sauf que les problèmes de vision étaient les mêmes car on voyait les tiges de la cage.» Ken Dryden se souvient d\u2019avoir perdu deux fois son masque lors de rencontres de la LNH.Loin de paniquer, il en garde un souvenir de douce euphorie.«Je me souviens de la sensation, tellement différente, raconte-t-il avec un étonnement encore évident dans la voix.Une fois, c\u2019était dans un match contre les Bruins de Boston.Je sentais de la fraîcheur, je me sentais si libre.Bon, le résultat a été que les Bruins ont compté un but mais durant quelques instants, j\u2019ai eu un sentiment de libération », raconte-t-il en riant.CAREY PRICE Exit le fameux masque de l\u2019an dernier (photo) avec les chanteurs country Garth Brooks et George Strait sur les côtés.Le numéro 31 du Canadien porte cette année un nouveau masque créé par l\u2019a rtiste torontois David Arrigo.On y voit la Grande Faucheuse assise sur la selle d\u2019une motocyclette Harley-Davidson et six as de pique.« Nous avons ébauché une série d\u2019idées et vous avez maintenant le produit fini, dit Price.C\u2019est mon quatrième masque depuis que je suis avec le Canadien et je trouve qu\u2019ils se sont toujours améliorés.La qualité des dessins s\u2019améliore continuellement.» Le 4 décembre prochain, contre les Bruins de Boston, Price portera aussi un masque spécial, avec les dessins de Gump Worsley et Ken Dryden sur les côtés, quelques numéros d\u2019anciens joueurs et le logo du centenaire du CH sur le menton.Or, dans une article publié le 17 septembre dernier dans le quotidien The Gazette, on apprenait que ce n\u2019est pas Dryden mais Jacques Plante qui devait être dessiné sur le côté droit du masque.On avait acheminé la mauvaise photo à David Arrigo.Quand il était plus jeune, le paternel du gardien natif de la Colombie-Britannique a conçu plusieurs de ses masques.«Mon père a toujours conçu ses propres masques de toutes pièces, dit-il.C\u2019est lui qui a confectionné mes premiers, mais lorsque j\u2019ai joint des équipes fédérées, j\u2019ai dû cesser de les utiliser parce qu\u2019ils n\u2019étaient plus conformes.Ils étaient pourtant tous aussi bons et sécuritaires que ceux qui affichaient un sceau d\u2019approbation.» \u2014 Avec la collaboration de François Gagnon PHOTO FOURNIE PAR DAVID ARRIGO DAVE DRYDEN Le frère de Ken Dryden partage avec l\u2019ex-numéro 29 du Canadien un record bien spécial.Le 20 mars 1971, ils ont joué l\u2019un contre l\u2019autre à l\u2019occasion d\u2019un match entre le Canadien et les Sabres de Buffalo.C\u2019est, encore aujourd\u2019hui, le seul match de l\u2019histoire de la LNH où deux frères, gardiens de but, se sont fait face.Mais Dave Dryden s\u2019est aussi illustré d\u2019une autre façon dans son sport.Les gardiens de la LNH lui doivent l\u2019innovation du protecteur hybride, alliant le masque de fibre de verre et le grillage porté par les gardiens de but européens.«Les Européens portaient un protecteur qui était une combinaison entre un casque complet et un grillage, se souvient Dryden, joint chez lui à Oakville, en Ontario.Je me suis dit : Pourquoi ne pas couper la partie avant du masque de fibre de verre et y attacher une grille?Plusieurs autres gardiens ont suivi mon exemple.Et c\u2019est ainsi qu\u2019est née la combinaison que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui », raconte-t-il avec un mélange d\u2019humilité et de fierté.Dryden affiche beaucoup de respect pour Jacques Plante, un homme qu\u2019il qualifie de génie.Or, il a eu l\u2019occasion de le croiser au début du camp d\u2019entraînement des Oilers d\u2019Edmonton de 1975- 1976.Dryden arrivait avec cette équipe de l\u2019AMH alors que Plante était sur le point de la quitter.