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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-12-30, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 30 DECEMBRE 1989 ¦ jam Françoise Sagan : coquine, cynique, mais pas féroce MADELEINE DUBUC (Collaboration spéciale) gg _f*A n m'a donne bien des noms, accolé %êW bien des épithètes», dit Françoise Sagan, rencontrée lors de son passage à Montréal, il y a quelques semaines, à l'occasion de la distribution au Québec de son dernier roman La laisse.« Mais, toutes ces épithètes, je ne les accepte pas d'emblée, le veux bien être curieuse, coquine, perspicace, parfois cynique mais je ne suis pas féroce.» Féroce, semble-t-il, c'est un mot qu'on attache à la réputation d'une des plus prolifiques romancières françaises du siècle comme s'attache à sa carrière la notion de «petite musique» dont l'évocation revient régulièrement dans les chroniques des collègues journalistes français et dont on dit qu'elle joue toujours en sourdine à travers sa production de quelque vingt-cinq oeuvres: romans, biographies, pièces de théâtre.Une petite musique douce et tendre, avec quelques notes grinçantes.La notion ne fait plus rire Françoise Sagan dont la plus petite musique, qui n'a jamais voulu devenir une symphonie, prend de plus en plus des allures de quatuor à cordes avec tout le raffinement, l'harmonie, la connaissance du métier et la virtuosité qu'exige cette discipline.Françoise Sagan est passée parmi nous, il y a quelques semaines.Elle a reçu La Presse au milieu d'une succession assez imposante de rendez-vous, de dîners, d'apparitions à la télé et d'entrevues à la radio.De façon générale, ces tournées promotionnelles ne lui pèsent pas trop.Celle-ci.pour quelques raisons personnelles, est un peu éprouvante.Mais qu'on se rassure.Ce ne sont pas les quelques remarques qu'elle a passées sur notre accent au cours de l'année dernière qui la tracassent.Elle a déjà expliqué les circonstances entourant cette sortie intempestive et.à Montréal et à Québec, elle est à même de constater que dans son entourage québécois, elle ne retrouve pas le langage populacter des émissions diffusées en France qui l'ont fait bondir et tirer des conclusions pas trop positives sur notre parlure.D'ailleurs, en causant avec elle, on ne se sent pas obligés de parler pointu.«Ce n'est pas non plus votre hiver qui me fait peur», dit-elle.La neige, ce matin-là, tombe en gros flocons.Les jardins des alentours du Ritz sont blancs comme on les rêve et la chaleur des appartements compense pour le froid extérieur.L'auteure réve même de pousser, malgré la neige, une pointe jusqu'à Boston avant d'entrer en France.Mais, comme on t'a souvent dit, elle n'a pas la santé forte et les derniers mois ont été SUITE A LA PACE K2 Flora Groult: écrire la grâce particulière de l'adolescence LUCIE CÔTÉ (Collaboration spéciale) mm nfant, Flora Groult écrivait deja.A la IB demande de ses parents, elle tenait son journal, dans un cahier de moleskine noire.Sa soeur Benoîte faisait de même.Une vraie corvée parfois, à laquelle elles devaient se soumettre, mais qui leur a donné le goût d'écrire.Retrouvant après plusieurs années ces cahiers, les deux soeurs en font la matière de leurs trois premiers livres, qu'elles signent ensemble.Le premier.Le Journal à quatre mains, paru en 1962, fait revivre l'adolescence des deux jeunes filles, pendant la Deuxième Guerre mondiale.Quoiqu'elle revienne, avec Belle ombre, son seizième livre, à cette époque troublée, Flora Groult n'a toutefois pas écrit une autobiographie romancée, ludith, l'héroïne de son dernier roman, tient elle aussi son journal dans un cahier de moleskine noire.En 1943, pendant l'Occupation, elle vit avec son père en Touraine et elle a 17 ans.Mais là s'arrête la ressemblance.«J'ai voulu décrire cette difficulté d'être pendant la guerre, le climat social, moral, l'atmosphère», indique l'écrivain.Obsédante, la guerre, toutefois, reste en sourdine dans ce livre.«Judith vit la guerre dans des circonstances particulières.Elle a déjà perdu depuis trois ans sa mère, morte de tuberculose, et va perdre son père, un peu inconscient, pris dans la Résistance.C'est une fille tumultueuse, en avance sur son temps, ludith a besoin de liberté et elle l'assume», révèle Flora Groult.Ses livres mettent toujours des femmes en scène.«Je ne le fais pas sytématiquement, mais les femmes m'intéressent, alors je les observe.On ne sait pas d'où viennent les sujets, c'est un mystère.D'habitude, l'histoire s'organise autour d'un être.