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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-11-27, Collections de BAnQ.

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[" D D Sciences et techniques LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 NOVEMBRE 1988 Ce prototype de véhicule minier souterrain mu par l'hydrogène sera testé au printemps dans une mine de Noranda, dans le Nord du Québec.Le réservoir du carburant est fait d'hydrures métalliques, ce qui garantit une sécurité maximum lors du fonctionnement.L'hydrogène sera utilisé comme carburant en 2050 CAROLE TH IB AUDE AU ne bonne source d'énergie, l'hydrogène?Pas exactement.Richard Champagne, président et chef de la direction du Conseil de l'industrie de l'hydrogène, parie plutôt d'un vecteur d'énergie.Lorsque nos sources fossiles s'épuiseront, l'hydrogène entrera en scène comme réservoir d'énergie électrique.Il se pourrait également qu'avant le tarissement des nappes de pétrole et de gaz naturel, la nécessité pressante de protéger l'environnement nous fasse opter pour les technologies de l'hydrogène, non polluantes et non bruyantes.Outre son rôle de réservoir, l'hydrogène sera utilisé comme carburant.Nous avons des réserves de pétrole pour encore lOO ans et de gaz naturel pour 150 ans.estiment les spécialistes les plus optimistes.Mais qu'ils aient raison ou pas.les experts estiment que nous entrerons dans une ère de transition du pétrole vers l'hydrogène d'ici une soixantaine d'années.En l'an 2050.la technologie entourant l'hydrogène devra être au point.La prédiction du romancier fuies Vernes se réalisera alors, lui qui écrivait, en 1874, dans L'Ile Mystérieuse: « Un jour, l'eau sera le charbon de l'avenir».Nous avons des réserves de pétrole pour encore 100 ans et de gaz naturel pour 150 ans, estiment les spétialistes les plus optimistes.Avant que ne survienne ce rôle de premier plan, l'hydrogène trouve déjà suffisamment d'applications pour que les membres du Conseil de l'industrie de l'hydrogène aient déjà investi $400 millions dans quatre usines de transformation de l'hydrogène.Il s'agit des entreprises Hydro-genal ( un consortium de Air Liquide et d'Hydro-Québec), Oxy-chem ( un consortium de Elf Aquitaine et de Air Liquide ).toutes deux situées dans le parc industriel de Bécancour.ainsi que Airco, située à Magog et enfin une usine d'ammoniaque construite par Cominco, en Alberta.En Alberta, l'hydrogène est produit par le reformage à la vapeur du gaz naturel, une opération destinée à enlever l'excédent de carbone du gaz naturel.Il se perdait 600 tonnes par jour d'hydrogène avant que Cominco n'installe une usine qui en utilise 500 tonnes par jours.Les 300 tonnes excédentaires qui restent sont brûlées ou ventilées tout simplement.Les dirigeants du Conseil de l'industrie de l'hydrogène estiment que d'ici les 25 prochaines années, la demande en hydrogène .pour fabriquer des produits chimiques et des fertilisants augmentera de 8 p.cent par année.Un réservoir d'électricité Le vent, le soleil, l'énergie des marées, sont des sources d'éner- gie discontinues, cycliques.L'électricité, de source hydroélectrique ou de source nucléaire, est, par définition, impossible à entreposer.Il s'en perd d'énormes quantités hors des heures de pointe.Toute cette énergie pourrait être convertie en hydrogène, qui serait à son tour utilisé comme carburant ou bien reconverti en électricité'lorsque la demande excéderait la capacité de production.Un courant électrique qui passe à travers l'eau donne de l'hydrogène et de l'oxygène.C'est la réaction d'électrolyse, pour laquelle les ingénieurs ont atteint un rendement de 90 p.cent, ce qui est suffisant pour le seuil de rentabilité.Une fois l'hydrogène liquide acheminé sur les lieux de consommation d'énergie, par un pipe-line par exemple, il reste alors à reconvertir cet hydrogène en électricité: en ajoutant de l'oxygène à l'hydrogène, on obtient de l'eau plus de l'électricité.On nomme cette technologie la pile à combustible.C'est au niveau de la pile à combustible que les progrès restent à faire.La reconversion d'hydrogène en électricité se fait actuellement avec un rendement de 65 à 70 p.cent.«H faudrait hausser cette efficacité à 90 p.cent pour devenir concurrentiel », explique M.Champagne.Lë président du Conseil mentionne une étude qui prouve qu'il coûterait moins cher de transporter l'électricité québécoise dans les états du Nord-Est américain par l'hydrogène que par les lignes électriques.Le hic.c'est qu'il n'existe pas encore de grosses piles à combustibles industrielles et efficaces à 90 p.cent.Véhicules à l'hydrogène « |e suis certain que d'ici 25 ans, nous aurons sur le marché des véhicules à hydrogène, fonctionnant avec une pile à combustible, affirme M.Champagne.Ces véhicules ne dégageront pas de gaz polluants.» A la fin des années 79.Lockheed voulait utiliser l'hydrogène comme carburant pour une partie de sa flotte, cinq avions de ligne.La compagnie a laissé tomber le projet.«On se rend vite compte qu'au moment d'introduire sur le marché un nouveau carburant ou une nouvelle source d'énergie, il est essentiel que le mouvement se fasse sur le plan international», estime M.Robert Murray, président du conseil d'administration.Lockheed et Boeing, travaillent actuellement aux plans de la National Aerospace Plane, un engin qui aurait pour mission d'offrir des services à diverses équipes dans l'espace.De son côté.l'URSS a mis en service un avion de type commercial, le Tu-I55.dont un des trois moteurs fonctionne à l'hydrogène.Couche d'ozone: un bilan mitigé JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spt'ciale Agence Science-Presse La couche d'ozone qui entoure la terre nous protège des effets dévas-tateurs des rayons du soleil.Si cette couche s'amincit, nous risquons une augmentation sensible des cancers de la peau et des bouleversements climatiques considérables.La bonne nouvelle, c'est qu'il n'a pas vraiment de trou dans la couche d'ozone au-dessus du pôle Nord.La mauvaise nouvelle, c'est que le trou dans la couche d'ozone au-dessus du pôle Sud est plus sérieux qu'on ne le \"pensait.En conséquence, estiment les chercheurs spécialisés, il est urgent d'accélérer le calendrier d'élimination des gaz chimiques qui causent ce problème, les chlorofluorocar-bones (CFC).C'est ainsi qu'on pourrait tenter de résumer l'évolution du dossier «couche d'ozone», quatorze mois après la signature du Protocole de Montréal.Un calendrier d'action Le 16 septembre 1987, les diplomates et les scientifiques représentant 24 nations se pressaient dans les salons d'un grand hôtel de la métropole pour célébrer la conclusion d'un traité international prévoyant une réduction de 50 p.cent de l'utilisation actuelle des CFC et de leurs «cousins chimiques», les halons, d'ici' 1998.A l'époque, le directeur du Programme des Nation unies pour l'environnement, Mustafa Tolba, qualifiait le Protocole de Montréal de «grande victoire écologique, fruit d'une intense collaboration internationale».Apparemment.Mustafa Tolba pense toujours autant de bien de cet accord aujourd'hui.Concluant une conférence scientifique tenue à ce sujet à La Haye il y a un mois, il déclarait que, pour la première fois selon lui, des écologistes comme Greenpeace, des représentants gouvernementaux et des industriels «parlaient un seul et même langage ».Les CFC et les halons sont des gaz répandus depuis plus de 50 ans dans l'industrie.On les a utilisés massivement, notamment dans les aérosols