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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-07-28, Collections de BAnQ.

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[" La météo AuKMjrd hui: Awtrse» en matinee dégagement en après midi Minimum 15' Mjiimum 26' Demain Ensoleille avec passages nuageux CETAIIS PACE A2 La Pr LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE 'TELEPHONE CELLULAIRE IMOKLA-MOBIRA OC.4000 LtM ttn, cfc Ckêmàtf, C*nf \u2014 nt-71 n \u2022 MONTREAL.VENDREDI 28 JUILLET 1989 105e ANNÉE N° 273 50 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la tone métropolitaine 4S cents Ailleurs au Oueot-c S0 cents ¦ Iles de la Madeleine lK) rents Aujourd'hui Oxdon majore son offre de $ 3 Québec demande à la SDI de se précipiter à la rescousse de Socanav FIDEL CASTRO Tout en s avouant pessimiste quant a la survie du socialisme mondial.Fidel Castro affirme que la révolution cubaine ne capitulera jamais.A9 ASSURANCE Selon les banquiers, les consommateurs pourraient économiser jusqu'à $1 milliard si les banques pénétraient le marche de l'assurance.Bl STEINBERG Pour les 12 000 syndiques de Steinberg, l'offre d'achat de Socanav et de la Caisse de dépôt mettra en cause des milliers d'emplois.S5 BUCK RODGERS S il n'a jamais demande a un lanceur d'atteindre un frappeur, pour Buck Rodgers, les tirs a l'intérieur n en font pas moins partie du jeu.Sommaire Annonces classées\t \tB4 a B8 \tB8 \tB8, B9 \tB9.B10 propositions d affaires .A13\t Arts et spectacles\t \tC1 a C7 horalrn.\tC4 et C5 Bandes dessinées.\tB7 Décès.\tB12 Économie.\tA8 à Al4 Étes-vous observateur?.B4\t Feuilleton.\tB5 \tB6 Le monde.\tB3 Mots croises.\tB10 «Mot mystère».\tB9 Ouol faire.\tC6 et C7 Week-end.\t.C1 9ù* WesT-ce fui r'FAir Dite (A PHILIPPE: DUBUISSON ouveuux rebondissements hier dans la saga de Steinberg: le gouvernement du Québec a demandé à l'une de ses agences, la Société de développement industriel du Québec ( SDI ), de voler au secours de Socanav.à court d'argent.Entre-temps, le compétiteur (orontois Oxdon majorait son offre d'achat visant toutes les actions de Steinberg.Oxdon a annoncé par voie de communiqué qu'elle entend majorer de $3 à $53 son offre d'achat pour toutes les actions de classe A ( sans droit de vote ) de Steinberg.L'offre à un prix de $75 l'unité pour toutes les actions ordinaires (avec droit de vote)demeure inchangée.En outre, l'offre d'Oxdon est maintenant payable au comptant.Précédemment, le groupe torontois offrait aux actionnaires la possibilité d'accepter des actions d'Oxdon en échange de celles de Steinberg.L'offre totale d'Oxdon passe ainsi de $ I.28 milliard à $1.33 milliard.Elle surpasse de $30 millions l'offre qu'entend déposer avant le 31 juillet le tandem Socanav -Caisse de de pot et placement du Quebec.Le partcnariai québécois offre $51 par action de classe A ei $75 par action ordinaire.En entrevue, le porte-parole du groupe on tarien.M.Eric Evans, a tenu a souligner que la vente de Steinberg aura des répercussions sur les employes de Steinberg, les agriculteurs du Québec, les consommateurs et les action naires de Steinberg.«Nous avons satisfait aux exigences des VOIR OXDON EN A 2 un transformateur géant contenant des BPC saute Le spectaculaire incendie du transformateur d'Hydro a dégagé une épaisse fumée noire, visible jusque sur la Rive-Sud de Montréal.photo jacoues naoeau.u pmse La Cour suprême accepte de rencontrer les deux parties SUZANNE COLPRON oins de 48 heures après le jugement de la Cour d'appel, le juge Charles Gonthicr de la Cour suprême est prêt a rencontrer les avocats de lean-Guy Tremblay et Chantai Daigle pour fixer la date des procédures.Me Henri Kclada et Me Daniel Bédard doivent se rendre aujourd'hui même à Ottawa, afin de régler les derniers détails concernant l'ins-iruction de la cause devant le plus haut tribunal du pays.Le juge Gonthier attend les deux avocats à 11 h dans son bureau, a-t-on appris hier.La Cour suprême pourrait réunir un banc de trois juges dès le début de la semaine prochaine pour entendre la requête présentée hier par Me Bédard, dans te but d'obtenir la permission d'en appeler du jugement de la Cour d'appel, rendu mercredi à Québec.Ce banc serait composé des juges Gonthier, Brian Dickson et |ohn Sopinka.Tout en reconnaissant le statut du foetus et son droit à la vie, ce jugement partagé \u2014 trois juges contre deux\u2014 maintient l'injonction émise le 17 juillet par la Cour supérieure, ordonnant à Mme Daigle de mener sa grossesse à terme.L'audition de la demande visant à faire suspendre cette injonction pourrait avoir lieu très rapidement, si le plus haut tribunal accueille favorablement la requête de Me Bédard et accepte d'entendre la cause.~~ ~ VOIR COUR EN A 2 Les malades d'un hôpital psychiatrique pris de panique 27000 abonnés plongés dans l'obscurité BRUNO BISSON n transformateur géant d'un poste de distribution d'Ily dro-Québec.dans l'est de Moni réal, a explosé à 17 11 43 hier, provoquant un spectaculaire incendie qui a dégagé un immense panache de fumée noire et dense, visible jusque sur la rive sud de Montréal.Le transformateur du poste Longue-l'ointe, situé derrière un motel, au 7200 est.rue Sherbrooke, contenait 9 340 gallons d'huiles contaminées aux BPC, dans une concentration de 144 parties par millions, selon un porte-parole du service de l'environnement d'Hydro-Quebec.M.Marcel Lussier.M.Lussier a laisse entendre hier qu'au moins 500 gallons de cette huile contaminée a été récupérée par un bassin siméc sous le transformateur.Quant à savoir combien de gallons ont brûlé, il était évidemment beaucoup trop tôt hier pour le préciser.Toutefois, le docteur Gaétan Carrier, du département de santé communautaire Maisonneuvc-Rosemont de Montréal, a évalue hier les risques de contamination aux BPC, dioxines ou furannes.produits par l'incinération des BPC, à I 66b fois moindres que lors de l'incendie de Saiut-Basilc-le-Grand.en août 1988.«Les risques sont donc 1res négligeables, a-t-il dit.Si on faisait des analyses sur les personnes qui ont pu être exposées, les différences entre le taux normal de BPC qu'on retrouve chez un humain et la contamination ajoutée par l'incendie d'hier, la différence serait indétectable.» L'immense panache de fumée VOIR BPC EN A 2 Un DC-10 s'écrase à Tripoli d'apris AP TRIPOLI Un DC-IO sud-coreen comptant I99 personnes a bord s'est écrasé hier dans une oliveraie alors que son pilote tentait d'atterrir à l'aéroport de Tripoli, par un épais brouillard.Selon les premiers rapports, 82 personnes ont été tuées, dont quatre au sol.« Le nombre exact des victimes n'a pu encore être déterminé, a explique le premier secrétaire de l'ambassade de Corée du Sud VOIR DC-10 ENA 2 DÉPOTS GARANTIS il''\" m» 10 1 an 15 mois interet interet annuel al echeance y» jans interet annuel OFFRE SPÉCIALE II O/ déplus JL^/O sur les /%*\\ A dépôts / %tW' garantis pour les personnes âgées de 60 ans et plus.Ces U-j i sort non cumuutiTs et m Mtwt *.a\\î*iWi .i fl ¦lutf*.\u2022 lu* pn\"^nii«* PRÊt-HYPOTHÉCAIRE | BÉNÉFICES PLUS COMPTE ÉPARGNE-CHÈQUES A partir de ni 3A% Jusqu a 11 05% 100 000 $ et plus Uni: 082-3:t» PglnlaXIlM: 694 »/u Villt MonlRoyjl: 34: mm OmrwnonWncint i ln«y Ouhwiont/Uuntr: 272 *!'! Mll/Unlwmlt»: 97:7200 MtuPiite Villi M«le: BSt-SM SWi&MJl 5o-in 0 \"I ' Anjou Î5M/H0 USalle T66T/T0 Braujrt: 466 2S00 SI Lambert Kl 1661 L'ETE Chanceux, va Cet été-là.au royaume des animaux, on ne parlait que de l'aventure d une jeune lapine qui avait eu quelque faiblesse pour un grand putois.L'histoire c'est qu'elle s'en était lassée rapidement.Il étail un peu trop carnassier a son goùl.Et disons-le.vigoureusement obtus derrière ses moustaches de bellâtre.Lt puis elle n'aimait pas son parfum de vrai male ( Brut), Elle s'en était vite lassée disais-je.mais trop tard: elle était déjà grosse.On dit «pleine» plutôt que grosse pour une lapine.Encore que la noire nc sentit particulièrement vide.Le ventre comme la salle d'attente d'une gare de province à quatre heures du ma tin.Personne dedans ou presque.Une vague presence, une forme recroquevillée dans un coin.Et si c'était vraiment quel qu'un ce ne pouvait être qu'un étranger.Elle était bien décidée à l'en chasser.Elle l'eut fait sans problème si le putois putatif ne s'en était mêle.Les putois ont le sens de la trace.11 leur faut une engeance a montrer en preuve de leur éternité.Il leur faut un fils pour l'asseoir à leur droite.Le putois souvent se prend pour Dieu: sur le coup il est bien fier d'avoir un enfant, et puis l'oublie, et le laisse même parfois crucifier.Devant l'insupportable menace de voir effacer sa trace, le putois partit en croisade.Il battit le rappel de toutes les tortues du royaume.Vous save/, comme ces bélCS-la vont lentement, comme elles ont du retard sur les éyene-ments.des siècles souvent.Cette coquille qu'elles portent sur le dos.d'aucuns disent que c'est leur maison.Pas du tout.C'est le Moyen Age qu'elles portent sur le dos.Vous noterez qu'elles en sortent la tète parfois, timidement.Mais le cul jamais.Le cul des tortues est terriblement médiéval.La dispute prit des proportions continentales.Le royaume des animaux était fort divisé et comme toujours dans ces cas-la on alla consulter la savante girafe.Du haut deson grand cou, on la croyait capable de dominer le débat.On la trouva à l'université où elle enseignait l'éthique.