La presse, 31 décembre 1988, D. Arts et spectacles
[" m Arts et spectacles W Théâtre wf Musique f Télévision LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 Une présentation de Lavalin Communications et Le Vieux-Port de Montréal.Dans le Vieux-Port de Montré.al, angle Saint-Laurent et de La Commune.* «Kxuïxreof ûéféëpm^ , ïGgJÙ CKAC.5 oprDVIgi gjJRS ^ / { ® CK7600 Le cinéma plus vrai jt \u2022 i Réservations: q u e vrai!-, 50\"sf;?\"tmen,S: 1(514) 522-1245 ¦W6-IMAX r D2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 TÉLÉVISION « Les personnages de L Héritage de Victor-Lévy Beaulieu sont mythologiques» RAYMOND BERNATCHEZ n chapeau de cowboy, une barbe de deux jours, un manteau de daim avec des franges et les mots qui claquent dans M bouche comme un tond lorsqu'il veut dire à quelqu'un qu'il n'a plus l'intention de poursuivre la conversation.Nous nous sommes habitués à ce personnagc-lo cette année.Junior Galarncuu, Xavier fils de Xavier.|e voulais parler de lui en cette fin d'année parce qu'il m'avait fortement marqué.Peut-être parce que c'est un peu grâce a lui que je suis arrivé à faire un très bizarre rapprochement entre L'Héritage et Le Survenant.Si vous avez moins de 40 ans, vous ne connaissez sans doute pas Le Survenant, l'arlcz-cn à vos parents.Si vous avez plus de 40 ans, faites un retour dans le temps.Dans ce téléroman de Germaine Guévrcmonl, qui remonte à I954.il y avait un père très autoritaire, droit comme un chêne, une forte nature : Oidace Beau-chemin.Le père Didace avait un fils mal-aimé, mou, indécis, sans épine dorsale : Anuiblc Beauchcmin.lit il y avait Le Survenant, qui n'était pas le fils de Didace mais que le vieux considérait comme le fils qu'il aurait voulu avoir.Le Survenant était vêtu d'un manteau de daim, avec des franges et les mots claquaient dans sa bouche comme un fouet lorsqu'il voulait dire ù quelqu'un qu'il n'avait pas l'intention de poursuivre une conversation.Never mind! Les fils et les pères d'une même lignée Didace-Xavier.Amable-Mivil-le, |unior-Lc Survenant.Comme un héritage qui se transmet, d'un téleroman a l'autre, d'un auteur à l'autre, d'une génération à l'autre.Des personnages qui sont si profondément enracinés dans notre terre qu'ils repoussent sans cesse dans notre littérature, renaissant sous d'autres formes, s'exprimant différemment, comme les fils et les pères d'une même lignée.Si nous nous attachons à des personnages de téléromans c'est parce qu'ils vont nous chercher très loin en quelque part.Avant d'entreprendre la rédaction de cet article, je n'avais jamais fait le rapport entre L'Héritage et Le Survenant.C'est en décrivant le costume et les attitudes de Junior dans le premier paragraphe que Le Survenant est apparu en surimpression.Mais c'est peut-être un peu cela qu'Yves Desgagnés, le comédien qui interprète le rôle de Junior, voulait dire lorsque je lui ai demandé à quoi il attribuait le succès de L'Héritage qui n'est pas un téléroman facile, écrit conven-tionncllemcnt.Desgagnés a dit : « Les personnages de Victor-Lévy Beaulieu sont mythologiques.C'est une écriture qui remonte à l'origine.Les Grecs.Euripide.Eschyle.C'est directement inspiré de cela.Les familles incestueuses, des oer-sonnages porteurs d'une mission.Des personnages qui ne sont pas nés par hasard.Disons que c'est un voyage initiatique de personnages sur la terre.«Et l'art,c'est dur.Pas cool.Victor-Levy Beaulieu n'en a rien a foutre du cool.L'Héritage est populaire parce que c'est très pur.Victor-Lévy Beaulieu ne s'est jamais soucié d'être moderne.Il ne fait pas du fast-food.Et les gens se reconnaissent dans ses personnages comme dans les personnages de Shakespeare.Parce qu'ils rejoignent certains défauts, certains travers de la nature humaine.» Du theatre à l'envers Si vous ne saviez pas qu'Yves Desgagnés, ou lunior si vous préférez, est un gars de théâtre, vous venez de l'apprendre.Du théâtre.Desgagnés en fait depuis des années, comme comédien ou comme metteur en scène.Il est même directeur-adjoint à la section française de l'École Nationale de Théâtre où il s'occupe plus particulièrement de la formation des auteurs dramatiques.Alors il ne faut pas vous étonner s'il passe par Shakespeare pour expliquer le succès du téléroman.D'ailleurs pour lui, le téléroman c'est du théâtre à l'envers.« A la télévision les comédiens vont chez les gens.Au théâtre, les gens vont voir les comédiens.» Et pour lui, L'Héritage, c'est une pièce qui dure 8b heures.1988/TÉLÉVISIOW' Yves Desgagnés « Les personnages de Victor-Lévy Beaulieu sont mythologiques.C'est une écriture qui remonte à l'origine.Les Grecs.Euripide.Eschyle.C'est directement inspiré de cela.Les familles incestueuses, des personnages porteurs d'une mission.Des personnages qui ne sont pas nés par hasard.Disons que c'est un voyage initiatique de personnages sur la terre.PHOTO PIERRE MCCANN.U Preste « C'est mon premier personnage en continuité dons un téléroman.C'est un rôle unique parce que j'ai la chance d'interpréter en trois ans un personnage qui passe de l'adolescence à la maturité.Au début Junior a 25 ans, c'est un jeune homme presque délinquant.Puis Xuvier meurt et j'hérite de Xavier Je porte son nom, il m'a passé ie flambeau.C'est pour cela que j'ai jeté mon chapeau dans sa tombe.Parce que j'ai décidé de prendre raison sur ma raison, d'être contributeur du monde, lunior va devenir le côté blanc de Xavier.« La mort du patriarche ce n'est pas la fin du téléroman.Ceux qui restent et qui ont de 25 à 45 ans, qu'est-ce qu'ils ont à dire ?Xavier c'était le pôle.Maintenant il y en aura deux.Miriam et Junior.J'hérite d'une partie de l'argent de Xavier mais c'est Miriam qui s'occupera des questions matérielles.Elle va revenir à la maison pour cela.Junior va devenir la responsabilité incarnée.Il va reprendre la piste rie course.Il va lui arriver ce qui arrive à un bum lorsqu'il décide de reprendre ses affaires en mains.Devenir un homme, ça veut dire rien de plus que de vivre dehors des choses qui devraient se vivre en dedans.C'est un gars plus proche de l'an 2 000 que des années 60.On est proche de l'an 2 000 « Miriam s'occupera donc des affaires de la maison et.lunior deviendra le successeur spirituel de Xavier dans la famille.Il se dit qu'il ne faut pas perpétuer les traditions mais les réinventer.On est proche de l'an 2 000, qu'est-ce qu'on fait sur terre ?« Le téléroman commence avec la mort de Xavier.C'est ça L'Héritage.Une lutte entre Miriam et Junior, entre le matériel et le spirituel.Une véritable guerre va se déchaîner entre ces deux là.Junior va prendre la défense de Mi-ville pour empêcher Miriam de l'écraser.Avec l'héritage, c'est l'enfer qui s'en vient.Un héritage tordu.Avec le résultat des mani-gunces du vieux, Nathalie- aura un enfant de Jos Bérubé.Ce n'est pas fini, ça commence et je pense que çu devrait gagner en popularité.Jusqu'à présent on n'a parlé que du père.Jamais de la mère ?Alors on va voir la mère (le rôle est interprété par Hélène Loisclle), en flash back puisqu'elle est morte.Qu'est-ce qu'elle a eu comme vie la mère ?« Ce n'est pas fini.Lorsque Victor-Lévy Beaulieu a décidé de faire mourir Xavier et de poursuivre son téléroman, il a dit ceci : on va vivre aussi longtemps que ce bonhomme-là a vécu pour permettre aux enfants de se définir autrement que par rapport à nos aines.» L'histoire va changer de cap.Le père Didace et Xavier sont bei cl bien morts et enterrés.Les grilles «votre soirée de télévision» d'aujourd'hui, demain et lundi sont en page D6 les Ballets Classiques Montréal Stl||;i \\ .1) I.MM.|M\t \tttiéW 3ŒV, suivi.- invite iir ri uss ' ij\t 26, 27.2Kjiinyioi il 2 lirn>>t'ii!Mriiii'itl\tn,.' s.ii v :n n I s : XM, 1771 .1 iorvico Rodovanco do 1 S sut tous blUtls do plus de 7 S Tolûlton : 614 288-2525 Tickatron : 514 268 3651 Théâtre Maisonneuvo Place des Arts DON AL 0 KljONAl D EN 001 I M'.iiHMION AVI C LA'IHI Ml II il I I (-yt.A i ni ACI AVÎKIUI l'HI ' i 'j 11 NT mm Quatre percussionnistes virtuoses: Pierre Dubé Robert lùpinc Aldo Mezza Chantai Simerd Plein d'humour au bout des baguettes.Des oeuvres du répertoire classique et populaire.Un spectacle tonique et enlevant.m ^ H1WUUH' STEINBERG CONSEIL DESy frais do service) 14 janvier 1989, 20 h Patro Le Prévost 7355, ave.Christophe-Colomb Maison de la Culture La Petite Patrie 872-1730 22 janvier 1989,20 h Auditorium Maison de la Culture de Notre-Dame-de-Grâce 3755, rue Eotrel 872-2157 12 février 1989,14 h Bibliothèque municipale 8480, boul.Lacordaire Saint-Léonard 328-8585 15 février 1939, 20 h Auditorium Maison de la Culture Marie-Uguay 6052, boulevard Monk 872-2044 18 février 1989, 20 h Auditorium CEGEP Ahuntsic 9155, rue Saint-Hubert Maison de la Culture Ahuntsic 872-8749 -ID mars 1989, 20 h Auditorium John Rennie High 501, boul.Saint-Jean Pointe-Claire 630-1220 8 8 8 JOUER DANS l.'ilt eut un programma de tournées du Conseil den arts de.lu Communauté urbolno do Montréal, on collaboration ovoe lus 20 municipalité» do I'llo do Montreal H Salle Wilfrid Ov Dollotior Pelletier l'ii, edesÀttï APRES PLUS DE 450 REPRESENTATIONS AU QUEBEC, ENFIN À MONTRÉAL DU 10 JANVIER AU 11 FÉVRIER 1989 FAUT SE MARIER POUR.DE o^stesast BERTRAND B.LEBLANC RÉSERVATIONS: 273-0101 nuAtov.FRANÇAIS THÉÂTRE LE MONT-ROYAL 5210, rué Durocher, Outremont (coin a>.Fairmont) REPRÉSENTATIONS: du mar.au ven.20 h sam, 21 h PRIX SPECIAUX POUR ÉTUDIANTS ET ÂGE D'OR LLC ILE PAPINEAL' 1(514) 522-1245 UNE PRODUCTION me.