La presse, 1 novembre 1988, Sports
[" Sports LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 L'incident Shaw-Lemieux relance les débats Tocchet et Manson suspendus pour dix matches, Messier pour six pages 6 a 9 2 t LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 RESULTATS HOCKEY Ligue Nationale Hier Chicago 3, Calgary 6 NFL NFL Hier Denver 23, Indianapolis 55 Dickerson: quatre touchés en première demie page 11 Savard «passera à l'action» si la descente se poursuit pages 4 et s GOLF Le golf québécois couronne son meilleur joueur: Talbot page 14 Claude LarocheHe (le deuxième à partir de la gauche), directeur des sports au Soleil, à publié plusieurs livres sur l'épopée des Nordiques à laquelle ont participé les Peter Stastny, Réal Cloutier et Jean-Claude Tremblay.Lui et son homologue du Journal de Québec, Claude Bédard, (ci-contre), estiment que le départ des Nordiques serait une catastrophe pour la ville de Québec.Touchés en plein coeur Deux journalistes québécois réagissent à la vente des Nordiques ROBERT DUCUAY ¦ Parmi les pionniers qui ont marqué l'histoire des Nordiques de Québec, deux sont journalistes, Claude Bédard et Claude LarocheHe.L'annonce de la vente et du déménagement possible de l'équipe les a pris par surprise.«|e suis stupéfait», a déclaré hier le directeur des sports au tournai de Québec.«Personne ne s'attendait à cela, a poursuivi Bédard.Nous savions qu'il se passait des choses, que les communications avec l'Australie n'étaient pas tout à fait claires et qu'un jour, une offre d'achat allait aboutir sur un bureau et être acceptée.Mais.» Mais pas aussi vite.Et moins violemment.«Moi, je n'y crois pas», lance Larochelle, directeur des Sports au Soleil.«)'ai déjà écrit que l'histoire des Nordiques était truffée de rebondissements.Voilà simplement un autre élément de suspense», poursuit l'auteur de plusieurs livres, dont «Le Démon Blond» et «(L'AMH) Le Circuit Maudit».«Il reste 29 jours à des investisseurs du Québec, au gouvernement du Québec et aux Québécois pour sauver les Nordiques», constate Bédard avec autant d'appréhension que d'optimisme.«le ne peux pas croire qu'il n'y a pas au Québec une entreprise pour sauver les Nordiques, relance Larochelle.Si jamais les Nordiques déménageaient de Québec faute d'entrepreneurs aux reins assez solides pour supporter les $ 15 à $20 millions que réclame la survie d'une institution comme l'équipe de hockey au Fleur de lys, c'est à désespérer de la race.» Des chiffres On dit du Québec.Pas seulement de Québec.«La disparition des Nordiques ferait mal à tous les Québécois, assure Bédard.Je suis certain que les amateurs de hockey de Montréal n'aimeraient pas que s'éteigne bêtement la rivalité Nordiques-Canadien.» C'est vrai qu'entre Montréal et Hamilton, il n'existe rien.Aucun courant, pas le moindre prétexte culturel, pas la moindre identification, ne serait-elle que géographique, rien pour se détester amicalement par sportifs interposés.Les deux Claude citent des chiffres: les $100 millions de retombées annuelles sur Québec, les $15 milliards de chiffres d'affaires annuels des anciens propriétaires australiens; $18,2 millions, le prix de la vente des Nordiques.Mais il ont été touchés bien davantage au coeur qu'à la tête.«Pour nous autres de Québec, perdre les Nordiques, ce serait une catastrophe inimaginable, poursuit Bédard.À Montréal, vous ne pouvez pas saisir toute la portée de l'affaire.Vous avez perdu les Alouettes, une équipe avec laquelle vous entreteniez des rapports plus ou moins suivis.Les Expos éprouvent aussi des difficultés financières et il se pourrait qu'un jour, leur déménagement soit envisagé.Mais il va toujours vous rester le Canadien.«Tandis que nous autres, si on perd les Nordiques, il ne nous reste rien.» «À part les Nordiques, il n'y a pas grand-chose pour s'amu; ser à Québec», constate aussi Larochelle.Une nouvelle bataille Les deux Claude sont prêts à se relancer dans la bataille pour garder.leurs Nordiques à Québec.«À l'époque où Larochelle et moi avons commencé à travailler sérieusement pour faire avancer le dossier de l'admission des Nordiques dans l'AMH, notre seul but était d'utiliser notre tribune pour aider Québec à se doter d'un moyen de récréation autre que la visite du Parlement, reprend Bédard.Et ça avait marché.À l'époque, on avait passé pour deux farfelus mais aujourd'hui, nous ne serons pas seuls à se lancer dans la bataille.Il faut que toutes les forces se mobilisent.«Que ce soit Pierre Péladeau ou Paul Desmarais, il faut que quelqu'un y voit.M.Bourassa, les dirigeants syndicaux, les intervenants du gouvernement et du privé, les partisans des Nordiques et du Canadien, tout le monde doit se retrousser les manches et provoquer quelque chose.C'est faisable.Nous l'avons déjà fait.» «Je suis un irréductible optimiste et je suis persuadé que les Nordiques vont demeurer au Québec», assure finalement Larochelle. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 « Les Nordiques doivent demeurer au Québec » Corey ne votera pas pour un transfert ANDRÉ TURB1DE ET RONALD KING H '.< Il faut que les Nordiques restent au Québec.Nous souhaitons qu'il se trouve un acheteur au Québec pour que les amateurs de Québec puissent avoir leur équipe dans la ligue Nationale.Il ne faut absolument pas que cette rivalité qui existe dans la division Adams disparaisse.» Le président du Canadien, Ronald Corey, a appris avec stupeur l'annonce faite hier par son homologue des Nordiques, Marcel Aubut.d'une offre ¦ C'est le vétéran Rond y Mollcr qui a eu la tache d'annoncer à ses coéquipiers l'annonce de la vente de l'équipe, hier.Le président Marcel Aubut a personnellement recontré Mollcr pour lui expliquer la situation juste avant de rencontrer la presse.Mollcr est le représentant des joueurs des Nordiques auprès de l'Association des joueurs.Le directeur général des Nordiques, Martin Madden a soutenu que les membres du personnel-hockey de l'organisation ne devaient passe laisser distraire par la présente situation.« Autant la direction, les entraîneurs que les joueurs ne doivent pas perdre leur concentration.H faut continuer à penser en fonction des matchs que nous avons à disputer et espérer un règlement du dossier dans les plus brefs délais », a dit Madden.Ce dernier ne croit pas que l'équipe va quitter la Vieille capitale.Le vice-président hockey chez les Nordiques.Maurice Filion, ne croit pas lui non plus que les Nordiques vont un jour déménager de Québec.« Il faut faire confiance en notre président.Il trouvera la somme nécessaire auprès d'hommes d'affaires québécois afin de conserver l'équipe avec nous », a-t-il opiné.La nouvelle de la vente des Nordiques a relégué dans l'ombre la visite de Wayne Grctzky à Québec.Les Kings seront les visiteurs au Coliséc ce soir.PC d'achat d'un groupe d'Hamil-ton désireux d'acheter les Nordiques et sans doute de les déménager à Hamilton.Selon Corey, il faut quand même que le transfert soit approuvé.« Pour que la vente d'une concession à un autre groupe soit approuvée, il faut les trois quarts des votes des équipes.Pour un déménagement, je crois qu'il faut l'unanimité.Moi, je ne voterai sûrement pas pour un transfert ».promet Corey.« Si une équipe peut vivre à Edmonton ou à Calgary, je ne vois pourquoi les gens de Québec ne seraient pas en mesure de pouvoir supporter les Nordiques, prétend encore Corey.Et je suis persuadé qu'il y a suffisamment d'intérêt pour que les Nordiques restent â Québec.Savard fait une suggestion Serge Savard a pour sa part appris les derniers développements chez les Nordiques en se présentant avec ses joueurs à l'aéroport hier.Le gros homme, qui connait bien le milieu des affaires, n'est pas passé aux grandes conclusions.« Même si des gens de Hamilton voulaient déménager l'équipe, il leur faudrait l'approbation du bureau des gouverneurs de la ligue Nationale.Ça ne ne fait pas facilement.« La compagnie Purina était prête â déménager les Blues de St.Louis à Saskatoon mais la ligue a mis fin â leurs plans.» Quant à la possibilité de voir partir les grands rivaux du Canadien, Savard a eu le commentaire suivant: «La rivalité Canadien-Nordiques est excellente quand elle est saine.Il n'y a pas beaucoup de billets disponibles quand nos deux équipes s'affrontent.» Enfin, une opinion très personnelle sur la façon de remettre les finances des Nordiques à flots: « le pense qu'il serait bon de vendre des parts au public, via la bourse.Les REA ont aidé beaucoup de compagnies québécoises.