en cannettes, dans les réfrigérateurs, dans les appareils à air conditionné, dans les mousses isolantes, et comme liquides pour nettoyer le matériel électronique.Fait à remarquer, ils ne sont pas du tout toxiques, mais ils sont chimiquement très stables, c'est-à-dire qu'ils ne sont pratiquement pas décomposés par les processus naturels.C'est ce qui cause le problème: après leur «vie utile», ils ne disparaissent pas mais s'accumulent dans les couches atmosphériques élevées de la terre.Là, l'action des rayons ultra-violets finit par briser les molécules de CFC.Ceci libère des atomes de chlore, qui, à leur tour, détruisent les molécules d'ozone alentour.Le Protocole de Montréal s'inscrit dans un effort concerté au niveau international pour éliminer progressivement tous les usages industriels des CFC.Des multinationales comme Du Pont et ICI ont investi des dizaines de millions de dollars dans la mise au point de produits de remplacement des CFC et pensent arriver à éliminer complètement les CFC actuels d'ici 15 ans.On ne parle pas d'une mince affaire: le marché actuel de ces produits est de trois milliards de dollars par an.Les signaux d'alarme s'accumulent Seulement, voilà: au rythme où la dégradation de la couche d'ozone se poursuit, où en sera-t-on dans 15 ans?Les signaux d'alarme ont en effet continué à s'accumuler depuis un an.Au printemps dernier, le rapport final de la commission d'étude sur l'ozone de la NASA a confirmé que la dégradation de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique était plus accentuée qu'on ne l'avait cru.Certes, la concentration d'ozone cette année a été supérieure à celle de l'an dernier, mais cela dépendrait d'un cycle de deux ans, et on s'attend à une aggravation de la situation l'an prochain.«Tant et si bien que le consensus scientifique à La Haye était qu'il faut accélérer le calendrier prévu par le Protocole, déclare lean Carbonneau, d'Environnement Canada.Il faudrait éliminer d'ici dix ans, non pas 50 p.cent, mais 85 p.cent des CFC.» Cela nécessiterait d'amender le Protocole lors de la première réunion constitutive des États signataires, qui n'aura pas lieu avant la fin de l'an prochain (pour l'instant, le Protocole n'est même pas entré en vigueur, car il n'a été ratifié que par 14 pays).Ce lourd nuage a cependant son côté ensoleillé.Au printemps dernier, les chercheurs d'Environnement Canada ont lâché une série de ballons atmosphériques au-dessus de l'Arctique canadien, à partir de la base d'Alert.Selon le Dr Wayne Evans, d'Environnement Canada à Downsview.Ontario, les résultats sont plutôt encourageants.Il semble en effet que la couche d'ozone au-dessus du continent arctique est revenue à la normale.Le trou qu'on avait constaté en 1986 semble s'être résorbé, sans qu'on en sache la raison.A TIRE-D'AILE.L'odorat chez les oiseaux: peu d'études concluantes PIERRE CINCRAS Si tous les oiseaux ont des narines, rares sont ceux qui perçoivent convenablement les odeurs.En réalité, chez la majorité des espèces, le sens de l'olfaction serait peu fonctionnel sinon inexistant.Vous vous souvenez sans doute des conseils de vos parents au sujet des oiseaux au nid.Il ne fallait pas toucher aux petits disaient-ils, de peur que les adultes ne sentent l'odeur humaine et n'abandonnent par la suite leur nichée.Si le conseil reste judicieux, il ne repose sur aucun fait scientifique.Curieusement, même aujourd'hui, on commit encore peu de choses du sens de l'odorat chez les oiseaux.La notion même d'odeur est souvent subjective et surtout difficile à mesurer.Rares sont les expériences qui ont pu conclure catégoriquement qu'une espèce d'oiseau peut percevoir les odeurs.On se fie surtout ù certaines observations an&tomiqucs et à certaines observations faites dans la nature.Par exemple, on sait que la grosseur des lobes olfactifs dans le cerveau des oiseaux varie considérablement d'une espèce à l'autre, mais souvent, ils sont très petits sinon réduits à leur plus simple expression.C'est le cas notamment chez les passereaux, un groupe où on retrouve un grand nombre de petites espèces d'observation courante comme les moineaux, les bruants (pinsons) ou les paruli-nes (fauvettes).Il a pu être démontré que le merle d'Amérique par exemple, ne se servait pas de son odorat pour localiser les vers de terre mais seulement de la vue.Par contre, le kiwi de la Nouvelle-Zélande, possède, lui, des lobes olfactifs aussi actifs que ceux de certains mammifères.Cet oiseau nocturne très discret, qui se nourrit exclusivement de vers de terre, dépendrait avant tout de son odorat pour survivre.Selon Johh K.Terres, l'auteur du Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, les lobes olfactifs sont bien développés chez les émeus, les oies et chez de nombreux oiseaux marins.Chez le colin de Virginie, des experiences ont permis de conclure que cet oiseau peut distinguer l'odeur de la coumarine.une substance extraite d'une fève.Terres affirme que la plupart des oiseaux marins, des oiseaux des marais ou des espèces de rivages ont un sens de l'odorat qui leur est utile même si on ignore dans quelle mesure.Certains faucons et hiboux peuvent rapidement détecter de la charogne semble-t-il, à cause de l'odeur qui s'en dégage.Par contre, malgré de nombreuses recherches sur le sujet, on n'a jamais pu démontrer que des charognards comme l'urubu à tête rouge, une espèce de plus en plus répandue au Quebec, localise sa nourriture autrement que par sa vue perçante.Selon le Dictionnary of Birds (éditions Vermillion.1985), les albatros, les pétrels, les engoule- Les macareux peuvent localiser le terrier où ils élèvent leur famille grâce à leur odorat.Cette photo d'Yves Aubry du Service canadien de la faune a été réalisée à la colonie de l'i'e Brion, aux Iles de la Madeleine.vents et les grues peuvent très bien percevoir les odeurs mais ce ne serait pas le cas des pélicans, des pics et des perroquets.Les fulmars et d'autres espèces marines pourraient facilement distinguer l'odeur d'huile de poisson sur l'eau.Les chercheurs estiment par exemple que le macareux, un oiseau qui niche dans un terrier, retrouve son nid dans une colonie grâce à son odorat.Responsable du département d'ornithologie au Musée national des sciences naturelles, à Ottawa, Henri Ouellct explique pour sa part qu'à défaut d'expériences, certains faits indiquent que l'indicateur africain perçoit très distinctement l'odeur de cire d'abeille qu'il associe aux insectes dont il se nourrit.M.Ouellet raconte qu'à plusieurs occasions, des religieux qui chantaient la messe dans la brousse africaine attiraient régulièrement ces oiseaux à cause de l'odeur de leur cierge en cire d'abeille même s'il n'existait aucune ruche dans les alentours.L'ornithologue précise aussi que l'odorat et le goût sont deux sens intimement reliés.Or sur la langue du lapin, par exemple, on compte 17 000 papilles gustati-ves, 9 000 chez l'humain, mais seulement 400 chez le perroquet, une cinquantaine chez le pigeon et moins de 10 chez le poussin d'un jour.Ce qui n'empêche toutefois pas certaines espèces d'oiseaux de réagir aux goûts.Un geai bleu qui a déjà goûté un papillon monarque ne recommencera jamais plus l'expérience,.-1 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 NOVEMBRE 1988 La Presse Editorial Paul Desmarais president du conseil 6 administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adioint Marcel Desjardins, directeur de l'information Alain Dubuc.