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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Élections 89
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-09-14, Collections de BAnQ.

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[" D D Élections 89 Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.JEUO114 SEPTEMBRE 1989 photo robert naoon.u Presse Jacques Parizeau, en entrevue à La Presse Secteur public: Parizeau en appelle à la prudence et à la compréhension PIERRE GRAVEL et est par un appel à la compréhension en faveur des infirmières et à la prudence face aux grévistes de la Fédération des Affaires sociales (FAS) que le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a commenté hier l'aggravation de la crise actuelle dans le secteur public.Dans une entrevue à La Presse, dont l'essentiel sera publié samedi, le leader péquiste a établi une nette distinction entre les deux groupes impliqués dans des débrayages illégaux.Pour ce qui est des membres de Fédération des infirmiers et infirmières ( FIIQ ).M.Parizeau estime normal que la loi I60 se soit appliquée dès le déclenchement de la grève avec son cortège de sanctions automatiques: perte de salaires et suspension de la perception des cotisations syndicales.«l'ai déjà dit qu'on ne peut accepter une grève illégale mais j'ar aussi, dès le départ, souligné le caractère particulier de ce conflit.» Dans cette perspective, il déplore que le gouvernement ait, dès vendredi dernier, imposé par décret des sanctions additionnelles à celles prévues dans la loi et fasse perdre aux grévistes des années d'ancienneté.«Certains aspects de la grève indiquaient qu'on devait poursuivre les discussions et reporter de quelques jours l'entrée en vigueur de ce décret», ajoutant de la sévérité à la loi.Au moment où la conclusion d'une entente négociée apparaît possible, M.Parizeau est d'avis que le gouvernement serait justifié d'adopter un nouveau décret annulant celui affectant l'ancienneté.Un décret auquel on a eu recours, selon lui, avec trop de précipitation.Pour ce qui est de la FAS.il recommande la prudence dans l'imposition des sanctions additionnelles a celles de la loi I60 qui.elle, doit s'appliquer dès le départ.Mais pour le reste, «il faut se servir de son jugement.Il doit y avoir une gradation dans les sanctions et le gouvernement doit indiquer clairement le sens de sa volonté.» Selon lui, il n'est pas «absolument nécessaire de tout faire le même jour.Il y a une image de rigueur à ne pas dépasser.» En somme, explique M.Parizeau, il n'est «pas nécessaire de grimper dans tous les rideaux qui se présententent ni de faire preuve d'une mansuétude telle qu'on fait comprendre qu'on ne se servira pas de la loi.Entre ces deux positions extrêmes, il y a de la place et c'est au gouvernement d'exercer son jugement.» Bourassa veut sauver le fait français par la famille et l'immigration Électogrammes VOTE PAR ANTICIPATION ¦ Le vote par anticipation se déroulera les 17 et 18 septembre de 14 h à 22 h.Ne pourront voter que les handicapés, les membres du personnel électoral, les détenus et les personnes qui, sous serment, déclareront qu'elles ne peuvent pas voter le 25 septembre.Si un électeur, hébergé dans un centre d'accueil ou un centre hospitalier, est incapable de se déplacer pour aller voter, il pourra le faire le 18 septembre à un bureau de vote itinérant en autant qu'une demande aura été faite au bureau du directeur de scrutin au plus tard le 14 septembre.COLÈRE À L'IAF ¦ Les travailleurs de l'Institut Armand Frappier- ( IAF) sont en colère contre le gouvernement Bourassa.Les membres du syndicat des employés de soutien de l'Institut ont profité hier de la visite du chef libéral, qui procédait au lancement du parc scientifique et de haute technologie de Laval, pour crier leur indignation devant les pertes d'emplois, provoquées par la privatisation de l'IAF, et le démantèlement de son patrimoine.Même colère du côté de l'Association des professeurs.Leur porte-parole, le Dr.Gilles Lussier, a qualifié de «déplorable et de scandaleux» l'attitude de M.Bourassa qui se faisait hier le défenseur de la biotechnologie et qui pourtant, il y a six mois à peine, s'apprêtait à vendre le secteur des vaccins de l'Institut à une compagnie ontarienne.Connaught.LE CLOU DE RIVARD ¦ Le ministre délégué à la Technologie, Guy Rivard, a affirme que les engagements du Parti québécois pour la relance de l'est de Montréal «méconnaissent totalement certaines réalisations» de son gouvernement.M.Rivard a entre autres fustigé les promesses péquistes dans le domaine du transport ferroviaire se vantant d'avoir une longueur d'avance dans ce dossier.«Le PQ veut relancer cette activité, a précisé le ministre, mais le gouvernement a entrepris les démarches nécessaires à la création d'une table de concertation qui sera fonctionnelle dès cet automne et qui répond aux voeux du milieu.» Le ministre a aussi rappelé, histoire de bien enfoncer le clou, l'annonce faite par son gouvernement du projet Soli-gaz «qui ne peut être passée sous silence tant son importance est grande pour l'est de Montréal.» »PETAGE DE BRETELLES» ¦ Cette fameuse table de concertation, tant vantée par le ministre délégué à la technologie, Guy Rivard.lorsqu'il dénigrait les promesses du PQ pour l'est de Montréal, ne fonctionne pas au goût des travailleurs du transport ferroviaire.Cette table a été mise sur pied au printemps pour tenter de trouver des solutions aux problèmes créés par le déclin de cette entreprise au Québec dans la foulée, entre autres, des compressions budgétaires à Via Rail.Aucune discussion n'a encore été entamée et le Front commun du Rail, qui regroupe les employés du CN.du CP et de Via Rail, demande au gouvernement Bourassa de se lever et de défendre les travailleurs du rail devant les menaces brandies par Ottawa plutôt que de se «péter les bretelles avec des projets comme l'alu-minerie qui ne crée que quelques centaines d'emplois.» MICHELE OUIMET CILLES NORMAND et FRANCOIS FOREST OVtBtC La voie politique choisie par le Parti libéral pour veiller aux intérêts du Quebec est celle du «refus de se laisser fondre dans l'ensemble nord-americain ».a indiqué Robert Bourassa, hier, en dévoilant une série de mesures destinées à freiner le déclin démographique du Québec.Le chef libéral, qui a choisi lean-Talon.la circonscription de son ministre de la lustice, Gil Ré-millard.pour faire connaître ses engagements, a décidé d'agir sur plusieurs fronts, mais c'est avant tout la famille qui constituera le support de la lutte pour assurer l'avenir du fait franchis.Ces dispositions, estime-t-on.devrait engendrer des coûts additionnels d'une quarantaine de millions de dollars pour les contribuables.M.Bourassa a insisté sur le caractère majeur de l'enjeu démographique pour la société québécoise, y voyant «le défi du siècle».Le chef liberal s'engage: I ) à établir des normes minimales de travail avant le 1er janvier 1991.afin de permettre aux parents de concilier leurs obligations familiales et professionnelles; 2) a adopter un programme de remplacement du revenu durant un congé parental prévu dans le projet de loi C-21, qui aurait pour effet de porter la période de couverture à un an pour les parents d'un troisième enfant, et des autres qui suivraient; 5) a développer de* services de garde d'enfants qui seraient disponibles 24 heures par jour et sept jours par semaine, en octroyant une subvention supplémentaire analogue à celle pour la garde des poupons.Le projet de loi que s'engage a déposer M.Bourassa dès la prochaine session parlementaire, porterait de $240 à $360 la prestation accordée comme allocation de maternité (PRALMA), durant les deux semaines précédant le versement de l'assurance chômage maternité-adoption.Il renforcerait également la présomption de congédiement illégal des parents qui se prévaudraient d'un congé parental.Selon le même projet de loi.une personne salariée ayant des obligations parentales aurait le druit de refuser de faire des heures supplémentaires, dans le cas où un employeur négligerait de l'en aviser au moins 12 heures a l'avance.M.Bourassa compte développer une mesure fiscale, en concertation avec le milieu des affaires, afin d'offrir une compensation financière partielle aux employeurs qui assument les coûts de formation associés au remplacement d'un employé en congé parental.Ces dispositions, qui ont pour objet de faire échec à la chute dramatique de l'indice de fécondité des Québécois se joignent à un effort pour maintenir un bilan migratoire positif, tout en s'assu-rant de l'intégration des immigrants à la majorité francophone.Mme Yvette Brunet, présidente de l'Association de défense des droits des retraités et pré-retraités.photo robert nadon.u presse Le pouvoir gris s'en mêle PAUL ROV Vous êtes vieux et vous avez envie d'embêter votre député d'ici la fin de la campagne?L'Association de défense des droits des retraités et pré-retraités (AQDR) a préparé une série de colles à son intention.Comme elle l'avait fait lors des dernières élections fédérales.l'AQDR vient en effet de publier un petit dépliant intitule «Le choix du pouvoir gris».Ce document contient les grandes revendicatiuns des personnes âgées: ¦ rente pour le^ femmes au foyer et création d'un supplement de revenu provincial pour les femmes àgecs à faibles revenus; ¦ revenu de retraite décent grâce à des fonds de pension privés obligatoires et indexés et dont les surplus serviront à améliorer les rentes de retraite.Et élargissement des gains admissibles au Régime des rentes du Québec de 25 à 50 p.cent du salaire industriel moyen; ¦ fiscalité plus juste en commençant par la suppression de toute imposition à ceux et celles qui disposent de revenus inférieurs au seuil de pauvreté plus 15 p.cent, soit $13 837 pour les personnes seules et $18 200 pour un couple.L'AQDR reclame également que soient réduits les abris fiscaux des entreprises et des particuliers a revenus élevés; ¦ soutien à domicile avec des ser-vices et soins a domiciles recon- nus dans la Loi de la santé et des services sociaux et des budgets augmentés à $200 millions pour répondre à la demande actuelle et urgente; ¦ hébergement collectif adéquat qui tienne compte du vieillissement réel de la population et amélioration des conditions de travail des employés; ¦ autonomie réelle chez-soi grâce à une politique énergique de logement social, un plafonnement des loyers en fonction du revenu des retraités et un ajustement du programme Logi-rente à la réalité du marché.Selon Yvette Brunet.présidente de l'AQDR, l'initiative prise lors des élections fédérales avait eu des retombées positives.Pas tellement en termes d'engagements politiques, qui viendront éventuellement, espère-t-elle cependant, mais en termes de cons-cientisation des personnes qui ont pris connaissance du document.«Les grandes questions qui les concernent sont toutes là, expli-quc-t-elle.Il faut être capable d'affirmer c'est quoi nos droits avant de partir harceler son député et ne plus le lâcher.» Mme Brunet n'est pas très sensible aux arguments de coûts, quand vient le temps de réclamer pour les personnes âgées.«On s'est dépris des BPC pour $30 millions.Où on les a pris ces $30 millions?Moi.je n'ai jamais vu un gouvernement faire quelque chose sans qu'on lui pousse dans le dos.» M.Bourassa s'engage, au cours des quatre prochaines années, à assurer une formation linguistique de base aux immigrants non-francophones, et â faciliter la venue d'immigrants des pays francophones.La capacité de s'intégrer au marché du travail (employabili-tè») constituera cependant le premier critère d'admissibilité, tandis qu'on encouragera plus fortement la venue en plus grand nombre d'immigrants investisseurs ou disposant de compétences professionnelles particulières.On encouragera, dans le cadre d'un processus d'intégration, la répartition dans toutes les régions du Quebec de la nouvelle population immigrante.Le plan Lavoie-Roux Plusieurs de ces mesures semblent inspirées d'un Plan d'action en matière de politique familiale rendu public plus tôt dans la journée par la ministre de la Santé et des services sociaux Mme Thérèse Lavoie-Roux.Ce plan ministériel, intitulé Familles en tête, comprend 48 recommandations dans 13 secteurs, allant du logement à l'école en passant les services de garde, le marché du travail, le droit de la famille et les services de médiation familiale.Dans cette longue liste de propositions au gouvernement, Mme Lavoie-Roux suggère notamment de modifier le Code civil de façon à ajouter la présomption de paternité pour les conjoints de fait; de porter les conges de naissance à un maximum de 52 semaines et d'accroitre « dans la mesure de ses moyens» les allocations pour la naissance a compter du trosieme enfant.Si le plan de Mme Lavoie-Roux fait état le la nécessité d'augmenter l'aide aux familles, il n'indique aucune nouvelle mesure precise à cet effet, laissant ainsi toute latitude au prochain gouvernement d'établir ses propres priorités.Ce document attendu depuis des années, a été qualifié de «plan timide» et de «voeu pieux décevant» par les deux principales organisations familiales du Québec.