La presse, 21 avril 1989, Cahier A
[" 1.1 mrlrn Auiourd hue Nuageux avec eclaircies vents devenant modères Minimum Mjmmum 5' Ensoleille, frequents passages nuageux DETAIIS PACE M La Presse LE PLUS GRAND QUOTIOIEN FRANÇAIS D AMERIQUE Usa 11*3 T \u2022 Le fromage en tel* tout le \u2022 mois d'avril LA FONDERIE 10145.Laieunesse (com SaunoU 382 8234 \u2022 MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 105» ANNEE N° 178 64 PACES, 4 CAHIERS Hors de la tone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents Aujourdhui Les «bleus» chassés du pouvoir Terre-Neuve élit un gouvernement anti-Lac Meech d apnts CP A10 LECH WALESA Pour la deuxième fois en 8 ans.Lech Walesa a été reçu au Vatican par le pape Jean-Paul II, qui l'a accueilli avec une grande cordialité.A13 CANADAIR Canadair envisage de construire un centre d'essais qui permettrait de rapatrier au Canada 80 p.cent des tests réalisés en Californie.Bl FONCTION PUBLIQUE Daniel Johnson soutient que l'offre d'augmentation de 4 p.cent faite aux travailleurs de l'État constitue un maximum, du moins pour 1989.Sommaire Annonces classées immobilier.84 a 89 rnarchandtaes.B9 a B11 emploi*_______.B11.B12 automobile».B12.C8, C9 propositiom d'affaire».______A14 Arts et spectacles information*.Cl à C7 horaires.C4.CS Bandes dessinées.B7 Décès.C10 Économie.A1Sà A19 Ètes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B8 La Presse des SIX-DOUZE.A6 Le mondé.A10 Mots croises.B12.S14 \u2022 Mot mystère».B9 Quoi faire___.C11, C12 Télévision.C2 FAUT iHTSgpi& HezCOUTeAOK VMS I If Hém^^À/J HT SAINT-IEAN DE TERRE-NEUVE Apres 17 années d'oubli, les libéraux ont été reportés au pouvoir à Terre-Neuve hier, et formeront un gouvernement faiblement majoritaire.Les derniers résultats donnaient 27 sièges aux libéraux et 23 aux conservateurs, avec deux sièges a venir.Quant aux néo-démocrates, ils ont échoué dans toutes les circonscriptions.Le leader libéral Clyde Wells.51 ans, a défait les conservateurs de Tom Rideout un mois à peine après que ce dernier eut accédé au poste de premier ministre.Mais si la victoire est allée aux libéraux, leur chef n'en a pas moins été défait dans le circonscription de Humber Est, où il a perdu aux mains du vice-premier ministre Lynne Verge à l'issue d'une lutte très serrée.«Il est évident que j'aurais préféré remporter Humber Est, mais il ne s'agit là que d'un détail sans grande importance dans le contexte général», a déclaré le chef libéral à Corner Brook.M.Wells a précisé qu'il allait demander à l'un des libéraux élus de démissionner pour lui permettre de briguer un siège à la législature.Il n'a pas précisé qui il avait en vue.M.Rideout, qui avait succédé à Brian Peckford le 22 mars pour devenir le quatrième premier ministre de Terre-Neuve, a été aisément réélu dans sa circonscrip- VOIR BLEUS EN A 1 Bourassa appréhende un jour triste ANDRÉ PÉPIN R1VIÈREDULOUP Le premier ministre Robert Bourassa a prévenu hier soir les libéraux terre-neuviens de M.Clyde Wells que «ce sera un jour très triste pour le Canada si l'Accord du lac Meech n'est pas ratifié».Le premier ministre a suivi attentivement les résultats des élections qui ont porte les libéraux au pouvoir à Terre-Neuve.«Si les libéraux de Terre-Neuve veulent combattre l'Accord du lac Meech, je ne peux pas être d'accord.le suis un libéral du Québec, un fédéraliste», a dit M.Bourassa.Il se dit par ailleurs rassuré par les propos tenus par M.Wells durant la campagne électorale.«Je serais étonné qu'ils débattent d'une nouvelle proposition au sujet de l'entente puisqu'à plusieurs VOIR BOURASSA EN A 2 un cahier week-end ¦ Du nouveau dans La Presse, un cahier Week-end qui propose des activités culturelles, récréatives et sportives les plus intéressantes du week-end.Dans ce même cahier, les lecteurs retrouveront les horaires des cinémas, de même que la liste des événements marquants dans le domaine des arts et du spectacle.Cahier C DÉPÔTS GARANTIS Roxane Dupéré, sept mois Maxime Dupéré, trois ans Daniel Duperè, neuf ans Un incendie sournois anéantit une famille SUZANNE COtPWON SA1NTJEANSURR1CHELIEU n incendie allumé en plein jour dans la cuisine d'un petit logis du boulevard Gouin, à Saint-Jean-sur-Riche-lieu, au sud-ouest de Montréal, a coûté la vie hier à trois enfants et deux adolescentes.Les pompiers et les ambulanciers, appelés sur les lieux à I0h40, ont tenté en vain de réanimer un bébé de sept mois en le massant et lui faisant le bouche-à-bouche.L'enfant a rendu l'âme à l'hôpital du Haut-Richelieu, une heure après son admission.Tout indique que le feu sournois a pris naissance dans la cuisine du logement au premier étage du duplex, situé au 242 B, boulevard Gouin.Des pommes de terre coupées sur la table et une marmite entourée d'un chiffon sur le comptoir donnait à penser que l'incendie avait débuté sur la cuisinière.Le logement était dépourvu de détecteurs de fumée.En ouvrant la porte de l'appartement, dont le seul accès se trouvait à l'arrière de la maison, les pompiers ont provoqué un apport d'oxygène qui a rallumé le feu.Il a suffi de quelques gallons d'eau, une dizaine tout au plus, pour éteindre les flammes.Tout était calciné à l'intérieur et une épaisse fumée noire masquait la vue.Les pompiers se sont dirigés VOIR INCENDIE EN A 2 L'incendie a ravagé la cuisine du petit logement de quatre pièces.Une marmite entourée d'un chiffon sur le comptoir donne à penser que le feu a débuté sur la cuisinière.photo paul-henri TALB0T.ta Pressa La Cour suprême abolit les frontières des provinces pour la pratique d'une profession PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA La Cour suprême a statué hier que les droits reliés a la citoyenneté garantis par la Charte comportent le droit de résider n'importe où dans le pays et de gagner sa vie sans égard aux frontières provinciales.Du même coup, le plus haut tribunal du pays a débouté, dans un jugement majoritaire, le Barreau de l'Alberta dont les règlements interdisaient à des avocats non résidants de la province d'y pratiquer le droit où d'y ouvrir une succursale.Le jugement pourrait aussi affecter les pratiques de toutes les associations syndicales, professionnelles ou autres qui prétendent régir la pratique de métiers et professions à l'intérieur des frontières provinciales.En février I98I, le cabinet d'avocats McCarthy et McCarthy, dont le siège social est a Toronto, a demandé au Barreau alber- tain la permission d'ouvrir une succursale à Calgary.Le Barreau albertain a étudié la requête et, le 23 avril 198I, les dirigeants de la firme to-rontoisc ont modifié leur demande en acceptant de n'engager dans la succursale que des avocats autorises à pratiquer le droit dans cette province.Au mois de juin 1981, le Barreau a donné son accord de principe au règlement interdisant aux non-résidants de pratiquer le droit avec des non-membres.À l'origine, le règlement n'interdisait pas aux membres résidants de s'associer à des membres non résidants pour pratiquer le droit.Le 1er septembre 1981, la firme torontoise a commencé ses activités a Calgary.Le bureau était composé uniquement de membres du Barreau de l'Alberta, dont certains résidaient à Calgary et d'autres à Toronto.Peu de temps après le début des opérations, un membre du conseil du Barreau a déposé une plainte prétextant qu'un avocat de la suc- cursale de Calgary ne pouvait appartenir à plus d'un cabinet.En octobre 1981, le comité du Barreau albertain a modifié ses règles pour interdire les cabinets composés de membres résidants et des membres non résidants, en remplacement du règlement antérieur qui interdisait aux membres de s'associer à des non-membres.Le règlement a été adopté en février 1982.Le 1er mai 1982, le conseil du Barreau a fait adopter une autre résolution stipulant que «nul membre ne doit s'associer à plus d'un cabinet d'avocats en vue de pratiquer le droit».Le nouveau cabinet Black and Co.a été avisé de l'adoption du premier règlement, mais non de la deuxième résolution.Le conseil du nouveau cabinet a alors intenté une action contre le Barreau et demandé une injonction interlocutoire pour empêcher l'application des règlements.VOIR COUR EN A 1 PRÊT HYPOTHÉCAIRE 11*%11 3/4 Vo ISWK A PARTIR DE 12* COMPTE BÉNÉFICES PLUS TE ÉPARGNE-CHÈQUES Vo Irak 63/3700 Pointe-Claire: 694 Si/0 Ville Mont-Royal: ¦ '\u2022 Ootrenwnl/ViMent d'Indj: /19 j/oi 0«lremont/lo»ri»n?/7l/// Mll/Uni»er«tT:8/l /700 Mll/Pkxe Ville-Mnir 8618183 5995, aaal.Covin0.: /« ISIS 130 Seul ET PUB Mm hSAim laSafte: 3640/30 Iroitard: 466-/S0O Sl-lemketl: Ut 8666 ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS! riit'.sti m >'.'i' 6 TRUST GENERAL A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.VENOftEfM 21 AVRIL 1989 60 000 étudiants se partageront $ 52 millions de plus Mais le nouveau régime de prêts et bourses proposé par le ministre Claude Ryan est loin de les satisfaire ounfic ¦ Soixante mille étudiants profileront d'une aide gouvernementale accrue à la suite de la réforme du régime des prêts et bourses annoncée hier à Québec par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, M.Claude Ryan.En vertu de cette réforme.142 000 étudiants recevront une aide financière, 25 000 de plus qu'actuellement.Le montant total de l'aide accordée passera à $456 millions, S52 millions de plus que maintenant ($34 millions en prêts et $ 18 millions en bourses).Comme une bonne partie de cette aide supplémentaire viendra sous forme de prêts, le coût de la réforme pour le gouvernement ne sera pas de $ 52 millions, mais de $32 millions par année.« Étant donné les contraintes financières dans lesquelles le gouvernement doit établir ses plans d'action, je peux dire que sur ce sujet-ci, le gouvernement fait vraiment une démarche qui va au-delà de ces normes habituelles», a déclaré M.Ryan à ce sujet.Les étudiants devront attendre au moins un an avant de toucher les fruits des changements proposés.En effet, le ministre veut soumettre la réforme à la commission parlementaire de l'éducation l'automne prochain.La loi sur le régime de l'aide financière serait ensuite amendée durant l'hiver.Au plus tôt, donc, le régime de prêts et bourses sera bonifié pour l'année académique 1990-91.Le ministre a même évoqué la possibilité que certaines mesures ne soient appliquées qu'en 1991-92.La réforme proposée par le gouvernement libéral comporte 24 modifications au régime d'aide financière aux étudiants.Quelques-unes entraîneront des pertes de revenus pour certains étudiants, mais la plupart sont des améliorations au régime actuel.Contribution des parents Le gouvernement propose notamment des mesures qui auront pour effet de réduire de 20 à 20 p.cent la contribution parentale aux dépenses de leurs enfants aux études.Résultat : 26 000 étudiants auront droit en moyenne à $705 d'aide supplémentaire, sous forme de prêts surtout, et plus de 12 000 jeunes qui étaient jusqu'ici exclus du régime recevront un Srot s'élevant en moyenne à I 500.D'autres modifications permettront à bon nombre d'étudiants qui ont un conjoint et/ou des enfants à charge d'obtenir entre $ I 000 et $2 000 de plus par année en bourses.Par ailleurs, le gouvernement prévoit venir en aide aux personnes qui étudient à l'université à temps partiel.Celles-ci n'ont pas droit aux prêts et bourses en vertu des règles actuelles.Selon la réforme proposée, 13 000 étudiants qui suivent deux ou trois cours par session recevraient en moyenne une bourse de $400 Quand le facteur est monté, l'incendie était déjà éteint SUZANNE COLPRON ¦ M.Léo Dallaire distribuait le courrier hier comme chaque matin lorsqu'une dame lui a fait remarquer la présence de fumée à l'arrière de la maison du 242 B, boulevard Gouin.N'écoutant que son courage, M.Dallaire a enjambé la clôture séparant les deux maisons et il a grimpé quatre à quatre les marches pour aller frapper à la porte du logement enfumé.« Il y avait un sac de couchage sur le balcon.|e l'ai pris pour me protéger le visage et j'ai ouvert la porte.De toutes mes forces, j'ai crié à trois reprises: Est-ce qu'il y a quelqu'un?Personne n'a répondu.» M: Dallaire n'a pas vu beaucoup de fumée, mais les murs de la cuisine et du couloir étaient complètement carbonisés.Tout était noir à l'intérieur et la peinture des murs tombait par plaques.Aussi a-t-il eu peur d'entrer plus avant et il est reparti chez la dame.«Avant d'aller chez les Dupéré, j'avais demandé à la femme d'appeler les pompiers.Mais elle m'avait dit d'entrer dans la mai- Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 9 h a 18 h; \u2022 à Verdun: 24e collecte annuelle de sang du maire de Verdun, parrainée par le club Richelieu de Verdun, caserne des pompiers, 4398, boulevard LaSalle, de 14 h 30à20h30; \u2022 à Sainte-Julie: organisée par le Club Optimiste et le Club des Lions, école Arpège, 649.rue Saint-Joseph, de 14 h 30 à 20 h 30.son et de téléphoner moi-même.Je crois qu'un autre voisin a téléphoné au même moment ou quelques secondes plus tôt.Les pompiers sont arrivés au bout de cinq minutes», a-t-il raconté avant de demander, l'air songeur: «Combien de personnes sont mortes dans l'incendie?» Trois enfants, dont un bébé de sept mois, et deux adolescentes, lui a-t-on répondu.«Quand j'ai vu les cinq ambulances dans la rue, je me suis dit que j'aurais dû entrer et tenter l'impossible pour sauver ces gens», a laissé tomber M.Dallaire avant de poursuivre sa route.Pas de réponse au téléphone La grand-mère des enfants et-mere de l'adolescente de 17 ans, Nicole Caulin \u2014 qui gardait les petits avec sa copine Solange en l'absence de leurs parents \u2014, tentait de son côté de téléphoner chez sa fille depuis 10 h du matin quand les policiers sont venus frapper à sa porte, rue Cousins, à Saint-Jean-sur-Richelieu.«C'était toujours occupé chez ma fille.J'avais l'intention de terminer mon lavage avant d'aller faire un tour pour voir ce qui se passait.Vers 10 h 45, j'allais sortir lorsque les policiers sont arrivés», a-t-elle confié dans le couloir du centre hospitalier de Haut-Richelieu, où elle et son exmari en larmes faisaient les 100 pas.« Les enquêteurs m'ont demandé où j'allais comme ça.Je leur ai répondu chez ma fille Lise.Non, non, non, ont-ils dit, nous voulons vous parler.Ils m'ont fait as-soir dans la cuisine et ils m'ont dit que tout le monde était mort dans la maison et que les corps avaient été transportés à l'hôpital.» En état de choc, sa fille Lise, la mère des enfants, et son gendre, Germain Dupéré, se sont aussi rendus à l'hôpital pour rencontrer les médecins et identifier les corps.Le couple a perdu ses trois enfants.L'ainé.Daniel, neuf ans, avait surtout été gardé par sa grand-mère.«Je l'avais adopté à sa naissance parce que ma fille avait 14 ans.C'était comme mon garçon.Je le voyais tous les jours.» La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 690 1327 16-5-01 VENDREDI 21 AVRIL 1989 LA METEO Québec Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de I Est Maurice Québec lac-Samt-Jean flimouskl Gaspésie Baie-Comeau Sept-lles Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-Jean Etats-Unis Min.-12 -8 -10 -8 -6 -6 -10 -8 -8 -8 -5 Mu.-3 4 3 4 5 S -1 2 4 4 4 Auiourd'Hut Pass.nuag.Pass.nuag.Ennuagement Pass nuag.Ennua., neige Ennua.neige Ennua., neige Ennua., neige Ennua., neige Ennua., neige Ennua., neige Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.Mix.4 15 N.