La presse, 29 janvier 2009, Cahier A
[" SUPER BOWL MATT LEINART Dans l\u2019ombre de Kurt Warner RICHARD LABBÉ ENVOYÉ SPÉCIAL À TAMPA SPORTS PAGE 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO BRENDAN SMIALOWSKI, BLOOMBERG NEWS RELANCE DE L\u2019ÉCONOMIE LES RÉPUBLICAINS BOUDENT LE PLAN D\u2019OBAMA Le budget LA CHRONIQUE DE PIERRE FOGLIA PAGE A5 L-V 6 21924 98765 1 Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE «Même si je ne suis plus là, ce n\u2019est pas une raison pour enlever vos crampons.» \u2013 Marcel Tremblay Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte INTENTIONS DEVOTE DESQUÉBÉCOIS AU FÉDÉRAL (Après répartition proportionnelle) BQ 34% PLC 31% PCC 16% NPD 15% AUTRES 4% EXCLUSIF > SONDAGE CROP\u2014LA PRESSE MUSIQUE Le marché du numérique explose au Québec, le CD s\u2019écrase ARTS ET SPECTACLES PAGE 6 CINÉMA QUÉBÉCOIS Comment reconquérir les cinéphiles?ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 L\u2019EFFET IGNATIEFF > LE PLC BONDIT AU QUÉBEC JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGES A2 ET A3 BUDGET FÉDÉRAL IGNATIEFFAPPUIE LE BUDGET ET SONNE LE GLAS DE LA COALITION HUGO DE GRANDPRÉ ET MALORIE BEAUCHEMIN PAGE A4 Kurt Warner PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Trois témoignages éloquents Une occasion de réinventer sa vie Entre une première réunion au Pentagone (notre photo) sur les conflits irakien et afghan et l\u2019annonce d\u2019une visite officielle à Ottawa le 19 février, le président Barack Obama a multiplié les efforts, hier, pour rallier les républicains à son plan de relance économique.La majorité démocrate de la Chambre des représentants a facilement adopté ce texte, mais sans une seule voix républicaine.La balle est maintenant entre les mains des sénateurs, qui se prononceront la semaine prochaine.À LIRE EN PAGE A18 iPod Shuffle SURVIVRE À UN LICENCIEMENT LOUISE LEDUC PAGES A14 ET A15 HISTOIRES D\u2019OISEAUX Les Cards ont influencé l\u2019histoire du football canadien et des Alouettes DANIEL LEMAY SPORTS PAGE 2 Le syndrome du sablier Michael LA CHRONIQUE DE VINCENT MARISSAL PAGE A3 Ignatieff L\u2019IMMIGRATION A LES FAUX HOMOSEXUELS À L\u2019OEIL TRISTAN PÉLOQUIN PAGE A11 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Les athées du hockey LA CHRONIQUE DE MICHÈLE OUIMET PAGE A7 REVENUS EN HAUSSE Loto-Québec se joue du ralentissement HUGO FONTAINE LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 BUDGET FLAHERTY L\u2019industrie réagit LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 CHUM Le directeur général adjoint en congé de maladie ANDRÉ NOËL PAGE A13 DAPHNÉ CAMERON PAGE A8 600 COLS BLEUS DÉBRAYENT EN PLEINE HEURE DE POINTE DÉNEIGEMENT PERTURBÉ Les cols bleus voulaient protester contre la nonrémunération de leusr heures supplémentaires effectuées depuis le début du mois de décembre.Montréal jeudi 29 janvier 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 125e année No 98 62 pages, 5 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 1678396A MÉTHODOLOGIE : Ce sondage a été réalisé auprès de 1000 Québécois du 15 au 25 janvier 2009 dans le cadre d\u2019un sondage omnibus CROP-express pour le compte de La Presse.Il est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d\u2019erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l\u2019échantillon.SATISFACTION DES QUÉBÉCOIS À L\u2019ÉGARD DU GOUVERNEMENT HARPER PLUTÔT/TRÈS INSATISFAITS PLUTÔT / TRÈS SATISFAITS SANS OPINION 0% 10 20 30 40 50 60 70 80 61% 34% 5% 23/11au 03/12 2006 15-20/02/2007 17-28/05/2007 16-26/08/2007 18-28/10/2007 17-27/01/2008 13-26/03/2008 17-27/04/2008 15-26/05/2008 12-23/06/2008 14-24/08/2008 18-28/09/2008 15-25/01/2009 23 janvier2006 ÉLECTIONS ÉLECTIONS 23/11 au 03/12 2006 17-28/05/2007 15-20/02/2007 16-26/08/2007 18-28/10/2007 17-27/01/2008 13-26/03/2008 17-27/04/2008 12-23/06/2008 15-26/05/2008 14-24/08/2008 18-28/09/2008 ÉVOLUTION DES INTENTIONS DEVOTE DESQUÉBÉCOISAUFÉDÉRAL (Après répartition proportionnelle) BQ 34% NPD 15% Autres 4% PCC 16% PLC 31% 14/10/2008 15-25/01/2009 0 10 20 30 40 50% DU BUREAU D\u2019OTTAWA JOËL-DENIS BELLAVANCE La donne politique a changé au Québec depuis les élections fédérales du 14 octobre.Les appuis du Parti conservateur sont en chute libre dans la province tandis que la cote du Parti libéral auprès des électeurs enregistre un bond spectaculaire, au point où les troupes de Michael Ignatieff talonnent le Bloc québécois.Si des élections fédérales avaient lieu aujourd\u2019hui, le Parti conservateur obtiendrait une maigre part de 16% des intentions de vote, un recul de six points de pourcentage par rapport au dernier scrutin et son pire score depuis qu\u2019il est au pouvoir.Le Parti libéral sortirait grand gagnant de ce changement de l\u2019humeur des Québécois en récoltant 31% d\u2019appuis alors qu\u2019il avait dû se contenter de 24% le jour des élections.Le Bloc québécois, qui avait raflé 38% des voix au dernier scrutin, voit ses appuis passer à 34%.Enfin, le NPD obtiendrait 15% des intentions de vote, presque autant que le Parti conservateur.Le jour des élections, les troupes néo-démocrates de Jack Layton avaient obtenu 12% des voix.Telles sont les grandes conclusions d\u2019un sondage CROP réalisé auprès de 1000 personnes entre le 15 et le 25 janvier, soit avant le dépôt du budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, à la Chambre des communes mardi.Ce coup de sonde, le premier réalisé sur la scène fédérale au Québec depuis le dernier scrutin, comporte une marge d\u2019erreur de 3points de pourcentage, 19 fois sur 20.Ces résultats encourageants pour les libéraux surviennent alors que leur chef Michael Ignatieff a choisi, hier, de larguer la coalition qui liait le Parti libéral au NPD et au Bloc pour remplacer les conservateurs au pouvoir.M.Ignatieff a confirmé que son parti appuiera le budget du ministre des Finances Jim Flaherty, assurant ainsi la survie du gouvernement minoritaire de Stephen Harper pour encore quelques mois.Ce geste a soulevé l\u2019ire du chef du NPD Jack Layton et de son collègue du Bloc québécois Gilles Duceppe, qui ont multiplié les attaques contre Michael Ignatieff, le chef qui semble avoir le vent dans les voiles au Québec.Chez les électeurs francophones, le Bloc québécois caracole toujours en tête dans les intentions de vote avec 40%.Mais le Parti libéral a supplanté le Parti conservateur au deuxième rang en étant le choix de 26% des francophones, soit plus du double que lors du dernier sondage réalisé du 18 au 28 septembre, en pleine campagne électorale.Le Parti conservateur perd presque la moitié de ses appuis chez les francophones.Il n\u2019obtient plus que 15% alors qu\u2019il en récoltait 29% dans le dernier sondage.Nouveau souffle Pour le vice-président de CROP, Claude Gauthier, il est clair que l\u2019arrivée de Michael Ignatieff donne un nouveau souffle au Parti libéral au Québec.Le sondage vient aussi confirmer que Stéphane Dion était un boulet pour son parti.«Les Québécois sont plus sympathiques envers M.Ignatieff qu\u2019ils ne l\u2019étaient envers M.Dion.Il semble être la nouvelle coqueluche des Québécois.Maintenant, est-ce que cela va durer ou pas, cela reste à voir.Mais pour l\u2019instant, c\u2019est bien parti», estime M.Gauthier.Et les mauvaises nouvelles ne s\u2019arrêtent pas là pour les conservateurs.Il n\u2019y a plus que 34% des Québécois qui se montrent satisfaits de la gestion des affaires de l\u2019État du gouvernement Harper alors que 61% en sont insatisfaits.Il s\u2019agit du pire score du gouvernement conservateur depuis son arrivée au pouvoir il y a trois ans.Pis encore, seulement 16% des personnes interrogées choisissent Stephen Harper parmi les chefs actuels comme le meilleure premier ministre.À cet égard, M.Harper se fait damer le pion à la fois par Michael Ignatieff et Jack Layton.Le chef libéral est vu par 37% des répondants comme le meilleur choix au poste de premier ministre tandis que 23% des Québécois optent pour M.Layton.Même dans la région de Québec, le bastion des conservateurs depuis janvier 2006, l\u2019échiquier politique commence à changer.Le Bloc québécois est en avance dans cette région avec 30% suivi du Parti conservateur (28%) et le Parti libéral (27)%.Au cours des trois dernières années, les appuis des conservateurs ont toujours oscillé entre 40 et 25% dans la grande région de Québec.Capital de sympathie Au dernier scrutin, le Parti conservateur a remporté 10 des 75 sièges au Québec, le Bloc québécois 49 sièges, le Parti libéral 14 sièges et le NPD un siège.Le député indépendant André Arthur a été réélu.Selon Claude Gauthier, la crise politique qui a marqué la dernière session parlementaire semble avoir fait perdre des plumes aux troupes de Stephen Harper.«En quelques mois, M.Harper semble avoir perdu tout son capital de sympathie au Québec.Il s\u2019est montré déconnecté de la réalité québécoise.En même temps, il y a eu le départ de Stéphane Dion et l\u2019arrivée de M.Ignatieff qui semble faire bonne figure », a dit M.Gauthier.La crise politique de la dernière session a été provoquée par un énoncé économique du ministre des Finances, Jim Flaherty, qui ne contenait pas de mesures suffisamment robustes aux yeux de l\u2019opposition pour relancer l\u2019économie canadienne.En outre, le gouvernement Harper proposait dans cet énoncé d\u2019abolir les subventions de l\u2019État versées aux partis politiques, un geste qui aurait étranglé financièrement le Parti libéral, le Bloc québécois et le NPD.Le gouvernement conservateur a finalement reculé sur cette question, mais seulement après que les trois partis eurent menacé de le renverser et de le remplacer par un gouvernement de coalition.À LIRE AUSSI EN PAGE A12 Les intentions de vote des Québécois au provincial IGNATIEFF RELANCE LE PLCAUQUÉBEC Le gouvernement Harper survivra pour au moins quelques mois supplémentaires grâce aux libéraux de Michael Ignatieff, qui appuieront son budget.Mais sa cote de popularité au Québec, elle, est autrement plus préoccupante.Les conservateurs ont littéralement plongé dans la faveur populaire au profit du PLC, révèle un sondage CROP-La Presse.Pire, la satisfaction des Québécois à l\u2019endroit de l\u2019administration de Stephen Harper suit elle aussi une courbe descendante.SONDAGE CROP\u2014LA PRESSE «LES QUÉBÉCOIS SONT PLUS SYMPATHIQUES ENVERS M.IGNATIEFF QU\u2019ILS NE L\u2019ÉTAIENT ENVERS M.DION.MAINTENANT, EST-CE QUE CELA VA DURER OU PAS, CELA RESTE À VOIR.MAIS POUR L\u2019INSTANT, C\u2019EST BIEN PARTI.» VOUS AVEZ UNE NOUVELLE ÀNOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ACTUEL 8 Astrologie du jour ACTUEL 7 Bourses AFFAIRES 13 et 14 Décès ACTUEL 3 à 5 Forum A 20 et 21 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 13 Monde A 18 et 19 Petites annonces ACTUEL 3 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Plutôt nuageux avec quelques flocons, maximum -6, minimum -12.ACTUEL 5 PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Stephen Harper et les conservateurs sont les premières victimes de la plus grande popularité des libéraux au Québec: si des élections avaient lieu aujourd\u2019hui, ils n\u2019obtiendraient qu\u2019un maigre résultat de 16%.Hier, au lendemain du dévoilement du budget, le premier ministre a visité une maison en rénovation d\u2019Ottawa, où il a tâté de la cloueuse.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 LEMEILLEUR PREMIERMINISTREDUCANADA MICHAEL IGNATIEFF PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS 37% JACK LAYTON 23% STEPHEN HARPER 16% GILLES DUCEPPE 1% PHOTOTOM HANSON, PC PHOTO ADRIAN WYLD, PC PHOTO FRED CHARTRAND, PC INTENTIONS DE VOTE DESQUÉBÉCOIS FRANCOPHONES AU FÉDÉRAL PV 4% NPD 15% PCC 15% PLC 26% BQ 40% (Après répartition proportionnelle) MÉTHODOLOGIE : Ce sondage a été réalisé auprès de 1000 Québécois du 15 au 25 janvier 2009 dans le cadre d\u2019un sondage omnibus CROP-express pour le compte de La Presse.Il est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d\u2019erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l\u2019échantillon.PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE Michael Ignatieff a annoncé en conférence de presse hier que les libéraux sont prêts à soutenir le budget.Entre-temps, un sondage CROP-La Presse révèle que le chef du PLC bénéficie d\u2019un vent de sympathie au Québec.Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour Michael Ignatieff dans notre plus récent sondage CROP.La bonne, ça crève les yeux, c\u2019est que les libéraux reprennent du terrain au Québec, que leur nouveau chef jouit d\u2019une forte crédibilité et que le gouvernement conservateur est en chute libre, tant dans les intentions de votes que pour le taux de satisfaction.La mauvaise nouvelle n\u2019est pas si évidente.Elle est cachée derrière les chiffres positifs pour les libéraux.Appelons cela le «syndrome du sablier», ce phénomène connu et documenté qui fait que les nouveaux chefs de parti profitent presque toujours d\u2019une lune de miel et tirent leur parti vers le haut dans les mois suivant leur entrée en fonction, mais que ce capital s\u2019effrite presque immanquablement avec le temps.En d\u2019autres termes, «Iggy» a réussi son entrée, mais le plus dur reste à faire.Il doit maintenant lutter contre la gravité qui, au fil des mois, ramène les appuis vers le bas, comme le sable dans un sablier.La dernière fois que les libéraux ont changé de chef, lors de l\u2019élection de Stéphane Dion, en décembre 2006, ils avaient pris neuf points dans les intentions de vote au Québec, passant de 20% à 29%.On connaît la suite et, surtout, la fin.Même phénomène à Québec.André Boisclair, après son élection à la tête du Parti québécois, a fait bondir les appuis de son parti jusqu\u2019à 53%.Le PQ avait fini à 28%, 15 mois plus tard aux élections.L\u2019arrivée de Pauline Marois a eu le même effet : de 23% à 33% d\u2019avril à août 2007.Cas rare toutefois, la chef du PQ a maintenu ses appuis lors des élections.Sachant qu\u2019il risque de redescendre, Michael Ignatieff prend donc un pari risqué en appuyant le budget des conservateurs, qui ont perdu énormément de crédibilité et de popularité au Québec depuis les dernières élections.Le lien de confiance entre Stephen Harper et les Québécois, si durement construit par le chef conservateur depuis 2004, a été fortement ébranlé.Est-ce foutu?On le saura en suivant la tendance des prochains sondages mais, à l\u2019heure actuelle, c\u2019est retour à la case départ pour les bleus.Bonne journée pour le Bloc Paradoxalement, parmi les chefs politiques à Ottawa, c\u2019est celui qui semble le plus fâché qui a gagné le plus dans ce nouvel épisode de politique extrême.Gilles Duceppe vient en effet de trouver dans les événements des dernières heures des munitions pour repartir au front de la grande bataille des intérêts du Québec.À supposer, comme on peut le croire, que nous nous retrouvions de nouveau en campagne électorale avant longtemps, le Bloc québécois n\u2019aura pas trop de mal à se trouver des chevaux de bataille.Et des adversaires.Les points de litige entre Québec et Ottawa sont tellement nombreux, le Bloc aura l\u2019embarras du choix pour mener la lutte aux Communes.Péréquation, culture, commission des valeurs mobi l ières, aide au secteur manufacturier, environnement, accessibi l ité de l \u2019assurance emploi, la liste est longue.Par ailleurs, le décès, confirmé hier par la décision de Michael Ignatieff d\u2019appuyer le budget Flaherty, de la coalition PLCNPD appuyée par le Bloc est, finalement, une autre bonne nouvelle pour Gilles Duceppe.D\u2019abord parce qu\u2019il y a dans le mouvement souverainiste, quoi qu\u2019en dise Gilles Duceppe, un certain malaise à voir le Bloc jouer le rôle de caution du gouvernement fédéral, dirigé par un libéral qui plus est.Et puis les bloquistes pourront accuser le nouveau chef libéral d\u2019avoir débranché la coalition par pur intérêt partisan, les libéraux croyant maintenant pouvoir prendre le pouvoir sans s\u2019allier aux autres partis de l\u2019opposition.Déjà hier, Gilles Duceppe accusait Michael Ignatieff d\u2019avoir laissé tomber le Québec en donnant son appui à un budget imparfait sans tenter d\u2019obtenir quoi que ce soit pour le Québec.I l est vr ai que Michael Ignatieff n\u2019a pas vendu chèrement son appui; il s\u2019est contenté d\u2019un amendement qui demande des rapports d\u2019étape de la mise en application des mesures budgétaires.Lorsqu\u2019on constate avec quelle rapidité les conservateurs ont accepté l\u2019amendement proposé par les libéraux, on ne peut s\u2019empêcher de penser que ceuxci auraient pu tenter d\u2019en soutirer davantage.D\u2019autant plus que M.Ignatieff a dressé une longue liste de récriminations contre ce budget, notamment le manque d\u2019accessibilité de l\u2019assurance emploi, des doutes sur le montant du déficit avancé par le ministre des Finances, les changements de calcul de la péréquation e t le manque de mesu r e s environnementales.Chose certaine, les libéraux, même s\u2019ils se portent mieux au Québec, sont toujours loin derrière le Bloc chez les électeurs francophones.Le climat à Ottawa et la guerre froide entre les gouvernements Harper et Charest ne feront que renforcer la base électorale du Bloc.L\u2019impression, pas tout à fait fausse, que le gouvernement Harper a tourné le dos au Québec pour courtiser l\u2019Ontario joue aussi certainement en faveur du Bloc québécois.Ce n\u2019est pas un hasard si les libéraux fédéraux ont beaucoup insisté hier pour dire que leur nouveau chef avait rétabli les ponts avec Jean Charest et qu\u2019il défendrait aux Communes les revendications du Québec.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Le syndrome du sablier VINCENT MARISSAL CHRONIQUE «Iggy» a réussi son entrée, mais le plus dur reste à faire.Il doit maintenant lutter contre la gravité qui, au fil des mois, ramène les appuis vers le bas, comme le sable dans un sablier.SONDAGECROP\u2014LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 29 JA N V I ER 20 0 9 A 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll KARIM BENESSAIEH ET DENIS LESSARD Le budget Flaherty consacre le fait que Stephen Harper a fait une croix sur le Québec, et est «un échec pour Jean Charest», estiment tant le PQ que l\u2019ADQ.«Ce qu\u2019on constate, dans le fond, c\u2019est que le fédéralisme est rentable pour l\u2019Ontario et pour l\u2019Alberta, a déclaré avec ironie Pauline Marois, en point de presse hier matin à La Malbaie.Cependant, quand il faudra rembourser le déficit, le Québec devra être au rendez-vous au même titre que les autres.» La chef de l\u2019opposition note que le Québec perdra un milliard en péréquation dans les deux prochaines années mais que l\u2019Ontario recevra quatre milliards de plus.«On a l\u2019impression que le Québec n\u2019est plus dans le radar en ce qui a trait à Ottawa.» Mme Marois estime que Jean Charest « a littéralement failli à la tâche de défendre nos intérêts » en refusant d\u2019élever le ton face au fédéral lors de la dernière campagne électorale.«Ne rien faire, c\u2019est trahir nos intérêts, c\u2019est trahir les attentes des Québécois, simplement pour protéger sa capacité de gagner une élection.C\u2019est absolument inacceptable pour un premier ministre du Québec.» Quant à la décision de Michael Ignatieff d\u2019appuyer le budget Flaherty à certaines conditions, Mme Marois y voit un «message » négatif envers le Québec.«Le budget, il n\u2019est pas bon pour le Québec.Que M.Ignatieff ait voté pour ce budget, il a ses propres raisons, j\u2019imagine.Il préfère préserver sa capacité d\u2019aller en élections plus tard, mieux préparé sans doute, plutôt que de défendre les intérêts des Québécois.» « Sabotage » de Jean Charest En matinée, en point de presse à Québec, Éric Caire, porte-parole de l\u2019ADQ pour les questions fédérales provinciales, a soutenu que le Québec faisait les frais des mauvaises relations entre Stephen Harper et Jean Charest.«Le budget est un constat d\u2019échec total» parce que Jean Charest a «complètement saboté» sa relation avec le gouvernement fédéral, a estimé l\u2019adéquiste.Les relations se sont assombries depuis le printemps 2007 quand Québec avait «détourné» le règlement du déséquilibre fiscal, près d\u2019un milliard utilisé pour des baisses d\u2019impôts plutôt que pour le financement des réseaux de la santé et de l\u2019éducation.«Le premier ministre s\u2019est tellement discrédité auprès d\u2019Ottawa qu\u2019on n\u2019a pas eu ce à quoi on était en droit de s\u2019attendre », a ajouté M.Caire.Sur le budget Flaherty, l\u2019adéquiste a jugé «très décevants» les gestes pour le secteur forestier, 170 millions pour l\u2019ensemble du Canada.Il a critiqué aussi «le déni de la compétence provinciale» contenue dans le projet fédéral d\u2019une commission pancanadienne des valeurs mobilières.Les 12 milliards pour les infrastructures sont une bonne nouvelle.Quant à la revue de la péréquation, dénoncée sans détour par le gouvernement Charest, elle ne doit pas faire perdre de vue l\u2019objectif que doit avoir le gouvernement Charest : faire en sorte que le Québec se hisse dans le peloton des provinces les plus riches et cesse de compter sur cette redistribution de la richesse destinée aux plus pauvres.M.Caire a dû se défendre de prendre le parti du gouvernement Harper.Comme Mario Dumont, il avait critiqué les choix d\u2019Ottawa lors de la dernière campagne fédérale, en matière de jeunes contrevenants par exemple.Jean Charest a choisi de «taper sur le clou» frénétiquement durant la campagne fédérale pour rester muet au lendemain des élections.«Mario Dumont n\u2019a pas déchiré sa chemise en pleine campagne pour après cela tomber en silence radio », a souligné M.Caire.Le budget vu de Québec.