«Peu de mesures concretes et surtout pas d'échéancier», a commenté Celine Signori de la Fédération des familles monoparentales (240 000 familles ou 21 p.cent de toutes les familles du Québec).« Le gouvernement semble vouloir encore penser plutôt que d'agir.» a repris Mme Signori.rappelant qu'il n'y a toujours aucune date d'arrêtée pour l'implantation des services de médiation â travers la province.La Fédération des unions de familles du Québec se réjouit pout sa part que le gouvernement veuille concilier responsabilité parentale et marché du travail en créant le congé de naissance de 34 semaines qui s'ajoute au congé de maternité.Le secrétaire général de la Fédération, lacques Li zée, se demandait toutefois hier quel sera le pourcentage de parents qui auront les moyens de perdre un salaire pendant les 34 semaines visées?Un exercice sain et constructif CLAUOE RICHER La liste de questions que le Conseil du patronat du Québec a fait parvenir aux chefs des deux grands partis n'est pas restée sur les tablettes.C'est la quatrième fois que le CPQ demande aux chefs politiques, en campagne électorale, de se prononcer sur divers enjeux économiques ; traditionnellement, les réponses, tant des partis fédéraux que provinciaux, tenaient davantage du catalogue de voeux pieux que de prises de positions précises.À tel point qu'on s'était presque habitués à ne rien voir sortir de l'exercice.Cette fois-ci, visiblement, le Parti libéral et le Parti québécois ont tous deux pris la chose au sérieux.Les réponses sont, dans l'ensemble, articulées et claires.Le document de 20 pages remis par les libéraux contient de longs rappels historiques et est sensiblement plus vague par endroits que la réponse de neuf pages des péquistes.Les deux, bien que saupoudrés d'inévitables phrases creuses, sont néanmoins étoffés par une solide documentation.L'occasion était excellente, pour les deux partis, de faire le point sur un certain nombre de questions, et les résultats sont parfois étonnants.Nombreux points de convergence Il va de soi que sur les grands principes, les réponses se ressemblent : personne ne peut être contre la recherche et le développement, la création d'emplois, la protection de l'environnement ou la compétitivité du régime fiscal québécois.Ce qui surprend davantage, c'est qu'au-delà de ces grands principes, les deux partis sont parfaitement sur la même longueur d'ondes dans plusieurs dossiers.Ainsi, le CPQ.partisan de l'introduction d'un ticket modérateur dans les services de santé, se fait carrément répondre, à la fois par les libéraux et par les péquistes.qu'il n'en est pas question.L'organisme patronal considère la loi actuelle sur la santé et la sécurité au travail comme un véritable monstre, et réclame des modifications depuis des années.Appelés a se prononcer sur le sujet, MM.Parizeau et Bourassa répondent tous deux au CPQ qu'il ferait mieux d'oublier ça.De la même façon, les deux partis sont d'accord pour ne pas tou- cher aux dispositions du Code du travail sur la sous-traitance, un autre « irritant » fréquemment dénoncé par le patronat.En ce qui concerne les dépenses gouvernementales, libéraux et péquistes parlent tous deux, sans s'être consultés, d'une hausse annuelle d'un point de pourcentage supérieur à l'inflation, et aucun des deux ne veut s'engager à ramener le déficit à zéro, encore moins à s'engager sur un calendrier en ce sens, comme le demandait le CPQ.M.Bourassa juge l'exercice « non souhaitable », tandis que M.Parizeau le qualifie d'« irréaliste et irresponsable ».Les deux partis sont d'accord, également, pour accroître la part des dépenses gouvernementales dans le secteur de la santé, les libéraux s'enga-geant de façon précise à les augmenter d'au moins deux p.cent de plus que l'inflation à chaque année.Des désaccords Mais les deux chefs ne peuvent quand même pas être d'accord sur tous les points! On se s'entend notamment pas sur : ¦ le gel des frais de scolarité des étudiants universitaires ; le PQ est pour, les libéraux ouvrent grande la porte au de-gel ; ¦ le financement des activités de formation de la main-d'oeuvre et de recherche et de développement ; le PQ veut taxer la masse salariale des entreprises, les libéraux préfèrent les crédits d'impôt et autres avantages fiscaux ; ¦ l'école privée ; les libéraux leur manifestent une certaine sympathie, le PQ ne cache pas son antipathie ; ¦ les garderies a but lucratif ; les libéraux affirment qu'elles ont leur place, le PQ soutient le contraire ; ¦ la privatisation des services de santé ; vive opposition chez les péquistes.ouverture chez les libéraux ; ¦ la sélection des immigrants ; les péquistes favorisent clairement l'immigration des francophones, les libéraux demeurent plus vagues et semblent préférer les programmes de francisation.Les deux chefs ont soigneus-ment évité les digressions, notamment sur les questions linguistiques ou constitutionnelles, pour s'en tenir strictement aux questions du Conseil.Il a résulté de tout cela un exercice sain et constructif.qui aidera sans doute non seulement les milieux d'affaires, mais aussi les électeurs, à y voir plus clair alors que la campagne (qualifiée de « plate » par le président du CPQ.Ghislain Du-four) amorce son sprint final ; enfin, si l'on ose dire.H/ B2« LA PRESSE.MONTREAL.JEUO114 SEPTEMBRE 1989 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Destardtat directeur de I information Alain Oubuc éditorialiste en chef Le droit de grève dans les hôpitaux est à revoir Le droit de grève dans les services publics au Quebec a ete accordé par le gouvernement Lesage en 1964.C'est un triste vingt-cinquième anniversaire que nous célébrons en ce moment.Les syndicats ont tristement fait un usage abusif de ce droit, particulièrement dans le secteur de la santé.Apres un quart de siècle de l'exercice de ce droit, il est grandement temps de revoir l'opportunité de maintenir ou d'abolir le droit de grève dans le secteur hospitalier.Que ce droit continue d'être reconnu aux enseignants, aux fonctionnaires, aux chauffeurs d'autobus, aux préposés à l'entretien du transport en commun et aux autres employés ffj^ du secteur public, sauf lorsque la santé et la j£ \u2022 ¦ sécurité des citoyens sont gravement mises HÉfe * en cause, cela ne fait aucun doute dans une société démocratiquement avancée comme la nôtre.Mais un arrêt de travail dans le secteur hospitalier met nécessairement en cause la santé des malades, des personnes âgées et des personnes handicapées qui se retrouvent dans un centre hospitalier, dans un hôpital de soins prolongés, dans un centre d'accueil.La santé des malades qui ne peuvent être admis dans les centres ou dont l'intervention est retardée peut aussi être irrémédiablement compromise, dépendant de la durée d'un conflit.Depuis 25 ans, la grève dans les hôpitaux a été utilisée non pas comme une arme exceptionnelle, pour une durée très limitée, mais comme un outil régulier de négociation et de pression sur l'État.Depuis 1964, les syndicats ont eu recours a un arrêt de travail dans le milieu hospitalier à au moins sept reprises: 1966, 1972,1976, 1980,1982,1984 et 1989.Impressionnant, n'est-ce-pas?Depuis 25 ans, a diverses étapes, les gouvernements successifs ont tenté d'apporter des modifications pour restreindre le droit de grève dans le secteur des soins de santé mais sans succès.La situation qui se vit depuis une semaine dans les centres hospitaliers et dans les centres d'accueil avec le débrayage des 40000 infirmières et infirmiers d'abord, et encore davantage depuis deux jours avec le débrayage des 95000 syndiqués de la Fédération des affaires sociales, confirme eloquemment que même les mesures les plus restrictives et les sanctions les plus sévères prévues dans les lois ne peuvent forcer le retour au travail du personnel hospitalier.Ces grèves sont tout a fait illégales.Rien n y fait.Ces grèves ne respectent pas les exigences de maintenir des services essentiels tels que voulus par le Conseil des services essentiels.Rien n'y fait.Ces grèves n'ont même pas été précédées d'une période de médiation comme le veut la loi.Rien n'y fait.Les promesses de la direction de la Fédération des affaires sociales (FAS) de fournir des effectifs au moins minimum ne sont pas respectées, dans certains cas.Rien n'y fait.La grève des 95000 syndiqués CSN du secteur hospitalier a été déclenchée sans avertissement préalable, à 4 heures de l'après-midi mardi, de façon sauvage.Rien n'y fait.Où est le respect des lois dans une société démocratique?Où est le service public?Où est le sens des responsabilités?Où est le respect des personnes démunies d'une société?Où en sont les valeurs humaines et morales?D'ici la fin de la campagne électorale, MM.Bourassa et Pari-zeau doivent se compromettre publiquement: s'engagent-ils à abolir ou à maintenir le droit de grève dans le secteur hospitalier s'ils sont élus le 25 septembre?Voilà un enjeu majeur, un choix de société à soumettre à l'électorat.ClflUda MASSON New York: la fin dune époque Lors de l'élection d'Edward Koch comme maire de New York en 1977, les États-Unis se relevaient encore du Watergate et de la présidence peu inspirante de Gerald Ford.La grande métropole américaine sortait péniblement d'une crise financière et de son déclin économique.Douze ans plus tard, New York a remonte la pente et les New-Yorkais ont retrouve leur fierté, mais d'autres problèmes deviennent pressants.Les électeurs démocrates ont décidé que M.Koch n est plus l'homme qu'il faut et ont choisi comme candi-f l f**f dat M.David N.Dinkins qui pourrait devenir le pre-\\ ^iSw^ mier maire noir de New York.L l^S^ En 12 ans, la proportion des Blancs a New York K fir^^^^.es* Dassee de 55 pour cent a 46 pour cent et, lors Hà JnsHfei du scrutin, beaucoup d'électeurs étaient préoccupes par les problèmes raciaux.En dernière analyse, plus de gens sont prêts à faire confiance à l'aimable et conciliant M.Dinkins qu'à M.Koch, dont le sens de la diplomatie est parfois aussi subtil qu'une râpe a légumes.L'essor de New York a renforce les clivages à l'intérieur de la ville, entre ses quartiers et entre ses différentes communautés.Le déclin de I industrie manufacturière au profit des services s'est fait au détriment des quartiers pauvres alors que les yuppies tiennent le haut du pave dans leur monde a eux.Il est certain qu'il faudra un style nouveau pour créer une vie publique qui unira les New-Yorkais dans la lutte contre la drogue, le sida et le problème des ordures ménagères.La défaite de M.Koch a été précipitée par la corruption de certains de ses collaborateurs auxquels il n'a pas su communiquer sa probité personnelle.Une des taches qui attend M.Dinkins est de convaincre les électeurs qu'il sera capable de nettoyer les écuries d'Augias, car le candidat républicain, M.Rudolph W.Giuliani, fera grand cas de la lutte contre le crime.Cependant, celui-ci, ancien procureur fédéral, aura peut-être du mal a vendre a un électorat surtout démocrate ses méthodes qui relèvent parfois davantage du grand guignol que de la justice.Frédéric WACNIÈRE Bourassa récidive D urant la campagne électorale de 1985, Robert Bourassa a pris une grosse chance en lançant un objectif chiffre pour la creation d'emplois: 80 000 postes par année pendant son mandat.Cette promesse était inconvenante, parce qu'il est présomptueux pour un premier ministre provincial de prendre des engagements portant sur des phénomènes qu'il ne contrôle pas.La creation d'emplois depend très largement de la conjoncture internationalle sur laquelle le Québec n'a aucun pouvoir.D'ailleurs, ca n'a pas marche.Au lieu des 320 000 emplois brandis devant les électeurs, le Québec n'en aura sans doute pas plus que 265 C00 a la fin de cette année.Il en manquera 55 000.Cet échec n'illustre pas l'incurie du gouvernement Bourassa, mais sa témérité: l'économie nord-americaine ne se moule pas aux souhaits des libéraux.Le ralentissement palpable de cette année fait qu'il ne se créera pas plus que 40 000 emplois en 1989.Et pourtant M.Bourassa récidive.Cette semaine, pour varier son ordinaire, il a toutefois promis de réduire le taux de chômage plutôt que d'augmenter les emplois.Grâce a 60 000 postes, il compte réduire de deux p.cent le taux de chômage structurel.Cette promesse, bien sûr définie comme un objectif, est pire que lautre; plus difficile a réaliser et carrément impossible a vérifier.D'abord si, dans son premier mandat, la marge d'erreur du premier ministre par rapport a ses objectifs a ete d'environ 50 000 emplois, il suffit qu'il se trompe autant cette fois-ci pour que sa promesse fonde comme neige au soleil.Deuxièmement, on peut se demander comment 60 000 emplois peuvent réduire le taux de chômage de 2,0 p.cent quand ses 265 000 des quatre dernières années n'ont permis que de le réduire de 2,5 p.cent.Cela s explique par une importante nuance sémantique qui a sans doute échappe aux électeurs.Ouand M.Bourassa dit que le chômage structurel baissera de deux p.cent, il ne promet pas de baisser le taux de chômage de deux p.cent, soit de 9,0 a 7,0! Même si c'est cela que tout le monde a compris.Sa promesse porte sur une composante bien precise du problème du chômage, qui décrit un chômage insoluble par les moyens classiques, celui des travailleurs sans formation et des employeurs qui ne trouvent pas les employés qualifiés dont ils ont besoin.Par le moyen de programmes de formation, d'incitatifs fiscaux pour les entreprises, le gouvernement s'engage donc à régler 60 000 de ces cas.C'est fort bien.Ce souci, louable, est d'ailleurs partagé par Jacques Parizeau qui a proposé des programmes étoffés pour s'attaquer à ce problème.Fort bien.Mais si l'économie va mal pendant ce temps, si le ralentissement provoque des mises a pied, réduit le nombre de nouveaux emplois, on pourra se trouver dans la situation ou une partie du chômage structurel se resorbe, pendant que le chômage conjoncturel, qui depend de la prospérité économique, augmente.Et c'est ainsi que dans quatre ans, on pourra assister a la scene cocasse ou le premier ministre, aux prises avec une hausse du chômage, pourra dire qu'il a atteint son objectif avec succès.Cela montre encore une fois que les chiffres peuvent ajouter a la confusion au lieu d'éclairer les esprits.Alain dubuc flhWS Mous La boîte aux lettres À la défense du Cambodge ¦ Dans son éditorial du 1er août, M.Frédéric Wagnière a affirmé que: 1.