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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-12-28, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1988 Trois p.cent d'augmentation pour les députés fédéraux Ceux-ci gagneront $80 000; les ministres et le chef de l'opposition, $126 000; le premier ministre, $153 400 ROBERT RUSSO de la Prase Canadienne OTTAWA Le salaire de base des députés féde-' raux augmentera de trois p.cent à environ $80 000 en 1989 \u2014 p-esaue le double de ce qu'ils gagnaient en iy80.Au début de la décennie, les députés touchaient $44 200.Ils ont reçu une augmentation de 1,8 p.cent en 1988 qui a porté leur paie annuelle à $77 700.; Les sénateurs, qui ne sont pas élus et peuvent demeurer à leur poste jusqu'à l'âge de 75 ans, encaisseront $2 000 de plus et leur salaire annuel sera alors 4'environ $70 000.; Les sénateurs bénéficient du même salaire de base que les députés mais leurs allocations de dépenses sont inférieures.La hausse des traitements n'a pas en- core été établie officiellement, mais d'après la Loi du Sénat et des Communes, les augmentations sont fixées en soustrayant un point de pourcentage de l'indicateur économique le plus bas.En ce qui concerne les augmentations de cette année, le dernier indice des prix à la consommation montrait que le taux d'inflation atteignait quatre p.cent.Les parlementaires ont donc obtenu une hausse de trois p.cent, a fait remarquer Hervé Coulombe, porte-parole du département du personnel du bureau du Conseil privé.Le salaire du premier ministre Brian Mulroney grimpe de $4 500 ù $153 400.Les émoluments de l'ancien premier ministre Pierre Trudeau ne s'élevaient qu'à $88 100 en 1980.La plupart des députés reçoivent des appointements de $60 100, en hausse par rapport aux $58 300 auxquels ils avaient droit jusqu'ici, plus une allocation de dépenses exempte d'impôt de $20 000.Mais une poignée de députés représentant de grandes circonscriptions éloignées se verront attribuer des allocations de dépenses plus importantes.Par exemple, ceux qui sont élus dans les Territoires du Nord-Ouest peuvent réclamer jusqu'à $27 400 de frais de déplacement.Ceux qui détiennent des postes particuliers gagneront plus encore.M.Mulroney est en haut de l'échelle, suivi du leader libéral John Turner et du président des Communes John Fraser, dont le traitement atteindra $126 000 \u2014 une augmentation de $3 700.MM.Mulroney, Turner et Fraser n'ont pas à s'inquiéter au sujet d'un appartement à Ottawa.L'État leur fournit des résidences officielles.Quant au leader du NPD Ed Broad- bent, son salaire annuel passera de $102 900 à $106 000, ce qui représente une hausse de $3 100.Mais M.Broad-bent ne peut pas compter sur une résidence officielle.Cependant, comme tous les membres du cabinet, il a droit à l'utilisation d'une voiture avec chauffeur.Les ministres toucheront les mêmes émoluments que MM.Turner et Fraser \u2014 environ $126 000.En plus de leur paie de base, les leaders de partis et les membres du cabinet recevront des allocations de dépenses leur permettant d'embaucher du person-.nel supplémentaire.M.Herb Gray bénéficie d'une allocation particulière de $22 400 en tant que leader de l'opposition officielle en Chambre.M.Nelson Riis, leader néo-démocrate aux Communes, touchera une somme de $9 600 à cause du poste qu'il occupe.Ces augmentations sont automatiques mais des changements peuvent intervenir.En effet, un comité de la Chambre des communes se réunira au début de 1989 pour étudier les hausses de traitements et recommander, s'il y a lieu, une augmentation plus forte, a précisé M.Coulombe.Les députés ont eux-mêmes coupé leurs salaires durant la récession.L'ancien gouvernement libéral, ù qui l'on doit la loi de 1981 liant automatiquement les traitements des députés au taux d'inflation, ont voté en faveur d'une baisse de cinq p.cent de leurs propres salaires en 1982.Les augmentations de 1983 et 1984 ont été limitées à six et cinq p.cent, respectivement.On ne connaîtra probablement pas de réduction de salaire cette année, a ajouté M.Coulombe.Cilles Rocheleau Rocheleau était absent.du'bureau de La Presse OTTAWA urant la campagne électorale, le candidat libéral dans Hull-Aylmer, Gilles Rocheleau, a déclaré qu'il en aurait long à dire sur le libre-échange s'il était élu à la Chambre des communes.Jusqu'alors député et ministre dans le cabinet libéral provincial, M.Rocheleau disait notamment que Robert Bourassa s'était laissé trop facilement convaincre par Brian Mulroney des vertus du libre-échange.Le candidat Rocheleau promettait de critiquer le traité commercial et se proposait d'en montrer les failles.Une fois à Ottawa, on attendait donc une belle sortie de M.Rocheleau contre le libre-échange.En vain.Les Communes ont débattu ie projet toute la semaine dernière et l'important vote final s'est pris aux petites heures du matin, samedi dernier. 1 h 48 exactement, le vote a été tenu: 141 voix étaient en faveur et 111 contre.Gilles Rocheleau n'étaient pas parmi les opposants, il était ab-ent.On rapporte que le député fédéral de Hull-Aylmer est en vacances en Floride.Des affiches bilingues au Labrador Presse Canadienne SAINT-JEAN ( T.-N.) Le gouvernement de Terre-Neuve a annoncé l'adoption de l'affichage bilingue dans les comptoirs qu'il administre au Labrador.Il ne s'agit pas toutefois du bilinguisme français et anglais, auquel bon nombre de Canadiens sont habitués.Non, à Davis Inlet, les affiches seront dorénavant en anglais et on innu; à Nain, Hopedale et Makkovik, elles seront en anglais et en inuk.Les Innu sont les Indiens habitant le sud du Labrador, alors que les lnuit se trouvent dans le nord.Ces quatre municipalités sont situées dans le comté de Torngat Mountains et si leurs habitants ont droit à l'affichage bilingue, c'est grâce aux démarches de leur député provincial, le ministre des Affaires du Labrador, M.Garfield Warren.Plusieurs Indiens ne parlent pas et ne lisent pas l'anglais et il arrivait souvent qu'ils achetaient des produits autres que ceux désirés.Le gouvernement terreneuvien a alloué $35 000 pour les travaux de traduction et l'impression de nouvelles affiches bilingues.Le sort de 70 000 aspirants réfugiés doit être connu aujourd'hui HOLLANDE PARENT de la Presse Canadienne Des événements comme le jeûne dans un sous-sol d'église et la marche de Turcs vers Ottawa en guise de résistance passive à l'expulsion imminente risquent peu de se reproduire en 1989.L'entrée en vigueur, le 1er janvier, d'une nouvelle loi sur l'immigration, permettant dans dé courts délais l'octroi ou le refus du statut de réfugié, est prometteuse de jours plus calmes.Pour en être tout à fait certain, il faudra cependant attendre la décision que doit annoncer Ottawa aujourd'hui en ce qui a trait au sort réservé aux 70000 aspirants réfugiés qui vivent au Canada (prèsde la moitié au Québec) depuis un, deux, trois ans et dans certains cas davantage.Au début de décembre, la ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Barbara McDougall, a dit qu'elle étudiait deux façons, excluant l'amnistie générale, de disposer rapidement de ces cas qui ont provoqué le ralentissement de la machine administrative.Elle songe à mettre en place un système d'évaluation exclusivement réservé à l'étude des cas en attente depuis longtemps ou encore à octroyer le statut d'immigrant, plutôt que celui de réfugié, aux candidats qui répondent à l'un des critères suivants: avoir de la famille au Canada, avoir fait preuve de facilité d'intégration nu pour des raisons humanitaires.Cette dernière solution a été appliquée en 1986 aux 28 000 requérants en attente.11 en est résulté l'acception de 23,770 personnes et l'expulsion de 540 autres.On estime donc que l'examen des 70 000 cas en attente pourrait se traduire par 1 500 expulsions environ, d'où la faible possibilité d'une action concertée de résistance de la part des exclus.Épisode turc Les Turcs qui ont jeûné dans le scus-sol d'une église montréalaise avant de marcher vers Ottawa étaient arrivés à Montréal au cours du mois de novembre 1986 et provenaient pour la plupart des mêmes villages.Ces 1 600 Turcs avaient été bernés par des agents de voyage leur faisant croire que le Canada cherchait beaucoup de main d'oeuvre.Arrivés ici, informés qu'il n'en était rien, quelque 400 Turcs ont vivement rebroussé chemin.Les autres ont demandé le statut de réfugié.Ils savaient qu'ils pourraient vivre ici quelques années avant qu'une décision ne soit prise.Si les longs délais ont constitué un avantage pour certains, ils ont été cauchemardesques pour ceux qui attendaient de connaître leur sort pour faire venir ici femmes et enfants.Quand les premiers avis d'expulsion ont commencé, à leur parvenir, ils jugèrent qu'ils n'avaient plus rien à perdre et réclamèrent un traitement humanitaire.Des négociations entre le ministre fédéral de l'Immigration de l'époque, Benoit Bouchard et son homologue québécoise, Louise Robic, se déroulèrent.Il y eut cafouillage.Les Turcs crurent un moment qu'ils étaient autorisés à demeurer ici.Les avis d'expulsion qui leur parvinrent ensuite leur firent réaliser qu'il n'en était rien.Les Turcs qui ont jeûné dans le sous-sol d'une église montréalaise avant de marcher vers Ottawa (photo), en avril, étaient arrivés à Montréal au cours du mois de novembre 1986.L'entrée en vigueur, ie 1er janvier, d'une nouvelle loi sur l'immigration, permettra d'éviter les interminables délais dont ces gens sont victimes dans l'octroi ou le refus du statut de réfugié.Ne possédant que des pouvoirs limités en matière d'immigration, la ministre Robic s'engagea à aider les Turcs à revenir au Québec s'ils retournaient d'abord en Turquie pour faire une demande d'immigration en bonne et due forme.Dans cette affaire, le président du Parti québécois, lacques Parizeau, jugea que les Turcs avaient été les victimes d'une loi mal faite, d'une administration qui s'était trainee les pieds.Peu après « l'affaire des Turcs», le ministre Bouchard fut nommé aux Transports et Barabara McDougall le remplaça dans ses fonctions.Même si le projet de loi sur l'immigration a subi ensuite quelques modifications, en raison des pressions du Sénat, la question de l'immigration a fait rarement les manchettes depuis l'arrivée de Mme McDougall aux commandes.