À L'OCCASION DI.S IK U.S.011 Kl / 1)1 S BILLETS EN CADI M YVAN CANUEL Éclairages: Martin St-Onge Collaboration spéciale du sculpteur Mark Frent centaur «Un spectacle musical et visuel lout à fait réussi « Le Dovon *M ST FRANÇOISXAVItR VICUX MONTRÉAL M2V 2T1 Billets en vente au Centaur a partir du 11 décembre réservation* OK 288-3161 JB LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 D3 «Il existe chez moi un certain désir d'être le premier à faire connaître certaines choses» CLAUDE CINGRAS Le musicien québécois qui a le plus fait parler de lui en 1988 \u2014 celui qui a accompli le plus de choses remarquables, de choses inusitées aussi \u2014 est incontestablement le jeune pianiste Marc-André Hamelin.Au Québec seulement, on a vu son nom affiché avec une extraor-dinaire régularité, mais sans qu'on s'en fatigue pour autant puisque, précisément, ce passionné de l'inconnu nous arrive toujours, ou presque, avec quelque surprise.Avec Charles Dutoit et l'Orchestre Symphonique de Montréal, il a joué la Rhapsodie sur un thème de Paganini, de Rachma-ninov, à Québec, après l'avoir jouée avec eux à Montréal même et en tournée européenne à la fin de I987.Avec l'OSM encore, cette fois dans le cadre du premier Festival international de Musique, il a donné en première montréalaise le Concerto op.15 de Jacques Hétu.Avec l'Orchestre Métropolitain, il a joué \u2014 sauf erreur, c'était une autre première ici \u2014 la Wandcrer-Phantasie de Schubert dans la transcription pour piano et orchestre de Liszt.Il a inauguré la Chapelle historique du Bon-Pasteur et le fameux piano Fazioli qu'y a placé la Ville de Montréal.Il a ouvert la nouvelle saison du Centre d'arts d'Orford en jouant, avec la Sinfonietta de Radio-Canada, de Québec, le premier Concerto de Chostakovitch et le reprenait récemment à Montréal avec les Musici de Yuli Turovsky., Il a donné des récitals au Festival d'été de Lanaudière et à Pollack Hall, il a présenté un programme de musique américaine « politique » aux Événements du Neuf et, à Québec, un programme consacré à la musique de Charles-Henri-Valentin Morhange, dit Alkan, cet étrange contemporain franco-juif de Liszt.Il a aussi joué avec les Orchestres Symphoniques de Trois-Ri-vières et de Laval.Deux enregistrements C'est également cette année qu'ont paru ses deux premiers enregistrements, représentatifs des deux répertoires qui l'attirent tout particulièrement, soit la musique obscure du passé et la musique américaine d'avant-garde.Le premier, réalisé par les Entreprises Radio-Canada sur le Fazioli du Bon-Pasteur, est composé d'oeuvres de Leopold Godowsky et se veut un hommage au légendaire pianiste-compositeur-arrangeur décédé il y a 50 ans.L'autre, enregistré à l'Université de Princeton, N.J., par la marque américaine New World Records, est partagé entre deux compositeurs américains «marginaux»: William Bolcom et Stefan Wolpe.Du premier, Hamelin joue les Twelve New Etudes qu'il avait créées en 1987; du second, la Battle Piece qu'il avait jouée aux Événements du Neuf.Le magazine Stereo Review a consacré une demi-page à onnalités de Tannée 1988 s le monde des Arts, du Spectacle et de la Télévisi Architecture : Moshe Saf die L'entrevue de Jocelyne Lepage en page D8 Chanson : Michel Rivard L'entrevue de Denis Lavoie en page D9 Cinéma: Rock Demers L'entrevue d'Huguette Roberge en page E1 Interprétation: Françoise Faucher L'entrevue de Marie-Claude Lortie en page D5 Livres: Christian Mistral L'entrevue de Reginald Martel en page D7 Musique : Marc-André Hamelin L'entrevue de Claude Gingras en page D3 Spectacles : Gilles Sainte-Croix L'entrevue d'Alain de Repentigny en page E12 Télévision : Yves Desgagnés L'entrevue de Raymond Bernatchez en page D2 Théâtre: Jean Asselin L'entrevue de Jean Beaunoyer en page D4 L'équipe des pages Arts, Lettres, Spectacles et Télévision de La Presse Direction et coordination Michel G.Tremblay, directeur adjoint de l'Information.Bruno Dostie, chef de division.Raymond Bernatchez, chef de section Radio, Télévision et Communications.Mario Roy, chef de section Musique, Spectacles et Politiques culturelles.Fleurette Bélanger et Nicole St-Germain, secrétaires de rédaction.Journalistes permanents Jean Beaunoyer Théâtre.Serge Dussault: Cinéma.Claude Gingras: Musique.Denis Lavoie: Chanson et Comédie musicale.Daniel Lemay: Radio et Télévision.Jocelyne Lepage: Arts plastiques, Architecture et Bande dessinée.Reginald Martel: Littérature.Luc Perreault: Cinéma et Vidéo.Alain de Repentigny: Rock.Huguettc Roberge: Cinéma.Pupitre Jean-Claude Dussault, Paul-Émile Lévesque, Gilles Pratte.Collaborateurs réguliers Jean Basile: Essais.Jacques Benoît: Vin.Bruno Bisson: Appareils stéréo.Pascale Bréniel: Danse.Alain Brunet: |azz et Nouvelle musique.Jacques Folch-Ribas: Littérature française.Gilbert Grand: Roman policier.Franchie Grimnldi: Actualité artistique.Françoise Kaylcr: Restaurants.Robert Mailloux: Appareils photo.André Noël: Livres pour enfants.Francine Osborne: Romans en traduction.Louis-Bernard Robitaille et René Viau: à Paris.Gilles Toupin: Poésie.1988/MUSIQUE .Marc-André Hamelin ce disque, avec photo du jeune pianiste.Aux États-Unis, justement, où il habite depuis huit ans \u2014 à Philadelphie \u2014, Marc-André Hamelin est maintenant reconnu comme interprète de la musique américaine d'aujourd'hui.Cette réputation remonte à 1985, alors qu'il remportait le premier prix du Carnegie Hall International American Music Competition.Son récital de janvier, précisément à Carnegie Hall, inspira ce commentaire au New York Times : « Un pianiste nettement moderniste, à la manière de Polli-ni et de Brendel ».65 pages de Ives À Carnegie, notre concitoyen jouait notamment l'archi-difficile Concord Sonata de Charles Ives et il (a reprenait ici quelques jours plus tard : 65 pages d'écriture touffue, mémorisées, 45 minutes ininterrompues de délirant pianisme.Un tour de force, qu'il a ensuite fixé sur disque, de nouveau pour New World (et à paraître incessamment).Au cours de l'année, Marc-André Hamelin a également joué le Concerto de Ellen Taaffc Zwilich avec l'Orchestre Symphonique de Indianapolis et le Minnesota Orchestra et, avec le célèbre Orchestre de Philadelphie et sous la direction du compositeur, le Concerto de Leon Kirchner.Il avait ?A * * * * * * * \"fycOtéetUie LE PU EST DÉJÀ PRIS! En collaboration ovoc A REMPORTÉ \"% \u2022et«en19M JW ritultM mtinrlcHUtt 41 miuk ytr .bufrq îHa Mtgeitœ.Maria Bircher Penny Mancuso Felicia Shulman Mettant en vedette RANEELEE plus la participation de GÉRALDINE DOUCET dans le rôle de la Mère supérieure Représentation du mardi au dimanche Forfait dîner-spectacle acS a partir de £0 7385, boul.Décarie 731-7771 ||| £ DUŒPPE DE ALAN AYCKBOURK - | \u2014 ¦ \u2014- MISE EN SCÈNE DE MONIQUE DUCEPPE ADAPTATION DE HÉLÈNE LOISELLE AVEC , NORMAND CHOUINARD ESTHER LEWIS ANOUK SIMARD LOUISE TURCOT DU 21 AU 23 DECEMBRE DU 7 JANVIER AU11 fÉVMEft nTMâtia Port-Royal OmXM!,l'*m*\u2014 f\"IITKf?R »u* (Out \u2022\u2022n ¦ r i \\ \u2022 t ' I effectivement créé le Concerto de Zwilich, avec Gûnther Herbig et l'Orchestre de Detroit (cette création faisait partie de son prix Carnegie), et il l'a joué à ce jour 21 fois, y compris en France, avec l'Orchestre de Lyon dirigé par Emmanuel Krivine.« l'ai cessé de jouer le Zwilich parce qu'on m'identifiait trop à cette seule oeuvre », précise-t-il.L'été dernier, en Allemagne, il participait à un festival de musique obscure pour piano à Husum, petite ville au nord de Hambourg.«Être le premier» Alkan, Godowsky, Bolcom, Wolpe, Ives, Zwilich, Kirchner.Cet intérêt pour la musique « marginale », Marc-André Hamelin l'explique ainsi : « Il existe chez moi un certain désir d'être le premier à faire connaître certaines choses.Non pas pour \"être le premier\" comme tel, d'une façon égoïste, mais pour le plaisir de les faire découvrir au public.|e possède une très, très grosse musi-cothèque de partitions très rares.Il y a là-dedans bien des choses sans valeur, que je ne jouerai jamais, mais que je garde quand même.Par contre, il y a dans tout ce répertoire inconnu des oeuvres très intéressantes qui méritent d'être entendues.Car je crois que le récital a besoin de renouvellement.Une formule que j'aime bien est celle des programmes mixtes : une ou deux oeuvres inconnues, parmi des classiques du répertoire.» Sur papier, les deux pôles d'intérêt de notre pianiste \u2014 musique obscure du passé et musique américaine d'aujourd'hui \u2014 n'offrent aucun point commun.Et pourtant, il existe un lien.« Ce que je remarque chez tous ces compositeurs, c'est l'originalité de la pensée, c'est le traitement de la texture pianistique, c'est la volonté de faire reculer les limites de l'instrument pour lui faire développer ses possiblités orchestrales.» Hamelin compositeur Marc-André Hamelin m'a également révélé qu'il fait de la composition.« Je travaille présentement à Douze Études dans les tons mineurs, qui seront une sorte d'hommage à Alkan et à Godowsky.Quatre pièces sont terminées : deux sont des transcriptions, l'une du Vol du bourdon de Rimsky-Korsakov, l'autre de La Danza de Rossini ; la troisième est un Prélude et Fugue ( la fugue est à quatre voix, sur un sujet de moi); la quatrième est un Intermède de trois pages, croisement de Chopin et de Rachmani-nov.Comme ce n'est pas une commande, j'ai tout le temps qu'il faut.Je vais aussi écrire ma propre cadence pour le troisième Concerto de Beethoven.» Le pianiste parle avec le plus grand naturel et la plus grande simplicité de.ce qu'il aime et de ce qu'il fait.Âgé de 27 ans \u2014 né à Verdun le 5 septembre 1961 \u2014 , il tient de son père, pharmacien et collectionneur d'enregistrements de pianistes d'autrefois, cette passion pour tout ce qui concerne le piano et ses représentants.Comme tous ceux qui écoutent beaucoup de piano, il n'a pas de « pianiste préféré ».En général, il aime « certaines choses » de chacun.Il est aussi accompagnateur \u2014 pour certaines personnes, par exemple pour un soprano lyrique du nom de ]ody Applebaum, qu'il a épousée il y a rix mois, et avec laquelle il donnera un programme de musique américaine ( Bernstein, Bolcom, Ives, Ruggles, Me-notti, Barber) à la Chapelle du Bon-Pasteur le 19 février.Sans oublier Tchaikovsky.La musique américaine n'est pas la seule musique contemporaine qui l'intéresse.Il joue les Québécois Gilles Tremblay, André Prévost, François Morel et la Canadienne Sophie-Carmen Ec-khardt-Gramatté.Par ailleurs, il prépare actuellement la deuxième Sonate de Boulez, les six Études du Hongrois Gyorgy Ligeti et la première Sonate de Kaikhosru Shapurji Sorabji \u2014 qui vient de mourir, à 96 ans.La notice biographique publiée dans le New York Times mentionnait M.Hamelin parmi les pianistes qui s'intéressent à ce curieux bonhomme.Attiré par le « rare », Marc-André Hamelin n'en consacre pas moins une bonne partie de son activité au répertoire traditionnel.En mars, il jouera le Concerto pour la main gauche de Ravel avec l'OSM.Il maîtrise présentement 35 concertos, qui sont autant de Bach, Mozart et Beethoven que de Busoni, Bolcom et Roger.Il y en aura bientôt un 36e : nul autre que le célébrissime Premier de Tchaikovsky.ACCUSÉ DE MEURTRE SOIRÉES MEURTRES ET MYSTÈRES 1 On a trouvé un sera accusé de meurtre, assis à votre table.Dans jclqu'un parmi vous aupable est peut-être un restaurant réputé pour sa se déroule.Venez participer.gastronomie, une intrigue 35 $ p.p.incl.: table d'hôte et intrigue TOUS LES JEUDIS DE 18 H 30 À 22 H AUBERGE LE VIEUX ST- GABRIEL 426 rue Sl-Gabricl.Mil.Rés.: (514) 878-3561 Réservez maintenant Réveillon Nouvel An Meurtre ci Mystère 29 décembre LA devimere 225 ouest, rue Sl-I.aurcnt.Longueuil Rés.: (514) 463-0666 Supplémentaires Les mercredis jusqu'au 21 décembre LES MYSTERES l&K.EDOUARD MAY~\\i LE THEÂTREÛU CAFÉ DE LA PLACE PRÉSENTE DE MARIE LABERGE mise en scène de lauteure avec DENISE GAGNON et GUYLAINE TREMBLAY éclairages de MICHEL BEAULIEU décor de MONIQUE DION musique de ROBERT CAUX costumes de LUCE PELLETIER cfb en collaboration avec le théâtre du Trident du 11 janvier au 4 mars 1989 Théâtre du Café Resenralioni têl*»lioniquct:.