«les Khmers rouges seront plus forts au Cambodge dans deux mois quand les forces d'occupation vietnamiennes se retireront»; 2.« les Cambodgiens pourraient regretter le départ des seules troupes ( vietnamiennes ) capables de mater militairement les Khmers rouges».Les Canadiens d'origine cambodgienne et le peuple khmer sont indignés devant ces affirmations malveillantes et tendancieuses, lesquelles ne servent qu'à justifier la présence perpétuelle des criminels de guerre nord-vietnamiens au Cambodge.Si M.Frédéric Wagnière était sincère et qu'il voulait vraiment sauver les Cambodgiens de l'enfer du génocide, il ne devrait pas hésiter à joindre ses efforts à ceux des 19 pays ( les USA.l'URSS, la Chine, la France, etc.) qui font actuellement pression sur le Vietnam pour le forcer à retirer, sans condition, toutes ses troupes hors du territoire du Cambodge.(.) Tan Lieng m Montréal Ces dernières semaines, La Presse a reçu de nombreuses lettres concernant le conflit libanais.En voici un échantillon.Ce Liban qu'on assassine ¦ Nous, citoyennes et citoyens canadiens d'origine libanaise, étudiants, mères et enfants, soucieux encore et toujours de paix, de fraternité et de justice, manifestons depuis le mardi 22 août, en face des consulats généraux des États-Unis, de l'URSS et du Maroc, à Montréal, pour l'arrêt immédiat des hostilités au Liban et le retrait total des Syriens.(.) Nous réitérons, au risque de nous répéter, que c'est une agression militaire syrienne contre le Liban.Il s'agit de la présence illégale syrienne qui ne se retire pas du Liban, qui terrorise et bombarde toutes les régions qui ne se soumettent pas à son joug.En effet, l'armée syrienne détruit tout un pays, tout un peuple, avec toutes ses institutions.Les Libanais vivent dans des conditions terribles, inhumaines, cruelles, exilés dans leur pays même.Le danger de mort les guette à chaque instant.Rappelez-vous, depuis le mois de mars 89: cent mille obus chaque jour, cent mille.(.) Que faut-il de plus au Liban pour secouer le monde?Faut-il une chanson de Mitsou ou les seins de Madona?Nous avons choisi de le dire aux gens de la rue et aux gouvernements avec l'amer regard de nos paupières qui ont trop souffert, et qui, encore, espèrent.Communauté libanaise de Montreal J'entends pleurer mon pays.¦ Écoutez.j'entends pleurer mon pays.Liban.Un Liban sous la pluie des bombes, pluie de morts, pluie de larmes, et à mon tour je pleure.Est-ce que vous me voyez?Est-ce que vous voyez dans mes yeux mon peuple mourir?L'instant d'une image, peut-être.Or, moi en tant que Libanaise vivant ici, je me sens les mains liées n'ayant aucun pouvoir sur le fil des événements mais ceux qui en ont, du pouvoir, eux pourquoi ne font-ils rien?Les Nations unies.dans le silence oui.Que de résolutions passées depuis 14 ans.3ne de diplomatie hypocrite et e condamnations hésitantes qui en fin de compte n'ont été reçues que sous la forme d'un feu vert par les dites forces étrangères.(.) Pascale HADDAD Montréal Appel en faveur du Liban Mesdames et messieurs les députés de la Chambre des communes ¦ Ce soir, aux nouvelles télévisées, vous verrez peut-être encore d'autres images de ravage et de destruction en provenance du Liban.|e dis bien «peut-être» car les médias ce blasent assez vite d'un conflit qui n'en finit plus.On n'a qu'à se rap peler celui du Vietnam.Voilà bientôt 15 ans que la guerre fait dans ce petit pays du Moyen-Orient.On connait bien le scénario: des puissances étrangères règlent leurs différends à coups d'obus sur un territoire qui n'est pas le leur.Oh oui, bien entendu, différentes factions religieuses libanaises prennent part au massacre des leurs mais elles sont appuyées par ces puissances étrangères qui ont des comptes à régler ou qui rêvent de s'annexer ce pays jadis si beau.(.) Vous scrait-il possible d'oublier quelques instants vos préoccupations politiques présentes, et de faire quelque chose de concret, en votre qualité d'élus du peuple, en vue de faire cesser les bombardements au Liban?(.) Marc-André CHARLEBOIS Montréal De graves responsabilités A u premier ministre du Canada ¦ Nous avons été fiers de voir le Canada accéder au Conseil de sécurité.Mais au-delà de cette fierté, saviez-vous.Monsieur le premier ministre, que de graves responsabilités vous attendaient afin de préserver la sécurité mondiale?Le Liban est en train d'être assassiné sous vos yeux, et nous n'entendons plus que votre silence intolérable.Il est temps de dénoncer avec force le gouvernement syrien et son armée qui assassine le Liban.Il est temps de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauver du massacre le peuple libanais et convaincre les pays envahisseurs de retourner à l'intérieur de leurs frontières.Il est temps que le Canada reprenne son rôle de leadership pour la défense des droits de l'homme.Hélène SOMMA Saint-Bruno N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publics dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse.7, rue Saint-fac-ques.Montréal.H2Y IK9. Lysiane Gagnon LA PRESSE, MONTREAL JEUDI 14 SEPTEMBRE 1989 Opinions I Ce syndicalisme barbare qui nous déshonore MARCEL ADAM Nous pensions que les syndicats du secteur public avaient fini par renoncer, après vingt-cinq ans d'égarement, au recours à la grève illégale, sauvage et à finir, du moins dans les domaines de la santé et des services sociaux.Nous nous étions hélas trompes.Ce qui se passe actuellement confirme que notre syndicalisme est demeuré un des plus cyniques et des plus méprisants qui soient.Son caractère barbare le déshonore en même temps qu'il déshonore la société qui a couvé ce monstre pendant un quart de siècle.Ces mots sont durs.Mais fau-druit-il traiter ces syndicats avec plus de considération qu'eux-mêmes traitent leurs victimes innocentes?Rien ne peut justifier l'abandon à leur sort des malades et des vieillards.Il n'est pas vrai que la cause des grévistes justifie que des in- nocents meurent tôt ou tard de ces débrayages cruels et inhumains, pour ne pas dire criminels.Ni les conditions de travail de leurs membres, ni le comportement des pouvoirs publics dans ces négociations ne legitimise les syndicats d'attenter en même temps a la sécurité des malades et des vieillards et à la stabilité des institutions démocratiques.\u2022 Cette grève est en fait une fronde dirigée à la fois contre le peuple et contre l'État de droit.Contre le peuple en ce qu'elle prend en otage les groupes de citoyens les plus vulnérables pour que leurs souffrances amènent le'gouvernement à céder à cet odieux chantage.Contre l'Etat également, du fait qu'elle est illégale et qu'au surplus elle est déclenchée en pleine campagne électorale.Ce qui a pour effet de court-circuiter outrageusement le processus électoral et de mettre le couteau sur la gorge d'un gouvernement à toutes fins pratiques ligoté, faute de pouvoir compter sur la législature pour faire face à la crise.Cette crise sociale a créé une situation d'urgence inusitée qui nécessite une trêve dans la compétition électorale.Il est en effet insensé que le premier ministre et son cabinet soient accapares par la campagne électorale alors que les institutions démocratiques sont prises d'assaut par une horde de hors-la-loi qui a décidé de déstabiliser le gouvernement pour mieux le faire chanter.M.Bourassa ne devrait pas hésiter à prendre l'initiative de la trêve, au nom de son premier devoir qui n'est pas actuellement de défendre son bilan mais de consacrer \u2022 tous ses efforts et ton1 son temps à contrer un défi syndical qui constitue un véritable coup de force contre la règle du jeu démocratique.Et si ses adversaires ont un tant soit peu le sens de l'État, ils feront également trêve pour appuyer sans réserve le gouvernement dans sa recherche d'une solution à la crise (faute de quoi les médias devraient ignorer leur agitation electoraliste).Ce n'est pas une campagne électorale qui peut le mieux convaincre le peuple que l'un ou l'autre parti est digne de sa confiance, quand les circonstances offrent l'occasion aux électeurs de tester leur sérieux comme partis de gouvernement crédibles et responsables.Il est d'autant plus important de laisser le gouvernement se consacrer exclusivement à cette crise le temps qu'il faudra que les syndicats ont justement choisi d'agir au moment où ils le savaient le plus vulnérable à un coup de force de ce genre.En effet, la dissolution de l'Assemblée nationale l'empêche de prendre les mesures répressives adaptées à la situation ; et ne pouvant qu'appliquer par décret les lois existantes, il ne peut aussi efficacement mobiliser l'opinion publique que le peut ordinairement l'adoption d'une loi spéciale à l'occasion d'un débat d'urgence.La crise actuelle met douloureusement en évidence la vulnérabilité du gouvernement durant une campagne électorale, quand il a affaire à des syndicats qui se comportent comme des ennemis de l'intérieur.Il faudra réfléchir sérieusement à ce problème.Peut-être y aurait-il lieu ou bien de réduire considérablement la capacité des syndicats de trop nuire à l'ordre public, ou bien de faire en sorte qu'une campagne électorale ne réduise pas a ce degré d'impuissance le pouvoir politique.// faut corriger la discrimination faite aux femmes: voilà où se situent la justice et l'équité En réponse à un éditorial d'Alain Du bue publié mardi dernier et intitulé Secteur public: où est la justice, où est l'équité ?, Mesdames Monique Simard, vice-présidente de la CSN, et Lorraine Page, présidente de la CEQ, nous ont fait parvenir le texte que voici.MONIOUE SIMARD et LORRAINE PAGE Dans le secteur public québécois, 40% des salarié-e-s gagnent moins de 24000$ par année, à condition d'avoir un emploi à temps plein.Ce n'est déjà pas une fortune, vous en conviendrez.Or, environ 50% des salarié-e-s du secteur public dans le réseau de la santé et des services sociaux travaillent à temps partiel ou sur appel.Dans le secteur de l'éducation, on parle de 25% des effectifs qui sont dans la même situation.C'est donc présumer que leur «fortune» s'en trouve d'autant réduite, lorsque ces personnes produisent leur rapport d'impôt.On peut également déduire de ces données que les «privilé-gié-e-s» sont loin d'être majoritaires, dans le secteur public.Une pause-café sur les ligne de piquetage.Par ailleurs, quand on fait des comparaisons d'augmentations salariales entre le secteur public et le secteur privé, il y a un facteur qu'il faut prendre en compte à savoir que de décembre 1982 à décembre 1988, alors que le pouvoir d'achat des salarié-e-s du secteur privé subissait une perte de près de 10%, le salaire moyen dans Les aventures salariales d'un PME.1 M.Parizeau.M.Bourassa, Voici un petit tableau qui parle par lui-même.Année\tPériode\tSalaire\tSalaire\tMontant\tDifi.