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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-08-25, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 AOÛT 1988 Nouvelle vie pour Starmania: An 10, prise 4 La version parisienne, écourtée, comprend encore des Québécois dont Martine Saint-Clair DENIS LAVOIE Le 15 septembre, à Paris, re-re-première de Starmania, qui reprend vie sur scène pour In quatrième fois en dix ans (dont deux fois au Québec), dans une version encore écourtée, revue et corrigée par ses créateurs, Michel Berger et Luc Plamondon.Inspirés par leurs retrouvailles, le parolier québécois et le compositeur français ont même entamé une nouvelle création, « une commande assez prestigieuse d'une maison d'opéra en France, pour la saison 1990», a précisé Plamondon au cours d'un entretien téléphonique.Depuis deux semaines, celui-ci assiste aux répétitions de cette «quatrième version» de Starmania, avec une toute nouvelle distribution comprenant encore des Québécois, dont Martine Saint-Clair qui a été découverte au Québec dans cette oeuvre, et qui devrait se faire connaître en France, encore grâce à Starmania, comme le croit fermement Plamondon.«Avec chaque nouvelle version, deux ou trois interprètes voient leur carrière démarrer, a-joute le parolier.Or.tous les chanteurs (euses) ont une expé- rience de scène impressionnante, qu'il ne s'agisse que de Maurane (role de Marie-Jeanne).Mais ce ne sont pas des vedettes».Voilà une des différences de la production originale.Deuxième différence, alors qu'on jouait dans une immense salle, le Palais des Congrès (4 000 places), pour cette rentrée parisienne, on a choisi un théâtre centenaire, le Théâtre de Paris (1 100 places), où furent jadis créées des oeuvres d'Offcnbach.Production moins luxueuse, nouveaux arrangements avec beaucoup de synthétiseurs et d'ordinateurs, version écourtée (deux heures plutôt que les trois d'il y a dix ans, soit encore deux chansons de moins que la production québécoise de l'an dernier), nouvelles musiques d'enchaine-ment, nouveaux dialogues.«Les gens vont mieux comprendre et suivre l'histoire.Le show est éblouissant, avec le meilleur des éclairagistes et une production plus grosseque les deux du Québec», précise Plamondon.Une conjoncture favorable Les personnages seraient renforcés, la musique plus au goût du jour.«On l'a remonté comme si Une clinique de rajeunissement doit $450000 à Frank Sinatra Agence Francv-Prcsic SAN FRANCISCO ne clinique suisse a été condamnée à payer $450 000 a Frank Sinatra pour avoir faussement affirmé qu'il avait reçu un Frank Sinatra «sérum de jeunesse» à base de cellules de mouton.Une cour d'appel fédérale à San Francisco s'est déclarée compétente hier pour examiner la plainte de Frank Sinatra contre la clinique La Prairie de Montrcux et a confirmé un premier verdict rendu dans cette affaire en septembre 1986.«Le personnel de la clinique a fabriqué de toute pièce une histoire destinée à lier le nom de Frank Sinatra à leurs services» afin de se faire de la publicité, a déclaré le juge Dorothy Nelson.L'affaire avait éclaté après la publication en octobre 1984 d'un article dans l'hebdomadaire à sensation National Enquirer affirmant que le chanteur avait été traité à La Prairie avec un «sérum de jeunesse» à base de cellules de mouton destiné à ralentir le processus de vieillissement.Selon la cour, l'article avait été inspiré par la clinique.Frank