-Orléans 14 Pittsburgh 21 S.Francisco 31 Washington 17 Dallas 1 3 21 9 17 1 11 7 25 18 21 19 les capitales Mm.Mu.Xuiouitrhu 7 1 7 2 -2 4 -1 - 1 -2 5 21 19 14 11 10 11 9 10 Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 2 13 22 2 4 5 6 22 14 9 8 7 Madnd 24 Moscou 28 Mexico 10 Oslo 13 Paris Rome 7 Séoul 13 Stockholm 27 Tokyo 30 Trinidad 17 Vienne 9 Mm.Mu.5 6 9 3 5 5 14 S 14 27 8 19 18 28 5 12 20 29 10 23 32 18 T pour compenser une partie de leurs dépenses en frais de scolarité, de matériel scolaire, de garde et de transport.Le ministre de l'Enseignement supérieur a par ailleurs décidé de profiter de cette réforme des prêts et bourses pour prendre des mesures qui inciteront les jeunes à compléter leurs études dans les délais prescrits.Deux modifications au regime visent cet objectif, un bâton et une carotte.D'abord le bâton.A la suite de la réforme, les périodes d'admissibilité resteront les mêmes pour les prêts, mais seront réduites pour les bourses.Ainsi, un étudiant du collégial n'aura plus droit aux bourses après sa sixième session (sa huitième s'il est au professionnel ), tandis qu'un étudiant de baccalauréat ne pourra plus obtenir de bourses après huit sessions.Après le bâton, la carotte.Les étudiants de maîtrise et de doctorat qui obtiennent leur diplôme dans les délais prescrits verront le gouvernement réduire de 25 p.cent la dette qu'ils auront accumulée par le biais du régime de prêts et bourses.Le gouvernement prévoit aussi réduire le montant des frais de transport rembourses aux étudiants.Cette mesure, et quelques autres ajustements, permettront au gouvernement d'économiser S 5,5 millions.De son côté.l'Association nationale des étudiants et étudiantes du Québec (ANÉÉQ) estime que le gouvernement aurait pu faire beaucoup mieux que la réforme présentée hier par le ministre de l'Enseignement supérieur Claude Ryan pour améliorer son regime de prêts ei bourses.Les représentants de l'ANÊËQ ont soutenu hier que les ameliorations projetées représentent «un effort financier nul» pour le gouvernement.L'ANÉÉQ estime en effet que les $32 millions que Quebec prévoit investir dans la reforme ne font que compenser la baisse de S40 millions dans le montant des bourses accordées depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux.Cette diminution du montant total versé en bourses vient de la décision du ministre Ryan d'accroître la proportion de l'aide financière qui est versée sous forme de prêts.L'association étudiante déplore que le gouvernement n'ait pas retenu les revendications qu'elles a mises de l'avant au cours de la grève générale des étudiants l'au- tomne dernier.L'ANÉÉQ réclame notamment que dès qu'un jeune quitte le domicile familial, le.gouvernement cesse de tenir compte du revenu de ses parent» lorsqu'il évalue l'aide à laquelle \u2022 droit cet étudiant.La commission jeunesse du Par* ti libéral du Québec n'a pas non plus réagi avec grand enthousiasme à la réforme annoncée par M.Ryan.«Il y a des choses là qui sont faites, mais il y a encore des choses qui ne sont pas réglées.Il n'y a pas de quoi déchirer nos chemises», a déclaré à La Presse la présidente de la commission,' Marie Gendron.Quant au leader de l'opposi tion officielle à l'Assemblée nationale.jp François Gendron, il juger qu'«après trois ans et demi de ter- ' giversations.le gouvernement li-ber.il a accouché d'une souris».SUITE DE LA UNE Un Incendie sournois ancantht une f a^nille vers la salle de bain pour y découvrir un premier cadavre.Le corps d'un enfant de trois ans, Maxime Dupéré, gisait sur le carrelage autour de la toilette.La suie déposée au sol laissait apparaître la forme de son petit corps après le départ des ambulanciers.On voyait aussi les traces laissées par ses mains autour de la baignoire.Quatre autres corps ont être découverts quelques secondes plus tard dans la chambre prinicipale de l'étroit logement de quatre pièces.Deux adolescentes, Nicole Gaulin, 17 ans.la tante des enfants, et Solange Warren.16 ans, une copine, étaient couchées sous les couvertures avec le bébé, Roxane Dupéré.Sur le sol, entre le lit et le mur, le petit Daniel Dupéré, neuf ans, ne respirait plus.Daniel n'avait pas d'école, hier, en raison d'une journée pédagogique.Les pompiers se sont empressés d'ouvrir les fenêtres et de sortir les victimes sur le balcon pour tenter de les ramener à la vie.L'un d'eux, qui faisait l'impossible pour sauver le bébé de sept mois, a fondu en larmes lorsque son collègue lui a conseillé de remettre l'enfant aux ambulanciers.Au moment de l'incendie, les parents des jeunes enfants étaient partis travailler.La soeur handicapée de Mme Lise Gaulin Dupéré, 23 ans, gardait les enfants avec sa copine, Solange, en l'absence du couple.M.Germain Dupéré, employé dans un lave-auto à Iberville, a appris la tragédie en rentrant dîner chez lui comme il le fait tous les jours.On lui a d'abord dit que sa femme et deux de ses trois enfants étaient morts, sa fillette de sept mois ayant été transportée à l'hôpital.À ce moment-là, les policiers croyaient que l'une des deux adolescentes trouvées dans la chambre à coucher était la mère des enfants.Ils avaient même répandu la nouvelle dans les médias.M.Dupéré a toutefois rectifié les faits en disant que sa femme était à son travail.Mme Dupéré, qui occupe un emploi dans une garderie à Saint-Luc, a été prévenue de l'incendie en début d'après-midi.Elle et son mari se sont aussitôt rendus à l'hôpital pour identifier les corps.Ils ont été hospitalisés pendant quelques heures, en raison d'un violent choc nerveux.«Les victimes sont mortes par asphyxie», a déclaré le Dr André Dandavino, coroner de Saint-jean-sur-Richelieu.«Lorsque les pompiers sont arrivés, les flammes étaient déjà éteintes.Les corps des enfants et des adolescentes n'étaient pas brûlés.» Selon la police, les deux adolescentes, vêtues de pyjamas, et le bébé dormaient dans la chambre à coucher lorsque l'incendie a débute.Il semble qu'ils ne se soient jamais réveillés.Daniel et Maxime?Tout porte à croire qu'ils se trouvaient dans la cuisine.«Pourquoi quatre personnes se trouvaient-elles dans la même fiièce?Voulaient-elles se mettre à 'abri des flammes ou étaient-elles là parce qu'elles dormaient?» a questionné le directeur du service des incendies, M.Alfred Mo-rin, en conférence de presse.«On l'ignore pour le moment.Seules les expertises des chimistes vont permettre de savoir où le feu a débuté et comment les flammes ont pris naissance», a-t-il souligné.Une hypothèse veut néanmoins que le plus vieux des garçons ait mis le feu en faisant.chauffer de l'huile sur la cuisinière pour faire cuire des frites.Pris de panique, il aurait mis le chaudron sur le comptoir et éteint le rond de la cuisinière avant d'aller se réfugier dans la chambre à coucher.Son frère, Maxime, trois ans, aurait plutôt pris le chemin de la salle de bain.Toutes les portes de la maison, y compris celle de la chambre et de la toilette, étaient fermées à l'arrivée des pompiers.«Il est probable qu'un enfant ait mis le feu et qu'il se soit caché de peur d'être grondé», a admis M.Morin.Six heures avant ce terrible incendie, les pompiers de Saint-|ean-sur-Richelieu avaient été ap- pelés à combattre un autre feu âu Club nautique Saint-|ean.L'alerte a été donnée à 2 h 20.moins de deux.heures après la fermeture de l'établissement, qui comprend un bar salon, une salle à manger et une cuisine.Mme Roma Gouineau, âgée de 65 ans, la propriétaire du Club nautique, construit il y a 29 ans, dormait dans le logement aménagé au-dessus de la salle à manger lorsque le feu a débuté.Elle a été réveillée par l'odeur de la fumée et le bruit d'objets qui tombaient au sol.Mme Gouineau a longé le couloir pour aller voir ce qui se passait.En jetant un coup d'oeil par la fenêtre, elle a vu une grosse boule de feu.Elle est revenue sur ses pas et après avoir enfilé une paire de bottes, elle a brisé le carreau de sa chambre à coups de pied pour sortir par la fenêtre sur le toit.Les pompiers l'ont aidée à descendre à l'aide d'une échelle.Mme Gouineau a été transportée à l'hôpital, souffrant d'une profonde coupure dans le mollet droit.Les dommages sont évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars, selon le beau-frère du co- Sropriétaire du club, M.Pierre enécal.«C'est une perte totale», a-t-il dit en faisant des boites pour récupérer le matériel entreposé dans la bâtisse.La cause de l'incendie est encore inconnue.?COUR La Cour suprême abolit Its frontières des provinces Le tribunal de première instance a donné raison au Barreau de l'Alberta.En 1986, la Cour d'appel de l'Alberta a majoritairement statué que les règlements de la corporation professionnelle violaient la Charte des droits et libertés.Le Barreau a porté la décision du tribunal de deuxième instance devant la Cour suprême du Canada.Dans un jugement partagé, le plus haut tribunal a confirmé la décision majoritaire de la Cour d'appel de l'Alberta.Les juges Brian Dickson, Bertha Wilson et Gérard La Forest ont statué que la Charte protège le droit d'un citoyen de se déplacer à l'intérieur du pays, d'établir sa résidence à l'endroit de son choix et de gagner sa vie sans égard aux frontières provinciales.Les juges ont par ailleurs précisé que les provinces peuvent réglementer ces droits, en tenant compte de la Charte, mais «elles ne peuvent le faire en fonction des frontières provinciales».«Ce serait, ont-ils souligné, déroger aux droits que possède le citoyen, en sa qualité même de citoyen, d'être traité également partout au Canada.» Les juges ont aussi confirmé le droit de gagner sa vie dans une province «sans s'y trouver personnellement».Les juges dissidents, Claire L'Heureux-Dubé et William Mclntyre, ont par ailleurs statué que cette interprétation portait atteinte au droit et à la liberté d'association garantis par la Charte.Ils ont également statué que le règlement du Barreau al-bertain interdisant à un avocat de s'associer à plus d'un cabinet était selon eux justifié «car il vise à assurer une pratique du droit conforme à l'éthique en prévenant les conflits d'intérêts et il porte le moins possible atteinte à la liberté d'association ».?Bay, Los «bleus» chasses du pouvoir tion de Baie Verte-White dans le nord de la province.Le mandat de M.Rideout devient ainsi le plus bref de l'histoire du Canada après celui de David Howard Harrison, qui fut premier ministre du Manitoba pendant 24 jours, du 26 décembre 1887 au 19 janvier 1988.Quelque 361 900 personnes étaient habilitées à voter hier aux 13es élections générales de Terre-Neuve.M.Rideout, fils d'un pêcheur, s'était lancé dans la campugne avec l'espoir d'assurer un autre mandat aux conservateurs, qui présidaient depuis 17 ans aux destinées de Terre-Neuve.Mais bien Sue son parti ait pris de l'avance es le début, les libéraux devaient la réduire graduellement à mesure que les résultats parvenaient des 52 circonscriptions.Quant au Nouveau Parti démocratique, qui, découragé par son peu de succès aux élections fédérales de l'automne dernier, ne présentait que 36 candidats et n'avait pu réussir à lancer une campagne à l'échelle de la province, son chef, Cle Newhook.a été battu de bonne heure dans Saint-lean-Est Extern, la circonscription urbaine où il avait fait campagne depuis le début.M.Newhook, qui est âgé de 45 ans, l'avait emporté sur Peter Fenwick à la téte du parti en mars, mais ses efforts pour obtenir un siège à la législature avaient été déjoués par le libéral Kevin Parsons.L'élection de M.Wells risque d'augurer de nouvelles difficultés pour l'Accord du lac Meech, puisque le leader libéral n'a pas caché qu'il aimerait négocier certaines modifications à 1 entente qui réintègre le Québec dans la constitution.Il a laissé entendre qu'il n'hésiterait pas à revenir sur l'approbation donnée par Terre-Neuve à l'accord, afin d'obtenir une juridiction plus étendue sur la pèche.Il n'a toutefois pas fourni de détails.Les conservateurs détenaient le pouvoir depuis 1972, année où Frank Moores avait renversé le libéral loey Small wood, qui était premier ministre depuis que Terre-Neuve s'était jointe à la Confédération, en 1949.Cette campagne effrénée de trois semaines, durant laquelle des leaders relativement peu connus ont fait la navette entre d'innombrables villages de pêcheurs en hélicoptère, en autobus et en voiture, a donné lieu comme il fallait s'y attendre à une pléthore de promesses et de déclarations politiques, mais la principale question est demeurée axée sur le leadership et les réalisations des conservateurs.M.Rideout avait mené une campagne dont le manque d'organisation avait surpris de nombreux observateurs.Élu en tant que libéral en 1975 et passé aux conservateurs cinq ans plus tard, Rideout, 40 ans, s'était dépeint comme un homme rempli d'idées nouvelles pour les années 1990.Toutefois, lorsque, vers la fin de la campagne, les sondages firent état d'une lutte très serrée, il entreprit d'attaquer amèrement Wells, le décrivant comme un leader vieillissant qui avait perdu contact avec la réalité.«C'est un leader d'hier, avec des idées d'hier, à la tète d'un parti d'hier qui n'a rien apporté de nouveau depuis 30 ans», affirmait-il.Pour sa part, M.Wells, qui devint chef de son parti en 1987, n'avait cessé de répéter que les résidants de Terre-Neuve désiraient un changement.Soutenu par une organisation libérale solide, il avait reproché à Rideout d'appartenir à l'équipe désuète de Peck-ford.«Il ne suffit pas de se débarrasser de l'entraineur et d'adjoindre un nouveau membre à l'équipe, se plaisait-il à dire, il faut opérer un changement radical.» Partout où il passait, M.Wells se lamentait du départ de ser petits-enfants, dont le père avait dû s'exiler en Ontario pour ga- er sa vie.M.Wells, nommé ministre au sein du cabinet Smallwood en 1966, avait quitté le parti deux ans plus tard pour siéger comme indépendant, à la suite d'une dispute avec Smallwood à propos du financement de la raffinerie de Come By Chance.En 1971, il démissionnait pour retourner à la pratique du droit.Après une absence de 16 ans, il remportait le leadership libéral puis obtenait un siège lors d'une élection complémentaire dans la circonscription de Windsor-Buchans, dans le centre de la province.?BOURASSA Bourassa appréhende un Jour triste reprises M.Wells a déclaré que le rejet de l'Accord du lac Meech n'était pas une priorité.Dans les circonstances, avec les problèmes économiques sérieux, je serais surpris qu'on renverse la résolution antérieure.» Terre-Neuve a tout intérêt à ratifier l'entente, soutient encore M.Bourassa, car cette province espère que la question des pèches sera abordée lors d'une deuxième ronde de pourparlers.Il n'est pas question cependant d'aborder cette question immédiatement, a dit M.Bourassa, puisqu'il fau«] drait alors rediscuter, par exem-| pie, du Sénat et des autochtones.M.Bourassa a par ailleurs clairement indiqué qu'il n'était pas question de négocier avec Terre-Neuve de nouvelles ententes dans le domaine de l'hydro-électricité dans le but de gagner les libéraux de Terre-Neuve à l'entente constitutionnelle.hn plus des menaces qui planent sur l'entente constitutionnelle, M.Bourassa est aux prises avec le mécontentement de la communauté anglophone qui n'est plus représentée au conseil des ministres.Le premier ministre a ouvert toute grande la porte hier pour permettre au député de Nelligan, M.Clifford Lincoln, de réintégrer le cabinet.Il ne lui promet rien de concret, d'immédiat, mais il se dit prêt à revoir l'application de la clause dérogatoire après la ratification de l'Accord du lac Meech.«C'est à lui à prendre la decision.|e ne crois pas, cependant, que ce soit normal que d'avoir une communauté anglophone dé 500 000 personnes qui n'a aucune représentation au cabinet.Cela crée un malaise.On doit donc tenir compte des intérêts supérieurs de la société québécoise», a dit M.Bourassa, hier soir, à son arrivée à Rivière-du-Loup, où il effectue une tournée pré-électorale de deux jours.Le premier ministre refuse de confirmer que M.Lincoln exige un assouplissement de l'application de la clause dérogatoire, garantie par la Constitution, pour revenir au cabinet.«l'attends qu'il me fasse part de ses intetvçj tions», a dit le premier ministre»! Cette clause dérogatoire a per*' mis au gouvernement Bourassa de voter la Loi 178 sur l'affichage commercial, en décembre dernier.Et c'est l'adoption de cette loi qui a provoqué la démission du député de Nelligan.«M.Lincoln n'a jamais deman* dé le retrait de la Loi 178.Il s'est dit en désaccord, il a voté contre.Ce n'est pas la première fois qu'un ministre vote contre une' loi, cela ne veut pas dire quitter la vie politique définitivement», a' soutenu M.Bourassa, indiquant que comme de nombreux Quêbe- ; cois il a regretté le départ de M.Lincoln.«Je suis prêt à discuter avec lui», a insisté le premier ministre.M.Lincoln l'a dit à plusieurs reprises, il souhaite un assouplissement à l'application de la clause dérogatoire.Qu'elle s'applique que pour une période de deux ans, par exemple.«Lorsque j'ai fait adopté la loi, j'ai dit que cette clause s appliquerait pour une période de cinq ans.Est-ce que nous renouvellerons pour cinq ans?Plusieurs croient que nous pourrions le faire pour une période plus courte», a répondu M.Bourassa, ouvrant ainsi la porte au souhait de M.Lincoln et à l'apaisement du mécontentement des anglophones.M.Bourassa qualifie par ailleurs de «mascarade» l'accusation péquiste voulant que M.Bourassa soft prêt à troquer les droits des francophones pour réintégrer un anglophone au cabinet, «le suis stupéfait que l'on me pose des questions à ce sujet puisque j'ai dit, a plusieurs reprises, que nous pouvions revoir les modalités d'application de la clause dé* rogatoire, après la signature du Lac Meech».Le premier ministre soutient par ailleurs que ce n'est.pas une banalité que de suspendre des droits individuels comme il l'a fait avec la Loi 178 et que certains aménagements peuvent être consentis.M.Bourassa a rencontré hier soir les dirigeants des associations libérales de la région, à huis clos, pour mousser l'enthousiasme de ses troupes.Au cours d'un , bref entretien, il a toutefois indi- 3ué: «|e ne crois pas que je vais éclencher des élections au printemps.Pourquoi le ferais-je?» ? LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 La \u2022 A3 L Bourgeois va perdre son contrat de remorquage sur l'autoroute Métropolitaine PAUL ROY ¦ Le Service de remorquage L.Bourgeois aurait causé son dernier embouteillage, s'il faut en croire le ministre québécois des Transports Marc-Yvan Côté.