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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-06-08, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 1988 Après le vote de i'ontario, ie syndicat veut négocier mais Steinberg veut vendre Les ventes ont chuté de $4 à $5 millions nar wma/no LAURIER CLOUTIER M près le vote favorable de l'On-àWm tario, le Local 500 des TU AC, au Québec, est toujours prêt à négocier mais Steinberg maintient, pour l'instant du moins, son scénario de tout vendre.C'est la situation paradoxale dans laquelle se retrouve le troisième géant de l'alimentation du Québec et ses 10 000 employés, dont quelque 8 900 affiliés aux Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce.Le porte-parole québécois du syndicat, François Lauzon, assure qu'il ne négocie pas actuellement avec Steinberg.«La compagnie n'a jamais négocié d'ailleurs avec le syndicat».Elle s'est contentée de présenter un document, par dessus la tête du Daniel Johnson Il n'existe aucun plan de privatisation de la SAQ Presse Canadienne QUÉBEC Le ministre de l'industrie et du Commerce Daniel Johnson et son collègue délégué à la Privatisation Pierre rortier affirment qu'ii n'y a aucun plan à court terme de privatisation de la Société des alcools du Québec.Ils réagissaient hier aux informations diffusées par Radio-Canada indiquant qu'un plan de privatisation est actuellement en préparation.« 11 n'y a rien au ministère de l'Industrie et Commerce, rien à la SAQ, et rien au Conseil exécutif en ce qui concerne la privatisation de la SAQ à brève échéance.Lorsqu'il y a velléité de privatisation, le gouvernement forme un comité conjoint où siège le ministre de la tutelle, le ministre délégué à la Privatisation et c'est public.À ce moment-ci, rien de la sorte n'est en marche», a déclaré hier M.Johnson, qui admet par ailleurs que la privatisation de la SAQ fait partie du programme de son parti.Les informations auxquelles référaient Radio-Canada s'appuient sur le contenu d'un document que s'apprête à publier le ministre délégué à la Privatisation.Le document trace le bilan des réalisations du gouvernement en matière de Privatisation et établit les perspectives de cessions au secteur privé, dont la SAQ.Au bureau du ministre For-tier, on indiquait hier que «rien n'est en branle» en ce qui a trait à la SAQ.M.Fortier n'a reçu aucune offre, ajoutait-on.Quant au document, il sera rendu public dans les prochaines semaines.syndicat, prévoyant des coupures de salaires de $20 millions, que ses employés québécois ont rejetées de façon éclatante, dans toutes les régions, dans des proportions variant de 85 à 100 p.cent, à Val D'Or.«Ce document, c'est la pire fumisterie qu'on ait jamais vue.Demander un tel recul après 20 ans de travail.Prêts à négocier n'importe quand «Mais on est toujours prêt à rencontrer Steinberg dans un cadre normal de négociations.« Les TU AC accepteraient de s'asseoir pour négocier ce dont la compagnie a besoin.Mais qu'elle commence par nous expliquer ses attentes».Pour l'instant, affirme François Lauzon, les membres sont pleinement satisfaits de leur convention qui ne se termine que le 21 septembre.Mais les deux parties peuvent commencer à renégocier 90 jours avant son expiration, tel que le prévoit la loi.«Si Steinberg croit qu'elle peut arrivera un compromis, qu'elle convoque une ronde de négociations», rajoute François Lauzon.Steinberg planifie cependant de vendre tous ses supermarchés, le plus rapidement possible, après les votes négatif et positif des employés du Québec et de l'Ontario.Son offre était finale.La possibilité d'une ronde de négociation de la dernière chance avec le Local 500 des TUAC du Québec fut toutefois évoquée, au lendemain du vote ontarien de dimanche.«Ludmer ne veut pas vendre» Irving Ludmer «ne veut pas vendre.J'en suis sûr», affirme Martin Kaufman, analyste spécialisé de la maison de courtage Nesbitt Thomson, qui connaît bien le président de Steinberg.Ce dernier fut le fils spirituel du fondateur, Sam Steinberg, et depuis deux ans, il travaille à la rationalisation des activités du troisième géant de l'alimentation québécoise.Mais ce sont les principaux actionnaires, les trois soeurs Steinberg, Mmes Dobrin, Cobrin et Alexander, qui seules peuvent trancher la question.