\t\tannuel\tde la\trecj\t \t\tprévu\tpériode\t\t 81-82\t\t43101\t\t43101\t 82-83\t07-01 0 12-31\t47534x'/»\t23767\t\t \tCOUPURE SALARIALE DU SECTEUR PUBLIC P0UR3 MOIS\t\t\t\t \t01-01603-31\t38283 x'A\t9571\t\t \t04-01 à 06-30\t43101 x'/4\t10775\t44113\t-3421 83-84\t07-01 6 06-30\t43101 + 1314\t(forfait)\t44415\t-3119 84-85\t07-01612-31\t43101 + 1314\t\t\t \t01-01 6 06-30\t43101 + 974\t\t44245\t-3289 35-36\t07-01 6 12-31\t43101 + 974\t\t\t \t01-01 606-30\t44610\t\t44383\t-3151 86-87\t07-01 6 12-31\t44610\t\t\t \t01-01 606-30\t4S502+ 892\t\t45502\t-2032 87-88\t07-01 612-31\t45502+ 892\t\t\t \t01-01606-30\t46594 + 992\t\t46986\t- 548 88-89\t07-01 6 12-31\t46594+ 982\t\t\t \t01-01 606-30\t46943+ 633\t-\t47577\t+ 43 II u fallu cinq ans pour que cette personne retrouve le salaire prévu à la convention collective en vigueur en janvier 1983.En supposant que le salaire prévu à la convention ait été maintenu sans aucune forme d'indexation au coût de la vie ou à l'enrichissement collectif, c'est une somme de $15560, soit 6,9% de son salaire que cette personne a remise à l'État pour contribuer au redressement de la situation économique du Québec et ce sur une période de cinq ans.Et M.Bourassa, vous me dites que 4% d'augmentation c'est suffisant.Et M.Parizeau, vous me dites regretter le geste que vous avez posé.pendant si longtemps.|e n'ai qu'un souhait.Que les aspirants-députés qui ont contribué de la même manière au redressement économique soient élus pur acclamation.André NORMANDEAU _ Longueuil 1.Professionnel non-enseignement.Personnel à l'emploi de Commissions scolaires ou du gouvernement comme des psychologues, des orthophonistes, des conseillers pédagogiques, etc.le secteur public encaissait une perte de 15, et dans certains cas, notamment pour les profession-nel-le-s et des enseignant-e-s, cette perte s'est élevée à 28%.En outre, les comparaisons salariales entre le privé et le public sont loin d'indiquer une avance de ce dernier sur l'autre ; même que des études gouvernementales concluent le contraire.Malgré les progrès de l'économie québécoise, plusieurs ont à peine retrouvé le niveau du salaire qu'elles ou ils gagnaient en 1982.Même si leurs demandes demeurent éloignées des offres minimes et toujours inacceptables du gouvernement, il est pour le moins exagéré d'affirmer sans nuance que les salarié-e-s du secteur public cherchent à s'enrichir deux fois plus vite que les contribuables (dont ils sont, ne l'oublions pas).L'amélioration des conditions de travail des travailleuses et travailleurs du secteur public signifie ausi une amélioration de la qualité et du climat dans lequel se donnent les services et que c'est la mission principale du gouvernement du Québec de voir à ce qu'ils soient dispensés adéquatement, à l'année longue, non seulement lorsqu'il est en conflit avec ses employé-e-s.Voilà ce qui pour nous peut constituer une certaine justice pour des personnes qui non seulement ne profilent pas des privilè- PHOTO CP ges que vous leur attribuez ou feraient preuve d'un égocentris-me strictement cupide mais qui sont en grande majorité des femmes (' >) dont le travail consiste essentiellement à prendre soin des autres, les malades, les personnes âgées, les jeunes en difficulté, les étudiant(e)s, les handi-capé-e-s, les malades mentaux.Nous le faisons avec dévouement, dans des conditions devenues intolérables.D'ailleurs, nous sommes d'accord avec votre souci d'équité pour les femmes puisque cela fait maintenant 10 ans que nous là réclamons.Le salaire d'entrée des grandes catégories d'emplois féminins est de $1 800 inférieur au salaire d'entrée des grandes catégories d'emplois masculins.En effet 82000 femmes dans le secteur public commencent à travailler à moins de $19500 par année (à temps plein ).De ce nombre, 24000 n'atteindront jamais le salaire d'entrée des hommes.Nous espérons que, sans priver l'ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur public d'augmentations de salaire qui permettent une amélioration de leur pouvoir d'achat, le gouvernement saura ajouter l'argent qu'il faut pour corriger la discrimination faite aux femmes.Telles sont la justice et l'équité que nous voulons obtenir pour nos membres, avec le gouvernement, par la voie de la négociation.Des augmentations coulées dans le «jello» Jai été coupé de 20 pour cent en 1982.Depuis, avec les pertes dues à l'inflation supérieure aux augmentations des salaires payés par le gouvernement du Québec, j'ai encore perdu un autre 25 pour cent.À 60 ans, je devrais avoir pas loin de $60000 comme dans la police ou les plombiers, mais je suis descendu à $51011 au «top» échelon mais là on est pas nombreux.Les «nurses» c'est pas des policiers, les fonctionnaires c'est pas des plombiers.Le gouvernement ne matraque pas ses policiers car ça prendrait des «nurses» pour les soigner.il ne matraque que ses «nurses» et ses autres fonctionnaires qui se conduisent comme des non-policiers; en femmes, on ne les fera pas rentrer à genoux, ni à plat ventre, mais les quatre fers en l'air, les «nurses» et autres fonctionnaires avec notre quatre pour cent coulé dans le jello.nous dit Johnson.P.S.: Bravo à Claude Picher; t'as bien décortiqué le problème dans ta chronique du 6 septembre 1989: «Le gouvernement, les infirmières.etc.» Roger THINEL Pierrefonds L Triste Ht spectacle La cause des femmes a le dos large.S'engouffrant à la traîne de la FI1Q dans l'épreuve de force avec le gouvernement, la FAS croit peut-être pouvoir bénéficier des retombées de la lutte des infirmières, en prétendant qu'il s'agit, dans son cas aussi, d'une bataille sur l'équité salariale, et en poussant devant les cameras ses deux vedettes féminines, la vice-présidente de la CSN Monique Simard et la présidente de la FAS.Catherine Lou-mède.Mais la FAS se trompe si elle croit que la population va la suivre sur ce terrain pré-fabriqué.Du début à la fin, le dossier des infirmières se défendait de lui-même, et il y a longtemps que le gouvernement aurait dû leur réserver un statut particulier.En outre, quand les infirmières ont fait la grève \u2014 une grève que.pour ma part, je n'ai jamais approuvée même si je sympathisais avec leurs demandes \u2014, elles l'ont fait avec un minimum de conscience, essayant de limiter les dégâts considérables qu'allait provoquer leur retrait de services qui sont tous essentiels.Il n'y a pas de grève civilisée dans les hôpitaux.Celle des infirmières ne l'était pas davantage, mais au moins elle prenait source dans des frustrations légitimes et anciennes, et, à ce qu'on sache du moins, elle n'a pas été trop sauvage.La FAS au contraire, fidèle à sa tradition d'intense brutalité bien dans la droite ligne de ce machisme syndical mieux adapté aux chantiers de construction qu'aux hôpitaux et aux centres d'accueil, vient de provoquer, dans l'illégalité la plus flagrante, l'effondrement du système de soins, et, comble d'indécence, en donnant aux institutions un pré-avis de trois heures seulement! Sans doute certaines catégories, au sein de la FAS \u2014 par exemple les techniciennes de laboratoire, les infirmières auxiliaires \u2014 devraient-elles avoir droit à un rattrapage au chapitre de l'équité salariale, mais dans l'ensemble, les employés des hôpitaux ne sont victimes d'aucune injustice particulière.Le gouvernement ne leur offre que 4 p.cent?Et alors?C'est ce qu'obtiennent, ces temps-ci, les syndiqués les mieux traités du secteur privé (les grosses entreprises syndiquées offrent des augmentations qui dépassent rarement 4,5 ou 5 p.cent pour les trois prochaines années), et ces derniers ne bénéficient ni de la sécurité d'emploi à vie.ni des avantages sociaux considérables dont jouissent les employés du secteur public.Soit dit en passant, 4 p.cent, c'est aussi ce qu'obtiennent, au mieux, les secrétaires et les réceptionnistes du secteur privé, qui sont nombreuses à être elles aussi rémunérées selon l'échelle inférieure qu'on réserve aux ghettos d'emploi fémi nins.Est-ce à elles à payer, à la fois comme contribuables et comme usagères lésées des services de santé, pour ces syndiqués de la FAS qui ont sur elles le sordide «avantage» tactique de pouvoir prendre des êtres humains en otage?«Nous nous battons pour toutes les autres», diront Mmes Simard et Loumède.C'est de la poudre aux yeux.La véritable solution au problème de l'inéquité salariale ne passe pas par le renforcement des privilèges du secteur public, mais par l'imposition, sur le modèle ontarien, de programmes imposés à tous les employeurs.Autre rattrapage à faire, nous disent la FAS et la CEQ, celui qui doit réparer les coupures de salaire de 82.Mais, comme le signalait hier M.Parizeau.il y a eu.depuis, une ronde de négoca-tions.où les syndicats n'ont guère parlé de cela.Se pourrait-il qu'ils aient simplement décidé qu'en pleine campagne électorale, le timing était bon pour en demander plus, plus, encore plus, toujours plus?Personne ne va pleurer sur le sort des grévistes de la FAS.qui ne doivent pas être si malheureux après tout, car on n'a pas constaté chez eux l'exode massif qui s'est produit chez les infirmières.On pleurera plutôt sur le sort de leurs victimes, en espérant que le gouvernement sera, cette fois, capable de se tenir debout.* * * Quelle tristesse que de voir le PQ exploiter cette situation tragique pour se faire du capital politique! Passons sur les contradictions de Guy Chevrette, qui nous disait dimanche que le premier ministre a machiavéliquement orchestré ce conflit.et nous disait hier que le premier ministre n'a pas été capable de prévoir ce conflit.Branchons-nous: y a-t-il eu excès de planification, ou absence de planification?Plus troublante est la façon dont le chef du parti, M.Parizeau.dont on aurait attendu plus d'élévation d'esprit, tente depuis une semaine de jeter \u2014 doucement, sans que cela ne paraisse trop \u2014 de l'huile sur le feu.Qu'il appuie, sur le fond, les revendications des infirmières, passe encore, c'est ce que presque tout le monde a fait.Mais pourquoi suggérer au gouvernement, et ce, avant même qu'il y ait eu négociation, de lever tout de suite des sanctions qui étaient sévères, certes, mais pas si abusives compte tenu du danger que fait planer toute grève d'infirmières \u2014 illégale au surplus \u2014 sur la population?Pourquoi avoir laissé entendre, à plusieurs reprises, que les infirmières ne devraient pas tomber dans le piège de l'offre de médiation ?M.Parizeau aurait voulu que cette grève se poursuive et s'envenime qu'il n'aurait pas parlé autrement.Hier encore, dans une entrevue à La Presse, M.Parizeau répétait son credo version 89 \u2014 ô combien différent de celui qu'il professait quand il était aux Finances! \u2014, et affirmait que les syndiqués du secteur public ont droit «a l'enrichissement» et à beaucoup plus que ce minable 4 p.cent.À combien?Cinq, six, dit-il, peut-être plus; il n'a pas toutes les données en mains, mais il en mettrait plus.Faudrait-il comprendre que ('«enrichissement», inexistant dans le secteur privé, devrait être accessible sur demande aux employés du secteur public?Faudrait-il comprendre que le taux de chômage dont souffrent de larges pans du Québec, et dont M.Parizeau fait si grandement état, n'est plus une donnée à considérer quand il s'agit de racoller des votes chez les fonctionnaires?Faudrait-il enfin comprendre que M.Parizeau, qui fut le grand artisan des fameuses coupures de 82, tient un langage au pouvoir et un autre dans l'opposition?Quand le besoin se fait sentir.CARRIÈRES ET PROFESSIONS un coup ae fil suffit pour reserver votre espace 285-7320 (code regional 514) PARUTION un simple envoi de votre te»te dactylographie par télécopieur ou 845-8129 (code régional: 514| MATÉRIEL COMPLET SAMEDI OIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI RÉSERVATION MERCREDI 11 h JEUDI 16 h JEUDI 16 h VENDREDI 16 h LUNDI 16 h MARDI 16 h MERCREOI 16 h EXIGENCES TECHNIQUES Format régulier Piges de 6 colonnes 1 col.2Vh 5.25cm 4 col.Wn\" 2 col.AW 10.79 cm 5 col.10%\" 3 col.6'/i 16.20 cm 6 col.13\" Hauteur de colonne: 310 lignes agate modulaires Grandeur minimale: 30 lignes agate modulaire sur une colonne MERCREDI 16 h VENDREDI 12 h VENDREDI 12 h LUNDI 12 h MARDI 12 h MERCREDI 12 h JEUDI 12 h 21,75 cm 27.30 cm 33 cm CARRIÈRES ET PROFESSIONS 750.boul.Saint-Laurent.2e étage (édifice St-Jacquej) Montréal.Québec, H2Y 2Z4 Élections 89 B4 LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 14 SEPTEMBRE 1989 Ceux qui votent Lysanne Langevin, 38 ans, professeur de linguistique au Cégep Edouard-Mo nt pe t i t.photo robert mahloux.u presse «Une mentalité de concierge» MICHÈLE OUIMET ¦ «Les elections ne m'indiffèrent pas.elles me désespèrent, il n'y a aucune envergure, aucun projet d'avenir.On parle uniquement de bonne gestion.C'est une mentalité de concierge et on ne bâtit pas un pays avec des concierges.Ça me rend triste et morose», explique Lysanne Langevin, professeur de linguistique au Cégep Ëdouard-Montpetit.à Lon-gueuil.«Le Parti libéral est à la remorque des catastrophes, poursuit-elle.C'est un gouvernement pompier, qui éteint des feux, qui réagit uniquement en fonction des dégâts: les BPC, le plomb.Et qu'est-ce qu'on entend?Que le gouvernement Bourassa promet de planter des arbres! C'est effrayant.» «Et ce n'est guère mieux du côté du Parti québécois.Eux aussi sont à la remorque.des libéraux.C'est une opposition mollasse.C'est Robert Bourassa qui met les priorités de l'avant, qui donne le ton et le PQ ne fait que suivre et réagir sans rien offrir de vraiment créatif.» « l'ai des attentes mais je suis insatisfaite.On parle peu des femmes ou des garderies et on perpétue les ghettos d'emplois féminins en refusant de céder aux demandes des infirmières.» Mme Langevin vit dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, un «château-fort anglophone», précise-telle.Elle ne connaît que le nom du candidat libéral, Harold Thuringer, nom qu'elle écorche d'ailleurs en le prononçant.Le dossier linguistique lui tient â coeur.