«Je ne crois qu'un particulier soit intéressé à acheter la concession alors que les chances de la rentabiliser sont minces.» Notons que les Celtics de Boston, par exemple, sont inscrits à la bourse, ce qui les a rapprochés de leurs partisans.Savard a toutefois ajouté qu'il ne pourrait acheter de parts des Nordiques lui-même sous peine de se retrouver en conflit d'intérêts.Réjean Tremblay Québec mérite mieux Le groupe Elders s'est comporté de façon grossière QUEBEC Les Québécois ont une chance unique dans leur histoire contemporaine de prouver deux points: \u2014 Qu'ils ont les ressources et l'envergure pour être propriétaires d'une équipe de hockey qui a valeur d'institution dans le milieu et assurer pour des années à venir l'implantation de cette équipe dans la Vieille Capitale, sous des intérêts et une administration québécois; \u2014 Et de donner une bonne leçon aux propriétaires de la brasserie O'Keefe.Les Australiens du groupe Elders se sont comportés en grossiers personnages.En colonisateurs à gros pieds comme certaines multinationales des années 1950 et I960 qui se comportaient au Québec comme des « explorateurs » dans la brousse africaine.Le groupe Elders, propriétaire d'O'Keefe, n'a jamais consulté la brasserie O'Keefe du Québec.Ou, si oui, on n'a certainement pas tenu compte des recommandations de M.Ed Prévost, le président.Jamais je croirai que M.Prévost ait pu recommander qu'on vende les Nordiques sans au moins l'offrir à des intérêts québécois.Le nationalisme québécois a volé bas depuis le referendum de 1980.Mais il y a des cordes sensibles qui font encore vibrer les Québécois.La langue.et le hockey.Et en vendant les Nordiques comme ils viennent de le faire, dans un irrespect absolu des Québécois, les Australiens d'Elders viennent d'humilier Jean-Baptiste.Il y a quelques années, Me Marcel Aubut avait eu la formidable intuition d'arracher une lettre d'entente à M.Rod McGinnis, président d'O'Keefe.Lettre d'entente garantissant à Me Aubut d'égaler toute offre visant à mettre la main sur les Nordiques.Aubut a maintenant l'occasion d'exercer cette option.L'offre d'achat des financiers on-tariens est ferme.Évaluée à environ $17 ou $ 18 millions.Me Aubut a maintenant 28 jours pour trouver un investisseur sérieux qui va accepter d'acheter les Nordiques et de les faire prospérer à Québec.11 y a vingt ans, les institutions québécoises capables d'investir $ 17 ou $ 18 millions dans une concession de la Ligue nationale, auraient été rarissimes.Ce n'est plus le cas aujourd'hui.Les Nordiques valent le prix.Ils valent la visibilité offerte au nouveau propriétaire.Ils valent beaucoup aussi pour la ville de Québec et tous les Québécois.Des institutions comme Lavalin, Québécor, Provigo, Culinar, Power, La Laurcntienne ou Desjardins n'ont pas à faire la charité.Mais elles peuvent se permettre d'assurer la survie des Nordiques à Québec tout en obtenant un rendement satisfaisant sur l'argent investi en jouant sur la plus-value.La visibilité des Nordiques est énorme mais c'est quand même une petite pme avec un chiffre d'affaires inférieur à $20 millions de dollars.Contrairement à ce que pensaient plusieurs observateurs, je ne pense pas que Me Aubut ait en main une solution immédiate.Il aura besoin de quelques semaines, deux ou trois au plus, pour convaincre une institution de s'impliquer.Quand une équipe comme les Nordi- Marcel Aubut, le président des Nordiques, aura besoin de quelques semaines, deux ou trois au plus, pour convaincre une institution de sauver son équipe.photo reuter ques est menacée à moyen terme de quitter la province, c'est tout le Québec qui est concerné.D'ailleurs, la position de Ronald Corey, président du Canadien, est sans équivoque.Lui, le premier, tient à ce que le Québec, garde son autre équipe.Je suis Québécois, je vis à l'île des Soeurs.D'autres Québécois vivent à Montréal, à Chi-coutimi ou sur la Côte-Nord.On peut critiquer les Nordiques, on peut être partisan du Canadien et souhaiter de tout coeur qu'une institution financière du Québec, devienne propriétaire des Nordiques.On peut critiquer O'Keefe tout comme on peut être satisfait de voir la brasserie Molson se comporter en citoyen corporatif respectueux avec le Canadien.Les citoyens de la ville de Québec méritaient un bien meilleur traitement de la part de Car-ling-O'Keefe.Je ne fais pss allusion aux dirigeants montréalais de la brasserie.On réalise qu'ils ont bien peu à dire dans les décisions de la multinationale.Si O'Keefe a investi beaucoup de dollars dans les Nordiques, je peux vous dire que les Villageois ont drôlement bu de la O'Keefe pour rembourser leur dette.Ils méritaient d'obtenir une forme de consultation.Ils méritaient au moins le respect.Heureusement, il y a encore une chance que l'aventure tourne au mieux.Une chance inespérée pour que des nôtres mettent les pieds dans la Ligue nationale.Là où ça compte.Parmi les propriétaires.Reste 28 jours.|c prie pour qu'on ne dise pas non une deuxième fois dans une décennie.Parce que c'est évident comme de l'eau de source.Avec une population insultée, un commanditaire boycotté, les nouveaux propriétaires auront beau jeu pour sacrer le camp avec leur concession et faire fructifier leurs millions dans un pâturage plus vert.Et restera à Québec à assister à la parade annuelle du Bonhomme Carnaval. 4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Que vaut Sidorkiewicz?«C'est ce que nous cherchons à savoir», répond Larry Pleau RONALD KING envoya spécial Ln Presse À HARTFORD ¦ Le Canadien affrontera ce soir le jeune gardien Peter Sidorkiewicz, né à Da-brown Bialos-tocka en Pologne, élevé au Canada et repéché par les Capitals de Washington.Sidorkiewicz s'est retrouvé dans l'organisation des Whalers en I985 dans un échange qui envoyait David Jensen à Washington.Que vaut Sidorkiewicz?«C'est ce que nous cherchons Serge Savard aurait bien aimé mettre la main sur Dale Hawerchuk mais la vedette des Jets de Winnipeg ne serait pas vraiment sur le marché.PHOTO ta Presse il savoir, disait hier l'entraîneur Larry Pleau.«Il a surtout joué dans la ligue Américaine où il a connu beaucoup de succès.«Quand il reste debout, il est très efficace mais il est encore à découvrir le hockey de la ligue Nationale.Nous lui accordons un essai sérieux.» Les Whalers ont d'ailleurs protégé Sidorkiewicz plutôt que Richard Brodeur comme adjoint à Mike Liut.Le jeune homme a gardé les buts trois fois cette année, il a remporté des victoires de 7-5 face aux De-vils du New Jcrsy, 7-1 face aux Sabres de Buffalo et il a subi une défaite de 3-1 contre les Bruins de Boston.Une équipe en progression Les Whalers présentent une fiche de 5-2-0 à leurs sept derniers matchs, après avoir perdu a leurs trois premières sorties de la saison.Le Canadien risque donc de rencontrer une autre bonne opposition ce soir.L'attaque des Whalers, menée par Kevin Dinccn et Ron Francis, a fourni près de cinq buts par match pendant cette série de succès.Pleau soutient toutefois que son attaque est équilibrée.«Dinccn fonctionne bien de ce Fergy a payé pour les déboires du club Savard «n'a pas eu le temps de penser» à rapatrier son ami au Québec ANDRÉ TURBIDE ¦ Serge Savard a perdu un collègue de travail quand les jets de Winnipeg ont congédié, dimanche soir, leur directeur général |ohn Ferguson.Savard est d'autant plus déçu que Ferguson est l'un de ses meilleurs amis.«C'est mon meilleur ami dans le monde du hockey.On s'est lié d'une grande amitié dès mon arrivée avec le Canadien.C'est même devenu une affaire de famille, entre nos femmes, les enfants aussi.Mais les congédiements font partie du sport.Personne n'est à l'abri de ce genre de situation dans le sport professionnel.