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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-01-31, Collections de BAnQ.

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[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts THÉÂTRE UN DUO FAIT POUR S\u2019AIMER PAGE 16 CLAUDE CHAMBERLAN LE FOU DE CINÉMA PAGE 20 CLAUDE TOUSIGNANT RÉTROSPECTIVE AU MAC PAGES 10 ET 11 sur cyberpresse.ca BLOGUE Alain Brunet parle du nouvel album de Malajube sur cyberpresse.ca/brunet DOSSIER Consultez notre dossier sur la saison théâtrale sur cyberpresse.ca/theatre PHOTO OLIVIER SAMSON-ARCAND BRUNO PELLETIER Depuis 25 ans, Bruno Pelletier ne cesse d\u2019entrer dans la lumière.Il a interprété de grands rôles dans des comédies musicales à succès, produit lui-même un musical réussi (Dracula), monté une maison de production qui s\u2019est cassé la gueule, joué à la télé (Omertà II), reçu des Félix, monopolisé les premières places des palmarès, donné des centaines de représentations avec des musiciens de rock, classique ou jazz, fait des tas de spectacles\u2026 et enregistré des albums, dont le dixième, Microphonium, est lancé mardi, sur sa propre étiquette de disques.Rencontre avec un chanteur pas ordinaire.Une entrevue deMarie-Christine Blais à lire en pages 2 et 3.MON T R É A L S A M E D I 3 1 J A N V I E R 2 0 0 9 CentredesSciencesdeMontreal.com UN OBJET GRÂCE ÀSES ONDES CÉRÉBRALES, AMENEZ-LE DÉPLACER C\u2019EST SURPRENANT ! 1678169A ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE BRUNO PELLETIER HUGO DUMAS CHRONIQUE Dans la délicieusement superficielle série Nip/ Tuck, Sean McNamara, 42 ans, frôle la crise cardiaque après avoir gobé un cachet d\u2019ecstasy dans une fête arrosée de crystal et saupoudrée de cocaïne.«Sean, tu es beaucoup trop vieux pour prendre ça.Il y a une limite d\u2019âge pour ce genre de truc, comme pour une chanson de Fall Out Boy», lui crache son partenaire et meilleur ami, Christian Troy.Une réplique joliment assassine, mais cruellement vraie dans notre société complètement obsédée par la jeunesse et où avoir 40 ans est en voie de devenir le nouveau 20 ans, si l\u2019on se fie aux magazines féminins.Telle une Carrie Bradshaw fixant le vide de son compte bancaire et de sa vie en général, je ne cessais de me questionner : à partir de quel âge ne faut-il plus se laisser aspirer par la culture pop, autant musicale que télévisuelle ?Pensez-y deux minutes: les frontières qui séparent les vieux des jeunes ne sont plus aussi clairement tracées qu\u2019il y a dix ou même 20 ans.À partir de quand est-ce anormal pour un adulte de connaître les noms des trois frères Jonas?À 25 ans?À 30 ans?Ou à 40 ans peut-être?Faudrait-il décréter un âge passé lequel les DVD de High School Musical ou de Gossip Girl deviendraient illisibles?Et jusqu\u2019à quel âge est-il encore acceptable de se meubler en IKEA, du salon à la chambre à coucher?Pas évident en cette époque où la culture de masse infantilise plus qu\u2019elle ne responsabilise.Prenez un des sites web les plus populaires de l\u2019heure : www.perezhilton.com.Le carrefour de tous les potins de la planète.Son créateur, Mario Lavandeira, 30 ans, y gribouille des insultes sur le visage des stars (pute ! salope! droguée !) et dessine des pénis près de la bouche d\u2019acteurs qu\u2019il soupçonne d\u2019être gais.Allo la maturité.À 27 ans, Paris Hilton tourne présentement une téléréalité où elle se cherche une nouvelle best, pour reprendre l\u2019expression forgée par Filles d\u2019aujourd\u2019hui.Même scénario pour Brody Jenner, 25 ans, le fils du médaillé olympique Bruce Jenner: il passe des jeunes adultes en audition et l\u2019heureux élu pourra se joindre à son sélect cercle d\u2019amis.Hélas! l\u2019école secondaire, ses guerres de cliques et la ségrégation entre les cool et les nerds nous collent aux fesses très longtemps.Trop longtemps.Dans Les Invincibles, P-A a 800$ à la caisse, mais plus de job, Carlos vend des BD dans une minuscule boutique et Rémi vit aux crochets de sa copine Vicky.Précisons ici que ces personnages n\u2019ont pas 17 ans, mais bien la trentaine.Dans le film Confessions of a Shopaholic, Becky Bloomwood, 25 ans, dilapide tout son fric dans des vêtements griffés, croule sous les dettes et étire sa marge de crédit au maximum.Peut-on la qualifier d\u2019adulte ?Du temps de nos grandsparents, avoir des enfants enterrait la notion de jeunesse.Aujourd\u2019hui, certains parents hipsters ressemblent à des pubs ambulantes pour American Apparel.Vaut-il mieux vieillir d\u2019un coup à 18 ans, comme à l\u2019époque des Filles de Caleb, ou attendre à 40 ans pour se sentir mononcle ou matante?Je vous laisse avec ces interrogations philosophico-sociales.J\u2019ai des épisodes de Hannah montana à rattraper.Je lévite Avec «Bégin rencontre Bégin».Vous avez raté ce succulent sketch de 3600 secondes d\u2019extase?Retracezle dans YouTube.Il s\u2019y déniche facilement.Le faux Christian Bégin (Marc Labrèche, hilarant) rencontre le vrai Christian Bégin à la Buvette chez Simone.Les deux animateurs boivent du vino, portent des bracelets en cuir, mais ne partent pas en scooter.Chapeau pour l\u2019autodérision.Je l\u2019évite Les infopubs d\u2019appareils d\u2019exercice.Depuis le début de janvier, ces réclames pour des machines inutiles comme le CardioTwister ou le AbCoaster polluent les ondes télévisuelles.Pensez-vous vraiment qu\u2019en ne suant aucune goutte, vous réussirez à vous sculpter une tablette d\u2019abdos saillants?Rêvez mieux, dirait Daniel Bélanger.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Trop vieux, trop tard Pensez-y deux minutes: les frontières qui séparent les vieux des jeunes ne sont plus aussi clairement tracées qu\u2019il y a 10 ou même 20 ans.À partir de quand est-ce anormal pour un adulte de connaître les noms des trois frères Jonas?À 25 ans?À 30 ans?Ou à 40 ans peut-être?MARIE-CHRISTINE BLAIS Microphonium, c\u2019est le nom complet et scientifique du bon vieux micro, tel que le dictionnaire Littré de 1863 le rappelle.Mais aucune nostalgie dans le choix de ce titre pour Pelletier : «Je trouvais que ce mot évoquait bien l\u2019idée d\u2019un laboratoire, le laboratoire du chanteur, son espace de travail sur scène ou en studio, explique-t-il avec vivacité.La pochette aussi, c\u2019est ça : on me voit face à plein de micros, pour exprimer la dualité entre le chanteur et cet instrument qu\u2019il doit apprivoiser, ce fil conducteur vers le public, mais qui rappelle aussi l\u2019art vocal, son perfectionnement\u2026 et même le combat entre l\u2019image et la réalité.» Il est en verve, Bruno Pelletier.Il répond à toutes les questions, les devance, digresse, revient sur son album, parle aussi bien de Karkwa (qu\u2019il aime beaucoup) que du spectacle de danse urbaine qu\u2019il a vu la veille, s\u2019interroge, se répond, finit par lancer: «Je ne suis pas un excentrique, je suis un explorateur ! Je suis un touche- à-tout vocal.Pour l\u2019album, j\u2019avais 20 tounes qui allaient dans 20 directions différentes, des fois plus rock, d\u2019autres fois plus jazz ou vocal ou intime, mais c\u2019est voulu.C\u2019est ce que je suis, depuis 25 ans.» Un peu comme l\u2019idée d\u2019avoir fait appel aussi bien à Pierre Flynn qu\u2019à Sylvain Cossette ou Daniel Boucher quand est venu le temps de faire Dracula?«Exactement: ça va dans tous les sens, mais ça marche.» Parfois, quand on s\u2019entretient avec le chanteur, réalisateur, également auteur et compositeur à ses heures, on a l\u2019impression aussi de discuter avec un entrepreneur (désolée pour toutes les rimes en «eur» \u2026).Ou, en tout cas, avec un gars dont la tête fourmille d\u2019idées et de visions et qui n\u2019aura pas assez d\u2019une vie pour tout accomplir.Le genre de gars à fonder sa propre compagnie de disques dès 1992 pour son tout premier album («quand je pense que le monde croit que j\u2019ai une grosse machine derrière moi\u2026»), à risquer beaucoup et à miser sur des idées, à se lancer dans le vide et à retomber sur ses pieds\u2026 souvent, mais pas tout le temps.«J\u2019ai essayé toutes sortes d\u2019affaires dans ma vie, concède l\u2019homme de 47 ans.Mais c\u2019est comme ça que j\u2019ai appris qu\u2019on ne peut pas tout prévoir non plus.Prends les photos pour la pochette: on travaillait avec l\u2019idée d\u2019avoir dix micros, comme dix chandelles; on fait des photos, des photos, des photos pendant cinq heures, et on sait que c\u2019est pas ça, ça marche pas.Quinze minutes avant la fin de la séance, je vois une chaise qui est là par hasard, je la prends, je m\u2019assois, je fixe les micros et paf, ça marche.Moi, c\u2019est ces 15 minutes-là que j\u2019aime.» Résultat : il y a sept micros sur la pochette et une mise en scène qui «frappe dans le dash».«J\u2019avais le goût de quelque chose de plus stylisé, je ne sais pas pourquoi, mais je ne m\u2019étais jamais vu comme ça.Alors, j\u2019ai dit : allez-y!» Encore un saut dans le vide\u2026 Le concept de ce dixième album?«Un survol de tout ce que je suis.As-tu remarqué que je commence la toute première chanson (J\u2019me voyais plus) en prenant mon souffle?Elle résume vraiment bien toutes les phases par lesquelles je suis passé dans ma vie: quand je parle d\u2019avoir une \"pieuvre dans le ventre\", je sais très exactement à quoi je fais référence.» «Même si j\u2019ai écrit seulement trois des douze chansons, il y a MICRO,BOULOT, Le titre de travail du nouvel album de Bruno Pelletier était Dix : après tout, c\u2019est bel et bien le dixième de sa carrière.Et puis, d\u2019autres artistes ont lancé des disques baptisés de chiffres et Pelletier a dû abandonner Dix pour se tourner vers autre chose.Autre chose, c\u2019est toujours ce que le chanteur a fait, à sa manière, en 25 ans de carrière.Comme intituler son dixième disque Microphonium, lancé mardi prochain.Microphonium?PHOTO OLIVIER SAMSON-ARCAND, FOURNIE PAR DISQUES ARTISTE Le concept de ce dixième album de Bruno Pelletier ?«Un survol de tout ce que je suis.(.) Même si j\u2019ai écrit seulement trois des douze chansons, il y a beaucoup de \" je\" dans tous les textes et je les assume.Dans des morceaux comme Je sais nous ou L\u2019appel aux toujours, c\u2019est à ma blonde que je parle.» «Pour l\u2019album, j\u2019avais 20 tounes qui allaient dans 20 directions différentes, des fois plus rock, d\u2019autres fois plus jazz ou vocal ou intime, mais c\u2019est voulu.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI chronique L\u2019histoire a fait le tour du monde il y a deux ans.J\u2019y reviens parce qu\u2019avec le lock-out au Journal de Montréal et la tourmente à la Gazette, il a beaucoup été question de l\u2019avenir des journaux chez nous.Dans mon histoire, l\u2019avenir se passe à Pasadena, en Californie, dans la salle de rédaction de Pasadena Now, un site d\u2019infos lancé en 2004 par James Macpherson et sa femme Candice.Travaillant de sa maison, le couple cool embauche cinq journalistes payés entre 600 et 800$ par semaine pour couvrir les séances du conseil municipal de Pasadena , les concerts de l\u2019orchestre symphonique, les matches du célèbre Rose Bowl et j\u2019en passe.T rès v ite cependant, les coûts de production et la relative modestie des profits commencent à plomber la petite entreprise.Que faire ?James se souvient subitement de ses belles années dans l\u2019industrie du vêtement quand il soustraitait au Vietnam et faisait confectionner ses collections pour une bouchée de pain par des couturières douées et reconnaissantes.Dans un moment de pure folie ou de cruelle clairvoyance, James décide d\u2019appliquer le même modèle mais au journalisme, en se tournant cette fois vers l\u2019Inde.Il lance un appel sur Craigslist, un site universel de petites annonces.Des Indiens de Bombay comme de Bangalore y répondent, prêts à se mettre au travail immédiatement et pas du tout rebutés par le salaire de pouilleux : 7,50$ pour un article d\u2019environ 1000 mots, ce qui revient à environ un sou du mot.Pour le travail de terrain, aucun problème.Deux des rédacteurs indiens regarderont les séances du conseil municipal sur le web avant d\u2019en faire le compte rendu.Les autres réécriront les communiqués qui leur seront envoyés.Et voilà, le tour est joué.L\u2019histoire a soulevé un tel tollé que James a dû retarder le projet tant il était occupé à se justifier.Mais il a fini par passer aux actes.Et aujourd\u2019hui, le contenu (nul) de Pasadena Now est entièrement rédigé en Inde.Évidemment, écrire sur une réalité qui se passe à 10 000 kilomètres de chez soi n\u2019est pas précisément un gage d\u2019exactitude.Les rédacteurs rivés au web ne saisissent pas toujours la subtilité des échanges des conseillers municipaux.Ils ne savent rien de l\u2019atmosphère ni des enjeux.Parfois, leur patron fait les corrections pour eux.Parfois, il se passe carrément de leurs services .Pas pour rédiger lui-même.Pour plagier et reproduire mot pour mot un article signé par une vraie journaliste de terrain travaillant pour un concurrent, comme ce fut le cas en janvier dernier.Mal g r é c el a, le modè l e de Pas adena a fa it école .Récemment, Dean Singleton, l \u2019éditeur de la plupar t des journaux des environs de Los Angeles, a évoqué une image qui donne froid dans le dos : celle d\u2019une unique salle de rédaction approvisionnant ses 54 journaux et possiblement située à l\u2019extérieur du pays.«Dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui, que votre bureau soit au bout du couloir ou au bout du monde, cela ne fait pas un pli sur la différence à votre ordinateur », a lancé Singleton.Ce que le monsieur semble oublier, c\u2019est que le journaliste n\u2019est pas un ordinateur, mais un être humain doté de facultés comme la vue, l\u2019ouïe et l\u2019odorat.Une fois activées, ces facultés deviennent d\u2019extraordinaires outils pour comprendre ce qui se passe sur le terrain.Mais peut-être suis-je en train de m\u2019illusionner.Peut-être que l\u2019avenir est une salle de rédaction à Bombay où des scribes indiens vêtus de Kanuk, de tuques et de mitaines, écoutant le CD de Mes Aïeux en boucle, écriront sur les tempêtes de neige à Montréal.En tant que journaliste, je n\u2019y vois qu\u2019un seul avantage : le jour où le patron voudra mettre la clé sous la porte et saisir l\u2019équipement qu\u2019il a prêté aux journalistes comme c\u2019est arrivé aux camarades du Journal de Montréal cette semaine, il devra envoyer les huissiers à Bombay.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Le pouilleux journaliste Ce que le monsieur semble oublier, c\u2019est que le journaliste n\u2019est pas un ordinateur, mais un être humain doté de facultés comme la vue, l\u2019ouïe et l\u2019odorat.Une fois activées, ces facultés deviennent d\u2019extraordinaires outils pour comprendre ce qui se passe sur le terrain.Mais peut-être suis-je en train de m\u2019illusionner.beaucoup de \"je\" dans tous les textes et je les assume.Dans des morceaux comme Je sais nous ou L\u2019appel aux toujours, c\u2019est à ma blonde que je parle.» «J\u2019avais donné un seul mot d\u2019ordre à tous ceux qui étaient intéressés à travailler avec moi : surprenez-moi, bousculez-moi.Disons qu\u2019une chanson comme Love amour amore, que mon ami Michael (Dozier) a écrite en mettant bout à bout le mot «amour» dans plus de 100 langues différentes \u2013 100 langues, tu te rends compte du travail?\u2013, ça surprend d\u2019aplomb! En plus, Michael est un ami que je connais depuis l\u2019époque où on faisait les bars ensemble dans les années 80 (NDLR: Dozier est le concepteur du spectacle Esquire Show Bar).Comme le chanteur d\u2019opéra Francesco Verrecchia, avec qui je chante L\u2019espoir (Speranza): c\u2019est une histoire d\u2019amitié depuis 25 ans, Francesco et moi.Et la chanson est, en même temps, un clin d\u2019oeil à Miserere et au Temps des cathédrales.» L\u2019homme qui chantait les femmes Daniel Lavoie, Serge Lama, Frédérick Baron, Catherine Major, Michel Cusson et bien d\u2019autres signent textes ou musiques sur cet album, où il est question d\u2019amour, bien sûr, mais aussi beaucoup de femmes \u2013 et de façon surprenante.C\u2019est le cas, par exemple, de la chanson Deliverrance (eh oui, comme délivrance et errance mêlés): «C\u2019est une chanson sur une femme qu\u2019on abandonne alors qu\u2019elle arrive à la quarantaine, explique Pelletier.Sophie Hartung l\u2019avait écrite à partir du roman La maison étrangère d\u2019Élise Turcotte, Philippe Noireaut en avait fait la musique et c\u2019est moi qui l\u2019avais créée dans le spectacle Accordez vos plumes (Festival international de la littérature, en 2004).Depuis ce temps-là, je la gardais dans mes tiroirs, je tenais à l\u2019endisquer un jour.Elle est dure et magnifique\u2026 Et je trouve qu\u2019elle est plus forte, peut-être, chantée par un homme.Comme si je voyais ma soeur ouma grande chum qui souffrirait\u2026» Et Jusqu\u2019à la dernière femme, où il est question de Mère Teresa, Lady Di et\u2026 George Sand?