¦ De mardi a» tantedl: 20V Une production de la Place 5)4 Fnli M i«vk>.d* la Sociale Place rlns Ans Redevance de 1$ ¦ mjrdi.mercredi, leudi.12$ de II Place del Arte sur loul bille! de plui de 7J.vendredi, urnedi: US de Montréal D4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 THÉÂTRE «Si notre école de mime tombe, deux ou trois ans après, c'est la compagnie Omnibus qui tombe» JEAN BEAUNOVER CM est pour l'excellence de la production Le Cycle des rois, et plus particulièrement pour sa mise en scène, que La Presse accorde à lean Asselin de la compagnie Omnibus, le titre de personnalité de l'année, section théâtre.En apprennant ce choix, Jean Asselin qui acceptait cet hommage au nom de la compagnie qu'il a fondée en 1970, a tout remis en question.C'était pour lui l'occasion d'un retour en arrière, d'une espèce de bilan après 20 ans de travail à la tète d'une troupe qui a réussi l'impossible tache d'allier harmonieusement le geste et la parole.« J'ai mesuré le chemin parcouru en recevant cet honneur.Si le théâtre que nous proposons ne se régénérait pas, j'arrêterais tout de suite.Ce n'est pas le cas.Notre proposition est claire et est là pour durer parce que nous possédons un outil essentiel : une école de mime.Si notre école de mime tombe, deux ou trois ans après c'est la compagnie qui tombe.» L'école de mime, c'est ce qui nourrit Jean Asselin et toute la troupe.C'est là qu'ont été formés la plupart des comédiens qui ont participé à l'extraordinaire expérience qu'a été Le Cycle des rais.Une entreprise périlleuse, ambitieuse, qui rassemblait à l'Espace Libre une douzaine de comédiens autour de Richard II, Henry IV et Henry V.Lorsqu'on présentait le cycle au complet durant les week-ends du printemps et de l'automne dernier, les comédiens occupaient la scène pendant sept heures et vingt minutes.Déjà un exploit! Et loin de décourager les spec-i^'eurs, Le Cycle des rois qui attirail Je plus en plus d'amateurs à l'Espace Libre, achevait ses représentations uci'ant des salles combles et comblées jusqu'en octobre dernier.Les comédiens et l'équipe de production tiennent à poursuivre l'expérience et il est forte- 1988/THÉÂTRE Jean Asselin ment question que le spectacle reprenne l'an prochain.La Presse apprenait que la troupe a déjà entrepris des démarches pour jouer Le Cycle des rois à Stratford-upon-Avon, Angleterre, au théâtre même de.Shakespeare.Et qu'on y jouerait en français.Un Shakespeare plus incarné Une expérience concluante.Une aventure à la mesure de Jean Asselin qui a monté pas moins de neuf pièces de Shakespeare en trois ans.Peu après Le Cycle des rois, il signait la mise en scène de Death Speeches, un collage d'une trentaine de discours de héros shakespeariens mourants.Récemment, il montait Cymbêline dans sa version anglaise à l'École Nationale de théâtre, une des plus longues pièces du dramaturge anglais.« Les Anglais m'appellent le spécialiste shakespearien.Je suis devenu habile à couper les textes de Shakespeare.Depuis que je travaille dans ses oeuvres, j'ai pu étudier son mécanisme et finalement je m'y retrouve de plus en plus facilement.Le défi était de donner de la vie, du corps à l'oeuvre en me servant de mon expérience de mime.Le monde était tanné du Shakespare stable, empesé, même les Anglais.Il fallait produire un Shakespare plus incarné.» Et quelle réussite saluée unanimement par le public et la critique qui lui a décerné le prix pour la meilleure production cette année.La Roulotte à Buissonneau Honneur drôlement mérité par Jean Asselin qui a fait, à 40 ans, un bon bout de chemin dépuis la Roulotte et le Service des Parcs avec Paul Buissonneau en 64-65.« Buissonneau a été mon premier maitre à penser.C'est lui qui a déclenché les carrières de Char-lebois, Deschamps et bien d'autres.J'ai beaucoup travaillé depuis 1964.J'ai vécu deux semaines de chômage.J'ai été neuf ans en Europe, dont cinq avec le grand maitre du mime, Etienne Decroux.11 a été mon deuxième maître à penser, c'est le grammairien du mime moderne.Il nous a donné une éthique.Un pur.J'ai vécu aussi une carrière straight.Pas très longtemps.C'était dans les années 67 alors que je jouais au TNM, au Rideau Vert, et que j'ai même fait des commerciaux.Je suis sorti humilié des commerciaux : attendre une journée avant de poser quelques gestes, c'est épouvantable.Par la suite, il y a eu Omnibus, avec ses merveilleuses expériences, ses réussites (Zizi et la lettre), ses échecs (Le Temps est au noir en a été un retentissant) et ses merveilleux défis.Au début, notre théâtre était muet et puis la parole est entrée.On croit qu'on ne peut pas parler et bouger en même temps.Nous avons prouvé que le corps exprime autant que la parole.Et nous explorons.Je sais bien que d'autres comédiens ont déjà exécuté les mouvements du cheval comme on le fait dans le Cycle des rois.On invente jamais rien, tout a été fait mais.pas par nous.C'est là la nuance! » La mort crée la vie Et dans l'évolution de la troupe Omnibus, la rencontre avec Shakespeare a été magique.Je me suis demandé ce qui le fascinait dans l'oeuvre du dramaturge.Le génie bien sûr mais encore.« Récemment j'ai adoré Le Roi se meurt de Ionesco et j'ai apprécié le jeu de Montmorency dans le rôle-titre.J'aime la mort all théâtre parce que c'est ce qui crée la vie, le désir.Si nous étions immortels, tout serait différé au lendemain.Le désir vient de l'échéance.Mettre la mort en scène, c'est mettre de l'a vitesse, de la densité.l'urgence! » Il faut avoir vu la performance de Jean Boilard dans Richard II pour comprendre l'intensité qui entoure la mort.Peut-être la plus belle scène du Cycle des Rois.Mais pour rendre de pareilles émotions, il fallait une direction, une mise en scène, sûrement une rare complicité entre les acteurs, le metteur en scène et l'oeuvre même.« Je suis du signe de la balance.Donc pendant un certain temps, je tergiverse, j'écoute, j'hésite mais je suis radical quand j'ai trouvé.J'aime la complexité à l'intérieur d'une structure.La forme est importante et quand un spectacle est placé, il ne change pas.Ce n'est pas du \"work in progress\": on ne montre pas nos balbutiements à la foule.On montre nos conclusions.« En tant que comédien, j'ai déjà été un pion et j'évite de répéter la même chose avec les comédiens que je dirige.Un comédien a besoin de nourriture et même un laquais aura un rôle important à jouer.Dans la première partie des Shakespeare, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les rôles très secondaires sont tenus par Robert Gravel et Jean-Pierre Ron-fard.Et c'était important, ce qu'ils avaient à faire.C'est toujours important et je nourris tous les rôles, rien n'est inutile.» Au printemps prochain, Omnibus présentera un autre Shakespeare ou du théâtre muet.On hésite encore.La compagnie Omnibus qui a traversé près de vingt années sans s'accrocher à une mode, en se remettant constant-, ment en question, cherche encore.Des jeunes comédiens formés par l'école de mime de la compagnie, poussent sur la grande roue pendant que leur directeur se demande après vingt ans de travail : « Sommes-nous créateurs ?» Vous aurez beau lui dire que si.Je pense qu'au fond de lui, il doute encore.Tant mieux! À l'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 La grande finale des Ice Capades, au Forum, jusqu'au 2 janvier.VARIÉTÉS SPECTRUM (518 o\u201e S'e-Catherine) \u2014 Sam., 21 h.Jeff Healey.FORUM 12312 o\u201e Ste Catherine) \u2014 Sam., 1Ï h: Lun.11 h 30, 15 1 50, 19 h 50, les Ice Capades.kiddles (2060 Aylmeri - Sam., a compter de 22 h, Trio de Charlie Birtdle.ZHIVACO («19 St-Pierrel \u2014 Sam., 20 h a 25 h 50, Croupe Bekar.LE BIJOU (300, lemoyne) \u2014 Sam., Jeff Brown.THEATRE DU CENTRE BRONFMAN (5170, Chemin de la Cote-Ste-Catherine) \u2014 .From you to us to you-.Presentation des Productions Ceordie.Du lun.au jeu., 13 h, 15 h 30; ven., 11 h, 13 h 30.Jusqu'au 6 janvier.LA BRI0UE (1419, Drummondl \u2014 Sam., dim., des 21 h.Flying Circus.LE PIERROT (110 e\u201e St-Paul) \u2014 Sam., des 20 h.Sylvain Dion et Alex Sohier.LES DEUX PIERROTS (101 e.St-Paull \u2014 Sam., des 20 h, RDA Daniel Blouin et Beauregard.L'AIR DU TEMPS (191 o\u201e St-Paul) \u2014 Sam., 21 h.Cari Tremblay.LE BISTRO D AUTREFOIS (1229, St-Huberti \u2014 Mar., jazz, blues, dixieland; jeu., ven., soirée des années folles (de Paris a la Nouvelle-Orléans) avec la Bande a Magoo: des 22 h.LE RISING SUN 1 (286 o\u201e Ste-Catherinel \u2014 Sam., des 21 h, Swinging Relatives et Seventh Seal.LES BEAUX ESPRITS (2073, St-Denis) \u2014 Sam., des 21 h, Bob Harrison.FOUFOUNES ELECTRI0UES (87 e., Ste-Catherinel \u2014 Sam., 21 h, Vent du Mont Chart, Camel Clutch, Idée Noire, Valium et Les Dépressifs.BAR 2080 (2080 Clark) \u2014 Sam.22 h, Micke Allen.Mike Gauthier, Steve Holy et Stéphane Proulx CHECKERS (3514.av.du Parc) \u2014 Groupe Images: des 21 h Jusqu'au 8 lanvier.MOBY DICK'S (1188 o.Sherbrooke) \u2014 Sam., de 18 h a 23 h, duo Carol et Frank.-LE REINE ELIZABETH (Salle Arthur) \u2014 «Sexy Follies-, de Philippe Grenier.Chorégraphies de Danielle Codin, dir.musicale de Marc Cha-pleau.Avec Diane Boeki.Iris Van Wirdum et Mario Bertrand et les danseurs Francine Rochon, Kim Timbers, Michèle Justice et Jacques Marcil.Mere, jeu., ven., dim., 20 h 30; sam.20 h, 22 h 30.LE MERIDIEN (Le Bar.Complexe Desjardins) \u2014 Tibor Ceasar.Tous les jours de 17 h a minuit.CENTRE SHERATON (1201 o\u201e boul.René-Lé-' vesque) \u2014 La Croisette: Mike Mirizio; du dim.ou ven., de 17 h a 20 h \u2014 L Impromptu: Gerard Lambert: du lun.au sam., de 21 h a 2 h.\u2014 Le Boulevard: groupe Ruffino Tino: sam., de 19 h a minuit.AU VIEUX MOULIN (8500, boul.Levesque, St-Francois-deLaval) \u2014 Sam., jeu., ven., 21 h, Michel Lafleur.MUSIQUE UNIVERSITE McGILL (Pollack Hall) \u2022 Ven., 20 h, Ray Kilburn, pianiste.Oeuvres de Schubert, Liszt, Morel, Rachmaninov.THÉÂTRE CAFE DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 De mar.a ven.20 h, -Duo pour une soliste-, de Tom Kempinski.THEATRE DE LA GALERIE (6968, Saint-Denis) \u2014 A comDter de jeu., 20 h 30, -Le spectacle n'aura pas lieu-, de Luc Charest.l I THÉÂTRE POUR ENFANTS CAFE DE LA PLACE (Place des Arts) \u2014 Sam., de 12 h a 18 h, .Blanche Neige et les Sept Nains-, conte tire de la série Iniminimagimo présente sur vidéo.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) \u2014 Sam., 14 h, -Bingo \u2014 le Grand spectacle de M.Bing- (institut de jonglage).EXPOSITIONS MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (Cité du Havre) \u2014 Expositions ¦ British Now: sculpture et autres dessins, et -The Art That Came Apart-, de David Mach.Tous les jours de 10 h a 18 h, sauf dim., lun.Jusqu'au 8 janvier.MARC CHAGALL A MONTREAL (Musée des Beaux-arts de Montreal, 1379, Sherbrooke 0.1 \u2014 Exposition - Marc Chagall.Sam., de mere, a ven .de 10 h a 19 h; lun., de 12 h à 19 h.Visites commentées mere, a 9 h 30 (en an-glaisi et a 9 h 45 (en français).Presentations illustrées de diapositives (reservations quatre semaines â l'avance).