La presse, 12 juin 1989, B. Informations nationales
[" D D Informations nationales Le Monde Arts et Spectacles \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, LUND112 JUIN 1989 SONDAGE GALLUP 74 p.c.des Canadiens pensent que l'assurance-chômage sert à s'offrir des «vacances gratuites» Près des trois quarts (74 p.cent) des Canadiens sont d'avis qu'un grand nombre de personnes considèrent les prestations d'assurance-chômage comme un moyen de se procurer des «vacances gratuites» et ne tentent pas sérieusement de se procurer du travail.Dix-neuf \\ pour cent des répondants s'inscrivent en faux contre cette assertion, tandis que 7 p.cent ne formulent pas d'opinion.H est intéressant de noter que cette attitude est moins répandue qu'en I976, la dernière année où la question avait été posée.Il y a 13 ans, les chiffres s'établissaient à 85 p.cent, 9 p.cent et 6 p.cent respectivement.C'est dans les provinces de l'Atlantique que ce cynisme à l'endroit des prestataires est le plus en évidence, puis- \\ qu'il est partagé par 85 p.cent de la population des quatre provinces de l'Est, en comparaison de 76 p.cent dans l'Ontario, 75 p.cent dans les Prairies, 72 p.cent au Québec et 67 p.cent seulement en Colombie-Britannique.Cette attitude s'explique à n'en pas douter par le fait que les provinces de l'Atlantique ont toujours accusé un taux de chômage supérieur à celui des autres régions du Canada.On a demandé par ailleurs aux répondants s'ils pensaient que le gouvernement vérifiait d'assez près le bien-fondé des revendications des postulants.1 Cinquante-sept pour cent sont d'avis que le gouvernement n'est pas suffisamment strict à ce sujet, tandis que 32 p.cent se disent de l'avis contraire et que 11 p.cent n'ont pas d'opinion.Ces chiffres indiquent que le nombre des Canadiens qui pensent que le gouvernement fait un bon travail dans ce domaine a augmenté au cours des 13 dernières années, puisqu'on 1976, seuls 22 p.cent des Canadiens se disaient d'avis que les demandes des chômeurs étaient examinées d'assez près.Les conclusions du dernier sondage se fondent sur 1 016 interviews efectuées entre le 17 et le 20 mai auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent près dans 19 cas sur 20.Côté prétend que le PO ne réussira pas à «salir» le gouvernement comme en 1976 Le ministre des Transports s'en est pris aux médias qui n'auraient pas accordé beaucoup d'importance à la réplique du gouvernement dans le dossier du «dézonage» NORMAN DE LISLE de la Preste Canadienne QUÉBEC Contrairement à ce qui s'est passé entre 1973 et 1976, l'opposition péquiste ne réussira pas cette fois «à salir» le gouvernement libéral de Robert Bouras-sa, a affirmé hier le ministre des Transports et organisateur libéral de l'Est du Québec, M.Marc-Yvan Côté.M.Côté était l'orateur invité à l'assemblée d'investiture libérale dans le comté de Vanier, où les 300 militants présents ont reconduit sans opposition l'avocat Jean-Guy Lemieux comme candidat.«Cette fois-ci, les péquistes ne réussiront pas car ils ont été au pouvoir et on sait de quoi eux-mêmes sont capables», a dit M.Côté.Le ministre libéral a rappelé que depuis deux semaines, l'opposition péquiste a soulevé «de présumés scandales» dans le «dézonage» de territoires agricoles dans la région de Laval.«Le chef de l'opposition Guy Chevrette a réajusté son tir en fin de semaine.Il reconnaît maintenant qu'il n'y a pas eu de spéculation MaroYvan Côté mais soutient que c'est grâce au PQ».« Donc il n'y a pas eu de spéculation, comme l'affirme le premier ministre Bourassa depuis deux semaines», a dit M.Côté.«Notre gestion des affaires publiques a été excellente et rien n'a pu jusqu'à maintenant ccorcher le travail du Parti libéral», a dit le ministre.De 1973 à 1976, l'opposition péquiste du temps avait graduellement miné la crédibilité du gouvernement Bourassa en met- Des représentants de «Mettons le budget sur la voie» manifestent à Montréal MARIO GILBERT de la Presse Canadienne r il\"1\u2014 Les représentants de la campagne «Mettons le budget sur la voie» ont fait escale à Montréal, hier, pour manifester leur mécontentement face au récent budget du ministre des Finances, Michael Wilson.Descendues d'un train de Via Rail un peu plus tôt, une centaine de personnes, issues de différents milieux, se sont réunies devant le Complexe Guy-Favreau, boulevard René-Lévesque, à l'invitation du Comité canadien d'action sur le statut de la femme, du Réseau Pro-Canada et de la Fraternité canadienne des cheminots.Ruth Rose, vice-présidente du Comité canadien d'action sur le statut de la femme, a ouvert le bal en dénonçant les fausses promesses des conservateurs aux dernières élections.«Ils nous avaient juré qu'après le libre-échange, ils ne toucheraient pas aux programmes sociaux.Six mois plus tard, ils retiraient leur contribution au programme d'assurance-chômage.«Si MM.Mulroney et Wilson déclenchaient des élections sur ce budget, a lancé Mme Rose, on aurait un nouveau gouvernement à Ottawa.» M.René Moreau, vice-président de la Fraternité canadienne des cheminots, région Saint-Laurent, a quant à lui dénoncé les coupes dans le budget de Via Rail.«Le ministre des Transports prétend que les Canadiens ne sont pas intéressés par leur service ferroviaire aux voyageurs.M.Bouchard, vous êtes un menteur.» Une centaine de personnes dont ce steward ont manifesté hier devant le Complexe Guy-Favreau pour protester contre la diminution du budget de VIA Rail au pays.Selon M.Moreau, Via Rail devrait plutôt moderniser ses équipements, ce qui réduirait à moyen terme les coûts d'exploitation.Le dernier budget Wilson prévoit une réduction de $100 millions cette année du budget de $641 millions de Via Rail.La société de la Couronne doit présenter le 30 juin prochain au ministre des Transports, Benoit Bouchard, ses scénarios de gestion des coupes budgétaires.Le ministre a indiqué, la semaine dernière, que tous les scéna- photo pierre lalumiere.13 Presse rios étaient envisageables, y compris le démantèlement complet de Via Rail.Seules les lignes desservant les régions éloignées, et où l'accès par route demeure impossible, seront protégées.Pour Guy Chartrand, président de Transport 2000, c'est le gouvernement qui est responsable du chaos existant à Via Rail, «parce qu'il n'a pas voulu investir dans la modernisation».Selon lui, il n'est pas possible de couper dans les budgets sans couper dans les services aux voyageurs.Quant aux lignes protégées, «le gouver- nement ne dit pas à quelle fréquence ces trains quitteront les gares.Une fois la semaine?» Des femmes touchées par les coupures Beaucoup de femmes, aussi, à cette manifestation contre le budget Wilson.Plusieurs étaient venues dénoncer l'abandon, par le gouvernement conservateur, de sa promesse de doubler les places en garderies au pays.Une coupe de $4 milliards, selon Mme Micheline Ferron, de l'Association canadienne de promotion des services de garde a l'enfance.«C'est l'accès des femmes au marché du travail qui a été coupé», explique-t-elle.Des représentantes du secteur de l'agriculture, des immigrantes, des autochtones, de groupes d'action-chômage avaient aussi accepté de monter dans ce train de dénonciation.Le président de la Coalition pour la défense du service français à Radio-Canada, Robert Ga-gnon, avait envoyé une lettre dénonçant les coupes dans le budget de la société d'Etat.Comparant le rôle des services français au pays à celui du chemin de fer au I9ème siècle, M.Gagnon a qualifié ces coupes de «consternantes».Les participants à la campagne «Mettons le budget sur la voie» parcourent le pays en train depuis le 4 juin dernier.Ils quitteront Montréal ce matin pour se rendre à Ottawa, où ils se joindront à la manifestation de l'Assemblée des premières nations, sur la Colline parlementaire.Ils rencontreront aussi les caucus des partis de l'opposition.Le gouvernement a refusé de les entendre.Dans leur prime jeunesse, les politiciens n'étaient pas tous les jours des anges d'après Canadian Press TORONTO Le chef néo-démocrate Bob Rae a perdu son emploi de brigadier scolaire parce qu'il avait lancé des balles de neige à des automobilistes.Parler en public était une des activités préférées du premier ministre Brian Mulroney.Le premier ministre ontarien, David Peterson, était, enfant, «un petit gros qui portait des lunettes et qui n'était pas très bon en sport».Ce sont quelques-unes des confidences faites aux élèves du Regal Road Public School.À l'occasion des célébrations du 75e anniveraire de l'institution, les élèves de 4e, 5e et 6e année ont écrit à des Canadiens célèbres en leur demandant de raconter certaines histoires qui remontent à leurs années d'école.Ils ont reçu de nombreuses réponses de politiciens, d'hommes d'affaires, d'écrivains et de champions sportifs.Celles-ci prenaient v la forme de lettres rédigées sur David Peterson papier à en-tète officiel tout autant que de courts messages écrits à la main.«Nous croyons que les élèves de l'élémentaire apprennent par le biais des récits que les gens font de leurs expériences, a expliqué la directrice adjointe, Mme Susan Colleran.Nous voulions que cjjs histoires soient vivantes.» Institutrice en 5 et 6e années, Ronnie Helfand a raconté que l'élève qui avait reçu la réponse de M.Mulroney «était si fière qu'elle avait littéralement explosé de joie.Elle m'a dit: \"J'ai prié, (e savais que je l'obtiendrais un jour.\"» Tous les Canadiens en vue n'étaient pas des anges lorsqu'ils étaient enfants.Le premier ministre Peterson a rapporté qu'à l'âge de 11 ans, alors qu'il se baladait sur les dunes de sables, un ami et lui ont découvert un vieux char d'assaut abandonné.En alimentant le véhicule en carburant, ils finirent par parvenir à le faire démarrer.Pendant plusieurs jours, les deux camarades se déplacèrent sur les dunes de sable au volant de leur engin, heurtant les petits arbres sur leur passage.L'aventure secrète prit fin lorsque le père du futur premier ministre obligea ce dernier à lui avouer la vérité et contacta aussitôt l'armée.L'écrivain Pierre Berton a rappelé qu'il assistait aux leçons dans une petite école primaire du Yukon qui comptait à peine trois pièces et où la température descendait parfois sous le point de congélation.Un des meilleurs tours consistait à amener un des plus petits à poser sa langue sur une poignée de porte.À cause du froid, presque toute la peau de la langue était arrachée.Bob Rae s'était également attiré des ennuis, au jardin d'enfants, pour avoir emprisonné une petite fille derrière de gros blocs de construction.Le leader néo-démocrate, qui est allé à l'école à Washington D.C., a raconté que tout le monde le trouvait bizarre parce qu'il ne voulait pas mettre sa main sur son coeur pour prêter le serment d'allégeance au drapeau américain.Il était un enfant actif qui jouait du violon dans l'orchestre de l'école, aimait le baseball et livrait le journal, notamment chez l'ancien président Richard Nixon.} tant en lumière certains dessous de l'administration publique.La stratégie libérale sera claire, si on en croit M.Côté: le gouvernement va répliquer en mettant en lumière certains passages de l'administration péquiste.«La semaine dernière, on a dévoilé des faits sur la vente de terrains en 1982 par le ministère des Transports.Le Parti québécois a alors permis l'occupation de terres à des fins autres qu'agricoles», a dit le ministre.«Nous sommes prêts pour la bataille».Mais il a déploré la réaction des médias d'information dans ce dossier.«Notre réplique n'a pas pris le même espace dans la presse que les accusations du PQ», a-t-il dit.Le ministre a été très amer envers les médias d'information dont il a déploré aussi l'attitude dans la couverture des assemblées d'investiture des partis politiques.Il a cité d'autres exemples: les grands quotidiens de la Capitale ont accordé beaucoup d'importance à la réunion que le Parti québécois a tenue la semaine dernière, dans le comté de Levis, tandis que les conventions libérales «qui attirent des salles combles» ne font l'objet que d'entre-filets dans la presse.Après la réunion, des organisateurs libéraux ont également souligné que l'annonce d'une candidature péquiste dans le comté de Bellechasse avait fait l'objet d'une large couverture tandis que la convention libérale de Louis-Hébert «à laquelle assistaient 500 personnes» le même jour, n'avait été rapportée que très brièvement dans les journaux.M.Côté a soutenu que l'équipe libérale dans la région de Québec avait fait beaucoup pour le développement économique, notamment par la venue d'une entreprise spécialisée dans le verre plat et par l'éventuelle implantation d'une autre aluminerie.«Le Parti libéral est un parti qui passe à travers l'histoire, a poursuivi le ministre.Ce n'est pas le cas de l'Union nationale qui est morte avec Duplessis et du Parti québécois qui disparait avec René Lévesque.Au Parti libéral, on va chercher des hommes nouveaux pour renouveler le parti ».Quant au député (ean-Guy Lemieux, il a été reconduit candidat sans opposition.Trois ministres et une dizaine de députés libéraux étaient présents à son assemblée d'investiture qui s'est clôturée par un brunch.«C'est fini les chicanes à propos de la langue», déclare Claude Ryan YVES BOISVERT ¦ e suis responsable de la »dP loi 101 depuis trois mois.Est-ce qu'il y a eu beaucoup de chicane depuis ce temps-là?Mes amis, c'est fini, il n'y en aura plus, de chicane!» C'est en ces mots que le ministre de l'Éducation, M.Claude Ryan, a tracé un bilan enthousiaste de sa performance dans le nouveau dossier qu'il s'est vu confier par le premier ministre, au mois de mars.M.Ryan, avec d'autres députés et ministres libéraux, était venu appuyer son collègue André Vallerand, dont la candidature dans le comté de Crémazie «À chaque mois, depuis trois mois, nous avons reçu 500 plaintes concernant la loi 101.Là-dessus, 350 ont été réglées par une simple visite de l'inspecteur.On n'a plus besoin de traîner les gens devant les tribunaux: depuis le jugement de la Cour suprême, ils comprennent.» Par la suite, commentant pour La Presse le rapport rendu public la semaine dernière qui rend compte de l'état avancé de délabrement des bibliothèques scolaires, M.Ryan a admis qu'il y a eu «de la négligence» dans l'ensemble du ré- seau scolaire et au ministère de l'Éducation au cours des dernières années.«|e vais étudier ce rapport, qui me semble très consciencieux et très sérieux, a dit le ministre.Mais les crédits pour l'année 1989-1990 sont déjà alloués, alors il faudra attendre au prochain budget avant de débloquer de nouveaux fonds.«l'ai déjà dit que la situation est préoccupante.Je pense qu'un rattrapage progressif s'impose, mais pas uniformément.Certaines commissions scolaires n'ont aucun problème, alors que d'autres accusent un grand retard.H faut voir pourquoi.» Quant à la nouvelle voulant que la proportion de francophones diminue sur l'île de Montréal, M.Ryan ne compte pas se prononcer avant «quelques mois».«|c suis en train de lire un rapport d'un autre chercheur sur le même sujet et je constate que de nombreux problèmes de méthode se posent.La manière dont les questions sont posées dans les recensements varie et il faut être très prudent avant de tirer des conclusions.Par exemple: qu'est-ce qu'un allophone?Quelqu'un qui ne parle pas français à la maison.Mais parlc-t-il français à son travail?» Les Acadiens veulent aussi être enchâssés dans la Constitution Presse Canadienne BATHURST.N.-B.La Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick continuera de réclamer l'enchâssement de la loi 88 dans la Constitution canadienne et maintiendra sa position sur l'Accord du lac Mcech, qui consiste à reconnaître la spécificité du Québec tout en ayant des réserves par rapport aux questions de la femme et des pêches, oubliées, estime-t-elle, dans l'entente.Une résolution du professeur Léon Thériault, de l'Université de Moncton, qui demandait à la SAANB de reconnaître les objectifs de l'accord et de faire pression sur le gouvernement McKen-na pour qu'il signe l'entente, a été déposée hier lors de la réunion annuelle de l'organisme, à Ba-thurst.Cette question du lac Meech ne fait pas l'unanimité à l'intérieur de la SAANB.Certains estiment que la loi 88, qui reconnaît la spécificité des Acadiens, doit être enchâssée avant que les Acadiens ne se prononcent sur l'accord constitutionnel.D'autres intervenants pensent que, comme Acadiens, il faut d'abord penser à eux-mêmes et que l'Accord du lac Meech ne fait rien pour garantir les droits des Acadiens.Les dispositions de l'accord sur les femmes et les pêches ne sont pas claires non plus et des intervenants ont soutenu que ia position de la SAANB doit refléter ces craintes.La proposition a été déposée parce qu'on considère que de faire pression sur le gouvernement McKenna pour qu'il signe l'entente minerait la position maintenue depuis l'an dernier par la SAANB.Une autre proposition, qui demandait celle-là l'organisation d'une autre Convention d'orientation nationale des Acadiens (CONA), a été déposée parce qu'elle ne pouvait faire consensus.Les avis différaient non pas sur la nécessité d'une convention mais sur le moment propice de l'organiser.Certains intervenants ont soutenu qu'une convention nationale permettrait de mousser le concept d'«acadienncté» qui s'est perdu depuis quelques années.D'autres croient par contre que la concertation des différents organismes acadiens est un processus qui remplace en quelque sorte une convention.Ce sont les jeunes qui ont soutenu que le besoin d'une CONA est nécessaire parce qu'ils n'ont pas été exposés comme les plus âgés à celle de 1979.De plus, pour les jeunes, le concept d'«acadien-neté » n'est pas ancré , Editorial LA PRESSE, MONTREAL, LUNO112 JUIN 1989 La Pn Paul Deunarais cxesid«*H du conseil d administration Roger D Landry president et éditeur Claude Masson «Jiteur JdKXit Marcel OesiartMm directeur de I irrfocmaticn Alain Oubuc «Moraliste en chef Les vices cachés de la taxe de vente fédérale Le Canada traversera une période pénible lors de l'introduction de la taxe de vente fédérale au début de 1991.Selon le Conference Board du Canada, la croissance sera ralentie, des emplois seront perdus et l'inflation augmentera.Ces effets seront cependant temporaire, à moins que tout le monde se mette à réagir de façon irrationnelle.L'introduction de la nouvelle taxe, par exemple, augmentera les prix des produits et des services qu'elle frappera.La hausse de l'indice des prix à la consommation ne deviendra toutefois inflationniste que si les syndicats exigeaient \u2014 et obtenaient \u2014 des hausses salariales pour compenser cette perte du pouvoir d'achat.Sans cette hausse des salaires, le Canada pourrait répéter l'expérience de la Nouvelle-Zélande où l'inflation consécutive à l'introduction d'une taxe à la valeur ajoutée n'a duré qu'un an.Quant au ralentissement économique, il s'expliquera par cette baisse du pouvoir d'achat, mais il sera rapidement renversé par la stimulation des exportations.En effet, la taxe fédérale actuelle sort tout droit d'Alice au pays des merveilles car elle défavorise les exportations et favorise les importations.Des éléments utilisés dans la fabrication de biens d'exporta- tions sont taxés, ce qui revient à imposer une légère taxe sur les exportations.Par ailleurs, la taxe sur les produits canadiens est en moyenne d'un tiers plus élevée que sur des produits concurrents importés.Avec la nouvelle taxe, ces énormes distorsions seront éliminées.Selon le Conférence Board, la nouvelle taxe fera plus pour stimuler les exportations que le traité de libre-échange.Les effets d'une nouvelle taxe à la consommation sont bien connus, car la plupart des pays européens ont changé leurs systèmes depuis une trentaine d'années; ils sont généralement loin d'être désastreux.Mais la TVA et ses variantes, comme celle que le Canada utilisera, ont la réputation d'être des machines à sous.Peu de gouvernements résistent a la tentation de fixer le taux de la taxe a un niveau qui leur procurera de nouveaux revenus.Pour le Canada, dont le déficit budgétaire est particulièrement recalcitrant, la taxe de vente fédérale permettra de diminuer le déficit dès son introduction sans que le contribuable ne le remarque trop.Par la suite, selon le Conference Board, il est probable