«|e vis dans un quartier où j'éprouve beaucoup de difficulté à me faire servir en français dans les commerces.Ça me frustre et ca me met en rogne.C'est la guérilla quotidienne.Si je me soumettais à la pression et au harcèlement, je parlerais constamment en anglais.|e ne me sens plus agressive, mais je suis tenace.» Les deux chefs, lacques Parizeau et Robert Bourassa, ne suscitent pas son enthousiasme.« Il y a un manque flagrant de leadership.Les deux chefs manquent de charisme mais ça nous permet de percevoir encore mieux le vide de leurs discours.|e ne voterai pas pour le PQ cette année, je vais plutôt voter contre les libéraux», conclut-elle.Quand un député se débat contre un chef Des parents exigent une position ferme sur la drogue PAUL ROY ¦ Des «parents en colère», ils étaient quelques centaines, se sont réunis hier soir pour exiger des partis politiques et de chacun des candidats aux élections du 25 septembre une position ferme sur le problème de la drogue.C'était beaucoup demander: seuls deux candidats (du Parti québécois), Michel Dupont et Ariane Véronneau, respectivement candidats dans les circonscriptions de Vigor et de Saint-Louis, se sont pointés pour entendre leurs doléances.Peter Vamos, directeur general du centre de désintoxication Portage, d'où origine le mouvement des parents, se dit scandalisé devant la situation actuelle: «Il est tout simplement incroyable qu'alors que des enfants meurent à cause de la drogue, alors qu'il n'y a que quelques lits réservés à la désintoxication à Montréal, alors qu'il n'y a pas d'installations pour traiter les a-dolescents victimes de la drogue, nos politiciens ne disent rien sur le sujet.Ils n'hésitent pourtant pas à promettre $5 millions pour le zoo de Saint-Félicien ou à envisager une résidence officielle pour le premier ministre à Québec.» Plusieurs des parents qui ont rempli le sous-sol de l'église Saint-Arsène, hier soir, ont connu la drogue de près.La plupart, a travers l'expérience de leurs enfants.C'était le cas de Lorraine Lasal-le.dont le fils de 30 ans a été traité â Portage.«Quand on a mis notre mouvement en branle, â la fin-aoùt, j'ai téléphoné au député libéral de ma circonscription, René Serge Larouchc.Il m'a répondu que d'après lui, il n'y avait pas un grave problème de drogue dans Anjou.» Mme Lasallc a par la suite écrit â son député et elle croit l'avoir sensibilisé au problème.Mais vraisemblablement pas au point d'assister à la réunion d'hier.lacques Duchesnault y était, lui.Directeur de la division du crime organisé à la police de la CUM, il a prévenu d'entrée de jeu que son discours resterait apolitique.«Mais je ne veux pourtant pas et je ne veux surtout pas me taire», a-t-il précisé.Depuis deux ans.les arrestations et les saisies de drogues ont quadruplé sur le territoire de la CUM.selon lui.Pourtant, le problème s'aggrave de jour en jour.Le policier a fait de la politique bien malgré lui quand il a raconté l'histoire de cet héroïnomane bien décidé à se faire désintoxiquer.«Il est allé à l'hôpital Saint-Luc, s'est fait remettre un papier et s'est fait dire: \"Tu reviendras dans 35 jours\".» La juge Andrée Ruffo voulait elle-aussi son propos apolitique.Mais elle a raconté avoir vu défiler des jeunes durant des années devant elle.Ils venaient pour toutes sortes de délits, habituellement relies â leur consommation de drogue.Et pendant tout ce temps, ils ne recevaient aucun traitement.Le comité de parents qui avait organisé la soirée, demande â tous de forcer les candidats aux elections â fournir des réponses: «N'acceptons plusse silence!» ¦ lean-Guy Cervais a beaucoup de visite ces temps-ci.Un ministre dimanche, un autre hier matin, un troisième hier soir.Des visiteurs qui font de beaux discours, serrent les mains de ses partisans, l'appellent «mon ami lean-Guy».Puis qui partent en lui souhaitant bonne chance contre son adversaire, un pequiste assez connu: lacques Parizeau.Gros contrat pour ce député libéral, élu de justesse dans L'Assomption en I985 contre un ad-verdaire autrement moins flamboyant que le leader pequiste.Avec le redécoupage de la carte électorale, sa majorité n'aurait été que de 39 voix.Il en est le premier conscient, et prend les bouchées doubles.«C'est une vraie guerre qui se joue ici.Une lutte, une grosse lutte», reconnaît ce député d'arrière-ban.remarquablement silencieux â l'Assemblée nationale.Au sondage pequiste qui place M.Parizeau en avance.M.Gervais oppose son propre pointage qui, as-sure-t-il, le donne vainqueur.Une légère avance, bien en dessous de la barre des IU points.Mais une avance tout de même, concède cet administrateur de 49 ans.A premiere vue, la lutte parait inégale entre les deux hommes.M.Parizeau jouit d'une notoriété nationale et a régné sur le comté deux fois plus longtemps que M.Gervais.Le PQ devrait-il perdre les élections, un chef de l'opposition obtient de toute façon plus de retombées pour sa circonscription qu'un simple député, même «du bon bord», comme dirait Marc-Yvan Côté.Mais voilà.M.Gervais a eu le temps de se faire connaitre durant son mandat, et a la réputation de s'être bien acquitté de sa tâche de député.Il a de plus profité de l'aboutissement de projets initiés par son prédécesseur, dont l'assainissement des eaux de la rivière l'Assomption.Il y est même allé d'une promesse de son cru dans ce dossier hier: «|c m'engage à mettre sur pied la semaine de la rivière.Il faut que la rivière sorte de son ombre», a expliqué le député devant le ministre Gil Rémillard et quelques dizaines de travailleurs d'élection.Un comté nationaliste Derrière la table, deux fleurde-lysés.Les drapeaux du Canada, il ne faut pas trop les chercher dans un comté où le OUI l'a emporté au référendum et où les francophones composent 98 p.cent de la population.Pas le moindre unifolié au local libéral, la même Deux candidats de l'équipe de l'est du PO, Michel Bourdon et Cilles Baril, ont décidé d'aller donner leur support moral aux grévistes.Pas question toutefois de cautionner une grève Illégale, précise M.BOUrdOn .photo pierre cote.i.i Presse Secteur public: Chevrette parle maintenant d'imprévoyance plutôt que de préméditation MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Celui qui avait accusé le premier ministre d'avoir sciemment laissé dégénérer les relations de travail dans le secteur public pour ne pas avoir à parler des autres problèmes du Québec, M.Guy Chevrette, accuse maintenant M.Bourassa de ne pas avoir su prévoir la situation qui sévit actuellement dans le réseau de la sanîe et des services sociaux.«Si l'art de gouverner c'est prévoir, je me rends compte que le mot n'a pas grand sens pour M.Bourassa ».a lancé le chef de l'opposition officielle, M.Chevrette, qui tenait une conférence de presse, hier, en compagnie de Louise I larel, candidate et député sortante de Hochelaga-Maison-neuve, et de Michel Bourdon, candidat dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles.Reprenant des propos sembla- bles à ceux que tient M.Parizeau depuis quelques jours, M.Chevrette a accusé M.Bourassa d'avoir manqué à ses responsabilités en déclenchant des élections alors que les négociations en vue du renouvellement des conventions collectives dans les secteur publics et para-publics n'étaient pas réglées.Selon les trois candidats, il faut maintenant s'occuper des malades.L'heure n'est plus aux sanctions, disent-ils, mais plutôt aux négociations, puisque c'est là le moyen d'assurer le retour des syndiqués au travail.Mardi, le chef du PQ avait laissé entendre que même si son parti prônait un certain allégement des sanctions visant les infirmières en grève illégale, il était impossible de contourner une bonne partie des amendes qui les touchent, car elles font parties intégrantes de la loi sur les services essentiels.Les trois candidats ont aussi repris les lignes majcurci.de la posi- tion du PQ relativement aux négociations dans le secteur public et para-public, position qui avait été rendue publique le Ier juin dernier.M.Bourdon, syndicaliste de longue date, a donc rappelé que PQ serait prêt à mettre plus d'argent sur la table pour les syndiqués, «qui ont accepté de se serrer la ceinture pendant la crise mais qui veulent maintenant leur part du gâteau».Il a toutefois refusé de donner quelque chiffre que ce soit sur les augmentations salariales qu'un PQ au pouvoir consentirait.Mme Harel a en outre rappelé que le parti épouse le concept d'équité salariale \u2014 le redressement des salaires dans les secteurs traditionnellement réservés aux femmes et traditionnelle; ment sous-payés \u2014 concept qui est au coeur des revendications de la CSN et de la CEQ dans ces négociations.chose évidemment au quartier général de lacques Parizeau, à quelques maisons de là.Autant ce dernier mené une campagne pan-québécoise avec des arrêts tout de même assez fréquents dans l'Assomption, autant M.Gervais sillonne le comté dans tous les sens, d'un club de l'âge d'or à une salle de quilles en passant par un centre commercial.«Moi je vis dans le comté, je ne viens pas en touriste», ironise-t-il a l'endroit de son adversaire.Battre un chef, il l'a d'ailleurs fait en I985: André Asselin, leader du Parti conservateur du Québec dont il se promet d'aller chercher les 5 400 voix d'alors.Il ne vend pas la peau de l'ours avec M.Parizeau, mais se dit confiant et semble disposer d'une organisation plus active.lacques Parizeau a déjà visité le comté une demi-douzaine de fois depuis le début de la campagne, ce que les libéraux interprètent comme un signe de nervosité de sa part.L'ancien ministre des Finances a profité de sa dernière visite, samedi, pour aligner les promesses visant spécifiquement son ancien fief.Des promesses bien concrètes, chiffrées, avec échéancier à la clé.Les stratèges péquis-tes n'auront pas pris de risques: au cas où la notoriété accolée au poste de leader ne suffirait pas.ils auront aussi abattu l'atout local.Bertrand pourrait revenir à la charge MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ «On dit que ce n'est pas le temps de parler de justice en période électorale.Mais si on n'en parle pas maintenant, quand est-ce qu'on va en parler ?», demande le candidat du Parti québécois dans Louis-Hébert, Me Guy Bertrand.Irrité qu'on ne montre pas d'intention, pour le moment, de donner suite à sa demande d'enquête publique, Me Bertrand a laissé entendre qu'il pourrait revenir à la charge sur cette affaire de «justice parallèle», quand le PQ fera part de ses engagements en matière de justice, sous peu.Me Bertrand a semé la controverse, à Québec, la semaine dernière en lançant des allégations concernant la manière dont on fait affaires avec les témoins à charge.Les rumeurs circulant parmi ses adversaires politiques voulaient même qu'il ait convaincu un délateur.M.Yvan Beaupré, d'aller appuyer ses dires à la radio en confiant son histoire.La compagne du détenu ainsi que son avocat ont strictement démenti ces insinuations, indiquant que M.Beaupré avait plutôt profité de l'occasion pour enfin dévoiler publiquement la façon dont il a été traité.Le ministre de la (usticc, Gil Rémillard, avait répondu aux déclarations du candidat pequiste en affirmant qu'il ne ferait rien relativement à toute cette affaire avant de connaitre le résultat d'une enquête de la Sûreté du Québec et une autre menée par le syndic du Barreau.Les résultats de l'enquête du syndic sur les agissements des procureurs dans le procès de Gilles Dufresne devraient être connus au début novembre a fait savoir le syndic-adjoint, Me Pierre-Gabriel Guimont.Chargé de mener l'enquête, à la suite du jugement de la Cour suprême dans l'affaire Dufresne, en juillet 1988, Me Guimont a fait savoir qu'il avait activement commencé ses recherches en janvier dernier.En juillet cette année, l'ancien bâtonnier du Québec, Me Serge Ménard, de Montréal a été appelé comme conseiller spécial.lugeant qu'il y avait lieu de douter sérieusement de la régularité du procès de M.Dufresne, la cour en avait ordonné la reprise.Ce qui n'a cependant jamais eu lieu, la Couronne ayant décidé de laisser tomber les accusations.Si le syndic décidait d'intenter des poursuites en vertu du code de déontologie du Barreau, les personnes concernées seraient citées devant le comité de discipline, dont les audiences sont maintenant publiques. LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 14 SEPTEMBRE 1989 B5 La valeur nutritive de l'alimentation minute est toujours aussi aléatoire Une étude publiée par The New England Journal of Médecine