À venir Au cours de l'année qui vient, outre l'ajustement à la nouvelle loi sur l'immigration, il pourrait bien être question d'une réforme du système de sélection des immigrants qui font leur demande â l'étranger.On apprenait en septembre dernier que les objectifs de recrutement de travailleurs immigrants selon leur profession étaient atteints au Canada bien plus «par chance que grâce à une gestion efficace».Cette information était contenue dans un rapport confidentiel obtenu par le Globe and Mail de Toronto.L'auteur du document, Meyer Burstein, directeur de la recherche et des analyses pour le ministère fédéral de l'Immigration, attribuait les problèmes au système de sélection trop compliqué et trop long et au manque de coordination entre Ottawa et ses ambassades et consulats canadiens à l'étranger.M.Burstein suggérait la mise sur pied d'un nouveau système de sélection.Les sondages Un sondage Gallup, datant de juillet dernier, révèle que c'est au Québec que l'on retrouve le plus grand nombre de personnes favorables à l'amnistie générale des revendicateurs du statut de réfugié.Alors que moins du tiers (31 p.cent) des Canadiens se disent en faveur d'une telle mesure, cette proportion s'établit à 42 p.cent au Québçc.On remarque aussi que ce sont les Canadiens dont la langue d'origine est autre que le français et que l'anglais qui sont les moins susceptibles de préconiser des restrictions ù l'immigration.Pendant que 46 p.cent des anglophones et 37 p.cent des francophones se disent en faveur d'une décroissance des niveaux actuels d'immigration, ce pourcentage est de 22 p.cent chez les autres, selon un sondage Gallup rendu public en mars dernier.Même si les Québécois semblent le plus favorables à l'amnistie générale des revendicateurs du statut de réfugié, une partie seulement des immigrants qui s'installent au Québec choissisent d'y demeurer.Le démographe Marc Termo-te de l'Institut national de la recherche scientifique et Mme Danielle Gauvreau de l'Université du Québec à Chicoutimi ont calculé qu'entre 1961 et 1986, 17 000 immmigrants en moyenne sont partis, pour un gain net annuel de 7 000.Les raisons de cette désertion sont mal connues.On sait toutefois que les francophones quittent moins que les anglophones.Aussi suggèrent-ils d'accueillir en priorité plus d'immigrants francophones ou facilement integrates, comme les hispanophones.Pour ce faire, le Québec pourrait accorder plus d'importance à la connaissance du français dans ses critères de sélection.En 1986, le Conseil de la langue française avait suggéré de doubler le nombre de points alloués à la connaissance du français.Il appartient à la ministre Louise Robic d'apporter une telle modification, si elle le veut.Vers une société sans argent comptant aintenant que Noèl est passé, beaucoup de Canadiens vont avoir à affronter la triste réalité d'un amoncellement de factures, jadis, le consommateur payait ses achats presque exclusivement comptant; mais dans la société d'aujourd'hui, les cartes de crédit et les autres formes de paiement «sans argent» sont devenus, pour ainsi dire, monnaie courante.L'Institut Gallup a demandé récemment à un échantillon représentatif de Canadiens s'ils pensaient que nous nous dirigions vers une société sans argent comptant, où les transactions financières seraient presque exclusivement effectuées par ordinateur.Soixante-deux p.cent des répondants pensent que la chose se produira de leur vivant, tandis que le tiers (33 p.cent) ne croient pas que ce soit le cas.En 1985, cette proportion avait été de 56 p.cent et 37 p.cent respectivement.L'analyse des données selon les régions fait ressortir des distinctions intéressantes: si 58 p.cent seulement des résidants de l'Ontario et des Prairies entrevoient l'avènement d'une société sans argent comptant de leur vivant, cette proportion atteint 72 p.cent au Québec.Il est surprenant de constater que l'Ontario se trouve au bas de l'échelle dans ce domaine, si l'on considère que cette province est de loin la plus avancée en ce qui a trait à l'utilisation des ordinateurs.On a demandé par ailleurs aux Canadiens s'ils pensaient que notre société bénéficierait plus du traitement des transactions financières par ordinateur que de l'utilisation d'argent comptant.Seul un répondant sur quatre (25 p.cent) pense qu'une société sans argent comptant profitera au pays; 51 p.cent sont de l'avis contraire, et 15 p.cent affirment que la situation ne s'en trouvera pas modifiée.On peut néanmoins conclure de ces données que les Canadiens se laissent lentement gagner à l'idée que la société se trouvera mieux sans argent comptant, puisqu'à la même question posée en 1985, cette opinion n'avait été partagée que par 19 p.cent des répondants.Mme Aquino nomme Diaz ambassadeur au Canada Associated Press MANILLE Le président des Philippines, Mme Corazon Aquino, a annoncé, hier, qu'elle avait décidé de nommer ambassadeur au Canada l'ancien directeur de l'agence gouvernementale chargée de récupérer les milliards détournés par le président déchu Ferdinand Marcos.M.Ramon Diaz, ex-directeur de la Commission présidentielle pour un bon gouvernement, assumera ses fonctions après confirmation par la Commission des nominations, a déclaré aux journalistes Mme Aquino.En juillet, Mme Aquino avail ordonne à M.Diaz, un ancien directeur de compagnie d'assurances, de prendre des vacances après qu'il n'eut pas réussi à régler un différend avec le solicr-teur général ^rancisco Chavez. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1988 Éditorial La Presse Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adioint Marcel Desjardins directeur de lïnformation ' Alain Oubuc éditorialiste en chef Arménie : de choc en choc Plus de trois semaines se sont écoulées depuis le terrible tremblement de terre qui a secoué l'Arménie et semé la désolation chez la population.Trois semaines qui n'ont pas suffi pour dresser l'inventaire complet des dégâts, des pertes en vies humaines, des blessés.Trois semaines qui n'ont surtout pas été suffisantes pour évaluer toutes les conséquences politiques du sinistre, non seulement en république d'Arménie mais dans l'ensemble de l'URSS et même au sommet de la hiérarchie.Les correspondants qui se sont rendus sur les lieux du drame se servent des mêmes mots pour faire la synthèse de leurs impressions et pour offrir une vue globale de ce qu'ils ont vu et éprouvé.L'un dit: «Rien ne montre mieux l'état réel d'un pays qu'une catastrophe naturelle.» Un autre écrit: «Les catastrophes sont d'impitoyables épreuves de vérité.Au-delà des morts, des peines et des larmes, ce sont des plaques sensibles, des révélateurs extraordinaires de l'état d'une société.» Ce que le choc sismique du 7 décembre a révélé, c'est le meilleur et le pire de la société soviétique.A cet égard, les contrastes sont tellement violents qu'ils découragent l'analyse.Car si les Soviétiques ont rampé et rampent encore dans la poussière des villes détruites d'Arménie, ils n'en poursuivent pas moins la conquête de l'espace, comme le prouve à l'évidence l'exploit de deux cosmonautes russes qui ont passé 365 jours en orbite.Les Américains n'ont pas tenu plus de 84 jours.Lénine disait qu'il faut laisser le ciel aux moineaux et s'occuper de la terre.La leçon n'a pas été trop bien retenue par les Soviétiques eux-mêmes, si les témoignages des sauveteurs étrangers sont exacts.Avec plus ou moins de précautions diplomatiques selon leur origine, témoins et sauveteurs étrangers ont exprimé leur ahurissement devant l'état de désorganisation, d'improvisation des secours et devant l'ineptie ou l'indolence des autorités.Sur un territoire comme l'Arménie, sujet aux convulsions, les constructions domiciliaires n'offraient pas les garanties suffisantes.Depuis le tremblement de terre qui détruisit Tokyo en 1923, on sait, pourtant, comment il faut construire les immeubles dans les villes.A cet égard, l'Union soviétique serait-elle «un pays du Tiers-monde», comme on a pu l'écrire?Il n'y aurait pas moins de 80 000 soldats soviétiques sur le sol de l'Arménie.Pour quoi faire?On les a dits plus occupés à diriger la circulation qu'à secourir les victimes.Beaucoup d'équipes étrangères parties en mission de secours sont rentrées dans leur pays déçues de n'avoir pu faire mieux et plus, faute de moyens.L'équipement manquait; la collaboration des autorités sur place était inexistante ou insuffisante.On a commencé par dire qu'il fallait envoyer du linge ; beaucoup d'envois ne parviendront jamais à destination.On a dit ensuite qu'il fallait surtout des appareils de dialyse.Il y en a tellement maintenant qu'on ne sait qu'en faire.Pagaille et gabegie sont les < deux marques d'une bureaucratie omniprésente, abusive et inefficace.Des articles destinés aux sinistrés se sont retrouvés sur la.personne des fonctionnaires.Exagérés ou non, ces faits n'auraient jamais été connus, n'eût été de l'ampleur de l'aide internationale.Une cinquantaine de pays ont manifesté le souhait de secourir les victimes; des avions en provenance de 23 pays différents se sont posés à Erevan, avec sauveteurs et médecins.Qu'on se rappelle dans qlkâ cocon les Soviétiques avaient voulu laisser Tchernobyl (accident à la centrale nucléaire) il y a quelques années.Aujourd'hui, les portes s'ouvrent, le secret est levé, les images circulent, la photo de Mère Teresa est à la une des publications les plus officielles, pendant que les autorités soviétiques sont les premières à juger sévèrement leur propre comportement.La secousse sans grande conséquence qui a affecté notre territoire le 25 novembre dernier permet peut-être aux nôtres d'imaginer l'étendue du malheur d'autrui.