qu'Ottawa augmentera le taux au-delà du seuil de neuf pour cent prévu par le ministre Wilson.Il est ainsi évident que le ralentissement économique qui suivra l'introduction de la taxe sera moins provoqué par celle-ci que par son taux excessif.N'importe quelle autre augmentation subite du revenu gouvernemental en ferait autant.Il n'en reste pas moins qu'a la lumière des détails fournis il y a un mois par le ministre des Finances, la taxe comportera trois graves défauts: elle ne s'appliquera pas uniformément à tous les biens et à tous les services; elle n'englobera pas les taxes provinciales dans un système unique; elle provoquera des remous économiques inutiles.Toute l'argumentation du gouvernement devient alors extrêmement faible.La nouvelle taxe ne sera ni simple ni très équitable comme on pouvait l'espérer.Par ailleurs, elle sera un moyen d'augmenter les revenus du gouvernement, contrairement à ce qu'il a toujours prétendu.Une fois que le gouvernement aura enfreint la discipline qu'il s'était imposée, la tentation sera très forte de rajouter encore quelques points au taux et de ne pas chercher a maîtriser des dépenses inutiles pour diminuer le déficit.Une taxe fédérale de 9 pour cent en plus du 9 pour cent de la taxe provinciale n'est pas la fin du monde comme le montrent les taux européens, qui dépassent 20 pour cent dans plusieurs cas.Mais il est important que le gouvernement justifie un taux aussi élevé par une excellente gestion de ses dépenses.Au Canada, ce n'est pas encore le cas.Frédéric w acn 1ERE Après la mort de Mélanie Côté La triste mésaventure qui a entraîné jusqu'à sa mort Mélanie Côté a ému un très grand nombre de personnes.En pareilles circonstances, une réflexion commune vient à l'esprit: «si c'était mon enfant.» Mélanie Cote, 16 ans, et quatre de ses amis \u2014 deux garçons et deux filles \u2014 ont certainement commis une imprudence en descendant au niveau du rail de la station de métro Sherbrooke, atteignant la ligne de courant qui alimente le métro et qui compte 750 volts.Transportée par ses compagnons à l'hôpital Jean-Talon, souffrant de brûlures et d'étourdisse-ments, elle s'est évanouie une fois rendue à l'hôpital.Elle devait succomber à ses blessures le lendemain après-midi, douze heures plus tard, dans son lit, au domicile de ses parents.L'adolescente a-t-elle reçu des soins adéquats à l'hôpital Jean-Talon de Montréal?Est-il vrai, selon les témoignages de ses compagnons et compagnes, que la jeune fille n'a reçu pour tout traitement que des compresses d'eau froide pour ses mains brûlées, et ce, après plusieurs demandes?Est-il vrai que jamais un membre du personnel n'a pris ses signes vitaux, même après son évanouissement?Est-il exact qu'il n'y avait personne de disponible à l'admission pour ouvrir un dossier à Mélanie afin d'accélérer le processus médical?Mis au courant que Mélanie devait subir des examens à la fin de l'année scolaire parce qu'elle souffrait d'arythmie cardiaque, le personnel de l'urgence a-t-il réagi davantage?Le rapport intégral soumis par le directeur général de l'hôpital Jean-Talon à la ministre de la Santé et des Services sociaux, et rendu public en fin de semaine, répond à chacune des interrogations soulevées.Selon le directeur général, M.Pierre Ledoux, «toutes les étapes se sont déroulées normalement, sans heurt ni cri, de façon civilisée, professionnelle et humaine*.On veut bien le croire sur parole, mais il y a contradiction flagrante entre les témoignages recueillis et la version de l'hôpital.Toutes les questions soulevées et bien d'autres devront donc être posées au cours de l'enquête publique du coroner qui aura lieu bientôt.Mais, déjà, à la lumière même du rapport de l'hôpital, il est évident que les soins hospitaliers sont réduits à l'urgence la fin de semaine et la nuit.Le seul médecin présent était surchargé.Ce constat a déjà été fait dans d'autres centres hospitaliers.Il aura fallu malheureusement un nouveau drame pour démontrer qu'un sérieux problème existe.Claude masson DROITS RESERVES La boîte aux lettres Un projet absurde ¦ Ayant pris connaissance du projet de loi 146 par le biais de l'article de Francine Pelletier dans La Presse (89-05-27), je ne peux dire qu'une chose: avec un tel projet de loi, j'aurais mieux fait de rester célibataire.Car, étant moi-même une femme de carrière avec un bon salaire, ayant ma propre maison payée et faisant continuellement des placements afin de faire fructifier mon argent pour essayer de m'assurer un avenir confortable (sans me fier au Régime des rentes du Québec), je ne peux que m'indigner devant un tel projet de loi qui m'apparait comme étant du socialisme pur et simple.' Pourquoi faut-il que le gouvernement se mêle encore de nos affaires personnelles?Occupez-vous donc des vôtres, occupez vous donc de la création d'emplois, du manque de personnel dans les hôpitaux ou encore de l'environnement.Dites-vous bien que personne ne peut répondre du lendemain; ce qui était un rêve hier peut devenir un cauchemar le lendemain.Au début du mariage, on a une multitude de beaux projets.Ne dit-on pas «tout nouveau tout beau»?On ne pense pas au côté financier, on se dit que l'argent n'a pas .d'importance et que l'argent n'a pas sa place en «amour».Mais lorsque la situation change et que l'amour s'estompe peu à peu et disparait, c'est à ce moment-là qu'on commence à penser à l'argent et que tout devient compliqué.Avec un tel projet de loi, ce sera un véritable cauchemar.On ne sera plus libre de se séparer parce que le peu qu'on aura ramassé avec les années, il faudra le diviser avec le conjoint ou la conjointe (puisqu'il y a de plus en plus de femmes de carrière qui ont ou font plus d'argent que leur mari ).Dans mon cas, mon mari et moi faisons le même salaire.Exception faîte de l'auto, tout m'appartient (étant plus à l'aise que lui financièrement).Croyez-vous, Madame, que le jour où pourrait survenir un divorce entre nous, je partagerai mes biens et propriétés, ma pension, etc.?Non mais, ça ne va pas dans votre tête ou quoi !.Francine WAEYAERT Montréal La ligne de métro 7 ¦ Permettez-moi une courte intervention dans la discussion entourant l'à-propos de construire la ligne de métro 7 dans l'axe du boulevard Pie-IX.Le principal argument avancé par les partisans de la ligne 7 est que cette nouvelle ligne viendra soulager la ligne 2, branche est, saturée par l'ajout d'achalandage en provenance de la ligne 5 prolongée.Si le problème anticipé est réel, la solution à celui-ci m'apparait fort coûteuse.Une analyse plus approfondie du réseau laisse entrevoir pourtant une autre solution moins coûteuse.En effet, on constate présentement que l'achalandage de la branche ouest de la ligne 2 est nettement inférieur à celui de la branche est.11 existe donc un débalancement d'achalandage entre les branches est et ouest de la ligne 2, débalancement qui sera encore plus accentué au fur et à mesure que sera prolongé la ligne 5 vers l'est.La solution que je suggère d'étudier consiste à prolonger la branche ouest de la ligne 2 plus au nord, sur le territoire de Laval, plutôt que la branche est, et ce, avant ou en même temps que l'on prolonge la li- gne 5 plus à l'est du boulevard Pie-IX.On assisterait alors à un transfert d'achalandage important de la branche est vers la branche ouest, permettant à la branche est de la ligne 2 d'absorber, sans être saturée, le surcroit d'achalandage prévu en provenance de la ligne 5 prolongé.D'une part, des économies d'immobilisation découleront de la construction de cinq stations supplémentaires à la branche ouest de la ligne 2, plutôt que les dix stations projetées avec la ligne 7.D'autre part, des économies d'exploitation découleront d'un achalandage élevé et équilibre sur l'ensemble de la ligne 2, où une bonne fréquence pourra être assurée avec une rentabilité élevé sur toute la longueur du parcours.Claude LECOMPTE Urbaniste Montréal Financement immoral?¦ Depuis l'article de Mario Fontaine (La Presse.26 mai), les événements n'ont pas cessé de lui donner complètement raison.Quand les libéraux du Québec prétendent qu'ils respectent la loi dans leur financement, il faut s'ouvrir les yeux: leur façon de faire est complètement immorale.C'est un système de passe-droits et de patronage qu ils ont mis en place.Monsieur Fontaine est donc très judicieux lorsqu'il rapporte les propos de Roger Paquin, candidat de Saint-Jean, qui dit que si ce système est légal, il est tout à fait pernicieux.Les affaires D'Errico père et D'Errico fils sont tout à fait éloquentes à ce propos.La Presse rapporte aussi que ces pratiques ont pris naissance dans Saint-jean et que le dépu- T té Pierre Lorrain, loin de les condamner, accepte que ses organisateurs les perpétuent dans son comté.Je considère cela tout à fait inacceptable: l'éthique lui commande de démissionner de son poste de président de l'Assemblée.Guy KEMP, Longueuil Aide-toi toi-même! ¦ Suite aux articles de M.Jean-Paul Desbiens et autres sur l'enseignement, j'ai cru qu'il serait intéressant d'apporter le point de vue d'un étudiant.Après tout, ne sommes-nous pas, nous, étudiants, les personnes les plus directement visées par toutes les remises en questions du système?N'avons-nous pas notre mot à dire?.l'ai seize ans et je ne veux pas perdre un temps précieux à attendre que quelqu'un, quelque part, agisse pour améliorer le système d'éducation.Si ces messieurs en autorité refusent d'agir, eh bien, c'est à nous, étudiants, de prendre les choses en main.Au désespoir de certains professeurs, je suis un élève «affecté de douance», comme dirait M.Foglia.Cela implique que je pose de nombreuses questions (et espère obtenir des réponses), que je m'attends à recevoir un enseignement de qualité et que je vais vite, toujours trop vite! Constamment ralenti par des élèves plus lents, MAIS ÉGAUX À MOI, je dois me débrouiller seul si je veux posséder plus que les simples connaissances fournies par les programmes, à chaque année allégés.Et c'est ce message que je veux lancer aux étudiants qui veulent apprendre.L'éducation de qualité que notre système, sans succès, tente de nous offrir, nous devons l'ac- quérir par nous-mêmes.Tout déviendra tellement plus simple.M.Claude Ryan suggère une augmentation des heures de cours?Qu'à cela ne tienne, j'en ferai ! Comment?Tout simplement en allant à la bibliothèque et en me dénichant quelques bons livres, je crois que j ai appris plus avec une dizaine de livres que durant tout mon cours d'histoire de 2e secondaire! Un autre moyen, tout aussi efficace, est d'aller discuter avec un prof à la sortie d'un cours.Quelques minutes passées avec un enseignant dévoué, suffisent, parfois, à créer une complicité qui peut grandement améliorer des résultat scolaires.Le désir et le goût d'apprendre, voilà la pierre angulaire pour acquérir une bonne éducation.Et rien ne pourra ébranler ce principe, pas même les lacunes de notre système, car nous, les doués, nous sommes entre bonnes mains.nos propres mains! Dominic NAUD Étudiant, sec.IV Contradiction choquante ¦ j'ai suivi avec intérêt les édi-toriaux de M.Pierre Vennat concernant les infirmières.Dans les deux premiers articles, il présente la situation de façon honnête et juste.Toutefois, dans son éditorial du 25 mai, il apporte une contradiction on ne peut plus choquante.Il a dans le passé dénoncé la situation intolérable des hôpitaux où des unités de soins ne parviennent à fonctionner qu'avec du personnel infirmier travaillant à temps supplémentaire.Et maintenant il suggère à ce même personnel d'accep- N.B.