\u2014 (Auditorium Maxwell-Cummings) \u2014 Mar., 15 h 30, «Visite à Chagall., France, 1970, Roland Darbois, coul.20 min., \u2014 Jeu., 13 h 30, \u2022Homage to Chagall.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (angle Pie-IX et Sherbrooke) \u2014 Rétrospective Cecil Beaton, photographies de Lartigue et oeuvres d'Ansel Adams.Jusqu'au 15 janvier.MUSÉE MeCORD (690.Sherbrooke 0.) \u2014 Expositions \u2022 Ivalu : traditions du vêtement inuit\u2022.«Louis Dulongpré* et «Maria Chapde-lalne: illustrations de Gagnon et Suzor-Côté.Lun., mere, jeu., ven., de 11 h â 17 h.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS / CHATEAU DUFRESNE (angle Pie-IX et Sherbrooke) \u2014 Rétrospective Cecil Beaton.Jusqu'au 15 janvier.MUSEE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, boul.Sainte-Croix) \u2014 Les planètes imaginaires de Daniel Martineau.Jusqu'au 26 février.MUSÉE DAVID M.STEWART (île Ste-Hélene) \u2014 Expositon «Portugal/Québec».Du mar.au dim., de 10 h a 17 h.Jusqu'au 15 avril.ARTICULE (4060, St-Uurent) \u2014 A compter de mere, photographies de John Di Stefano.Du mere, au dim., de 12 ha 17 h.ART 45 (2155, Mackay) \u2014 Oeuvres de George S.Zimbel.Jusqu'au 13 janvier.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, Chemin de la Côte-Sainte-Catherine) \u2014 Peintures de Michael Smith.Du lun.au jeu., de 9 h à 21 h; ven., de 9 h â 14 h; dim., de 10 h â 17 h.Jusqu'au 19 janvier.CENTRE DES ARTS VISUELS (350, av.Victoria) \u2014 Exposition «La foire de Noèl«.Jusqu'au 5 janvier.GALERIE ART ET STYLE (4875 A, Sherbrooke O.) \u2014 Sam,, de 9 h a 17 h 30, Oeuvres de Colette Boivln.Pauline Bressan, David Brown, Claudette Castonguay, Bruno Coté, R.Genn, F.lacurto, Teresa Recalde, R.Richard et St-Cilles.GALERIE ARTES (102, Laurier O.) \u2014 Peintures, aquarelles, sculptures et estampes d'artistes canadiens et internationaux.GALERIE LAURIENNE-BAZINET (5451, Sherbrooke O.i \u2014 Peintures de L.Avorte, P.Con-sentino, S.Cosgrove, A.Dumouchel, V.Siu-sek, M.-A.Fortin, H.Masson et G.Pfeiffer.Sculptures de G.Dellgeorges et N.Taillon.GALERIE PIERRE-BERNARD (4511, Saint-Denis) \u2014 Oeuvres de Roger Alexandre, Roger Cantin, Arist Gagnon et Andrée Vézina.GALERIE CHANTAL-BOULANGER (372, Sainte-Catherine O.) \u2014 Oeuvres de Sylvie Bouchard.Du mar.au sam., de 12 h à 17 h 30.Jusqu'au 4 février.GALERIE CONTINENTALE (1450, Drummond) \u2014 Petits formats.Du mar.au sam., de 9 h 30 a 17 h.GALERIE CULTART (360, Roy E.) \u2014 Exposition « Emballez-vous «.Du mere au dim., de 12 h à 18 h.Jusqu'au 29 janvier.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) \u2014 Urnes en céramique de Penny Kokkinos.Du lun.au ven., de 8 h à 17 h.Jusqu'au 6 janvier.GALERIE BERNARO-DESROCHES (1444, Sherbrooke O.) \u2014 Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, Suzor Côté et Robert W.Pilot.GALERIE ESPERANZA 12144, MacKay) \u2014 Installation dé Mark Prent.Du mar.au sam., de 11 h à 17 h 30.Jusqu'au 29 janvier.GALERIE JOCELYNE-COBEIL (1390B, Sherbrooke O.) \u2014 Sam., de 11 h à 17 h, oeuvres de joailliers québécois contemporains.GALERIE CLAUDE-LAFITTE (1446, Sherbrooke O.) \u2014 Oeuvres de Borduas, Fortin, Hornyak, Lemieux, Morrice, Pollan, Riopelle, Roberts et Thomson.GALERIE SAMUEL-LALLOUZ (1620, Sherbrooke O.) \u2014 Oeuvres de Karel Appel.Du mar.au sam., de 10 h â 18 h.GALERIE LEE (1518, Sherbrooke O.) \u2014 Sam., oeuvres de François Houdô, Mark Kobasz, Andrew Kuntz et Hans Georg Ranch.GALERIE L'ÉMERGENCE PLUS (807, Laurier E.) Exposition «Mémori-Ages», de Martine Si-mard.Mere, de 12 h 30 à 18 h; jeu., ven., de 12 h 30 a 20 h; sam., de 12 h30 a 17 h.Jusqu'au 7 janvier.GALERIE L'EMPREINTE (272, Saint-Paul E.) \u2014 Encres et aquarelles de Lisette Duquette.Jusqu'au 23 janvier.GALERIE PINK (1456, Notre-Dame O.) \u2014 Exposition «Le lunch a la Khazoom*.Du mere au dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 15 janvier.GALERIE SUZANNERÉMILLARD (1227, Amherst) \u2014 Exposition -Magie do Noêl>.Oeuvres de Pellan, Cosgrove, Simard, C.-A.Ar-chambault, Prévost et Simard.Mere, de 11 h a 17 h 30; jeu., ven., de 11 h â 19 h 30; dim., de 13 h 30 â 17 h.Jusqu'au 28 janvier.GALERIE SILVERST0NE (1618, Sherbrooke O.) \u2014 Exposition «Cirkus-.Du mar.au ven., de 10 h â 18 h; sam., de 10 h à 17 h.Jusqu'au 21 janvier.GALERIE 6200 (6200.boul.Léger) \u2014 Aquarelles de Danièle Gauvin et Nicole Sylvestre.Tous les jours de 10 h a 21 h.Jusqu'au 15 janvier.GALERIE WADDINCTON (1504, Sherbrooke O.) \u2014 Dessins de John Lyman; peintures de Riopelle, Goodridge, Hughes, McEwen, Knowles, Cosgrove, Letendre, Pellan, Fox, Casson, Surrey, Fortin et Jackson.ZOO GALERIE (5604, Monkland) \u2014 Exposition ¦ Art naif de Bali-.Mar., mere, de 12 h à 18 h; jeu., ven., de 12 h a 21 h; sam., de 12 h â 17 h.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART DU OUËBEC (2025, Peel) \u2014 Sam., sculptures inuit.PETIT MUSÉE 11494, Sherbrooke O.) \u2014 Sam., icônes russes et grecques.HORS MONTRÉAL ARTS SUTTON (9, Academy, Sutton) \u2014 Sam., de 11 h â 17 h, exposition de Noél.LE BALCON D'ARTS (650, Notre-Dame, Saint-Lambert) \u2014 Petits formats.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DES SOURCES (110.Cartier, Roxboro) \u2014 Sam., oeuvres de Jill Graham Abcarius.COMPLEXE ALFRED-DALLAIRE (2159, boul.Saint-Martin E\u201e Ouvemay) \u2014 Exposition «Séquence 111 «.Tous les jours de 10 h à 21 h.Jusqu'au 23 janvier.GALERIE PIERRE-BERNARD (141, Champlain, Hull) \u2014 Sam., de 13 h à 16 h 30, oeuvres des artistes de la galerie.GALERIE ALINE-DALLAIRE (Complexe Rive-Sud, 2750 e., Marie-Victorin, Longueuil) Oeuvres de Miguel Angel Polanco.Tous les jours de 10 h a 21 h.Jusqu'au 15 janvier.GALERIE D'ART (Sainte-Adelo) \u2014 Peintures de M.Baillargeon, J.-G.Carrier, G.Caiserman Roth, C.Couturier, M.Dussault, J.Gelnoz, A.Golod, J.-P.Lafrance, N.Rhéaume, R.Ross, C.Tremblay.Jusqu'au 15 janvier.GALERIE D'ART DE PIEDMONT (Piedmont) \u2014 Oeuvres de P.-V.Beaulieu, M.-A.Fortin, Riopelle, Toupin, Bellefleur et Hélène La Haye.GALERIE MARIELLE-GAGNÉ (177, Tour du lac.Sainte-Agathe) \u2014 Sam., dim., de 13 h â 16 h, oeuvres de Mariette Gagné, Sylvain Deschamps, Plccloli, Serge Dubreuil, Claire Valois, Lise Paradis, Marcelle Hamelin, Jean Lamou-reux, Claire Aumont et Yvon Provost.GALERIE CAMILLE-LAFLAMME (301, Saint-Denis, Saint-Lambert) \u2014 Gravures, sculptures et peintures.Jeu., ven., de 11 h à 21 h; sam., dim., de 11 h à 17 h.Jusqu'au 7 janvier.GALERIE D'ART LA RELÈVE (1950, boul.lie la Concorde, Laval) \u2014 Oeuvres des artistes de la galerie.Lun.et mardi., de 11 h à 17 h 30; jeu.et ven., de 11 h à 21 h; sam., de 11 h à 17 h.GALERIE RIVERIN-ARLOGOS (197, Chemin du Lac d'Argent, Eastman) \u2014 Peintures de Julio Villani.MAISON DES ARTS DE LAVAL (Salle Alfred-Pellan, 1395, boul.de la Concorde ouest, Lavall \u2014 Exposition «Pellan, Fortin, Gagnon.Du mar.au dim., de 9 h a 19 h.Jusqu'au 15 janvier.MUSÉE DE LACHINE (110, Chemin LaSalie) \u2014 Exposition «Les appelants» et techniques mixtes de Michel-Thomas Tremblay.Du mere au dim., de 11 h 30 à 16 h 30.MUSÉE DE LA CIVILISATION (85, Dalhousie.Ouébec) \u2014 Expositions .Souffrir pour être belle-, «Toundra, Taiga., «Noél réinventé», «Un si grand âge» et -Regards sur les collections de la Bibliothèque nationale de Québec-.Du mar.au dim., de 10 h a 17 h. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 D5 INTERPRETATION «Le tout c'est que ça soit grand quelque part: ou bien une grande affreuse, ou bien une grande affamée, pas de demi-mesure» marie-claude lortie bj» elle comme WBm la claire-voyance de la Reine Marguerite, comme la noblesse de Prospero, comme la musique des alexandrins de la tragédie raciniennc, comme le « sentiment » théâtral dévoilé goutte à goutte dans Elvire Jouvet 40, Françoise Faucher vient de grandir d'une année.Le théâtre aussi.Une année qui se démarquera parmi les 37 autres de la carrière québécoise de l'artiste, à cause de toutes ses premières, de ses nouveautés.En effet, quand les critiques ont décrété qu'Oenone interprétée par Françoise Faucher volait la vedette dans Phèdre de Racine \u2014 montée au Théâtre du nouveau monde en janvier dernier\u2014, c'était la première fois que l'actrice jouait la tragédie hors de l'école.Quand elle a accepté le rôle de Prospero, dans la Tempête de Sheakspeare à l'Espace Go, mis en scène par Alice Ron fard en mars, c'était la première fois qu'elle se mettait dans la peau d'un homme.Ensuite, Elvire louvet 40, au Quat'Sous, à l'automne dernier, que Robert Lévesque du Devoir a qualifié de « plus beau spectacle de la rentrée » et que lean Barbe de Voir a décrit comme « un cour sur la création de l'être, sur l'accouchement des âmes », était la première expérience de mise en scène de la comédienne.Marguerite se mêle de la conversation Et puis, tout récemment, Françoise Faucher a joué la première-épouse du roi dans le Roi se meurt d'Ionesco, mis en scène par Jean-Pierre Ronfard au TNM.Elle était la reine Marguerite, celle qui étale la vérité aux yeux du roi qui refuse de mourir.Un rôle qu'elle a adoré.« Évidemment, les gens s'imaginent que la reine est méchante parce qu'elle dit les choses : \"Non ça n'ira pas mieux, tu vas mourir, mets toi bien ça dans la tète\".Mais regardez la générosité de cette femme quand plus tard elle le prend par la main et l'aide à mourir.Elle a dépassé les stades où il faut mettre des gants avant de parler.Elle est supérieurement intelligente.» Ainsi, Marguerite, conscience lucide et limpide, vient se mêler de la conversation de cette femme, de cette actrice, metteur en scène, mère, grand-mère.Tranquillement assise dans son petit salon elle grignote un gâteau sec.parle de ses projets, de ses rôles préférés, du rôle des femmes dans l'histoire et laisse tomber à brûle-pourpoint que sans les femmes, les hommes se liquifieraient.Elle parle aussi de son année.Une année qui se clôt et vient s'ajouter aux milliers d'instants de théâtre et de vie qui bercent les sourires et les paroles de l'actrice d'origine française, venue s'installer au Québec avec son mari en 1951.« Oui, j'ai eu une très belle année.|'ai eu de la chance, de belles idées proposées.