«D\u2019abord, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas chanter le nomdeGeorge Sand, hein?Ensuite, c\u2019est une chanson qui part de notre mère et qui va jusqu\u2019à toutes les plus grandes femmes du monde, et le texte de Fred (Frédérick Baron) est superbe, maudit que c\u2019est bien écrit.Encore là, interprétée par un gars, je trouve qu\u2019elle prend un autre sens!» Certaines de ces chansons, ainsi que tous les succès de Pelletier, devraient figurer dans le spectacle qu\u2019il présentera en avril au Cabaret du Casino de Montréal, suivi d\u2019une tournée: «Jusqu\u2019ici, explique-t-il, j\u2019ai toujours fait des shows avec une mise en scène parce que Peter Gabriel est mon idole et qu\u2019il faisait des spectacles de cette façon.Mais là, j\u2019ai été voir Billy Joel et je l\u2019ai vu interpréter 90 minutes de chansons as is, quasi comme dans leur version originale, et ça a été un super moment.Alors, cette fois, ça va être ça, mon spectacle, juste mes tounes et un band.C\u2019est de ça dont j\u2019ai le goût, sans tout prévoir, sans tout placer.» Microphonium a également été l\u2019occasion pour Pelletier de renouer avec l\u2019internet.Il y a une dizaine d\u2019années, il avait été l\u2019un des premiers artistes québécois à avoir un site et un guest book: «Mais j\u2019avais tout stoppé, à l\u2019époque, c\u2019était compliqué, et puis, il y a eu des dérapages\u2026 Mais là, les plus jeunes de mon équipe m\u2019ont convaincu d\u2019avoir, pour la première fois, un site sur MySpace et sur Facebook.Eh bien, peux-tu croire qu\u2019on a eu 16 000 clics en une semaine?Pas pire, hein?Les gens m\u2019ont posé plein de questions, j\u2019ai répondu\u2026 Mais ce qui m\u2019a vraiment jeté à terre?Eh bien, dans les tout premiers commentaires, il y en avait plusieurs qui ont écrit : \"All right, le guest book est ouvert de nouveau!\" Wow\u2026 Ça non plus, je l\u2019avais pas prévu!» BRUNO PHOTO FRANÇOIS ROY LA PRESSE Microphonium a été l\u2019occasion pour Bruno Pelletier de renouer avec l\u2019internet.il y a une dizaine d\u2019années, il avait été l\u2019un des premiers artistes québécois à avoir un site et un guest book: «Mais j\u2019avais tout stoppé, à l\u2019époque, c\u2019était compliqué, et puis, il y a eu des dérapages\u2026 Mais là, les plus jeunes de mon équipe m\u2019ont convaincu d\u2019avoir, pour la première fois, un site sur MySpace et sur Facebook.» POP Bruno PeLLeTier MICROPHONIUM DISQUES ARTISTE/SÉLECT lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P r e S S e M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 3 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES LOUISE FORESTIER, ce soir au National.DAVID JALBERT, ce soir au Studio-théâtre de la Place des Arts.IMA, ce soir au Théâtre de la Ville.LYKKE LI, demain au Club Soda.C.I.A.+ LES BLEUS + LES ORANGES, lundi au Café Campus.BEN TAYLOR, lundi au Green Room.KIRSTEN PRICE, mardi au Green Room.KELVIN, mercredi au Cabaret Lion d\u2019or.LIGHTS, mercredi au Petit Campus.SYLVAIN COSSETTE, mercredi à samedi au Cabaret du Casino de Montréal.AURÉLIA O\u2019LEARY, jeudi au Club Balattou.MARIE-CHANTAL TOUPIN, vendredi à l\u2019Étoile du Quartier DIX30 Rive-Sud.THE UNITED STEELWORKERS OF MONTREAL, vendredi au Club Soda.MARIE-CHRISTINE BLAIS HAUT-PARLEURS «Maman, on a- tu un disque des Doobie Brothers ?D e L y n y r d Skynyrd?De Kiss?De Blink- 182?» En octobre, mon fils de 11 ans a reçu le jeu vidéo Guitar Hero pour sa Nintendo DS.Depuis, comme tous ses amis, il ne cesse de se faire aller le «pick» et de pianoter, sur le petit clavier multicolore du jeu, Black Magic Woman de Santana, This Love de Maroon 5 ou We\u2019re Not Gonna Take It de Twisted Sister ! «Mais la suprême chanson, c\u2019est Stray Cat Strut des Stray Cats, précise Léonard.La deuxième, c\u2019est Pride and Joy de Stevie Ray Vaughan.» Des trucs qui ne jouent jamais à la maison! Quand, à Noël, il a reçu la version Guitar Hero \u2013 Decade Tour, bingo, il s\u2019est mis à «jouer » Red Hot Chili Peppers, Lenny Kravitz, Smashing Pumpkins, Weezer («mais la suprême chanson, c\u2019est Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd», affirme le jeune guitarist hero).Un article publ ié dans le magazine britannique Edgeonline le confirme: depuis son lancement en automne 2007, les ventes du jeu vidéo Guitar Hero (toutes plateformes confondues : DS, Playstation, Wii et Xbox) ont franchi le cap des 10 millions d\u2019exemplaires.Soit des recettes de plus d\u2019un milliard de dollars, une première dans l\u2019histoire du jeu vidéo.La vraie bonne nouvelle?Les ventes en téléchargement des morceaux figurant sur Guitar Hero ont, elles, connu une augmentation qui oscille entre 15% et\u2026 843%, selon les chansons ! Plus fort: contrairement à ce que craignait Alice Cooper lors de son passage à Tout le monde en parle, les ventes de «vraies» guitares ont aussi augmenté \u2013 27% de plus qu\u2019en 2007 ! Où je veux en venir avec ces données, hormis le fait que je suis bien contente \u2013 et éberluée \u2013 de voir mon gars « interpréter » Free Ride d\u2019Edgar Winter Group (hey, moi, je la faisais en air guitar en 1972 !)?Au fait qu\u2019on ne prend jamais en compte les jeux vidéo quand on parle de l\u2019importance de la musique chez les plus jeunes.Prenez les conclusions du rapport sur les «Attitudes et comportements à l\u2019égard de la musique canadienne 2008 préparé pour le ministère du Patrimoine canadien », publié en juin 2008: on y parle de la consommation de musique par la radio et la télé, sur CD, lecteur MP3 et internet, sur téléphone cellulaire\u2026 Mais pas du tout du temps passé à écouter de la musique sur jeu vidéo (Guitar Hero étant la quintessence du genre: une trentaine de chansons par édition\u2026 sans compter les 141 000 morceaux que les joueurs eux-mêmes ont versé dans le site Guitar Hero !).Idem avec la musique dans les films: réalise-t-on le nombre de kids qui connaissent I Like To Move It de Reel 2 Real ou All Star de Smash Mouth parce que ces tounes ont figuré dans des films?Ou grâce aux reprises-parodies de type Crazy Frog?Ils sont des millions à chantonner «Weeeee are the champions, my friend» de Queen grâce à la grenouille folle! C\u2019est une question de génération: celle des sondeurs (et des journalistes) pense principalement en termes de support musicaux traditionnels.Pendant ce temps, celle qui pitonne sur sa console de jeu demande: «Tu connais-tu ça, maman, Skid Row?Blind Melon?R.E.M., ça se prononce comment, papa?» Combien seront-i ls à poser la question «C\u2019est qui, Bruce Springsteen?» Non, pas pendant la mitemps du Super Bowl, demain, où le Boss va chanter (go, Steelers, go !).Mais pendant qu\u2019ils joueront à Guitar Hero World Tour pour Xbox, Playstation et Wii : mardi, jour du lancement de son 24e album, Springsteen a fait ses débuts sur jeu vidéo en permettant le téléchargement gratuit (jusqu\u2019au 4 février) de sa classique Born to Run et sa nouvelle My Lucky Day\u2026 COURRIEL Pour joindre notre journaliste : mblais@lapresse.ca Musique héros\u2026 Où je veux en venir avec ces données, hormis le fait que je suis bien contente \u2013 et éberluée \u2013 de voir mon gars « interpréter » Free Ride d\u2019Edgar Winter Group ?Au fait qu\u2019on ne prend jamais en compte les jeux vidéo quand on parle de l\u2019importance de la musique chez les plus jeunes.ENTREVUE LYKKE LI PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «La tournée, c\u2019est génial, dit Lykke Li au bout du fil, avec sincérité.C\u2019est rencontrer un tas de gens incroyables, visiter des endroits débiles.Et, d\u2019autre part, il n\u2019y a pas de meilleur moyen de se sentir comme Tina Turner que de parcourir le monde à donner des concerts!» Li Lykke Timotej Zachrisson, jeune Suédoise de 22 ans seulement, savoure ces jours-ci le succès qui, en l\u2019espace de treize petits mois ayant rapidement filé, l\u2019a catapultée hors de l\u2019anonymat.Youth Novels, son premier album lancé sur LL Recordings (Warner Canada se charge de la distribution), fut l\u2019un des succès-surprise de l\u2019année dernière, générant quelques hits qui ont charmé les branchés, ces Little Bit, I\u2019m Good I\u2019m Done et Tonight.La demoiselle n\u2019a cependant pas la personnalité qui va avec son filet de voix, assuré mais doucereux, pourvu d\u2019un accent à faire fondre les banquises.D\u2019ailleurs, le gars de la promo du distributeur canadien s\u2019est vite enquis de l\u2019humeur de Lykke Li, peu après que j\u2019aie terminé mon entrevue.La chanteuse n\u2019a apparemment pas bon caractère.Paraît qu\u2019elle donne de mauvaises entrevues.Un peu raide au bout de fil, fatiguée, sûrement \u2013 «Treize mois sur la route! C\u2019est ma deuxième tournée nord-américaine», insistait- elle \u2013, mais mettons-nous à sa place quelques instants, nous le serions tout autant.«Je m\u2019ennuie de ne pas avoir de temps pour moi, de ne pas avoir de plans.Je m\u2019ennuie de ne pas cuisiner, et je m\u2019ennuie de ne pas pouvoir fermer la porte de ma chambre».Vivement les vacances, le prochain album attendra.«J\u2019y pense déjà, avoue-t-elle, mais je fais attention de ne pas me presser pour m\u2019y investir.Je veux que ce soit a fuckin\u2019 masterpiece ! Et pour y arriver, je sens que j\u2019ai besoin de prendre mon temps.» Trop tôt, alors, pour confirmer que l\u2019astucieux Björn Yttling, compatriote qui a aussi connu la gloire avec son groupe Peter Björn and John, assurera à nouveau la réalisation de l\u2019album \u2013 sa touche méticuleusement pop, faite de timides structures rythmiques (électroniques ou acoustiques), de guitare acoustique, de piano et de nappes de synthé diaphanes, faisaient autant pour le charme de Youth Novels que les compositions simplement accrocheuses et la voix, bien sûr, de mademoiselle Li.Or, curieux détail, le succès de Lykke Li a largement été porté par les DJ et remixeurs, qui se sont entichés de Little Bit, une chanson qui n\u2019était pourtant pas destinée à devenir un succès de clubs, même si, dans ses vidéoclips, la Suédoise aime esquisser d\u2019étranges pas de danse.«Je sais! C\u2019est tellement bizarre», commente la principale intéressée.Elle a recensé plus de 80 remixes, officiels, pirates ou amateurs, de sa chanson.«Je l\u2019aime, cette chanson, et je suis vraiment étonnée de voir comment elle a été reprise, surtout que j\u2019apprécie d\u2019abord et avant tout être au piano et chanter combien ma vie est dépressive, tu comprends?C\u2019est comme ça que je me sens le mieux, et c\u2019est assez différent de l\u2019interprétation qu\u2019on a faite de la chanson.Ça m\u2019est arrivé de me retrouver dans un club et de me dire : Oh my God! C\u2019est ma chanson, ça?» Les bidouilleurs l\u2019ont même invitée à participer à leurs productions.Dans les prochaines semaines, alors que mademoiselle Li sera en vacances, on pourra entendre sa voix sur les prochains albums de N.A.S.A.(un duo hiphop/ pop américain, elle chante sur un titre avec Kanye West et Santogold) et des Norvégiens Royksopp, pourvoyeurs de fine pop électronique.«Désolé, je ne peux rien te dire à propos du nouveau Royksopp (intitulé Junior), je ne connais que la chanson à laquelle j\u2019ai participé, enregistrée en quelques heures lors d\u2019une journée de congé, pendant la dernière tournée.Je suis même étonnée que ça finisse par sortir \u2013 ils sont tellement lents à produire, ces gars-là.» Lykke Li, au Club Soda le 4 février, 20h.VIVEMENT LES VACANCES! Pendant que Duffy et Adele faisaient la tournée des grands médias avec leurs ballades pop jazz formatées, Lykke Li faisait monter les enchères dans la blogosphère avec sa voix de nymphette aux accents sophistiqués.Après avoir vu son excellent album Youth Novels figurer dans moult palmarès de l\u2019année 2008, la Suédoise repasse par Montréal, mercredi prochain.PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC Lykke Li Timotej Zachrisson, jeune Suédoise de 22 ans seulement, savoure ces jours-ci le succès qui, en l\u2019espace de treize petits mois ayant rapidement filé, l\u2019a catapultée hors de l\u2019anonymat.Youth Novels, son premier album lancé sur LL Recordings, fut l\u2019un des succès-surprises de l\u2019année dernière.«Ça m\u2019est arrivé de me retrouver dans un club et de me dire : Oh my God ! C\u2019est ma chanson, ça ?» Sylvain Cossette lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ÉMILIE CÔTÉ Deux musiciens de jazz de formation, et un batteur qui a poussé la note avec les Breastfeeders et Young Galaxy.Ajoutez un guitariste découvert sur MySpace, et vous avez Winter Gloves.Le quatuor a le vent dans les voiles.Un contrat avec l\u2019étiquette torontoise Paper Bag Records.Un premier succès, Let me Drive, téléchargé plus de 17 000 fois sur iTunes comme « extrait de la semaine ».Une 14e position au palmarès 2008 des disques anglophones de CISM.Mais le groupe a surtout été consacré Best New Artist 2008 par iTunes Canada dans la catégorie alternative.Mais reprenons la petite histoire du début, quand Charles F.est arrivé au point où, dit-il, « j\u2019avais donné assez dans le jazz, que j\u2019avais soif d\u2019indie ».De retour d\u2019Angleterre, il s\u2019est mis à bricoler des chansons avec son Wurlitzer, dans son petit appartement montréalais.Il en a résulté un EP de trois titres, puis l\u2019arrivée de Vincent Chalifour qui est venu lui prêter main-forte.«J\u2019ai connu Vincent au cégep, à Québec.C\u2019était le seul gars que je connaissais qui faisait un bon mix », raconte Charles F.C\u2019était à l\u2019automne 2007.Le tout a été mis sur MySpace.«On a laissé ça aller et on a eu une bonne réponse.» Mais deux claviéristes, ça ne fait pas un groupe rock\u2026 Ent re - t emps , Cha rles F.rencontre le batteur Patrick Sayers aux studios Appolo, rue Papineau.Sayers a joué avec les Breastfeeders et Young Galaxy.Charles F.lui fait une proposition.«Ça me branchait beaucoup », raconte le batteur.Sayers connaît des gens chez l\u2019étiquette Paper Bag Records.Rapidement, le groupe ent re en studio pour enregistrer un premier album.Huit mois plus tard, le guitariste Jean- Michel Pigeon se joint au groupe, recruté\u2026 sur MySpace ! Puis l\u2019automne dernier, About a Girl atterrit dans les bacs.About a Girl, c\u2019est 10 chansons avec beaucoup de claviers, une voix haut perchée, des rythmes rapides, de l\u2019urgence dans les mélodies, et un soupçon de sonorités eighties.«Avant, je faisais beaucoup de musique à la guitare.Je trouve que le clavier permet plus d\u2019éviter les clichés », signale Charles F.Musique accessible Winter Gloves est peut-être un groupe indie pour l\u2019instant.Mais il reste que ses chansons électropop- rock se laissent rapidement apprivoiser par nos oreilles.«Nous ne sommes pas indie dans le son.Nous avons un son pop.C\u2019est une musique super accessible.Même ma mère aime ça», blague le chanteur et claviériste.Winter Gloves suscite de l\u2019attention du côté de la presse canadienne-anglaise.Est-ce un poids ou un avantage d\u2019être associé à LA scène de Montréal ?«Je ne viens pas de Montréal, répond Charles F.J\u2019avais envie de baigner là-dedans, mais je ne m\u2019associe pas au son de Montréal.La scène pour moi, elle est large.» L\u2019automne dernier, le quatuor a eu la chance de partager la scène avec You Say Party! We Say Die! et Tokyo Police Club.Il s\u2019est également produit dans le cadre de M pour Montréal.Mais voilà, le clip de Let me Drive sortira la semaine prochaine.Et le 13 février, Winter Gloves se produira aux Saints.«C\u2019est le premier gros show à Montréal comme headliner », souligne Charles F.La tournée Exclaim et le festival South by Southwest sont également à leur agenda.En attendant, visitez le www.myspace.com/wintergloves.Winter Gloves, en spectacle le 13 février aux Saints.WINTER GLOVES Merci à MySpace et iTunes PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Le groupe montréalais Winter Gloves (avec de gauche à droite Vincent Chalifour, Charles F., Jean-Michel Pigeon et Patrick Sayers) a recruté son guitariste sur le site de réseautage MySpace.Grâce à un sérieux coup de pouce de iTunes, le groupe Winter Gloves sort de l\u2019ombre, quelques mois après la sortie de son premier album, About a Girl.Si vous aimez les chansons vitaminées aux claviers, prêtez l\u2019oreille au quatuor, qui se produira bientôt pour une première fois en tête d\u2019affiche à Montréal.Leur premier succès, Let me Drive, a été téléchargé plus de 17 000 fois sur iTunes comme «extrait de la semaine ».\u2022 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 JA N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 5 « Une comédie brillante, très bien ficelée \u2026 C\u2019est tellement bien joué, bien écrit, bien mené\u2026 Deux heures de grand bonheur! On sort de là complètement réjoui avec un grand sourire au visage\u2026 Les personnages sont bien campés, les comédiens sont bons et la mise en scène de Michel Poirier, très précise\u2026 On sort de là et on se dit que peut-être on a envie de croire à l\u2019amour.» Samedi et rien d\u2019autre, Première Chaîne « On voulait quelque chose de festif qui rend les coeurs légers, heureux : mission accomplie\u2026On rit et en même temps on est touché, il y a quelque chose de très attachant dans ces personnages et vraiment vous passez un très très bon moment\u2026 performance de Danielle Proulx qui est éclatante\u2026 » Désautels, Première Chaîne « Une très belle comédie romantique\u2026 Ça amène un vent de fraîcheur\u2026 Un beau moment au théâtre\u2026 » RDI en direct «Un véhicule enor pour sa vedette féminine\u2026 Avec sonpartenaire naturel et solide (\u2026) elle partage une aisance et une complicité manifeste.Bref, un divertissement bien de saison\u2026 » Le Devoir « Un beau spectacle.Je me suis vraiment bien amusé.J\u2019ai vraiment aimé ce spectacle\u2026 Un beau travail de mise en scène.» Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5 fm Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com Du 17 Décembre au 7 février Danielle Proulx Henri Chassé Faits pour s\u2019aimer de Joseph Bologna et Renée Taylor mise en scène de Michel Poirier traduction et adaptation de Danielle Proulx 1671732A 1671735 DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES! 13 FÉVRIER 20H + 14 FÉVRIER 15H TNM.QC.CA //514.866.8668 SUPPLÉMENTAIRES DU 11 AU 14 FÉVRIER «Les comédiens sont tous plus heureux les uns que les autres, déchaînés, exubérants\u2026Emmanuel Bilodeau\u2026 formidable.C\u2019est le délire !» \u2013R-C, C\u2019est bien meilleur le matin, Catherine Perrin «Normand Chouinard permet au Mariage de Figaro de toucher les spectateurs d\u2019abord en les faisant rire pourmieux les faire réfléchir ensuite.\u2013La Presse, Marie-Christine Blais «Il (NormandChouinard) signe un spectacle coloré et sensuel, drôle et festif.» \u2013Le Devoir, Luc Boulanger «.époustouflant.La mise en scène deNormand Chouinard absolument impeccable, rebondissante.Emmanuel Bilodeau le dynamo, absolument inspiré.» \u2013R-C, Je l\u2019ai vu à la radio, Louise Forestier «Une mise en scène pétillante et jouissive.Brillante distribution!» \u2013R-C, samedi et rien d\u2019autre, Francine Grimaldi «Allez donc résister à ça!» \u2013Voir, Christian Saint-Pierre UNE PRÉSENTATION DE BEAUMARCHAIS MISE EN SCÈNE NORMAND CHOUINARD xxxxxxx xxxxxxx AVEC EMMANUEL BILODEAU + BÉNÉDICTE DÉCARY // VIOLETTE CHAUVEAU + NORMAND D\u2019AMOUR // GILLES RENAUD + LOUISE TURCOT ET CATHERINE B.LAVOIE / NORMAND CARRIÈRE / ALEXANDRE DANEAU / EVE GADOUAS / ANTOINE GERVAIS / ROGER LA RUE / CATHERINE LE GRESLEY / YVES MORIN / ÉRIC PAULHUS 1678616A ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL VOIX D\u2019AMÉRIQUES Du 6 au 13 février, le festival Voix d\u2019Amériques célébrera encore une fois la parole.Parmi les découvertes, la Française Myriam Pellicane qui visite le Québec pour la première fois avec son spectacle Monstres.Conversation avec la conteuse sur le punk à Lyon, l\u2019excision par Tsho-po Kod et la liberté de celui qui efface ses traces.PAUL JOURNET « Monstres est un spectacle parfois bizarre, un peu dérangeant.Mais je ne force pas cela.Jouer à l\u2019excentrique troublée, ce n\u2019est vraiment pas mon truc », résume Myriam Pellicane.À l\u2019autre bout du f i l, la conteuse française parle depuis une vingtaine de minutes avec sa voix joyeuse et gracile, qu\u2019on imagine sortir nonchalamment de son frêle squelette.Monstres est une curieuse bête.Plusieurs mondes s\u2019y croisent : récits contemporains, mythes amazoniens, humour saugrenu, costumes inspirés par les mangas (BD) japonaises et bruitisme fait par un certain Éric Delbouys (batteur de l\u2019obscur groupe Doctor Hell).«Sa musique compte autant que mes mots, précise-t-elle.Éric uti l ise tout un foutoir d\u2019instruments pour créer ses ambiances, comme une guitare, une flûte, une guimbarde et une lyre complètement pétée.Et sa batterie, il la démonte parfois en plusieurs morceaux pour jouer du tambour ou une cymbale un peu partout sur la scène, selon son inspiration.» Traditions orales d\u2019Amazonie Son inspiration à elle, c\u2019est tout simplement les «récits de vie » et les traditions orales, notamment celles d\u2019Amazonie.«Grâce au travail de traducteurs et de gens comme Lévi-Strauss, on a aujourd\u2019hui accès à de nouveaux mythes, de nouvelles façons de concevoir la réalité », rappelle-t-elle.Mais elle avoue sans gêne que contrairement à l\u2019anthropologue, son propos reste peu intellectualisé.Ce qui l\u2019intéresse, c\u2019est moins la signification que l\u2019émotion.En témoigne son conte sur Tsho-po Kod.«C\u2019est un mythe sur l\u2019excision, explique-t-elle.Un incube (l\u2019esprit Tsho-po Kod) a un rapport sexuel avec une jeune fille.Il l\u2019excite en lui titillant sa petite languette.Malheur pour elle, cette languette s\u2019allonge tellement qu\u2019elle touche le sol.Ça l\u2019embête (\u2026) Comme tuer le tsho-po kod est impossible, on choisit l\u2019autre option.» Elle précise toutefois ne pas utiliser le mythe pour dénoncer l\u2019excision.«Bien sûr que je m\u2019y oppose.Mais ce conte ne sert pas à faire la morale.Il raconte simplement une histoire en parlant d\u2019un plaisir que toutes les femmes, j\u2019espère, connaissent bien\u2026» Le terme métissage est justifié pour Myriam Pellicane.Avec son père tunisien et sa mère issue de la campagne française, elle grandit en Algérie.Pour son travail, le père hydrogéologue sillonne l\u2019Algérie à la recherche d\u2019eau.La famille suit.«À force de toujours se déplacer, nos traces finissent par s\u2019effacer.L\u2019identité devient floue et c\u2019est libérateur, en quelque sorte.Aussi, je n\u2019ai jamais eu le complexe du Français colonisateur, car nous sommes arrivés après l\u2019indépendance.» La langue arabe Le seul «complexe», c\u2019est celui de son père arabe, qui ne lui apprend que le français.C\u2019est seulement quand la famille déménage dans une banlieue de Paris, la cité Courneuve, que Myriam Pellicane apprendra quelques mots de la langue de son père.Les tours grises et froides de la cité dépriment rapidement le père.La famille déménagera donc à Lyon à la fin des années 70.Juste quand le punk traversait la Manche.«À 16 ans, j\u2019étais une des 10 punks de Lyon, se souvient- elle d\u2019un rire presque gêné.On avait même un groupe composé uniquement de filles.On s\u2019appelait les Calamity Jane.Je savais encore moins jouer d\u2019un instrument que les autres, alors je chantais.» Après plusieurs détours, elle s\u2019est finalement lancée dans le conte.«La pantomime des deux se ressemble, c\u2019est très physique.Dans le conte comme dans le punk, je retrouve la même impression d\u2019imprévu et de danger.Quand je monte sur scène, je regarde souvent Éric en me demandant ce qui va se passer.J\u2019adore.» Myriam Pellicane, en spectacle le dimanche 8 février, 20h30, à la Sala Rossa, avec Bob Bourdon en première partie.MYRIAM PELLICANE Le conte sauvage PHOTO FOURNIE PAR KARINE COUSINEAU COMMUNICATIONS À 16 ans, Myriam Pellicane chantait dans un groupe punk féminin de Lyon.Elle dit retrouver dans le conte la même impression de danger.«C\u2019est un mythe sur l\u2019excision.Un incube (l\u2019esprit Tsho-po Kod) a un rapport sexuel avec une jeune fille.Il l\u2019excite en lui titillant sa petite languette.» À VOIR En plus des habituels concerts de musique (5 à 7 band + poésie) et soirées micro ouvert (Shifts de nuit) à la Casa del Popolo, plusieurs concerts sont prévus pour le 8e festival Voix d\u2019Amériques, du 6 au 13 février.En voici deux qui se dérouleront la semaine prochaine.Pour la programmation: www.fva.ca MARIE-JOTHÉRIO\u2026LIBRE Marie-Jo Thério termine présentement un albumen studio.L\u2019invitée d\u2019honneur du festival pourrait bien en présenter quelques extraits sur scène lors de son concert.La Sala Rossa, vendredi 6 février, 20h30 POÈTESPUBLICS Ce nouveau collectif d\u2019une douzaine de poètes et musiciens veut «explorer et s\u2019éclater sur la base du risque et de l\u2019improvisation».Avec entre autres les poètes Catherine Lalonde, Danny Plourde et D.Kimm, et les musiciens Bernard Falaise, Michel F.Côté et Martin Tétreault.La Sala Rossa, samedi 7 février, 20h30 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 JA N V I ER 20 0 9 Du 21 au 24 avril au Théâtre St-Denis à Montréal Le 25 avril à l\u2019Étoile du Quartier Dix30 à Brossard www.admission.com 514.790.1245 ou au Théâtre St-Denis 1594 rue St-Denis 514.849.4211 Album disponible 1693430A 1694334 1678809A 1678812 MUSIQUE ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS Macbeth est le produit d\u2019un jeune compositeur: Verdi a 33 ans lorsqu\u2019il en dirige la création à Florence en 1847.C\u2019est aussi, de tous ses opéras, le premier à être entré au répertoire courant.Fidèle à Shakespeare, le scénario du librettiste de Verdi, Francesco Maria Piave, a pour point de départ des faits historiques, lesquels sont cependant traités avec la liberté qu\u2019autorise le théâtre.Poussé par sa femme assoiffée de pouvoir, Macbeth, général dans l\u2019armée du roi Duncan, d\u2019Écosse, tue celui-ci et monte sur le trône.Ainsi se réalise la première prophétie des sorcières qui apparaissent au lever du rideau.Les sorcières ont aussi montré Banquo, compagnon de Macbeth, comme père de futurs rois.Du même coup, Macbeth le fait éliminer et fait subir le même sort à la famille du noble Macduff, considéré comme un rival.Les sorcières ont aussi prédit que Macbeth régnerait «jusqu\u2019à ce que la forêt de Birnam marche contre lui».Macbeth voit dans cette prédiction en apparence irréalisable l\u2019assurance d\u2019un règne sans fin.Or, au quatrième et dernier acte, les troupes de Macduff et Malcolm, le fils de Duncan, s\u2019avancent sous des branches portées par chaque homme, comme une forêt en mouvement, et attaquent le château de Macbeth.Macduff tue le tyran et Malcolm est proclamé roi de l\u2019Écosse délivrée.Quant à Lady Macbeth, elle s\u2019est déjà donné la mort, folle de désespoir.Le Macbeth qu\u2019on verra dès ce soir est une coproduction Opéra de Montréal- Opera Australia.La conception est entièrement d\u2019ici : mise en scène de René Richard Cyr, décors de Claude Goyette, costumes de François St-Aubin, éclairages d\u2019Étienne Boucher.Montréal en a donc la primeur.Sydney le verra en 2011.La distribution de Macbeth est entièrement canadienne: le baryton John Fanning en Macbeth, la soprano Michele Capalbo en Lady Macbeth, la basse Brian McIntosh en Banquo, le ténor Roger Honeywell en Macduff, le ténor Luc Robert en Malcolm.L\u2019Orchestre Symphonique de Montréal accompagnera le spectacle, comme lors des deux précédentes productions de l\u2019OdM (1983 et 1995).Le chef invité cette fois : l\u2019Américain Stephen Lord.La première de Macbeth à Montréal eut lieu en 1959, il y a donc 50 ans, l\u2019initiative de l\u2019Opera Guild de Pauline Donalda.La télévision de Radio-Canada l\u2019avait aussi monté en 1973.Macbeth de Verdi, coproduction de l\u2019Opéra de Montréal et l\u2019Opera Australia présentée ce soir, ainsi que les 4, 7, 9 et 12 février, 20h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.OPÉRA Macbeth de Montréal PHOTO LA PRESSE Lady Macbeth, interprétée par Michele Capalbo, est, selon le metteur en scène René Richard Cyr, « l\u2019un des rôles les plus riches de toute la dramaturgie».C\u2019est l\u2019une des tragédies les plus fortes du théâtre de Shakespeare.C\u2019est aussi l\u2019un des opéras les plus dramatiques de Verdi.C\u2019est Macbeth, que l\u2019Opéra de Montréal met à l\u2019affiche ce soir, 20h, pour cinq représentations, salle Wilfrid- Pelletier de la PdA.«Je connais la pièce de Shakespeare depuis l\u2019âge de 14-15 ans, nous confie René Richard Cyr.Mon rêve ultime a toujours été de la mettre en scène.» Il a maintenant l\u2019occasion de le faire, à travers l\u2019opéra de Verdi qu\u2019il connaît par différents enregistrements et principalement celui de Leonard Warren et Leonie Rysanek (avec lequel il travaille d\u2019ailleurs).L\u2019action se déroule en Écosse au XIe siècle, au château de Macbeth ou dans la forêt.«Cette fois, nous sommes à Montréal en 2009 !, lance en boutade le metteur en scène.Il n\u2019y a pas de château.Plutôt, une sorte de forêt suspendue, un univers glauque, une abstraction.«J\u2019ai voulu créer une ambiance plutôt que faire un décor.Je mélange les époques.Je veux montrer que la tyrannie existe depuis toujours et existera toujours.Je fais même référence aux Ceaucescu.Et, bien sûr, j\u2019accorde une grande importance à Lady Macbeth, qui est l\u2019un des rôles les plus riches de toute la dramaturgie.» Claude Gingras René Richard Cyr et Macbeth llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 7 BILLETS LES ARTS 19 FÉVRIER AU 1er MARS 2009 Le Festival commence dans moins de trois semaines! MONTREALENLUMIERE.COM Info-lumière 514 288-9955 \u2022 1 888 477-9955 ACHATS EN PERSONNE À LA BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL: Métropolis 59, rue Sainte-Catherine Est 514 908-9090 / ticketpro.ca (sauf pour les événements présentés à la Place des Arts) DE MEILLEURS SIÈGES RÉSERVÉS EN EXCLUSIVITÉ AUX TITULAIRES DE LA CARTE AMERICAN EXPRESSMD! MONTREALENLUMIERE.COM/AMERICANEXPRESS 10e ANNIVERSAIRE GUY BEDOS Hier, aujourd\u2019hui, demain 19-20 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA LE MONUMENT FRANÇAIS DE L\u2019HUMOUR ENFIN SUR SCÈNE ÀMONTRÉAL présenté par COMPAGNIE MARIE CHOUINARD ORPHÉE ET EURYDICE en collaboration avec 18 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA SPECTACLE D\u2019OUVERTURE OSM, Menu à la française 24 février 20h \u2022 SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA 28 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA PARIS POUR MOI.en collaboration avec présenté par MISE EN SCÈNE MONIQUE GIROUX AGNÈS BIHL MICHEL FUGAIN THOMAS HELLMAN BETTY BONIFASSI NATHALIE LHERMITTE CATHERINE MAJOR ET AUTRES ARTISTES AVEC DES PROJECTIONS DE VJ PILLOW ET VJ MADEMOISELLE PARIS CHANTÉ PAR PRÉSENTÉ PAR ET BENOIT McGINNIS ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT EXCEPTIONNELLEMENT SUR SCÈNE ACCOMPAGNÉS PAR L\u2019ORCHESTRE I MUSICI RECRÉENT LE CÉLÈBRE BEST-SELLER Ma viaevecMozart 26-27 février 20h \u2022 THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA SPECTACLE DE CLÔTURE PRÉSENTÉS PAR AMERICAN EXPRESS Venez passer le 6 à 8 entre amis avec les fromages d\u2019ici et les vins français ! Pour 25 $, dégustez certains des meilleurs fromages québécois et goûtez aux charmes vinicoles de la France ! Un chaleureux mariage assuré de vous réchauffer les papilles ! Échangeables entre le 19 février et le 1er mars dans les 48 Bonnes Tables et les 7 Midis du Festival, ces chèques-cadeaux sont une agréable façon de faire de merveilleuses découvertes culinaires.Disponibles au 514 525-5990, poste 4540 VENDREDI, 20 FÉVRIER À 18H AU CAFÉ FLEURY, HYATT REGENCY MONTRÉAL 1255, rue Jeanne-Mance 25$ incluant les vins (taxes en sus) Réservations: 514 908-9090 ou 1 866 908-9090 \u2022 ticketpro.ca UNE IDÉE-CADEAU GOURMANDE POUR LA ST-VALENTIN ! DÉGUSTATION DE VINS ET DE FROMAGES D\u2019ICI 1 Une production de Didier Morissonneau 1700828A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE paul journet SÉparÉS À la naISSanCe Pour animer un party, Entracte connaît deux ou trois candidats plus talentueux que Jim Flaherty.Ceux qui ont un sens de l\u2019humour tordu préféreraient peut-être le ministre des Finances.Autre argument : il ferait un bon clone de Lou Costello (Abbott et Costello).Merci à notre perspicace lecteur Robert Guérin.lou Costello jim Flaherty EN HAUSSE, EN BAISSE leS lavIgueur, la vraIe hIStoIre La minisérie Les Lavigueur\u2026 accumule les prix.Déjà lauréate de neuf prix Gémeaux, elle vient de remporter deux prix au Festival international de programmes audiovisuels (FIPA) de Biarritz: le FIPA d\u2019argent dans la catégorie Feuilletons et séries, ainsi que le FIPA de la meilleure interprétation masculine remis à Pierre Verville.Ces distinctions arrivent au bon moment.Un producteur français cherche actuellement un diffuseur pour adapter la série en France.leS uderzo Ce n\u2019est jamais beau, de voir père et fille régler leurs conflits par médias interposés.C\u2019est ce qui arrive avec Albert Uderzo, dessinateur d\u2019Astérix, et sa fille Sylvie.Dans Le Monde, elle dénonçait récemment la façon dont Hachette Livre a mis la main sur les Éditions Albert-René, qui publient Astérix.Elle y prétendait que son père avait été manipulé par «une poignée de conseillers de l\u2019ombre».Le père a répliqué en envoyant un texte aux médias.«L\u2019accusation dirigée contre moi n\u2019est pas seulement inspirée par l\u2019appétit de pouvoir, elle vise à abuser les lecteurs d\u2019Astérix en confondant de manière perfide ma qualité d\u2019auteur et celle d\u2019actionnaire d\u2019une maison d\u2019édition», écrit-il.Uderzo père a accepté que la série Astérix se poursuive après sa mort.Sa fille le dénonce.Elle détient encore 40% de la pierre verville maison d\u2019édition.