ÊÊ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite a des article* publics duns ses pages et se réserve le droit de les abréger L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit : La boite aux lettres.La Prusse, 7, rue Saint-Jacques.Montréal.H2Y IK9.ter la trêve proposée par l'association des hôpitaux pour, soi-disant, ne pas pénaliser les malades.je me demande si votre éditorialistes est conscient du danger de perpétuer une telle situation?A-t-il une idée du rendement que peut fournir une infirmière à sa 16e ou 18e heure de travail?S'il connaissait l'ampleur des responsabilités qu'une infirmière assume, il ne souhaiterait pas qu'elle travaille en état d'épuisement pour le soigner.Les Québécois ne doivent-ils pas accepter les conséquences des décisions prises par leur gouvernement?Si, à cause de ces décisions, l'exode des infirmières se poursuit, il faudra peut-être envisager une réduction du nombre de lits disponibles dans nos hôpitaux.Après tout, on a la société qu'on veut bien se donner et il en va de même pour les services de santé.Les hôpitaux ont besoin de professionnels motivés et intéressés à leur travail.Il faut cesser de décourager les nouvelles recrues qui s'engagent dans cette voie avec beaucoup d'enthousiasme.Qu'enfin cesse cet exode et que notre personnel infirmier soit fier de pratiquer au Québec.Christine dupuis Montréal LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 12 JUIN 1989 B3 Opinions L'Arche: 25 ans d'engagement FRANCE PARADIS collaboration sptciale LW Arche de Jean Vanier fêtait récemment ses 25 ans d'existence.Ramifiées dans vingt-six pays du monde, ces maisons, qu'on appelle des foyers, abritent des personnes handicapées mentalement qui vivent ' avec des personnes qui ne le sont pas.Celles-ci s'appellent des assistants et ne gagnent que quelques centaines de dollars par mois.Une aventure pareille ne peut durer aussi longtemps et avec des structures aussi souples sans une extraordinaire dynamique dont le moteur est l'être humain et sa capacité d'engagement.Isabelle Robert est responsable de la communauté de l'Arche de Beloeil.Quand on lui demande ce qu'elle fait dans la vie, elle a un grand sourire: «Il n'existe pas de tiroir pour ranger le travail que je fais.|e vis à l'Arche.» Et elle sait que cette réponse n'est que le début d'autres questions.Trente ans, presque blonde, grande et ricaneuse.Isabelle vit à l'Arche depuis dix ans.«Quand on choisit l'Arche, on renonce à d'autres choses.Pas de plan de carrière, par exemple.Tu choisis davantage des valeurs de simplicité.Tu choisis surtout de vivre avec des gens que tu n'as pas choisis.C'est sans doute le plus difficile: vivre en communauté.» Des personnes.Le mot revient souvent.Isabelle et son équipe ne s'occupent pas du tout de bénéficiaires.Elle vit avec des personnes.«Le but de l'Arche, c'est exactement ça: vivre avec des personnes handicapées.Leur redonner la place que chaque personne a le droit d'occuper.La personne handicapée ne souffre pas d'être handicapée; elle souffre d'avoir été toute sa vie une déception.Ici, c'est son foyer et elle y occupe une place entière.» L'Arche, ce n'est pas lean Vanier.L'Arche, ce sont les personnes handicapées qui sont chez elles et où les assistants, à la limite, ne sont que des invités qui passent.Un jour, un centre d'accueil propose à Isabelle d'accueillir une nouvelle personne dans le foyer de l'Arche.Isabelle s'avance un peu trop et répond que.peut-être, oui.ce serait possible.Puisque l'Arche est leur foyer, c'est aux personnes qui y vivent de prendre une pareille décision.Or, il s'avère qu'après avoir rencontré l'éventuelle nouvelle venue, les personnes handicapées du foyer refusent de l'accueillir pour toutes sortes de raisons qui ne regardent qu'elles.Isabelle re- tourne voir le directeur du centre d'accueil et, en apprenant la nouvelle, celui-ci rétorque: «Si je comprends bien, mademoiselle Robert, vous vous laissez mener par le bout du nez par vos bénéficiaires?» Et mademoiselle Robert de lui répondre: «C'est exactement ça!».Rencontre-t-elle des échecs dans sa démarche avec les personnes handicapées?Elle éclate de rire: «Non.pas d'échec! Admettons qu'on souhaite améliorer l'estime personnelle de Cécile, dites-moi si on peut rater un pareil objectif?Z' on lui propose des moyens qu'elle n'utilise pas finalement, ne croyez-vous pas plutôt que c'est parce que ça ne l'intéresse tout simplement pas?» Les assistants sont pourtant conscients du pouvoir qu'ils pourraient avoir sur les personnes handicapées.Mais ils croient en la personne bien avant de croire qu'ils savent, eux, ce qui est bien pour elle.Pas beaucoup de vie privée, pas de salaire décent mais plutôt une sorte d'allocation, un engagement de vingt-quatre heures sur vingt-quatre.Est-ce que ça ne ressemble pas à du bénévolat?Le mot lui écorche les oreilles.«Quand on parle de bénévolat, on a l'impression de faire un cadeau.le ne fais pas de cadeau à Lorraine ou à Louis: je leur laisse la place à laquelle ils ont droit.En faisant cela.ça me permet de trouver la mienne.Ce n'est pas de la charité! Ces personnes-là me confrontent à mes propres limites, à mes peurs, à mes préjugés.C'est tout cela qu'ils me donnent.Et l'engagement c'est probablement d'accepter de recevoir des confrontations et les doutes qui viennent avec.Ce n'est certainement pas de croire que l'on donne «généreusement» à des gens qui ne peuvent pas donner.Croire cela, c'est diminuer la personne qui est en face de moi.» Patiemment et avec humour.Isabelle supporte les allusions quotidiennes à propos de son célibat et de sa supposée fuite de la réalité.On lui a même déjà demandé si elle ne craignait pas de voir le développement de ses capacités intellectuelles compromis par sa vie quotidienne avec des personnes handicapées mentalement.L'an dernier, elle renouvelait son engagement pour trois ans, choisissant de n'avoir toujours pas de carrière, pas d'enfants.Pas de tiroir, disait-elle, pour la vie qu'elle mène.Isabelle ne fait la leçon à personne.Mais je ne peux m'empêcher de songer, en la regardant vivre, que nous sommes nombreux à nous contenter de prendre de deux maux le moindre, alors qu'ils sont des centaines, dans 80 communautés de l'Arche, à choisir autre chose.La maison natale de René Lévesque à New-Carlisle.Une maison qui mérite bien d'être classée Le ministère des Affaires culturelles refuse de classer la maison natale de René Lévesque, fais-sant suite à une demande qui a été effectuée en janvier dernier par la Société historique de Gaspésie.Ce refus se fonde sur le faible intérêt architectural de cette maison (raison qui n'est pas principalement invoquée par la SHG) et malgré un avis favorable de la Direction régionale de l'Est du Québec.La valeur historique et culturelle de cette maison se situe non pas dans son architecture, mais dans le fait que cette résidence est le lieu d'origine d'un Gaspésien qui a marqué l'histoire du Québec de fa- çon très spéciale.L'ensemble des Québécois, quelle que soit leur allégeance politique, se montrent unanimes à souligner la contribution remarquable de René Lévesque pour l'histoire contemporaine du Québec et du monde de la francophonie.Voici ce que le journal The Gazette déclarait dans son édition du 9 janvier: «Love him or hate him, the late Mr.Lévesque was unquestionnably a major figure in shaping Québec over the last generation ».Le refus du ministère des Affaires culturelles s'appuyait également sur un second motif, à savoir que le récent décès de Monsieur Lévesque n'offre pas le recul suffi- sant dans le temps pour poser ce geste de reconnaissance juridique.Dans le cas d'un homme qui a eu un rôle extraordinaire dans l'histoire du peuple québécois, comme c'est le cas avec René Lévesque, le recul dans le temps n'est pas essentiel.On n'a d'ailleurs qu'à considérer plusieurs gestes posés depuis son décès, soit depuis moins d'un an et demi, tels le changement de nom du boulevard Dorchester à Montréal en celui de boulevard René-Lévesque et la décision du Collège de la Gaspésie et des iles de nommer officiellement son pavillon central, celui où l'illustre Gaspésien fut étudiant de 1933 à 1938, pavillon René-Lévesque.Les raisons alléguées par le MAC pour refuser la demande de classement de la maison natale de René Lévesque ne convainquent nullement les administrateurs de la Société d'histoire de la Gaspésie.Ces derniers ont donc demandé, le 22 février dernier, à la Commission des biens culturels (organisme qui soumet ses recommandations directement à Mme Bacon, ministre des Affaires culturelles) de reconsidérer sa décision.Roland BÉLANGER Président de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec Pourquoi ce silence des hommes d'affaires?Le Canada vit présentement une situation