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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-04-23, Collections de BAnQ.

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[" Sciences et techniques LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1989 Les Lau des îles Salomon: une espèce en voie de disparition CAROLE THIBAUDEAU fgéf% n soulève l'opinion publique avec l'ex-*k ^ÊÊ P5j tinction des bélu-9 SB M gas mais on oublie ' des pertes au moins aussi grande pour l'humanité: la destruction inexorable des cultures humaines non technologiques.C'est ce qui est arrivé dans presque toutes les iles de l'Ouest du Pacifique: Fidgi, Tahiti, Ha-wat.La culture traditionelle n'est plus que folklore, là-bas.C'est ce qui risque d'arriver chez les Lau, comme chez les autres ethnies des iles Salomon.» lean Michaud, anthropologue à l'Université Laval, s'attriste et s'inquiète de la fragilité de ces sociétés non industrialisées, qui sont arrivées en même temps que nous dans l'histoire de l'évolution de l'homme, et qui ont choisi d'autres façons d'être.Les iles Salomon se situent au nord-est de l'Australie.Malaita est l'île la plus populeuse et les Lau vivent dans la lagune au nord de l'île.Ils ont commencé à construire là des iles artificielles, à l'abri des moustiques qui transmettent la malaria, il y a 600 ans environ.«De telles sociétés ne sont pas organisées pour se défendre contre le bulldozer technologique, reprend lean Michaud.Il faut réaliser que l'humanité est encore peut-être plus perdante à laisser s'éteindre des sociétés comme celles-là qu'à laisser s'éteindre des espèces animales.Ces peuples détiennent des clés qui nous aideraient, qui augmenteraient la compréhension de notre cheminement humain.» Anthropologie appliquée lean Michaud appartient à l'équipe du professeur Pierre Ma-randa.qui vient tout juste d'être nommé directeur du département d'anthropologie.Ces scientifiques ont choisi de faire de l'anthropologie «appliquée»: ils essaient de donner aux populations concernées des outils, des indices, des recommandations pour régler certains problèmes.Par exemple, on peut expliquer comment faire pour qu'une population accepte la présence d'un puits dans le village, même si à prime abord cela va à ('encontre de sa culture.On évite ainsi de dépenser des millions pour rien.«Il faut connaître une population pour l'aider efficacement», souligne Pierre Maranda.Chez les Lau, ils essaient de préserver et de valoriser au maximum la culture d'un peuple jusqu'ici resté à l'écart du développement industriel.» Les plus en santé du monde L'histoire commence en 1964, avec le Harvard Salomon Project, qui envoya des éclaireurs dans une vingtaine de sociétés encore non ethnographiées.On décida par la suite d'étudier plus particu- \u2022 La notion de progrès technologique ne fait vibrer aucune fibre culturelle chez les Lau des iles Salomon.À quoi peut bien servir le progrès chez le peuple le plus en santé de la terre, dans un pays où le climat est idéal, la maladie mentale inexistante, l'équilibre démographique parfait et où on ne travaille que deux ou trois jours par mots?le seul hic il est devenu impossible de continuer à vivre en vase clos.PHOTO JÏANYVES IET0URNEAU.X» Press» Le professeur Pierre Maranda tient dans ses mains un \u2022malecho», ternie intraduisible désignant une des monnaies d'échange des Lau, faite de billes de nacre de bivalves.Un «malecho* peut correspondre au salaire annuel d'un ouvrier qualifié.Cela peut suffire pour acheter une pirogue.Il en faut au moins dix pour «doter* une femme que l'on veut épouser, si c'est une plébéienne.S'il s'agit d'une aristocrate, il en faut 40.lièrement quatre de ces sociétés, dont les Lau.Diplôme de doctorat en poche, Pierre Maranda partait pour les îles Salomon en 1966.Une équipe de 13 spécialistes en médecine et physiologie débarqua quelque temps plus tard, avec toute la panoplie lourde de l'instrumentation médicale: appareils de radiologie, centrifugeuses, génératrices pour faire fonctionner tout cela, etc.Radiologistes, dentistes, épidé-miologistes et autres tombent d'accord après des études rigoureuses: les Lau sont, de tous les peuples connus, le plus en santé au monde.Les cardiologues, plus particulièrement, ont été abasourdis par l'absence de tout problème cardiaque, de la circulation ou des voies respiratoires: et ce n'est pas parce les Lau ne sont pas de gros fumeurs! Leur mode de vie et leur environnement semble les protéger contre les ravages du tabagisme, qui sont si dévastateurs dans les pays industrialisés.Ch?z les Lau, il y a des gens de 110 ans qui ont le coeur d'un athlète américain de vingt ans.Autre point frappant: les psychiatres ne comprennent pas pourquoi il n'existe aucun cas de maladie mentale, de dépression et de névrose chez les Lau.