La presse, 24 février 1989, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 24 FEVRIER 1989 Le PQ: objectif $2 millions du bureau de ta Presse QUÉBEC Le Parti québécois compte receuillir $2 millions, soit 25 p.cent de plus 3ue l'an dernier, dans le care de la campagne de financement qui se terminera à la fin mars.Hier, en conférence de presse, les deux co-présidents de l'opération, les députés Louise Hare! (Maiso-neuve) et Roger Paré (Shef-ford ), on dit ne pas s'inquiéter d'un objectif si modeste, comparé aux $7,5 millions recueillis par le Parti libéral.«On a des militants, eux des contributeurs», a lancé M.Paré.Seulement 40 p.cent des contributeurs à la caisse péquiste donnent plus de $100.Chez les libéraux plus de 80 p.cent des contributions dépassent $100.Lors d'une campagne électorale, le bénévolat des militants est plus rentable, a soutenu M.Paré, personnellement convaincu que le scrutin aura Heu au printemps.«Heureusement que les bulletins de votes déposés n'ont pas de coefficient de revenu», a lancé Mme Hard.De 52000 membres l'an dernier le PQ atteint désormais 102 000 adhérents, si on tient compte de ceux dont la carte de membre est échue depuis moins d'un an.Les membres qui auraient décidé de ne pas renouveler leur carte pour marquer leur dépit devant le départ de Pierre Marc lohnson, il y a maintenant plus d'un an, ne font donc plus partie des listes.Plus du tiers des membres du PQ ont moins de 35 ans, a relevé Mme Harel.Le «crime contre le foetus» inclus au code pénal?Adversaires et partisans de l'avortement rejettent le rapport de la Commission de réforme du droit PC et AFP OTTAWA La Commission de réforme du droit du Canada a publié hier des propositions législatives sur l'avortement dans lequel elle suggère d'inclure dans le code pénal un chapitre sur les «crimes contre le foetus».Il s'agirait d'une nouvelle infraction pour laquelle seraient condamnés ceux qui pratiquent des avortements et celles qui les subissent, en dehors des limites légales qui seraient fixées.La Commission suggère d'autoriser l'avortement «si de l'avis d'un médecin la santé physique ou psychologique de la mère est mise en danger» jusqu'à la 22* semaine de gestation et de l'interdire au-delà, sauf dans des cas exceptionnels.La Commission suggère «une solution de rechange» avec l'autorisation sans restriction de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu'à la 13e semaine puis l'interdiction, une fois ce délai dépassé, avec les mêmes exceptions que dans la première proposition.Michèle Rivet, juge au Tribunal de la jeunesse de Montréal et seule femme membre de la commission, a présenté le rapport comme un effort d'équilibre entre les droits de la femme et ceux du foetus.H n'y a plus de loi fédérale sur l'avortement au Canada depuis que la Cour suprême a invalidé la précédente législation en janvier 1988.Un rejet Les groupes pro-choix et anti-avorte-ment ont rejeté le rapport dès sa publication.Pendant ce temps, les médecins refusaient de commenter les questions d'ordre médical soulevées par le document et le gouvernement faisait savoir qu'il n'était nullement pressé de donner suite aux recommandations controversées de la commission.« Campaign Life », le plus gros groupe de pression anti-avortement au pays, a condamné le travail de la Commission, soutenant que ses propositions mèneraient à l'avortement sur demande.Le président de l'organisme.Jim Hu- ghes, s'est aussi élevé contre la recommandation que l'avortement soit autorisé si on constate que le foetus est atteint d'une malformation congénitale fatale.«Qui déterminera ce qui est fatal et ce qui ne l'est pas?», a-t-il demandé.Du côté des partisans du libre choix, la Ligue canadienne d'action pour le droit à l'avortement a tout aussi vigoureusement repoussé les conclusions des commissaires, notamment leur définition de la santé mentale et physique.Cette définition ne tient pas compte des facteurs socio-économiques, a déploré la directrice de la Ligue, Mme Robin Rowe.Celle-ci conteste tout particulièrement l'obligation faite à la femme d'obtenir la permission d'un médecin, une mesure «dégradante pour les femmes», a-t-elle dit.f ilme Rowe s'est également dit mal à l'aise avec la proposition de la Commission de réforme de créer un nouveau type de crime, le « foeticide », ou crime contre le foetus.A l'Association médicale canadienne, qui soutient depuis longtemps que l'avortement devrait être laissé à la femme et à son médecin, on ne voulait pas commenter la définition de santé suggérée par la Commission, définition qui semble contredire la position de l'Association.Celle-ci considère depuis plusieurs années que les facteurs socio-économiques non-médicaux sont un motif justifié d'avortement.Le ministre de la justice Doug Lewis a [iromis hier de prendre en considération e rapport, tout en soulignant que le gouvernement conservateur ne se hâterait pas de prendre une décision.Manifestations A Toronto, pendant ce temps, une soixantaine de manifestants anti-avortement ont été arrêtés, par un froid sibérien, devant la clinique du docteur Henry Mor-gentaler.Les protestataires voulaient manifester leur solidarité avec les 105 opposants à l'avortement qui ont comparu en cour, le même jour, à Vancouver.Ces derniers avaient été arrêtés à l'extérieur de la clinique d'avortement de Vancouver, plus tôt ce mois-ci, et devront faire face à des accusations d'outrage au tribunal.libéraux.L'ex-premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, a rencontré hier le président du Parti libéral indépendant du Nicaragua, M.Virgilio Godoy.M.Trudeau se trouve actuellement en voyage en Amérique du Sud.De passage au Brésil au début du mois, il en a profité pour faire une halte à Rio, au milieu des festivités du flambloyant carnaval annuel.PHOTOLASERAP L'Accord du lac Meech a coûté plus de $8 milliards au Québec, selon le PQ MARIO FONTAINE Plus de $8,3 milliards.C'est le prix qu'a payé, à date, le gouvernement Bourassa pour obtenir coûte que coûte la ratification de l'Accord du lac Meech, affirme le Parti québécois, qui considère ce montant comme un minimum.Un prix exhorbitant, prohibitif, estime te critique péquiste Jacques Brassard.Les « mamours» de M.Bourassa avec le premier ministre canadien Brian Mulroney ont coûté bien cher au Québec, a calculé hier le député, qui dressait le bilan des relations Ottawa-Québec depuis trois ans.«Parce que le Monsieur Bourassa a conduit les relations fédérales-provinciales en subordonnant tout à l'approbation éventuelle de l'Accord du lac Meech, il a choisi d'éviter toute confrontation avec Ottawa, au péril de nos intérêts économiques, jugeant que c'était ainsi qu'il avait le plus de chances de se faire dire oui par le Canada», soutient M.Brassard.Il chiffre à plus de $8 milliards le prix payé par le Québec jusqu'à présent pour adhérer à l'hypothétique entente constitutionnelle.$500 millions perdus pour l'agence spatiale, $616 millions en subventions aux agriculteurs, $69 millions en contrats de recherche, $3,5 milliards pour le contrat des frégates, $2,5 milliards en paiements de péréquation, $385 millions pour le développement économique régional et $700 millions au chapitre de l'abandon des lignes de chemin de fer.Des chiffres un peu «carrés» sans doute, mais qui font état du coût paye par le Québec pour ce «mauvaisaccord», lequel n'a toujours pas été ratifié par le Nou-veau-Brunswick et le Manitoba.Des pertes qu'on n'aurait pas aujourd'hui à assumer si M.Bourassa avait été ferme et persistant dans ses négociations avec le fédéral, déclare-t-on au PQ.Qui plus est, on n'en est pas au bout du rouleau, craint la vice-présidente du Parti québécois, Pauline Marois.La pression exercée par le Canada anglais risque en effet, selon elle, d'amener le premier ministre Bourassa à faire d'autres concessions pour réaliser sa promesse de réintégrer le Québec dans la consitution canadienne.Aussi le PQ exige-t-il deux engagements fermes de M.Bourassa, au moment où le premier ministre s'apprête à rencontrer officieusement ses homologues à Ottawa lundi : pour se porter à la défense des intérêts fondamentaux du Québec, le premier ministre doit établir clairement que la notion de société distincte a préséance sur la Charte canadien- ne des droits, et établir que la clause dérogatoire incluse dans la constitution ne sera pas abolie.«De cette façon, nous ne réaliserons pas un gain par rapport à la situation actuelle, précise Mme Marois, mais nous pourrons éviter un dangereux recul pour le Québec».Le Parti québécois qualifie d'obsessionnelle la volonté du premier ministre de Taire ratifier l'Accord du lac Meech au détriment, à ses yeux, des intérêts économiques du Québec.Un prix à payer bien cher, selon les péquis-tes, pour permettre à M.Bourassa de «passer à l'histoire».Ce dernier a tenu des propos assez durs à l'endroit du gouvernement central le week-end dernier, à l'occasion d'un conseil général de sa formation.«Il semble sortir de son somnanbulisme», analyse M.Brassard, qui y décèle toutefois une stratégie purement électoraliste.L'opposition voit dans les coupures une tentative de bâillonner le CLF DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Les coupures que se prépare à faire le gouvernement du Québec au budget de recherche du Conseil de la langue française sont si importantes qu'elles risquent de compromettre le rôle de cet organisme, a soutenu hier son président, M.Pierre Martel.Du côté de l'opposition péquiste, on a accueilli avec encore plus d'amertume l'annonce faite par le ministre Guy Ri-vard, responsable de la Loi 101, quant à la réduction des budgets du CLF.