«Dis-nous girafe ce que tu en penses.» cl bien voici, commença la girafe, en postillonnant dans le micro de Radio-Canada.Et trois heures plus tard on n'avait toujours rien compris.On se tourna alors vers le roi des animaux.Le lion qui est à Ottawa.Mais on se trompe sur les lions.Ils ne sont pas les fauves que l'on croit.Pour vous dire exactement, le lion serait comme une sorte de croisement entre le veau et le caméléon.Une seule idée: être réélu roi des animaux a la prochaine election.Il attend toujours de voir quelle direction prend le troupeau pour se porter en tête et décider, dans un grand effet de crinière, que le pays doit s'en aller justement par la.Mais quand le troupeau est dispersé, alors le roi des animaux est fourré.Il ne sait pas quoi décider.Il se cache, gagne du temps en espérant que se dégagera bientôt une majorité.Et en attendant il laisse le pouvoir aux crapauds.Les crapauds sont les gardiens de la morale du royaume.Il n'est que de les entendre coasser sur leur banc pour comprendre que le monde leur appartient de droit divin.Ils ouvrent les tètes, les coeurs, les ventres comme on ouvre un placard.Pour la lapine ils ont décidé qu'elle devrait mettre bas.En tout cas ce ne sont pas les pères qui manqueront a cet enfant-là.Un putois, quatre crapauds.Chanceux, va.?PIERRE FOCI.IA ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS! 'AU* SUJETS A r.Ofif IRMU'i.V.TRUST GENERAL A2« SUITE DE LA UNE LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 28 JUILLET 1989 3à V - * COUR la Cour supreme accepte de ' rencontrer les deux parties Enceinte de 21 semaines, Mme Oaigle.21 ans, n'a plus que trois semaines devant elle pour mettre fin à sa grossesse, advenant une décision favorable de la Cour suprême.Les établissements de santé du Quebec ne pratiquent pas d'avor-tement après 20 semaines de ges-uiiun.à moins que la vie de la femme soit en danger.Mais aux .États-Unis, cette limite est de 24 \"'semaines.¦¦ L'avocat de M.Tremblay, Me Kelnda, a fait savoir hier qu'il n'avait pas l'intention de s'opposer à l'audition des deux requêtes présentées par Me Bédard, pour permission d'en appeler et faire lever l'injonction, en autant qu'elles soient entendues rapidement.«le serais très heureux que la Cour suprême siège pour mettre fin à la critique suscitée par le jugement de la Cour d'appel.Mais il ne faudrait pas que l'audition île la cause dépasse les 24 semaines de grossesse de Mme Daigle.Autrement le débat devient théorique puisque celle-ci ne peut plus se faire avorter ni au Québec, ni aux États-Unis», a-t-il déclaré.De son côté, l'avocat de Mme Oaigle, Me Bédard, a indiqué qu'il aurait l'appui d'un groupe de juristes représentant une association de femmes canadiennes pour plaider la cause de sa cliente devant la Cour suprême.«Nous allons contester le jugement de la Cour d'appel en nous basant sur le fait que deux des cinq juges nous ont donné raison sur tous les points que nous avons soumis», a expliqué Me Bédard, joint au téléphone par La Presse, à son bureau de Val-d'Or.«Nous n'avons pas l'intention d'entrer dans le jeu qui consiste à prouver que ma cliente est mentalement instable ou physiquement inapte.Ou les femmes ont le droit à l'avortement sur demande ou elles ne l'ont pas», a-t-il précisé.Conscient que la Cour suprême avait accepté de le rencontrer et -de fixer la date des procédures -dans des délais extraordinaires.Me Bédard a ajouté: «le crois qu'on prend en considération le fait que ce qui arrive à ma cliente peut arriver à n'importe quelle femme au Québec».Les honoraires d'avocats < \u2022 En ce qui a trait aux honoraires .d'avocats.Me Bédard, âgé de 34 ans, a fait savoir que sa cliente ! avait un mandat de l'aide juridique, étant donné qu'elle est sans emploi depuis la fin du mois de >juïn.«|e ne fais pas ça pour l'argent, ;*a*HI dit, mais bien parce que j'es-I~thhe que ma cliente a des droits ^çt:qu'il est de mon devoir de les \u2022 ; défendre.» »*- Me Kelada a indiqué, pour sa l- part, que les honoraires chargés à son client ne dépassait pas $2 000.Normalement, un dépôt Juge John Soplnka de $ S 000 est exigé pour plaider une cause devant la Cour suprême.Mais dans cas-ci, Me Kelada n'a pas l'intention de demander une avance à son client.«Nous sommes une petit bureau de quartier pas un somptueux bureau de la Place Ville-Marie», a lancé l'avocat de 55 ans, en ajoutant qu'il attendait depuis trop longtemps le moment de plaider une cause comme celle-là pour laisser filer l'occasion.On sait, par ailleurs, que son client a demandé et obtenu $850 de l'organisme Pro-vie, Campagne Québec Vie, pour l'aider à payer une partie de ses frais.Mme Daigle a aussi reçu des offres de la part de mouvements Pro-choix.Amour de sa famille Joint au téléphone par La Presse à Chibougamau, le père de Mme Daigle, M.Florent Daigle, s'est dit très déçu par la décision de la Cour d'appel, «fe me dis qu'il arrivé même à des juges de se tromper, a-t-il laissé tomber.Tout ce qu'il nous reste c'est la Cour suprême.» M.Daigle, 58 ans, est d'avis que si le plus haut tribunal du pays maintient la décision de la Cour d'appel, sa fille devra garder le bébé.«Mais, ajoute-t-il, je vais respecter son choix.Chantai est une bonne petite fille et je veux qu'elle sache qu'elle va toujours avoir l'affection, la tendresse et l'amour de sa famille, peu importe sa décision.»?OXDON Oxdon majore son offre de S3 trois premiers groupes en offrant des garanties écrites aux Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC).Nous voulons maintenant satisfaire les exigences des actionnaires minoritaires», a-t-il dit.Les TUAC préfèrent d'ailleurs l'offre du groupe ontarion à celle du tandem Soca-nav-Caisse de dépôt et placement.Du côté de Socanav et de la Caisse, le porte-parole, M.Michel Leclerc, affirme que le partenariat québécois n'avait pas à se lancer dans une surenchère.Il précise que Socanav et la Caisse déposeront leur offre avant la date limite fixée au 31 juillet aux conditions déjà énoncées.Si tel était le cas, Socanav et la Caisse obtiendront automatiquement le bloc de contrôle de Steinberg \u2014 52 p.cent des actions ordinaires\u2014 détenu par les héritiers de Sam Steinberg.Les conseillers financiers du conseil d'administration de Steinberg, ScotiaMcLeod, ont déjà souligné que l'offre d'Oxdon de $50 par action de classe A était «inadéquate» alors que l'offre de $75 par action ordinaire était «adéquate».Les offres modifiées d'Oxdon ont été postées hier.L'offre, qui devait expirer le 2 août, sera prolongée jusqu'au il août.D'autre part, Socanav rencontre des difficultés à réussir son La Quotidienne Tirage d'hier : i i i: i ! : I à trois chiffres à quatre chiffres 905 i 5620 Vendredi 28 Juillet 1989 | LA MÉTÉO i Québec Abitibt Outaouais L des Cantons de l'Est Maurae OueDee Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspesie Baie-Comcau Sept-lles Canada Mm.Mai 7 8 8 10 ta 10 8 11 10 10 10 22 24 24 24 26 24 24 22 22 21 21 AutounThui Dégagement Oegagemem Dégagement Av.Degag.Av.Dègag.Av Degag.Av.Degag.Nuag av.Nuag.av.Naug.av.Nuag.av.Victoria Edmonton .Regma I Winnipeg I Toronto Fredericton Halifax Chailottetown Saint-Jean I Min.Mu.AurounTM 9 21 15 28 11 19 13 22 22 30 19 33 19 31 14 25 États-Unis\t\t\t\t Boston 14\tMil.24\tN.-Ortéans\tMm 24\tMil.34 Buffalo 21\t26 Pittsburgh\t\t21\t25 Cnicago 23\t34\tS.Francisco\t11\t24 Miami 25\t32 Washington\t\t22\t33 New York 2S\t32\tDallas\t\u2014\t31 les capitales\t\t\t\t Min.\tUt.\t\tMil\tUn.Amsterdam\t\tMadrid\t\t Amènes\t\tMoscou\t\t Acapuico\t\tMexico\t\t Berlin\t\tOslo\t\t Bruxelles\t\tPans\t\t Buenos Aires\t\tRome\t\t Copenhague\t\tSeoul\t\t Geneva\t\tStockholm\t\t Hong Kong\t\tTokyo\t\t Le Caire\t\tTnnidad\t\t Usbonne\t\tVienne\t\t Londres\t\t\t\t Juge Charles Conthier montage financier.Le gouvernement du Québec a demandé à la Société de développement industrielle du Québec, une agence gouvernementale, de se précipiter à la rescousse de Socanav pour lui permettre d'acheter Steinberg.Selon le vice-président exécutif de la SDI.M.Yvon Marcil, une entente était sur le point d'être signée hier soir.Aussi, la SDI consentira un prêt participatif de $50 millions pour un terme de dix ans à Socanav, sous forme de dette subordonnée.Le remboursement du capital et des intérêts ne sera pas exigé au cours des trois premières années du prêt.En outre, la SDI obtient une option d'achat d'uctions qu'elle pourra lever au cours de la durée du prêt, c'est-à-dire au cours des dix prochaines années.