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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Détente
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-05-21, Collections de BAnQ.

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[" Détente GEORGES LAMON as encore les pétards! s'exclame mon collègue sur son kBE ton habituel, mi- W hh badin, mi-MaâWtaW sarcastiquc.Moi je préfère de loin les étoiles!» Évidemment, mon confrère, dans sa quête de l'absolu, vit au rythme du cosmos et n'a que faire de ces humbles pétards.Mais pour le commun des mortels et en particulier pour nous Montréalais, les pétards font maintenant partie de nos moeurs.Qu'ils explosent donc! Qu'ils nous réveillent de notre hibernation! Les adeptes inconditionnels sont alors prêts à braver pluie, embouteillages et cohue.Chacun retrouvera de bonne heure son petit coin préféré: les athlètes, leur loge sur le pont Jacques-Car tier, les résidants de l'est de la ville, leur irréductible tas de ferraille sous le pont.Les privilégiés aux sièges réservés à $17, en plus de s'en donner à coeur joie dans les manèges, seront bien sûr aux premières loges de l'action.Avec poussières dans l'oeil garanties les soirs de grand vent.Prendre le métro C'est le temps de voyager par métro et autobus.Sinon gare à la montée d'adrénaline! Armez-vous de patience à la sortie, tenez vos cinq dollars prêts pour le stationnement et surtout souriez ! Réservez des maintenant vos mardis et vendredis.À compter de vendredi prochain et jusqu'au 16 juin, quand la nuit commencera à envelopper la ville, Montréal resplendira de mille et un feux, levant ainsi le rideau sur la cinquième édition du concours international d'art pyrotechnique, L'International Benson & Hedges.De loin, l'événement le plus couru en ville, et celui qui attire le de monde au Canada.La magie du feu Six firmes, chacune à leur tour, s'affronteront dans un duel de trente minutes, pour s'assurer la suprématie du ciel montréalais au cours de cette fête des étoiles.Ce seront: Pyrodyne Aerial Productions (États-Unis \u2014 26 mai), Korea Explosives (Corée du Sud \u2014 30 mai ), Pirotecnia Cabal 1er ( Espagne \u2014 2 juin ), Pirotecnica Soldi (Italie \u2014 6 juin), Lûnig Feuerwerk Stuttgart (Allemagne de l'Ouest \u2014 9 juin ), Ampleman Pyrotechnie (Canada\u2014 13 juin) et I'AMARC, qui produira avec Giovanni Panzera le spectacle de clôture, le 16 juin.Un embrasement digne de ces grands magiciens du feu.Six pays, mais également six manières de vivre, six cultures.Avec ces spécialistes de la musique et de la mise en scène pyrotechnique, on passera par toute la gamme des émotions.Faudra-t-il faire une neuvaine pour s'assurer l'appui de Dame Nature et du dieu fiole?Mais quelles seront, cette année, ces firmes d'artificiers qui disputeront les épreuves d'un concours qui n'a plus rien à envier aux festivals de démonstration de San Sebastian, Cannes et Nice?Commençons par le «petit nouveau», la Corée du Sud.On connaît peu les Coréens.Ils ont.dit-on, ébloui aux cérémonies de clôture des jeux Olympiques de Séoul, l'an dernier.Répéteront-ils leur performance a Montréal?Issus de l'école japonaise, qui développe des feux plutôt aériens, les Coréens apportent aussi à Montréal une technique de mise à feu par ordinateur qui compte au nombre des plus perfectionnées.Certes, pour tous ces candidats au Jupiter, c'est avant tout le prestige qui est en jeu.Quant aux autres participants à ce concours, la majorité d'entre eux figurent déjà au rang des grands du monde de la pyrotechnie.Qu'il suffise de penser à Caballer Pirotechnia ( Espagne), gagnant du Jupiter d'or à sa première participation en 86, et à Lûnig Feuerwerk Stuttgart (Allemagne), lauréate des Jupiter d'argent en 87 et 88 et du prix de la meilleure bande musicale en 87.Le coup d'envoi donné par les É-U.Avec les États-Unis, qui donneront le coup d'envoi de cette cinquième édition, on devrait assister à un mélange de traditionnel américain avec le bombardement en règle en hauteur, genre tremblement de terre, et de style français avec jets, cascades et soucoupes volantes.Déjà grands vainqueurs du Jupiter d'or 87 avec la firme Austin Fireworks, les Américains, avec leur déploiement en force, voudront évidemment répéter leur exploit et conserver leur réputation à la mesure du pays.Les Espagnols, firme photo 13 Prrsse Le Jupiter d'or, trophée convoité par tous les participants de l'International Benson & Hedges.centenaire, miseront davantage sur la fantaisie, avec beaucoup d'originalité dans les tableaux.Tout cela dans un mélange de fabrication italienne, japonaise et espagnole, agrémentée de bombes, chandelles romaines et fusées pour démontrer leur étonnante et détonnante technique.Car les Espagnols, c'est la richesse d'invention.Participante importante à ce concours, nul doute que l'Espagne se révélera une aspirante très sérieuese à un Jupiter.Les Italiens (Fratelli Soldi), eux, à leur deuxième participation, devraient étourdir avec la puissance de leurs bombes, leurs cascades, leurs chandelles romaines réputées, et surtout un certain raffinement dans les couleurs et les effets au ras du sol.Us n'avaient rien gagné l'an dernier.Quant aux pyrotechniciens de Lûnig Feuerwerk Stuttgart, firme fondée en 1891, ils seront également à surveiller, car ils ont gagné des trophées en 87 et 88.Cette année, ils nous arrivent avec la ferme intention de remporter la palme d'or.C'est donc une «déclaration de guerre pyrotechnique» qu'ils feront aux autres participants.Ils nous apportent un matériel plus kolossal que l'an dernier, dont beaucoup de fusées.Avec eux, c'est le raffinement dans le montage, la précision et la technique.Tout se passe avec un excellent contrôle de l'ensemble, de sorte à éviter toute faille.Bref, c'est tout l'art de la pyrotechnie dans une conception digne des feux.Plus que les autres participants sans doute, pour ces maîtres de la perfection, il y va de leur orgueil et de leur fierté.Le Canada espère obtenir un prix Enfin, c'est Ampleman Pyrotechnie ( 1948) qui représente toujours le Canada.À sa quatrième participation, Ampleman espère décrocher enfin un prix.Il faut avouer que les premières années, Ampleman manquait d'originalité.Depuis deux ans, les représentants du Canada ont néanmoins amélioré leur tir et prouve qu'ils pouvaient aussi donner un spectacle acceptable.Dans ce gala de plein-air, ce décor féerique éclatant dans le tourbillon musical qui tient parfois du prodige, c'est tout le travail d'une année qui se joue ici l'espace de trente minutes.Le public est critique, parfois sévère, mais jamais inconditionnel, jamais désabusé non plus.Il en veut pour son, argent et pour son déplacement.Le temps de s'habituer un peu, de se mettre dans l'oeil le superbe diorama et le voilà ait coeur même de la fete.Avec un budget de production d'un million de dollars provenant des commandites et des droits d'entrée, l'International Benson & Hedges demeure un événement de classe qui, pour I'AMARC, arrive à faire ses frais.Chaque firme reçoit $65000 pour sa participation.En plus des coûts de transport du matériel, de cinq employés et de l'hébergement pendant une semaine.¦ D'ores et déjà, on peut donc s'attendre cette année à plus de raffinement dans les tableaux, dans la musique et dans la technologie sophistiquée.Cette cinquième édition devrait être beaucoup plus axée sur le côté spectacle que sur celui de la technique, même si la synchronisation entre les deux reste un atout de première main.Un spectacle où le public devrait beaucoup mieux saisir ce mariage entre la musique et les effets pyrotechniques, un art qui n'est pas a la portée de tous. Francine Grimaldi C2 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MAI 1989 Les uns et les autres Chamberlain, peintre ¦ Les peintres amateurs vedettes comme Tony Curtis, Anthony Ou inn et Tony Bennett n'ont qu'à bien se tenir.Richard Chamberlain a commence à peindre, et sa première exposition est prévue pour septembre à Honolulu.¦ Oprah Winfrey a causé tout un émoi parmi les fidèles d'une petite église baptists de Chicago en y faisant son apparition, l'autre dimanche, à l'occasaion d'un service religieux.Le pasteur fut tellement surpris qu'il en oublia de faire la quête, ce qu'il révéla un peu plus tard à Oprah, qui lui demanda combien il recueillait généralement.«Entre $500 et $1 000», fut la réponse.Oprah se précipita sur son carnet de chèques et en écrivit un au nom de la petite église au montant de $10 000.Pop-corn Orson Welles Débuts de réalisateurs dans un long métrage Mémorables : Orson Welles, à 26 ans, Citizen Kane ( 1941) Dennis Hopper, à 23 ans, Easy Rider(1969) Robert Red ford, à 43 ans, Ordinary People ( 1980) Rien d'extraordinaire: Ron Howard, à 23 ans.Grand Theft Auto ( 1977) Martin Scorsese, à 26 ans.Who's That Knocking at My Door ?( 1968 ) George Lucas, à 26 ans, THX-1158( 1971 ) Maladroits: Francis Ford Coppola, à 23 ans.Tonight for Sure ( 1962 ) Oliver Stone, à 28 ans.Seizure ( 1974) Nancy Walker, à 59 ans, Can Ï Stop the Music ( 1980 ) i LES MOTS i ON REVIENT TOUJOURS À SIS PREMIÈRES AMOURS \u2014 Ce sont les deux derniers vers de Joconde ou les coureurs d'aventures, opéra-comique de Charles-Guillaume Etienne sur une musique de Nicolas Isouard, dit Nicolos, créé en 1814.?* * La sagesse populaire dit que l'amour se fait quand le lit se défait.«Je rêve que je suis nue, exposée.» adonna s'est confiée au magazine Rolling Stone.Elle parle de son enfance, de vie privée, de ses rêves, de sa carrière, de sa manière de travailler.\u2014 L'inspiration de la chanson Till Death Do Us Part qui évoque une union tourmentée, explosive, correspond-elle 1 la réalité?\u2014 Dans la plupart de mes chansons, je m'inspire de ma vie pour les anecdotes.Il reste pourtant une part de fiction.jamais, moi, je ne m'enfoncerais & vie dans une relation aussi horrible.\u2014 Croyez-vous que votre mariage avec Scan Penn était voué à l'échec dés le début?\u2014 Oh.ça oui! l'avais l'impression que personne ne voulait nous voir ensemble.La noce n'était pas finie que les rumeurs voulaient déjà qu'on se sépare.Je ne sais pas si on peut y arriver dans ces conditions.\u2014 Vous affirmez dans vos chansons que les révent se réalisent.À quoi ressemblent vos rêves?\u2014 Mes rêves sont hyperviolents.Il faut dire aussi que je mène une vie de fou! Toujours sous les projecteurs.le rêve qu'on me poursuit et que je suis nue, exposée.\u2014 L'avalanche de clones de Madonna qui déferle sur les ondes, ça vous gêne?\u2014 Au début, ça m'a déprimée.Ensuite je me suis sentie flattée.Tiens, cette fille \u2014 elle s'appelle Alisha \u2014, ell a quelques chansons où elle me pique carrément toute une série d'accords.Sa voix ressemble tellement à la mienne dans les aigus que j'en suis restée sur le cul! Celle-là, elle m'a vraiment fait de l'effet, le crois que la plupart de mes imitatrices sont noires.\u2014 Ça vous arrive de vous sentir noire ?\u2014 Tout le temps.Quand j'étais petite, je voulais être noire.Toutes mes copines l'étaient, j'habitais à Pontiac, Michigan, et la minorité, c'était moi.Tous mes amis étaient noirs, et la musique que j'écoutais aussi.\u2014 Vous avez renié votre catholicisme ?