«Les malheurs de John ont commencé quand les Jets ont change de division, il y a quatre ou cinq ans, allant ainsi retrouver les Oilers d'Edmonton.S'ils étaient demeurés dans la Division Norris, ils auraient sûrement fait meilleure figure.Au lieu de ça, ils ont été confrontés aux Oilers en huitième de finale presque à chaque année.Puis aux Flames et maintenant aux Kings, avec leur nouveau roi.» En plus, les )cts connaissent un très mauvais début de saison et pour lui avoir parlé à quelques reprises lors du dernier mois, le directeur général du Canadien croit qu'on a pointé Fergy pour tous les déboires du club.On a lui aurait aussi reproché certains échanges effectués au cours des récentes années.Hier, au Forum, les rumeurs allaient bon train et certains voyaient déjà Ferguson à la place de Pat Burns derrière le banc du Canadien.Savard scrait-il intéressé à rapatrier son ami au Québec?«le lui ai parlé hier (dimanche).Il m'est apparu très calme.Il a accepté la décision avec dignité.Il n'est pas du tout amer.Et je ne serais pas surpris qu'il se déniche un job dans une autre organisation.Non, je ne lui ai rien offert parce que je n'ai pas eu le temps d'y penser.C'est tout récent, alors faudra laisser passer le temps.» Si jamais Ferguson sortait des cadres du hockey, Savard prétend qu'il pourrait être intéressé à se joindre au monde des courses sous harnais.«Mais je serais très surpris s'il ne revenait pas dans le hockey.» Hawerchuk n'est pas sur le marché ¦ Si |ohn Ferguson était demeuré en poste avec les }ets de Winnipeg, le Canadien aurait peut-être pu mettre la main sur le joueur de centre vedette Dale Hawerchuk.Le genre de joueur sur lequel le Canadien n'a jamais été capable de mettre la main au cours des dernières années, préférant des gars comme Doug Wicken-I-.eiser ou Alfie Turcotte ou encore Mark Napier.Serge Savard a rappelé hier dans quelles circonstances il avait abordé le sujet avec Fergu- son lors d'un des nombreux appels téléphoniques qu'il logeait au bureau de son ami.«Quand un gérant appelle un autre gérant, il faut qu'il se montre prudent s'il veut parler d'échange.Il faut éviter d'insulter son vis-à-vis en ne lui parlant que de son meilleur joueur, d'autant que c'est presque toujours impossible de l'obtenir.Mais je dois dire que j'ai déjà demandé à Fergy s'il avait l'intention d'échanger Hawerchuk.Il m'a répondu que ce n'était qu'une rumeur, qu'il n'en avait jamais été question.La discu- sion a pris fin ainsi sauf que je lui ai mentionné de m'appeler si parfois il en était sérieusement question.» Savard ne croit pas, cependant, que Hawerchuk soit sur le marché.«Ecoutez, un échange impliquant Hawerchuk ce ne serait peut-être pas du même niveau que celui de Grctzky mais on pourrait qualifier une telle transaction de très, très majeure.Vous savez, on parle ici de l'un des quatre meilleurs joueurs de la ligue Nationale.» A.T.temps-là mais nous avons sept ou huit marqueurs presque à égalité et c'est ce qui m'encou-rage le plus.«|e n'ai pas insisté sur le jeu offensif à l'entraînement.|'ai plutôt demandé un échec-avant agressif et un effort de tout le monde.Je suis satisfait, la plupart des joueurs donnent tout ce qu'ils ont.«Même si notre moyenne demeure autour de .500, nous sommes en compétition avec le Canadien et les Nordiques et il y a encore place à beaucoup d'amélioration.» Les Whalers ont remporté une seule victoire contre les équipes de la division Adams depuis le début de la saison, un belle tout de même, alors qu'ils ont vaincu les Sabres de Buffalo par le compte de 7-1.Lemieux ne se sent pas concerné.Presse Canadienne ¦ Claude Lemieux ne manque pas de confiance en lui.À moins que ce soit du culot ou de l'inconscience.II a déclaré hier, sur les ondes du réseau NTR de La Presse Canadienne, qu'il se croyait à l'abri d'une transaction à moins que ce ne soit en retour d'un Wayne Grctzky.«Une transaction, a-t-il dit, c'est la dernière chose qui me passerait par la tête et je n'ai pas à m'inquiéter.L'année que je vais être échangé, a-t-il continué, est très loin et sûrement après ma retraite.«Peut-être que d'autres joueurs sentiraient la pression, mais en ce qui me concerne, c'est simplement une question de confiance.Le Canadien n'aurait aucune raison de m'échan-ger, à moins d'obtenir Wayne Grctzky.On vient de m'accor-der un contrat de quatre ans et je n'ai que 23 ans, je suis sûr qu'on n'a pas l'intention de m échanger», a-t-il insisté.Puis, poursuivant dans la même veine: «C'est sûr que si je donnais un mauvais rendement, ils auraient peut-être des problèmes, mais ils n'ont pas de problème avec moi, j'offre toujours le même rendement.«|e ne me considère pas comme un intouchable, a-i-il conclu, contredisant en les atténuant les spectaculaires propos qui précèdent, mais je suis certainement un des joueurs les plus solides de l'équipe». LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Des joueurs surpris par les propos de leur patron Hier, devant les journalistes, Serge Savard a admis qu'il était très déçu du début de saison que connaît le Canadien.photo u pnœ «Si l'équipe ne se replace pas, il y aura sûrement des changements» Savard donne quand même un vote de confiance à Burns ANDRÉ TURBIDE ¦ La marmite bouillonne chez le Canadien.Même que le couvercle est à la j£ veille de sauter.Les problèmes SU ,;:; de la troupe de Pat Burns sur la glace ont même atteint le deuxième étage du Forum! Réclamé de toutes parts par les chroniqueurs de hockey, hier, le directeur général Serge Savard a décidé de descendre sur le plancher des vaches (sans jeu de mots) et de les affronter tous ensemble.On n'a pas été surpris d'entendre Savard admettre qu'il était très déçu du début de saison de son club.Sauf que tout en disant qu'il n'est pas inquiet et qu'il est certain que tout rentrera dans l'ordre bientôt, il n'a pas nié que des changements seront entrepris si la descente se poursuit.«|c reste très positif dans la situation actuelle.Des bas, une équipe en vit à chaque saison, parfois même plusieurs.Il s'agit alors d'identifier les problèmes.Ce qui est déjà fait.Chose certaine, je serais encore plus déçu si l'équipe jouait très bien et qu'elle avait perdu autant de matches.On a un personnel presque identique à celui de l'an passé et on a terminé au deuxième rang du classement général.Mais toute l'équipe a très mal joué, surtout plusieurs vétérans.J'ai quand même confiance que tous les morceaux du puzzle vont tomber en place prochainement.» Sinon?«Pas question de faire des changements dans le moment, mais si la période léthargique se poursuit, on ne restera pas sur nos positions.On va faire quelque chose.Peut-être pas dans un avenir très rapproché, mais si l'équipe ne se replace pas, il y aura sûrement des changements.Ce sera par la voie d'échanges, ou par le rappel de joueurs de Sherbrooke.» Et que pense Savard du travail de son instructeur Pat Bums?Esl-il prêt à lui donner un vote de confiance?«Je donne toujours un vote de confiance à mon instructeur, dans n'importe quelle situation.Je crois que Pat est un bon instructeur et qu'il est qualifié pour faire le travail.Mais je pense que l'équipe offre le même rendement que lors des séries de l'an dernier.Ce qui signifie qu'on n'a pas résolu tous nos problèmes.» Même si Savard ne semble pas être pris de panique, on a voulu savoir s'il s'était fixé un échéancier avant de transiger et s'il y avait des intouchables dans son club.« Je ne pense pas que je puisse dire qu'il y a des joueurs que je n'échangerais pas.Mais ce n'est pas ma philosophie de changer toute l'équipe.A la fin de la saison dernière, on a identifié les problèmes auxquels on faisait face.Et on connaît d'autres problèmes que les médias ne connaissent pas.Mais on joue comme l'an passé.Alors, ou bien on résoud ces problèmes ou bien on fait des changements.» Des problèmes hors patinoire?