«Un échec pour Charest», selon le PQ et l\u2019ADQ HUGO DE GRANDPRÉ ET MALORIE BEAUCHEMIN OTTAWA \u2014 Le Parti libéral permettra au gouvernement Harper de survivre.Après un long mois de suspense, son nouveau chef, Michael Ignatieff, a annoncé hier qu\u2019il voterait en faveur du budget, moyennant un amendement que les conservateurs se sont empressés d\u2019accepter.La coalition née en décembre dernier est donc morte.Mais elle n\u2019est pas nécessairement enterrée.Les leaders du Bloc québécois et du NPD ont sévèrement critiqué la décision de leur adversaire libéral.Mais aucun n\u2019est allé jusqu\u2019à écarter complètement cette option pour l\u2019avenir.La crise politique qui a agité la colline parlementaire et failli donner auCanada son premier gouvernement de coalition en près d\u2019un siècle s\u2019est donc terminée aussi subitement qu\u2019elle avait éclaté, lorsque tous les partis s\u2019étaient en novembre insurgés contre l\u2019Énoncé économique du ministre des Finances, Jim Flaherty.Michael Ignatieff, qui avait décidé de prendre la nuit pour réfléchir à sa décision face au budget, a annoncé ses couleurs en fin de matinée, hier.«Si le plan de relance a une chance d\u2019aider les Canadiens, il faut qu\u2019il soit exécuté », a lancé le chef libéral, en conférence de presse.Mais à titre de chef de l\u2019opposition officielle, il entend imposer une discipline au premier ministre conservateur.Ainsi, le Parti libéral a déposé un seul amendement, sans impact fiscal ou financier, réclamant que le gouvernement présente, à trois reprises en 2009, des bilans des progrès réalisés en matière de relance économique, de création d\u2019emplois, ainsi qu\u2019un portrait à jour du déficit.Les rapports seront présentés à la fin mars, en juin et au début décembre.Le dépôt en Chambre de chacun de ses bilans pourrait être suivi d\u2019un vote de confiance, a laissé entendre M.Ignatieff, ajoutant qu\u2019il pourrait à tout moment décider de renverser le gouvernement.«J\u2019ai mis ce gouvernement en probation, a martelé M.Ignatieff.C\u2019est du sérieux.Je n\u2019ai pas peur de le défaire, je n\u2019ai pas peur même d\u2019aller en élections.Ce que je dis, c\u2019est que les Canadiens veulent donner à ce gouvernement la chance de gouverner, la chance d\u2019appliquer les mesures dans ce budget.» S\u2019il concède qu\u2019il s\u2019agit de la mort de la coalition que formait le Parti libéral avec le NPD, appuyée par le Bloc québécois, M.Ignatieff estime que l\u2019opposition alliée a rempli son mandat.«La coalition a réussi à abattre un travail remarquable.La coalition a forcé un premier ministre vraiment imprudent à repenser sa façon autoritaire d\u2019agir, a dit le chef libéral.La coalition a forcé le gouvernement à déposer un budget inattendu certainement d\u2019un premier ministre conservateur.Tout cela, c\u2019est grâce à l\u2019opposition qui s\u2019est unie contre le gouvernement.» En fin d\u2019après-midi, le gouvernement Harper a annoncé qu\u2019il voterait en faveur de l\u2019amendement libéral.«Il n\u2019y a rien de nouveau, a expliqué le leader du gouvernement à la Chambre des communes, Jay Hill.Nous rendons toujours des comptes au Parlement et au peuple canadien et ce n\u2019est qu\u2019un autre mécanisme pour rendre compte à la Chambre des communes des progrès que nous entendons faire.» Layton et Duceppe furieux Le Bloc québécois et le NPD ont été cinglants dans leurs critiques de la décision du Parti libéral.«Michael Ignatieff a décidé de maintenir Stephen Harper au pouvoir.C\u2019est la première décision publique d\u2019importance de M.Ignatieff.Il a décidé de suivre la mauvaise politique de M.Dion, a lancé le chef néodémocrate Jack Layton, furieux.Lorsque les libéraux voteront pour M.Harper, avec ou sans amendement minime, ce sera leur 45e vote d\u2019affilée pour maintenir Stephen Harper au pouvoir.» M.Layton a promis de s\u2019opposer à «cette nouvelle coalition» entre libéraux et conservateurs, estimant que M.Ignatieff pourrait maintenir M.Harper au pouvoir pour encore longtemps.«Aujourd\u2019hui, nous avons appris qu\u2019on ne peut pas faire confiance à M.Ignatieff pour s\u2019opposer à M.Harper », a-t-il conclu.«Une fois de plus, le Parti libéral du Canada laisse tomber le Québec, sa population, son économie », a quant à lui dénoncé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Il a qualifié l\u2019amendement libéral de simple écran de fumée ne servant qu\u2019à laisser le gouvernement en vie au moins jusqu\u2019au prochain budget.M.Duceppe croit en effet que les libéraux trouveront une excuse pour ne pas défaire le gouvernement chaque fois que celui-ci remettra l\u2019un de ses comptes rendus à la Chambre des communes.Le Bloc a présenté un sousamendement reprenant en substance la motion unanime votée il y a quelques semaines à l\u2019Assemblée nationale, et qui réclame quelques mesures précises pour faire face à la crise.Comme les députés du Québec, le Bloc demande entre autres que les critères d\u2019admissibilité à l\u2019assurance emploi soient assouplis pour permettre à plus de chômeurs d\u2019y avoir accès.Le parti souverainiste souhaite aussi que les baisses d\u2019impôts profitent davantage aux plus démunis.«Tous les élus du Québec qui voteront contre ce sous-amendement et en faveur de ce budget conservateur, auront choisi le Canada, au détriment du Québec », a dit Gilles Duceppe.Le NPD votera en faveur de ce sous-amendement, tandis que les conservateurs et les libéraux voteront contre.Il faut dire que la modification proposée par le Bloc annulerait celle du Parti libéral.Ignatieff se rallie au budget Le chef libéral abandonne le projet de coalition avec le Bloc et le NPD PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE «Les Canadiens veulent donner à ce gouvernement la chance de gouverner », a dit hier Michael Ignatieff.«Ne rien faire, c\u2019est trahir nos intérêts, c\u2019est trahir les attentes des Québécois.C\u2019est absolument inacceptable pour un premier ministre du Québec.» \u2013 Pauline Marois POLITIQUE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 Les prix de cette annonce sont valides pour les réservations effectuées entre le 29 janv.et le 2 fév.2009, inclusivement.Les prix sont par personne établis selon une occupation double et en fonction des départs de l\u2019Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, à moins de mention contraire.S\u2019applique aux nouvelles réservations seulement.Ne s\u2019applique pas aux réservations de groupe.L\u2019offre est selon la disponibilité et ne peut être combinée à aucune autre offre ou promotion.Les réductions applicables sont déjà incluses dans les prix.Les prix sont assujettis à modification sans préavis.Vols exploités par Air Canada.Pour connaître les modalités et conditions, consultez les brochures de Vacances Air Canada.Permis d\u2019enregistrement du Québec No 702566.\u2020Les milles Aéroplan ne sont pas des milles réels, mais bien des points qui peuvent être échangés contre des voyages de récompense.À moins de mention contraire, les milles Aéroplan mentionnés sont accordés pour les séjours incluant le vol et sont établis par passager en fonction d\u2019un vol aller-retour en classe économique au départ de Montréal vers Punta Cana et sont remis par membre Aéroplan.Pour connaître le nombre de milles Aéroplan pouvant être accumulé sur les vols vers d\u2019autres destinations, visitez le site www.vacancesaircanada.com.n AéroplanMD est une marque déposée d'Aéroplan Canada Inc.Vacances Air CanadaMD est une marque déposée d\u2019Air Canada, utilisée par la Société en commandite Touram.Vacances Air CanadaMD est une marque déposée d\u2019Air Canada, utilisée par la Société en commandite Touram.Pour les plus récentes mises à jour, visitez vacancesaircanada.com.Les prix n'incluent pas la contribution des clients au Fond d'indemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $/1000 $.vacancesaircanada.com Composez sans frais le 1-866-529-2079 ou contactez votre agent de voyages OBTENEZ JUSQU\u2019À 3 700 MILLES AÉROPLANMD PAR MEMBRE \u2020 Bahia Principe Clubs&Resorts Punta Cana Gran Bahia Principe Punta Cana \u2022 5 H Tout-Compris \u2022 Suite junior 7 et 8 fév.\u2022 1 sem.1499$ Gran Bahia Principe Ambar, Don Pablo Collection \u2022 5 H Tout-Compris \u2022 Suite junior 7 et 8 fév.\u2022 1 sem.1599$ Adultes seulement Cancun / RivieraMaya Gran Bahia Principe Tulum \u2022 5 H Tout-Compris \u2022 Ch.standard 25 mars \u2022 1 sem.1669$ Gran Bahia Principe Coba \u2022 5 H Tout-Compris \u2022 Suite junior 9 mars \u2022 1 sem.1899$ Gran Bahia Principe Tulum à Cancun / Riviera Maya 1677780A ACTUALITÉS C\u2019est pas pour me vanter, mais mardi soir j \u2019ai joué au basket.Je m\u2019étais pelleté un rectangle sous le panneau en prévision du budget, et quand Patrice Roy a ouvert son téléjournal avec ledit budget, je suis allé chercher mon ballon à la cave.Où t u vas ?m\u2019a di t ma fiancée.Devine, j\u2019ai dit en faisant tourner le ballon sur mon doigt devant son nez.Il faisait -12.Mais sans un souffle de vent et c\u2019était comme zéro.Même qu\u2019après quelques paniers, c\u2019était le printemps.Sauf pour le ballon qui, bientôt, a cessé de rebondir, un effet du froid.Le ciel était plein d\u2019étoiles.Le silence végétal.Je jouais à la lueur diffuse de l\u2019ampoule sur la galerie qui m\u2019éclairait de biais, c\u2019est ainsi que le basket peut être un loisir aussi romantique que la lecture à la bougie.Dans mon iPod, j\u2019avais choisi cette liste de lecture où je fais alterner Martin Léon avec Delerm et Camille.Martin Léon: même la lune semblait morte\\j\u2019ai mis la clé dans porte\\je suis revenu vivre en ville Delerm: c\u2019est le soir où près du métro\\ nous avons croisé Modiano Camille: endormie cheveux mouillés\\ bras repliés Puis mon iPod s\u2019est tu pour la même raison que mon ballon ne rebondissait plus: le froid.Moi, j\u2019avais de plus en plus chaud, le ballon faisait des floutches éraillés en passant dans le filet plein de glaçons qui obturaient les mailles.Entre les floutches, toujours le silence végétal et toujours les étoiles.Voilà, c\u2019est vraiment tout ce que j\u2019ai à dire sur le budget, c\u2019est pas beaucoup mais c\u2019est de bon coeur.Je n\u2019ai pas regardé le Téléjournal de 22 heures, j\u2019ai plutôt regardé pour la seconde fois en quatre jours, un film magnifique, La graine et le mulet.Je suis là-dessus en phase avec les critiques qui ont beaucoup aimé aussi, tel Cassivi qui me raconte cependant que de nombreux lecteurs lui ont manifesté leur désaccord sur le ton: on sait bien, vous autres les intellos.Je vous jure que Cassivi n\u2019est pas intello, encore moins que moi.Si, c\u2019est possible; la preuve, il a presque aimé les Ch\u2019tis et pas tant détesté La grande séduction.Mais on parle moins ici de fautes de goût que de l\u2019obligation qui est faite à tous les critiques d\u2019aimer ça de temps en temps, surtout quand s\u2019annonce un triomphe populaire.La médiaphobie ambiante véhicule que la critique en général se plaît à toujours aller contre les goûts populaires alors que c\u2019est exactement le contraire: la critique en général se mortifie d\u2019avoir à dire d\u2019une merde qu\u2019elle en est une; c\u2019est bien pourquoi elle en oublie quelques-unes, par lassitude d\u2019être toujours la mouche du coche.Pour revenir à ce film magnifique qu\u2019est La graine et le mulet \u2013 et non pas la graine du mulet, y\u2019a pas personne qui suce un mulet dans ce film-là \u2013 je ne saurais trop conseiller à ceux qui ont adoré les Ch\u2019tis de le relouer plutôt.Et làdessus, c\u2019est vrai, je n\u2019ai vraiment plus rien à dire du budget.ÉCOLOGIE \u2014 On peut maintenant aborder le vrai sujet de cette chronique: les poêles à bois.Si on en venait à interdire mon poêle à bois, j\u2019en serais malheureux moins pour la chaleur qu\u2019il ne me donnerait plus que pour tout le reste.Le reste: ne plus aller bûcher les arbres que les grands vents et la foudre couchent dans mon bois.Le reste: scier, fendre, et corder entre deux fûts, le tremble, l\u2019érable, le pommier, le cerisier (celui de Pennsylvanie) et même le spongieux bouleau.Le reste: ces vivifiantes journées d\u2019octobre et de novembre, mais aussi de mars et d\u2019avril passées dans la forêt.Le reste: plastronner devant la visite (qui s\u2019en fout!) oui madame, j\u2019ai sorti tout ça à la brouette! Je savais déjà qu\u2019il n\u2019était rien de moins écologique que l\u2019invraisemblable dépense de temps et d\u2019énergie qu\u2019il faut déployer pour sortir du bois et amener jusqu\u2019au foyer une simple bûche.Mais je voyais dans ce gaspillage de temps un éloge à la lenteur, une rupture avec la sacro-sainte utilité.Voilà beaucoup moins léger.Voilà qu\u2019on me dit que, lorsqu\u2019il brûle, mon bois n\u2019est pas écologique non plus.Qu\u2019il laisse dans l\u2019air un smog plein de particules cancérigènes.Ciel.J\u2019étais là à cocooner dans sa douce chaleur, à faire mijoter des soupes sur son rond en me racontant qu\u2019elles y retrouvaient des saveurs d\u2019antan, à y faire griller parfois des châtaignes des Pouilles, et vous me dites que ce faisant, mon poêle donne le cancer à des petits enfants?Ciel.Les gens qui nous gouvernent n\u2019osent pas toucher aux sables bitumineux qui pourrissent l\u2019air de ce pays, n\u2019osent pas toucher ou si peu à l\u2019industrie des pesticides qui nous empoisonnent au sens premier de mot, n\u2019osent pas faire les liens entre le cancer, l\u2019obésité, le diabète, les allergies et les bouillies médicamentées dont on nourrit nos poulets, nos vaches, nos porcs, mais.mais ils veulent éteindre mon petit feu.En préparation de la chose, ils ont même obtenu que les bulletins de météo précisent, c\u2019est tout nouveau, que le smog est la faute de mon poêle à bois.J\u2019avoue que celle-là a mis le feu à ma cheminée.Question: quand, au lieu de vous réjouir comme une dinde de la prochaine bordée, allez-vous ajouter à votre bulletin météo des informations ponctuelles sur le réchauffement climatique, rappeler ses conséquences dramatiques, sécheresses et inondations, et rappeler que la première cause de ce réchauffement, sans doute le plus grand défi auquel doit faire face la planète, est la croissance économique, pas mon petit poêle à bois qui n\u2019est pas un facteur de croissance économique, qui serait même plutôt le contraire.Et dans les quotidiennes nouvelles sur le cancer, après avoir nommé mon poêle à bois, seraitil possible de nommer aussi le nom de quelques-unes des grandes compagnies qui produisent des pesticides, comme Mosanto, Bayer, Syngenta, Dow, Dupont, etc., autant responsables que mon poêle, combien on parie ?de l\u2019augmentation du cancer du côlon, de l\u2019estomac, de la vessie, du pancréas, de l\u2019utérus, de la leucémie, je continue?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : pfoglia@lapresse.ca Le budget PIERRE FOGLIA CHRONIQUE DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Charest a senti le besoin de faire une seconde réaction au budget du gouvernement Harper, manifestement pour éteindre l\u2019incendie allumé par sa minist re des Finances, Monique Jérôme-Forget.Le Québec compte travailler « avec un gouvernement fédéral, pas unilatéral », a martelé M.Charest.Comme sa collègue l\u2019avait fait, il a critiqué la décision du gouvernement Harper de revoir à la baisse les paiements de péréquation pour le Québec.«On a eu 10 ans de débats, d\u2019efforts pour récupérer ce que le Québec avait perdu, a-t-il rappelé.On a fait des gains et, après 10 ans, on était arrivés à un consensus.» En 2007, le gouvernement fédéral et les provinces s\u2019étaient entendus sur une formule de calcul de la péréquation, et il n\u2019est pas raisonnable qu\u2019Ottawa décide seul de modifier ces paramètres, a soutenu Jean Charest.Le «bon sens dans un système fédéral » exige que le fédéral respecte le consensus qu\u2019il a obtenu.Il devrait soumettre ses intentions quant à la péréquation dans un énoncé, un document susceptible d\u2019être discuté avec l\u2019ensemble des provinces.Mais, a-t-il insisté, même si le Québec reçoit 695 millions de moins qu\u2019il ne prévoyait en 2010, il recevra tout de même plus d\u2019argent que l\u2019année précédente.De même, en 2009, Québec recevra 75 millions de moins que ne prévoyait le ministère des Finances, mais c\u2019est tout de même davantage qu\u2019en 2008.«Le Québec en reçoit plus, a-t-il nuancé.Ce n\u2019est pas comme si on s\u2019en faisait enlever\u2026 On reçoit plus, mais c\u2019est moins que prévu.Il faut mettre les choses dans leur contexte.» La veille, reprenant les propos d\u2019un journaliste, Mme Jérôme- Forget avait semblé faire une déclaration de guerre à Stephen Harper : « S\u2019il a largué le Québec, c\u2019est bien dommage pour lui, il sera dans une élection prochainement et aura peut-être besoin des comtés qu\u2019il a au Québec », avait-elle laissé tomber.Jean Charest a adopté un tout autre ton.Il a rappelé que, depuis 2005, les transferts fédéraux au Québec avaient augmenté de 57%.Au sujet de sa promesse électorale de maintenir l\u2019équilibre budgéta ire, M.Charest est bien plus ambigu que par le passé: «Il faut tout faire pour gérer d\u2019abord avec r igueur.Maintenant, le contexte économique change de mois en mois.On doit d\u2019abord répondre à une priorité: maintenir les gens à l\u2019emploi.Et s\u2019il faut faire des gestes qui nous amènent en déficit, on ne peut pas fermer cette porte» a-t-il soutenu.Bonne réponse Dans le budget Flaherty, les mesures sur l\u2019assurance emploi et sur la formation de la main-d\u2019oeuvre sont «une bonne réponse », observe M.Charest, qui souligne aussi qu\u2019il était l\u2019un de ceux qui avaient suggéré à Ottawa d\u2019injecter davantage de fonds dans les organismes fédéraux de développement économique.Il se défend d\u2019avoir «empoisonné » les relations fédéralesprovinciales, au printemps 2007 (juste avant les élections), en affectant à des baisses d\u2019impôt le milliard de dollars accordé par Ottawa pour la santé et l\u2019éducation dans le cadre du règlement du déséquilibre fiscal.Mais, rappelle Jean Charest, ce printemps-là, « neuf provinces sur 10 avaient réduit leurs impôts.Le fédéral l\u2019a fait hier, et on va me reprocher d\u2019avoir baissé les impôts?» a-t-il lancé.La décision du fédéral quant aux impôts devrait clore cette controverse, souligne-t-il.Il venait de passer un autre coup de fil à Michael Ignatieff \u2013 les deux hommes s\u2019étaient déjà parlé récemment, avait indiqué la veille Mme Jérôme-Forget.Jean Charest ne croit pas que cela nuise aux rapports du Québec avec le gouvernement fédéral.«Les rapports que j\u2019ai avec M.Harper sont les mêmes que ceux que j\u2019avais avec MM.Chrétien et Martin dans le passé.Le rapport entre les deux gouvernements ne varie pas selon les gens en poste» a insisté M.Charest.Son dernier contact avec M.Harper remonte au 16 janvier.Québec recevra plus d\u2019argent, mais moins que prévu Charest nuance la réaction de Jérôme-Forget au budget PHOTO CHRIS WATTIE, ARCHIVES REUTERS Jean Charest a tenu à rappeler, hier, que depuis 2005, les transferts fédéraux au Québec avaient augmenté de 57%.Sur notre photo, on le voit en compagnie de Stephen Harper lors de leur dernière rencontre, le 16 janvier.Le «bon sens dans un système fédéral » exige que le fédéral respecte le consensus qu\u2019il a obtenu.BRUNO BISSON Après l\u2019amère déception du budget fédéral, les sociétés de transports en commun du Québec et leurs alliés écologistes renvoient la balle au gouvernement Charest et aux municipalités pour assurer le financement de nouveaux services de trains, d\u2019autobus et de métro.Dans un communiqué douxamer publié hier en réaction au budget présenté mardi par le ministre des Finances du Canada, James Flaherty, l\u2019Association du transport urbain du Québec (ATUQ) a dit comprendre la volonté du gouvernement fédéral de faire des infrastructures la pièce maîtresse de la relance économique.Toutefois, en raison de la fréquentation en hausse en 2008, des nombreux projets de développement qui totalisent des milliards de dollars et des impacts positifs de tels investissements sur l\u2019économie québécoise et canadienne, «les sociétés de transports auraient souhaité que le gouvernement du Canada fasse du transport collectif un des piliers d\u2019une relance verte de l\u2019économie du pays ».«Le budget n\u2019accorde qu\u2019un milliard de dollars sur cinq ans (200 millions par année) à un fonds pour l\u2019infrastructure verte.Des projets de développement des transports collectifs pourraient y être admissibles.En comparaison, une aide de l\u2019ordre de 2,7 milliards est accordée à l\u2019industrie de l\u2019automobile pour l\u2019année à venir.» À l\u2019instar des sociétés de transports, le Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal, qui militait en faveur d\u2019investissements massifs dans les transports en commun, estime toutefois qu\u2019« il faut maintenant relancer la balle aux villes, qui vont recevoir des fonds de 4 milliards pour leurs infrastructures dans les deux prochaines années ».Le porte-parole de la campagne Transport et Développement durable des principaux groupes écologistes de la province, Daniel Bouchard, a souligné que les transports en commun ont été «complètement évacués» du budget Flaherty, et ce, malgré le consensus national sur la nécessité de les améliorer.Prix de consolation Dans ce contexte, le directeur du groupe de promotion des transports en commun Transports 2000 Québec, Normand Parisien, a qualifié hier de «prix de consolation » les promesses d\u2019investissements de 400 millions dans le corridor des trains de passagers de VIA Rail entre Montréal et Toronto.Selon les documents budgétaires , ces investissements permettraient d\u2019ajouter deux liaisons express par jour et d\u2019améliorer la circulation des trains en triplant les voies ferrées dans ce corridor.