\u2014 Le catholicisme, ça vous colle à la peau Madonna toute votre vie: le sentiment de culpabilité, les remords, le sens du péché.Vous pouvez tout essayer, impossible d'y échapper! \u2014 Vous jouez votre premier rôle de méchante dans Dick Tracy, de Warren Beatty.Vous êtes-vous entraînée à la méchanceté pour vous mettre dans la peau du personnage?\u2014 le n'en ai pas besoin ! Mon personnage est une chanteuse de boîte de nuit et elle tombe amoureuse de Dick Tracy, le ne pense pas qu'elle soit fondamentalement mauvaise, mais dans le genre infâme, elle est un peu là.\u2014 Cruelle sorte de mère serez-vous?\u2014 Très affectueuse, quoique sûrement dominatrice, peut-être trop, même, il faut que j'apprenne la patience, je crois qu'en neuf mois de grossesse, on a tout le temps d'apprendre.I ai une envie folle d'avoir un enfant, mais il faut d'abord lui faire une famille.et ça ne vient pas tout seul.Tête à claques de service ¦ En mettant Oprah Winfrey en fureur.David Letterman vient de remporter une impressionnante victoire dans sa lutte pour devenir l'animateur de télévision-que les vedettes haïssent le plus.Letterman, qui s'est déjà fait qualifier de tous les noms par Cher, Shirley MacLaine et .bien d'autres pour ses remarques causti- aues et ses plaisanteries d'un goût parfois outeux, est allé un peu loin à l'endroit d'Oprah.L'actrice déjeunait l'autre jour au restaurant d'un grand hôtel d'une ile des Caraïbes en compagnie de son ami, Stedman Graham, lorsqu'elle aperçut Letterman assis à une table voisine.Elle le salua de la main, mais Letterman ¦fit mine de n'avoir rien vu, et quitta les lieux quelques minutes plus tard, non sans avoir fait remettre par un serveur à Oprah-.la facture de son déjeuner! ¦ Elizabeth Taylor a enfin trouvé un rôle qui la touche de près: c'est celui d'une femme qui succombe à l'accoutumance aux médicaments vendus sur ordonnance, comme ce fut le cas de l'actrice pour les analgésiques.Dans ce film qui sera tourné pour la télévision, Liz se propose de montrer au monde que cette tragédie peut arriver à tout le monde.Elle espère pouvoir perdre un peu de poids ( un autre de ses cauchemars) avant de commencer le tournage, dans quelques mois.Les trois réseaux américains s'arrachent ce projet, mais c'est NBC qui semble pour l'instant avoir le plus de chances de l'emporter.¦ Mike Tyson s'est tenu dans la queue pendant 25 minutes pour obtenir une autographe de Samantha Fox, devant un centre d'achat de Los Angeles, avant que les organisateurs de l'événement le remarquent enfin et l'invitent à passer devant tout le monde.Tyson n'a rien voulu entendre, expliquant que ce ne serait pas juste envers les autres admirateurs de Samantha.¦ Qu'on ne s'attende pas à voir Dinah David Letterman Shore prendre sa retraite sous peu.La chanteuse de 62 ans a été aperçue l'autre jour en compagnie d'un réalisateur de Hollywood, avec lequel elle négocierait un nouveau show.Dinah s'est produite récemment dans un épisode de Murder, She Wrote.¦ Au tout début de sa carrière, Morgan FairchiId s'était fait expliquer par un réalisateur qu'il pouvait se procurer une ingénue n'importe où, mais qu'une bonne garce était beaucoup plus difficile à trouver.Morgan a incarné bien des garces depuis lors, et elle le fera encore une fois dans son prochain film de télévision, The Haunting Of Sarah Hardy.¦ Brooke Shields a finalement été reietée, et c'est Anne Archer qui sera la covedette de Mickey Rourke dans Wild Orchid, Rourke explique que la mère de Brooke avait refusé de laisser sa fille tourner des scènes de nu et une doublure, ce voulait qu'on utilise qu'il n'a pu accepter.¦ Impatiente de voler de ses propres ailes, Erin Cosby, la fille de 22 ans du célèbre, comédien, s'est procuré un emploi de serveuse dans un club de nuit de New York, jugeant toutefois qu'un travail aussi peu prestigieux ne pouvait lui suffir, elle proposa à la propriétaire de l'endroit, Viviane Brahms, d'en devenir la directrice, en faisant valoir que son père étant Bill Cosby, les gens accoure raient au club pour faire sa connaissance.Viviane mit la jeune écervelée à la porte séance tenante.¦ Jerry Lee Lewis est furieux: sa soeur, Linda Gail Lewis, a l'intention de tirer parti du récent film du musicien, Great Balls of Fire, en publiant un livre qui révélera tout sur la famille, y compris certains détails inédits sur leurs cousins, l'évangéliste Jimmy Swaggart et le chanteur country Mickey Gilley.Sources: AP.AFP.Enquirer.Examiner, Globe Le basset hound SB il est vrai que le basset hound incarne tout l'humour anglais, il n'en reste pas moin un authentique chien de chasse qui a besoin de beaucoup d'exercice.Le Figaro Magazine trace le portrait de ce très british cabot: gourmand, paresseux, quelque peu, et farceur, toujours.Le basset hound serait le fruit de croisements entre des bassets d'Artois introduits en Angleterre il y a une centaine d'années et des beagles ou des bloodhounds.On a coutume de dire du basset hound qu'il vaut un demi-chien en hauteur et deux en longueur.Étonnant de par la forme cylindrique de son corps, le basset hound se distingue aussi en arborant une tête en parfait décalage avec les normes officielles de la beauté canine.Mais que l'on ne s'y trompe pas.Le basset hound profite de son physique pour cacher sa véritable personnalité.Car, selon Philippe Coppé, côté caractère, c'est un sentimental au grand coeur, un tendre pot de colle qui aime à se réfugier près de son niaitre.Gardien?Pas du tout.Qu'un intrus pénètre sur son territoire, et il se fera une joie de lui faire la fête, ponctuant même ses ébats de bienvenue, d'aboiements enjoués.collaboration spéciale Échos de Cannes Bien le bonjour de Cannes! Ici c'est le dimanche de la féte des Mères, U n'y a 3ne les British présents au Fes-val du film qui fêtent la reine, tout en travaillant et en avalant les coquetels sur la Crolsette où ils battent pavillon.De fait, le pavillon britannique a la cote cette année, beaucoup grâce à la présence de Peter Ustinov dont la simplicité, l'humour « sweet and sour», l'intelligence et le fêlent le rendent tout à fait adorable.U a pu se libérer du tournage de La Révolution française à Paris et est venu remplacer Sean Connery en qualité d'invité d'honneur de l'Académie britannique du film et de la télé.Sean Connery est encore en tournage pour le film The Hunt for Red October, à Hollywood.L'ex-Hercule Poirot deviendra Alfred Hitchcock i l'automne dans un suspense de Larry Cohen intitulé The Man who Loved Hitchcock, une comédie policière pas comme les autres où le maître du suspense sera confronté à un admirateur fou qui s'emploie à réaliser tous les meurtres mis en scène dans ses films! Qui sera cet Américain fêlé?Mystère.¦ Curiosité : d'après les dernières statistiques, il y aurait 2 860 journalistes couvrant le Festival de Cannes.Au bureau de presse, on a accrédité 175 représentants de la télévision, 220 de la radio tandis que le reste appartiendrait à la presse écrite, les Français étant évidemment en majorité.No wonder! U faut se battre pour obtenir une entrevue avec les stars ou être invité à un cocktail mais le journaliste Paul Wermus, du Quotidien de Cannes, connaît tous les trucs.Par exemple il suggère, pour se faire remarquer, de porter un tee-shirt sur lequel on fait Imprimer son nom et son numéro de téléphoneI Aux «pauvres» journalistes, il suggère d'aller au Press Club où l'on peut (je n'ai pas osé essayer) téléphoner et acheminer des fax gratuitement! À l'heure de l'apé-ro: prendre un verre au Club Chivas du Palais des festivals et aller manger gratuitement à bord du yatch «Air France» qui tient «table ouverte» le midi dans le vieux port, puis se glisser le soir après 22h au chic salon des «Ambassadeurs» où ont lieu les dîners officiels! Faut être diablement culotté! je n'ai définitivement pas cette compétence.En fait je mourrais de honte si je devais me faire «jeter» comme on dit ici pour éconduire.¦ Le producteur québécois Richard Sadler est très satisfait du succès remporté par son film Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer présenté au Marché du Film.Il a dû refuser du monde (n'ont accès que des acheteurs) à chaque projection dans la petite salle de 90 places.Isaach de Bankolé a beau être connu ici, il y a tout de même quelque 500 films offerts au Marché! Alors, qu'est-ce qui attire tant les acheteurs?Le titre et l'affiche.Dany Laferrière m'a dit qu'il passait des heures à observer la réaction des gens devant cette affiche.11 est ravi.Sadler dit avoir vendu le film à 25 pays.11 sortira d'abord en France le 30 août : dans 24 salles à Paris et autant en province, grâce à une entente avec ATC 3000 et les films de La Rochelle.Les Américains sont plus coriaces, dit-il, tellement puritains et prudes.Menahen Golan lui a envoyé un télex dans lequel il le traite de fou de garder ce titre.La magazine Variety lui a refusé une publicité de $26 000 sous prétexte que l'affiche et le titre choqueraient ses clients! Incroyable, non ?La revue Screen et d'autres ont par contre accepté de publier sa publicité.Dany Laferrière est monté à Paris, avec son beau tuxedo Kenzo tout neuf, pour faire la promotion de son livre publié aux éditions Belfont.On espère que ce sera un des best sellers de l'été.¦ Diane Dufresne a été vue à Cannes! Non, ce n'est pas Luc Plamondon qui me l'a dit mais d'autres Québécois bien intentionnés.Tony Roman aussi est à Cannes.Il loge dans un des beaux palaces, le Martinez, et se promène sur la Croisette en Ferrari! Il a composé une superbe musique pour un film américain présenté sur vidéo au Marché.Je ne l'ai ni vu ni entendu mais j'y compte.¦ Claude Chamberlan et Di-mi tri Eipidcs font leur marché de films à Cannes pour la 18e édition du Festival international du Nouveau cinéma et de la Vidéo de Montréal, qui se tiendra en octobre prochain.Ils essaient de garder se- Dany Laferrière crête leur programmation, à cause de la compétition et parce que les ententes ne sont pas encore toutes signées.Ils ont toutefois publié la liste des membres de leur comité d'honneur, six personnalités: Wim Wenders, Denys Ar-cand, Anne-Claire Poirier, Rock Demers des productions La Féte, André Ménard du Festival du Jazz, Jean-Jacques Stréllski de Cossette Communication et G i lies Légaré, le directeur de Sony Canada.À suivre.¦ Il y a bien des vedettes au Festival mais les grands noms ne sont pas légions.Toutefois, vous souvenez-vous de Rail Vallone ?Le beau brummel de «Riz amer» est maintenant âgé de 73 ans, il n'a rien perdu de son charme et c'est lui qui préside le jury de la Caméra d'Or, prix accordé au I er film jugé le meilleur dans toutes les sections du festival.Il y en a 30 de 17 pays alors que le jury de la compétition officielle n'en a que 21 à visionner.¦ Certaines stars sont plus discrètes que d'autres.Joan Col-lins (Dynastie) a exigé une Rolls blanche et huit gardes du corps pour traverser la rue, de son hôtel au Palais! Jean-Jacques Beinex (37,2 le matin) passe le plus de temps possible à bord de son petit voilier; Christophe Lambert court les réceptions et les offres de contrats affluent: il pourrait faire «Paroles et musique no 2».« Highlander no 2», ou le prochain film de John et Bo Derek.