«Non, je ne parle pas de problèmes hors patinoire mais des problèmes en général.Dans une équipe, on ne peut pas diffuser tout ce qui se passe.Bien des choses doivent rester à l'intérieur du club.Quand une équipe éprouve des difficultés avec le même personnel, c'est qu'il y a des problèmes quelque part.Il peut se passer bien des choses dans la vie d'un joueur de hockey, sur la glace ou dans sa vie personnelle, comme un divorce, ou quoi encore.Des problèmes de toutes sortes.» La situation du Canadien est-cllc plus sérieuse qu'on le pense?C'est à suivre.RONALD KING envoyé special La Presse A HARTFORD B Pour la première fois depuis qu'il est directeur général du Canadien, Serge Savard a tenu à ses joueurs des propos qui ressemblaient à des menaces.Le patron a parlé hier d'une possibilité d'échange si son équipe ne se raplombait pas au cours des prochaines jours.Le Canadien joue à Hartford ce soir et recevra les Kings de Los Angeles demain soir au Forum.Chez les joueurs du Canadien, on a accueilli les paroles du directeur général avec une certaine surprise.Mats Naslund: «Serge a toujours été un homme patient.Je ne l'ai jamais entendu parler ainsi.«Je ne pense pas que ça soit une bonne façon de réveiller l'équipe.Il y a déjà assez de pression sur les joueurs.» Bobby Smith: «En tant que joueur, je ne dois pas chercher à savoir ce qui se passe dans la tête du directeur général.Je dois me concentrer sur les matchs de hockey.«Savard n'est pas du genre à échanger des joueurs dans un geste de panique.S'il a parlé, c'est parce qu'il le pense vraiment.» Petr Svoboda : « L'idée de Savard est peut-être bonne.La façon dont nous jouons présentement est incroyable.» Quoiqu'il arrive, la déclaration du patron n'est pas tombée dans le vide.Enfin, pour les joueurs du Canadien, il est évident que le conflit entre Dale Hawerchuk, le joueur vedette des Jets, et John Ferguson a provoqué le départ de ce dernier.Et mis fin aux rumeurs voulant que Hawerchuk se retrouve à Montréal.\\ Bl ¦ Si Serge Savard veut faire des changements \\ de personnel chez le Canadien, ce n'est pas ^^^\"^ l'instructeur Pat Burns qui va s'y opposer.Question de fouetter son monde, de régler quelques-uns des problèmes auxquels son club est confronté, Burns approuve.«Je pense que ça pourrait faire du bien.Il y a une couple de joueurs dans cette équipe qui se pensent un peu trop en sécurité, qui se croient des intouchables.Il n'y a pas d'intouchables dans un club, on s'en est aperçu en début de saison quand Wayne Cretzky est passé aux Kings.Il faudra bien que certains joueurs le réalisent.» Burns n'est pas nécessairement d'accord pour qu'on échange un gars qui se croit intouchable mais «des fois, des changements, ça en fait réfléchir une couple.» Le Canadien a quitté Montréal, hier après-midi en direction de Hartford, ou il disputera la victoire aux Whalers, ce soir, mais sans John Kordic.Le fier-à-bras du Canadien a été mis K.-O.par la grippe et sa place sur le trio de Guy Carbonneau et de Bob Gainey sera tenue par le vétéran Ryan Walter.Gilles Thibaudeau a fait le voyage mais on doute qu'il puisse être en mesure de jouer.Cependant, Brian Skrudland retrouvera ses ailiers Claude Lemieux et Mike McPhce.Brent Gilchrist pilotera le trio de Stéphanne Richer et Shayne Cor-son tandis que Mats Naslund reintégrera le trio de Bobby Smith et Mike Keane.Il semble que le jeune Éric Desjardins sera encore laissé de côté au profit d'un des six autres défenseurs qui, pourtant, ne sont pas tous à l'abri des critiques.Rick Green en arrache, Chris Chelios aussi.Mais Burns se défend en disant qu'il ne peut utiliser que six défenseurs et que ses vétérans se défendent bien.Patience, Éric!.Serge Savard croit que le jeune défenseur Mathieu Schneider, qui a quitté les Royals de Cornwall en coup de vent, retournera au jeu prochainement.«Je viens de lui parler.Il semble qu'il a eu un argument avec son instructeur ( Orval fessier) avec lequel il s'expliquera.» A.T. 6 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Torn Làpointé «Shaw doit servir d'exemple» Lemieux demande à la LNH de sévir contre le joueur des Rangers moins d'un revirement £Hk de situation, Mario Lemieux, la grande vedette des Penguins de Pittsburgh, sera à son poste ce soir pour le match disputé à domicile contre les Canucks de Vancouver.Le 66 des Penguins a fait une visite-éclair dans un hôpital de Pittsburgh en début d'après-midi et les radiographies n'ont rien décelé.«J'ai été chanceux dans les circonstances, a-t-il confié hier à 17 heures, depuis son domicile à Pittsburgh.David Shaw m'a atteint au sternum.S'il m'avait dardé à la clavicule, je serais beaucoup plus mal en point aujourd'hui.» Lemieux s'en tire avec une enflure à la poitrine et il ne devrait pas avoir de séquelles de cette meurtrissure.Toutefois, n'allez pas croire que dans l'esprit de Lemieux, l'incident est clos.«Shaw doit servir d'exemple, a-t-il demandé.Personne dans la ligue ne doit jouer du bâton contre Wayne Gretzky, Denis Savard et toutes les autres vedettes du circuit.C'est le moment pour la ligue de démontrer sa sévérité.» Lemieux a été victime du coup vicieux de Shaw à la troisième période du match orageux contre les Rangers à Madison Square Garden, dimanche soir.Les 60 ans du Garden ¦ Il y a un an aujourd'hui, Denis Potvin, l'ex-défenseur des Islanders de New York, disputait son 1000e match en carrière.Ce soir-là, les Islanders avaient défait 6-5 en prolongation les Bruins à Boston.Cette semaine, ce sera au tour de Bryan Trottier, capitaine de ces mêmes Islanders, de jouer une 1 000e partie.Avec les retraites de Potvin et la toute dernière de Mike Bossy, Trottier et le gardien de but Billy Smith, sont les deux derniers grands guerriers de la dynastie de cette équipe du début des années 80.Les Bruins de Boston et les Celtics de Boston tiendront conjointement une semaine spéciale d'activités, du 15 au 22 novembre, afin de célébrer le 60e anniversaire du vieux Garden.Dîner-bénéfice et concert auront notamment lieu.Bruins et Canadien croiseront le fer durant cette semaine, plus précisément le jeudi 17 novembre.Avant cette partie, les dirigeants de la ligue Nationale présenteront une plaque commemorative aux Bruins pour signaler l'événement.Le Canadien avait été le premier adversaire des Bruins au Garden, le 20 novembre 1988.Mais ne me demandez pas quel avait été le pointage final de la partie.C'est la semaine de la natation au Québec, et Edgar Théorêt, le grand manitou de la Fédération québécoise, vous invite à y participer à votre manière.« Faites quelques longueurs dans votre piscine ou chez celle du voisin mais essayez la natation», demande Théorêt dans son message.Antonio Perrault, 86 ans, est l'un de ceux qui se gardent en forme par la pratique de la natation.Il se rend au cégep de St-Hyacinthe deux fois par semaine et il y va de quelques longueurs.O Un lecteur, Paul Larivière de Verdun, demande dans une lettre adressée au confrère André Turbide pourquoi La Presse ne parle pas du hockey de la ligue junior majeur du Québec dans sa section sportive.Mon cher M.Larivière, vous aurez sûrement remarqué ces derniers jours que Pierre Ladouceùr a quatre pages par semaine sur le circuit Gilles Courteau.Votre demande a donc été exaucée.Deux autres lecteurs ont écrit cette fois à Pierre Ladouceùr pour lui rappeler que sa prédiction sur la Série Mondiale n'avait pas été terrible.Ladouceùr avait écrit que les A's battraient les Dodgers de Los Angeles, soulignant même que les hommes de Tony La-Russa ne pouvaient pas perdre contre LA.«Je me console en pensant que je ne suis pas le seul à m'être trompé», leur a répondu Ti-Pierre.A vrai dire, je n'ai pas rencontré une seule personne qui ait parié fort sur les chances des Dodgers.Les Anciens de Petro-Cana-da ont bien entrepris leur quatrième saison d'activités, le week-end dernier dans le Nord du Québec.Us ont d'abord défait par le compte de 13-7 la formation de Baie Saint-Paul vendredi soir avant «Je me souviens bien de l'incident, a-t-il raconté.D'abord Shaw m'a servi un bâton élevé et un coup de coude le long de la rampe.J'ai répliqué avec une double mise en échec afin de lui rappeler de tenir son bâton sur la patinoire.Puis c'est là qu'il m'a planté sa lame dans la poitrine.«Depuis que je joue au hockey, c'est la première fois que je suis victime d'un tel coup.On m'a déjà cherché sur la patinoire par le passé mais jamais d'une telle manière.» Shaw n'a certes pas la réputation d'être un salaud sur la patinoire.Mais pour cette première, il s'en est pris au mauvais homme.Les prochaines Bryan Trottier disputera, cette semaine, sa 1 000 e partie en carrière, photo up^se de vaincre 9-Ie lendemain celle de Sept-lles.Michel Bergeron, ex-joueur des Rangers de New York, a compté cinq buts dans la victoire à Baie Saint-Paul tandis que l'ex-Nordique, Serge Bernier, en a réussi quatre contre Sept-ÎIes.Richard Sévigny a fait ses débuts devant le filet des Anciens et il s'est bien amusé.Sévigny a eu droit à la fameuse chaudière d'eau de Gilles Marotte dès son premier match.