Sinatra n'y avait jamais mis les pieds bien que celle-ci lui ait proposé ses services.La cour a attribué $350 000 au chanteur pour usage de son nom sans autorisation et $100 000 de dommages et intérêts.MIREILLE LACACÉ Trop bref, trop vite CLAUDE CINCRAS m nvitée à donner le neuvième et B avant-dernier récital de l'été à l'Oratoire, Mireille Lagacé avait partagé son programme entre deux sommets de la littérature d'orgue: Bach et César Franck.Si le «vieil ange belge» était bien représenté, en temps de récital et en densité musicale, la moitié Bach du programme eût bénéficié d'une autre oeuvre substantielle.Il est rare qu'on ait à se plaindre qu'un programme soit trop bref, mais tel était celui de Mireille Lagacé: l'organiste n'a fait qu'un peu plus d'une heure de musique et.bien que fort applaudie, elle n'a même pas donné de rappel.Au depart, ses tempi de base étaient en général un peu rapides et son jeu était souvent marqué d'une certaine allure expéditive.Dans les circonstances, la Toccata et Fugue en fa majeur, qui est pourtant une oeuvre assez longue, parut presque courte! Le groupe Franck manquait, à mon goût, de ferveur romantique.Pourtant, l'organiste donna de ces pages des lectures très en place et bien registrées.Même les chamades, choix qu'on pourrait trouver discutaille pour Franck, conféraient à cette musique une coloration presque moderne.Mireille Lagacé.qui avait joué ces trois mêmes Franck lors d'un récital au Casavanl de Saint-Iean- Baptiste en 1985, pouvait cette fois, grâce au Beckerath de l'Oratoire, leur donner un nouvel éclairage sonore, ce qu'elle fit (il suffit de comparer sa Pièce héroïque d'hier soir avec son enregistrement réalisé à S|B).Néanmoins, ses Franck manquaient hier soir de cette affection, de cette chaleur, de cette respiration qui font cette musique.Il faut donc attribuer à la trop grande brièveté du programme, d'une part, et à ce qui était presque de la précipitation, d'autre part, le peu d'impression laissé par ce récital.Comme en contradiction avec elle-même, Mireille Lagacé avait ouvert son programme avec les six chorals Schùbler (du nom de leur éditeur), dans lesquels elle s'était laissée aller à des rubatos qu'il faut bien qualifier d'excessifs.Bref, un récital visiblement préparé à la hàtc.Mireille Lagacé nous a donné pire dans l» Et le cinéma mondial?Il est, répond Lemelin, évidemment dominé par les États-Unis.« Les Français eux-mêmes ne réussissent pas à garder leurs films à l'affiche sur les Champs-Elysées, parce qu'ils font un petit cinéma de vedettariat nombriliste avec quelques vedettes comme Delon ou Belmondo.Ils n'ont pas évolué avec le cinéma.Vous devriez voir le nombre de gens qui vont aux films américains traduits.Tout comme ils achètent maintenant plus de romans américains traduits que de livres français.» Le message et l'authenticité Ce qui lui plaît dans un film?La rigueur, le message et l'authenticité.Ces qualités, va-t-il les chercher dans les films qu'il aura à juger?« Avant tout, je veux être émerveillé, je ne demande pas d'autre chose.Au cinéma, je suis un enfant.Je ne suis pas géné de pleurer si c'est triste.Et je ris, et j'aime ça être avec quelqu'un à qui je tiens le bras pour dire : regarde comme c'est beau! Cette émotion, il faut qu'elle vienne d'un message d'une très haute qualité professionnelle.» S'il n'a pas l'occasion d'aller souvent au cinéma, Roger Lemelin évite la « cochonnerie qui se présente souvent » mais ne rate pas les beaux films qu'on lui signale.Ceux qu'il a aimés récemment : The Whales of August avec Bette Davis, les Yeux noirs avec Marcello Mastroianni, la Couleur pourpre de Spielberg.S'il a répondu à l'appel de Losique, c'est qu'il est un peu du métier (il a écrit avec Gilles Carie le scénario des deux séries des Plouffe).