économique difficile qui pourrait, selon plusieurs économistes, nous plonger dans une récession au début de 1990.Les facteurs influençant l'économie nord-américaine sont multiples, variables, complexes et pas toujours faciles à contrôler.Cependant, tous s'accordent à dire que les taux d'intérêt élevés que nous connaissons présentement, sont la cause principale du ralentissement de notre croissance.La peur viscérale de voir l'inflation s'emballer crée chez le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, le réflexe automatique et quasiment aveugle d'augmenter le loyer de l'argent pour freiner la consommation.La vitalité et la survie même de l'économie nord-américaine sont étroitement liées à la consommation de biens et services.Or la politique monétaire pratiquée par M.Crow et endossée par M.Mulroney engendre un climat d'inquiétude, d'insécurité et de peur du lende- main chez le consommateur, surtout celui de la classe moyenne, l'incitant à stopper toutes dépenses autres que celles de première nécessité.Alors tout s'immobilise: plus de construction domiciliaire, plus d'achat d'autos et de biens durables, diminution des services et, en contrepartie, augmentation des charges de l'État en prestation d'assurance-chômage et programmes sociaux de toutes sortes.Le supposé malade que M.Crow voulait soigner avec une médecine de cheval, devient de plus en plus anémique et s'éteint lentement.Le malade aurait beaucoup mieux toléré et digéré une médecine douce qui aurait fait appel à son intelligence et à sa raison, pour l'inciter à consommer selon ses besoins et aspirations légitimes en accord avec ses ressources financières.Au lieu de cet appel à la raison, on nous lance à la télévision d'État un dramatique appel au secours pour aider notre gouvernement à réduire, voire à éliminer notre scandaleux déficit budgétaire.Ce n'est pas la surconsommation de biens et services, ni une inflation annuelle, somme toute bien acceptable de 4% à 6%, qui sont responsables de cet accablant déficit.La responsabilité du déficit incombe entièrement à notre gouvernement actuel autant qu'à leurs prédécesseurs, qui par leur mauvaise administration des deniers publics et leur manque de clairvoyance et de courage politique, ont lamentablement failli à la tâche.La baisse de consommation qu'engendre inévitablement des taux d'intérêt élevés ne fera qu'aggraver le déficit.M.John Crow devrait cesser de jouer au «yoyo» avec le loyer de l'argent et réaliser qu'une hausse annuelle de l% de l'inflation est beaucoup moins désastreuse qu'une hausse correspondante du taux de chômage.Suite à ce préambule, mon véritable propos est de demander aux hommes d'affaires, commerçants, industriels, chefs de petites, moyennes et grandes entreprises, qui sont et doivent être les véritables moteurs de notre économie: MESSIEURS.QU'ATTENDEZ-VOUS POUR FAIRE ENTENDRE VOS VOIX?À l'instar des syndicats et des divers groupes de pression de notre société qui n'ont pas peur de se mobiliser et prendre les grands moyens pour défendre leurs causes, rassemblez-vous sous une même bannière, faites front commun, allez à Ottawa et dites à messieurs Mulroney et Crow qu'ils font fausse route.Dites-leur bien haut et fort que le Canada est, et le sera longtemps encore, un pays jeune, rempli d'avenir et de promesse, destiné à connaître un essor économique considérable s'il est gouverné avec sagesse, sûrement, mais aussi avec audace, imagination et confiance dans l'avenir.Faites comprendre à messieurs Mulroney et Crow qu'ils doivent changer rapidement de cap, sinon nous serons plongés dans une désastreuse récession dont ils seront cux-mème les premieres victimes.Laurent DOLBEC i Blainville Gerald h.'Blanc Le nouveau pouvoir '* rural Il y a eu l'affaire Oerlikon à Saint-Jean-sur-Riche-lieu, où les conservateurs de Brian Mulroney ont été pris la main dans le sac de la spéculation.H y a eu l'affaire du Nouveau-Saint-Laurent, qui a paralysé la ville et été ponctuée de la mort du promoteur Henri Paquin, sans que Québec ne veuille éclaircir la situation.Il y a maintenant l'affaire de Laval, où les libéraux de Robert Bourassa hésitent entre la protection des terres agricoles et les avantages sonnants de la spéculation.il y a aussi l'affaire de l'Ile Bizard, où le tout puissant seigneur Grilli fait la pluie et le beau temps comme à l'âge d'or du régime seigneurial.il y aura peut-être un autre happening dans les champs de Saint-Hubert, où les autorités ont décidé de loger le siège social de la prestigieuse agence spatiale du Canada.Et l'on peut maintenant supposer que ces accidents de parcours, provoqués par l'indignation des uns et la déception des autres, ne constituent que la pointe de l'iceberg de la ruée vers la banlieue.De fil en aiguille, de lopins en terrains, d'organisateurs politiques en nouveaux riches, de spéculateurs en agents de planification des politiques gouvernementales, il commence à se dégager un certain pattern.C'est en effet toujours la même histoire.On achète des terrains à bas prix, en banlieue puisqu'il n'y en a presque plus sur l'ile de Montréal, et tout à coup une modification du zonage, municipal ou agricole, vient sonner l'heure du gros lot.C'est parfois l'implantation d'une usine ou la construction d'une route qui transforme le petit entrepreneur en nouveau millionnaire.La partie se joue toujours en deux temps: l'achat de terrains par le spéculateur et la décision politique qui rentabilise l'opération.Et la partie se joue toujours en banlieue, où les machines électorales se confondent avec celle du grand frère provincial.Ce petit manège de la spéculation est sans doute aussi vieux que le plus ancien métier du monde.H constitue même un des fondements de l'organisation électorale de nos partis politiques.Les entrepreneurs versent des contributions aux caisses électorales et payent le gros prix pour rencontrer les ministres, selon la nouvelle mode des libéraux du Québec, en escomptant que le geste servira à quelque chose.C'est un investissement comme un autre.Comme la spéculation se joue sur la prévoyance, il est capital d'avoir l'accès le plus direct possible aux sources d'information privilégiées.Pour acheter au bon endroit au bon moment, ça aide en effet de savoir quand arrivera ce bon moment.Et l'on peut même hâter la venue du moment opportun, forcer l'aurore à naître comme disait le poète.Pourquoi, par exemple, ne pas modifier le tracé d'un boulevard, comme ce fut le cas pour le boulevard Henri-Bourassa, pour tenir compte des propriétés d'un allié?Pourquoi ne pas construire des autoroutes en périphérie, où la spéculation est encore possible, au lieu de s'attaquer aux problèmes, urgents mais per payants, du transport dans l'ile?Pourquoi ne pas pla cer un prestigieux siège social dans les champs, en risquant le ridicule mais en ouvrant des portes lucratives Four les amis du régime?Pourquoi ne pas déplacer action gouvernementale vers les champs de la banlieue, où il y encore de l'argent à faire?Bref, pourquoi ne pas renverser les règles du jeu?Ce n'est plus la prévoyance qui permet aux spéculateurs de faire de l'argent.Ce sont plutôt les décisions politiques qui s'ajustent aux projets des spéculateurs.Ce renversement des rôles, où la planification du bien public se fait en fonction d'intérêts bien particuliers, pose un sérieux problème d'éthique.Comme le Québec l'a péniblement appris à la sortie de la grande noirceur duplessiste, le pire n'est cependant pas les petites fortunes amassées par les amis du régime.Le pire fut alors de constater le retard du Québec dans ses politiques de planification économique, sociale et culturelle.Pendant qu'on ajustait notre planification aux bouts de terrains ou aux projets d'usines des amis, les autres essayaient de prévoir les tendances du marché et de s'y adapter.Et le réveil fut brutal.L'histoire est en train de se répéter et c'est la métropole du Québec qui risque de payer le prix du pouvoir rural.On ne construit plus d'écoles ou d'hôpitaux, on a plutôt tendance à en fermer.H n'y a pas de Parc Olympique ou de Terre des Hommes pour engraisser les alliés.Bref, Montréal offre peu d'avantages aux petits entrepreneurs, qui constituent toujours l'épine dorsale de la machine électorale des libéraux de Robert Bourassa.Il ne reste que les champs de la banlieue; on s'adapte à la nouvelle situation en déplaçant l'action gouvernementale.Tant pis pour le zonage agricole, l'étalement urbain et l'option préférable d'aménagement.C'est néfaste à long terme, mais payant à court terme.\u2022 Plus que les conflits de personnalité, du genre Marc-Yvan Côté versus Robert Perreault, plus que l'antagonisme libéral péquiste, plus que la vieille méfiance de la capitale à l'endroit de la métropole, plus que toutes les autres raisons apparentes.c'est la spéculation foncière qui explique le peu de sympathie de Québec pour les problèmes de sa métropole.Seule une vraie enquête publique permettrait de saisir pleinement cette nouvelle dynamique du pouvoir rural, mais il faut en faire son deuil.Si l'on a réussit à empêcher la lumière d'éclater à Saint-Laurent, où tout plaidait en faveur d'une enquête publique, on réussira sans doute à contourner les embûches de Laval et à couvrir les autres entorses banlieusardes.Et l'on comprendra dans dix ans, à l'heure des post-mortem, pourquoi Québec n'a pas su épauler la relance de sa métropole.LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE - et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a IA PRESSE sont également reserves .Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022 Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT 285 Lt service des abonnements est ouvert du lundi eu vendredi de 7 a 18h REDACTION 285 PROMOTION 285 COMPTABILITE Crandes annonces 285 Annonces classées 285 6911 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h a 17h 285-7111 CRANOES ANNONCES 7070 Détaillants 285-7202 7100 National.Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 6892 Carrières et professions 6900 nomination» 285-7320 Le Monde m B4 LA PRESSE, MONTREAL, LUND112 JUIN 1989 DEPECHES CALEDONIE Oui à la légalité ¦ Les élections provinciales, qui se sont déroulées dans le calme hier en Nouvelle-Calédonie, cinq semaines après l'assassinat des deux leaders indépendandistes, ont renforcé le processus de réconciliation dans l'archipel français du Pacifique sud.Ce scrutin, par lequel les Néo-Calédoniens étaient appelés à élire 54 membres des trois assemblées de province (Sud, Nord, et Iles Loyauté ).a renforcé l'assise des deux principaux partis de l'archipel, le parti anti-indépendandtste (RPCR) et le parti indépendantiste (FLNKS), qui avaient signé des accords de paix en juin dernier.OUZBÉKISTAN Appel des Meskhets ¦ La minorité turque des Meskhets, victime des émeutes ethniques en Ouzbékistan, demande aux autorités soviétiques sa réinstallation hors d'Asie centrale, a déclaré hier un de ses représentants.Interrogé par la télévision soviétique depuis le camp de réfugiés de Ferghana, en Ouzbékistan, a également dénoncé la « mafia locale bien organisée » responsable, selon lui, des sanglantes exactions perpétrées à rencontre de son peuple.Déportés en masse du Caucase par Staline en 1944, les Turcs meskhets réclament depuis le droit de regagner le sud-ouest de la Géorgie d'où ils sont originaires.Selon la presse soviétique, les émeutes ont fait au moins cent morts et un millier de blessés en une semaine.10 000 réfugiés se trouvent dans le camp de Ferghana.NICARAGUA Cesar de retour ¦ Alfredo Cesar, le premier dirigeant de la Contra à abandonner la lutte armée pour choisir la voie des urnes, est revenu hier au Nicaragua et s'est déclaré optimiste sur les chances de paix dans son pays.«Depuis dix ans, nous n'avons jamais été aussi prés de la paix », a-t-il déclaré à la presse, à son arrivée à l'aéroport de Managua, en compagnie de neuf autres anciens rebelles anti-sandinis-tes.Des élections générales sont prévues en février prochain au Nicaragua, dans le cadre d'un plan de paix en Amérique centrale.SLOVÉNIE Parti des Verts ¦ Les Verts (écolo-pacifistes) se sont constitués hier en mouvement politique à Ljubljana et ont annoncé qu'ils présenteraient des candidats indépendants face au parti communiste aux élections législatives de l'année prochaine en Slovénie.Le président des Verts, Dusan Plut, professeur à l'université de Ljubljana a demandé l'instauration du pluripartisme et des élections libres.SAHARA Geste du Polisario B Le Front Polisario, en lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, a annoncé hier de nouvelles négociations avec le roi Hassan II du Maroc.En signe de bonne volonté, le Polisario libérera 200 prisonniers marocains le 17 juin, sous les auspices de la Croix Rouge italienne.Les négociations se tiendront avant le 22 juin, a indiqué un représentant du Polisario à Rome.Le secrétaire général du Polisario rencontrera le 22 juin le secrétaire générai des Nations unies, lavier Perez de Cuellar, attendu dans la région du 18 au 24 juin, afin de tenter de trouver un règlement au conflit.ARGENTINE Alfonsin partira en août ¦ La passation des pouvoirs du président Raul Alfonsin à son successeur Carlos Menem devrait avoir lieu au cours de la première semaine d'août, a déclaré hier le futur ministre de l'Intérieur Eduardo Bauza.De son côté, le secrétaire à la justice du futur gouvernement.M.Iulio Oyhanarte, a précisé que cette transmission des pouvoirs, prévue légalement pour le 10 décembre, aurait lieu le 10 août, après règlement des mécanismes juridiques.La Hongrie aura sa table ronde dès demain Le parti communiste et neuf groupes de l'opposition entament des discussions d'après AFP.AP et Reuter BUDAPEST m e parti communiste hongrois h (PSOH) et neuf groupes de l'opposition se sont pour la première fois mis d'accord, après plusieurs semaines de tractations, pour entamer des entretiens demain, a annoncé l'agence MTI.À ces entretiens, dirigés du côté du PSOH par son secrétaire général Ka roi y Crosz.et qui seront retransmises en direct par la télévision, doivent également participer des formations proches du pouvoir tels que l'Association des jeunes démocrates ( Demisz ) qui a succédé aux jeunesses communistes et la société Ferenc Munnich qui rassemble les ultra-conservateurs au sein du parti.Selon le document signé par ces trois parties, elles acceptent que « la .souveraineté populaire soit la base du pouvoir » et que les résultats «d'élections libres engagent toutes les parties concernées ».« Le but de ces négociations est de créer des accords de caractère politique qui forment la base des mesures légales », indique le texte signé par les trois f 2.Le plan Shamir n inspire pas confiance aux arabes C'est ce qu'affirme le ministre égyptien aux Affaires étrangères, M.Pierre Boutros-Chali d'après Reuter et AFP IÉRUSALEM Le ministre d'Etat égyptien sux Affaires étrangères, M.Pierre Boutros-Chali, a déclaré hier en Israel que les pays arabes et l'OLP considéraient le plan de paix Shamir comme une simple ruse destinée à gagner du temps.M.Shimon Pérès, ministre israélien des Finances et dirigeant du parti travailliste, a également fait état de divergences à propos du rôle de l'OLP dans le processus de paix, à l'issue d'un déjeuner avec M.Boutros-Ghali.arrivé dans la matinée en Israel pour une « visite de travail » de deux jours, la première en deux ans d'un responsable égyptien.« Dans le monde arabe, on pense généralement que l'initiative israélienne n'est pas sérieuse et qu'elle vise simplement à gagner du temps », a indiqué M.Boutros Chali au leader travailliste, selon une source israélienne.« Au cours des douze derniers mois, nous avons fait des progrès estimables avec (le chef de l'OLP Yasser Arafat ).Maintenant, c'est au tour d'Israël de faire un pas », a-t-il ajouté.Le ministre égyptien a cependant assuré les dirigeants israéliens de la-continuité de l'amitié qui lie les deux pays.« Nous sommes d'accord sur beaucoup de choses, nous divergeons sur d'autres, mais nous sommes toujours bons amis.Nous devons continuer à travailler ensemble », a-t-il déclaré à la presse à l'issue de son entretien avec M.Pérès.Le plan israélien prévoit notamment l'organisation d'élections en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, pour désigner des représentants palestiniens qui négocieraient un statut intérimaire d'autonomie.M.Boutros-Ghali a déclaré à ses interlocuteurs que, pour convaincre les Arabes de sa bonne foi, Israel devrait fournir davantage de détails sur son projet.Il a rappelé que la méfiance arabe était nourrie par le refus du premier ministre Yitzhak Shamir d'accepter une supervision internationale et de permettre aux Arabes de lérusalem-Est de participer aux élections.La visite de M.Boutros-Ghali a coïncidé avec la levée hier par les autorités israéliennes d'un couvre-feu de plus d'une semaine dans la bande de Gaza, le plus long dans ce territoire depuis le début de l'intifada.Quelque 650000 Palestiniens vivent dans ce territoire, administré par l'Egypte jusqu'à son occupation par les Israéliens à la faveur de la guerre des Six (ours.Hier, seuls les 55 000 habitants du camp de réfugiés de Djabaliya restaient consignés chez eux.Dans ce camp, des soldats israéliens ont abattu samedi un Palestinien de huit ans et ont grièvement blessé deux autres jeunes Palestiniens, âgés de 16 et 17 ans.Ces deux derniers ont succombé hier à leurs blessures dans un hôpital israélien, a indiqué l'armée, ce qui porte à 515 au moins le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l'intifada.Le soulèvement a également coûté la vie à 20 Israéliens.Enfin, le ministère de la Défense a entériné hier la demande du général Amram Mitzna, commandant de la région centre d'Israël et l'un des responsables du maintien de l'ordre en Cisjordanie occupée, de quitter son poste fin août.PHOTO REUTER Le ministre israélien des Finances M.Shimon Pérès et le ministre d'État égyptien aux Affaires étrangères M.Pierre Boutros-Ghali se donnent l'accolade lors de leur rencontre hier, à Jérusalem.groupes.Ces entretiens devraient permettre d'évoquer notamment le système multipartite dont l'instauration a été décidée par le PSOH en février dernier et qui constitue une première dans un pays communiste.La loi sur les partis, actuellement en élaboration devrait également être évoquée et les possibilités qu'elle peut conférer aux mouvements ou partis indépendants qui se sont créés depuis un an en Hongrie.La manière dont l'opposition pourra présenter des candidats pour les prochaine élections législatives prévues en 1990 fera également l'objet des entretiens, a-ton appris de source bien informée à Budapest.Jusqu'à présent les divers mouvements et partis invités par le PSOH à des discussions \u2014 bilatérales en général \u2014 ont refusé cette offre en estimant qu'ils ne seraient pas considérés comme des partenaires « à rang égal » et que les sujets proposés par le PSOH n étaient pas suffisamment concrets.L'acceptation actuelle de ces entretiens semble, découler du fait que les neuf mouvements d'opposition les plus importants, tels que les Associations des jeunes démocrates (Fidesz) et des démocrates libres (SZDSZ) ont ensemble été invités à un dialogue proposant des sujets concrets.Par ailleurs, le Parti paysan a revu officiellement le jour hier, sous le nom de Parti populaire hongrois (PPH), en défendant le droit pour la Hongrie de suivre sa propre « troisième voie » sur le plan politique sans imiter les modèles soviétiques et occidental.Les iraniens pieu rent Knomeiny Des centaines de milliers d'Iraniens, rassemblés hier autour du dôme doré du tombeau de l'ayatollah Khomeiny, ont juré fidélité à leur chef spirituel mort il y a une semaine, en scandant « Mort aux États-Unis ».Sous les yeux de la famille de Khomeiny, installée sur une estrade, ils ont défilé vague après vague devant l'édifice provisoire érigé sur la simple tombe de terre.Sous une chaleur torride, beaucoup se sont bousculés pour toucher le dôme en guise de bénédiction.Des hélicoptères larguaient des fleurs et de petits avions aspergeaient d'eau de rose la foule, sur laquelle des pompiers dirigeaient leurs lances à incendie pour tenter de rafraîchir les corps et les esprits.PhotoUsw Reuter URSS : un gouvernement plus jeune pour gérer la crise