éditorialiste en chef Québec se donne une politique de garderies Le gouvernement Bourassa vient enfin d'accoucher de sa politique de garderies.Même s'il n'est pas parfait, le document de la ministre Monique Gagnon-Tremblay constitue un pas appréciable dans la bonne direction.Essentiellement, Québec vise à doubler, en cinq ans, le nombre de places disponibles.Du même souffle, on présente un programme d'amélioration de la qualité des services, notamment en subventionnant les garderies pour la formation de leur personnel et de leurs gestionnaires.Enfin, la politique gouvernementale, qui vise à appuyer les parents à s'aider eux-mêmes, prévoit un nouveau mode de financement plus souple, plus cohérent et légère-Wm* ment plus généreux en ce qui touche les subventions aux garderies et l'aide financière aux parents à faible revenu.Les besoins du Québec en matière de places de garderie sont criants.Il y a actuellement quelque 70 000 places existantes.Seulement la moitié des 100 000 enfants de 5 ans et moins et seulement 20 p.cent des écoliers peuvent en profiter.Le nouveau programme prévoit d'en ajouter 60 000 d'ici 1994, lesquelles entraîneront la création de 12 000 nouveaux emplois.Certains trouvent l'effort gouvernemental insuffisant.Le nouveau programme ne permettra en effet de satisfaire que 85 p.cent des besoins des enfants d'âge préscolaire et la moitié des besoins des enfants d'âge scolaire.Il serait toutefois extrêmement difficile, en pratique, de faire beaucoup plus immédiatement, même si on augmentait sensiblement les crédits.Le nouveau personnel doit être formé, les nouveaux locaux aménagés, etc.Quant à la décision d'aider ceux qui s'aident eux-mêmes, elle est conséquente avec la politique mise de l'avant par le gouvernement Bourassa dans d'autres dossiers.Déjà, dans le domaine de l'aide sociale, on exige que les assistés sociaux fassent maintenant l'effort de se trouver un emploi.On ne créera donc pas de réseau public.Les garderies resteront des entités juridiques autonomes, issues de l'Initiative des parents ou autres promoteurs de la collectivité.Cette décision, défendable au niveau des principes, suscitera fort probablement bien des débats et des problèmes de fonctionnement.Actuellement, les conditions de travail et de rémunération du personnel travaillant dans les services de garde en milieu scolaire sont négociées dans le cadre des conventions collectives des employés de soutien des commissions scolaires.Ces employés gagnaient, en 1987, entre $9,43 et $10,77 l'heure.Pour un travail comparable, le salaire horaire moyen versé au personnel de garde à plein temps était, l'an dernier, de $6,31 dans les garderies à but lucratif et de $8,33 dans les garderies sans but lucratif subventionnées.Compte tenu des nouvelles normes de compétence exigées, on se trouve à créer, dans le réseau des garderies, une nouvelle profession.Il ne serait donc pas surprenant, avec l'aide du syndicalisme, que ces techniciens, tout comme actuellement les techniciens d'ambulance, demandent d'être versés au secteur public de façon à bénéficier de conditions de travail comparables.Le gouvernement devra donc être prêt à affronter une dure bataille syndicale sur ce front.Par ailleurs, dans la foulée du Rapport Rochon sur les services sociaux et de santé, le gouvernement a décidé d'encourager en priorité la création de garderies gérées par les parents eux-mêmes.Les critiques du Rapport Rochon ont déjà fait remarquer que la population désirait non pas tant gérer les institutions de santé que d'obtenir des services de qualité partout à travers le Québec.Le raisonnement est le même dans le secteur des garderies.Ce que les parents exigent c'est un service de garde de qualité.La plupart d'entre eux n'ont ni le goût, ni le temps, ni l'expertise pour se transformer en gestionnaires.pierre VENNAT Sana pour Mandela Un professeur de science politique confie: «Je peux parler de tout aux étudiants.Je peux même parler des juifs et d'Israël.Mais l'Afrique du Sud est un sujet tabou.La nuance elle-même n'est pas autorisée.Si je laisse entendre que le comportement des Blancs n'est pas excusable mais qu'il est explicable, je serai lapidé.» Si on ne peut pas mêler l'Afrique du Sud aux arcanes du haut savoir universitaire, on devrait pouvoir en parler dans les assemblées populaires.En temps de campagne électorale, par exemple.Erreur! Grossière erreur! Car qui a entendu les chefs des principaux partis débattre de l'efficacité des sanctions économiques à rencontre de Pretoria, de leur dosage, de l'opportunité de rompre toute relation avec un pays damné?Nul n'est plus opposé à l'apartheid que M.Mulroney.Son gouvernement n'en autorise pas moins la Poste canadienne à diffuser les écrits favorables au président Botha.Pourquoi?.Ce n'est pas le genre de problème qui intéresse le «peuple» rr'est-ce pas?L'Afrique du Sud, comme tant de questions de politique étrangère, ne concerne que les élites, n'est-ce pas?Seules les elites peuvent en débattre avec élégance dans les salons, étant entendu que même à l'université le sujet est escamoté.Voilà un bien long détour pour arriver à Nelson Mandela, terroriste impénitent pour les uns, pur héros pour les autres, qui, par la grâce du gouvernement de Pretoria, bénéficie d'un adoucissement d'une peine de réclusion qui dure depuis 26 ans.Même Mme Thatcher, que ses propres convictions ne portent pas à déclarer la guerre totale à l'Afrique du Sud, a demandé la libération du chef historique de l'ANC (African National Congress).Mandela souffre de tuberculose.Il sera soigné dans un endroit qui convient mieux que la prison à son état.Mais il restera sous surveillance.«Hypocrisie!*, clament les adversaires du gouvernement Botha et les sympathisants de l'ANC.Botha craint que Mandela meure en prison.Mais il n'ose pas le libérer complètement.(Un autre combattant, Govan Mbeki, libéré l'an dernier, est étroitement surveillé par les autorités.) La grâce accordée aux six condamnés à mort de Sharpeville, le traitement consenti à Mandela, une attitude plus souple de la part de l'Afrique du Sud en Angola: autant d'indices d'une certaine aptitude à prendre au moins acte de l'hostilité de l'opinion publique dans les pays occidentaux.Cette hostilité fait bon ménage avec une certaine hypocrisie.Une splendide discrétion entoure les excès de la répression en Algérie et la corruption de l'administration publique au Zimbabwe, ex-Rhodésie.Seul le Blanc a droit au pilori.Guy CORMIER Option Québec reste d'actualité PIERRE VENNAT Est-ce un hasard?On ne saurait dire.Soulignons seulement le fait: les Éditions de l'Homme, qui célèbrent cette année leur 30e anniversaire, viennent de rééditer Option Québec quelques jours avant le congres du Parti québécois qui se tient ce weekend-ci à Saint-Hyacinthe.La question nationale, on le sait, demeure au centre des discussions du Parti québécois.Au point de lui faire oublier, presque, de s'occuper de reprendre 1c pouvoir.Plafonné dans les sondages, le PQ passe plus de temps à se déchirer sur ce que signifierait un vote pour lui, qu'à tenter de s'attirer ce vote.Ou encore, à se demander ce qu'il ferait de l'indépendance qu'à chercher le moyen de la réaliser.Pourtant, s'il faut en croire le politologue André Bernard, Option Quebec et l'idéal de souveraineté-association de René Léves-que sont toujours d'actualité.Les 100 premières pages de la réédition de la thèse du défunt premier ministre, en effet, sont consacrées ù un essai de Bernard qui explique fort bien le contexte de la publication originale.Cur si Option Québec, publié en livre en janvier 1968, demeure la bible des péquistes, il s'agit d'un texte publié une première fojs en septembre 1967 sous le titre Pour un Québec souverain et destiné \u2014 assez curieusement si Ton considère l'évolution de l'histoire par la suite \u2014 au Parti libéral du Québec, qui l'a rejeté.