« Et je m'ennuie, un petit peu.» Ce n'est pourtant pas le travail qui manque.Il va publier chez Stanké en septembre un livre auquel, dit-il, il a travaillé très fort.Ça s'appelle Autopsie d'un fumeur.Et il termine avec Gilles Carie un scénario sur la Corri-veau.« Je suis convaincu qu'elle a été une victime, comme les sorcières de Salem.Victime des Anglais qui ont voulu faire un exemple pour faire plaisir aux curés qui détestaient cette petite fille-là qui avait un don.» Le tournage devrait commencer au courant de l'hiver.Le film pourrait être prêt pour le prochain Festival des films du monde.t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 AOUT 1988 LE 12e FESTIVAL DES FILMS DU MONDE L'année des stars : Birkin, Bujold, Barrault, Moreau, Miou-Miou et les autres LUC PERREAULT Les trois B \u2014 |ane Birkin, Geneviève Bujold et Marie-Christine Barrault \u2014 sont en ville.D'autres vedettes arrivent,, certaines connues, d'autres moins.Susan Ans-pach, bien sûr, présidente du.jury.Mais aussi Jeanne Moreau, Marushka Det-mers, Miou-Miou chez lès femmes ; Robert Stack, Dizzy Gillespie, Sashi Kapoor chez les hommes.Sans oublier les réali- sateurs et les producteurs.Jusqu'au 4 septembre, Montréal va connaître son défilé annuel de célébrités du 7e Art.Accompagnant Alan Rudolph et The Modems, tourné' comme on le sait à Montréal, Geneviève Bujold a accepté de participer aujourd'hui à une conférence de presse, sa seule apparition officielle de tout lé festival, dit-on.Entre-temps; Jane Birkin fera elle aussi son apparition*-dans le voisinage du Méridien.Elle vient pour deux films présentes dans la section l.lors-concours.Kung Fu Master d'Agnès Varda ( elle aussi à Montréal ) et Comédie de Jacques Doil-lon.Quant à Marie-Christine Barrault, elle accompagne elle aussi la réalisatrice d'un film, en l'occurrence Charlotte Silvers ( Prisonnières ).Déjà la liste des premiers invités s'allonge.Chez les acteurs, deux grands noms du cinéma indien, Sachi Kapoor et Saeed Jaffrey, viendront présenter le film de Nicholas Meyer, The Deceivers.Chez les actrices, on note les noms de quelques nouvelles venues du cinéma français comme Joëlle Miquel et Jessica Forde ( Quatre aventures de Reinette et Mirabelle de Rohmer ) et Eva Ionesco ( L'Amoureuse de Jacques Doillon ).Outre ceux mentionnés plus haut, plusieurs réalisateurs ont déjà confirmé leur présence.Parmi eux, on relève les noms de Mira Nair (Salaam Bombay), Jean-Claude Brjsseau ( De bruit et de fureur), Margarethe von Trotta ( Les Trois Soeurs ), Marco Bellochio ( La Sorcière ), Michel De ville (La Lectrice), Claude Sautet C Quelques jours avec moi ), Fer- nando Solanas (Le Sud), Danielc Cachette ( Domani Accadra ), Jeanne M&-brune ( De sable et de sang ), Victor jgjj-nenzon ( Abierto de 18 a 24) et Picwc Boutron ( Les Années Sandwiches ).Mais de nouveaux noms continue^© s'ajouter, certains connus comme Jean Rouch, Dusan Makavejev ou Helma Sari-ders-Brahms, d'autres un peu moins commeTadeuszChmielewski (qui a fait sensation au dernier Festival Cannes ).Pas de doute possible : 1988 sera