|e les ai acceptées en me disant que ces occasions ne reviendraient jamais, louer un rôle d'homme, faire de la mise en scène.Vous savez, je ne voulais pas faire de la mise en scène au début.Et puis, quand j'ai entendu le nom de la pièce qu'on me proposait \u2014 Elvire Jouvet 1988/nrTERPEÉTATIOM Françoise Faucher c'est une femme douloureuse qui sera belle a faire.» Et les entrevues des «Femmes d'aujourd'hui» L'actrice ajoute qu'ejle aime même les rôles ingrats et s'arrange toujours pour aimer ses personnages, auxquels elle s'attache, se lie d'amitié.Mais ces personnages et le théâtre en général qui est, selon elle, l'un «des derniers lieux de réflexion profonde », ne sont pas les seules passions de Françoise Faucher.Elle s'ennuie du travail d'intervieweuse qu'elle a fait pendant plus de 25 ans dans le cadre d'émissions d'affaires publiques « féminines » \u2014 Femmes d'aujourd'hui à Radio-Cunada notamment.Elle voudrait bien renouer avec ce travail qui lui a permis de rencontrer des femmes comme Marguerite Duras et Marguerite Yourcenar avec qui elle est devenue amie.Françoise Faucher ne sait cependant pas encore, si le temps et les chances feront en sorte qu'elle puisse renouer avec l'interview, reprendre la mise en scène, incarner un homme à nouveau, faire plus de tragédie.« Ça dépendra de ce que les gens me proposent évidemment », conclut-elle, toujours prête à oser, sagement.40 \u2014, une pièce qui réunit tout ce que j'aime : le dépouillement, la force, la noblesse avec laquelle on parle du métier.La pièce me collait si bien â la peau que j'ai dit oui », raconte-t-elle.Dans la chapelle du Grand séminaire Le hasard de la vie a fait les transitions entre le jeu et la mise en scène, entre les théâtres institutionnels et le théâtre expérimental.Mme Faucher prend les risques qu'on lui propose.Ginette Noiseux, la directrice du Théâtre expérimental des femmes (TEF), l'avait vu jouer dans les Paravents; Françoise Faucher y incarnait «une vieille folle».Emballée, Mme Noiseux est allée la trouver pour lui proposer de jouer Prospero dans la Tempête sous la direction d'Alice Ronfard.Prospero est un homme, mais un personnage dont la noblesse et la grandeur fascinait la comédienne.Elle a donc accepté et parle avec beaucoup d'admiration de « l'audace intelligente » qui anime Mmcs Noiseux et Ronfard.En fait, les trois femmes ont tellement aimé travailler ensemble qu'au printemps prochain, elles montent l'Annonce faite à Marie de Claudel.La pièce produite par le TEF, sera jouée dans la chapelle du Grand séminaire : « Un lieu saint, magique, superbe ».La tragédie se taillera aussi de nouveau une place dans la vie de l'actrice puisque, au début de l'année prochaine, les élèves de troisième année du conservatoire monteront une tragédie et Françoise Faucher les dirigera.« J'adore enseigner et j'adore la tragédie, la nécessité de dépassement qu'elle implique, la hauteur de pensée, la musique du texte.Ça nous grandit en tant que comédien et en tant qu'être hu- Françofse Faucher.À gauche elle est l'Oenone de Phèdre (Sophie Clément); en haut à droite, le Prospero de La Tempête de Shakespeare (avec Louise Saint-Pierre de dos).main.Ce sera probablement la seule chance que ces jeunes auront de faire de la tragédie et je n'ai pas l'intention de leur faire rater ce rendez-vous », explique-t-elle.Ensuite, à l'été, elle travaillera avec Edgard Fruitier au théâtre du Chanteclerc dans la Menteuse, mise en scène par Louis Lalan-de.Des femmes qui ont du chef Mais tout de suite au programme, en janvier, Françoise Faucher jouera dans un téléthéàtre à Radio-Canada \u2014 le dernier réalisé par son mari, Jean Faucher \u2014 qui sera la reprise de Sarah ou le cri de la langouste qu'elle avait fait il y a deux ans au Café de la Place.Mme Faucher y interprète Sarah Bernardt, « un autre rôle de femme magnifique, très très fort, très beau ».Mais de toute façon, Françoise Faucher ne ferait pas autre chose que des femmes de caractère, des « femmes qui ont du chef ».dit-elle.Plus question de jouer les « sentimentales ».Parmi les rôles qu'elle a adorés ou qu'elle rêve encore maintenant de jouer ne figurent que des « très grandes dames qui lui apportent beaucoup : Marthe dans l'Échange de Claudel qui était tellement aimante et tellement malmenée dans son amour ou encore Violette dans l'Annonce faite a Marie, Jeanne d'Arc.» Elle aurait aimé avoir pu incarner Isé dans le Partage de midi de Claudel.Il est cependant trop tard maintenant.Mais il y a aussi un rôle dont elle ne peut encore parler : « Un très beau rêve va se concrétiser en septembre prochain.|e ne jouerais pas un personnage de grande autorité mais bien un personnage d'une grande souffrance.Mais le tout c'est que ça soit grand quelque part.Ou bien une grande affreuse, ou bien une grande affamée, pas de demi-mesure.Oui, MISTRAL SUITE DE LA PACE D 7 venu à 16, qui a fait un bref séjour au Cégep de Rosemont et qui n'est pas allé à l'université du tout.« sauf pour le pichet de bière à $3,50, car ça vaut vraiment la peine ».Mots anciens, livre ancien parce que M.Mistral a beaucoup travaillé depuis.Toute une pile de manuscrits attendent, m'assure-t-il, qu'il ne faut pas publier tout de suite, pour que les livres ne se nuisent pas.Une publication quand même, dans la revue STOP, une novella de soixante pages, « Sylvia au bout du rouleau ivre » : « Un travail mineur, mais qui tient le coup encore.» Puisqu'il le dit.Depuis toujours, M.Mistral voulait devenir écrivain.« Créer du nouveau â partir de rien, c'est une chose qu'on n'oublie jamais.Dans mon groupe d'âge, â l'école, il fallait choisir vite ses orienta-lions.À quatorze ans j'avais choisi et je travaillais, et je corrigeais, et je lisais, et je lisais.« Le plus dur, c'est de garder la confiance en soi.Car le métier est ingrat : il n'apporte pas de rétribution immédiate, l'ai eu des années dures, je ne regrette rien, et il y a tant à faire encore.\u2014 C'est-à-dire ?Christian Mistral \u2014 En France, plus qu'ici, il faut dégraisser.Au Québec, il suffit de trancher dans la viande.Et établir un pont entre le langage de l'espace, qui est le langage de l'Amérique, et le langage des idées.Et aussi apprendre à assimiler la ville, parce qu'elle est là.Et sortir de la politique crue, celle qui a des mots politiques, pour organiser la résistance de notre culture.« Il faut nous concevoir comme des Américains qui écrivent en français, qui vivent en français et qui transmettront cela à leurs enfants.C'est une période vraiment excitante, pour ceux de notre âge en tout cas.\u2014 Quels sont les stimuli ?\u2014 Nous sommes une génération qui récupère des traits de pionniers.Le monde existe, mais il ne nous appartient pas.Alors ce sera la loi du plus fort.Nous ouvrirons les portes, mais ça se fera intelligemment, dans le respect des droits de l'homme.« Mais ce qui me fascine bien plus encore, c'est de savoir quelle sorte de quadragénaires nous allons faire.\u2014 Et si c'était la même sorte ?\u2014 C'est improbable, car nous sommes moins nombreux.Le marché sera du côté du troisième âge.Ça va être fascinant de me voir à quarante ans et d'entendre ce que mon fils (il aura sept ans bientôt) et ses contemporains diront, l'ai hâte d'être vieux, pour avoir le droit d'être nostalgique, le le suis déjà, mais ça sera alors plus confortable.» Et je pense bien que d'ici là, M.Mistral va résister au doute, ce poison.Il ne\" va pas se demander si ce qu'il fait sert à quelque chose.« lamais.L'écrivain a sa fonction.\u2014 Laquelle ?\u2014 Faudrait pour le savoir éliminer tous les écrivains et voir ce qui resterait après.» L'hypothèse est intéressante mais restons-en là.C'est le temps de se quitter, M.Mistral a une question à me poser : « Tu me prêterais un dollar, pour le métro ?» CE SOIR 21 h LA BANDE À MAGOO Musique Dixie Samedi 7 janvier, 21 h MARIO TRUDEL PIERRE LABELLE 13-14-20-21 janv.,21 h EN PRIMEUR son tout nouveau spectacle cûommfitt présentent VEND.20 JANV.- 21 H - 9,97$ LA\\ SOCIÉTÉ DARTHRITE DONNEZ, unelueur d'espoir - Uns présentation \u2022 JJJJLE5 ' t50, rue Principale./QUATRE Saint-Sauveur %D'lAND5 Res™?°™ r (514)227-8509 861-5851 318 Samlc Catherine outil BiiKii au Spectnjm el Tïcketton Jeunes Virtuoses MoungVMwsi car.Alexander Brott \" AUDITIONS POUR CORDES «JEUNES VIRTUOSES DE MONTRÉAL» annonce une audition pour violons, altos, violoncelles et contrebasses, le LUNDI 9 JANVIER 1989, pour former un orchestre à cordes.Le projet de 21 semaines débutera le 12 janvier.Il y aura 5 services par semaine de deux heures et demie chacun, soit jeudi et vendredi, avant-midi et après-midi, et samedi avant-midi seulement.Salaire par semaine: musicien 292,50$ première chaise 351 $ viclon solo 585$ Oeuvres demandées pour l'audition: deux mouvements contrastants d'une Suite de Bach ; un mouvement d'un Concerto au choix du candidat, préférablement Mozart.Pour rendez-vous, téléphoner à Montréal (514) 487-5190 et envoyer votre curriculum vitae à: Dr Alexander Brott, 5459, avenue Ecrnscliffe, Montréal, Québec H3X 2P8 CECI EST UN PROJET DE L EMPLOI ET IMMIGRATION CANADA Médaillée d'argent aux Olympiques et au Championnat du Monde \"\"Miyiltï AVEC LA PARTICIPATION Ulî Nathalie Simard 4 DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS Forum de Montréal Aujourd'hui et lundi seulement.Aujourd'hui à 13 h.Lun.à 11 h 30 -15 h 30 et 19 h 30.Billets 1750S-1550J.1350 S -11.50 S-850 Sen venloau«guicnetsauForum a lOdb loi comptoirs TickeUOn ou par Teletfon au 288-25251- luod.w.toi Procurez-vous voira coupon rabats d'uno valeur de 3,00 $ chez tous les marches d'alimentations participants et participez au concours Nestle.' Bonne Année.De retour le 21 janvier.présenté par DU 21 JANVIER AU 4 FEVRIER AU SPECTRUM BlUETS EN VENTE AU SPECTRUM, 3I8 STE-CATHERINE OUEST.661 -5551 ET AUX COMPTOIRS TICKETRON.2B8-365I- COMMANDES TÉLÉPHONIQUES.288-2525 06 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 Télévision Samedi 31 décembre Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bematchez 18:00,0 \u2014 Les correspondants racontent 68 Revue des événements qui ont marqué la scène internationale en 1988.Animateurs: Bernard Derome et Céline Galipeau.18:30 (û \u2014 Cinéma Astérix et la surprise de César.Français, 1985.Dessins animés.Astérix et Obélix partent à la recherche de deux jeunes Gaulois enlevés par des Romains.20:00 O \u2014 Hockey Le Canadien affronte les Oilers.22:00 Œ) \u2014 Hockey Le Dynamo de Riga contre les Kings de Los Angeles.23:00 O \u2014 Bye Bye 88 Rétrospective humoristique de 1988 avec Dominique Michel, Pauline Martin, Yves Jacques et Patrice L'Écuyer.En reprise dc-.main à 19 h 30.HORAIRE REVISE 12:00 O (B CD \u2014 La Rose et l'anneau Remplace Songe d'une nuit d'été.15:00 O \u2014 L'Univers des sports Revue de l'année: sport amateur.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 e\tLtsComtpofldintsrw\t«tient 1988\tJuste pour rire\t\tHockey: Canadien de Mil vs Oilers d'Edmonton/Téléjoumal.