¦ Mickey Rourke semble vouloir changer d'image pour ne pas être catalogué.11 joue avec beaucoup de douceur et de conviction « Francesco », le saint François d'Assise de Lï liana Cavani et il jouera bientôt El Cordobes, le fameux toreador franquiste dans un film qui sera réalisé par Luis Val-dez (La Bamba).Rourke devrait être «visible» aujourd'hui au Festival pour plus amples informations.Etonnant, non?¦ Michaelangelo Antonioni aussi vient à Cannes (et ce depuis 40 ans) pour présenter demain quatre courts métrages inédits sur lui-même, sur la fête du Gange, la villa Dei.Mostri et Lisca Bianca.¦ Demain on attend Line Renaud ( Ma cabane au Canada ) ; elle lancera son livre Les brumes d'où je viens à la librairie Croisette-Presse et va sans doute parler de sa participation à la lutte contre le SIDA.¦ Sur ce, profitez bien de ce long week-end et à mercredi ! Tony Roman LA PRESSE, MONTREAL.OIMANCHE 21 MAI 1989 C3 AirJiitedure Le Dominion Square Building, construit juste avant la grande Depression par les architectes Ross et MacDonald, avait une valeur patrimoniale certaine.Un médiocre ajout au Dominion Square Building JEAN-PIERRE BONHOMME Le gouverne-ment du Québec, qui est souverain en affaires municipales et urbaines, n'a pas sou-vent la main heureuse en matière de design de ses immeubles.Qu'on pense seulement, pour se rafraîchir la mémoire, aux pénibles aven-turcs du Palais de justice de Montréal, du Palais de justice de Québec, de l'Institut d'hôtellerie de Montréal.autant de lieux qu'il est difficile de classer comme chefs-d'oeuvre de l'architecture moderne.C'est comme si le bon équilibre, en architecture d'Etat, était au delà des forces du Conseil des ministres et de ses fonctionnaires.Se rappelle-ton d'ailleurs qu'un seul dirigeant du gouvernement ait récemment manifesté quelque intérêt pour l'équilibre des formes urbaines?La dernière médiocrité gouvernementale vient d'apparaître comme une verrue sur le visage de l'un des plus beaux immeubles à bureaux du centre-ville.L'affaire est compliquée.Le Dominion Square Building n'est pas un edifice public.Il est la propriété d'un homme d'affaires d'origine marocaine qui a des amis à Québec.C'est d'ailleurs à cause de ses relations que M.Elias Malka s'est lancé dans la rénovation de son immeuble - dont on a dit en 1985 qu'il valait $5C millions - pour loger le Centre touristique municipal-provincial.L'entreprise était délicate, car le Dominion Square Building, construit juste avant la grande Dépression par les architectes Ross et MacDonald, avait une valeur patrimoniale certaine.Les transformations ont été effectuées après que le gouvernement du Québec se soit engagé à subventionner le Centre touristique.L'affaire est donc publique en quelque sorte.L'harmonie rompue La Société d'accueil et de renseignements touristiques, qui gère le Centre touristique gouvernemental, loge dans la partie orientale du rez-de-chaussée et occupe quelques étages de l'immeuble.Le gouvernement, par son ministère du Tourisme, et la municipalité se partagent l'administration de ce service public.L'ouverture du Centre de renseignements touristiques vient de se faire ; avec deux années de retard.Mais là n'est pas la cause du sentiment d'in-confort que toute cette aventure engendre chez plusieurs observateurs.Des organismes d'intérêt public, dont Héritage Montréal, sont venus exprimer chez nous leur tristesse à cet égard.Et pour cause.L'ajout d'une galerie vitrée, sur la façade sud du bâtiment, enlève à l'immeuble son rapport direct avec le square.Les immeubles sont parties intégrantes de tout square digne de ce nom.et ce lien existait bel et bien jusqu'à l'intervention du gouvernement et de son promoteur.Le Sun Life, le Windsor, même les églises, constituaient un ensemble de grande qualité urbaine.Cet espace avait de la classe.Des espoirs déçus La nouvelle galerie vitrée, remarquait récemment un ami, ressemble maintenant à une petite serre de banlieue.En effet, cette installation aurait à peine sa place dans un centre commercial de second ordre.Les colonnes doubles, en métal, la pauvreté de la composition du vitrage, ainsi que le porche en piètement d'autoroute, sont autant d'éléments repoussants dans ce décor.Il nous parait évident qu'il fallait conserver la vieille façade comme elle était, quitte à en moderniser les entrées et les fenêtres.La présente galerie vitrée est une protubérance inacceptable, à l'instar des autres ajouts proposés plus tôt, en 1984, par le même promoteur.Lorsque les corps publics ont approuvé le concept que nous connaissons maintenant, ils avaient laissé entendre que le square Dominion ne serait pas dénaturé.On avait même pu comprendre que la partie nord du square serait réhabilitée, agrandie.C'est le contraire qui s'est produit.La chaussée est deux fois plus large qu'il ne le faut; elle empiète trop sur le parc, qui se trouve privé du quart, environ, de sa surface.L'harmonie de ses proportions est défaite.Le même parc est de surcroit échancré, en sa partie la plus visible, par une entrée de parking maculée d'affiches commerciales insupportables.L'affaire Dominion Square, somme toute, est un grain supplémentaire dans le chapelet de nos médiocrités architecturales.Un facteur de dévalorisation urbaine de plus.Montréal en ville La présente galerie vitrée est une protubérance inacceptable, à l'instar des autres ajouts proposés plus tôt, en 1984, par le même promoteur.photo paui henri taujpt.u pnoe Ma divine Clémentine! DIANE BOISSOHMEAULT collaboration spéciale Dominique Perron, designer, est une habituée de la ligne de front avec sa collection de vêtements pour enfants «Ma divine Clémentine».Elle a réussi son entrée sur le marché américain.Cet automne, une demi-douzaine de revues américaines lui consacreront des articles.Les Américains ont reconnu en elle les mêmes qualités qui la font apprécier des détaillants canadiens: stabilité et fiabilité.Ils retrouvent en plus cette petite touche européenne qui les séduit tant.L'originalité de «Clémentine» réside dans le fait que les vêtements peuvent être harmonisés à d'autres.On apprécie son souci du détail.Dominique n'hésite pas à faire appel à Marie-Louise Guay.illustratrice et auteur de livres pour enfants pour lui commander des dessins d'animaux sortis du zoo de son imagination.Mère d'une fillette de deux ans.Dominique comprend mieux le design de la mode pour enfants.Sa fille lui sert souvent de modèle.Utile et ingénieuse, la fermeture éclair cousue dans l'entre-jambes du pantalon.Enfin, cet été, sa collection sera faite de tissus importés d'Europe.Les vêtements «Ma divine Clémentine» sont distribués entre autres chez Frisco, et à la boutique le Rouet de la Place Montreal Trust, et chez Honk Monk, avenue Greene.CENTRE POUR FEMMES ¦ Ouvrira cet été le premier centre conçu exclusivement pour la femme au 4394 rue Saint-Denis.Sur une superficie de 16000 pi2, les femmes trouveront là tout ce qui «commercialement» peut contribuer à leur bien-être, tels: salon de coiffure, studio de beauté et de massage, bain flottant, boutique de fine lingerie, parfumerie, bijouterie, restaurant-santé et clinique-minceur.On veut en faire un lieu de rencontres pour les femmes actives où celles-ci pourront venir se détendre.C'est un concept unique en Amérique, premier volet d'une série de quatre: Laval.B rossa rd et le West Island, devraient avoir leur centre l'an prochain.Ce centre pour femmes a été conçu par un jeune promoteur français, M.Jean-Louis Suissa, un homme pour qui les femmes n'ont aucun secret, prétend-il ! O LE CAF-CONC ¦ Dans une salle au drapé rouge et or, avec balcon, mezzanine et salle à diner, beaucoup de touristes en groupe consomment du music-hall.Ici, on n'a rien à envier à Paris ou à Las Vegas qui proposent les mêmes genres de spectacles clichés.Les danseuses de la revue musicale «Plaisir» sont mignonnes à souhait, coulées dans le moule perfection.Les danseurs agiles sont musclés aux bons endroits et batifolent élégamment auprès de leurs compagnes.La chanteuse Kenny Danyluk ressemble vaguement à Cher.Originaire de Vancouver, c'est la première fois qu'elle chante à Montréal.Elle a une bonne voix, un joli sourire, mais chante sans émotion des chansons d'amour «bilingues».Ce qu'attire particulièrement l'attention, c'est le théâtre noir, où de petites bêtes à plumes livrent un spectacle des plus amusants.En outre, Los Pampas Gauchos, des danseurs argentins munis de cordes à danser avec un petit bout de bois, offrent une prestation essoufflante.Il y a aussi un jeune couple qui, dans des apparats des plus légers (porte-jarretelles pour la dame et mini-slip pour monsieur), se livre avec grâce à une mimique d'ébats amoureux.Sur une musique un peu plus sensuelle, ça aurait été plutôt suggestif.Enfin, pour qui aime le genre variétés, c'est un spectacle assez divertissant.On n'a pas lésiné sur les plumes et les brillants.Mais comme c'est souvent le cas à Paris comme ici, dans ce genre d'endroits où l'on reçoit beaucoup de gens à diner à la fois, la bouffe est (hélas!) médiocre.Les escargots flottaient dans un beurre tiède et mon steak saignant s'est retrouvé dans l'assiette du voisin, pendant que je m'acharnais sur un steak trop cuit.En résumé, l'intérêt réside sur scène, pas vraiment dans Même si Marguerite Biais poursuit sa carrière a la télé et ses commerciaux Métro, on la retrouve souvent aux Rest o Les Serres où elle a magistralement fait prévaloir ses talents d'hôtesse le soir de l'anniversaire.l'assiette.Le repas coûte $34.Mais on peut aussi passer pour voir le spectacle et prendre un verre : de 20$ à 28$ pour une ou deux consommations avec le spectacle.Château Champlain.I.Place du Canada.LES GRANDS HÔTELS VOUS ATTENDENT ¦ Ceux qui ont toujours rèvè de voir où les grands de ce monde font escale quand ils débarquent en ville, seront servis.Cet après-midi, les grands hôtels de Montréal ouvrent leurs portes au public.Vous pourrez jouir de visites commentées dans des suites de luxe, les salles de bal, les cuisines, etc.aux hôtels suivants: Arcade, Château Champlain Delta Montréal, Bonaventure, Hilton International, Nouvel Hôtel, Ramada Renaissance du Parc et La Citadelle.La chanteuse Kenny Danyluk ressemble vaguement à Cher.Originaire de Vancouver, c'est la première fois qu'elle chante à Montréal.PH0TQ kmi iemee.u pw» Si vous désirez connaître votre ville, vous pouvez profiter des tours de ville en autocar, à tarif réduit: $4 adulte, $2 enfant, de lOh à 16h.Visites avec chauffeur et guide en autocar de Murray Hill.D'une durée d'une heure.On part à toutes les demi-heures du square Dorchester, dernier départ à 1 5h30.Avec ces activités se termine la semaine de sensibilisation au tourisme.TOUT FEU, TOUT FLAMBE ¦ Encore tout chaud, le nouveau resto «Tout feu tout flamme» a ouvert ses portes récemment.Situé sur les 2e et 3e étages des Galeries Laurier, ce restaurant propose une formule résolument différente et exotique.