| René Lévesquc, en effet.voyait dans la souveraineté-association un compromis entre le maintien du Québec dans lé régime fédéral canadien, d'une part, et d'autre part, l'indépendance complète d'un Québec unilingue français, telle que la préconisait alors le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN).Tout cela semblera loin à plusieurs.Le Québec a tellement changé depuis 20 ans! Pourtant, André Bernard écrit que ce projet, l'option Québec, la souveraineté-association, beaucoup de Québécois l'ont cru réalisable et, pour peu qu'on le veuille encore, il peut assurément rallier une majorité absolue de l'électoral du Québec.«Il y a certes un écart important entre celte majorité absolue et la proportion des appuis accordés au mandat de négocier la souveraineté-association en 1980.lors du référendum.Mais bien des années ont passé depuis, années au cours desquelles, sauf en de rares occasions, l'option constitutionnelle du Parti québécois a été mise en veilleuse.«Les générutions se son! déplacées dans la pyramide des âges.La génération des jeunes francophones nés au cours des années de prospérité de l'après-guerre occupe maintenant les échelons centraux de cette pyramide.Si cette génération exprimait à nouveau ses choix politiques comme en 1980 et si tes générations qui l'ont suivie se comportaient de la même façon, l'option de la souveraineté-association pourrait, aujourd'hui, être celle de la majorité absolue.» Option Québec, par René Léves-que, précédé d'un essai d'André Bernard, Éditions de l'Homme.REPRISE (Droits réservés! La boîte aux lettres Pour combattre la pollution ¦ La Presse nous informe qu'un conducteur sur dix trafique l'ouverture du réservoir d'essence de sa voiture pour pourvoir y mettre de l'essence avec plomb.Pourquoi?Parce que l'essence sans plomb coûte plus cher.Les automobilistes qui respectent la loi et contribuent ainsi à une diminution de la pollution par le plomb, doivent payer plus cher! C'est pas mal fort.Ce serait pourtant si facile de contourner le problème.Le ministère du Revenu pourrait donner un coup de pouce au ministère de l'Environnement en augmentant les taxes sur tous les carburants contenant du plomb, et en réduisant du même taux les autres moins polluants.Ce serait un grand pas dans la lutte contre la pollution à une échelle individuelle.Lucette de GAGNÉ Montréal Avancez en arrière! M La STCUM vient de décider de majorer ses tarifs de transport dès le début de la prochaine année.C'est un pas de plus dans la mauvaise direction concernant l'équité sociale, l'environnement, la santé publique et la bonne circulation sur les voies publiques.On N'est-il pas ridicule de payer moins cher l'essence la plus polluante?avance en arrière En effet, majorer les prix des billets d'autobus et de métro revient à faire payer les travailleurs et les gagne-petit; c'est une taxe sur les pauvres, donc une taxe très injuste.D'autre part, ce geste n'encourage pas les gens à utiliser les transports en commun ; bien au contraire, ils seront plutôt tentés de s'acheter une voiture dans l'es- A poir d'économiser et / ou d'avoir une plus grande liberté de déplacement.Et si plusieurs adoptent la voiture comme moyen de transport, il y aura encore plus de pollution, les rues seront encore plus encombrées et la vie de tout le monde sera encore moins vivable.Ce qu'il faut faire, c'est le contraire de ce que la STCUM se propose de faire en janvier; il faut réduire le prix à zéro (0).Plus de billets du tout, libre passage à tous, de tout âge, de toute race et de toute nationalité.De plus, il faudrait améliorer le service en réduisant le temps d'attente des usagers, en augmentant le nombre d'autobus et de métro, en augmentant le nombre de circuits d'autobus et de métro.Le service devrait être de toute première classe de façon que tous soient encoura- gés et séduits par l'idée d'utiliser le transport public.En peu de temps, la majorité des gens délaisseraient leurs autos pour prendre l'autobus; la pollution de l'air, en grande partie causée par la combustion d'essence, diminuerait de façon drastique; la santé des gens serait grandement améliorée et, finalement, les rares personnes qui continueraient à utiliser leur voiture pour se déplacer en ville le feraient dans les rues presque désertes.Quel bonheur! Mais qui paierait la note de tout ça?Nous, bien sur.Nous tous, puisque c'est nous tous qui en bénéficierions, et cela par le biais de l'impôt sur le revenu, impôt simplifié et dénudé de tout abri fiscal.Chacun paierait sa juste part, même les r,ches' Robert DUFOUR Chomedey ¦ |e suis indignée de voir que la carte d'autobus à Montréal passera à $31,00.Dans deux ans.dans 4 ans.coùtera-t-elle $40,00?|e trouve que c'est du vol.Qu'on baisse les salaires des employés s'il le faut pour baisser le coùi de la carte et permettre ainsi aux gens pauvres de Montréal, qui sont de plus en plus nombreux, de vivre décemment.Qu'on aide les jeunes de 18 ans, les personnes âgées, les personnes qui n'ont pas de travail, ù s'en sortir.(.) Louise BERTHIAUME Montréal Les suicides dans le métro ¦ Récemment, La Presse a publié un article concernant les suicides dans le métro de Montréal.Elle a donné, avec raison d'ailleurs, des informations gardées confidentielles par la STCUM.Plus ncjs serons informés, plus nous serons conscients du problème des suicides.La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal a le devoir de tout dire ce qui se passe dans ses services.Le citoyen paye, il a le droit de le savoir! Duong GIA-THONG Longucuil N.B.* La Presse accorde priorité sou* celle rubrique aux lettres qui l'uni suite à des articles publics dans ses pages et se réseh.ve le droit de les abréger.L'auteur doit erre clair et concis, signer son leste, donner son nom complet, sy/i adresse et *on numéro de telephone.Adresser toute correspondait,-ce comme suit: La boue aù.v lettres.La Presse.7.rue Saint-lacques.Montreal.II2Y IK9.) 7 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 NOVEMBRE 1988 B3 La Presse SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 27 NOVEMBRE 1988 La personnalité de la semaine Brian Mulroney réussit Vexploit de taire élire un gouvernement majoritaire deux fois de suite MAURICE JANNARD e premier ministre Brian Mulroney attribue la victoire de son parti, lundi dernier, à l'appui assez unanime que toutes les régions ont accordé aux grandes politiques de son gouvernement.«Nous avons pu constater la solidarité du pays», a déclaré le premier ministre au cours d'une entrevue accordée à La Presse.vendredi.Le chef conservateur estime que le mandat majoritaire que lui a accordé l'électorat pour une deuxième fois de suite signifie que les Canadiens veulent continuer sur la voie de la prospérité.«Le message est clair, a-t-il dit sur un ton détendu, allez-y fort.» Un exploit historique Quelques observateurs l'ont déjà noté, mais M.Mulroney a réalisé un exploit historique le 21 novembre: il est le premier chef de gouvernement fédéral depuis Louis Stephen Saint-Laurent à faire élire un gouvernement majoritaire deux fois de suite.Un autre fils du Québec, Pierre Trudeau, a toujours échoué dans cette tentative.Sur une note plus personnelle, M.Mulroney a souligné que les résultats de lundi ont constitué « un moment de grande joie pour ma famille».De son épouse Mila, sa plus grande collaboratrice, Brian Mulroney dira qu'elle est «une conseillère précieuse et une amie sans pareille».