«l'ai gelé le reste de la partie », a blagué l'athlète de Roscmont.Les Anciens seront en région métropolitaine ce week-end.Ils joueront notamment à Ste-Martine et à Rigaud.j'en reparlerai dans ma chronique de vendredi.heures de ce chaud dossier seront intéressantes à surveiller.Une précision: non le match entre les Kings de Los Angeles et les Nordiques de Québec n'est pas présenté à Quatre Saisons, ce soir.TQS y présente plutôt une mini-série.Mario Lemieux, qui se considère chanceux de ne pas avoir été atteint plus sérieusement par le coup de David Shaw, devrait être à son poste ce soir, contre les Canucks.Mais le 66 réclame que la LNH sévisse contre son agresseur.photo la Presse En prolongation, c'est encore Lemieux le meilleur ¦ Qui est le meilleur pointeur de la ligue Nationale de hockey depuis que le règlement du cinq minutes de prolongation a été mis en vigueur en 1983-84?Non, ce n'est pas Wayne Gretzky.Le meneur s'appelle.Mario Lemieux] Le 66 des Penguins a une fiche de 11 points, dont six buts.Dale Hawerchuck, des Jets de Winnipeg, vient au second rang avec 10 points.Gretzky, lui, a un total de sept points.Parmi les dix meilleurs du circuit Ziegler en prolongation, on ne retrouve aucun joueur du Canadien et des Nordiques.Mais vous savez à Montréal, le mot d'ordre est défensive durant ce cinq minutes.Voici donc la liste des dix meilleurs, selon le bureau des statistiques de la LNH: Mario Lemieux Dale Hawerchuk Paul MacLean Wayne Gretzky Bernie Federko Jari Kurri Steve Thomas Raymond Bourque Rick Vaive Neal Broten (Pitts) (Winn) (Del) (LA) (St.L) (Edm) (Tor) (Bos) (Chic) (Min) 6-5-11 4-6-10 5-4- 9 1-6- 0-7- 5-1- 4-2- 3-3- 3-3- 2-4- La fleur s'installe à Rye ¦ LiseLafleura rejoint son célèbre mari à New York.Les Lafleur viennent de louer une maison à Rye.Une dizaine de joueurs des Rangers habitent Rye, dont l'instructeur Michel Bergeron.De retour à Guy Lafleur, c'est lui qui a servi le dix minutes de punitions à David Shaw, après que ce dernier eut dardé Mario Lemieux durant la tumultueuse troisième période du match Penguins-Rangers, dimanche soir.«Il ne me restait que neuf joueurs sur le banc et j'ai demandé à Guy de me rendre ce service, a raconté Michel Bergeron, hier.Guy a fait cela comme un grand gar- çon.Guy comprend son nouveau rôle avec les Rangers et il m'impressionne grandement.Les Flyers de Philadelphie l'ont frappé sévèrement à maintes reprises durant nos deux matches la semaine dernière et Guy s'est tenu debout.C'est un vrai ce Flower »./an Erixon a été blessé dans la tapageuse victoire de 9-2 des Rangers sur les Penguins de Pittsburgh, à Madison Square Garden dimanche soir.Erixon, qui formait le trio dé-fensif des Blue Shirts avec Lucien DeHlois et Don Maloney, souffre de ligaments déchirés à un genou.Il sera à l'écart du jeu pour six à huit semaines. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 «Je ne dis jamais adieu à une saison de 50 buts» Goulet effectue un retour au jeu ce soir MARIO LECLERC Presse Canadienne QUliRIiC ¦ Après avoir rate 11 des 12 premiers matchs de l'équipe en raison d'une blessure au genou, l'ailier gauche Michel Goulet sera de retour dans l'alignement des Nordiques de Québec, ce soir, contre les Kings de Los Angeles, dans le but avoué de se remettre à la tâche afin de connaître une cinquième saison de 50 buts dans la ligue Nationale.Goulet était on ne peut plus enthousiaste, hier, lorsqu'il a rencontré les membres de la presse à la suite de l'exercice matinal des siens.«Ic ne dis jamais adieu à une saison de 50 buts.En 1984-85, j'ai raté 11 parties et j'ai terminé la campagne avec une récolte de 55 buts.l'ai encore bon espoir d'atteindre ce plateau et d'aider les miens à participer aux séries éliminatoires», a déclaré le patineur originaire de Péribonka.Goulet a hâte de jouer.Tellement hâte qu'il a mis les bouchées doubles au cours des dernières semaines afin de devan- Manson ratera 10 matches Presse Cunndiennc TORONTO ¦ Davc Manson, des Black-hawks de Chicago, a reçu une suspension de 10 matchs pour avoir été l'instigateur d'un combat après la fin du match contre les Canucks de Vancouver, vendredi.Les Blackwawks étaient à Calgary pour affronter les Flames, hier soir, et «Manson n'était pas en uniforme», a dit jim DeMaria, le directeur des relations publiques des Black-hawks.Manson, le premier choix des Blackhawks et le lie du repêchage de 1985, a livré un combat contre Davc Bruce après la défaite contre Vancouver, 5-2.cer son retour.Scion les premières constatations, Goulet devait être à l'écart de l'action pour environ cinq semaines.En sautant sur la patinoire, ce soir, il aura mis moins de quatre semaines à remettre son genou en bonne condition.«Je ne ressens plus de douleur au genou.Mais, je ne suis pas encore revenu en parfaite condition.Néanmoins, j'espère jouer régulièrement.Le synchronisme reviendra à force de jouer», a-t-il mentionné.Son entraîneur Ron Lapointe a donné crédit à son vétéran ailier gauche.«Il a travaillé très fort pour revenir le plus vite possible.Il faut que je lui donne crédit au même titre qu'à Jacques Lavergne, notre physiothé-rapeute et au docteur Pierre Bcauchemin».Lapointe est convaincu que son franc-tireur n'a pas précipité son retour inutilement.«Nous avons discuté de cela avec le docteur Bcauchemin.Il m'a certifié que son genou était en condition pour jouer.Je dois prendre sa parole», a soutenu Lapointe.Un catalyseur L'entraîneur des Nordiques a ensuite parlé de l'utilité d'un Michel Goulet au sein de sa formation.« Michel est un catalyseur pour notre équipe.Il peut marquer des buts fort importants dans les moments les plus cruciaux d'un match.De plus, j'ai l'intention de l'utiliser avec Peter Stastny.Notre capitaine jouira de la présence d'un ailier de sa qualité», a fait savoir Lapointe.Commentant ensuite son absence de 11 matchs, Lapointe a établi une chose.«De la façon dont nous avons joué lors de notre série de cinq défaites consécutives, je ne crois pas que Michel aurait pu faire une grande différence.Nous avons été nettement surclassés.Cependant, je reconnais qu'avec lui dans notre alignement, nos adversaires auraient établi une stratégie différente», a-t-il expliqué.Lapointe a ensuite mentionné que Goulet jouerait dès ce soir.«Je n'ai pas l'intention de l'utiliser strictement sur les unités spéciales.Il va jouer régulièrement», a-t-il avisé.PHOTO REUTER Les frères Sutter ne font pas qu'encaisser des bâtons élevés, ils en donnent.Duane Sutter, des Blackhawks de Chicago, a réservé un traitement royal au défenseur Brad McCrimmon, des Flames de Calgary, au cours de la première période du match entre les deux équipes hier.Rien à faire contre les Flames Les Blackhawks subissent un revers de 6-3 à Calgary d'après UP1 CALGARY ¦ Joe Mullen et Doug Gilmour ont inscrit des buts à 14 secondes d'intervalle en deuxième période hier soir dans une victoire de 6-3 des Flames de Calgary sur les Blackhawks de Chicago.Les Flames ont porté à sept leur série de matches sans défaite à domicile et mis fin à une série de trois défaites.Les Blackhawks ont perdu leurs cinq derniers matches à Calgary, et n'ont même pas mérité un match nul à cet endroit depuis le 22 mars 1985.Les Blackhawks ont également terminé une série de cinq matches sur la route avec une fiche de 2-5.Mullen a décoché un tir de 40 pieds qui a déjoué le gardien Darren Pang à 16:19 de la deuxième période, portant la marque à 3-1 en faveur des Flames.C'était son sixième but de la saison.Gilmour, à 16:33 a poussé derrière le gardien des Blackhawks le retour d'un lancer de Gary Suter.Trent Yawney a réduit l'avance des Flames à 4-2 quand il a effectué un tir du poignet qui a bafoué le gardien Rick Wamsley lors d'une attaque à cinq à 18:44.Quatre minutes après le début de la troisième période, Steve Larmer a réduit l'avance de l'adversaire d'un autre but avec son deuxième but de la rencontre, inscrit lors d'un autre avantage numérique.Hakan Loob a redonné aux Flames une priorité de deux buts avec son septième filet de la saison, à 11:32.Jamie Ma-coun a inscrit le dernier but de son équipe cinq minutes plus tard, battant le remplaçant de Pang, Jim Waite.CKAC73 LA SUPER STATION DE MONTRÉAL DESCRIPTION DU MATCH, CE SOIR 19 h 20 NORDIQUES VS^ KIMGS i&Oft Okeefe 8 LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 1er NOVEMBRE 1988 Ferguson: «Je n'ai pas honte de mon travail » Les Jets connaîtront bientôt son successeur Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Les Jets de Winnipeg ont congédié dimanche le seul directeur général que l'équipe ait connu depuis son entrée dans la ligue Nationale de hockey il y a 10 ans.Comble d'ironie, l'annonce du congédiement de John Ferguson a été rendue publique par le président de l'équipe, Barry Shenkarow, immédiatement après la victoire de 8-4 que les Jets ont remportée face aux Kings de Los Angeles devant une foule de 15 535 spectateurs, la plus importante de la saison.