À l'appel au secours les Canadiens ont répondu généreusement.Mais le gouvernement d'Ottawa a été accusé d'indolence dans les circonstances.À quoi il est répondu que les Soviétiques n'avaient pas demandé de secouristes au Canada.Il se trouve que nous n'en avons pas pour les seismes.L'impréparation est peut-être la chose la mieux partagée au monde.Guy CORMIER Abris fiscaux fous Encore une fois, les statistiques fiscales dévoilées par le gouvernement fédéral font dresser les cheveux sur la tête.Six mille personnes qui gagnent plus de 50000$ n'ont pas payé un sou d'impôt.Cinquante d'entre elles disposaient d'un revenu d'un quart de million ou plus.Ces chiffres portent sur 1986, l'année où le ministre des Finances Michael Wilson a instauré un système d'impôt minimum pour justement éviter de tels abus.Mais à la lumière de ces statistiques et des soubresauts qui ont agité le petit monde des abris fiscaux en ce dernier mois de l'année, on peut se demander si la fameuse réforme fiscale du ministre a porté ses fruits et assurera un minimum de justice et d'efficacité.On se souvient que la réforme proposait un grand nettoyage du régime fiscal.On ne le sent pas vraiment à voir les abris fiscaux d'une utilité douteuse qui se sont encore multipliés en 1988.Bien sûr, la mode change: cette fois-ci, l'agriculture et la culture sont à l'honneur.Les contribuables qui veulent économiser investissent dans l'élevage et le cinéma.' Dans les deux cas, on peut parler d'inéquité et d'inefficacité.Tout d'abord, ces abris profiteront à un petit nombre d'investisseurs branchés et fortunés, contrairement au RÉA qui s'adressait a un grand nombre de personnes.Mais surtout, il y a là-dedans un incroyable gaspillage.Un abri fiscal, c'est une subvention sans contrôle.L'État se prive de revenus mais ne vérifie pas vraiment qui en profite.Grâce à un certain laxisme et à la créativité des fiscalistes on se retrouve ainsi à favoriser certains secteurs plutôt que d'autres.Pourquoi le porc?Pourquoi aider financièrement Surprise surprise ou Lance et Compte III plutôt que l'Institut Armand Frappier?Qui paie?Les autres contribuables, ceux qui ne profitent pas des abris mais doivent compenser le manque à gagner d'Ottawa et de Québec.Qu'est ce que ça donne?Des fonds publics qui engraissent davantage des promoteurs que des animaux de boucherie; une multiplication de films ou d'émissions de télé médiocres qui n'auraient jamais vu le jour si l'argent n'avait pas.été si facile à trouver.Alain DUBUC DROITS RESERVES La boîte aux lettres La question de l'affichage Le jugement de la Cour supreme et la réaction du gouvernement Bourassa concernant l'affichage commercial ont suscité un flot de lettres probablement sans précédent depuis le référendum.Nous en avons publié plusieurs vendredi dernier en page voisine.En voici d'autres aujourd'hui.¦ L enervement général actuel est stérile, futile.Des juges d'Ottawa se mêlent d'affaires .commerciales.Et après?Derrière le décor, les affiches et les pancartes, se joue un drame effarant.Une tragédie.Le titre de la pièce: «Doit-on continuer d'instruire nos enfants en français face à l'avenir?».C'est le noeud de la tragédie pour plus de la moitié des Québécois: tous ceux qui vivent à Montréal et ses banlieues.La question décorative en devient une stupide diversion, tout jusie bonne à faire s'animer les vendeurs en radio-télé-journaux.Une seule grave réalité: l.i majorité des nouveaux venus au Québec ( vague après vague de I760à 1988) sont américa-nophiles, ils joignent Yameri-can way of life de la minorité anglaise d'ici et, ce faisant, font grossir cette dernière, tant cl si bien qu'ils tiennent en otage n'imporic quel gouvernement québécois ( balance des votes) empêchant ainsi l'épanouissement normal du français.Vérité tue.sujet tabou, tant la frayeur de passer pour xénophobes et racistes hante les francophones.Les immigrants sont, objectivement, des adversaires culturels.C'est cela, exactement, une tragédie nationale.Les juges d'Ottawa auraient pu autoriser l'affichage exclusivement français, le drame resterait entier derrière ce décor faussement rassurant.Les seuls, les vrais racistes québécois sont les immigrants alliés à la minorité anglaise du Québec.Qu'y pouvons-nous?Ils sont venus en Amérique, pas au Québec.Ils en rêvaient.Il faut donc tout faire (et des lois) pour faire cesser le génocide en douceur.Il est déjà très tard, hélas! Claude JASMIN écrivain ¦ Au moment même où quelque vingt mille personnes étaient réunies au Centre Paul-Sauvé pour réclamer le maintien intégral et le renforcement de la Loi 101, seule protection contre l'anglicisa-tion montante du Québec, le chef du seul gouvernement francophone en Amérique du Nord faisait part de sa position ni chair ni poisson au sujet de la langue de l'affichage commercial.Par une autre de ces entour-loupcttes dans l'art desquelles notre Premier ministre est passé maitre, celui-ci offre au peuple du Québec un visage français de façade, purement et simplement.Voilà une preuve de plus, s'il en était besoin, du manque d'envergure et de l'absence de vision de ce gouvernement, dont le seul objectif consiste à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, en évitant à tout prix de «faire des vagues».Sous les couleurs de la modération, l'établissement d'une distinction entre l'extérieur et l'intérieur des commerces constitue un recul, et un pas de plus dans la direction du bilinguisme intégral, lequel, dans le contexte qui est le nôtre, ouvre les vannes de l'assimilation massive des allophoncs à la langue et a la culture anglo-saxonnes prédominantes sur ce continent.(.) Pierre HAMEL Montréal Peon Qu'an ¦ Nous croyons que la Cour suprême a commis une grave erreur en imputant aux corporations des droits et des libertés en tant qu'individus.En effet, le statut légal dont bénéficient les corporations canadiennes et québécoises leur permet de fonctionner sans que les particuliers qui en sont propriétaires assument la responsabilité ultime de leurs actions: on peut penser au cas des faillites des corporations, où les biens personnels des propriétaires sont à l'abri de saisie.Étant donné qu'il n'est plus possible de préserver le statu quo, il est dommage que M.Bourassa ait ignoré une solution à la fois innovatrice et juste, comme de ne permettre l'affichage bilingue que chez les entreprises non incorporées.La distinction entre les statuts incorporée et non incorporée est très pertinente, car les propriétaires d'entreprises non incorporées assument la responsabilité entière, en tant qu'individus, de leurs actions.Dans de tels cas, la deuxième langue d'affichage devrait obligatoirement être la langue maternelle du propriétaire, ce qui permettrait d'éviter que les propriétaires non anglophones affichent en anglais.À notre avis, cette mesure protégerait les droits de l'individu tout en sauvegardant les droits collectifs d'une société à prédominance française.Clifford HASTINGS Damaris ROSE Montréal ¦ Il est temps que le Québec redevienne civilisé et permette aux anglophones qui ont aussi bâti ce pays, de s'exprimer dans leur langue.La protection du français n'a rien à voir avec une position extrémiste qui conduit les peuples à s'entre-déchirer.Marie BLANCHARD Montréal-Nord Saint-Laurent: non à la tutelle ¦ l'ai lu avec ahurissement l'éditorial de Claude Masson, dans La Presse du 15 décembre, dans lequel il demande qu'on impose la tutelle à Saint-Laurent.