«Nous avons négocié un prêt selon les conditions du marché.Il ne s'agit pas d'une subvention déguisée», a assuré M.Marcil.Toutefois, M.Marcil ajoute que l'intervention de la SDI dans le dossier a été motivée par le conseil des ministres, qui a adopté un décret autorisant la SDI à investir dans Socanav le 19 juillet.Ce n'est donc pas à l'initiative de la SDI qu'un prêt a été négocié avec Socanav.«Nous avons reçu du conseil des ministres le mandat d'octroyer un prêt participatif de $50 millions à Socanav.Le rôle de la SDI se limite à négocier les termes et conditions du prêt.Si vous voulez discuter des raisons profondes qui ont conduit à l'octroi .du prêt, adressez-vous au gouvernement», a déclaré M.Marcil à La Presse.L'offre d'achat du tandem Ox-don-Caisse de dépôt prend ainsi de plus en plus l'allure d'une nationalisation déguisée.Après la Caisse de dépôt et placement du Québec, c'est la SDI qui doit avancer des fonds pour permettre à Socanav de présenter une offre publique d'achat pour Steinberg.Selon l'analyste Ross Cohen de Lévesque, Beaubien, Geoffrion, l'intervention de la SDI suggère 3ue Socanav n'a pas réussi à lever es fonds privés.Les investisseurs jugeraient l'aventure de Socanav trop risquée.Du côté du cabinet du premier ministre Bourassa, on rejette l'idée qu'il s'agit-là d'une nationalisation déguisée des actifs de Steinberg.L'attaché de presse du premier ministre, M.Ronald Pou-part, souligne que la «SDI représente un levier économique qui permet à des entreprises québécoises d'aller de l'avant avec leurs firojets d'investissement.Quant à a Caisse de dépôt, son objectif est de prendre possession du parc immobilier de Steinberg.» Le porte-parole de Socanav, M.Serge Lac 1ère, a refusé de commenter l'entrée en scène de la SDI.O Vendredi 28 Juillet 1989 Un transformateur géant contenant des BPC saute risque par contre de causer de sérieux inconvénients dans les quartiers qu'il a survolés pendant près de deux heures.M.Lussier a précisé qu'à l'est du poste Longue-Pointe, enfumé par le vent qui rabattait le panache vers le sol, des dépôts de suie «vont sans doute polluer.» «Toute émanation de suie est un dommage à l'environnement», a-t-il admis, pressé de questions par des journalistes.Ces révélations ont été faites près de deux heures après que le feu ait été maîtrisé par les pompiers.Car sur les lieux, il a fallu attendre plus d'une heure et demie après le début de l'incendie pour que la concentration probable des BPC du poste Longue-Pointe soit connue.À tel point que pendant un moment, l'évacuation de l'hôpital psychiatrique Louis-Hippolyte-Lafontaine, située à proximité, a été envisagée.Le directeur général de l'hôpital, le docteur Jacques Nolet, a affirmé que le personnel avait été avisé de préparer «physiquement et psychologiquement» les 2 000 patients à une évacuation.Toutes les fenêtres de l'hôpital ont été fermées pour empêcher la fumée de pénétrer dans l'établissement.«À ce moment-là.certains de nos patients ont ressenti un certain stress», a dit le docteur No- Des débris de toutes sortes et des automobiles écrasées forment une piste sinistre aboutissant a I épave calcinée du DC-10 qui s'est écrasé hier à Tripoli.let.Mais l'ordre d'évacuation n'a finalement jamais été donnée.Selon des bribes d'informations, certaines personnes ont été coincées dans des ascenseurs lorsque le courant a manqué, au moment où le transformateur a explosé.Mais selon le médecin, tout s'est bien passé à l'hôpital psychiatrique; Finalement, seuls les clients du motel situé juste devant le poste Longue-Pointe ont vécu les désagréments d'une évacuation temporaire.Deux heures d'arrosage inutile Les flammes ont fait rage pendant deux bonnes heures.Des flammes grimpant à près de dix mètres, par moments, au-dessus de l'énorme masse grise du transformateur, ainsi que dans le bassin de récupération et sur le terrain des alentours.Par moments, il était difficile de s'approcher à plus de 20 mètres du brasier tant il s'en dégageait de chaleur.Le panache de fumée, très noir, était rabattu au sol par un fort vent nord-est 'et était visible de très loin aux alentours.Les pompiers de la Ville de Montréal ont arrosé les flammes pendant près de deux heures, vainement, avant qu'une mousse spéciale, baptisée Lorcon, soit finalement utilisée vers 20h.Cette mousse, utilisée pour ces cas extrêmes et pour éteindre le feu à bord des avions, a eu un effet immédiat.Il a suffi de 15 minutes d'arrosage pour que les flammes disparaissent tout à fait.D'autre part, toute l'eau utilisée par les pompiers devra être récupérée puisqu'elle est maintenant contaminée.M.Lussier a as1 sure que deux camions-pompes s'employaient déjà à la récupérer.Le nettoyage du poste se poursuivra aujourd'hui.Enfin, M.Guy Lafortune, du service des incendies de la Ville de Montréal, a précisé que les équipements poreux utilisés par les pompiers, aussi bien les boyaux d'arrosage que leurs gants et leurs imperméables, devront être «évalués» avant de servir à nouveau à cause du risque de contamination.Les équipements jugés contaminés seront détruits, a-t-il assuré.20 000 abonnés dans l'obscurité, ce matin L'explosion de ce transformateur ainsi que la mise hors service de deux autres des cinq transformateurs identiques du poste Longue-Pointe, a plongé 27 000 abonnés dans l'obscurité, dans un quadrilatère délimité au nord par le boulevard Rosemont et la rue Notre-Dame, entre les rues Lacor-daire et George V, à Montréal-Est.Même les feux de circulation ne fonctionnaient plus.Le vice-président d'Hydro-Qué-bec pour la région Saint-Laurent, M.André Lavoie, a déclaré que 2 000 clients prioritaires (hôpitaux; services publics) ont été réalimentés dès 21 h.Toutefois, pour la grande majorité des abonnés résidentiels, 20 000 foyers, M.Lavoie espérait «au mieux» qu'ils auraient du courant à nouveau dans la matinée.M.Marcel Lussier avait précisé sur les lieux de l'incendie que des circuits de distribution ont été endommagés par les flammes et qu'il faudrait sans doute un bon moment avant de pouvoir rétablir le service via d'autres postes de distribution.M.Lavoie n'a pu préciser hier combien de temps le poste Longue-Pointe demeurera hors service.La cause de l'explosion du transformateur n'était pas non plus précisée, hier.Les gens d'Hy-dro-Québec ont d'abord émis l'hypothèse, probable, qu'il ait été frappé par la foudre au cours du petit orage qui a frappé Montréal précisément à l'heure où le transformateur explosait.L'hypothèse d'une défectuosité n'est toutefois pas écartée.Ce type de transformateur, haut comme une maison unifami-liale et large comme trois ou quatre automobiles, a pour fonction de transformer le courant de haute tension de 120 000 volts en courant de moyenne tension de 12 000 volts pour l'alimentation normale.?DC-10 Un DC-10 s'écrase » Tripoli dans la capitale libyenne, parce que les corps ont été entièrement carbonisés.» L'attaché, qui s'est simplement identifié sous le nom de «Mr Chun», a ajouté que l'accident était survenu à 7 h 30 du matin.«Le brouillard était intense, a-t-il dit.Nous ignorons pour l'instant si le pilote a commis une erreur ou si la tour de con trôle a comm is une erreur, mais il ne semble pas y avoir eu de défaillance mécanique, et certainement pas d'attentat.» Pour sa part, un porte-parole de l'ambassade du Canada à Rome a fait savoir qu'aucun Canadien ne semblait s'être trouvé à bord.Le train d'atterrissage du DC-10 de la Corean Air a heurté deux maisons et plusieurs automopbiles avant que l'avion ne se coupe en trois sections, à un kilomètre environ de l'aéroport, précise l'agence de presse officielle libyenne IANA, qui ajoute que 110 personnes ont été hospitalisées.Les autorités sud-coréennes ont indiqué que 172 des passagers du vol 803, qui venait de Séoul, étaient des Sud-Coréens qui revenaient de.vacances en Corée et retournaient à leurs postes, dans trois sociétés sud-coréennes \u2014 Hyundai, Daewoo et Donmg-Ah \u2014 engagées dans des projets de construction en Libye.Par ailleurs, sept Libyens et trois Japonais figurent parmi les survivants, de même que les 18 membres d'équipage.Selon JANA, l'accident a pu être dû à une erreur de manoeu- PMOTOAP vre et de jugement du pilote, qui avait été averti du brouillard enveloppant l'aéroport, au-dessus duquel la visibilité était limitée à 300 mètres.L'agence souligne qu'il est du ressort du pilote, selon les conventions internationales, de décider ou non d'atterrir («To land or not to land » est une parodie de Hamlet qui fait partie du vocabulaire de tous les pilotes de ligne).Les conditions météorologiques adverses qui régnaient sur Tripoli avaient été transmises quelques instants plus tôt à un pilote des lignes soviétiques Aeroflot, qui avait alors choisi de détourner son appareil sur Malte.Plusieurs survivants ont relaté que quelques instants avant la catastrophe, le commandant de bord leur avait fait savoir que l'avion atterrirait dans quelques minutes.Puis, ils entendirent soudain le train d'atterrissage heurter le toit de plusieurs maisons, et dix secondes plus tard, l'appareil s'écrasait au sol et se coupait en trois sections.La télévision italienne montrait hier soir la queue du DC-10, intacte, ainsi