« Pour Belle ombre, j'ai eu envie d'écrire sur l'adolescence.C'est une période bizarre et difficile à supporter pour les adolescents et leurs parents.Les adolescents ont une grâce particulière à laquelle je suis sensible», expose l'écrivain, mère de deux filles qui l'ont déjà rendue grand-mère cinq fois.Elle s'exprime laconiquement.Ses réponses fusent, précises, directes, donnant parfois l'impression \u2014fausse\u2014 d'une certaine brusquerie.Mais non, Mme Groult s'intéresse aux questions qu'on lui pose, se réjouit d'une remarque, apprécie la pertinence d'une observation.SUITE A LA PACE K2 Régine Robin: Kafka et l'âge d'or de l'Europe centrale JEAN BASILE ( Collaboration spéciale ) Agrégée d'histoire, professeure de sociologie à l'UQAM, récipiendaire du Prix du gouverneur général en 1987 pour un essai.Le Réalisme soviétique, romancière et traductrice, Régine Robin a plus d'une corde à son arc.Il était presque inévitable que ses origines l'amènent à s'intéresser à Kafka au sujet duquel elle vient de publier un livre.Sa destinée, en effet, n'est pas ordinaire.Québécoise depuis 1974, elle est née à Paris.Pourtant, la France n'est pas tout à fait son pays puisqu'elle est d'origine juive d'Europe centrale.Née en 1934, on peut dire que son premier souvenir est le traumatisme de la guerre, «quand il fallait que nous nous cachions des nazis, ma mère et moi» précise-t-elle.Kafka «Qu'est-ce qui vous intéresse le plus chez Kafka?\u2014 Il y a d'abord l'oeuvre qui est exceptionnelle.Puis il y a le personnage que je trouve attachant avec sa quête éperdue de l'équilibre et de la santé qu'il ne trouvera jamais.Enfin, l'époque où vivait Kafka est fascinante.Les grandes nations européennes fléchissent sous le poids des idéologies qui se heurtent.L'art d'Europe centrale atteint des sommets, notamment après la défaite de l'Allemagne en 1918.On ne peut passer sous silence l'énorme activité qui caractérisa les communautés juives d'expression allemande de 1880 à 1930, dont l'influence fut considérable sur l'art contemporain.\u2014 Kafka représente-t-il pour vous l'emblème de l'écrivain moderne cosmopolite ?\u2014 Oui, en ce sens que son oeuvre est une voie de traverse entre les cultures et les langues.Juif mais libre-penseur à une époque où ses coreligionnaires, redécouvraient le judaïsme, tchèque mais d'expression allemande tout en prétendant détester l'allemand, il ne pouvait faire autrement que de s'interroger sur son identité et vivre des tensions intérieures extrêmes qui expliquent partiellement sa mauvaise santé.La spécificité de Kafka est qu'il a creusé volontairement l'écart qu'il y avait entre lui et tous les autres, y compris sa propre communauté.C'était le type même de l'éternel minoritaire.\u2014 On a donné de Kafka l'image de l'écrivain tout à fait solitaire, préfigurant la encore l'artiste moderne.Est-ce votre opinion ?SUITE A LA PACE K2 i Je pense donc je lis ?5C K2 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 30 DECEMBRE 1989 Au plaisir de lire n Marie ousini L'île sans Se uii nvagi JACOUES 70LCH-RIBAS collaboration spécial* e voudrais saluer Marie Susini qui est un remarquable écri-/ vain, un peu né- tk r »»1§8 g'igé par les WfâS journalistes et les critiques (me semble-t-il, car elle n'est pas de l'Académie ), mais non par les lecteurs, heureusement, et dont on vient de publier ce recueil intitulé L'Ile sans rivages.Belle occasion de s'incliner devant le talent joint à la modestie, la hauteur de vues et celle de l'écriture.Depuis bon nombre d'années je lis Marie Susini avec le même bonheur, cette sorte d'état de grâce puisque le mot est à la mode, cette satisfaction presque sensuelle \u2014 non, vraiment sensuelle \u2014 qui porte le lecteur vers les choses importantes, la rigueur, la poésie, en un mot: la beauté.Dans ces zones-là, il n'y a pas d'encombrement, on le sait, et puisque je parle de beauté: l'île où elle est née, l'ilc dont elle no cesse de décrire la vie, s'appelle l'Ile de Beauté.La Corse.Prenons par exemple le premier texte de ce recueil.Il s'intitule Plein soleil.Bon, ce n'est rien d'autre que le récit d'enfance dans lequel on voit vivre une petite fille, en classe, aux vêpres, dans la nature, au soleil.Bref, dans la Corse de ses parents et du village.Et cela émerveille.La Corse des bruyères en fleurs, la Corse des chèvres avec au cou les clochettes qui tintent le métal sec, la Corse des mulets et des sentiers de montagne.Quel pays!.II y a, bien sûr, pas loin d'Ajaccio, les îles Sanguinaires qui saignent tous les soirs au coucher du soleil, et tous les matins.L'aurore aux doigts de rose chère à Homère, elle est plus rouge que rose, là.Il y a près de Porto les calanques déchirées et le rouleau de la mer qui racle les plages.Tout cela, connu.Mais la Corse du dedans, c'est encore plus beau et plus proche de Marie Susini parce que plus rude en- core.Corse, Sartène.Ce sont des bourgs (des villes, en cherchant bien?) sans âge comme1 il est dit souvent, parce qu'ils les ont tous.Forts, renfermés, parce que destinés à l'éternité.Au