(.) lîien sûr que les échanges entre les deux formations politiques lors d'assemblées publiques sont dures et viriles, mais monsieur Masson devrait savoir que la démocratie est impossible sans opposition et une opposition suppose affrontement et contestation.l'ai été député pendant quatre ans à l'Assemblée nationale et je dois dire que ce qui se passe à l'hôtel de ville n'est rien à comparer à ce qui se passait à l'Assemblée nationale.J'inviterais monsieur Masson à retourner faire un tour à l'Assemblée nationale, peut-être reviendrait-il avec la couenne un peu plus dure.Oui, nous de l'Alliance municipale, qui formons la majorité avec six conseillers indépendants, avons changé des choses à Saint-Laurent.Monsieur Laurin et sa formation régnaient à Saint-Laurent sans aucune opposition depuis près de trente ans.C'était l'époque de la dictature tranquille.Cadeaux aux amis du pouvoir (voir les articles d'André Noel, journaliste à La Presse, contrats sans soumission, hôtel de ville fermé, aucune consultation de la population, aucune politique d'habitation.Nous, de la nouvelle majorité, avons d'abord ouvert l'hôtel de ville a toute la population: fini les assemblées en catimini.Nous avons établi une politique d'habitation et avons maintenu les réserves sur les terrains du Nouveau Saint-Laurent pour permettre à nos enfants de se loger à Saint-Laurent.Tous les contrats sont maintenant donnés après sou- missions publiques.Nous avons établi un plan de revitalisation du Centre de Saint-Laurent.Nous avons créé des commissions permanentes.Nous avons accueilli en 1988, la première année de notre administration, des investissements de près de 200 millions de dollars, soit des investissements nettement supérieurs â ceux de la meilleure année de l'administration Laurin.Nous avons négocié le protocole d'entente pour l'implantation du parc de haute technologie.Nous avons réduit le fardeau .des taxes.La taxe d'eau a été diminuée de 50 p.cent à Saint-Laurent lorsque nous avons assumé la direction des affaires, ce qui a favorisé les plus petits de notre ville.Pour l'année qui vient, soit 1989, nous allons diminuer le taux des taxes de 15 p.cent, comme nous l'avions promis: une diminution sans précédent, témoignant d'une administration saine et éclairée.Les citoyens de Saint-Laurent vont profiter, pour la première fois, d'une véritable diminution de taxes et nous en sommes fiers.Saint-Laurenti-en 1989, va avoir un des taux de taxes les plus bas de la CUM.Si monsieur Masson avait été objectif, c'est ce ça qu'il aurait parlé, car c'est ça la vérité.Il a préféré parler de situation bor-délique, climat malsain, mensonges, hypocrisie, pour faire choc et demander une tutelle.La situation qui règne à Saint-Laurent, monsieur Masson, c'est une situation d'affrontement entre le pouvoir et l'opposition: situation absolument saine et normale en démocratie.Parler de tutelle alors que Saint-Laurent vit pour la première fois depuis 30 ans la démocratie et a peut-être la meilleure administration qu'elle n'a jamais eue, c'est, je dirais, assez farfelu et plutôt gros.Germain LEDUC Chef de l'Alliance Municipale LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREOI28 DÉCEMBRE 1988 \u2022 83 Une bonne loi, mais une bureaucratie bien lente Textes de MARTHA CACNON ¦ Depuis 1985, des pays, dont le Canada et plus récemment les Êtats-Uni.s, possèdent un traité international qui détermine les procédures en vud d'assurer le retour d'un enfant enlevé à sa résidence.Le but de cette entente est, évidemment, de favoriser la collaboration entre les pays.Il s'agit d'un outil précieux.Dès l'instant où un pays ratifie l'entente, il reconnaît que la loi d'un État étranger concernant la garde d'un enfant a préséance sur la sienne.Il lui faut donc respecter les ordonnances émises par les tribunaux étrangers.Par exemple, si un enfant est enlevé en France et amené ici, le Canada devra tout faire pour le retourner à sa mère si elle en a la garde légale.Les choses ne sont toutefois pas aussi simples que cela., d'après Me Craig Berger, la bureaucratie qui existe dans plusieurs pays est un obstacle majeur.«Dans les dossiers d'enlèvements, il ne faut pas! perdre de temps.Plus on attend et plus les chances de retrouver l'enfant diminuent».La France, dit-il, n'a pas de leçon à donner au Canada dans ce domaine.Les procédures sont longues et l'enlèvement d'un enfant par un parent n'est toujours pas considéré comme un acte criminel.Dans la convention de La Haye, il est mentionné que les pays signatai- RAPT D'ENFANTS res doivent recourir à des procédures d'urgence pour retrouver l'enfant disparu.Chaque État désigne une autorité centrale chargée d'appliquer le traité.Au Québec, la personne responsable est Me lean de Montigny, du ministère de la Justice.«Il est vrai, re-connait-il, qu'on éprouve des difficultés à appliquer le traité.Les dispositions sont là, mais on ne parvient pas toujours à joindre les autorités concernées.» Lorsqu'il est saisi d'une demande visant à retrouver un enfant, l'État peut engager des négociations avec le parent fautif, demander la collaboration de la police et exercer différentes pressions pouvant aller jusqu'à l'arrestation.On ne demande jamais d'extradi- tion dans les cas d'enlèvements internationaux.De plus, un tel procédé est plus ou moins acceptable depuis l'entrée en vigueur de la charte des droits et libertés.Lorsqu'un enfant se trouve dans un pays où il n'existe aucun traité international, les problèmes augmentent du double et même du triple.On l'a vu récemment dans l'affaire du Gabon.Il faut alors compter sur la collaboration des ambassades.Pas facile de retrouver son enfant même au Canada Des parents québécois affirment qu'il est ardu de retrouver son enfant même au Canada.Dépuis quelques années, ils réclament que les procédures judiciaires et administratives des différentes provinces soient unifiées.«Actuellement, explique M.Jean de Montigny, du ministère de la Justice, les droits de garde accordés à un parent au Québec peuvent être révisés dans d'autres provinces.Et l'inverse est aussi vrai.On risque de se retrouver dans des situations aberrantes où deux tribunaux ont rendu deux jugements de garde différents.Les parents se lancent alors dans des débats juridiques à n'en plus finir.Certains passent leur temps d'une cour à l'autre.Il arrive qu'un directeur de la protection de la jeunesse soit saisi du cas d'un enfant enlevé.Il doit prendre les mesures d'urgence qui s'imposent et entamer des négociations pour la remise volontaire du jeune.Quoi faire avant, pendant et après?a Dès qu'un enlèvement se produit, le parent doit constituer un dossier de recherche.II note les dates, les personnes rencontrées et les détails importants.Il conserve des copies de toutes les lettres.¦ Il contacte la police locale qui prendra le rapport de disparition, il doit fournir une photo récente de l'enfant et une description détaillée.¦ II informe la GRC, la Sûreté du Québec, l'Immigration et son avocat.¦ Il est essentiel qu'il ait la garde de l'enfant même s'il n'est pas marié.Sans cela, il ne pourra pas faire grand chose.Il peut réclamer la garde même si l'enfant a été enlevé.Des procédures d'urgence sont parfois utilisées auprès d'un juge en chambre.¦ S'il veut obtenir un mandat d'arrêt contre le kidnappeur, il \\doit absolument avoir la garde légale ou la garde intérimaire.¦ Si l'on a des raisons de croire que l'enfant est aux États-Unis, on demande que son nom soit inscrit sur le NCIC (National Crime Information Center).¦ Contacter Enfant Retour au (514)-747-4000 ou 1-800-En-fants.Le service est accessible 24 heures par jour, sept jours par semaine.' « Pour retrouver son enfant kidnappé il faut le kidnapper soi-même » ¦ « Aussi incroyable que cela puisse paraître, les parents qui parviennent à retrouver leurs enfants, cachés dans des pays étrangers, sont ceux qui les kidnappent à leur tour».Cette réflexion d'un sénateur des États-Unis, Alan Dixon, a de quoi faire réfléchir.Des enfants sont victimes d'un premier, d'un deuxième et même d'un troisième enlèvement.Le parent engage des commandos ou des spécialistes de la ruse pour ravir l'enfant qui a déjà été kidnappé.Agent d'immeubles à Dallas, Cathy Mahone a, par exemple, versé $100 000 à une compagnie d'agents de sécurité formée d'anciens militaires pour kidnapper sa fille disparue en Jordanie avec son père.L'opération a réussi.La mère et la fille ont changé de nom et de ville pour recommencer une nouvelle vie.Les parents déboursent de $30 000 à $60000 pour le kidnapping d'un enfant aux États-Unis.Lorsque l'enfant se trouve dans un autre pays, les sommes dépassent les $ 100000.Est-il nécessaire d'aller aussi loin que cela pour revoir son enfant?L'impuissance des autorités amène parfois les parents au bord de l'exaspération et même de la folie.Mais que peut faire une mère qui, après avoir consenti à ce que son fils passe les vacances avec son père en Yougoslavie, apprend qu'il a décidé de rester là-bas?«On ne doit jamais cesser les recherches», répond Linda Menard, 34 ans, qui a mis plus de SUITE DE LA UNE NICOLAS Oufbec n*a pas bougé: le petit Nicolas a été rattrapé à New York plus influents pour que l'on arrête le père à l'aéroport de New York.Le miracle se produit quelques instants plus tard.Un agent du Bureau d'immigration américain informe Enfant Retour qu'il détient l'individu.Il attend qu'on lui donne de nouvelles instructions.Mme Lamarche lui conseille d'oublier le Canada et de communiquer immédiatement avec les autorités françaises.Le père reprend sa liberté après qu'on lui ait confisqué son passeport.Il peut garder l'enfant avec lui jusqu'à l'arrivée de la mère.En attendant, il doit demeurer chez une parente au New Jersey.Quelques jours plus tard, Monique Pepion serre son fils dans ses bras.Sans la débrouillardise de Mme Lamarche, l'enfant serait peut-être encore en fuite.«11 n'y a qu'à la garde nationale, en France, à qui je n'ai pas parlé», raconte-t-elle en badinant.Mission accomplie.Pourquoi les autorités québécoises n'ont-elles pas réagi?«Elles ont eu peur de faire un faux pas, sans doute à Cause du manque d'expérience», croit-elle.C'est souvent ce qui arrive dans des cas d'enlèvements internationaux.«Pourtant, dit-elle fièrement, le Bureau d'immigration américain a détenu le père sur ma sci)le parole.» O (FIN) cinq ans à retrouver ses enfants aujourd'hui âgés de 9 et 12 ans.Durant cette période, le père s'est déplacé d'une ville à l'autre aux États-Unis.Un jour, elle a reçu un appel des services sociaux du Wyoming qui avait reçu une plainte de négligence.Les enfants étaient souvent laissés à eux-mêmes, le père ne s'en occupait guère.Ils sont revenus au Québec quelques semaines plus tard.