La presse, 25 avril 1989, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 25 AVRIL 1989 Québec se prépare à faire la bataille de la taxe de vente Bourassa s'élève contre le projet fédéral de s'immiscer dans le domaine de la taxation directe DBMS LESSARD du bureau de La Pmw QUÉBEC Le gouvernement du Québec est déterminé à ne pas permettre à Ottawa de s'immiscer dans la taxation directe, qui constitue un champs de compétence provinciale, a indiqué hier le premier ministre Robert Bourassa.Hier soir, à l'entrée de la réunion hebdomadaire de son caucus, le premier ministre Bourassa a précisé qu'il «n'était pas question pour le Québec de céder sur sa juridiction constitutionnelle».«Je n'ai pas pris connaissance personnellement de la déclaration de M.Wil- son, il reste à voir quelles négociations on pourra avoir avec Ottawa», a-t-il ajouté.«On doit regarder les implications légales», a-t-il dit, précisant, énig-matique, qu'il «donnerait très bientôt une réponse» quant à son interprétation de ce geste unilatéral d'Ottawa.jusqu'ici ce sont les provinces qui ont occupe le champs de la taxation directe \u2014 la taxe de vente.Ottawa occupe le champs de la taxation indirecte avec sa taxe de 12 p.cent prélevée auprès du manufacturier.Le ministre québécois des Finances, M.Gérard D.Levesque, a dit «avoir été surpris» d'apprendre lundi matin, directement de son vis-à-vis fédéral, Michael Wilson, qu'Ottawa avait décidé d'aller de l'avant «unilatéralement» avec sa taxe de vente.Selon M.Levesque «en autant que je sache, M.Wilson a l'intention d'occuper un champs qui traditionnellement était celui des provinces».Curieusement, quelques heures plus tôt, son attaché de presse, M.Pierre Sau-mier, avait soutenu qu'il n'y avait rien de neuf dans le message de M.Wilson, que ses intentions étaient connues depuis le début d'avril.Un doute Hier, M.Levesque a reconnu ne pas pouvoir établir avec certitude les limites de la compétence fédérale.Le ministre responsable des relations fédérales pro- vinciales Gil Rémillard devra sous peu évaluer la situation.«11 peut y avoir un doute \u2014 sur la question de compétence \u2014 c'est pouquoi je suis prudent», a-t-il dit.Comme la taxe nationale ne serait en vigueur qu'en janvier 1991, elle n'aurait pas d'effet sur le prochain budget provincial, a-t-il reconnu.Il n'est pas question que le fédéral puisse forcer les provinces à sortir du champ de la taxation directe.Toutefois, en y mettant le pied Ottawa risque de diminuer significativement la marge de manoeuvre des provinces, a souligné M.Levesque.«La taxe de vente est traditionnellement provinciale.Si un gouvernement par exemple taxe des choses qui ne sont pas taxées, le fédéral entre alors dans un champs normalement laissé aux provinces, ça veut dire qu'on aura moins de marge de manoeuvre», a-t-il dit.11 a repoussé comme des questions «hypothétiques» toute allusion à l'éventualité d'une campagne électorale sur ce thème.« Loin de moi l'idée de mêler ça à une question électorale».«Il ne faut pas dramatiser», a d'autre part répondu le ministre à l'évocation des confrontations entre Duplessis et le gouvernement fédéral sur la question de la taxation.«La question est assez sérieuse pour qu'on y regarde de près mais on a besoin d'un peu plus de temps pour arriver à des conclusions», a-t-il dit.Le déficit, un grand inconnu Presse Canadienne OTTAWA Apeine trois jours avant l'annonce du nouveau budget fédéral par le ministre des Finances, Michael Wilson, un sondage indique 3ue la plupart des Cana-iens ignorent ce qu'est un déficit budgétaire, l'importance du déficit accusé par d'Ottawa et l'ampleur d'une somme de $1 milliard.La Coalition nationale des citoyens, qui a commandé le sondage, a fait savoir hier que celui-ci démontrait un «manque de communication important» de la part du gouvernement conservateur et indique que les Canadiens ne comprennent «même pas les termes du débat » économique.David Somerville, président de la Coalition, a révélé que le sondage suggérait également que les Canadiens étaient plus en faveur de coupures budgétaires gouvernementales que d'impôts supplémentaires pour équilibrer le budget.En fait, la plupart des répondants supprimeraient l'universalité et certaines sociétés d'Etat afin de réduire le déficit, selon l'enquête.Le sondage, réalisé à la fin de mars par la firme Angus Reid and Associates, est basé sur les réponses de 1 300 personnes âgées de 18 ans et plus et est considéré juste avec une marge d'er-.reur de 2,5 p.cent, 19 fois sur 20.Wilson critiqué De son côté, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante ( FCEI ) a qualifié hier d'«inacceptable» la décision du ministre des Finances Michael Wilson d'aller de l'avant avec son projet de taxe de vente nationale même s'il n'a pas réussi à s'entendre avec les provinces.«C'est le pire scénario possible», a déclaré lors d'une entretien le directeur Î';énéral pour le Québec de a FCEI, M.André Décary.Selon lui, les commerçants se verront dans l'obligation de percevoir deux taxes de vente et la «bureaucratie qui était déjà difficile à supporter deviendra carrément insupportable».Et les sous marins.À Ottawa, plusieurs groupements pacifistes ont exprimé, hier leur indignation de ce que le gouvernement puisse envisager de sabrer les services sociaux pour réduire son déficit, tout en décidant d'acheter des sous-marins à propulsion nucléaire.L'Alliance canadienne pour la paix a publié une liste de plus de 200 organismes, représentant 5,5 militons de Canadiens, qui s'opposent au projet d'achat de 10 à 12 sous-marins à propulsion nucléaire, à un coût estimé à $8 milliards.Johnson ne voit pas d'urgence au problème de la fermeture de lits «Les infirmières ont des problèmes d'organisation de travail, non de salaires» DENIS LESSARD du bureau de La Presse Nouvelle loi electorate Le directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, tient une boite de scrutin lors d'une visite de l'entrepôt du matériel électoral, à Sainte-Foy.C'était hier qu'entrait en vigueur la nouvelle loi électorale du Québec iaserphoto pc QUÉBEC Les 40 000 infirmières du Québec ont des problèmes d'organisation du travail et non de salaires, a soutenu hier soir le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, qui ne voit toutefois pas «d'urgence» au problème des fermetures de lit.Selon lui, ces fermetures de lits, occasionnées par le refus des infirmières de faire des heures supplémentaires, lèvent avant tout le voile sur des lacunes d'organisation dans la répartition des quarts de travail entre les infirmières.