le prouve d après il PI et AP BOSTON ¦ Une analyse des repas vendus par les chaînes de restauration rapide démontre que la valeur nutritive de ces aliments varie énormément.Alors que certains sont riches en calories et en graisses et pauvres en vitamines et en minéraux, d'autres sont tout à fait sains.Réalisée pour le compte de la Massachusetts Medical Society et publiée dans The New England tournai of Médecine, l'étude était dirigée par Connie Roberts, diététicienne au Brigham and Women's Hospital de Boston.Environ 200 Américains commandent un ou plus d'un hamburger à toutes les deux secondes.Près de 46 millions de personnes \u2014 soit le cinquième de la population des États-Unis \u2014 mangent Stress et TEV: la recherche se poursuit ¦ Les utilisateurs de terminaux a écran de visualisation (TEV) sont-ils plus exposés que la moyenne des travailleurs à un stress particulier?Les symptômes que plusieurs utilisateurs ont jusqu'ici signalés peuvent le laisser croire.Mais si l'on s'en tient aux communications de certains chercheurs, hier, dans le cadre de la deuxième Conférence scientifique internationale, il est capital de poursuivre les recherches si l'on veut, dans des délais raisonnables, en arriver à un consensus.Le stress ne pouvait pas ne pas figurer à l'ordre du jour de cette conférence organisée par l'Institut de recherche en santé et en sé-curité du travail du Québec ( IRSST) et consacrée aux problèmes de santé que soulève «le travail à l'écran de visualisation».Ce problème du stress a jusqu'ici suscité un intérêt considérable chez des centaines de chercheurs réputés.Le bilan des connaissances actuelles, s'il permet d'en comprendre mieux certaines facettes, pose cependant tout autant de questions qu'il apporte de réponses.Il importe toutefois de préciser que beaucoup de recherches menées sur la question du stress liée à l'utilisation des TEV s'appuient principalement sur «des symptômes subjectifs, c'est-à-dire sur des problèmes dont des utilisateurs ont fait part aux chercheurs au cours d'entrevues ou dans leurs réponses à des questionnaires».Plus récemment, plusieurs chercheurs se sont aussi intéressés «aux symptômes physiologiques du stress».De toute façon, les résultats des recherches en cours permettent maintenant d'explorer, entre autres choses, «des modèles d'organisation du travail et d'aménagement des tâches qui pourraient contribuer à circonscrire le problème».On a observé, en effet, chez des opérateurs de TEV «des réactions d'ordre psychologique ou somati- 3ue, ou encore des modifications e comportement qui seraient effectivement liées aux caractéristiques des tâches et de l'organisation du travail.Mais un tel stress, loin d'être l'apanage exclusif de ceux qui travaillent avec un terminal, toucherait aussi beaucoup d'employés de bureau dont le travail présente des caractéristiques semblables».La confiance des sages-femmes est ébranlée Presse Canadienne ¦ Les sages-femmes considèrent que la lutte menée depuis dix ans pour obtenir la légalisation de leurs activités se trouve à un point tournant, voire critique.Elles craignent que l'enquête du coroner sur la mort survenue en novembre-dernier d'un enfant, dont la mère avait accouché à la maison, à l'aide d'une sage-femme, en l'occurence Mme Isabelle Brabant, ne vienne influencer négativement l'opinion publique et, par ricochet, celle des législateurs.Cette enquête qui devait se dérouler hier et aujourd'hui a été repoussée dans un mois ou deux, le temps de laisser au nouvel avocat de Mme Brabant le soin de préparer son dossier.En conférence de presse, hier, le regroupement provincial Naissance-Renaissance a lancé une campagne de financement pour soutenir financièrement cette sage-femme en plus d'inviter les gens qui sont sympathiques à sa cause à assister au spectacle de soutien que présenteront dimam-che Richard et Marie-Claire Séguin, Geneviève Paris, Francine Tougas et Sylvie Legault.dans un établissement de restauration rapide chaque jour, selon Mme Roberts.Une analyse de sept repas couramment commandés a révélé qu'ils ont tendance à constituer un apport important en graisses, protéines et sodium, mais faible en fibres, calcium et vitamines.Aussi, Mme Roberts conseille à ceux qui mangent fréquemment dans ce type de restaurants de choisir des salades plutôt que des hamburgers et autres sandwichs chauds et des jus de fruits ou du lait écrémé de préférence aux boissons gazeuses.Elle recommande également à ces chaînes de fournir à ses clients plus d'informations sur la valeur nutritive des mets proposés afin de faciliter les choix de ceux qui désirent manger plus sainement.Entre 40 et 55 p.cent des calo-.ries des sept repas analysés étaient constituées de gras.Pour diminuer les risques de maladies cardiaques, les spécialistes affirment que le gras ne doit pas représenter plus de 30 p.cent des calories ingérées.De nombreux individus, soucieux de la qualité de leur alimentation, commandent du poisson ou du poulet lorsqu'ils mangent dans un restaurant-minute, parce qu'ils croient que ceux-ci contiennent moins de gras, poursuit la chercheure.«Plusieurs personnes sont surprises d'apprendre qu'un hamburger ordinaire ne contient que 13 grammes de matière grasse, mais que six croquettes de poulet peuvent en renfermer jusqu'à 20.Un sandwich au poisson, une fois pané, enduit de sauce et d'une tranche de fromage, peut contenir jusqu'à 25 g de gras.» Malheureusement, ces aliments sont souvent frits dans de la graisse animale ou contiennent de la peau de poulet réduite en petits morceaux.Un sandwich au poulet semblable à ceux qui sont vendus dans ces chaînes peut contenir autant de gras qu'une pinte de crème glacée.Le ratio calories-valeur nutritive des aliments servis varie énormément.Alors qu'une pointe de pizza au fromage, une portion de salade avec une vinaigrette à faible teneur en calories et un jus d'orange ne contiennent que 315 calories, un repas composé d'un hamburger double garni de sauce, d'un lait battu et d'une portion ordinaire de frites en renferme 1275.Ce dernier repas représente entre 53 et 80 p.cent de l'apport auotidien de calories recomman-é à une femme dont l'âge varie entre 23 et 50 ans.Il ne contient toutefois que 10 p.cent de la quantité nécessaire de vitamine A et 30 p.cent de celle de vitamine C.De plus le gras représente 46 p.cent des calories ingérées.A l'opposé, un hamburger accompagné d'une salade assaisonnée d'une vinaigrette légère et d'un lait écrémé contient environ la moitié moins de calories et fournissent 28 p.cent de l'apport quotidien recommandé de vitamine A, 75 p.cent de celui de vitamine C et seulement 32 p.cent des calories ingérées sont constituées de gras.iiya 90 ans, l'auto faisait première victima il y a 90 ans, l'agent d'immobilier new-yorkais H.H.Bliss entrait dans I histoire en tant Que pre' miere victime connue d'un accident d'automobile en Amérique du Nord, alors qu'il descendait d'un tramway tiré par des chevaux.Hier, au coin de Central Park West et de la 74e rue, au beau milieu du tapage produit par les automobiles, les taxis, les autobus et les camions effectuant la cueillette des déchets, l'arrière-petite-fille de Bliss a joint une douzaine d'Américains et de Canadiens réunis pour commémorer le triste événement.M.Bliss avait été heurte par une voiture »sans cheval» alors qu'il aidait une femme a descendre du tramway, le 14 septembre 1899.Le *New York Times* avait rapporte l'événement en premiere page.Q.: QU'AVONS-NOUS APPRISTOUT EN GAGNANT 4 CHAMPIONNATS DU MONDE D'AFFILEE DES CONSTRUCTEURS DE FORMULE 1 ?Les ingénieurs chargés de notre programme de courses Formule 1 ont conçu le groupe motopropul seur de l'Acura Integra 1990.En 1989, les ingénieurs de cette équipe ont aidé les Honda/McLaren à gagner le quatrième Championnat du monde d'affilée des constructeurs de Formule 1.Sous le capot d'une Integra, on retrouve un moteur 1,8 litre, 16 soupapes, deux arbres à cames en tête avec injection programmée de carburant, prêt à réagir promptement au toucher de la pédale d'accélération.Mettez les gaz et le vrombissement d'un moteur Honda conçu pour la Formule 1 vous vient à l'esprit.Vous découvrirez aussi les avantages de notre système de suspension à double fourchette inspiré par la course et gage d'une maniabilité supérieure et d'une conduite stimulante.Choisissez une Integra et vous comprendrez pourquoi Acura est, depuis trois ans, au premier rang du sondage de satisfaction du client de J.D.Power and Associates*.Le fait est que cette voiture est conçue par des ingénieurs qui ne comprennent pas le concept de la deuxième place car ils sont généralement en première place.Pour de plus amples renseignements sur la garantie Acura de 5 ans/100000km f* les noms des concessionnaires et le Plan AcuraBail*** téléphonez sans frais au 1-800-263-2828.ACURA Les voitures construites de main de maître.\\utrc vie lient àvotre ceinture.Le prix de l'Integra 1990 est a partir de moins de 16j000i Ce prix ne comprend pas rimnutnculauon, ni le* Irais de transport et les taxes i s'il y a lieu i.Le concessionnaire peut la vendre moins cher.\"Sondages 1987.19811 et 1989 de l'Inde* de satisfaction du client d'une voiture neuve de J.D.Power and Associates sur la qualité du produit et le service du concessionnaire aux États-Unis).\"Selon le at échéant le premier Details chez k u'iiccssionnaire \"'In service Atura authentique utlcrt par Honda Canada FinanceInu PRESTIGE ACURA ACURA PRÉSIDENT LUCIANI ûnjr^ 3700Autoroute440,0.Laval Tél.: 745-1234 46^8Boul.St.JeariN.Dollard-r l.r.1.,_____.- David Dinkins et Edward Koch momentanément réunis après le scrutin de mardi.PHOTO R6UTER La chute d'Ed Koch est le fait marquant d'une Journée électorale aux États-Unis d'après AFP WASHINGTON ¦ La chute du maire de New York, le bouillant Edward Koch, est le fait marquant de la série d'élections primaires et législatives partielles de mardi aux États-Unis, d'autant plus qu'elle ouvre la possibilité que son successeur à la tète de la mégalopole américaine soit pour la première fois un Noir.Ed Koch, 64 ans,, fils d'immigrés juifs polonais, a vu s'évanouir son rêve de devenir le premier maire de New York à obtenir quatre mandats consécutifs en étant battu dans la primaire démocrate par le président du district de Manhattan, un Noir de 62 ans, David Dinkins.M.Koch, auquel on reprochait déjà de se montrer insensible à la cause des défavorisés, a sans doute payé cher le regain de tension raciale qui s'est manifesté à New York après le meurtre par des jeunes blancs d'un adolescent noir de 16 ans à Brooklyn, le 23 août.David Dinkins, homme affable et courtois, a pu se présenter comme l'homme de dialogue, le rassem-bleur dont la ville a manifestement besoin pour faire face à tous ses défis, (drogue, crime et SIDA) et ses problèmes d'infrastructure.New York étant une ville où les démocrates sont en nette majorité, il n'est pas exclu qu'elle se donne, lors de l'élection définitive en novembre, un maire noir en la personne de M.Dinkins, rejoignant ainsi la longue liste des grandes métropoles américaines dirigées par un maire de couleur comme c'est le cas actuellement de Los Angeles, Détroit, Philadelphie.Baltimore et, naguère, de Chicago.Toutefois, l'adversaire républicain de M.Dinkins, l'ex-procu-reur fédéral Rudolph Giuliani, à la réputation d'incorruptible, n'est pas battu d'avance et pourrait rassembler sur son nom les voix des libéraux et de certains démocrates peu désireux de voir un Noir accéder à la mairie.M.Giuliani a battu dans la primaire républicaine \u2014 dans une proportion de deux voix contre une \u2014 M.Ronald Lauder, héritier des cosmétiques Estée Lauder et exambassadeur à Vienne, qui avait pourtant dépensé $12 millions dans sa campagne.À Détroit (Michigan), le maire noir sortant Coleman Young a aisément remporté la primaire démocrate devant une douzaine de concurrents et est en bonne position pour obtenir un cinquième mandat \u2014 un record \u2014 en novembre, face au républicain Tom Barrow.d'après AFP MCXICO ¦ La guérilla salvadorienne a annoncé, hier, à Mexico, une proposition au gouvernement d'un «cessez-le feu définitif» à partir du 15 novembre et sa réincorporation dans la vie civile du pays, le 31 janvier prochain au plus tard.Cette proposition spectaculaire du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN) a été annoncée quelques heures avant les conversations qui ont débuté à Mexico hier matin à huis-clos entre représentants du gouvernement et de la guérilla du Salvador.Les discussions, qui doivent durer deux jours, visent à mettre fin à une guerre civile de neuf ans qui a fait près de 70 000 morts au Salvador.C'est la première rencontre officielle entre la guérilla et le nouveau gouvernement de M.Alfredo Cristiani.