pied du Monte d'Oro où trainent toujours quelques; grimpeurs solitaires, je vois, Vizzavona.On peut y vivre heureux deux mois, et ne pas l'oublier.Ce qui n'empêche pas Marie Susini de nous dire la misère, l'oppression, la cruauté.Elle n'a pas le regard de l'amour aveugle, elle voit bien et dit simplement la passion et la révolte mêlées.Elle dit que c'est une terre qui respire la mort.C'est qu'on sent une sorte de malédiction du paysage, scandé par les tours génoises en ruines, bouffé par la chaleur, minéralisé, déshydraté.mais pourtant j'ai bien vu les arbres en fleurs, le maquis crissant d'insectes, le torrent qui descend, frais.C'est comme le vin de je ne sais plus quel village du centre: si fort qu'on est secoué, mais on en sort vivant tout de mène, et changé \u2014 plus conscient de la coulée du sang.je m'interromps un peu, pour le renseignement.Marie Susini a écrit d'abord, en 1953, ce Plein soleil, sur l'instigation de Camus.Décidément, Camus a vu clair avant beaucoup d'autres.Puis, en 1954, elle publie La fiera (elle figure dans ce recueil): c'est un roman tout aussi biographique que le premier.Quelques années passent, 1958, on joue une pièce de Marie Susini intitulée Cor-vara.Cette pièce est là, on peut lire, elle accentue la tragédie corse.Et puis, d'autres romans, d'autres récits dont certains sont épuisés (ça n'a pas de sens, n'est-ce pas?).Pour finir, voici La Renfermée, la Corse, qui fut d'abord un texte de commentaires pour un livre de photos de Chris Marker et qui se termine ainsi : «.c'est un lamento qu'elle destine à ceux qui ne peuvent plus entendre».Pas sûr.La Corse?Pour moi, elle a toujours été le visage de Marie Susini, austère et tendre.Tout dedans.lue SANS rivages, par Marie Susini.recueil de quatre textes, 296 pages reliées.Editions du Seuil, Paris.1989.Françoise Sagan : coquine, cynique, mais pas féroce Les best-sellers /\t\t\t Fiction et biographies\t\t\t 1 Les Peregrines\tJeanne Boutin\tLacombe\t(5) 2 Agenda Icare\tRobert Ludlum\tRobert Laffont\t(8) 3 Anne au Domaine des peupliers\tLucy Maud-Montgomery Québec/Amérique\t\t(5) 4 Un Grand pas ver» ht bon Dieu\tJean Vautrin\tGrasset\t(3) 5 Le Premier quartier de lune\tMichel Tremblay\tLeméac\t(14) 6 Dor3.ma jolie\tMary Higgins Clark\tAlbin Michel\t(11) 7 La Maison Russie\tJohn La Carré\tLaffont\t(1) 8 Misery\tStephen King\tAlbin Michel\t(13) 9 Le Vieux Chagrin\tJacques Poulin\tLeméac/Actes-Sud\t(D 10 La Chair de pierre\tJacques Fcicfi-Ribas\tLaffont\t(11) Ouvrages généraux\t\t\t 1 Trudeau le Québécois\tMichel Vastel\tL'Homme\t(5) 2 Guide du vin 90\tMichel Phaneuf\tL'Homme\t(3) 3 Où est Charlie Le Voyage fantastique\tMartin Hartdford\tGrûnd\t(D 4 Les Vrais penseurs de notre temps\tG.Sorman\tFayatd\t(D 5 Livre des records 90\tEn collaboration\tQuébec/Livres\t(1) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Afire (Longue in IL Bertrand, De marc, Duc harm*, Flammarion, Le Fureteur (St-Lambert).Querin.Hermes, Le tire-Son (Oulremom).Martin (Jotjetto).Montres Loi tir.Le Parchemin, Raffin, Renaud-Bray et Sons et iHttrea.\t\t\t SUITE DE LA PACE K 1 marqués, dans sa famille, de deuils dont elle se remet avec peine.On la trouve frêle, on aurait le goût de lama te mer, de l'encourager.jusqu'à ce qu'on se rende compte que, sous cette fragilité apparente, il y a tellement de feu.d'intérêt pour la vie et tout ce qui vit que la fragilité, chez elle, se dose d'une résistance à la vie, aux aléas de santé, aux ennuis quotidiens.Françoise Sagan, gâtée par la gloire et les médias, reste au fond d'elle-même, une fille, une femme relativement simple et facile d'accès.Françoise Sagan écrit depuis trente-cinq ans.Son premier roman Bonjour Tristesse a immédiatement soulevé l'intérêt du monde littéraire d'abord, puis du monde lecteur.Intérêt mêlé de curiosité devant ce talent déjà sûr chez un si jeune auteur.Intérêt où entrait également un élément de scandale, le sujet abordé où la jeune héroïne qui se permet de faire l'amour hors des liens du mariage n'est «ni malheureuse ni enceinte».Élément de scandale bien entretenu au cours des années alors qu'on suit la jeune femme à la piste.qu'elle devient la pâture des échotiers, que son habitude de vivre la nuit (habitude qu'elle cultive encore soigneusement: elle n'écrit que la nuit) perdure.La vie de Françoise Sagan est remplie d'amis qui exercent des activités diverses.Elle aime les gens qui déplacent les choses.Elle a ou a eu, pendant sa carrière, de grandes admirations pour des personnages aussi différents que Jean-Paul Sartre, Giacometti, Or-son Welles.Elle suit de près la carrière du président Mitterrand.Elle aime lire et relire lames Joyce, Irwin Shaw, Henry Miller.tous hommes de talent.