«C'est ce que je prétends depuis longtemps.Ce n'est très certainement pas, à sa face même, un problème de rémunération», a-t-il soutenu.Même si on offrait de meilleurs salaires aux infirmières qui sont condamnées depuis des années aux quarts de nuits et au travail des fins de semaines, il est clair que cela ne les rendrait pas plus satisfaites de leur emploi, d'expliquer le ministre.Il y a un noyau «de 40 p.cent» d'infirmières qui ont des fins de semaines de congé et des postes de jour, et «tout le reste doit s'organiser autour de ce noyau », déplore-t-il.Selon Québec, il faut réévaluer l'attribution des quarts de travail intéressants, «revoir le fonctionnement de'hôpitaux, voir si on peut avoir plus de flexibilité dans l'attribution des ressources humaines».Pas d'urgence M.Johnson refuse toutefois de parler «d'urgence» devant les fermetures de lits.«On n'en est pas là, c'est 350 lits (de fermés) sur plus de Daniel Johnson 28 000».Comme les fermetures sont survenues en bloc à certains endroits, beaucoup d'hôpitaux n'ont pas eu à en souffrir jusqu'ici, a-t-il dit.M.Johnson soutient ne pas avoir «rejeté cruellement» les attentes salariales des infirmières, «mais le problème est-il si grave qu'on doive payer des augmentations de 25 à 40 p.cent aux infirmières?», a-t-il dit.Selon le ministre, il serait plus rentable de concentrer les efforts touchant les hausses salariales du côté des infirmières qui ont les postes les moins intéressants.L'Ontario paie ses infirmièr-se 5,9 p.cent de plus qu'au Québec, a-t-il reconnu.«La situation .des infirmières au Québec est très singulière», a-t-il reconnu, rappelant l'exode des infirmières québécoises vers les États-Unis et l'Europe.Pas question pour lui toutefois de «signer un chèque» pour régler le différend salarial, une facture qui pourrait atteindre $400 millions.Un tel geste «serait irresponsable» selon M.Johnson, laissant sans règlement tout le problème \u2014 central \u2014 de l'organisation du travail dans les hôpitaux.-\u2014-\u2014ww^w^ uucKmuiurv i uc ternies ; sur pius ae uaunivauu| Les Canadiens empruntent trop \u2014 le gouverneur de la Banque du Canada au de chômage qui va très important.II a mentionné dus qui vivent au-dessus de leurs MAURICE JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA La soif de crédit bancaire des Canadiens est directement responsable de la montée récente des taux d'intérêt.Mais il n'y a pas que les individus qui empruntent trop: les gouvernements ont aussi leur part de responsabilité.Tel est le message qu'a livré hier soir le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, qui comparaissait devant le comité permanent des finances de la Chambre des communes.Le dirigeant de la banque centrale était questionné par des députés des trois formations politiques et il a été appelé à commenter son dernier rapport annuel, présenté il y a deux semaines.Il est à noter qu'aucun député libéral du Québec n'était présent pour interroger M.Crow.Ce sont les députés conservateur» et néodémocrates qui ont force le gouverneur de la Banque du Canada à expliquer pourquoi le Québec et l'Ouest avaient dès taux d'intérêt aussi élevés que la région de Toronto alors que le taux d'inflation dans ces régions est nettement inférieur à celui de l'Ontario.-M .«Frère» Le moment lé plus tendu de la soirée est survenu lors d'un échange entre le dirigeant bancaire et le député néo-démocrate de Sudbury, John Rodriguez.«Je ne sais pas pourquoi on vous appelle gouverneur», a dit.M.Rodriguez, «cela fait tellement colonial».Employant la terminologie familière aux socio-démocrates et aux chefs syndicaux, le représentant de Sudbury a nommé M.Crow «frère».«Dites-moi, frère, je viens d'une région où le chômage fait mal: quel est le niveau de chômage qui va vous satisfaire et qui va vous permettre, frère, de réduire les taux d'intérêt?» Technocrate sérieux, John Crow a refusé de répondre directement aux reproches du député du NPD.Il a dit que sa fonction première consistait à assurer la stabilité des .'prix dans l'économie; seul ce résultat va permette aux Canadiens d'avoir confiance dans leur monnaie, a-t-il dit.Le député néo-démocrate Lor-ne Nystrom et le représentant conservateur de Longucuil, Nick Leblanc, ont également fait des interventions pour blâmer la politique des taux d'intérêt qui s'applique sans discernement selon les régions.Le gouverneur Crow a souligné qu'il ne fallait pas oublier que l'économie ontarienne était res- Knsable de 40 p.cent de toute ctivité nationale et que l'impact d'une seule région était donc très important.Il a mentionné que les pressions sur les salaires étaient fortes également au Québec.La crainte de l'inflation \u2014 et la hausse des taux d'intérêt qui en découle \u2014 est attribuable, selon M.Crow, à une trop forte demande sur les biens et services.Les consommateurs canadiens ont accru leur crédit de 17 p.cent en 1988; de leur côté, les entreprises ont haussé leurs emprunts de 10 p.cent.«Ce sont des augmentations qui se situent dans les deux chiffres», a dit le dirigeant de la banque centrale.Dans son rapport annuel, la Banque du Canada précisait que la hausse du crédit chez les particuliers avait atteint 20 p.cent, l'an dernier, au Québec et en Ontario.« La pression sur la demande est plus forte que la capacité réelle du pays à fournir des biens», a affirmé John Crow.Mais il n'y a pas que les indivi- dus qui vivent au-dessus de leurs moyens: les gouvernements sont aussi coupables.Sans nommer précisément le gouvernement d'Ottawa, le dirigeant de la banque centrale a souligné que l'an dernier, on jugeait les taux d'intérêt trop élevés; pourtant, les dettes se sont accrues de 525 à $30 milliards.Or, il s'agit précisément du déficit fédéral.Par leurs larges emprunts, a-t-il ajouté, les gouvernements ont démontré qu'ils n'étaient pas très «sensibles» au loyer de l'argent.John Crow a indiqué que le Canada faisait mieux que les Etats-Unis si on comparait l'indice du coût de la vie (4,6 versus 5 p.cent).En revanche, les hausses de salaire ne sont que de 2 p.cent chez nos voisins tandis qu'elles atteignent 5,5 p.cent ici.Le gouverneur de la Banque du Canada poursuit son témoignage ce matin, à Ottawa.LES CPG SNF : UNE VALEUR SÛRE ^ 1 AN\t2 ANS\t3 ANS\t4 ANS\t5 ANS 11%*\tIl Va*\t\tll%\tir ¦d / n/ La SNF offre ce que les investisseurs avisés recherchent d'abord et g m Ifk avant tout : des taux concurrentiels, un niveau d'investissement l/JB très flexible (à 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Délier les cordons de la bourse pour aider les universités Il y a quelques mois, près de 150 personnes venant principalement du monde des affaires signaient dans La Presse une lettre commune demandant au premier ministre Robert Bourassa de régler sans délai le sous-financement des universités du Quebec.Plus récemment, c'était au tour du président de Provigo.Pierre Lortie, de plaider en faveur d'un programme de rattrapage de $75 millions par année, sur trois ans, pour corriger le sous-financement qui mine les universités québécoises.L'été dernier, le grand patron de Bell, Jean de Crandpré, avait causé tout un émoi au congrès de la