«Le budget ne fait toutefois aucune mention d\u2019un projet de train à grande vitesse entre Québec et Windsor, qui est dans les cartons depuis des décennies, déplore M.Parisien.La portée des travaux annoncés nous fait craindre aussi que le gouvernement se contente d\u2019améliorer le corridor Montréal-Toronto et laisse tomber le reste du projet.» Les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé ensemble que les études de faisabilité d\u2019un train rapide Québec-Windsor, qui datent du début des années 90, seront mises à jour d\u2019ici un an.Le nom de la société choisie pour réaliser cette mise à jour doit être annoncé dans quelques semaines.Transports en commun «évacués » du budget Grosse déception PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Les sociétés de transport souhaitaient que le gouvernement fasse des transports collectifs «un des piliers d\u2019une relance verte de l\u2019économie du pays ».llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 5 ENVIRONNEMENT FRANÇOIS CARDINAL Le gouvernement Charest a décidé d\u2019épauler les centres de tri afin de les aider à faire face à l\u2019effondrement du prix des matières recyclables, mais il refuse de leur verser de l\u2019argent dans l\u2019immédiat.La ministre de l\u2019Environnement, Line Beauchamp, a dévoilé hier les détails de son plan d\u2019aide à l\u2019industrie du recyclage, très attendu.Les mesures, qui manquent d\u2019ambition aux yeux des écologistes et du Parti québécois, s\u2019appliqueront autant à court terme qu\u2019à long terme.Afin de répondre au principal problème, soit la baisse radicale du prix des matières recyclables depuis le mois de septembre, la ministre offre aux 38 centres de tri du Québec des garanties de prêt, mais pas de chèque comme tel.«Ces garanties de prêt permettront aux centres de tri d\u2019aller chercher des fonds de roulement, d\u2019améliorer leurs liquidités», a précisé Mme Beauchamp.Elle a ajouté qu\u2019une aide directe n\u2019aurait pas été équitable pour certains centres.Cela empêchera-t-il les centres les plus fragiles de fermer définitivement leurs portes?Non, répondent le Front commun pour une gestion écologique des déchets et le Parti québécois.«Ceux qui doivent entreposer les matières aujourd\u2019hui continueront à les entreposer demain, déplore le directeur du Front, Karel Ménard.Si la demande ne revient pas au cours des prochains mois, ils pourraient bien être obligés de fermer pour de bon.» Même son de cloche du côté de l\u2019opposition officielle: «Cela permettra-t-il de remettre à flot les centres qui sont déjà fermés ou ceux qui sont au bord de la fermeture?Absolument pas.Ce plan ne répond pas aux besoins les plus urgents, les plus criants», a indiqué le député péquiste Scott McKay.Contrats Le gouvernement souhaite par ailleurs apporter des amendements législatifs, au retour des députés à l\u2019Assemblée nationale, afin que les villes puissent rouvrir les contrats signés pour le tri et les ajuster à la nouvelle situation économique.Cette mesure vise à répondre aux problèmes engendrés par certains contrats signés dans les derniers mois.Des entreprises comme Tiru, Tricentris et Matrec ont en effet soumissionné à coût nul, acceptant de prendre gratuitement les matières recyclables des villes.Elles avaient alors calculé que les profits liés à la revente des matières seraient suffisants, une stratégie bien évidemment contredite par la baisse des prix des matières.«Ceux qui ont agi de la sorte sont, jusqu\u2019à un certain point, responsables de leur propre malheur», a commenté M.Ménard.À plus long terme, la ministre souhaite s\u2019attaquer aux «problèmes structurels » de l\u2019industrie.Elle a souligné une situation ironique qu\u2019elle entend corriger : alors que plusieurs centres de tri sont obligés d\u2019entreposer leurs matières, incapables de les écouler sur le marché, plusieurs recycleurs (comme Cascades et Kruger) continuent de s\u2019approvisionner aux États-Unis.«Nous allons mettre sur pied un programme de soutien pour qu\u2019il y ait un meilleur arrimage entre les centres de tri et le besoin des recycleurs », a annoncé la ministre.Les centres recevront une aide financière provenant majoritairement des fonds publics de 4,8 millions de dollars (qui pourrait éventuellement être bonifiée à 6 millions) afin de moderniser leurs équipements et de former leur personnel.Notons que l\u2019Union des municipalités, la Fédération des municipalités et Éco Entreprises, qui représente l\u2019industrie, se sont dites satisfaites du plan québécois.À ceux qui craignaient que le contenu de leur bac soit envoyé directement à l\u2019enfouissement, Mme Beauchamp s\u2019est faite rassurante.Un seul centre de tri, a-t-elle dit, a envoyé des matières au dépotoir, en raison «d\u2019une erreur humaine».INDuStRIe Du ReCyCLAge Pas d\u2019argent à court terme pour les centres de tri FRANÇOIS CARDINAL De nombreux Montréalais ont avalé leur café de travers, hier matin, lorsqu\u2019ils ont vu des cols bleus vider le contenu de leur bac de récupération directement\u2026 dans un camion à ordures.Plusieurs d\u2019entre eux ont aussitôt joint La Presse, craignant avec raison que les matières recyclables qu\u2019ils avaient méticuleusement triées prennent la direction du dépotoir.Or il n\u2019en est rien, selon la Ville de Montréal.Ce qui change, ce n\u2019est pas la destination finale des matières, mais bien la façon de mener la collecte, qui sera dorénavant assurée par les cols bleus et leurs bons vieux camions à ordures.«Les contrats de collecte de plusieurs arrondissements, comme Ville- Marie, Ahuntsic, Villeray et le Sud-Ouest, sont venus à échéance en 2008, a indiqué Valérie De Gagné, porte-parole de la Ville.Ce sont les cols bleus, dorénavant, qui prendront le relais.» Au centre-ville, par exemple, deux camions à ordures ont ainsi été nettoyés et convertis en camions de collecte des matières recyclables.La même chose est en cours dans le Plateau Mont-Royal et dans les autres arrondissements mentionnés.Mais ne craint-on pas de rendre les matières inutilisables, avec ces camions habitués à écraser les déchets?«Pas du tout, répond Jacques-Alain Lavallée, de l\u2019arrondissement de Ville-Marie.Lors de la collecte, on peut mettre jusqu\u2019à 10 tonnes de déchets dans un camion.Mais on se limitera à quelque 6 tonnes pour les matières recyclables, qui seront moins compactées.» Et le verre, ne sera-t-il pas broyé?Il appert qu\u2019il peut maintenant être déchargé en tout petits morceaux coupants au centre de tri sans que cela ne pose de problèmes, contrairement à ce qui prévalait avant.Cela a été rendu possible par la modernisation récente, à coût de millions de dollars, du centre de tri Tiru, à Saint-Michel.«Avant, on demandait de ne pas mettre le verre brisé au recyclage pour éviter que les personnes qui manipulent les matières se blessent.Aujourd\u2019hui, en revanche, le centre de tri est doté de nouvelles machines qui font le tri du verre grâce à des lecteurs lasers», explique Patrick Saint-Germain, guide au Complexe environnemental de Saint-Michel (TOHU).Autrement dit, les Montréalais qui voient leurs matières recyclables se diriger vers le centre de tri Saint-Michel (il faut appeler son bureau d\u2019arrondissement pour en savoir plus) peuvent maintenant déposer leurs matières recyclables pêle-mêle dans leur bac ou leur sac bleu transparent, sans crainte que le tout soit envoyé à l\u2019enfouissement.Tous ces changements n\u2019ont donc rien à voir avec les problèmes rencontrés ces derniers mois par les centres de tri.À l\u2019arrondissement du Plateau, on explique que la collecte des matières recyclables se fera dorénavant par les cols bleus pour de simples raisons financières.«Une étude menée par la ville centre a conclu qu\u2019il y avait des économies liées à cette réorganisation, a indiqué le porteparole, Michel Tanguay.La collecte des ordures, par contre, continuera d\u2019être faite par le privé.» NOuveLLe méthODe De COLLeCte Des matières recyclables dans les camions à ordures\u2026 PHOTO LAETITIA DECONINCK, LE SOLEIL Afin de contrer l\u2019effet de la baisse radicale du prix des matières recyclables, Québec offre aux 38 centres de tri du Québec des garanties de prêt.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R e S S e M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 1700731A ACTUALITÉS «Salut, Michèle, t\u2019a s gagné! \u2013 Pas les billets de hockey!» C\u2019est la première chose que j\u2019ai apprise en arrivant à La Presse vendredi dernier.Je venais de gagner deux billets pour assister au concours d\u2019habileté du match des Étoiles, au Centre Bell.La Presse a fait tirer deux billets.Je ne gagne jamais rien, je ne risquais donc pas grand-chose en participant au tirage.Je me disais que ça ferait plaisir à mon chum.La fièvre, l\u2019obsession, les statistiques, Kovalev, j\u2019ai beau me tâter, rien.Pas une once d\u2019excitation.Diagnostic : le hockey m\u2019ennuie.Mais bon, j\u2019avais gagné les billets, mes collègues bavaient de jalousie, j\u2019ai donc décidé de jouer le jeu.Si tout le monde (ou presque) aime le hockey, si Montréal est hockey, si la fièvre s\u2019empare de la ville, si desmilliers de gens vibrent en voyant une rondelle revoler sur la glace, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas participer à cette gigantesque fête qui, dois-je le préciser, traîne pendant des mois et des mois, d\u2019octobre à juin.Une éternité.Première résolution: m\u2019informer.J\u2019ai passé une partie de mon samedi la tête plongée dans la section sports des journaux, une rubrique que je fréquente peu.À 18h15, nous étions dans l\u2019autobus, mon chum et moi.«Regarde, lui ai-je dit, j\u2019ai apporté un livre au cas où je trouverais le temps long.» Mon chum a levé les yeux au ciel.Le type assis à côté de moi m\u2019a lâché un regard, mais un regard ! Je ne peux pas vous dire.Un mélange d\u2019incrédulité et de condescendance enrobé d\u2019indignation à peine contenue.Il portait un chandail du Canadien.Un fan, un vrai.32 ans, passionné par le hockey.Il a payé son billet, lui : 450$.Bon pour deux soirs : samedi pour le concours d\u2019habileté et dimanche pour le match des Étoiles.Il investit 10 000$ par année pour acheter des billets de hockey.Un bon client du Centre Bell.Alors une fille qui a un billet gratuit, qui soulève des doutes sur l\u2019intérêt de la soirée et qui, en plus, ose, je dis bien ose, apporter un livre pour se désennuyer, c\u2019est l\u2019insulte, l\u2019injure.Sus à l\u2019hérétique qui ose cracher dans la soupe bénie du hockey! Je venais de rencontrer un croyant du hockey.Car le hockey est une religion, n\u2019en doutez pas.Ça promet, me suis-je dit.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Lundi, j\u2019ai appelé deux spécialistes du hockey.Pas des sportifs, non, non, des professeurs d\u2019université qui ont disséqué l\u2019âme du partisan en se posant une question: le hockey est-il une religion?La réponse est mitigée.Olivier Bauer est théologien.Il enseigne à l\u2019Université de Montréal.Il consacre tout un cours à la religion du Canadien.Son verdict : le hockey contient beaucoup d\u2019éléments religieux.«Le langage est religieux, racontet- il.Certains disent: \"Manquer un match, c\u2019est péché.\" D\u2019autres montent les marches de l\u2019oratoire Saint-Joseph à genoux la veille d\u2019un match.» Et comme dans toute religion qui se respecte, il y a des mécréants, des fanatiques, des tièdes et des athées.Benoît Melançon, lui, est directeur du département des littératures de langue française.Il a écrit un chapitre dans le livre La religion du Canadien de Montréal, dirigé, entre autres, par Olivier Bauer.Sa spécialité : le Rocket.«Quand Maurice Richard est mort, dit-il, sa famille a vendu aux enchères un de ses chandails qui n\u2019avait jamais été lavé.Certains l\u2019ont comparé au saint suaire.» «Le hockey a ses cultes, ses reliques, ses prières», ajoute-t-il.Notre Père Le Rocket, qui êtes aux cieux.Montréal n\u2019est pas une exception.On trouve lemême phénomène avec le soccer en Europe, le baseball et le football aux États-Unis.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Mais revenons au Centre Bell.Deuxième résolution: me payer la totale.Deux hot-dogs, un sac de chips, une bouteille d\u2019eau, 15$.Pour couronner le tout : un beigne bien gras.Une soirée, une vraie.J\u2019ai grimpé haut, très haut, dans les gradins blancs, avec mes hotdog froids et mes chips en équilibre dans une boîte de carton.J\u2019avais une vue plongeante sur la patinoire, où les joueurs, réduits à de minuscules figurines, s\u2019agitaient.Le son m\u2019a jetée par terre: fort, tonitruant.Le concours a commencé à 19h.À 19h20, je regardais ma montre.À 20h, je sortais mon livre.Puis un frisson d\u2019excitation, ténu, je l\u2019avoue, a parcourumon cerveau lorsqu\u2019il y a eu les tirs de barrage.J\u2019ai même poussé quelques oh! et ah! Mais à part ce fugitif moment de plaisi r, l \u2019élan d\u2019enthousiasme qui jette le fan en transe ne m\u2019a pas atteinte.J\u2019ai trouvé la soirée longue et bruyante.Le verdict est clair: je suis une indécrottable athée, dans la vie comme au hockey.Suis-je la seule dans cette ville?Les athées du hockey MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 7 (MODÈLE ELANTRA GL SPORT 2009 MONTRÉ)* (MODÈLE ACCENT GL 3 PORTES SPORT 2009 MONTRÉ)* (MODÈLE SONATA LIMITED 2009 MONTRÉ)* L'AVANTAGE HYUNDAI, C'EST BRILLANT ! 0$ de comptant initial 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montrés : Accent GL 3 portes Sport 2009 automatique, 17 995 $ / Elantra GL Sport 2009, transmission automatique, 22 595 $ / Sonata Limited 2009, 31 495 $ / Santa Fe Limited 2009, 37 445 $ / Elantra Touring GL 2009, transmission manuelle (Prix de base : 18 795 $).Offres d\u2019une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.Le concessionnaire peut devoir commander le véhicule.** Le nouveau prix est calculé après déduction de l\u2019ajustement de prix du prix de base du véhicule.\u2020\u2020 La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous réserve du respect des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.\u2020\u2020\u2020 Certaines conditions peuvent s\u2019appliquer pour le Programme de remise aux diplômés.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir un concessionnaire pour tous les détails.1674077A ACTUALITÉS DAPHNÉ CAMERON ET CATHERINE HANDFIELD L\u2019heure de pointe a été particulièrement pénible pour les automobilistes du Québec, hier soir.Les conditions météorologiques se sont détériorées au moment du retour à la maison et ont causé de nombreuses sorties de route et bouchons de circulation.«Ç\u2019a été la catastrophe», explique le chroniqueur de circulation à la radio de Radio-Canada, Yves Desautels.«Il y avait des autos dans le décor partout.Les ponts, la Métropolitaine, l\u2019autoroute 20, Décarie, l\u2019autoroute des Laurentides\u2026 tout était bloqué.L\u2019heure de pointe a été cauchemardesque.» Partout dans la province, les automobilistes ont dû faire preuve de patience.Entre 16h30 et 19h, il fallait plus d\u2019une heure et demie pour traverser le pont Champlain, et plus d\u2019une heure pour se rendre de l\u2019avenue Papineau à la hauteur du boulevard Saint-Joseph jusqu\u2019à la Rive-Sud par le pont Jacques-Cartier.Même chose dans le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et sur le pont Victoria, que les véhicules, pare-chocs à pare-chocs, mettaient environ 50 minutes à traverser.En plus des retards, la chaussée glissante a forcé la Société de transport de Montréal à dévier quatre trajets d\u2019autobus, notamment dans le chemin de la Côtedes- Neiges et rue de la Montagne.Il y a eu de nombreuses sorties de route dans tout l\u2019ouest du Québec, particulièrement sur les autoroutes 15 et 640.La Sûreté du Québec n\u2019a pas recensé de blessés graves.Vers 15 h, un carambolage entre plusieurs véhicules près de Dorion a forcé la fermeture de l\u2019autoroute 20 Est durant une heure.Les conditions ont également été particulièrement mauvaises sur l\u2019autoroute 640, dans la couronne Nord de Montréal.En début d\u2019après-midi, La Presse a aperçu huit voitures accidentées ou dans le fossé à la hauteur de Lorraine.Quatre ambulances étaient sur les lieux.Vers 14h15, un conducteur de camion-remorque a perdu la maîtrise de son véhicule et quitté la 640 Est audessus de la route 117.La police a fermé une voie de l\u2019autoroute.À Montréal, un camion hors norme a arraché une partie du plafond du tunnel Ville-Marie, à la hauteur de la rue Viger.L\u2019accident a provoqué la fermeture de trois des quatre voies de l\u2019autoroute entre les sorties Viger et University, entre 11h et 13h30.Hier après-midi, le successeur du frère de Gérald Tremblay au déneigement à la Ville, Luis Miranda, a tenu son premier point de presse depuis qu\u2019il a été nommé responsable du dossier.Il s\u2019est bien gardé de conseiller le port des crampons tout en appelant les citoyens à faire preuve d\u2019ext rême prudence dans leurs déplacements au cours des prochaines heures.Il a par ailleurs admis que certaines rues sont mal déblayées à Montréal, notamment dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie et de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve.Selon Environnement Canada, environ 20 cm de neige sont tombés sur la grande région métropolitaine de 7h du matin jusqu\u2019à tard dans la nuit.Avec la collaboration de Sara Champagne Une heure de pointe «cauchemardesque » PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Les automobilistes ont connu une heure de pointe pénible, hier, en raison de la tempête de neige.Plusieurs sorties de route ont été signalées.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE DAPHNÉ CAMERON Les opérations de déneigement ont été sérieusement perturbées hier soir à Montréal.En pleine heure de pointe, près de 600 cols bleus ont cessé de déblayer les rues de la métropole pour protester contre la non-rémunération de leurs heures supplémentaires effectuées depuis le début du mois de décembre.Le service a été perturbé ent re 16 h 15 et 18 h 30 , la plage horaire où les cols bleus effectuent généralement leurs heures supplémentaires.Dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie l\u2019interruption n\u2019aura duré que 30 minutes, mais sur le Plateau- Mont-Roya l , les employés auraient débrayé durant plus de deux heures.C\u2019est dans un «élan spontané » que les employés permanents et auxiliaires dans les neuf arrondissements de l\u2019ancien territoire de la Ville de Montréal ont décidé de cesser de travailler.Le syndicat des cols bleus de Montréal et le syndicat canadien de la fonction publique ont tous deux précisé qu\u2019 « ils n\u2019y étaient pour rien dans cette initiative.» «La situation est inacceptable », a affirmé le directeur des relations professionnelles de la Ville, Jean-Yves Hinse.«Je peux comprendre le mécontentement des employés qui n\u2019ont pas été payés, mais de là à mettre la sécurité des citoyens en danger, c\u2019est très grave.» Heures impayées Des documents obtenus par La Pre s se indiquent que les cols bleus dont la paie relève de la ville centrale n\u2019ont pas été rémunérés pour leurs heures supplémenta i res depuis la deuxième semaine du mois de décembre.Pire, plusieurs employés surnuméraires n\u2019ont reçu aucun salaire dans les dernières semaines.« On es t compréhens i f s , mais il y a des limites à notre pat ience », a af fi r mé une employée auxiliaire qui travaille dans l\u2019arrondissement du Plateau\u2013Mont-Royal, Claudette Bisson.« C\u2019est important de donner un bon service aux citoyens, mais si je ne suis pas payée, je ne vois pas pourquoi j\u2019aurais à donner un service.Il faut que le monde de la paie se déniaise.» De son côté, le président du syndicat des cols bleus, Michel Parent, a qualifié la situation d\u2019« inacceptable ».«C\u2019est révoltant de voir que le plus gros employeur du Québec ne soit pas capable de payer ses employés à temps, a-t-il affirmé.Je déplore le geste qui a eu un impact négatif sur la population.» À la Ville de Montréal, on s\u2019explique mal pourquoi les cols bleus n\u2019ont pas été rémunérés.« J\u2019ai été mis au courant de la situation en fin d\u2019après-midi, a expliqué Jean-Yves Hinse.Il nous manque beaucoup d\u2019informations, mais nous allons examiner le tout avec diligence durant les 48 prochaines heures, puis rapidement prendre des actions pour redresser la situation.» Entente Afin de dénouer l\u2019impasse, la Ville de Montréal et le syndicat des cols bleus se sont réunis hier vers 18h devant le Conseil des services essentiels du Québec.Les deux parties se sont entendues un peu avant 22 h.Les cols bleus se sont engagés à reprendre leurs activités normales.En échange, la Ville de Montréal a promis de rembourser les heures supplémentaires dans les deux prochaines semaines.Quant aux cols bleus auxiliaires, ils seront payés dans les deux prochains jours.L es ar rond is sement s de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont\u2013LaPetite-Patrie, Rivière des Prairies\u2013Pointe-aux-Trembles, Ahuntsic\u2013Cartierville, Sud-Ouest et Côte-des-Neiges\u2013Notre-Damede- Grâce ont été touchés par le débrayage des cols bleus hier soir.Le déneigement effectué par des contremaîtres du secteur privé n\u2019a toutefois pas été interrompu.Les cols bleus de Montréal sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans.Les négociations se poursuivent, mais à pas de tortue.Avec la collaboration de Sara Champagne Des cols bleus cessent le déneigement Les quelque 600 travailleurs ont protesté contre la non-rémunération de leurs heures supplémentaires Le service de déneigement a été perturbé entre 16h15 et 18h30 hier, la plage horaire où les cols bleus effectuent généralement leurs heures supplémentaires.