«Nous nous sommes croisés au camp d\u2019entraînement, se souvientil, nostalgique.Un jour, nous avons eu l\u2019occasion de discuter longuement.Et le lendemain, Jacques était parti.» HISTOIRESDE Février 1927 +++++ Eli zabe th Graham, gardienne de but de l\u2019équipe féminine de l\u2019Université Queen\u2019s, porte un masque d\u2019escrime à l\u2019occasion d\u2019un match.20 février 1930 +++++ À son retour d\u2019une blessure au visage, Clint Benedict, des Maroons de Montréal, porte un masque de cuir.Février 1932 +++++ Aux 3es Jeux olympiques d\u2019hiver (Lake Placid), le gardien de l\u2019équipe américaine de hockey, Franklin Farrell, porte un masque des plus rudimentaires pour protéger ses lunettes.Février 1936 +++++ Le gardien de but de l \u2019équ ipe olympique japonaise de hockey, Teiji Honma, porte un masque qui ressemble à celui d\u2019un receveur de basebal l à l\u2019occasion des 4es Jeux d\u2019hiver à Garmisch- Partenkirchen.1er novembre 1959 +++++ Dans un match contre les Rangers de New York, Jacques Plante est blessé au visage.Il revient dans la partie le visage recouvert d\u2019un masque de fibre de verre.8 mars 1960 +++++ Après avoir disputé 18 par ties avec son masque sans subir la défaite, Jacques Plante subit un revers (3-0) dans une rencontre entre le Canadien et les Red Wings de Detroit.Or, à la demande de Toe Blake, Plante avait disputé cette rencontre sans son masque.Ce sera la dernière.7 avril 1974 +++++ L e g a r d i en An d y Brown, des Penguins de Pittsburgh, devient le dernier gardien de but à disputer un match de la LNH à visage découvert.Son équipe perd la rencontre 6-3 face aux Flames d\u2019Atlanta.LE MASQUE À TRAVERS LES ANS WWW.HOCKEYMASKS.COM WWW.HOCKEYMASKS.COM PHOTO DAVID ARRIGO WWW.HOCKEYMASKS.COM llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 NO V E M B RE 20 0 9 AU JEU LES 50 ANS DU MASQUE LE DERNIER TOUS LES GARDIENS, PRÉSENTS ET PASSÉS, DE LA LIGUE NATIONALE DE HOCKEY, ONT UNE HISTOIRE À RACONTER À PROPOS DES MASQUES PORTÉS DURANT LEUR CARRIÈRE.VOICI QUELQUES TÉMOIGNAGES GLANÉS PAR LA PRESSE.\u2014 ANDRÉ DUCHESNE MASQUES Si Jacques Plante a ouvert un chapitre de l\u2019histoire de la LNH le soir du 1er novembre 1959, c\u2019est le gardien Andy Brown, des Penguins de Pittsburgh, qui l\u2019a fermé moins de 15 ans plus tard, le dimanche 7 avril 1974.Ce soir-là, juste avant le début des séries éliminatoires, les Penguins affrontent les Flames d\u2019Atlanta.Ces derniers remportent la victoire, 6-3.Avec leurs 30 victoires et 74 points en 78 matchs, les Flames terminent au quatrième rang de la division Ouest (devant les Penguins, 5e avec 65 points) et se taillent une place en séries.Ils seront éliminés au premier tour par les Flyers de Philadelphie, qui remporteront la Coupe Stanley quelques semaines plus tard.Joueur de hockey professionnel depuis le milieu des années 1960, Brown connaît un parcours chaotique, bourlinguant d\u2019une ligue à l\u2019autre.Au sein de la LNH, il participe à seulement 62 matchs en saison régulière, avec les Red Wings de Detroit et les Penguins.La rencontre du 7 avril 1974 est d\u2019ailleurs sa dernière au sein de la grande ligue.À l\u2019époque, Brown portait un masque durant les entraînements de son équipe mais travaillait à visage découvert lors des rencontres, arguant que le port du masque réduisait son champ de vision.Après la saison 1973-1974, il joint les rangs de Racers d\u2019Indianapolis dans l\u2019AMH où il joue encore trois saisons.Sans masque! L\u2019entraîneur des Racers était alors Jacques Demers.«Andy était fier de jouer sans masque, s\u2019est souvenu M.Demer s au cours d\u2019une entrevue téléphonique avec La Presse.Il était assez macho, k a m i k a z e .I l aimait, je me rappelle, les voitures de course.Je le trouvais bien courageux mais il disait qu\u2019il se sentait plus confortable de jouer ainsi.» Fils de l\u2019ancien hockeyeur Adam Brown, qui avait obtenu une passe sur le premier but de Gordie Howe dans la LNH, Andy Brown a aussi marqué la saison 1973-1974 d\u2019une autre façon.Il a terminé l\u2019année avec 60 minutes de pénalités, devenant le gardien le plus puni de l\u2019histoire de la LNH.C\u2019était évidemment avant l\u2019arrivée de Ron Hextall ! ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ PHOTO PC Andy Brown en 1975, alors avec les Racers d\u2019Indianapolis.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Jacques Plante, le 1er novembre 1959, à son retour devant le filet du Canadien.WWW.HOCKEYMASKS.COM Reproduction du masque de Jacques Plante.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 N O V E M B R E 2 0 0 9 9 AU JEU L\u2019équipe junior suisse a connu beaucoup de succès, à la fin des années 90, enlevant notamment une médaille de bronze aux Championnats du monde de 1998.De cette équipe, menée par le gardien David Aebischer, mais aussi par Michel Riesen, Julien Vauclair et Thomas Ziegler, seul Aebischer a eu une véritable carrière dans la LNH.Unegénération d\u2019exception Le Montréalais Serge Pelletier, venu en Suisse à 23 ans pour apprendre le métier d\u2019entraîneur, y est devenu l\u2019un des coachs de hockey les plus réputés du pays.Maintenant détenteur de la double citoyenneté, il dirige présentement le FR Gottéron de Fribourg.Calme et méthodique, on l\u2019a surnommé «Monsieur Positif», un titre qu\u2019il attribue à sa capacité de passer d\u2019une crise à l\u2019autre, d\u2019un emploi à l\u2019autre aussi, en gardant toujours le moral.Un autre «Monsieur Positif»! Selon le site Hockey-Reference.com, une quinzaine de joueurs nés en Suisse ont joué dans la LNH, Mark Hardy (né à Semaden en 1959) est celui qui a joué le plus de matchs, 915, entre 1980 et 1994.Récemment, ce sont surtout les gardiens (David Aebischer, Martin Gerber, Jonas Hiller, Tobias Stephan) qui font la différence.La saison dernière, 13 joueurs suisses évoluaient pour des équipes de la LNH où dans leurs clubs-école.Un pays de gardiens Mark Streit PHOTO RICH SCHULTZ, AP Martin Gerber PHOTO CHRISTOPHER PIKE, REUTERS Jonas Hiller PHOTO ALEXANDER NEMENOV, AFP Tobias Stephan PHOTO MATT SLOCUM, AP Yannick Weber PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE ux Jeux de Turin, en 2006, l\u2019équipe suisse de hockey avait créé la surprise en battant deux favoris, les Canadiens et les Tchèques.Animé pa r Mark Streit , Martin Gerber et l\u2019étonnant Paul DiPietro, le «miracle suisse» avait suscité un vif enthousiasme dans ce petit pays alpin où le hockey est l\u2019un des sports les plus populaires.Quatre ans plus tard, à l\u2019exception de quelques gardiens et de Streit, les Helvètes éprouvent toutes sortes de difficulté à percer dans la LNH.Le meilleur attaquant du pays, Andrès Ambuhl, a été pressenti par plusieurs équipes nord-américaines, l\u2019été dernier, au terme de son contrat avec le HC Davos.Même le Canadien a été sur le coup.Le joueur de 26 ans a opté pour les Rangers de New York\u2026 qui l\u2019ont rapidement cédé à leur filiale de la Ligue américaine, à Hartford, sans même lui avoir laissé jouer un seul match préparatoire.«Je suis prêt à passer quelques temps dans les ligues mineures, a affirmé Ambuhl, la semaine dernière.Je dois m\u2019adapter au style de jeu nord-américain, m\u2019habituer au style de vie aussi.» Pour l\u2019instant, il n\u2019a rien cassé à Hartford, perpétuant une tradition qui veut que les attaquants suisses ne soient pas assez «physiques» pour notre hockey.Repêchés en première ronde à la fin des années 1990, Michel Riesen (Edmonton, 1997) et Luca Cereda (Toronto, 1999) avaient été surnommés les «Swiss Miss» \u2026 Habitués au confort Selon Streit, les joueurs de talent sont pourtant nombreux en Suisse.«Mais c\u2019est très difficile de les amener à quitter le pays une fois qu\u2019ils ont commencé leur carrière professionnelle », explique le défenseur étoile des Islanders de New York.