«Nous croyons que nous devrions être dans le peloton de tête», a déclaré Shenkarow quelques minutes après la conclusion du match.«C'est un dénouement que personne n'a souhaité.Mais nous pensons à l'avenir des Jets et nous avons fait ce qu'il fallait.Nous visons la Coupe Stanley et nous croyons qu'un changement est nécessaire pour y parvenir.» Le successeur de Ferguson sera connu bientôt.Shenkarow a cependant refusé de dire s'il avait déjà un candidat en tête.En attendant, le directeur géné- Winnipeg se réjouît d'après CP et WINNIPEG ¦ Le départ de Ferguson ne fait pas que des malheureux à Winnipeg.Depuis deux ans maintenant, la presse et une partie du public souhaitaient son départ.Le chroniqueur Reyn Davis du Winnipeg Free Press s'interrogeait dimanche sur la pertinence de ses choix au repêchage et suggérait que l'équipe serait meilleure s'il n'était plus là.«Tout ce que je dis, c'est que ce type est surestime», a écrit Davis.«II est un héros à Montréal mais un jambon à Winnipeg.Vous ne croyez pas qu'il est l'une des raisons des déboires de l'équipe?» Harold Isfeld, un partisan des Jets, a pour sa part déclaré: « Si on compare Ferguson à Glen Sathcr (des Oilers), on se rend compte qu'il n'a rien accompli.Une transaction aurait dû être effectuée mais rien n'a jamais été fait.» rai adjoint Mikc Smith assurera l'intérim.Ferguson a dit être abasourdi par la décision des Jets.«Jamais j'aurai pensé que cela arriverait», a-t-il dit au Winnipeg Sun.«Je n'ai pas honte du travail que j'ai accompli ici.Nous avons eu des clubs très compétitifs au cours des sept ou huit dernières saisons.» Même s'il a été congédié, Ferguson n'était pas amer à l'égard de Shenkarow ou du conseil d'administration.Un homme dur « Ils ont pris la décision qu'ils croyaient devoir prendre.Je suis évidemment déçu, mais je l'accepte.» Ferguson, qui a mérité à deux reprises le titre d'administrateur de l'année attribué par la revue The Hockey News, a été saisi de la décision des Jets juste avant le début du match.L'entraîneur Dan Maloney et les joueurs n'ont été informés qu'après la rencontre seulement.Sous sa gouverne, les Jets ont conservé une fiche de 271-362-96 en 729 parties.En séries, ils ont un dossier de 9-27, eux qui n'ont jamais dépassé la finale de la section Smythe.Cette saison, les Jets connaissent un lent départ (3-4-2) alors qu'ils occupent le dernier rang de la section.Ferguson a toujours eu la réputation d'être un homme dur, comme à l'époque où il terrorisait l'adversaire dans l'uniforme du Canadien de Montréal.Son congédiement a toutefois peiné la majorité des joueurs.«John Ferguson était un ami», a commenté Andrew McBain qui a été un choix de première ronde de Fergy en 1983.« II a toujours eu confiance en moi alors que d'autres étaient prêts à me laisser tomber.Je lui dois ma carrière dans la LNH.Son départ m'attriste beaucoup.» Dale Hawerchuk, le capitaine des Jets qui fait présentement l'objet de diverses rumeurs d'échange, a dit s'être toujours bien entendu avec son ancien patron.«Il a toujours été juste avec moi», a dit l'ancien premier choix des Jets en 1981.«On s'est toujours parlé franchement, d'homme à homme.II est malheureux que quelqu'un perde son emploi parce que nous jouons mal.» Ferguson a déclaré n'avoir aucun projet dans l'immédiat.Le hockey en bref LA SEMAINE DE MARIO ¦ Avec une performance de trois buts et neuf assistances en quatre matches, le centre Mario Lemieux, des Penguins de Pittsburgh, a été choisi le joueur par excellence de la dernière semaine dans la ligue Nationale.II a récolté deux buts et trois assistances contre les Flames de Calgary, deux passes contre lés Blues de St.Louis, un but et trois assistances contre le Canadien au Forum et une passe contre les Rangers.Lemieux a devancé le gardien Steve Weeks, des Canucks de Vancouver, le centre recrue Tony Cranato, des Rangers, et l'ailier droit Kevin Dineen, des Whalers.Weeks a maintenu une moyenne de 1,47 buts par match pendant que Granato et Dineen ont marqué cinq buts chacun.CHABOT AUX MINEURES ¦ Les Red Wings de Detroit ont cédé le centre John Chabot au club-école d'Adirondack hier.Chabot y retrouvera son grand copain Petr Kllma.Par ailleurs, afin de secouer leur formation, les dirigeants des Capitals de Washington ont puisé au sein de leur club-école de Baltimore, rappelant l'ailier gauche Lou Franceschettl.Les relations entre la presse et John Ferguson ont .toujours été tendues.Les journalistes de Winnipeg, surtout, ont souvent critiqué ses curieux choix au repêchage et ses non moins étonnantes échanges.La plus déroutante de ses transactions aura été celle qui a envoyé l'excellent défenseur Wayne Babych aux Whalers de Hartford contre le modeste Ray Neufetd en novembre 1985.PHOTO CP Messier écope: six matches Presse Canadienne ¦ Le joueur de centre Mark Messier, des Oilers d'Edmon-ton, a été suspendu pour une période de six matches à la suite d'un incident où il a atteint Rich Sutter, des Canucks de Vancouver, d'un coup de bâton à la bouche la semaine dernière.Même si Messier n'a pas été pénalisé à la suite de l'incident, Sutter a été coupé à la bouche lors de ce match du 23 octobre.Sutter a eu quatre dents cassées et il a dû subir une intervention chirurgicale à la bouche.Les Canucks ont donc fait parvenir une plainte officielle à la ligue Nationale, envoyant un ruban magnétoscopique de l'incident et la fiche dentaire de Sutter au vice-président Brian O'Neill.«En revoyant le ruban, il appert que l'incident est le résultat d'un geste instinctif de Messier plutôt que d'un geste prémédité, a dit O'Neill en rendant son jugement.Mais par contre, il est clair que Messier s'est élancé avec son bâton et qu'il a atteint l'adversaire avec suffisamment de force pour lui briser plusieurs dents.«Chaque joueur est responsable de l'utilisation de son bâton.Dans ce cas-ci.Messier a été négligent.» Les Oilers ont 24 heures pour en appeler de la décision. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 9 Oeil pour oeil, dent pour dent L'incident Shaw-Lemieux laisse présager de sombres moments dans la division Patrick d'après CP cl AP ¦ Les Rangers de New York ne se font pas beaucoup d'amis au cours de leur ascension au sommet de la division Patrick.Les Penguins de Pittsburgh veulent leur peau après l'attaque de Dave Shaw, dimanche, sur Mario Lcmicux.Et les Flyers de Philadelphie veulent que lames Patrick, le défenseur des Rangers, soit suspendu pour avoir fracture la mâchoire de Ron Sutter, le capitaine de leur équipe.Tout ceci coïncide avec la suspension de 10 matches qu'a infligée le vice-président de la LNH.Brian O'Neill, à Rick Tocchet, des Flyers, pour avoir tenté de blesser Dean Chyno-weth, le défenseur des Islanders.La lutte dans la dure et talentueuse division Patrick n'a jamais été aussi acre.Clarke veut que Patrick soit puni Le directeur général des Flyers, Hob Clarke, a déclaré hier qu'il avait demandé à la LNH de sévir à l'endroit de lames Patrick après un incident qui s'est produit au cours de la victoire de 6-5 des Rangers face aux Flyers, samedi.Patrick a frappé Sutter avec un bâton élevé qui a fracturé sa mâchoire.Sutter a passé le week-end a l'hôpital.Il a subi une opération.Les Flyers ont indiqué qu'il serait absent du jeu pour une période indéterminée.