«Sans son appui, bien des choses auraient été impossibles et elle est responsable en grande partie des deux victoires».Et puis, ajoute-t-il, Mila garde toujours sa bonne humeur.Des critiques difficiles Faisant allusion aux commentaires négatifs qu'il a eus à affronter au cours des quatre premières années, le premier ministre dira que pour les membres de sa famille, «les critiques étaient parfois difficiles à prendre, surtout quand elles arrivaient dès bli du matin».Le couple Mulroney a quatre enfants: Caroline, Benedict, Mark et Nicolas, ce dernier étant âgé de trois ans.Comment les enfants réagissent-ils au stress de la vie politique de leur père?«Les trois premiers ont peu participé à la dernière campagne puisqu'ils étaient à l'école, au Lycée Claudel.Quant à Nicolas, pour lui tout est toujours beau, tout va bien.Les plus âgés comprennent les réalités de la vie politique, les sondages.Ils comprennent leur joie d'être ici (au 24 Sussex )» Un emploi temporaire « lis savent que c'est un emploi très temporaire et que nous allons rentrer à Montréal un jour.Il n'y a pas de permanence dans z BRIAN MULRONEY «Mila est une conseillère précieuse.Sans son appui, bien des choses auraient été impossibles.Elle est responsable des deux dernières victoires.» leur esprit.Ils ont leur vie à eux et ils ne sont pas bouleversés.» Le premier ministre est âgé de 49 ans.Il est né le 20 mars 1939 à Baie-Comeau.Il a été élu chef du Parti conservateur le 11 juin 1983.II avait échoué lors d'une première tentative, à ce poste, en 1976.Son entrée à la Chambre des communes s'est faite comme député de Central Nova, en Nouvelle-Ecosse, le 29 août 1983, à l'occasion d'une élection partielle.Il a été réélu aux élections générales de septembre 1984 dans la circonscription québécoise de Manicouagan.Avec un total de 211 députés, sa formation obtenait la plus grande majorité de toute l'histoire canadienne.De religion catholique, cet Irlandais de la Côte-Nord fit ses études universitaires à St-Fran-çois-Xavier, à Antigonish, Nouvelle-Ecosse, de même qu'à l'Université Laval.Il a commencé sa carrière d'avocat à l'étude légale montréalaise Ogilvy, Renault, où il s'est vite taillé une réputation de négociateur dans le domaine des relations de travail.Sa notoriété dans le domaine public a commencé avec sa nomination à la Commission d'enquête Cliche, créée par Robert Bourassa en 1974 pour faire la lumière sur l'industrie de la construction.Après sa défaite à la course au leadership du Parti conservateur, il est entré au service de la compagnie minière Iron Ore, à titre de vice-président.II en est devenu le président un an plus tard.Cette année-là, il présida la campagne de Centraide dans la région métropolitaine.Durant les années suivantes, il s'occupa également de plusieurs organismes sociaux, dont la Fondation canadienne pour les jeunes diabétiques.Des tensions régionales Au cours de l'entretien avec La Presse, il a aussi abordé les problèmes rencontrés durant la dernière campagne électorale.Citant le premier ministre Bourassa, M.Mulroney souligne qu'il est inévitable qu'il y ait des tensions régionales dans ce pays.«Le défi est de faire participer chaque région de manière à ce que toutes les parties se sentent traitées avec équité.» Dans les provinces maritimes, le gouvernement n'a réussi à faire élire que 12 députés sur 32, les 20 autres allant aux libéraux.Brian Mulroney dit que la campagne de peur de ses adversaires a fonctionné là plus qu'ailleurs.Il souligne aussi que les gouvernements provinciaux de l'lle-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick sont dirigés par les libéraux et que ces derniers ont travaillé contre son parti.«Cela a joué dans le résultat».D'après le chef conservateur, le point tournant de la course a été les quelques jours qui ont suivi les débats télévisés alors que la question du libre-échange a pris le dessus.«Le parti a réagi très vite, avec efficacité, sans perdre une minute et on a réussi.» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.ALCAN au magazine La personnalité de la semaine vous attend demain à 13 h 15 RU JOUR Réalisatrice-coordonnatrice: LOUISE B.TARDIF U JOUR Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, UW VII 1 du lundi au vendredi.^¦^i W ¦ u ^Télévision B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 27 NOVEMBRE 1988 L'UQTR étudiera les technologies d'entreposage de l'hydrogène CAROLE TH IB AU DE AU Trois centres de recherche sur les technologies de l'hydrogène seront mis sur pied et attachés à des universités canadiennes, sous l'égide du Conseil de l'industrie de l'hydrogène.Ces centres font partie d'une entente de $ 150 millions entre le gouvernement fédéral et le Conseil, entente visant à développer les technologies de l'hydrogène.Chacune des deux parties fournit la moitié des fonds.«Le gouvernement a confié à notre industrie ie leadership des programmes de recherche, affirme le président et chef de la direction du Conseil.Nous en sommes très fiers car habituellement, Ottawa préfère confier à ses propres experts la direction d'un programme de développement.» L'un des centres sera situé à ; l'Université du Québec à Trois-\u2022Rivières, un autre à Toronto et un \u2022 troisième en Alberta.Xe centre de Toronto dirigera un réseau incluant 13 universités et s'occupant de la production d'hydrogène à partir des énergies douces et nucléaire.Le Conseil de recherche de TAIbcrta perfectionnera les techniques de production de l'hydro-\u2022gène à partir des hydrocarbures, laiïisi que leur utilisation pour la ^synthèse des produits chimiques ¦eides fertilisants.'.'.La désulfuration du pétrole .produit du sulfure d'hydrogène, un gaz qui dans l'atmosphère devient l'une des causes dos pluies acides.On veut récupérer non seulement l'hydrogène mais encore le souffre contenu dans le pétrole, qui servira à faire des fertilisants.; ¦ De son côté, l'UQTR développera les technologies d'entreposage de l'hydrogène, notamment dans des blocs d'hydrures métalliques.Ce centre emploiera 25 chercheurs et techniciens.Les hydrures métalliques \u2022 Les hydrures métalliques sont des alliages formés de deux ou plusieurs des métaux suivants: fer, titane, aluminium ou magnésium.; Cela parait paradoxal, mais un bloc formé d'hydrure métallique contient davantage d'hydrogène qu'un résevoir d'hydrogène liqui- PHOTOTHEQUE.U Presse Une pompe à chaleur pas ordinaire (pour les système de réfrigération ou de climatisation): elle utilise l'hydrogène et les hydrures métalliques.Comme elle n'a pas de pièces mobiles, elle est silencieuse et demande un minimum d'entretien.Son inventeur: le professeur Suda, un Japonais considéré comme l'expert mondial des hydrures métalliques.de de même dimension.L'hydrogène se glisse entre les atomes du métal comme de l'eau dans une éponge.Il suffit de légères variations de température pour que l'hydrogène sorte de «l'éponge» ou y entre.Tout le défi technique réside dans l'art de composer les bons alliages, correspondant à l'usage qu'on veut en faire: transport, pompe à chaleur, batterie, etc.Le centre de l'UQTR sera installé dans les locaux de l'ancienne usine d'eau lourde de Laprade, à Bécancour.Dans le même parc industriel se trouvent Péchiney et Norsk-Hydro, grands