économique Un ministre sur trois perd son poste d'après Reuter et AFP MOSCOU Le premier ministre soviétique Nikolai Ryjkov a rompu de façon décisive avec le passé en dévoilant samedi un nouveau gouvernement drastiquement réduit composé plus d'experts professionnels et de technocrates que d'« apparatchiks ».Le gouvernement proposé compte \u2014 avec 57 ministres \u2014 moitié moins de portefeuilles que le précédent et remplace « pratiquement un ministre sur trois ».Sa formation intervient à l'issue d'une session inaugurale du Congrès des députés du peuple qui a mis l'accent sur les problèmes économiques pressant du pays.Vingt des 52 ministères techniques dans les secteurs de l'industrie, des transports et de l'agriculture doivent être supprimés.Seulement 10 des 100 principaux membres du gouvernement nommés en 1984 conserveront leurs fonctions, a indiqué M.Ryjkov au Soviet suprême.L'agence Tass indiquait hier que parmi ceux-ci figuraient notamment Edouard Chevardnadze, ministre des Affaires étrangères, Vladimir Krioutchkov, chef du KGB, et le ministre de la Défense, le général Dmitri lazov.M.Ryjkov a aussi dévoilé la nouvelle liste de ses collaborateurs les plus proches: 13 premiers vice-présidents et vice-présidents du conseil, dont la nomination doit être soumise à l'approbation du Parlement ce mois-ci.La plupart dont plus jeunes et plus qualifiés que leurs prédécesseurs.La composition de la majeure partie de la nouvelle équipe gouvernementale n'a pas encore été rendue publique.Mais, selon M.Ryjkov, l'âge moyen des ministres est tombé à 55 ans.Six sont des universitaires renommés, 23 ont une bonne formation scientifique et 37 sont des directeurs expérimentés, a-t-il précisé.Parmi les nouveaux venus figure Leonide Abalkine, un des chefs de file des économistes réformistes du pays qui a aussi été un proche conseiller du numéro un Mikhaïl Gorbatchev, dont il n'a cependant pas hésité à critiquer les réformes.Il a été nommé vice-président du conseil.M.Ryjkov a en outre nommé au poste de vice-président du conseil Lev Voronine, chargé des « affaires générales », et le spécialiste de l'agriculture Vladimir Kalachnikov, responsable du secteur clé du ravitaillement en produits alimentaires.louri Maslioukov, membre du bureau politique du PCUS, a quant à lui été reconduit dans ses fonctions de vice-président du conseil en dépit des critiques qui lui ont été récemment adressées sur son bilan économique.Le ministre des Finances Boris Gostev a en revanche été sacrifié et remplacé par Valentin Pavlov, ex-chef de la commission nationale des prix.Lors de la session inaugurale du Parlement, plusieurs orateurs ont dénoncé la politique économique actuelle et demandé des mesures rapides pour corriger l'énorme déficit budgétaire du pays et remédier aux pénuries croissantes de biens de première nécessité.L'économiste Nikolai Chmeliov a affirmé alors que les estimations officielles du déficit budgétaire \u2014 100 milliards de roubles ($165 milliards US) \u2014 étaient inférieures de 20 p.cent à la réalité.M.Ryjkov a admis que ces critiques étaient « correctes et justifiées » et que le gouvernement y répondrait.Il a ajouté que les nouveaux ministères fonctionneraient sur un nouveau mode, en intervenant au minimum au niveau des méthodes de production.Les Européens élisent cette semaine leur Parlement Mise en garde de Margaret Thatcher contre la «bureaucratie socialiste » d'après AFP PARIS Deux cent quarante millions d'électeurs sont appelés aux urnes cette semaine dans les douze pays de la CEE pour désigner 518 députés au Parlement européen, la seule Assemblée internationale au monde à être depuis 1979 élue au suffrage universel direct.Ce scrutin, à l'issue de campagnes électorales souvent ternes et partout dominées par des préoccupations de politique intérieure, devrait cependant être marqué par des taux d'abstention record dans de nombreux pays: le Parlement demeure largement méconnu des Européens, malgré son influence croissante sur la politique communautaire et l'importance de la prochaine législature qui aura à surveiller la mise en place du grand Marché unique de 1993 et probablement à préparer une réforme institutionnelle de la Communauté.C'est dans ce contexte que le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a mis en garde tous les candidats conservateurs contre une Europe socialiste « étranglée par la bureaucratie, les règlements, l'intervention étatique et les contrôles ».« Nous conservateurs voulons une Europe de la libre entreprise, appliquant à la Communauté européenne ces politiques qui ont rendu la Grande-Bretagne prospère et qui ont fait baisser le chômage.Nous voulons une Europe d'Etats indépendants et de peu-pics libres, coopérant étroitement là où cela a un sens, mais gardant leur identité et résistant à une bureaucratie excessive », a-t-elle ajouté dans son message électoral.Pour cette première élection à douze \u2014 en 1984, la CEE ne comptait encore que dix membres et les députés espagnols et portugais n'ont rejoint l'Assemblée de Strasbourg qu'en 1986 \u2014, les Européens iront voter en ordre dispersé, comme en 1984 et 1979.Britanniques, Irlandais, Danois, Néerlandais et Espagnols voteront jeudi, tandis que les électeurs des sept autres pays de la Communauté se rendront aux urnes dimanche.Faute d'un accord sur une procédure électorale unique entre les Douze, pourtant prévue par le Traité de Rome qui créa la CEE en 1957, tous les sytèmes électoraux, du plus simple au plus compliqué, cohabiteront pour ce scrutin, depuis la proportionnelle intégrale à l'échelon national comme en France jusqu'au scrutin de circonscription uninominal en Grande-Bretagne.Élu pour cinq ans, le nouveau Parlement aura pour tâche de suivre la mise en place du grand Marché intérieur de 1993.Mais il pèsera aussi dans le débat sur la préparation d'une réforme institutionnelle de la Communauté.Une telle réforme sera indispensable vers 1993-1995 si*ies Douze progressent dans la voie de l'union économique et monétaire, a rappelé le président de la Commission européenne Jacques Delors.Longtemps limité à un rôle de figuration, le Parlement abordera cette période cruciale pour l'avenir de l'Europe avec des prérogatives renforcées par l'Acte unique entré en vigueur en 1987.À côté des pouvoirs réels dont disposent les parlementaires européens en matière de contrôle budgétaire et de l'autorité qu'il ont prise sur les dossiers de politique étrangère, l'Assemblée de Strasbourg exerce dans de nombreux domaines une influence croissante sur la Commission de Bruxelles et le Conseil des ministres des Douze.Bien qu'il n'ait qu'un rôle consultatif \u2014 et qu'il reste exclu des décisions que prennent les Douze en matière fiscale et monétaire \u2014, le Parlement est parvenu depuis 1987 à imposer à ces deux instances, qui détiennent le pou- voir réel, près de la moitié des amendements proposés par les élus européens.« Le Parlement, estime un responsable de la Commission, a désormais sur la CEE une influence qui va bien au delà des pouvoirs dont il dispose sur le papier».Cette influence a été consacrée par l'apparition depuis deux ans dans les couloirs de l'Assemblée de dizaines de lobbies économiques ou politiques autrefois présents seulement dans la capitale belge.La mobilisation des électeurs, en revanche, ne semble pas suivre.Tous les sondages laissent prévoir une abstention record la semaine prochaine dans les pays où le vote n'est pas obligatoire \u2014 il l'est en Grèce, en Italie, en Belgique et au Luxembourg \u2014 ou qui n'organisent pas en même temps des élections nationale-susceptibles de faire remonter le taux de participation \u2014 comme ce sera le cas notamment en Grèce et en Irlande., Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 12 JUIN 1989 \u2022 B5 Télévision Fang Li Zhi avant la répression DANIEL LEMAY Hier soir à Pékin, des unités de l'Armée du Peuple étaient toujours déployées autour de l'ambassade américaine où s'est réfugié Fang Li Zhi depuis une semaine.Astrophysicien de renommée internationale.Fang Li Zhi a été pendant longtemps une des seules voix à réclamer la libéralisation du système politique chinois.Il est directement à l'origine du mouvement étudiant qui a pris la rue en avril avant d'être brutalement réprimé dimanche dernier.Fang Li Zhi s'est tenu à l'écart des événements des dernières semaines, mais jes autorités n'en ont pas moins émis un mandat d'arrestation contre lui; sa présence à l'ambassade américaine, en compagnie de sa femme et de l'un de ses fils, pourrait causer une crise diplomatique majeure.La journaliste Alexandra Szacka a rencontré Fang Li Zhi le mois dernier, au cours d'une série de reportages qu'a réalisée une équipe de l'émission Nord-Sud.L'entrevue ne devait passer qu'à l'automne mais pour la deuxième fois en une semaine, Radio-Québec a jugé que les événements motivaient une diffusion immédiate, ce soir à 22 h.L'astrophysicien Fang Li Zhi Dans son laboratoire ou chez lui, Fang Li Zhi explique à Alexandra Szacka pourquoi il veut (voulait) rester en Chine, alors que les USA étaient prêts à l'accueillir.Il critique le double standard américain en matière de droits de la personne: sévérité infléchissable avec l'URSS mais étonnante discrétion pour la Chine.Cette émission spéciale d'une demi-heure contiendra aussi un court extrait de l'entrevue qu'avait accordée à Nord-Sud le leader étudiant Wang Dan bet que nous avons vue mercredi dernier.Wang Dan a été abattu par l'Armée du peuple d'une balle dans la tête; Alexandra Szacka en a reçu la confirmation avant-hier.Il lui avait dit qu'il ne craignait pas la répres- sion: «L'Histoire me donnera raison ».RADIO-JAZZ 91,3 ¦ Le Festival international de jazz de Montréal aura son «réseau» FM pour toute la durée des festivités, du 30 juin au 9 juillet.Radio-lazz diffusera de 11 h à 3 h quotidiennement, sur la fréquence 91,3.