«L'adaptation n'a pas été facile», explique-t-elle.Les enfants ne connaissaient pas la discipline.Ils avaient vécu en toute liberté en Californie et ils étaient perturbés.«Mon plus jeune ne se rappelait plus de moi».Ils ont dû suivre une thérapie familiale.Quant au père, il est retourné en Californie et il a perdu ses droits de visite.Malgré cela, Linda Ménard a toujours des craintes.«Quand les enfants sont en retard après l'école, je m'inquiète».Les études montrent que l'enlèvement est rarement un geste spontané.Le parent se prépare minutieusement.Dans certains cas, il va jusqu'à fermer ses comptes en banque et liquider ses biens.Selon Marcelle Lamarche, d'Enfant Retour, il peut généralement compter sur la collaboration de sa famille.Il profite souvent d'un droit de visite pour ne pas ramener le petit à la maison.Pour expliquer son geste, il lui racontera des mensonges: par exemple, que sa mère ne peut plus s'occuper de lui, qu'elle ne veut plus le voir ou qu'elle est malade.Quelques-uns pousseront la cruauté jusqu'à dire que l'autre parent est décédé.La garde des enfants étant habituellement confiée à la mère, ce sont surtout les pères qui font des enlèvements.Les victimes sont la plupart du temps âgées de moins de 12 ans.Mais il y a aussi des mères qui kidnappent leurs enfants.Un père du New-Jersey a demandé récemment à l'organisme Enfant Retour de vérifier si ses enfants, Raquel et Richard Wesler, étaient au Québec.L'homme est aux abois.La mère n'a pas accepté que le tribunal lui ait accordé la garde des enfants.C'est pourquoi elle s'est enfuie avec 'eux.Selon M.Wesler* elle est dépressive et les enfants souffrent d'asthme.Ils doivent prendre des médicaments.On a d'ailleurs fait le tour de plusieurs pharmacies de Trois-Rivières parce que l'on croyait qu'ils s'étaient cachés à cet endroit.On a aussi envoyé plusieurs lettres à des maisons d'hébergement.Ces démarches n'ont donné aucun résultat jusqu'à maintenant.Lorsqu'un parent téléphone à Enfant Retour, il se fait dire de sécher ses larmes et de serrer son mouchoir pour chercher des indices.Une mère, par exemple, a réussi à amadouer le concierge pour visiter le logement de son ex-mari.Elle a trouvé au fond de la poubelle le reçu d'un billet d'autobus.Elle s'est rendue ensuite au terminus d'autobus avec la photo du père et de ses enfants.Un employé a confirmé qu'ils étaient partis pour la Floride.Mme Marcelle Lamarche, présidente du réseau Enfant Retour, montre une des affiches d'enfants disparus qui circulent à travers le Canada et parfois même à l'extérieur du pays.photo «an wk utowneau.u prw» LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTÊE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de \"LA PRESSE- et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro iaoo- Port de retour garanti.renseignements 285-7272 abonnement\t285-6911\tannonces classées\t Le service des abonnements\t\tCommandes ou corrections\t est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de 8h.a I7n.2\t vendredi de 7 a I8h.\t285-7070\tgrandes annonces\t 'rédaction\t\tDétaillants\t285-7202 promotion\t285-7100\tNational, Trié-rresse\t285-7305 'comptabilité\t285-6892\tVacances, Voyages\t285-7265 Crandcs annonces\t\tCarrières et professions,\t \u2022 Annonces classées j\t285-6900\tnomination»\t285-7320 Les Terre-Neuviens sont portés sur la «chose» Presse Canadienne TORONTO ¦ Terre-Neuve est la province canadienne la plus portée sur la «chose», selon le sondage de fin d'année du magazine Maclean's.Les Terre-Neuviens méritent cet honneur pour une cinquième année consécutive au palmares de la libido.Le ffondage, mené par Décima Re- search, indique que 77 p.cent des personnes de Terre-Neuve interrogées se qualifient d'activés sur le plan sexuel, tandis que la moyenne nationale est de 70 p.cent, selon un communiqué de presse.Lorsque questionnées sur la personne qu'elles amèneraient sur une ile déserte, la majorité des personnes de toutes les provinces ont indiqué que c*lle-ci serait du sexe opposé.\\ Gérald LeBlanc Minoritaire par k excellence mm ¦ e suis né aux États-Unis, près de Chicago, et \" ^j'habite la région de Montréal depuis une quinzaine d'années.Je m'appelle «bigame» (ça s'écrit Bigham ), mais j'ai une seule femme, Denise, que j'aime beaucoup.C'est pas pour ça que je vous appelle, mais plutôt parce que je suis pasteur de la seule paroisse orthodoxe française en Amérique du Nord.Comme c'est, en 1988, l'année du millénaire de l'entrée des Slaves dans le christianisme, ce serait une bonne occasion de parler de nous.» Il y en avait des choses dans ce début de conversation téléphonique du mois de juin.Il m'a fallu plusieurs autres appels et deux rencontres pour arriver à comprendre l'incroyable histoire de Stéphane Bigham, plutôt du Père Stéphane car on nomme le prêtre de son prénom dans l'église orthodoxe.Samedi, c'était double féte à la paroisse Saint-Benoît-de-Nursie, qui loge humblement dans un demi sous-sol, au 9377 boulevard Pie IX.Sous le regard bienveillant des icônes, qui couvrent les murs de la petite église, on accueillait Alain Vallée, un nouveau membre de la paroisse qui compte maintenant douze adultes et cinq enfants.«On est un tout petit groupe avec une grande mission : enraciner l'orthodoxie dans la culture locale du Québec », affirme le père Stéphane.Reprenons du début le singulier cheminement de cet homme de 43 ans.Il est né dans l'Illinois, plus précisément à Joliet (du nom du grand explorateur), à une centaine de kilomètres de Chicago, dans un ancien territoire français où l'on retrouve des noms comme « Prairie du Chien » et « Rivière des Plaines ».C'est dans cette région que le célèbre père Chiniquy est allé terminer, comme pasteur protestant, sa croisade en faveur de la tempérance.Le hasard a voulu que le français langue seconde soit à l'honneur au High School fréquenté par le petit Stéphane.Il tombe alors amoureux de la langue de Molière et passe trois étés au Vermont pour perfectionner son français.Le Père Stéphane reçoit Alain Vallée dans sa paroisse, en présence de sa femme, Denise, qu'on aperçoit sous les icônes, photo luc simon pesreault,u pn*e Après ses études universitaires, Stéphane décide d'aller vivre dans un pays français.Il aboutit chez nous, en 1974, comme enseignant à Lachute et à Laval, où il rencontre sa femme Denise, elle aussi enseignante et fille de Franco-Américains revenue au Québec à l'âge de 18 ans ( une descendante des «tisserands du pouvoir», née dans le «petit Canada» à Lewiston Maine).En 1978, Stéphane se joint à la chorale de l'église orthodoxe Saint Pierre et Paul.La conversion est totale : Stéphane retourne étudier la théologie, au séminaire Saint Vladimir de New York, et devient prêtre.Après une année à la paroisse orthodoxe anglophone, il fonde la paroisse Saint-Benoit-de-Nursie, la seule où la liturgie se célèbre en français en Amérique du Nord.Pour comprendre ce cheminement du Père Stéphane, il faut rappeler deux ou trois choses sur l'église orthodoxe, une des trois grandes familles du christianisme, avec les Églises catholique et protestante.En célébrant la liturgie en français à Montréal, le Père Stéphane estime renouer avec une vieille tradition orthodoxe.Alors que l'église catholique faisait du latin la langue liturgique universelle, l'église orthodoxe adoptait la langue du pays: slavon, ukrainien, grec.* U y a dans la région de Montréal quelque 100000 orthodoxes qui peuvent compter sur plusieurs paroisses: grecque, ukrainienne, arabe, russe.On y a toujours célébré la liturgie dans la langue du pays d'origine des immigrants arrivés chez nous depuis le début du siècle.Depuis dix ans, deux ou trois paroisses orthodoxes de Montréal ont commencé à utiliser l'anglais dans leur liturgie, qui ressemble beaucoup à celle de l'église catholique.À part le mariage des prêtres et le refus de la papauté, les orthodoxes sont en effet restés, fidèles à la même tradition que l'Église catholique.Et voilà que le père Stéphane fonde une paroisse orthodoxe où la liturgie se célèbre en français, la seule en Amérique du Nord.«C'est important pour ceux qui, comme moi, ont adopté le français comme langue d'usage et pour les Québécois de vieille souche qui voudraient entrer en contact avec l'église orthodoxe.» Américain chez les Canadiens-Français, orthodoxe chez les catholiques, francophone chez les orthodoxes qui ont toujours fonctionné en anglais en Amérique.Vraiment ce père Stéphane est le minoritaire par excellence, le champion du contre-courant! Tout en terminant ses études de doctorat en art religieux à l'Université de Montréal et en veillant, avec Denise Desrochers, sur ses deux enfants ( Emilie et Benoit), Stéphane fait maintenant résonner dans l'église orthodoxe montréalaise les «Seigneur prends pitié» à côté des «Kyrie Eleison», «Gospodi Pomi-lui », « Lord Have Mercy ».C'est en 988 que fut baptisé Saint Vladimir de Kiev, marquant ainsi l'entrée des Slaves du Nord ( Ukrainiens, Russes.) dans le christianisme.On fête donc en 1988 1 ) millénaire de la grande famille dont fait partie le toute petite paroisse Saint-Benoit-de-Nursie.« J'ai choisi, je suis enraciné ici.Fédéré ou séparé, peu m'importe.Je veux que le Québec francopho- 1 ne prospère et devienne une force dans la francophonie mondiale», vous dira cet homme des icônes.