\t\t\t\t\tSports (22M5)\tBye Bye 88\t GD\tThsNtwt\tCBS New\tWonderful Worid of Disney\t\tDirty Dancing\tRaising Miranda\tSimon (Simon\t\tWest 57 th\t\tThe News\tHappy New Year Am.©\tISU Year In Review\tM.A.S.H\tCheers\t\tKing Orange Jamboree Parade\t\tThe Golden Girls\tEmpty Nest\tHunier\t\tNews on S\tSaturday Night Live O\tSaturday Report\tGolden Girls\tThe Tommy Hunter Show\t\tHockey: le Canadiende Montréal vs les Oilers d'Edmonton.-\t\t\t\t\t\tNational/Every.\tHappy NewYearCanadi O\tCiné-aito- \"Le Ciel par la fenêtre\".\t\t\t\tCiné-extra: \"Le Secret des cavernes\t\t\t\tNouvelles TVA/Sports\tR.B.O: la Grande Liquidation des fêtes.\t\tLotto/Monde Crée ©t\tCtné-eitrt'ieCielpai\tU fenêtre\".\t\t\tCinc-exlnt \"Le Secret des cavernes oubliées\".\t\t\t\tNouveHesTVA/Sports\tR.B.O.: la Grande Liquidation des (êtes.\t\tLotto/Monde Cioc o\tNewsline\tRegional Contact\tFamily fies\tDirty Dancing\tAcademy Performance: \"Many Happy Returns\".\t\t\t\tSuper Series: le Dynamo Riga vs les Kings de Los Angeles.\t\t\t QD\tTVSNewi\tABC News\tStar Search\t\tMovie Special: \"Superman III\".\t\t\t\t\t\tNightbeat/ABCNews\tDickClark'sNewYear CE\tLes Correspondants rai\tontent 1988\tJuste pour rire\t\tHockey: Canadien de Mtt vs Oilers d'Edmonton./TéléjoumaL\t\t\t\t\tSports (221)45)\tBye Bye 88\t (D\tIci Montréal\tBugs Bunny\t\tCinéma des files: \"Be\tait une fols Hollywood\".1\t\t\t\tNouvelles TVA / Sport*\tR.B.O.: la Grande Liquidation des fêles.\t\tLotto/Cinè-lune ©\tPuise\tDick Irvin's Hockey\tFamily Ties\tDirty Dancing\tCFCF Special: Mario, Mike and Mr.Greatest\t\tSpecial: 1 Am What 1 Am:.Jerry Lee Lewis.\t\tSuper Series: le Dynamo Riga vs lei Kings de Los Angeles.\t\t\t \tLes Correspondants r«\t«nient 1988\tJuste pourrir*\t\tHockey: Canadien de MU vs Oilers d'Edmonton./TéléjoumaL\t\t\t\t\tSports (22M5)\tBye Bye 88\t ©\tPasse-Partout\tAstérix & surprise de C\tésar.Boule et BiltCaroline 4 la tortue.\t\tCiné-cinéma: \"Conseil de famine\".\t\t\t\tLe Sommet de la francosonique (22M0) ¦\t\t\t ©\tABC News\tTwilight Zone\tStar Trek: The Next Ge\tleration.\tMovie Special: \"Superman HI\".\t\t\t\t\t\tNews\tDickClark'sNewYear ©\tPolka Dot Oocr\tNature Watch\tDoctor Who\tHtl Geographic Explorer\tMovie: \"Three Smart Girls\".\t\t\tConversations\tMovie: \"Three Smart Girlj Grow Up\".\t\t\tConversations ©\tThe Lawrence Weft Show: New Year.\t\tAustin City Limits\t\tLincoln Center The New York Philharmonic New Year's Eve Gala.\t\t\t\tHappy New Year, U.S.A.(88-69)\t\t\t ©\tTop Jeunesse\t\tMacGyver\t\tCinéma: \"Un amour de CoccineBe\" -;-._._\t\t\t\tRevue de l'année\t\tSur l'oreiller\t ©\tSneak Previews\tInside Albany\tNorth Country Review\tThe Editors\tThe McLaughlin Group\tBillMoyer's\tLincoln Center The New York Philharmonic New Year's Gala.\t\t\t\tAll Night Strut\t (S)\tLaRobeenor(17h30)\tLe Divan\tLe Journal A2\tVisiontario\tContinents Ir.\tChamps Élysées (Ire partie) (20h35)\t\t\tSpécial Caméra cachée (22h05)\t\tChamps Élysées (2e partie) (23h20)\t ©\tLe Top 200(14)1)\t\t\t\t\t\t\t\tLa Rétrospective de 1988\t\t\t m\tHelôAgain (17h)\tThe Golden Child (18M5)\t\t\t\tThrow Momma from the Train\t\t\tRuthless People\t\t\t m\tLa Pm-Up est un homme (1 in 15)\t\t\tL'Enfant sacré du Tibet (19h55)\t\t\t\tMalibuM\t\t\tU Bamba\t \u2022 Changement de dernière heure, Dimanche 1er janvier 1989 Votre soirée de iélévisioii CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bematchez 13:30 O \u2014 Cinéma La Guerre des boutons.Français.1962.Comédie de Yves Robert.Avec André Treton, Misel Isella et Martin Lartigne.Des enfants de deux villages voisins partent en guerre et l'enjeu consiste à recueillir le plus grand nombre de boutons.15:30 O \u2014 Propos et confidences Les confidences de Jean Gascon.Première de quatre, suite le 22 janvier à 15 h 30.20:00 m \u2014 Cinéma Les Parapluies de Cherbourg.Français, 1963.Comédie musicale de Jacques Demy avec Catherine Deneuve.Les amours d'une jeune fille et d'un jeune homme qui doit partir pour l'Algérie.20:35 B \u2014 Les Beaux dimanches La Poursuite du bonheur.Documentaire.Dans une société dominée par l'obsession de posséder, que signifie le bonheur?Parmi les participants: Jacques Bouchard (publicitaire), André Moreau (philosophe), Claude Lefebvre (maire de Laval) et René Provost de Provigo.21:30 CD \u2014 Cinéma West Side Story.E.-U., 1961.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 \tDécouverte (1!h02)\tDisney: Doublement vôtre (Ire de 2).\t\tBye Bye 88 (Reprise de la veille à 23h)\t\tB.Dim.: La Poursuite du bonheur (20h35).\t\tLe Télèjournal (21h35)\tBeaux Dimanches: Henryk Szeryng (2e).\t\tSports\tP.Sébastien (23h15) is\tCBS Sunday News -\tNight Court\t60 Minutes\t\tMurder She Wrote\t\tMovie: \"The Karen Carpenter Story\".\t\t\t\tSunday News\tHoneymooners(23h15) ©\tFocus\tNBC Nightly News\tThe Magical Work) ol Disney\t\tFamily Ties\tDay by Day\tMovie: \"Gremlins\".\t\t\t\tM.A.S.H.\t\"Private Resort\" o\tThe Magical Worid ol Disney\t\tThe Raccoons\tBeachcombers\tBreaking AH the Rules\t\t\t\tSunday Report\tVenture (22h28)\tJr.Hockey: Tchécoslovaquie vs Canada.\t o\tCiné-têtes \"Le Joujou\" (17h30).\t\t\tDevine qui vient téter?\t\tTicket \"Meurtre au soleiP.\t\t\t\t\tNouvelles TVA/Sports\tCiné-plus Ot\tCiné-fêtes: \"Le Joujou\" |17h30).\t\t\tDevine qui vient lèter?\t\tTicket \"Meurtre au soleil\".\t\t\t\t\tNouvelles TVA/Sports\tCiné-plus o\tNational Geographic: Rain Forest.\t\tIncredible Sunday\t\tW5: Conversation with the Prime Minister.\t\tMovie: \"The Karen Carpenter Story\".\t\t\t\tNational News\tZiegfeld Follies.®\tTV! News\tA3CNews\tIncredible Sunday\t\tMission Impossible\t\tMovie: \"A View to a Kill\".\t\t\t\t\tNightbeat (23h38) m\tDécouverte (18h02)\tDisney: Doublement vôtre (Ire de 2).\t\tBye Bye 88\t\tB.Dim.: La Poursuite du bonheur (20h3S).\t\tTéléjournal (21h35)\tBeaux Dimanches: Henryk Szeryng (2e).\t\tSports\tP.Sébastien (23h1 S) CD\tIci Montréal\tBugs Bunny\t\tDevine qui vient fêter?\t\tCinéma des fêles: \"Tootsie\".\t\t\t\t\tNouvelles TVA/Sports\t\"L'Héritage\" \tThe Mac's Midget Toumament-(16h)\t\tIncredible Sunday\t\tW5: Conversation with the Prime Minister.\t\tMovie: \"The Karen Carpenter Story\".\t\t\t\tNational News\tEntertainment Week \tDécouverte (18h02)\tDisney: Doublement vôtre (Ire de 2).\t\tBye Bye 88\t\tB.Dim.: La Poursuite du bonheur (20h35).\t\tTèléjoumal (21h35) j Beaui Dimanches: Henryk Szeryng (2e).\t\t\tSports\tP.Sébastien (23h15) CD\tPasse-Partout\tCiné-cadeau: \"Le Roi et l'oiseau\".\t\t\tParler pour parler retrouver sa famille.\t\tCinéma d'Hollywood: \"La Canonnière du Yang Tse\"\t\t\t\t\t \tABC News\tWheel ol Fortune\tIncredible Sunday\t\tMission Impossible\t\tMovie: \"A view to a Kill\".\t\t\t\t\tABC News (23h38) \tPasse-Partout\tCharlie Brown\tIci bat la vie\tSciences en images\tCinéma des fêtes: \"Les Parapluies de Cherbourg\".\t\t\tCinéma des lètes: \"West Side Story\".\t\t\t\t \tAll Creatures Great and Small\t\tWild America\tFrom Vienna: The New Year's Celebration 1988\t\t\tMasterpiece Theatre: Noel Coward Stories.\t\tThe Irish R.M.\t\tMystery!: Inspector Morse II.\t ©\tCdeLouisefYvonDeschampsiJudy Richards.\t\tCaméra 89\t\tSpécial Dimanche: Les Gars.\t\t\t\tGrand Journal (22h24)\tMagazine ski (22h54)\tLes Carnets de Louise (23h24)\t \tThe Power of Choice\tNews Magazine\tWonderworks: A Little Princess (3c partie).\t\tAll Creatures Great and Small\t\tMasterpiece Theatre: Noel Coward Stories.\t\tMystery !: Inspector Morse II.\t\tReport Irom the Secretaries ol State\t \tFousdubiassin(17h30)\tJeu ménestrel {1 Bh25)\tLe Journal TF1\tLeSondesFr.d'Am.\tApostrophes: les Lectuies d'Hubert Reeves.\t\tThalassa(21h15)\t\tBiondi&cie(22h0S)\t\"Nous te mari-e-rons (22h35)\t\t ©\tLeTop200(14h)\t\t\t\t\t\t\t\tLe Top 200 (Reprise de 14h)\t\t\t E3\t\u2022-1-;- The Secret olmy Success -\t\t\t\tEmpire of the Sun\t\t\t\t\tThe Mission\t\t m\tRep.larfefa(IThlO)\tLe Trésor de San Lucas\t\t\tPour Tamour de l'argent \u2022 Le 4e Protocole\t\t\t\t\t\t\t Changement de dernière heure.Lundi 2 janvier Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bematchez 18:30 e \u2014 Félix Leclerc se raconte Félix Leclerc raconte des légendes du Québec, d'après des textes de Hubert Fiel-den et des dessins animés par Peter Sandes et Danielle Marleau.19:30 © \u2014 Cinéma Tron.E.-U., 1982.Science-fiction de S.Lisberger.Personnages réels, animations par ordinateur.Un ingénieur voyage à l'intérieur d'un ordinateur et découvre un univers surprenant.20:00 03 \u2014 Elvis un soir ensemble Spectacle unique d'Elvis Presley, enregistré en 1968 devant un petit auditoire.23:15 O \u2014 Cinéma Dernier Domicile connu.Français, 1970.Drame policier avec Lino Ventura, fviarlene loberi et Michel Constantin.Un inspecteur et son assistante veulent faire condamner un chef de la pègre.HORAIRE REVISE 1:30 œ \u2014 L'Homme à la valise (Émission prévue à 23 h 30).2:30 03 \u2014 Bizarre, bizarre \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 O\tMontréal ce soir\tFélix Leclerc raconte\tMatante Alice\tRobert & Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: Un procès en 3 actes.\t\tLe Téléjournal\tLe Point (22h20)\tMetéo/Sports(2'h55)\tCinéma (23h15) GD\tThe News\t\tCBS News\tHollywood Squares\tTV 101\t\tMurphy Brown\tDesigning Women\tAlmost Grown\t\tThe News\tNight Court ©\tHall ol Fame Bowl.Football: Syracuse vs LS.U.(16h30).\t\t\t\tOrange Bowl.Football: Université de Miami « Nebraska.\t\t\t\t\t\tNews 5\tThe Tonight Show \tNewswatch\t\tNewswatch Sports Spl\tDanger Bay\tNewhart\tDegrassi Junior High\tThirtysomething\t\tThe National\tThe Journal (22h22)\tNewswatch\tNewhart (23h18) a\tIci Montréal\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: les Destructeurs.\t\tL'Or du temps\t\tLe Club Sandwich: Michel Louvain.\t\tNouv.TVA/Sport:\tMon grain de sel Ot\tIci Montréal\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: les Destructeurs.\t\tL'Or du temps\t\tLe Club Sandwich: Michel Louvain.\t\tNouv.TVA/Sports\tMon grain de sel o\tSports Special: The Rose Bowl Game (17h).\t\t\t\t\tHeadol the Class\tMurphy Brown\tRoseanne\tAlmost Grown\t\tNational News\tNightlino QD\tThe Rose Bowl Game (16IU5)\t\t\t\t\tUSF & G Sugar Bowl\t\t\t\t\t\t O\tEn Estrie ce soir\t\tMa tante Alice\tRobert & Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: Un Procès en 3 actes.\t\tLe Tèléjoumal\tLe Point (22h20)\tMétèo/Sports(22hS5)\tCinéma (23h15) CD\tIci MvnUcâi\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: les Destructeurs.\t\tL'Or du temps\t\tLe Club Sandwich: Michel Louvain.\t\tNouv.TVA/Sports\tCiné-lune 03\tSport» Special: The Rose Bowl Game (17h).\t\t\t\t\tHeadol the Class\tMurphy Brown\tRoseanne\tAlmost Grown\t\tNational News\tPuise ©\tEn Msvricie ce soir\tvivre à trois\tMatante Alice\tRobert 8 Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: Un procès en 3 actes.