«C'est leur vie» Lourde tâche car de l'ambivalence persisterait aussi au niveau de la famille.«Ce sont leur père et leur grand-père qui ont fondé Steinberg.C'est leur vie.Soudain il faudrait tout vendre», explique Martin Kaufman.Le scénario de rationalisation et de démantèlement se poursuit donc rondement mais tout le monde s'assure aussi de prendre le temps de trouver la bonne solution.Dans ce contexte, une ultime ronde de négociation avec le Local 500 du Québec n'est pas impossible.Si Steinberg et le syndicat québécois en arrivaient à un compromis, les supermarchés ne seraient pas vendus, ni au Québec, ni en Ontario.Mais les chances sont minces, reconnaît Martin Kaufman.Steven Holt, du courtier Midland Doherty, s'attend à la vente de tous les supermarchés, un de ces jours.« Le vote favorable a rendu les magasins ontariens plus attrayants pour les acheteurs».Steinberg ne peut toutefois vendre ses supermarchés québécois et conserver ses ontariens.Son pouvoir d'achat se verrait coupé de plus de moitié.Il se retrouverait surtout dans la paradoxale situation de conserver son centre de distribution à Montréal pour approvisionner ses supermarchés ontariens.Chute des ventes Par ailleurs, citant le président du syndicat Tom Kukovica, la Presse Canadienne rapportait hier que les ventes hebdomadaires de Steinberg ont chuté de $4 à $5 millions, passant d'une moyenne de $27 à $29 millions â un chiffre se situant entre $23 et $24 millions.« Les consommateurs n'aiment pas magasiner dans un endroit où le moral est au plus bas et où les employés n'ont pas l'air contents», a dit M.Kukovica.La directrice des relations publiques chez Steinberg, Mme Claude Durand, a reconnu comme justes les estimations syndicales sur la chute des ventes.Mme Durand a également souligné que l'entreprise annoncera d'ici quelques jours la fermeture de cinq autres magasins â Montréal.Frais bancaires : consommateurs et banquiers sont aux antipodes MIVILLE TREMBLAY Mfc e façon prévisible, banquiers et V consommateurs ont accueilli très différemment les recommanda-lions du comité des Communes sur les frais bancaires.Selon M.Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, le comité des Communes «n'est«pas allé au fond des choses» et ses recommandations sont «très surprenantes et excessives».Il explique que la tarification des services est une façon de répartir les coûts d'opération en fonction des demandes et des exigences variées de la clientèle.«Dans le passé, nous n'avions pas de frais de service et parmi nos membres, ceux qui ne faisaient pas beaucoup de transactions nous ont demandé pourquoi ils devaient payer du personne! auditionne! pour servir les quelques personnes qui font 150 chèques par mois», affirme M.Béland.Ce dernier estime que les caisses doivent améliorer leur transparence et simplifier leur tarification.Mais dans le Mouvement Desjardins, il appartient au conseil de chaque caisse de prendre ces décisions.Parce que la situation varie beaucoup d'une caisse à l'autre, M.Béland juge «ridicules» les chiffres avancés par le président de l'Association des banquiers canadiens, M.Robert Macintosh.Se basant sur une étude réalisée par les vérificateurs Coopers & Lybrand, ce dernier a prétendu que le prix médian pour un ensemble de quatorze services est presque trois fois plus élevé dans les caisses que dans les banques.Des annonces, publiées dans les journaux par l'Association des ban- quiers, reprennent ce même argument.«Ces chiffres ne proviennent que de deux caisses et incluent des services qu'elles n'offrent même pas», réplique M.Béland.Utilisant une autre base de comparaison qui comprend toutes les caisses populaires, M.Béland affirme que Desjardins tire 59 cents en frais de service pour chaque $ 100 d'actif, tandis qu'en moyenne, les banques en tirent $1,04.M.Béland soutient également que si le gouvernement impose une réduction de certains frais administratifs, les institutions financières devront se refaire en versant des taux moins généreux sur les dépôts et en exigeant des taux plus élevés sur les emprunts.Banque Nationale «Le comité va beaucoup trop iolrîîï rciaCaaôriî Âiidré B^rûrd président et chef de la direction