À la carte par exemple, on tient en entrée des mets comme : des sates indonésiens, des blinis au caviar (23$ à 45$), des feuilles de vignes farcies mer et monde.Et tout un assortiment de grillades marinées, grillades nature de la mer (poissons et fruits de mer grillés aux herbes fraîches, prix selon le poids) ou grillades de viande et de volaille (de l'escalope de chapon à $14,25 à la côte de veau à $23,50).La nourriture est grillée sur feu de bois de mesquite, précise-t-on, ce bois très dur est importé du Texas: le mesquite dégage une chaleur deux fois plus élevée que celle du charbon de bois ordinaire, ce qui permet de diminuer de moitié le temps de cuisson, de manière à offrir des grillades plus juteuses.Les grils sont à l'entrée.On peut y voir les cuisiniers s'affairer devant.Ils sont entourés d'un large comptoir où sont étales de manière esthétique, fraises, mangues, pommes, citrons, fruits exotiques, légumes frais du marché et herbes ou épices.L'espace est aéré, lumineux, aménagé avec goût et beaucoup de sous.Les chaises de cuir véritable sont importées d'Italie.Ce grand restaurant situé sur deux niveaux et pouvant accueillir 135 personnes n'est ouvert actuellement que sur un niveau, le temps de se faire découvrir.Le service est courtois, efficace et les mets sont déposés au milieu de la table, ce qui invite à partager avec son vis-à-vis et fait découvrir de nouvelles saveurs.Un seul reproche : les portions ne sont pas aussi généreuses que l'addition.Situé à Outremont, on peut s'attendre tout de même à ce que cet endroit devienne le nouveau point chaud de ceux qui ont les moyens de flamber leur fric.Ouvriront prochainement dans le même complexe, une tabagie, ou un «drug» comme on dit à Outremont, et une Maison de la Presse.Ce complexe appartient à M.Paul Ca-ron.propriétaire du Café Laurier, 400 ouest, rue Laurier.495-3585.UN ANNIVERSAIRE AUX SERRES DE MARGUERITE ¦ À l'occasion de l'anniversaire de son mari |ean-Guy Faucher, Marguerite Biais en a profité pour lancer une invitation à tous leurs amis.Ont répondu présent, quelques membres des familles CKAC Tclémédia et des personnalités du show bizz.Orchestre tzigane et vodka accueillaient les visiteurs qui devaient entrer d'abord par le Zhivago, pour ensuite passer par le bistro le Bijou et se retrouver dans les nouvelles Serres de Marguerite fraichement rénovées.Après une dizaine d'années passées à CKAC, Jean-Guy Faucher se lance corps et âme dans sa nouvelle vocation de restaurateur.Les trois restaurants acquis dernièrement de M.George Duss (propriétaire des Cages aux Folles), sont maintenant sous la direction du couple.Même si Marguerite Biais poursuit sa carrière à la télé et ses commerciaux Métro, on la retrouve souvent aux Resto Les Serres où elle a magistralement photo remi iemee U PrtfSt fait prévaloir ses talents d'hôtesse le soir de l'anniversaire.Les restos c'est souvent une histoire d'instinct, une question de P.R.conforte par l'assurance de tenir une bonne formule.Le couple travaille maintenant au développement de la formule.Marguerite aimerait attirer une clientèle sympa qui vit, passe ou travaille dans le Vieux-Montréal.« Les gens ont besoin d'un endroit où l'on bouffe bien, mais pas trop cher, dans un cadre agréable avec beaucoup d'ambiance.C'est ce qu'on va essayer de leur offrir aux Serres et au Bijou ; ce dernier sera bientôt transformé en bistro bar spectacles.Les rénovations devraient être terminées d'ici un mois et demi environ.» Ensuite on s'attaquera au Zhivago.L'oeil pétillant, l'air déterminé, Marguerite ajoute: «C'est un grand défi, une folie peut-être, mais je le sens: ça va marcher!» Une aventure à suivre.LE PLUS BEAU TANGO DU MONDE.¦ C'est de la magie, du désir, du délire qui déferlera vendredi et samedi prochain sur Montréal, au Musée des beaux-arts de Montréal, Auditorium Maxwell Cummings, 1379 ouest, rue Sherbrooke., pour l'événement Tango Go.À entendre un son contemporain du tango.Des tangos classiques, du tango pour ordinateur, les tangos Piazzola, cabaret tango, jazz tango, près de 40 artistes seront réunis sur scène et vont défoncer les limites traditionnelles.Le tango, c'est un.sentiment triste qu'on danse.À garder dans sa tête comme un souffle frais de ban-donéon.Billet $12,50 à l'avance et $15 le soir du concert.LA PRESSE ¦ Certains l'utilisent en litière, d'autres pour laver les carreaux.Claude Bouffard, peintre, l'utilise comme toile de fond.C'est une façon pour elle d'embellir les faits divers, les discours politiques et potins de notre quotidien.«Je vais habiller vos journaux et La Presse ne sera plus ja-mais ce qu'elle était», dit l'artiste.A voir à la Galerie Charbonneau Gireau jusqu'au 28 mai.978 est, rue Rachel.I H I ii PHOTO REMI IEMEE.ctiWIA Prnte Les grils sont à l'entrée.On peut y voir les cuisiniers s'affairer devant.Ils sont entourés d'un large comptoir où sont étalés de manière esthétique, fraises, mangues, pommes, citrons, fruits exotiques, légumes frais du marché et herbes ou épices.L'espace est aéré, lumineux, aménagé avec goût.il III SE** CHAQUE SEMAINE, A L'EMISSION MONTREAL EN PREMIÈRE.RETROUVEZ MONTREAL 01 VILLE AVEC DIANE B0ISS0NNEAULT EN COMPAGNIE DE JACQUES PR0ULX À NE PAS MANQUER! LUNDI, MERCREDI ET VENDREDI EN DIRECT 15H30 ! 11 M M M I I M I I M If 111 11 I I I 11 | QUAND DIANE ET JACQUES PARLENT.TOUT LE MONDE EN PARLE ckac 73 _LA SUPER STATION A DE MONTRÉAL_ C 4 Dictjonnaire visuel LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MAI 198?u dKticniwa owrvit.au» wsuri » Je* 0*0t Corot* est pumjui Extant OMtac AimniMinc.1S« oreille aitarna organes das sans: ouï* or*111\u2022 moyenne at in tarn* 14 L Les animaux Miew ou miaou ?DR FRANÇOIS LUDRINA collaboration spéciale Certains clichés ont la vie dure.Et le libre-échange ne semble guère vouloir les supprimer.Bien au contraire.Ainsi, en matière de respect de la vie animale, les règles du jeu semblent avoir été fixées (et par qui?) une fois pour toutes: les Français (entendez les Canadiens français) s'occupent mal de leurs animaux.Les Anglais (entendez les Canadiens anglais, et accessoirement les Américains) se comportent par contre, avec leurs chats et leurs chiens, comme des gens vraiment civilisés! Affiche unllingue Une toute récente correspondance des États-Unis vient encore d'en faire la brillante démonstration, l'ai reçu en effet cette semaine une affiche destinée uniquement aux anglophones, à l'occasion du «Mois de l'adoption féline au Canada».Depuis 15 ans, la grande vedette féline de la télévision.Morris (dit «le Difficile»), porte-parole officiel de «9-Li-ves».incite les foyers américains à adopter un chat en juin.1,3 million de chats abandonnés et voués à l'euthanasie ont ainsi pu trouver un foyer.11 faut dire que des chats perdus ou abandonnés, seulement 4 p.cent retrouvent leur légitime propriétaire.27 p.cent habiteront un nouveau foyer et le reste des laissés pour compte finira à la chambre à gaz.Complément à cette campagne de lutte contre l'abandon, les porte-parole de «9-Lives» encouragent aussi fortement la stérilisation des minettes et des minets.Ancien chat de gouttière Afin de promouvoir cette campagne, en collaboration avec la Fédération canadienne des sociétés de protection animale, pour la première fois au Canada.Morris, lui-même ancien chat de gouttière adopté dans un refuge, a été dûment réquisitionné pour en assurer le succès.Les francophones n'ont pas tous envie de donner leur langue au chat Morris-le-Orfficile.Dans tous les refuges ou SPA où vous irez ainsi adopter un chat, on vous remettra un livre intitulé «The Morris Method », ou l'Art de soigner son chat, des coupons-rabais pour acheter du «9-Lives», et une lettre «patte-raphée» par Morris.Le hic de l'histoire c'est que tous les vétérinaires du Québec, comme leurs collègues libre-échangistes américains ou canadiens, ont reçu la même affiche.Et lorsque le matériel sera exposé dans leur clinique, on imagine l'impact sur les foules, à Ste-Perpétue, à Montmagny ou à St-Anselrae, là où (comme on le sait bien à Chicago, d'où fut lancée la campagne) la population est surtout anglophone! Renseignements pris auprès de la responsable de cette bourde.Mme Jennifer Caerns, cette triste méprise serait due à une erreur de programmation.Des affiches françaises étaient-elles alors prévues?Que nenni! En fait, rien du tout n'était prévu pour le Québec: quantité négligeable sans doute! Moralité, pour le libre-échange de la protection animale, ça fonctionnera (pour certains) en anglais au Québec, ou pas du tout.Il serait vain et sot, par contre, de jouer les pharisiens légalistes, et ne pas donner leur chance aux milliers de chats qui pourraient être adoptés chez nous grâce à cette heureuse initiative.Ce qui compte, dans cette campagne d'adoption, n'est-ce pas avant tout le bien-être des minets?Et de faire évoluer les dictons: désormais, en avril ne te découvre pas d'un fil, en mai fais ce qu'il te plaît, et en juin adopte un chat.Mais Morris, ce pauvre Morris, lui qui n'a pas ces pro-, blêmes linguistiques lorsqu'il cause «chat» avec ses collègues québécois, ne pourrait-: on pas lui faire dire officielle-» ment «Miaou» plutôt que' «Miew» au Québec.Pas vrai' Maurice?MICHEL MARSOLAIS, collaboration spéciale.Agence Science-Presse Con-fusion ¦ Matin Fleishmann et Stanley Pons n'ont vraiment pas l'air de deux héros.Le premier est un petit rondouillet qui perd ses cheveux sur le dessus du coco et parle avec un accent britannique (chose qu'on lui pardonne vu qu'il est anglais).Le second a l'air d'un insignifiant fonctionnaire américain ou d'un vendeur d'assurance-vie.Les deux sont quinquagénaires, portent des lunettes et partagent le même «goût» pour les affreuses cravates très larges.Tous deux sont également profs de chimie dans des universités.Ces deux obscurs individus que Nucléaire, oui S.V.P.?En mars 1987.le Canada entrait dans la course à I énergie nucléaire propre.Le réacteur Ihermonucléaire Tokamak de Varennes produisait son premier plasma pour devenir le fleuron du programme de recherches canadien en fusion.Mais on est encore loin des applications pratiques en ce domaine puisque cette technologie ne sera pas commercialement utilisable avant une quarantaine d'années.Le Tokamak (un mot russe signifiant chambre magnétique) reste avant tout un outil de recherche fondamentale parce qu'en fait de production d'énergie, c'est le désastre.Le bidule exige environ 25000 ampères d'électricité pour atteindre les 10 ù 30 millions de degrés Celsius nécessaires à la production du plasma.De quoi calciner n'importe quel diner congelé en une fraction de seconde.Et encore, ce four ù atomes est incapable d'atteindre une véritable fusion puisque celle-ci ne s'obtient qu'à dese températures de plus de 77 millions de degrés.On n'a pas intérêt à se mettre les doigts dans le réacteur! L'objectif du Tokamak est de s'approcher des longueurs d'impulsion requises pour un réacteur commercial.Construit au coût de 46 millions S.le Tokamak disposait d'un budget de 15 millions $ pour ses trois premières années d'expérimentation.Les Soviétiques ont été les instigateurs des travaux de recherches en matière de fusion, mais aujourd'hui les expériences se poursuivent au lapon, aux États-Unis, au Cutuida et dans quatre pays de la Communauté européenne.Fission ou fusion i Les réacteurs atomiques actuels fonctionnent sur le principe de la fission nucléaire, technologie qui produit des déchets radioactifs dont on ne sait pas quoi faire après, sauf