que des secouristes transportant des corps recouverts de draps et les pompiers arrosant les ruines fumantes de l'appareil.Le pilote, Kim Ho-Jung, 54 ans, aurait déclaré peu après l'accident: «L'aéroport était masqué par un épais brouillard lorsque j'ai effectué mon approche, et j'ai perdu tout contact avec la tour de contrôle 15 minutes avant l'écrasement».Le vol 803 avait fait escale à Bangkok, Thaïlande et Djeddah, Arabie Saoudite, avant de poursuivre sa route vers Tripoli.Il s'agit du deuxième accident survenu à un DC-10 en huit jours: le 19 juillet, un trimoteur du même type de la United Airlines s'est écrasé sur l'aéroport de Sioux City, lowa, causant la mort de 111 de ses 296 occupants.?Avortement : pas de panique dans les CLSC MARTHA GAGNOH ¦ Pas de panique dans les cliniques d'avortement des CLSC.Selon les responsables interrogés par La Presse, la semaine s'est déroulée normalement, les avorte-ments qui étaient prévus ont été pratiqués, la demande n'a pas été plus forte qu'à l'habitude et peu de rendez-vous ont été annulés.Il n'y a qu'au Centre de santé des femmes de Montréal où on s'explique mal que plusieurs rendez-vous ait été annulés.Mercredi, le jour de la décision de la Cour d'appel, cinq avortements sur 10 ont été annulés pour des raisons inconnus.Infirmière.Lise Gratton, trouve cela tellement inhabituel qu'elle se demande si ce n'est pas une tactique de manipulation de certains membres de Pro-Vie.«On a déjà vu ça dans les cliniques Morgantaler», dit-elle.Au CLSC de Montréal-Nord, Louise Lemieux, infirmière elle aussi, affirme que la semaine s'est déroulée dans le calme.Elle ne croit pas que l'affaire Daigle puisse influencer les femmes qui ont l'intention de se faire avorter.«Chaque femme a son histoire, chaque femme est un cas bien particulier.» Elle comprendrait mal que toutes les femmes s'identifient à Chantai Daigle.«C'est un cas exceptionnel qui, j'espère, demeurera exceptionnel.» Gisèle Saint-Germain, travailleuse sociale au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, partage cet avis.«La décision de la Cour d'appel ne devrait pas modifier la décision d'une femme qui est décidée à se faire avorter.» Comme d'autres, elle explique que la violence conjugale figure souvent parmi les raisons qui motivent une telle décision.«Mais ce n'est pas la seule, il y en a des dizaines d'autres.En fait, il y a autant de raisons qu'il y a de femmes.» D'après ces personnes, les femmes avouent rarement qu'elles sont victimes de violence.«Nous n'avons pas à leur demander les raisons de leur geste.Ce choix n'appartient qu'à elles», dit Mme Lemieux.Comme dans la majorité des endroits, la clinique d'avorte-ments du CLSC Centre-sud a vécu une semaine comme les autres, d'après Claudette Fournier, infirmière.Elle ajoute que plusieurs femmes décident de se faire avorter lorsqu'elles se séparent de leur conjoint et se retrouvent démunies, incapables de faire face à tous les besoins.Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de Oh a I S h : ¦ à Montréal: Expos-Roger Savard.en collaboration avec les épouses des joueurs de l'équipe des Expos de Montréal, Stade olympique.Arrêt-Court Labbatt, Niveau 200, de lOh à I7h30. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 28 JUILLET 1989 Lj \u2022 A3 Tout avait été prévu pour évacuer Louis-H.Lafontaine RICHARD FORTIN ¦ Tout était prêt hier pour évacuer les malades des pavillons Louis-Riel et Pierre-Bédard de l'Hôpital Louis-Hippolyte-Lafon-iaine, à la suite de l'incendie d'un transformateur contenant des BPC au poste Longue-Pointe.d'Hydro-Québec, situé à proximité.Ce n'est que vers 22 h.soit plus de deux heures après l'extinction complète des flammes, que les autorités ont pris la décision de ne pas procéder à l'évacuation des patients.Une trentaine d'autobus de la STCUM et une vingtaine d'ambulances d'Urgence Santé ont attendu toute la soirée dans la cour arrière.Tous les autobus en disponibilité avaient été détournés sur l'hôpital.Dans le bâtiment principal du centre psychiatrique, lea responsables de l'institution, des superviseurs d'Urgence Santé et des directeurs du service des pompiers ont discuté pendant plusieurs heures de la possibilité de transporter les malades vers la base militaire de Longue-Pointe, située à proximité.Selon M.Jerry Nelson, préposé aux bénéficiaires, tous les préparatifs avaient été faits au cas où l'évacuation serait nécessaire.«Nous avons ramené les patients dans leurs départements, nous leur avons mis des bracelets aux poignets pour pouvoir les identifier et nous avons préparé les médicaments.Tout s'est passé dans le calme, le ne crois pas qu'il y ait eu d'incidents.» Une épaisse fumée noire s'est abattue sur l'hôpital vers 18 h.Simultanément, une panne d'électricité a touché tout le complexe hospitalier.Toutes les fenêtres ont été fermées pour prévenir la contamination, mais vers 20 h, une odeur persistante de goudron flottait dans les pavillons.Une équipe de la compagnie Sanivan est arrivée vers 20 h 50 pour faire des prélèvements d'échantillons d'air sur le terrain.« Nous faisons ça par acquit de conscience, a assuré Alain Sau-riol.chargé de projet.Dans un espace ouvert, une concentration de 144 parties par million à la source n'est pas dangereuse.» Malgré tout, la situation était considérée comme grave à en juger par l'attitude des autorités, visiblement nerveuses.Le service de sécurité interdisait l'accès à l'hôpital aux journalistes.Autour des bâtiments, des équipes patrouillaient pour en chasser les curieux.Le docteur Gaétan Carrier, du département de santé communauté de l'hôpital Maisonneuve-Roseinont, spécialiste en contamination par les BPC, a affirmé hier qu'après une visite de l'hôpital, il a constaté que les mesures nécessaires avaient été prises, même si les risques de contamination étaient infimes.«L'évacuation n'était pas nécessaire», a-t-il conclu.De nombreux autobus étaient disponibles pour évacuer les malades de l'hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine.photo remi lemee.U Presse La victime d'un meurtre gisait sur la voie ferrée MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ La police cherche toujours l'identité de la victime du 54e meurtre de l'année, un adolescent âgé d'environ 15 ans, dont le corps a été trouvé sur les rails du Canadien Pacifique, sous le viaduc de la rue Sherbrooke, à la hauteur de Wurtele, dans le quartier Hochelaga.Le cadavre a été trouvé vers 5 h 35 hier matin, par un cheminot du CP.La police croit que la victime est morte étranglée à l'aide d'un cordonnet ou d'un lacet, à cause des marques qu'elle porte au cou.Le vol pourrait être l'un des motifs du crime, puisque aucun papier ni effet personnel n'ont été retrouvés sur le cadavre.L'hypothèse d'un accident de train a été catégoriquement rejeté, bien que le corps du défunt ait été trouvé étendu directement sur les rails.L'identité de la victime reste un mystère.Le jeune homme était vêtu d'un short gris, d'un chandail blanc avec un imprimé à l'emblème du groupe rock Pink Floyd et de souliers de cuir noir à semelle gommée.Il portait aussi des faussses semelles orthopédiques de plastiques rouges.De race blanche, il avait les yeux bruns, les cheveux châtains tirant sur le roux, mesurait environ 1,65 mètre et pesait environ de 48 kilos.Une autopsie a été effectuée et à permis de déterminer que le dé- cès est probablement survenu en fin de soirée, mercredi.C'est le chauffeur d'une locomotive du CP qui a aperçu le corps et averti la police une fois rendu à la gare de triage.Selon un agent de police du CP, le chauffeur a d'abord cru que l'adolescent s'était endormi sur les rails.On ne connaît pas encore les motifs du crime mais il est certain que l'endroit où le corps a été trouvé est fréquenté par des amateurs de graffitis.Le tunnel passant sous le viaduc de la Tue Sherbrooke est en effet couvert de dessins et d'écrits effectués à l'aide de peinture en aérosol.Les marques orangées semblent avoir été inscrites par les membres d'un groupe nommés les « Night Warriors ».Des marques jaunes et blanches les côtoient ou encore les recouvrent et pourraient avoir été faites par des groupes rivaux.Les plupart des dessins et des propos sont de nature sexuelle.Selon M.Durocher, il n'est pas rare de voir des bandes de jeunes rôder dans les environs la nuit venue.La nouvelle loi sur les chemins de fer ne prévoit rien pour les personnes qui s'aventurent le long des rails.Une anomalie juridique, explique le jeune agent, qui affirme qu'avant la réforme, cela était formellement interdit et passible d'une amende.La police invite toute personne pouvant aider l'identification de la victime à communiquer avec les détective G i roux, Fuller ou La-chapelle de la section des homicides de la police de la CUM.Les pompiers ont utilisé de la mousse chimique pour éteindre le feu qui s'était déclaré dans un transformateur vers 18h, au poste Longue-Pointe, dans l'est de la ville.Le transformateur renfer- mait entre 10 000 et 15 000 gallons d'huile contenant 