«et j'aime le talent, surtout quand on a l'ART de le porter!» Quant à ses propres livres, qu'elle écrit, reconte-t-elle, à la machine à écrire ou à la plume (jamais sur un ordinateur), elle les porte dans son coeur et dans sa tète pendant des mois, voire même des années.Elle les écrit en six mois.«Chez moi, l'écriture, dit-elle, c'est plus qu'un besoin, c'est une envie.Une envie qui me coûte cher.je souffre, j'écris, je corrige, j'efface, je change de sujet, je corrige encore, puis tout à coup je trouve la formule.Cette formule, elle vient habituellement de moi.C'est ma propre pensée que je poursuis.C'est pourquoi, dans chacun de mes ouvrages, on retrouve toujours un personnage pour lequel j'ai un faible.» Dans le dernier livre de Françoise Sagan.La laisse, on devine tout de suite à la lecture que le « faible», elle l'éprouve pour Vincent, le musicien talentueux mais un peu enfantin et paresseux, que Laurence, une femme riche, épouse, bichonne et entourloupe pendant plusieurs années, jusqu'à ce que, à la surprise générale et surtout à la sienne, une de ses «tounes» devienne un «tube» et que Vincent se retrouve millionnaire.Vincent s'accommoderait facilement de cette manne.Sa femme, Laurence, qui a tenu serrée la «laisse» de l'argent, ne s'accommode plus, elle, de la liberté nouvelle de son époux-gigolo.D'où le drame.On aurait aimé, si le temps l'eût permis, poser à Françoise Sagan d'autres questions.Des importantes.sur son engagement politique, son avenir dans le théâtre et ailleurs.Elle y aurait répondu avec une fougue qu'on a fini par déceler chez elle.Des plus farfelues aussi.Comme, par exemple.«Averses», le tube découvert par Vincent, existe-t-il quelque part?On aimerait l'entendre.».Elle aurait poussé un petit éclat de rire étouffé et elle aurait peut-être dit: «Tiens, si ça peut vous faire plaisir, on va le faire».LA LAISSE, de Françoise Sagan.Julliard et Québec-livres.1989, 239 pages.Régine Robin: Kafka et l'âge d'or de l'Europe centrale SUITE DE LA PACE K 1 \u2014 Cette distance qu'il mettait entre les choses et lui l'a sans doute rendu très malheureux.Mais il y a d'autres Kafka, celui de l'humour par exemple ou encore le styliste.Cependant, l'objet de mon livre n'est pas biographique.Dans la première partie, j'ai tenté de retracer dans l'oeuvre de Kafka les signes de ses contradictions et de ses «étrangetés» par rapport à l'époque où il vivait.Dans la seconde, j'analyse l'oeuvre de plus près, ce qui n'est pas facile parce qu'elle est fragmentaire et variable, nombre d'écrits de Kafka n'ayant pas été publics de son vivant.» La Mitteleurcpa Kafka, c'est aussi Prague dont Régine Robin parle abondamment dans son livre comme d'un «lieu mythique à son âge d'or».Pourquoi ?«Mon imaginaire, répond-elle, tourne non seulement autour de Prague, mais de Budapest, de Trieste, du Berlin de l'entre-deux-guerres, en bref autour de la Mit-teleuropa que je vois subjectivement comme le lieu des identités molles et du cosmopolitisme où je me reconnais.Il y a aussi des raisons objectives.La « pragoma-nie», qu'on a construite autour de Kafka, de Werfcl, de Rilke, de Brod, et cetera est un fait comme l'a été l'engouement pour la Vienne de Musil, de Broch, d'Hofmannsthal.C'est un univers que j'aime.» La mode se répéterait-elle ?L'historienne amoureuse de Prague, de Budapest, de Trieste et de Berlin ne voit-elle pas avec éton-nement tout ce qui se passe en ce moment même dans cette Mitte-leuropa qui lui est chère ?Régine Robin suit les événements avec passion.Elle en est heureuse, certes.Elle n'en reste pas moins perplexe car il lui semble que l'Europe est en train de renaître sous les traits qu'elle avait au XIXe siècle, avec tous les remous que ça présuppose.«C'est l'Europe des petites nationalités, un retour au chacun chez soi», dit Régine Robin, je comprends cette pulsion des nationalismes, précise-t-elle, «mais est-ce une fin en soi ?je n'en suis pas certaine».L'intellectuelle émigrée C'est que, fille d'émigrés, émigrée elle-même, Régine Robin a de quoi s'interroger sur sa propre identité.Spécialiste des langues, comme traductrice, essayiste et écrivaine, elle est naturellement sensible à ce qui se passe, politi- Suement et linguistiquement, au tuébec qu'elle voit «comme un laboratoire extraordinaire».«Quand je suis arrivée ici, dit-elle, je n'avais aucune idée de ce qui se passait, notamment dans les milieux intellectuels, largement indépendantistes.De fait, je me suis sentie longtemps plus étrangère ici, comme française, que je ne l'étais, en France, comme juive.La langue n'y fait rien.Il a fallu que je m'habitue à ce qu'on me demande qui j'étais, à cause de mon accent.Il n'y a donc pas que des minorités visibles.Il y a aussi des «minorités audibles» dont je suis.\u2014 N'y aurait-il pas des raisons plus profondes que l'accent ?