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA obélix Claude gIngraS CrItIQue The Rape of Lucretia, de Britten, totalise à McGill deux longues heures de tergiversations politiques et matrimoniales au bout desquelles éclate enfin le dénouement, qui ne fait que quelques minutes et vaut le spectacle entier.Ce dénouement, c\u2019est, bien sûr, le viol de la chaste Lucrèce (la Lucretia du titre) par celui qu\u2019on appel le le prince de Rome, Tarquin (ou Tarquinius, selon la formule latine utilisée dans l\u2019opéra).L\u2019acte se déroule très clairement sous nos yeux, par terre, mais sans recherche d\u2019effets grossiers.Au contraire, l\u2019accent est plutôt mis sur la répulsion qui secoue la pauvre femme, sur la consolation que lui appor te son époux Col latinus, appelé en hâte sur les lieux, et sur son geste ultime: elle se poignarde et retrouve ainsi sa chasteté.Liliana Piazza, en Lucrèce, fait entendre une bonne voix de mezzo et joue avec conviction.Seul autre sujet à retenir de cette distribution: Margaret Rood, en Lucia, la servante de Lucrèce.Sa brillante présence et sa jeune voix de soprano illuminent le plateau.L\u2019ensemble de la distribution reste néanmoins très convenable au plan vocal et dramatique.Le metteur en scène a hélas! commis la même erreur que l\u2019Opéra de Montréal en 2003 : le chanteur et la chanteuse qui représentent respectivement le « choeur masculin » et le « choeur féminin » de la tragédie grecque circulent librement dans l\u2019aire de jeu (on dirait des touristes !), alors que la partition précise qu\u2019ils ne doivent jamais y venir, étant des commentateurs de l\u2019action.Les éclairages sont trop sombres au premier acte : on ne voit pas les visages.Trop de figurants aussi.Et trop d\u2019échafaudages.Mais de beaux costumes, d\u2019intéressants décors stylisés et le relief voulu chez la douzaine d\u2019instrumentistes requis par Britten.THE RAPE OF LUCRETIA, opéra en deux actes, livret de ronald duncan d\u2019après la tragédie Le Viol de Lucrèce d\u2019andré obey, musique de Benjamin Britten, op.37 (1946).production : atelier d\u2019opéra de Mcgill.Mise en scène : patrick hansen.décors: vincent lefèvre.Costumes : ginette grenier.Éclairages : Serge Filiatrault.direction musicale : julian Wachner.pollack hall de l\u2019université Mcgill.première mercredi soir.reprise ce soir, 19h30.avec surtitres français et anglais.opÉra / The Rape of Lucretia pour quelques minutes\u2026 PHOTO ROBERT ETCHEVERRY, FOURNIE PAR L\u2019UNIVERSITÉ McGILL la scène du viol de The Rape of Lucretia : nicholas laroche en tarquin (tarquinius), prince de rome, et liliana piazza en lucrèce.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 A R T S E T S P E C T A C L E S l a p r e S S e M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 UNE COPRODUCTION OPERA AUSTRALIA /// 514.842.2112 /// OPERADEMONTREAL.COM 31 JANVIER /// 4.7.9.12 FÉVRIER 2009 À 20 H /// SALLE WILFRID-PELLETIER MACBETH VERDI PRÉSENTE MISE EN SCÈNE DE RENÉ RICHARD CYR /// CE SOIR 1678296A Angèle DubeAu et lA Pietà Gargantua et autres plaisirs avec Albert MillAire les arts montrealenlumiere.com 19 février au 1er mars 2009 info-lumière 514 288-9955 \u2022 1 888 477-9955 24 février - 20h ThéâTre Maisonneuve, Pda 1700832A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «Tu vas dire bye-bye à ton menton.» Valérie Blais à Guy A.Lepage dans Tout sur moi, juste avant de lui «maganer le portrait » avec un honorable coup de poing.«C\u2019est un nu bien, bien décent.» Christiane Charette, commentant la pochette du nouveau disque de Mara Tremblay, Tu m\u2019intimides.«Je comprends pas le monde qui vont se ressourcer en Inde (\u2026) Ils font bien pitié là-bas.» Réal Béland, parlant de son récent voyage en Inde à Benoît Gagnon à TQS.\u2014 \u2014 \u2014 «Pour moi, la vie, à vrai dire, c\u2019est une grande vacance, entrecoupée de moments de travail.» Témoignage de Serge Laprade, que Denis Lévesque a ajouté à sa collection de confidences de héros oubliés de notre trépidant showbiz.«Je participe à \u201cStar Académie\u201d d\u2019abord et avant tout parce que c\u2019est un rêve.» Jean-Pier Gravel, pour qui animer Star Académie à TVA est la consécration d\u2019une existence humaine.\u2014 \u2014 Jean-Pier Gravel PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Valérie Blais Wölfl : deux titres Joseph Wölfl (1773-1812), très obscur compositeur autrichien qui étudia avec le père de Mozart, Leopold, et le frère de Haydn, Michael, est soudain découvert par deux marques de disques.CPO a groupé trois de ses concertos pour piano joués par Yorck Kronenberg et l\u2019Orchestre de la Radio de Kaiserslautern dirigé par Johannes Moesus, et un quatuor à cordes qui a pour nom Authentic Quartet (rien de moins!) joue trois de ses quatuors sur un disque Hungaroton.Nilsson en Turandot Birgit Nilsson a enregistré deux fois en studio le rôle-titre de Turandot, de Puccini.Il existe aussi des enregistrements live de plusieurs de ses représentations.Ainsi, Orfeo vient de reprendre le live de 1961 qu\u2019elle partageait avec Giuseppe di Stefano en Calaf et Leontyne Price en Liù, et déjà paru sous d\u2019autres marques «pirates».Au pupitre: Francesco Molinari- Pradelli, que Nilsson allait retrouver pour sa version EMI de 1965.Quatuors de Brahms Les trois Quatuors à cordes de Brahms font l\u2019objet d\u2019un nouvel enregistrement par le Quatuor Auryn, d\u2019Allemagne, chez Tacet.Autour de Jean Cras Timpani a réalisé un disque de la musique de chambre de Jean Cras, compositeur autodidacte qui fut aussi officier de marine.Trois oeuvres : Trio pour piano, violon et violoncelle, Sonate pour violoncelle et piano, Largo pour violoncelle et piano, datant toutes de 1901-1907.Les interprètes: Aleksandr Khramouchin, violoncelliste, Philippe Koch, violoniste, et Alain Jacquon, pianiste.Schumann-Holliger Couplage inhabituel, par le pianiste allemand Alexander L ong u ic h, chez ECM : Kreisleriana de Schumann et Partita de Heinz Holliger, le réputé hautboïste, également compositeur.Britten et Gershwin Steven Osborne joue les trois oeuvres pour piano et orchestre de Britten avec le BBC Scottish Symphony Orchestra, dir.Ilan Volkov, chez Hyperion : le Concerto (comportant les deux versions du mouvement lent, de 1938 et 1945), Young Apollo et Diversions pour main gauche seule.Pour sa part, Anne-Marie McDermott joue les quatre oeuvres pour piano et orchestre de Gershwin avec l\u2019Orchestre Symphonique de Dallas, dir.Justin Brown, chez Bridge : Rhapsody in Blue, Second Rhapsody, Concerto in F et I Got Rhythm Variations.Andsnes : quatre parutions EMI annonce quatre nouvelles parutions du pianiste norvégien Leif Ove Andsnes: Tableaux d\u2019une exposition de Moussorgsky, troisième Concerto de Rachmaninov, Concertos de Lutoslawski et de Marc-André Dalbavie.Beethoven : violon-piano Isabelle Faust et Alexander Melnikov terminent chez Harmonia Mundi l\u2019enregistrement intégral des 10 Sonates pour violon et piano de Beethoven.Un Verdi de 1964 Medici Arts a récupéré un Trovatore de Verdi denovembre1964, Covent- Garden,avecGwynethJones,Bruno Prevedi, Giulietta Simionato, Peter Glossop et le Montréalais Joseph Rouleau, dir.Carlo Maria Giulini.NOUVELLES DU DISQUE FLASH Tom Jones en tournée À 68 ans, le chanteur britannique Tom Jones s\u2019apprête à effectuer une tournée aux États-Unis.Il amorcera cette série de concerts le 24 février à New York.Une tournée européenne suivra au cours de l\u2019automne.Le chanteur se produira dans de petites salles plutôt que dans de grands amphithéâtres.-AP PHOTO DAN STEINBERG, AP Tom Jones lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 9 Il me semble que, quandonentend l\u2019hymnenational, personne ne dit : «hé! c\u2019estma toune! » Place des Arts 22 au 25 avril 29 avrilau2mai 514 842-2112 | www.laplacedesarts.com tournée 2008\u20132009 www.louisjosehoude.com Mise en scène:Joseph Saint-Gelais 1699398A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS L\u2019oeuvre au noir, 2008, acrylique sur alluminium.PHOTO GUY L\u2019HEUREUX Accélérateur chromatique 96#3, 1968, acrylique sur toile.PHOTO GUY L\u2019HEUREUX MARIO CLOUTIER Dans l\u2019art contemporain québécois, Claude Tousignant est un archer qui vise longuement et fait preuve de précision, coup après coup.Les cibles ont changé en plus de 50 ans de carrière, mais tous reconnaîtront au maître de l\u2019abstraction sa volonté inaltérable, portée par un idéal tout aussi exigeant: harnacher la couleur pour créer l\u2019effet, faire sentir et ressentir.«L\u2019art est une expérience», disait-il récemment à quelques journalistes et responsables du Musée d\u2019art contemporain qu\u2019il acceptait de recevoir dans son atelier de Saint-Henri, un verre d\u2019excellent Crozes- Hermitage à la main.L\u2019antre du lion créateur, crinière et barbe blanches le rapprochent davantage du roi paisible que du père Noël bonbon, est un ancien garage de camions qu\u2019il a transformé en grand atelier avec d\u2019essentiels puits de lumière.Une grande part de l\u2019espace sert au rangements des oeuvres, une autre grouille d\u2019un fouillis créatif et une troisième, dénudée, appelle les gestes de l\u2019inspiration.Contrairement à son collègue à une certaine époque, Guido Molinari, l\u2019artiste de 76 ans, a eu la sagesse, il y a plusieurs années, de décider de ne plus discourir sur son travail.La rétrospective du MAC a nécessité quatre ans de préparatifs.Il y a collaboré pleinement et en est visiblement heureux.Quant aux résultats?«J\u2019espère que ça va être bon!» laisse-t-il simplement tomber, provoquant un éclat de rire autour de lui.Des rires qui se changent vite en sourires gênés.C\u2019est qu\u2019il est sérieux.Ce diable d\u2019homme s\u2019explique en peu de mots, mais, comme dans sa peinture, avec franchise et clarté.Sans fioritures, ni futilités.Ni plus ni moins.«Le problème avec la théorie, fait-il en haussant les épaules, c\u2019est qu\u2019il faut l\u2019avoir en partant.Et après, il faut l\u2019expliquer par la peinture.» Cercle vicieux s\u2019il en est.Même si une partie importante de l\u2019oeuvre explore justement les surfaces circulaires, le peintre a toujours évité les pièges de la redite.Et des clichés.Àpropos, par exemple, d\u2019un certain mouvement artistique dit «psychédélique».«Mes couleurs vibrent, mais ne sont pas psychédéliques, tranche-t-il.L\u2019art psychédélique utilisait plusieurs formes.Mes cercles sont plus structurés.» Questionner la pertinence de l\u2019abstraction dans son cas ne se pose même pas \u2014 «c\u2019est un besoin personnel», dit-il \u2014 tellement sa quête ne supporte aucun compromis, tellement il est en quête d\u2019absolu.«LapratiquedeTousignant nous emmène encore et toujours en un lieu de pure et complète sensation, unique et distincte, qui ne renvoie à rien d\u2019autre qu\u2019à elle-même, en un mot au sublime», écrit l\u2019ancien directeur du MAC, Marc Mayer, dans le catalogue de l\u2019exposition.Le travail Parmi ses pinceaux et ses contenants de peinture, l\u2019artiste s\u2019avère un peu plus prosaïque.Pour lui, c\u2019est un travail.Sonoeuvre a occupé toute sa vie active.Contrairement à beaucoup de ses collègues, il n\u2019a pas été enseignant, ni graphiste ou illustrateur.«J\u2019ai longtemps travaillé 12 heures par jour, avoue-t-il.Maintenant, je ne peux pas en faire autant.Ça tourne plus autour de quatre heures.» De création, devons-nous ajouter.Il passe tout de même beaucoup de temps en atelier.L\u2019espace est d\u2019ailleurs habité, vivant, vibrant.Les yeux dumaître des lieux disent toute l\u2019intensité qui est la sienne, qui le hante et le transporte.Littéralement.Mais contrairement à ce qu\u2019on pourrait penser d\u2019un tel expérimentateur de la couleur sans équivoque, il ne travaille pas en vase clos.Il s\u2019éparpille pour mieux se concentrer.«Je ne crois pas à la spécialisation totale, fait-il.Je fais plusieurs choses en même temps, les monochromes et les cercles.» Sculptures Il travaille également de plus en plus en trois dimensions.La volonté reste la même: couleurs et lumière, mais en y ajoutant une nouvelle profondeur.Sa série récente des Modulateurs, des acryliques sur aluminium installés tels des paravents spectaculaires, semble ouvrir une nouvelle porte dans sa création, décuplant le potentiel des sensations.«L\u2019objet sculpture est comme nous, il existe dans l\u2019espace», note l\u2019artiste.En fait foi son oeuvre la plus récente qui pointe vers de nouvelles et ambitieuses directions.Avec L\u2019oeuvre au noir (2008), Claude Tousignant garde son arc et ses flèches, mais, avec ces quatre structures pyramidales aux couleurs vives, il semble viser désormais les étoiles.Il faudrait peut-être commencer à travailler dès maintenant sur une future rétrospective! MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN / CLAUDE TOUSIGNANTT LACOULEUR DESSENSATIONS LE MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN PRÉSENTE, DU 5 FÉVRIER AU 26 AVRIL, LA PLUS IMPORTANTE RÉTROSPECTIVE À CE JOUR DU GRAND PEINTRE MONTRÉALAIS CLAUDE TOUSIGNANT.PRÈS D\u2019UNE CENTAINE D\u2019OEUVRES DU PEINTRE DE 76 ANS OCCUPERONT SIX SALLES DU MAC.La Croix suprématiste, 1991, acrylique sur aluminium.PHOTO GUY L\u2019HEUREUX ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Claude Tousignant peintre dans son atelier.1932Naissance à Montréal, dernier d\u2019une famille de sept enfants.1948Entre à la School of Art and Design du Musée des beaux-arts de Montréal.Défenseur de l\u2019abstraction, son professeur Gordon Webber aura une grande influence sur lui.1955Participe à l\u2019exposition d\u2019ouverture de la galerie L\u2019Actuelle, cofondée par Guido Molinari, la première consacrée à l\u2019art non figuratif au Canada.1956Première exposition de l\u2019Association des artistes non figuratifs de Montréal.Il expose aussi à la Parma Gallery de New York.1959Exposition Art abstrait à l\u2019École des beaux-arts de Montréal.1960Participe au 77e Salon annuel du printemps du Musée des beaux-arts de Montréal.1962Obtient le premier prix au Salon de la Jeune Peinture de l\u2019École des beaux-arts de Montréal et participe à l\u2019exposition La Peinture canadienne moderne à Spolète, en Italie.1963Expose, en compagnie de Marcel Barbeau, à la Dorothy Cameron Gallery, à Toronto et participe à la 5e Exposition biennale de la peinture canadienne à Londres.1964 Exposition Color Dynamism, Then and Now, à la East Hampton Gallery, à New York.1965Il représente le Canada à la VIIIe Biennale de Sâo Paolo et participe à l\u2019exposition The Responsive Eye au Museum of Modern Art de New York.1973 Rétrospective Claude Tousignant à la Galerie nationale du Canada, présentée au Musée d\u2019art contemporain de Montréal, à l\u2019Art Gallery of Ontario et au Centre culturel canadien à Paris.1974 Prix Victor-Martyn-Lynch- Staunton du Conseil des Arts du Canada.1976 Officier de l\u2019Ordre du Canada.1980 Exposition intitulée Diptyques au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.1982 Exposition Sculptures au Musée des beaux-arts de Montréal.1989Prix Paul-Émile-Borduas, la plus haute distinction en arts visuels, décerné par le gouvernement du Québec.1994 Monochromes, 1978-1993, au Musée du Québec.2009 Claude Tousignant, une rétrospective au MAC.CLAUDE TOUSIGNANT CHRONOLOGIE MARIO CLOUTIER Commissaire avec Paulette Gagnon de la rétrospective sur Claude Tousignant au Musée d\u2019art contemporain, Mark Lanctôt vit une relation particulière avec le peintre.Encore aux études, il a eu accès à l\u2019atelier du maître dans le but d\u2019écrire son mémoire de maîtrise.Les étudiants en histoire de l\u2019art n\u2019ont, évidemment, pas tous cette chance, mais quand est venu le temps d\u2019organiser LA plus grande rétrospective Tousignant à ce jour, l\u2019élève a dû prendre ses distances avec son objet de passion.«Curieusement, dans les salles, j\u2019ai pu prendre du recul, explique M.Lanctôt.Voir les oeuvres les unes avec les autres, ça renouvelle le regard.Ça change le contexte et le travail.J\u2019ai donc voulu faire en sorte qu\u2019on soit surpris avec l\u2019exposition.» Face au besoin quasi viscéral du public de se faire raconter des histoires, le travail de Claude Tousignant pourrait rebuter.Le plaisir du spectateur existe pourtant bel et bien devant ces immenses tableaux.Il est sensoriel, voire émotif.«Les gens qui veulent une histoire vont peut-être trouver ça long longtemps, mais ceux qui aiment être plongés dans une situation, ici et maintenant, vont passer un très agréable moment.Dans les tableaux de Claude Tousignant entre en compte une énorme subjectivité.Lui-même dit que s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019émotion dans un tableau, ça ne sert à rien.Son travail ne relève pas du graphisme.Sa vision veut susciter l\u2019émotion.», explique-t-il.Le commissaire aime raconter ce que l\u2019art abstrait peut provoquer chez un spectateur prêt à se laisse prendre par l\u2019oeuvre, dans ce cas précis, un monochrome.Claude Tousignant, c\u2019est la différence entre voir et regarder.«Si les gens regardent, ils vont être rejoints.C\u2019est vraiment de l\u2019art visuel visuel! L\u2019oeuvre se laisse apprivoiser par le regard.Quand tu le fais, quelque chose se passe: les bords commencent à bouger, le centre commence à entrer tandis que d\u2019autre parties sortent.Le tableau bouge et tu en es conscient.C\u2019est déjà beaucoup!», s\u2019exclame-t-il.Le peintre québécois est un maître de l\u2019optique.Il a produit un corpus, en plus de 50 ans, qui explore à fond toutes le possibilités de la couleur et de ses interactions avec la lumière.