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 1680036A ACTUALITÉS DAPHNÉ CAMERON ET KARIM BENESSAIEH Les employés en loc k-out du Journal de Montréal feront désormais pression sur leur employeur « par la bouche de leurs crayons ».Hier aprèsmidi, les 253 syndiqués ont lancé un site d\u2019information baptisé RueFrontenac .com afin de démontrer à Quebecor leur « volonté d\u2019a ller de l\u2019avant » dans le dossier des technologies de l\u2019information.Dans les premières pages du quotidien, samedi, Lyne Robitaille, éditrice du Journal de Montréal, a rappelé que la création d\u2019un site internet est l\u2019un des principaux points de litige dans le conflit de travail.« Notre but premier est de montrer au publ ic et à nos patrons qu\u2019il est faux d\u2019affirmer que nous refusons d\u2019aller de l\u2019avant avec internet », a expliqué le président du syndicat des employés du Journal de Montréal, Raynald Leblanc, au moment de l\u2019inauguration du site, hier après-midi.«C\u2019est le premier événement heureux du conflit, a-t-il ajouté.Toutefois, je lui souhaite la plus courte durée de vie possible.» En marge du lancement, le président du syndicat a qualifié de « bavure » la présentation des cadres dans le Journal de Montréal hier matin.En pages 14 et 15, sous le titre «300 ans d\u2019expérience », le quotidien a publié les curriculum vitae des cadres qui assurent désormais sa publication.« C\u2019est ridicule, a af fi rmé Raynald Leblanc.Ils remplissent les pages avec n\u2019importe quoi.Ce genre d\u2019information n\u2019intéresse pas les lecteurs.Sur notre site, il n\u2019y aura pas d\u2019in formations à ca rac tère syndical.» «Ensemble, les employés en lock-out cumulent plus de 2700 années d\u2019expérience », s\u2019est-il empressé d\u2019ajouter.Boycottage au PQ Par solidarité avec les artisans du Journal de Montréal en lockout depuis le 24 janvier, les députés du Parti québécois ont décidé de refuser toute entrevue avec les cadres qui assurent la publication du quotidien.«Notre façon de respecter les piquets de grève, c\u2019est de refuser de faire des entrevues avec des gens du Journal de Montréal pendant le conflit », a expliqué François Rebello hier matin à La Malbaie, où se réunissent les députés du Parti québécois avant l\u2019ouverture de la session parlementaire.Questionnée sur la collaboration de Bernard Landry et de Joseph Facal, qui se poursuit malgré le mot d\u2019ordre du PQ, la chef Pauline Marois a affirmé qu\u2019il s\u2019agit de «choix qui leur appartiennent, des décisions qu\u2019ils pourront expliquer et justifier ».Par ailleurs, après Jacques Demers, Daniel Green et Martin Brodeur, le chroniqueur de football Jean-Philippe Darche a indiqué qu\u2019il cesserait la chronique hebdomadaire qu\u2019il signe durant la saison de la NFL.«Je ne connais pas les détails du conf l it , mais je ne vais pas continuer mes chroniques durant le lock-out par respect et par soutien aux journalistes du Journal de Montréal », a-t-il déclaré.Avec la collaboration de Vincent Brousseau-Pouliot Conflit de travail au Journal de Montréal Les employés en lock-out lancent leur site internet Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 LA PRESSE CANADIENNE Les travailleurs d\u2019Air Canada membres du syndicat des Travailleurs canadiensde l\u2019automobile (TCA) ont rejeté l\u2019entente de principe conclue par leurs représentants syndicaux et le transporteur aérien.Les TCA représentent 5000 agents aux ventes et au service à la clientèle d\u2019Air Canada.L\u2019entente permettait aux membres des TCA de deux centres de contacts, à Montréal et Vancouver, de demeurer des employés d\u2019Air Canada ou de passer chez Groupe Aéroplan, qui gère le programme de fidélisation du transporteur aérien.L\u2019entente collective actuelle demeure en vigueur jusqu\u2019au 31 mai.Il ne devrait donc y avoir aucun impact immédiat sur les services offerts, mais le vote pourrait être perçu comme une défaite importante pour le syndicat des TCA et son nouveau président national.Le président des TCA, Ken Lewenza, et la présidente de la section locale 2002, Leslie Dias, ont publié un communiqué commun hier, dans lequel ils ont indiqué que l\u2019entente avait été rejetée par une marge de 78%.«Depuis la restructuration d\u2019Air Canada, l\u2019entreprise a obtenu la permission de vendre ses segments les plus profitables aux dépens des activités principales de la compagnie, a dit M.Lewenza.Les travailleurs d\u2019Air Canada refusent de porter le fardeaude ces mauvaises décisions d\u2019affaires.» Les TCA rejettent l\u2019entente de principe avec Air Canada lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 TD Waterhouse représente les produits et services offerts par Courtage à escompte TD Waterhouse, Planification financière TD Waterhouse et Gestion privée TD Waterhouse, des divisions de TD Waterhouse Canada Inc.(membre du FCPE), Conseils de placement privés TD Waterhouse Inc., Services bancaires privés TD Waterhouse (dont les services sont offerts par La Banque Toronto-Dominion) et Services fiduciaires privés TD Waterhouse 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autres parents qui ont perdu une fille dans le drame de Polytechnique, en 1989, Carmen Pepin, la mère d\u2019Annie Turcotte, a été invitée à voir le film de Denis Villeneuve avant sa sortie en salle, la semaine prochaine.Carmen Pepin n\u2019y est pas allée.Son mari non plus.«Je ne suis pas contre le film, surtout si c\u2019est bien fait.Seulement moi, je n\u2019ai pas envie de le voir.» Son fils y est allé, avec sa conjointe et ses trois filles.«Après le film, mes petites-filles ont tout de suite dit: \"Il faut qu\u2019on aille voir papi et mamie.\"» Douloureux de se faire parler du 6 décembre à répétition?Difficile d\u2019entendre parler de ce film, de revoir des reportages commémorant le 6 décembre ou d\u2019avoir vu la mère de Marc Lépine en entrevue?«Pas du tout.Ce n\u2019est pas comme si on me rappelait quelque chose que je peux oublier de toute façon.Ça ne peut pas rouvrir de plaies puisqu\u2019elles ne se sont jamais vraiment refermées.Même si c\u2019est de moindre intensité, pour moi, c\u2019est tous les jours le 6 décembre.Faire le deuil de son enfant, ce n\u2019est jamais fini.Et en ce qui concerne la mère de Marc Lépine, à mes yeux, elle n\u2019est pas différente des autres mères: elle aussi a perdu son enfant et elle n\u2019avait pas à nous demander pardon.» Sylvie Haviernick, qui a perdu sa soeur ce jour-là, a été l\u2019intermédiaire entre les artisans du film et les familles, offrant sa collaboration aux premiers et s\u2019assurant que les proches soient traités avec délicatesse.La semaine prochaine, elle en dira plus.Pour l\u2019instant, elle fait remarquer à quel point les réactions sont tranchées.«Il y a ceux qui sont certains d\u2019aller voir le film et ceux qui sont certains de ne pas vouloir y aller.» Samuel Pierre, qui est professeur à l\u2019École polytechnique, y était étudiant, le 6 décembre 1989.Pour sa part, il passera son chemin.Pas parce qu\u2019il est contre l\u2019idée d\u2019un film.«Parce que je l\u2019ai vécu.Je n\u2019apprendrais rien de neuf.» À l\u2019instar deM.Pierre, d\u2019autres professeurs encore actifs à l\u2019École polytechnique se sont montrés très réservés dans leurs commentaires au motif que le service des communications de l\u2019École avait demandé au personnel de s\u2019en remettre aux porte-parole officiels.Chantal Cantin, la directrice des communications, explique que, en fait, chacun est libre d\u2019yaller de ses commentaires personnelsmais que, pour un commentaire officiel, ça doit venir d\u2019un porte-parole.«Nous avons 300 employés et professeurs qui ont vécu le drame et qui travaillent toujours à Polytechnique.Dans nos murs, c\u2019est un sujet délicat.» Un autre professeur, qui a demandé l\u2019anonymat, se souvient que les autorités avaient demandé la même réserve aux employés quand les recherchistes du film ont sollicité des témoignages.Lui-même n\u2019a pas donné suite à leurs appels et ne compte pas aller voir le film non plus.«Peut-être aurais-je été plus intéressé par un documentaire.Par un film de fiction?Pas vraiment.» PROJECTION DE POLYTECHNIQUE «Ça ne peut pas rouvrir de plaies, elles ne se sont jamais refermées» TRISTAN PÉLOQUIN Un nombre croissant de demandeurs d\u2019asile, «en particulier des ressortissants du Mexique et du Nigeria», prétendent être homosexuels en arrivant à la frontière canadienne pour obtenir le statut de réfugié.Une situation que l\u2019Agence des services frontaliers a à l\u2019oeil, révèle un document obtenu grâce à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.Dans son «Condensé hebdomadaire du renseignement » daté du 15 août 2008, l\u2019Agence des services frontaliers note que «plusieurs de ces demandeurs ont obtenu gain de cause» mais que, selon une source au consulat mexicain à Toronto, «plusieurs des demandeurs mexicains avaient fait une fausse déclaration concernant leur orientation sexuelle afin de tenter de demeurer au Canada».Depuis 1993, année où la Cour suprême a tranché en faveur des homosexuels dans l\u2019arrêt Ward, le Canada reconnaît l\u2019orientation sexuelle comme un motif d\u2019asile au pays.«Les demandeurs reconnus sont considérés comme des gens persécutés en raison de leur appartenance à un groupe social », explique le porte-parole de la Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié (CISR), Stéphane Malépart.L\u2019organisme, qui se prononce sur quelque 30 000 demandes d\u2019asile par année, ne tient cependant pas de statistiques sur les motifs invoqués par les demandeurs.Mais chose certaine, l\u2019homosexualité est de plus en plus fréquemment invoquée de façon abusive, laisse entendre le document obtenu par La Presse.«Auparavant, la CISR a reçu un si grand nombre de demandes de soi-disant homosexuels du Costa Rica qui avaient prétendu être persécutés dans leur pays qu\u2019elle avait dû émettre des lignes directrices selon lesquelles les homosexuels ne sont pas persécutés au Costa Rica », lit-on.Poussés à mentir par des consultants «C\u2019est impossible de savoir quel est le pourcentage de demandes faites en évoquant l\u2019orientation sexuelle, mais c\u2019est sûr qu\u2019il y en a beaucoup», constate l\u2019avocat Noël Saint-Pierre, spécialiste du droit de l\u2019immigration.Selon lui, bien qu\u2019un grand nombre d\u2019homosexuels fassent des demandes légitimes, il est vrai que plusieurs demandeurs mentent sciemment au sujet de leur orientation sexuelle.«Dans bien des cas, ce sont des consultants en immigration qui leur recommandent de le faire, assure-t-il.J\u2019ai personnellement dû défendre un homme du Mexique qui était tombé amoureux d\u2019une fille d\u2019ici.Quand, après avoir décidé de s\u2019installer au Canada, il a rencontré un consultant, celui-ci lui a suggéré de faire une demande de statut de réfugié plutôt qu\u2019une demande normale d\u2019immigration.Il lui a laissé entendre que ce serait beaucoup plus facile s\u2019il disait qu\u2019il était homosexuel, et qu\u2019il tirerait des avantages de son statut de réfugié», explique-t-il.«Le problème, c\u2019est que les commissaires ne l\u2019ont pas cru et ça a pris deux ans pour démêler tout ça », poursuit Me Saint-Pierre.Homosexuels mexicains persécutés La Table de concertation des organismes au service des personnes immigrantes et réfugiées s\u2019expliquemal comment les ressortissants du Nigeria ont pu faire l\u2019objet d\u2019une mention dans le rapport que nous avons obtenu puisqu\u2019il leur faut préalablement un visa pour pouvoir voyager au Canada.Par contre, les cas de Mexicains qui demandent l\u2019asile pour motif d\u2019orientation sexuelle sont plus connus, affirme l\u2019organisme.«C\u2019est documenté.Le Mexique, malgré ce qui est dit publiquement par la classe politique, reste hostile aux homosexuels, affirme Me Saint-Pierre.Ils ont beau avoir une \"zone rose\" à Mexico, quand on en sort, c\u2019est loin d\u2019être aussi évident.Il y a beaucoup d\u2019attaques dans le métro et d\u2019arrestations abusives faites par les policiers contre les homosexuels», soutient-il.Avec William Leclerc Homosexualité avérée ou motif abusif ?L\u2019Immigration surveille les fausses déclarations EXCLUSIF « Il est impossible de savoir quel est le pourcentage de demandes de statut de réfugié faites en évoquant l\u2019orientation sexuelle, mais c\u2019est sûr qu\u2019il y en a beaucoup.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 11 PRÉUNIVERSITAIRE Saviez-vous que.l\u2019École de musique Vincent-d\u2019Indy offre un vaste choix de programmes du collégial qui s\u2019adressent autant aux futurs musiciens qu\u2019à ceux qui désirent une bonne formation en musique tout en se dirigeant vers d\u2019autres champs de spécialisation ?Les programmes jumelés (200.11, 300.11 et 500.11) sont offerts en partenariat avec le Collège Jean-de-Brébeuf.ÉDOUARD MONTPETIT 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone : 514-735-5261 Télécopieur : 514-735-5266 Courriel : admission@emvi.qc.ca www.emvi.qc.ca Le mercredi 4 février 2009, c\u2019est journée portes ouvertes à l\u2019École de musique Vincent-d\u2019Indy de 17h à 20h.1690551A 70de rabais 29 janvier au 8 février 0 0 Vente trottoir Jusqu\u2019à L E C E N T R E D E L \u2019 É L É G A N C E PLUS DE 225 MAGASINS INCLUANT WINNERS HOMESENSE, ZELLERS, BUREAU EN GROS ET MAXI.TUNNEL LAFONTAINE ET RUE SHERBROOKE EST 1668334A 1698784A PQ 33% QS 7% ADQ 13% PV 5% PLQ 41% 26 mars2007 ÉLECTIONS 22/11-02/12/2007 18-28/10/2007 13-23/09/2007 16-26/08/2007 17-27/01/2008 14-24/02/2008 13-26/03/2008 17-27/04/2008 15-26/05/2008 12-23/06/2008 14-24/08/2008 18-28/09/2008 ÉLECTIONS 08/12/2008 15-25/01/2009 0 5 10 15 20 25 30 35 40 50% ÉVOLUTIONDES INTENTIONS DE VOTE CHEZLESFRANCOPHONES (Après répartition proportionnelle) LE MEILLEUR PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC JEAN CHAREST 42% PAULINE MAROIS 30% MARIO DUMONT 11% AUCUN 8% NSP 9% PLQ 15-25 janvier 2009 34% 28 nov.- 03 déc.2008 35% PQ 15-25 janvier 2009 39% 28 nov.- 03 déc.20 08 36% QS 15-25 janvier 2009 8% 28 nov.- 03 déc.2008 5% ADQ 15-25 janvier 2009 14% 28 nov.- 03 déc.2008 17% PV 15-25 janvier 2009 5% 28 nov.- 03 déc.2008 6% ÉVOLUTIONDES INTENTIONS DE VOTE DESQUÉBÉCOIS AUPROVINCIAL (Après répartition proportionnelle) MÉTHODOLOGIE : Ce sondage a été réalisé auprès de 1000 Québécois du 15 au 25 janvier 2009 dans le cadre d\u2019un sondage omnibus CROP-express pour le compte de La Presse.Il est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d\u2019erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l\u2019échantillon.52% PLUTÔT/TRÈS INSATISFAITS TRÈS/PLUTÔT SATISFAITS 17-27/01/2008 14-24/02/2008 13-26/03/2008 17-27/04/2008 15-26/05/2008 12-23/06/2008 14-24/08/2008 18-28/09/2008 16-26/10/2008 06-13/11/2008 17-23/11/2008 28/11-03/12/2008 15/01-25/01/2009 sans opinion 4% 43% 0 10 20 30 40 50 60 70 % INTENTIONS DE VOTE SURLASOUVERAINETÉ DUQUÉBEC NON 57% OUI 43% (Après répartition proportionnelle) SATISFACTIONÀL\u2019ÉGARD DUGOUVERNEMENT (Après répartition proportionnelle) DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les Québécois ne tiennent pas le gouvernement Charest responsable de la tempête économique des derniers mois.Si des élections avaient eu lieu cette semaine, ils auraient voté à peu de choses près comme le 8 décembre dernier.C\u2019est ce qui ressort de la dernière enquête réalisée par la maison CROP pour le compte de La Presse, entre le 15 et le 25 janvier.Effectué par téléphone auprès de 1000 personnes, le coup de sonde est précis à trois points de pourcentage près.CROP observe que la satisfaction à l\u2019endroit du gouvernement Charest a grimpé de quatre points de pourcentage, à un confortable 52%, depuis sa dernière enquête, fin novembre 2008.Cette remontée survient alors qu\u2019il est de plus en plus clair que Québec, comme Ottawa, ne pourra éviter un déficit dans son prochain budget.«C\u2019est comme si le gouvernement Harper subissait l\u2019essentiel du ressac lié aux mauvaises nouvelles économiques» résume Claude Gauthier, vice-président de CROP.Dans son enquête, la maison de sondage observe que la satisfaction à l\u2019endroit du gouvernement Harper est en chute libre.Les intentions de vote ne bougent guère par rapport au scrutin de décembre dernier au Québec.Les libéraux, qui ont obtenu 43% des voix, récoltent désormais 41% des intentions de vote, une baisse de deux points, identique à celle du PQ, qui aurait obtenu 33% des suffrages.Toujour s en répar t i ssa nt proportionnellement les 16% d\u2019indécis, l\u2019ADQ baisse elle de trois points à 13%, tandis que le Parti vert et Québec solidaire reprennent du poil de la bête \u2013 ils ont obtenu respectivement 2 et 4% des suffrages au scrutin de décembre.Ils auraient récolté 5 et 7% des votes si des élections avaient été tenues cette semaine.Remontée de PaulineMarois Réunis à La Malbaie pour se préparer à la session parlementaire, les péquistes auront une raison de se réjouir.Pauline Marois bénéficie d\u2019une remontée dans l\u2019estime des Québécois : 30% des gens pensent qu\u2019elle est la mieux préparée pour être premier ministre du Québec.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de six points de pourcentage sur l\u2019enquête faite une semaine avant les élections.Jean Charest est toujours premier, à 42%, un point de moins qu\u2019au début décembre.Mario Dumont, qui a annoncé son départ, ne récolte que 11% des appuis.Dans les intentions de vote, auprès de l\u2019électorat francophone, le PQ gagne trois points, passant à 39%, tandis que les libéraux en cèdent un, reculant à 34%.L\u2019ADQ est à 14%.Par région, on observe que le PLQ est en avance partout avec 43% d\u2019appuis dans la grande région de Montréal contre 34% au PQ, et 8% seulement à l\u2019ADQ.La situation diffère toutefois selon les secteurs.Dans l\u2019île de Montréal, le PLQ détient 49% des appuis contre 28% au PQ.En banlieue, le PQ est en avance, avec 41% contre 36% au PLQ.L\u2019ADQ est loin derrière partout.Son meilleur score est à Québec, où elle détient 24% des intentions de vote.Finalement, la souveraineté connaît «un léger sursaut », observe CROP.En janvier, après répartition proportionnelle, 43% des Québécois auraient voté en faveur de la souveraineté, cinq points de mieux qu\u2019à la minovembre 2008.L\u2019option souverainiste fait son meilleur score depuis 18 mois ; elle avait atteint 41% à deux reprises, en mai et en février 2008.Charest a toujours la confiance des Québécois Cette remontée survient alors qu\u2019il est de plus en plus clair que Québec ne pourra éviter un déficit dans son prochain budget.SONDAGECROP\u2014LA PRESSE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 1669062 *** Sous réserve de certaines restrictions.Dernière fin de semaine ! ACTUALITÉS TOMMY CHOUINARD DAVOS\u2014Aucours d\u2019unemissionen Europe qui commence aujourd\u2019hui avec le Forum économique mondial de Davos, Jean Charest tentera de donner un nouvel élan au projet d\u2019accord de libre-échange entre le Canada et l\u2019Union européenne (UE).Le premier ministre fera pression sur les Européens pour que les négociations soient lancées bientôt.En octobre dernier, lors d\u2019un sommet à Québec, l\u2019Union européenne et le Canada ont manifesté leur intention d\u2019entreprendre le plus tôt possible en 2009 les pourparlers sur l\u2019élimination de barrières commerciales.Mais Québec souhaitait que les négociations soient lancées au moment du Sommet Canada- Union européenne alors que le président français Nicolas Sarkozy était à la tête de l\u2019UE.Les pourparlers, encore non officiels, sont embryonnaires.Les émissaires canadiens et européens sont toujours en train de définir l\u2019étendue d\u2019éventuelles négociations et la portée d\u2019un partenariat futur.Une entente avec l\u2019Europe des 27 ne serait pas aussi large que l\u2019accord de libre-échange conclu avec les États-Unis et le Mexique.Elle aurait une envergure moindre que celle souhaitée par Jean Charest, qui est le promoteur du projet.Ottawa et l\u2019UE ne parlent pas d\u2019un accord de «libre-échange», comme le fait le premier ministre depuis 2007.Ils envisagent plutôt un «partenariat économique renforcé, ambitieux et équilibré», pour reprendre les termes de la déclaration officielle du sommet de Québec.Ottawa s\u2019intéresse toutefois davantage au dossier depuis quelques mois.Le ministre du Commerce international, Stockwell Day, s\u2019est rendu récemment àPrague pour rencontrer le premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, qui préside l\u2019UE à l\u2019heure actuelle.Selon une étude réalisée en 2007 et rendue publique au sommet de Québec, une meilleure intégration économique entre l\u2019Europe et le Canada ferait bondir les échanges commerciaux de 29 milliards de dollars en sept ans.Le Canada y gagnerait surtout: 12 milliards en retombées, comparativement à 17 milliards pour les 27 pays de l\u2019UE.Aujourd\u2019hui, au Forum économique mondial, dans les Alpes suisses, Jean Charest tentera de faire pression sur des représentants européens à l\u2019occasion d\u2019un atelier portant sur la gouvernance économique de l\u2019Europe.Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso (qui était présent au sommet de Québec), le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, les premiers ministres des Pays-Bas, Jan Peter, et de la Suède, Fredrick Reinfeld, seront panélistes.La Suède succédera à la République tchèque à la présidence de l\u2019UE le 1er juillet.Les Européens ont toutefois la tête ailleurs.Les décideurs politiques et économiques de la planète qui sont réunis à Davos jusqu\u2019au 1er février ont une préoccupation plus urgente: la crise économique.Celleci fait craindre une augmentation du protectionnisme, ce qui minerait le projet de libre-échange.À Davos, Jean Charest est accompagné du ministre du Développement économique, Raymond Bachand, et des patrons de la SGF, Pierre Shedleur, et d\u2019Investissement Québec, Jacques Daoust.Peu de rencontres officielles \u2013ce qui exclut les rencontres d\u2019affaires tenues secrètes\u2013 sont pour le moment inscrites à l\u2019agenda de Jean Charest.Demain, il s\u2019entretiendra avec l\u2019ex-président du Mexique et directeur du Yale Center for the Study of Globalization, Ernesto Zedillo, puis avec le secrétaire général de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Yvo De Boer.À la fin de l\u2019année, à Copenhague, Jean Charest participera à un atelier sur la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où sera défini l\u2019après-Kyoto.L\u2019atelier réunira sur la même tribune l\u2019écologiste et ancien vice-président américain Al Gore et le patron de la pétrolière Royal Dutch Shell, Jeroen Van Der Veer.Samedi, Jean Charest rencontrera leministre du Commerce et de l\u2019Industrie de l\u2019Inde, Kamal Nath, avec qui il a noué des liens d\u2019amitié au cours des dernières années.Après les Alpes suisses, le premier ministre se rendra à Paris puis à Bruxelles \u2013où se trouvent les grandes institutions de l\u2019UE\u2013 pour, notamment, faire la promotion du libre-échange.Nicolas Sarkozy lui remettra les insignes de commandeur de la Légion d\u2019honneur.FORUM ÉCONOMIQUE MONDIAL DE DAVOS Vivement le libre-échange avec l\u2019UE ANDRÉ NOËL Sylvain Villiard, qui pilote depuis des années le projet de nouveau CHUMau centre-ville de Montréal, a quitté ses fonctions la semaine dernière sur recommandation de son médecin, qui lui a suggéré de prendre un congé de maladie, a appris La Presse hier.Si son absence se prolongeait, elle illustrerait la crise qui ne cesse d\u2019entourer le projet du nouveau centre hospitalier.Un nouvel exemple : de nouvelles esquisses ont été dessinées et présentées à la Ville de Montréal ce mois-ci.Elles ont causé une grande surprise.Le bâtiment projeté est très volumineux, sinon monstrueux.Cela contredit le consensus obtenu lors des consultations publiques sur le nouveau CHUM et pourrait obliger la Ville à rejeter le projet, ce qui provoquerait de nouveaux retards.Par ailleurs, comme La Presse l\u2019a révélé la semaine dernière, la société australienne Babcock and Brown, acteur important dans le projet de partenariat public-privé (PPP) du CHUM, vit actuellement des difficultés financières majeures.À un point tel que ses actions ont été suspendues en Bourse.Cette situation précaire remet en question la viabilité du projet.La porte-parole du CHUM, Lucie Dufresne, n\u2019a donné aucun détail sur la maladie de M.Villiard.«Il est parti le mercredi 21 janvier, a-t-elle dit.Il est en arrêt de travail, prescrit par son médecin.» Impossible de savoir si la maladie est grave ou bénigne, si l\u2019absence sera longue ou courte.Quoi qu\u2019il en soit, cette absence survient à un bien mauvais moment.En tant que directeur général adjoint du CHUM centre-ville, M.Villiard a un rôle important à jouer dans l\u2019appel de propositions pour choisir le consortium qui construira le nouvel hôpital.Cet appel devait se faire l\u2019automne dernier.Il a été reporté, mais il n\u2019a toujours pas été lancé.De nombreux signes montrent que le projet traverse de sérieuses difficultés.M.Villiard est le haut fonctionnaire qui a consacré le plus de temps et d\u2019énergie à l\u2019implantation du nouveau centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal, d\u2019abord au 6000, rue Saint- Denis, puis à l\u2019emplacement de l\u2019actuel hôpital Saint-Luc.Il y a quatre ans, alors que le débat faisait rage, il s\u2019était opposé à la construction du CHUM dans la gare de triage d\u2019Outremont, entre des voies ferrées où circulent chaque année des milliers de wagons chargés de matières dangereuses, sur un terrain qui posait de sérieux problèmes d\u2019accès en automobile ou par les transports en commun.Appuyé par son patron, le Dr Denis Roy, directeur général du CHUM, il avait cité des études montrant que les coûts seraient beaucoup plus élevés à Outremont qu\u2019au centre-ville.Cela lui avait valu les foudres de Robert Lacroix, alors recteur de l\u2019Université de Montréal et chaud défenseur du choix d\u2019Outremont.Les arguments de M.Villiard, repris par l\u2019ancien premier ministre Daniel Johnson et d\u2019autres personnalités, avaient eu gain de cause et amené le gouvernement Charest à trancher en faveur du centre-ville, mais bien à contrecoeur.Les partisans d\u2019Outremont n\u2019ont jamais déclaré forfait.Les principaux défenseurs du CHUM au centre-ville ne sont plus en poste, à commencer par l\u2019ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui a démissionné en juin.Lorsque Yves Bolduc a été nommé pour lui succéder, un de ses premiers gestes a consisté à téléphoner au Dr Denis Roy pour lui annoncer qu\u2019il souhaitait sa démission.Ne bénéficiant plus de l\u2019appui du ministre, le Dr Roy n\u2019a pas eu d\u2019autre issue que d\u2019annoncer sa démission au conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital.Six mois plus tard, son successeur n\u2019est toujours pas nommé et ne le sera vraisemblablement pas avant la fin de l\u2019hiver.Plus tôt, en 2008, un autre haut fonctionnaire qui travaillait au projet du CHUM au centreville, Mario Larivière, directeur du secteur immobilier au centre hospitalier, avait pris sa retraite.Maintenant, selon des rumeurs provenant de trois sources, le président du conseil d\u2019administration du CHUM, Me Patrick Molinari, pourrait quitter ses fonctions.Il a été impossible de lui parler hier.La responsable des communications du CHUM, Lucie Dufresne, a dit qu\u2019elle n\u2019avait jamais entendu parler de cet éventuel départ.Le grand responsable du nouveau CHUM en congé de maladie PHOTO FABRICE COFFRINI, AGENCE FRANCE-PRESSE À Davos, le premier ministre Jean Charest est accompagné du ministre du Développement économique, Raymond Bachand, pour son offensive.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Sylvain Villiard est le haut fonctionnaire qui a consacré le plus de temps et d\u2019énergie à l\u2019implantation du CHUM.EN BREF Le PQ boudera la «bataille des Plaines » Pour protester contre le caractère «festif» de ce qui fut plutôt une «tragédie», aucun député du Parti québécois n\u2019assistera à la reconstitution de la bataille des plaines d\u2019Abraham.Du même souffle, la chef du PQ, Pauline Marois, a demandé hier aux gouvernements fédéral et provincial de se retirer de l\u2019organisation de l\u2019événement prévu l\u2019été prochain «pour ne pas le cautionner ».Mais elle ne va pas jusqu\u2019à demander l\u2019annulation de la reconstitution des événements de 1759.Au lieu d\u2019une reconstitution, le PQ annonce qu\u2019il va poser une série de gestes \u2013colloque, motion à l\u2019Assemblée, lettres ouvertes\u2013 afin de donner une juste perspective historique de la bataille des Plaines.\u2013 Karim Bennesaieh Les pourparlers avec l\u2019UE sur une entente de partenariat, encore non officiels, sont embryonnaires.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 13 EXCLUSIF Résultats des tirages du : Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.compl.Numéros «Télé» non décomposables 25 000 $ 2 50 000 $ 3 100 000 $ décomposables Numéro boni * Si « VOTRE NUMÉRO PRÉTIRAGES » correspond à l'un des numéros tirés lors d'un des 5 prétirages, vous devez réclamer votre lot au plus tard le 14 février 2009 à 16 h 30 aux bureaux de Loto-Québec pour participer au tirage télé.3 lots « 500$ + TV»* (non décomposables) 01 5326873 06 20 22 24 46 36 03 06 16 18 19 35 28 01 03 08 10 11 18 23 25 27 28 33 35 37 49 53 55 60 65 68 69 08 MARS 28 VIERGE 368242 101985 446005 08 033328 980973 556184 697 1456 2009-01-28 08 10 13 18 35 377A885 775A242 972A775 Parce que la santé de vos artères est indissociable d\u2019une bonne santé globale.Il est très difficile d\u2019être plus en santé que la santé de ses artères.En phytothérapie, le potentiel de 4000 mcg d\u2019allicine produite par l\u2019ail Sulfo-Génik est fin recommandé pour aider à maintenir la santé cardiovasculaire.Oui, la santé relative à la fois au coeur et aux vaisseaux sanguins.L\u2019ail est un grand ami de notre système coronarien, vasculaire et respiratoire et un antibactérien par excellence, nous le savons bien ou nous devrions le savoir.L\u2019ennui, c\u2019est que l\u2019ail si bon pour la santé soit-il,.ça sent fort! L\u2019ail Sulfo-Génik entéro-soluble, est enrobé de telle façon qu\u2019il passe outre les acides gastriques de l\u2019estomac et diffuse lentement son potentiel d\u2019allicine dans l\u2019intestin grêle.Ce qui veut ainsi dire que les odeurs sont minimisées au maximum.C\u2019est là un des nombreux bienfaits de l\u2019ail sans odeur.* L\u2019ail Sulfo-Génik est utilisé enphytothérapie pour aider aumaintien de la santé cardiovasculaire chez les adultes, et utilisé traditionnellement en phytothérapie pour aider à soulager les symptômes liés aux infections des voies respiratoires supérieures (gorge, nez, etc.) et aux affections catarrhales.Utilisé, en outre, enphytothérapie pour aider à diminuer les taux élevés de lipides.Catarrhe: inflammation des muqueuses accompagnée d\u2019hypersécrétions, suivie d\u2019un écoulement.(rhume) Nous avons capturé dans l\u2019ail Sulfo-Génik un potentiel d\u2019allicine considérable.et quel potentiel! 4000 mcg d\u2019allicine par comprimé entéro-soluble, là où il le faut.On ne laisse pas la santé cardiovasculaire au hasard.La santé.on la fait et on la protège! C\u2019est notre bien le plus précieux.AILSULFO-GÉNIK : titulaire d\u2019unenouvelle licence et reconnupar les autorités gouvernementalescommeproduit desanté naturel : NPN 80000306.* Ces allégations font partie intégrante de la licence.En vente partout, mais pas n\u2019importe où! 1680075 ON A L\u2019ÂGE DE SES ARTÈRES promotion 476$ /MOIS FORD GABRIEL 7100, Saint-Jacques ouest, Montréal (514)487.7777 LOCATION 48 MOIS, 0$ COMPTANT.Taxes et transport inclus.Sujet à l\u2019approbation du crédit.Certaines conditions s\u2019appliquent.Modèle légèrement utilisé.Photo à titre indicatif.Détails chez Ford Gabriel.SALON SPÉCIAL FORD FLEX 2009 Noir, air, cuir, Sync, DVD,toit, auto.stock 29-011 CONTACTEZ SERGE! VÉHICULE DE L\u2019ANNÉE 1691786A SURVIVRE À UN LICENCIEMENT LOUISE LEDUC En avril 2007, Norsk Hydro a fermé ses portes.Du coup, 380 personnes des environs de Bécancour perdaient leur emploi, parmi lesquels Alain Dufresne.Près de deux ans plus tard, il travaille avec 15 autres «ex» de Norsk Hydro, mais à l\u2019autre bout du monde, en Nouvelle-Calédonie.Alain Dufresne travaillait comme ouvrier à l\u2019usine de Béca ncour depu is 18 ans.«Quand l\u2019usine a fermé, les gens se sont dispersés au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.Ça n\u2019a pas été long que des connaissances m\u2019ont dit : \"pourquoi tu ne viendrais pas chez nous?\"» Chez nous, ce n\u2019est pas nécessairement au coin de la rue.Pour Alain Dufresne, ça a d\u2019abord été dans le sultanat d\u2019Oman, au Moyen-Orient, par l\u2019intermédiaire d\u2019une firme de consultants\u2026 de Shawinigan.Le souveni r qu\u2019 il ga rde d\u2019Oman est en fait le souvenir d\u2019une couleur : beige, beige et rebeige.«Tu peux rouler pendant 400 kilomètres, et c\u2019est toujours le même paysage beige! Comme les gens sont très riches, à Oman, ils sont nombreux à rouler en Ferrari à des vitesses folles.Les routes sont très dangereuses làbas.C\u2019est comme si on roulait en plein Grand Prix, tout le temps.» « Une gare en attirant une autre », comme il dit , Alain Dufresne est ensuite débarqué en Nouvelle-Ca lédonie, les pieds dans le Pacifique, cette fois accompagné de sa conjointe \u2013 «une infi rmière qui peut maintenant se reposer un peu et qui le mérite ! » \u2013 et de leurs deux enfants.Là-bas, AlainDufresne travaille au démarrage de l\u2019entreprise Goro Nickel.Les employés viennent de partout : de France, de la Nouvelle- Zélande, des Philippines, de Tahiti, du Québec et bien sûr, de la Nouvelle-Calédonie.«La chasse et la pêche sont encore très présentes ici et plusieurs de mes collègues habitaient encore tout récemment dans leurs tribus.Ce n\u2019est vraiment pas facile pour eux de se plier à un travail à horaires réguliers, de devoir manger à des heures fixes, pas plus que ce n\u2019est facile pour nous, en général, de nous adapter à leur rythme beaucoup plus lent que le nôtre.Tout est lent, ici, y compris l\u2019internet!» La maison a vue sur la mer.Les jours de congé sont faits de randonnées en montagne ou en catamaran vers les îlots environnants, de plongées en apnée et de sauts aux îles Fidji.On est loin, t rès loin de Bécancour\u2026 Trop loin?«Ma conjointe et mes fils se sont très bien adaptés.Ça se compliquera quand les enfants seront plus vieux et quand ils seront rendus aux études supérieures.Pour ma part, c\u2019est tout l\u2019un ou tout l\u2019autre: parfois, j\u2019ai envie de rester ici 10 ans, d\u2019autres fois, j\u2019aimerais rentrer.Des projets intéressants s\u2019en viennent au Québec et je serais bien fou de me fermer des portes.J\u2019ai 46 ans, dont 25 ans d\u2019expérience en pétrochimie, en chimie et en métallurgie.Je suis encore un jeune homme avec beaucoup d\u2019années devant moi !» Si l\u2019envie les prenait de rester en Nouvelle-Calédonie un peu plus longtemps, il n\u2019est pas impossible que la récente entente entre le Québec et la France permette à la conjointe d\u2019Alain Dufresne de pratiquer en Nouvelle-Calédonie, puisque c\u2019est un département français.En attendant, il fait plus de 35 degrés à Nouméa, la capitale\u2026 De Bécancour à la Nouvelle-Calédonie LOUISE LEDUC Dans son ancienne vie, Patrick D\u2019Amico avait souvent mal à la tête.Passer ses journées les yeux rivés sur six écrans en même temps, à se bombarder d\u2019informations pour bien gérer des portefeuilles de plusieurs millions, c\u2019est ça que ça donne: de gros, gros maux de tête.Patrick D\u2019Amico a été analyste senior à la Caisse de dépôt, puis il a travaillé dans de grandes banques.Bien sûr, c\u2019était prestigieux.Des cocktails par-ci, des galas par-là, avec des gens très, très riches.Mais au-delà de tout cela, il y avait aussi cette absence de vacances, ou à peu près.«En 10 ans dans le milieu financier, je n\u2019ai vécu que dans des centre-ville, à Toronto et à Montréal, sans jamais poser le pied à la campagne.» P a t r i c k D \u2019A mi co es t aujourd\u2019hui à des lieues de tout cela.Il s\u2019est réinventé, réinventé en président de Hollywood Lavage Haute Pression.Hol lywood Lavage Haute Pression ?« Ouais, c\u2019est un peu quétaine, comme nom, et ça fait bien rire les amis ! Mais dans le milieu, cette entreprise, que j\u2019ai rachetée, était bien connue, alors j\u2019ai fini par conserver le nom.» Le financier Patrick D\u2019Amico a donc fait le plus improbable des virages.De financier, il s\u2019est plongé dans le domaine du lavage de gros véhicules : des autobus scolaires, des parcs de transport de toutes sortes\u2026 Et ça roule ! « Je ne suis pas loin de retrouver mon salaire dans les six chiffres, dit-il.Gérer sa propre affaire, diriger des employés, c\u2019est autrement plus stimulant ! C\u2019est beaucoup de travail, mais ce n\u2019est pas la même chose.Avant , quand j\u2019arrivais à la maison, le soir, je n\u2019avais qu\u2019une idée : dormir.Là, je suis moins plate ! » Et surtout, bye-bye, Toronto.De l\u2019analyse au lavage haute pression Aleris, Rio Tinto, Merck Frosst, la mine d\u2019amiante Jeffrey d\u2019Asbestos, CGI, Bell : les licenciements se multiplient et ont fait grimper le taux de chômage à 7,3% au Québec.Mais y a-t-il une vie après la perte de son emploi ?Exemples d\u2019espoir avec des gens qui ont vécu le grand vertige du licenciement et pour qui ce malheur a surtout été un grand révélateur.QUAND LE MALHEUR PHOTO FOURNIE PAR ALAIN DUFRESNE Alain Dufresne a travaillé à l\u2019usine Norsk Hydro pendant 18 ans.Il vit maintenant en Nouvelle-Calédonie, où il travaille au démarrage d\u2019une entreprise.PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Patrick D\u2019Amico a été analyste senior à la Caisse de dépôt.Il est maintenant à la tête d\u2019une entreprise de lavage de gros véhicules.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 60 000 EMPLOIS ET 5 MILLIARDS DE DOLLARS ANNUELLEMENT POUR L\u2019ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE.1684188A SURVIVRE À UN LICENCIEMENT LOUISE LEDUC L\u2019erreur à éviter quand on vient de se faire remercier: accepter la première offre d\u2019emploi venue.«Que ce soit par manque d\u2019argent, par insécurité, par peur de l\u2019oisiveté, les gens ont souvent le réflexe de sauter sur la première occasion, ce qui est souvent une mauvaise idée», dit Francyne Perry, conseillère en management chez André Filion et Associés, qui se spécialise dans la gestion de carrière.Les mieux préparés à surmonter la crise?Ceux qui ont gardé l\u2019oeil ouvert sur le marché.Les plus démunis?Ceux qui travaillaient depuis longtemps au même endroit et qui n\u2019ont rien vu venir.Partir sa propre affaire?Certains l\u2019envisagent, Emploi Québec encourage la chose\u2026 à condition d\u2019être de type entrepreneur.Si le projet tient la route, un entrepreneur en herbe pourra recevoir de 40 semaines à un an de soutien de revenu, à raison de 8,75$ l\u2019heure.Ceux qui sont plus du type salarié, mais qui auront intérêt à retourner sur les bancs d\u2019école auront droit, eux, à une prestation de 220$ par semaine s\u2019ils reçoivent du chômage ou en ont reçu dans les quatre années précédentes.Au-delà du soutien financier, il est aussi possible de se faire aider dans la recherche d\u2019emploi.«Les taux de placement atteints dans les clubs d\u2019emploi sont d\u2019environ 80%», noteManon Villeneuve, chef d\u2019équipe au Centre local d\u2019emploi de l\u2019ouest de Montréal.Fait important à noter, cependant : trouver un meilleur emploi après avoir été congédié, c\u2019est bien.Laisser volontairement son job sans assurer ses arrières, surtout en temps de crise?Mauvaise idée.«Beaucoup de gens ignorent toujours qu\u2019ils n\u2019auront pas droit aux prestations de chômage s\u2019ils démissionnent», relève Mme Villeneuve.Pas une bonne idée, donc, de sauter sans aucun filet.Il vaut mieux trouver son emploi de rêve d\u2019abord ou alors, s\u2019accrocher au sien en attendant.Ce qui, en situation économique difficile, peut être particulièrement pénible.Comme le soulignait en décembre sur les ondes de MSNBC Harold G.Kaufman, professeur de management à l\u2019Université de New York, ceux qui conservent leur emploi sont souvent jalousés, même si leur sort est parfois à peine plus enviable.«En fait, eux aussi sont des victimes.» Engestion, le «syndromedusurvivant» a fait l\u2019objet de maintes études.Ceux qui y sont vulnérables: tous ceux qui voient trop de bureaux vides autour d\u2019eux et qui se sentent coupables d\u2019être toujours en emploi, aussi accablés soient-ils par la surcharge de travail consécutive à tous ces licenciements autour d\u2019eux.Et c\u2019est sans compter la machine à rumeurs et à mauvaises nouvelles qui a si vite fait de s\u2019emballer\u2026 La première occasion n\u2019est pas forcément la bonne LOUISE LEDUC Ça a sonné à la porte.«Tu viens marcher un peu?» a demandé le voisin.Il était midi, «j\u2019ai dit oui, je n\u2019avais rien à faire de toute façon.Cela faisait 20 ans que je n\u2019avais pas été chez moi, un midi de semaine, en dehors de mes vacances».Ce jour-là, Philippe Dubuc venait de se faire mettre à la porte.Congédié sans ménagement comme c\u2019est la coutume dans la haute finance: au café du coin, pendant qu\u2019au bureau on s\u2019activait à désactiver tout ce qu\u2019il comptait de mots de passe informatiques.Tout ça, l\u2019année de ses 40 ans, avec trois enfants à la maison.Ce congédiement était écrit dans le ciel.Philippe Dubuc l\u2019avait vu venir.«Et pourtant, quand ça arrive, tu reçois ça comme une tonne de brique ».Vu les congédiements en cascade dans la haute finance, Philippe Dubuc n\u2019a pas envisagé de trouver un nouvel emploi dans ce domaine.Pas même essayé.«Je savais que je n\u2019avais pas le goût de repartir à zéro ailleurs, même si je dévore toujours autant les nouvelles financières.» C\u2019est là-dessus, donc, qu\u2019est arrivé le voisin et ses invitations à aller prendre l\u2019air, qui n\u2019étaient pas complètement désintéressées.«Mon ami, propriétaire d\u2019une compagnie de distribution de disques, a fini par me mettre dans la tête de lancer avec lui une étiquette de disques de vinyle.Je n\u2019étais pas certain que j\u2019avais ce qu\u2019il fallait pour partir en affaires J\u2019avais beau être un tripeux de musique, je n\u2019avais aucune compétence dans le domaine.» L\u2019idée a fait son chemin, Philippe Dubuc a fait ses modèles financiers et conclut que, oui, le disque vinyle n\u2019avait pas qu\u2019un passé, mais aussi un avenir.