\u2014 Bien entendu.Tout pays vit dans un continuum historique et dans sa mémoire collective, aux- Flora Groult: écrire la grâce particulière de l'adolescence SUITE DE LA PACE K1 Par exemple, elle aime bien que soient relevés quelques-uns des clins d'oeil qui émaillent Belle ombre.À l'occasion d'une fête, Judith porte une robe ayant appartenu à sa mère, dessinée par Paul Poiret.Elle possède aussi un petit tableau de sa mère, peint par Van Dongen.Dans la vie, Paul Poiret était l'oncle adoré de Flora Groult et Van Dongen fréquentait le salon de ses parents.Flora Groult a ainsi grandi au milieu des nombreux artistes et écrivains célèbres que reçoivent ses parents.Son père est décorateur, sa mère, dessinatrice de mode et sa marraine est le peintre Marie Laurencin, dont Flora Groult a d'ailleurs écrit la biographie.Elle pense d'abord devenir peintre et fait les Arts Déco, tout en écrivant par plaisir.Mais elle devient journaliste d'abord, puis écrivain et orne les marges de ses' manuscrits de dessins lorsqu'elle peine en écrivant.Elle s'impose d'écrire tous les jours.«Vivre les mots, jouer avec eux, c'est la raison d'être de l'écriture», affirme- .t-elle.Elle ajoute: «j'ai des habitudes austères, la discipline est in- .dispensable pour écrire».Elle , écrit donc tous les matins, de 6 heures à midi.Après avoir écrit sur la mater- .nité, l'adolescence, les relations, amoureuses, il resterait peut-être ' à Flora Groult la vieillesse à aborder.Il n'en est pas question.«La.vieillesse est inévitable.La vie est : un ruban qui continue, c'est im-r _ portant d'en vivre toutes les éta-.' pes.|e peux encore faire tout ce '.que je veux, je n'ai pas le temps de.me préoccuper de la vieillesse.D '.ne s'agit pas de joie de vivre, mais j'ai plaisir à vivre.» BELLE OMBRE, de Flora Groult.Paris.Flam-' marion.1989.298 pages.quels je ne puis pas participer eleinement.Comme historienne, i me demande toutefois s'il ne faudrait pas maintenant repenser la notion d'identité du «nous autres» et du «pure laine», qui sent un peu trop son Barrés, pour tenir compte de la pente démographique.\u2014 Le français n'est-il pas menacé de disparitions au Québec, comme le yiddish en Europe centrale ?\u2014 C'est exactement le discours que je n'aime pas.Il n'y a aucun indicateur qui montre que le français est en voie de disparaître au Québec, comme l'entendent certains discours passéistes.Il faut être réaliste.Il faut voir et comprendre les transformations socioculturelles en cours, puis tenter de s'y adapter.Pour moi, j'ai toujours pensé, comme Kafka, que la culture se construit dans le frottement des langues.L'histoire montre qu'il n'est pas bon de s'enfermer dans l'ethnicité.» Après avoir écrit sur l'art russe, sur Kafka, sur la littérature yiddish, Régine Robin s'appréte-t-elle à écrire sur le Québec ?Rien n'est moins sûr.«L'histoire du Québec, dit-elle, est très délicate à manier et je ne suis pas encore assurée que les intellectuels québécois soient prêts à accepter des interventions extérieures à leur milieu.» KAFKA, de Régine Robin, essai, editions Bei-fond.1989, 360 pa4'expression du creuset de contestation allemande et berlinoise des punks, ve'rts, pacifistes.Cette peinture exprimait aussi, toutefois, une vision individualis-te.assez proche du chacun pour soi et des valeurs de succès indivi- duel qui marqueront les années 80.Ce retour à la peinture de chevalet allait d'autre part rassurer et conforter un marché de l'art passablement déprimé auparavant par les chocs pétroliers et la récession de la fin des années 70.En art contemporain, l'intérêt des collectionneurs pour les artistes de la trans-avant garde sera le premier signe de l'emballement et du formidable essor que connaîtront ce marché maintenant omniprésent.Si les artistes de Zeitgeist \u2014 tout comme Beuys proche des écologistes en plantant des chênes à la Documenta de Cassel en 1982 \u2014 exprimaient leur époque et ses angoisses, initiant des liens plus directs entre art et société, la société s'intéressera de plus en plus à l'art.Les années 80 deviendront des «années art» et des «années musées».Les arts plastiques dont la diffusion auparavant était presque confidentielle feront, même avant le boom du marché, de plus en plus parler d'eux.Les grandes expositions fracassent des records d'affluence.Partout, sur la «planète musée», des nouveaux musées ouvrent leurs portes.Ils deviendront les cathédrales des villes post-modernes.0e la trans-avant garde aux simulatlonnlstes «Le marché est une oeuvre d'art», déclarait en 1985, Achille Bontto Oliva, critique d'art italien et chantre de la trans-avant garde.