« Nous avons pris la décision de remplacer M.Bourgeois», a en effet répondu hier le ministre au chroniqueur de la circulation José Ledoux.des stations CKVL et CKOI.Selon un attaché du ministre, le processus serait enclenché pour trouver un substitut à la compagnie fautive, même si elle n'a accumulé que 32 points de pénalité.Le ministère attend normalement qu'une compagnie ait accumulé 50 points avant de résilier son contrat.La dernière «gaffe» de la compagnie de Lionel Bourgeois a résulté en un embouteillage d'une heure et demie, s'étendant sur 11 kilomètres, lundi matin, sur l'autoroute Métropolitaine, entre l'échangeur Décarie et la rue Lan-gelier.Le chauffeur de la dépanneuse lourde avait «passé tout droit».C'est à oh 55 qu'un appel téléphonique l'a tiré du sommeil.Depuis 6 h 20.un camion en panne bloquait la circulation à la hauteur du boulevard Laurentien.Et c'est finalement a 7 h 445 que le camion immobilisé a pu être remorqué.L'incident a coûté quatre points au Service de remorquage L.Bourgeois.Le contrat d'exclusivité liant le ministère des Transports à M.Bourgeois, renouvelé en avril 1988, ne prend normalement fin qu'au printemps 1991.Hier, au ministère, on s'affairait à dénicher le deuxième soumissionnaire.«On a d'abord besoin de savoir s'il est encore en affaires et s'il possède encore du matériel, expliquait M.lean-François Normand.Notre but n'est pas de punir M.Bourgeois mais bien de nous assurer que le public aura droit à un service de qualité.» DANIELLE BONNEAU ¦ La cupidité d'un présumé voleur, qui serait revenu dévaliser une deuxième fois un appartement situé dans l'ouest de Montréal, a permis à la police de récupérer des effets évalués à plus de $600000.La plupart des objets subtilisés le 9 février et le 14 avril dans un appartement du Manoir Duffe-rin, sis au 4875 Dufferin, à Montréal (à la limite d'Hampstead ), ont été retrouvés mardi soir.dans deux appartements situés dans le même édifice.Seuls trois tableaux d'une valeur de $200000 ayant été subtilisés lors de la deuxième entrée par effraction, les policiers avaient déduit que le suspect demeurait à proximité.Ils l'ont trouvé, au septième étage de l'immeuble.La plus grande partie du butin \u2014 de l'argenterie, des objets antiques, un service ancien de vaisselle, du vin, des somptueux tapis orientaux et les trois tableaux \u2014 se trouvait dans l'appartement de l'individu et dans celui d'à côté, qui était vide et dont il avait la clé.Certains articles ont également été saisis chez un antiquaire et une boutique numismatique.Selon le lieutenant-détective Michel Ledoux, responsable des enquêtes criminelles au poste 15 du Service de police de la CUM, le suspect a réalisé, en février, que le couple habitant l'un des quelque 100 appartements de l'immeuble était à l'extérieur de la ville.Se promenant d'étage en étage, à la recherche d'une guide téléhoraire, il avait vu une pile de journaux devant sa porte.II aurait sauté de balcon en balcon et pénétré à l'intérieur de l'appartement par une vitre.Il a dû faire plusieurs voyages et emprunter les escaliers de secours, a souligné M.Ledoux, mais personne ne l'a vu faire.Le couple, qui ne connaissait pas l'individu, a depuis fait installer un système d'alarme chez lui.D'autres locataires, a expliqué le concierge de l'édifice, parlent d'introduire, avec la police, «l'opération tandem» à l'intérieur de leurs murs.Le suspect, Bruce Buck, 28 ans, a comparu avant-hier au Palais de justice de Montréal.Environ 80 p.cent des effets volés ont été récupérés.Les enquêteurs Willard Chiasson et Ronald Pidgeon continuent leur enquête.Échanges contre de la drogue Par ailleurs, conjointement avec la section des stupéfiants du service de police de la CUM, les enquêteurs du poste 15 ont par ailleurs arrêté quatre individus âgés de 18 à 27 ans, mardi soir, au 5717 ouest, rue Sherbrooke, et saisi un grand nombre d'objets volés.Les articles subtilisés ( des systèmes de son, des radios, des téléviseurs, etc.) étaient échangés contre de la drogue.Une première offensive contre le même groupe avait été menée en décembre.Danny Bol and, 19 ans, et Jeff Colgrove, 23 ans, ont comparu hier après-midi, au Palais de justice de Montréal.Les articles n'ayant pas tous été identifiés, les policiers du poste 15 invitent les victimes de cambriolages à se présenter au poste, mercredi le 26 avril, de 14 h et 22 h.Le festival du pare-chocs à pare-chocs commence dans 10 jours sur l'autoroute 20 PAUL ROY ¦ L'enfer, c'est dans 10 jours! L'enfer des automobilistes, s'entend.Plus précisément, des 130000 adeptes du pare-chocs à pare-chocs qui empruntent quotidiennement l'autoroute 20 pour entrer et sortir de Montréal.«On a dit que le Plan de transport allait être l'enfer des automobilistes.Et bien, l'enfer, on est dedans!» a signalé hier le ministre québécois des Transports, Marc-Yvan Côté.Selon celui-ci.les habitués de la «20» risquent de trouver l'été long s'ils n'optent pas rapidement et en assez grand nombre pour le transport en commun \u2014 plusieurs mesures ont été prises pour en accroître la disponibilité et la capacité \u2014 ou le covoittirage.L'été et une partie de l'automne puisque ces travaux \u2014 qui coûteront $22 millions \u2014 vont durer du 1er mai à la fin d'octobre dans le secteur compris entre l'échangeur Turcot et la 1ère avenue, à Lachine.lis dureront du 26 juin au 2 septembre dans le secteur compris entre l'entrée de l'autoroute Ville-Marie et l'échangeur Turcot.Durant tout ce temps, deux des six voies de l'autoroute 20 \u2014 une dans chaque sens \u2014 seront bloquées 24 heures par jour, sept jours par semaine.«Or, quand on bloque une voie sur trois, on ne réduit pas le volume de circulation du tiers, mais de moitié», a expliqué hier à La Presse Gilles Lalonde, ingénieur en circulation au ministère des Transports.«La friction avec le chantier, entre autres, fait qu'on ne retrouve plus la même capacité sur chaque voie.» Aux heures de pointe, on observe un volume de 6000 véhicules à l'heure dans chaque direction sur l'autoroute 20.On peut donc extrapoler et conclure que durant les travaux ce volume diminuera à 3000 véhicules à l'heure.«Donc, 3000 véhicules vont devoir passer ailleurs», observe M.Lalonde.Les voyageurs qui voudraient éviter les bouchons sur les tronçons de l'autoroute en réparation pourraient emprunter le métro.\u2014 Où?\u2014 On s'attend à une déviation sur les autoroutes 13, 520 et 40, mais surtout en dehors des heures de pointe.Parce que durant les heures de pointe, ces autoroutes sont déjà saturées.La situation se complique du fait qu'il n'y a pas de voie de service le long de l'autoroute 20, comme il y en a le long des autoroutes Métropolitaine et Décarie.«Les rues locales, à Lachine et à Saint-Pierre, ne permettent pas d'accommoder ce surplus de trafic, précise l'ingénieur.C'est un labyrinthe tortueux, on ne peut pas envoyer de trafic dans ces rues-là.» La solution: le transport en commun, dont on a accru la disponibilité et la capacité pour la période visée.Au nombre des mesures prévues: ¦ disponibilité additionnelle de I 500 sièges sur la liaison ferroviaire du CP Montréal-Rigaud; ¦ accroissement de la capacité de stationnement gratuit à la gare de Dorval; ¦ aménagement temporaire de 200 places additionnelles de stationnement gratuit à la gare de Pointe-Claire; ¦ parcours alternatif avec voies réservées pour les autobus de la STCUM, de Dorval à la station de métro Lionel-Groulx; ¦ devancement de la construction, sur la rue Airlie, à LaSalle, d'une bretelle d'accès au pont Mercier réservée aux autobus.La signalisation sera également revue dans tout le secteur, PHOTO PAUL HENRI TALBOT.U Prase de même que seront renforcés la surveillance policière et les services de remorquage et de dépannage.À ceux qui continueront de préférer l'automobile; on conseille fortement le covoiturage.Actuellement, on observe une moyenne de 1,3 personne par véhicule sur l'autoroute 20.Une campagne de publicité informera enfin la population sur les meilleures façons de faire face à la musique.Et l'on incitera les automobilistes à la prudence afin d'éviter des accidents qui ne feraient qu'aggraver la situation.En conférence de presse hier, le ministre Côté a souligné que ces travaux sont «essentiels à la conservation du réseau routier».La plupart des objets subtilisés avaient une valeur sentimentale, ayant été hérités de génération en génération, a expliqué le lieutenant-détective MiChel LedOUX.photo armand trottier.Lt Presse Le présumé voleur en voulait davantage Des civières dans les corridors, des médecins et des infirmiers débordés, tel est le lot de l'Institut de cardiologie de Montréal depuis quelques mois.PH0T0 M,CHEL aKm-u Pnae L'urgence de l'Institut de cardiologie connaît de graves problèmes d'encombrement FRANÇOIS VÉZINA ¦ Depuis le début de la semaine, l'Institut de cardiologie de Montréal connaît encore une fois de graves problèmes d'encombrement à son service de l'urgence.Une situation qui a forcé la direction de l'Institut à demander aux ambulanciers de diriger des patients vers d'autres centres hospitaliers de la région montréalaise.La direction de l'Institut ne s'attend pas à ce que la situation s'améliore aujourd'hui.«Nous avons aujourd'hui (hier) 34 lits occupés pour une capacité de 14 seulement», a précisé le directeur-général par intérim de l'Institut, M.Yves Lachapelle.Vingt-sept patients attendaient pour une opération tandis que sept autres étaient gardés en observation.Les corridors et la salle d'attente de l'urgence étaient transformés en salle d'infirmerie.«Si ça continue, on va mettre des civières sur le perron de l'Institut», a ironisé M.Lachapelle.Des problèmes fréquents Depuis les six derniers mois, les problèmes d'encombrement au service de l'urgence reviennent fréquemment à l'Institut de cardiologie.Selon M.Lachapelle, cette situation est directement causée par les fermetures de lits et la diminution des activités de l'Institut en raison de problèmes financiers.«Nous avons dû réduire nos activités de chirurgie et d'investigation et nous en subissons les conséquences au service de l'urgence aujourd'hui», s'est plaint le directeur-général.La nouvelle salle de chirurgie est prête avec son équipement mais l'Institut n'a pas assez d'argent pour la faire fonctionner.«Nous avons besoin de $4 millions pour l'exploitation de la salle de chirurgie sans compter l'argent à injecter pour l'ouverture de 14 nouveaux lits», a estimé M.Lachapelle.Une quatrième salle en hemodynamic nécessitera des investissements de $2,5 millions.La période d'attende à l'Institut est de neuf mois.«Nous pratiquons une médecine de guerre!», a lancé M.Lachapelle.L'Institut n'accueille que les cas urgents.Ce qui n'empêche pas l'équipement de fonctionner à une cadence infernale, au-dessus des normes.Une cadence qui risque d'user trop rapidement certaines machines.Plan d'ensemble Le directeur-général reconnaît que le climat de travail s'est détérioré en raison de cette situation.Les infirmiers et les médecins sont fatigués de cette situation.La Presse citait hier l'exemple d'un médecin de l'Institut qui a écrit à ses patients leur demandant d'exercer des\" pressions sur leur député afin d'amener le ministère de la Santé et des Services sociaux à trouver une solution à ce problème.M.Lachapelle souhaite que le gouverne- ment adopte un budget de développement pour l'Institut.Une solution qui permettrait selon lui de régler à moyen terme les problèmes de l'Institut.« En fait, le Québec a besoin d'un plan d'ensemble pour en finir avec ces problèmes », a-t-il suggéré.Un plan qui permettrait à l'Institut de jouer un rôle de premier rang dans les soins de cardiologie au Québec.Situation préoccupante Le ministère de la Santé et des Services sociaux s'est dit préoccupé par les problèmes à l'Institut de cardiologie.«Mme La voie-Roux a accordé une grande place au secteur cardiologique dans ses orientations», a mentionné l'attaché de presse de la ministre, M.Yves-Thomas Dorval.M.Dorval a rappelé que le ministère avait accordé une attention particulière à l'Institut.«Nous avons accru son budget de 35 p.cent au cours des dernières années et nous avons accepté de résorber son déficit qui atteint cette année $1,8 million», a-t-il souligné.Le premier ministre du Québec, M.Bouras-sa, a indiqué avant-hier que l'Institut figurait parmi les priorités budgétaires de son gouvernement.Selon M.Dorval, les problèmes financiers pouvaient s'expliquer par l'évolution ultra-rapide de la technologie médicale.«U ne faut pas oublier non plus qu'en raison de sa réputation, il y a un surplus de demandes à l'Institut», a conclu M.Dorval./IPCHLV ASSOCIATION PROVINCIALE DES CONSTRUCTEURS D'HABITATIONS DU QUEBEC LA GARANTIE ET DE MAISONS Mw%^.: NEUVES DE L'/JPCHL\\ VOUS INVITENT A CONSULTER LE CAHIER SPÉCIAL Mois de la maison neuve \u2022 Choisir l'entrepreneur \u2022 Savoir trouver l'hypothèque idéale \u2022 Comment entretenir sa nouvelle maison \u2022 Guide d'achat PUBLIÉ DANS DEMAIN i s A4* LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 « Louis-H.est un terminus, mais il doit être un beau terminus » \u2014 Le directeur général CACNON 31 Directeur ¦ général de Louis-H.Lafontai-ne depuis cinq ans, Jacques Nolet, a appris à être patient.«Quand je vais mourir, dit-tl, la rénovation de tout l'hôpital ne sera sans doute pas terminée.La tâche est gigantesque.Mais, lorsque je regarde le bout de chemin que nous avons parcouru depuis 1985, je me console.» Lui aussi, il rêve du jour où les pavillons vétustés, Bédard et Riel, dans lesquels vivent les malades chroniques, seront démolis.Lui aussi, il souhaite la disparition des grands dortoirs.Lui aussi, il se plaint du manque de psychiatres et d'infirmières.Lui aussi, il veut augmenter la qualité des soins.«L'important, selon lui, c'est au'il y a encore des gens à Louis-I.Lafontaine, du préposé au psychiatre, qui essaient de changer des choses.Des gens qui ne veulent plus revivre l'horreur et le châtiment d'une tutelle.» La direction n'a pas abandonné le fameux projet de construction d'un édifice neuf d'une capacité de 175 lits qui permettrait de démolir les vieux bâtiments.Un projet d'environ $ 16 millions qui dort dans les tiroirs depuis quelques années.« |e suis responsable d'un territoire immense de 300 000 habitants.Si, on refuse de me donner les ressources suffisantes pour desservir la clientèle, je vais demander qu'on ampute une partie de mon secteur pour le donner aux autres établissements.» M.Nolet déplore que le ministère de la Santé et des Services sociaux n'ait pas rempli au moins Suelques-unes des promesses de 40 à $ 50 millions faites en 1986-87.On proposait la démolition des vieux pavillons, la rénovation de plusieurs autres et la construction d'un nouvel édifice.La longue rénovation des.toilettes « Il a même fallu attendre longtemps avant d'obtenir l'autorisation de rénover les toilettes des vieux pavillons.» Cinq ans après la tutelle, la rénovation n'est pas terminée.On entreprend la deuxième phase des travaux de $400 000.«Que voulez-vous, on ne peut pas laisser les malades dans des conditions indécentes.Les toilettes, c'est une nécessité!» Au cours des dernières années, l'hôpital a effectué des pirouettes administratives afin de pouvoir apporter des améliorations et développer de nouveaux programmes à l'intérieur de son budget.Par ailleurs, le conseil régional de la Santé a participé au financement de l'équipement médical et de l'équipement de bureau.A son avis, la distinction des clientèles est, certes, l'une des réalisations les plus importantes.