«Les statistiques nous disent que selon leur type de population, on devrait s'iiucuùic à recenser chez les Lau entre 50 et 100 cas de maladie mentale», explique Pierre Maranda.«Là-bas, il n'est pas nécessaire de travailler beaucoup, explique l'anthropologue.Cela laisse beaucoup de temps pour réfléchir et tout assimiler en profondeur.On a le temps de décortiquer le moindre événement, de l'étudier sur toutes les coutures, de l'intégrer parfaitement.On a une façon de dissoudre l'événement dans une structure d'intégration.» «La clé de leur équilibre, c'est la culture, la façon de vivre qui est sereine, fine, délicate, poursuit le Pr Maranda.» Les recherches médicales, qui se répètent à tous les cinq ans jusqu'à 1995, sont subventionnées par le National Institute of mental Health, à Washington.«Cette étude veut mesurer la relation entre la culture et la santé», explique ï'icrrc NicirciiiUcj.i*a participation de l'anthropologue québécois à ces recherche a été soutenue par le Conseil de recherches en sciences humaines, un organisme fédéral.Une autre étude scientifique est actuellement réalisée par une équipe de scientifiques britanniques.Ces derniers s'intéressent au produit soporifique avec lequel les Lau vont à la pèche.La pêche au soporifique est une des activités qui impressionnent le plus les touristes accueillis à Malaita.Les Anglais espèrent mettre au point, à partir de cette substance, un médicament analgésique ou un calmant.Une équipe de Lau pose les bases d'une île artificielle.En B 4: Le tourisme scientifique La «folie-fusion» frappe encore! JEAN-PIERRE ROC IL collaboration spéciale n mois après l'annonce d'une surprenante découverte sur la fusion, la communauté scientifique internationale est toujours en pleine ebullition, mais le mystère persiste encore sur la signification réelle de cette découverte.Dire que les spécialistes de la fusion sont «fascinés et excités» par cette découverte, comme je l'écrivais il y a deux semaines, est en dessous de la vérité.C'est d'un véritable vent de folie balayant l'univers de la physique dont il faut désormais parler.Qu'on en juge.Stanley Pons, le chimiste de l'Université de l'Utah qui a tout déclenché, a annoncé lundi dernier qu'une soixantaine de laboratires dans le inonde lui avaient dit qu'ils avaient réussi à reproduire, au moins en partie, son expérience initiale (celle-ci est censée réaliser la fusion d'atomes d'hydrogène «à froid», dans un petit bassin d'eau lourde parcouru par un faible courant).Cela paraît beaucoup, mais il est exact que déjà sept équipes, trois aux États-Unis et quatre en Europe, ont annoncé publiquement avoir reproduit de façon indépendante l'expérience de Pons et de Fleishmann.La réalité du phénomène observé n'est donc plus mise en doute, mais personne ne comprend encore pourquoi il se produit.En fait, la parole est maintenant aux théoriciens.Comme on pouvait s'y attendre, ceux-ci proposent différentes explications, mais rien ne semble encore probant.Une hypothèse, mise de l'avant par une équipe de Birmingham, veut que Pons et Fleishmann ont réussi une fusion incomplète par une voie non conventionnelle.Le lithium qu'ils ont ajouté à l'eau lourde pour la rendre meilleure conductrice d'électricité aurait fusionné avec le deuterium, ce qui expliquerait le surplus important d'énergie.De son côté, un jeune et brillant théoricien du MIT, Peter Hagelstein, vient de finir de rédiger un article pour The Physical Review Letters, qui envoie tout le monde chercher dans une autre direction.Il prétend que l'énergie de la fusion des atomes d'hydrogène ne s'exprime pas en particules -ou en radiations, mais s'insère directement dans la structure cristalline de l'électrode de palladium et