l'année des stars et des grands noms.Keith Carradine dans The Modems.The Modems La modernité contrariée LUC PERREAULT Paris 1928.La bohème américaine fréquente ses cafés préférés.Gertrude Stein et Alice B.To-klas tiennent salon.Un transfuge du journalisme, un certain Hemingway, toujours ivre, vient de publier Le soleil se lève aussi, regard déjà amer sur cette faune de déracinés.Mais le héros de cette histoire a pour nom Nick Hart.C'est un dessinateur hors pair.Américain, of course.Pour gagner sa croûte, en attendant la gloire, il fait des caricatures.La chance se présente en la personne de Nathalie de Ville.Celte riche Américaine en instance de divorce lui commande des copies de trois peintures \u2014 dont un Modigliani \u2014 qu'elle compte subtiliser au mari.Autour de cette commande, le destin de Nick Hart va se jouer.Avec The Modems, Alan Rudolph réalise un réve qu'il caressait depuis douze ans.Évoquer la présence américaine dans le Paris de l'entre-deux-guerres constituait un pari de taille.Mais je doute que ce film satisfasse lés trois publics auquel il semble naturellement destiné : l'américain, le français et lé québécois.Le public américain sera sans doute gêné par l'abondance de dialogues en français.Les Français risquent de ne pas retrouver leur Paris des années 20.Seul peut-être le public québécois pourrait y trouver son compte puisque ce film tourné à Montréal a fait appel à un grand nombre d'artisans et comédiens d'ici.Pourtant, quand Geneviève Bujold ouvre la bouche, on s'attendrait à entendre une Parisienne, ce qui n'est pas tout à fait le cas.Seule Géraldine Chaplin semble avoir trouvé le ton qui convenait.Mais il y a encore plus grave.Le film souffre de longueurs, comme si le monteur n'avait pas fait complètement son travail.À côtés de trouvailles \u2014a la présence de Charlélie Couture en est une \u2014 The Moderns s'enfonce dans les clichés.Dans Choose Me, un des meilleurs films de Rudolph jusqu'ici, le réalisateur avait su trouver le rythme incisif qui convenait.On se serait attendu ici à quelque chose d'un peu plus moderne.Aujourd'hui à II h au Parisien 2 et à 21h au Port-Royal Joëlle Miquel et Jessica Forde Quatre aventures de Reinette et Mirabelle Reinette et Mirabelle: la fille de la ville et la fille des champs ¦ Reinette, c'est la fille des champs.Mirabelle la fille de la ville.En quatre sketches, on apprendra beaucoup de choses sur ces deux jeunes filles.Elles vont d'abord faire connaissance puis devenir amies.Ensuite, elles vont guetter ensemble l'heure bleue ( la minute de silence avant l'aube ) ; elles vont souffrir de l'impolitesse d'un garçon de café ; elles vont faire la leçon à un propriétaire de galerie, etc.Rohmer s'est probablement beaucoup amusé à broder autour de ce thème.C'est une oeuvre en mineur, bien sûr, mais pas nécessairement une oeuvre mineure.Il y a dans ces sketches l'essence même de l'art rohmérien.Mais, par-dessus tout, on ne s'y ennuie jamais.De film en film, Rohmer semble peaufiner son art.Il atteint ici la perfection.Aujourd'hui a 21 h 10 au Parisien I.Une courte séance de photos avant de passer aux choses sérieuses: derrière le comédien Robert Stack on distingue trois mem- bres du jury.Dans l'ordre: Roger Lemelin, Franco Mannino-et Andréi Smlrnov.photos michei gravel, u prme The Stick et Stack donnent le coup d'envoi ACNES GRUDA Le grand marathon de la pellicule a démarré hier soir à Montréal, sur des