«Auparavant, Louis-H.c'était un véritable melting pot», explique M.Nolet.Les personnes âgées sont maintenant isolées dans leur pavillon, les grands malades concentrés dans les mêmes unités, et les patients hospitalisés pour une Jacques Nolet, directeur général de l'hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine photo pierre McCANN.U Presse courte durée se retrouvent dans des unités spéciales.» Le directeur est particulièrement satisfait des transferts des déficients mentaux vers des centres d'accueil plus appropriés.Plus d'une centaine sont sortis de l'hôpital et il en reste 280.Chaque année, un petit groupe quitte l'établissement.Il assure que les déplacements s'effectuent avec les plus grands égards.«Il est faux de croire qu'on se débarrasse de ces personnes pour les placer sauvagement dans des parkings.Tout cela se fait d'une façon progressive et humaine.Les déficients sont bien préparés et l'hôpital doit payer un montant de $ 35 000 pour assurer un transfert.» Les besoins les plus criants M.Nolet espère maintenant augmenter le personnel et la qualité des soins dans les unités de malades chroniques.«C'est là que les besoins sont les plus criants.» Dans le pavillon Lahai-se, on a déjà réduit la dimension d'un grand dortoir.Récemment, il a dû affronter Cinq ans après la tutelle, la rénovation n'est pas terminée.Mais au moins, on ne mêle plus ensemble les personnes âgées et les grands malades PH0T0 MICHt L CRAVEL-u Pmie les critiques de parents en colère dont un membre de la famille avait été ébouillanté à la suite d'une malencontreuse erreur.«Je ne suis pas du genre à me cacher dans la garde-robe, l'ai reçu ces gens dans mon bureau, je les ai réconfortés et je leur ai fourni toutes les explications nécessaires.Une fois la colère disparue, ils m'ont envoyé une bouteille de vin pour me remercier.Une attention qui m'a profondément touché.» Le directeur ne s'offusque pas lorsque certains qualifient l'hôpital de terminus.«Nous voulons garder notre vocation asilaire.Mais il faut que le terminus soit un beau terminus.» Il précise que la clientèle continue d'augmenter: les nouveaux cas représentent 20 p.cent du nombre des admissions.« Il y a énormément de jeunes psychotiques.On ne ferme pas des lits aussi facilement qu'on le dit.Il faut sortir deux malades pour en fermer un seul.» 11 y avait 29 personnes à l'urgence, hier matin.Quant au manque de psychiatres, il estime que la solution appartient au gouvernement.« je ne peux que donner mon appui.» L'hôpital fait peur aux jeunes psychiatres MARTHA CACNON ¦ Les jeunes psychiatres ont peur de venir travailler à Louis-Hippolyte Lafontaine.La vieille institution donne la frousse à plusieurs.Le nouveau médecin doit être capable de plonger tête première et de nager rapidement.La charge de travail est lourde et la pression constante.Maryse Charron, 30 ans, chef du service de psychiatrie-gériatrie depuis un an, comprend la réticence des jeunes psychiatres.«C'est terrifiant d'avoir à commencer sa carrière en s'occupant de 60, 70 et 100 dossiers.Après un an, il y en a qui tirent de la langue.» La rémunération entre aussi en ligne de compte.À moins d'obtenir un poste universitaire, les nouveaux psychiatres doivent se satisfaire de 70 p.cent du salaire, soit $70 000 au lieu de $100 000 par année, comme l'exige le décret gouvernemental.S'ils veulent toucher le plein salaire, ils doivent aller en région.Plusieurs médecins choisissent les villes les plus proches de Montréal.Pourquoi iraient-ils en Gaspé-sie quand ils peuvent gagner autant à Valley field?Depuis 1984, 29 psychiatres ont quitté l'hôpital pour différentes raisons.Le docteur Gérard Cournoyer, président du conseil des médecins de Louis-H., estime que le recrutement est un problème majeur.Lui et ses collègues ont fait de nombreuses pressions auprès du ministère et du conseil régional de la santé pour que l'on trouve le moyen d'attirer des psychiatres et préparer la relève.Le docteur Olivier Lipp, rési-dent de quatrième année, vient de terminer un stage à Louis-H.Il hésite à solliciter un poste.Il sait qu'il n'a qu'à aller à Saint-Jérôme ou à loi jette pour obtenir de meilleurs avantages.Par ailleurs, il aime le milieu universitaire qu'est Louis-H.«C'est un gigantesque laboratoire; on apprend sans cesse.» Mais, il y a la crainte de l'essoufflement.Pour sa part, Maryse Charron, éprouve un véritable défi à travailler à cet hôpital.«En psychiatrie, la gériatrie est une sorte de spécialisation.J'ai la chance d'occuper un poste oui me plaît.» Une autre psychiatre de 28 ans s'est jointe à l'équipe.- L'autre raison qui l'a motivée à rester est l'amélioration des conditions de vie de la trentaine de patients âgés, hos-pitalisés dans ce secteur.«Quel soulagement! Si on pouvait faire la même chose ailleurs.» La rénovation s'est terminée en janvier.Des chambres individuelles et d'autres avec deux lits ont été aménagées.Une ombre au tableau, cependant : l'insuffisance des ressources.«Si les hôpitaux généraux ont de la difficulté à trouver des centres d'hébergement pour les personnes âgées, à Louis-H.le problème est deux fois plus gros.Personne ne veut de nos patients parce qu'ils sont en psychiatrie.» La seule solution, c'est le pavillon Gamelin de l'hôpital où vivent 450 personnes âgées.« Les places disponibles dépendent cependant du nombre de décès».La aussi, on continue d'effectuer des rénovations.Le psychiatre Daniel Paquet reproche aux universités de ne pas inciter les nouveaux médecins à s'occuper des cas lourds, ii se réjouit de l'initiative récente du Collège royal du Canada d'obliger, dorénavant, les résidents à effectuer un stage de six mois auprès des malades chroniques.«Le plus aberrant, dit-il, c'est que les prestations de la Régie de l'assurance-maladie versées aux médecins sont moindres pour un malade chronique hospitalisé en soins de longue durée que pour un patient hospitalisé en courte durée.» Selon lui, le message est le suivant : « Il ne faut pas passer trop de temps avec les grands malades mentaux.» Le docteur André Gamache, 35 ans, est venu à Louis-H.parce que des collègues ont insisté.«Il y a une atmosphère de travail qu'on ne retrouve pas ailleurs.Les jeunes médecins veulent changer des choses, le personnel infirmier aussi.Il y a de l'espoir!» D'autres reviennent à Louis-H.après une absence de quelques années.Le docteur Luc Morin, 52 ans, est de ceux-là.Après avoir passé trois ans dans un hôpital à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, il a décidé de reprendre son poste à Louis-H.Il ne pouvait plus supporter l'éloignement.Lui aussi a confiance en la nouvelle génération de médecins qui vont peut-être réussir à convaincre le gouvernement de l'importance de leurs revendications.«Heureusement que l'on peut compter sur les infirmières qui, en plus de leurs responsabilités, prennent des initiatives.» lohanne Prince-Daoust, infirmière chef à cette unité, explique: «En dépit des difficultés, je suis attachée à cet hôpital.Il y a quelques chose qui me retient.» Elle a pourtant connu le «nec plus ultra de la psychiatrie» au moment où elle travaillait à l'Hôpital Juif de Montréal.«Là-bas, je m'occupais de quatre à cinq patients en soirée, tandis qu'ici je peux en avoir une vingtaine.Mais j'aime ça ! La psychiatrie, c'est presque une vocation.» Plusieurs parents ont de la difficulté a accepter qu'un des leurs se retrouve à l'hôpital Louis-Hippolyte Lafontaine.Dans les unités, dites de courte durée, on déplore que les malades soient hospitalisés trop longtemps.photo mkhei gravel, u C'est un cauchemar pour les parents d'avoir des enfants hospitalisés à Louis-H.MARTHA CACNON ¦ Une veuve de 77 ans attend impatiemment que son fils puisse enfin sortir de Louis-H.Lafontaine.«Ce n'est plus sa place.Il est lucide et n'a plus besoin de soins psychiatriques», dit-elle, des sanglots dans la voix.Admis à l'hôpital à la suite d'une thrombose cérébrale, il y a plus d'un an, l'homme dans la cinquantaine est actuellement au pavillon Gamelin réservé aux personnes âgées.Il se plaint d'avoir à vivre au milieu de gens confus et de ne pas avoir suffisamment d'activités.Il répète sans cesse qu'il veut partir.Mais, on n'a pas encore trouvé un lieu d'hébergement.Handicapé physiquement, il a besoin de beaucoup de soins.Sa mère est trop âgée pour s'en occu- Gr.Elle a déjà sollicité en vain ide de son député, Claude Tru-del.«je ne sais plus quoi faire.Ça me crève le coeur de le voir ici.Pourtant, le personnel est gentil et s'en occupe.Mais quel environnement!» Elle a trouvé particulièrement difficile la période où son garçon était hospitalisé dans les unités de longue durée dans les vieux pavillons.« le pleurais chaque fois que j'allais le voir.Pour moi, c'était l'enfer!» Plusieurs parents ont de la difficulté à accepter qu'un des leurs se retrouve à Louis-H.Lafontaine.C'est le cas de Martin Hurtu-bise, qui n'est pas très aimé des psychiatres à qui il mène la vie dure.«C'est vrai, je ne suis pas un cadeau», admet-il.Sa fille de 23 ans, Linda, est entrée à l'hôpital psychiatrique il y a six ans.Elle n'est jamais ressor-tie.II suffit de prononcer son nom pour que son père se mette dans tous ses états.Visiblement, il est dépassé par la situation.Il refuse d'accepter la maladie de sa fille et encore moins le fait qu'elle soit en institution depuis aussi longtemps.Il ne cesse de réclamer un milieu de vie plus approprié et se plaint du manque de ressources.Selon une entente, Linda est traitée par des psychiatres de l'hôpital Notre-Dame qui viennent la voir à Louis-H.Lafontaine.Martin Hurtubise et sa femme se sentent terriblement coupables de laisser leur enfant à cet endroit.«Que pouvons-nous faire?» Ils admettent cependant qu'elle a besoin de soins.Linda a de sérieux troubles psychotiques: elle a déjà tenté de se suicider.Il en veut davantage au système qu'aux psychiatres ou au personnel.Fondateur du comité des bénéficiaires, il reproche au gouvernement de ne pas avoir encore démoli les pavillons vétustés.Des malades restent trop longtemps à l'hôpital Dans les unités, supposément de courte durée, on déplore que les malades soient hospitalisés trop longtemps.« Une fois guéris, plusieurs attendent qu'on leur trouve un lieu d'hébergement», explique le docteur Claude Varier, chef du département de psychiatrie.Dans l'une des unités, sur 39 patients, une douzaine attendent un toit.Assise sur son lit, une dame raconte qu'elle est à l'hôpital depuis six mois.«Je suis prête à partir, mais je n'ai aucun endroit où aller.» Elle refuse de retourner au pavillon où elle était auparavant.«Il n'y avait rien à faire; on passait nos journées à se bercer, je m'ennuyais à mourir.J'aime encore mieux rester ici.» Selon le directeur Jacques Nolet, il y a un manque flagrant de personnel infirmier dans ces unités.L'hôpital reçoit $80 par patient pour la courte durée, alors que dans les autres services de psychiatrie des hôpitaux généraux, cette allocation s'élève à S100.«Il y a un manque à gagner de $2 millions», dit-il.- FIN - 4 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 21 AVRIL 1989 A5 André Lavallée quitte la vice-présidence du caucus des élus du RCM :AU ¦ Le conseiller André Lavallée démissionne de son poste de vice-président du caucus des élus du Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ).Il proteste contre l'annonce d'une modification du projet municipal d'accès à la propriété qui court-circuite la consultation en cours sur le sujet.Président de la commission de l'aménagement, de l'habitation et des travaux publics, M.Lavallée veut ainsi se démarquer des propos de John Gardiner, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, et responsable du dossier de l'habitation.M.Gardiner annonçait cette semaine l'in- tention de l'administration de revoir à la hausse le prix des propriétés admissibles au crédit d'impôt municipal.M.Lavallée demeure membre du caucus RCM et conserve toutes ses autres fonctions.«D'aucune façon, je ne remets en cause mon appartenance au caucus RCM, ni ma présidence de la commission de I aménagement, ni ma présidence de l'arrondissement centre, insiste-t-il.le suis volontairement très lié à cette administration et je souscris à ses orientations.» Par son geste, M.Lavallée veut prouver que la consultation a toute sa place dans le processus décisionnel.L'annonce faite plus tôt cette semaine par M.Gardiner est peut-être pertinente, croit M.Lavallée, mais la commission qu'il préside n'a entendu que la moitié des 98 mémoires présentés sur le projet de politique d'habitation de l'administration Doré.«Nous avons une très grande variété et une très grande qualité de participants qui ont mis des semaines et des mois à préparer leur mémoire, croit-il.Les modifications suggérées par M.Gardiner ont été mal reçues par plusieurs participants à la consultation.Mon rôle de président, c'est d'assurer que le processus va permettre de les entendre tous, d'étudier les propositions et de trouver les meilleures solutions possibles.» André Lavallée Habiter Montréal: le RCM invite l'administration municipale à respecter le programme du parti ACNES CRUOA ¦ Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) demande à l'administration municipale d'harmoniser sa politique d'habitation avec le programme du parti, surtout en ce qui concerne la levée partielle de l'interdiction qui empêche de convertir les immeubles locatifs en condos.Dans un mémoire présenté hier aux audiences publiques sur le projet «Habiter Montréal», le RCM rappelle qu'il s'est toujours opposé à la levée du moratoire sur la conversion, à moins que celle-ci ne soit assortie de mesures visant à protéger les locataires contre d'éventuelles évictions.Or.la politique « Habiter Montréal» ne prévoit pas de tels mécanismes, déplore le RCM.Rappelons que Montréal compte entrouvrir la porte aux conversions, en les limitant à un p.cent du stock résidentiel, et en l'assu- jettissant à l'approbation de 60 p.cent des locataires.Mais qu'ailvieiidra-t-iI des 40 p.cent de locataires qui ne souhaitent pas acquérir leur logement?, demande le RCM.Le mémoire du parti propose quelques solutions pour corriger ce «flottement».Ainsi, les nouveaux propriétaires pourraient acheter les logements des locataires qui se sont opposés à la conversion, et les louer aux personnes qui les occupent.Ces apparte-ments pourraient aussi être acquis par un organisme para-municipal, ou encore demeurer entre les mains de l'ancien propriétaire.Quoi qu'il en soit, «l'établissement d'un mécanisme obligeant tout groupe d'acheteurs à respecter les locataires en place s'avère essentiel», écrit le RCM.Le RCM demande aussi à l'administration de préciser son programme d'accession à la propriété.SIÈGES A POUR CET ÉTÉ ) Los Angeles Vancouver 299$ m EN VOLS DIRECTS PLUS TAXES Cette offre prend fin le 3 mai, les places sont limitées.Los Angeles, départs tous les mercredis du 28 juin au 6 septembre.Vancouver, départs tous les jeudis du 29 juin au 7 septembre.Consultez votre agent de voyages Pour éviter que le crédit d'impôt foncier ne profite aux acquéreurs de «studios de luxe», le plafond des logements admissibles au programme devrait varier selon le nombre de pièces.Par exemple, propose le mémoire, le maximum actuel de $75000 ne devrait s'appliquer qu'aux logements comptant au moins trois chambres à coucher.Pour avoir droit au crédit d'impôt foncier, les acheteurs de «t deux-et-demi » devraient se limiter à des logements de valeur inférieure.Le maire Laurin s'adresse au tribunal pour forcer les conseillers indépendants à siéger Le maire de Saint-Laurent, M.Marcel Laurin, s'est adressé à la Cour supérieure hier dans une procédure d'urgence pour que celle-ci force les quatre conseillers indépendants à siéger et le conseil à tenir ses assemblées, et exige que les conseillers y assistent pour respecter le quorum de huit personnes, qu'ils y votent et qu'ils ne se retirent pas en cour de séance s'il n'y a pas quorum.La veille, dans une première requête, M.Laurin avait déjà demandé à la cour de fixer le quorum à sept personnes au lieu de huit, tel qu'il l'est actuellement.Mais le maire de Saint-Laurent prévoit que cette procédure prendra trop de temps, et c'est pourquoi il a présenté une procédure d'urgence.Dans sa deuxième requête, le maire affirme que les quatre conseillers \u2014 Michèle D.Bi-ron.Peter Gold.Roland Bouchard et Maurice Cohen \u2014 refusent de siéger pour provoquer la mise en tutelle de la' municipalité par la Commission municipale du Québec.La loi prévoit que le conseil municipal, soit le maire et les 14 élus, doit siéger une fois par mois.Or, si le conseil ne se réunit pas pendant 30 jours, la Commission municipale peut décréter une tutelle.M.Laurin rappelle aussi que deux conseillers \u2014 MM Georges Bourbonniere et (ean-Louis Cousineau \u2014 ont été récemment disqualifiés par la Cour supérieure à cause d'une affaire de conflits d'intérêts.Un autre conseiller, M.Jean-Guy Ro-bitaille, est malade, et Mme Shirley Maheux a démissionné après avoir été élue député conservateur aux dernières élections fédérales.Ces absences ainsi que le refus de siéger des conseillers indépendants font que le quorum n'a jamais été atteint lors des tentatives de réunions des dernières semaines, a indiqué le maire dans sa demande de jugement déclaratoire.Il veut que les conseillers Bourbon-nière, Cousineau et Maheux ne soient plus considérés comme membres du conseil aux fins de quorum.illlimillliiiiMiiiinmiiiiiiTn Atlantic City Départ presque tous les mardis Tarif de groupe a compter de ^ ^ 4% tt>* \"à compter de 139* \u2022tant et atrvlc» Bally's Park Place en Jet avril de luxe yff^ ESCAPADE ATLANTIC CITY GRATUIl \u2022full house* ^u/vat .