apparaît sous forme de chaleur.Un autre chercheur du MIT, Keith Johnson, soutient, quant à lui, que l'énergie libérée dans la fusion à froid est d'origine chimique et non nucléaire.Bref, les théoriciens risquent de aë renvoyer la balle pendant un certain temps, et les expérimentateurs de tâtonner pendant un temps tout aussi long.Un mois après, on peut dire que si les deux chercheurs qui ont parti le bal sont maintenant à l'abri du ridicule, ils n'ont pas encore gagné leur place au panthéon de la science.Et il est encore beaucoup trop tôt pour parler des applications commerciales de leur découverte, s'il y en a.En attendant, certains aspects de cette «folie-fusion» méritent réflexion.Le premier est la précipitation à annoncer des résultats.Voilà qui contraste avec la pratique scientifique traditionnelle.En jouant de la conférence de presse et de la machine à fac-similé, on brûle les étapes habituelles de la diffusion des résultats en recherche.On saute par-dessus l'évaluation par des comité de pairs.Dans quelle mesure cette précipitation peut-elle avoir un effet négatif sur la qualité de la recherche?Ce risque n'est pas négligeable.Par ailleurs, l'intense pression internationale à laquelle nous assistons est aussi une source potentielle d'erreurs pour les chercheurs.La course au Nobel, ou aux brevets lucratifs, peut gâcher la recherche.Lundi dernier, d'ailleurs, un laboratoire d'Atlanta a reconnu s'être trompé en annonçant prématurément une confirma* tion de la fusion à froid.C'est peut être l'occasion de rappeler que la bonne recherche prend du temps, beaucoup de temps-La langue des autres ¦ Mes chroniques sur le recul du français comme langue de la science (26 mars et 2 avril) semblent avoir touché un nerf sensible.Un correspondant qui se qualifie de «chercheur francophone sans complexe» m'envoie cette pique: «Si vous cherchiez à défendre l'excellence de la recherche plutôt que d'enfourcher ce vieux cheval de bataille fatigué, la langue, vous rendriez un meilleur service aux chercheurs d'ici.» Un autre opine que «la création de revues de calibre international en français est un pis-aller.C'est sur la langue des colloques et congrès qu'il faut se battre, parce qe ceux-ci sont subventionnés p^r les deniers publics.Comment expliquer que 80 à 90 p.cent des congrès scientifiques tenus au Canada, subventionnés par le fédéral, se déroulent en anglais seulement, derrière la façade?» Un troisième me signale une étude publiée dans Social Studies of Sciences (Vol.8.pp.245-256), qui conclut que la langue de travail et de communication des chercheurs n'a pas de rapport direct avec leur statut sur le plan international.En d'autres termes, ce n'est pas parce qu'on vit, travaille et publie en français qu'on est moins estime ou reconnu à l'étranger.Voilà des arguments pour entretenir les discussions! À'TIRE-D'AILE.- Le carouge à epaulettes, l'oiseau le plus répandu en Amérique du nord PIERRE GINGRAS Chaque année, à la fin de l'hiver, j'attends toujours avec une certaine impatience «mes» premiers carouges de la saison.Et quand leurs cris éraillés me parviennent pour la première fois, je pousse un grand soupir de satisfaction: voici enfin le printemps! Mais tout le monde ne partage pas mon estime pour les carouges.Le producteur de mais, par exemple, pense à sortir son fusil plutôt que ses jumelles quand il en voit une nuée fondre sur ses champs à la fin de juillet.Mais en dépit de la chasse que leur donnent parfois des agriculteurs, les amateurs d'oiseaux n'ont rien à craindre pour l'avenir de l'espèce.Selon quelques auteurs, les carouges à epaulettes seraient les oiseaux les plus nombreux en Amérique du Nord: certains avancent le chiffre de 400 millions et l'on a déjà calculé que plus de 15 millions de carouges se réunissaient chaque soir dans un seul dortoir du Vermont.Plus près de nous, le long du canaj de Beauharnois, entre la municipalité du même nom et Valleyfield, un dortoir de plusieurs kilomètres de longueur abrite régulièrement plusieurs centaines de milliers de carouges, sinon plus encore.