La presse, 8 mai 1988, B. Sciences et techniques
[" D D Sciences et techniques , \"La connaissant est le seul instrument de production qui n'est pas sujet à la dépréciation.' ' J.-M.Clarck LOCAUX COMMERCIAUX.INDUSTRIELS ET DE BUREAU DANS TOUT LE CANADA.'TUfte*.737-3344 \u2022 ' * LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MA11988 -, mm .\u2022.i \u2022OH JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale Agence Science-Presse ggn ranche-\u2022f ment, le béluga n'est pas' aidé par la na-ture.Comparé aux grandes ba-leines à fanons qui remontent parfois dans les eaux du Saint-Laurent, comme la puissante baleine bleue, qui est le plus gros animal au monde avec ses 33 mètres et ses 90 tonnes (le poids d'une vingtaine d'élé-phants adultes!), ou encore comparé au rorqual commun, qui atteint 50 tonnes et 25 mè-tres de long, le pauvre petit bé-luga fait vraiment piètre figu-re.Non mais, imaginez un peu: seulement cinq mètres de long, un corps tout blanc, tout long, sans aileron sur le dos pour fai-re sérieux, et un perpétuel sou-rire d'imbécile heureux au coin de la bouche.En réalité, le béluga ressemble à un cigare en chocolat blanc \u2014 catégorie «farces et attrapes» \u2014 ou, pire encore, à une grosse saucisse d'un genre un peu spécial.En fait, sur la base de nos préjugés ou de notre humeur, on pourrait fort bien se désin-téresser du sort des bélugas du Saint-Laurent.Mais ce serait ignorer que les marsôihs blancs sont intimement liés à la qualité de la vie au Québec et sont devenus un symbole de la dégradation de notre envi-ronnement.Décimés par la pollution Le sort de cette petite balei-ne à dents.Delphinapterus Leucas, n'est pas à envier, si on en croit les rares études scien-tifiques sur la question, jadis abondants dans l'estuaire du Saint-Laurent \u2014 on parle de 5000 individus au début du siècle \u2014 ces marsouins blancs ont été chassés, pourchassés et sur-chassés.À tel point qu'il n'en restait plus qu'un millier à la fin de la chasse commer-ciale, dans les années 50.Au-jourd'hui, il ne resterait plus que 400 ou 500 bélugas.Cette fois, la grande respon-sable de-ce nouveau déclin se-rait la pollution.Des analyses approfondies de carcasses de bélugas échoués ont montré en 1983-84 que ces animaux avaient dans leur corps une quantité importante de mé-taux lourds et de produits chi-miques toxiques comme des bi-phényles polychlorés ou BPC, et des dérivés cancérigènes d'hydrocarbures, les HAP.À tel point, d'ailleurs, que lors-qu'un de ces animaux s'échoue sur les berges du fleuve, il doit être considéré légalement comme «un site de déchets dangereux».l'our le biologiste Pierre Bé-land, qui a lancé le programme d'analyse de carcasses il y a six ans, le constat est en effet très clair.«Bien que nous sachions en réalité très peu de choses sur la dynamique ces popula-tions de bélugas, nous en sa-vons assez pour agir.Il faut en-rayer la pollution.Certains contaminants que nous avons retrouvés dans les carcasses proviennent indubitablement d'émissions industrielles spéci-fiques, déversées dans le Sa-gùenay ».C'est ici que les choses se corsent.Tout comme le groupe écologiste Greenpeace, Pierre Béland pointe du doigt la com-pagnie Alcan au Saguenay comme étant la grande respon-sable de l'état de santé des bé-lugas.Ce que la compagnie conteste, bien entendu.Une histoire de B(3)P Mais Pierre Béland est un chercheur indépendant, pro-fesseur à l'Université du Qué-bec à Rimouski, et il arrive avec des fails precis, durs et in-compressibles.