producteurs d'aluminium et de magnésium.De Sept-iles à Hambourg Dans la lignée de l'utilisation des hydrures métalliques, une entente a été conclue entre le gouvernement du Québec, la Communauté économique européenne et des membres de l'industrie.Le projet vise à démontrer la faisabilité de transporter de l'énergie sous forme d'hydrogène liquide d'un continent à l'autre, plus précisément de Sept-ÏIes à Hambourg.Un tiers des coûts est défrayé par la CEE, un deuxième tiers par le gouvernement du Québec et un dernier tiers par les industriels d'Europe et du Canada.Le Conseil a reçu $4,2 millions pour une étude de faisabilité, et recevra $50 millions pour la réalisation du projet au cours des trois prochaines années.100 MégaWatts d'énergie seront produits à Sept-îles et enma-gasinés sous forme d'hydrogène liquide.L'hydrogène liquide, qui s'évapore à -256 degrés centigrades, requiert des conditions particulières, un bateau très «high tech».L'hydrogène liquide sera recouvert d'une couche d'azote liquide, afin que les pertes par evaporation soient d'azote et non d'hydrogène, qui est plus dispendieux.L'hydrogène liquide est très léger et trois tonnes occupent un volume de 40 000 litres; ce qui, à titre de comparaison, représenterait 12 tonnes de kérosène.La légèreté de l'hydrogène ne donne pas assez de lest à la cale du navire.C'est pourquoi on pense fabriquer un ballast dans la quille, mais pas n'importe comment: un ballast en hydrures métalliques! Ainsi, les inévitables émanations d'hydrogènes durant la traversée de l'atlantique seront absorbées en toute sécurité par le ballast, qui est de toute façon une composante essentielle du navire.Les experts mondiaux en matière d'hydrures métalliques sont au lapon.Tous les pays d'Europe sont très préoccupés par la possibilité d'un nouvel incident nucléaire.Advenant un moratoire sur la construction de nouvelles centrales, ils veulent s'assurer qu'on répondra à la demande de l'industrie en électricité.Décollement de la rétine: il faut agir vite d'après APet PC eW est une véritable urgence et ce n'est pas exceptionnel: le décollement de la rétine atteint une personne sur 10 000 dans les pays industrialisés.Pour ces patients, les traitements sont de plus en plus positifs, à une condition: faire vite.Si le décollement est d'origine traumatique, c'est relativement simple.Toute contusion occulai-re, perforante ou non, doit en effet systématiquement conduire chez l'ophtalmologiste.Dans les autres cas, la connaissance des symptômes évocateurs, présents au début de 80 p.cent des décollements de rétine fait gagner du temps.«Une pluie de mouches ou de suie devant les yeux, des éclairs dans une partie du champ visuel doivent alerter», souligne un spécialiste.Ces symptômes signalent la déchirure de la rétine sur un oeil qui est par ailleurs tout à fait normal extérieurement et non douloureux.En l'absence de traitement à ce stade, la rétine finit par se décoller vraiment, cela au bout de 24 heures à plusieurs semaines.Apparaît alors un voile noir dans une partie du champ visuel, puis la perte de vision est totale pour cet oeil tant que le décollement n'est pas réparé.Deux moyens permettent de la réparer: le laser et la chirurgie.Seuls les décollements au stade de déchirure, c'est-à-dire tout au début, peuvent faire l'objet d'un traitement uniquement par le laser.Plusieurs sont alors généralement nécessaires.Lorsque le décollement est trop évident, le traitement passe obligatoirement par la chirurgie.Celle-ci, réalisée sous microscope, consiste d'une part à boucher la déchirure par une cicatrice, d'autre part à ressouder la rétine à la paroie postérieure de l'oeil.Le résultat dépend de la gravité initiale, donc en grande partie du délai de réparation, estime les spécialistes.Mais, au total, on guérit anatomiquement 95 p.cent des décollements.Et parmi ces patients, 70 p.cent retrouverront une vision équivalente à celle dont ils jouissaient avant le décollement.Si le premier résultat de l'intervention est jugé au bout de deux mois, des changements peuvent encore intervenir pendant une année.Plus le sujet est jeune, plus il récupère.Ce qui est particulièrement vrai pour les enfants qui ne sont pas à l'abri de cette pathologie.Cette pathologie, extrément grave donc en l'absence de traitement, touche cependant en priorité certaines populations.Ainsi les personnes myopes (de plus de six dioptries au moins) sont plus exposés comme le sont également les personnes de plus de 50 ans et celles opérées de la cataracte.Les décollements de rétine enfin sont plus fréquents dans certaines familles.Celles-ci doivent donc faire l'objet d'un dépistage à la recherche de petites lésions dé-< génératives facilement traitées par laser.Cette surveillance s'applique aussi aux patients ayant déjà fait un décollement: 10 p.cent d'entre eux risquent de récidiver de l'autre coté.PHOTOTHEQUE, La Presse Le microscopie électronique permet de visualiser la substance alors même qu'elle est excrétée par la cellule.Le Dr Cantin reçoit un autre prix CAROLE TH IB AUDE AU Le Dr Marc Cantin de Montréal, vient de recevoir le prestigieux «Research Achievement Award », remis par la non moins prestigieuse American Heart Association.C'est la première fois que cet honneur est attribué à un Canadien.Le Dr Cantin, directeur du laboratoire de pathologie à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, dirige le Groupe de recherche sur l'hypertension, financé par le Conseil de recherches médicales du Canada.Ce prix honore en fait le travail de tout ie groupe, la structure pluridisciplinaire s'avérant très bénéfique dans ce genre de recherche.Les chercheurs de l'Institut ont été des pionniers dans la compréhension de l'ANF, cette hormone produite par le coeur.L'ANF joue un rôle clé dans le domaine des défaillances cardiaques, des oedèmes et de l'hypertension.L'équipe du Dr Cantin s'est lancée à l'assaut de l'ANF dans le but d'élucider toutes ses facettes.Elle a identifié sa structure chimique, elle a clone le gène qui commande sa localisation sur le chromosome, et elle a étudié ses effets dans l'organisme, notamment sur les reins et sur la pression artérielle.Les chercheurs ont également identifié le récepteur sur la cellule qui capte l'ANF.Une méthode de mesure précise de l'ANF dans le sang ain- si que dans les tissus a été développée.Ils ont également mis au point des analogues de l'ANF qui résistent davantage aux enzymes digestives.Bientôt un nouveau médicament À quand le médicament à base d'ANF pour régulariser la pression artérielle?«Toutes les compagnies pharmaceutiques ont maintenant un programme de recherche sur l'ANF, mais aucune ne peut encore mettre un médicament sur le marché», explique le Dr Cantin.