«Claude Tousignant, souligne Mark Lanctôt, a creusé un large et profond sillon dans l\u2019art contemporain canadien.C\u2019est pratiquement une tranchée.Il a creusé un peu à gauche, un peu à droite et est revenu sur ses pas quelques fois, mais il s\u2019agit d\u2019un artiste d\u2019une absolue intégrité.C\u2019est admirable.» LE MAÎTRE ET L\u2019ÉLÈVE PHOTO RÉMI LEMÉE, LAPRESSE Titane cadmium, 1975, acrylique sur toile.PHOTO GUY L\u2019HEUREUX Lecture circonférentielle, 1961, acrylique sur toile.PHOTO GUY L\u2019HEUREUX lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A R T S E T S P E C T A C L E S 11 ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Les Violons du Roy et le choeur La Chapelle de Québec monteront sur la scène du Stern Auditorium, la grande salle de Carnegie Hall, pour interpréter deux oeuvres phare du répertoire baroque, le Messie de Handel et l\u2019Oratorio de Noël de J.S.Bach, les 11 et 12 décembre 2009.L\u2019annonce survient au moment où l\u2019orchestre se prépare justement à entreprendre une nouvelle tournée aux États-Unis.RICHARD BOISVERT LE SOLEIL Ne présente pas qui veut un concert dans la légendaire salle new-yorkaise.À plus forte raison deux concerts.La nature de cet engagement en dit long sur le calibre atteint par les interprètes dirigés par Bernard Labadie ainsi que sur leur renommée à l\u2019étranger.«Une invitation double, on réserve ça aux très grandes organisations, comme le Philharmonique de Berlin», a fait valoir le chef, jeudi.Les Violons du Roy et La Chapelle apparaissent parmi les grandes têtes d\u2019affiche de Carnegie Hall aux côtés des Valery Gergiev, Sir John Eliot Gardiner, Monteverdi Choir et autres Gewandhaus de Leipzig.Selon Bernard Labadie, il n\u2019existe pas de lieu plus prestigieux aux États-Unis.«C\u2019est très, très gros pour nous», a-t-il insisté.Les Violons du Roy n\u2019en seront pas à leurs débuts à Carnegie Hall puisqu\u2019ils y ont accompagné la mezzo-soprano Magdalena Kozena en 2006.Le concert avait toutefois été présenté dans le Zankel Hall, une petite salle de 600 places.Au Stern Auditorium, le groupe réunissant quelque 65 instrumentistes et chanteurs se produira devant près de 3000 personnes.La contre-ténor David Daniels, la soprano Rosemary Joshua, le ténor Jan Kobow, le baryton Joshua Hokins et le barytonbasse Andrew Foster Williams figurent comme solistes.Un arrêt est aussi prévu au Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, où l\u2019orchestre et le choeur reprendront le Messie de Händel, les 15 et 16 décembre.ÀQuébec d\u2019abord On ne négligera par les mélomanes de Québec pour autant puisque le Messie et l\u2019Oratorio de Noël seront également chantés au Palais Montcalm, quelques jours avant le départ pour New York.Ces concerts marqueront le point culminant des célébrations du 25e anniversaire des Violons.Ils représentent également une étape importante dans la préparation du choeur et de l\u2019orchestre.L\u2019exécution de deux oeuvres aussi consistantes, sans coupures et à seulement 24 heures d\u2019intervalle, représente de toute évidence un défi de taille à relever.«C\u2019est le genre de projet fou que Carnegie Hall organise, indique Bernard Labadie.C\u2019est leur idée et ce sont les deux oeuvres qu\u2019ils voulaient.On ne pouvait pas refuser.» L\u2019organisation des Violons du Roy n\u2019a pas encore terminé le montage financier de ces concerts.«Même si on parle de cachets importants, les coûts demeurent assez importants également », note le chef en relevant au passage qu\u2019un programme comme celui qui a été aboli par les conservateurs aurait certainement aidé la réussite du projet.L\u2019annonce de ces importants engagements est faite alors que les Violons du Roy se préparent à présenter la Water Music de Handel dans une demi-douzaine de villes de l\u2019est et de l\u2019ouest des États-Unis.L\u2019orchestre offrira ce même programme à son retour à Québec, au Palais Montcalm, le 27 février.Les Violons et La Chapelle à Carnegie Hall PHOTO LAETITIA DECONINCK, COLLABORATION SPÉCIALE Les Violons du Roy et le choeur La Chapelle de Québec monteront sur la scène du Stern Auditorium, la grande salle de Carnegie Hall, les 11 et 12 décembre 2009.«C\u2019est le genre de projet fou que Carnegie Hall organise.C\u2019est leur idée et ce sont les deux oeuvres qu\u2019ils voulaient.On ne pouvait pas refuser.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 The Rape of Lucretia www.mcgill.ca/music/events/concerts Billetterie / Renseignements 514-398-4547 Opéra McGill Patrick Hansen, directeur des études d'opéra/director of opera studies SALLE POLLACK 555 rue Sherbrooke ouest (métro McGill) 27$ /22$ (étudiants et aînés / students and seniors) , l'Orchestre symphonique de McGill McGill Symphony Orchestra Julian Wachner chef/conductor Patrick Hansen mise en scène/stage director Vincent Lefèvre décors/set designer Serge Filiatrault éclairages/lighting Ginette Grenier costumes/costume designer les 28, 30 et 31 janvier à 19h30 BENJAMIN BRITTEN (Sous-titrés en français et en anglais/Projected titles in French and English) 1694383A 1694445 les arts montrealenlumiere.com 19 février au 1er mars 2009 info-lumière 514 288-9955 \u2022 1 888 477-9955 25 février \u2022 20h ThéâTre OuTremOnT Billets : 514 908-9090 / ticketpro.ca «Catherine Major.peut prétendre jouer dans la cour des grands» AlAin Brunet, lA Presse 1700840A 1699136A ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Au téléphone, la voix de Philippe Cohen est chaleureuse : «Oui, dit-il, j\u2019ai réussi là où Gradimir avait voulu le faire, mais ce n\u2019était peut-être pas le bon moment pour lui.» Retour en arrière.En 2003, Philippe Cohen, alors directeur du Ballet de Lyon, longtemps directeur du Conservatoire de Lyon et du Centre national dramatique d\u2019Angers, accepte de reprendre le Ballet du GrandThéâtre de Genève, compagnie classique à l\u2019histoire longue, mais qui s\u2019essoufflait et perdait de l\u2019argent au point d\u2019envisager sa dissolution.Sachant que Gradimir Pankov, ayant essayé de rénover la compagnie sans succès, avait accepté l\u2019aventure des GBCM, il décide de prendre le Ballet de Genève par les cornes.«C\u2019était une compagnie de répertoire, avec des interprètes de qualité mais qui, progressivement, avait perdu son identité.On y présentait toujours les oeuvres des trois mêmes chorégraphes, Kyliàn, Ek, Forsythe, plus Balanchine, mais d\u2019autres compagnies font déjà ça très bien.Notamment, et avec un grand succès, le Ballet de Lyon, situé à seulement 150 km de Genève.Il fallait donc retrouver une identité spécifique.J\u2019ai lancé une politique de création tous azimuts, sans chapelle, en faisant appel à des chorégraphes audacieux pour redynamiser la compagnie.» La star, c\u2019est la compagnie N\u2019avoir plus rien à perdre procure une liberté formidable: «À la Ville de Genève comme aux 22 interprètes, j\u2019ai dit: dans un an, nous serons peut-être tous au chômage, alors je vous propose le risque.» Tout un risque! Cohen appelle le chorégraphe Gilles Jobin, virtuose du minimalisme abstrait, sans concession.Les danseurs de formation classique ont appris à se traîner au sol et à marcher à quatre pattes.Deux ou trois danseurs sont partis, mais la plupart ont relevé le défi et se sont découvert des talents inconnus.«D\u2019un seul coup, tout le monde a parlé du Ballet de Genève! dit Philippe Cohen.La compagnie était ressuscitée.» Dans la foulée, il commande d\u2019autres pièces d\u2019avant-garde et d\u2019une création à l\u2019autre, la compagnie remplit son carnet de commandes et reprend les tournées.«Pas de stars chez nous, poursuit Cohen.Moi, ce qui me touche, c\u2019est l\u2019humanisme et l\u2019humilité des gens sur scène.Je privilégie l\u2019esprit de troupe, la solidarité d\u2019individus autonomes et généreux.La star, c\u2019est la compagnie.» Il est vrai que les stars ont disparu du milieu de la danse et même, ce qui n\u2019est pas peu dire, de l\u2019Opéra de Paris, où Brigitte Lefebvre a effectué une véritable révolution à ce niveau.Encore une fois, le parallèle s\u2019impose avec Gradimir Pankov qui, lui aussi, a transformé les GBCM en compagnie de création contemporaine, haussé le niveau d\u2019exigence technique et de capacité d\u2019interprétation, est allé chercher des danseurs et des chorégraphes à l\u2019international, et a mis la troupe, plutôt qu\u2019un seul interprète, de l\u2019avant.Aux GBCM aussi, ceux qui n\u2019étaient pas d\u2019accord ou ne se sentaient pas d\u2019attaque sont partis.Trois chorégraphes gagnants Le Ballet de Genève, en guise de démonstration de son éclectisme, nous arrive donc avec un programme triple signé Saburo Teshigawara, Andonis Foniadakis et Sidi Larbi Cherkaoui.Trois chorégraphes adulés et typés, avec un certainfondd\u2019universalismehumaniste et de spiritualité.«Chacun développe une qualité bien précise, explique Cohen.Teshigawara, c\u2019est une méditation lente et poétique, un rapport au temps complètement japonais qui met dans un état particulier.À l\u2019opposé, Foniadakis exalte le désir, dans une pièce ultra physique et virtuose, une sorte de transe bacchanale et païenne.Cherkaoui enfin, avec son universalisme, son mélange savant de la parole et du chant a cappella, avec 22 danseurs sur scène.» Il ajoute: «Je sais le public montréalais exigeant et éduqué, alors on va voir.» Le rendez-vous est pris: on va voir ce qu\u2019on va voir.Le Ballet du Grand Théâtre de Genève du 5 au 7 février, 20h, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE On va voir ce qu\u2019on va voir ! En cinq ans, Philippe Cohen a transformé une compagnie moribonde en une compagnie de premier plan, avec rigueur et éclectisme.Une recette efficace qui ressemble à celle appliquée par Gradimir Pankov aux Grands Ballets de Montréal.Et pas par hasard.Rencontre avec une compagnie étonnante, pour la première fois à Montréal.PHOTO FOURNIE PAR LE BALLET DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE «Pas de stars chez nous, explique Philippe Cohen, directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève.Moi, ce qui me touche, c\u2019est l\u2019humanisme et l\u2019humilité des gens sur scène.Je privilégie l\u2019esprit de troupe, la solidarité d\u2019individus autonomes et généreux.La star, c\u2019est la compagnie.» «D\u2019un seul coup, tout le monde a parlé du Ballet de Genève ! La compagnie était ressuscitée.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 13 4 FÉVRIER AU 1er MARS SPECTACLE PRÉSENTÉ EN MATINÉE | 13H30 SPECTACLES PRÉSENTÉS EN SOIRÉE | 20H30 25 FÉVRIER AU 7 MARS 18 AU 21 MARS 9 AU 25 AVRIL FORFAITS SOUPER-SPECTACLE DISPONIBLES NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 25 AU 28 MARS 514 790-1245 1 800 361-4595 Infos: cabaretducasino.com *moyennant les frais de service www.admission.com* OFFREZ-LUI D\u2019 moi Parlez- 1702118A JOUR APRÈS JOUR JUSQU\u2019AU GRAND JOUR EIFMAN BALLET THÉÂTRE DE SAINT-PÉTERSBOURG PRÉSENTE TCHAÏKOVSKI POSSÉDÉ PAR SON DOUBLE DE BORIS EIFMAN 19, 20, 21 FÉVRIER 2009 20H \u2013 SALLE WILFRID-PELLETIER CAUSERIE 19 H À 19 H 30 GROUPES 514 849-0269 COMMANDITAIRE DE SAISON GRANDSBALLETS.COM « Un ballet triomphal » - NEWSDAY Pour des extraits : 1700302A ARTS ET SPECTACLES THEATRE PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPECIALE Le long metrage La Mome d¡¦Olivier Dahan, qui a valu a sa principale interprete, Marion Cotillard, l¡¦Oscar de la meilleure actrice l¡¦annee derniere, nous rappelait qu¡¦en plus d¡¦avoir eu une vie captivante, Edith Piaf est encore de nos jours l¡¦interprete francaise la plus reconnue sur la planete.Ainsi, a la lumiere du succes mondial du filmqui lui a ete consacre, il faut bien dire que le dramaturge Roger Peace a eu du pif en voulant raconter la vie de la Mome, contribuant a la faire rayonner a l¡¦exterieur de la francophonie puisque la piece se deroule en anglais ¡V les interpretations des chansons, elles, sont fideles aux originales.C¡¦est l¡¦actrice et chanteuse d¡¦origine montrealaise Naomi Emmerson qui reprend ici le role cree en 1992 par Patsy Gallant ¡V celle-ci etait d¡¦ailleurs dans la salle, plus tot cette semaine, pour assister a la premiere de ce spectacle qui, depuis pres de 15 ans, a beaucoup voyage.Emmerson a Piaf dans la peau, c¡¦est le cas de le dire.Seule sur scene, simplement entouree de quelques modestes elements de decor et d¡¦un pianiste (dissimule au fond de la scene, pour peu que l¡¦on puisse dissimuler un piano a queue), elle assume ce role depuis 1993, avec une passion qui ne semble pas vouloir s¡¦eteindre.Resumer une vie aussi riche et tumultueuse que celle d¡¦Edith Piaf n¡¦est pas une mince affaire.Le ton emprunte par l¡¦auteur est celui de la confidence et de la camaraderie.On se sent pres de cette icone qui nous raconte sa vie de facon a la fois debonnaire et poignante.Pleine de moments droles et tragiques, la piece reussit a nous en apprendre sur la vie de Piaf, de la genese de la star (l¡¦essentiel de la premiere partie) jusqu¡¦a la mort de son amoureux, le boxeur Marcel Cerdan (qui est au coeur de la deuxieme partie).Naomi Emmerson s¡¦approprie le role davantage qu¡¦elle essaie d¡¦imiter Piaf.Cote similitudes, la Piaf vieillie et usee nous apparait plus saisissante que la Piaf pimpante et naive de la premiere partie.La voix ¡V assez juste et tres jolie ¡V d¡¦Emmerson essaie d¡¦emprunter quelques tics de Piaf (le timbre pince, surtout), mais on apprecie davantage la chanteuse derriere l¡¦interprete lorsqu¡¦elle transmet simplement l¡¦emotion des chansons.A cet egard, les interpretations de C¡¦est l¡¦amour et Bravo pour le clown, en deuxieme partie, sont particulierement convaincantes.Pour un francophone, il est un peu destabilisant de se faire raconter, en anglais, la vie de cette grande dame de la chanson francaise.L¡¦accent qu¡¦emprunte Emmerson fait tiquer: la comedienne, parfaite bilingue, manque un peu son coup en imitant l¡¦accent d¡¦une Francaise s¡¦exprimant en anglais, on croirait plutot a une mama juive d¡¦Europe de l¡¦Est dont l¡¦anglais est la langue seconde.Un detail qui ne gache pas vraiment le plaisir de realiser que les spectateurs connaissent les chansons de Piaf par coeur.Un public seduit par le magnetisme de la comedienne, laquelle a recolte plusieurs honneurs pour son interpretation, notamment dans le circuit des festivals Fringe.Piaf: Love Conquers All, jusqu¡¦au 8 fevrier au Centaur Theatre (453, rue Saint-Francois-Xavier).PIAF: LOVE CONQUERS ALL The Great Edith Piaf ! SPECTACLES C L A S S IQUE POLLACK HALL üUniversite McGill) The Rape of Lucretia (Britten).Atelier d¡¦opera McGill.Mise en scene : Patrick Hansen.Dir.Julian Wachner : 19h30.REDPATH HALL üUniversite McGill) Musica Camerata Montreal.Beethoven, Lauber, Barber, Respighi : 20 h.SALLE CLAUDEƪCHAMPAGNE Journees de la percussion : ateliers, master-classes, conferences et trois concerts : 20h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BONƪPASTEUR Trio piano et cordes.Beethoven, Tchaikovsky : 20 h.DA N S E AGORA DE LA DANSE Le Baiser : 20 h.STUDIO HyDROƪQUeBEC üMonument National) Corps interieur : 20h30.STUDIO 303 Os : 16 h et 20 h.TANGENTE Moment¡¦homme: 19h30.VA R I E T E S CABARET DU CASINO DE MONTReAL Get up : 20h30.CABARET jUSTE POUR RIRE Claude Landre : 19 h.CASA DEL POPOLO Arms and Sleepers + The Baltic Sea et autres : 21 h.eGLISE ST.jAMES UNITED The Dears avec Every Kid Choir et invites : 19h45.LA SALA ROSSA The Goods : 22h30.LE NATIONAL Louise Forestier : 20 h.L¡¦eTOILE DU QUARTIER DIx30 RIvE SUD Les Grandes Gueules : 20 h.STUDIOƪTHeaTRE üPlace des Arts) David Jalbert : 20 h.THeaTRE CORONA Esquire Show Bar : 20h30.THeaTRE DE LA vILLE Ima : salleP&W, 20 h.Arion : salle JLM, 20 h.THeaTRE SAINTƪDENIS Peter MacLeod : 20 h.THeaTRE TELUS Valentine¡¦s Magik Night : 21h30.TOHU ƪ CITe DES ARTS DU CIRQUE Small World Project, Lenin Melo : 20 h.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Mercredi soir dernier, destination Centaur Theatre, coeur du theatre anglo-montrealais, pour la premiere d¡¦une nouvelle serie de representations de Piaf: Love Conquers All, une piece de theatre, biographique et musicale, portant sur la Mome, dont la vie et l¡¦oeuvre traversent aujourd¡¦hui encore les frontieres et les barrieres linguistiques.PHOTO LARRY AUERBACH, FOURNIE PAR LA PRODUCTION C¡¦est l¡¦actrice et chanteuse d¡¦origine montrealaise Naomi Emmerson qui reprend le role cree en 1992 par Patsy Gallant.Seule sur scene, elle assume ce role avec une passion qui ne semble pas vouloir s¡¦eteindre.Emmerson a Piaf dans la peau, c¡¦est le cas de le dire.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 14 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R E A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 .Le corps humain est drolement bien fait, tu ne trouves pas?.www.myspace.com/lecollectifdiffraction Reseau l 514 790 1245 526 Admission Billetterie l 514 6582 1691590 1678245A 1678295 A l¡¦eglise Saint-Irenee Lulu Hughes, (rue Atwater, angle Delisle, Lionel-Groulx) artiste invitee Les Rendez-vous GOSPEL Decouvrez le nouveau Harlem montrealais Concert du vendredi 6 fevrier 2009, a 20 h avec Jireh Gospel Choir et Lulu Hughes Billets en vente sur le reseau Admission 514-790-1245 Prevente 25 $, a la porte 30 $, enfants de 12 ans et moins gratuit Pour plus d¡¦information : 514-358-2993 www.rendezvousgospel.com Jireh Gospel Choir 1667789A 1691623 1667802 ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE C\u2019é t a it soir de pre - mière et pourtant, la Cinquième salle de la Place des Arts était clairsemée.