images d'hélicoptères militaires survolant des collines.Le premier des 25 longs métrages en compétition, The Stick, du Sud-Africain Darrell Roodt, a donné le coup d'envoi du 12e Festival des films du monde, qui se poursuivra jusqu'au 4 septembre à la Place des Arts et dans les salles du cinéma Parisien et du complexe Desjardins.The Stick était précédé par un court métrage canadien.Nocturnes, de François Aubry.C'est le comédien américain Robert Stack, l'une des rares ve- dettes que l'on ait pu apercevoir hier entre les noeuds papillon et les robes de gala des invités, qui a déclaré le festival officiellement ouvert.luste avant, le réalisateur Darrell Roodt et cinq des huit membres du jury sont brièvement montés sur la scène du théâtre Màisonneuve, au bras d'une accompagnatrice.Le temps que les photographes fassent clic-clic et c'en était fini des mondanités.En raison du retard de 75 minutes d'un vol Toronto-Montréal, la présidente du jury, l'actrice américaine Susan Anspach, n'a pas pu assister à la cérémonie d'ouverture.Le réalisateur espagnol Gonzalo Suarez, qui fait également partie du jury, a quant à lui été retenu par un tournage.mais il sera bel et bien là aujourd'hui, nous a-t-on rassurés.Les autres membres du jury sont : Luis Carlos Barreto, producteur brésilien; Claude Bcylie, critique français; Nebojsa Djukelic, critique et réalisateur yougoslave; Franco Mannino, auteur ét musicien canadien; André Smirnov, cinéaste soviétique longtemps interdit; et Roger Lemelin.Les amateurs de stars ont dû rester sur leur faim, hier l'assistance en comptait bien peu.Outre Robert Stack et Darrell Roodt, on a pu apercevoir le cinéaste québécois Claude Gagnon (dont le film The Kid Brother avait gagné le premier prix de la sélection officielle l'an dernier), la comédienne Mireille Deyglun, sans oublier la ministre des Affai- res culturelles Lise Bacon et le maire de Montréal Jean Doré.uv> C'est donc parti.Récapitulons: durant les onze prochains jours, les cinéphiles auront le choixjej)'-tre les 25 films de la compétition officielle, une soixantaine de films Hors concours, une dixaine de films yougoslaves (pays enjje-dette) et autant de films de la section Cinémas d'Amérique latGE.À cela s'ajoutent les quelque^ÇÙ films du volet Cinéma d'aujourd'hui et de demain, et la trentaine de films canadiens, courts métjQj-ges compris.Enfin, il y a la rétref-spective Antonioni et quatre films du Soviétique André Srhir-nov.\u2022 ' Au total, ça fait près de 360 films si l'on compte les courts métrages, les films d'étudiants et.les films pour la télévision.Le président du FFM, Serge Losique, s'entretient avec la ministre des Affaires culturelles Lise Bacon.Le cinéaste Claude Gagnon ( The Kid Brother) et sa femme Yuri Yoshimura-Cagnon assistaient à la cérémonie d'ouverture.« L'affaire Boulad » menace le prix de la critique internationale AGNÈS CRUDA Le prix de la critique internationale, attribué depuis deux ans dans le cadre du Festival des films du monde, risque de faire relâche cette année.L'Association québécoise des critiques de cinéma (AQCC) menace de retirer ce prix si les organisateurs du Festival persistent à ne pas vouloir accréditer le journaliste Bernard Boulad, de la revue Voir.M.Boulad «couvre» le festival depuis cinq ans, il est vice-président de l'AQCC et doit justement faire partie du jury du Prix de la critique., Tous les autres membres du jury, dont des journalistes venant de l'extérieur du pays, ont été dûment accrédités, a indiqué le président de 1'AQCC, M.André Roy.Dans un communiqué diffusé hier, M.Roy «proteste énergiquement contre cette décision injuste et injustifiée».Il ajoute que les raisons données par le bureau de presse du Festival pour justifier le refus \u2014 soit la limitation du nombre de journalistes accrédités \u2014 lui paraissent oiseuses, et que toute cette histoire remet en question le Prix de la critique.