de la Banque Nationale.D'ici deux mois environ, la Nationale dévoilera une nouvelle politique de tarification, incluant notamment une façon plus simple et plus efficace de communiquer l'information à sa clientèle, ainsi que de nouveaux forfaits personnalisés comprenant une gamme de services.Ce que propose le comité, soutient le banquier, c'est «d'innonder d'information le consommateur.Cela ne l'aidera pas et coûtera plus cher.» Selon lui, les banques n'ont pas plus à fournir de services gratuits que ne le font les gouvernements pour le transport en commun ou pour les postes.De toute façon, toutes les banques offrent déjà des comptes de base avec un minimum de services gratuits.En revanche, M.Bérard est d'ac- cord avec la proposition d'un ombudsman pour aider à régler les problèmes particuliers, mais à condition que cela se fasse de façon souple comme en Angleterre.Consommateurs Pour sa part, le Service d'aide au consommateur, un organisme bénévole basé à Shawinigan, est heureux des positions du comité, qui a repris plusieurs de ses recommandations, affirme sa présidente et directrice, Mme Madeleine Plamondon.Avec une première étude sur les frais bancaires réalisée il y a deux ans, le Service fut l'un des premiers organismes à lancer le débat public sur cette question.Mme Plamondon aurait cependant souhaité qu'au lieu de l'om-budsman, on ait recommandé la création d'un comité d'arbitrage comprenant des représentants des consommateurs* Elle souhaite également que tous les taux soient affichés, et pas seulement les 37 qui sont les plus utilisés.«Cela aura un effet dissuasif sur les banques, si elles doivent afficher en gros caractères 66 services», soutient Mme Plamondon.Par ailleurs, elle est surprise par le ton virulent de M.Macintosh, qui «montre son vrai visage».«Ce n'est pas un bon porte-parole, quand il dit que le rapport n'est qu'un déchet», affirme-t-elle.Certaines banques comme la Royale et la Banque de Montréal n'ont pas une position aussi rigide, car elles ont commencé à bouger.Mme Plamondon est prête à accepter des taux d'intérêt moins généreux pour obtenir certains services gratuits.«Mais je ne suis pas certaine qu'il y aura de si grosses répercussions sur les taux», déclare-t-clle.Comparez les frais\tCOMPTE-CHEQUE\t\t\t\t\t\t\t\t\tCompte-épargne à intérêt quotidien\t\t\t \t\t\t\tRetrait\tRetrait\t\t\t\t\t\t\tRenou-\tEnregis- \tPetrait\t\t\td un guichet\td'un guichet\tArrêt\tChèque\tCheque\tPaiement\tRetrait\tVirement\tvellement\ttrement \tau\t\tChèque\tautoma-\td une autre\tde\tcertifié\tsans\tde\tau\tde\td hypothè-\td un prêt \tcompteur\t\t\ttique\tbanque\tpaiement\t\tprovision\tfacture\tcomptoir\tfonds\tque\tpersonnel Banque Royale\t\tnil\t0.40\tnil\t1.00\t6.50\t3.50\t11.00\t1.00\t1.25\t3.00\t85.00\t7.00 Banque de Montréal\t\t0.50\t0.50\t0.50\t1.50\t5.00\t3.00\t13.00\t0.95\t0.50\t4.00\t85.00\t5.00 Banque de Commerce\t\t0.40\t0.40\t0.40\t1.40\t6.50\t3.50\t13.00\t0.95\t1.25\t4.00-\t80.00\t5.00 Banque Toronto Dominion\t\t0.50\t0.50\t0.40\t0.40\t5.00\t3.00\t12.50\t1.00\t1.25\t4.00\t85.00\t5.00 Banque Nouvelle-Ecosse\t\t0.40\t0.40\t0.40\t0.75\t6.50\t3.00\t14.00\t1.00\t1.25\t4.00\t85.00\tnil Banque Nationale\t\t0.32\t0.32\t0.90\t1.15\t5.00\t3.00\t10.00\t1.00\t1.15\t4.00\t24.00\t5.00 Canada Trust\t\t0.40\t0.40\t0.40\t1.40\t6.00\t3.00\t13.00\t1.00\t0.50\t3.00\t75.00\t5.00 Trust Royal\t\t0.50\t0.50\t0.50\t1.00\t5.50\t3.50\t14.00\tI.0O\t0.5Û\t5 00\t75.ûû\tnil Frais de service au 1er janvier Ces chiffres, complilés le 1er janvier 1988, donnent une indication générale de l'importance et de la variabilité des frais bancaires.Certaines données ont pu changer depuis, ou impliquer des conditions particulières impossibles à résumer dans un seul tableau.Pour l'ensemble des Caisses populaires, il n'y a pas de chiffres publics, car chaque établissement établit ses propres barèmes.MONTREAL 1636,90 (-7,13 ! ( - 0.43%) | TORONTO DOW JONES I L'OR (NEW YORK) [ DOLLAR CANADIEN I $460,00 I ^oè9^ H $ I +25/100 $0,8143 Alain Dubuc Banques: un relent de créditisme ?BB n tout Canadien sommeille un créditiste.On en HBbb a eu un exemple cette semaine quand des députés fédéraux des trois partis ont réussi à s'entendre sur un projet de loi qui régirait les