Chambre de commerce en accusant le gouvernement d'affamer les universités au point de mettre en péril l'avenir des laboratoires de recherche que sa propre firme, Northern Telecom, voulait construire à Montréal.On pourrait multiplier ces plaidoyers à l'infini : le président de la Chambre de commerce, M.Serge Codin, a déjà dit que nos universités sont malades, fauté de ressources financières.Tandis que le pdg de la firme comptable RCMP, Serge Saucier, a lancé de la tribune de la même chambre que l'École des Hautes Études commerciales était au bord de la faillite.Que les recteurs d'universités et les enseignants crient fami- ne, on pourra toujours prétendre qu'ils prêchent pour leur paroisse.Mais que le monde des affaires qui prêche à grands cris pour le dégraissage de l'État, insiste pour que l'éducation supérieure reçoive une aide accrue et qu'il appuie les demandes de la Conference des recteurs et des principaux des universités du Quebec, il faut que l'heure soit grave.Le monde des affaires, qui s'y connaît en chiffres, en est venu à la conclusion que les universitaires québécois ne reçoivent pas assez pour soutenir la concurrence avec les institutions ontariennes, elles-mêmes sous-financèes par rapport aux institutions des autres pays industrialisés.En un mot, tout comme dans la négociation du secteur public il faut faire une exception dans le cas des infirmières sous-payees, dans le secteur des dépenses gouvernementales il faut renflouer nos universités.Comment y arriver?Tout d'abord, il y aurait lieu de redonner aux universités un appui financier comparable à ce que verse l'Ontario.Les recteurs, conscients des contraintes budgétaires, souhaitent un rattrapage graduel et demandent une augmentation des fonds de $150 millions sur deux ans.Le ministre Claude Ryan a reconnu publiquement que les universités avaient besoin de crédits additionnels.On verra bientôt dans le budget provincial s'il a pu convaincre son collègue Gérard D.Lévesque.Puis, il faut que Quebec ait le courage de hausser les frais de scolarité.Alors qu'ils s'établissent en moyenne à $1750 par année ailleurs au pays, ils ne sont que d'environ $500 au Québec, comme il y a vingt ans.Le gouvernement Bourassa, aux dernières élections, avait promis un gel de ces frais pour la durée de son mandat.En principe, une campagne électorale prochaine le délierait de sa promesse.Afin de conserver le critère d'accessibilité pour tout le monde, on n'a qu'à modifier le régime de prêts et bourses en conséquence.Les bourses iraient aux plus méritants.Les autres se verraient forcer de rembourser la société pour l'aide reçue aux fins de leurs études.Enfin, nombreux sont ceux dans le monde des affaires qui souhaitent de meilleures relations entre l'entreprise et l'uni* versite ainsi que la participation à des projets communs.Jaloux de leur autonomie, les universitaires sont souvent refractaires aux commandites, mais il s'agit là d'une source de revenus dont ils ne peuvent se passer.Chose certaine, nos universités souffrent de sous-financement et il faut trouver un moyen d'y voir.Pierre VENN AT Que vaut un député?Un député à Ottawa gagne environ $60000 par an, plus une allocation non imposable d'un peu moins de $20000.«C'est trop!*, disent trois Canadiens sur cinq, selon un sondage Gallup.Évidemment, les députés eux-mêmes refusent de se dire trop payés.S'ils reconnaissent que leur travail leur confère des avantages, ils font remarquer qu'il entraîne aussi des dépenses personnelles, surtout pour ceux qui habitent des régions éloignées.Le député scrupuleux et assidu qui doit souvent consacrer soixante-dix heures par semaine fWti \u2022'\u2022 m 3 M ttc\"6»n 3 vraiment pas choisi un travail qui I % O^,/ l'enrichira et lui procurera la sécurité d'emploi.I Malheureusement, le public n'a pas toujours cet- ¦t \"w>ji^k.te ima9e de ses parlementaires.Celui qui passe Bà S de longues heures à défendre les intérêts de sa circonscription et qui se donne la peine de participer activement au travail législatif est trop discret pour se faire remarquer, contrairement à celui dont la conduite est imprudente, voire malhonnête.Cela explique sûrement la piètre opinion du public à leur égard.Le dernier Gallup n'en est qu'une manifestation parmi d'autres.Il s'agirait de trouver un traitement qui permette d'attirer des personnes de qualité, des gens qui n'ont pas l'intention de sacrifier à tout jamais leur vie privée et professionnelle, tout en écartant celles dont l'ambition politique se confond avec le désir de s'enrichir.En Europe, les parlementaires de beaucoup de pays peuvent cumuler leur mandat avec d'autres activités publiques ou privées.Aux États-Unis, les membres du Congrès peuvent souvent doubler leur salaire officiel avec les cachets qu'ils reçoivent pour des allocutions à des congrès ou autres cérémonies.Les parlementaires canadiens, s'ils prennent leur mandat au sérieux, n'ont guère ces possibilités.Et il ne faut pas souhaiter qu'ils puissent ainsi arrondir leur traitement.C'est le gouvernement qui propose généralement d'augmenter la rémunération des parlementaires.Sa proposition fera souvent l'objet de sarcasmes partisans de la part de députés qui sentent l'occasion de faire du «millage» politique.Par ailleurs, la conjoncture politique n'est pas toujours favorable au vote d'une modification équitable du traitement des députés.Il sera, par exemple, impossible de voter une augmentation cette année compte tenu du budget qui nous attend jeudi.Un moyen de dépolitiser ce problème de ménage interne serait de demander aux présidents des Communes et du Sénat de proposer chaque année une augmentation.Étant donné l'intérêt qu'ils portent au bon fonctionnement du Parlement, ils sont bien placés pour faire une proposition qui répond aux besoins des parlementaires sans choquer la sensibilité des contribuables électeurs.Frédéric WACNIÈRE La pédophilie ecclésiastique Lf archidiocèse de Saint-Jean, à Terre-Neuve, a pris une très sage décision en mettant sur pied une commission d'enquête qui se penchera sur les nombreux cas de pédophilie qui ont impliqué des religieux de cette province.Quand il y a un abcès, il faut le crever.Et le fait de confier cette tâche à un anglican, Gordon Winter, ancien lieutenant-gouverneur de cette province, donnera à ses travaux une crédibilité additionnelle.Cette enquête sera d'autant plus utile que le problème dépasse largement les frontières de Terre-Neuve.Dans cette province, il y a eu en deux ans treize cas impliquant des prêtres ou des religieux.Mais aux États-Unis, l'Église catholique a dû verser $30 millions en compensation à des victimes pour 125 cas d'agressions sexuelles.En Louisiane, il y a eu vingt poursuites du genre.Un rapport confidentiel, cité par la Presse Canadienne, préparé pour les évèques américains en 1985, au moment où les poursuites faites par les parents de