«Si ce refus est relié à un article critique paru dans la revue MTL sur l'organisation des jurys à ce festival, c'est alors toute la liberté de presse qui serait remise en cause», affirme M.Roy.Joint au téléphone, il a précisé que le Prix de la critique ne sera tout simplement pas attribué si M.Boulad n'obtient pas son accréditation.«L'affaire Boulad» fait aussi des vagues parmi les distributeurs de films.Après Irène Lowey, d'Alliance Vivafilm, qui s'était étonnée de cette décision lundi, c'était au tour hier de M.Didier Faré, des Films Key Largo, de faire part de son indignation.«le désapprouve totalement l'attitude de M.Losique», a dit M.Faré.qui avait l'intention de profiter de la réception d'ouverture, hier soir, pour faire changer d'avis le président du Festival, M.Serge Losique.Si ce dernier devait demeurer intraitable, M.Faré envisage d3 retirer le film Bagdad Café, qui connaît actuellement un bon succès à Montréal, de la programmation du prochain festival de Québec.La Fédération internationale de la presse de cinéma, dont le secrétaire général, Klaus Eder, vit à Munich, avait l'intention elle aussi de protester par lettre auprès de M.Losique, a fait savoir hier soir le directeur de la revue Voir, M.Bernard Faucher.Un autre journaliste, M.Robert Léves-que, du Devoir, a failli hier connaître le sort de M.Boulad, après qu'on lui eut.refusé l'accréditation pour les mêmes motifs de rationnalisation des effectifs journalistiques.Le cas de M.Lévcsquc a cependant été sauvé in extremis, à la suite de l'intervention personnelle du rédacteur en chef du journal, Paul-André Co-meau.Du côté de l'organisation du Festival, on maintenait hier la thèse selon laquelle le refus d'accorder une accréditation à Bernard Boulad est justifié par la nécessité de réduire le nombre de journalistes pour laisser plus de places au grand public. E 4 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 25 AOUT 1988 Créations jeunesse en péril Presse CanadienAe M L'équipe du Festival de créations jeunesse, qui accueille l'expression artistique des I2-18 ans, craint d'avoir à renoncer à l'événement annuel avant de tenir le neuvième, prévu pour juin 1989.Guy Boulanger, de l'organisme Oxy-Jeunes, a annoncé que le festival lançait un appel à l'aide au premier ministre Bourassa, responsable du dossier jeunesse au gouvernement.Oxy-Jeunes a besoin de $300 000 par an pour monter ce festival: «Nous pouvons aller chercher les deux tiers auprès des commanditaires et en autofinancement.Au gouvernement de faire sa part pour l'autre tiers, qu'il se joigne aux entreprises privées, syndicats et particuliers qui nous soutiennent», a ajouté M.Boulanger.« Après huit ans d'existence, Oxy-Ieunes n'est pas encore officiellement reconnu par le gouvernement», déplore-t-elle.En huit festivals, tenus dans des polyvalentes de la métropole, l'événement a donné à voir les oeuvres, les spectacles et créations de quelque I0 000 jeunes québécois.