À cet endroit, les oiseaux dorment dans les roseaux, ou phragmites, ces grandes plantes coiffée d'un plumeau qu'on voit souvent dans les fossés le long des routes.Dimorphisme sexuel prononcé Les, carouges sont répandus partout en Amérique du Nord, de l'Atlantique au Pacifique, dans les régions un peu marécageuses ou près des cours d'eau.Au Québec, cependant, il est plutôt limité à la moitié sud de la province.Par exemple, il est très rare au nord de la baie lames et au Nouveau-Québec.L'hiver, il émigré dans le sud des États-Unis et parfois même jusqu'au Costa Rica, dans les Bahamas ou à Cuba.Chez nous, les carouges à epaulettes arrivent avec le début officiel du printemps.Les mâles sont les premiers sur place, habituellement quelques semaines avant les femelles.On ignore les raisons précises de ce phénomè- PHOTO ARMAND TROTTIER, U Presse ne, mais selon l'hypothèse la plus plausible, les mâles se donnent ainsi le temps de choisir un territoire avant l'arrivée de leurs compagnes.Ce territoire, relativement petit, ne dépasse guère les 900 m2.Les mâles carouges sont habituellement polygames et fécondent communément, au cours de la période de reproduction, trois femelles qui élèvent une ou deux nichées par année.La cohabitation des couples est d'ailleurs limitée à cette époque, les deux groupes évoluant séparément le reste du temps.Le dimorphisme sexuel est très prononcé chez cette espèce.Le mâle adulte est noir, mais «l'épaule» de son aile est d'un rouge vif qu'il met en évidence lorsqu'il crie au printemps.Cette tache rouge est soulignée d'un trait jaune.Ce n'est qu'au cours de leur deuxième année que les mâles juvéniles se parent du coloris des adultes.Pour leur parties femelles sont entièrement brunâtres et elles ont le corps rayé.Au-dessus de l'eau La femelle pond habituellement quatre oeufs et l'incubation est relativement courte: 11 ou 12 jours.Le nid situé dans les buissons est souvent dificile à trouver en dépit du fait que les parents, et parfois même une partie de communauté carouge du coin, trahisse bruyamment sa présence à l'approche d'un intrus.Les petits peuvent prendre leur envol après seulement 10 jours au nid.L'auteur Terres écrit à ce sujet que, les nids étant souvent construits au-dessus d'un lac, d'une rivière ou d'un étang, il arrive que les oisillons tombent à l'eau.Ces accidentés peuvent alors gagner la rive à la nage, à moins qu'un serpent, un brochet, un ouaouaron, ou encore une tortue serpentine ne décide de les inscrire au menu quotidien.Le régime alimentaire du carouge est composé à plus de 70 p.cent de végétaux et le reste de sa nourriture est d'origine animale.Durant la nidification, les petits sont toutefois nourris uniquement d'insectes, de vers de terre et autres petits animaux.Les corneilles et les corbeaux sont au nombre de leurs prédateurs.Enfin, même si le record est de 14 ans, la longévité du carouge ne dépasse pas quelques années, comme c'est la norme chez les petits oiseaux._ Le Carnet d'observation en page B 4_ 1 82 PRESSE MONTREAL.DIMANCHE 23 AVRIL 1389 La Près Éditorial Paul Desmar ais president du conseil 3 administration Roger D Landry oresident et éditeur Claud* Misson éditeur adKMnt Marcel Deiianfcm Directeur de l mlornuticfi Alain Oubuc edttoriairste en crut» L'avertissement des étudiants chinois Depuis plus de dix ans, les Chinois connaissent une liberté économique sans pareil dans le monde communiste.Un marché presque entièrement libre a encouragé la production agricole et la fabrication de biens de consommation et plus que doublé le niveau de vie.Mais ce libéralisme n'est pas très contagieux et ne s'est pas répandu au domaine politique.Les Chinois ont donc davantage la possibilité de vivre comme ils l'entendent; le parti et le gouvernement ne se mêlent plus de tout, mais le parti n'a nullement l'intention de partager le pouvoir et de permettre une critique approfondie de sa politique.La Chine a fait oeuvre de pionnier dans la perestroïka, la réforme de l'économie, et peut servir de modèle à la nouvelle génération d'économistes soviétiques.Quant, à la glas- nost, la politique d'ouverture et de candeur de M.Gorbatchev, la Chine en tolère un peu, mais n'a pas l'intention d'en faire une cheville ouvrière de la réforme économique.Les intellectuels et les étudiants ressentent vivement cette lacune.Ils estiment que rien de très fondamental n'a change quand, par exemple, un étudiant chinois revient des États-Unis où il a obtenu un doctorat