\u2022t.K> mai fm 9,23.30- OC a\\/OII * LUNDI22\" AVRIL (Fit*deOollard)1 10' U.S.différai (514) 731-6430 ou consultez votre agent de voyages Permis du Québec TTTIMIlMltHMHIHIMHIIIIII 1TÏ ^ jilloto-québec Tirage du 89-04-19 Vous pouvez miser jusque 20 h le mercredi s et le samedi 6 8 10 37 42 46 No complémentaire: .41 gagnants lots 6/6 3 737489,60$ 5/6+ s 167164,30$ 5/6 2s3 2 526.30$ 4/6 13758 89130$ 3/6 270236 10,00$ Ventes totales: 16931017,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 2200000,00$ Les modalités d'erKaliiement des billets gagnants paraissent au verso des Mllets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Voici le Grand Solde Passe-Partout de Subaru! 4 roues motrices au prix de 2 !* Offrez-vous maintenant Sa motricité et la sécurité d'une «tout-temps» Subaru 4 roues motrices au même prix** qu'une traction avant.* Vous pourriez économiser 1830$ à l'achat d'une Subaru 4 roues motrices 1989 et en faire profiter toute la famille! \u2022Sstl la Jurt.\"Oflh foadét sur la différence entre In prix d» détail soKtres par It constructeur pour l« modèles 1989 à traction atant et à 4 rotes »c d'après AFP et Reutcr AMMAN Lr armée jordanienne a pris le contrôle de Ma'an et de Karak, les deux principales villes du sud de la lordanie touchées par des troubles, alors que des manifestations étaient signalées hier soir à 33 km d'Amman, dans la ville de Madaba, selon des habitants de ces villes.Suivant le même processus que dans les autres villes du sud, les manifestants de Madaba ont saccagé la Banque de l'Habitat et des magasins, selon des témoins.Un centre médical, la coopérative de l'armée, ainsi que le poste de police, ont également été la cible des manifestants.Alors qu'un calme relatif régnait hier matin dans le sud, des échanges de coups de feu, lors des obsèques d'Ibrahim el-Qatawneh, 17 ans, une des victimes des manifestations de la veille, au village de Mazar, dans la région de Karak, (125 km au sud d'Amman), ont causé la mort de deux membres de la Badiya, la patrouille bédouine de la police jordanienne.Par ailleurs, quatre personnes ont été blessées lors de ces échanges de tirs, qui ont poussé l'armée à prendre le contrôle de la région de Karak, et d'y imposer un couvre-feu.L'armée a, en outre, opéré une série d'arrestations à Ma'an et à Karak.A Tafileh, toujours sous le contrôle de la police et de la Badiya, a connu un regain de tension et un échange de tirs a opposé, malgré le couvre-feu, les forces de l'ordre et des manifestants.Enfin, les forces de sécurité ont décidé d'interdire à la population de Ma'an d'aller prier aujourd'hui dans les mosquées, afin d'éviter une nouvelle escalade d'autant que, géographiquement, les manifestations remontent vers la capitale.Les étudiants chinois défient les autorités d'après AP, AFP et Reuter PÉKIN Des milliers d'étudiants ont encore défilé, hier, pour le quatrième jour consécutif, dans les rues de Pékin afin de réclamer des réformes démocratiques et rendre hommage à la mémoire de l'ancien secrétaire général du parti Hu Yaobang, décédé samedi.Sous une pluie tenace, qui a découragé une partie des quelque 40 000 manifestants rassemblés la veille place Tiananmen, les manifestants ont défié ouvertement l'ordre de la municipalité de limiter aux lieux de travail les manifestations à la mémoire de Yu Yaobang, faute de quoi les contrevenants seraient «sévèrement châtiés».Ailleurs en Chine, environ I 000 personnes ont manifesté dans la ville de Nanjing alors que des étudiants de Tianjin, ville portuaire à l'est de Pékin, ont placardé les murs d'affiches.D'autres manifestations ont été signalées à Changhal, Wuhan et Hefei.A la télévision nationale, le gouvernement a lancé un avertissement aux manifestants.«Ces activités ont débordé les limites de la loi et la mise à exécution de mesures extrêmes pour mettre fin aux troubles s'avère nécessaire», a dit le lecteur des nouvelles en citant un éditorial de l'agence officielle Xinhua.Les manifestations ont eu pour origine la mort samedi dernier de l'ancien secrétaire générai du parti Hu Yaobang considéré par les étudiants comme un véritable réformateur.Hu fut exclu du Parti communiste en 1987 à cause de ses idées «libérales».Les organisateurs des protestations étudiantes ont affirmé que la police a battu hier 200 étudiants et qu'elle en a blessé une quarantaine.Les cercueils des marins de l'Iowa, drapés du drapeau américain, ont été ramenés à terre, hier, à Porto Rico.photo ap Le drame de l'Iowa a fait 47 morts d'après AFP, AP, UPI et Reuter WASHINGTON Le cuirassé américain Iowa est arrivé hier à Porto Rico avec 47 membres d'équipage manquant à l'appel, tués dans l'explosion de leur tourelle d'artillerie au cours d'un incident de tir, mercredi lors de manoeuvres dans l'Atlantique.L'explosion s'est produite dans la tourelle no 2 du cuirasse, la deuxième à partir de l'avant.Trois de ces tourelles géantes \u2014 deux à l'avant et une à l'arrière \u2014 abritant chacune trois canons de 16 pouces (405 mm) sont installées sur le navire.Hier matin, le département de la Défense a indiqué que les causes de l'explosion n'étaient pas encore connues, mais que celle-ci avait eu pour origine la pièce centrale de la tourelle no 2.Une enquête officielle de la marine américaine va tenter de détermi- ner les causes de l'explosion.En attendant, la marine a imposé un moratoire sur les tirs de tous les canons du type de celui impliqué dans la catastrophe à bord du cuirassé Iowa.Selon le capitaine de frégate Larry Seaquist, l'un des anciens commandants du Iowa, un processus de combustion spontanée, provoqué par des débris incandescents demeurés dans la culasse du canon après un tir pourrait avoir déclenché l'explosion.' Normalement, ces débris sont éjectés après chaque ' coup par un système d'air comprimé permettant également de refroidir le tube du canon.Si le système n'est pas manoeuvré, ces débris ris- 3uent d'enflammer les gargousses, des sacs de pou-re de plus de 50 kg servant à propulser l'obus.Pour envoyer un obus pesant plus d'une tonne à quelque 40 km de distance, six de ces gargousses, soit quelque 300 kg d'explosif, sont nécessaires.CANADA Retour en Iran du chargé d'affaires ¦ Le gouvernement du Canada a décidé de renvoyer à Téhéran son chargé d'affaires, Scott Mullin.qui avait été rappelé en consultation, le 21 février dernier, à la suite de la condamnation à mort par l'ayatollah Kho-meiny de l'écrivain Salman Rushdie, a annoncé le secrétariat d'État aux Affaires extérieures.M.Mullin a été chargé de faire part au gouvernement iranien du caractère totalement inacceptable, pour le Canada, des menaces de mert proférées contre l'auteur des Versets Sataniques, accusé d'avoir blasphème le prophète Mahomet.ISRAËL Sondage favorable à des pourparlers avec l'OLP ¦Quarante p.cent des Israéliens sont favorables à des pourparlers avec l'OLP, selon un sondage Gallup-Is-raél, réalisé pour le compte de l'hebdomadaire français L'Express dans la perspective de la visite en France de M.Yasser Arafat, chef de l'Organisation de libération de la Palestine.Ce sondage, indique le magazine paraissant aujourd'hui à Paris, a été réalisé auprès d'un échantillon de 817 personnes représentatif de la population juive d'Israël âgée de 18 ans et plus.PAYS BASQUE Rafle chez les nationalistes ¦ Les polices française et espagnole ont arrêté onze Basques, au cours d'une rafle opérée ces dernières vingt-quatre heures dans les milieux nationalistes des deux côtés de la frontière.A Paris, le ministre de l'Intérieur, Pierre loxe, a déclaré, devant l'Assemblée nationale, que, depuis la rupture des négociations entre le gouvernement espagnol et l'ETA, la France avait « multiplié les mesures de sécurité » sur son territoire.11 a cependant réfusé de révéler la nature de ces mesures, se bornant à indiquer que le gouvernement espagnol en avait été informé.HITLER Un grand homme d'État en RFA ¦ La police ouest-allemande a interpellé 53 personnes, saisi des armes et renforcé la protection des étrangers pour empêcher toute violence néo-nazie à l'occasion, hier, du centenaire de la naissance d'Adolf Hitler, dont la ville natale, Brau-nau (Autriche), a été bouclée par les forces de l'ordre.Par ailleurs, plus de six millions d'Allemands de l'Ouest auraient une bonne opinion d'Adolf Hitler.Près de 30 millions le considéreraient comme un grand homme d'État, selon des sondages publiés hier.ROUMANIE Liberté de presse en Europe de l'Est ¦ L'ambassadeur du Canada à Londres, William Bauer, a accusé la Roumanie et trois autres pays d'Europe de l'est de violer un nouvel accord Ëst-Ouest sur la liberté de la presse, précisant que leurs méthodes dé contrôle de l'information ressemblaient à celles de l'Allemagne nazie.Devant des représentants de 35 pays réunis en conférence sur la question des accords de la CSCE signés à Vienne, l'ambassadeur Bauer a déclaré qu'il faisait allusion non seulement à la Roumanie mais aussi à l'Allemagne de l'Est, à la Bulgarie et à la Tchécoslovaquie.GÉORGIE Gaz toxiques pour les nationalistes ¦ Une commission indépendante d'experts soviétiques a confirmé que l'armée avait utilisé des gaz toxiques pour disperser une manifestation nationaliste il y a une dizaine de jours dans la capitale de la République de Géorgie, Tbilissi.Les premières révélations de la commission, qui compte plusieurs médecins parmi ses membres, contredisent les premières déclarations des autorités, selon qui les victimes des affrontements du 9 avril avaient péri écrasées par la foule.Vingt personnes ont été tuées et plus de 200 autres blessées lors de la dispersion par l'armée d'une manifestation nationaliste. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 21 AVRIL 1989 A 11 AVIS LÉGAUX - APPEL D'OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS COLLÈGE LIONEL-GROULX APPEL D'OFFRES PUBLIQUE Lr coUrgc Uoact-GrouU demande des soumissions pour l'achat d'un laboratoire de mtcro-ordiruteim 346 reliés en reseau.QLalificahon des soi missionnaires Seules sont autorisées a soumissionner pour la fourniture dés biens ci-dessas les personnes, socictes ou corporations ayant leur principale place d'affaires dans la province de Quebec.obtention desdocl'ments Les documents seront disponibles au bureau de l'adjoint administratif des services de rapprowsionncmcni.local L-ùlù du college LioneUjroulv a compter du lundi 24 avril l»S9.garantie des soumissions aires Chaque soumission doit parvenir dans une enveloppe scellée et être accompagnée d'un chèque visé au montant de quinze mille dollars (15 000 S) tiré d'une banque canadienne à charte ou d'une caisse populaire, émis a l'ordre du collège Lionel-Groult, ou d'une garantie de soumission émise en faveur du collège Lionel-Groulx par une compagnie d'assurances reconnue et acceptable par le propriétaire.La soumission devra être valide pour trente (30) jours de la date d'ouverture des soumissions.date de remise des docl'ments et ouverture Des soumissions scellées seront reçues jusqu'à 14 heures (heure locale), le vendredi 12 mai l ' 1 f t .l SAMEDI 22 AVRIL SEULEMENT OTTAWA ¦ La Cour suprême a rendu la Ville de Beauport responsable d'une partie des dommages causés par l'incendie du complexe hôtelier de Laurentide Motels en.février 1972.La Ville de Beauport devra payer plus de $1,9 million à la firme Laurentide Motels, $465000 au restaurant La Bastogne et $28000 au propriétaire, Thomas R.Lévesque, en plus des intérêts courus depuis novembre 1978.La Ville de Beauport devra également défrayer des frais de cour d'au moins $2,4 millions.La Cour suprême a donné raison au juge de première instance Gabriel Roberge, qui avait conclu à la responsabilité de la Ville de Beauport.La Cour d'appel du Québec avait renversé cette décision en affirmant que ce n'était pas le droit civil qui s'appliquait dans ce cas, mais bien le droit public anglais, le Common Law.Dans ce contexte, la Cour d'appel avait exonéré la Ville de Beauport de toute responsabilité.La Cour suprême a cependant statué hier que c'était bien le droit civil qui s'appliquait.Elle a affirmé qu'en vertu du Code civil, la municipalité devait être' tenue responsable pour l'excédent des dommages causé par sa négligence dans l'entretien de son réseau de lutte contre les in- cendies et par les fautes de certains de ses employés.Un fumeur négligent avait été à l'origine de l'incendie qui a ravagé en grande partie le complexe hôtelier de Laurentide Motels dans la nuit du 24 au 25 février 1972.Les propriétaires de l'immeuble avaient poursuivi tant l'auteur de l'incendie que la Ville de Beauport, en faisant valoir que le mauvais entretien des bornes d'incendie avait entraîné une pénurie d'eau et que des employés de la municipalités, en particulier le chef des pompiers, avaient commis des fautes dans l'exercice de leurs fonctions.Le tribunal de première instance avait condamné le fumeur négligent à payer une partie des dommages, soit $54000, et la Ville de Beauport a défrayer le reste, soit plus de $2,5 millions.Le juge lean Beetz, qui a rédige en partie le jugement de la Cour suprême, a affirmé que le droit public régissait les corporations municipales, mais que le droit civil pouvait également s'appliquer dans certains cas.Il a expliqué qu'en vertu du Common Law, une municipalité-ne pouvait être tenue responsable de ses décisions politiques, comme la décision d'établir un service.Il a cependant ajouté que lorsqu'elle passait à l'exécution d'un tel service, comme l'entretien de l'aqueduc et la lutte contre les incendies, une municipalité se trouvait assujettie au droit civil.Avocat radié pendant dix ans pour s'être approprié $300000 de ses clients Édomo MEUBLES LTEE 9090 Cavendish (514) 735-6425 Mon.-Wed.10:30-6:00 Thurs., Fri.10:30-9:00 Saturday 9:00-5:00 GERMAIN TARDIF ¦ Un avocat qui avait été radié de sa profession pour une période de 1 C\\ arte nor 1.» pAmtt^ J.» AtKf\\r\\\\%r\\t* \u2022 .]' \" ' .V -.- - - \u2014 du Barreau, a vu cette sentence confirmée par le Tribunal des professions à qui il en avait appelé.Me Normand Souaid s'était reconnu coupable sous huit chefs d'accusation de s'être approprié, de diverses façons, de sommes totalisant près de $300000 qui lui avaient été confiées par des clients, au cours de 1987 et de 1988.Dans son argumentation, le requérant alléguait que l'appel contre cette décision deviendrait alors illusoire si la décision devenait exécutoire.En rendant sa décision, le Tribunal des professions a souligné que le requérant n'avait invoqué aucun motif sérieux, tel que l'illégalité ou autre, de la part du comité de discipline du Barreau.Par ailleurs, la loi sur le Barreau comporte une disposition imposant l'exécution nonobstant appel, ce qui a été fait.1*U .¦ u c; Vt i m \u2022>.fà \u2022(Hi I il LA \u20acSST JETTE L'ARGENT DES CONTRIBUABLES PAR LES FENÊTRES ! Da Commission oe >a santé et de la sécurité du travail (CSST) annonçait lundi qu'elle dépensera 500,000$ en études pour un programme curatif et préventif consacré aux maux de dos chroniques: une aberration, car ces études existent déjà.Depuis 3 ans, la présidente de la CSST, Mme Monique Jérôme Forget, a en main des résultats d'études qui démontrent hors de tout doute, avec recherches scientifiques à l'appui en milieu hospitalier, qu'il est possible d'économiser 70 millions de dollars et plus par année, en prodiguant des traitements chiropratiques aux personnes atteintes de maux de dos chroniques.Ces recherches ont été menées à l'hôpital universitaire de Saskatoon, en Saskatchewan.Lors de cette étude, 71 % des personnes atteintes de maux de dos chroniques sont retournées au travail après 3 semaines de traitements chiropratiques.Elles en étaient absentes depuis 7 ans.