===== ^ ' ^ ¦¦¦ -&jii\\|Uwft\\N*H.fîi) VERSION 0.ANGLAISE À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! LOEWS © JM STE CATHERINE 0 6tl HUJ l Art DO«V*l MHM6,, DORVAL E D D I E^MURPHY G1\" Prince de Zamunda cherche femme idéale.À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! l SU CATHtmlt I M» OW'J V.mRAMOlMPICTlIlt.-J GREENFIELO PARK ST9BOLX USCMCRCAU m rirv rVERSAILLES ® FAMILY (THE) Cineplex (4): 13 h 15.16 h 15.19 h.21 h 35.FILLCS DE FERMES Commodore: des 18 h.FISH CALLED WANDA (A) Loew S (2I: 12 h 15, 14 h 55, 16 h 55.19 h 15, 21 h 35.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 50.Westmount Square: 19 h 05.21 h 20.FRERES MOZART (LES) Cineplex (1): 13 h, 15 h 10, 17 h 20, 19 h 30.21 h 40.GRAND BLEU (LE) Berri (41: 12 h 45, 14 h 45, 17 h.19 h 15, 21 h 30.Brossard (1):19 h 15.21 h 30.Chateauguav (1): 19 h 15, 21 h 15.Cinema de Montreal (2): 17 h 10, 19 h 10, 21 h 10.Cine-Parc Chateauguav (3): des 19 h.Cinê-Parc Laval (4i: des 19 h.Cine-Parc St-Hilaire (1): des 19 h.Cine-Parc Tracv (2): des 19 h.Cine-Parc Vaudreuil (1): des 19 h.Jean-Talon: 19 h.21 h 30.Laval 2000 (11:19 h 15, 21 h 20.CREAT SEXPECTATIONS L'Amour: 12 h 20,15 h 20.18 h 20, 21 h 20.GRENOUILLE ET LA BALEINE (LAI Astre (4): 13 h, 14 h 40,16 h 20,18 h.Berri (1): 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15, 19 h 15, 21 h 15.Carrefour Laval (6): 19 h 20.Cinema de Montréal (1): 12 h, 13 h 50, 15 h 35.Cine-Parc Laval (2l: des 19 h.Ciné-Parc St-Hilaire (2): des 19 h.Dauphin (2): 18 h 15.Longueuild): 19 h 30.Paradis (3): 19 h.INSOUTENABLE LEGERETE DE L'ETRE IL) Complexe Desjardins (3): 13 h 20, 16 h 40, 20 h.JEUX AMOUREUX CHEZ LA COMTESSE Commodore: des 18 h.JOURNAL INTIME D'UNE JEUNE FILLE Bijou: 11 h 15,13 h 30.16 h 25.19 h, 21 h 35.LAST EMPEROR (THE) Cineplex (8): 13 h.16 h, 20 h.LAST TEMPTATION OF CHRIST Place du Canada: 13 h, 16 h, 19 h, 22 h LIAISON FATALE Cinema de Montreal (2): 21 h 10.LICENSE TO DRIVE Chateauguav (2): 19 h 15.Cinê-Parc St-Eustache (3): des 19 h.MAC AND ME Astre (11:13 h, 14 h 45.16 h 30.Place Alexis Nihon (3): 12 h 40,15 h, 17 h 10, 19 h 20.Pointe-Claire (S): 12 h 45.14 h 50.16 h 55.19 h.MARRIED TO THE MOB Astre (1): 18 h 15.20 h.21 h 4S.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 30.Carrefour Laval (2): 19 h 10, 21 h 30.Cinema Egyptien (3): 13 h.15 h 10.17 h 15.19 h 20.21 h 35.Place Alexis Nihon (2): 12 h 15, 14 h 30, 16 h 45.19 h, 21 h 25.Pointe-Claire (11: 12 h 50, 15 h, 17 h 10, 19 h 20.21 h 30.MIDNIGHT RUN Astre (41: 19 h 45.22 h.Bonaventure (2); 19 h, 21 h 30.Decaried): 19 h, 21 h 30.Faubourg Sainte-Catherine 12): 13 h 30.16 h 10.19 h, 21 h 25.Pointe-Claire (4): 12 h.14 h 30, 17 h, 19 h 30, 22 h.MISSION SAUVETAGE Laval (4): 13 h.15 h 10, 17 h 20, 19 h 30, 21 h 40.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 40.Versailles 13): 12 h 45, 14 h 50, 17 h 05, 19 h 10.21 h 25.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 35.MONKEY SHINE Place Alexis-Nihon (3): 21 h 30.NIGHTMARE ON ELM STREET (41 Dorval (2): 13 h 10h.15 h 10.17 h 10.19 h 10, 21 h 10.Palace (2): 12 h 45.14 h 50, 16 h 55, 19 h, 21 h 05.Dernier spectacle ven., sam.: 23 h 10.PETIT BON.HOMME Berri (5): 12 h 45, 14 h 45, 17 h, 19 h 15.21 h 30.Carrefour Laval (4): 20 h 05, 22 h 15.Longueuil (1): 21 h 30.PETITES HISTOIRES INTIMES Carré Saint-Louis: 14 h 05.18 h, 21 h 45.PLAISIRS JOUISSANCES Bijou: 10 h, 12 h 30,15 h 05,17 h 40,20 h 15.POLTERGEIST (111) Ciné-Parc St-Eustache (1): dés 19 h.Saint-Denis (3): 12 h 50, 15 h, 17 h, 19 h 10, 21 h 20.PORTES TOURNANTES (LES) Cremazie: Ven.: 13 h.15.15 h 25, 17 h 30.19 h 30, 21 h 30.Lun., mere, jeu.: 19 h 30.21 h 30: mar.: 13 h 15, 15 h 25, 17 h 30.19 h 30.21 h 30.Longueuil (21:19 h 15, 21 h 15.Paradis (11: 20 h 45.POUSSIERE DANCE Complexe Desjardins (2): 13 h, 15 h, 17 h, 19 h, 21 h.PRESIDIO (THE) Laval (5): 12 h 50, 14 h 50, 17 h, 19 h 10, 21 h 20.Loews (SI: 12 h45.15 h, 17 h 15.19 h 30, 21 h 45.Dernier spectacle, ven., sam.: 23 h 45.Versailles (5): 13 h, 15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 35.Dernier spectacle ven.sam.: 23 h 40.PROVISEUR (LE) Cine-Parc St-Eustache ISh des 19 h.OUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT Cine-Parc Joliette: au crépuscule.Greenfield (2): 12 h, 14 h 15, 16 h 35, 19 h, 21 h 25.Laval (2): 12 h 20.14 h 40.17 h.19 h 20, 21 h 40.Parisien (1): Du ven.au mere: 12 h 20, 14 h 40,17 h.19 h 20, 21 h 40.Versailles (1): 12 h 25.14 h 45, 17 h 05.19 h 20.21 h 35.RAMBO III Cinéma de Montréal (1) : 17 h 30, 21 h 15.Cine-Parc Laval I3I: des 19 h.Omega (2): 19 h 30.Paradis (21:19 h 10.Vous rirez à en perdre les sabotsl BOB GOLDTHWAIT DABNEY COLEMAN DON THE HORSE hot TO ¦wot VERSION O.ANGLAISE ffl[R BROS tali IffiillSOiPlîKIM 1)01101801 BOB60L0KW1 WWWitB J;W UtTZLtft and Wfji*Ef u).EUit.teicHïWEifmi co-ftota mmm s»»iw sto &m s wm xwjw zm> hm i-^tl-i^^L^itPrfSS r;::.:=:t.ï:&, :?:¦::< Vï&lVë À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! -nn cmxwy sfidio - 6- ïf PALACE © ItWSTt CATHERINE 0 666 6W1J DORVAL 260An DOBVAl «.un film qui commande le respect, tellement puissant, superbement interprété.il me tarde de revoir BETRAYED.un film puissant.il mérite 10 et plus.» -Can- Franklin.H1BC-TV LOS ANGELES «.un thriller à saveur politique, qui se transforme en un véritable traitement de choc cinématographique.Debra Winger et Tom Berenger v sont tout simplement sublimes.» \u2014Re\\ Reed.A T THE MOVIES «Étourdissant, choquant! Un thriller de toute première classe.la nouvelle oeuvre d'un cinéaste hors pair! -Mm Lt om sst -i K: «u v il h s DEBRA WINGER TOM BERENGER betrayed tCOSTA-GAVRASiiiM VERSION O.ANGLAISE UNITED ARTISTS'\" IRWTX WINKLER.DFBHAWlM.rK l()\\l III RINf.LR .COSIA-GAVRAS.BETRAYED |OH\\ HEARD JOHN MAHONEY .,\" .',.|f ISZTIRHAS HAL W POLAIRE ¦ .\"Bill.CON'TI \" : v.rvrRim vo\\ bran'DENSTEIn ¦\u2022 ', |ol ESZTERHAS '.IRKIV U1NKIIR '\u2022 ttCOSTA-GAVRAS À L'AFFICHE DÈS DEMAIN! 31.W.(Al PRESENTE PAR et en anglais aux PALACE et DORVAL LOEWS\t .ÏMSTl CA1HERINI 0\trv i :Vous! AL li' M'ircl est cnloui i-nirr Ir savoir el le désir.Le Grand Bleu The Big Blue Bcrri, Jean-Talon, Brosiard, Odèon La»al, Montréal et aui ciné-parc! Laval, Chateauguar, Vaudreuil, Tracy cl Saint-Hilaire.MICHELLE PFEIFFER Married to the Mob VERSION ORIGINAL* ANOUISI Place aleili-Mihon, Egyptien.Pointé-Claire, Carrefour Laval et Astre.BALLY Economies pour la rentrée en famille POUR ENFANTS f\\f\\ Parkway Rég.40 S jjM Vf Anja Rég.45 $ Maintenant JbW Maintenant Un vaste assortiment d'autres marques de chaussures également offert pour le Retour à l'école.POUR Économies incroyables sur PAMES les chaussures tout-aller.Rég.125 S à 140 S Maintenant POUR Économies automnales extraordinaires HOMMES sur les chaussures sport pour ~ hommes.Rég.100 S à 160 S Maintenant 95$ 34 95$ 7995\\8&5* 7495$ 124 BALLY Place Montréal Trust «
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