«C'est la plus importante proposition jamais faite pour la paix au Salvador», a déclaré le commandant (oaquin Villalobos.dans un communiqué du FMLN lu à la presse dans un hôtel de la capitale.Pour qu'elle observe un cessez-le-feu à partir du 13 novembre, la guérilla a cependant décidé de poser comme conditions au gouvernement la fin de la répression sous toutes ses formes, des réformes du système judiciaire et une enquête sur l'assassinat de Mgr Romero.Le FMLN demande aussi que l'Organisation des Nations unies (ONU) et l'organisation des États américains (OÉA) vérifient que les libertés s'exerceront alors pleinement dans le pays.La guérilla réclame également « 1 auto-épuration» des forces armées et leur transformation en armée de métier.Ils souhaitent aussi que la date des élections législatives et municipales prévues pour 1991 soit anticipée pour que la réforme constitutionnelle entre en vigueur dès que possible.De son côté, dès que les conditions du cessez-le-feu seront remplies, le Front est disposé à réintégrer la vie civile avant le 31 janvier 1990.Ses dirigeants et ses militants, ses moyens de diffusion rentreront alors dans la légalité et formeront un parti politique, poursuit le document.Ce processus constituerait «un pas transcendental dans la voie de la démocratisation», a ajouté le commandant Villalobos.«C'est un pas qui implique des risques mais nous sommes prêts à les affronter», a-t-il dit.Pour que le cessez-le-feu définitif entre en vigueur, il faut que l'assemblée législative actuelle approuve le projet de réformes constitutionnelles qui serait con- venu lors des négociations, la reorganisation du système électoral, la reconnaissance d'une seule armée et sa réduction graduelle précise encore le FMLN.La guérilla demande également que le Congrès américain transforme son assistance militaire en fonds d'aide pour la récupération économique et sociale du pays.Depuis le début du conflit, en 1981.le gouvernement salvado-rien et la guérilla se sont réunis à trois reprises.Budapest évoque l'archaïsme des lois sur la limitation de mouvement des gens d'après AFP el AP ¦ La Hongrie a décidé de remettre en question ses accords avec les pays du Pacte de Varsovie sur la limitation de mouvement des populations, son adhésion à la convention internationale des réfugiés de Genève étant en contradiction avec des accords bilatéraux avec ses partenaires de l'Est.Selon le numéro 2 du ministère des Affaires étrangères de Hongrie, Ferenc Somogyi.ces accords \u2014 similaires à celui de 1969 avec la RDA qui stipule que la Hongrie ne peut pas laisser sortir des ressortissants est-allemands dans des pays tiers sans l'accord de Berlin-est \u2014 sont « archaïques et sont en contradiction avec les nouvelles responsabilités internationales de la Hongrie ».On sait que, dans la lignée de ses réformes, la Hongrie est devenue le premier Etat du bloc soviétique à adhérer à la convention internationale des réfugiés de Genève.La Hongrie a décidé depuis d'harmoniser ses lois intérieures et ses accords internationaux à ses nouvelles responsabilités et, de plus, a accordé à ses propres ci- toyens des passeports « mondiaux » qui permettent aux ressortissants magyars de voyager librement dans le monde entier.Cependant, la RDA, vigoureusement soutenue par la Roumanie et la Tchécoslovaquie, est passée à l'offensive et a demandé officiellement à Budapest d'annuler « immédiatement » la décision de suspendre pour une « durée indéterminée» l'accord de 1969.Par ailleurs, la presse est-allemande se mobilisait hier contre la RFA et la Hongrie.Tous les journaux publient en bonne place la note est-allemande au ministère hongrois des Affaires étrangères accusant la Hongrie d'avoir violé des traités de droit international et exigeant « l'annulation immédiate » de cette décision.Par cette attaque au niveau gouvernemental, le conflit latent entre les deux pays du Pacte de Varsovie est apparu au grand jour opposant une Hongrie favorable à des réformes démocratiques à une RDA adversaire de tout changement et qui se trouve aux abois en raison de la fuite massive de ses citoyens vers l'Ouest.BRICO CENTRE Longueuil Brossard Laval Kirkland 468-4434 672-0722 688-8320 694-1173 Waverly (Mtl) 270-2110 LaSalle 366-3992 Anjou 353-8861 LUMBERLAND Pointe-aux-Trembles 645-2721 Ville Le Gardeur 582-1700 AHUNTSIC Major & Major Inc.1540, Sauvé Est Ahuntsic 389-3588/7821 Maurice Bernier Inc.1451, Fleury Est Ahuntsic 382-4961 La Boutique 337 Inc.337, Henri-Bourassa Ouest Ahuntsic 331-5750 La Maison du Peintre 9795, Waverly Ahuntsic 381-8524 DORVAL Quincaillerie Boyer Inc.707.Bord-du-Lac Dorval 631-3538 LUMBERLAND St-Léonard Dorval 325-2600 636-0421 RIVE-SUD Quincaillerie Rousseau Inc.463, rue Victoria St-Lambort 671-3267 Quincaillerie J.Lebeault Inc.193, St-Charles Ouest Longueuil 646-5530 Le Colori Maître 1875, Panama Brossard 465-2086 SNOWDON ProHome Centre d'achats Wilderton Montréal 733-8258 ROSEMONT sien, Quinc.Beaubien Inc.3194, Beaubien Est Montréal 727-0525 VAL ROYAL Cartierville 333-8140 Pointe-Claire 694-8641 Verdun 766-2769 Pie-IX (Mti Nord) 325-5964 Beloeil 467-3358 Tracy 743-3321 Terrebonne 471-1122 LUMBERLAND Laval Ouest 627-6200 St-Vincent-de-Paul 661-7721 VILLE MONT-ROY/ Modelectric Rona 1278, Beaumont V.M.R.H3P 3E5 731-6871 CARTIERVILLE Studio Decor Enr.5030, de Sa la berry Cartierville 334-8505 ROXBORO Matériaux de Construction ProBex 10000, Gouin Ouest Roxboro 337-1233/684-9660 COTE ST-LUC ProHome Centre d'achats Côte St-Luc Côte St-Luc, Montréal 481-0161 REPENTIGNY LAVAL ColoBar de Pont-Viau Enr.357, bout, des Laurentides Pont-Viau, Laval 667-7200 Goineau-Bousquet Cie Ltée 164, bout, des Laurentides Pont-Viau, Laval 667-9770 Le Peintre Décoration Inc.719, Montée Mont-Rougeau Fabreville, Laval 625-2454 Quinc.Valiquette 1889, des Laurentides Vimont, Lnval 667-1270 Goineau-Bousquet Cie Ltée 2121, boul.Curé-Labelle Chomedey, Laval _682-9090_ PIERREFONDS Ravary Le Colosse 4849, boul.Si-Jean Pierrefonds 696-4849 MONTRÉAL ProHome Centre d'achats Wilderton Montréal 733-8258 Jean D'Aoust Ltée 546, rue Duluth Est Montréal 844-3659 Quinc.Beaubien Inc.3194, Beaubien Est Montréal 727-0525 ST-LEONARD Ravary Le Colosse 9275, boul.Langelier St-Léonard 326-6800 Centre de Rénovation Prud'homme Inc.444.Notre-Dame Repentigny 654-6666 SIED» sien. LA PtESSE.MONTRÉAL, JEUN 14 SEPTEMBRE 1989 8 7 DEPECHES La croisade de Bush Les lacunes et les paradoxes qui entaillent la croisade de George Bush contre la narcopuissance tentaculaire illustrent bien le désarroi de l'Amérique post-reaganienne face à l'écroulement de I* « Empire du Mal » et son incapacité à s'imposer au milieu des mutations actuelles \u2014 poussée de libéralisme à l'Est, appel au dialogue de la part du Sud, priorité au social à l'intérieur.Ronald Reagan déclara la guerre à «l'Empire du Mal» dès son investiture, en I98I, s'acharnant pendant sept ans a rogner sur les budgets sociaux pour surarmer le Pentagone, à militariser «l'aide» extérieure US et à atteler les alliés de l'OTAN et d'ail leurs au combat global contre «le communisme barbare et prédateur».L'objectif était clair, les moyens énormes.Le gorbatchevismc et ses dérivés, tels le pluralisme polonais, la fuite d'Allemands de l'Est via la Hongrie et la résorption de conflits régionaux, sont autant de victoires du rea-ganisme.Mais à quel prix?Le tissu social américain est meurtri, l'économie craque sous le poids des déficits, et le narcotrafic mondial s'est épanoui a la faveur du libéralisme et de l'anticommunisme.Bush aura mis huit mois à identifier «l'ennemi»: la cocaïne, « la plus grave menace qui nous confronte aujourd'hui, qui mine nos énergies en tant que nation ».Mais, comme ses prédécesseurs au temps du conflit vietnamien, il évite le mot «guerre».Et les $7,9 milliards qu'il propose pour la première année de sa « Stratégie nationale de contrôle de la drogue» ne sont que S7I6 millions de plus que ce qui était déjà prévu à ce chapitre.«Peanuts», lançaient en choeur i opposition démocrate et les maires américains, appelés à se mobiliser.« Pour une guerre que personne ne souhaite, nous dépensons $300 milliards par an et, pour une guerre que nous estimons urgente, nous n'avons que $8 milliards», lançait le sénateur |oe Biden.Son collègue Robert Byrd proposait $2,2 milliards de plus, récupérés essentiellement sur le budget du Pentagone.« Nous aurions $8 milliards de plus en haussant la taxe sur l'alcool et le tabac», disent d'autres.Le problème, c'est que Bush est contraint par la loi à réduire le déficit budgétaire d'au moins $36 milliards en 1990 et il s'est engagé à ne pas hausser les taxes.Il s'est aussi engagé à soutenir la démocratisation à l'Est, a devenir «le président de l'éducation», à mettre des Américains sur Mars, à moderniser les installations nucléaires, à éliminer les déchets dangereux sur les bases militaires.Et le sauvetage des caisses de crédit et d'épargne lui a déjà coûté plusieurs milliards de dollars et lui en coûtera encore plusieurs dizaines de milliards.' Le déclin du communisme, notamment le repli du castrisme dans l'hémisphère, et la fin des contras et l'approche d'élections au Nicaragua, font que Washington ne veuille plus être l'otage des narcotrafiquants latino-américains dans sa stratégie régionale anti-communiste.îl'où la guerre à la narcopuissance, guerre à laquelle les alliés, dont le Canada, sont appelés à participer.Mais cette guerre s'accompagne du renforcement des militaires en Colombie, en Bolivie et au Pérou, où les guérillas sont vivaces, alimentées par les inégalités et les répressions endogènes.Et l'envoi de «conseillers» militaires dans ces pays ranime à sa façon le1 spectre du Vietnam, la guerre anti-drogue semblant servir de prétexte pour y accentuer l'intervention américaine.Paradoxe qui fait craindre au Congrès et aux médias américains un engrenage d'escalade à la vietnamienne.Surtout que la chute des cours du café, qu'au nom du libéralisme, la même présidence Bush refuse de renverser, ne peut que précipiter la Colombie dans une crise économique propice aux guérillas marxistes.JOONEED KHAN La marche pour la paix en Afrique du Sud s'est déroulée sans incident duprn AFP et AP LE CAP ¦ Le drapeau or.vert et noir du Congres national africain (ANC.interdit) a flotté hier au côté d'autres bannières et banderoles, au-dessus des rangs de plusieurs dizaines de milliers de participants à la grande «marche pour la paix » qui s'est déroulée au Cap.Les estimations sur l'ampleur de la marche allaient de 20000 à 100 000 participants, ce dernier chiffre provenant de ses organisateurs.Aucun incident n'a été signalé et la police, quasiment invisible, n'est intervenue à aucun moment, pas même \u2014 comme cela a toujours été le cas jusqu'à présent \u2014 pour confisquer les couleurs interdites d'une organisation de guérilla que Pretoria considère comme son ennemi juré.Comme pour faire durer le plaisir de cette première manifestation anti-apartheid à avoir été déclarée légale \u2014 sur intervention de dernière heure, mardi soir, du président par intérim Frederik de Klerk lui-même \u2014, la marche a serpenté pendant deux heures dans les rues du centre du Cap pour atteindre finalement l'hôtel de ville, situe à deux kilomètres à peine de la cathédrale anglicane Saint-George, son point de départ.Devant l'hôtel de ville, des orateurs improvisés ont alors proclamé que la ville avait été «prise par le peuple», dont ils ont salué «la victoire».De son côté, la presse sud-africaine dans son ensemble a estimé que le feu vert inattendu de M.de Klerk à cette manifestation augurait bien de la sincérité de ses intentions réformistes.C'est un «signe d'espoir», titrait le plus grand quotidien du pays, The Star.Ces derniers, au premier rang desquels l'archevêque anglican du Cap.Mgr Desmond Tutu et le président de l'Alliance mondiale des Églises réformées, le pasteur métis Allan Boesak, avaient pris la tète de ce cortège multiracial aux côtés du maire blanc de la ville.Gordon Oliver.Les marcheurs avançaient en rangs de six, au coude à coude ou bras dessus bras dessous.Une journée mémorable Parmi les pancartes et banderoles arborées par les marcheurs, on notait des appels à «stopper la tuerie» (allusion aux morts au cours des émeutes de la semaine dernière) et d'autres messages politiques tels que « libérez Mandela», «en avant vers un gouvernement populaire» et «nous pleurons Anton Lubowski », le dirigeant blanc de l'Organisation du peuple du Sud-ouest africain (SwAPO) assassiné par des inconnus mardi soir à Windhoek.