« C'était un double-échec vicieux, tout à fait inutile et non provoqué, a déclaré Clarke.Nous avons l'incident sur un film que nous avons fait parvenir à la ligue.» Patrick n'a écopé qu'une punition mineure pour son geste à l'endroit de Sutter.Don Ko-harski était l'arbitre.Clarke a déclaré que Phil Es-posito, le directeur général des Rangers, et Michel Bergeron, l'entraîneur de l'équipe, « avaient tous les deux insisté l'an dernier après l'incident impliquant Dave Brown que la ligue devait se montrer très sévère pour empêcher que ce genre de choses ne se produisent à nouveau.« J'espère qu'ils n'ont pas changé d'idée parce qu'un de leurs joueurs est impliqué.» Brown avait été suspendu pour 15 matches l'an dernier après un double-échec sauvage sur la personne de l'attaquant des Rangers Tomas Sandstrom.C'est cependant l'attaque de Shaw sur Lemicux.qui a blessé le meneur des compteurs de la LNH au sternum, qui a soulevé le plus d'hostilité.Dykstra promet de venger Lemieux « Ce sera la guerre lors du prochain match ».a déclaré Mark Kachowski, l'attaquant des Penguins.Ce match entre les Rangers et les Penguins aura lieu le 23 novembre.Dimanche soir, après deux périodes de hockey propre, les deux équipes ont donné une ex- PHOTOS UP1 et AP La compétition féroce que se livrent les équipes de la division Patrick conduit aux pires excès.Hier, Rick Tocchet (à droite), des Flyers, était suspendu pour 10 matches pour avoir blessé délibérément Dean Chynoweth, des Islanders.Pendant ce temps, Cene Ubriaco (ci-haut), l'entraîneur des Penguins, se remettait des émotions vécues à New York dimanche.hibîtion de violence qui a résulté en 273 minutes de punition.À la fin du match, neuf joueurs avaient été expulsés et l'un d'eux \u2014 Shaw \u2014 était suspendu jusqu'à ce que la LNH tienne une audience sur son cas.Shaw a écopé une punition La LNH punit Tocchet pour 10 parties Presse Canadienne ¦ L'ailier droit Rick Tocchet des Flyers de Philadelphie a été suspendu hier pour une durée de 10 matchs à la suite d'un incident survenu le 27 octobre dernier.Tocchet a été puni pour avoir délibérément tenté de blesser à un oeil le défenseur Dean Chynoweth des Islanders de New York.«Il nous apparaît évident que Tocchet n'a pas cherché à se re-tenir alors qu'il a employé beaucoup de force en s'atta-quant au visage de Chyno- weth», a indiqué le vice-président de la ligue Nationale, Brian O'Neill.«Tout joueur est responsable de ses actes et dans ce cas, le joueur a employé au cours de son combat des méthodes dangereuses et totalement inacceptables.» Tocchet, qui a déjà raté la rencontre du 29 octobre, s'est défendu en disant qu'il réagissait à l'attaque de Chynoweth.«Il m'a atteint au visage d'un coup de coude, a dit Tocchet.Il m'a aussi donné un coup de poing.Comme jetais étourdi, j'ai cogné à mon tour tout en l'agrippant.«Lorsque vous être sonné et que vous cognez sur un rival, vous ne cherchez alors qu'à survivre.|'ai pris part à 90 combats dans la LNH et celui-là n'était pas différent des autres.» Cette opinion n'est pas partagée par l'arbitre Andy van Hel-lemond.«Ce n'était pas un accident.Il y avait une marque à l'oeil de Chynoweth, a dit van Helle-mond.Son oeil était enflé et il était coupé comme s'il avait été égratigné.» «Les juges de lignes se trouvaient juste au-dessus des joueurs et ils ont entendu des cris lorsqu'il (Tocchet) a mis son doigt dans l'oeil de son rival.» de match pour avoir blessé intentionnellement Lemicux.« La prochaine fois que nous jouons contre les Rangers, il est mort », a déclaré Steve Dykstra, le défenseur des Penguins.« Et s'il n'a pas le courage de mettre son uniforme, j'irai le chercher dans les gradins.» Bergeron a défendu son joueur.« Shaw n'est pas le genre à tenter de blesser un autre, a déclaré Bergeron.Et souvenez-vous, nous n'avons pas commencé le grabuge.Ils ont sauté sur notre meilleur joueur en premier.» Les Penguins, de toute évidence frutrês par l'avance de 8-2 des Rangers, ont tenté d'assouvir leur colère sur les Rangers.Le tout a commencé quand Kachowski a sauté sur Patrick et s'est poursuivi quand Lemieux a servi un double-échec à Shaw.Shaw a répliqué en cinglant Lemicux.« Le gars ( Lemieux ) vient par derrière et vous plante son bâton dans le dos, a déclaré Ron Greschner, des Rangers.On ne peut pas laisser des choses comme ça impunies.» Lemicux s'est écroulé sur la glace après que Shaw l'eut frappé.Il y est resté pendant cinq minutes.Bergeron accuse Ubriaco La rencontre a été interrompue à plusieurs reprises par la suite à cause des nombreuses bagarres qui ont éclaté.« Je n'ai jamais rien vu de tel en 12 ans de hockey », a déclaré Lucien DeBlois, des Rangers.« l'ai le contrôle sur mon équipe, a pour sa part dit Bergeron.Mais je ne pense pas que ce soit la même chose pour lui », a-t-il ajouté en faisant allusion à l'entraîneur des Penguins, Gene Ubriaco.Bergeron a blâmé Ubriaco pour le fisaco de la troisième période au Madison Square Garden.« le n'ai jamais vu une équipe aussi frustrée, a déclaré Bergeron au sujet des Penguins.Il ( Ubriaco ) voulait que son équipe joue dur, mais je pense qu'il a perdu le contrôle de ses joueurs.Il a tenté d'arrêter ça, mais il ne pouvait pas.« |e ne le connais pas très bien, mais il ne durera pas longtemps s'il continue à diriger son équipe de cette façon.» Ubriaco n'avait pas grand-chose à dire après le match.Il a même tenu ses joueurs à l'écart des journalistes. Les plus grands athlètes du siècle LA PRE* Johnny llnitas Comme dans un caucus avec Dieu bert rosenthal Associated Press La ligue Nationale de football se targue d'être une organisation sérieuse, puissante et riche.Mais le cas de |ohn- sonne.ny Unitas permet de se demander si la NFL pouvait se vanter de la sorte au milieu des années 50.Personne ne voulait de Uni-tas en 1955.Absolument per- Ce qui ne l'a pas empêché de devenir un des plus grands quarts-arrières de l'histoire du football.Dès 1957, il était nommé joueur par excellence de la ligue; il devait mériter cet honneur deux autres fois avant la fin de sa carrière.En Cette passe sera également captée.contre les Cowboys de Dallas en 1969.Au cours de sa carrière de 18 saisons dans la NFL, Johnny Unitas a complété 2 830 passes pour des gains de 40 239 verges et 290 touchés.photo ap Sur des terrains jonchés de cailloux, à $6 ¦ En 1955, Unitas fut retranché par les Steelers de Pittsburgh, qui l'avaient choisi au neuvième tour du repêchage, au terme de la carrière universitaire du quart à l'Université de Louisville.Unitas envoya alors un télégramme à Paul Brown pour offrir ses services aux Browns de Cleveland.Il se fit répondre que les postes de quart étaient tous comblés à Cleveland, mais qu'on examinerait sa candidature pour 1956 s'il écrivait avant le début de la saison.Si la réponse de Brown n'avait pas offert ce maigre encouragement, la carrière de Unilas se serait peut-être arrêtée là.Et malgré tout, Unitas songea sérieusement à tout plaquer là et à entreprendre une carrière d'enseignant.Il avait un diplôme en éducation physique et en économie.Mais un ancien coéquipier de Louisville, Freddie Zanga-ro, lui suggéra de le rejoindre avec une équipe semi-professionnelle, les Rams de Bloo-mington.Unitas hésitait.Il était père d'un enfant et sa femme était enceinte.