«La Ligue suisse est l\u2019une des meilleures en Europe.Les joueurs y sont bien payés, évoluent dans des conditions confortables avec peu de matchs, de courts voyages et la possibilité de dormir à la maison tous les soirs.C\u2019est difficile de laisser cela pour aller jouer dans la Ligue américaine\u2026» Selon Emmanuel Favre, journaliste au quotidien Le Matin, la Ligue A de Suisse est actuellement au deuxième rang des plus riches d\u2019Europe, après celle de Russie.« Les joueurs font facilement des sa la i res de 500 000$ par saison, avec plusieurs avantages (logements, voitures, etc.) et la possibilité de vivre dans un environnement souvent idyllique, explique Favre.«Les expériences malheureuses de Riesen, Cereda et de quelques autres en ont découragé plusieurs de tenter l\u2019aventure.Quelques bons joueurs juniors ont décidé d\u2019aller jouer en Amérique du Nord depuis quelques années, mais ils sont encore peu nombreux.» Pas de surprise cette fois St rei t est ime que les meilleurs jeunes joueurs n\u2019ont pourtant pas le choix s\u2019ils veulent accéder au niveau supérieur.«Le hockey suisse ne progressera pas tant que nos joueurs ne seront pas plus nombreux en Amérique du Nord.Il faudrait qu\u2019il y en ait au moins une trentaine pour que cela ait un impact véritable sur le niveau collectif», soutient Streit.«Nous avons surpris les Canadiens et les Tchèques, en 2006, et c\u2019est vrai que les Suisses (septièmes au monde derrière le traditionnel top 6) peuvent battre n\u2019importe quelle équipe lors d\u2019une bonne journée, note le défenseur.Mais si nous jouons 10 matchs contre l\u2019une de ces équipes, nous les perdrons presque tous.«Ce sera difficile de surprendre encore un favori aux Jeux de Vancouver.Les Canadiens vont nous attendre après ce qu\u2019on leur a fait la dernière fois\u2026» L\u2019entraîneur-chef, Ralph Krueger, qui quittera son poste à la fin de la saison, sera sous pression lors des Jeux.«L\u2019objectif est d\u2019atteindre les quarts de finale, a-t-il posé d\u2019entrée, la semaine dernière, en entrevue téléphonique.Nous avons un groupe corsé avec le Canada, les États-Unis et la Norvège.Nous pourrions passer comme meilleurs t roisièmes, mais ce sera difficile.» Outre Streit, Krueger pourra miser sur le gardien Jonas Hiller et le défenseur Luca Sbisa, des Ducks d\u2019Anaheim, sur Ambuhl et peut-être sur Yannick Weber, du Canadien, qu\u2019il n\u2019est pas certain de sélectionner.L\u2019essentiel de sa formation évolue en Suisse et 33 joueurs ont été réunis à Wintertur, la semaine dernière, pour un premier camp de préparation olympique.En principe, Krueger dirigera l\u2019équipe jusqu\u2019aux mondiaux de hockey, en mai.Les dirigeants de Hockey Suisse ont toutefois averti qu\u2019il pourrait être viré après les Jeux si ses joueurs n\u2019atteignent pas les quarts de finale.PHOTO DON EMMERT, AFP Les joueurs suisses Mathias Seger et Paul DiPietro célèbre la victoire des leurs contre la République tchèque lors des Jeux de Turin, en 2006.David Aebischer PHOTO SHAUN BEST, REUTERS MICHEL MAROIS Le 29 septembre, les Lions de Zurich, champions d\u2019Europe des clubs de hockey, ont défait les Blackhawks de Chicago, 2-1, dans le match de la Coupe Victoria, présenté en Suisse comme un championnat du monde officieux des clubs.Bon, il ne s\u2019agissait que d\u2019un match préparatoi re pour les Blackhawks, mais l\u2019affaire à fait grand bruit en Europe, où certains rêvent de rivaliser avec la LNH.L\u2019Ontarien Sean Simpson, entraîneur de Zurich, a été présenté comme le grand responsable des succès de son équipe et c\u2019est lui qui a été désigné pour prendre la tête de l\u2019équipe n a t i o n a l e suisse la saison prochaine.L e t e c h n i - cien de 49 ans, qui a fait partie du personnel d\u2019 Équipe Canada en 2007 et 2008, dirige surtout des formations européennes depuis une vingtaine d\u2019années.Partisan d\u2019un jeu collectif et spectaculaire, Simpson croit que les meilleurs joueurs suisses ne doivent pas hésiter à tenter l\u2019aventure nord-américaine.