À la demande de ia CSST, en i987, i'Association des chiropraticiens du Québec a présenté à la Commission de la santé et de la sécurité du travail un projet d'étude visant à démontrer, avec des données québécoises cette fois, l'efficacité des soins chiropratiques dans le traitement des affections vertébrales chroniques.Il en aurait alors coûté 500$ par patient pour cette étude contre 5,000$ actuellement (10 fois plus) pour celle proposée par Mme Jérôme Forget.D'une part, un budget de 50 000$, de l'autre, celui de la CSST, 500 000$ pour un échantillonnage similaire d'une centaine de patients.Selon le Dr Giguère, président de l'Association, « De telles aberrations administratives sont inacceptables et privent la population de soins chiropratiques efficaces et économiques pour l'ensemble de la société.» Le gouvernement doit reprendre la situation en main pour éviter qu'en l'absence de soins chiropratiques défrayés par l'État, on jette l'argent des contribuables par les fenêtres.association dos chiropraticiens du québec Économie LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 A 13 Canadair envisage de construire un centre de certification LAURIER CLOUTICR eanadair doit construire, dans le cadre de son programme d'expansion concernant le Challenger allongé et sa nouvelle famille d'appareils, le centre d'essais le plus sophistiqué du Canada pour l'homologation des nouveaux avions.C'est ce que révèlent des sources bien informées.Sous le couvert de l'anonymat, ces sources précisent qu'en plus d'augmenter la souveraineté du Canada face aux USA, le centre de certification facilitera la tâche des fonctionnaires du ministère fédéral du Transport, dans leurs travaux d'homologation des nouveaux avions fabriqués au pays.Mais tie la a parler de «cadeau » au Canada de la part de Canadair ou de son propriétaire, Bombardier, il y a matière à nuances.Ce sont en effet les fabricants (comme De Havilland, de Toronto, et Canadair, de Saint-Laurent) qui paient pour les services et les dépenses des fonctionnaires du ministère lorsqu'ils font l'homologation de leurs nouveaux appareils.Fini le pique-nique de la Californie Or une partie de l'homologation des appareils canadiens s'effectue jusqu'ici en Californie \u2014dans le territoire de la FAA (Federation Aviation Administration)\u2014 durant la saison hivernale.On imagine ce que coûte une équipe de spécialistes sur la liste de paie, oui passent plusieurs mois dans le sud des USA.Dans le cas du Challenger, par exemple, l'homologation a nécessité.22 mois, en 1979-80, dont un hiver dans le désert de Mojave, en Californie, au cours duquel une équipe a poussé le réacté d'affaires à son extrême limite.À tel point que, le 3 avril 1980, une chute en vrille provoquée par la simulation d'une panne prolongée des moteurs a abouti à la mort du pilote et la destruction du Challenger 01, d'une valeur de S 7,5 millions US! Des sources précisent que le centre de certification de Canadair permettrait de rapatrier au Canada 80 p.cent des séries de tests actuellement réalisés en Californie.N'y resteraient que ceux de la résistance à la chaleur, d'une durée de quelques semaines.Pour ce faire, Canadair investirait quelque $2 millions dans de l'équipement d'avant-garde, nouveau au Canada, d'abord pour ses propres besoins d'homologation et éventuellement pour ceux d'autres fabricants canadiens.Economies, efficacité et projets d'avenir Les études de faisabilité du Canadair RJ, lancé lé 31 mars dernier, en comprenaient une sur le centre d'homologation menée par une équipe de la compagnie.Elle visait la confirmation des économies réalisables et de la rapidité d'exécution de l'homologation du Canadair RJ et de sa famille d'appareils $revus.Bombardier doit réaliser 1 milliard de ventes par année, pendant dix ans, avec son réacté régional seulement.Situé à Dorval ou Mirabel, le centre permettrait non seulement l'homologation des prototypes mais aussi la réalisation de tous les tests du ministère avec chacun des quelque 400 Canadair RI qui sortiront de l'usine.Bombardier a confirmé en partie ces informations.Le porte-parole, Yvon Turcot, avait d'abord tout nié, avant hier.Après vérification avec Bob Wolh, directeur du programme RJ, M.Turcot a cependant ajouté hier que Bombardier « envisage la -possibilité d'effectuer à Montréal un plus grand nombre de tests.11 faut dabord s'assurer de la disponibilité des corridors aériens.C'est sûr que ça coûte très cher en Californie ».Suspendu en 1987, le Montreaier reprendrait bientôt son trajet Montréal-Washington.Le Montreaier serait à la veille de renaître RM OUPAU1 ¦ e Montreaier, le train de nuit ¦i reliant Montréal, New York et Washington qui avait été suspendu par Ta société Amtrak il y a deux ans, devrait reprendre du service d'ici quelques semaines, répondant ainsi à une forte demande.«Il reste quelques détails à régler.Mais nous croyons pouvoir faire une annonce officielle d'ici quelques jours.le Montreaier devrait revivre», a affirmé à La Presse un porte-parole d'Amtrak, M.Clifford Black.Voilà une bonne nouvelle pour les voyageurs d'affaires et les vacanciers qui espèrent se rendre en Nouvelle-Angleterre durant l'été.Le train représentera sans doute une option intéressante pour qui craint l'achalandage des autoroutes et des aéroports.La société Amtrak n'a pas voulu avancer de date; toutefois, si tout va bien, le Montreaier pourrait renaître à compter de la mi-juin, selon nos sources.Amtrak avait suspendu, au mois de mai 1987, son service de trains voyageurs entre Montréal, New York et Washington en raison du mauvais état des voies sur une portion du réseau dans le Vermont.À ce moment, le Montreaier transportait quotidiennement 300 passagers entre Montréal et New York dans les deux directions, soit plus de 110000 personnes annuellement.Oiseaux de nuit «La portion critique des voies endommagées par les innonda-tions a été réparée.Cela a été rendu possible par une subvention de $ 5 millions US du gouvernement américain», a expliqué M.Black, il a précisé que le trajet emprunté par le Montreaier subirait «des changements mineurs».Partant de Montréal, le Montreaier traversera ainsi le Ver-mont pour se rendre à Hartford et New Haven au Connecticut et ensuite dans le « Big Apple».Puis il repart en direction de Philadelphie, Baltimore, pour terminer son voyage dans la capitale américaine (durée totale: 16 heures environ ).Puisque le voyage se fait de nuit seulement, le Montreaier était populaire auprès des oiseaux de nuits qui aimaient «tuer le temps» dans le wagon-bar appelé \u2022 \\ePUB».Depuis l'abandon du Montreaier, la Ville de Montréal a fait plusieurs représentations auprès d'Amtrak pour que celle-ci relance son service, jadis bien apprécié des touristes américains.«Ce n'est pas un trajet rentable pour nous, comme c'est le cas pour la plupart de nos routes.Mais le Montreaier est très populaire.Nous avons reçu beaucoup de demandes pour rétablir le service», a déclaré M.Black.Échec pour Wardair Preste Canadienne TORONTO sj s effort ultime.tenté-la par Wardair pour trouver un autre acquéreur éventuel a finalement échoué hier.Le transporteur aérien a jusqu'à mercredi prochain pour trouver une offre d'achat en plus de celle de PWA Corp.Un consortium de trois sociétés financières canadiennes en association avec American Airlines avait annoncé au début de la semaine son intention de soumettre une offre d'achat de Wardair, une entreprise fortement endettée.Mais les renseignements financiers présentés par Wardair.a déclaré hier M.Alf Chaiton, porte-parole du consortium, sont trop touffus et abscons pour être analysés avant mercredi, date limite pour soumettre toute nouvelle offre d'achat.Wardair n'a pas transmis les documents demandés .ivmït mercredi de cette semaine, à précise M.Chaiton.Lorsque te consortium les a enfin eus, il s'est rapidement rendu compte qu'il ne pourrait les étudier à temps, vu la fusion conclue de facto depuis plus de deux mois entre Wardair et PWA Corp.société mcie Uc Canadian Airlines International.!\u2022 derniers dollars de papier Une employée de la Canadian Bank Note Company à Ottawa examine les dernières feuilles de billets de un dollar à sortir des presses.Nous devrons bientôt apprendre à nous servir de la pièce hendécagonale, c'est-à-dire à onze côtés.tuwhotopc Le coût des appels locaux pourrait bien augmenter PHILIPPE DUBUISSON ¦¦j n lançant un service de com-55 munication téléphonique ' interurbain, le partenariat formé par CNCP et Rogers Communications pourrait obliger Bell Canada a relever ses tarifs des appels locaux.«L'avènement de la concurrence créera une pression sur les tarifs des services de base et des services locaux de Bell, affirme M.Claude Beauregard, vice-président, affaires publiques, de Bell Canada.La facture de plus.de 90 p.cent de nos abonnés de résidence pourrait augmenter de l'ordre de $ 1 par mois.» Mercredi dernier, Rogers Communications de Toronto a acquis du Canadien Pacifique une participation de 40 p.cent dans le CNCP contre environ $ 250 millions.En conférence de presse, les nouveaux partenaires ont clairement indiqué leur intention de briser le monopole de Beii Canada et de présenter une requête en ce sens au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes ( CRTC ).Jusqu'à présent, chacune des compagnies canadiennes de téléphone a le monopole des communications interurbaines sur son territoire.Toutefois, la concurrence pourrait faire son apparition Si IQ CK i K.accepte ici rcqùcîs que doit bientôt lui présenter le CNCP.Selon M.Beauregard, la concurrence se traduira inévitablement par une réduction des tarifs interurbains.Bell devra compenser cette perte de revenu en demandant au CRTC la permission de relever les tarifs de ses services locaux.Les services interurbain représentent la « vache à lait » de Bell Canada.En fait, explique M.Beauregard, il en coûte à Bell 30 cents pour réaliser S 1 de revenus d'interurbain.Par contre, pour chaque dollar de revenus qu'elle rerçoit de son service de base accès au réseau et appels locaux ), Bell doit débourser S1.89.De sorte que l'an dernier, Bell Canada a réalisé des profits de S 1,8 milliards grâce à ses services interurbain mais a subi une perte de S 1 milliard sur ses autres services.«L'interurbain finance plus de 80 p.cent du coût d'accès au système téléphonique, déclare le vice-président de Bell.Un rééquilibrage des tarifs sera nécessaire si la concurrence se traduit par une baisse de nos revenus provenant des services interurbain.» Entrevoyant la venue de la concurrence, Bell avait présenté une demande de rééquilibrage de ces tarifs au CRTC en 1987.Bell avait alors demandé une hausse de S 1,25 par mois du tarif du service résidentiel et du tarif du service d'affaires de base.En contrepartie, le tarifs interurbain pour les communications intra-Canada auraient diminué de 8 p.cent Finances personnelles MONTRÉAL\t\t\tTORONTO\t\t\tDOW TONES\t\t\tL'OR (NEW YORK)\t\t\tDOLLAR CANADIEN \t1815,09 (-1.58) l(-0.Ô8%)\t1\t3\t3595,38 (-4,53) l(-0,12%)| SX\tl\tJ\tS l(-0,40%)l SX\tI\t1\tI $385,80 i\tr\tJmh je» +12 /ioo 1 $ [$0,8447 Peut-on refaire son crédit après une faillite?MICHEL GIRARD Refaire son nom auprès des institutions financières à la suite d'une faillite personnelle n'est pas chose facile.Il faut réemprunter et surtout faire ses paiements à temps.Entre rembourser une dette personnelle et investir ses économies dans un placement à revenu d'intérêt, le paiement de la dette sera plus rentable.Attention aux emprunts contractés entre membres d'une même famille! Comment refaire son nom?¦ Je vais bientôt acquitter le dernier paiement de ma faillite personnelle.Comment pourrals-je refaire mon crédit?Actuellement le gagne un salaire qui me permet de vivre assez bien.J'ai peu de dépenses.Mes revenus sont de $24 000 par année.C.S.Montréal ?// n'est évidemment pas facile pour une personne de se départir du fardeau d'une faillite personnelle.même si elle a payé son dû.C'est petit a petit, d'un emprunt a un autre, que cette personne pourra refaire son nom auprès des institutions financières.H faut s'attendre a ce que le premier emprunt soit 'maigre* et que l'institution prenne de sérieuses garanties pour se protéger au cas où.Il n'existe pas de recette miracle pour refaire sa crédibilité financière si ce n'est que de payer ses prochaines dettes dans les délais voulus.Ouand quelqu'un déduit des frais d'Intérêt, le fisc peut vérifier.¦ Je suis propriétaire d'un grand triplex à Ahuntsle.Celui-ci vaut entre $300000 et $350000.Il est complètement payé.Chaque année, il me rapporte des revenus nets de location d'environ $10000, que Je dois ajouter a mes autres revenus.Donc, je pale de l'impôt sur ces revenus de location.Comme mon immeuble s'est détérioré avec le temps, j'ai l'intention d'Investir a peu près $40000 dans des travaux de rénovation.Je n'a) pas le comptant pour effectuer ces travaux.Que me conseillez-vous de faire?Emprunter à un taux privilégié la somme nécessaire de ma fille i mais elle ne veut pas déclarer les revenus d'intérêt que Je lui pale-rais) ou emprunter de la banque?H.L.Montréal ?Comme c'est un immeuble à revenu, vous avez avantage à déduire de vos revenus de location les frais d'intérêt que l'emprunt vous coûtera.Ils sont déductibles a 100 p.cent, aussi bien en profiter.Ces frais viendront réduire directement vos revenus de location.Dés le moment où on réclame une déduction, le fisc est susceptible de vérifier votre bilan.Et si tel était le cas, le fisc pourrait par la suite vérifier si votre fille a bel et bien déclaré les revenus d'intérêt que vous lui avez versés.Peut-être que le fisc ne le fera pas.mais la probabilité est omniprésente.Si vous ne voulez pas que votre fille prenne de risque, ou bien vous lui conseillez de déclarer les futurs revenus d'intérêt ou bien vous empruntez carrément d'une institution bancaire.Mais vous, vous avez avantage d déclarer les frais d'intérêt que vous paierez sur cet emprunt a des fins de placement.En outre, n'oubliez pas que les travaux de rénovation d'une propriété à revenus sont maintenant déductibles de vos revenus de location.Il faut cependant que ces travaux servent uniquement a remettre votre immeuble dans son état initial.La dette ou le placement?¦ J'ai des certificats de dépôt garantis qui arrivent a échéance dans quelques semaines.J'en ai pour environ $10 000.J'ai une vieile hypothèque qui me coûte seulement 10 p.cent.Vaut-Il mieux rembourser mon hypothèque ou placer mon argent dans des nouveaux certificats de dépôt garantis qui me rapporteront du 11% p.cent?G.P.St-Eustache ?Vous n'avez pas le choix: vous devez absolument rembourser votre hypothèque et ce même si le taux d'intérêt est moins élevé que celui offert sur les nouveaux certificats de dépôt a terme.La raison en est bien simple: vos frais d'intérêt sur l'hypothèque ne sont pas déductibles.Vous payez donc des frais de 10 p.cent «net».Les revenus d'intérêt que vous empocherez sur vos nouveaux certificats de dépôt sont imposables.Supposons que vous êtes imposé à un taux marginal d'impôt de 40 p.cent.Cela signifie que le 11,75 p.cent de revenu d'intérêt sur vos certificats ne vous rapporteront après impôt que du 7 p.cent *net».En remboursant votre vieille hypothèque vous économiserez ainsi des intérêts de 3 p.cent met*.Lorsque nous avons une dette personnelle sur le dos (solde de carte de crédit, emprunt personnel, hypothèque), il est toujours plus avantageux de rembourser cette dette avant de placer ses économies dans des instruments financiers qui rapportent des revenus d'intérêt comme les dépôts à terme, les certificats garantis, les obligations d'épargne, etc.Tout simplement à cause de l'imposition des revenus d'intérêt d'un côté et la non dêductibilité des frais d'intérêt sur un emprunt personnel.Maintenant si vous emprunter a des Fins de placement (achat d'actions, d'obligations du gouvernement canadien, immeuble a revenu) la c'est différent puisque les frais d'intérêt seront déductibles de vos revenus.Mais si on emprunte à 15 p.cent et qu'on obtient un rendement de 12 p.cent avec nos placements, vous resterez dans ie zroui Pour toutes questions touchant vos finances personnelles, veuillez écrire à: La Presse, Finances personnelles as Michel Girard 7 rue St-Jacques Montréal, H2Y1K9 NDLR: Les renseignements fournis dans ce courrier proviennent d'informations que nous croyons fiables.Ils ne constituent pas cependant une garantie.A partir de cas particuliers, nous généralisons notre étude de manière a répondre au plus grand nombre de lecteurs possible.