±___+_er \t\t\t\t \tm*\t\t\t \t._ , ,\t\t\t 1LJI\t\t\tï\t PLA\\bm DE LA UU\\T Magnifique mobilier tie chambre à c conçu pour votre confort.Ce mobi!ier ^ compose d'une commode, d'un bureau.d'une tète tie 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Inclinables \u2022 1 banquette de 2 passagers °1 banquette [de 3 passagers \u2022 Valise électrique \u2022 Batterie sons entretien (500 amps) \u2022 édolrage Intérieur \u2022 Vitres teintées \u2022 Vitre chauffante arrière \u2022 Chauffe moteur \u2022 Miroirs sport ajustables \u2022 Centre de message \u2022 Radio om/rm stéréo 6 haut-parleurs \u2022 Coffre a gants \u2022 Insonorisation \u2022 Pneus radial 4 saisons \u2022 Phares halogènes \u2022 \u20acssuie-glace arrière \u2022 \u20acssulc-glacc Intermittent Garantie 7 ans 115,000 km incluse MOD*l\u20ac Lt AUSSI DISPONIBLE (Photo) BON CHOIX de COULEURS \u2014 UVMISON IMM\u20acDlflT\u20ac OOOOH OUI!!! 1400, BOUL.LABELLE (au sud du boul.St-Martin) Laval 682-1700 Montreal 332-4555 DESMEULES CHRYSLER a B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DÉCEMBRE 1988 Le régime de Kaboul aurait commencé à se désagréger L'ambassade d'URSS à Londres reçoit des manifestants afghans d'après Rcuter.AFP.AP et UPI LONDRES ¦ Des centaines de milliers de réfugiés et d'exilés afghans ont manifesté hier au Pakistan, en Iran, en Inde et en Europe à l'occasion du 9e anniversaire de l'invasion militaire soviétique de leur pays et un rapport du secrétariat d'Etat américain soutient que le régime de Kaboul a commencé a se désagréger.« Le renversement du rapport de force militaire en faveur de la Résistance est probablement irréversible, et le régime de Kaboul risque fort de ne pas survivre au retrait prévu de l'armée soviétique d'ici le 15 février ».estime le secrétariat d'État dans son rapport annuel sur l'Afghanistan, publié hier.« Le régime de Najib commence à se désagréger, les défections du parti et les discordes internes se multiplient ».dit le rapport, qui ajoute que l'armée afghane est démoralisée, mal encadrée et ne pourra pas tenir sans l'appui de Moscou.Parallèlement, dans un communiqué émis par la Maison-Blanche à Los Angeles.le président Ronald Reagan condamnait la poursuite des opérations militaires soviétiques et l'introduction de nouvelles armes en Afghanistan.L'appui américain à « la noble cause » afghane « continuera aussi longtemps que cela sera nécessaire », ajoutait Reagan.À Londres, trois opposants afghans qui participaient à une manifestation devant l'ambassade d'URSS étaient invités pour la première fois à l'intérieur de la représentation diplomatique.La délégation a été reçue pendant 45 minutes par deux diplomates qui leur ont assuré que la promesse faite par le président Mikhail Gorbatchev de retirer toutes les troupes soviétiques avant le 15 février serait tenue.À Téhéran, où les réfugiés afghans ont manifesté en faveur d'un régime islamique dans leur pays, un responsable de la Résistance indiquait que le vice-ministre soviétique Youli Vorontsov était attendu à Téhéran pour des pourparlers de paix.Le chef de l'Alliance des sept partis de la Résistance afghane, Burhanuddine Rabbani, se trouve en Iran, où il s'est entretenu avec les dirigeants du pays des projets des Moudjahedinc et leur a communiqué les résultats de ses premiers pourparlers avec les responsables soviétiques.Rabbani et Vorontsov s'étaient déjà rencontrés début décembre à Taèf, en Arabie Saoudite.Le porte-parole des Moujahidi-nc chiites pro-iraniens annonçait de son côté que sa coalition de huit partis et l'Alliance des sept formations sunnites basés au Pakistan tiendraient « une réunion stratégique» le 15 février, à Peshawar, pour décider du futur gouvernement afghan.Rabbani, dirigeant sunnite, a démenti «toute divergence de vues entre les deux groupes », ajoutant que « les Moujahidine sont sur le point d'aboutir à la victoire finale et à la formation d'un gouvernement ».Concernant les contacts sovié- tiques avec l'ex-roi Zaher Shah, il a dit : «c Ce dernier appartient au passé et n'a plus de rôle à jouer en Afghanistan ».Sur le terrain, les Moudjahidine ont repris hier les tirs de roquettes sur Kaboul, où au moins six missiles ont touché des bâtiments, faisant un mort et six blessés, dont une femme.L'un des projectiles est tombé en plein centre ville, provoquant un début de panique.Des hélicoptères de combat MI-24-D ont aussitôt sur- volé la ville en rase-mottes.Dans la nuit de lundi, des explosions ont été entendues en ville, non loin du quartier général du Khad, la police secrète afghane.Les Kaboulis, de plus en plus inquiets de l'avenir, écoutent chaque jour avec avidité les radios locales et étrangères, qui ont relancé les spéculations et rumeurs après l'annonce de la rencontre entre l'ambassadeur Vorontsov et l'ex-roi Zaher Shah, exilé à Rome.Au Pakistan, comme ailleurs en Asie et en Europe, les exilés ont brûlé en effigie Najib, le président de l'Afghanistan, à l'occasion du neuvième anniversaire de l'invasion de leur pays par l'armée soviétique.PHOTO AP Les pays du front invitent l'ONU à la vigilance en Namibie d'après AFP et Reuter LUSAKA ¦ Les dirigeants des pays africains de «la ligne de front», face à l'apartheid sud-africain, ont clos hier un sommet à Lusaka par un appel à l'ONU pour qu'elle garantisse des élections libres et régulières en Namibie par le biais de son Groupe spécial chargé d'assurer la transition.ils exhortaient par ailleurs les États-Unis à cesser leur aide aux rebelles angolais de l'Unita.De source proche du sommet, on indique qu'ils pourraient demander au Congrès national africain (ANC, mouvement anti-apartheid interdit en Afrique du Sud) d'évacuer ses bases militaires d'Angola.Outre les chefs d'État des six pays membres (Angola, Zambie, Botswana, Zimbabwe.Tanzanie et Mozambique), Oliver Tambo, président de l'ANC, et Sam Nujo-ma, président de l'Organisation du peuple du Sud-ouest africain (SWAPO) en lutte pour l'indépendance de la Namibie, assistaient au sommet.À Pretoria, la radio officielle SABC rapportait que les troupes sud-africaines stationnées en Namibie seraient maintenues en état d'alerte jusqu'à ce que l'Afrique du Sud soit certaine que l'Angola et Cuba honorent le traité sur l'indépendance de la Namibie et le retrait des forces cubaines d'Angola.L'Afrique du Sud respectera le traité tripartite signé le 22 décembre à New York à condition que les autres parties fassent de même, a déclaré le ministre-adjoint de la Défense, Wynand Breytcnbach.cité par la radio.Par ailleurs, le quotidien économique Business Day rapportait que le président Picter Botha, avait fait part au chef de l'UNI-TA, |onas Savimbi, de la décision de l'Afrique du Sud de cesser son aide au mouvement de guérilla, lors d'un entretien privé, mardi dernier, à Pretoria.Dans leur communiqué de Lusaka, les pays de «la ligne de front» précisent que le Groupe d'assistance de l'ONU pour la transition (GANUI'T), chargé de mener à bien les opérations d'accession de la Namibie à l'indé- ;\u2022 pendanec à partir du 1er avril prochain, doit avoir « un rôle réel '.sur place pendant la période de \u2022! transition conduisant à l'indépendance».À Gaborone, capitale du Botswana, un garçon de 14 ans a été tué et sa mère blessée par l'explosion d'une bombe a leur domicile, hier matin.Selon des proches de la victime, l'enfant et sa famille dormaient au moment de l'explosion, qui s'est produite peu après minuit.En Afrique du Sud même, une flambée de violence politique coûtait la vie à 28 personnes au moins pendant le week-end de Noèl, tandis que des inondations, incendies et crimes de droit commun faisaient des dizaines d'autres victimes.PHOTO AP Remaniement au Japon Le premier ministre Noboru Takeshita a remanié hier son cabinet dans l'espoir de renverser sa chute de popularité.L'appel à 15 nouveaux venus vise à faire oublier le scandale boursier Recruit Cosmos, après avoir fait voter la première réforme fiscale du Japon en près de 40 ans.Les ministres clés, de gauche à droite, sont Sosuke Uno (Affaires étrangères), Tatsuo Murayama (Finance) et Hiroshi Mitsuzaka (Commerce international).Mikulic répond à ses détracteurs d'après AFP et Rcuter BELGRADE ¦ Le gouvernement yougoslave «bne renoncera pas à sa politique de réformes », a déclaré hier le premier ministre Branko Mikulic.en réponse à ses détracteurs qui, depuis plusieurs jours, demandent plus ou moins ouvertement sa démission.Dans une interview à l'hebdomadaire de la jeunesse Mladosl, Mikulic s'en prend à « ceux qui, enfermés dans leur coquille parti-cularistc et leur cécité politique, lancent des ultimatums à tous ceux qui pensent autrement ».Le chef du gouvernement y voit une « résistance à l'application des réformes ».Au même moment, le gouvernement interdisait la tenue du congres fondateur d'un nouveau parti politique, rival de la Ligue des communistes au pouvoir.Un groupe d'ouvriers et d'intellectuels de Slovénie avait l'intention de fonder une Alliance social-démocrate, mais ils ont du repousser leur premier congrès.Lundi, le quotidien Bortm.qui passe pour refléter les vues de la direction de l'État, avait affirmé que Mikulic et son cabinet « doivent tomber avant la fin de l'année » pour n'avoir pu mettre en oeuvre leur programme de redressement économique.Borba a reproduit hier la réplique de Mikulic, mais la campagne de presse contre le premier mi-nistrre continue, car on pouvait lire dans le quotidien