\t\tLe Tèléjoumal\tLe Pont(22h2û)\tMètèo/Sports(23h55)\tCinéma (23M5) Cl\tPisse-Partout\tFables d'Ésope.Contes 8 légendes.Cendriflon.M.Magoo.\t\t\tElvis un soir ensemble\t\tCinéma Hollywood: \"Irma la douce\" (2tv20).\t\t\t\t\t \tThe Rose Bowl (16M5)\t\t\t\t\tUSF & G Sugar Bowl\t\t\t\t\t\t ©\tPolka Dot Door\tElephant Show\tProfiles ol Nature\tScience Edition\tVista Presents: Droplet's Story.\t\tFrom An Immigrant's Notebook\t\tHistory ol Canada\tComputerworks\tExercise 8 Health\t\u2022 Talking Film \tTrreMtcNeil/LehrerNi\twshour\tBusiness Report\tVermont Report\tThe Power Game: The Congress.\t\tSixth Annual Report ol Secretaries ol State\t\tMoyen: Tho Secret Government \u2022 The Constitul\t\tjon in Crisis.\t\"A Double Lite\" \tAction réaction!\tLa Maison Deschénes\tLe Déli Guinness\tCinème: \"Tron\".\t\t\t\tLe Grand Journal\tSurprise Party\t\tSports Plus\t\u2022 Agence tous risques \t3-2-1 Contact\tBusiness Report\tThe MacNeil/Lchrcr Newshour\t\tThe Power Game: The Congress.\t\tNature: Peacock's War.\t\tUpstairs/Downstairs\t\tBillMoyer's\tNewshour \tLe Petri Journal\tChiffres 1 lettres\tLe Journal TF1\tBouquins\tRétrospective 1 nformation 1988 {2e partie)\t\tChance aux chansons\tFrédéric Back\tParcours (22h05)\t\tCarabine FM\tLe Journal TF1 03\tMusique Vidéo\t\tRock velours\t\tLa Retrospective 1988\t\t\t\tMusique Vidéo\t\tMusique Vidéo\t E3\tRoxanne(17h)\t\tOverboard\t\t\t\tFatal Attraction\t\t\t\tFull Metal Jacket\t El\tDécouvrir\tNadine\t\t\tPyjama pour sit\t\t\tExtrême Préjudice (21h«)\t\t\t\t| Le Rie de mon coeur \u2022 Changement de dernière heure. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 D7 LIVRES «Je ne veux pas changer le lecteur, mais qu'il marche croche!» REGINALD MARTEL onsieur Mistral, qui m'nrrive avec 20 minutes de retard, n'a pas d'argent pour payer son taxi.Je casque.11 revient, me rend la monnaie, me promet un remboursement pour le lendemain (le lendemain de quoi?), m'annonce tout de go qu'on ne lui a pas souvent posé « les bonnes questions ».Il en a une à proposer ?« Oui : est-ce que je peux vous offrir une bière ?» Et la réponse serait ?« Une Laurentide, s'il vous plaît.» J'aime la provocation et je trouve qu'elle sied bien à M.Mistral, qui a moins que la moitié de mon age.Nous allons bien nous enten- dre, si seulement « les bonnes questions » peuvent me venir.11 faut parler de Vamp, nous sommes là pour ça.J'ai relu le roman la veille \u2014 enfin, en diagonale.Et je ne renie pas les premiers mots de ma recension : « Bombe à retardement ou pétard mouillé?» Une bombe, et qui n'a pas tardé, mais en parler maintenant, c'est comme retourner au déluge.Détaché de son livre, M.Mistral, avant môme qu'il parût.Détaché et plutôt ennuyé par les exigences du succès : tout ce battage publicitaire, ces interviews dans les médias, ça l'empêcherait d'aller plus loin.Où donc?« Vers un plus grand dépouillement de la phrase.Et je voudrais mettre plus d'accent sur le dialogue et sur la mouvance de l'action.C'est une chose qui s'apf-prend comme on apprend à aller en vélo, une fois pour toutes.» Écrire serait une simple technique ?« Ou un métier, y a pas de 1988/LTVEES Christian Mistral égoïste de la chair et qu'on les lave dans la boue, la fange et la furie.L'âme damnée, le corps épuisé à épuiser celui des autres, nous dansons le vaste rock païen.Beaucoup de mots pour un garçon qui a quitté Montréal pour Saint-Marc à 12 ans, qui y est re- voir MISTRAL en page d5 Du 18 novembre au 15 janvier Exposition Pellan, Fortin, Gagnon Maison des arts Salle Alfred-Pellan 1395, boulevard de la Concorde Ouesl Laval Sortie 8 de l'autoroute de?Laurent ides ( 151 (boulevard Saint-Martin Est) Autobus de la STL: circuit 35 du terminus Laval et circuits \u202210 ou 42 à Laval Heures de visite Du mardi au dimanche dt: 9 heures à 19 heures Billetterie Les liillds sont disponible' à la billetterie de la Maison des arts.Le guichet est ouvert tous les jours de 9 h à 19 h.Renseignements: Cil II 662-44-12 Admission 38 Surdemande, nousofiïons des visites guidées.Les groupes devraient réserver.De plus, du matériel didactique sera disponible pour les élèves du primaire.En collaboration avec Ville de Laval, le ministère des Affaires culturelles et Hell Ginada.doute.Certains le pratiquent mieux que d'autres.C'est un travail sur soi-même, quotidien et acharné, car si on ne change pas, on écrit toujours le même livre.Oui, un métier.Et j'éprouve la même fierté que l'artisan qui travaille le bois, par exemple.\u2014 La technique de Vamp, c'était quoi ?\u2014 Ne pas se préoccuper du texte, mais du résidu, de ce qui reste au bout, une atmosphère, car il n'y a pas d'histoire.Le succès du livre prouve que mon intuition était la bonne.Succès étonnant, parce que c'est une lecture difficile.Les gens ne sont pas des cons.l'aime entendre dire qu'on se retrouve dans mon roman ; ça prouve que je ne suis pas fou, ou pas le seul à l'être.J'aime susciter chez le lecteur une façon différente de se sentir lui-même.Je ne veux pas le changer, mais qu'il marche croche! « Je voudrais aussi simplifier la musique et explorer d'autres aspects, le voyage par exemple.Le voyage pour mieux revenir car dans Vamp, personne ne part.» Si.quand même, on voyage.Par l'alcool, par la drogue, par la sexualité et surtout par les mots.Dans Vamp, ils mènent un bal d'enfer.J'ouvre au hasard, sans tricher.Nous sommes les seigneurs de Gomorrhe, vassaux de personnel mangés de verrues, marchant vers la proie possédée de l'angoisse des faibles, à l'assaut, exécrables croisés, des funèbres besognes enveloppées de ténèbres livides.Sots, inquiets pour la suite du monde, et chacun sait qu'on perpétue les mondes dans le plaisir Maria Chapdelaine Suzor-Côté illustrations de Gagnon et Oeuvres inspirées du légendaire roman de Louis Hémon Musée McCord d'histoire canadienne 690.rue Sherbrooke Ouest Tous les jours de II hà 17 h.Fermé\" le mardi Métro McGill - autobus 24 (514) 398 7100 Une commandite de l.j Collection McMuhai-l d'an carujicn.Une société du Groupe CENTRE DE SANTE NOUVEL ÂGE Atelier i CONTRÔLE OU POIDS PAR LA PENSÉE La Derto du poids passe par la découverte de soi.le contrôlo de ses amotions, le contrôle du stress et une meilleure relation avec la nourriture ou I acte do manger n est plus uno obsos&on.Groupe de |0ur et groupe de soir.Durée: 10 SEMAINES Debu! LE MARDI 17 JANVIER 1989 Rencontres d information le mardi 10 janvier 1969.a Uhet 19h Ate'ier î DÉTENTE ET HARMONISATION ENERGETIQUE Durée.10 SEMAINES Debut LE MERCREDI It JANVIER, de 19 h 30 i 21 h Atelier 3 MEDITATION DE BHAGWAN SHREE RAJNEESH Durée; 10 SEMAINES Debut LE MERCREDI 16 JANVIER 1989, de 18 M 19 h 20 Rencontre d information pour les ateliers 2 et 3: le mercredi 11 |anv»era 19 h Dépliants disponiblos sur demande.Renseignements et Inscription: DENISE ARES au (514) B22-234C/669-8204 ECOLES GYMNASTIQUE DOUCE (methode bertherat) Ces mouvements dégagent les tensions mus-culairos.mobilisent les articulations, améliorent la posture et apportent de la détente.\u2022 Séance de jour ou de soir \u2022 Groupes limités à 6 personnes Soliéoi 4'inltrrcition gratuit»» S-11-1M8 Janvier ill h 30 il 19 janvier i 13 h 30 Renseignements supplémentaires et inscription: Johanna Mlreault, praticienne dipl.(514)254-3255 METRO RAOISSON LU.\t VENDU!\t LES ANNONCES\t- - \u2022-.CLASSÉES\t 11 KJ 1 |';fc \u2022\t-\u2014 285-7111\t1*1 \"*' L'ECOLE DE¦! Direction artistique: Aswlin-Boulanger ET St POURQUOI ?90 000 VISITEURS LE SAVENT DEJA.VENEZ TROUVER LA RÉPONSE PENDANT LES f ÊTES.CM A R C H A G A L L ŒUVRES DES COLLECTIONS DU MUSÉE NATIONAL D'ART MODERNE, (ENTRE GEORGES POMPIDOU DU MARDI AU DIMANCHE, DE 1 OH À19H.FERMÉ LE LUNDI, SAUF LE 26 DÉCEMBRE ET LE 2 JANVIER.BILLETS EN VENTE AU MUSÉE JUSQU'À 18H, AINSI QU'AUX COMPTOIRS TICKETRON ET PAR TÉLÉTRON.USEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL 1379, RUE SHERBROOKE OUESt(MÉTRO GUY) RENSEIGNEMENTS : (514) 285-1600 .a/ ( .IIL».fî CKAC73 D8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 ARTS PLASTIQUES «La Maison de l'Opéra doit être une place publique» Le Grand Hall du Musée des Beaux-Arts du Canada, à Ottawa JOCELVNE LEPAGE LM air encore tout jeune sous sa couronne de cheveux blanchis prématurément, Moshe Safdie a quelque chose du yuppie américain efficace et pressé, toujours entre deux avions, et du Méditerranéen chaleureux et volu-bile, un mélange explosif.Dans les yeux de l'architecte brillait cette semaine une satisfaction évidente, même si la réunion qui le retenait pour quelques heures à Montréal ne semblait pas l'exciter outre mesure.Il y a de quoi être satisfait, voyez-vous.Après avoir été boudé par les Canadiens pendant une quinzaine d'années et s'être expatrié à Boston \u2014 d'où il dirige ses autres bureaux de Montréal, Toronto t: Jérusalem et ses 75 collaborateurs \u2014 Moshe Safdie, l'architecte controversé d'Habitat 67, a hérité ces six dernières années de la plupart des grands projets de construction à caractère culturel dans les quatre plus importantes villes canadiennes.Par ordre chronologique, il s'agit du Musée de la civilisation, à Québec, du Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, de l'agrandissement du Musée des beaux-arts de Montréal, du Ballet and Opera House à Toronto et de l'agrandissement de l'Hôtel de ville d'Ottawa.Des projets qui totalisent et dépasseront probablement les $600 millions.Jamais dans toute l'histoire du Canada un architecte n'aura récolté autant de «commandes culturelles» en si peu d'années.Des commandes particulièrement appréciées des architectes puisqu'elles leur donnent un peu plus de liberté que des projets commerciaux et leur permettent de faire la nuit du jour Êk de 1988/ARCHITECmRJE Moshe Safdie ce que Safdie appelle des «cultu-ral statements*, autrement dit des édifices qui sont aussi des prises de position idéologiques.Une réaction en chaîne Moshe Safdie attribue sa sortie du purgatoire au Musée de la civilisation à Québec dont le design a séduit les responsables du Musée des beaux-arts du Canada, lequel a su plaire à son tour à la direction du Musée des beaux-arts de Montréal et ainsi de suite dans une sorte de réaction en chaîne.Le contrat le plus difficile à obtenir ($230 millions) et dont il est par conséquent le plus fier, c'est celui du Ballet and Opera House de Toronto.«Dans ce cas, dit-il, le concours était international.Des quarante premiers candidats retenus, on est ensuite passé à seize, puis à trois.Aux trois derniers, on a demandé de rester un mois à Toronto et d'y travailler en collaboration avec le client.» À la fin, Safdie l'a emporté sur deux prestigieux architectes, Bar-ton Mycrs et James Stirling.Des lieux populaires Safdie pense que sa conception de ce que doit être une Maison de l'Opéra à l'approche des années quatre-vingt-dix lui a permis de gagner, une conception qui n'est pas sans rappeler celle qu'il se fait d'un musée.