À peine quelques dizaines de curieux avaient bravé le froid pour s\u2019initier au théâtre de Yael Farber, une artiste d\u2019origine sud-africaine établie à Montréal depuis trois ans.Si Molora, une transposition de l\u2019Orestie sur l\u2019Afrique du Sud post-apartheid, est à l\u2019image de l\u2019ensemble de son oeuvre, je soupçonne que Yael Farber ne tardera pas à se faire un nom dans sa ville d\u2019adoption.Sinon, j\u2019imagine qu\u2019elle se débrouillera bien sans nous, puisque ses pièces sont déjà jouées un peu partout dans le monde.Pour l \u2019habitué du ci rcuit théâtral montréalais, Molora a tout d\u2019un « show de festival ».Il y a le jeu très physique et intense des actrices et la présence d\u2019un choeur de musique traditionnelle sud-africaine.Jusqu\u2019au propos (la volonté de briser le cycle de violence par la Commission Vérité et Réconciliation), qui contraste avec les thèmes abordés sur nos scènes.On peut aimer ou pas, être rebuté par le genre ou encore être séduit par l\u2019authenticité de la démarche.Chose certaine, ce genre de production qu\u2019on voit rarement en saison nous fait voyager.Les rencontres avec les artistes de théâtres d\u2019a illeurs se font t rop ra res à Montréal.Voi là pourquoi il fa it bon aller se rincer l\u2019oeil du côté de La Chapelle, qui cette année renaît de ses cendres avec une programmation audacieuse qui fait la part belle aux artistes d\u2019ailleurs.Il y a aussi le festival Temps d\u2019images à l\u2019Usine C (du 19 au 28 février), pour découvrir des oeuvres des compagnies Temporary Distorsion et Big Art Group (de New York), Motus (d\u2019 Italie) et Dernière Minute (de France).Krum, du metteur en scène polonais K rz ys z tof Wa rl ikowski (à ce sujet, voir notre entrevue avec Wajdi Mouawad), vaudra certainement l\u2019aller-retour Montréa l-Ottawa pour une visite au CNA.Et puisqu\u2019 il reste encore tout un hiver à traverser avant le FTA \u2013 qui, cette semaine, révélait une partie de sa programmation \u2013, des spectacles comme Molora sont des cadeaux aussi inespérés qu\u2019un redoux en janvier.Le budget sourit à La Licorne Si tout va comme prévu, 2010 sera l\u2019année chanceuse de La Licorne, qui pourra enfin être rénové et agrandi.« Ce sont de bonnes nouvelles pour nous », a exprimé Jean-Denis Leduc, réagissant à l\u2019injection de 60 millions de dollars pour deux ans dans le programme Espace culturel dans le budget fédéral dévoi lé ma rdi dernier.Reste seulement à recevoir la confirmation définitive de Québec, ét abl i r un échéancier, faire les appels d\u2019of f res, et La Licorne pourra agrandir et moderniser ses deux salles.Une excellente nouvelle pour le théâtre montréalais.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Théâtres d\u2019ailleurs Les rencontres avec les artistes de théâtres d\u2019ailleurs se font trop rares à Montréal.Voilà pourquoi il fait bon aller se rincer l\u2019oeil du côté de La Chapelle, qui cette année renaît de ses cendres avec une programmation audacieuse qui fait la part belle aux artistes d\u2019ailleurs.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 15 RADU LUPU ConCerto de beethoven février mardi 17 et mercredi 18 20h Radu Lupu, un des grands maîtres du piano d\u2019aujourd\u2019hui, revisite le magnifique Troisième Concerto de Beethoven sous la direction de Neeme Järvi.Également au programme, la 5e symphonie de Chostakovitch.deux grands virtuoses à l\u2019osM collaborateur commanditaire en titre de l\u2019OSM ANNE-SOPHIE MUTTER ConCerto pour violon de Mendelssohn février mardi 10 et mercredi 11 20h La célèbre violoniste effectue un retour à l\u2019OSM après une absence de plus de 15 ans.Venez y entendre des oeuvres de Debussy et de Manuel de Falla sous la direction de Rafael Frübeck de Burgos.Soirée du 10 février présentée par réservez vos billets dès Maintenant! osM.Ca 514-842-9951 osez l\u2019osM 15-30 ans seuleMent 15 $ Billets à partir de 24.75 $ 1662655A 1687011A 1687975 Mahler : Le Chant de la Terre Yannick Nézet-Séguin / chef Christianne Stotijn / mezzo-soprano John Mac Master / ténor Joseph Haydn Symphonie no 100, «Militaire » Gustav Mahler / Das Lied von der Erde Le Chant de la Terre Dimanche 22 février 2009, 16 h Salle Wilfrid-Pelletier Conférence préconcert gratuite à 15 h Une présentation de Crédit : Pierre Dury 514.598.0870 orchestremetropolitain.com L\u2019OM remercie pour leur appui Imprimeur officiel Hôtel officiel 1686154A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 TRIO SYLVIE ST-JACQUES D\u2019AngES ET DE CAILLoUx Créée à Montréal en 1993 à l\u2019Espace GO, Cendres de cailloux est perçue comme la « pièce phare » du répertoire de Daniel Danis.La pièce traduite en plusieurs langues (anglais, allemand, espagnol, écossais\u2026) sera reprise du 3 au 14 février à l\u2019Espace Geordie, dans une mise en scène de Luc St-Denis.Il s\u2019agit d\u2019une production de La Société des anges, une compagnie codirigée par les comédiennes Elisabeth Locas et Brigitte Hébert, qui se consacre à la création et aux pièces contemporaines.Infos : 514 721-4880 PArCEQUE LES éCrITS rESTEnT\u2026 Qui aurait cru qu\u2019un jour, on ferait la queue devant le Café Cléopâtre pour entendre des acteurs lire des extraits des biographies de Ginette Ravel, Andrée Boucher, Chantal Pary ou Anne Létourneau?Bio dégradable, le cabaret littéraire consacré aux vedettes de chez nous, sera de retour le vendredi 13 février.Un petit nouveau se joindra à la bande des truculents lecteurs : Sébastien Trudel des Justiciers masqués (le même qui a piégé au téléphone Nicolas Sarkozy et Sarah Palin), livrera un extrait de la bio de Jacques « Boubou » Boulanger.Réservations: katherine@rivacommunications.com et billets en vente à la porte du café Cléopâtre (1230, boul.Saint-Laurent.) SUrPrISE oU SéCUrITé?Le 15 février, le Studio 303 (en partenariat avec La Chapelle) accueille l\u2019artiste Taylor Mac pour une discussion intime sur le thème de « l\u2019élimination de la surprise au nom de la sécurité.» Nommé en 2007 l\u2019un des meilleurs artistes de New York par le Village Voice, Taylor Mac est à la fois dramaturge, artiste de performance, acteur, militant, organisateur, metteur en scène, compositeur et concepteur.Après avoir présenté The Be(A)st of Taylor Mac dans plus d\u2019une quarantaine de théâtres à travers le monde, il présente cette pièce à La Chapelle du 10 au 14 février.Sébastien Trudel PHOTO FOURNIE PAR RADIO CANADA SYLVIE ST-JACQUES «Quand Jean-Guy Legault m\u2019a proposé cette pièce (Ma femme c\u2019e s t moi), j\u2019ai dit oui avec plaisir.Lui, il n\u2019en démordait pas: il voyait Serge (Postigo) dans le rôle.Mais pas moi.Je trouvais Serge trop jeune pour ce personnage», relate Denise Filiatrault, dans un café du Vieux-Montréal.Heureusement, Serge Postigo n\u2019a pas été vexé par les réserves de la directrice artistique du Rideau Vert, qu\u2019il a connue en 2001, avec Comédie dans le noir à Juste pour rire.«Jean-Guy m\u2019a téléphoné et m\u2019a dit : \"Elle veut pas! Je fais quoi?\" Faut pas croire que parce que Denise m\u2019aime bien, je vais jouer dans My Fair Lady ou n\u2019importe quelle pièce du Rideau Vert », lâche le comédien, animateur et bientôt metteur en scène (il s\u2019attaquera l\u2019été à prochain Boeing Boeing, la comédie annuelle de Juste pour rire), qui endossera seul en scène les 37 rôles de Ma femme, c\u2019est moi.«Quand je l\u2019ai vu en répétition, j\u2019ai changé d\u2019idée.Que voulez- vous: Serge est un surdoué, le talent lui sort de partout », concède Filiatrault.Texte pour un acteur qui a valu à l\u2019auteur américain Doug Wright le prix Pulitzer en 2004, Ma femme c\u2019est moi est l\u2019histoire de Charlotte von Mahlsdorf, un travesti estallemand qui a vécu les années nazies et l\u2019ère communiste.«Il a été au coeur de ces deux régimes.Pour certains, il est reconnu comme celui qui a conservé le design allemand.Avec son bar, il a offert un lieu de refuge pour la communauté gaie d\u2019Allemagne de l\u2019Est.» Ma femme c\u2019e st moi est née d\u2019une série d\u2019entrevues que Doug Wright a réalisées avec von Mahlsdorf, qui a échappé au nazisme avec son allure étrange.«Les gens ne savaient pas s\u2019il était un homme ou une femme, ce qui le rendait peu menaçant», relate Postigo.La patronne, c\u2019est elle Traîne-t-elle souvent en salle de répétition, la patronne du Rideau Vert?«Non.Je suis un paquet de nerfs.Je fais chier le metteur en scène.Je dis trop ce que je pense et il ne faut pas.De toute façon, je trouve toujours ça trop long», confie Madame Filiatrault, qui s\u2019inquiète justement que Ma femme, c\u2019est moi, qui fait 1h40, ne s\u2019éternise trop longuement.«Comme le disait Gratien Gélinas, il ne faut pas demander à la tête d\u2019en prendre plus que les fesses », évoque-t-elle prosaïquement.«Toi, les shows de Wajdi, pas trop, n\u2019est-ce pas?» ajoute en souriant son complice.Postigo lui fait remarquer que Ma femme, c\u2019est moi est «foutrement bien écrite» et qu\u2019il est difficile de la charcuter.«Il y a des énumérations trop longues et on s\u2019en câlisse.Ils sont tous comme ça, les metteurs en scène : ils veulent tout garder.Ça me rend folle!» s\u2019emporte la dame, qui tempère ses ardeurs en insistant pour dire le respect absolu qu\u2019elle a pour les metteurs en scène.«C\u2019est eux qui signent.Je peux me tromper, je ne détiens pas la vérité.» Il y a aussi la photo de Postigo travesti sur l\u2019affiche du spectacle qui l\u2019achale.«J\u2019étais en tabarnak! Ce n\u2019est pas ça, le personnage! » s\u2019insurge-t-elle.On devine qu\u2019à quelques jours de la première, de telles envolées sont normales chez celle dont le tempérament bouillant n\u2019est plus un secret.Le truc pour gagner son respect et son amitié professionnelle, à en juger par la sérénité de Serge Postigo, est de rester cool et d\u2019aimer se mettre en danger.«Je n\u2019ai pas peur de me tromper, mais je revendique le droit à l\u2019erreur.Ce n\u2019est pas pour flatter Denise, mais ce que je souhaite, c\u2019est qu\u2019à 77 ans, j\u2019aie autant qu\u2019elle le guts d\u2019essayer toutes sortes de choses.» Madame «coups de coeur » «C\u2019est gutsy, c\u2019est une pièce intéressante qui valait la peine d\u2019être montée », sout ient la directrice artistique, qui compose ses saisons au gré de ses coups de coeur.Postigo, pour sa part, ajoute que c\u2019est le genre de pièce qui trouverait aussi son public à Espace GO ou à La Licorne.Filiatrault connaissait-elle Jean-Guy Legault avant de l\u2019embaucher pour la mise en scène de la pièce hivernale du Rideau Vert?«De nom seulement.En fait, j\u2019avais vu une de ses pièces, Huit femmes, que j\u2019avais haïe pour tuer.Mais c\u2019était la faute de la pièce, pas de sa mise en scène.Moi, quand les Français essaient de faire de la comédie musicale, je deviens folle ! » Parlant de comédie musicale, semblerait qu\u2019Un violon sur le toit (prévu en mai prochain) marquera la f in d\u2019un cycle pour la «Grand Jaune », après Cabaret, My Fair Lady, Neuf et Sweet Charity.«C\u2019est trop cher à produire.Sweet Charity a perdu de l\u2019argent l\u2019été dernier », dit celle qui compte tirer sa révérence du Rideau Vert lorsqu\u2019elle atteindra l\u2019âge vénérable de 80 ans.« Je ne te crois pas.Tu ne voudras pas te battre avec des directeurs de théâtre pour les convaincre de faire tes projets.Tu vas rester là », lui lance Postigo.Quand on la félicite d\u2019avoir remis le Rideau Vert sur ses rails et d\u2019avoir permis au théât re de célébrer cette année ses 60 ans, Denise Filiatrault reste prudente.« Si le théâtre retombe, tout le monde va dire que c\u2019est ma faute.» Soyez rassurés, elle a encore la f lamme dans les yeux.Et aussi du guts à revendre.«On n\u2019est pas fait en plywood! Moi, quand je ris de mes gags, je suis certaine que ça va marcher ! » «Mais quand tu ne ris pas, on le sait aussi », s\u2019amuse son complice.Pas de doute: ce duo est fait pour s\u2019aimer.Ma femme c\u2019est moi, de Doug Wright, traduction de rené- Daniel Dubois, dans une mise en scène de Jean-guy Legault, du 3 au 28 février au Théâtre du rideau Vert.FAITS POUR S\u2019AIMER Convier à une même table Serge Postigo et Denise Filiatrault, c\u2019est ouvrir la porte à de savoureux commentaires à l\u2019emporte-pièce, de jolis débordements d\u2019affection et quelques critiques exprimées sans détour.Si on est chanceux, on aura aussi droit à une séance de cabotinage à la Ti-Gus et Ti-Mousse, suivie de sorties en règle contre les spectacles de plus de 90 minutes.«Je me prive d\u2019aller au TNM, même si ça a l\u2019air bon, parce qu\u2019on me dit que c\u2019est long.Ça ne m\u2019intéresse pas de faire ma liste d\u2019épicerie au théâtre ! », lance Denise Filiatrault.Or, on l\u2019avait presque oublié, je les avais surtout convoqués pour parler de Ma femme c\u2019est moi, au Rideau Vert.Alors allons-y\u2026 ENTREVUE DENISE FILIATRAULT ET SERGE POSTIGO PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Au départ, Denise Filiatrault ne voulait pas de Serge Postigo dans Ma femme c\u2019est moi.«Je trouvais Serge trop jeune pour ce personnage», relate-t-elle.«Quand je l\u2019ai vu en répétition, j\u2019ai changé d\u2019idée.Que voulez-vous : Serge est un surdoué, le talent lui sort de partout», concède-t-elle.«Je n\u2019ai pas peur de me tromper, mais je revendique le droit à l\u2019erreur.Ce n\u2019est pas pour flatter Denise, mais ce que je souhaite, c\u2019est qu\u2019à 77 ans, j\u2019aie autant qu\u2019elle le guts d\u2019essayer toutes sortes de choses.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 16 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P r E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 Partenaire officiel : Jean-Drapeau Il y a 400 ans, Galilée faisait la première observation astronomique à l\u2019aide d\u2019une lunette.Revivez l\u2019expérience à la Fête des neiges ! Samedi 31 janvier, de 16 h 30 à 19 h Dimanche 1er février, de midi à 16 h Animation et observation en présence d\u2019astronomes amateurs.Découvrez le ciel et participez au concours ! Tous les détails sur museumsnature.ca museumsnature.ca Le ciel en spectacle ! 2009, Année mondiale de l\u2019astronomie 1700346A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES Lorsqu\u2019il a accepté la direction artistique du Théâtre français du CNA, Wajdi Mouawad s\u2019est questionné sur ce que lui, en tant qu\u2019artiste dont la langue maternelle n\u2019est pas le français, pouvait apporter à cette institution vieille de 40 ans.Il a d\u2019abord songé à créer un spectacle en arabe.Puis, il s\u2019est ravisé: la transformation qu\u2019il voulait insuff ler au Théâtre français dépassait la notion de langue.Alors que le Québec était en pleine crise des accommodements raisonnables, Wajdi, lui, cherchait comment intégrer dans son théâtre une plus grande «ouverture à l\u2019autre.» Le choix de Krum de Krzysztof Warlikowski s\u2019est imposé tout naturellement.«C\u2019est un spectacle extrêmement onirique, très festif, qui raconte l\u2019histoire d\u2019un type qui rentre chez lui, parce que son rêve n\u2019a pas marché.On voit comment les rapports sont devenus impossibles avec ses amis, son ancienne copine, ses parents.C\u2019est un spectacle très drôle dans la désespérance, l\u2019onirisme, la poésie, les corps, la lumière.Ces personnages exacerbés, au bord du désespoir mais toujours vivants et joyeux malgré tout, ont quelque chose de très proche d\u2019Almodovar ou de Fellini.» De son côté, Wajdi Mouawad présentera sa pièce Ni le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face, au CNA en mai prochain, avant d\u2019être propulsé vers Avignon.Celui qui est «artiste associé » du festival y présentera un événement de 10 heures qui réunira Littoral, Incendies et Forêts, dans la cour d\u2019honneur, pour quatre soirs consécutifs.La semaine suivante, il livrera Ciels, quatrième et dernier volet de sa tétralogie.Krum, de Krzysztof Warlikowski, au Théâtre français du Centre national des arts, du 17 au 21 février.WAJDI MOUAWAD Le rêve polonais au Théâtre français SYLVIE ST-JACQUES Hugo Bélanger et sa gang ont monté L\u2019oiseau vert, commedia dell\u2019arte en 2004, au petit théâtre FredBarry.Cinq ans et plus d\u2019une centaine de représentations plus tard, ils donneront les dernières représentations de leur spectacle au Centre PierrePéladeau («squat» du théâtre DenisePelletier, pendant les rénovations).«C\u2019est un spectacle qui a tendance à ressusciter souvent!» se réjouit Hugo Bélanger, qui indique que le bouche à oreille a fait des merveilles pour ce spectacle qui a sillonné le Québec et a été joué sur plus d\u2019un parvis d\u2019église.Comme dans le bon vieux temps du théâtre ambulant ! «En partant d\u2019un classique, on a fait du théâtre qui interpelle les jeunes.Ils apprécient le côté très vivant, très interactif de la pièce, le côté pas propre et un peu tout croche.Ceux qui pensent venir voir un classique poussiéreux en sortent surpris », souligne le metteur en scène.En mêl a nt l a commedi a dell\u2019arte au conte et au fantastique, Bélanger a également situé la pièce de Gozzi au XVIIIe siècle, à une époque où les troupes se promenaient de ville en ville avec une corde à linge et de la bouffe offerte au public.