144 parties par million de BPC photo jacques naoeau.u Prtif 10000 marcheurs appuient Chantai MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Plus de 10 000 personnes, des femmes, beaucoup de femmes, mais aussi des hommes et des enfants, de toutes les races et de toutes les langues ont marché hier soir dans les rues de Montréal pour exiger que les gouvernements garantissent une fois pour toutes le droit déjà acquis des femmes à l'avortement.Malgré la pluie, une fausse nouvelle d'annulation à la radio et les vacances de la contraction, les participants se sont donc massés en grand nombre pour former un cortège qui est parti vers 19 h 20 du Centre de santé des femmes, à l'angle des boulevards Saint-Joseph et Saint-Laurent.La police attendait de 5 000 à 6 000 personnes, elle en comptait plus de 10 000 à 20 h 30.Marcheurs et marcheuses ont donc emprunté le boulevard Saint-joseph et ont ensuite bifurqué rue Saint-Urbain jusqu'à Rachel vers le parc |eanne-Man- ce.Le cortège s'est arrêté vers 20 h 45 devant le kiosque du parc où diverses femmes ont pris la parole.Andrée Côté, porte-parole de la Coalition québécoise pour le droit à l'avortement libre et gratuit qui organisait la manifestation, a rappelé l'urgence de la situation, suite à la décision de la cour d'appel du Québec de maintenir l'injonction interdisant à Chantai Daigle de se faire avorter.La syndicaliste, Madeleine Parent, a condamné vertement la décision des trois juges «formés à l'époque de Duplessis».luanita Westmoreland, présidente du Conseil des communautés culturelles a aussi pris la parole au nom des femmes de toutes races et de toutes couleurs, afin d'exhorter les leaders sociaux à accorder aux femmes le respect de leurs droits sur leurs corps et leur intégrité.Nicole Brassard, poète et au-teure a, elle aussi, condamné la décision des juges de la cour d'appel et a tenu à souligner qu'il était faux de croire que les opposants à l'avortement se battent pour les droits du foetus.Selon elle, ces opposants se battent au nom «du père, du fils et du saint-esprit», pour que les femmes «redeviennent des servantes».En essayant d'empêcher les femmes de contrôler leurs corps, ils disent aux femmes qu'ils les prennent pour des «irresponsables, des nymphomanes et des insignifiantes», a affirmé Mme Brassard.Elle ajouté que tout gouvernement qui appuyerait une telle position poserait ainsi un vote de non confiance à l'égard des femmes et deviendrait donc un «ennemi politique».L'auteure Denise Boucher a quant à elle exhorté les femmes à la désobéissance civile.«Nous réclamons que justice soit rendue.Sinon, nous continuerons au nom de notre liberté à vous désobéir.Nous désobéirons.|us-qu'à ce que nous ayons accès gratuitement à la santé, à la sécurité et à la liberté», affirme-telle.De nombreuses autres personnalités du monde artistique et poliiiquc était présentes, telles Mmes Marie-Claire Séguin, Lucie Pépin et Pauline Marais.Le docteur Henry Morgentaler était aussi là «pour appuyer les femmes et les aider à être vigilantes face aux réactionnaires qui veulent les priver de leurs droits acquis».«Maternité un choix, avorte-ment un droit», «Pour l'avortement libre et gratuit», «C'est pas aux juges de décider de nos vies, de nos maternités», scandaient les participants durant la marche.Plusieurs portaient des ce in très et des broches à tricoter pour rappeler les méthodes cauchemardesques utilisées pour effectuer des avortements, à l'époque où ils étaient interdits dans les hôpitaux et les cliniques.Un homme a essayé de perturber l'événement en lançant des condoms sur les manifestants, criant qu'en les utilisant personne n'aurait besoin d'avorte-ment.«Ta gueule Jean-Guy!», lui a répondu la foule furieuse, qui a vite étouffé ses cris.Plus de 10 000 personnes ont marché dans les rues de Montréal hier soir pour demander aux gouvernements de garantir aux femmes le droit à l'avortement.photo richard oooin.u près* LA SUPERGRILLE DE L'ÉTÉ 100 PRIX À GAGNER 15 dictionnaires Petit Robert 1 15 dictionnaires Petit Robert 2 30 dictionnaires des difficultés du français 40 T-shirts «J'ai réussi» Les gagnants des dictionnaires recevront également un T-shirt DANS LE TABLOÏD SPORT DE EN COLLABORATION AVEC LUNDI dicorobert A4 LA PRESSE, MOWTRg/g.VENDREDI 28 JUsUET1989 ^sMLsaaaav\t\t \t\t \t\t \t\ti HBfM^r*t&$^flÉHhBaaaaaav»\t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t \t\t3^sT»;i \t\t M.Y van Dur iv age dans son champ crevassé par la sécheresse.PHOTO tOKRT MAJUOUX.U Pna» Une brève ondée vient redonner espoir aux producteurs de maïs ciotces KMON_ STEDOUARD-DE NAPIERVILLE ST-ÉDOUARD-DE-NAPIER-VILLE ¦ Dans l'immense champ de .mais au sol crevassé par la sécheresse, les feuilles à moitié séchées des plants se recroquevillent, brûlées par un soleil qui fait le désespoir des agriculteurs.«Il est grandement temps qu'on ait de l'eau sinon d'ici une semaine on pourrait avoir de gros dommages, avoue Yvan Durivage, producteur de mals-grain, de céréales et de haricots à Saint-Edouard-de- \u2022 Napierville, à une cinquantaine de kilomètres au sud de \"Montréal.|e m'attends à une , diminution d'environ 25 p.; cent de la récolte et surtout des épis plus petits.Depuis que je \u2022 suis ici (1965) je n'ai jamais vu un temps si chaud et si sec durer aussi longtemps, renchérit ^ l'homme à forte carrure et apr- \u2022 liCulièrement accueillant.T C'est n'est pas encore le déses-; poir.mais s'il ne pleut pas d'ici je 15 août.Ça va devenir sé-\"rteux.Pour bien faire il nous faudrait une journée complète ! de pluie.Pas de grêle, ce serait ; pire que la sécheresse.» Hier pourtant vers 17 h 30, -Son voeu avait été exaucé en !-partie.L'horizon lourd d'hu- \u2022 midi te s'était rapidement chargé de gros nuages déversant ' enfin une ondée salvatrice.Un météorologue avait d'ailleurs annoncé pour la soirée et la nuit de forts orages localisés au nord du Saint-Laurent apportant d'importantes ondées.Suivis d'un dégagement avec du temps plus sec et une température de saison (environ 26 *C).Mais pour M.Durivage.quelques averses ne suffiraient pas pour entretenir son espoir, même s'il n'est pas de nature pessimiste.Un porte-parole de l'Union des producteurs agricoles ( UPA ) ne cachait pas.hier à La Presse, que partout on manquait d'eau.«Ca n'a rien de catastrophique pour le moment, notait M.Gilbert Lavoie, de la Fédération du mals-grain.La situation de la sécheresse du mais est tout de même localisée.Si nous n'avons pas de pluie dans 48 heures on pourra vraiment parler de problèmes sérieux.» A la Régie de l'Assurance-ré-colte, une porte-parole, Mme Nicole Plante, parlait de «pire année de sécheresse .surtout pour le mais-grain, au Québec».On estime à environ 2500 le nombre de producteurs de mals-grain dans un rayon de 100 km de la région de Montréal.Chez les Durivage on est producteur agricole de père en fils depuis quatre générations.Aujourd'hui, Yvan Durivage cultive 210 hectares de mais-grain, 55 de céréales (blé or-ge.avoine) et 35 de légumes (haricots).C'est devenu une petite entreprise qui outre les deux fils Durivage, compte deux employés à plein temps.Dans un autre champ qu'il nous fait visiter, les épis d'orge cadette poussaient comme s'ils étaient atteints de nanisme: «Ils devraient être deux fois plus hauts», assure M.Durivage.Pendant qu'ailleurs les betteraves maigrichones tentaient tant bien que mal de survivra dans un sol fortement crevassé.« |e n'ai jamais vu de crevasses aussi prononcées, admettait M.Durivage en plongeant la moitié de sa main dans le sol.Pourtant, nous avons un type de sol sablonneux, qui ne se prête pas à des crevasses, ajoutait-il.On dirait que d'année en année on a des périodes de plus en plus longues de sécheresse.» Quant à sa production de haricots qu'il vend au marché central de Montréal, il estime que cette année la sécheresse a aussi influé sur la qualité du ftraduit: le haricot est sec à 'intérieur.Mais M.Durivage ne se décourage pas pour autant, la vie de producteur agricole est ainsi faite: à la merci du climat.Mais comme il dit: «Dame nature peut venir corriger Ça.» ^Iloto-quebec l -tirage du I9-07-26 Vous pouvtz miser jusqu'à 20 h If mercredi et le samedi 01 05 06 09 22 44 No complémentaire: 46 GAGNANTS LOTS 6/6 9 464133.30$ 5/64- 4 133081,8» 5/6 399 14(3,50$ 4/6 21933 49,109 3/6 374642 10,00$ Ventes totales: 17 898 273,00$ PROCHAIN GROS LOT 8947-29 (APPROXIMATIF): 2 COQ 000,005 les medattUt d'eneelssement ville, un porte-parole de l'Asso-\\ dation des banquiers canadiens , tient le même discours même si \u2022 Ottawa parait toujours faire la sourde oreille.Mais le temps presse car le gouvernement fédéral entend déposer dés septembre ou au plus tard en octobre un projet de loi modifiant la Loi sur les banques.