et se voit obligé de faire un travail insignifiant sous les ordres d'un fonctionnaire du parti.Quand il avait ete a la téte du parti communiste, Hu Yaobang avait reconnu la nécessité de se diriger vers un regime plus démocratique.Du moins, c'est ainsi qu'on se souvient de lui au moment où les manifestations a sa mémoire servent à réclamer une plus grande démocratisation.Le décalage entre les réformes économiques et la démocratisation s'explique par les violents soubresauts qui ont secoué la Chine au XXe siècle.La révolution culturelle qui a précédé la libéralisation de l'économie avait réussi a saper l'autorité, la structure et le moral du parti communiste.Au moment des reformes, qui auraient pu être le point de départ d'un mouvement démocratique, il n'y avait pas de conflit entre un parti, très affaibli, et les Chinois qui pouvaient enfin vi m une vie économique d'adultes, d'autant plus que le parti renonçait a I essentiel de son pouvoir économique.Pour les 800 millions de paysans, la réforme économique suffisait: cultiver sa terre comme on l'entend, vendre les produits librement sans être accablé par des impôts trop lourds et jouir des avantages d'un Etat-providence rudimentaire étaient plus qu'ils n'avaient jamais osé espérer sous Mao ou avant.Pour la plupart des citadins aussi, l'amélioration constante du niveau de vie sous un régime qui les laissait en paix diminuait l'urgence de la démocratisation.Mais la croissance économique de conte de fee ne pouvait pas continuer éternellement.La demande est toujours très forte, mais la production n'arrive plus à suivre, d'où la menace de l'inflation et l'accumulation de déficits.Le gouvernement a réagi avec un programme d'austérité qui comprend une nouvelle taxe a la consommation et le resserrement de la croissance monétaire.Comme dans n'importe quel autre pays, l'auste-rite n'est pas populaire et provoque des remous politiques.En I occurence, on reclame un régime démocratique.indépendamment du fait que les communistes ne tolèrent pas la concurrence politique quand ils sont au pouvoir, le parti chinois a de bonnes raisons de pas troo se laisser influencer par les manifestations.Le gouvernement doit tout mettre en oeuvre pour lutter contre l'inflation et le délabrement des finances publiques, deux phénomènes qui ont caractérisé des siècles d'injustice et d'incurie gouvernementales.Malgré le goût très prononcé des Chinois pour l'individualisme économique, ils reconnaissent la nécessité d'un gouvernement qui sait conserver la valeur de la monnaie et maintenir l'unité du pays.- Les appels à la démocratisation ne représentât donc pas une grave menace pour te pouvoir communiste en Chine.Mais c'est un avertissement: beaucoup de Chinois estiment que seul un régime plus ouvert permettra aussi à eux de bénéficier des réformes et aux réformes de créer une économie moderne.Frederic WACNIEBE Reconstruire le social PIEI Parler de crise de l'État-providence ne fait plus bien original.De crise des valeurs ou d'éclatement du social, non plus.Les praticiens en sciences sociales commencent à le comprendre et on commence m.iiiui.-ii.nu à tiici parii du nouveau contexte.Cela a donné, récemment, une nouvelle revue, initiative du Département de travail social de l'Université du Québec à Montréal, intitulée Nouvelles pratiques sociales.Cela vient de donner un numéro thématique de la Revue internationale d'action communautaire, dont le secrétariat est à l'École de service social de l'Université de Montréal, sous le titre de: «Des recompositions du social éclaté».L'un des nombreux auteurs.Gilbert Renaud, de l'Université de Montréal, affirme que des techniques de gestion aux techniques d'intervention, en passant par l'apport de la recherche scientifique, on assiste présentement à la consolidation d'une «ingénierie sociale» l'éclatement du social est loin d'avoir mis fin à la gestion technocratique de la société.Cependant, on assiste paral- lèlement au déclin des croyances qui ont donne naissance à l'ère moderne et qui ont accompagné son développement.