«Les spectateurs s\u2019amusent beaucoup à regarder ce ballet de changements de costumes, d\u2019éclairages, de bruitages.» Sur un parvis d\u2019église comme dans un théâtre, cet Oiseau vert n\u2019est prisonnier d\u2019aucune cage\u2026 L\u2019oiseau vert, commedia dell\u2019arte, de Carlo Gozzi, dans une mise en scène de Hugo Bélanger, du 2 au 14 février au Centre Pierre-Péladeau.HUGO BÉLANGER L\u2019oiseau vert se pose chez Denise-Pelletier «Quand je sais que je vais voir un spectacle de Krzysztof Warlikowski, je compte les jours.Avec Robert Lepage, il est l\u2019un des rares metteurs en scène qui me fait devenir spectateur, grâce à la beauté, l\u2019intelligence, la générosité de ses pièces et la force de ses comédiens», déclare Wajdi Mouawad, au bout du fil.PHOTO MARC-ANTOINE DUHAIME, COLLABORATION SPÉCIALE «En partant d\u2019un classique, on a fait du théâtre qui interpelle les jeunes.Ils apprécient le côté très vivant, très interactif de la pièce.» PHOTO MARTIN ROY, ARCHIVES LE DROIT Alors que le Québec était en pleine crise des accommodements raisonnables, Wajdi Mouawad cherchait comment intégrer dans son théâtre une plus grande «ouverture à l\u2019autre.» Le choix de Krum s\u2019est imposé naturellement.«C\u2019est un spectacle extrêmement onirique, très festif, qui raconte l\u2019histoire d\u2019un type qui rentre chez lui, parce que son rêve n\u2019a pas marché.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 JA N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 17 1684645A ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE 0131 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Une heure sur terre - Reportage sur un projet de pétrole; histoire d'un village à énergie renouvelable.Le Téléjournal Les pieds dans la marge Le moment de vérité 3600 secondes d'extase Dre Grey - La guerre des nerfs fait rage entre Hahn et Cristina; Richard espère récupérer sa femme.Le Téléjournal Tellement sport Cover Girl / La mémoire et la moustache LE BATTEMENT D'AIL.2h10\" 112 4 4 TVA 15h45 ! AU BORD DUDÉSASTRE (1997) avec Alec Baldwin, Sir Anthony Hopkins.Le TVA 18 heures HEURE LIMITE 2 (2001) avec Chris Tucker, Jackie Chan.- Deux détectives se réunissent pour poursuivre un dangereuxmalfaiteur et son acolyte.20h15 LES REMPLAÇANTS (2000) avec Brooke Langton, Gene Hackman, Keanu Reeves.- L'entraîneur d'une équipe professionnelle de football en grève doit recruter des joueurs.Le TVA réseau LES HÉROS DU FOOT (1999) avec Jamie Foxx, Cameron Diaz, Al Pacino.2h15 \" 115 7 7 TQS Qu'est-ce qui mijote?Le 17h30 LE RETOUR DE DANNY OCEAN (2004) avec Brad Pitt, Catherine Zeta- Jones, George Clooney.- L'équipe de Danny Ocean planifie une série de cambriolages à Amsterdam, Paris et Rome.UN BOULOT À L'ITALIENNE (2003) avec Charlize Theron, Edward Norton, Mark Wahlberg.- Un cambrioleur se rend à Los Angeles pour piéger un ancien membre de sa bande.LES LIMITES DU PLAISIR (1999) avec Bobby Johnston, Tracy Ryan.- Chez les Henderson, une famille problématique, il n'arrive que le pire.114 5 5 TQc Code Chastenay - L'analyse du code génétique; la chronique fausses vérités sur l'hibernation humaine.Les grands duels de la LNI / Ronde préliminaire - André Robitaille affronte Frédéric Basbusci.Planète bleue - Une incursion dans l'un des plus grands sanctuaires de diables de Tasmanie au monde.Dans la peau des riches - Le petit Sam comprend que son frère Cael a repris la route; il aperçoit un rôdeur.Belle et Bum / Dany Bédar , Beast , Gaston Lepage.LA MAUVAISE ÉDUCATION (2004) - Un homme propose à un ami d'enfance, devenu cinéaste, de tourner un film sur leur vie.0h20 \" 138 8 8 CBC Snowboarding Saturday Report Hockey Tonight LNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Maple Leafs de Toronto (D) LNH Hockey / Wild du Minnesota c.Canucks de Vancouver (D) \" 206 13 13 CTV-M eTalk Live at eTalk CTV News W-FIVE Presents / The Musical Brain Law & Order: C.I./ Blasters Law & Order: C.I./ Weeping Willow Law&Order: C.I./ World's Fair CTVNationalNews CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Focus Montreal Global Currents / Real Fight Club Masterminds Masterminds Tank Overhaul / The Hellcat Go Deep / Speed Sailing News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC 15h30 ! Basketb.Paid Program ABCWorld News FOX Local News Lost ANCHORMAN: THE LEGEND OF RON BURG.Life on Mars Boston Legal 281 22 22 CBS 15h00 ! PGA Golf (D) Channel 3 News Evening News Entertainment Tonight Weekend Great Commercials NCIS / Recoil 48 Hours Mystery Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC 16h30 ! Bull Riding Newschannel 5 NBC News Monk Crusoe / Hour 13: The Return Saturday Night Live: Sports Extra Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P Roadside Adv Rustic Living E2 Art Express M.Lake Journal Ant.Roadshow All Creatures Great and Small Appearances Appearances As Time Goes By As Time Goes By Austin City Limits \u2014 46 24 PBS-B 15h30!Performances Victor Borge / 100 Years of Music and Laughter As Time Goes By To Manor Born Being Served?Vicar of Dibley Sherlock Holmes Mysteries Austin City Limits Soundstage / B.B.King \u2014 43 59 A&E 14h00 ! BRAVEHEART The Beast / Nadia CSI: Miami / Spring Break CSI: Miami / Tinder Box CSI: Miami / Freaks and Tweaks CSI: Miami / Body Count The Beast / Nadia 615 73 39 ARTV 16h00!G.Entrevues Cinq jours Pour l'amour du country Voir les comédiens / Serge Postigo Portraits Arielle Dombasle au Crazy Horse 143 31 31 BRAV 15h45 ! DANTE'S PEAK Arts&Minds Bravo! Videos At the Concert Hall / Molly Johnson Death/Opera Broadway CROUPIER (1998) avec Kate Hardy, Alex Kingston, Clive Owen.MadMen / New Amsterdam 620 72 34 CD Preuves à l'appui Compl.fou Compl.fou Le grand rire Le grand rire Humour mental S.O.S./ Danger: explosions Images-chocs 129 20 20 Cinépop 16h15 ! THE GINGERB.18h10 PROFESSION: GÉNIE (1985) Val Kilmer.LE DERNIER CLAIRON (1981) Geroge C.Scott.22h10 L'EFFROYABLE CHOSE (1982) Kurt Russell.0h05 \" 185 205 205 DISC MythBusters / Viral Hour How It's Made How It's Made Cash Cab Out in the Cold Toughest Race on Earth: Iditarod Destroyed Time Warp Criss Angel Mind Criss Angel Mind Guinea Pig Guinea Pig 520 37 37 EV FIS Ski alpin - Coupe du monde Descente masculine Le Voyageur futé Soleil tout inclus / San Andres Destination / Russie - En Russie, la cité moscovite et une contrée oubliée des hommes.Rallye autour du monde 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 SoRaven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana MIRACLE (2004) Kurt Russell.LOOK WHO'S TALKING NOW(1993) 556 \u2014 67 FOX Friends Friends 70's Kiss Show Raymond 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops America Most Wanted News Family Guy Talk Show With Spike Feresten 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott Absurde, breveté Tragédies / Alcool au volant Nucléaire: Histoires secrètes The Unit: Commando d'élite LESAVENTURES DU BARONDEMUNCHA.1h00\" 133 25 53 HIST 15h00 ! ME.Masterminds Ax Men / Man vs.Mountain NCIS / Head Case Ancestors in Attic Ancestors in Attic SAHARA (2005) avec Penélope Cruz, Paul Zahn, Matthew McConaughey.Masterminds 522 49 47 MMAX Musicographie Génération 2000 / 2003 Cocktail pop Célébrités / Lindsay Lohan Hollywood Inc.Star-O-Mètre Style de Star Les tops et les flops 142 32 48 MP Top5M+ Top5M+ Diddy présente.TopModèle Rock N' Road Danse ou crève! Présent.spéciale / Eminem: Anger Management Tour Vidéodose 141 30 30 E! MTL Nadege Ciao Montreal Maghreb To Montreal E! News The Soup Afromonde Parsvision Teleritmo Soul Call Armenien Le pont Sportivi 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie La Semaine verte Le journal RDI Humanima Découverte Le Téléjournal Grands Reportages: Les films Imax La Facture Le Téléjournal Humanima 126 19 19 S+ Les experts / Corps célestes Sans laisser de trace / Connexions Le merveilleux monde d'Alice Godiva's / Lemaître de l'illusion La loi et l'ordre: Crimes sexuels Bones / Mélodie pour un meurtre Jardins secrets 132 24 52 SE 16h30 ! LA R.17h50 FUITE ET POURSUITE (2007) Thomas Anzenhofer.19h25 I-SEE-YOU.COM (2006) 3-2-1 Action /21h05RAMBO (2008) 22h40RESIDENT EVIL: L'EXTINCTI.0h20\" 180 \u2014 201 SHOW House / Guardian Angels Numb3rs / Thirteen Mutant X / Fool for Love SECOND SIGHT (2007) avec Ty Olsson, Fulvio Cecere, Lexa Doig.CLICK (2006) avec Kate Beckinsale, Adam Sandler.0h15 \" 616 40 40 TFO Moitié, Moitié Active-toi Cornemuse Wonder Choux Panorama Rebut global Jazz / L'accueil CAPITAINE CONAN (1996) Philippe Torreton.23h10 Dans le secret des pierres 137 \u2014 \u2014 TLC My First Home My First Home Toddlers & Tiaras 17 Kids Counting 17 Kids Counting Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight My First Home My First Home Real Estate Road Deals on the Bus Jon & Kate/ Eight Jon & Kate/ Eight 521 39 27 TTF SCOOBY DOO ET LA CRÉATURE DES TÉNÈ.Bugs Bunny and Tweety Défis extrêmes 6teen Les Simpson Punch La Vie est un zoo South Park Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 Club social QuestChamp Journal France 2 L'ange de Budapest Les stars du rire 22h05 Cabaret Caméra café TV5 le journal Pliés en 4 \" 145 15 15 VIE Super Nanny / La famille Chapman Le goût de Louis Noces rock'n'roll Maison en otage Bye-Bye Maison Idées-grandeur On a échangé nos mères Des maisons d'occasion$ Mariages de rêve Noces rock'n'roll 135 35 44 VOX Voir GRAND.tv Le Plaisir de skier Parole et vie Académiemots Juste pour rire BombeTV Le 9.5 Ici et là Place des Arts Premières vues Baromètre ArShitechs son \u2014 9 9 VRAK Stan et ses stars M.changement Endurance Fan Club Galaxie près Dans le trouble Les frères Scott / Bataille d'égo Smallville / Este perpetua Variées Frank vs Girard Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Comment ça Banc d'essai Jobs de bras Péril en haute mer Mélinda, entre deux mondes La femme bionique MENACE SOUS LA VILLE (2008) Liane Forestierri.131 26 54 RDS 16h45 ! Boxe Ski mag Info Sports (D) LNH Hockey / Penguins de Pittsburgh c.Maple Leafs de Toronto (D) Info Sports (D) Canadiens express Poker 123 33 33 SPN 16h30!Snowboard World Sport Hockeycentral UFC All Access UFC UFC UFC Martial Arts (D) Poker Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 15h00 ! PGA Golf (D) SportsCentre Strongest Man Strongest Man Tennis - Omniumd'Australie SportsCentre NFL Films 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE Le «diverticament», ça vous dit quelque chose?Il s\u2019agit de divertissement qui fait du bien, explique le comédien Pierre Gendron, qui se fait ces temps-ci mi-entertainer, mi-thérapeute de couple en portant sur les scènes québécoises le one-manshow Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus.GENEVIÈVE BOUCHARD LE SOLEI L En Europe, le concept du Belge Paul Dewandre fait un tabac.L\u2019idée est pourtant simple: transposer sur scène et avec humour une recette qui a lucrativement fait ses preuves, celle de la bible psycho-pop écrite par l\u2019Américain John Gray.D\u2019emblée, ce genre de littérature attire plus les femmes, Pierre Gendron en convient.Même que lui-même ne débordait pas d\u2019enthousiasme, l\u2019année dernière, lorsqu\u2019il a assisté au spectacle du prof Dewandre, qui était de passage au Québec.«J\u2019y allais à reculons.Je me disais: \"On est différents, c\u2019est sûr, ça ne prend pas la tête à Papineau pour s\u2019en rendre compte\".» À la fin de la soirée, Pierre Gendron avait toutefois changé d\u2019idée.«Je venais de divorcer.Je me suis dit \"avoir su\u2026\"» Ce qu\u2019il a appris de si fondamental?«C\u2019est tout l\u2019aspect de faire plaisir à l\u2019autre selon ce dont elle a besoin et pas selon mes schèmes à moi, répond-il.On dit qu\u2019il faut marcher deux milles dans les souliers de l\u2019autre pour comprendre\u2026 L\u2019illustrer par des exemples, pour moi, ça peut mener à de grandes révélations.» Vêtu d\u2019un sarrau blanc et armé des principes élaborés par le psychologue John Gray et adaptés par le «formateur» Paul Dewandre, Pierre Gendron s\u2019affaire donc à énoncer les principales différences entre les personnalités féminine et masculine.Il donne également des trucs pratiques pour réconcilier ces deux solitudes.La pierre angulaire du raisonnement nage sans gêne dans les stéréotypes: l\u2019homme carbure à la confiance et à l\u2019appréciation, la femme à l\u2019attention et à la compréhension.«Le texte est tellement fort, assure Pierre Gendron.Paul (Dewandre), c\u2019est son histoire.On a modifié environ 10%du texte pour adapter les références plus européennes.Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019être thérapeute.Mais je suis devenu un expert!» Entre deux chaises Pour décrire l\u2019enseigne où loge Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, Pierre Gendron utilise le terme «conférence théâtrale».On a donc ici bel et bien affaire à un comédien qui joue un texte.«L\u2019aspect théâtral est très présent.Mais il y a un côté hyper ludique pour le spectateur parce qu\u2019il participe.J\u2019en fais venir sur scène.Les gens commentent, posent des questions.Il y a un côté festif qu\u2019on voit moins au théâtre.C\u2019est un énorme défi d\u2019acteur parce qu\u2019il n\u2019y a pas de quatrième mur», indique le comédien, ajoutant du même souffle qu\u2019il y a quand même des notions à retirer entre deux rigolades.«Les gens se reconnaissent.Ça te remet en question.Je pensais vraiment que j\u2019écoutais ma blonde.Je croyais que quand on ne se comprenait pas, c\u2019était de la mauvaise foi.Vivre ensemble, c\u2019est un défi.Faut se ressourcer.L\u2019amour, c\u2019est une drogue.C\u2019est intoxicant au début.Mais par la suite, on se rend compte que le couple, c\u2019est de l\u2019ouvrage!» Et parole de Pierre Gendron, les amoureux de tous âges peuvent y trouver leur compte: même son fils de 19 ans y aurait puisé de précieuses leçons.Comme quoi mieux vaut parfois commencer jeune\u2026 Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, les 5 et 6 février au Capitole de Québec, ainsi que du 4 au 19 mars à la Cinquième Salle de la Place des Arts.PIERRE GENDRON/Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus Vie de couple : mode d\u2019emploi PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL Pierre Gendron se fait ces temps-ci mi-entertainer, mi-thérapeute de couple sur les scènes québécoises.« Je n\u2019ai pas la prétention d\u2019être thérapeute.Mais je suis devenu un expert ! » lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 18 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 UN REFUGE POUR LE DIABLE DE TASMANIE CE SOIR 19 H UN PETIT DÉMON OU UN INCOMPRIS ?À LA DÉCOUVERTE DE CET ANIMAL EN VOIE D\u2019EXTINCTION 1684569A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS RENÉ VIAU COLLABORATION SPÉCIALE Une dizaine d\u2019artistes ont métamorphosé la petite salle de la galerie.Celle-ci est devenue un drôle de vestiaire où le regard est chamboulé tant les oeuvres tissent entre elles des liens inédits.Chez Tàpies, une chemise a remplacé la feuille de papier traditionnelle.Sur cette surface peu banale, le peintre catalan a pulvérisé, bien noirs, les traits d\u2019encre venus s\u2019y imprimer.Deux « vestes » de Betty Goodwin exhument la trace absente du corps dans les oripeaux qui l\u2019emballaient.Face à ces enveloppes vides , l \u2019América ine Ann Hamilton a transformé un manteau de feutre blanc en une imposante armure.Les râleurs vont dire que ce thème est tellement vaste qu\u2019il aurait dû être traité en 350 pièces par un musée.Et comment se fait-il, ajouteront-ils, que la « robe de steaks » de Jana Sterbak, faite de viande crue et qui a fait scandale à l\u2019époque lors de l\u2019ouverture du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, n\u2019est pas là?Mais pourquoi bouder son plaisir ?Il faut savoir que cette présentation si originale part d\u2019une question toute simple: la volonté, chez Simon Blais, directeur de la galerie éponyme, de remonter le fil, celui de la création.« Je voula is savoi r pourquoi Antoni Tàpies et Betty Goodwin avaient abordé tous les deux en eau-forte ce même sujet vers 1972, explique-t-il.Pour Tàpies, la chemise moulée dans une résine est incorporée concrètement à son oeuvre.Chez Betty Goodwin, c\u2019est très différent.La veste est pressée dans le vernis mou.Cette empreinte sert d\u2019émulsion pour imprimer la plaque.L\u2019estampe enregistre un passage, quelque chose d\u2019évanescent ! » Le Montréalais John Heward peint sur de la rayonne.Sans cadre, cette «toile» peut ensuite être accrochée comme on veut.Les plis tombent.L\u2019oeuvre avec ce relief prend une présence nouvelle dans l\u2019espace.Peinture ?Sculpture ?Les convent ions sont bousculées .L\u2019exploration du drapé est aussi présente dans cette Aile de Micheline Beauchemin en filaments d\u2019acrylique et de métal scintillant.Dessine-moi une collection Le Petit Prince, une lithog raphe de G enev i è ve Cadieux, oppose la nudité d\u2019une reproduction d\u2019une photo de Bellocq prise dans un bordel de La Nouvelle- Orléans au XIXe siècle avec le Petit Prince en redingote dessiné sur la couverture du livre par Saint-Exupéry.L\u2019exposition s\u2019achève sur un étonnant morceau de bravoure de Louise Viger.Elle a habillé de laine d\u2019acier une immense effigie.C\u2019est en voulant comprendre «comment ça marche» que Blais a d\u2019abord acheté ces séries d\u2019oeuvres de Tàpies et de Goodwin.Remontant le fil \u2013 c\u2019est le cas de le dire \u2013, il s\u2019est intéressé, à partir de cela, à la façon dont certains artistes se sont servi du vêtement et du tissu.