jeunes victimes commençaient à se multiplier, affirmait que l'Église risquerait d'avoir à verser un milliard en dix ans.Il y a donc un problème, sinon une crise, dont l'enquête terre-neuvienne pourra trouver quelques racines.Le mandat qui lui a été confié l'amènera à se demander pourquoi ces nombreux actes ont pu échapper à la vigilance du public et des autorités ecclésiastiques.Cette question est sans doute également pertinente pour le Québec, où le prestige du cierge a sans doute permis de passer sous silence de nombreux cas du genre.Les travaux de cette commission porteront aussi sur le recrutement des prêtres et de l'aide qu'on peut leur apporter.Puisqu'on ne semble pas retrouver la même fréquence d'abus chez les membres du clergé des grandes Églises protestantes, cela mènera sans doute à une réflexion sur les conséquences du célibat des prêtres et son coût psychologique pour ceux qui ont choisi la chasteté et, surtout, un certain isolement affectif.La décision de l'archevêché terre-neuvien est d'autant plus courageuse que l'épiscopat catholique, partout en Amérique du Nord, a manifestement du mal à aborder ces questions de front, sans doute entravé en cela par une morale plus rigide du pape Jean-Paul, il face à la sexualité et à l'homosexualité.Parce que les travaux de la commission terre-neuvienne seront rendus publics à la fin de l'année, ce débat pourra avoir lieu au grand jour.Alain DUBUC La boîte aux lettres Michael Wilson Où prendre l'argent?Les Canadiens attendent non sans appréhension l'important budget que présentera jeudi le ministre des Finances Michael Wilson.Voici à ce propos les réflexions et suggestions de quelques lecteurs et lectrices.¦ Il parait que les gouvernements et même des hommes d'affaires compétents se demandent où aller chercher l'ar- Ï;ent nécessaire pour maintenir es programmes sociaux et autres services.Il n'y a qu'une réponse : c'est d'aller le chercher là où il se trouve, c'est-à-dire, chez les riches et les compagnies qui ne paient pas leur juste part à l'État.Voici trois suggestions pertinentes à mon humble avis; 1* ) Qu'on inscrive une clause dérogatoire à la fin du rapport d'impôt des citoyens et des entreprises, statuant que nonobstant les résultats des calculs qui précèdent, l'impôt à payer est au minimum de 15 p.cent ( 20 p.cent ) du revenu imposable.2* ) Qu'il y ait un impôt à payer sur les successions importantes.Le droit à l'héritage total ne peut être absolu.11 faut là aussi, surtout, une certaine redistribution des richesses, car il y a parfois beaucoup d'égolsme, de tricheries sur la route qui a mené au «succès».3a ) Enfin, que l'on établisse, au lieu d'une taxe nationale de vente sur à peu près tous les biens de consommation, une surtaxe sur les produits de luxe, comme l'a fait le Québec pour les vêtements.Un exemple: une automobile se détaillant au-dessus de $20000.Il est inconcevable que les gouvernements fédéraux (passés et actuel) aient vécu à un tel point au-dessus de leurs moyens qu'ils en soient arrivés aux déficits actuels et à cette dette monstrueuse.Que le gouvernement prenne les moyens qui sautent aux yeux pour aller chercher l'argent nécessaire, et qu'il abandonne ses projets de dépenses folichonnes.Jean-Guy RICHARD, ing.Sainte-Foy ¦ Dans La Presse du 19 mars, M.Mulroney avertissait les Canadiens que «tout le monde devra contribuer à la réduction du déficit», l'ai aussitôt commencé à me creuser la tête pour imaginer ce que notre gouvernement lui-même pourrait faire en ce sens.l'étais à préparer un brouillon de lettre à vous envoyer quand M.Raymond Choinière, un de vos lecteurs, m'a damé le pion et suggéré d'abolir Rideau Hall.Seulement je vais plus, loin que lui (.).Le Sénat, il faut l'abolir aussi, pas essayer de le réformer.C'est une autre institution inutile.On a aboli le Conseil législatif et on s'en est à peine aperçu, excepté qu'on a payé pendant des années de généreuses pensions aux ex-conseillers et à leurs épouses.Comme on fera pour les sénateurs.Mais cela a une fin.Avec de la bonne volonté tout cela pourrait se discuter au lac Meech bientôt.Adrienne JULIEN Saint-Donat ¦ Étant donné le contexte, j'espère, Monsieur Wilson, que vous aurez la décence de laisser de côté l'inutile tradition qui consiste à chausser des souliers neufs lors de la présentation du budget.Si, comme on peut déjà le deviner, le gouvernement veut imposer une nécessaire ère d'austérité, qu'il prêche par l'exemple.Lorsqu'on n'a plus d'argent pour les services sociaux et qu'on s'apprête à hausser le fardeau fiscal, eh bien, qu'on use ses souliers jusqu'au bout !(.) Jeannlne RICHARD Saint-Jean-P'ort-JoH ¦ Le 18 juin 1987, lors d'un discours sur la Réforme fiscale, le ministre des Finances concluait en disant que «cet ensemble de mesures sera jugé sur la manière dont nous aurons donné à nos citoyens âgés plus de sécurité et de tranquility d'esprit; aux plus nécessiteux, un fardeau fiscal plus équitable et moins lourd; etc.» (Réforme fiscale, 1987).Après avoir pris connaissance de la chronique «Finances personnelles» de M.Michel Girard dans La Presse du 10 mars, je me pose de sérieuses questions sur la valeur des «bonssentiments» du ministre Wilson.En effet, après avoir tenté de sabrer les pensions de vieillesse, avoir aboli la déduction de 1000$ pour intérêts et dividendes, ne voi là-t-i 1 pas qu'il se prépare à éliminer la possibilité de transférer certains revenus de fonds de pension et de rentes du Québec au REÉR en plus de supprimer ces mêmes revenus de pension et de rentes dans le calcul du revenu gagné pour fins de contribution à.ce même régime.Comment interpréter pareil cynisme?Est-ce ainsi qu il espère justifier sa Réforme en s'attaquant continuellement de manière hypocrite aux gens âgés et invalides dont plusieurs ne verront plus la nécessité de s'efforcer d'épargner?Merci M.Wilson ! Pierre DANHARGUE Montréal ¦ Le Fonds monétaire international demandait au Canada* il y a quelques semaines, de diminuer son déficit budgétaire annuel.Le gouvernement fédéral attendait ce signal.Depuis, on entend des rumeurs d'augmentations des impôts et de modifications des programmes sociaux qui toucheraient même les pensions de vieillesse.Concernant les pensions de vieillesse (.).un «réarrangement» du genre de celui qu'on peut deviner serait injuste.En effet, une redistribution équitable a déjà été faite lorsque les citoyens plus aisés ont payé des impôts plus élevés afin que tous les Canadiens profitent d'une pension de vieillesse.Après avoir payé pour ces pensions jusqu'à l'âge de 65 ans, les mieux nantis pourraient se voir nier le droit de les recevoir ( même s'ils continuent toujours à les financer par leurs impôts) afin de répartir plus équitablement une autre fois ( !)les sommes disponibles.Combien de fois le gouvernement voudra-t-il répartir et augmenter les impôts des citoyens aines plus aisés?On en arrive à la discrimination envers les aines qui risquent de payer plus d'impôts que leurs cadets.