«Alors qu'il devrait conduire l'humanité au bonheur parfait, le Progès se vide ainsi de sa puisance mobilisatrice pour susciter davantage l'indifférence à l'égard de ce qui.désormais, apparaît comme une stricte problématique de gestion sociale relevant d'experts de toutes sortes dont les débats ne font que consacrer la réduction du social à sa stricte dimension technique.» Mais, selon deux autres chercheurs, français ceux-là, Marc-Henry Soulet et Didier Le Call, du Centre de recherche sur le travail social de l'Université de Oaen, !'i fin de l'académisme peut avoir du bon puisque l'analyse des phénomènes sociaux démontre la nécessité d'effectuer des approches pluridisciplinaires, chaque discipline ne pouvant «dire tout» sur un objet.Malheureusement, trop souvent on a assisté à un repli des disciplines sur elles-mêmes, et parfois même, au sein des disciplines, à la création de champs spécialisés.Peut-être la prise de conscience suscitée par la publication de cet ouvrage multidisciplinaire de 207 pages permettra-t-elle de rectifier le tir.Des recompositions du social éclaté.Revue internationale d'action communautaire.La boîte au.\\ lettres LIBRE OPINION Coupable indifférence à l'égard du Liban I I pleut encore des bombes sur Beyrouth, et les pays de I l'Ouest continuent d'afficher une coupable indifférence.I Pourquoi?Si le conflit s'éternise, c'est à n'en pas douter parce que Hafez Assad n'a pas encore renoncé à sa chimère: celle de recréer la Grande Syrie.Le leader syrien a fait le rêve impossible de rétablir un empire qui engagerait à la fois le Liban et la Palestine.Il croit pouvoir un jour soumettre des Libanais, des Palestiniens et des Israéliens aux volontés de Damas: chimère d'autant plus illusoire qu'une autre chimère se dresse sur son chemin : la chimère des factions palestiniennes qui rêvent, elles, de se rendre ma tresses de toute la Palestine.Le Liban est à la merci de ces deux chimères.Des civils sans défense meurent à la petite semaine.Le fer et le feu est en train de réduire en cendre l'un des plus antiques comptoirs de la Méditerranée \u2014 le pays où se sonv croisées les premières routes du christianisme, et l'Occident chrétien ne manifeste aucune émotion.Lès chefs d'État se taisent.Ils ont peur de Damas, de Téhéran, de Tripoli et de l'OLP.Plus ils ont peur, plus les pourchasseurs de chimèros brandissent impunément l'arme de la terreur.Pour le plus grand malheur du Liban, l'Occident n'a cure que de son bien-être et de son confort.Il remue mer et monde pour qu'on porte secours à deux baleines égarées sous les glaces de l'Arctique; il pousse les hauts cris si un pipeline risque de perturber les ébats des caribous; il suffoque d'indignation parce qu'une nappe de pétrole menace de faire périr des loutres et des saumons au large des côtes de l'Alaska; il part en croisade pour qu'on ne touche pas aux arbres des forêts d'Amazonie, mais contre la pire des polutions, celle de la violence, de la guerre et du terrorisme, il n'ose élever la voix.Il a peur des représailles.II serait pourtant possible de surmonter cette peur si seulement on mettait autant d'ardeur et d'énergie à dénoncer les coupables et a détourner les caresseurs de chimères de leurs desseins insensés, qu'on en met à assainir l'environnement.Si les États et les chanceleries élevaient la voix, ils ne seraient pas longs à faire cesser les tueries au Proche-Orient, et l'Occident chrétien sortirait grandi d'une paralysie diplomatique qui le déshonore.lean PELLERIN Outremont Pourquoi «aûj ir WûC ges- femmes?La suspension imposée récemment au Dr Clifford Biais, trouvé coupable d'avoir enfreint la loi médicale et les règlements de l'hôpital Pierre-Boucher de Longueuil en permettant qu'une sage-femme l'assiste pour l'accouchement d'une patiente, a soulevé chez nos lecteurs et lectrices un tollé de protestations.Nous publions aujourd'hui quelques-unes des lettres que nous avons reçues à ce propos.Deux visions bien différentes ¦ Qui croit-on berner en imposant des mesures disciplinaires pour punir (symboliquement?) un médecin compétent ayant fait l'ultime affront de permettre a une sage-femme de superviser une naissance à l'hôpital?Pourquoi la profession de sage-femme est-elle si respectable en Europe alors que le Québec est encore champion de la médicalisation excessive, souvent inutile, de l'accouchement?La véritable raison de cette polémique n'a rien à voir avec la violation d'un soi-disant règlement administratif.C'est plutôt la concurrence idéologique entre deux visions souvent diamétralement opposées de la naissance.