«S'il est vrai que le gouvernement du Québec a le devoir de protéger la langue française, comment peut-il annoncer en pleine crise linguistique une coupure a un organisme consacré à la langue française, je n'en reviens pas, il faut être dément, imbécile, ça prend du monde \"capoté\"», a lancé Guy Chevrette, leader des députés péquistes.Selon lui, Québec tente de réaliser indirectement son projet de bâillonner l'organisme, une idée mise de l'avant en 1986, dans le projet de loi 140.Même si la Loi 101 lui donne un droit de regard sur les activités du CLF \u2014 un droit dont ne s'étaient pas prévalu les ministres sous le PQ \u2014 le geste du ministre Rivard est «pernicieux», et constitue une «censure politique» selon' lui.M.Chevrette est convaincu que le ministre ne sera plus d'ici peu titulaire de ce portefeuille, et qu'on l'a par conséquent mandaté pour annoncer cette mauvaise nouvelle.(oint hier par La Presse, le président du CLF, M.Martel a soutenu que la décision du gouvernement de sabrer ses budgets avait soulevé de vives inquiétudes parmi les membres du conseil.Ceux-ci envisagent une rencontre prochaine avec lé ministre Rivard.À l'origine, Québec voulait réduire de $310 000 (soit 47 p.cent) le budget d'opération de l'organisme.Ces coupures ont été réduites à $210 000, ce qui est le tiers du budget de fonctionnement.Près de la moitié des fonds destinés à la récrier» che \u2014l'essentiel du mandat du CLF\u2014 seront coupés.Sous le couvert de l'annony-mat, l'un des membres du conseil a soutenu que le CLF dénoncera publiquement cet état de fait à la prochaine occasion.Le conseil d'administration se réunira le 10 mars prochain.Près de la moitié des 12 bres détiennent un mandant sur le point de se terminer.Plusieurs sont déterminés à ne pas cautionner un organisme sans possibilités réelles d'exercer son mandat de conseiller le gouvernement, affirm e-t-on.Le Conseil est un organisme autonome, précise M.Martel qui ne s'offusque pas toutefois que le ministre Rivard veuille avoir un droit de regard sur les activités de recherche du CLF.L'article 189 de la Loi 101 prévoit déjà que le Conseil peut «avec l'accord du ministre» faire des études sur la situation linguistique.En outre, le ministre titulaire de la Loi 101 est responsable du CLF devant l'Assemblée nationale, a rappelé M.Martel.Ce dernier ne croit pas qu'une relation d'antagonisme se soit développée entre le Conseil et le gouvernement, en dépit des nombreux avis, fort critiques, à l'endroit des politiques linguistique et constitutionnelle du gouvernement.Bourassa.« |e pense que le conseil remplit bien son rôle, il est là pour conseiller le ministre», a souligné M.Martel.La réunion des premiers ministres sera l'occasion de s'expliquer pour Filmon et McKenna MAURICE JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA La rencontre, lundi prochain, des onze premiers ministres canadiens fournira aux dirigeants politiques la première occasion de se réunir depuis 15 mois.Au départ, il devait surtout être question de la préparation de la prochaine rencontre fédérale-provinciale sur l'économie, mais il, appert maintenant que l'Accord du lac Meech occupera une large place dans les discussions.Du côté du gouvernement canadien, on s'attend à ce que les premiers ministres Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, et Gary Filmon, du Manitoba, fassent connaître les raisons profon-' des de leur hésitation à ratifier l'entente de 1987.En effet, un haut fonctionnaire fédéral a déclaré hier aux journalistes: «Nous espérons que la réunion servira à établir une meilleure compréhension entre ceux qui ont ratifié l'accord et ceux qui ne l'ont pas fait encore».Le représentant canadien a parlé sous le couvert de l'anonymat, ce qui est une condition lors de ces séances d'information pour les médias.«MM.McKenna et Filmon auront l'occasion d'exprimer leurs vues, ce qu'ils n'ont pas fait encore en présence de tous leurs homologues», a ajouté le haut fonctionnaire.Pour le premier ministre Mulroney, il n'est pas question de rouvrir l'Accord du lac Meech, a indiqué son représentant.Une attitude où le fédéral se sent appuyé par plusieurs provinces.«Nous avons l'impression que ceux qui ont signé l'entente ne sont pas tellement intéressés à renégocier».C'est le cas du Québec et, hier, Ronald Poupart, porte-parole du premier ministre Bourassa, a affirmé: «Comme le premier ministre l'a dit, ouvrir l'accord c'est renoncer à voir son adoption un jour».La semaine dernière, en visite à Ottawa, le premier ministre de l'Ontario, David Peterson, a dit souhaiter que l'entente soit ratifiée telle quelle par toutes les provinces, et ce, le plus tôt possible.Comme M.Mulroney l'affirmait dans une lettre à ses homologues, le 10 février dernier, renégocier un élément de l'entente du 3 juin 1987 c'est ouvrir la porte à une foule d'amendements et l'expérience canadienne montre que dans ce genre d'exercice il est très difficile de s'entendre sur un texte commun.En revanche, Ottawa et Québec sont tous deux prêts à ce que la rencontre de lundi produise un document parallèle à l'Accord du lac Meech où on établirait la liste des sujets et l'ordre du jour des négociations de la deuxième ronde de discussions constitutionnelles.Le haut fonctionnaire fédéral soulignait hier que l'entente du lac Meech prévoit elle-même deux questions pour la seconde ronde: le sénat et les pêcheries.Le premier ministre Mulroney veut y inclure aussi la question des droits des minorités linguistiques.D'autres provinces voudraient que soit inscrit à à l'ordre du jour de la deuxième ronde le dossier des droits des femmes et de la reconnaissance des droits des autochtones.Toutefois, il n'est pas question pour MM.Mulroney et Bourassa de discuter le fonds des dossiers du second «round».Tout au plus consent-on à mettre sur papier un menu pour les négociations futures.La réunion du 27 février permettra aussi aux onze premiers ministres, lors du lunch «informel» à Ottawa, de faire un tour d'horizon des problèmes économiques et de fixer la date exacte de la conférence annuelle sur l'économie, qui aurait lieu autour de l'été selon les premières indications.On s'attend à ce que Robert Bourassa critique la politique monétaire fédérale, qui fait en sorte que les taux d'intérêt montent rapidement depuis quelques semaines.L'Alberta et la Saskatchewan appuieront les revendications québécoises sur ce point.Par contre, il ne faut pas attendre de débloquage sur cette question, puisque le premier ministre fédéral se bornera à répéter qu'il ne peut y avoir qu'une seule politique monétaire au pays, même si l'inflation menace surtout l'économie ontarienne et non les autres régions.C'est cependant le dossier de l'Accord du lac Meech qui préoccupe le plus la classe politique, comme on a pu le constater hier par les questions des journalistes, tant francophones qu'anglophones.Ce dossier est d'ailleurs la priorité de Brian Mulroney, a affirmé le haut fonctionnaire fédéral.«Dans l'esprit du premier ministre, l'entente du lac Meech est une priorité et il ne peut y avoir d'autre changement constitutionnel à moins qu'elle ne soit ratifié».TAUX SPÉCIAL: 11 SUR 18 MOIS! irécManet BONIFIEZ VOTRE REÉR AVEC NOTRE SPÉCIAL CPG 1 AN\t2 ANS\"\t3 ANS\"\t4 ANS\"\t5 ANS\" 11V\t11 w\t1P\t11*\t11V AUJOURD'HUI Choisissez les CPG de la SNF pour investir dans votre REÉR et mc/Mi'À bénéficiez de nos taux spéciaux.Comparez et vous verrez qu'ils JUMJU A gQpf tres concurrentiels.Profitez-en rapidement pendant que ¦ 1 1/ 0/ cette offre spéciale* demeure en vigueur.I t*% Taux sujets à changement sans préavis.Minimum : 500 S ¦ ¦ » àm Institution inscrite à la Régie de 1 assurance-dépôts du Québec \u2022Aucun autre boni neî'apptxjue â celteoffre.Inttrët annuel ou eompoïd.\t\t\t\t I Libérez-vous! Conliez-nous votre avenir Société Nationale de Fiducie 425.bd de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3Gb (514)844-2050 1-800-361-8625 Me more du Groupe MFO AU SERVICE DES QUÉBÉCOIS DEPUIS PLUS DE 70 ANS B2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 FEVRIER 1989 Editorial Paul Desmarais [xevdefH du conseil d jdminiifration \u2022D Landry president et éditeur Ciauda Manon éditeur «lxxnt Marcel DastWfJhM directeur d« I miormatiofi Alain Oubuc tdKoruMte en crie* Ingersoll: début d'une fuite de capitaux?Le president du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, a provoqué soit la colère, soit l'incrédulité, en affirmant que le geste d'Ingersoll-Rand pourrait être imité par d'autres : compagnies.Que d'autres entreprises annulent des investissements à cause de la loi 178 est tout à fait possible.De nombreux dirigeants anglophones, ulcères par cette loi, partagent très certainement les idées du P.d.g.d'Ingersoll, M.William Mallory.Mais cela ne fera pas beaucoup de vagues.On ne pourra même pas parler de fuite de capitaux.Rien à voir, même de très loin, avec ce que le Québec a pu connaître après 1976 au moment de l'exode des sièges sociaux.La situation d'alors et celle d'aujourd'hui sont radicalement différentes.Replongeons-nous dans notre passé récent.Quand le Parti québécois a remporté les élections en novembre 1976, le Québec a connu une crise, on s'en souvient, marquée par le recul des investissements, le départ d'entreprises et même la chute du dollar.Les entreprises qui réagissaient ainsi estimaient que l'éventualité de la séparation du Québec créait une situation de profonde instabilité, d'autant plus grande qu'elles associaient le PQ au socialisme.Dans la logique de certaines entreprises, cela signifiait l'instabilité et de nouvelles fègles du jeu qui ne leur étaient pas favorables.Les sociétés qui ont quitté le Québec ou remis leurs investissements à plus tard estimaient qu'elles agissaient ainsi pour le bien de leur entreprise.Il n'y a rien de tel aujourd'hui.Les règles du jeu sont les mêmes après la loi 178 qu'avant.Cette loi ne change rien au climat économique dans lequel doivent vivre les entreprises.Mais, on l'a bien vu, elle représente une arrière défaite pour les anglophones qui comptaient sur les libéraux pour assouplir la loi 101 et restaurer le bilinguisme dans l'affichage.Les anglophones sont choqués \u2014 ceux de la rue, mais aussi ceux qui dirigent les entreprises.Les anglophones du monde des affaires sont peut-être plus ébranlés parce que, dans bien des cas, ils oeuvrent dans des domaines où l'anglais reste la langue dominante: on peut faire une très belle carrière à Montréal sans dire un mot de français, comme M.Mallory, encore unilingue vingt ans après son arrivée.Ce mécontentement que Ion trouve dans les entreprises anglophones peut avoir un effet.Mais il est radicalement différent de celui de 1976.Il y a une décennie, c'étaient les entreprises en tant que telles qui se sentaient menacées.Maintenant, ce sont des individus au sein des entreprises.Cette nuance est de taille.La plupart des compagnies bien gérées prennent leurs décisions stratégiques en fonction des intérêts de l'entreprise, pas en fonction des convictions ou des opinions politiques de leurs cadres.Et c'est pourquoi l'effet de la loi 178 ne peut être que limité.Il n'en reste pas moins que les attitudes individuelles peuvent avoir une influence sur le cours des activités.On sait par exemple que, dans les facteurs qui déterminent le lieu où une compagnie établira son siège social, lès goûts des dirigeants jouent un rôle important.Ainsi, à l'heure actuelle, Montréal est moins attrayante quelle ne l'était pour de nombreux anglophones.Cela peut avoir un effet indirect.Mais la portée d'un tel processus ne peut être que limitée.Rares sont les entreprises prêtes à perdre de l'argent pour un principe.En outre, comme on l'a vu dans la vraie crise, celle des années soixante-dix, le vacuum créé par des départs se comble très rapidement à un tel point que, rétrospectivement, on peut constater que l'exode des sièges sociaux a eu certaines conséquences bénéfiques pour le Québec.En somme, ce que l'affaire Ingersoll-Rand rappelle, c'est que lorsque Québec pose des gestes pour protéger son identité, il y a parfois un coût.Mais ce coût, les Québécois acceptent de le payer.Maternité : la patate chaude Le gouvernement Bourassa vient de lancer une autre patate chaude dans le camp Mulroney.Il a fait savoir cette semaine qu'il souhaite récupérer les sommes versées par l'assurance-chômage aux mères du Québec pour mettre en place son propre régime d'allocations de maternité.Ce faisant, Québec rappelle à Ottawa que la réforme en profondeur des politiques sociales se fait toujours attendre au niveau fédéral.Tous les experts sont d'accord sur un point: te statu quo actuel n'est plus viable.Le Canada ne peut entrer dans les années quatre-vingt-dix avec des politiques sociales mises sur pied pendant les années soixante.Elles sont devenues souvent inutilement coûteuses et Inadaptées aux besoins nouveaux de la société.Mais le gouvernement Mulroney, pour avoir maladroitement procédé dans l'affaire de l'indexation des pensions de vieillesse, s'est trouvé échaudé et craint maintenant l'eau froide.C'est pourquoi, lorsque la Commission Forget a remis son rapport sur la réforme de l'assurance-chômage, en mai 1987, le ministre de l'Immigration et de la Main-d'oeuvre du temps, Benoît Bouchard, s'empressa de le laisser sur la tablette.Le problème demeure cependant entier.Toutes les réformes des programmes sociaux au Canada se heurtent au même obsta-; de.On ne peut procéder tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas i redonné à l'assurance-chômage son vrai rôle: celui d'une «protec-; tfon temporaire du revenu contre les pertes soudaines d'emploi ».; Comment se fait-il en effet que ce soient les fonds de l'assurance-chômage qui financent les congés de maternité, qui n'ont pourtant rien à voir avec des mises à pied.Là-dessus, le Rapport Forget proposait au gouvernement fédéral de réduire les prestations qu'il accorde, qui lui coûtent environ $5 milliards annuellement, à un plafond de $3 milliards.Les montants ainsi épargnés serviraient ensuite à élaborer, de concert.avec les provinces, divers programmes de soutien du revenu, comme celui envisagé présentement par le gouvernement Bourassa pour les congés de maternité.Un gouvernement ne gagnera jamais un concours de popularité en procédant à une telle réforme; le gouvernement Bourassa s'en est rendu compte lorsqu'il a touché à l'aide sociale.Il n'en demeure pas moins que même si on peut critiquer de nombreuses modalités de la réforme Paradis-Bourbeau, on doit lui donner raison sur le fond.L'aide sociale ne saurait être un mode de vie, et toute personne employable a le devoir de faire l'effort nécessaire pour améliorer son sort.I Ottawa doit faire preuve du même courage.L'assurance-chômage ne devrait plus être un programme fourre-tout.Avec l'argent épargné par la réforme, il sera ensuite possible d'élaborer divers programmes d'aide correspondant aux besoins nouveaux de la société.Pierre VIKN4T Entre l'OLP et Israël Notre vocabulaire est parfois étrange.Quand un ministre part en mission au Moyen-Orient, pour tenter un rapprochement entre toutes les parties impliquées dans un conflit en apparence sans issue, sa démarche est présentée comme une \"offensive» diplomatique.Peut-être que lorsqu'il s'agit de la concurrence que se font Russes et Américains au Moyen-Orient le mot «offensive» est-il particulièrement exquis.Car il est assez évident que le président Bush n'entend pas laisser le champ entièrement libre à l'envoyé de M.Gorbatchev au Moyen-Orient.Le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Chevardnadze, vole de capitale en capitale et vient d'avoir de longs entretiens au Caire non seulement avec le président Moubarak, mais avec le ministre israélien des Affaires étrangères et avec nul autre que M.Yasser Arafat, président de l'OLP.: Ou côté soviétique, le but de ces démarches est de pousser l'idée d'une conférence internationale à laquelle participeraient, outre les parties au conflit, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.Même si les conversations entre M.Chevardnadze et le ministre israélien n'ont pas été suivies de l'annonce d'une grande nouvelle, le contact marque une étape de plus sur la voie du rapprochement entre Moscou et l'État hébreu.; Depuis un certain temps, les signes d'un dégel sont nombreux.Sur les plans religieux et culturel, sur celui de la libre circulation dès personnes (Juifs souhaitant quitter l'URSS), le style Gorbatchev a rendu les rapports beaucoup plus aisés.On dirait que les déboires que connaît Israël en Occident poussent les dirigeants de ce pays à rechercher des consolations à l'Est.Après une rupture qui aura duré depuis plus de vingt ans, les circonstances favorisent un rapprochement avec l'URSS.Sourires à Israël.Mais main tendue à Yasser Arafat, chef de l'OLP.Dans la capitale égyptienne, M.Chevardnadze aura donc parlé à l'un et à l'autre, ce qui constitue un exploit, étant donné qu'aux yeux des Israéliens Arafat et l'OLP n'ont pas d'existence et ne doivent pas en avoir.Comme il fallait s'y attendre, à l'occasion de sa visite à Paris, le premier ministre d'Israël, M.Shamir, a répété son opposition à toute espèce de reconnaissance de l'OLP comme interlocuteur.Aux yeux du gouvernement français, cette position est irréaliste.M.Rocard l'a répété quand il a mis M.Shamir en garde contre «les dangers d'une immobilité trop longtemps prolongée».La saison promet d'autres offensives diplomatiques.Après Paris, M.Shamir visitera Washington, où il ira défendre son fragile dossier.Guy CORMIER pou* sATis&uie ua^âtouah.La boîte aux lettres Les cinémas de quartier Monsieur Luc Perreault, chroniqueur de cinéma ¦ En lisant votre article «Que sont devenus les cinémas?», une frustration a refait surface.(.) l'ai toujours été étonnée qu'aucun critique ne souligne l'incongruité de présenter en primeur dans des salles de quartier des films importants.Si l'on veut faire de Montréal un lieu privilégié du cinéma, alors qu'on commence par une bonne mise en marché! Quand je vais à Paris, à Londres ou à New York, je ne dois pas courir les succès ou les nouveautés dans des quartiers retranchés.(.) Il est inconcevable qu'à Montréal on ne puisse trouver au centre-ville Camille Claudel, Chouans et qu'on ait attendu deux mois avant d'y voir Les Tisserands du pouvoir! Les salles du Berri, du Parisien et du Complexe Desjardins devraient être les premières servies.Je n'ai rien contre les salles de quartier, mais après le centre-ville! Nicole B.