les mettre dans une piscine.La fusion, c'est autre chose.Premièrement, c'est propre.C'est déjà ça.L'énergie produite par la fusion d'atomes légers comme l'hydrogène (sous forme de deuterium ou de tritium) produirait une quantité d'énergie phénoménale: 24 grammes de deuterium (une forme d'hydrogène contenu dans l'eau de mer) pourrait produire autant d'énergie que 500 grammes d'uranium 255 ou encore 400 tonnes de pétrole.Imaginez : un verre d'eau de mer contiendrait autant d'énergie que 600000 litres de pétrole ! Le hic, c'est que la technologie est encore loin d'être au point.personne ne remarque à part leurs mères, pourraient toutefois bientôt passer à l'histoire.Et pas seulement la petite histoire de la science mais aussi LA grande histoire.Ce qu'ils ont fait?Non, ils n'ont pas tué de politicien connu, ni découvert comment transmuter le déficit canadien en coupons McDonald.Mieux encore.Le 23 mars dernier, les deux chimistes faisaient un pied de nez aux physiciens en proclamant qu'ils avaient réussi à froid la fusion d'atomes d'hydrogène.Vous me direz: qu'est-ce que ça peut bien nous foutre?D'accord, à première vue ça semble plus plate qu'une partie des Expos, mais si l'expérience se révèle exacte, elle pourrait avoir des répercussions fabuleuses.Cela signifierait rien de moins que la fin des problèmes d'énergie de l'humanité.De l'énergie non polluante obtenue à partir d'une substance aussi courante que l'eau de mer.Hein, qu'est-ce qu'il vous faut de plus, bande de blasés?Depuis plusieurs années, les physiciens des pays industrialisés poursuivent à coups de millions des recherches sur la fusion nucléaire.Contrairement à la fission (technologie qui nous a donné la bombe H, Tchernobyl et autres merveilles de la science) qui fait éclater l'atome, la fusion consiste à fondre deux ions de deuterium (une forme d'hydrogène) pour libérer de l'énergie, lusqu a présent, cette opération ne pouvait s'effectuer qu'à des températures extrêmes et à des pressions avoisinant celles du centre du soleil.Vous imaginez le matériel pour ce genre d'expérience! Mais Fleishmann et Pons auraient réussi à produire une telle réaction dans une banale éprou-vette en faisant passer un courant entre deux électrodes.Le tout sans émettre de radiations.On comprend que les deux zigs uiBRÉ SÉR.VÎCÉ étaient fous comme des balais et ont débouché le champagne en convoquant la presse.Dans les semaines qui ont suivi, ce fut l'hystérie dans les milieux scientifiques peu habitués aux putsch de la sorte.Quelques chercheurs ont répété certaines parties de l'expérience de Pons et Fleishmann avec succès.|c dis certaines parties parce que nos deux lascars n'ont pas divulgué tous les détails de leur expérience.Pas fous, ces deux chimistes.Penscz-donc: un truc qui peut valoir des millions, ça ne se dévoile pas comme ça aux premiers venus.L'Université de l'Utah.où Ponds enseigne, a d'ailleurs déjà demandé une dizaine de brevets relatifs à cette découverte.Ce voile du secret sur certains aspects de l'expérience a choqué plusieurs scientifiques qui trouvent que nos deux chimistes ont manqué de rigueur dans l'expérimentation et y sont allés un peu vite pour crier victoire.Les physiciens sont particulièrement sceptiques quant aux résultats obtenus par Pons et Fleishmann.Les physiciens pensent que la fusion devrait produire une quelconque forme de radiation, comme les rayons X, mais au cours de toutes les tentatives qui ont été faites pour reproduire l'expérience, les chercheurs n'ont rien pu observer de la sorte.Zip, nil, nada.Le problème, c'est que si beaucoup doutent des résultats obtenus par Fleishmann et Pons, per- sonne n'a pu les contredire non plus.Ce qu'on sait, c'est qu'il y a production d'énergie dans la petite éprouvette de deuterium lorsqu'on passe le courant entre une électrode de platine et une de paladium.Mais est-ce vraiment de la fusion?Là-dessus, c'est plutôt la confusion.Fleishman et Pons ne démordent pus et s'appliquent pour le moment à convaincre le gouvernement américain de leur donner des sous pour poursuivre la recherche.Seront-ils les prochains récipiendaires d'un prix Nobel ou d'un prix citron?Seront-ils élevés au rang de Einstein ou bien passeront-ils pour deux des plus grands fumistes de la science?Lu encore, c'est la confusion. LA WHESSf.¦OgWJgL PMANCHC 21 MA11989 C5 Jacques Cartier, pilote du Roi L'électroscope ¦ L'électroscope est un instrument dont on se servait autrefois lors de démonstrations sur l'électricité statique.Il permet de savoir si un objet est electrise; s'il l'est, les feuilles de métal (pendules) s'écartent, sinon les feuilles ne bougent pas.Pour construire ton propre electro-\"; scope, procure-toi un bocal transparent (en verre) avec un couvercle de plastique, une broche d'environ 15 cm de longueur (un fil électrique No 12 ou un cintre) et du papier d'aluminium le plus mince possible.Perce d'abord le couvercle de manière à pouvoir insérer la broche à la moitié de sa longueur, comme sur l'illustration.Au tour de l'élément le plus important de ton electroscope: le double pendule.Ces pendules sont généralement faits de minces feuilles d'aluminium, ou d'or, fixées à l'extrémité de la tige conductrice; plus les feuilles sont minces et plus l'électroscope est sensible.le te suggère d'utiliser le papier d'aluminium des paquets de cigarettes ou des tablettes de chocolat.Tu devras cependant retirer le papier qui est collé sur l'aluminium.Pour ce faire, laisse tremper la feuille d'aluminium dans de l'eau savonneuse ou de l'alcool à friction, le papier devrait s'enlever aisément.Coupe ensuite une bande de 1 cm sur 5 cm que tu déposeras sur l'extrémité de la tige conductrice (voir l'illustration), et ferme le bocal.Rassemble plusieurs objets, ballon gonflable, tige de plastique, baguette de verre, etc, que tu frotteras avec divers tissus (soie, laine, coton, nylon) ou dans tes cheveux.Prends note de tes obser- vations: quel objet s'électrise le mieux, et avec quel tissu?Approche ton electroscope de l'écran d'un téléviseur couleur; les pendules s'écartent, effet causé par la présence d'électricité statique sur l'écran.Avant chaque essai, il faut décharger ton electroscope.Pour y arriver, tu n'as qu'à toucher la tige conductrice avec tes doigts; les charges circuleront à travers ton corps pour aller rejoindre le sol.Sois sans crainte, tu ne remarqueras même pas la présence de ces charges.Pourquoi les pendules s'écartent-ils?Chaque pendule se charge à partir de la même tige.Ils possèdent ainsi les mêmes charges électriques.Et comme des charges semblables (positives ou négatives) se repoussent, les deux pendules s'écartent l'un de l'autre.Attention aux coups de soleil ! ¦ Soixante pour cent des Québécois attrapent un coup de soleil avant de réussir à bronzer.Les Québécois ont en général un type de peau qui ne bronze pas facilement.Alors ils brûlent! Les spécialistes ont divisé les types de peau en catégories qu'ils ont appelées les «phototypes cutanés».Plusieurs indices peuvent nous aider à découvrir notre phototype cutané: la couleur de nos cheveux et de nos yeux et, bien entendu, notre teint.Ainsi, ceux qui ont le teint plus foncé ont aussi les cheveux et les yeux plus foncés.Et vice-versa.La quantité de mélanine que produit le corps demeure le facteur le plus important pour déterminer le phototype cutané.La mélanine est le pigment responsable de la coloration de la peau.Plus le corps produit de la mélanine, plus la peau peut bronzer facilement.Quand les rayons du soleil réchauffent notre corps, les cellules de la peau qui produisent la mélanine se mettent à fonctionner.Au bout de quelques jours, la mélanine monte vers la surface et colore la peau.Si on ne protège pas la peau, elle va brûler avant d'avoir eu le temps de bronzer! La peau met plusieurs jours avant que le bronzage ne paraisse.Le soleil, lui, n'a besoin que de quelques heures pour causer un coup de soleil.Les coups de soleil ne sont pas très bons pour la peau.Une brûlure n'est jamais agréable! La meilleure façon d'éviter les coups de soleil, c'est de s'exposer graduellement aux rayons du soleil.Quand on va sur la plage ou qu'on reste longtemps au soleil, il est bon d'appliquer un filtre solaire.Cette crème filtre les rayons les plus dangereux du soleil.Mais la façon la plus simple de se protéger quand on est longtemps au soleil, c'est encore d'enfiler un T-shirt! LA PlItMt, MUNTKtAl.DIMANCHE ZI MAI C7 Ce que les jeunes pensent de la religion CAROLINE CADOORY Ecole Marguerite-de-Lajemmeraii Montreal Discutez-vous souvent des religions avec vos amis?Vingt p.cent des jeunes que j'ai interrogés ont répondu OUI à cette question, tandis que 60 p.cent ont dit non.La religion joue depuis des siècles un rôle important dans les sociétés.Certaines périodes ont été marquées par l'importance que l'on accordait à la religion.MÉLANIE COUTURE Ecole polyvalente de Mortagnc Bouchcrvilte 4jH ommes-nous prêts?» *m9 Voilà la question! Et s'il faut en croire les disciples de Raél.un événement absolument extraordinaire va se produire dans quelques années: nous recevrons en effet la visite de nos soi-disant créateurs, les extra-terrestres.L'annonce, il faut l'admettre, a de quoi dresser les cheveux sur la tète de n'importe qui.Cependant, pour celui qui a déjà entendu parler du Mouvement Raelien.cette affirmation ne comporte rien de surprenant.On en a entendu bien d'autres.À vrai dire, le fondateur du mouvement, lequel se donne pour mission de préparer l'arrivée sur Terre des extra-terrestres, qui nous auraient conçus en laboratoire voici 25000 ans, se définit lui-même comme un prophète de la trempe des Jésus-Christ, Moïse et Bouddha.Claude Vorilhon est un ancien journaliste du quotidien de sport français L'Équipe et un ancien coureur automobile.Il affirme avoir un jour rencontré personnellement les extra-terrestres, aussi appelés « Elohim » ou «êtres venus du ciel».Ces derniers lui auraient demandé, entre autres, de construire une ambassade «dans un pays agréable au climat doux» où ils pourront se mettre en contact of- Précision Mon article concernant l'Église de Scientologie, publié dans cette page le 30 avril dernier, se voulait seulement une description sommaire de la philosophie véhiculée par cette secte religieuse.Ce texte ne portait donc pas sur les pratiques commerciales (offres de cours, vente de livres, etc.) de l'Église de Scientologie qui ont été vigoureusement contestées par l'Office de la protection du consommateur ( OPC ) et par l'Association coopérative d'économie familiale ( ACEF).Soulignons enfin que l'aspect controversé des différentes sectes religieuses nous rappelle qu'il faut les aborder avec beaucoup de sens critique.ficiel avec les gouvernements du monde, le moment venu.Nos .lieux E.T.auraient, à la même occasion, transmis à Vorilhon un Spectacles Aujourd'hui bien des choses ont changé.Même s'ils n'en parlent presque pas, les jeunes ont une opinion sur leur religion, quelle qu'elle soit.l'ai fait le tour de différents groupes d'élèves, âgés entre 13 et 17 ans.Voyons la place qu'occupe la religion dans leur vie quotidienne.Certaines données vous surprendront.La croyance populaire veut que les jeunes d'aujourd'hui ne fréquentent plus les églises.Détrompons-nous! Environ 35 p.cent des jeunes disent pratiquer leur reli- message «d'une importance capitale» sur les origines et l'avenir des êtres humains.Revenu sur Terre après çe court voyage sur la planète des Elohim, Claude Vorilhon troqua son nom à conson-nance trop locale pour celui de Raél et il devint le «messager de l'Apocalypse», chargé de répandre la «Vérité» dans le monde entier.C'était en 1973.