À ceux qui remettent en question le sens profond de cet événement transcendantal que j'ai moi-même vécu trois fois, je rappelle ironiquement que les hôpitaux, il y a une vingtaine d'années, menaient un combat farouche contre la présence du père dans la salle d'accouchement, ce fief qui était lieu de pouvoir des médecins et de passivité des femmes.Aujourd'hui les couples de mon âge considèrent ce privilège jadis pionnier comme un droit inaliénable.Les mentalités évoluent.Aux obstétriciens tout-puissants qui bloquent du haut d'un certain parterhalisme étroit la reconnaissance des sages-femmes diplômées au sein du corps médical, je suggère de lire l'ouvrage rigoureux et éclairé de l'historien Jacques Gélis.intitulé: La Sage-femme ou le Médecin: une nouvelle conception de le Vie.(e cite : «La naissance témoigne pour une société: pour le meilleur et pour le pire.De même que la mort, à l'autre bout de la chaîne.La naissance avec ses rites, ses interdits, ses espérances renvoie à un imaginaire de la vie qui varie selon les cultures et selon les époques.L'arrivée d'un enfant ne peut donc être réduite à l'acte physiologique qu'est l'accouchement, lorsque le fruit mur «tombe au monde».Il y a la naissance, et 11 y a le reste.Et ce «reste», nous le savons, est souvent l'essentiel.» Les âmes bien-pensantes qui tirent les ficelles de la santé des Québécois auront toujours l'alibi parfait devant l'érosion de leur pouvoir.Bravo, Dr Biais I Françoise ROY Montréal Comme un criminel ¦ A 's naissance d'un de nos enfants, ir.médecin arriva à l'hôpital juste à temps pour réclamer son chèque (c'était avant l'assurance-maladie ).Tout était terminé; les infirmières avaient tout fait le travail, san*«upervislon du médecin.Ce dernier ne s'est excusé et personne ne l'a chassé de l'hôpital.On traite ie Dr Biais comme un criminel ou pire, puisqu'il ne pourra pratiquer en autono- ml« pwii.civ mrtia Alr%r« fin»» ¦ -¦ ¦ - \u2014 \u2014 - * certains criminels reprennent leur liberté le lendemain ou le surlendemain de leur condamnation.Claire FERDAIS Denis RÉMILLARP Plessisville Nous devrions tous encourager le partenariat famille, médecin, infirmière, sage-femme et autres intervenants utiles, si l'objectif se situe au niveau du bien-être et du devenir de l'enfant et de la famille.Que chacun amène sa contribution à l'atteinte de ce résultat est un devoir pour ceux qui interviennent et un droit pour la femme et l'enfant.S?, comrr\"?r>rjii8 I\" nrA«n- mons.votre objectif était de prendre tous les moyens possibles pour respecter votre patiente et pour collaborer au succès de la grossesse et de l'accouchement, nous vous félici- ^* .tu IIU «*W **V,,W iiit.tui.it v v, 11V «M.vous offrons notre support.Bien plus, nous encourageons tous les médecins qui vivent des situations semblables à faire de même.Le compromis favorable à la famille n'est pas de fermer les portes, mais de choi- J>o4tuk BUfr.sacs *>um 8EPB1SI Enlevez vos oeillères! \u2022 ' Vf ¦ Il aurait permis qu'une sage- fsrârnc pose tir» j'cîtc r»i *'*ci lesî sans l'autorisation de l'hôpital concerne.Et moi, alors, qui ai coupé le cordon ombilical de mes deux enfants sur l'invitation, à chaque fois, du médecin! Le Dr Biais ne mérite pas d'être suspendu mais il est urgent d'enlever à ceux qui l'ont suspendu les oeillères qui protègent leur monopole du commerce de l'enfantement.Daniel BENNY Lucie DUMONT Saint-Iean-de-Matha Appui de cinq médecins Docteur Biais, ¦ Vous avez pris une décision «sage» récemment concernant la présence d'une sage-femme en salle d'accouchement d'un hôpital.Le Québec est un de ces rares coins du monde où la collaboration des sages-femmes pour l'accouchement est encore taboue et sujette à des réactions très vives.Dans la plupart des pays, sur tous les continents, la sage-femme est une ressource importante et souhaitée autant par les intervenants (médecins, infirmières, etc.) que par les femmes elle-mèmes.D'ailleurs, l'apport d'une personne-ressource entraînée à faire les liens entre les périodes de grossesse, de l'accouchement et des premiers mois de vie, contribue certes à supporter la qualité de vie de la famille et de l'enfant.