À l'aube d'une nouvelle décennie, dans le monde de l'art contemporain, les toiles tonitruantes des artistes qu'il défendait ont fait place à des productions à l'esthétisme alliant pop art des années 60, art conceptuel des années 70 et « ready-made » à la Duchamp.Ces artistes tirent profit des ratés et des leurres d'un système de l'art où le marché est maintenant roi.Pour ces «simulationnistes» et leurs adeptes création et marchandise seraient devenus synonymes.L'art, selon eux, est une entre prise de simulation ironique et ambiguë de la société de consommation et de communication.Dans les galeries de Cologne.Les ventes records des Iris et des Tournesols de Van Gogh sont un bon exemple de ce qu'on peut qualifier d'«un réinvestissement de la tradition pour d'autres».New York ou Paris, ce ne sont qu'objets promotionnels; «tablettes», logotypes, caissons lumineux, murs écrits, détournements d'objets en tous genres et de stratégies de communication médiatiques qui tiennent lieu d'art.La visibilité de ce «courant» aujourd'hui est aussi forte que celle de la trans-avant garde au début des années 80.Ces simulationnistes inspires de Beaudril-lard et des situationnistes, dont ('epicentre seraient notamment les oeuvres des Américains Jeff Koons.ex-courtier passé au kitsch comme valeur-refuge, ou Steinbach et ses «tablettes» en accumulation d'objets, font de l'art un simulacre.Celui du réel mis entre parenthèses en une volonté de confusion des genres.Ces oeuvres procèdent ainsi d'une logique où les apparences fonctionnent mieux que le réel.Souvenirs, souvenirs.Entre temps, que s'est-il passé dans une décennie qui a vu le sida, le fanatisme de Khomeiny et l'effondrement du marxiste, le fax, le loft, la nouvelle cuisine.?En art, un peu dans le désordre, après la trans-avant garde et avant les simulationnistes ce furent les graffitistes et la «bad-painting», la nouvelle rage du conceptuel et du monochrome, de la photographie grand format et des images de synthèse, le retour des années 50 et le néo-géo.Le village global de Me Luhan se vérifiera avec Les Magiciens de la Terre rassemblant à Paris des artistes du monde entier, l'art de la glasnot venu du froid soudain en vogue et le nco-primitiviste.Mais à propos, qu'est-ce donc que le post-modernisme dont on a tant parlé?Une «condition«selon le philosophe Lyotard.Un mélange des styles et des chronologies.Un réinvestissement de la tradition pour d'autres.Et surtout, le marché de l'art a fracassé des plafonds, en des grandes messes, savamment orchestrées, comme la vente des Iris et des Tournesols de Van Gogh.le me souviens des années 80.Après le mini-krach, l'art y est de venu une valeur refuge.On ne pouvait pas parler d'art sans parler d'argent.\u20141 iA TOUS ! RESTAURANT CUISINE DU MARCHE RÉVEILLON DUl JOUR DE L'AN MENU SPÉCIAL î ET MUSIQUE \u2022 D'ANTAN : Donis lavorgne accueille Franco levasseur, Diane Hirch et Christian Chosa Serpentins avec chapoaux, ballons, etc.4C$ Champagne à minuit ID Pour réservation: 527-1221 81, boul.de Maisonneuve Est Métro Berri-UQAM Sortie couloir Dupuis i le Nous vous invitons à fcélébrer les fêtes AVEC NOUS 31 DÉCEMBRE Offrez-vous un réveillon GASTRONOMIQUE en musique pour cette occasion unique.RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT 1422, RUE STANLEY 842-6515 Cuisine française apprêtée au goût st-malodesgensdici ¦nr De 11 h 30 a 23 h IIIC.Ferme le dimanche (514) 845-6327 1605 rue St-Deirs Montréal.Québec CUISINE FRANÇAISE FAITE par LEsr.\\rno\\s ^lie £javrorhel 2098, ru* Jean-Talon ¦oMftm.àidWftj 725-9077 Ouvert tel : i : \".: i décembre el le 1er |jnvter le toir Ouvert tous le» |Ouri de 11 h à ?3 h Samedi et dimanche d» I / h a 23 h Fermé le lundi.le PIMENT ROUGE CUISINE SZECHWANNAISE DUNE CLASSE À PART «Du grand art culinaire chinois» «Un plaisir sans cesse renouvelé» Richard Bizier et Normand Harvey Au Jour le Jour (Radio-Canada) WINDSOR LAURIER \u2022 Centre-ville c!e Montreal 1170, rue Peel 866-7816 Outremont 1020, av.Laurier ouest 272-2828 * m ciiim SOUPER DANSANT avec José \u2022 Maria chanteur-organiste RESERVEZ DÈS MAINTENANT pour votre souper DU JOUR DE L'AN A PARTIR DE 18\"*| ENFANTS - AINSI QUE SUPER FESTIN DU RÉVEILLON Plusieurs spéciaux seront disponibles.REPAS COMPLET a PARTIR DE 14\"* Licence complète (Réservations recommandées) 527-8313 521-0194 3132, me Sherbrooke E$t, Montreal r DIMANCHE 31 DECEMBRE GRAND RÉVEILLON DANSANT DU NOUVEL AN * * * * * LUNDI 1er JANVIER SOUPER MUSICAL DU JOUR DE L'AN A PARTIR DE 17 H ***** SAMEDI 6 JANVIER VENEZ TIRER LES ROIS SOIREE DANSANTE DE L'EPIPHANIE ANIMÉE PAR SHELDON KAQAN Nombreux prix de présence 801, boul.de Maisonneuve ouest Stationnement au sous-sol 1_.Tél.: 849-6331 J meilleduiourdelaiicm PAPA .yoîîwWtïST DE CREVETTES ET PÉTONCLES tabuàsauoe'asoinièbe 0095$ cnEvtnESSMNT.SYLVESTBE Q y) SESSSS™ œe SSTesdeveaumontmobencï Mgjgfé \u201e PLACE SONAVr.MTURç-.sJii^Siii^^MBflllfll RAMADA ENAISSANCE.HOTEL DU PARC DINERS DANSANTS 20$/P.p.TOUS LES SAMEDIS BRUNCH MUSICAL du Jour de l'An Lundi 1\" janvier 1990 