-.-^ A 14 LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 Le taux d'escompte monte encore de neuf centièmes PnraM?Canadienne DO M G LAS INC.AVIS DE RACHAT aux détenteurs de debentures à fonds d'amortissement 9'/j% série A AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que.selon les dispositions de lActe de fiducie et d hypothèque portant U date officielle du 15 décembre I970inter-venu entre DomgUs Inc.anciennement connue sous le nom de «Dominion Glass Company Limited» (ci après désignée U «Société.) et Compagnie Montréal Trust ici après désignée le «Fiduciaire.), à titre de fiduciaire, en vertu duquel les debentures à fonds d amortissement 9'/:% série A (ciaprés désignées les -Debentures.) furent émises, la Société désire racheter et rachètera le 17 mai 1989 |ci-dprès désignée la «Date de rachat.l toutes les Debentures en circulation à la Date de rachat à leur valeur nominale, plus tous les intérêts courus et impayés à la Date de rachat, le tout en monnaie légale du Canada.Toutes les Debentures deviendront payables à la Date de rachat au prix de rachat indique ci haut, comme s il s'agissait de 1a date d'échéance spécifiée sur les Debentures, sur présentation et remise des Debentures accompagnées de tous les coupons d'intérêts y afférents s'il en est.à échoir à la Date de rachat ou après, a toute succursale au Canada de la Banque de Montréal* au choix du détenteur.AVIS EST AUSSI DONNÉ que.si les Debentures ne sont pas présentées pour fins de rachat à la Date de rachat, l'intérêt cessera à compter de ladite date et les coupons, s'il en est.à échoir après ladite Date de rachat sur les Debentures deviendront nuls et de nul effet.EN DATE du 14\"\"1 jour d'avril 1989.Montréal DOMGLAS INC.Par: Compagnie Montréal Trust Fiduciaire \u2022 Pour être payés, il est recommandé que les titulaires de Debentures présentent une copie du présent Avis accompagné de leurs Debentures à fonds d'amortissement 9'/i% série A à la banque ou à l'institution financière où ils transigent normalement leurs affaires.À leur tour, les institutions en question seront en droit d'obtenir paiement auprès de la Banque de Montréal.OTTAWA ¦ La Banque du Canada a porté son taux d'escompte à 12.61 p.cent.hier, alors qu'il affichait 12.52 la semaine dernière.Cette hausse \u2014de neuf centièmes\u2014 est plus forte que ce que prévoyaient les spécialistes, mais insuffisante pour entraîner une montée du coût du crédit.Le marché a été soumis dernièrement à des pressions pour faire baisser le loyer de l'argent mais la situation a changé quelque peu, jeudi, à la suite du relèvement, d'un demi-point, du taux d'escompte de la banque centrale d'Allemagne fédérale ainsi porté à 4,5 p.cent.Selon un économiste, cette intervention de la Bundesbank aurait été orchestrée par les différentes banques centrales en vue de maintenir le loyer de l'argent à un haut niveau.La Banque du Canada s'en tient mordicus à sa politique monétaire pour mater l'inflation, qui est un sujet de préoccupation dans la plupart des pays industriels.Les taux d'intérêt réels sont proches de leurs sommets historiques, et les experts s'accordent généralement à dire que l'économie va ralentir au cours des prochains mois, ou peut-être entrer en récession.La Chambre de Commerce du Québec pourrait être présente à Taïpei XEROX CANADA INC.AVIS DE DÉCLARATION DE DIVIDENDE Avis o»i donné par las présentes qu'un dividende de dix-huit cents (0,18) l'action ordinaire entièrement acquittés du capital-octions en circulation de Xerox Canada Inc.a été déclaré payable le 15 mai 1989 aux délenteurs d'action, ordinaires inscrits à la fermeture des bureaux le 1er mai 1989.North York, Ontario te vice-président, secrétaire et directeur du Service juridique Howard J.Kaufman le 20 avril 1989 Cet avis n apparaît qua titre d'information seulement.Le Groupe Mercona Limitée a vendu Le Groupe Commerce Compagnie D'Assurances et La Compagnie D'Assurances Belair à Nationale-Nederlanden N.V.Le soussigné a agi à titre de conseiller financier auprès de Le Groupe Mercona Limitée pour cette transaction.RBC DOMINION SECURITIES INC.avril 1989 PROPOSITIONS D AFFAIRES.70S HYPOTHÈQUES A 1ERE Je, bolonce de vente, notoire Loberoe 729-4334 ACCEPTATION 48 HRES 1ère, 26 6t 36 hypothèQM JMp*i 15% Éê r évitai Hou mmnU CTWl NRCWt, iï» OU jfl CrèdK-Vta 253-3354 ARGENT en 1er ou Mme hypothèque.Particulier.4M-6319 ARGENT à prêter, 2e hyDoméque.ochot balance de vente, taux o discuter.Guy Goyetfe notaire, 875-9277 lour.ESCOMPTE Meilleure offre.Réponse J4h.R.Landry 288-9322 HYPOTHEQUES (1ère, 2e, balance de vente).Notoire Rivet 389-8414 PRETONS le Hvp.iwr balance 4* vente mt; 1 |oun, Leboe An.fJl-ttJt IRE \u2022 S HYPOTHEQUE JUSQU'A 15% h intl.Montr toi fetfvrooAoïMf crtr »4»-WJ7 741-4329 IRE \u2022 2C HYPOTHEQUE Kësiotnnei.Comn^cra^naujiriel PLACEMENTS SEVUE MC 2II-ÏS12 .72-5452 710 OCCASIONS D'AFFAIRES lit, nouveou, tempi partiel, messoo» enr.2«h (514) jJMjjl ACHETEZ avec 15% comptant, commerces delà qualities pour financement.Appeler au 722-7409 ACHETONS brevets Inventions, \"nonce OK.722-9531 ARGENT pour prit commercial ou autre.722-3110 ASSOCIES, passtfs (retroltes ou seml-retroltésl, oetffs (libres de voyager dons m monde, occasionnel ou plein temps).Domaine touristique et géographique.Possibilité de revenu Illimité.Capitol requis 20,000» et plus.514-279-1002.AUBAME: brevets, moules, plus de 4500 articles fabriqués et les droits, 324-4015.710 OCCASIONS D'AFFAIRES ASSOCIE INVESTISSEUR PROOUCTIN VIDEO REVOLUTIONNAIRE TECHNIQUE OO-HY Domaine santé, diffusion nonono-le, Interrwnonole, parrainée par sclemWe reconnu.Possibilité franchise et financement.(Petit Investisseur accepte) MF.: 179-1144 ATTENTION! rrovoll a domicile Fortes un revenu Intéressant en postant nos proarammes d'Information.Pour Int.écrire à M.Blanchard, CP.819, Si-Germain de Grantham, Oui.GOC 1K0.AUGMENTEZ vos revenus de 1,000» par mois, découvre* le club Select-Martetlna 447-3225 Rive-sud, 943-0410 BHe-rwrd.AUTONOMIE FINANCIERE 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semaines, qui comprendra 17 gens d'affaires, se rendra à Honk Kong, à Taiwan, en Corée du Sud et au Japon.Le représentant de la Chambre du Québec se joindrait au bureau ouvert par la Chambre de commerce du Canada en 1986.Ce bureau est responsable de la promotion des intérêts économiques et commerciaux du Canada à Taiwan, car le Canada a dû rompre ses relations diplomatiques avec le gouvernement de Formose lorsqu'il a reconnu la République populaire de Chine.Kong, la mission fera notamment la promotion du Québec comme terre d'accueil pour les immigrants investisseurs.En Corée, on tentera d'attirer des fournisseurs de Hyundai, qui pourraient être tentés de la joindre au Québec.Au lapon, on cherchera à convaincre d'autres banques et maisons de courtage à venir s'installer à Montréal.Armand-Frappier serait vendu au consortium québécois CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC _ Le consortium formé du Fonds de solidarité FTQ.de la papetière Cascades et de la Caisse de dépôt et de placement du Québec est sur la .voie d'une entente avec le mandataire du gouvernement, et tout indique qu'il acquerra les secteurs d'activités commerciales de l'Institut Armand-Frappier.Une réunion tenue dans le plus grand secret a mis en présence, à Montréal, hier matin, les représentants du consortium québécois et M.Gérarld Tremblay, président de la Société de développement industriel du Québec, que le ministre Claude Ryan a désigné comme négociateur du gouvernement dans ce dossier.Apres avoir étudié toute la semaine la dernière proposition d'achat du groupe, M.Tremblay a amené celui-ci à consentir à quelques ajustements supplémentaires, hier, et les négociations se poursuivent quant à certains détails.Le négociateur remettra donc \u2022sous peu son rapport au gouvernement, c'est à dire lorsque l'accord de principe s'étendra à tous les éléments de la négociation et que la vente sera ainsi prête à être conclue.Il ne manquera plus alors que l'aval du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science, Claude Ryan.Bombardiers d'eau: la France négocie avec ses voisins Reuter__ PARIS ¦ La France n'achètera au Canada de nouveaux avions Canadair de lutte contre les incendies que si elle parvient à un accord avec l'Espagne et l'Italie pour en alléger le cout très élevé, a déclaré hier le ministre de l'Intérieur Pierre Joxe.« Si on arrive à avoir un accord, en particulier avec l'Espagne et l'Italie, qui sont d'autres pays d'Europe intéressés par les incendies de forêt, si on arrive à une cooperation européenne,, alors là oui, sans aucun doute, on pourra, dans des conditions financières acceptables, nous équiper en Canadair», a-t-il indiqué.Écono-Hashes L'OPA de BCE sur MONTRÉAL TRUST: un pépin ¦ Consommation et Corporation Canada juge non conformes à la Loi sur les sociétés par actions, les termes de l'offre publique d'achat soumise par BCE pour toutes les actions en circulation de Montréal Trustee Celle-ci n'offrirait que l'option d'un paiement au comptant aux petits porteurs qui n'auraient pas déjà cédé leurs titres, lors d'une acquisition forcée.Les autres actionnaires ont pour leur part le choix entre un paiement comptant et une combinaison d'actions de BCE et de comptant.En conséquence BCE, qui conteste par ailleurs ce jugement, s'est engagée à ne pas procéder pour le moment à l'acquisition forcée des actions non vendues en vertu de son OPA.Elle s'est aussi engagée à ne pas procéder à une fusion ou a toutes autres transactions de même nature, sans en aviser au préalable les autorités compétentes.MÉTRO RICHELIEU: erratum ¦I Contrairement à ce qui a été rapporté dans nos pages mercredi, le bénéfice de $1.9 million rapporté par Métro-Richelieu pour le deuxième trimestre de l'exercice en cours, incluait (et non excluait) la perte exceptionnelle de $875000 découlant de la vente de magasins corporatifs.N'eût été de ce poste, le bénéfice net aurait été légèrement supérieur à celui de l'année précédente corrigé de même pour un gain extraordinaire de près de $2,9 millions.LES COOPÉRANTS à l'édifice Téléport ¦ Le Fonds Immobilier Groupe Coopérants et Les Coopérants, société mutuelle d'assurance-vie, se sont portés acquéreurs de 33 'A p.cent de l'édifice Téléport, de Montréal.L'immeuble, dédié à la haute technologie, abrite une trentaine de locataires spécialisés dans le domaine des télécommunications.L'importance de la transaction n'a pas été dévoilée.Les investisseurs peuvent profiter de cette transaction par le biais du Fonds Immobilier Groupe Coopérants, où les parts se vendent $ 1 000.Cet investissement est admissible au REER.JEAN COUTU voit son bénéfice progresser ¦ Le Groupe lean Coutu a enregistré, pour les neuf mois terminés le 28 février 1989, un bénéfice ret de $14,9 millions, ou 57 cents l'action, en hausse de 34 p.cent par rapport au bénéfice net de la période correspondante l'an dernier.Les ventes de distribution sont en hausse de 21 p.cent à $ 303,0 millions, tandis que les ventes au détail montent de 20 p.cent à S 602,1 millions.Cette croissance est attribuable à l'augmentation du volume d'affaires à l'intérieur du réseau ainsi qu'à l'addition de 11 nouveaux points de vente depuis le début de l'exercice.CIL vend ses produits sulfureux ¦ CIL, filiale en propriété exclusive d'Impérial Chemical Industries PLC, a signé un accord en vue de la i vu iv uv w._.\u201e._.\u201e-t- .sulfureux à un groupe d'investisseurs formé de First City Capital Markets et de la direction actuelle de l'entreprise de produits sulfureux, dont le président Ross Craigie.First City Capital Markets est la banque d'affaires de First City Trustee L'entreprise de produits sulfureux de CIL a son siège à North York, en Ontario et des usines à Fort Saskatchewan, en Alberta, et à Sayreville, au New Jersey.BESTAR négocie une importante entente ¦ Le fabricant de meubles Bestar de Montréal négocie présentement une entente internationale de fabrication sous licence de certains meubles.Selon la direction de l'entreprise, la signature de cette entente pourrait avoir un impact important sur ses ventes et sa rentabilité pour l'année en cours.Bestar a fait part de ce développement à la suite de la forte activité sur ses actions à la Bourse de Montréal en début de semaine.La compagnie n'en dit pas plus.FORESTERIE NORANDA: Les ventes restent fermes ¦ Le volume des ventes de tous les produits de Foresterie Noran-da, exception faite du bois d'oeuvre, est demeuré ferme pour le premier trimestre de 1989.L'entreprise torontoise affiche un chiffre d'affaires d'un peu moins de $1,2 miiiiard, soit une hausse de quatre p.cent par rapport à la même période de l'année dernière.Le bénéfice net s'inscrit cependant à $58 millions (55 cents l'action), ce qui représente huit p.cent de moins qu'en 1988.Selon M.Adam Zimmerman, président et chef de la direction de Foresterie Noranda, « les perspectives demeurent intéressantes pour le reste de 1989 ».SR TELECOM: retour à la rentabilité ¦ La société montréalaise SR Telecom a viré de pertes à profits à la faveur d'une forte hausse de ses ventes au cours du trimestre qui s'est terminé le 31 mars dernier, par rapport à la même période de l'année précédente.L'entreprise, qui fabrique des systèmes de transmission par hyper-fréquences, a dégagé un bénéfice de $ 240 000 (deux cents par action ), à comparer avec une perte de $1,2 million l'an dernier.Les ventes ont presque doublé entre temps, passant de $ 4,6 millions à $ 8,9 millions.CIILCIILC CI Itn \\s BANQUE ROYALE et CANADIEN ¦ La Banque Royale et les Lignes aériennes Canadien International lancent une carte de paiement des frais de déplacement et de représentation destinée aux entreprises, qui offre des rapports spécialisés aux employeurs et des points bonis de grand voyageur aux employés.Cette carte comporte des systèmes de compte rendu qui permettent une meilleure gestion de ces frais.Ce programme conjoint est offert via la carte d'entreprise Diners Club.IVACO prévoit une baisse de bénéfice ¦ Dans son rapport annuel, la société métallurgique Ivaco prévoit que « les bénéfices du premier trimestre n'atteindront pas les niveaux de 1988 ».Elle avait fait près de $ 12,5 millions de profits (soit 36 cents par action) au premier trimestre de 1988.Ivaco ajoute encore qu'elle s'attend à une production et des expéditions soutenues en 1989 cependant que les bénéfices souffriront des prix élevés des métaux et du haut niveau du dollar canadien.CORBY fait plus de $ 100 millions de ventes ¦ Les Distilleries Corby, qui font l'objet d'une OPA de la part d'Hi-ram Walker, ont vu leurs ventes s'accroître de près de 48 p.cent pour atteindre $ 106,6 millions, au terme de l'exercice terminé le 28 février 1989.Cette hausse reflète la consolidation des résultats de la Distillerie McGuinness acquise en décembre 1987.Le bénéfice net a par ailleurs augmenté de 34 p.cent pour s'établir à $ 13,5 millions ou $ 1,% par action.À cela s'ajoute un gain extraordinaire de $8 millions découlant de la revente des terrains de McGuinness.CM: forte hausse des bénéfices au 1er trimestre ¦ General Motors ( GM ), premier constructeur automobile américain, a annoncé hier une hausse de 42 p.cent de son bénéfice net au premier trimestre ainsi qu'une progression de 12 p.cent de son chiffre d'affaires.Le résultat net trimestriel s'élève ainsi à S 1,55 milliard US, le chiffre le plus élevé depuis près de cinq ans.De son côté, le chiffre d affaires a atteint le montant record de $ 29,59 milliards US.CORBy LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 A 15 La chaîne hôtelière Arcade ouvrira des établissements à Québec et à Toronto Questions d'argent ri JACQUES BENOIT ¦ La chaîne Arcade, membre de Pullman International Hôtels, division hôtelière du puissant groupe franco-belge Wagons-Lits, se propose de construire dans les prochaines années deux autres hôtels en sol nord-américain \u2014après celui de Montréal, boulevard René-Lévesque\u2014, l'un à Québec et l'autre à Toronto.