-LANGEVIN Ile-des-Soeurs Borduasà Saint-Hilaire ¦ Lors de la récente rétrospective de Borduas au Musée des Beaux-Arts de Montréal, à la fin de ma visite commentée comme guide bénévole, j'ai souvent souligné le triste sort qui menaçait Tes restes de Borduas inhumés au cimetière du Père Lachaise, à Paris.Comme je suis heureuse d'apprendre, par la voie de votre journal, que des «amis de Borduas» ont réussi à rapatrier les cendres de cet artiste qui a si chèrement payé sa fidélité à ses convictions.Quelle consolation de penser que Borduas, tel qu'il le souhaitait, reposera enfin à Saint-Hilaire.non loin de son illustre maître, Ozias Leduc.Thérèse LACROIX Montréal Sexisme à McCill?¦ Cette lettre a pour but d'exprimer notre profond désappointement et notre indignation face à la dernière partie de l'article de Marie-Claude Lor-tie, publié le lundi 6 février dernier.Selon Mme Lortie.nous, les étudiants en génie de l'université McGill, affichons des attitudes sexistes sur notre campus.Sa seule force de référence est une dénommée Bobby Gill, du Centre des femmes de Concordia, qui affirme que nos attitudes se reflètent directement dans le journal le Plumber's Pot.Si vous remarquez bien, tout cela s'est dit au temps présent, laissant entendre que nous affichons présentement des attitudes sexistes envers les femmes.Fait étrange, on ne donne aucun exemple de cette situation.Nous apprenons ensuite que la publication du Plumber's Pot a été arrêtée en novembre dernier.(.) Le EUS fait beaucoup d'efforts pour ramener à la normale son image et son implication sociale.Les étudiants en génie, avec une population féminine de 19.6'*, ne sont vraiment pas du type sexiste.Nous avons organisé, conjointement avec Centraide et les deux autres facultés de génie de Montréal, Concordia et Polytechnique, une journée de travaux ( peinture, menuiserie, nettoyage) dans 6 des 8 centres pour femmes victimes de violence conjugale du grand Montréal.La possibilité d'une conférence sur la violence faite aux femmes organisée conjointement avec ces mêmes centres et notre association étudiante est aussi envisagée.Nous avons participé financièrement à la campagne de sensibilisation sur le harcèlement sexuel organisée sur le campus.Nous envisageons aussi de nous associer à un programme qui vise à reconduire les femmes chez elles lors de la fermeture des différentes bibliothèques.(.) Erick LACHAMBRE Vice-Président aux affaires externes McGill Engineering Undergraduate Society La littérature au secondaire Reginald Martel, critique littéraire ¦ Dans votre chronique du 14 janvier, vous vous opposiez «au chauvinisme qui se donne des airs de vertu nationale».Vous réagissiez à un texte de Gaétan Lévesque qui, analysant Lire et aimer lire au secondaire, constatait l'absence de la littérature québécoise dans l'enseignement du français.Vous vous demandiez «de quoi se mêle le ministère de l'Éducation, qui propose aux professeurs de français des listes d'ouvrages littéraires à étudier dans leurs classes».Ce qui étonne et déçoit, ce sont les conclusions que vous tirez et qui déplacent le problème que M.Lévesque a, par ailleurs, fort justement soulevé.Ainsi, à propos de son texte, les lecteurs et lectrices de votre chronique n'ont malheureusement pas lu le texte que vous commentiez.Permettez-moi d'en citer un extrait: «On ne doit pas s'y méprendre, je ne veux pas qu'on élimine la littérature étrangère des cours de français au secondaire».Comment avez-vous pu, alors, inti- tuler votre chronique: La fermeture aux autres de A à XYZ?Dans le contexte québécois, votre propos s'inscrit dans une évacuation de la culture québécoise au profit d'une «francophonie internationale».Parcourez les rayons des librairies ou les pages de nos quotidiens, écoutez la radio ou la télévision et vous vous rendrez rapidement compte que notre littérature n'a droit qu'à la portion congrue.Ce que M.Lévesque indiquait, c'est qu'il n'en serait pas autrement dans nos écoles.D'où l'inévitable question; la littérature québécoise a-t-elle droit de cité?Ce qui m'inquiète dans vos propos, c'est la relation de cause à effet que vous établissez entre un «enseignement normal de la littérature québécoise» et une «politique de fermeture à la culture des autres».Face à tous les impérialismes linguistiques, culturels, économiques et autres, vouloir un accès NORMAL à notre littérature équivaut, pour vous, à un manque d'ouverture.Compte tenu de la situation de notre littérature, votre analyse manque totalement de pertinence.(.) Bruno ROY Président Union des écrivains québécois N.B.M.La Prisse accorda priorité sous cette rubrique 8ÛS lettre qui Font suite à des articles publics dmu $es pages et se reserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer sou texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de telephone.Adresser imite correspondance comme suit: La boite ans lettres.Lu Presse.7.rue Saint-facques.Montreal.IUY IK9. LA PRESSE.MONTREAL.VBKWEOt 24 FEVRIER 1989 Opinions «Disparaître», document alarmiste ou simplement réaliste et stimulant?Le film réalisé par l'Office national du film et présenté le dimanche 12 février sur les ondes de Radio-Canada, a provoqué à La Presse une avalanche de courrier.Un long commentaire a paru lundi dans cette page et, aujourd'hui, d'autres points de,vue sont exprimés.Quelques-unes des lettres reçues ont été abrégées pour permettre au plus grand nombre possible de lecteurs de s'exprimer et.ainsi, d'offrir un meilleur éventail d'opinions.¦ Le document «Disparaître» est un coup de canon tiré dans le camp de ceux qui étaient en train de nous imposer, subrepticement, à la faveur de la dénatalité, une modification radicale (et non pas normale ) de la composition ethnique de notre peuple, et par suite de notre identité nationale.On a fait des élections ou des référendums sur des questions politiques et économiques, mais jamais le peuple n'a été consulté sur une question aussi vitale que la composition humaine de la nation.On n'ose pas.Mais c'est dangereux de ne pas le faire.D'une part, Mme Robic, talonnée par tous les lobbys du multiculturalisme, a décidé de privilégier un type d'immigration ethnique, sans se préoccuper de savoir si les Québécois étaient d'accord.D'autre part, la coterie des intellectuels de gauche s'est mise à snober les «tricotés serrés», à culpabiliser le Québécois de souche déjà si timide, à faire peur au monde» ( oui, Mme Gagnon ! ) en traitant de racistes ou de fascistes tous ceux qui refusent de se laisser imposer en douce et par la force des changements de fond que le peuple n'a jamais voulus.Ce qui se passait était .une sorte de fraude sociale.Sous prétexte de la dénatalité, on essayait de nous faire croire qu'une immigration ethnique massive s'imposait.Comme si pareille «solution» ne comportait pas les plus grands risques.Mme Payette a dit : c'est assez de ce sapin : s'il doit y avoir changement, au moins discutons-en et consultons la population.Nos grands démocrates sont enragés mais ils ont tort car l'émission critiquée permet enfin la tenue d'un débat démocratique et public sur une question fondamentale qu'ils ont tout fait pour occulter.André SIMARD Longueuil Madame Payette.Monsieur Mercier Un mauvais goût et un malaise me restent au coeur après votre reportage « Disparaître».Cela a commencé avec la remarque: «Les Tremblay qui sont ici depuis toujours».Ainsi.«400 ans» égalent «toujours»?C'est cela la «vieille souche»?11 n'y avait donc personne quand ils sont arrivés ici?Encore une fois, on va parler de notre avenir menacé en occultant notre passé de «nation française».Nous fûmes une colonie de la France puis de l'Angleterre.Nos arrière-grands-parents colonisateurs, les Tremblay et autres participants volontaires ou involontaires, sont venus ici déposséder les nations autochtones de leurs terres, leur culture, leur langue, et les exterminer, l'épée ou la hache du défricheur dans une main et la croix dans l'autre.«Nous n'avons pas au Québec un passé raciste meurtrier», di-siez-vous?Et c'est encore notre élite de la nation française d'Amérique qui, pendant qu'elle éliminait les «sauvages», vendait au plus offrant nos ressources, nos bras, nos ventres fertiles.C'est elle qui nous a maintenus dans l'ignorance, la pauvreté et la peur pendant 400 ans, gouver-nants et clergé main dans la main.mais en français, il est vrai ! Et même après une Révolution bien tranquille, elle a continué, la trahison des élites, car, une fois au pouvoir, à part la Loi 101 et sa relative protection de la langue, le Parti québécois lui-même n'a pas rempli ses promesses au peuple québécois qui l'a élu: travaillcurs(euses), jeunes, femmes, certaines minorités ethniques.et autochtones.Or une nation, ce n'est pas qu'une langue.Oui.les Québécoises, laissées pour compte par la nation pendant des siècles, font la grève du ventre.Oui, les immigrante)s arrivent dans un océan anglophone où la langue qui donne à manger, y compris au Québec malheureusement, est l'anglais.Malgré certaines réflexions sur le racisme, se dégage l'impression que ce sont maintenant les immigrantes qui seraient la menace à notre survie.Mon malaise augmente.Nous n'avons pas encore su au Québec nous entendre sur un projet de société où nous contrôlerions notre économie et donc notre culture, et nous exigeons des immigrants qu'ils fassent ce que nous ne faisons pas nous-mêmes: respecter et faire respecter notre identité culturelle!