23,50S/adu!te PRIX SPÉCIAUX POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS taxe et service en sus BYE!BYE!1989 dimanche 31 décembre 1989 Venez célébrer avec nous l'arrivée de 1990.Billets en vente dès maintenant.REPAS GASTRONOMIQUE, VIN COTILLONS, DANSE taxe et service inclus 75*/P.P.DÎNER DU JOUR DE L'AN au restaurant le RENDEZ-VOUS Pour réservations: (514) 288-6666 3625, av.du Parc, Mtl, Qc H2X 3P8 FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ EN TABLE D'HOTE A SCH RtSOrV*T)0s1 WÊ tëSsMKnOMMOES tCHOU DU T»8US0'x4n Retenez povr la période des tétet CipiiMattÉ»! Hf?s Crois anternr* 6218.rue StDenu Sur réservation 7/6-99* J Vos invites méritent lihosteflerie lies Trois Tilleuls (514) 584-2231 » * * ¦ m SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU \u2014 i ?RELAIS -~- CHATEAUX \u2022W (Sortie 112, Route 20) ARRIVEDERCI 1989 BENVENUTO 1990 Le 31 décembre 1989 et le 1er janvier 1990 MENU GASTRONOMIQUE DE LA ST-SYLVESTRE (6 services) dont la surprise du chef accompagnée d'une coupe de champagne À tous nos clients et amis ! BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 1990 124, nie PRINCE-ARTHUR EST (coin de Bullion) Pour renseignements: 843-8925 \u2014 843-4784 K8e LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 30 DECEMBRE 1989 Restaurants En guise de voeux du Nouvel An FRANÇOISE KAYLEft Demain, 1990.Devant nous, les dix dernières années du siècle.Un souhait pour l'hôtellerie et la restauration: que cela change! On dirait que plus rien ne se passe dans nos cuisines de restaurants.On plafonne.Les années 70 avaient fait un remue-ménage, secouant l'ancienne cuisine pour installer cette nouvelle que les années 80 ont fini de digérer.On est revenu à la monotonie des années 60 quand tous les restaurants affichaient les mêmes menus.Le vieil édifice a été ébranlé, mais les mêmes travers se retrouvent maintenant, la même ten- dance à faire des répétitions d'un établissement à l'autre.Et, dans l'assiette, la cuisine s'est abâtardie.L'équilibre est revenu entend-on dire parfois.Parce que les assiettes sont pleines après avoir été à moitié vides pendant longtemps.En fait, on en est arrivé à un compromis en gardant certains aspects de la nouvelle cuisine dans une présentation d'abondance qui ne lui convient pas.Le même nivellement atteint d'ailleurs d'autres cuisines que la cuisine française.On avait vu arriver, avec plaisir, une belle et grande cuisine chinoise, celle du Setchuan, spécialité de quelques nouveaux restaurants.Petit à petit, la mode aidant, les «cuisines setchuan aises» ont été multipliées et affadies.Cette année, quelques restaurateurs ont fait des efforts pour apporter du nouveau, raviver la flamme, secouer la léthargie.La cuisine dite californienne, ou sino-californienne, a fait une percée.C'est une belle cuisine faite de fraîcheur, de couleurs, de saveurs épicées ou parfumées.Une cuisine qui n'a certainement pas encore reçu l'accueil qu'elle mérite.Une cuisine qui a pourtant les qualités que l'on recherche maintenant, correspondant à des principes de santé que l'on prône et flattant des goûts aussi simples que profonds.Ne remet-elle pas les pâtes' en lumière! Quand on recherche les causes des malaises dont souffre la restauration, on pointe toujours le nombre beaucoup trop élevé d'établissements pour une densité de population trop faible pour les faire vivre.On déplore le manque de professionalisme de beaucoup de ceux qui se dirigent vers ce secteur d'activités.Il ne suffit pas que madame aime faire un peu de cuisine et que monsieur aime recevoir pour pouvoir ouvrir un restaurant.Il ne suffit pas, non plus, d'être « con tracteur» ou investisseur pour s'improviser restaurateur.Mais, chaque fois que l'on reprend l'analyse, on oublie de parler de la clientèle.Or, c'est peut-être autant la faute des clients que celle des restaurants si la cuisine ne va pas bien.On dirait que ce n'est plus pour apprécier l'art du cuisinier que l'on va au restaurant.Cette forme de culture perd du ter- rain.L'ambiance compte maintenant plus que la qualité de la table.Il est souvent de bon ton de fréquenter tel ou tel établissement, d'être vu ici.d'avoir été vu ailleurs.La cuisine joue sur l'épate et on lui fait une bonne reputation.Où mangent ceux qui aiment bien manger?De plus en plus souvent chez eux.En faisant appel à des traiteurs! Le potentiel, pour que l'on puisse faire la promotion d'une table qui se distingue par ses qualités de celle des autres provinces, est pourtant grand.Mais on ne semble pas y croire.Sauf quelques producteurs qui s'acharnent à chercher et à cultiver l'excellence.Sauf d'irréductibles cuisiniers qui croient en leur art, de vieux autant que de futurs chefs.Ceux qui, par exem- ple, pour la première fois, ont fait remporter le prix de la «meilleur table» à l'équipe du Québec lors du dernier Salon culinaire de New York.Le cuisinier du siècle Dix ans avant le dernier coup de minuit, et pour fêter le 20e anniversaire du magazine mensuel Cault-Millau, le Guide a désigné les «cuisiniers du siècle»: Freddy Cirardet, à Crissier près de Lausanne, qui est depuis près de vingt ans le premier chef étranger à s'être imposé; loél Ro-buchon établi à Paris, la star des fourneaux des années 80; Paul Bocuse de Collonges-au-Mont-d'Or.qui, dès les années 60 a fait sortir les chefs de leur cuisine et les a incités à devenir des personnages publics.