tarifs que les banques exigent pour leurs services financiers.On se souvient sans doute que l'ennemi juré des créditistes, c'était la «haute finance» et particulièrement son incarnation la plus maléfique, les grandes banques à charte.En soi, il y a des abus et des incohérences dans les politiques tarifaires des banques: il fallait que quelqu'un fasse quelque chose pour nettoyer cela.Mais les propositions des députés membres du Comité permanent des finances sentent le populisme préélectoral.Le projet de loi qu'ils ont déposé risque fort d'être plus efficace pour leur procurer facilement du capital politique sur le dos des banquiers que pour régler de façon concrète les problèmes des consommateurs.LA JUNGLE BANCAIRE Les travaux du Comité des finances et plusieurs études ont confirmé ce que les consommateurs ont découvert depuis quelques années.Le monde des services bancaires est devenu une vraie jungle, avec une multitude de genre de comptes, différents d'une banque à l'autre, et un nombre croissant de nouveaux services.On dénombre facilement une centaine de services différents: guichets automatiques, états de comptes, paiements, virements.Rajoutez à cela des grilles de tarification qui changent tout le temps, qui varient selon les institutions et même selon les clients.Le bordel.Et il y a eu, sinon des abus, du moins de la négligence coupable.Peu au fait, les gens ont souvent découvert l'existence de frais une fois qu'ils étaient prélevés sur leur solde bancaire.C'est enrageant.D'autres frais sont, en soi, choquants: comme les frais pour fermer son compte ou lorsque le solde est inférieur à $200.Ce qui est étonnant, c'est que les banques ne sont pas intervenues elles-mêmes pour mettre de l'ordre dans leur barraque.Par leur absence de transparence et leurs décisions impopulaires, elles ont ouvert la porte à l'intervention gouvernementale.Elles auraient pu éviter cela.Ce qui est encore plus étonnant, c'est que les banquiers, pourtant bien connus pour leur sobriété et leur retenue, aient choisi comme porte-parole M.Robert Macintosh, dont l'agressivité et les excès de langage défendent mal leur cause.DE MEILLEURS SERVICES Maison ne peut pas tout expliquer par l'appétit vorace des banquiers.Les problèmes actuels s'expliquent en grande partie par les changements rapides qui ont boulversé le monde bancaire et leur clientèle.Il suffit de se rappeler les visites que l'on faisait a la banque il y a dix ou quinze ans pour voir que cela a beaucoup changé.Les services sont maintenant plus nombreux et de bien meilleure qualité.Les consommateurs y ont gagné au change avec les guichets automatiques, le développement des services hypothécaires, l'assouplissement du crédit, l'utilisation de la banque pour effectuer une foule de transactions.C'est tout à fait normal que cela se paye, et sans doute que le montant moyen de $ 150-$ 200 n'a rien d'indécent.Toutefois, on accepte mal de payer pour ces services parce que, pendant des années, tout cela était gratuit.Quand il y a gratuité, n'importe qui préfère le statu quo.Mais il faut se souvenir que les banques pouvaient autrefois offrir des services sans frais parce qu'ils disposaient d'autres façons de faire de l'argent.Les consommateurs, peu vigilants, avaient la fâcheuse tendance de laisser dormir leur argent dans des comptes qui ne rapportaient pas d'intérêt.Parce que la banque disposait ainsi de fonds grauits, elle pouvait renvoyer l'ascenseur.Enfin, ces services se sont multipliés à la faveur de l'informatisation et aussi de la concurrence que se livrent les institutions financières.C'est un jeu de saute-mouton où on lance de nouveaux services et on modifie les anciens pour devancer son concurrent.La jungle actuelle s'explique par le fait que la multiplication des services est un phénomène très récent, qui n'a pas encore été digéré.DÉBROUSSAILLER LA JUNGLE Il n'en reste pas moins qu'il était temps de faire de l'ordre.Le Comité des finances le fait de façon maladroite.Par exemple, vouloir forcer les banques à offrir des comptes de base sans frais pour des services comme les dépôts, quelques chèques, des virements, n'est pas plus logique que de forcer les chaînes d'alimentation de distribuer gratuitement des