(.) Véronique O'LEARY Montréal Lise Payette, animatrice de l'émission.Les guettos de Montréal Certains voudraient un moratoire sur l'immigration.Madame Lysiane Gagnon, ¦ Quelle mouche vous a piquée, madame?Le documentaire de Mme Payette avait peut-être des défauts, mais des penseurs de la trempe de Gary Caldwell sont trop rares et trop précieux pour qu'on ne révèle pas les petitesses commises à son égard dans votre chronique du mardi 14 février.Vos excuses seraient de mise.Charles CASTONGUAY Hull ¦ Il y.a une évolution très importante dans l'esprit de tous les Québécois francophones.C'est que l'immigration, sous sa forme actuelle, contient à coup sûr les germes de notre génocide.Il n'y a qu'une seule solution au problème: c'est un moratoire immédiat sur toute immigration non francophone, allié à une vaste politique nationale québécoise pour stimuler une immigration massive de jeunes francophones européens, par un statut «privilégié» et un programme d'accueil bien organisé.l'ai connu de nombreux jeunes Français et Françaises qui m'ont dit: «Si vous saviez à quel point il y a des jeunes de France et d'Europe qui aimeraient venir au Québec.Mais c'est très difficile et ça prend des années d'attente.» Il faut dissoudre à tout jamais ce mythe que les jeunes Européens ne désirent pas venir ici.Louis-Laurent GAUTHIER Montréal ¦ Le très réaliste documentaire «Disparaître» télévisé par Radio-Canada suscite de bizarres réactions parmi les immigrants et ceux dont la langue maternelle n'est pas le français.Pour nos anglophones, le film de l'ONF sent le préjugé.Et pour les Noirs, il dégage du racisme.Peut-être est-il discriminatoire Madame Lysianne Gagnon, ¦ Oui, il y a des ghettos à Montréal ! |e peux vous les faire visiter si vous le désirez.Il y a des rues complètes où les gens vivent comme à New-Delhi, comme à Ban kok.Des rues comme la rue Grehet, la rue Décarie nord, la rue Sherbrooke ouest.Des quartiers comme Côte-des-Neiges, Cha-meran et Parc Extension où la langue usuelle n'est ni le français ni l'anglais, mais bien l'arabe, le swahili, etc.Nous sommes loin de Marseilles, dites-vous?Prenez donc le métro Villa-Maria le soir vers 8 heures, ou l'après-midi vers 3 heures: vous y côtoierez des jeunes en colère.On leur a promis l'Amérique, ils se retrouvent en pleine confusion linguistique, dans un pays qu'ils ne connaissent pas.Ils n'avaient qu'un rêve, l'Amérique; ils se retrouvent dans un no-man's land.Va-t-on leur défendre demain d'écouter «Cheap Trick?» Va-t-on leur demander de se rallier à un peuple moribond?Ils viennent de pays divisés, ils nous arrivent meurtris et ne se reconnaissent qu'en Michael Jackson.Peut-on leur servir Dollard-des-Ormeaux?Et que dire de nos jeunes Canadiens français «pure laine?» Allez dans les discothèques: ils s'y amassent presque tous les soirs.Depuis Pagliaro, pas un rockeur québécois ne les fait danser, ils ne veulent pas du français de leurs parents.Entre le canal S et le canal 3, la bataille est perdue, |e ne les blâme pas, je ne désire Flus être une unilingue française.ai perdu la foi, on me l'a grugée petit à petit avec des querelles de cochers, je suis plus indépendantiste que toi et papati et papata.le ne suis pas raciste, l'ai bien essayé de sonner l'alarme depuis dix ans.mais à chaque fois on me traitait de xénophobe, le reproche à ces gens-là leur manque de vigilance, leur vision à court terme.Au soir du référendum, la mine basse, l'oeil rougi, nous nous sommes ralliés trop vite à la majorité.Comme mouton on ne fait pas mieux.Devant notre mort imminente, les forces nous manquent et la mobilisation semble utopique.Des marches?Des rallyes?Après la soirée on se ramasse dans un ghetto français.Pas question de fêter en dehors du Plateau Mont-Royal.Nous sommes en phase terminale, il ne nous reste que le choix de la mort.|c la désirerais honorable.le ne veux pas assister à.des querelles personnelles dans les journaux.|e ne veux pas avoir à choisir entre Mme Payette et Mme Gagnon.Laissez-moi mourir en paix en Floride, au soleil, entre mes disques de Michel Louvain et le gros rire de Gérard Vermette.PaulcTOURIGNY Montréal pour les Italiens?Antisémite pour les juifs?Irrespectueux pour les musulmans?Sur 126000 immigrants au Québec, 114000 ont délaissé leur langue d'origine pour l'anglais, rapportent les journaux.Si la France et l'Angleterre payent déjà le prix de leur colonialisme, est-ce maintenant au tour du Québécois de payer pour son accueil et sa tolérance?Notre «petite majorité» va-t-elle céder ses propres droits à la «grosse minorité»?Noël CHARBONNIER i Montréal ¦ Madame Payette, quand vous étiez au pouvoir, quelle politique de la famille avez-vous proposée aux Québécois?.Vous avez ridiculisé les Yvettes, celles qui poussaient des enfants et qui avaient choisi de rester à la maison pour s'en occuper.La France avait déjà une politique de la famille en ce temps-là.Pourtant, cela ne semblait pas vous inspirer puisque vous meniez une politique de démolissage de la famille.Enfin, vous êtes arrivée à de meilleurs sentiments! Bravo Mieux vaut tard que jamais.(.) Natania ETIENNE Moncton, N.-B.¦ Bravo au réalisateur et à toute l'équipe de l'ONF d'oser mettre sur la place publique «l'enjeu d'une nation » dans le contexte actuel du Québec.Cependant «Disparaître» brosse un tableau sombre de notre société québécoise.(.) Puis-je espérer que le discours des prochains films soit davantage mobilisateur et touche, par la positive, les cordes sensibles de notre société québécoise.Constater les faits, oui, mais ne pas en rester là.Analyser notre passé, oui, mais pour mieux cerner notre avenir.Se mobiliser vers l'avant, c'est de cela que nous avons besoin comme peuple.Un projet de société qui passe par les familles en les respectant dans toutes les réalités, me semble une route à suivre à tous les niveaux de gouvernements, d'organisation sociale et économique, des médias aussi.Former en informant, une mission dynamisante.Merci d'avoir osé.Anne-Marie LAROSE MARTIN Cap Rouge ¦ C'est à force de se regarder le nombril, d'entretenir de fausses fiertés et de se borner à ce qui est étranger que nous allons disparaître.Nous passons à côté de la question.Commençons par commun' quer.Pensons à la planète et surtout, pensons aux enfants.Christian LEMAY Montréal ¦ Une telle émission a de quoi réallumer la passion du nationalisme étroit ethnocentrique, chère aux nationalistes bornés du Québec et capable de conduire au fascisme.(.) Van KIM Université Laval Madame Lysiane Gagnon, ¦ Vous avez tenu à l'endroit du documentaire de madame Payette des propos fort méprisants.Malgré ses erreurs, ce documentaire est une mise au point sur des problèmes quasi inévitables auxquels nous devrons peut-être faire face.Pendant que vous écrasez madame Payette de vos statistiques, il n'en demeure pas moins que dans mon quartier, on entend de moins en moins parler le français, que dans les écoles, il existe des tensions réelles entre gens d'origines et de cultures très différentes qu'on oblige à vivre ensemble du jour au lendemain.Votre point de vue (je peux me tromper) semble celui d'une personne qui jouit du privilège de pouvoir choisir l'environnement immédiat dans lequel elle désire vivre et dont le milieu social et professionnel a de bonnes chances d'être en harmonie avec sa culture et son éducation.Tant mieux pour.vous si c'est le cas.Mais bon nombre de gens vivent la promiscuité des appartements, utilisent chaque jour le transport en commun, et leurs enfants fréquentent l'école publique.Ce sont eux qui vivent ces transformations de façon tangible.*.) Francine DESROCHERS Montréal ¦ La Société Radio-Canada et l'ONF nous ont infligé un pseudodocumentaire qui reprend en fait toute la propagande alarmiste et se fait l'éeno de tous ceux qui la distillent au nom de la pureté raciale, linguistique, culturelle et ce, avec les deniers publics.Il est plus facile de faire peur au monde en lui faisant croire que Montréal sera un nouveau Miami à cause des immigrants que de rassurer avec les faits qui démontrent une certaine paix et une certaine harmonie dans les rapports majorité-communautés ethniques.(.) Hamid LAIDAOUI Montréal ¦ Comment la direction de Radio-Canada a-t-elle pu autoriser la diffusion d'un reportage aussi discriminatoire et erroné que Disparaître?