«Par exemple, Metallica a sorti deux versions vinyle de son dernier disque: une version de 33 tours, une autre de 45 tours.U2, Jimi Hendrix, tout été réimprimé.» «Dans le fond, j\u2019avais toujours eu envie de partir ma petite affaire.Je regardais autour de moi, et je trouvais qu\u2019après toutes ces années à travailler dans une banque, je n\u2019avais jamais vraiment rien bâti, dans le fond.» Sauf pour des funérailles, une fois, Philippe Dubuc n\u2019a plus touché à ses cravates et à ses vestons, qui s\u2019empoussièrent.«À leur retour de l\u2019école, les enfants passent toujours une quinzaine de minutes à raconter leur journée, raconte Caroline, la conjointe de Philippe Dubuc.Même s\u2019il a toujours été un bon père, Philippe, qui n\u2019arrivait pas avant 19h30 en semaine, n\u2019avait jamais entendu ces récits de retour d\u2019école.Les premiers temps, il m\u2019a regardé, les yeux tout pétillants, et m\u2019a demandé: \"C\u2019est toujours comme ça, vos après-midi?\"» De la haute finance aux disques vinyle PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE À l\u2019âge de 40 ans, Philippe Dubuc s\u2019est fait congédier de son emploi dans la haute finance.Il a décidé de repartir à zéro et s\u2019est lancé dans le milieu du disque.«Beaucoup de gens ignorent toujours qu\u2019ils n\u2019auront pas droit aux prestations de chômage s\u2019ils démissionnent.» VIRE AU BONHEUR lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 15 MONTRÉAL La référence aUDI à montréaL Vorsprung durch Technik www.popularaudi.com www.audi.ca 1695048 Laurier 5442, St-Hubert, Montréal 514-270-3566 Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 21 h 559$*/MOIS Quattro, automatique, cuir, toit ouvrant, Bluetooth, et plus.*Location de 48 mois, 16 000 km par année, 2 000 $ comptant.taxes, transport, préparation en sus.**Voir détails en magasin.Offre valIde juSqu'au 31 janvIer taUx De LocatIon 5,9% taUx à L'achat 3,4% Pour 48 mois 1695056 ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Qu\u2019ils le veuillent ou non, trois témoins clés de la mort de Fredy Villanueva \u2013 son frère Dany ainsi que ses amis Denis Méas et Jeffrey SagorMétellus \u2013 devront témoigner à l\u2019enquête publique du coroner.Quant au reste de la famille Villanueva, elle menace de boycotter l\u2019enquête si les honoraires des avocats des trois témoins ne sont pas payés par l\u2019État.Les trois jeunes hommes, présents lors de l\u2019interventionpolicière du 9 août dernier dans Montréal- Nord, ont reçu récemment une citation à comparaître du président de l\u2019enquête, le juge Robert Sansfaçon.S\u2019ils ne s\u2019y présentent pas, ils pourraient faire l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrêt.MM.Méas et Métellus ont été blessés par les balles de l\u2019un des deux policiers impliqués dans l\u2019incident.En plus d\u2019exiger le paiement des honoraires des avocats des trois jeunes, la famille Villanueva a réclamé plus de temps pour se préparer à l\u2019enquête, qui doit débuter le 16 février au centre judiciaire Gouin.«Nous, comme famille, on est les personnes les plus intéressées, les plus touchées et on est prêts à attendre.On aimerait demander au juge Robert Sanfaçon d\u2019accorder plus de temps à nos avocats pour étudier toute la preuve », a dit la soeur de Fredy, Patricia Villanueva, entourée de ses parents et de son frère, Dany.Ni le Bureau du coroner ni le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, n\u2019ont voulu commenter.«Je veux la vérité.Je veux que justice soit faite.Je veux que l\u2019enquête publique démontre vraiment ce qui s\u2019est passé, que les policiers ont mal agi», a dit pour sa part Denis Méas.La famille Villanueva accuse le gouvernement québécois d\u2019avoir failli à sa promesse de payer les honoraires des avocats chargés de les conseiller durant l\u2019enquête.De son côté, le Ministère affirme avoir toujours été très clair à ce sujet.«Notre position est la même depuis le 2 décembre dernier.On a dit qu\u2019on paierait les honoraires de l\u2019avocat de la famille Villanueva durant l\u2019enquête.C\u2019est une mesure exceptionnelle prise par leMinistère par compassion pour la famille», a expliqué DavidCouturier, directeur des communications au cabinet du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.Rien dans la Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès n\u2019oblige l\u2019État à payer les honoraires des avocats des témoins à une enquête du coroner, précise M.Couturier.Ce serait différent si c\u2019était une commission d\u2019enquête, qui elle, est assujettie à une autre loi.Les avocats de la famil le Villanueva et des deux autres jeunes ne décolèrent pas.«Sans moyens, ce sera une enquête futile.Ce sera la répétition de l\u2019enquête qui s\u2019est déroulée sur les policiers (contre qui aucune accusation criminelle n\u2019a été portée)», a dit Me Peter Georges-Louis.«Est-ce que ce gouvernement veut la vérité ou il veut juste un cover all (mise en scène) pour entériner la décision du procureur?S\u2019il veut aller au fond des choses, qu\u2019il assume les frais et qu\u2019il donne des moyens à toutes les familles impliquées dans cet événement malheureux du 9 août», a demandé Me Jacky Salvant, avocat de Denis Méas.Les avocats de la famille y voient une justice à deux vitesses puisque les policiers liés au dossier de Fredy Villanueva ont droit à six avocats, ont-ils dénoncé.Faux, répond l\u2019inspecteur- chef des communications à la police de Montréal, Paul Chablo.Le policier Jean-Loup Lapointe, qui a atteint mortellement Fredy Villanueva, et sa partenaire de patrouille, Stéphanie Pilotte, ont droit à un avocat chacun, dont les honoraires sont payés par la Ville de Montréal.Au moins une soixantaine de personnes seront entendues au cours de l\u2019enquête, qui devrait durer au moins trois semaines, a par ailleurs indiqué le Bureau du coroner, hier.Enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva La famille envisage le boycottage ANDRÉ CÉDILOT Depuis le démantèlement du gang des «narcotorpilles» il y a deux ans, le juge Jean-Pierre Boyer connaît si bien le dossier qu\u2019il a refusé, hier, de prononcer les peines de six des accusés tant qu\u2019il n\u2019aura pas fini d\u2019instruire un procès déjà en cours en marge d\u2019importation et de trafic de cocaïne.«Je suis mal à l\u2019aise, mais il vaut mieux ne pas entendre toute autre représentation dans ce dossier afin d\u2019éviter un empoisonnement judiciaire», a-t-il dit.De façon à ne pas retarder indûment le processus, le juge Boyer a toutefois accepté d\u2019entériner une suggestion commune des avocats en condamnant un des accusés, Ruben Dario Diaz Quincino, à 54 mois de détention pour son implication dans une filière qui alimentait en cocaïne un des grands manitous du clan des «narcotorpilles», Gilbert Kelly, toujours recherché par la police.En septembre 2007, l\u2019autre cerveau de cette organisation, qui a ses bases dans l\u2019est de Montréal, Sarto Berthiaume, a été condamné à 12 ans de pénitencier.Vétérans du narcotrafic, Kelly, 64 ans, et Berthiaume, 58 ans, faisaient à la fois dans l\u2019importation, la distribution et la vente au détail de la cocaïne.La partie la plus originale est qu\u2019ils importaient la cocaïne dans des cylindres en forme de torpille.Des équipes de plongeurs les attachaient sous la coque de bateaux en provenance du Venezuela, à l\u2019insu des capitaines et des équipages.Ce système de camouflage aurait été utilisé au moins trois fois.En 2004, des chargements de 134 et 52 kg ont été saisis en Colombie et au Nouveau-Brunswick.Au moment de la rafle policière, en décembre 2006, un envoi semblable était en préparation pour Sept-Îles, sur la Côte-Nord.Mis en accusation dans ce dossier aux multiples ramifications, Daniel Rivard, Steve Morin et Martin Belhumeur ont déposé une requête en arrêt de processus.Après deux jours d\u2019audition, la semaine dernière, le juge Boyer a ajourné lorsqu\u2019il a appris que Belhumeur, âgé de 38 ans, était mort lematin même au Centre de détention de Rivièredes- Prairies.Avec un aumônier et des travailleurs sociaux, des constables spéciaux en poste au palais de justice de Montréal ont fait part discrètement de la mauvaise nouvelle aux proches de Belhumeur qui se trouvaient dans la salle d\u2019audience.Le procès doit reprendre le 18 février.«Ils ont fait du très bon travail», a tenu à préciser Me François Blanchette, de la poursuite fédérale.C\u2019est un informateur infiltré dans l\u2019organisation qui a permis aux policiers de la GRC de mener à bien toutes ces enquêtes.Outre les Kelly et Berthiaume, ils ont remonté jusqu\u2019à Christopher Tune, du gang de l\u2019Ouest.Ce dernier est en attente de procès pour l\u2019importation de 500 kg de cocaïne.L\u2019enquête, qui a duré deux ans, a aussi démontré des liens avec les Hells Angels.GANG DES « NARCOTORPILLES » Quincino condamné à 54 mois de prison CHRISTIANE DESJARDINS Une analyse comparative exhaustive commandée par la GRC a conclu, en avril 2001, que le Robinson Sucroé produit par Cinar était un plagiat de l\u2019oeuvre de Claude Robinson.Ce rapport n\u2019a manifestement pas eu beaucoup de poids puisque aucune accusation n\u2019a été portée contre Cinar.Ce rapport, réalisé parQuatu\u2019Art, une firme indépendante, n\u2019a pas été admis en preuve au procès civil pour plagiat que Claude Robinson, auteur de Robinson Curiosité, intente contre Cinar, France Animation et les autres qui ont été impliqués dans Robinson Sucroé.En octobre dernier, le juge Claude Auclair avait même interdit aux médias de prendre connaissance de ce rapport et d\u2019en dévoiler le contenu.Hier, le magistrat a levé cettte interdiction.Les conclusions du rapport se trouvaient de toute façon dans un document qui était public depuis 2001.Par ailleurs, en 2004, la GRC avait permis à Quatu\u2019Art de remettre les documents à Claude Robinson.Aux avocats de Cinar, qui s\u2019inquiétaient de l\u2019impact que ce dévoilement pourrait avoir sur l\u2019affaire, le juge a répondu: «Le tribunal est constitutionnellement indépendant et lié par la preuve.» Précisons que le procès qui oppose Claude Robinson à ceux qu\u2019il accuse de plagiat a commencé en septembre dernier et tire à sa fin.En fait, il ne reste que les plaidoiries, qui commenceront le 3 mars.Claude Robinson a porté plainte contre Cinar en 1995.La GRC a fini par entreprendre une enquête et a commandé deux expertises, l\u2019une à Quatu\u2019Art, et une à Jean-Yves Frigon.Les deux expertises étaient favorables à Claude Robinson.Dans une lettre que Quatu\u2019Art a fait parvenir en avril 2004 à Sylvie Dubuc, enquêteuse de la GRC affectée au dossier, on pouvait lire qu\u2019il y avait eu plagiat «hors de tout doute raisonnable».«Outre le fait que le personnage principal de Robinson Sucroé ressemble trait pour trait au Robinson Curiosité du plaignant, nous avons relevé des similitudes en ce qui a trait aux thèmes principaux et/ou aux intrigues secondaires dans CHACUNE des 26 émissions produites par Cinar que nous avons pu visionner\u2026» signale-t-on aussi.Plus loin, dans la lettre, Quatu\u2019Art ajoute: «Un bref calcul global nous permettrait de conclure que près de 70% du matériel original créé par M.Claude Robinson se retrouve dans son aspect intégral ou légèrement modifié au fil de la série.» La GRC a mis fin à son enquête dans cette affaire.Les conclusions de l\u2019enquête sont confidentielles.ROBINSON SUCROÉ Une expertise commandée par la GRC concluait au plagiat PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE La famille Villanueva dénonce le manque de moyens mis à la disposition des témoins pour se préparer à l\u2019enquête publique.On voit ici Gilberto Villanueva, sa femme Liliane et leur fils de 4 mois, Diego.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF Demande de jury refusée Les jurés au procès du motard Paul Fontaine avaient à peine commencé à délibérer, hier, quand ils sont revenus devant le tribunal pour demander à voir «l\u2019original ou un modèle» du fourgon cellulaire qui a fait l\u2019objet de l\u2019attaque meurtrière du 8 septembre 1997, à Rivièredes- Prairies.D\u2019un commun accord avec les avocats, le jugeMarc David a rejeté la requête.Il a souligné aux jurés qu\u2019ils disposaient déjà d\u2019une vidéo et des photos du camion dans les pièces à conviction déposées durant le procès.Les jurés ont regagné leur hôtel à la fin de la journée sans qu\u2019on réentende parler d\u2019eux.Ils poursuivront leurs travaux à compter de 9h aujourd\u2019hui.\u2013 André Cédilot Trafic d\u2019ecstasy : 4 hommes arrêtés La GRC a saisi 36 600 comprimés d\u2019ecstasy et a procédé à l\u2019arrestation de quatre individus près de la frontière canado-américaine, jeudi dernier, dans les Cantons-de-l\u2019Est.L\u2019opération n\u2019a été signalée à la presse que mercredi matin, six jours plus tard.Selon la GRC, les quatre suspects s\u2019apprêtaient à exporter les comprimés vers les États-Unis en passant par Stanstead.Trois des quatre suspects sont canadiens: Emmanuel Omoghan, 42 ans, Michael Henry-Wright, 19 ans, et Gary Charles Dennis, 29 ans, tous de Toronto.L\u2019autre suspect est Joseph Deyefa Adegoke, 46 ans, un citoyen du Nigeria.Ils sont accusés de complot pour exportation, de possession en vue d\u2019exporter et de possession en vue de faire le trafic de cette drogue.\u2013 La Presse Canadienne lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 29 JA N V I ER 20 0 9 DES PRIX PLUS BAS QUE CEUX D\u2019UNE FAILLITE! 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d\u2019intérêts.Michel Labrecque, nommé lundi à la présidence de la Société de transport de Montréal (STM), a annoncé qu\u2019il quittait ses fonctions de président et directeur général du festival Montréal en lumière.Michael Applebaum, nouveau responsable du dossier des sports et loisirs, rendu épineux en raison du départ du Grand Prix, renonce pour sa part à vendre des maisons pour la firme Royal Lepage et il ne présidera plus le Comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU), de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce, a appris La Presse.Au ministère des Affaires municipales, Louise Quintin, attachée de presse de la ministre Nathalie Normandeau, a expliqué qu\u2019il est légal que les élus municipaux, un peu par tradition régionale, occupent un autre emploi.Elle ajoute que les élus n\u2019ont pas l\u2019obligation de démissionner, mais que la coutume veut qu\u2019ils se retirent de la table du conseil quand un dossier peut les placer dans une fâcheuse position.Avec le scandale des contrats à la SHDM, qui a éclaboussé l\u2019administration municipale à l\u2019automne, il apparaît donc clair que le cabinet Tremblay ne veut courir aucun risque.Bien que la loi lui permette de poursuivre ses activités, Michel Labrecque dit qu\u2019il a pris instantanément la décision de démissionner, dimanche dernier, quand le maire lui a demandé s\u2019il acceptait de relever le défi à la STM.«Il y a un lien direct entre les deux tâches, explique-t-il.La STM est partenaire du Festival, auquel elle fournit un service de navettes.Et on reçoit au moins 150 000$ en subventions des différents gouvernements, dont une bonne part de la Ville.Pour moi, c\u2019est clair.J\u2019ai donc choisi de démissionner dès le jour de ma nomination.» Alain Simard, de Spectra, fondateur du Festival, assurera l\u2019intérim au conseil d\u2019administration.Mais afin d\u2019assurer la transition, Michel Labrecque demeurera à la direction jusqu\u2019au 2 mars, dernier jour du festival.Il n\u2019assistera cependant pas à certaines activités, comme La Nuit blanche, commanditée par le secteur privé.Quant à Michael Applebaum, qui a travaillé durant des années comme courtier immobilier, il soutient qu\u2019il n\u2019a pas vendu de maison depuis huit mois et qu\u2019il va rembourser à la firme Royale Lepage les frais mensuels de son permis d\u2019exercer, quelque 300$ par mois.«J\u2019ai également demandé qu\u2019on adopte une résolution dans mon arrondissement, lundi prochain, pour que le président du CCU puissemaintenant être un citoyen.Marcel Tremblay ne peut pas lui non plus, avec ses fonctions.Francine Sénécal a démissionné.En attendant, ce sera donc Marvin Rotrand qui sera président suppléant », précise Applebaum, maire de Côte-des-Neiges\u2013Notre-Damede- Grâce.Montréal Remaniement au comité exécutif Des démissions à la hâte SARA CHAMPAGNE Malg ré une résolut ion des élus de Mercier-Hochelaga- Maisonneuve, votée hier matin, Claire Saint-Arnaud, conseillère indépendante, refuse de déménager son bureau.Demain matin, à 8h, heure prévue de son déménagement, elle entend demeurer à sa place et interdire qu\u2019on déplace ses effets personnels et classeurs dans un local voisin.Lors d\u2019un entretien avec La Presse, Mme Saint-Arnaud, anciennement de l\u2019équipe de Vision Montréal, a soutenu qu\u2019il s\u2019agissait clairement là de «partisaneriemesquine » de la part de la mairesse Lyn Thériault, de Vision Montréal.Trois élus contre deux, dont Richer Dompierre, maintenant avec le parti du maire Tremblay, ont voté en faveur du déménagement.Contrairement aux arrondissements de Ville-Marie et Villeray\u2013 Saint-Michel\u2013Parc-Extension, où des déménagements ont déjà été bloqués, la direction de Mercier- Hochelaga-Maisonneuve affirme qu\u2019elle a les mains liées par la décision des élus.«Dans les deux autres arrondissements, les déménagements avaient été soumis à la direction, mais pas à un vote des élus, explique Pierre-Emmanuel Larouche, chargé de communication.Nous devons respecter la décision prise démocratiquement.» En ce qui concerne le déménagement prévu demain matin, M.Larouche a dit: «On verra rendu là.» La mairesse de Hochelaga, Lyn Thériault, adéjà expliqué, en entrevue la semaine dernière, que le déménagement était rendu nécessaire afin de regrouper deux de ses conseillers qui travaillent dans des locaux situés de chaque côté de Claire Saint-Arnaud, devenue indépendante.Mme Saint-Arnaud ne nie d\u2019ailleurs pas qu\u2019elle envisage de grossir les rangs du parti de Gérald Tremblay.MERCIER\u2013HOCHELAGAMAISONNEUVE Une conseillère refuse de déménager ANDRÉ NOËL Le gouvernement québécois est prêt à autoriser le sénateur Paul Massicotte à exploiter un casino privé comprenant jusqu\u2019à 300 appareils de loterie vidéo (ALV), boulevard Décarie, tout en fermant l\u2019hippodrome de Montréal, affirme le président de la Société des propriétaires et éleveurs de chevaux Standarbred du Québec, Alain Vallières.« Suzanne Lévesque, sousministre adjointe aux Finances et responsable des sociétés d\u2019État, nous a déclaré que c\u2019est la proposition à l\u2019étude », a confié M.Vallières, qui a rencontré la sous-ministre mardi, en compagnie des présidents de la Société nationale des chevaux de course et de l\u2019Association de trot et amble du Québec.L\u2019attachée de presse de la ministre des Finances a refusé de confirmeroud\u2019infirmer l\u2019information: «Nous ne commentons pas les rencontres», a dit Catherine Poulin.Même mutisme de la part d\u2019Yves Vincent, le contrôleur de la firme RSM Richter, qui gère le dossier d\u2019Attractions hippiques, la firme du sénateur Massicotte qui s\u2019est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.«Il est inconcevable qu\u2019il n\u2019y ait plus d\u2019hippodrome dans la région de Montréal, et qu\u2019en contrepar tie, on permet te à Attractions hippiques de percevoir les revenus des 200 ALV qui s\u2019y trouvent actuellement, en plus d\u2019ajouter 100 nouvelles machines », a dit M.Vallières, au cours d\u2019un entretien, hier.« L\u2019objectif de la privatisation des hippodromes, c\u2019était de relancer les courses, et non pas d\u2019ouvrir un petit casino privé.Qui veut-on sauver ici : la firme du sénateur Massicotte, ou l\u2019industrie des courses de chevaux ?Sans hippodrome à Montréal, l\u2019industrie s\u2019écroule.L\u2019hippodrome de Montréa l assure 60% de nos revenus.» Plus d\u2019obligation En cédant à Attractions hippiques les hippodromes de Montréa l, Gatineau, Trois- Rivières et Québec, comprenant 800 ALV, le gouvernement a exigé que la firme verse 25 millions de dollars en bourses aux vainqueurs la première année d\u2019opérations, 28 millions la deuxième année et 16,7 millions les années suivantes.La compagnie n\u2019a pas pu remplir ces obligations, versant plutôt une dizaine de millions par année.Selon la proposition entendue parM.Vallières, le gouvernement serait prêt à exiger dorénavant seulement 12 millions en bourses chaque année.Attractions hippiques serait dégagée de son obligation de construire un hippodrome dans la couronne nord de Montréal, mais n\u2019aurait pas les 1100 ALV supplémentaires qui devaient y être installés.L es 20 0 à 30 0 A LV de Montréal seraient établis dans un salon de paris, boulevard Décarie.M.Vallières soupçonne le sénateur Massicotte de vouloir aussi s\u2019approprier le vaste terrain de l\u2019hippodrome, qui a un grand potentiel de développement.Un indice, selon lui : le sénateur a demandé une révision de l\u2019évaluation foncière afin de diminuer les taxes municipales, alors que le terrain appartient au gouvernement.Le plan de relance de la firme, incluant les propositions du gouvernement, sera débattu à compter de lundi au palais de justice de Montréal.Les associations représentant les «hommes à chevaux » s\u2019y opposent fermement.Elles sont prêtes à pousser Attractions hippiques à la faillite et à réclamer le retrait de ses permis et licences devant la Régie des alcools, des courses et des jeux et devant l\u2019Agence canadienne du pari mutuel.Elles exigeraient alors que Loto- Québec ne lui verse plus la commission de 22% sur les revenus des ALV.Un casino à la place de l\u2019hippodrome La proposition serait à l\u2019étude au ministère des Finances EXCLUSIF Poêles à bois : la semaine prochaine Le futur plan qui vise à encadrer l\u2019utilisation des poêles à bois a été soumis aux membres du comité exécutif de Montréal, hier, mais aucune décision n\u2019a été prise.Pour des raisons techniques, le sujet a été reporté à la prochaine séance hebdomadaire du comité, mercredi prochain.La Ville songe notamment à interdire les poêles à bois dans les constructions neuves.