(.) Lionel CAHILL Saint-Bruno LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 25 AVRIL 1989 B3 Opinions Un maire trop peu démagogue?MARCI ee qui distinguait depuis le début l'émission de Robert Guy Scully et me la faisait préférer à plusieurs autres, c'est qu'on y traitait les questions en profondeur et qu'on laissait aux invités le temps de s'expliquer.Les personnalités politiques, par exemple, étaient amenées à y traiter de la chose publique autrement que dans sa seule dimension politicienne de la lutte pour le pouvoir.Est-elle en train de changer avec le nouveau format?le ne saurais dire, la regardant moins assidûment depuis un certain temps.Mais je serais porté à le croire si je ne me basais que sur la dernière émission.Observant le manège de l'animateur avec son invité, le maire -de Montréal Jean Doré, je me demandais s'il n'avait pas choisi la voie de la facilité plutôt de continuer de faire l'école.L'orientation de l'entrevue et la nature des questions donnaient la nette et désagréable impression que M.Scully reprochait au maire Doré de n être pas assez démagogue.Et pour démontrer qu'il a un sérieux problème de perception à résoudre il a parlé de l'absence de grands projets qui frappent l'imagination ; il lui a rappelé son absence durant l'inondation d'un certain 14 juillet; il lui a reproché (erronement) de n'avoir pas assisté aux funérailles de René Léves-que; il a évoqué la défaite du RCM dans Sault-aux-Récollets.Après lui avoir cité l'exemple du maire Koch, de New York (celui qui, à l'annonce d'un crime crapuleux s'écrie en public qu'il aimerait plonger le coupable dans la grande friture), il a suggéré carrément que sa réaction, beaucoup plus réservée, lors du meurtre d'un jeune homme dans un autobus, était beaucoup trop rationnelle à son goût.M.Doré a expliqué que dans des circonstances aussi tragiques, il préfère commenter l'événement en le plaçant dans une perspective sociale plus large que de simplement exciter l'émotion de la population en affichant la sienne sans retenue.L'animateur a dit comprendre ses raisons mais lui donner tort, politiquement, car les gens atten- dent de leurs dirigeants qu'ils réagissent comme eux à un événement qui suscite une grande émotion populaire.M.Doré a répondu sèchement que la démagogie n'était pas son genre et qu'il assumera la responsabilité de ses attitudes devant l'électoral.le voyais se dérouler cette entrevue en rase-mottes et je n'en croyais pas mes oreilles.N'y avait-il rien de plus important à discuter avec le maire de Montréal que son prétendu problème d'attitudes mal accordées avec le sentiment populaire?Au surplus l'entrevue me semblait porter complètement à faux en se concentrant sur la prétendue négligence du maire a poser des gestes populaires.Si la popularité de M.Doré était depuis plusieurs mois en chute libre, je comprendrais que quelques questions portant sur des problèmes d'image qui aideraient à expliquer un tel désenchantement de l'électorat.Mais je ne sache pas que les sondages annoncent la fin prochaine de l'histoire d'amour qui semble exister entre les Montréalais et Jean Doré.L'orientation de l'entrevue aura finalement permis au maire de se donner le beau rôle en se montrant au-dessus de la déma- gogie, alors qu'en réalité certaines défaillances à ce chapitre montrent qu'il n'est pas tout à fait un saint.En plus de recevoir en bonus un joli compliment du professeur Laurent Picard qui a dit qu'il fallait un certain courage pour adopter une stratégie qui ne rapportera qu'à long terme.L'entrevue portait à faux pour une raison.Elle induisait à penser qu'un problème de perception est I affaire exclusive des politiciens.Alors qu'on pourrait arguer que les médias y sont généralement pour beaucoup puisque c'est essentiellement par eux que les gens se font une opinion sur la chose politique.Une mauvaise perception de la réalité constitue un problème d'autant plus sérieux que les médias sont généralement plus prompts à accabler les politiciens qu'à chercher, à la modifier en s'efforçant d'en présenter une image plus juste.Si en politique la perception est plus importante que la réalité, comme le veut cette idée reçue, c'est parce que les médias obligent en quelque sorte les politiciens d'agir en fonction d'une réalité déformée en étant trop exclusivement des critiques de théâtre, au détriment de leur mission de traduire la réalité.Andrée Boucher et Jean Lapointe à l'issue du récent téléthon.La Maison Jean Lapointe répond à la critique Depuis le dernier téléthon Jean Lapointe, quelques personnes, par le biais d'émissions radiophoniques et de chroniques dans les journaux, ont critiqué, de façon parfois injuste, la Maison Jean Lapointe pour sa politique d'admission et parce que le traitement n'y était pas gratuit, en apportant comme argument que le téléthon amassait des sommes importantes à partir des contributions du public.D'abord, la Fondation Jean Lapointe et la Maison Jean Lapointe sont deux corporations distinctes.Elles ont comme seuls points communs le nom qu'elles portent et la cause qu'elles défendent.La Fondation a comme tâche d'amasser des fonds, de faire de l'éducation, de la prévention, et de subventionner plusieurs centres de traitement qui oeuvrent dans le domaine de l'alcoolisme et des toxicomanies à travers la province.Quant à la Maison Jean Lapointe, elle oeuvre principalement au niveau du traitement de l'alcoolisme et des autres toxicomanies et elle est un des 46 organismes subventionnés par la Fondation Jean Lapointe.Effectivement, le stage à la Maison Jean Lapointe coûte 1 935$ pour 21 jours et un suivi d'une année.Bien que ce chiffre puisse sembler élevé à première vue, il n'en est rien si on considère que chaque stage à la Maison Jean La- 5ointe coûte à celle-ci environ 250$.La Fondation Jean Lapointe donne 500$ pour chacune des personnes qui vient en traite-ment, le gouvernement du Québec contribue pour une somme équivalant à environ 250 $ par personne et le reste provient de dons divers et de rabais sur le loyer, les taxes et autres équipe-.men ts et services.En résumé: Fondation Jean Lapointe.500$ Gouvernement du Québec .,250$ Divers.565$ 1 315$ Patient.I 935$ COÛT TOTAL.3 250$ Vu que La Maison Jean Lapointe accueille environ 600 pa- tients par année, la Fondation lean Lapointe contribue pour 300 000$ environ et le gouvernement du Québec pour 150000$ par le biais d'une subvention qui nous avait été accordée pour une période de 5 ans se terminant cette année et qui n'a pu être renouvelée à date.