|e ne comprends pas que l'ONF ait pu dépenser autant d'argent pour un si mauvais document, où les seuls intervenants «choisis» avaient tous le même point de vue.M.Le Pen et ses partisans du Front populaire auraient largement financé ce reportage qui parle si bien leur langage (.).Annick FOULON Immigrante, 1966 B3 ( îérald LeBlanc L'art de tourner en rond S'il est un domaine où lean Dore risque de décevoir bien du monde, c'est celui de la production,* d'un plan directeur pour l'aménagement du centre* ville de la métropole du Québec.La déception sera à la mesure des énormes attentes suscitées chez les Montréalais.A l'été 85, au sommet économique, tout le monde avait reconnu l'importance du centre-ville de Montréal, le coeur de la métropole et le point de rencontre du Québec avec le monde.Cette prise de conscience venait consacrer un vaste mouvement, réduit au silence sous le règne du monarque Drapeau, visant à mettre Montréal sur la carte du design urbain, de la planification audacieu-, se des centre-villes.En élisant, en novembre 86.une administration municipale issue de ce mouvement montréalais-de réforme, on croyait que l'ère de l'improvisation et de la jungle était enfin révolue.Que s'est-il passé depuis?On nous a d'abord dit que le nouveau Montréal ne se lèverait pas comme champignon de la dernière pluie.Il fallait préparer le terrain et étoffer le dossier.Très bien, on allait donner la chance au coureur et s'armer de patience.Puis en avril 87, John Gardiner, le responsable de ce dossier au comité exécutif, mettait notre patience à rude épreuve, en annonçant qu'il faudrait attendre deux ans avant que Montréal ne dispose d'un plan directeur du centre-ville.Sachant que ce plan conditionnerait le développement des 50 prochaines annnées, nous avons encore accepté de freiner notre hâte intempestive.Puis vint, à la fin mars 88, un an et demi après l'élection, l'énoncé d'orientation de l'aménagement du centre.On parlait alors de «geste historique pour le centre-ville de Montréal».On y retrouvait un bon résumé des grandes composantes du dossier ( la Montagne et le Fleuve, nécessité de délimiter le centre des affaires, partage équitable des grandes fonctions habitation-industrie-bureau) mais rien de neuf, aucune piste des choix préconisés par la ville, aucune trace des coûts d'une option par rapport à une autre.Un point de départ trop flou pour soulever l'enthousiasme ou la réprobation.Il n'y eut pas de réaction, car il n'y avait pas eu d'action.La déception commençait à prendre des allures de permanence, mais il fallait faire un dernier effort, car on nous promettait une grande consultation.Les séances d'information et de consultation ont bien eu-lieu, au printemps 88, et le comité a remis son rapport, une brique de 200 pages, en novembre 88.On y retrouve une cinquantaine de recomman-.dations, une bonne liste d'épicerie mais aucun avant-goût de ce que deviendra le centre-ville de Montréal.Depuis deux mois, je me retiens de crier à l'exaspération devant la totale perte de temps subie depuis deux ans.Effectivement, 27 mois après l'élection de Jean Doré, nous en sommes encore à la case départ et n'avons aucune idée des choix que préconise la Ville.La consultation a été un exercice inutile, car personne ne savait sur quoi elle portait.Comment eh effet réagir, quand il n'y a rien sur la table?Comment se prononcer quand les élus ont peur de le faire?La confirmation de mes appréhensions m'est arrivée cette semaine, sous forme d'une lettre envoyée au maire Jean Doré par le président de la-Chambre de commerce de Montréal, Serge Godin, en date du 9 février.M.Godin y fait part de réactions, fort pertinentes, à de nombreuses recommandations du comité consultatif.Comment expliquer, par exemple,' qu'on propose la création d'un parc sur les terrains de l'UQÀM, juste au nord de la Place des Arts, sans même faire état des projets précis de ces institutions?Plus important encore, M.Godin met en douté l'ensemble de l'opération.«Nous déplorons le fait qu'aucune vision globale ne se dégage sur l'avenir de -l'arrondissement centre.Nous nous retrouvons devant un rapport technique qui dresse une liste de propositions intéressantes, mais d'où sont absentes-toutes lignes directrices qui nous permettraient de voir clair sur l'avenir du centre-ville de Montréal.Or, nous croyons que Montréal a besoin, pour se développer, d'une vision audacieuse d'elle-même.» Il est révélateur que ce soit la Chambre de commerce, par tradition portée sur le maintien du statu quo, qui supplie le maire Jean Doré, élu sous une bannière réformiste, de faire preuve d'audace.C'est te monde à l'envers et c'est la confirmation qu'on tourne en rond depuis deux ans et demi.À moins d'un radical changement de cap, nous nous retrouverons avec un plan directeur, prévu pour la fin de 89, aussi insipide que les documents produits à ce jour.Il faudrait faire comprendre au maire Doré et à son équipe que leur allergie à la controverse, une sorte de réédition du syndrome péquiste post-référendaire, équivaut à un manque total de leadership.Comment suivre quelqu'un qui refuse de nous dire où il s'en va?Jean Doré devrait aller rencontrer le maire dé Barcelone, une ville qui suscite l'envie pour son aménagement urbain.L'été dernier, au colloque Dessein sur Montréal, Joan Busquets, le directeur du service de l'urbanisme de Barcelone, nous avait présenté un album des réalisations de sa ville, de 82 à 86.Le tout précédé d'une lettre du maire de Barcelone, Pasqual Maragall, dont je traduis un passage.«Je puis vous assurer de l'importance du rôle de nos urbanistes dans l'effort collectif pour mettre le nom de Barcelone sur la carte du monde, pour recouvrer la fierté de notre paysage urbain, et pour susciter un climat de controverse et de discussion dans la société catalane, menacée par le conformisme, l'uniformité et la peur de la confrontation.Ce fut une opération risquée et même dangereuse, mais je suis convaincu que ce fut le bon choix.» Si je comprends bien, il serait temps que l'administration Doré cesse de présenter des annexes, intéressantes et coûteuses, à un énoncé de politique inexistant.Il serait temps que le maire prenne le risque de nous dire où loge son administration.Le temps de choisir, par exemple, entre une ville à l'horizontale ou à la verticale et de le dire aux Montréalais.Le temps de présenter des options étoffées pour le centre des affaires, le centre-ville est, le Vieux-Montréal.Autrement, il vaut mieux continuer la méthode au coup par coup de l'ancien régime, qui avait l'avantage de sauver du temps et beaucoup de papier.On pourra alors arrêter d'espérer et cesser d'être décu.On saura pourquoi le plan directeur du centre-ville ne suscite aucun intérêt dans le public. Arts et spectacles LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 24 FEVRIER 1989 Une scène du film tchécoslovaque d'une afflllgeante banalité J'aime, tua/mes.Politisé, le Festival #e Berlin?Oui.SERGE DUSSAULT On dit de Berlin que c'est un festival politisé.Le palmarès de mercredi le montre bien.Comment expliquer autrement qu'un film ; tchécoslovaque d'une afflli-.géante banalité (J'aime, tu ai-[mes) ait décroché un prix de ;mise en scène?Le film avait !été interdit pendant huit ans ; parce qu'il donnait de son pays - une image extrêmement néga-.live.La censure est toujours bèic.Il aurait fallu alors donner au metteur en scène une médaille.de la liberté.Mais I pas un prix de mise en scène! \"\"-Ce prix aurait dû aller au Ri-vejte, à qui on a accordé une dérisoire mention spéciale poAir « le charme, l'humour et la fantaisie » de son film.Com-me si la Bande des quatre n'était qu'une gentille histoire sans conséquence.Comme si la mise en scène de Rivette était sans invention! i Et comment expliquer autrement que par calcul politique que le jury ait accordé un prix spécial au film soviétique (le Serviteur) en parlant de « nouvelles perspectives dans l'art cinématographique»?Dieu sait que Vadim Abdraschitov n'est pas un Tarkovski! Les pays de l'Est règlent aujourd'hui, sans danger, leurs comptes avec le stalinisme.Abdraschitov suit la mode.D'où la récompense au.bon serviteur.Une contradiction Après avoir sacrifié à la poii-Trique, le jury s'est tourné vers ;fes Américains.Alors que toute TEurope s'inquiète de l'im-! périalisme culturel américain, ;les onze membres du jury ' n'ont rien trouvé de mieux que de leur accorder le tiers des neuf prix.Dont le plus impor-; tant, l'Ours d'or, attribué à Rain Man, qui d'ailleurs le méritait.Le prix d'interprétation ; masculine est allé à un autre \u2022 Américain (Gene Hackman), ! et Eric Bogosian (Talk Radio) j s'e'st vu gratifié d'un Ours d'ar- \u2022 g'ent de la meilleure perfor-J mànce individuelle, prix créé | tout exprès pour lui.\u2022 i Plusieurs cinéastes craignent ! que le projet d'une cinémato- [ ; graphie européenne ne tourne \u2022 court ou ne donne naissance à ) un cinéma fait de tant de corn- \u2022 promis qu'il n'intéressera per-! sonne.Et plusieurs se rendent | ; cpmptc que la force des Américains n'est pas que dans leur | ! marketing.Leur cinéma est ; d'une vitalité étonnante.Et il i faut être dans le Berlin emmu-I,' ré pour comprendre combien les grands espaces des westerns ou des road movies peuvent en Europe symboliser la liberté-Films québécois en Israël « Pourquoi je viens au festi-val de Berlin ?Parce qu'on .m'invite, toutes dépenses payées! » Le distributeur israélien Sammy Beracha s'est « re-I, posé à Berlin après avoir tra-: vaille très fort au marché du : film de Monte Carlo ».À Ber-; lin, dit-il, on ne vend presque |i pas.Les pays de l'Est y sont, mais pas les gros distributeurs internationaux.Beracha connaît le cinéma québécois.« l'ai acheté, via la compagnie américaine Image, les Portes tournantes et je crois que nous allons inviter à Tel Aviv le metteur en scène du film, Francis Mankiewicz.l'ai aussi acheté cinq films des Production La Fête.Malheureusement, la Guerre des tuques n'a pas très bien marché chez nous.» En Israël, les films étrangers sont sous-titrés.« On a essayé le doublage, ça n'a pas marché.» Radio-Quebec à Berlin Daniel Lajeunesse, responsables des achats de longs métrages à Radio-Québec, était à Berlin pour voir ce qui pourrait l'intéresser.Il a visionné quarante-cinq films.Dans la compétition, dans les sections ' parallèles, au marché du film.« |'ai beaucoup aimé Un petit film d'amour du cinéastes polonais Krzystof Kieslowski.j'ai aussi vu trois films britanniques très beaux.The Dress Maker de Jim O'Brien, High Hope de Mike Leigh et We Think the World of You de Clin Gregg, avec Alan Bates, l'ai vu le dernier film de Dani Levy \u2014 qui a fait Toi et moi aussi \u2014 Robbykallepaul, qui a eu un bon succès au marché du film.» Daniel Lajeunesse me mentionne quelques autres films.Dont un danois ( le Ciel et l'enfer de Morten Àrnfred) et le film hongrois de la compétition (Avant que la chauve-souris n'achève son vol de Peter Timar).