« lusqu'ici.le gouvernement se comporte avec nous comme un père avec son fils de 16 ans qui veut s'acheter une voiture.Il nous dit: C'est non parce que c'est non », expliquait M.Léon Cour-ville, vice-président exécutif affaires générales à la Banque nationale et membre du Comité sur la réglementation des institutions financières de l'ABC.Selon les banquiers, les consommateurs canadiens pourraient économiser $ 1 milliard si les banques pénétraient le marché de la distribution d'assurance sans pour autant que les courtiers soient rayés de la carte.« Dans 30 états américains sur 50, c'est déjà le cas et personne ne se plaint», plaide-t-il.Le crédit-bail L'ABC réclame aussi le droit de toucher au crédit-bail pour l'en-semble des véhicules.Présentement, les banques peuvent offrir ce produit financier seulement pour les acheteurs de poids lourds de 21 tonnes et plus.Tout le marché relié aux véhicules ordinaires leur échappe.Il est en fait contrôlé par dix sociétés, dont sept sont américaines.Une enquête indépendante a montré que ces sociétés pratiquent des taux d'intérêts beaucoup trop élevés qui pèchent de plus par manque de transparence, a indiqué M.Courville.L'arrivée des banques dans le secteur permettrait un assainisse- ment, soutient-il.et une plus grande transparence par le seul fait que les banques comparaissent une fois l'an devant un comité des Communes qui n'a guère l'habitude de son montrer empa-thique à leur cause.Selon l'ABC.l'écart de taux entre un prêt-auto et un crédit-bail ne devrait pas excéder un à un et demi pour cent alors qu'on assiste présentement à des écarts de cinq à 10 p.cent.L'ABC rappelle qu'il n'est pas dans l'intention des banques de vendre des voitures mais uniquement d'offrir aux consommateurs la possibilité de financer leur achat de deux façons lorsqu'il: se présentent à leur institution financière habituelle.«Les véhicules rachetées par elle à l'échéance du contrat seraient écoulés dans les nombreux encans», suggère M.Courville.Les entreprises canadiennes devront s'y installer si elles veulent profiter de l'Europe de 1992 'PHILIPPE DUBUISSON n premier fonds commun d'investissement permettant aux investisseurs canadiens de tirer profits de l'Europe de 1992 sera tancé prochainement par la société toron toise Dynamic Capital Corporation.Le Fonds Europe 1992, dont la taille sera de S100 millions, sera administré par La Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque, une banque d'affaires française de grande réputation.Son président et directeur général, M.Bernard Esambert, était de passage à Montréal, hier, pour faire la promotion du nouveau fonds d'investissements.D'entrée, M.Esambert affirme en entrevue que les négociations vont bon train entre les pays de la Communauté quant à l'élimination des frontières physiques, techniques et fiscales d'ici au 1er janvier 1993.«Le travail à accomplir pour l'échéance de 1993 est énorme mais les mécanismes de négociations existent et les difficultés à résoudre sont identifiées», affirme celui qui est aussi président de l'École Polytechnique et auteur de La troisième guerre économique mondiale.« Peut être toutes les décisions contenues en ¦ puissance dans l'acte unique ne seront-elles pas prises pour le 1er janvier 1993.Mais il n'y aura pas de forclusion ce jours-là», poursuit-il.Le plus difficile, selon M.Esambert, sera -d'uniformiser la fiscalité entre les pays, no-S tamment en ce qui a trait à la perception de la 'taxe sur la valeur ajoutée (TVA).Le ministre canadien des Finances, Michael Wilson, peut ainsi se réjouir à l'idée qu'il n'est pas le seul à qui la TVA provoque des maux de tête.Les services: secteur de croissance Selon M.Esambert, la grande fluidité des personnes, des biens et des capitaux dans la CEE provoquera une prolifération de fusions et acquisitions.Une première vague de fusions et acquisitions a déjà déferlé sur les secteurs industriel et bancaire de l'économie européenne, dit-il.Mais une seconde vague est sur le point de frapper les services, les transport et l'assurance.«Le secteur des services, qui représente les deux tiers de la valeur ajoutée dans la Communauté, est paralysé par les règles et les pratiques nationales.C'est certainement un secteur qui bénéficiera de l'Europe de 1992 et dans lequel nous voulons investir», ajoute le gestionnaire de plus de $2,5 milliards de fonds d'investissement.«Toute la philosophie qu'inspire l'acte unique quant à la suppression des entraves a la circulation des biens, des capitaux et des personnes va a rencontre de l'édification d'une forteresse* affirme M Bernard Esambert PHOTO JtANYVB UETOUITOCAU.U Pnru« Outre le regroupement d'entreprises, l'Europe de 1992 aura pour effet de majorer de 5 p.cent le produit intérieur brut de la CEE.M.Esambert ne craint pas une récession, l'économie européenne n'affichant pas de signes de ralentissement.Une croissance modérée de l'ordre de 3 p.cent par an permettra à des grandes entreprises de croître à une rythme de 10 p.cent à 20 p.cent annuellement.Privatisations à venir Outre les secteurs en croissance, le Fonds Europe 1992 entend participer à la privatisation des sociétés publiques qui présentent de bonnes perspectives de croissance.À ce chapitre, M.Esambert mentionne la ligne aérienne allemande Lufthansa, la société prétolière française Elf Aquitaine et British Telecommunications.«Il est très probable que ces sociétés soient au moins partiellement privatisées.C'est notre intention d'acheter des actions des meilleures sociétés publiques lors des premières émissions d'actions», dit-il.Il appert ainsi que le Fonds Europe 1992 sera administré par des gestionnaires agressifs.Pas une forteresse Par ailleurs, M.Esambert rejette les craintes des concurrents selon lesquelles l'Europe est suspectée de vouloir protéger le grand marché intérieur de 1992.«C'est un véritable contresens, rétorque M.Esambert.Toute la philosophie qu'inspire l'acte unique quant à la suppression des entraves à la circulation des biens, des capitaux et des personnes va à rencontre de l'édifica- -tion d'une forteresse.» M.Esambert souligne que les importations de la CEE ( hors commerce entre Etats-membres) représentent plus de 11 p.cent de son produit intérieur brut contre 7,7 p.cent pour le lapon et 8,7 p.cent pour les Etats-Unis et le Canada pris conjointement.M.Esambert admet toutefois que les entreprises canadiennes devront prendre pied sur le continent européen si elle veulent vendre leurs produits à ses 323 millions d'habitants.«Prenez exemple sur Bombardier et sa filiale belge BN qui ont été choisis pour la fourniture des équipements de transport du tunnel de la manche», dit-il.PHOTO JEAN-YVES It fOURNEAU' U »rr*.' La stratégie de la maison, telle que définie par son pdg-Pierre Brunet, est d'utiliser sa nouvelle force dans le marche quefyfcoK pour se développer a l'extérieur de la province et offrir une gam me complete de services de toute première qualité.+ + \u2022 Dégraissée, la maison Lévesque Beaubien Geoffrion est prête à faire face à la concurrence La faible croissance de l'économie américaine vient confirmer le ralentissement enregistré ISABELLE ASTICARRACA de l'Agence France-Presse WASHINGTON La faible croissance de l'économie américaine au deuxième trimestre, annoncée hier matin, vient confirmer le ralentissement enregistré depuis l'an dernier, et les économistes, s'ils ne prévoient pas vraiment de récession du moins d'ici à la fin de l'année, estiment que cet affaiblissement peut être dangereux.La croissance de 1,7 pour cent (en rythme annuel) du produit national brut (PNB) au deuxième trimestre annoncée hier par le département du Commerce fait suite en effet à une hausse de 1,3 pour cent sur janvier-mars, si l'on ne tient pas compte des effets de la sécheresse qui avaient artificiellement gonflé le chiffre du premier trimestre pour l'amener à 3.7 pour cent.Beaucoup d'économistes estiment maintenant que le chiffre de 2,7 pour cent de croissance pour l'ensemble de l'année prévu par le gouvernement de M.Bush risque d'être très difficile à atteindre, ils prévoient plutôt un nouveau ralentissement au second semestre, pour arriver à un rythme annuel de I pour cent.L'économie américaine serait alors à la merci d'un choc, comme par exemple une nouvelle hausse des prix de l'énergie, qui la ferait passer d'une faible croissance à la recession, estiment-ils.Le gouvernement se montrait toutefois relativement optimiste, soulignant qu'une grande partie de cette faiblesse était due à la nette récession dans les secteurs du logement et dépenses de biens de consommation durables, telles les automobiles.Ces deux secteurs, a fait remarquer jeudi matin le secrétaire adjoint au Commerce, M.Michael Darby, sont particulièrement sensibles aux fluctuations sur les taux d'intérêt, et ont souffert de la hausse des taux provoquée depuis plus d'un an par la Réserve fédérale (Fed) pour tenter d'éviter le retour à une trop forte inflation.«Le rythme de croissance actuel peut être maintenu», a-t-il affirmé.