«Je ne voulais pas m'embar-quer dans le football jusqu'au point où je ne pourrais plus travailler ailleurs, raconte Unitas.Mais j'ai décidé d'investir un an dans le semi-pro, de façon à être en forme si Paul Brown m'invitait au camp.» Avec les Rams, Unilas joua sur des terrains jonchés de cailloux et de verre brisé.Et on le payait $6 par match ! S'il n'apprit pas grand'cho- sc, ce séjour endurcit son caractère et le prépara pour la NFL, l'année suivante.Mais ce furent les Colts de Baltimore, et non les Browns, qui le mirent sous contrat: pour $7000.Durant le camp d'entraînement, Unitas impressionna l'entraîneur Wecb Ewbank, qui le garda comme adjoint de George Shaw.Mais au quatrième match de la saison, Shaw se fractura une jambe et Unitas fut envoyé dans la mêlée.Ses débuts ne furent pas de bon augure.Sa première passe fut interceptée par J.C.Caroline, des Bears de Chicago, qui marqua un touché sur le jeu.A la séquence suivante, il entra en collision avec le demi à l'attaque Alan Ameche et échappa le ballon.Les Bears recouvrèrent et mar- 1958, il a mené les Colts de Baltimore au championnat de la ligue, lors d'une victoire dramatique de 23-17 contre les Giants de New York.Le match fut alors décrit comme «le plus grand jamais disputé».Il a aussi mené les Colts au titre de 1959, un triomphe de 31-16 sur les Giants, et à la finale de 1964, remportée 27-0 contre les Browns de Cleveland.A l'occasion des cérémonies du 50e anniversaire de la NFL, Unitas a été nommé meilleur quart-arrière de l'histoire de la ligue.Il fut ausi élu athlète de la décennie 60 par les journalistes sportifs des États-Unis.Au cours d'une carrière de 18 saisons \u2014 17 avec les Coïts, une avec les Chargers de San Diego\u2014 Unitas a complété 2 830 passes bonnes pour 40239 verges et 290 touchés, y compris un record d'au moins une passe de touché lors de 47 matchs consécutifs.Et en 1979, Unitas a été admis au Temple de la renommée du football à Canton (Ohio).par match querent un autre touché.Après le botté d'envoi, Unitas rata une autre remise, les Bears recouvrèrent à nouveau et marquèrent encore.Le match se termina par une défaite de 58-27 des Coïts, après que Unitas ait hérité d'une avance de 20-14.Ewbank défendit son jeune quart en invoquant qu'il n'avait pas eu assez d'entraînement avec l'unité offensive partante.La semaine suivante, Unitas était prêt et mena les Colts à une victoire de 28-21 sur les Packers de Green Bay.Il les conduisit à trois autres victoires et termina la saison avec le meilleur pourcentage de passes complétées jamais inscrit par une recrue, soit 55,6 p.cent.Il avait gagné le poste de quart numéro un, et le conserva durant 16 ans.« Johnny Unitas est l'un des grands quarts de l'histoire du football», déclara Sid Luck-man, un autre grand quart de l'époque.«11 était meilleur que moi, meilleur que Sammy Baugh, meileur que quiconque.» Raymond Berry, coéquipier de Unitas et, maintenant, entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, affirme: «Il savait instinctivement commander le bon jeu au bon moment.Je pourrais aussi vous parler de son calme de glace sous pression, de son féroce esprit de compétition et de son désintéressement total pour sa sécurité personnelle.» «Personne n'aurait pu prédire autant de succès à Unitas en 1955», a-t-il ajouté.Durant sa carrière, il mérita la plus haute admiration de ses coéquipiers.Lorsque Unitas réunissait son unité offensive autour de lui pour commander un jeu, «c'était comme être dans un caucus avec Dieu», devait affirmer le demi inséré John Mackey.La semaine prochaine: OJ.Simpson ', MONTRÉAL, MARDI 1er NOVEMBRE 1988 11' Impassibles Browns! C'est sur le terrain qu'ils ont répliqué aux Bengals d'après AP CINCINNATI ¦ Môme s'ils ont perdu contre les Browns de Cleveland dimanche, les joueurs des Bengals de Cincinnati sont toujours convaincus de leur supériorité.En les défaisant 23-16, les Browns ont intensifié la course au championnat de la division Centrale de la conférence Américaine.Ils ont également empêché l'offensive des Bengals de marquer un touché pour la première fois de la saison.Avant cet affrontement, les Bengals s'étaient motivés en se convaincant de leur supériorité sur les Browns.La victoire des Browns n'a pas altéré leur confiance.« Je ne suis pas abattu moralement à cause de cette défaite, a soutenu le quart-arrière Boomer Esiason.Je suis choqué parce que nous leur sommes de beaucoup supérieurs ».Le demi de sûreté des Bengals David Ful-cher, qui s'était moqué des Browns pendant l'exercice de réchauffement d'avant-match, a assuré que les Bengals l'emporteraient sur les Browns si ces deux équipes s'affrontaient lors de la ronde éliminatoire.« Cette défaite est difficile à encaisser.Nous (la défensive) avons tout donné.Nous avons assez bien joué pour vaincre n'importe quelle équipe de la ligue.Ils ne nous ont pas surpris, je suis assuré que nous allons leur botter le .la prochaine fois ».Minni qui?Cette arrogance des Bengals a stimulé l'adversaire.« C'est incroyable comment ce Fulcher peut être détestable, a souligné le secondeur Eddie Johnson des Browns.Il est venu nous narguer en se promenant derrière le banc de notre équipe avant le match.Il s'est avancé vers Hanford Dixon et Frank Minnifield, les deux demis de coin, et leur a dit: jappez les gars.Je veux constater si vous êtes coriaces ».À la suite du premier match entre les deux équipes, remporté par les Bengals, leur demi de coin Lewis Biilups avait affirmé la supériorité des demis défensifs des Bengals sur leurs vis-à-vis.Il s'était moqué de Minnifield en disant Minni qui?» Plus expérimentés, les Browns avaient résisté à la tentation d'alimenter le débat au cours de la semaine précédant le match.Ils vantaient plutôt l'excellence du jeu des Bengals.« Nous nous sommes dits: laissons les déclarations aux Bengals, concentrons-nous sur le match.Ce n'est pas mauvais d'être arrogants.Ça devient même une qualité quand on sait ménager ses commentaires ».La victoire est une revanche.Les Browns ne sont pas devenus arrogants pour autant.Le demi de coin Dixon réservait le même message à son rival Biilups.« Nous disputons une saison de 16 matches et non de huit.C'est maintenant que ça commence à devenir plus difficile.Plus sérieux.Nous le savons, nous l'avons déjà vécu.» Les Browns présentent maintenant une fiche de 6-3 et ils accusent un retard d'un seul match sur les Bengals (7-2).Les Oilers de Houston affichent également un dossier de six gains en neuf parties.Une course électrisante d'après UPI Le demi gner un polis, en ver.à l'attaque des Colts, Eric Dickerson, parvient à ga-premier essai, dès l'engagement initial, hier à Indiana-dépit du bloc de Simon Fletcher, des Broncos de Den- ph0t0 ap Dickerson inspire les Colts d'après AP Les Bengals de Cincinnati ont été arrogants envers les Browns de Cleveland, dimanche, et c'est leur quart-arrière Boomer Esiason qui a encaissé.Sur cette séquence, il est plaqué derrière la ligne de mêlée par l'ailier défensif Sam Claney.Les Browns ont réalisé 19 sacs a leurs trois derniers matches.photoupi INDIANAPOLIS ¦ En cette soirée de l'Hallo-ween et à l'occasion du premier match disputé un lundi soir à Indianapolis, les Coïts avaient réservé une magnifique surprise à leurs 60544 partisans.Ils ont pulvérisé les Broncos de Denver 55-23.Le demi offensif Eric Dickerson a étalé son grand talent dès le premier quart, marquant des touchés grâce à des courses de 12, 11 et une verge.Il a établi un nouveau record d'équipe en deuxième période avec un quatrième touché au sol à la suite d'une course en plein centre de 41 verges.Les Colts menaient alors 28-0.Avant la fin de cette période, Dickerson a franchi le cap des 1000 verges au sol en une saison pour la sixième fois de sa carrière, égalant le record de Franco Harris, des Steelers de Pittsburgh, et Walter Payton, des Bears de Chicago.Au cours de la première demie, Dickerson a amassé 112 verges de gain en 15 courses.Les Colts l'ont reposé en seconde demie.Avant la demie, les Colts ont inscrit deux autres touchés à la suite de passes du quart Garv Hogabooin à l'ailier espacé Billy Brooks et de son réserviste Chris Chandler à Clarence Ver-din en plus d'ajouter un placement de 31 verges de Dean Bia-succi.SAN FRANCISCO ¦ Il y a trois semaines, le quart-arrière Joe Montana s'est blessé aux côtes contre les Broncos de Denver et il a été remplacé par Steve Young.Affontant un vent défavorable, Young a risqué une longue passe et il a été intercepté.Ce revirement a prî* paré le placement victorieux des Broncos en prolongation.Lundi de la semaine dernière, Young a remplacé un Montana à bout de souffle lors des dernières minutes de jeu.Il a effectué une passe trop courte lors d'un quatrième jeu.Résultat, les Bears ont repris le ballon et contrôlé le jeu jusqu'à la fin du match.Young a amorcé le match de dimanche.Il a connu un match chancelant avant de réaliser une course de 49 verges pour uq touché alors qu'il ne restait q
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