À la suite de cette rencontre, assez peu banale il faut bien le dire, le nouveau prophète forma un groupe destiné à le seconder dans l'accomplissement de son extraordinaire mission.C'est ainsi que naquit le Mouvement Raelien, actif aujourd'hui en France, au Canada, en Belgique, en Suisse et quelques autres pays.En mars dernier, on estimait à deux mille le nombre de raéliens canadiens.Selon un document du C.C.M.M.(Centre de documentation, d'éducation et d'action contre les manipulations mentales, à Paris), il faut, pour adhérer au mouvement, faire acte d'apostasie (reniement) vis-à-vis son ancienne religion; verser 10 p.cent de ses revenus au groupe, cet argent allant à la construction de l'Ambassade et à la diffusion du message de Raél ; enfin, léguer ses biens au mouvement, si possible de son vivant, «afin d'éviter les chicanes entre les éventuels héritiers».Soulignons en passant que le Mouvement Raélien est une société sans but lucratif.Selon le même document du CCMM, «les Raéliens font des collectes d'argent contre promesse de réincarnation et pratiquent la méditation sensuelle dans des centres d'épanouissement où des guides raéliens leur apprennent comment parvenir à un orgasme cosmique par l'érotisation mutuelle».Voilà pour leurs principales activités.Officiellement, Raél vit des droits d'auteur de ses livres et clame son message à qui veut l'entendre.Il nous apprend entre autres que, étant né du même père, il est le demi-frère de Jésus-Christ.Il nous révèle encore que l'homme a été créé en laboratoire par les Elohim à l'issue de manipulations génétiques, que nous avons maintenant atteint le stade où nous pouvons comprendre notre destinée, et que les extraterrestres sont maintenant prêts à atterrir pour nous faire entrer dans l'âge d'or.Sommes-nous prêts à les recevoir dignement?Bref, consultez les journaux et gardez l'oeil sur votre cour.Au cas où.gion tandis que 40 p.cent le font plus ou moins.Finalement, il y a 25 p.cent des adolescents qui ne pratiquent pas du tout.Il est vrai qu'autrefois les églises étaient remplies.Si on tient compte de la dénatalité, il nous reste une bonne explication à ce phénomène.La pratique religieuse faisait partie du quotidien.Les jeunes n'avaient pas tellement le «choix».Les cours de morale étaient inexistants ou presque.On priait au lever, avant et après les repas, avant le début des classes, et avant d'aller dormir.MATHIEU CHANTE LOI S at JULIE LEBLANC École secondaire Pierre-Laporte Mont-Royal Vous avez sûrement déjà croisé quelques Krishnas dans les rues de Montréal.C'est difficile de ne pas les remarquer.Costumes hindous, tabourins en main, ils répètent leur «Hare Krishna» en sautillant gaiement.Sans trop savoir pourquoi, ils font peur, ils font rire un peu aussi.Mais il faudrait d'abord avoir pitié de ces dévots sur qui les lavages de cerveau des grands de la psychologie ont merveilleusement réussi.Une visite au Temple des Krishnas nous a permis de mieux comprendre le désir des jeunes d'adhérer au mouvement Krishna.C'est un jeune dévot qui est venu nous répondre, il était âgé de 16 ans et habitait au Temple des Krishnas depuis seulement deux jours.Arrive en autobus de Granby, c'est un de ses «bons» copains qui l'a incité à venir au Temple.Il en savait déjà beaucoup sur sa nouvelle religion ayant assisté à de nombreux cours sur le livre sacré de Krishna.Il avait aussi marché sur la Plaza Saint-Hubert pour proclamer SÉBASTIEN BLIN École polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry Montréal m a tournée est finie au Qué-¦h bec et en Ontario, pour Renaud.Après avoir donné ses concerts à Québec, Saint-Pier-re-et-Miquelon, Montréal, Laval et Ottawa, Renaud a repris le chemin de la France afin de prendre quelques jours de repos.Né à Paris le 11 mat 1952, sous le signe du taureau, les yeux bleus ou verts selon les jours et son humeur, 1,78 m pour 57 kg, Renaud Séchan est naif, patient, attentionné.Mais il peut aussi être triste, possessif et jaloux.Il est tatoué sur les deux bras: une rose rouge, une chaîne brisée et le prénom de sa femme, Dominique.Renaud a commencé à chanter dans les cabarets de Paris et de Bruxelles.fi écrit ses chansons en se basant sur des faits et dit tout haut ce que bien des gens pensent tout bas.Son pre- Bref, presque tout le temps! Parmi les adolescents qui ont repondu au sondage et qui pratiquent leur religion, 72 p.cent le font volontairement.C'est beaucoup plus qu'il y a 20 ans.Avec l'immigration qui ne cesse de s'accroître, la diversité des religions grandit aussi.Ainsi on retrouve de plus en plus de gens qui pratiquent des religions telles que le bouddhisme et l'islam.On peut percevoir ce phénomène très facilement dans la grande région de Montréal.Mais pourquoi les tout haut son dévouement à Krishna.Ses «temps libres» sont consacrés à la prière ( il devait réciter plusieurs fois par jour le chapelet de 108 billes).On l'avait tenu occupé à un point tel que lorsque nous lui avons demandé si sa nouvelle vie lui plaisait, il nous avoua ne pas avoir eu le temps de vraiment y penser.Les Krishnas mènent en effet une vie très occupée.Tous les matins, ils se lèvent à 4 h, dès lors ils entreprennent une suite de chants et de prières à jeun suivi d'un petit déjeuner frugal.Chacun vaque alors à ses activités respectives: les femmes (puisqu'elles sont considérées nettement inférieures aux hommes) gardent les enfants, font le ménage, le lavage, le repassage et s'occupent des repas.Certains hommes enfilent perruque et habit de civil et vont dans les rues recueillir de l'argent pour la survie de leur communauté.Par exemple, ils quêtent de l'argent pour «le» réseau d'écoles laïques.En bon citoyen, vous avez toujours cru en un tel réseau et vous donnez de bon coeur quelques dollars.Vous venez de donner au réseau d'écoles l'A.I.C.K.(Association internationale pour la conscience de Krishna).mier album, parut en 1980 et fut un grand succès.Dans ses concerts, Renaud se déplace modérément.Entre ses chansons, il fait des sketches.Mais des sketches politiques qui parfois concernent la langue française au Québec.Ce qui lui a valu de faire la une des journaux, « Renaud insulte la langue anglaise».Renaud a même déclaré que le jour où il aurait le droit de vote au Québec, il voterait pour «l'indépendance».Au fond, il n'est pas si méchant que ça.Tout au contraire, il adore son public, quel qu'il soit, français, anglais.Plusieurs artistes québécois, Robert Charlebois et Gilles Vi-gneault entre autres, sont venus l'encourager au théâtre Saint-Denis à Montréal.En fait la vie d'artiste n'est pas si facile, c'est une vie d'aventures, avec ses hauts et ses bas.Mais, Renaud a son secret pour maintenir son équilibre: sa femme Dominique et sa petite fille Lolita qu'il adore.jeunes vont-ils vers une religion plutôt qu'une autre?Pour certains, elle apporte la paix.Pour d'autres, la confiance.Quelques-uns ont même mentionné qu'ils se sentaient écoutes par un Dieu qui n'est pas le même pour tous.Les generations qui nous précèdent sont sans doute déçues de constater que les 13-17 ans pratiquent moins que dans leur temps.Par contre, elles seront sûrement heureuses d'apprendre qu'il y a un retour aux valeurs traditionnelles.En effet, même si on les avait mises de côté depuis quelques années, les valeurs traditionnelles reviennent et occupent la place laissée par la religion.Ainsi, la fidélité, la solidarité, le respect, la justice, la réussite et la confiance sont des valeurs importantes aux yeux de plusieurs d'entre nous.Vous remarquerez dans les corridors des écoles que l'on ne parle plus beaucoup de la religion.Mais n'en déduisez pas que les jeunes laissent tout tomber.Ils ont un bon bagage de valeurs! Les Moonies, vous connaissez?SUZANNE HARVEY École polyvalente Saint-Henri Montréal Ouelle est l'étendue exacte de cet empire politique et industriel qu'est le Moonies?D'où vient Sun Myung Moon et quelle est son histoire?Comment sa gigantesque organisation peut-elle se servir de gens innocents en quête de bonheur?J'ignorais dans quel piège Moon entraînait ses futures recrues ainsi que les éléments ténébreux de son immense influence politique, l'ignorais également le caractèe commercial de sa «religion» qui est.en fait, moins une secte qu'une géante corporation multinationale.On ne connaît pas l'étendue exacte de la fortune de Moon.D'après les spécialistes, elle se chiffrerait entre $200 millions et un milliard de dollars.Les biens de Moon sont enregistrés sous plus de 100 noms, dans des douzaines de pays, et leur importance exacte ne sera peut-être jamais connue.La Corée était le pays d'origine de Moon.Dans plusieurs grandes villes des États-Unis, Moon possède des rues complètes, des édifi- Sommes-nous prêts à recevoir dignement les extra-terrestres?u :.r urure est i oeuvre de M.cnei Rochette.de I Stole polyvalente de Uorugne.i Soucnetviiie.À peine 16 ans et déjà Krishna Renaud, tout un Français ! Ils vendent aussi livres et brochures pour faire connaître leur Dieu.Après plusieurs heures de travail, ils ont droit à un souper végétarien et vont se coucher vers 9h30.Il va sans dire que cigarette, alcool, viande, jeu de hasard et rapports sexuels sans un but de fécondité sont totalement exclus de ce mode de vie.Mais rien de tout cela ne semble déplaire aux dévots qui affirment avoir trouvé une grande paix intérieure grâce au mouvement.C'est souvent pendant une période de grand désarroi que les personnes se font solliciter.On leur promet de changer complètement leur vie.de leur donner l'épanouissement qu'ils recherchent depuis toujours, de vivre dans une harmonie et un bonheur total.Les sectes n'ont qu'un vrai public cible: les jeunes.C'est pour eux un âge de grands bouleversements, tant au point de vue physique que psychologique.C'est souvent à l'adolescence que nous remettons en cause les valeurs d'une société.Nous sommes les premiers à chercher à épanouir notre potentiel et notre personnalité.Et c'est exactement ce produit qu'offrent les sectes.On ne vous aborde pas dans la rue en vous demandant si vous êtes intéressé à faire partie d'un mouvement sectaire! On vous invitera à des conférences, des cours de médiation, relaxation, des soupers-rencontres.Tous les moyens sont bons pour s'approprier de nouveaux adeptes! Ces prophètes ne se promènent pas toujours dans de grandes robes comme les Krishnas.Vous pouvez tout aussi bien avoir affaire à un jeune homme en complet fraîchement pressé, qui se dira «superactif», «bioênergique», à la fine pointe de la mode et de la technologie.Détrompez-vous.l'habit ne fait pas le moine! C'est quasiment impossible de savoir dès le premier abord si nous avons affaire à une secte.Il n'y a qu'une façon d'être certain, c'est en contactant le Projet Culte, rue Stanley à Montréal.Cet