«Maintenant que les pressions inflationnistes diminuent, les taux d'intérêt devraient pouvoir baisser encore un peu» et permettre une certaine reprise, a-t-il ajouté.Déjà la Fed, devant les signes manifestes depuis plusieurs mois de ralentissement à la fois de l'inflation et de l'économie, a commencé en juin à desserrer légèrement sa politique monétaire.Le chiffre d'hier, en ramenant les risques d'une trop faible croissance, devrait confirmer cette tendance, et pourrait se traduire dans l'immédiat par une baisse du taux de base (prime rate) des banques.Il y a une quinzaine de jours, deux banques, dont la Chase Manhattan, avaient annoncé une baisse, à 10,5 pour cent contre 11 pour cent précédemment, de leur taux de base, mais elles n'avaient pas été suivies par les autres banques.Hier matin, toutefois, une petite banque de Philadelphie a annoncé à son tour qu'elle baissait son taux de base à 10,5 pour cent.Le chiffre de l'inflation publié hier risque toutefois de rendre frudentes les banques comme la ed.Le département du Commerce a en effet annoncé un taux d'inflation, exprimé selon un indice lié au PNB, de 4,9 p.cent en rythme annuel, le rythme le plus élevé depuis six ans.«À partir de 5 pour cent, c'est un mauvais chiffre» , estimait M.Michael Evans, président d'une firme d'analyse économique portant son nom.Le président de la Fed, M.Alan Greenspan, avait déclaré la semaine dernière devant le Congrès que, tout en cherchant à éviter une récession, la Fed se montrait encore prudente, estimant que les risques d'inflation n'avaient pas complètement disparu.MIVILLE TREMBLAY Dés l'automne.Lcvesquc Beaubien Geoffrion aura complété sa fusion et ia principale maison de courtage du Quebec sera d'attaque, affirme sort président et chef de la direction.M.Pierre Brunet.La réorganisation est pratiquement terminée: les responsabilités administratives ont été redistribuées, les effectifs ont été réduits là où ils devaient l'être, les bureaux qui se dédoublaient ont été regroupés et, depuis deux mois, l'entreprise fait un bénéfice.Selon M.Brunet, il faul encore déployer des efforts importants pour reconstruire les services de recherche (détail et institutionnel) qui ont été négligés, et renforcer le service de vente d'actions aux investisseurs institu- tionnels.L'effectif de LBG atteignent aujourd'hui I 510 personnes, comparativement à un total de I 860 personnes avant la fusion, soit une perte nette de 350.dont près de la moitié étaient des représentants.À la veille du krach d'octobre 1987, les deux maisons de courtage comptaient environ 2150 employés.«On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs», rappelle M.Brunet, qui reconnaît que cela u été difficile pour plusieurs personnes.L'entreprise devait se réorganiser, recouvrer la rentabilité, tout en faisant face à un marché moins porteur et plus concurrentiel.De plus, explique-t-il, dans l'industrie du courtage, il y a toujours de nombreuses personnes qui passent d'une boite u l'autre.Aujourd'hui, soutient M.Brunet, le moral des troupes remonte, les gens apprennent à travailler ensemble et à se mobiliser.La stratégie de la maison, que M.Brunet définit comme un joueur «supra-régional», est d'utiliser sa nouvclïe force dans le marché québécois, où elle détient un peu moins de 25 p.cent du marché, pour se développer à l'extérieur de la province, et offrir une gamme complète de services de toute première qualité.Selon M.Brunet.les 12 on ] 5 courtiers nationaux du Canada ne seront plus que sept ou hu!> d'ici un an et demi.Lévesque Beaubien Geoffrion sera fun deux, in ce moment, la maison réalise 65 p.cent de ses ventes ou Quebec.Lévesque Beaubien Geoffrion explore également les possibilités de synergie avec lu Banque Nationale, qui est devenu son séuhâe-! ion naire.La maison de coûru&c a déjà intégré le commercé \"de* obligations de la Nationale.'tandis que la banque a absorbé\"$cs opérations montréalaises sur.le marché monétaire.À Toronto, toutefois, c'est LBG qui a abwjrbc les opérations sur le marché rdV nctairc de la Nationale.La possibilité de s'associer dans la distribution des produits \u2022financiers est étudiée, mais M.Brunei ne veut pas être plus precis.Il affirme seulement que l'on fera plusieurs tests et que selon lui, lu viabilité du concept de supermarche financier est encore u démontrer.¦ « A la suite de lu reorganisation, le comité exécutif de LBG comprend maintenant six personnes: trois anciens de Lévesque Beau-bien, deux de Geoffrion Lcclerc et une de la Banque Nationale.Pierre Brunet est président et chef de la direction, Paul Pommier et René larry.tous deux premiers vice-presidents exécutifs et conjoitement responsables du financement corporatif.Andre Godbout, premier vice-président executif et responsable des ventes au détail et de l'arriere-boutiquc.lean Turmel.qui est premier vice-président exécutif :i lu Banque Nationale et qui supervise les obligations, et enfin Guy Desma-rais, qui demeure un dirigeant senior, mais qui n'a plus de responsabilité administrative spécifique.Notons que Michel Bélanger esl devenu président du conseil.Par uilleurs, comme c'est deve-nu l'usage dans l'industrie des services financiers, les vice-presidents se ramassent u lu pelle: marketing oblige, dit-on.On compte donc trois premiers vice-présidents executifs, trois vice-présidents exécutifs, 23 premiers vice-présidents et III vicc-presi-dents.En tout, il y a un vice-pre-i dent quelconque pour 10 employés! Il n'y a pas de gros vendeur qui ne soit vice-president.:t.- H ft.\u2022V n -I t i» - , M 17-1 14 17.jO - < V-1 i > » n - \u2022 » m» ?-i i f i il ?>\u2022* \u2022) ¦p.a * 5 S - 5 1 f : ?U ta- i i n-¦¦.S'.ii » \u20220 2 i - S o Jh» t o *:» 0 - i 4 J MS 3 -?lit t n i.m- i o:< i.- .m 04 i- n i t I 14 ; a a 1, U +3 h u H n -j 10 u il 10 10 so 10 i?)S il H i 10 -I N \u20220 -! 55 « -5 Le taux d'escompte a un léger frisson à la hausse Presse Canadienne MONTRÉAL\tTORONTO\tDOW JONES\tL'OR (NEW YORK)\tDOLLAR CANADIEN ^ 2015,977«W 1 (+15.54) 1\t^âtj 3958,84 1 (+23,61 ) 1 1 (+0,60% ) |\t^ 2635,62^.1 (+22,57) 1 1 (+0,86% ) |\tr373!7ôn _I (-1.20) 1 ^^-0,32%)^\tr$j$0,8450 \t\t\t\t OTTAWA La Banque du Canada a relevé son taux d'escompte de 12.32 à 12,36 pour cent hier, maigre un repli des taux d'intérêt ù court terme intervenu cette semaine aux Etats-Unis.La perspective constante du crédit cher a fait monter le dollar canadien sur les marchés dc^ changes cette semaine, ont fait observer les économistes.Et la politique de la banque centrale qui consiste a maintenir le loyer de l'argent a un haut ni veau pour refroidir l'inflation.,> considérablement agrandi l'écart entre les taux canadiens et les tuux américain', ces derniers temps.Bien que le taux d'escompte uil etc revise en hausse depuis deux semaines, les spécialistes estiment que cela ne devrait avoir aucune incidence sur les taux des ban ques privées.H « -5 11 15 -4 ?/ n ti M 15 H -i H M -S 10 tt » 50 +5 31 il 15 15 +5 U -t \u20225 il n .i 40 4 i; -u u -( 13 I n 4! -' Écono-flashes La CORPORATION FINANCIERE POWER progresse ¦ La Corporation Financière Power a tire un gain extraordinaire de $ 151,9 millions de la vente récente de Montréal Trustco, rêvé le-t-e Ile dans son dernier rapport trimestriel aux actionnaires.Le bénéfice net d'exploitation a par ailleurs augmenté de 33 p.cent pour atteindre $53.1 millions ou 59 cents l'action au cours du dernier trimestre termine le 30 juin dernier.Notons que ces derniers chiffres n'incluent qu'un mois d'opération pour Montréal Trustco.La Financière Power annonçait mercredi la nomination de M.Robert Cratton à titre de nouveau président.UNIGESCO: Précision ¦ Le président de la société Unigesco, le principal actionnaire de Provigo, tient à préciser que cette dernière est intéressée à acheter des marchés Steinberg qui seraient revendus par te futur acquéreur, mais insiste-t-il, «dépendamment des conditions de prix et de l'emplacement » pour chacun d'entre eux.CANADIEN PACIFIQUE: transactions interrompues ¦ Canadien Pacifique a fait savoir qu'à sa connaissance, il n'y a aucune raison pour justifier la forte activité d'hier sur son titre.Les transactions sur CP ont été interrompues pendant la journée en raison d'un déséquilibre entre les ordres d'achat et de vente.En clôture, le titre était en hausse de $1 à $2o's.Plus de 1,7 million d'actions du CP ont changé de mains durant la journée.Selon des négociateurs qui suivent la compagnie, il y a eu des rumeurs d'ordres d'achat importants venant d'Europe.Également, il a été question de l'annonce d'une restructuration de la compagnie hier.Depuis quelque temps, des rumeurs circulent concernant CP, la compagnie étant perçue comme candidate à une offre publique d'achat ou à une restructuration majeure.La SUN LIFE achète TRUST CORONET ¦ La Sun Life du Canada achète la compagnie Trust Coronet, de Toronto, une filiale en propriété exclusive de Crownx.Cette acquisition donne à la Sun Life la possibilité d'accéder au marché de l'intermédiation financière, qui englobe les hypothèques, les placements à court terme et les certificats de placement garanti.Constituée en 1913, Trust Coronet a un actif de plus de $600 millions.Elle est présente partout au Canada.La Sun Life dispose d'un réseau de distribution de 1425 membres et celui de Trust Coronet en compte 700.Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé.KAUFEL revend deux millions d'actions ¦ Le groupe Kaufel, fabricant de systèmes d'éclairage de secours et de systèmes auxiliaires d'alimentation, a déposé un prospectus définitif pour la revente de deux millions d'actions votantes de catégorie B.Elles doivent être émises aux acheteurs de bons de souscription spéciaux en vertu d'un placement privé effectué en mai par l'intermédiaire des courtiers ScotiaMcLeod, Lévesque Beaubien Geoffrion et Nesbitt Thompson Deacon.La société a tiré de ce placement privé un produit brut de $ 21,2 millions.LOCIBEC: projet avec le Centre hospitalier Ste-Thérèse ¦ Logibec Groupe informatique a conclu une entente avec le Centre hospitalier Sainte-Thérèse de Shawinigan en vue d'informatiser toutes les données cliniques contenues dans le dossier des bénéficiaires.Logibec développera aussi un dossier clinique complet informatisé ainsi que des outils informatiques cliniques en collaboration avec le Service clinique de recherche en informatique du centre.Cette entente devrait permettre à Logibec de rendre disponible à l'ensemble de sa clientèle L'expertise et les concepts expérimentés par les professionnels de cet établissement.SEARS vend sa participation dans ALLSTATE ¦ Sears Canada a conclu une entente de principe en vue de la vente de sa participation de 25 p.cent dans la compagnie d'assurances Allstate Canada à la compagnie-mère Allstate Insurance.Les détails de la transaction n'ont pas été révélés.Après les approbations requises, Allstate Canada deviendra une filiale à part entière de Allstate Insurance. A 14 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 28 JUILLET 1989 Meubles Pascal Pascal Ouest Centre d'achats Le Bazar 3600.Côte-Vertu Ouest < 431-7170 Pascal Est A l'ouest des - 6alenes d'Aniou 6800.Jean-Talon Ebt ^^^71 NOUVEL ARRIVAGE! Chrysler annonce 2 300 suppressions d'emplois Agence France-Pœ* BŒD Circulaire du Conseil d'Administration relativement à l'offre d'une filiale en propriété exclusive de Olympia & York Developments Limited dateedu l-ljuillet 1989 d'acheter au comptant la totalité des actions ordinaires, des bons de souscription 5,50 $, des bons de souscription 7.06 $, des actions privilégiées catégorie A série 1, des debentures convertibles 8 % et .des debentures convertibles 10 3/4 % en circulation de Corporation de Développement BCE \u2014Recommandation\u2014 Pour les motifs exposés dans la circulaire du conseil d'administration datée du 24 juillet 1989, les administrateurs de BCED recommandent que les porteurs des titres de BCED mentionnés ci-dessus acceptent l'offre faite par la filiale en propriété exclusive d'Olympia & York Developments Limited.Les porteurs de bons de souscription 5.50 $ peuvent obtenir copie de ta circulaire dû conseil d'administration en tangue angtalse ou en tangue française en s'adressant à Compagnie Trust National, services aux société.900-666 Burrard Street.Vancouver (Colombie-Britannique) V6C 2Z9.œntoir ¦ Chrysler, troisième constructeur automobile américain, va supprimer 2300 emplois d'ici à la fin de l'année dans le cadre d'un plan de réduction d'un milliard de dollars de ses dépenses face à la faiblesse des ventes du groupe et aux changements du marché, a annoncé hier son président, M.Lee lacocca.Ces réductions, qui représentent environ 1.8 pour cent des 123 personnes que comptent les effectifs totaux du groupe, s'inscrivent dans la stratégie à long terme de Chrysler, dont l'objectif est de rendre le constructeur plus compétitif, a souligné M.lacocca.«Ces mesures ne sont pas seulement prises en réaction au ralentissement actuel des ventes, a-t-il déclaré, mais plutôt en réponse aux changements qui se produisent sur le marché depuis ces dernières années».«Le volume récent des ventes a retrouvé le niveau normal que nous avions anticipé, a poursuivi M lacocca, et nous devons de ce fait prendre des mesures pour préserver notre rentabilité».Du 1er janvier au 20 juillet, les ventes de Chrysler ont reculé de 14,8 pour cent par rapport à la même période en 1988, alors que ses ventes de camionnettes ont baissé de seulement 0,4 pour cent.Les ventes des huit construe-leurs américains ont baissé de 5,3 p.cent sur la même période et celles de camionnettes de 1,8 pour cent.Ces suppressions d'emploi se feront en partie par des départs anticipés à la retraite.M.lacocca a indiqué qu'il y aurait également d'autres restructurations dans d'autres branches d'activité du groupe.Peu après avoir racheté en août 1987 American Motors, dont Re- nault détenait 4b pour cent du capital.Chrysler avait supprimé 3600 emplois, principalement par des départs anticipés en retraite.Chrysler doit annoncer ses résultats financiers pour le second trimestre de son exercice £89.jeudi.General Motors, premier constructeur américain,.a annoncé un légère baisse des ses bénéfices sur cette période alors que Ford a rapporté une chute de 15,4 pour cent de ses bénéfices nets.Visa et MasterCard accusées de cartel Agence Frunce-Pmac SEW YORK ¦ Douze États américains ont engagé une action en justice contre les groupes de services financiers MasterCard et Visa en tes accusant d'entente illicite pour contrôler le marché en pleine d'expansion des cartes de paiement.Selon la plainte déposée mercredi soir auprès d'un tribunal fédéral de New York.Visa USA et MasterCard sont accuses de tenter de créer un monopole en formant une société conjointe, baptisée Entree et également en prenant le contrôle des deux plus grands réseaux américains de distributeurs automatiques de billets, il s'agit de Cirrus System Inc de Downers Grove ( Illinois) et de PLus System Inc basé à Denver (Colorado).Ces dernières avaient envisagé de fusionner leurs activités.Le ministre de la Justice de l'État de New York.M.Robert Abràms, a observé «qu'il n'était pas nécessaire d'être un expert en législation antitrust pour comprendre ce qu'ils font (Mastercard et Visa)», en ajoutant que ces deux groupes avaient réussi au cours des dernières années à monopoliser le marché et ce en violation des lois fédérales et de celles de l'État.M.Abrams a observé que 93 p.cent des achats de détails se faisaient actuellement au comptant ou par chèques aux États-Unis.On peut ainsi imaginer a-t-il souligné, «le marché potentiel des cartes de paiements et les conséquences de leur développement pour les consommateurs et les magasins».Contrairement aux cartes de crédit, les montante facturés sur les cartes de paiements sont tirés presque immédiatement sur le compte bancaire de leur détenteur.Hausse des bénéfices de Radiomutuel Presse Canadienne ¦ Radiomutuel a enregistré, au cours de la période de neuf mois se terminant le 26 mai 1989, des revenus de $23,38 millions, en hausse de 18,2 pour cent par rapport aux $ 19,77 millions enregistrés à la même période l'an dernier.Les frais d'exploitation ont atteint S 20,95 millions, comparativement à $ 17,88 millions l'an dernier.Le bénéfice d'exploitation avant amortissement et intérêts a été de $ 2,43 millions, comparativement à $ 1,89 millions pour la même période l'an dernier.Le bénéfice par action avant postes extraordinaires et le bénéfice net de la compagnie ont été respectivement de 13 cents et de 12 cents, comparativement à 22 cents et 35 cents au cours de la période précédente.Selon le communiqué de Radiomutuel, cette baisse de rendement s'explique par les investissements de $ 8,5 millions effectués au cours du premier trimestre et par une perte de $ 250,000 encourue suite à un investissement qui n'a pas donné les résultats escomptés.Radiomutuel exploite cinq stations de radio MA et sept stations MF.Elle possède aussi un intérêt de 50 pour cent dans Musique Plus et de 19 pour cent dans la Société nationale d'affichage Omni.KOT1IMANS INC.DIVIDENDES DÉCLARÉS Les dividendes suivants sont déclarés payables le 17 septembre 1989 aux actionnaires inscrits a la fermeture des affaires le 1 septembre 1989: ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE SÉRIE A Dividende trimestriel régulier n° 83 de 1,71 WS .par action privilégiée de série A.' ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE DEUXIÈME RANG ; Dividende trimestriel régulier n° 80 de 0,331/8 S ! par action privilégiée de deuxième rang.ACTIONS ORDINAIRES Dividende trimestriel de 0.50 S par action ordinaire ! Toronto.Ontario Le 25 juillet 1989 Brian Capper Secretaire général La Kirin Dry est arrivée! Parce que la vie ça n'attend pas! La Fondation canadienne du rein S.V.P.Donnez généreusement Courez vite chez votre épicier! KIRIN DRY est arrivée! Symbole légendaire de la civilisation qui a inventé la bière «DRY», la KIRIN DRY est la bière traditionnelle des Japonais.Découvrez la saveur «DRY», l'authentique de KIRIN, au goût raffiné, sec et franc, sans arrière-goût.KIRIN et KIRIN DRY, les bières les plus recherchées par les temps qui courent, maintenant disponibles partout.X KIRIN LE GOUT LEGENDAIRE DU JAPON."]
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