« L\u2019équipe nationale ne progressera vraiment que lorsque davantage de joueurs évolueront dans la LNH, lorsqu\u2019ils auront des responsabilités avec leurs clubs», a déclaré Simpson en conférence téléphonique.«Notre équipe des moins de 20 ans (junior) est de retour au Championnat du monde A cette année (après deux saisons de purgatoire).Cela permettra à nos jeunes de profiter d\u2019une bonne tribune pour attirer l\u2019attention des dépisteurs nord-américains et être repêchés par les équipes de la LNH.» L\u2019Ontarien Sean Simpson prépare l\u2019avenir helvète PHOTO WALTER BIERI, KEYSTONE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 NO V E M B RE 20 0 9 AU JEU PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Sélectionné par les Devils du New Jersey en 3e ronde au 82e rang en 1998 Saison régulière Séries éliminatoires Saison Équipe GP G A Pts PIM GP G A Pts PIM 2005-06 New Jersey 82 48 41 89 46 9 3 4 7 2 2006-07 New Jersey 62 25 20 45 36 11 8 1 9 4 2007-08 New Jersey 82 22 31 53 46 5 1 0 1 2 2008-09 New Jersey 81 20 40 60 32 7 2 3 5 4 Total 473 152 160 312 227 67 19 21 40 18 Jaroslav Halak PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 5 N O V E M B R E 2 0 0 9 11 JAPONAIS ET PLUS ENCORE! Allez jouer dehors plus souvent ! Coup d\u2019oeil \u2022 Toute nouvelle Outback de quatrième génération \u2022 Nouvelle silhouette audacieuse \u2022 La plus spacieuse jamais construite, avec empattement et largeur accrus Motorisation, transmission \u2022 Nouveaux groupes propulseurs BOXER SUBARU \u2022 De série : toute première transmission manuelle à six rapports (6MT) livrée de série \u2022 En option : transmission CVT LineartronicMC (transmission à variation continue) sur certains modèles \u2022 Système de traction intégrale symétrique à prise constante Sécurité \u2022 Nombreuses caractéristiques de sécurité primées \u2022 Système de contrôle de la dynamique du véhicule et de contrôle de la traction Économie d\u2019essence Outback PZEV 6MT Ville 10,6 / Route 7,4 (L/100 km) CVT Ville 9,5 / Route 6,9 (L/100 km) Association des concessionnaires Subaru du Québec quebec.concessionsubaru.ca Meilleur choix sécurité\u2020 5 portes 4 portes * Prix de détail suggéré du fabricant pour le modèle Legacy 2.5i 2010 (AA125), transmission manuelle à 6 rapports.Les frais de transport et de préparation (1 525,00 $), d\u2019inspection, d\u2019immatriculation, d\u2019assurance, de consultation du RDPRM et du concessionnaire ainsi que les taxes sont en sus.\u2020 Mention « Meilleur choix sécurité », basée sur les critères d\u2019évaluation 2009, pour les modèles de la gamme 2010.Une cote « Bonne » constitue la meilleure cote possible dans les essais de collision frontale déportée à 40 m/h (64 km/h), de collision latérale à 31 m/h (49,8 km/h) et de collision arrière à 20 m/h (32 km/h) réalisés par l\u2019Institut des assureurs américains (IIHS) (www.iihs.org).Un véhicule doit avoir obtenu la cote « Bonne » aux trois essais de collision et doit offrir un programme de stabilité électronique (ESC) (Contrôle de la dynamique du véhicule) pour mériter la distinction « Meilleur choix sécurité ».Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.Pour plus d\u2019information, voyez votre concessionnaire Subaru participant.Photo à titre indicatif seulement.28995$* Taxes, transport et préparation en sus Optez pour la technologie PZEV, la solution écologique abordable et sans compromis.Legacy, Outback et Forester disponibles en version PZEV subaru-pzev.ca Caractéristiques de la Subaru Outback 2010 ENGAGEMENT DE SUBARU À L'ÉGARD DE L'ENVIRONNEMENT Toutes les installations de Subaru Canada et de Subaru Indiana Automotive (usine d'assemblage de la Legacy, de l\u2019Outback et de la Tribeca) sont certifiées ISO 14001:2004 par SGS.www.subaru-earth.com Outback PZEV 2010 À partir de Modèle illustré: Outback 2,5i sport 2010 La Subaru Outback.Motor Trend 2010 Utilitaire sport de l\u2019annéeMC 1982754A "]
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