officiel Ve-ccrnjc Novosti : « Puisque toutes les mesures prises jusqu'ici (par le gouvernement) ont conduit le pays au bord de la catastrophe, il doit en toute logique remettre sa démission ».L'économie de la Yougoslavie a été affectée cette année par I 300 grèves et une inflation de 228 p.cent, alors que les salaires mensuels dépassent rarement les $100.Hier, un millier de cheminots débrayaient en Slovénie, où des conducteurs de train à la retraite ont été appelés pour assurer le service.Dans la province de Voïvodine, le personnel des théâtre* a dé- brayé pour obtenir une hausse de salaire de 60 p.cent.Des organisations de masse de la république de Macédoine ont écrit aux autorités fédérales pour déclarer que leur région, l'une des plus pauvres, pouvait sombrer dans les troubles sociaux à cause des hausses des loyers, de l'essence et des tarifs des services publics.La Chambre économique de Serbie, république touchée par des troubles ethniques, s'est jointe aux protestations.Mikulic, à qui avait été confiée la tâche de dompter une inflation de 85 p.cent à son investiture en mai 1986, a mis en place un programme d'austérité, en mai dernier, en s'engageant à ramener un taux d'inflation à trois chiffres à 95 p.cent avant la fin de l'année.Il tente actuellement de faire un pus vers l'économie de marche mais les régions et les syndicats s'opposent au train de réformes prévu.Si celui-ci n'est pas adopte par le Parlement avant janvier, le gouvernement devra imposer des mesures d'urgence pour la troisième fois en 12 mçis.i Nous avons un représentant près de CHEZ VOUS LUCIEN ufrns Division 8911?Canada Ltée 2475.LECLAIRE, MONTRÉAL, QUÉBEC H1V 3A6 LAVAL pour Ste-Rose et Fabrevilie Voyez FERNAND DEMEULE 253-2508 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 28 DECEMBRE 1988 B7 Gorbatchev, l'homme de l'année en France Agence l'rnncc-Prcssc PARIS ¦ Le no I soviétique Mikhaïl Gorbatchev est sans conteste l'homme de l'année pour les Français : avec 60 p.cent des suffrages d'un sondage publié hier par le quotidien Le Parisien, il devance le pape lean-Paul II (36 p.cent) et le leader ouvrier polonais Lech Walesa (27 p.cent).Le nouveau premier ministre du Pakistan, Mme Benazir Bhutto, cl le président-élu des États Unis, George Bush, viennent loin derrière, avec respectivement 16 et 10 p.cent.Les événements marquants de l'année dans le monde ont été, dans l'ordre, le tremblement de terre en Arménie, l'annonce du départ des Soviétiques d'Afghanistan et l'élection de Mme Bhutto au Pakistan, devant les inonda- tions au Bangladesh, la reconnaissance d'Israél par l'OLP et les émeutes en Algérie.À l'intérieur, les Français ont plébiscité à 55 p.cent le professeur Léon Schwarzenberg, eminent cancérologue au franc parler célèbre, qui fit un passage éclair de neuf jours dans le gouvernement socialiste de Michel Rocard.Viennent ensuite le président François Mitterrand et l'astronaute |can-Loup Chrétien, qui vient de participer à une mission franco-soviétique à bord de la station orbitale MIR et qui a passé plusieurs heures hors de la station.Les événements français ont été la libération des otages français du Liban (48 p.cent) trois jours avant l'élection présidentielle, la grève des infirmières et les accidents de chemin de fer.CARRIERES ET PROFESSIONS WILLIAM M.MERCER ¦NI) Il | Fondée à Vancouver en 1945, William M.Mercer Limitée est la société de consultation en retraite et en avantages sociaux la plus importante au Canada.Au cours des dernières années, elle a pris de l'expansion pour offrir des services de consultation en développement organisationnel, en rémunération et dans d'autres domaines louchant les ressources humaines.A l'échelle internationale, Mercer regroupe 5600 employés répartis dans 86 villes.INFORMATIQUE Dans le but de soutenir notre croissance dans le domaine du développement de logiciels, nous sommes présentement à la recherche d'analystes et de programmeurs.La préférence ira aux candidats ayant acquis une bonne connaissance des domaines suivants: \u2022 Environnement PC-DOS \u2022 Banques de données relationnelles \u2022 Langages de 4e génération \u2022 Réseaux locaux De l'expérience en développement de système dans le domaine de l'administration de régimes de retraite et d'avantages sociaux ou de la gestion des ressources humaines serait un atout.Les personnes intéressées à poser leur candidature sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 6 janvier 1989 à: Marlène Rosenberger William M.Mercer Limitée 600, boul.de Maisonneuve Ouest lie étage Montréal (Québec) H3A 3J4 XEROX CARRIERE CHEZ XEROX Xerox Canada inc.est à la recherche de personnes ambitieuses, dynamiques ayant le sens des responsabilités.Les personnss intéressées doivent posséder un DEC en électronique, afin de pourvoir des postes de représentants de service, qui auront comme responsabilité première d'assumer l'entretien et la réparation d'équipements chez nos clients.Les postes sont ouverts aux femmes et aux hommes.Si vous désirez relever un défi intéressant et possédez les qualifications requises, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: TeamXerox Xerox Canada Inc.Service de recrutement 1901, route Transcanadienne Dorval, Québec H9P1J1 XEROX est une marque déposée de Xerox Corporation utilisée par Xerox, Canada Inc.en tant qu'usager inscrit.Xerox offre l'accès à l'égalité pour tous.DIRECTEUR REGIONAL CHAiNE DE RESTAURANTS Une chaîne de restaurants d'envergure internationale montera bientôt à l'assaut du Québec.Qualités requises: Dynamisme, grande capacité de travail, vaste expérience acquise dans la supervision et l'exploitation d'une chaîne de restaurants et parfaite connaissance du français et de l'anglais.Le titulaire du poste de Directeur régional se verra confier la conduite générale d'un groupe de restaurants.Les possibilités d'avancement sont très intéressantes, dont une participation éventuelle dansïentreprise.dés les premières années.Les personnes intéressées sont priées de soumettre leur curriculum vitae (discrétion assurée) à : CASIER POSTALE 1594, SUCCURSALE «B» MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 3L3 AVOCAT(E) ADJOINT(E) À LA VICE-PRÉSIDENTE DES OPÉRATIONS RE/MAX QUÉBEC INC.Maître-Franchiseur dans le domaine du courtage immobilier (105 bureaux au Québec) est à la recherche d'un(e) avocat(e) ayant au moins un an d'expérience, préférablement en droit immobilier et en droit commercial, pour assister la vice-présidente des opérations et affaires juridiques.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae à: Me Carole Drolet Vice-présidente des opérations RE/MAX Québec Inc.1500, rue Cunard Laval, Québec H7S 2B7 i Cégep André-Laurendeau technicien ou Technicienne en documentation Emploi occasionnel (90 jours) CONCOURS - 88-188 Réaliser des travaux techniques ayant ii dit a l'organisation et au fonctionnement des systèmes du centre do documentation (bibliothèque).Fournir une assistance technique au personnel allocté au centre de documentation do même qu aux usagers.QUALIFICATIONS: Dotonlr un diplôme d'études collégiales avec champ de specialisation approprié ou détenir une attestation d études dont I equivalence est reconnuo par le College.TRAITEMENT: Selon las normes en vigueur.DISPONIBILITÉ: immediate.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 6 innvier 1989.a 16 h 30.au: CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU Ressources humaines 1111, rue Lapierre LASALLE (Québec) H8N 2J4 CARRIERES ET PROFESSIONS ANALYSTE DE L'INFORMATIQUE - Support informatique à la recherche Bureau du doyen des études avancées et de la recherche Statut: Professionnel régulier Fonction: Sous la direction de son supérieur immédiat, participe à l'élaboration du design des projets de recherche et conseille les chercheurs en matière d'analyse statistique et de traitement informatique.À cette fin, il analyse les projets de recherche et détermine, en collaboration avec les chercheurs, les traitements statistiques les plus appropriés.Il élabore par la suite un plan de traitement par ordinateur qui répond aux besoins exprimés.Exigences: Diplôme universitaire de deuxième cycle dans un champ de spécialisation approprié notamment en informatiquo ou en statistiques; ou l'équivalent.Expérience pertinente en recherche.Très bonne connaissance des modèles, tests et paramètres statistiques utilisés tant en sciences humaines qu'en sciences pures, spécifiquement une très bonne connaissance de l'analyse multivariée.Très bonne connaissance dos logiciels d'analyse statistique et de leur utilisation en recherche, notamment de SAS, SPSS-X, etc.La connaissance du système IBM sera un atout.Traitement: Selon la convention collective de travail du groupe professionnel de l'Université du Québec à Hull.Lieu de travail: Hull Les employés réguliers ou en période de probation seront considérés prioritairement.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae ainsi que vos attestations d'études avant 17 h 00 le 13 janvier 1989 à l'adresse suivante: Service aux personnels, concours no 621 Université du Québec à Hull Case postale 1250, succursale B Hull (Québec) J8X3X7 PERS092 Université du Québec à Hull i > i t i iirm \t \t Leader incontesté dans la fabrication de matériel de transport, notre entreprise est à la recherche d'un: Analyste senior méthodes et projets Sous la supervision du gérant des méthodes, le candidat sera responsable de la préparation et de la mise en oeuvre de projets relatifs à la peinture de nos produits de transport.Exigences requises: \u2014 DEC en technique de génie chimique ou de chimie analytique.