organisme, à but non lucratif, travaille activement à la démystification des sectes.Vous pouvez téléphoner en tout temps et on se fera un plaisir de vous renseigner sur les divers mouvements sectaires.Ils donnent aussi d'excellentes conférences dans les institutions secondaires, collégiales et u-niversitaires.ces, aes magasins, au canaaa, u ossède une propriété de I0OO0O à Montréal, une autre de $300000à Toronto; un emplacement de 95 acres au lac Rice, en Ontario, où se trouve l'ancienne résidence du regretté gouverneur général George Vanier.Vous avez peut-être déjà acheté d'une jeune personne des fleurs sur le coin d'une rue au centre-ville ou à la sortie d'un métro?Eh bien, si vous ne le saviez pas je vous apprend que vous avez versé de l'argent aux Moonies, à l'Église de Moon, fe ne vous dis pas que c'est tout à fait certain, mats il reste que la source principale des revenus de l'Église demeure la vente des fleurs dans la rue.Selon d'anciens membres, les Moonies font ces ventes sous de fausses représentations en prétendant travailler pour les enfants pauvres des ghettos, pour les ouvriers agricoles émigrés, etc.Convaincus que l'Église risque à tout moment de faire faillite et qu'il faut beaucoup d'argent pour bâtir un monde meilleur, les Moonies travaillent jusqu'à la limite de leurs forces.Ils ne font partie d'aucun syndicat, n'ont pas d'heures régulières ni de droits et quand ils sont payés, souvent, ils redonnent la totalité de l'argent gagné à la secte.Moon répète à ses disciples: «Vous devez dormir peu, manger peu, vous reposer peu.Vous devez travailler jour et nuit pour que notre merveilleux projet devienne une réalité.Vous devez aller de l'avant jusqu'à la mort.Manger, dormir, se reposer n'ont pas d'importance.» Ceux qui ont déjà fait partie d'une secte soutiennent que c'est une force incroyable qui entre en eux qui dirige leur mouvement et leur pensée.Tous leurs faits et gestes sont jugés bons ou mauvais.C'est quand même assez terrifiant ce qu'ils peuvent faire! N'importe qui pourrait s'embarquer dans une secte sans même le savoir.Imaginez qu'ils font parfois travailler des gens jusqu'à 22 heures par jour afin de recueillir de l'argent «POUR DIEU», pendant que leur cher gourou fait la belle vie sur son luxueux yatch.L'avenir?Moon ne limite pas ses ambitions.Il a demandé à ses membres de travailler plus fort et d'apporter $30 millions par mois.«Alors, dit-il.nous achèterons les Pan American Airlines, la compagnie Ford Motors et l'Empire State Building».P S La «JEUNE» Preste est une initiative du service de l'Information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à l'écriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui lea intéressent Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint au directeur de l'Information.Lea pédagogues et tes élèves du secondaire qui veulent collaborer à la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant à La «JEUNE* Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y1K9 L'Officiel du ¦ Depuis quelques mois, je vous ai donné régulièrement plusieurs listes de mots, mots qui sont apparus dans la dernière édition du Petit Larousse Illustré (1989).Cela représentait environ 3000 mots nouveaux à mémoriser.Las! Ce n'est pas fini et les scrabbleurs ne sont pas au bout de leurs peines, car 1990 verra l'émergence d'un nouvel ouvrage de référence: l'ODS, c'est-à-dire l'Officiel du scrabble, appellation très explicite.En projet depuis de nombreuses années, en gestation depuis trois ans, cet ODS devrait être présenté aux prochains championnats du monde, autour du 15 août 1989 à Namur (Belgique).Il sera édité en collaboration avec la Librairie Larousse, mais entièrement conçu par des scrabbleurs, principalement de Belgique et de France, sous la houlette de l'ex-champion du monde Yvon Duval de Belgique.On y trouvera tous les mots valables au scrabble, un cocktail des mots du Petit Larousse, du Petit Robert, du Quil-let-Flammarion et quelques régio-nalismes.Seront aussi répertoriés les pluriels particuliers, les verbes conjugués difficiles et ce, par ordre alphabétique.Afin de ne pas «scrabbler idiot», les mots peu connus seront accompagnés d'une définition succinic.Cet ODS permettra un arbitrage plus facile.En effet actuellement, si un joueur joue, par exemple, OYEZ, il faut d'abord consulter le Règlement International, lire qu'il faut se référer au Besche-relle dans sa forme la plus restrictive.Le Bcscherelle ouvert à la bonne page, vous lisez que la conjugaison du verbe ouïr est archaïque, et que par conséquent, il faut rejeter le mot OYEZ! Bientôt, grâce à l'ODS, il suffira de regarder à OYEZ dans l'ordre alphabétique et constater son absence.ou sa présence! L'ODS apportera donc un gain de temps \u2014 car tout le cheminement que je viens de vous décrire ralentit considérablement la partie \u2014 ainsi qu'une simplification scrabble et une plus grande fiabilité du travail des arbitres.L'arbitrage sera plus accessible à des joueurs de calibre moyen.Car le Petit Larousse Illustré, bien qu'élu depuis plusieurs lustres (période de cinq ans) arbitre du scrabble, est avant tout un dictionnaire général, populaire, avant d'être une référence ludique.De ce fait, il y a des imprécisions, notamment dans les pluriels (mots en AL, par exemple) que le Petit Larousse a corrigées au fil des ans.Mais certains joueurs, épluchant consciencieusement cet ouvrage, trouvent encore des lacunes dont ils essaient de profiter.Ainsi dernièrement, lors d'un tournoi en France, des joueurs ont essayé I ES (c'est-à-dire le pluriel de |E).Non-sens, direz-vous! Oui sans doute, car il ne viendrait probablement jamais à l'esprit d'une personne non ludique d'oser un tel pluriel.Mais si vous regardez dans votre dictionnaire à l'article IE, vous lisez évidemment que c'est un pronom personnel, puis second sens, un nom masculin désignant en philosophie le sujet qui pense.Ce nom masculin n'étant pas signalé invariable, ni dans le Petit Larousse, ni dans le Règlement international, certains joueurs (en toute bonne foi?) ont tenté (ES.Qu'est-il arrivé?Eh bien ils ont eu zéro, ils ont fait appel auprès de la commission des litiges, laquelle, bien embêtée, leur a accordé les points tout en ajoutant un artlculet dans le Règlement international interdisant le pluriel de |E.L'ODS, ouvrage spécialement destiné au scrabble, devrait, du moins espérons-le, avoir réponse à tous ces particularismes.Face à ce gros avantage, l'inconvénient majeur sera d'avoir à acquérir, pour une somme que j'espère modérée, cet ouvrage scrab-blesque.Car si un dictionnaire peut servir à toute la famille, aux enfants pour l'école, aux autres pour les mots croisés ou pour enrichir ses connaissances, l'ODS sera certainement mal vu par un prof de français et n'apportera pas assez d'explications aux personnes en mal d'érudition.L'ODS risque aussi de creuser un fossé entre le scrabble de compétition se référant à l'ODS et le scrabble joué en famille où l'ODS risque d'être inconnu.À suivre! Comment louer lo partie de duplicate ci-desous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à Phillippe Guérin, rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint-Iacques, Montréal H2Y IK9.Partit louée au club «Us MotvCoeurs, de Saint-Bruno.\tTIRAGE\tMOT RETENU\tREF.\tPTS 1.\t0NJEEES\t\t\t 2.\tNSDEEtTt\tJE\tH7\t18 a\tEAXCCUT\tDESTINEE\tSA\t80 4.\tO.RSAEIC\tEXECUTA\t88\t40 s.\tUALLENN\tCORIACES\t118\t74 s.\tANL>RTvA\tLUNE\t12A\t22 7.\tRA«L£EB8\tLEVANT\tHIO\t39 &\tNE7KYCO\tBARBELES\tCl\t78 s.\tOYG+RRA0\tNEBK(A)(1)\tM\t75 Ml\tG0R»MUSF\tRAYON\tF4\t34 11.\tUMRSG+NE\tFOL\t10F\t31 12.\tISRICOO\tMANGEURS\tSE\t90 13.\tD0L0RUT\tES\tISA\t21 14.\tUChNIHM\tTORD\t3F\t23 15.\tINOMLtEA\tKM\t01\t22 15.\tE1AAUHU\tNOMINALE\t14H\t78 17.\tLAAURtl\tHUEE\t012\t33 18.\tIUSSEUZ\tVARIAI\t12H\t20 19.\ts»Evmjp\tLUSSIEZ\t12\t52 20.\t0EQ?FPQ\tIMPUTES\t10\t101 21.\tOPGFtOTV\tZEND\t8L\t39 22.\tOVOChWA\tPIFAT(2)\tviii\t20 23.\tVQAQ\tWON\tN6\t31 24.\t\tVAGI\tK9\t18 1033 Commentaires: 1\u2014 NEBKA, petite dune.Solo de Francine Scott.2\u2014 PIFER.ou PIFFER.sentir.supporter.Résultats: Pis 1er: André Houle.981 pts 2e : Pierre Nguyen.937 pts 10e: Renée Gaudette.919 pts 25e:.837 pts 40e:.702 pts LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MAI 1989 \u2022 C 9 Vivre son age Travail et vieillissement: des perspectives nouvelles NUI collaboration spéciale On parle beaucoup de la santé à la retraite, des exil ercices qu'il con-vient de prati-vV quer pour rester en forme, du sport pour les aines, etc.Certes, c'est important, mats on oublie souvent que les conditions de vie au travail influencent considérablement l'existence des retraités.C'est une évidence, dirat-un, une vérité de la Palice même mais c'est une vérité qu'il importe de rappeler aujourd'hui plus que jamais.Il ne faut pas se cacher, en effet, que la condition d'un très grand nombre de travailleurs abordant la retraite demeure encore aujourd'hui tout à fait précaire, tant au point de vue de leur santé que de leurs finances.C'est d'ailleurs pour cette raison que le mouvement syndical, tant en Europe qu'en Amérique du Nord, a longtemps fait pression pour un abaissement de l'âge de la retraite, ce qui permettrait aux travailleurs de quitter en meilleure forme le marché professionnel.Un colloque novateur Les recherches concernant le vieillissement au travail sont encore peu nombreuses au Québec mais elles existent et il est important qu'elles soient connues et discutées.C'est en partie dans cette optique qu'en mars dernier, se tenait à Mont- réal un colloque international sur le vieillissement au travail, organisé par TIRAT, institut de recherches appliquées sur le travail.Cet organisme a été créé en 1974 par le mouvement syndical québécois en collaboration avec le milieu universitaire.