«Nous voulions diffuser la même musique sur tous nos sites et dans toutes nos salles de spectacle», explique Charles F.loron, producteur exécutif du Festival.Radio-lazz opérera sur une puissance rayonnée de 20 watts et diffusera, en plus de la musique, des informations sur les spectacles: horaires, changements, etc.Daniel Barenboïm a fait ses adieux à l'orchestre de Paris NICOLAS BABY Agence France-Presse PARIS Le pianiste et chef israélien Daniel Barenboïm, 46 ans, a fait samedi ses adieux à l'orchestre de Paris, dont il a assuré la direction musicale quinze ans durant, en interprétant avec vitalité le Requiem de Verdi pour un dernier concert à la tête de cette formation symphonique.Le public parisien lui a fait une ovation d'une vingtaine de minutes, cinq mois après son licenciement brutal du poste de directeur musical et artistique du nouvel Opéra de Paris, place de la Bastille, dans l'est de la capitale.«À la Bastille» a crié une spectatrice, répétant le cri de ralliement des révolutionnaires de 1789, tandis qu'une jeune fille émue lui offrait une rose.En hommage, le chef britannique Georg Solti, auquel Barenboïm doit succéder dans deux ans comme directeur musical de l'orchestre de Chicago, a pris la baguette pour interpréter une transcription par Luciano Berio d'une ode de Schubert.L'orchestre de Paris est un ensemble parfois critiqué pour ses imprécisions et sa technique insuffisante, et beaucoup de professionnels ne le classeraient pas parmi les grands ensembles européens et américains.Mais tous reconnaissent que Daniel Barenboïm depuis 1975, Barenboïm a joué un rôle essentiel pour rendre à Paris sa place de capitale de la musique, par son propre travail et par une politique d'invitation de solistes et chefs prestigieux du monde entier.Le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez est venu sur la scène féliciter son ami, en soulignant la création du choeur de l'orchestre, l'élargissement de son répertoire et les tournées qui ont donné un «renom mondial» à cette formation symphonique.Sur 736 concerts dirigés par Ba- renboïm, 233 ont été joués a l'étranger.En février et mars derniers, Barenboïm a fait sa dernière tournée aux USA \u2014 où il a reçu un accueil mitigé de la critique («Il n'est pas homme à transformer le plomb en or», avait tranché le Wall Street Journal) \u2014, en URSS et au Japon.Le chef soviétique Semyon Bychkov prend la tête de l'orchestre de Paris, tandis que Barenboïm se rend à Bayreuth (RFA) pour les répétitions du traditionnel festival des oeuvres de Wagner.Boulez a souhaité que Barenboïm revienne souvent à Paris, où il a été manifestement outré par son éviction de l'Opéra de la Bastille et la violente polémique publique qui l'avait accompagnée.Le montant de ses émoluments (de l'ordre de huit millions de FF par an pour quatre mois de présence exigée, soit 1,2 millions de dollars au cours présent ) avait été étalé sur la place publique, dans un pays où de telles révélations ont un très mauvais effet dans l'opinion.En réalité le débat sur le fond portait sur le projet dVOpéra populaire» cher au gouvernement socialiste et que Barenboïm avouait ne pas comprendre.Il avait monté une programmation d'opéras célèbres alignant des noms prestigieux de la mise en scène et de la direction d'orchestre, qui a sombré avec son départ.Incidents politiques à un concert de Joan Baez en Tchécoslovaquie agence France-Presse BRATISLAVA, Tchécoslovaquie Des incidents à caractère politique ont émaillé un concert de la chanteuse américaine loan Baez samedi soir à Bratislava (Slovaquie), ont rapporté hier à Prague des membres de la Charte 77, mouvement tchécoslovaque de défense des droits de l'homme.loan Baez avait invité plusieurs «activistes indépendants», parmi lesquels le dramaturge et opposant Vaclav Havel \u2014 récemment libéré et suivi de près par des membres de la police politique (STB) - à l'intérieur du véhicule qui la conduisait à ce concert.Elle a présenté au public « Vaclav Havel et ses amis en tant que ses invités», déclenchant des applaudissements, selon les mêmes sources.Après des titres en anglais, espagnol et polonais, elle a «présenté en slovaque une chanson qu'elle a dédiée à la Charte 77, à l'Association pacifiste indépendante (créée l'année dernière en Tchécoslovaquie) et à Petr Cibul-ka », un prisonnier politique membre de la^ Charte 77.de la l Section de |az2 ¦ c*r>-«\u2014I o aaa a\u2014*, \u2022 .\"VERSAILLES 0 'VERSAILLES * Cinema REX _ : laa Mir aaljfcJMaTj M0-l:U H ¦' MB ¦¦\"\"¦J \" on anglais aux PALACE, FAIRVIEW.JEAN-TALON et PlNC(Sta-A-¦ - ¦ boni r.i>chere,iL ÉQUIPE OE REVE (O) Sam.: 7:00 - 9:30 Sam, al Dim.: 1:4S ¦ 4:30 - 7:00 - 9:30_ CADILLAC ROSE (14 ans) Sam.et Dim.: 1:00 - 5:00 - y.10 / Sem.: 9:10 2éme film: POLICE ACADEMY Sam.«I Dim.: 3:25 - 7:30 / Sam.: 7:30 COMBAT A FINIR (14 ans) Sam.at Olm.: 1:15 - 3:15 - 5:15 - 7:15 - 9:15 Sem.: 7:15-8-.1S CARREFOUR LAVAL 2330.t'iul Li> C.i\"?\">ur CADILLAC ROSE (14 ans) Sam.et Olm.: 4:55 - 9:00 / Sem.: 9:00 2ema lilm : POLICE ACADEMY '6 Sam, el Oim.: 2:10 \u2022 7:15 .' Sem.: 7:15 SCANDAL (14 ans) Oolby Stéréo Sam, et Dim.: 1:10 \u2022 5:15 ¦ 9:25 / Sem.: 9:25 K-9 (G) Sam, el Olm.: 3:10 - 7:20 / Sem.: 7:20 ÉQUIPE OE RÉVE (G) Oolby Slerto Sam.el Olm.: 1:4S \u2022 4:15 - 7:05 \u2022 9:20 Sem.: 7.-05 \u2022 9 20 RENEGADES (14 ans) Sem.: 7:10 - 9:45 Sam, el D(m.: 1:00 - 3:05 - 5:15 - 7:30 ¦ MS BANLIEUSARDS (O) Sam.at Dim.: 12:30 \u2022 2:40 - 5:00 - 7:25 \u2022 9:45 Sem.: 7:25 - 9:45 JÉSUS OE MONTREAL (14 ans) Dolby Stéréo Sam.at Dim.: 12:00 - 2:10 - 4:30 - 7:00 - 9:10 Sem.: 7:20 - 9:30 (une sacw famille.) o.uiici*C4iMAiormu : -.- .\u2022 > *n BERRI,CRÉMAZIE.LONGUEUIL.LAVAL2000, ASTRE, PARADIS.C.-P ODÉON.C.-P.CHjyEAUOUAY, C.-P- STEUSTACHE_ CADILLAC ROSE (14 ans) Sem.: 7:15 - 9:30 Sam.et Oim.: 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:15 - 9:15 CINE-PARC ODEON BOUCHERVILLE Tran*c,in,tdienn* (Sortie 9S) LES LAVIGUEURS DEMENAGENT (14 ans) 2éme lilm : BALLAOE SUR UN DIVAN EQUIPE OE REVE (14 ans) 2eme lilm: JUMEAUX CINE-PARC LAVAL Aul.des Laurenlides (Sortie 14) COMBAT A FINIR (14 ans) 2ème lllm: BALANCE MAMAN HORS OU TRAIN EOUIPE DE RÉVE (14 ans) 2«me lllm : INVASION LOS ANGELES_ OUI VEUT LA PEAU OE ROGER RABBIT (G) 2éma lilm: COCKTAIL CADILLAC ROSE (14 ans) 2éme lllm : POLICE ACADEMY a t CINE-PARC CHATEAUGUAY 6 km du pont Mercier LES LAVIGUEURS DEMENAGENT (14 ana) 2eme lllm : BALLAOE SUR UN DIVAN COMBAT A FINIR (14 ans) 2éme lllm: BALANCE MAMAN HORS OU TRAIN_ CADILLAC ROSE (14 ans) 2éme lilm: POLICE ACADEMY » S CINE-PARC TRACY Houle 30 (Sort,* 17B) ÉQUIPE DE RÉVE (G) 2tme lilm: JUMEAUX_ COCOON «2 (14 ans) 2emc tilm: PIEGE DE CRISTAL CINE-PARC ST-HILAIRE Houle 20 (Surin- Ift) CADILLAC ROSE (Mans) 2eme lllm: POLICE ACADEMY -6 COMBAT A FINIR (14 ans) 2éme lilm: SAIGON.L'ENFER POUR DEUX FLICS CINE-PARC STEUSTACHE Rouir 15 (Soilie 21) LES LAVIGUEURS DÉMÉNAGENT (14 ans) 2éme lim: BALLADE SUB UN OIVAN BANLIEUSARDS (G) 2eme lllm: JUMEAUX_ L'AGENT FAIT LA FARCE (G) 2eme lilm: PRINCE A NEW YORK _ na- RENEGADES (G) 2eme un SEE NO EVIL HEAR NO EVIL (14 ans) 2eme lllm: BAT 21 CINÉ-PARC DRUMMONDVILLE Transcanadienn* (Sortie 170) COMBAT A FINIR (14 ans) 2eme I'm SAIGON L ENFER POUR DEUX FLICS Jésus de Montréal UN FILM DE DENYS ARCANO COUPONS ET LAISSEZPASSER REfUSES Vjr.: LE DAUPHIN, CARREFOUR LAVAL VF.»«5C 8.-T.ANGLAIS: ÉGYPTIEN, POINTE-CLAIRE Decanel2): 19 h 15 21 h 20.Faubourg Sa*ite-Catherine LS): 13 MS h 10.17 h 15.19 h 25.21 h 40.Posnte-Oasre ttk 19 h 10.21 h 20 tOADHOUSE Fjirvew I1h 19 h, 21 h 25.Jean-Talon: 19 h 15.21 h 45.PaUct 11): 12 h.14 h 15.15 h 55.19 h.21 h 30.Dormer spectacle ven.sem.231155.Pino (2.Sainte-Adeteh 20h30 SAJCOM L'ENFER POUR DEUX FUCS Ciné-Parc Saint-Hilaire (2): dès 19 h.SALLES DE REPERTOIRE BAJSEtS VOUS Ouimetoscoce: 19 h 15.CONTES Of CANTERBURY Ousmetoscope: 21 h 30.FAUST : 19 11 30.Carrefour Laval I2h 21 h 2S.Decarte(1):19h.21 h 15.Faubourg Sainte-Catnenne 12): 14 h.16 h 30.19 h.21 h 30.Pointe-Claire (4): 19 h.21 h 30.SEE NO EVIL, HEAR NO EVIL Oorval (4 ' 19 h 30.21 h 40.Loew'S m: 121)30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 35.Oernier spectacle ven.sam.23 h 35.Pine (5.Sainte-Adèle): 20 h 15.SEX CRAZY Eve: 11 h 35.14 h 45.17 h 55.21 h 05.SINS OF NINA HARTLEY Guy: 10 h 10.12 h 14.14 h 1S.16 h 22.18 h 26.20 h 13.STAR TREK (V) \u2014 THE FINAL FRONDER Dorval (3): 18 h 40.21 h 15.Ou Parc IS>: 18 h 55,21 h 20.Fairview (2): 18 h 45.21 h 20.Greenfield (31:19 h 15.21 h 40.Laval 15): 19 h 10.21 h 35.Dernier spectacle ven., sam.23 h 50.Loews 11): 12 h.14 h 30.17 h.19 h 25.21 h 55.Dernier spectacle ven.sam., minuit 20.Pine (3.5 Jin t o-Acele): 20 h 30.Versailles (2k 19 h 30.21 h 50.Dernier spectacle ven.sam., minuit.STORMY MONDAY Palace (2): 12 h 25, 14 h 35.16 h 40, 18 h 50.21 h.Dernier spectacle ven.sam., 23 h 10.TAKE MY BODY Év* 10 h.13 h 10.16 h 20.19 h 30.VERTIGE Imax (Vieux-Port).Tous le jours, de 10 h a 22)1.VIE AMOUREUSE D'UNE FEMME EMANCIPEE Commodore: des 18 h.VOYAGEUR MALGRE LUI Cineplex centre-ville (3): 13 h 10.15 h 45.19 h 10.21 h 35.WILD WILD NURSES Carre Saint-louis 12 h 45,16 h 35, 20 h 25.: 21 H15.) BLEU (LI) Ouimetoscooe 19 h.HEATHERS Riarto: 19H15.211)30.OUATRE CENTS COUPS (LES) Conservatoire d'art cinématographique: 20 h 30.OUtLOUES JOURS AVEC MOI Ouimetoscope: 21 h.BAR-THEATRE LANGE (7243.Saint-HuDert) \u2014 «Dépanneur., de Denis Biondin Ou (un.au jeu.20h; dim, 14 h.20h THEATRE OE LA POUDRIERE (Ile Sainte-Hélène) \u2014 \u2022 L jocminaDie homme des sables- de Jean Barbeau.Ou mere, au dim.20 h; sam .21 h.THEATRE DE LA RELEVE A MICHAUO (Saint Matnieu-de-Befoeil.i514) 464-0089) - \u2022ICa-viar et Poutine», de John Chapman et Michael Pertwee.Adapt, de Michel Oumont et Marc Grégoire Mise en scene de Michel Oumont Ou mer au ven.21 h; sam.19 h.22 h 30 VARIÉTÉS FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS ET VIDÉOS DE FEMMES DE MONTREAL BAT-FADED WALLPAPER\u2022 RABBIT ON THE MOON-CROWS Cinémathèque québécoise: 17 h 30.HEARTS i 0UARKS-I4NCO.BRtOESMAIOS t BRACES Cinematheque québécoise: 21 h 30.POUCE (LA) - LE CRAIN DE SABLE Goethe-institut: 19 h 30.STUDIO D: 15 th ANNIVERSARY Goethe-institut: 21 h 30.TERRE MERE \u2022 DREAMING RIVERS -OER LIB EN MUTTE Goethe-lnstitut:17h30.WAY OF THE WICKED (THE)-XRICX?KRAK?CONTE DUN CAUCHEMAR Cinematheque québécoise: 19 h 30.THEATRE PLACE OES ARTS (Salle Maisonneuve) \u2014
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