« À Berlin, les distributeurs québécois s'informent des trucs qui m'ont intéresse avant de conclure une entente : ils veulent s'assurer d'une vente télé pour rentabiliser leurs achats.» ¦ Hier commençait à la Cinémathèque québécoise une rétrospective (onze longs métrages, six courts métrages) consacrée au cinéaste est-allemand Alexander Klu-ge, l'un des chefs de file du nouveau cinéma allemand.Au programme ce soir : les Artistes sous le grand chapiteau : perplexe (avec sous-titres français).¦ La cinéaste québécoise Da-niele /.Suissa a reçu smedi dernier, des mains du Prince Albert de Monaco, une plaque accompagnant le Prix de la Croix-Rouge monégasque pour le film No Blame dont elle est la productrice, la co-scénariste et la réalisatrice.¦ Rosalie Goes Shopping, le dernier film de Percy Adlon (Bagdad Cafe), sera présenté au printemps a Cannes.A prévoir : une bataille entre distributeurs pour mettre la main sur le film.¦ Session d'information, le 14 mars à l'Institut québécois du cinéma, sur la situation des salles de cinéma au Québec.« De 1983 à avril 1988, rappelle le communiqué de l'Institut, le Québec a vu disparaître 127 salles de cinéma, 48 salles parallèles et 13 ciné-parcs.» Steve Earle : Tout d'un président des Hell's en fin de mandat MARIO MOV Evidemment, il était fatal que le travail de Steve Earle appelle la comparaison avec ce que Fait lohn Cougar Mellencamp.Alors, aussi bien vous le dire tout de suite: Earle est peut-être de la même lignée que l'autre sur le plan de l'authenticité; mais la comparaison est loin de l'avantager s'il est question d'imagination, de raffinement, de virtuosité et d'intelligence.Steve Earle a la tète, l'allure générale, le comportement et le discours d'un président des Hell's Angels en fin de mandat; ainsi pourvu, il a brassé le Spectrum, hier soir en chauffant la scène avec un rock de racines \u2014Earle n'est pas né in a small town mais dans un village.\u2014 lourd, massif, un peu monocorde mais efficace.L'homme se pointe avec sept musiciens qui, pour moitié ( Bucky Baxter, Ken Moore, Kelly Looney), sont ceux apparaissant sur son dernier microsillon, les autres étant des jeunes de Nashville qui ont tout à prouver.En arrière-scène, est suspendue la tète de mort garnissant, elle aussi, le dernier microsillon, « a pretty scary album ! », admet Earle.Équipé d'une mandoline, il débute avec Copperhead Road, son succès absolu, qui introduit ce discret synthé métamorphosé en cornemuse \u2014il le sera, aussi en accordéon et en piano honky tonk à l'exclusion de tout autre sonorité.Remarquez, Earle s'en fout du synthé; son truc à lui, c'est la guitare, plein de guitares, la version acoustique, la grosse Fender stridente, la steel, amenez-en de la guitare! II faut avouer que ça marche en diable, les gens trépignent, en redemandent.Earle fera ainsi toutes les tou-nes de la tète de mort, insérant ici et là celles de ses deux disques précédents, des pièces parfois plus country, souvent un peu plus douces.The Rain Came Down, un slow rock magnifique, par exemple.(Car le sonorisa leur de Steve Earle y met du volume, je vous en passe un papier, au point où le système d'amplification du Spectrum a protesté en rompant, à une ou deux reprises, le pacte de non-distorsion jamais transgressé, à ma connaissance, jusqu'à ce jour.) Avec son accent du sud.Earle dit des choses étranges: il est contre le contrôle des armes à feu, « les gens ne tuent pas parce qu'ils ont des fusils », il enchaine avec The Devil's Right Hand puis avec Snake Oil.C est là que j'ai du abandonner ce marathon qui devait durer près de trois heures, sans interruption.Moi, les serpents, ça me terrorise.Earle récidive au Spectrum, ce soir.Un Pagliaro explosif DENIS LAVOIE nergisé par les puissantes vibrations d'un rock poussé à fond, le public s'est emballé pour le spectacle que présente le rocker québécois Michel Pagliaro, au Club Soda jusqu'à demain.La musique, propulsée par un son écrasant a rendu inaudible les textes de ce rock en français, du moins pour la première partie du spectacle.Pagliaro, survolté, quasiment démoniaque par moment, a donc atteint son objectif, brasser le public.Si quelques chansons apaisantes sont venues se glisser dans tout ça, ce n'était que pour prendre le temps de respirer.Pagliaro s'est démené comme un enragé, pour rugir plus que chanter.Conquête totale d'un public pas trop jeune, mais débordant d'enthousiasme.Il ne s'est pas fait prier pour taper des mains, et entonner en choeur /'entends frapperen fin de premiè- re partie du spectacle.Performance tout aussi réussie du coté des éclairages, particulièrement originaux, que pour la virulence de la musique, qui devait dominer, comme a tôt fait de l'annoncer Pagliaro.Sous ce tonnerre d'enfer, comment ne pas avoir le diable au corps?Des solos de guitare électrisants, un chanteur excitant, des rythmes trépidants, du rock hurlant à l'occasion, avec juste un soupçon de blues, le spectacle de Pagliaro est comme une tornade qui balaie toute résistance sur son passage.Quelques admirateurs se sont plaint cependant de n'avoir pu goûter à la saveur L'es textes des chansons, tant le sun de la musique enterrait le chanteur, sauf heureusement en deuxième partie, pour apprécier ses plus récents succès Héros et L'espion.On y a perdu la tendresse de Coup de coeur en début de spectacle, mais pas le mordant de la chanson qui a marqué le retour de Pagliaro au Québec l'an dernier, Les Bombes, un PHOTOTHÈQUE, UPms» Michel Pagliaro titre qui illustre bien la conception que se fait Pagliaro du rock.Pour résumer, un très bon spectacle de rock, Pagliaro ayant su dénicher d'excellents jeunes musiciens pour reprendre son titre de champion du rock québécois, ramenant pour se faire une partie de son répertoire de chansons françaises.Marcello Maltais L'esprit des choses.JEAN-PIERRE BONHOMME Les peintres québécois dont la réputation est établie dans les milieux qui s'y connaissent ont généralement un itinéraire commun : ils apprennent à dessiner, dessinent et puis, en s'épanouissant deviennent abstraits, procèdent par allusion, deviennent pointillistes, que sais-je.A la limite, et au terme d'une vie parfois difficile, ils finissent par faire des taches, comme cette fameuse Etoile Noire de Paul-Emile Borduas qu'on peut voir au Musée d'art contemporain de Montréal.Marcella Maltais n'a pas cheminé de cette manière.Ce peintre, que les Québécois connaissent assez peu, faisait partie du groupe des automatistes au même titre que ses collègues Marcelle Ferron, Rita Letendre et Lise Gervais.Elle a 39 ans de peinture à son crédit.Mme Maltais n'a pas suivi la courbe ordinaire vers l'abstaction.Elle était automatiste de 1957 à 1967, après avoir été figurative à ses débuts, comme tout le monde.Et puis, au cours des deux dernières décennies elle revient, selon ses propres paroles, «à l'art concret», donc au figuratif.C'est juste après son exil à Paris, en 1968, à l'âge de 25 ans, qu'elle a repris ce goût de dessiner, \u2014 de diverses manières, selon l'évolution de ses recherches personnelles \u2014 de se soumettre aux contraintes «classiques» intemporelles.Cet «art concret».Dans un texte signé de sa main, Mme Maltais nous parle de cet «art concret», comme on dit, de cet art dessiné.«L'enjeu (en ce cas) est grand, dit-elle, car quoi de plus complexe que de transcrire dans l'espace plat du tableau, tous les jeux de lumière, les structures et les rythmes du paysage.De trouver l'équivalent pictural de chaque élément et d'arriver par la justesse de la lumière, à l'harmonie et au style.» C'est justement cette évolution d'une carrière complexe, hachurée, libre, qui fait l'intérêt de l'exposition des oeuvres de Marcella Maltais à la Galerie d'art Lavalin.L'art existe, \u2014 on oublie parfois de le porter à la conscience \u2014 lorsque le praticien nous donne un aperçu, quel qu'il soit, de l'éternité des choses.Et cet art, par ailleurs, nous dit moultes choses au sujet de la qualité de l'âme de son praticien.On ne dira jamais assez, comme le signalent les experts en symbolisme que sont les psychanalistes jungiens, par exemple, que l'ouverture a l'éternel, l'expression de l'âme sereine peuvent se manifester de toutes les manières: par l'abstrait d'un Soulages, le semi-abstrait d'un Manessier ou le figuratif d un Rouault.La qualité d'artiste de Marcella Maltais, on le verra dans l'abondant choix de ses oeuvres fait par la Galerie Lavalin, parait dans chacune de ses époques, dans chaque variation des styles, une variété qui ne semble pas, en ce cas, dépendre de la simple nécessité de sortir d'un cul-de-sac.Le Nu au foulard rose de 1950, qui ouvre l'exposition, par exemple, est bien dessiné et exprime la chaude abondance de la féminité.Cette même abondance terrienne débouche sur le Marcella Maltais.Autoportrait (1972-1973) \u2014 Détail.feu intérieur, dans ce ]azz Band et ce Belphégor.Ces tableaux expriment merveilleusement bien la même riche émotion dans la manière abstraite.Et contrairement à ce qui se passe chez Borduas, l'automatisme de Sans titre débouche, comme pour Soulages, sur la lumière, sur l'espoir, pas sur le noir du désespoir.Dans une autre période abstraite qui évoque pour nous le style du Québécois Bellefleur, Collage en rose, c'est également sur la lumière que tout débouche.Lorsque