\u2013 François Cardinal ÉRIC CLÉMENT Sept ans après le début de la controverse sur un projet de « condos sur pilotis » au coeur du Plateau-Mont-Royal , les travaux de construction de 104 appartements locatifs débutent cette semaine dans le secteur formé des rues Fabre, de Lanaudière et Généreux.Le promoteur David Owen, partenaire à 50% du projet immobilier Les Habitations du Plateau-Mont-Royal, vient d\u2019obtenir le permis de construire.« On dev ra i t commencer à creuser mercredi (aujourd\u2019hui), a-t-il dit à La Presse.Cela fait longtemps qu\u2019il n\u2019y a pas eu un tel projet de logements locatifs sur le Plateau.» L\u2019architecte Dorel Friedman est à l\u2019origine du style choisi par le promoteur : une construction avec parement de brique et de pierre de Saint-Marc.Les 104 logements seront répartis dans quatre édifices de trois étages construits sur les terrains de stationnement qui s\u2019étendaient jusqu\u2019à récemment entre la rue Fabre et la rue de Lanaudière.Celui qui se trouve entre les rues Chambord et De Lanaudière demeurera , à la satisfaction des commerçants de l \u2019avenue du Mont-Royal Est, qui protestaient contre la disparition de ces places de stationnement.Des studios et des appartements de trois et quatre pièces seront offerts en location dans quelques semaines.M.Owen dit que les prix varieront de 700$ pour un studio en demi-sous-sol à 1600$ pour un quatre-pièces.Il n\u2019y aura pas de logements sociaux.«Les appartements s\u2019adressent à des gens qui aiment le Plateau, dit-il.Des couples sans enfant ou avec un enfant.» Les premiers locataires pourront entrer dans leur appartement l\u2019automne prochain, car le promoteur prévoit construire les quatre édifices en un an, l\u2019un après l\u2019autre.Il a rencontré la population récemment afin de présenter son projet.«On va essayer de limiter les impacts de la construction », dit-il.Il assure qu\u2019il n\u2019y aura pas de zone asphaltée à l\u2019arrière des édifices, mais du pavé uni, des espaces gazonnés et 21 places de stationnement.Dans chaque immeuble sera aménagée une salle où l\u2019on pourra garer huit vélos.Laurent Imbault, un résidant qui s\u2019est battu contre le projet, était amer quand La Presse l\u2019a joint: «C\u2019était tellement mal foutu, ce projet ! On a été mis devant le fait accompli.Stationnement de Montréal ava it vendu le t e r r a in en cachette alors qu\u2019il n\u2019a aucune compétence en immobilier.Le projet n\u2019avait pas fait l\u2019objet d\u2019études d\u2019impact et il n\u2019y avait pas eu de consultation publique.Maintenant, on est devant une réalité.Le maire Tremblay n\u2019a jamais voulu mettre ses culottes et prendre le parti des citoyens.On a au moins gagné le fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de pilotis.» «Ça va être très beau, dit de son côté M.Owen.Je pense que c\u2019est mieux que l\u2019ancien projet sur pilotis et ce sera beaucoup plus sécuritaire.» M.Owen a deux autres projets dans le Plateau.Le premier, d\u2019une vingtaine d\u2019appartements en copropriété, est en cours de construction rue Rachel, au coin de la rue De Bullion.Un autre projet n\u2019est pas encore approuvé par l\u2019arrondissement.«CONDOS SUR PILOTIS» DU PLATEAU La construction du projet modifié débute Michel Labrecque et Michael Applebaum ont démissionné de leurs fonctions professionnelles afin d\u2019éviter tout conflit d\u2019intérêts.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE Le stationnement sur lequel seront construits les nouveaux appartements, derrière l\u2019avenue du Mont-Royal.EN BREF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 17 OBAMA PRÉSIDENT JOUR 9 LES MOTS DU JOUR «Nous devons faire face à cette menace urgente et sans précédent sur l\u2019existence de notre civilisation à un moment où notre pays doit résoudre simultanément deux autres crises.» \u2014 L\u2019ancien vice-président Al Gore, devant le Congrès américain, a sommé hier les parlementaires de lutter vigoureusement contre les changements climatiques.LA SURPRISE DU JOUR «L\u2019école de mes enfants a été fermée aujourd\u2019hui à cause de quoi ?D\u2019un peu de glace !» s\u2019est exclamé hier Barack Obama.Le président n\u2019en revenait pas de voir à quel point une légère chute de neige peut paralyser la capitale américaine.La neige et la glace ne causent habituellement pas tant d\u2019émoi à Chicago.VERS UNE AUTRE PREMIÈRE Si la tendance se maintient, Eric Holder deviendra le premier ministre de la Justice noir des États-Unis.Hier, la commission des Affaires judiciaires du Sénat américain a approuvé sa nomination à ce poste par 17 voix contre 2.Il ne lui reste plus qu\u2019à être confirmé par l\u2019ensemble du Sénat, ce qui devrait se faire sous peu.AL GORE PHOTO REUTERS POUTINE SE PRONONCE Le premier ministre russe Vladimir Poutine, de passage à Davos, a semblé tendre la main au gouvernement de Barack Obama.Il a dit souhaiter que l\u2019administration américaine coopérera «de manière constructive » avec son pays et s\u2019est dit prêt à un effort en matière de désarmement.D\u2019après l\u2019AFP et wtop.com ERIC HOLDER PHOTO REUTERS PHOTO AP LE PLAN D\u2019OBAMA PASSE SANS LES RÉPUBLICAINS La Chambre des représentants américaine a adopté hier soir un gigantesque plan de relance économique de 819 milliards de dollars, activement soutenu par le président Barack Obama, mais sans les voix des républicains.Après l\u2019adoption du plan par 244 voix contre 188 \u2013 dont 11 démocrates \u2013, le président Obama a appelé le Sénat à se prononcer rapidement en faveur du projet qui vise à créer ou sauvegarder 3 à 4 millions d\u2019emplois.La chambre haute pourrait voter la semaine prochaine.«Le plan va à présent au Sénat, et j\u2019espère que nous pourrons continuer à renforcer ce plan avant qu\u2019il n\u2019arrive sur mon bureau », a dit le président dans un communiqué.Peu avant ce vote, un projet de plan de relance alternatif proposé par les républicains a été rejeté par 266 voix contre 170.Les républicains souhaitaient plus d\u2019allègements fiscaux et moins de dépenses publiques.M.Obama avait, avant même son investiture, payé de sa personne, en se rendant au Capitole pour rallier le plus grand nombre possible de républicains au plan des démocrates.Le refus des républicains de la Chambre de se rallier au texte, laisse présager un climat politique plutôt tendu à Washington.Le président Obama avait souhaité rallier le vote républicain afin de donner une caution politique à un plan qui devra rapidement prouver son efficacité à tous ceux qui doutent de lui.Le Plan de relance et de réinvestissement américain de 2009 a été élaboré par les démocrates en collaboration avec l\u2019équipe économique de la Maison-Blanche.Il est constitué pour environ 275 milliards US d\u2019allègements fiscaux devant inciter à la consommation et à l\u2019investissement, et de dépenses dans des chantiers publics, des aides aux gouvernements locaux ou des mesures sociales.\u2013 Agence France-Presse MALORIE BEAUCHEMIN OTTAWA\u2014 Le président Barack Obama fera sa première visite officielle au Canada le jeudi 19 février, a annoncé hier le bureau du premier ministre Stephen Harper.Le gouvernement conservateur avait annoncé fièrement à la mi-janvier que la première visite à l\u2019étranger du nouveau président élu le 4 novembre se ferait au Canada.« Ceci témoigne non seulement de l\u2019importance de nos relations commerciales et de nos échanges, mais aussi de la force de notre amitié », a dit M.Harper hier, au moment d\u2019aviser la Chambre de la date officielle de la visite présidentielle.Le Canada a souvent été la première destination à l\u2019étranger de plusieurs présidents américa ins, ma is en 2001 , George W.Bush avait préféré rendre visite au président mexicain Vicente Fox pour son premier voyage officiel.Le premier ministre Harper souhaite profiter de cette rencontre avec le nouveau président américain pour faire «une séance de travail importante et productive ».Coup de fil de Harper Les détails de la visite seront annoncés plus tard, mais on sait déjà qu\u2019il s\u2019agira d\u2019une visite d\u2019une journée seulement.Vendredi dernier, M.Harper a appelé M.Obama pour une première conversation téléphonique depuis l\u2019investiture de ce dernier à la tête des États-Unis, le 20 janvier.Les deux hommes d\u2019État ont alors notamment discuté de la situation économique préoccupante, des difficultés auxquelles fait face l\u2019industrie automobile, d\u2019environnement, ainsi que de certains dossiers internationaux, dont l\u2019Afghanistan.Ces mêmes sujets sensibles pourraient se retrouver à l\u2019ordre du jour de la rencontre entre les deux dirigeants, le 19 février.Obama à Ottawa le 19 février RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Accompagné du vice-président Joseph Biden, BarackObama a fait hier sa première visite en tant que commandantenchef auPentagone, où il s\u2019est entretenu des guerres d\u2019Irak et d\u2019Afghanistanavec les responsables militaires américains.Au sortir de la rencontre, le nouveau président n\u2019a cependant donné aucune précision sur les modalités du retrait des troupes américaines d\u2019Irak, une de ses promesses électorales les plus importantes.Son porte-parole, Robert Gibbs, avait indiqué plus tôt qu\u2019il annoncerait ses couleurs «relativement vite ».«Nous allons devoir prendre des décisions difficiles concernant l\u2019Irak et au sujet de l\u2019Afghanistan, plus immédiatement », a déclaré le président Obama après sa réunion avec les chefs d\u2019état-major des différents corps militaires.« Bien évidemment , not re première préoccupation est de poursuivre les organisations extrémistes qui nuisent à notre pays.» En campagne électorale, Barack Obama avait promis de retirer les troupes américaines d\u2019Irak en 16 mois.L\u2019Iran n\u2019était pas au menu des discussions, mais son président devait être présent dans les pensées de Barack Obama.Plus tôt dans la journée, Mahmoud Ahmadinejad avait prononcé un discours sans concession en réponse aux invitations au dialogue lancées par son homologue américain.Avant d\u2019accepter de dialoguer avec l\u2019administration Obama, le président de la république islamique a en effet posé ses conditions, qui vont du retrait des troupes américaines dans le monde à des excuses pour les «crimes » commis par les États-Unis contre l\u2019Iran.«Ceux qui parlent de changement doivent présenter des excuses au peuple iranien et essayer de réparer leurs mauvais actions passées et les crimes qu\u2019ils ont commis contre l\u2019Iran», a déclaré Mahmoud Ahmadinejad dans un discours télévisé en Iran.Il faisait notamment allusion au rôle des États-Unis dans le coup d\u2019État de 1953 qui visait à renverser le premier ministre Mohammad Mossadegh.Dans son discours d\u2019investiture, Barack Obama s\u2019était dit prêt à dialoguer avec l\u2019Iran si Téhéran «desserre le poing».Il a répété le même message lundi dans une entrevue accordée à la chaîne arabe Al-Arabiya.Obama n\u2019a cependant pas abandonné l\u2019objectif de l\u2019administration Bush: convaincre l\u2019Iran d\u2019abandonner son programme nucléaire.ou le forcer à le faire.Si le président n\u2019a pas dit comment il entendait retirer les troupes américaines d\u2019Irak, ses intentions concernant l\u2019Afghanistan sont, en revanche, un peu plus claires.La guerre dans ce pays représente «le plus grand défi militaire » des États-Unis, selon la formule qu\u2019a employée mardi le secrétaire à la Défense, Robert Gates.Le numéro 1 du Pentagone a indiqué que Washington devait cependant se fixer des «objectifs limités et réalistes» en Afghanistan, sous peine de subir une défaite.«Si nous espérons créer làbas une sorte de paradis d\u2019Asie centrale, nous perdrons», a dit Robert Gates.«J\u2019estime que notre objectif premier est d\u2019éviter que des terroristes utilisent l\u2019Afghanistan comme base pour attaquer les États-Unis et nos alliés », a-t-il ajouté.I l a in d i q u é q u e Washingtoncomptaitenvoyer trois brigades en Afghanistan «d\u2019ici au milieu de l\u2019été» (une brigade compte entre 3500 et 4000 soldats).Le Pentagone reçoit le président PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE Le commandant en chef, accompagné du vice-président, Joe Biden, (à gauche) et du secrétaire à la Défense, Robert Gates (à droite), s\u2019est entretenu hier avec les chefs d\u2019état-major des différents corps militaires américains.En visite au Pentagone, le président Obama a discuté notamment de l\u2019Irak.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII «Nous allons devoir prendre des décisions difficiles concernant l\u2019Irak et au sujet de l\u2019Afghanistan.» CYBERPRESSE.CA BLOGUE Passionné par les États-Unis ?Lisez tous les jours le blogue de Richard Hétu à : blogues.cyberpresse.ca/hetu lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 MONDE LAURA-JULIE PERREAULT Depuis des semaines, les émission de variété indiennes n\u2019en ont que pour un sujet: le film Slumdog Millionaire (Le pouilleux mil lionnaire) .Couronné aux Golden Globes, en lice 10 fois aux Oscars, le long métrage va mettre l\u2019Inde sur la carte du cinéma mondial, prédisent journalistes et commentateurs.Mais dans les bidonvilles, ils sont nombreux à ne pas s\u2019en réjouir.Jeudi dernier, jour de la première indienne du film du réalisateur Danny Boyle, une qua rantaine d\u2019habitants de Dharavi, l\u2019immense bidonville où le film a été tourné en partie, se sont rendus devant la chic maison de la star indienne du film, Anil Kapoor.Ils n\u2019y allaient pas pour déposer des colliers de fleurs devant la grille, comme nombre d\u2019Indiens le font quotidiennement pour honorer leurs acteurs préférés, mais pour demander la modification immédiate du titre de l\u2019oeuvre cinématographique.En français, «Slumdog» signifie «chien des bidonvilles ».«Je ne suis pas un chien, je suis l\u2019avenir de l\u2019Inde », pouvait-on lire sur des pancartes que brandissaient des enfants.Ces derniers ressemblaient comme deux gouttes d\u2019eau à ceux qui apparaissent dans le film qui raconte l\u2019histoire d\u2019un orphelin indien, issu des basfonds qui, contre toute attente, remporte le quiz télévisé Who Wants to Be a Millionaire?.La star indienne a tenté de calmer le jeu, expliquant que le terme «slumdog» n\u2019est pas offensant.«Il y a des noms bien pires pour les enfants des bidonvilles », a précisé M.Kapoor.Simon Beaufoy, le scénariste britannique qui a adapté pour l\u2019écran le roman indien Q&A et choisi le titre du film, s\u2019est lui aussi justifié.«J\u2019ai inventé le mot slumdog.J\u2019aimais l\u2019idée.Je ne voulais pas offenser qui que ce soit.» Ces explications n\u2019ont pas suffi à calmer le jeu.La pauvreté est un sujet sensible en Inde où plus de 350 millions de personnes vivent avec moins de un dollar par jour, soit un Indien sur quatre.Lundi, dans l\u2019État de Bihar, un des plus démunis de l\u2019Inde, des centaines d\u2019habitants des bidonvilles ont saccagé un théâtre de la ville de Patna, qui projetait le film.Hier, des gardes armés ont été postés devant plusieurs salles de cinéma de l\u2019est du pays pour éviter les débordements.Mardi, la contestation a aussi pris un tournant juridique.Un organisme de défense des droits des habitants des bidonvilles a déposé une poursuite contre les artisans du film, les accusant de diffamation.«Dire que les gens des bidonvilles sont des chiens, c\u2019est une violation des droits de l\u2019homme et de la dignité des gens pauvres» a dit aux médias indiens le porte-parole de l\u2019organisation, Tateshwar Vishwakarma.À l\u2019autre extrémité du pays, une organisation du Gujarat a demandé à une cour d\u2019interdire la projection du film jusqu\u2019à ce que le titre soit modifié.Leurs doléances devraient être entendues cette semaine par la haute cour de l\u2019État.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019un film soulève les passions en Inde.Notamment, les films de la réalisatrice indo-canadienneDeepa Metha, salués dans les festivals du monde entier, ont à deux reprises été la cible de violentes manifestations dans le pays de Gandhi.-avec Hindustan Times, India Today, The Times.Une insulte aux plus pauvres Malgré 10 nominations aux Oscars, Slumdog Millionaire est cloué au pilori dans les bidonvilles de l\u2019Inde PHOTO ASSOCIATED PRESS En français, «Slumdog» signifie «chien des bidonvilles».«Je ne suis pas un chien, je suis l\u2019avenir de l\u2019Inde», pouvait-on lire sur des pancartes que brandissaient des enfants jeudi dernier, jour de la première indienne du film du réalisateur Danny Boyle.MEHDI LEBOUACHERA AGENCE FRANCE-PRESSE GAZA \u2014 Israël a menacé hier d\u2019«agir» dans la bande de Gaza en riposte à la mort la veille d\u2019un de ses soldats dans une attaque à l\u2019explosif, au moment où le nouvel émissaire américain George Mitchell entamait une visite à Jérusalem dans le cadre de sa première tournée régionale.Recevant M.Mitchell, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a déclaré qu\u2019il était important que l\u2019Autorité palestinienne «reprenne pied» dans la bande de Gaza, dont elle a été chassée en 2007 par le mouvement islamiste Hamas.M.Olmert a également souligné, d\u2019après ce responsable, qu\u2019une «ouverture permanente des points de passage avec la bande de Gaza» était «liée à la question du soldat Gilad Shalit», capturé en juin 2006 et détenu par le Hamas.Il a aussi fait savoir que le cessez- le-feu, en place depuis le 18 janvier, «serait observé et évalué en fonction d\u2019un retour au calme total, la fin des tirs de roquettes et des activités terroristes».De son côté, M.Mitchell a déclaré à la presse qu\u2019il avait discuté avec M.Olmert «de l\u2019importance critique de consolider le cessez-le-feu, y compris par une cessation des hostilités, la fin de la contrebande et la réouverture des points de passage sur la base des accords de 2005».Ces accords prévoient notamment la présence de membres de l\u2019Autorité palestinienne au point de passage de Rafah, entre la bande de Gaza et l\u2019Égypte.À Gaza, le Hamas a revendiqué le tir de trois obus de mortier sur une unité israélienne qui effectuait une incursion limitée dans le centre du territoire.Des témoins ont confirmé ces tirs contre quatre chars, à la hauteur du secteur où un soldat israélien a été tué mardi dans une attaque à l\u2019explosif non revendiquée, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.Plus tôt, des appareils israél iens avaient bombardé des tunnels de contrebande reliant le sud de la bande de Gaza à l\u2019Égypte en riposte à l\u2019attaque anti-israélienne.Israël menace «d\u2019agir» dans la bande de Gaza « J\u2019ai inventé le mot slumdog.J\u2019aimais l\u2019idée.Je ne voulais pas offenser qui que ce soit.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 19 1668145A 1668727 1666400 Un cahier spécial sur les REER Samedi dans METTRE LES CHOSES EN PERSPECTIVE André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX OPINION serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Un milliard, deux milliards, 695 millions: tels sont les montants évoqués depuis deux jours par les politiciens québécois pour chiffrer les «pertes» que subira le gouvernement du Québec à la suite des changements apportés à la formule de péréquation.Un député du Bloc québécois en a tiré la conclusion que «le gouvernement fédéral, peu importe la couleur, défend uniquement les intérêts de la nation canadienne au détriment du Québec».En réalité, le gouvernement du Québec ne perdra rien.Les paiements de péréquation qu\u2019il reçoit, qui ont considérablement augmenté au cours des dernières années, continueront de croître.Simplement, à compter de 2010- 2011, cette croissance sera moins rapide que ce qu\u2019il espérait.Rappelons quelques chiffres.En 2005-2006, le gouvernement du Québec a reçu 4,8 milliards en péréquation.Depuis ce temps, le fédéral a augmenté l\u2019envergure de ce programme et corriger des inéquités de sorte qu\u2019en cinq ans, la somme obtenue par la province est passée à 8,4 milliards en 2009- 2010, une augmentation de 74%.Compte tenu de la formule de péréquation mise en place par le gouvernement Harper, le ministère des Finances du Québec espérait recevoir encore plusieurs centaines de millions de plus en 2010-2011.Mais l\u2019automne dernier Ottawa, réalisant l\u2019explosion des coûts du programme, a annoncé que la croissance de la péréquation serait limitée à celle de l\u2019économie.En 2010-2011, le Québec recevra donc plus que l\u2019année précédente, mais moins que dans ces fantasmes.Monique Jérôme-Forget rêvait du gros lot de la 6/49, elle devra se contenter de celui de la Quotidienne.