(Droits réservés! sir en faveur de la satisfaction des besoins de la femme.Cette attitude pourrait bien prévenir quelques situations dramatiques et diminuer l'augmentation des accouchements à domicile tout en redonnant confiance en l'objectif d'humaniser les soins périnataux en centre hospitalier.Nous soulignons enfin l'importance et l'urgence pour le ministère de la Santé et des Services sociaux de permettre aux hôpitaux qui le désirent de mettre en place les projets-pilotes concernant les sages-femmes afin d'éclairer le débat et éviter de laisser le choix à des médecins isolés.Soyez assuré de notre support et bon courage.Robert PLANTE, m.d.André BOUILLON, m.d.Pierre L.AUGER, m.d.Michel VEZINA, m.d.Cilles JULIEN, pédiatre La sage-femme: une menace ¦ On a suspendu un médecin de l'hôpital Pierre-Boucher parce qu'il a laissé une sage-femme aider une autre femme à accoucher.Pourtant, tous les jours, des médecins laissent des femmes en aider d'autres à accoucher.l'ai parlé à des infirmières.Elles font souvent tout le travail et le médecin n'entre dans la salle qu'à la dernière minute, pour recevoir le bébé et les remerciements des nouveaux parents, le le sais: des infirmières qui travaillent en salle d'accouchement me l'ont confirmé.Mais la différence entre la sage-femme et l'infirmière.c'est que la première menace le médecin: en étant à l'écoute des parents, en étant présente pendant les huit, douze, dix-huit heures que dure le «travail», elle remet en question l'attitude du médecin qui n'est là qu'au moment stratégique.Accepter les sages-femmes, ce serait aussi accepter de modifier la façon de faire des médecins.Devenir plus humains.Un homme comme le docteur Biais devient donc un traître qu'il faut suspendre.à défaut de pouvoir le prendre haut et court! Suzanne BLANCHET L'Assomption Cherchez l'erreur.¦ On légalise l'avortement et l'on condamne les sage-femmes qui donnent la vie! 'le suis mère de quatre enfants, dont le dernier a vu le jour à la maison il y a 6 mois avec l'aide d'une sage-femme.De tous mes accouchements,ie dernier fut le plus humain.(.) On juge le Docteur C.Biais comme un criminel.Il n'a pas tué, il n'a qu'offert à uno mère ce qu'elle désirait: voir >->àfûV son ersdant sans artifice rrt'jd!-cal.Un accouchement n'est pas une affaire de marketing! K D.FITZBOY Lourdes de loliette Une question de temps ¦ La grande majorité des personnes intéressées de près ou de loin par la question de l'humanisation des naissances ont pris position en faveur de la reconnaissance des sages-femmes et de leur intégration dans le système des soins obstétriques.Et la réalité de leur présence dans les hôpitaux est une question de temps, puisqu'elle est aussi largement désirée.Quand les médecins et les administrateurs d'hôpitaux se mettront-ils à l'écoute?(.) Cécile MAUROY Mathieu LANCLAIS Montréal Vive les sages-femmes! ¦ |'ai moi-même recouru aux services d'ur.e sage-femme pour l'accouchement de-ma fille en septembre dernier (mon premier enfant).Nous avions tout prévu pour un accouchement à domicile, mais de petits problèmes en cours de route nous ont conduit a l'hôpital (Hôpital général de LaSalle), sur la recommandation de notre sage-femme elle-même, dont l'unique préoccupation était de nous prodiguer les meilleurs soins possibles.Nous y avons été très bien reçus, grâce à l'ouverture d'esprit de mon médecin, qui a permis à mon mari de «recevoir» l'enfant à la naissance, le laissant ainsi poser ce qui est maintenant considéré comme un «acte médical».Pour le prochain ou les prochains enfants, il ne fait aucun dont \u2022 que je choisirai de nouveau le support professionnel et profondément humain d'une sage-femme.Louise BOUCHER Montréal LA PRCSSE.MONTREAL.DIMANCHE 23 AVRIL 1989 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 23 AVRIL 1989 La personnalité de la semaine Des miUiers de personnes, sur le globe terrestre, lui doivent de pouvoir se mouvoir normalement ou presque.NDLR: Madame Claire Du-trisac qui, comme journaliste affectée au secteur de la santé et des services sociaux durant de nombreuses années à La Presse, a très bien connu le Dr Gustave G ingras, a accepté de rédiger le texte sur notre Per-sonnalité de la semaine.Mrns Onîrisse es* *»,
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