carottes parce que c'est bon pour la santé.Les mesures d'affichage obligatoire des changements de tarifs que propose le projet de loi s'impo-saientt.quoique les banques devraient être capables de ie faire sans y être forcées.Mais cela ne réglera pas tout: les listes de tarifs se liront aussi facilement qu'une déclaration d'impôt.En fait, le nettoyage devrait se faire différemment.Si les banques mettent au point des formules où les clients paieront un montant forfaitaire pour une gamme de services, comme cela se fait avec les cartes de crédit, tout le monde y verra beaucoup plus clair.Les clients paieront quand même, mais ils le sauront à l'avance.Deuxièmement, si les différentes banques pouvaient réussir à s'harmoniser entre elles pour offrir des services comparables, les clients s'y retrouveraient plus facilement et pourraient comparer ce qui est offert par chacune d'entre elles.Quant à toutes les mesures qui prônent la gratuité de certains services, cela ne donnera rien.Si les banques ne peuvent plus toucher $700 millions en tarifs, elles récupéreront l'argent autrement, en revenant à leur technique classique pour obtenir des revenus, en augmentant l'écart entre les taux d'intérêt qu'elles offrent aux épargnants et ceux qu'elles exigent des emprunteurs.Autrement dit, elles achèteront l'argent moins cher aux épargnanis et le revendront plus cher aux emprunteurs.El qui va payer la note?Les consommateurs. C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 8 JUIN 12S8 Société en commandite Ressources NIM-1988 Parts de société en commandite Maximum 200000000$ Prix de souscription: i00$ la pari Souscription minimaie: 5000$ Un placement fiscalement intéressant L'investisseur dans la Société en commandite Ressources NIM 1988 recevra des déductions fiscales dont bénéficie l'exploration extractive au Canada.Diversification de portefeuille Un investissement dans les parts de la Société en commandite Ressources NIM 1988 procure aux investisseurs un portefeuille diversifié d'actions de sociétés extractives ouvertes.Transfert d'actifs L'actif de la Société en commandite Ressources NIM 1988 sera échangé contre des actions d'une nouvelle société d'investissement à capital variable qui investira principalement dans des titres de participation.Gestion MD Management Limited, filiale de gestion financière de The Canadian Medical Association, assurera la gestion de la société d'investissement à capital variable sur les conseils de Templeton Management Limited, Mackenzie Financial Corporation et Phillips, Hager & North Ltd.Pour de plus amples renseignements sur cette nouvelle émission, veuillez communiquer avec un des bureaux canadiens des courtiers en valeurs mobilières soussignés.Richardson Greenshields du Canada Limitée Midland Doherty Limitée Bums Fry Limitée Pemberton Securities Inc.RBC Dominion Securities Inc.Un prospectus provisoire portant sur ces titres a été déposé auprès de la commission des valeurs mobilières ou de l'organisme de réglementation de chacune des provinces du Canada mais il n'est pas encore sous forme définitive aux fins d'un appel public à l'épargne.L'information qu'il contient est susceptible d'être modifiée.Cette annonce ne doit pas être interprétée comme un appel public à l'épargne relatif aux titres mentionnés ci-dessous dans aucune province du Canada.Cet appel public à l'épargne sera fait seulement dans les provinces où une commission des valeurs mobilières ou un organisme de réglementation aura octroyé son visa à l'égard du prospectus définitif.VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE BIEN PROTEGEE?\u2022 Testez vos connaissances en santé et sécurité au travail avec le |eu interactif de la CSST \u2022 Voyez les dernières nouveautés dans le choix de lunettes, masques \u2022 Apprenez comment améliorer votre environnement de travail grâce à l'ergonomie \u2022 En primeur: nouveau système vidéo téléphonique pour éviter les vols \u2022 Nouvelle invention danoise pour garder les conducteurs éveillés 9 au 13 juin Palais des Congrès de Montréal kd Jeudi au dim.: I2h à 22li \u2022 lundi: 11hà 17h\tAdultes: 6 $ muammimuti Passeport-affaires: 'gfîjgSL 7 $ pOUr 5 jOUrS ,T]Hr
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