nous revenons à la période «concrète» ultime, plus tard, le style devient, comme dans Sol, (1973), parfaitement éblouissant.Ce tabjeau nous donne un signe qu'il existe peut-être, ici-bas, une certaine unité des choses.Il en va de même de ce Bal des ardents, ( 1986).qui signifie la douce réconciliation de l'homme avec son environnement.Parcourir l'exposition Marcella Maltais, somme toute, c'est vivre une expérience qui concerne l'esprit des choses.Marcella Maltais.39 ans de peinture, a la Galerie d'art Lavalin.jusqu'au 4 mars, j D'AUTRES DÉMÊLÉS POUR BARRIÈRE ¦ Le chanteur français Alain Barrier* a été agressé par deux hommes armés à son domicile d'Auffreville-Brasseuil, près de Paris.Alain Barrière, qui connut la célébrité dans les années I960, demeure au Canada depuis trois ans et demi en raison de démêlés avec le fisc français.H était de passage en France et devait repartir dans une semaine environ.Le mois dernier, un débat public s'était engagé à la télévision française entre le chanteur qui avait comparé l'administration fiscale à la Gestapo et le ministre socialiste du Budget Michel Cha-rasse.Le ministre avait invité le chanteur à un petit-déjeuner, qui n'avait rien changé à l'affaire.Barrière affirme qu'il a été condamné à payer une somme de $l million par un jugement de mars I988, bien qu'en 1981 un accord eût été conclu sur une somme $300 000.ZEFFIRELLI AC0UITTÉ ¦ Le cinéaste italien Franco Zeffirelll qui était poursuivi pour fraude fiscale pour n'avoir pas déclaré des revenus de 914 millions de lires (S825 000) a été acquitté jhier le tribunal de Rome.Poursuivi pour n'avoir pas déclaré de revenus en 1982 et 1983, Zeffirelli a plaidé avec succès qu'il avait surtout travaillé hors d'italie ces deux années-là et que, résidant en Tunisie, il n'étais pas astreint à faire de déclaration d'impôts dans la Péninsule.SALON D'ARTISTES SÉPHARADES ¦ Un premier Salon des artistes et artisans sépharades se tiendra à partir de demain et jusqu'à lundi à l'auditorium Samuel Grover du YM-YWHA, 3480 avenue Westbury.Cette initiative du département culturel du Centre communautaire vise à faire connaître les oeuvres de 29 créateurs dont 23 peintres.D'autres formes d'art et d'artisanat sont présentées également: sculptures, céramiques, murales, objets de cuite juifs de style traditionnel sépharade, joaillerie, poupées, etc.L'exposition est ouverte de 10 h à 22 h, sauf le samedi où le vernissage a lieu à 20 h 30.Entrée libre.UNE POMME DE DISCORDE ¦ Apple Corps, la société représentant les Beatles, a porté plainte devant la Haute Cour de justice de Londres contre le fabricant américain d'ordinateurs Apple pour usage non-auto-risé de la pomme, le fameux symbole du groupe.Selon les conseillers juridiques de Apple Corps, l'entreprise américaine aurait violé un contrat signé en 1981 entre les deux parties.SERGE LAVOIE : LA VOIE ÉTOILÉE.¦ Le danseur québécois Serge Lavole semble avoir fait l'unanimité chez les amateurs de ballet et les critiques de Toronto cette semaine: il est la nouvelle étoile masculine du Ballet national du Canada.Dans un ballet présenté pour la première fois par la troupe, Diane et Acteon, Serge La-voie, en compagnie de Kim-berly Clasco a soulevé l'enthousiasme des spectateurs.PAS DE SITUATION EXPLOSIVE À JOHANNESBOURG B Un magistrat de Johan-nesbourg a interdit hier la tenue le 4 mars dans le plus grand stade de la ville d'un concert de 12 heures auquel devaient participer une vingtaine de chanteurs et groupes sud-africains, dont Johnny Clegg et Savuka.Le magistrat, Oelof de Meyer, a justifié sa décision par le fait que le concert créerait «une situation très explosive» et constituerait un risque pour le maintien de l'ordre.L'Alliance des musiciens sud-africains (SAMA), organisatrice de ce spectacle baptisé Concert de l'arc-en-ciel humain dans le Park, attendait quelque 50 000 spectateurs à l'Ellis Park, ce qui en aurait fait le plus grand événement musical de ces dernières années en Afrique du Sud. LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI 24 FEVRIER 1989 \u2022 85 LE DISQUAIRE LE PLUS GRAND ET LE PLUS CONNU AU CANADA !-«-1 ARTISTES DE DISTINCTION/MUSIQUE DE QUALITE/VALEURS EXCEPTIONNELLES BRYAN ADAMS ¦Cuts Ilk* a knlf.» SUPERTRAMP GINO VANNELLI NAZARETH «Crijij, what crlsis?» «Best of.» «Greatest Hlt»» STYX \"Crystal Bail» chh sam SOUMIT CD.12\" smom CO.swam CO.12\" cm sàm swam CO.12\" JOE COCKER SHAWN PHILLIPS CHRIS DE BURGH JOE JACKSON «Groatost Hits» «Second Contribution» «Spanijh Train.» «Look Sharp» cmzsam smom CO.12\" cm sam smom CO.12'» Cm sam smom CO.12\" CHEZ SAM smom CO.12\" » m m LES SUCCES DE VOS ARTISTES PREFERES.A DE NOUVEAUX BAS PRIX 399, rue SAINTE-CATHERINE OUEST Cm H rades se*n«e*ïjaen*«e»iieaa*es rte» ton Ht S» * liart Ma * Méneii mtnà V reme u««ISIeinirrthe*2>lrmr Oip»ct»l *« «\u2022«««« \\ I I kl > \u2022 \u2022 M.Itl.Ki.ll K(.I.NM>\\ Il WKiM.kkiiik \u2022 ,.\u2022 \\l.\\IN.I(»\\n \u2022\u2022 uKHIllAb Kl AN IWUil (llu\\> (IM.dM.) I IMil.M.s i >l CAW l>m.le devoir erroror ®Séi?ec 109.7 Câble 8 GROUPE MALOfUM GROUP DESJARDINS BASIL AIRE 1 283-3U1 TOM Un homme pacifique dans une région sauvage.La banlieue! i, LE f AUROURG m «UNE BONNE MAIN D'APPLAUDISSEMENTS.JE DONNERAIS UNE BIEN BIEN MEILLEURE NOTE À CE FILM SI JE DISPOSAIS D'ENCORE PLUS DE MAINSI.\u2014 SOCK ATE ^ JE SUIS LE MEILLEUR DE TOUS LES INTERPRETES! JE ME DONNE DIX ET PLUS.JE SUIS PARFAIT! LE FILM EST MAGNIFIOUEI \u2014 NAFOliON BONAPARTE «UN FILM BRÛLANT!» \u2014 JtANNt D'ARC Une comédie hilarante où un charmant garçon est poussé.à boutl VERSION ORIGINALE ANGLAISE COUPON» RfMjjj jjjjff!?^J/SS^iSc^ l=jl^B^^^ta^ufcv^j \u2014a^niu n i wimi mrwm mm.m ¦ un.mm mmmmmmmWmm^mmmm^imiiiml^^ F?Une histoire qui gronde comme la violence, s'enfle comme la passion et brille comme l'espoir.version omommu ANQLAI3E 1 LE FAUBOURG LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 24 FEVRIER 1989 SI'KCTACLES SUITE DE LA PACE ¦ 6 (Mori* Ilk 19 his, 21 h 30.PoinCXWre (4k 1S h 15.21 h 50.TUMTMtASMMff Cinmm Centre-ville (5): 15h 15.ISMS.17 h 15.19 h 15.21 h 15.twm Place AiexisNihon (3): 14 h 10.16 h -0, 19 h 15.21 h 55.villa ots plammi CoflKtwdort: Oèt 18 h.who » harry crumb, Palace Ouinwtoscope: 19 h 15.artistes (us) sous u chapiteau: perplexes Cinematheque québécoise: 20 h 35.blue velvet RialtO: 23 h 30.boy (a) and his 000 attention une femme peut en cacher UNE AUTRE OuimotOSCOpe.21 h.war OuhTNtoKOO* 21 h 15 BLUE (THE) DAHUA Cir»ematheque quebecorse: 19 h 55.CADRE ET LUMIERE: réflexion fur ht cinema et M pNoCooraphM QMm ONF (Complexe C*jy-Fjvreau>: 20 h.CAFE FLESH : 21 h 30.IA PART : 191*50.21 h».RfSON(LA) Conservatoire d'art ci 57.2 LE MATIN Cvimwtoscoo* 19 h TRISTESSE MOOELE REDUTT OuimatOKOp* 19 h 50.19 h.MUSIQUE DANSE Conservatoire d'art cinématographique: 20 h 30.IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE DBS LE MOT PlfMMU.19 h 50.21 h 50.NUIT (MA) CHEZ MAUD The McCiU FHm Society (5480.MeTavislu 20 h.PIAŒ DES ARTS (Sate Wilfrid-PeAetier) \u2014 U Martha Graham Dance Company: 20 h.THEATRE LES LOGES 11237.Sangutnet) \u2014 ¦Chorégraphe»», oeuvre» de Tassy Teekman et Sylvain Êmard: 20 h 50.MUSEE DART CONTEMPORAIN (Cite) du Havre! \u2014 .Hlei ».avec AWn Populaire (Bruxelles.:14 h.OIKS I )'\\R( il.N I PRIX D'INTERPRETATION FEMININE IIS I !\\ \\l D! m RI T\\ M>X POUR LA lère FOIS l)l LEUR IIISTOÏRI LES MEMBRES DE \\( \\DI\\!ll DES ARTS El I ICI M1Q\\ H DU CINEMA ON I A I IKIIU T A UN MEME I II.M 12 NOMINATIONS CESARS \u2014 Ml II I I I Kl \\( I KK I Ml II I I IK Ad I l R ISABELLE ADJANI fiKRARD DEPARDIEU (1 I \\ Kl KRUNO NL'YTTKN Ml II I I UR 2 ROI I M \\S( I I I\\ ALAIN CUNY Ml 11 I I l RI Pllold- K ESPOIR M ASCI 'I IN \u2022 LAURENT GREVILL MEILLEUR SON : PIERRE L HOMME GUILLAUME SGIAMA \" DOMINIQUE HENNEQUIN GABRIEL YARED FRANÇOIS GROULT MI II I II K MON l'Ndl- JOËLLE HACHE / JEANNE KEF \\U II I II K Dl( I »R Ml II I I URS( OS1UMES: NOMINATIONS AUX OSCARS MEILLEURE ACTRICE Sigourney Weaver BERNARD VEZAT DOMINIQUE RORG MEILLEUR FILM ORILLES DANS LA gRUME (V.F.GORILLAS IN THE MISTl L'Aventure de Dian Fossey SBOWMÏWIAVB m\\my JIIIEHAWUS MWM^mUPICIlTtE DESJARDINS ASTRE\u2014 I TROIS-RIVIfRES va '.»c3«3ai« n;.sooi DEPARDIEU CAMILLE CLAUDEL i > nui m BRUNO MVTTC.N m .mi i ADJANI m ^.^««mm*** u»w RRUN0 NIVTTEN us to uiurii.V», , ISABELLE ADJANI \u2022 GÉRARD DEPARDIEU «« CAMILLE CLAUDEL JNO NLYITEN .r MARYIIN GOLDIS \u2022 «**!SÏS MADELEINE ROBINSON \u2022 LAl'RENTliREV ILL' PIIILIFCK CLK\\ KNOT «rcKSÎcf ALMN Cl Ni ^JSB^ DES LE 3 MARS ! THÉÂTRE L\u2014V1HU McCKl (Pollack Hat) \u2014 Orchestre iymprtonlqu* et Choeurs de McOII dir.Fred Stortzfuc Ouverture .Egmont» at Svrrv p*oroe no 1 (¦wtnovan).Agnus De*.(Barri.«Do Prcfundu.(Pedersen): 20 h.CONSERVATOIRE \u2014 Margot AJdncti at Mata-lia Racine, altistes, Joan Poitra».trornoonèta: 20 h.UNiVERSiTf McGtu (Radpatn Ha*) \u2014 Josée Avril, organiste.Oeuvras de Cabeaon, CabonH-les.Kimbraeus:20h15.BISUOTHEOUE NATWfMLC (SaHa Saàlt-Sulpi-ca) \u2014 Vivianna Sextan.claveciniste.Dante! naajwdail at Francois Gauthier, percussionnistes.«Concerts alternatifs»: 21 h.PLACE OCS AJtTS (Salle Port-Royal) \u2014-Les Sorcières de Salem.d Arthur Miser, ou m», au ven.: 20 h.: ssm: 16 h.21 h.CAM OC LA PLAC* (Place des Arts) \u2014 \u2022 Aura-Me me soeur», de M.Laberge.avec Denise Cagnon et Guytaine TiembMy.Mer.au sam.a ' 20 h.Jusqu'au 4 man.THEATRE OU NOUVEAU MOMOf 184.Ste
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.