\u2014 Cinq à sept années d'expérience dans la mise en oeuvre de projets relatifs à la peinture.Conditions de travail: Nous offrons pour ce poste un salaire concurrentiel et une gamme d'avantages sociaux des plus complètes.Si vous êtes dynamique et désirez relever des défis, faites parvenir votre curriculum vitae avant le 13 janvier 1989 à: Jean Cliche Service des ressources humaines PREVOST CAR INC.Manufacturier d'autocars Sainte-Claire (Québec) COR 2V0 Ce poste est ouvert aux lemmes et aux hommes Équipements de transport Remco inc., le «leadem canadien on équipements de transport, est à la recherche d'un Directeur des opérations pour son usine de fabrication située à Terrebonne Essentiellement, vous aurez à planifier, organiser, diriger et contrôler les activités reliées à la production des équipements (entre autres: l'établissement du calendrier des opérations, l'analyse des procédures de fabrication, le contrôle de la qualité ainsi que la gestion des ressources humaines affectées à ce secteur d'activité).Le candidat recherché possède un minimum de trois (3) années d'expérience en gestion des opérations et est titulaire d'un diplôme universitaire avec option appropriée.Nous offrons un salaire à la mesure de votre expérience et de vos compétences ainsi' qu'une gamme d'avantages sociaux.Les personnes intéressées sont priées de soumettre leur curriculum vitae avant le mercredi 11 janvier 1989 à: Marc Ouimet, d.g.a Équipements de transport Remco inc.300, rue Georges VI Terrebonne, (Québec) J6W 5C8 BOULANGER \u2014 REPRESENTANT SERVICE DES VENTES ET TECHNIQUE Les Moulins Maple Leaf Limitée sont à la recherche d'un candidat bilingue à titre de représentant pour le Service technique couvrant la région est du Canada.QUALIFICATIONS Devra posséder au moins cinq ans d'expérience de la boulangerie dans la fabrication du pain et la préparation des mélanges \u2014 expérience de la vente un atout.NOUS OFFRONS \u2014 Un salaire compétitif avec boni.\u2014 Auto fournie, dépenses payées.\u2014 Programme complet d'avantages sociaux.S.v.p.taire parvenir votre curriculum vitae à: Farines MLM a/s P.Bélair (secrétaire) 3800, Notre-Dame Est Montréal (Québec) H1W 2J8 La Commission scolaire catholique de Sherbrooke Service du personnel Ce poste est ouvert aux hommes et aux femmes ANALYSTE EN INFORMATIQUE ENDROIT: DIVISION DE L'INFORMATIQUE 2955, BOUL.UNIVERSITÉ, SHERBROOKE (QC) J1K2Y3 SUPÉRIEUR: COORDONNATEUR DE L'INFORMATIQUE STATUT D'EMPLOI: RÉGULIER/TEMPS PLEIN SEMAINE DE TRAVAIL: 35 HEURES/SEMAINE NATURE DU TRAVAIL: Les emplois d'analyste comportent plus spécifiquement l'analyse, le développement, l'entretien, la coordination et le contrôle de systèmes, de méthodes, de procédés et de programmes ayant trait entre autres à lorgamsa-tion et au fonctionnement administratif, aux structures de communication, au traitement de l'information par ordinateur ou autrement et a l'utilisation rationnelle des ressources matérielles et humaines de la commission.DESCRIPTION DU POSTE: A titre d'analyste à l'entretien et au développement, il recueille, met en ordre, évalue, analyse et synthétise les données d'un problème, propose des solutions et détermine un plan de traitement par ordinateur compte tenu des besoins et des objectifs exprimés et de l'équipement disponible.QUALIFICATIONS REQUISES: \u2014 Détenir un diplôme universitaire terminal de premier cycle en informatique.\u2014 Posséder un minimum de deux (2) années d'expérience directement pertinente.\u2014 Exceptionnellement, des années de scolarité manquantes peuvent être compensées par des années d'expérience pertinente (2 pour 1).\u2014 Posséder une connaissance du domaine relatif à l'emploi postule; \u2022 environnement UNISYS (Burroughs) \u2022 réseau scolaire \u2022 environnement micro-ordinateur.AUTRES EXIGENCES: \u2014 Esprit d organisation et d'analyse.\u2014 Facilité de communication orale et écrite.\u2014 Capacité de travailler en équipe.\u2014 Connaissance des produits de la Société GRICS ainsi que des logiciels de bureautique seraient un atout souhaitable.SALAIRE ANNUEL: 25 860S à 46 943$.Toute personne intéressée à poser sa candidature doit expédier son curriculum vitae au plus tard le 13 janvier 1989 à: Julien Bergeron Coordonnateur en gestion du personnel La Commission scolaire catholique de Sherbrooke 2955, boul.Université Sherbrooke (Qc) J1K2Y3 N.B.: Le générique masculin (ou féminin si c'est le cas) est utilise sans aucune discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.GREFFIER La Ville de Chambly, située sur la Rive-Sud de Montréal, recherche les services d'un professionnel capable de diriger les activités du greffe de la ville et de superviser les activités de la Cour municipale selon les dispositions de la loi des Cités et Villes.Sous l'autorité du Conseil de la Vilie, le greffier est le Secrétaire du Conseil.Il est responsable de la bonne gestion des archives et documents officiels de la Ville, de l'administration des élections municipales et des référendums.Ses fonctions l'amèneront à préparer l'ordre du jour des seances publiques du Conseil et y assister; rédiger des procès-verbaux des délibérations; transmettre les règlements, les résolutions et les avis publics: rédiger des projets de zonage, d'emprunt et de correspondance officielle: publier et recevoir les demandes de soumission; préparer et administrer le budget approuvé par le Conseil.Le titulaire de ce poste possède un diplôme universitaire en droit et est membre du Barreau du Québec ou de la Chambre des Notaires du Québec.Cette personne doit posséder un minimum de deux (2) ans d'expérience dans le domaine municipal.Si vous êtes intéressé(e).veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 11 janvier 1988 à l'adresse suivante: Poste Greffier Ville de Chambly 1, Place de la Mairie Chambly (Québec) J3L4X1 Ecole nationale d'aérotechnique Collège Edouard-Montpetit L'école nationale d'aérotechnique du collège Èdouard-Mont-petit requiert les services de professeurs à temps partiel ou à temps complet, à l'enseignement régulier pour la session hiver _1989.dans la discipline suivante:_ CONSTRUCTION D'AÉRONEFS: CONCOURS 89-H-524 QUALIFICATIONS: OU Diplôme d'études collégiales (DEC) en métallurgie, cinq (5) ans d'expérience industrielle.\u2022 diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline appropriée, permettant la connaissance de la soudure.\u2022 expérience industrielle Excellente connaissance de la soudure Expérience de l'enseignement serait un atout certain.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature au service des ressources humaines, à l'attention de monsieur Clément Jen-neau, au plus tard le 6 janvier 1989, à l'adresse ci-dessous indiquée: Collège Édouard-Montpetit 945, chemin de Chambly Longueuil (Québec) J4H 3M6 Nous vous demandons de bien indiquer le numéro de concours.Voyages BW Martin LA PLUS IMPORTANTE ENTREPRISE DE GESTION DE VOYAGES AU CANADA EST À LA RECHERCHE DE PROFESSIONNELS DE LA VENTE pour transiger avec le personnol de gestion de grandes entreprises et négocier des contrats d'arrangements de voyages.NOTRE APPORT \u2022 Meilleure commission de lindustne \u2022 Formation, aides a la vente, avantages sociaux VOTRE APPORT « Enthousiasme \u2022 Personnalité engageante \u2022 Fiche de vente directe bien remplie EXPEDIEZ VOTRE CURRICULUM AU: Directeur régional des ventes Voyages Martin 1 f 55, boul.Rono-Lévesquc ouest Sureau 2705 Montréal (Québec) H3B 2KD Conseiller vendeur Dumoulin Électronique, importante compagnie en plein essor, cherche les services d'un conseiller vendeur.La personne recherchée devra être dynamique, bilingue et posséder de I experience au niveau de la vente au détail.Si vous repondez aux exigences de ce post^ et que le défi vous interesse n'hésitez pas à me contacter.WAN SAVARD 388-4777 .r » 4- 6446?1 iilHIHII 00 00 G*t° 00 0-0 If** &° 00 00 CiB|â0 00 00 CiO c*3 CiO GO Û*i> CO C*D CsO Oj 1- SPORTS EXEEBXS Patins SPORKIUB I, Il ou III Notre prix cour.49r99à59,99 SOLDE 4^éT Patins de fantaisie TREX Bronze Filles: Femmes: Hotte prix cour.37,99 Notre prixcour.39,99 SOLDÉ SOLDE 29\"34\" Patins de fantaisie 7REX g;!\u2014 m Jiiwcr Filles: Femmes: Notre prix cour.54,99 Notre prix cour.59,99 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ou jusqu'à la fermeture le samedi 31 décembre 1988.- Nous nous réservons le droit de limiter les.qùantités.Tous les articles, couleurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous nos magasins.ANJOU Los Galeries d'Anjou 354-2995 7201 boul.Los Galeries d'Anjou 353-9000 Place Versailles 356-2330 MAISONNEUVE 2951 rue Shotbrooko, est 2 nouveaux emplacements: Ste-Dorothée (Laval) S/67, rue Hôtel de Ville 689-6 \u2022 friaisonneuve 2951, rue Sherbrooke, est MONTRÉAL/NORD 4401.boul Charloroi 322-9542 POINTEAUX-TREMBLES Carrefour do la Pointe 842-2223 ST-LÉONARD Centre d'achats Boulivard 727-1344 LASALLE Place Newman 364-1225 Carrelour Angrignon 365-1288 MONTRÉAL Contru-villo 930.rue Sle-Cathorlno ouost 866-1914 Contro-villo 1175, ruo Ste-Cathctlno ouest 2884181 80, rue Floury ouest 381-6908 ST LAURENT Place Vertu 745-3202 VILLE MONT-ROYAL Centre Rockland 73M751 DORVAL Galeries des Sources (Mail West Island) 6834400 Jardins Dorval ' 631-3508 PIERREFONDS 15650, boul.Piôrrotonds 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