Évidemment, pour la personne qui désire cesser de consommer et qui se trouve souvent en difficulté financière, cette somme peut sembler élevée.Cependant, nous tentons habituellement de prendre des arrangements selon la capacité des personnes et nous acceptons à chaque mois un certain nombre d'entre elles gratuitement ou à prix réduit parmi les plus démunies.En 1988, nous avons accepté environ 25 personnes gratuitement et environ 100 000$ de comptes ont dû être radiés suite à des faillites ou a l'incapacité des personnes de remplir les obligations qu'elles avaient prises.Le grand public n'est malheureusement pas conscient de la complexité des ressources à mettre en oeuvre dans le traitement de l'alcoolisme et des toxicomanies et qu'il ne suffit pas de donner une chambre à un alcoolique .pour amorcer sa réadaptation.La Maison lean Lapointe emploie environ 40 personnes: médecins, infirmières, conseillers, psychologues, diététicienne, administrateurs, cuisinières, personnel d'entretien, etc., et une trentaine de bénévoles qui allient leurs compétences et leurs énergies pour donner le meilleur d'eux-mêmes aux personnes alcooliques et toxicomanes.Si le gouvernement du Québec décidait, sous la pression du public, de subventionner ce qui manque à la Maison* Jean Lapointe pour être en mesure d'offrir des services gratuits, nous serions plus qu'heureux d'être à la disponibilité de tous les Québécois.En attendant, nous continuons d'oeuvrer auprès des alcooliques, des toxicomanes et de leurs familles et de faire tout ce qui est humainement possible pour leur venir en aide avec les moyens que nous possédons.Rodrigue PARÉ Directeur général En éducation: le niveau monte mais les écarts se creusent Pierre Démets et Paul Martin, de la Fédération autonome du collégial, organisme regroupant quatorze syndicats d enseignants et enseignantes de cégeps, commente ici un article du journaliste André Pratte en date du 8 avril.Au cours d'une récente table ronde, M.Christian Baude-lot, sociologue français, invité au Québec par la Fédération autonome du collégial, est venu débattre sa thèse qui veut que, en matière d'eduction, le «niveau monte».Son argumentation repose essentiellement sur les éléments suivants: la démocratisation du système d'éducation a permis à un plus grand nombre d'individus d'accéder à des études post-secondaires, cela faisant, il va de soi, que le taux de scolarisation de la population s'est accru et que, par conséquent, notre élite contemporaine est devenue beaucoup plus savante que celle d'autrefois.Participant au débat, M.Guy Rocher, cosignataire du célèbre rapport Parent, a décrit comment les auteurs du rapport avaient énoncé les objectifs d'accessibilité à partir du concept de quotient intellectuel, concept qui n'est maintenant plus reconnu comme une base scientifique fiable.De plus, si le niveau intellectuel de l'ensemble de la population s'accroît, pourquoi devrions-nous garder un objectif d'accessibilité de 45% pour le collégial et de 12% pour l'université?Le niveau évolue plus rapidement pour l'élite que pour les moyens et ceux qui ont des difficultés d'apprentissage.Autrement dit, le niveau monte mais les écarts se creusent.Au Québec, le phénomène d'agrandissement des écarts produit ses effets sur le réseau collégial: un taux élevé d'échecs et d'abandons, les jeunes ne savent pas lire et écrire adéquatement.M.Yvon Morin, président du Conseil des collèges et participant au débat, a renchéri dans ce sens.La réforme de l'éducation au Québec a été axée sur l'aspect quantitatif seulement; nous avons investi dans la construction d'édifices, pour l'embauche de personnel et ce, afin d'accepter un plus grand nombre d'élèves à l'école.(.) Présentement, les nombreuses compressions budgétaires imposées au secteur de l'éducation empê- chent tout effort pour augmenter la qualité.Est-ce que nos élus ont l'impression d'avoir atteint les objectifs d'accessibilité du rapport Parent et que nous n'avons plus d'effort à faire comme société?Pourtant Baudelot démontre qu'il existe une très forte corrélation entre le PNB par habitant d'un pays et le taux de scolarisation de sa population ; ceci démontre bien que l'éducation ne devrait pas être perçue comme une dépense mais plutôt comme un investissement.Le niveau monte mais il ne monte pas tout seul.Voici ce qu'en dit Baudelot : On aurait tort de croire que l'élévation de niveau soit un phénomène naturel à la croissance duquel il suffira d'assister les mains dans les poches et la tète en l'air.Ce phénomène est au contraire le produit du travail inlassable et acharné de générations et de générations d'enseignants de tout grade dont l'exercice du métier devient de plus en plus difficile à mesure que se généralise et se diversifie la population scolaire.Ouvrir l'école à la totalité d'une génération est un progrès démocratique considérable mais il se paye par un accroissement de la tâche enseignante.À l'heure où dans tous les pays démocratiques, les enseignants ont tendance à se décourager sous l'effet de l'accroissement de leur charge et du sentiment permanent d'échec dans lequel ils se trouvent, il est important de leur dire que leur travail est productif et que leurs résultats sont positifs; c'est grâce à eux que le niveau monte.Cette élévation n'est d'autre part jamais acquise une fois pour toutes, elle est fragile.Il suffît de diminuer l'investissement économique et social dans le secteur de l'éducation pour qu'aussitôt le niveau évolue dans un sens défavorable.C'est apparemment ce qui se passe aux États-Unis où le fameux rapport de 1983 (Nation at Risk) a mis en évidence des aspects inquiétants dans l'évolution du système scolaire.En somme, la visite de Christian Baudelot au Québec a permis de vérifier que la thèse qu'il développe dans «le niveau monte» recoupe passablement la réalité scolaire québécoise sous plusieurs aspects, et qu'il serait pertinent de pousser plus loin cette problématique tant au niveau collégial qu'aux niveaux primaire et secondaire.LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.-Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.- Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 13h.RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Tele-Presse 285-7306 Vacances.Voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 Cinéma: les critiques veulent la parité et la simultanéité des copies doublées ou sous-titrées Le président de l'Association québécoise des critiques de cinéma.M.Bernard Bou-lad, donne ici la position officielle de son organisme sur les dispositions de l'article 83 de la loi 59 sur le cinéma.BERNARD BOULAO Depuis sa création, il y a quinze ans, l'Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) s'est toujours portée à la défense des intérêts des cinéphiles.Elle s'est également montrée soucieuse de la préservation du caractère français du Québec et de la protection de la langue française.C'est donc dans cet esprit que l'Association se prononce aujourd'hui en faveur du principe de la parité et de la simultanéité des copies en langue française avec les autres versions, tel que prescrit par l'article 83 de la loi 59 sur le cinéma.Cependant, elle tient à réaffirmer sa volonté de voir le sous-titrage en français reconnu au même titre qu'une version doublée, comme il était prévu sous l'ancienne loi 109.Parité du sous-titrage Souvent présenté comme un échappatoire par ses opposants, le recours au sous-titrage français nous apparaît pourtant tout aussi légitime que l'option de la version doublée française, en autant bien sûr que la version s-t bénéficie de conditions de distribution favorables.A cet égard, la décision de Radio-Québec de ne plus diffuser à son antenne des versions s-t a dissuadé les distributeurs de se procurer ce type de copies pour le marché québécois, pénalisant ainsi de nombreux cinéphiles.Il serait donc vivement souhaitable que les pouvoirs publics encouragent les télédiffuseurs et en particulier Radio-Québec à revoir leurs politiques en vue de programmer des films sous-titrés en français.Le danger d'anglicisatlon Comme toutes les grandes capitales du monde, Montréal est en droit d'exiger que les films en langue autre que la langue du pays, soient présentés en version sous-titrée dans la langue de la majorité.Or, c'est le phénomène contraire qui est en train de se Îiroduire.On constate en effet que certains films en angue autre que l'anglais ou le français sont actuellement présentés au public en version doublée française et en version sous-titrée anglaise (exemples: Femmes au bord de la crise de nerfs.Crazy Love, Pelle le conquérant.Salaam Bombay).Une telle situation ne peut à long terme que contribuer à l'an-glicisation du Québec en accélérant notamment le processus d'intégration des allophones à la culture française, en même temps que d obliger les cinéphiles francophones à subir des sous-titres en anglais.Aussi, afin de sauvegarder le visage français du Québec, l'AQCC recommande-t-elle au gouvernement de laisser au public le libre choix dans ses habitudes de fréquentation en favorisant la sortie de tels films en version doublée et en version s-t française.En outre, le développement d'une industrie du sous-titrage pourrait entraîner des retombées économiques non négligeables pour la région de Montréal.En ce qui concerne la rentabilité des versions françaises, il suffit d'examiner les conclusions de la récente enquête commandée par le ministère des Affaires culturelles à l'Institut québécois du cinéma, pour s'apercevoir qu'il existe bel et bien une demande accrue de copies sous-titrées en français?Malheureusement, aucune étude sérieuse ne nous permet encore d'évaluer l'impact du sous-titrage en termes d'entrées et de recettes.Mais nous pensons que les cinéphiles francophones ont droit eux aussi au même traitement que le public anglophone et que l'abolition du sous-titrage en français est discriminatoire à l'endroit de la langue de la majorité.L'AQCC recommande donc que l'article 83 de la loi 59 aux paragraphes 1 et 2 sur le cinéma puisse se lire ainsi.1) Si une version autre qu'en français est présentée avec une copie doublée ou sous-titrées en français, la Régie appose un visa sur autant de copies doublées ou sous-titrées en français que de copies en version autre qu'en français; sauf dans les cas et aux conditions déterminés par règlement du gouvernement, la personne qui demande le visa doit s'engager auprès de la Régie à exploiter simultanément les copies doublées ou sous-titrées en français; 2) Si seule existe une version autre qu'en français et que la personne qui demande le visa dépose à la Régie un contrat assurant le doublage ou le sous-titrage en français du film au Québec et la preuve de la remise des éléments de doublage ou du sous-titrage auprès de la personne qui en est chargée, la Régie appose un visa temporaire sur le nombre de copies, pour la durée et suivant les conditions déterminées par règlement du gouvernement.L'AQCC recommande en outre l'ajout du paragraphe suivant : Toute personne faisant une demande d'exploitation d'un film en langue autre que le français et l'anglais doit, pour obtenir son visa d'une copie sous-titrée en anglais, exploiter simultanément une version sous-titrée en français.En conclusion, l'AQCC rappelle que, si elle ne remet aucunement en question l'esprit de la loi 59, elle n'en déplore pas moins le recul constaté par rapport à la loi 109 au chapitre du sous-titrage.Lieu de convergence des cinémas américains et européens, Montréal jouit d'une situation privilégiée sur le plan cinématographique.À preuve, le succès populaire du Festival des films du monde qui présente des films en version originale (malheureusement pas toujours sous-titrés en français, problème dont l'AQCC a déjà publiquement fait état).S'il convient de préserver de tels acquis, on ne saurait par ailleurs se contenter du statu quo actuel.En dépit des efforts de certains distributeurs, les délais de sortie des versions originales et des versions françaises correspondantes demeurent encore trop longs.C'est pourquoi le principe de la parité et de la simultanéité des copies doublées ou sous-titrées doit progressivement s'imposer dans les faits et s'inscrire dans le cadre d'une politique linguistique globale visant à renforcer le Québec français dans son statut de société distincte et sa spécificité culturelle.Tels nous semblent être les enjeux d'une loi 59 amendée dans le respect des droits des cinéphiles. B 4 \u2022 LA PtiSSI.MQWTttAL, MAtOt 2$ AVMH.1989 Les libéraux de Rosemont ont eu droit à des prix de présence à une assemblée NORMAN DE LISLE ét la Ftaaat Caosdicmme QUEBEC ¦ Des prix de presence \u2014 une trentaine selon des témoins \u2014 ont été remis aux militants libéraux qui ont participé le 3 avril dernier A une assemblée partisane dans le comté de Rosemont, représenté A l'Assemblée nationale par le député-ministre Guy Ri-vard.Ces prix avaient-ils été payés par l'organisation libérale locale ou avaient-ils eie remis gracieusement par des commervanls de cette circonscription électorale?Voilà une question sur laquelle devra se pencher le directeur des elections du Québec, M.Pierre-F.Côté, A la suite d'une requête de l'Association du Parti québécois de Rosemont.La loi électorale stipule en effet que des dons et des cadeaux faits aux partis politiques sont des contributions au sens de la loi et ne doivent donc être faits que par des électeurs et non par des entreprises commerciales.Si par contre un parti politique acheté ces biens, il doit le faire par le biais d'un représentant officiel dûment mandaté et une facture doit appuyer la transaction.Lors de l'assemblée libérale de Rosemont.un hebdomadaire local a publié des photographies de gagnants de prix de présence.En arriére-plan, on aperçoit des affiches remerciant les commanditaires pour leur générosité.