« La culture, disait-il l'an dernier à La Presse, est devenue un enjeu populaire.Les grandes expositions (on pourrait ajouter les grands spectacles) sont interprétées par le public comme de grands événements qu'il ne faut pas rater.Le musée est aujourd'hui une place publique.Ça reste un endroit pour la contemplation de l'art, mais c'est en même temps un lieu pour donner des partys, pour lire, pour flâner.» «La Maison de l'Opéra, dit-il aujourd'hui, doit être une place publique.Un lieu où l'on doit pouvoir jouir de l'intimité nécessaire à l'expérience musicale, et en même temps participer au sens de l'événement.» Cette notion de «place publique», on la retrouve également dans le projet de Safdie pour l'agrandissement de l'Hôtel de ville d'Ottawa.«Ottawa, dit-il, In'est pas une ville métropolitaine.C'est une ville de jardins (a garden city).J'ai conçu un building pas plus haut que quatre étages qui s'étend autour d'une série ft de jardins très accessibles au pu-1 blic.L'Hôtel de ville n'est pas seulement un lieu officiel, mais une place publique où peuvent se dérouler différentes activités, des partys, des mariages, des conférences.» Un autre ingrédient qui explique son succès, d'après lui, c'est sa capacité d'être à l'écoute du client, de s'intéresser aux problèmes qui le préoccupent.Les attentes des clients, dit-il, ne sont pas toutes inscrites dans le programme architectural.11 faut savoir lire entre les lignes.Populaire ou populiste?Moshe Safdie pour qui ultime-ment, le vrai client est l'usager, celui qui utilisera les bureaux, visitera, les musées, assistera aux spectacles, n'aime pas être qualifié de «populiste», ce dont on l'accuse parfois.«Je suis plutôt un humaniste, dit-il.Populiste, c'est un terme péjoratif.Je ne pense pas que PHOTO ARMAND TROTTIER, La Pretse l'architecture soit quelque chose d'immédiatement accessible' au grand public.Mes projets sont populaires une fois réalisés.Avant de l'être, ils sont plutôt coriïro-versés.J'essaie de faire des édifices qui amèneront graduellement les visiteurs à comprendre l'idée qui est à leur origine.» Une liberté très limitée «L'architecte n'a pas une très grande liberté, dit-il encore.Quand il s'agit d'institutions1 Culturelles, c'est toute la communauté finalement qui est concernée, y compris Phyllis Lambert, et l'architecte doit composer avec les décisions prises, comme celle de sauvegarder le New Sherbrooke et de l'intégrer dans le futur Musée des beaux-arts de Montréal, par exemple.Être ou ne pas être postmoderne Deux architectes l'ont particulièrement impressionné: Frank LLoyd Wright et Louis Kahn.Wright selon lui est encore plus important que Le Corbusier pour le XXe siècle.Moshe Safdie ne sait pas trop à quel courant il se rattache.Il n'a jamais aimé, dit-il, les excès'du modernisme et il a une bien piètre opinion du postmodernisme auquel pourtant on associe parfois le Musée des beaux-arts1 du Canada.«Le postmodernisme, dit-il, est une adaptation très littérale d'éléments empruntés à l'histotre.C'est l'introduction, dans l'architecture d'éléments qui viert©nt d'autres arts, la peinture notamment.Il y a, au Musée des beaux-arts du Canada, des réminisçen-ces de l'histoire, c'est un fait, mais ce n'est pas de la décoration, ni l'application de motifsSm-pruntés à d'autres arts.Les matériaux et les méthodes de construction sont les moyens proprSs à l'architecture, et c'est de cela^uni-quement que je me sers.» Le 1 pour cent, un bon ~ programme mais.Moshe Safdie était de passage cette semaine à Montréal pour participer à une première sélection des artistes qui soumettront un projet dans le cadre du programme du «un pour cent».On sait que ce programme prévoit que dans tout contrat gouvernemental, un pour cent du budget de construction doit être consacré à l'intégration des arts à l'architecture.«C'est un programme plein de bonnes intentions, dit Safdie, mais sa mise en application donne souvent des résultats contraires à l'effet recherché.Il faudrait que l'artiste soit choisi dès la Conception du projet, et qu'il travaille sur une longue période avec l'architecte.Et puis, ajouteji-il, imposer un artiste à un architecte, c'est comme ordonner un mariage de force.» Pour le Musée des beaux-arts de Montréal, 130 artistes québécois ont présenté leur dossier et cinq d'entre eux ont été choisis pour soumettre un projet prétis.Il s'agit de Molinari, Betty Goodwin, Roland Poulin, Gilles Mîhal-ccan et Michel Goulet qui recevront $5 000 pour leur projetrCc-liii dont le projet sera choisi aura droit à un budget de $130 000 pour le réaliser.I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 31 DÉCEMBRE 1988 D9 VARIETES «Une image d'espoir au-delà de celle de l'angoisse moderne» DENIS LAVOIE Est-ce du charisme?Michel Rivard dégage une force intérieure, en impose par sa droiture, sa prestance.Il pa;ie avec intelligence, mais à peine à tenir en place sur sa chaise.Est-ce le trac?Il vient à peine de finir son test de son.juste.Je temps d'accorder cette dernière entrevue et dans quelques minutes, il montera sur scène une dernière fois à Montréal.Aujourd'hui, Michel Rivard est en vacances.Il l'a bien méritées. u I h i h i:.st 843-5777 La meilleure paella é Montréal MENU GASTRONOMIQUE POUR LE 31 DÉCEMBRE \u2022 ET LE 1\" JANVIER Bienvenue avec votre vin! SfK L'ASSOCIATION SpimfefiLtnitié, organisme sans but lucratil pour gens seuls, (onde en 1974.vous invite à son RÉVEILLON DU JOUR DE L'AN le samedi 31 décembre do 21 h à 2 h du matin.Bullet servi a minuit et demi.Serpentins, chapeaux, ballons, etc.Membres.40 S Non membres.45 S Hôtel Le Méridien .Complexe Desiardms Rens.: 381-6971 / 843-4082/632-6382 1988/CHAKTSOE\" Micliel Rivard Michel Rivard PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse le show.On était moins bien organisé et on était souvent en party en tournée.Maintenant, je donne un spectacle de trois heures.« l'ai fait des albums pour expérimenter des choses.J'ai fait des brusques changements de carrière, retournant au théâtre et à l'improvisation.|e me considère donc chanceux d'avoir un public intelligent qui ne vient pas juste à cause d'une image.«l'ai créé un univers dans un disque, un monde que j'ai remis sur scène.Ce que les gens ont aimé, ce sont donc des choses que j'ai pris le temps d'écrire.J'ai fait un album que j'avais le goût de faire, dans la texture comme dans les textes.Et les gens ont embarqué dans ce quelque chose qui venait de mon coeur: la douceur, la poésie et une image d'espoir au-delà de la description de l'angoisse moderne;» Michel Rivard a donc toutes les raisons d'être fier d'avoir récolté tant de succès, trophées et autres cette année.Il insistera cependant pour souligner l'importance du soutien de son équipe, particulièrement les musiciens qui l'entourent et l'accompagnent depuis plus d'un an.Il n'en porte pas moins un «poids énorme» en songeant aux nouvelles chansons qu'il devra bien écrire, car, dit-il, «après un tel succès, combien de gens seront encore intéressés a ce que je fais, surtout ceux qui ne sont toujours pas trop convaincus?Mais, de poursuivre Rivard, si je ne m'arrête à penser qu'à ça, itol iield Bévemor, FORMATION PROFESSIONNELLE DE 200 HEURES ËN THÉRAPIE DE , POLARITE Reconnue par la Fédération Québécoise des Masseurs et Massothérapeutes Professeur: GASTON VÉRONNEAU Doure sessions de Cet» puis samedi et ditmnctw de 9h i I7h 7.SYSTEME NERVEUX IS-16 avili 8.SEXUALITÉ ET PRATIQUE PROFESSIONNELLE 29 30 avril 9.COLONNE VERTÉBRALE 13 14 mai 10.PSOAS.PYRAMIDAL, SACRUM Î7-28 mai 11.CRANE0LOGIE 34 juin LE CORPS EVEILLE 1.INITIATION A LA POLARITE 21 22 IJrmci 2.F0NCTI0\" DE LA TRIADE 4 5 It'vnei 3.ENERGIE VITALE IS 19 lévrier 4.RELATION D'AIDE 4*5 mars 5.SYSTEME GCNIIO.UniNAIRE t8 19 mais 6.RESPIRATION.CIRCULATION LYMPHE n- EXA.MEN 1-2 avril ' '\" iuin DÉPLIANT GRATUIT SUR DEMANDE SOIRÉE D'INFORMATION: MERCREDI 18 JANVIER, 191)30 Centre St-Picrre, 1212 Panel, Montréal RENSEIGNEMENTS: 514/523-9926 4461.ruo St-Andrô.Montréal H2J 2Z5 je ne ferai plus rien.Aussi vais-je faire un autre disque simplement parce que j'ai le goût de le faire.» «Dans l'année qui s'en vient, professionnellement je vais être silencieux au Québec.» Rivard prévoit simplement retouner en France, au besoin (festival de Bourges à l'automne 1989) avec la version adaptée de son spectacle.Entre-temps, il complétera la composition de la musique du film Les matins infidèles de François Bouvier et lean Boudreau.Pas question de cinéma pour le comédien de formation qu'est Rivard.Ça ne l'intéresse pas.Il préfère mettre le temps qu'il faudra pour réaliser encore un très bon disque, en travaillant d'abord sur son ordinateur à la maison et se consacrant au voyage et à la cuisine, qui sont ses sources de loisir.En France, Rivard veut tenir son bout «sans concessions», y présentant les mêmes monologues qu'au Québec avec tout au plus quelques explications pour le contexte.«J'arrive en France en tant qe auteur-compositeur francophone, car de nos jours tu ne peux pas jouer la carte d'être québécois».Rivard n'en a pas moins des appréhensions quant à «situation précaire du français clans une France qui ne se sent pas menacée.On met beaucoup plus d'anglais dans les chansons et les publicités.On peut pourtant encore faire de la chanson pupulai-re en français, comme l'ont démontré Renaud et Maxime Lcfo-restier.|e me suis fait un malin plaisir de le leur faire sentir dans mon spectacle.» Quant à son passage sur une scène torontoisc, Rivard a voulu rétablir les faits en précisant qu'il était très content d'etre allé chanter là-bas.«C'est important pour que les francophones se tiennent à travers le Canada, et parce qu'il n'y avait pas eu de chanson québécoise sur scène à Toronto depuis Harmonium, l'étais heureux qu'il y ait au moins de dix à quinze pour cent d'anglophones dans la salle, car il faut qu'ils sachent qu'il y a des auteurs-composi-teurs-interprètes québécois intéressants.«La musique c'est supposé être un langage international.On a une âme qui passe par la sonorité, pas juste par le sens du texte.Grâce à des spectacles comme celui d'Amnistie, même à Montréal je crois que je suis en train de susciter de l'intérêt chez les anglophones.Avant d'obtenir le respect, il faut qu'il y ait la connaissance».Les anglophones d'ici voudront-ils répondre à cet appel de Michel Rivard qui se veut l'expression de la réalité québécoise.CD ft O O \\ic 1 «i»» Cri»1\"* Ba0&an *oV> ThaFo* satnan*!/ CW'»8 sa,auVia rVJaV o «a eab*iy?! O o\\ob»0»oba Bt9w!f.htvHonesV.fcddte MoneY po*a» fctnqs © S Yiasl**o\\cVt_ cwap^;ane& TotnCoc^ Bananata
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