êaurljo Sféama Cuttm* typique eepegnota «1 franc**** SPECTACLE DE FLAMENCO Jeudi a samedi 20 fi 30 Venez fêter et vous amuser à la St-Sylvestre 3458.Avenue du Parc Près de la rue Sherbrooke Réservations : 844-0558 STEAK HOUSE MENU SPÉCIAL POUR LA VEILLÉE DU JOUR DE L'AN avec musique et prix de présence Hés.: 842-4638 Acceptera ta pMpejei «tel de «dit.1459, rue Metcalfe \u2014 Métro Peel STATIONNEMENT GRATUIT 7500 VICTORIA ON VOUS ATTEND.pour la VEILLE,, JOUR,!1 AN ?VERRE DE CHAMPAGNE GRATUIT ?UN REPAS COMPLET CHOIX DE: * CÔTE DE BOEUF AO JOS ?QUART DE POULET ET PETITES CÔTES DE FAUX-FILETS * CÔTES BE BOEUF ET LANGOUSTINES SALADE CÉSAR \u2022 CHOIX DE PATATES \u2022 DESSERT son nn p°< ?«««Toun \"AU» UUPaonne LIMIT* (laie tt unrie» tea inclut) Réstnra&orrs feMmnundéts tél.: 739-3317 REVEILLON DU JOUR DE LAN MENU GASTRONOMIQUE DE 7 SERVICES Tous les soirs table d'hôte.1395S 158.rue Saint-Paul Est Tel.866-5194 866-5988 Nous aimerions fêter avec vous +++++ Rés.: 467-4477 Mil Table d'hôte midi et soir Beloeil (Sortie 112, Route 20) LE VIEUX restaurant m VALEUR INCOMPARABLE 1 PECHEUR \u2022 maritime BONNE ET HEUREUSE ANNÉE CÔTE DE BOEUF If '\t12'\t5$ LUNDI: JOUR DES CREVETTES 1 Crevettes «Océan Garden à volonté\tI39.\t5$ ar pers.MARDI FESTIN DE CRABES 1 Pattes de crabes QUEEN à volonté\t|g95$ 1 w par pers.\t SAM.30 dec.PETONCLES AU SHERRY DIM.31 dec.BROCHETTE DE POULET et 3 CREVETTES GEANTES 1 lin.PRÉ et MARÉE (Filat mignon, 6 on.et 3 icimpi d'i«lande) 2|an.DiNER.SCAMPI D'ISLANDE 3|en.BROCHETTE DE CREVETTES GÉANTES et PÉTONCLES DINER, CREVETTES et SCAMPI D'ISLANDE LUN.MAR.MER.JEU.VEN.4 ten.S|an.\".LIVRE OE CREVETTES m i geantes ¦|095$ DECORTIQUEES AU BEURRE A L'AIL INCLUANT: pam et beurre, aelade verte fraîche ou «alade de chou eremeuee.pomme de terre tu four ou fritte, ou rii tavoureuz et Mgumtt fraie.TABLE D'HOTE POUR SOUPER HATIF Poitrine de poulet grillée 8,95$ Filet de saumon frais de l'Atlantique 0,95 $ Filet mignon 6 on.et 3 queues de homard des Caraïbes 10,95 $ y compris : soupe du jour maison ou jus de tomate, salade verte ou salode de chou, dessert, cafe ou thé.Ou lundi au vendredi, de 1 7 h à 1 8 h 30 DIMANCHE Emmenez toute la famille table d'hote eichtsnre à partir de 7,95 Super-menu pour enfants a partir de 3,95 1300, Transcanadienne, Dorval (StatiorMenriee Ultramar, a l'est du bouf.des Soarees) .STATIONNEMENT GRATUIT Pour reserver, composez: -83-1320 A TOUS! r RESTAURANT Le Piemontais Cuisine italienne et française 1145A, rue De Bullion 861-8122 Fermé le dimanche aammssasBSBsaasBB jj4uz détice* eU , Gastronomie pékinoise et '.j'-chuannoise 1735, St-Denis 844-5542 (Membre de l'A R Q I le iovoir-faire ou service du sovoir-vivre I 99, AV.LAURIER OUEST Rés 271-3095 FINE CUISINE ITALIENNE I a Campagnola' [flBW 866-3234,1229.rut d.i> *.»inn./?ULTIME^6 ( 'ne dccotiicrw gastronomique RoMuuranl de line cuisine 5393.hiiul.Gnuin outrst 332-1706 Stationnement ) Salon po-jr >ik reception* 4 e I I e v u e sur La Saint-Sylvestre avec nous 1 er service 26,50 $ Réveillon 45 $ Le 1 er janvier 1990 29,50 $ 1030, av.Laurier O., Outremont Tél.: 279-7355 r restaurant \u2014 traiteur 5358.boul.Lèvesque '.\u2022/ St-Vincent-cle-Paul, Laval Tél.: (514) Tél.: (514) 661-4985 VENEZ FETER AVEC NOUS.REVEILLON DU lrthl.imili JOUR DE L'AN rat Hutchison Chanteur BUFFET DU JOUR DE L'AN dès 17 h 30 Musique \u2022 Réservations (S) LE PAVILLON DES * *f 5680, boul.des Laurentides, Auteuil, Laval 625-1948,625-2720 «Venez nous rejoindre pour le brunch le plus amusant en ville.Et croyez-moi, personne ne me met ces mots dans la bouche!» Henry et son ami Philip le clown ventriloque Venez vous régaler à notre succulent brunch-buffet.Il y aura des ballons et des surprises pour les enfants.Dès 11 h au restaurant Les Verrières.Réservations : 842-6111 poste 294 3?BOHttë ET éC Â CROWNE PLAZA' fM»** \u201eJt\"?li.sU wmiits 420, RUE SHERBROOKE OUEST.MONTRÉAL (QUÉBEC) TÉL.: (514) 842-6111 Commencez Vannée 1990 en beauté en venant au SUPER-REVEILLON MUSICAL de «LA MER» MENU GASTRONOMIQUE Ce soir, menu spécial en musique ^ BONNE ANNÉE À TOUS NOS CLIENTS RESTAURANT VASTE STATIONNEMENT GRATUIT 522-2731 ri "]
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