«Si les prix de présence ont été remis gracieusement par les commerçants, cela contrevient A la loi électorale», a prétendu le mili- tant pequiste de Rosemont qui a travaille au dossier.M.André Sa-linovitch.«Si par contre les libéraux ont payé les prix, pourquoi ont-ils tenu A remercier publiquement par des affiches les commerçants où ils les ont achetés.Moi, quand j'achète des beignes pour une assemblée du Parti québécois, je ne mets pas une annonce sur le mur pour remercier Dunkin Donuts», a-t-il affirmé dans un entretien avec la Presse Canadienne.Selon Gilles Éthier.un adjoint du député-ministre Guy Rivard, les prix de presence obtenus chez les marchands de Rosemont ont tous été achetés.«L'Association libérale a agi en toute conformité Îvec la loi électorale», assure M.thier.qui soutient que l'Association collaborera de plein gré avec toute enquête que le directeur des élections voudra bien déclencher dans ce dossier.Ni le député-ministre Guy Rivard, ni le président de l'Association libérale de Rosemont.M.François Dubuc.n'ont rappelé la Presse Canadienne, qui voulait recueillir leurs réactions.y^VOS CONCESSIONNAIRES JEEP/EAGLÉ} V\\st» ****** Les concessionnaires Jeep/Eagle récompensent ceux qui ont du flair pour les bonnes affaires.Un taux de financement de 6,9% est présentement en vigueur pour les modèles Eagle neufs et les Jeep Comanche neufs 4RM et 2RM à caisse longue 1989.Vous pouvez également obtenir un financement de 9,9% pour les modèles Jeep Cherokee et Wagoneer Limited neufs I989.Si votre flair vous guide du côté des rabais, voici nos offres sur ces modèles 1989: l 000$ \u2022 sur la Eagle Premiert 3 000$ \u2022 sur la Eagle Medalliontt 800$ \u2022 sur les Eagle Vista 750 $ \u2022 sur les Jeep Comanche 4RM 500$ \u2022 sur les Jeep Comanche 2RM à caisse longue Libre à vous de choisir votre récompense: des taux de financement alléchants ou des rabais***.Ces offres sont en vigueur entre le 13 avril et le 2 mai 1989.* Lui jcherturs au detail admi^siDies qui choisissant un taux de financement réduit au lieu du raDais ont droit aux taux de financement suivants: 6.9*, pour un terme maximum de 24 mois 7.9\", pour un terme de 2b a 36 mois et 8 9*.pour un termo de 37 e 48 mois \"Us acheteurs au detail admissiOles ont droit au» taux du financement suivants 9 9°.pour un terme de 12 mois a 48 mois et 10.9°, pour un ferme de 49a 60 mois sur les Jeep CHEROKEE et les Jeep WAGONEER Limited f 3 000$ de rabais sur iûs de produits de beauté Sans Soucis, vous recevrez cette magnifique trousse de beauté comprenant: Crème sport 50 mL, vernis à ongles, ombre à paupières satinée et concentré ultra-hydratant., Une.valeur de 58,-15 Produits de beauté et fragrances.-rayoi) 240.Offre en vigueur au .centre-ville de Montréal, i St-Bruno.Dorval.Centre Rockland et Versailles.r * est grave.FONDATION QUEBECOISE IN * ENVIRONNEMENT B a 9\u2022332 CP.1055 Sucaj-ssle IVTTL Que H5S - ¦ La réunion « inattendue », aujourd'hui, d'un plénum du comité central du Parti communiste s'annonce comme une épreuve difficile pour M.Mikhaïl Gorbatchev face aux critiques des conservateurs accusant la perestroïka d'être responsable de leur échec aux dernières élections et de toutes les difficultés actuelles de l'Union soviétique.£*!W{p^t»tëdu jour de la réunion n'a pas ère officiellement annoncé, mais il devrait porter, selon Elusieurs sources soviétiques, sur s « travail du parti », un thème \"dont celui de Leningrad, dominé par les conservateurs, a officiellement demandé, début avril, l'examen lors d'un prochain plenum.L'information sur la décision dé tenir cette réunion avait filtré, de façon non-officielle, il y a deux semaines, au lendemain des événements sanglants de Géorgie mais là.direction soviétique a attendu hier pour confirmer sa tenue.La.réaction des tenants' abouti à la mise à l'écart d'une partie de la vieille garde dirigeante.Mais contrairement à celui-ci, il avait été convoqué in-extremis, pour des raisons qui n'ont jamais été expliquées.L'inquiétude est moins forte au sein de la rédaction de l'hebdomadaire, à la pointé des réformes, Les Nouvelles de Moscou.-On y estime que le chef du Kremlin s'est donné le temps pour pouvoir tourner finalement à son avantage une réunion tenue à la demande initiale des conservateurs.On n'y exclut pas totalement Su'un nouveau remaniement du ureau politique pourrait y intervenir, précipité par les événements de Géorgie, qui ont mis en relief les dérapages entre le pouvoir politique et les organes du maintien de l'ordre, armée et ministère de l'Intérieur.Mais on y souligne aussi que M.Gorbatchev, dans sa dernière intervention publique, le 19 avril, confirmait la nécessité de poursuivre les réformes, mais sans en « forcer » le rythme, au moment où le pays connait une grande « tension ».Il a souligné qu'il était fermement décidé à defen- dant perestroïka radicale a été à dre raut0rité de l'État face à la 1 inquiétude : « | ai peur qu il y « désorganisation de la société » ait un affrontement très dur entre la ligne de Gorbatchev et la ligne conservatrice .Je peux imaginer différents scénarios, des tout noirs aux légèrement gris », a ainsi déclaré Mme Marju Lauristin, député d'Estonie et dirigeante de son Front populaire.Le dernier plénum extraordinaire, en septembre dernier, avait désorganisation soviétique.Le point de vue des conservateurs s'était étalé, de façon habituelle, les 7 et 8 avril dans là Pray-da de Leningrad, à la suite de l'échec aux élections législatives de tous les hauts dirigeants locaux du parti, dont celui du membre suppléant du Bureau politique louri Soloviev.HYDRATANT INTENSIF BIODROGA.Une lotion hydratante, légère et sans huile, spécialement conçue pour prévenir la perte d'hydratation.Contient de l'aloès-vera et dés extraits d'algues marines qui hydratent la peau et «Hydroforte» un agent efficact» qui emprisonne l'humidité.Votre peau paraîtra plus douce et plus.; fraîche.Convient à tous les types de peau.50 mL, 558 ch.TONIQUE HYDRATANT BIODROGA.Pour redonner toute sa fraîcheur à une peau sèche.In traitement continuel qui ¦ comporte une crème de nuit et une crème de jour.Crhiw tic jour, l'ne protection efficace contre le manqué d'hydratation et le dessèchement.50 mL, 45$.Cmitt' de mil.Permet d'augmenter le degré d'humidité de la peau pendan la phase de régénération et de.remédier aux symptômes de carence.50 mL, 858 PRIME Pour un temps limité seulement., vous pouvez vous procurer le gel démaquillant et la lotion tonique douce, format de 200 mL à seulement :)(i,5l).l'ne valeur de 558.ri'\"i/nit\\ itr iMiititr rl tfïH/rrtMT*.Âtfftia SATISFACTION GARANTIE.ON PEUT S'Y FIER! 35 aie FOUCRAY par: Mercure, Beliveau & Ass.et plusj sur toute là marchandise Papiers peints à partir de $1 le rouleau double inventaire de 24 magasins à écouler jg&j 2185, 803, bout 6700, boul.Lapinière des Laurentides Papineau Brossard Laval Montréal 7170, Beaubien Montréal C0A "]
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