«Les essais en sont au stade clinique.On administre l'ANF aux patients souffrant d'hypertension et cela marche.Mais on n'est pas encore à l'étape d'un médicament commercia-lisable, ce qui peut demander encore plusieurs années.C'est la première fois dans l'histoire de la médecine qu'une étude aussi complète sur une même hormone a été faite en si peu de temps, et à l'intérieur d'un même institut, qui plus est.Les chercheurs de l'Institut attribuent ce succès à l'esprit interdisciplinaire en vigueur à l'IRCM, esprit que l'American Heart Association a voulu souligner.Le Research Achievement Award a été reçu conjointement avec un autre groupe de recherche, celui du Dr Needle-man de Saint-Louis, Missouri.Le Dr Needlcman a lui aussi consacré l'essentiel de sa carrière à la recherche sur les maladies cardiovasculaircs.LE CARNET D'OBSERVATION LES HARFANGS SONT ARRIVÉS ¦ Les premiers harfangs des neiges nous arrivent du Grand Nord.Et ils sont déjà nombreux si je me fie aux premiers témoignages reçus à ce sujet.Par exemple, Yvan Girard de Dclson écrit pour signaler qu'il a vu son premier hibou blanc le 12 novembre.Claude Gagnon de Repentigny a fait son observation à Le Gardeur dimanche dernier.La même journée, Jacques Gagnon, journaliste à La Presse a pu en voir un spécimen près de Marieville, le long de l'autoroute de l'Estric.Lundi dernier, c'était à mon tour.L'oiseau était sur une structure de béton, le long de la piste cyclable de Lon-gueuil, sur le bord de l'eau, en face de l'usine de Pratt and Withney.Si les premiers harfangs arrivent habituellement dans nos régions en novembre et parfois même à la fin d'octobre, le grand nombre d'observations, presque simultanées, étonne.Peut-être vivrons-nous cette année une invasion comme ce fut le cas l'an dernier- On sait que c'est la pénurie de lemmings dans l'Arctique qui amène les harfangs des neiges à immigrer dans le sud au cours de l'hiver.Ils affectionnent alors les grandes prairies agricoles, un paysage qui n'est pas sans rappeler la toundra.Chez cette espèce, seuls les mâles , adultes ont un coloris presque entièrement blancs, les jeunes et les femelles étant icchetés de noir.CONFÉRENCE JUR LES OISEAUX ¦ Le groupe nature et patrimoine vous invite à assister à une conférence sur l'alimentation des oiseaux durant l'hiver.La rencontre aura lieu vendredi, le 2 décembre, à 19 h 30, à la salle Provencher du Jardin botanique de Montréal.Frais d'admission: $ 1.On se renseigne davantage au 681-1303.UN HIBOU DES NEIGES ALCOOLISÉ ¦ Parlant de harfang, la Société des alcools du Québec ne sait plus quoi inventer pour vendre ses produits.La dernière trouvaille: un savant mélange de vins blancs qui porte le nom évocateur de harfang des neiges, le tout illustré par une vignette présentant une photo du hibou dans son habitat naturel.Les oiseaux sont d'ailleurs de plus en plus populaires sur les tablettes de la société.Une ou deux marques de vins australiens ont aussi une étiquette.illustrée d'un oiseau.Et c'est également le cas d'un cabernet et d'un merlot italien de marque Torresella qui nous présentent un chevalier combattant et un canard pilot.Ce dernier semble d'ailleurs être un hybride si je me fie à un guide d'identification sur les oiseaux d'Europe.PIERRE GINGRAS Médecine Ces bruits qui rendent fou W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale \u2014 n 1935, ¦S N.W.McLa-chlan écrivait : «Le bruit est tout son inopportun entendu au mauvais moment et au mauvais endroit».Beaucoup de gens qui se plaignent d'un sifflement constant dans les oreilles ne pourraient qu'approuver cette définition.Quelle est la cause de l'acouphène, ou bourdonnement d'oreilles?Et que peut-on faire pour se soustraire à ce bruit constant?L'acouphène signifie différentes choses pour différentes personnes.Davidah Wolf, audiolo-gue en chef à l'hôpital St.Michael's de Toronto, écrit dans la revue Diagnosis que cette affection existe depuis les temps les plus anciens.Le traitement, pré-cisc-t-il, consistait jadis en une fumigation de l'oreille à l'aide de fumée provenant de l'incinération de peaux de serpents non venimeux.11 existe deux types d'acou-phène: la plupart des patients sont les seuls à entendre le bruit en question, mais en de rares occasions, il est causé par une affection cardiovasculaire et peut être entendu par d'autres personnes.Parfois, le son est causé par la projection du sang à tra- vers une carotide retrécie du cou; dans d'autres cas, il est le résultat du déplacement du sang autour d'un anévrisme veineux.L'acouphène est plus courant parmi les personnes âgées, ou celles qui ont longtemps été exposées à un bruit excessif.Il est difficile de savoir combien de personnes souffrent de cette affection, mais selon un sondage effectué en 1962 par les services américains de la santé, 16 p.cent des Américains âgés de 18 à 79 ans s'en plaignent.Le Dr David Charles, un eminent otologiste du Western Hospital de Toronto, avance que l'âge n'est pas le seul facteur qui prédispose à l'acouphène.Selon lui, il s'associe plutôt à une diminution de l'ouïe.La plupart des patients qui se plaignent d'acouphene ont subi une diminution de leurs facultés auditives, souvent sans le savoir.Les causes de l'affection sont multiples: dans certains cas, elle est due à une obstruction du canal auditif, ou trompe d'Eusta-che, à des maux de dents, à une réaction à une drogue, à l'hypertension ou à l'athérosclérose.Les infections de l'oreille externe ou moyenne, les allergies, les migraines ou l'épilepsie en sont également des précurseurs.Parmi les causes moins communes, citons la sclérose en plaques, les perturbations de l'articulation temporo-mcndibulaire, le coup de fouet cervical ou une tumeur du nerf acoustique.Ce qui produit le bruit, par contre, demeure un mystère.La plupart des otologistes pensent qu'il existe plus d'une cause, et que le dommage peut se produire dans diverses parties du canal auditif.Par exemple, les patients souffrant d'un névrome acoustique et dont le nerf a été sectionné par chirurgie, pourront continuer de se plaindre d'acouphene.Comme l'a avoué un spécialiste, «plus on en apprend sur ce problème, moins on en sait».Pourquoi l'acouphène est-il si difficile à supporter pour certaines personnes, alors que d'autres s'en accommodent sans trop de difficulté?C'est souvent une question de personnalité: les perfectionnistes sont plus susceptibles de trouver ce bruit insupportable, de même que les gens qui l'associent aux symptômes d'une maladie grave.Selon le Dr Ron Fenton, professeur d'otolaryngologie à l'Université de Toronto, l'acouphène aigu est souvent associé à la dépression, et les personnes souffrant de stress et de fatigue extrême sont plus susceptibles de l'éprouver.Le traitement de l'acouphène dépend de sa cause.Débloquer une oreille bouchée par la cire peut constituer une cure immédiate; les antibiotiques peuvent éliminer une infection et, enfin, il conviendra de procéder à l'ablation d'une tumeur du nerf acoustique.Mais pour la majorité des personnes souffrant d'acouphene, J V il sera bien difficile de trouver une cause précise.En rassurant les patients sur le fait que cette affection n'est pas mortelle, on les aidera à mieux la supporter.Quant aux patients souffrant de dépression, ils pourront être soulagés à l'aide d'antidépresseurs tricycliques.Dans certains cas, souligne le Dr Wolf, on peut avoir recours à un «masqueur».Il s'agit d'un petit dispositif qui est placé derrière l'oreille, à la manière d'une prothèse auditive, et qui émet un son dont la fréquence est alignée sur celle de l'acouphène, qu'il élimine en quelque sorte.Le traitement repose sur le principe selon lequel, du point de vue psychologique, les patients s'accommodent plus aisément d'un bruit externe que d'un bruit interne.Néanmoins, certaines personnes n'aiment pas plus le bruit externe, car il leur est alors encore plus difficile de participer à une conversation normale, surtout, évidemment, les gens qui souffrent déjà d'une acuité auditive réduite.Pour ces patients, une prothèse auditive semble constituer la meilleure solution, puisqu'elle accroîtra les bruits externes au détriment du bruit interne.