(À noter qu\u2019autant à Ottawa qu\u2019à Québec, on refuse de publier des chiffres précis sur la péréquation attendue en 2010- 2011, ce qui laisse le champ libre à la démagogie des politiciens de part et d\u2019autre.) Le premier ministre Charest a parlé de «fédéralisme unilatéral », sa ministre des Finances de «fédéralisme autoritaire».Ils n\u2019ont pas tort de déplorer le fait que ces changements ont été annoncés par le fédéral sans qu\u2019il ait eu consultation des provinces.Cela dit, cellesci ont du temps pour s\u2019ajuster.Il faut dire aussi que le gouvernement Charest est mal placé pour déplorer l\u2019attitude des fédéraux, compte tenu du ton qu\u2019il a adopté à leur égard au cours des derniers mois.Le dialogue, le respect, ça se joue à deux.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Les politiciens du Québec prétendent que le problème du déséquilibre fiscal n\u2019est pas réglé.Non seulement cette thèse n\u2019est plus crédible, elle est loufoque.Les transferts fédéraux représentent aujourd\u2019hui 22% des revenus budgétaires du gouvernement provincial; c\u2019est exactement la même proportion qu\u2019au début des années 90, avant les compressions imposées par Paul Martin.De plus, le fédéral se retrouvant plus de 30 milliards dans le rouge, qui osera prétendre qu\u2019il nage dans l\u2019argent?Compte tenu de ses particularités, le Québec a assez souvent des intérêts différents de ceux des autres provinces.Il lui faut donc régulièrement défendre sa façon distincte de voir les choses.S\u2019il veut gagner ces batailles, il lui faut choisir celles où sa position est solide.Étant donné les gains qu\u2019a faits la province depuis cinq ans, la péréquation est la pire cause qui soit.Si le Québec perd quelque chose dans ce litige, ce ne seront pas des millions, mais sa crédibilité.Québec ne perd rien Québec rêvait du gros lot de la 6/49, il devra se contenter de celui de la Quotidienne.nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Il faut une cer ta ine distance pour apprécier une oeuvre d\u2019art.Cette distance a été impossible à trouver lors du visionnement du film Polytechnique, qui doit prendre l\u2019affiche le 6 février prochain.Le film n\u2019a fait que réveiller des souvenirs douloureux.Pour ceux qu i , c omme l\u2019auteure de ces lignes, étaient é t ud i a n ts à l\u2019université au moment de la t u e r i e, Po l y fut le premier é v é n e m e n t marquant de notre jeune vie adulte.Celui qui est venu ébranler les murs rassurants de l\u2019université, notre refuge, notre seconde demeure.Il n\u2019est pas question ici de critiquer la pertinence du film.Une oeuvre est pertinente dès que l\u2019idée naît dans l\u2019esprit de son créateur.Denis Villeneuve n\u2019a donc pas à se justifier.Sa démarche, de toute façon, est irréprochable.La question se trouve plutôt du côté du public, des cinéphiles.Pourquoi irait-on voir ce film?Qu\u2019est-ce qui pourrait bien pousser quelqu\u2019un à revivre des émotions aussi bouleversantes ?Dans le dossier de presse remis aux journalistes, Villeneuve écrit que son film est une tentative de consolation.Quelqu\u2019un trouvera- t-il du réconfort dans ces images qui, c\u2019est étrange à dire, sont quasi familières, comme si le cinéaste avait déterré des souvenirs refoulés, comme s\u2019il avait eu accès à notre cinéma intérieur ?Difficile de savoir comment chacun réagira.Il arrive aussi qu\u2019une oeuvre d\u2019art puisse nous aider à mieux comprendre un événement.Mais d a n s l e c a s du meurtre de ces 14 jeunes femmes, qu\u2019y a-t-i l à comprendre ?Rien.Abs o l u men t rien.Q ui sa i t , peut-être que ce film permett ra aux plus j eunes, ceux qui n\u2019ont aucun souvenir de cette terrible soirée de décembre, il y a 20 ans, de se «connecter » à un événement qui a profondément blessé le Québec.Peut-être que ceux et celles qui n\u2019étaient que des enfants ce jour-là regarderont Polytechnique avec la même objectivité que nous avions en regardant Elephant, l\u2019excellent film de Gus Van Sant sur la tuerie de Columbine.Encore une fois, tout est une question de distance.Polytechnique Une question de distance Un film à voir ?Irez-vous voir le film Polytechnique ?La tragédie remue-t-elle trop de mauvais souvenirs ?Croyez-vous qu\u2019il soit pertinent de produire un film sur ces événements?Faites-nous part de vos commentaires.APPEL À T0US \u2013 FORUM@LAPRESSE.CA LOUIS AUCOIN ET MARTINE PAINCHAUD Les auteurs sont spécialistes en stratégie de communication chez Octane.Le procès des petits gâteaux Vachon n\u2019aura finalement pas lieu.Le géant de l\u2019alimentation Saputo a en effet choisi de plaider coupable aux accusations d\u2019avoir enfreint la loi québécoise qui interdit de faire de la publicité destinée aux enfants.Pourtant, ce procès a déjà eu lieu.Dans l\u2019opinion publique, l\u2019interdiction de la publicité faite aux enfants est inscrite au rang de valeur sacrée.À l\u2019instar de l\u2019Office de la protection du consommateur, la plupart des citoyens ayant suivi l\u2019affaire ne conservent aucun doute que la distribution des gâteaux Vachon dans les garderies constituait une telle forme de publicité, en rupture complète avec la loi, mais aussi avec l\u2019éthique.Les conséquences sont impitoyables: les gâteaux Igor, qui ont été lancés en grande pompe il y a quelques mois, ne figurent désormais plus dans la liste des produits commercialisés par l\u2019entreprise.De la responsabilité de l\u2019individu à celle de l\u2019entreprise Pendant ce temps, aux États- Unis, un autre géant de l\u2019industrie est poursuivi en justice pour publicité mensongère.On y accuse la multinationale Coca- Cola de tromper les consommateurs en affirmant que l\u2019eau vitaminée VitaminWater est « bonne pour la santé » alors que chaque bouteille contient 33 grammes de sucre.Dans les deux cas, ce sont des groupes préoccupés par la santé publique, en l\u2019occurrence par les problèmes d\u2019obésité et de diabète, qui sont à l\u2019origine de ces poursuites.On assiste à un renversement majeur et irréversible du paradigme selon lequel les problèmes de santé, comme l\u2019obésité, relèvent essentiellement de l\u2019individu.De plus en plus, partout dans le monde, les autorités transfèrent désormais une partie du blâme à l\u2019industrie alimentaire, comme ce fut le cas pour l\u2019industrie du tabac.Plus encore, certains États imposent déjà des mesures préventives, comme la taxe spéciale sur les boissons gazeuses sucrées qui vient d\u2019entrer en vigueur dans l\u2019État de New York.Des intérêts à protéger Ce changement de paradigme entraîne, pour les entreprises, une modification rapide des règles du jeu.De nouvelles lois, de nouvelles taxes ou encore la multiplication des poursuites judiciaires ont des incidences majeures sur les intérêts stratégiques de toute l\u2019industrie.À preuve: la loi québécoise qui interdit la publicité aux enfants de moins de 13 ans suscite plus que jamais l\u2019intérêt d\u2019une foule de pays européens et latino-américains.Dans ce contexte, les entreprises ont tout intérêt à bien comprendre ces enjeux sociaux et à s\u2019inscrire publiquement dans le débat pour faire valoir leurs intérêts et protéger leur réputation.Interpellées un peu plus chaque jour pour répondre du contenu de leurs produits et de leurs stratégies (parfois agressives) de mise en marché, ces entreprises n\u2019ont plus d\u2019autre choix que de faire des enjeux de santé publique de véritables enjeux stratégiques, puisque ce nouveau consensus est là pour rester.Un consensus existe Les entreprises doivent désormais faire des enjeux de santé publique de véritables enjeux stratégiques PHOTO DANIEL BARRY, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS Aux États-Unis, on accuse la multinationale Coca-Cola de tromper les consommateurs en affirmant que l\u2019eau vitaminée VitaminWater est «bonne pour la santé » alors que chaque bouteille contient 33 grammes de sucre.De plus en plus, partout dans le monde, les autorités transfèrent désormais une partie du blâme à l\u2019industrie alimentaire.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 PARTICIPEZ AU BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Retour sur ce projet de commémoration de la bataille des plaines d\u2019Abraham.Après m\u2019y être opposée, samedi dernier, j \u2019ai reçu nombre de courriels approbateurs qui me laissent croire qu\u2019en plus des touristes, il se trouvera beaucoup de manifestants sur les Plaines et que l\u2019événement qu\u2019on voulait « objectif » et serein sera plutôt le théâtre d\u2019affrontements stériles.Mais ce n\u2019est pas la crainte de manifestations hostiles qui devrait inspirer la Commission des champs de bataille.C\u2019est le respect dû aux descendants directs du peuple défait.Je n\u2019ai rien d\u2019une passéiste, je reconnais volontiers que la Conquête n\u2019a pas eu que des effets négatifs et pour tout dire, je suis attachée à ce que le Canada est devenu : 250 ans plus tard, bien de l\u2019eau a coulé sous les ponts du Saint-Laurent.Il reste qu\u2019il serait indécent de célébrer (c\u2019est le second sens du mot «commémorer »), par des reconstitutions, des bals costumés et des ventes de «souvenirs » (et tant qu\u2019à y être, pourquoi pas des spectacles d\u2019humoristes !), ce que Jacques Keable décrivait cette semaine dans Le Devoir comme «la mise en spectacle de la défaite du peuple français en Amérique » et « une joviale opération d\u2019humiliation collective ».Si c\u2019est l\u2019histoire que l\u2019on veut enseigner \u2013 voilà un objectif louable \u2013 alors qu\u2019on le fasse sérieusement, avec des colloques, des documentaires ou des docufictions, voi re avec de s bandes dessinées pou r c eu x qu i sont allergiques à l\u2019écriture.Mais pas en transformant en att ract ion tourist ique l\u2019événement qui a amorcé la quasiextinction de la culture française sur ce continent.Un bon débu t , i n c i d emme n t , serait de recommen c e r à bi e n enseigner l\u2019histoire dans nos écoles, mais c\u2019est un autre problème.J\u2019ai bondi quand l\u2019adéquiste Éric Caire a comparé cette commémoration, qu\u2019i l approuve, au camp de Dachau « ouvert aux touristes », histoire de démontrer que les événements les plus tragiques font l\u2019objet de commémorations.Erreur, M.Caire, erreur.On parle ici de toute autre chose.Il se trouve que je suis allée à Auschwitz l\u2019été dernier, lors d\u2019un séjour à Cracovie, la seule grande ville polonaise que les nazis n\u2019ont pas eu le temps de détruire, et qui est à une heure du camp de concentration.Oui, l\u2019immense camp est devenu un site touristique, mais comme le serait un temple ou un cimetière.Le silence est de rigueur.On vous donne des écouteurs pour que les voix des guides n\u2019entachent pas l\u2019atmosphère de recueillement qui s\u2019impose.Les panneaux explicatifs sont sobres et précis.On ne vend rien sur le site, même l\u2019entrée est gratuite, les touristes ne paient que pour le transport en autocar.Et, faut-il le préciser, on n\u2019y monte pas de reconstitutions historiques, avec figurants déguisés en prisonniers et mise en scène de l\u2019extermination.Il y a les baraquements, les photos, les objets arrachés aux détenus.Et l\u2019horreur, nue.Le fait que le site soit envahi, durant la saison touristique, par des milliers de gens, provoque certainement un malaise.On a le sentiment que la Shoah s\u2019en trouve en quelque sorte banalisée, à tout le moins désacralisée.Mais il n\u2019y a aucun doute que l\u2019ouverture du camp aux visiteurs soit une chose utile: pour le devoir de mémoire, pour réfuter les absurdes fables des «négationnistes », pour dire que jamais plus.Je ne veux surtout pas proposer ce modèle pour la commémoration de la bataille des Plaines, un événement qui n\u2019est pas du même ordre que la Shoah.Mon propos est simplement d\u2019expliquer que, contrairement à ce que dit M.Caire, les événements dramatiques ou ressentis comme tels, qu\u2019il s\u2019agisse de défaites majeures, de catastrophes naturelles ou de génocides, ne sont jamais commémorés dans l\u2019atmosphère d\u2019une fête touristique.La bataille des Plaines Si c\u2019est l\u2019histoire que l\u2019on veut enseigner \u2013 voilà un objectif louable \u2013, alors qu\u2019on le fasse sérieusement.PHOTO ARCHIVES PC Éric Caire.CARLOS LEITAO L\u2019auteur est économiste en chef de la Banque Laurentienne.Dans son budget, l e gouve r nement fédér a l tente de soutenir notre économie aux prises avec les répercussions d\u2019une grave récession mondiale.Ce budget constitue donc une preuve de plus que l\u2019activisme fiscal a toujours sa place, surtout quand la politique monétaire a presque atteint ses limites.Il s\u2019agit, en fin de compte, d\u2019un coup de pouce raisonnable pour la demande intérieure en attendant des jours meilleurs.aux États-Unis et en Chine ! Force est de constater que l\u2019enveloppe est considérable, mais trop dispersée.Le plan fiscal tire dans plusieurs directions pour essayer de plaire au plus grand nombre de personnes possibles, ce qui est probablement inévitable dans le contexte d\u2019un gouvernement minoritaire.Il serait aussi injuste de parler de budget uniquement « fédéral» puisque l\u2019effort de relance de 52 milliards de dollars sur deux ans compte sur la participation des provinces et des municipalités (12 milliards).Dans ce plan, un dollar a été divisé ainsi : 77 cents en mesure de dépenses, le reste en allègements fiscaux.Puisqu\u2019une certaine incertitude plane au sujet de la réponse des ménages et entreprises par rapport aux baisses d\u2019impôts, il fallait que le gouvernement se rabatte sur les dépenses afin de prendre le taureau \u2013 l\u2019économie \u2013 par les cornes.Ainsi, parmi toute la panoplie de mesures annoncées, certaines sont efficaces pour secouer notre économie, d\u2019autres non.Dans l\u2019ensemble, celles touchant les infrastructures, le secteur de la construction, et l\u2019accès au crédit auront des effets bénéfiques importants, alors que l\u2019allègement fiscal pour les particuliers sera plus «rentable » politiquement.Parmi les bons coups, Ottawa s\u2019est notamment montré à la hauteur au chapitre des infrastructures.La récession en cours était l\u2019occasion d\u2019augmenter les dépenses pour rénover et construire ponts, routes, réseaux d\u2019eau, en raison de son effet multiplicateur substantiel.Pour chaque dollar dépensé, les retombées sont estimées à 1$ en 2009 et 1,50$ en 2010.Ainsi, près de 40% du plan de 52 milliards seront attribués aux infrastructures.Le secteur de la construction est un autre engrenage de choix utilisé pour un effet boule de neige.Qui plus est, l\u2019accès au crédit est favorisé, notamment avec le rachat supplémentaire de prêts hypothécaires visant à assurer aux institutions financières une source de liquidité abordable.Les entreprises accueilleront aussi avec enthousiasme l\u2019injection de 13 milliards dans les sociétés d\u2019État, facilitant l\u2019accès au crédit.Finalement, la création de la Facilité canadienne de crédit garanti permettra l\u2019achat de titres adossés à des actifs garantis par des prêts (véhicules et matériel) jusqu\u2019à un maximum de 12 milliards.En fin de compte, un compromis raisonnable a été mis en oeuvre dans ce budget.D\u2019une part, le gouvernement fédéral réussit à relancer l\u2019économie à court terme avec un plan représentant 1,9% du PIB.D\u2019autre part, celui-ci évitera de s\u2019encombrer de déficits structurels comme dans les années 80.UN TIR DISPERSÉ Certaines des mesures du budget fédéral sont efficaces pour relancer l\u2019économie, d\u2019autres non Parmi les bons coups, Ottawa s\u2019est montré à la hauteur au chapitre des infrastructures.Une belle pirouette Le budget des conservateurs dévoilé mardi est l\u2019un des pires jamais présentés pour qui s\u2019occupe d\u2019écologie.Et voilà, pour sauver la mise, les libéraux vont se frotter les mains et voter pour ce pseudo budget qu\u2019ils considèrent presque comme le leur.Pour un parti qui a défendu (même mal) une taxe verte lors des dernières élections, c\u2019est une belle pirouette et ceux qui la font, sont de tristes pitres.Anne-Marie Allaire, Montréal Une décision décevante Le budget du ministre des Finances, Jim Flaherty, ne contient pas ou peu de mesures favorables au Québec.Même Jean Charest est déçu de ce budget et de la péréquation à la baisse pour le Québec.Dans l\u2019industrie, Ottawa propose des mesures pour l\u2019industrie automobile de l\u2019Ontario afin de faire le plein de députés conservateurs aux prochaines élections, mais ne propose rien pour l\u2019industrie forestière ni pour l\u2019industrie manufacturière.Comment les libéraux de M.Ignatieff voteront-ils?Ils appuieront les conservateurs.Il semble bien que ni les conservateurs ni les libéraux ne sont très sensibles au Québec.Quel choix reste-t-il aux Québécois ?Le Bloc ou le NPD?Voilà où le prince de Machiavel nous a amenés.Stephen Harper fera le plein de votes ailleurs au Canada.À la place des 10 députés conservateurs, je commencerais à m\u2019inquiéter un peu.Pierre C.Tremblay, Montréal Une épée de Damoclès Un moindre mal que cette décision des libéraux de ne pas s\u2019opposer au budget du gouvernement conservateur: il aurait été plutôt irresponsable de se joindre aux autres partis de l\u2019opposition pour renverser le gouvernement, déclencher des élections qui auraient coûté près de 400 millions aux contribuables et qui auraient également retardé de deux à trois mois l\u2019adoption de mesures pour stimuler l\u2019économie.M.Ignatieff et les libéraux suspendent toutefois une épée de Damoclès sur la tête de Stephen Harper et des siens en demandant des rapports d\u2019étapes pour voir où en est rendue l\u2019application des mesures de relance adoptées par le Parlement.Pierre Bissonnette, Laval Ignatieff, un homme responsable Michael Ignatieff s\u2019est conduit en homme responsable en se dissociant de cette patente de coalition gauche-droiteséparatiste.En appuyant le budget conservateur, il évite des élections dont les Canadiens ne veulent pas.Il met cependant le gouvernement conservateur sous bonne surveillance.M.Ignatieff a les capacités pour devenir un bon premier ministre.Il n\u2019a qu\u2019à se préparer et attendre au prochain scrutin pour entrer par la grande porte.Il aura mon vote.Quant au Bloc, qui s\u2019est autoproclamé seul défenseur des intérêts duQuébec, il n\u2019a pas la légitimité pour posséder la balance du pouvoir dans un pays qu\u2019il veut démanteler.Àmon avis, les intérêts du Québec sont étroitement liés à ceux du reste du Canada.Ce n\u2019est pas en s\u2019isolant que leQuébec se retrouvera tout à coup sur un îlot imprenable et à l\u2019abri des turbulences économiques de ses voisins.Réal Gagnon De la sagesse Nous apprenons que Michael Ignatieff est prêt à accepter le budget dans ses grandes lignes.Je dis bravo et salue ce geste de sagesse.M.Ignatieff a su prendre en considération le bien-être de la population.Dans un premier temps, nous ne voulons pas de nouvelles élections qui, dans les circonstances, nous feraient perdre temps et argent pour un résultat qui s\u2019apparenterait sûrement à celui qui existe présentement.La décision d\u2019approuver ce budget ne veut pas dire que l\u2019opposition doit regarder le train passer, au contraire.Tous les députés ont le devoir de suivre le gouvernement en place de très près et de refuser de suivre certaines orientations d\u2019extrême droite.Pierre Labadie, Prévost FORUM@LAPRESSE.CA PHOTO ARMAND TROTTIER, ARCHIVES LA PRESSE La récession en cours était l\u2019occasion pour le gouvernement d\u2019augmenter les dépenses pour rénover et construire routes, réseaux d\u2019eau, ponts en raison de son effet multiplicateur substantiel.Près de 40%du plan de relance de 52milliards seront attribués aux infrastructures.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 2 9 J A N V I ER 20 0 9 A 21 Carrefour de la Rive-Sud 450 655-2525 Le Carrefour Laval 450 978-5362 Centre Eaton de Montréal 514 844-8498 Centre Rockland 514 344-4688 Kirkland 514 428-0606 Les Galeries d\u2019Anjou 514 352-7696 Place Rosemère 450 979-2772 Place Ste-Foy 418 651-7664 Quartier DIX30 450 462-2535 Bayshore Shopping Centre 613 829-9674 *Sous réserve de l\u2019approbation du crédit.Comptes de consommateurs seulement.Ce programme de financement est sous réserve d\u2019un achat minimum de 300 $ (taxes incluses) imputé à la carte.Les intérêts courus sont calculés au taux de 28,8 % par année à partir de la date d\u2019achat.Province du Québec seulement : aucun intérêt ne sera porté au compte si les deux conditions suivantes sont remplies : (1) les paiements mensuels minimums applicables, tel que requis, sont faits chaque mois au plus tard à la date d\u2019échéance; (2) le solde est payé au plus tard à la fin de la période de promotion sans intérêt.À l\u2019extérieur de la province du Québec : aucun intérêt ne sera porté au compte si le solde est payé au plus tard à la fin de la période de promotion sans intérêt.Si le solde quotidien moyen est de 250 $ / 500 $ / 750 $ / 1 000 $, les frais de crédit pour une période de 30 jours seront respectivement de 6,00 $ / 12,00 $ / 18,00 $ / 24,00 $ (voir la convention d\u2019adhésion au compte de carte de crédit pour connaître tous les détails).Les offres de financement sont disponibles dans les magasins participants seulement.Informez-vous pour connaître tous les détails.www.bombay.ca PASDEPAIEMENTS NID\u2019INTÉRÊTS PENDANT6MOIS* Applicable auxachats de 300$ et plus portésàvotrecompteBombay.Reposez-vous et relaxez en toute élégance.Solde de meubles pour chambre à coucher! 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