«Cela m\u2019a permis d\u2019aller plus loin ».L\u2019idée du vêtement est devenue ce thème conducteur, un guide, qui a poussé Simon Blais à acquérir l\u2019une après l\u2019autre toutes ces pièces et à les confronter entre elles.Au bout du fil, ce qui est en jeu, c\u2019est bien la passion du collectionneur qui porte, avec ou sans jeu de mots, Simon et Sylvie Blais depuis toutes ces années.Pas étonnant donc que cette exposition s\u2019insère dans le cadre de la célébration des vingt ans de leur galerie.En parallèle, dans les autres salles, l\u2019exposition Coups de coeur rassemble, plus classiques : Riopelle, Alleyn, Sam Francis, Jean McEwen, Marcelle Ferron, Lemoyne et quelques autres\u2026 De ces oeuvres vintage qu\u2019il a gardées, Simon Blais pourrait nous en parler durant des heures tant elles témoignent de ses expositions les plus marquantes.À leur façon, ces Coups de coeur nous racontent aussi l\u2019étoffe, ou la fibre, qui habite ce couple de galeristes qui ont décidément «l\u2019art dans la peau».Le vêtement dans l\u2019art, à la galerie Simon Blais (5420, boul.Saint- Laurent), jusqu\u2019au 7 mars.LE VÊTEMENT DANS L\u2019ART L\u2019art au bout du fil Le vêtement dans l\u2019art.Coiffée de ce titre, ce ne sont pas les «collections » de Prada ou d\u2019Yves Saint-Laurent que cette exposition voit défiler.Pas vraiment sur mesure, encore moins en version prêt-à-porter, c\u2019est le vêtement tel que détourné par les artistes qui s\u2019expose au rayon galerie chez Simon Blais.PHOTO FOURNIE PAR LA GALERIE SIMON BLAIS L\u2019exposition s\u2019achève sur un étonnant morceau de bravoure de Louise Viger, qui a habillé de laine d\u2019acier une immense effigie.Cette présentation si originale part d\u2019une question toute simple : la volonté, chez Simon Blais, directeur de la galerie éponyme, de remonter le fil, celui de la création.Tous les samedis dans CE QU\u2019ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.CROISÉS HORIZONTALEMENT 1 Mariloup Wolfe en est l\u2019animatrice.2 Raccourci dans l\u2019expression de la pensée \u2013 Prénom de la chanteuse Fabian.3 En Égypte, chef de l\u2019État \u2013 Ancien État situé dans le sud-ouest de l\u2019Iran actuel \u2013 Des gens.4 Rejeté comme faux \u2013 Rôle de Geneviève Rioux dans Annie et ses hommes.5 Prénom de l\u2019animatrice du Broco Show \u2013 Lac d\u2019Écosse.6 Décrire des sinuosités.7 Initiales de la comédienne Michel \u2013 Direction \u2013 \u2026 à claques.8 Des ailes \u2013 Massacre des habitants d\u2019une ville.9 Devant Marguerite d\u2019Youville \u2013 Légumineuses \u2013 Désigne la 3e personne.10 Négation \u2013 Dans le titre d\u2019une série mettant en vedette Normand Brathwaite \u2013 Deux semestres.11 Ville du Japon \u2013 Prénom de celui qui anime Le match des étoiles.12 Gemme \u2013 Qui exprime la gaieté.VERTICALEMENT 1 Rôle de Paul Houde dans Les boys \u2013 Il n\u2019admire pas n\u2019importe quoi.2 Prénom de l\u2019animateur d\u2019Enquête \u2013 État de ce qui n\u2019a pas de poli.3 Ils vivent entourés d\u2019eau \u2013 Entre deux lisières \u2013 Parti politique russe.4 Situé \u2013 Victoire de Napoléon \u2013 Prénom de l\u2019interprète de Gerry dans Histoires de filles.5 Initiales de l\u2019interprète de Normand Castonguay dans L\u2019auberge du chien noir \u2013 Martin, dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin.6 Personnage biblique \u2013 Annette, dans Destinées.7 Prénom de la comédienne Bonnier \u2013 Démarrer (prendre son .).8 Fonctionnaires \u2013 Sa capitale est Colombo (.Lanka).9 Pilote \u2013 Répandu.10 Initiales du cinéaste Altman \u2013 Elle transmet la maladie du sommeil \u2013 Initiales de l\u2019interprète de Luigi dans Annie et ses hommes.11 Allure de certains quadrupèdes \u2013 Son pourtour présente une gorge \u2013 Quatre dans une olympiade.12 Ils font partie du gros bétail \u2013 Prononce une phrase en détachant les groupes de mots.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 NH 1620 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 B O U C H E R C A R L 2 O R N I E R E S M E O 3 R I T A I N U S I T E 4 N E E A G E N T S S 5 E N L E V E N E E S 6 T C E L I P P E 7 R E A L S A S H I M I 8 A C U R C U M A E N 9 D O S E R E N A U D 10 I N T E G R E E N T E 11 N U E A N N E I E 12 S I S A L T R E S S E NH 1619 MOTS CROISÉS DES ARTS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 A R T S E T S P E C T A C L E S 19 La plus grande rétrospective Van Dongen jamais présentée en Amérique.Plus de 200 oeuvres éclatantes et impudiques vous feront vivre le Paris du Moulin-Rouge, le Paris des années folles.Vibrez au rythme de l\u2019époque grâce à une promenade musicale disponible sur nos nouveaux audioguides.22 JANVIER \u2013 19 AVRIL Aussi ouvert les mercredis, jeudis et vendredis soirs jusqu\u2019à 21h 1379, rue Sherbrooke Ouest.Métro Peel/Guy-Concordia L\u2019exposition Van Dongen est coproduite par le Musée des beaux-arts de Montréal et le Nouveau Musée National de Monaco en collaboration avec le Museu Picasso de Barcelona.Kees Van Dongen, Portrait d\u2019une chanteuse de cabaret (détail), vers 1908, huile sur toile, 54 x 44 cm.Collection particulière.© Succession Kees Van Dongen / SODRAC (2008) S\u2019abonner au Musée, c\u2019est changer de statut.Devenez VIP! .Consultez le www.mbam.qc.ca/vip pour en connaître les avantages.COMPAGNON DE MATISSE ET DE PICASSO.MAÎTRE DE L\u2019ART MODERNE 1694627A 1662634A NATHALIE PETROWSKI Claude Chamberlan est un peu comme Forrest Gump.Il semble toujours être là quand l\u2019Histoire est en train de s\u2019écrire.Il était au pied du lit de John et Yoko quand ceux-ci ont fait leur bed-in à Montréal.Il a rencontré Fellini et Marcello Mastroianni à Cinecittà sur le plateau de Ginger and Fred.Il a retrouvé Alain Vian, le frère de Boris Vian, rue Grégoire de Tours à Paris.Il a bu un pot, sinon plusieurs, avec Marguerite Duras.Il a couché dans la chambre de Jean Cocteau à Villefranche-sur-Mer.Il a vu le grand John Cassavetes à l\u2019oeuvre en 1985 sur le plateau de Big Trouble, le ventre énorme, le foie rongé par une cirrhose, mais toujours aussi passionné de cinéma.Il a décerné sa première Louve d\u2019or à un illustre inconnu qui, plusieurs années plus tard, remportera la Palme d\u2019or à Cannes et peut-être un Oscar : Laurent Cantet, le réalisateur d\u2019Entre les murs.Il a triplé avecWim Wenders, Jim Jarmusch, Jean-Luc Godard, Annie Sprinkle, Al Pacino et sans lui, une foule de grands noms du cinéma n\u2019auraient jamais mis les pieds à Montréal.Pourtant, à 59 ans, bientôt 60, cet éternel optimiste, bouillant boute-en-train et tripeur tripatif, se retrouve devant.presque rien.Il n\u2019est plus directeur général du Festival du nouveau cinéma qu\u2019il a fondé avec Dimitri Eipides en 1971, mais simple programmateur pigiste.Il ne gère plus le cinéma Parallèle qui crèche à Ex-Centris chez Daniel Langlois et qui va bientôt fermer ses portes et devoir se reloger ailleurs.Ses relations avec Daniel Langlois, le mécène qui le sauva de la faillite en 1998, épongea ses dettes et devint son principal associé, sont au beau fixe, sinon plutôt froides.Les deux hommes ne se fréquentent plus et ne se parlent que lorsque la nécessité d\u2019une crise l\u2019impose.C\u2019est arrivé récemment quand Langlois a annoncé le changement de vocation de ses salles de cinéma au complexe Ex-Centris pour la fin mars.Apprenant la nouvelle en même temps que tout le monde, Chamberlan a tenté de convaincre Langlois d\u2019accorder aux directeurs du Parallèle et au directeur du Festival du nouveau cinéma un sursis d\u2019un an.Langlois a refusé.Qu\u2019à cela ne tienne.Chamberlan a immédiatement ressorti de ses tiroirs un projet de salles de cinéma dans le centre-ville.Il en a informé les médias en laissant entendre que l\u2019affaire était pratiquement dans le sac et qu\u2019un consortium était en train de prendre forme.Cette annonce, un brin précoce, a mis le feu aux poudres et déclenché une avalanche de démentis et de désaveux tant de l\u2019équipe de Daniel Langlois que de celle du Parallèle et du FNC.Claude Chamberlan aurait pu en prendre ombrage et se sentir offensé.Après tout, plusieurs de ceux qui l\u2019ont désavoué publiquement ont été nommés ou recommandés pour le poste qu\u2019ils occupent par Chamberlan luimême.Mais l\u2019homme n\u2019est pas rancunier.Il reconnaît qu\u2019il y a eu un grand malentendu et affirme qu\u2019en annonçant le projet de salles de cinéma, il le faisait en son nom personnel et avec un seul but: remonter le moral des troupes, désespérées de savoir que le navire amiral du cinéma indépendant à Montréal allait disparaître.Réalité ordonnée Le jour de notre rencontre, une semaine après la crise, il ne change pas sa version des faits et n\u2019accable personne.Il m\u2019ouvre la porte du rez-de-chaussée qu\u2019il loue dans le Mile-End, avec sa sempiternelle bonne humeur, plus convaincu que jamais de la nécessité de trouver un nouveau lieu et une nouvelle adresse au cinéma indépendant à Montréal.On a beaucoup parlé du côté cafouilleux, brouillon et bordélique de Chamberlan.Or en pénétrant dans son antre bourré de bibelots, une chose me frappe et me scie en deux: tout est en ordre, classé, casé, chaque chose à sa place, rien ne traîne.Même s\u2019il magasine constamment dans les boutiques de pacotilles et les marchés aux puces, chaque chose ramenée à la maison est immédiatement incorporée dans une sorte de mise en scène d\u2019objets, qui n\u2019a absolument rien de brouillon ni d\u2019improvisé.Tout le contraire.La seule raison qui pourrait expliquer le décalage entre l\u2019image brouillonne de Chamberlan et sa réalité ordonnée, c\u2019est la façon dont il s\u2019exprime.En paroles, Chamberlan est souvent confus, échevelé et d\u2019une éloquence hasardeuse, propice aux malentendus.Mais aujourd\u2019hui, muni d\u2019un papier où il a noté et classé ses idées, il est presque limpide.« Le désaveu des gens du Parallèle et du FNC, c\u2019était une tempête dans un verre d\u2019eau et c\u2019était déplorable dans la mesure où ça donnait l\u2019impression que tout le monde était contre moi.Mais ce dont je parlais, ce n\u2019était ni mon premier projet de salles ni mon dernier.En fait, ce projet-là, je l\u2019avais en 1997, avant même de rencontrer Daniel Langlois.Ce que j\u2019essayais de vendre au monde la semaine dernière, c\u2019est l\u2019idée d\u2019un lieu qui renaîtrait au plus vite.On l\u2019appellera le Copa Cabana ou whatever, mais ça prend un lieu.C\u2019est clair.Un lieu au centre-ville.S\u2019il n\u2019y a pas de lieu, il y aura moins de films, moins de diversité, et Toronto va une fois de plus nous planter.Jusqu\u2019à tout récemment, il y avait à Montréal une offre cinématographique nettement plus diversifiée qu\u2019à Toronto, mais ils sont en train de nous rattraper.» Le pire conflit Chamberlan raconte qu\u2019au tournant des années 2000, les cinémas d\u2019Ex-Centris roulaient si bien que la nécessité d\u2019agrandir s\u2019est imposée d\u2019elle-même.Sachant que Langlois était propriétaire de l\u2019édifice voisin qui logeait un resto et un marchand de journaux, Chamberlan lui a proposé de faire ses salles multimédias dans cet édifice, d\u2019ouvrir une nouvelle salle de cinéma à Ex-Centris et de relier le tout par une passerelle.L\u2019idée permettait de rapprocher le monde des nouvelles technologies avec celui du cinéma, tout en permettant à chacun d\u2019avoir sa propre entrée et son propre hall de réception.Selon Chamberlan, Langlois envisagea cette solution pendant un temps.Puis la crise des festivals éclata, opposant le groupe de Langlois à celui d\u2019Alain Simard, le PDG de Spectra.On se souviendra que les deux groupes avaient déposé un projet en vue de lancer un grand festival international de cinéma.Or, même si Spectra a remporté la mise, c\u2019est le groupe de Langlois qui, en réalité, avait obtenu l\u2019aval du comité mis sur pied pour évaluer les propositions.À la dernière heure, une manoeuvre politique douteuse favorisa, à tort, le festival de Spectra.Non seulement le festival fut un échec, mais il divisa âprement la communauté culturelle et poussa Langlois à prendre ses distances du milieu du cinéma, non sans une bonne dose d\u2019amertume.Chamberlan affirme que c\u2019est le pire conflit qu\u2019il a vécu de toute sa vie.Chaque fois qu\u2019il y repense, l\u2019affaire le dégoûte autant qu\u2019elle lui fait mal.Il laisse entendre aussi que le désengagement de Daniel Langlois à l\u2019égard du monde du cinéma n\u2019y est pas étranger.En même temps, Chamberlan n\u2019est pas du genre à regarder en arrière trop longtemps.C\u2019est encore le cas aujourd\u2019hui.Au lieu de se morfondre sur la fermeture des salles d\u2019Ex-Centris, il milite ardemment pour un nouveau lieu qui pourrait être construit rapidement mais avec un souci architectural certain, sur un terrain qui a été repéré et qui est libre.«Au départ, il n\u2019y aurait que deux salles et un café, mais l\u2019augmentation de l\u2019achalandage entraînerait automatiquement l\u2019ajout de deux autres salles.C\u2019est normal.C\u2019est comme ça que le monde de la diffusion indépendante marche.Tu commences petit et tu prends de l\u2019expansion lentement.» Trop occupé pour créer En l\u2019écoutant rêver à voix haute, je pense à son père Julien Chamberland, un militaire du 22e Régiment, dont il a cherché très jeune à se distancer, notamment en enlevant le «d» à la fin de son nom de famille.Sa mère, Réjeanne Binette, était pianiste à CKAC.Il aurait d\u2019ailleurs bien aimé qu\u2019elle poursuive sa carrière musicale au lieu de tout abandonner pour les élever, lui et ses quatre soeurs.À l\u2019âge de 13 ans, Chamberlan a quitté l\u2019école et la maison de son père pour vivre une bohème précoce au centre-ville de Montréal, avant de devenir très brièvement chanteur pour les Soeurs de l\u2019opéra, un groupe qui reprenait les pièces de Zappa et des Rolling Stones.Étrangement, même s\u2019il a toujours été du côté des créateurs et de la création, Chamberlan n\u2019a jamais ressenti le besoin de créer quelque chose lui-même.«Je n\u2019ai jamais eu le temps, répond-il.J\u2019étais trop occupé à voyager, à établir des ponts dans les différents festivals.Et puis, toutes les fois où je voyais dans un festival un film qui me touchait et me bouleversait, je n\u2019avais qu\u2019un désir: le ramener au Québec pour qu\u2019il soit vu par le plus de monde possible.» Cette année, pris par la crise, Chamberlan a raté le festival de Rotterdam et n\u2019ira pas à Berlin, deux festivals qu\u2019il fréquente depuis des décennies.Cela ne semble pas trop lui manquer.Planqué dans son rez-de-chaussée du Mile-End qui est à vendre, entouré de statuettes indiennes, de cendriers art déco, de décorations d\u2019Halloween (la seule fête qui trouve grâce à ses yeux), de bobines de film, de photos et d\u2019une vue aérienne de La Mecque dans un cadre qui s\u2019illumine et peut passer en un clic du jour à la nuit, Chamberlan planche sur ses mille et un projets de cinéma, dont le retour à l\u2019été de Magnifico, un festival de projections extérieures où il a déjà projeté des films au fond d\u2019une piscine.Il y a ceux qu\u2019on appelle les fous de dieu.Ils ont depuis longtemps un frère: Claude Chamberlan, le fou de cinéma.LE FOU DE CINÉMA ENTREVUE CLAUDE CHAMBERLAN Sa maison est à vendre.Le cinéma qu\u2019il a fondé il y a plus de 40 ans fermera ses portes dans quelques mois, privant le festival qu\u2019il a lancé il y a 38 ans de deux magnifiques salles.Il a été désavoué récemment par ceux qui ont pris sa relève.Claude Chamberlan est-il malheureux ?Désespéré ?Pas le moins du monde, répond ce diable de dépisteur débonnaire qui ne peut s\u2019empêcher de regarder en avant et d\u2019y voir un nouveau.cinéma.«Le désaveu des gens du Parallèle et du FNC, c\u2019était une tempête dans un verre d\u2019eau et c\u2019était déplorable dans la mesure où ça donnait l\u2019impression que tout le monde était contre moi.Mais ce dont je parlais, ce n\u2019était ni mon premier projet de salles ni mon dernier.(.) Ce que j\u2019essayais de vendre au monde la semaine dernière, c\u2019est l\u2019idée d\u2019un lieu qui renaîtrait au plus vite.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE On a beaucoup parlé du côté cafouilleux, brouillon et bordélique de Claude Chamberlan.Or en pénétrant dans son antre bourré de bibelots, une chose frappe: tout est en ordre, classé, casé, chaque chose à sa place, rien ne traîne.Chaque chose ramenée à lamaison est immédiatement incorporée dans une sorte de mise en scène d\u2019objets, qui n\u2019a absolument rien de brouillon ni d\u2019improvisé.Tout le contraire.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 20 A R T S E T S P E C T A C L E S L A P R E S S E M O N T R É A L SA M E D I 3 1 J A N V I ER 20 0 9 "]
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