«On a eu une bonne surprise», disait hier M.lean Darras, président de Pullman, au sujet du taux d'occupation du premier hôtel Arcade, ouvert depuis le 13 janvier mais dont l'inauguration of- ficielle a eu lieu hier.Selon les prévisions, ce taux devait atteindre 35 p.cent après trois mois, alors qu il s'élève déjà a 66 p.cent, l'objectif étant de le porter à 70 p.cent d'ici la fin de l'année, ce qui est le taux moyen pour l'ensemble de la chaîne.Celle-ci, qui comptera 90 établissements ( 10000 chambres) à ce moment-là, fait des pertes à l'heure actuelle avec son hôtel montréalais, mais s'attend à ce qu'il soit rentable l'an prochain.La règle est simple, a expliqué en substance le directeur général de la chaîne, M.lean-Paul Cam-blain.C'est la règle du millième.selon laquelle la recette quotidienne moyenne par chambre doit équivaloir au millième du coût de revient, auquel cas il n'y a a pas de pertes.Pour ce qui est de l'Arcade de Montréal ( 12 étages, 242 chambres), le coût \u2014en comprenant le terrain, au coin de la rue Saint-Urbain\u2014 a été de $66000 par chambre, alors que la recette quotidienne s'est élevée jusqu'ici à S 58.« Il faut être à $ 66 de recette moyenne par chambre l'an prochain», a-t-il dit.La formule Arcade: une décoration et un mobilier uniformes pour tous les hôtels, un service ré- duit à l'essentiel ( sans service aux chambres, par exemple), avec des tarifs réduits.Soit, jusqu'ici, $48 la chambre pour une personne et S 55 pour deux, alors que ces prix d'ouverture passeront le 1er mai à $ 53 et $ 65.Les hôtels, eux, sont toujours situés au centre des villes.« Le rendement pour un investisseur est plus intéressant à long terme, et les gens préfèrent être en centre-ville», a dit M.Camblain.La chaîne a 100 p.cent de son établissement montréalais, mais, aux dires de M.Camblain, «nous ne serions pas du tout hostiles à partager la propriété avec des investisseurs ».Annonce pour fins d'information seulement Des investisseurs ont fait l'acquisition des actions de J A Provost Inc.$3,200,000 Investissement capital-actions Fonds de Capital-Actions Gérés par CORPORATION CANADIENNE DE FINANCEMENT LIÉE MONTRÉAL TORONTO 100$ DE REPRISE QUI PREND CE TORO PAR LES CORNES! Jacques Lemaire A CREDIT INSTANTANÉ Disponible aux acheteurs qualifiés.Jusqu'à 36 mensualités.AUCUN COMPTANT REQUIS.(Concessionnaires participants seulement).Le 100$ de reprise sera déduit du prix de détail suggéré des modèles 20684, 20622, 26624.Pour vous encourager à acquérir une tondeuse Toro nous vous reprendrons votre vieille tondeuse pour 100$ peu importe la condition! Vite, amenez-la chez votre concessionnaire participant.DEMARRAGE GARANTI (Deux temps et quatre temps à 'soupapes verticales) en un ou deux essais sinon nous la réparerons gratuitement.En vigueur jusqu'au 18 juin, 1989.Consultez les pages jaunes.Cerre chronique fait le point sur des sujets traites lors de I emission Ques tiens d argent, diffusée a Radio-Quebec le jeudi.KhSO Reprise le dimanche à 11h30 L emission est animée par Use LeBei.avec la participation de Michel Girard, de LA PR\u20acSS£ et Diane Beilemare delUQAM Pourquoi le prix de l'or reste aussi faible ¦ Maigre les pressions inflationnistes qui se font sentir depuis un bon bout de temps, le prix de l'or reste relativement stable.Il se transige dans une fourchette variant de $ 380 US à $ 390 US.Depuis un an.le prix du métal jaune a baissé d'environ 13 p.cent.Malgré quelques soubresauts à la hausse, cela fait déjà un an et demi que le prix de l'or baisse.Au cours de cette période, l'or a touché les $500 US.La faiblesse du prix de l'or dans un contexte inflationniste n'est pas sans étonner le commun des investisseur.On a été habitué à voir le prix de l'or fluctuer à la hausse quand il était question d'inflation.Il est vrai que nous vivons dans une période inflationniste.Toutefois, les spéculateurs se basent sur ce qui se passera dans six mois, un an ou plus.Et là, ils y voient non pas de l'inflation mais plutôt 1 inverse, soit un ralentissement économique, ou une récession.C'est pourquoi le prix de l'or végète actuellement dans les $380 US.De plus, on oublie souvent que le prix de l'or est également tributaire de plusieurs autres facteurs.L'instabilité politique, les conflits entre pays, les hausses de prix du baril de pétrole.voilà des facteurs qui contribuent généralement à faire monter le prix de l'or.Pourquoi?Parce que l'or reste toujours aux yeux d'un grand nombre d'investisseurs une valeur refuge.Présentement, le marché de l'or est soutenu par les Asiatiques.Ils empilent les lingots au cas où certains conflits s'amplifieraient.Mais cela n'est pas suffisant pour créer une forte demande et faire ainsi monter les prix.Un important facteur qui exerce actuellement une pression à la baisse sur le prix de l'or: il y a surproduction mondiale d'or, beaucoup de nouvelles mines ayant été mises en production au Canada, aux Etats-Unis et en Australie.Les deux principaux producteurs restent les mêmes: l'Afrique du Sud avec 50 p.cent de la production mondiale d'or et l'URSS avec 30 p.cent.La production du Canada représente trois p.cent de la production mondiale.En outre, la force du dollar américain et les rendements élevés des obligations jouent aussi présentement contre une augmentation du prix du métal.Ce sont des facteurs antiinflationnistes.Oui l'or constitue toujours une valeur de protection de son pouvoir d'achat.Mais encore faut-il qu'il y ait inflation à l'horizon ! Apres le krach, le prix de l'or avait monté de façon significative, pour atteindre les $500 US l'once.La flambée était due aux anticipations inflationnistes des investisseurs en regard de la politique monétaire mise en place à l'époque.Dans les jours qui ont suivi le krach boursier, on se rappellera que les principaux pays industrialisés s'étaient donné la main pour desserrer de façon importante le crédit, en injectant des montagnes d'argent dans l'économie.Pareil geste ne pouvait qu'entraîner à moyen terme des pressions inflationnistes, de se dire les spéculateurs, après le krach.Ils avaient misé sur l'inflation future en accumulant les lingots d'or.Mais maintenant, on est dans une situation différente.On s'attend à ce que le ralentissement économique prennne la relève de l'inflation et de la croissance économique.Comme les prespectives économiques ont eu tendance à évoluer rapidement ces dernières années, les investisseurs ont tout de même intérêt à détenir dans leur portefeuille une certaine valeur en or.L'investisseur conservateur devrait avoir environ 5 p.cent de la valeur de son portefeuille en instruments aurifères.Cela peut-être de l'or (lingots ou certificats), des titres aurifères ou des pièces de monnaie en or.Chômage Par ailleurs, le coût économique du chômage est plus élevé que les simples prestations versées aux chômeurs.Pour le Québec seulement, on estime que le chômage a fait perdre ces dernières années aux Québécois au moins une vingtaine de milliards par an.Cela représente les revenus que la société perd lorsqu'un travailleur se retrouve chômeur.Dans ce manque à gagner, on ne tient pas compte des coûts sociaux.L'angoisse, le stress, le pessimisme, les maux d'estomac, la dépression, la maladie, la criminalité et même le suicide dans certains cas.voilà ce que peut également entraîner le chômage.Combien cela peut-il coûter à la société?C'est très difficile à chiffrer.sauf qu'il y a de toute évidence un coût social énorme rattaché au chômage.Au Québec, le taux de chômage atteint les neuf p.cent alors que la moyenne nationale est de 7,6 p.cent.QUESTIONS D'ARGENT Jeudi 20H30 et dimanche 11 h 30 UIVIItUA C'EST DE REGARDER L'étude Clark, Woods spécialisée dans les secteurs du litige civil et commercial, du droit de l'assurance et de la propriété intellectuelle a le plaisir de vous faire part que PIERRE-YVES CHÂTILLON JEAN-MARC FORTIER MARC ROCHEFORT se sont joints à Tétude à titre d'associés et poursuivront leur pratique, avec les nouveaux membres de l'étude, dans les secteurs du droit corporatif et commercial, du financement public et privé ainsi que dans les domaines du droit de la concurrence, des acquisitions, des fusions et des réorganisations.L'étude sera dorénavant connue sous le nom CLARK WOODS ROCHEFORT PORTIER Montréal (Québec) 0* SA *1 «4* t * i ._ _~ - jl_ _ _ Un cahier spécial à ne pas manquer ¦:.x.:.:^.v.v.-.v.w.v.*.w.v.-.v.v.w.-.v.' John Ciaccia sen prend aux environnementalistes qui boudent le progrès RUDY LE COURS envoyé special La Presse à PORTLAND.Maine ¦ La seule façon d'éviter toute forme de problème environnemental, c'est de renoncer au développement économique, selon le ministre québécois de l'Energie, lohn Ciaccia.D'entrée de jeu hier matin, il s'en est pris à certains environnementalistes qui s'opposent, à ses yeux, à toute forme de progrès, devant les participants du colloque intitulé Choix énergétiques et environnement, organisé par le Comité international du Nord-Est sur l'énergie.11 a affirmé que la Convention de la baie lames représente un geste sans précédent d'un gouvernement blanc vis-à-vis des autochtones et de leurs droits ancestraux de chasse, de pèche et de piégeage.Il a rappelé qu'au moment de lancer la phase I de la baie lames, les environnementalistes s'opposaient tant au nucléaire, aux centrales thermiques qu'à l'hydroélectricité, jugeant les méga-projets à la fois inutiles et trop risqués.Selon lui, les Américains ont moins à craindre de l'énergie du Nord, «la plus économique, la plus propre et la moins dommageable», que de toute autre solution de rechange.Presque sérieux, il lance que les lignes de transport ne sont pas si laides: «Pour moi, les pylônes, c'est autant de tours Eiffel.» Ce qui lui a valu en réplique du modérateur Richard Silkman du bureau de planification du Maine que «la beauté dépend des yeux qui regardent».M.Ciaccia a surpris plusieurs Québécois en affirmant que l'impact visuel des lignes de transport devait faire l'objet d'un dialogue avec la population.Si c'est trop laid dans certains décors enchanteurs, on peut faire passer des lignes souterraines comme «l'a très facilement décidé le gouvernement à Grondines».M.Ciaccia a d'ailleurs suggéré que soit mis sur pied un mécanisme devant déterminer le tracé des lignes de transport qui les rendent plus acceptables.Des environnementalistes québécois, Mme Hélène Connor-Lajambe et M.Bruce Walker, sont intervenus pour soi'Hsnç?qu'investir dans les économies d'énergie pouvait à la fois permettre le progrès et respecter l'environnement.M.Ciaccia n'y est pas allé par quatre chemins dans sa réplique: «Pensez-vous qu'on veut retourner à l'âge des cavernes et produire 1 000 mégawatts avec des chandelles?» Se basant sur son expérience à la planification environnementale du Rhode Island, M.Robert L.Bendick a de son côté mis en garde les politiciens de tous azimuts de ne pas prendre le temps d'expliquer toutes les conséquences des choix énergétiques.Jouer sur les sentiments et les émotions a des implications graves à moyen terme, a-t-il souligné. A 20 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 21 AVRIL 1989 Le moral est plutôt bas chez les Hydro-Québécois MIVILLE TREMBLAY ¦ «On garde le contact.» Tel est le thème de la campagne de publicité qu'avait prévue HydroQuébec pour l'hiver dernier.Alerté par un rapport interne qui prévoyait la multiplication des pannes locales et la possibilité d'une grève, les communicateurs ont jugé prudent de mettre cette pub au panier, et de conserver «Ça vaut le coût», qui vante le, prix abordable de la vie à l'électricité.Le ridicule a failli tuer, car avec les trois pannes majeures qui ont balayé le territoire, ce n'est pas seulement le réseau d'Hydro-Québec qui s'est effondré, mais la réputation de ce qu'on appelait le navire amiral de l'économie.Aujourd'hui, le moral des hydroquébécois est bien bas, et chez les 150 à 175 personnes qui travaillent aux communications \u2014de loin le plus gros service du genre au Québec\u2014 la déprime est quasi totale.C'est ce qui ressort d'une douzaine d'interviews accordées à La Presse par des employés d'Hydro-Québec, ou des spécialistes des communications.La plupart ont requis l'anonymat.Mardi prochain, devant la Chambre de Commerce de Montréal, le président du conseil et chef de la direction, M.Richard Drouin, prononcera un discours que l'on veut majeur.Son objectif : fouetter l'ardeur des troupes et commencer à rétablir la confiance du public.Il réitérera l'engagement de couper les pannes de moitié, et pour être plus crédible, il annoncera des gestes concrets.Il faudra plus d'un beau discours pour relever «notre plus grand défi : retrouver la fierté de jadis», pour reprendre les mots de M.Drouin.Il faudra que le réseau de distribution soit retapé, et un tout nouveau plan de communication, que l'on est à concocter.Hydro-Québec a longtemps eu une culture de bâtisseurs, qui s'enorgueillissaient des Manie 5 et des LG-2.Après la Baie James, aux prises avec d'importants surplus d'énergie, on a converti les ingénieurs en voyageurs de commerce, avec le mandat de vendre de l'électricité \u2014à tout prix\u2014.Mardi, M.Drouin va lancer une nouvelle révolution culturelle, celle du service à la clientèle.Bien peu d'abonnés peuvent se passer d'Hydro-Québec, mais ce n'est pas une raison pour traiter les clients comme des otages.Cette nouvelle priorité est bien entendu celle de l'actionnaire.Le gouvernement libéral, qui suit la situation de très près, a la conscience aigûe que les électeurs ont, en revanche, la latitude de se passer de lui.Une très grosse machine «Notre image est vulnerable, elle s'est dégradée.Il est urgent de la renouveler.» Ce constat est celui de M.Marcel Couture, vice-président Information et Affaires publiques, celui qui depuis 29 ans règne en maître sur la très grosse machine à communiquer d'Hydro-Québec.Des moments de crise de l'hiver dernier, il retient trois choses: aucun discours ne pouvait sauver l'image d'Hydro-Québec; M.Claude Boivin, président et chef de l'exploitation, a bien fait de tout expliquer; et le «charriage» des médias électroniques.Pour gérer la crise que l'on n'avait pas vu venir, et pour préparer l'avenir, on a consulté M.Luc Beauregard, président de National, une très grosse boîte de relations publiques.On a même demandé à notre consoeur Nathalie Petrowski d'aller leur dire tout crû ses qua très vérités.C'est une pratique normale dans l'industrie.Le consultant a l'avantage d'apporter un regard neuf.Mais cela demeure ironique pour un service de communication qui coûte $ 15 millions.M.Couture se défend vivement d'entretenir un empire bureaucratique.Il est vrai que le boulot est énorme: relations avec les médias, consultations publiques sur l'environnement, plans de développement, commissions parlementaires, etc.Toutefois, avec des responsabilités analogues, Air Canada s'en tire avec 65 employés à travers le pays, et Bell Canada avec une centaine au Québec.II faut dire que les communicateurs n'auront plus la tâche facile pour faire aimer Hydro-Québec.Avantage achète ¦ Logiciels Avantage, de Québec, a acheté une compagnie à numéro agissant sous le nom d'Info Log.Cette acquisition comprend, entre autres, un logiciel de gestion d'inventaire (Gestion III) fonctionnant sur les systèmes d'opératnion XENIX et UNIX.Une somme de $ 700 000 a été investie dans le développement de ce logiciel.Grâce à ce nouveau marché et à son réseau de distribution, la compagnie prévoit doubler son chiffre d'affaires dès l'an prochain.Logiciels Avantage a déjà plus de 4 000 logiciels sur le marché et est spécialisée dans la conception et la distribution de logiciels de gestion.I I II ! Il II ! M M ! Il ! I ! ! ! M II I If I I I I\\\\ J I I I ! ! GAGNEZ UNE Mi AVEC PISCINEÏCREDSE ièFPprix! I ^ i / îles industries _|| tyffinevill VÀL-MAR «ville de 75J)005 BMKïpoos'de Ptscines-VaTMar intanés JàP ijjïstèfei ¦ Jffsjaurant L6S\"vërrières (te I Hotel Holiday Inn Crowne Plata IFBes Cinemas dneplex Odeon sieurs autreypox d une valeur totale de 20 000 S I BOiVIM BOISBHUNO.CuE i\\^:atnéts] \u2022.-ejjpias'ieufs autrjs'pi Le^giemems^dirtoncours sont disoombles à CKAC 73 et à La Presse loue j-au CO0E MYSTÈRE, 3 fois par jour, jusqu'au 28 avril 1969.;es deux premieres lettres de ces codes postaux correspondent-elles au vôtre?Si oui.notez le nom du lournallste du jour (mot de passe) et écoutez CKAC 73 pour connaître le chiffre mystère.Il vous sera dévoile à BONJOUR CHAMPION de 5 h 15 a 8 h 45.TOUCHE-À-TOUT de 8 h 45 à 11 h 45 et MONTREAL EN PREMIÈRE de 15 ri 15 à 16 h 45.C est le vôtre'' Vous pourriez gagner un prix instantané et une chance pour le tiraoe du gros lot de 105 000 S.De plus, si la personne gagnante du jeu est abonnée a La Presse, eue obtient 10 chances I additionnelles pour être admissible au tirage du gros lot de 105 000 $.CKAC 73 LA SUPER STATION A DE MONTRÉAL A ressorts ou en mousse, choix de formats.Modèles de styles colonial, contemporain ou traditionnel.Hâtez-vous! 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