Également, des distractions plus simples pourront être d'un grand secours, comme d'ouvrir la radio, la télévision, ou d'utiliser un baladeur.Et si rien n'y fait, les gens qui voient des taches devant leurs yeux ou ont des bourdonnements d'oreilles devront apprendre à s'accommoder de ces désagréments. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 NOVEMBRE 1988 \u2022 B5 LE TREMBLEMENT DE TERRE DE VEND Plus de peur que de mal d'après PC et AFP ¦ Plafonds craquelés, fenêtres cassées, électricité coupée, mais surtout de nombreuses personnes traumatisées: le fort séisme qui a frappé vendredi soir tout l'est du Canada, ainsi que le nord-est des États-Unis, et dont l'épicentre était situé à seulement 35 km de Chicoutimi, au Saguenay, a causé plus de peur que de mal, selon le bilan dressé hier.D'une intensité de 6 degrés sur l'échelle de Richtcr, ce tremblement de terre est le plus important enregistré dans l'Est canadien depuis 1935.Il a surpris les spécialistes par son intensité dans cette région même si elle est exposée à ce genre de phénomène naturel.Il a étonné aussi par l'étendue de ses effets.On l'a ressenti aussi loin en effet qu'à Washington, à quelque 2 000 km de Chicoutimi, ville de 60 000 âmes.Le séisme s'est produit exactement à 18h48 et a duré moins de deux minutes, selon M.lohn Adams, du centre sismologique d'Ottawa.M avait été précédé mercredi d'un autre tremblement de terre de moindre ampleur.D'autres secousses sont à prévoir dans les semaines, les mois ou les années qui viennent dans cette région du Québec, à la suite de ce séisme, mais leur magnitude sera moindre à indiqué M.Adams.Selon le professeur Bernard Duchesne, de l'université du Québec à Chicoutimi, c'est une douzaine de secousses qui ont été enregistrées au Saguenay entre 18h46, vendredi soir, et 3hl3 dans la nuit de vendredi à samedi.Un professeur de géologie du Nouveau-Brunswick, M.Gary Whiteford, a émis l'hypothèse que le séisme pouvait avoir été causé par un essai nucléaire souterrain effectué jeudi, selon lui, par la France, dans le Pacifique-Sud.La panique  Chicoutimi, les scènes de panique ont été nombreuses.«Les tenetres se sont cassées, des morceaux de plafond sont tombés, les gens criaient, c'était incroyable», a raconté un épicier de, la vilie dont tous les rayonnages ont été balayaés par la secousse.Une cinquantaine de personnes ont été soignées à l'hôpital de la ville, certaines pour des blessures légères, d'autres pour choc.Au moins deux personnes, dont un homme d'une cinquantaine d'années, ont succombé à des crises cardiaques au service d'urgence d'un hôpital.À l'hôpital de Dolbeau, une rupture de la canalisation d'eau a privé l'institution d'eau courante pendant plusieurs heures.À l'une des succursales chicou-timiennes de la Société des alcools du Québec, quelque 1 000 bouteilles de vin et de spiritueux se sont fracassées sur le sol.Deux glissements de terrain ont perturbé la circulation sans cependant entraîner la fermeture des routes, obstruées.Le premier, qui s'est produit dans la région de Sainte-Rose-du-Nord, sur la rive nord du Saguenay, a touché la route 172 reliant Chicoutimi et Tadoussac.L'autre est survenu sur la route 170, sur la rive sud du Saguenay, entre Rivière-Éternité et Saint-Félix-d'Otis.D'autre part, à La Baie, la chapelle du Foyer des soeurs de la Présentation, qui remontait à 1961, a été endommagée.Un mur de pierres derrière l'autel s'est écroulé et un crucifix de grandes dimensions, oeuvre d'un des frères Bourgault, s'est détaché d'un mur et fracassé sur le sol.Au foyer Saint-Joseph, dans la même localité, un plancher s'est affaissé d'un pouce et des murs de pierre se sont lézardés.Dans la ville de Québec, 250 000 foyers ont été privés d'électricité pendant une heure, 50 000 à Montréal.Les lignes de téléphone ont été prises d'assaut, les gens appelant leurs familles, leurs amis ou les stations de radio locales pour échanger des impressions ou demandes des renseignements.À Montréal, un pont a été endommagé, et dans certains gratte-ciels, beaucoup de personnes ont eu quelques frissons.Il vaut mieux s'abriter d'après Canadian Press VANCOUVER ¦ Les gens ont de bien meilleures chances de survivre â un tremblement de terre de forte intensité s'ils restent à l'intérieur, a indiqué le directeur régional du Service canadien de préparation pour les situations d'urgence.«Quand la secousse commence, il faut aller s'abriter», a déclaré Fred Cooper dans une entrevue recueillie après le séisme de vendredi soir qui a été ressenti dans tout le Québec et le nord-est des États-Unis.M.Cooper, qui prône depuis dix ans en Colombie-Britannique qu'il est nécessaire d'être prêt à affronter des séismes, explique que lorsqu'un tremblement de terre survient, les gens doivent aller se réfugier sous un objet solide, comme une table ou un lit, et y rester jusqu'à ce que les secousses s'arrêtent.Et s'ils se trouvent à l'extérie-dur, à moins d'être dans un grand espace dénudé, ils doivent s'abriter à l'intérieur d'une construction.Ce sont toujours, presque sans exception, les personnes qui se précipitent à l'extérieur quand survient un séisme qui trouvent la mort, a rappelé M.Cooper.Le pire s'est passé en 1929 d'après Canadian Press ¦ La Californie est considérée comme le grand centre sismique du continent, mais le Canada a eu des tremblements de terre très violents et en enregistre environ 300 chaque année.Le séisme le plus dévastateur du siècle au Canada est survenu au large du sud-ouest de Terre-Neuve en 1929.Il a provoqué un tsunami, plus communément et incorrectement appelé raz-de-marée, qui a englouti 29 personnes dans les flots quand il a atteint la péninsule de Burin.Le choc sismique a causé également la rupture de 12 câbles transatlantiques en 28 endroits.Ce tremblement de terre a été évalué d'une intensité de sept sur l'échelle de Richter, alors que le grand tremblement de terre de San Francisco était de 7.8.Le premier séisme enregistré au Canada s'est produit à l'embouchure du Saguenay en 1663.Son intensité avait été évaluée entre 7,5 et 8.Les écrits de l'époque relatent que ta secousse fut ressentie dans tout l'Est américain.Au Canada, des tremblements de terre surviennent le long de la côte Ouest, le long des Rocheuses, dans le Yukon et dans l'Arctique, dans l'ouest du Québec et le long de la côte Est.Un séisme d'une magnitude de sept ou plus s'est produit en 1872 à Hope, en Colombie-Britannique.Un autre tremblement de terre de grande intensité a frappé l'île de Vancouver en 1946 et provoqué des dégâts importants.Un autre séisme, survenu en 1949 au large de l'extrémité septentrionale des îles de la Reine-Charlotte a atteint une magnitude de 8,1, ce qui en a fait un des plus violents de l'histoire du monde.Toutefois, comme il s'est produit dans une région isolée, les dégâts ont été mineurs.Le Vendredi saint de 1964, un puissant séisme enregistré à 8,6 de magnitude a ébranlé tout l'Alaska et'provoqué un raz-de-marée à Port-Alberni, en Colombie-Britannique, causant des dégâts considérables.Le secousse tellurique la plus récente et la plus puissante survenue au Canada avait pour epicentre la vallée de la Nahanni dans les Territoires du Nord-Ouest.Elle remonte à décembre 1985.La région au nord-est de Québec est également une grande zone de séismes.Le plus violent tremblement de terre dans la région remonte à 1925.Il avait une magnitude de sept et provoqué d'importants dégâts.LU.VENDU! LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 \t\t\t \t\t\t \t\t\tg \tlit nu\t\t \t\t\tIIP** v ,
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