«Cette journée fera date», a déclaré Mgr Tutu, «car nous, le peuple, avons remporté aujourd'hui une grande victoire pour la justice et pour la paix».A l'hôtel de ville, à l'heure des harangues po- Pékin refuse d'accréditer un journaliste d'après AfP He W**gi Une foule de plus de 12 000 personnes avait envahi les rues du Cap, hier.kutcr litiques.le maire s'est, lui aussi, adressé à la foule du haut d'un balcon qu'un inconnu masqué avait, au vu de tous, drapé aux couleurs de l'ANC, «le forme le voeu que nous puissions tous nous aimer les uns les autres, comme des frères et des soeurs», a-t-il dit.Le secrétaire général du Conseil sud-africain des Églises Frank Chikane a, pour sa part, déclaré à l'adresse de la foule: «Vous êtes le symbole de l'Afrique du Sud nouvelle que nous souhaitons».De son côté, un dirigeant de la plus grande confédération syndicale noire du pays, le Congres des syndicats sud-africains (COSA-TU), jay Naidoo, a affirmé: «Nous sommes en marche vers notre libération».Toutefois, l'extrême-droite a qualifié de «capitulation» la décision du président de Klerk.Ce dernier a, par ailleurs, nommé le major-général (oubert pour diriger l'enquête sur les allégations de brutalité policière.PEKIN ¦ Le ministère chinois des Affaires étrangères a refusé d'accréditer un nouveau correspondant de l'agence américaine Associated Press, a annoncé hier (im Abrams, le chef du bureau d'As-sociated Press à Pékin.Le journaliste Dan Biers devait remplacer son collègue John Pomfret qui avait été expulsé de Chine en même temps qu'Alan Pessin.le correspondant de la Voix de l'Amérique, après l'écrasement du mouvement démocratique de Pékin, le 4 juin.Aucune raison n'a été avancée par les autorités chinoises pour justifier leur décision, a précisé Jim Abrams à l'AFP.Les correspondants étrangers permanents doivent être accrédités par le département de l'information du ministère des Affaires étrangères avant de pouvoir commencer à travailler.L'accréditation est généralement accordée dans un délai de 45 jours.Actuellement une demande d'accréditation pour le remplacement du correspondant de la Voix de l'Amérique, déposée il y a moins de 45 jours, est toujours en cours d'examen.Les autorités chinoises reprochent tant à ^Associated Press qu'à la Voix de l'Amérique leurs critiques concernant les événements du 4 juin allant même jusqu'à les accuser \u2014 ce que les deux media démentent \u2014 d'avoir répandu des rumeurs et incité aux désordres.f llpl La 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outils spatiaux étant de plus en plus utilisés.M.Kerwin assistait hier à Hull u la signature de l'entente fédérale-provinciale qui permet de lancer définitivement le projet Ra-darsat.satellite d'observation de la Terre qui.comme son nom l'indique, sera équipé d'un radar.D'ici à la fin du mois, une vingtaine d'employés de l'Agence travailleront dans des bureaux temporaires situés dans l'édifice de la Banque Nationale de Paris, ave- Les Québécois.pensent qu'Ottawa dépense trop pour la défense ¦ On assiste à un changement important de l'opinion publique au sujet des dépenses militaires au pays.Tandis qu'il y a seulement quatre ans.40 p.cent des citoyens considéraient que le gouver-nemnt fédéral dépensait trop peu pour la défense et l'armée, aujourd'hui seulement 23 p.cent des Canadiens partagent cette opinion.Réciproquement, en I985.seulement 17 p.cent de la population croyait qu'Ottawa allouait trop d'argent au budget de la défense, contre 31 p.cent actuellement.Trente-et-un p.cent de la population adulte maintient qu'on consacre suffisamment d'argent à la défense.Trente-deux p.cent affirmaient la même chose il y a quatre ans.Quinze p.cent n'ont pas d'opinion sur le sujet, contre 10 p.cent en 1985.Les coupures du ministre Wilson En avril, le ministre fédéral des Finances, M.Michael Wilson, a dévoilé des coupures de $ 2,7 milliards dans le financement du ministère de la Défense.Concrètement, M.Wilson annonçait que le gouvernement conservateur abolissait le projet controversé d'acquisition des sous-marins nucléaires, évalué à S 8 milliards.Le ministre rendait également public les projets de fermeture de bases miliatres en Nouvelle-Ecosse, à l'île-du-Prince-Édouard, au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique.Une diminution des activités dans d'autres bases militaires, de même qu'une réduction des dépenses prévues pour des avions et à d'autres acquisitions importantes furent également approuvées.L'ambassadeur canadien aux États-Unis.Derek Bumey, affirmait que les hauts responsables américains avaient signifié leur inquiétude au sujet du «déficit» canadien au chapitre des engagements militaires.Le Québec désapprouve Une analyse des données par région révèle des différences importantes entre les cinq grandes régions du pays, et particulièrement au Québec.Ainsi, 53 p.cent des Québécois pensent que le gouvernement fédéral consacre une part trop importante de son budget à la défense et aux forces armées.Cette proportion tombe à 29 p.cent en Colombie-Britannique, a 25 p.cent en Ontario, à 19 p.cent dans les Maritimes et à seulement 16 p.cent dans les Prairies.Lorsque les chiffres sont examinés à la lumière de la langue maternelle des personnes interrogées, on découvre que 54 p.cent des francophones partagent cette opinion, contre 22 p.cent pour les anglophones.Douze p.cent des francophones et 29 p.cent des anglophones considèrent qu'on dépense trop peu pour la défense.Les résultats d'aujourd'hui se fondent sur 1013 entrevues individuelles réalisées avec des adultes, entre le 9 et le 12 août.Un échantillon de cette taille donne des résultats exacts à quatre points près, 19 fois sur 20.Les chiffres ayant été arrondis, les pourcentages peuvent ne pas toujours donner 100.nue McCill College, à Montréal.M.Kerwin s'attend à ce que ce nombre passe à 80 d'ici l'été prochain.Selon lui.cinq ou six personnes travaillant aux projets spatiaux à Ottawa ont jusqu'à maintenant refusé de déménager à Montréal et ont remis leur démission.Il a-joute que des employés d'autres ministères et agences gouvernementales qui sont prêts à s'installer à Saint-Hubert ont posé leur candidature.Le président est cependant incapable de dire combien d'employés fédéraux sont prêts à déménager et combien refuseront.Plusieurs ont encore un délai avant de faire connaître leur décision étant donné que les installations de Saint-Hubert ne sont pas construites et que les conventions collectives demandent de donner un préavis aux employés avant qu'ils n'aient à donner leur réponse quand ils sont mutes dans une autre ville.M.Kerwin souhaite que les travaux de construction du siège social de l'Agence spatiale canadienne seront terminés plus tôt que prévu.« Le ministère des Travaux publics, dit-il, a reçu l'ordre de construire le campus technologique de Saint-Hubert aussitôt que possible en brûlant autant d'étapes que possible».Radarsat Par ailleurs, le projet Radarsat coûte S44I millions, dont $350 millions viendront du gouvernement fédéral, $53 millions de gouvernements provinciaux et une cinquantaine de millions du secteur privé.Le Québec aura la plus grande part des retombées industrielles de la construction du satellite étant donné que le maître-d'oeuvre du projet est la filiale de Sain-te-Anne-de-Bellevue de la société toron toise Spar Aerospace.Le Québec devra toutefois «acheter ces retombées économi- ques» étant donné que la participation financière des provinces est proportionnelle aux bénéfices industriels qu'elles reçoivent.En clair, Québec devra acquitter $32 des $52 millions payer par les provinces pour recevoir une proportion équivalente des retombées économiques.Des documents du gouvernement fédéral indiquent qu'au 30 décembre dernier, le Québec avait reçu 38,3 p.cent des contrats reliés au programme Radarsat, la Colombie-Britannique 36.1 p.cent et l'Ontario neuf p.cent.Radarsat servira à la télédétection et les programmes fédéraux en cette matière, exécutés en majeure partie à Qttawa, donc en Ontario, principalement dans des installations du gouvernement.ne sont pas inclus dans les bénéfice» de chaque province.Le gouvernement avait admis en juin dernier qu'une somme de $375 millions qu'il consacrera au cours des prochaines années à des programmes spatiaux de télédétection échapperont au contrôle de l'Agence spatiale.La maison-mère de Spar à Toronto est par ailleurs maitre-d'oeuvre du plus grand projet spatial canadien, la participation à la station orbitale américaine, qui coûtera $1.2 milliard.Les bénéfices pour la durée du projet ont été estimés a 56 p.cent pour l'Ontario contre 25 p.cent pour le Québec.Au 30 décembre dernier, ils s'élevaient à 73.6 p.cent pour la province voisine comparativement à 19,3 p.cent pour le Québec.Indexation des chèques de pension de vieillesse Prauc* Canadienne OTTAWA ¦ Les chèques de pension du gouvernement fédéral seront indexés à compter d'octobre, pour suivre la montée du taux d'inflation.Tous les trois mois, le gouvernement ajuste les prestations versées en vertu des programmes de sécurité de la vieillesse, de supplément de revenu garanti et d'allocation au conjoint selon l'indice des prix à la consommation, par lequel le gouvernement mesure l'inflation.Ainsi, en vertu des changements annoncés hier par le ministre de la Santé et du Bien-Etre social, M.Perrin Beatty, la pension de sécurité du revenu versée aux personnes âgées de 65 ans et plus passera de $330 à $337 par mois.Le montant maximum du sup- plément du revenu garanti, un programme qui s'adresse à certains retraités, est relevé de $392 à $400 pour les célibataires et pour les personnes mariées dont le conjoint ne touche pas la pension de vieillesse ou l'allocation au conjoint.Pour les personnes mariées dont le conjoint reçoit la pension de vieillesse ou l'allocation au conjoint, le supplément de revenu garanti passe de $255 à $260.Le montant maximum de l'allocation au conjoint, versée aux personnes à faibles revenus âgées de 60 à 64 ans, dont le conjoint touche le supplément de revenu garanti, progresse de $586 à $597.Enfin, le montant maximum de l'allocation aux veufs et veuves, versé uniquement aux personnes à faibles revenus âgées de 60 à 64 ans, passe de $647 à $660.Le Canada doit faire davantage pour réduire son déficit, dit le FMI J jpro C jri.it/fjii Prcv» U \\SHI\\GIO\\ ¦ Le Canada doit faire davantage pour contenir les déficits budgétaires fédéral et provinciaux, pouvait-on lire dans le rapport annuel du Fonds monétaire international, rendu public hier.Le FMI presse le gouvernement fédéral de réduire les dépenses et d'augmenter les impôts, dans son budget du printemps, pour diminuer son déficit.L'économie en croissance, poursuit l'organisme, continuera d'être entravée par un important déficit du commerce des biens et services avec le reste du monde.«Plus de mesures structurelles (coupures du déficit) sont requises pour réduire les obstacles aux ajustements régionaux et sectoriels et pour accroître la flexibilité du marché du travail», précise le rapport.Le porte-parole du Fonds, M.Graham Newman, a déclaré que le FMI exhortait le ministre des Finances.M.Michael Wilson, à ramener son déficit sous la barre des $30,5 milliards, tel que projeté dans son budget d'avril.Mais il souhaite également que les provinces fassent montre de plus de fermeté, en réduisant les dépenses et en augmentant les impôts, pour contenir leur déficit budgétaire.«Bien que le Canada fasse des progrès dans la réduction de son déficit, le FMI croit que le déficit doit être réduit encore plus, tant au palier fédéral que provincial», a affirmé M.Newman au cours d'une entrevue.Alors que M.Wilson a fait de la reduction du déficit l'ob-jectif-clé de son budget, «les provinces ont leur propre échéancier et ne sont pas toujours d'accord avec celui du fédéral ».Wilson réplique Rejoint au lac Meech.oû il assistait à une réunion du cabinet.Michael Wilson a répliqué: «On voit bien qu'ils ne sont pas assis ici.dans la chaise du ministre des Finances».«le leur dirais que nous faisons un très bon travail au chapitre du contrôle des dépenses.Notre programme de dépenses n'a augmenté que de trois p.cent pas année \u2014 soit moins que le taux d'inflation\u2014 ce qu'aucun gouvernement à travers le monde n'a réussi à faire.» Le Fonds, dont l'assemblée annuelle doit se tenir à Washington plus tard ce mois-ci, fait régulièrement part de ses évaluations aux pays membres plus importants mais n'en publie que de courts extraits dans son rapport: Tout comme lès ËJtats-Unis et l'Italie, le Canada est depuis longtemps' exhorté à réduire son déficit, qui est de beaucoup plus élevé, per capita, que celui de son voisin du sud.Le FMI s'attarde également aux pressions inflationnistes de l'économie canadienne, causées en partie par, la croissance rapide et par un manque de travail, de matériaux et de capital.Les 22 membres du conseil de direction du FMI, qui ont rédigé le rapport, louent les efforts faits par le Canada pour la levée des barrières tarifaires, par le biais de la signature de i'accord de libre-échange.* LA BAIE * OBSESSION Pour lui, une senteur ardente qui exprime sa sensualité.Un parfum très masculin, conçu pour l'homme moderne.Obsession pour homme de Calvin Klein.Parmi la collection: Eau de toilette en vaporisateur.125 ml 60$ Eau de toilette.125 ml 55$ Lotion après-rasage.125 ml 42$ Gel pour la douche.150 ml 25$ PRIME Offerte sans frais supplémentaire avec tout achat de n importe quel produit Obsession de Calvin Klein.Des produits 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