«.Nous voulions également sensibiliser les militants syndicaux participants (CSN.FTQ, CEQ) et d'autres intervenants dans le domaine de la santé et de la gérontologie à cette problématique du vieillissement au travail.» C'est en ces termes que Mme Hélène David, sociologue et organisatrice du colloque me précisait récemment ses objectifs: «Nous voulions aussi favoriser, ajoutait-elle, un échange sur la question du vieillissement, entre les chercheuses et les chercheurs du Québec, du Canada, des États-Unis, d'Australie et d'Europe.» Des avantages souvent illusoires L'atmosphère du colloque, la vivacité des échanges, la très grande attention portée par les participants tant aux propos des conférenciers internationaux qu'aux thèmes traités dans les ateliers, tout me faisait déjà apparaître qu'en mars dernier, les organisateurs n'avaient pas manqué leur but.Deux mois plus tard, je demandais à Hélène David quelles retombées elle pouvait déceler aujourd'hui : « .Les participants ont pu réaliser qu'il y avait beaucoup de problématiques communes à tous les travailleurs vieillissants, qu'ils soient européens ou américains.Il faut dire tou- tefois, qu'au debut, ils ont été quelque peu surpris, voire ébranlés en prenant conscience que leurs syndicats remettaient de plus en plus en question leurs traditionnelles exigences d'abaissement d'Age de la retraite.Cependant cette inquiétude s'est dissipée au fil des échanges et des communications qui ont permis au public de mieux saisir les graves inconvénients du principe de la retraite anticipée.En premier lieu, il est loin d'être évident que tout départ d'un travailleur Agé génère un emploi nouveau.Souvent ce travailleur n'est pas remplacé ou alors à son poste à temps plein, correspondront plusieurs tâches à temps partiel, donc beaucoup plus précaires et moins avantageuses.En outre.Il arrive très fréquemment que l'employeur convainque le travailleur de partir plus tôt, à l'aide d'arguments financiers qui apparaissent très alléchants, comme par exemple une année complète de salaire.Cela peut sembler merveilleux mais la réalité l'est beaucoup moins car plus le travailleur part tôt, moins son régime de retraite est intéressant.» Un environnement souvent néfaste Il apparait donc théoriquement essentiel que les travailleurs puissent demeurer au travail aussi longtemps qu'il le désirent.C'est d'ailleurs dans cet esprit que le législateur avait aboli en 1983 le principe de la retraite obligatoire.Excellente décision, dira-t-on, sauf que les conditions du vieillissement au travail rendent très illusoire la volonté des travailleurs âgés de prendre leur retraite quand ils le veulent.Les différentes communications présentées au colloque abondent toutes dans le même sens: à différents degrés, presque tous les travailleurs se trouvent usés prématurément.Qu'il s'agisse de maladies industrielles, de problèmes de maux de dos, de surdité due au bruit, de troubles pulmonaires, d'épuisement nerveux, tous ces facteurs précipitent souvent une retraite prématurée, donc financièrement beaucoup moins intéressante.Hélène David est elle-même l'auteure d'une recherche portant sur le sort des cols blancs et des cols bleus de la Ville de Montreal.Ces deux catégories de travailleurs bénéficient d'un régime de retraite identique, mais les pensions versées aux cols bleus sont très inférieures.Ces derniers, en effet, quittent leur emploi plus tôt.prématurément usés par des taches dont la lqurdeur ne diminue pas avec l'âge.Il existait pourtant, à la Ville, des postes dits allégés, moins pénibles, réservés naguère aux travailleurs plus âgés.Ces postes n'existent plus et c'est ce qui amène à conclure que là comme ailleurs, les caractéristiques des emplois ne se modèlent absolument pas sur l'évolution des forces des travailleurs.Le travail n'a pas d'âge.Peu de recyclage possible Même en admettant que ce ne sont pas tous les travailleurs qui se trouvent physiquement pénalisés par leur travail, il de- meure qu'aujourd'hui les technologies se transforment rapidement.On considère alors qu'il est difficile et surtout non rentable de recycler une main d'oeuvre vieillissante.Les travailleurs âgés se trouvent ainsi pénalisés, on les convainc, assez facilement, qu'ils sont dépassés et ce d'autant plus que dans le contexte actuel de chômage élevé, les employeurs peuvent aisément puiser dans le réservoir sans fond des travailleurs plus jeunes réputés ambitieux et performants.Toutes les études prouvent pourtant que la capacité d'adaptation des plus vieux n'a rien A envier, dans certaines conditions, à celle des plus jeunes: c'est une question de motivation et d'organisation différente du travail.Malheureusement les pressions sont fortes pour que les aînés «décollent».Il faut remarquer toutefois qu'elles n'émanent pas seulement des employeurs, elles proviennent souvent des plus jeunes pressés de monter.Même si les aines veulent demeurer absolument A leurs postes, le rythme du travail et des cadences souvent impitoyables les en décourage rapidement.«.Un autre facteur accélère le départ des travailleurs.» précise Hélène David «.quand ces derniers s'en vont, ils ne sont pratiquement plus remplacés et la charge de ceux qui restent augmente inévitablement, accélère leur vieillissement et les incite à leur tour è prendre plus rapidement leur retraite.Cela s'opère, bien entendu, au détriment de leur fonds de re- traite, quand ils en possèdent un.ce qui est seulement le cas de 40 p.cent des travailleurs et de 25 p.cent des travailleuses.» Le colloque de TIRAT a eu le mérite de mettre l'accent sur la continuité du processus du vieillissement et sur l'importance trop longtemps sous-estimee des étapes de vie au travail.En outre il jette un éclairage nouveau sur la question du coût effarant des soins et des services sociaux liés bien évidemment A l'éclat dans lequel les retraités émergent du marché du travail.Il y a donc un lien très clair entre la condition de Mme Bleau travaillant dans la poussière d'une usine textile et les problèmes respiratoires auxquels elle aura plus tard A faire face.En plus de mettre l'accent sur des problématiques précises, le colloque a pu présenter, par la voix de SCS conférenciers internationaux, des possibilités de solutions qu'il faut, dans la plupart des cas, aller chercher A l'étranger.Il est en effet apparu que le Canada était en queue de liste par rapport aux pays occidentaux, dans le domaine des avantages sociaux et des politiques de retraite.Des exemples de pays comme la Suède qui prévoit des expériences nombreuses de mise A la retraite graduelle, ont permis aux participants d'entrevoir des pistes de solutions.Mais surtout, les gens sont repartis davantage convaincus que le vieillissement problématique n'est absolument pas une fatalité inéluctable.Il est lié en grande partie aux circonstances et les circonstances, on peut toujours les changer! Moi, Antoine-D., retraité La guérilla des aérosols ANTOINE DESROCHES collaboration spéciale Vous ai-je déjà dit que j'habite dans l'Ouest?Pas celui des ¦» \"» « ma chère », mais le vrai, celui qui part du champ de bataille de l'autoroute Décarie pour s'étendre jusqu'à l'extrémité de l'île de Montréal, direction Ontario.Lorsque j'y suis arrivé, il y a plus d'une vingtaine d'années, on m'a tout de suite mis au courant des faits essentiels.\u2014 Vous n'aurez aucun problème d'intégration.Il y a là 50 pour cent d'anglophones qui ne parlent pas français, et 50 pour cent de francophones qui parlent les deux langues.Vous voyez?l'ai vu.Ma langue a acquis une mobilité de premier ordre dans la prononciation english, ou ce qui en tient lieu ici sous l'influence omniprésente des USA et de ce qu'ils nous servent en livres (avez-vous eu l'occasion de lire Full Metal Jacket?) ou en situations scabreuses à la télé.Mais je ne viens pas vous faire le récit de ma tardive éducation aux réalités montréalaises.l'avais plutôt dessein de vous faire part de mes plus récentes constatations dans la mouvance de ces réalités.Donc arrive la Loi 178.Cerise sur le gâteau de la 101.Misère de mes yeux ! Qu'est-ce qu'elles ont pris, les signalisations de la circulation dans mon beau secteur western ! Sous le jet noir des aérosols de peinture, le STOP/ARRET est devenu ou STOP, ou ARRÊT, selon la densité linguistique du coin de rue.je présume.Des astucieux, ayant profondément réfléchi, ont laissé son intégralité à ARRÊT mais ont noirci des parties de lettres du mot STOP pour le déguiser en I0l.ce qui fait ARRÊT ÎOI.|e me demande encore si c'est le coup d'un anglophone invitant à arrêter la Loi I01, ou celui d'un francophone voulant indiquer que tout s'arrête A la Loi toi.N'ayant jamais pu rencontrer l'un quelconque des auteurs, je reste sur mon doute.le le suis moins sur l'identité des auteurs des graffiti qui décoraient jusqu'à tout récemment, une haute clôture entourant une carrière, boulevard Hymus.Ceux-là, ce sont des intellectuels.Bilingues en plus.Et avec de l'esprit, de surcroît.La première indication, elle m'apparut un matin, couvrant trois larges panneaux.En grosses lettres: Quebec, home of linguistic apartheid.VoilA quelqu'un qui aurait fait un bon tribun ! Celui qui Ta suivi était moins subtil.Il se contenta de barbouiller: Protect English Rightsl II eut vite sa réponse sur le panneau suivant : « F.F.nglish Rights1.* Avec le mot foglian en toutes lettres, comme vous pensez bien.La réplique ne se fit pas attendre.«F.the French !» C'était l'argument final et définitif.Celui qui met fin à toute discussion, comme tous les bons Canadiens-français catholiques le connaissent dans sa version québécoise dont un expremier ministre fit d'ailleurs un percutant usage, à l'égard des «gars de Lapalme».À la suite de ce dialogue par mur interposé, le silence s est imposé.Devant le dazibao mode West-Island, on a érigé une nouvelle clôture, celle-ci pourvue d'un revêtement qui me semble peu se prêter à la répétition de l'exercice.Faute de médium, pas de message, comme l'aurait dit sagement McLu-han! Mais, au fait, de quoi me plaindrais-je?Depuis plus de vingt ans, j'ai à ma gauche comme à ma droite des voisins anglophones très gentils et extrêmement serviables.En face, un couple, lui Chinois, elle Japo- naise, qui se sont rencontrés A Toulouse où tous deux se décrochaient une maîtrise et dont les enfants parlent quatre langues tout en réussissant fort bien dans leurs études, à ce que j'ai appris.Dans la même petite rue, un Allemand qui a épousé une Française, et une Française mariée A un Anglais d'origine, tous deux professeurs.Et un couple de Japonais, lui ingénieur, elle artiste peintre, dont le français parlé se compare avec une montagne d'avantages A celui que j'entends parfois A la radio ou A la télé, ce sur quoi je reviendrai un jour de colère.Et dans ma boite aux lettres, je trouve avec régularité la marée des publications publicitaires, m'invitant A aller dépenser un argent durement gagné pour des choses dont je n'ai nul besoin dans des commerces dont je ne sais même pas où ils se trouvent.Et des hebdos, les uns en français, les autres en anglais, certains autres les deux a la fois, un petit peu de l'un, un petit peu de l'autre.Non, vraiment, il n'y a pas de quoi s'énerver.Si ce n'est du fait que tous mes voisins tondent leur gazon.Jamais deux en même temps, hélas! Le temps que ça leur prend! Et lorsqu'ils ont enfin terminé, il v a auel-que part, A une rue ou deux de distance, un bon jeune homme qui me fait le plaisir de me faire entendre sa musique rock poussée par une chaine stéréo à puissance Grand V.Il n'y a même pas de violence dans les transports en commun ! Pour trois bonnes raisons.La première, c'est qu'il n'y a pas de métro.La deuxième, c'est que les autobus sont rarissimes.Et la troisième, c'est que le train roule à des heures qui présentent peu d'intérêt pour ceux qui préfèrent l'ombre A la lumière.Alors, emmenez-en des graffiti.Emmenez-en des cannettes de peinture noire injectée par aérosol.Il y aura peut-être de quoi faire rire, ou au moins sourire.Et pour l'exemple, on n'aura qu A aller faire quelques kilomètres sur la route du Ver-mont.LA, un peu au-delà de la frontière, en lettres d'un mètre de haut et tout au haut d'un réservoir, un amoureux devenu impatient a lancé l'ultime cri: SURRENDER.AMANDA! La voix de l'amour a de ces puissances que rien ne stoppe.Ou n'arrête. 10 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MA11989 Humphrey Beauregard am Eli ess Nut l'incorrigible Dessins de Yves Perron, scénario dè Normand Viau to 1989 tes «drtnrMVtotv» "]
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