«L'estuaire du Saint-Laurent dans le voisina-ge de l'embouchure du Sague-nay fait partie de l'habitat principal de notre population de belugas, isolée des autres populations de belugas, qui vi- Un lac presque parfaitement rond, à l'eau très claire et très pure.Le cratère du Nouveau-Québec: des trésors au fond d'un gouffre de la dernière glaciation est géné-ralement composé de deux par-ties: une partie minérale et une partie organique.La seconde nous livre des renseignements sur la faune et la flore qui peuplaient la région de I'Ungava à cette épo-que.Une chance unique \\ Pour le géologue Michel Bou-' chard, instigateur de ce projet de $200000, le cratère du Nouveau-Québec nous offre une chance unique de mieux comprendre l'évolution de notre continent.Pour qui sait lire le langage des séquences stratigraphiques du sol, le lac contient probablement une portion substantielle du cé-nozoique, c'est-à-dire l'ère tertiai-re, qui s'est déroulée de 38 mil-lions à 2 millions d'années avant aujourd'hui.(Selon la théorie de l'évolution, l'espèce humaine est apparue à l'ère quaternaire, cette dernière ayant débuté deux mil-lions d'années avant aujour-d'hui.) Il est très rare de pouvoir met-tre la main sur une série de cou-ches sédimentaires précédant la dernière glaciation.De plus, les plus vieilles séquences ont toutes été découvertes en milieu non glaciaire: en Ethiopie, en Grèce, en France et en Chine.Aucune encore ne provient de la toundra.Plusieurs énigmes «La première fois qu'on voit le lac, on est frappé par sa forme presque parfaitement ronde, au sommet d'une colline, fait remar-quer le Dr Bouchard.Il repose dans un cratère de 3,4 kilomètres de diamètre et de 400 mètres de profondeur.Cette forme rappelle presque parfaitement la forme des cratè-res lunaires, résultat de la chute de météores.Il lui manque tout juste 20 mètres de hauteur sur le pourtour et 80 mètres de profon-deur pour correspondre aux pro-portions typiques des cratères météoriques.Le Dr Bouchard croit que les 20 mètres de hauteur ont été erodes par les glaciations et il espère prouver que les 80 mè-tres de profondeur ont été com-blés par la sédimentation, au fil de millions d'années.» Autre sujet de questionne-ment: le réseau hydrologique du lac.Aucun petit filet d'eau ne vient se jeter dans le lac et aucun ruisseau n'en sort non plus.Com-me il y a plus de précipitations dans ces régions qu'il n'y a de po-tentiel d'évaporalion, on suppose qu'une certaine quantité de l'eau du lac s'évacue par des fissures dans le roc au fond du lac, et va alimenter une nappe d'eau sou-terraine sous le permafrost.D'après le Dr Pierre Page, de l'Université du Québec à Mont-réal, l'eau du lac est de l'eau de pluie qui interagit très peu avec les roches et les sédiments qui l'entourent, ce qui explique sa fai-ble composition en minéraux.Le niveau de l'eau est à une trentaine de mètres plus bas que celui des lacs environnants.La température est plus basse que celle de tout autre lac visité, y VOIR LE CRATERE EN B 6 La bataille des bélugas vent darisTArctique et se por-tent bien.Les hydrocarbures aromatiques; polycycliques (HAP) retrouvés dans les car-' casses de bélugas ne peuvent venir que de sources indus-trielles situées én amont sur le Saguenay»! Effectivement, un biologiste américain, Lee Shugart, a identifié il y a deux ans un composé chimique nommé benzo(a)pyrène, ou B(a)P, de la famille des MAP, dans .les cel-lules cérébrales de\"bélugas du Saint-Laurent.Or plusieurs études sur des animaux de la-boratoire ont, montré>què\"Ae B(a)P était cancérigène.De son côté, la fonderie de jonquière rejette 18 tonnes de B(a)P par an dans l'environnement.Alors, tient-on un coupable, et une relation de cause à ef-fet?Ce n'est pas évident, dit la compagnie.Les analyses de Shugart ne portaient que sur trois échantillons, il n'a regar-dé que dans les cerveaux, etc., etc.Effectivement, la preuve scientifique n'est pas complète et il faudra faire de nouvelles études.On espère cette fois que le ministère Pêches et Océans s'impliquera, et des colloques scientifiques, com-me ce premier forum interna-tional sur l'avenir des bélugas, qui aura lieu en septembre à Tadoussac, devraient permet-tre de faire avancer les choses.En signe de bonne volonté, Al-can a versé 125000$, la moitié des coûts, pour la ténue de ce forum.Entretemps, on espère voir le gouvernement fédéral publier en juin son plan de sauvegarde des bélugas.Un combat de francs-tireurs Sur le fond, on est frappé de constater que toute cette ba-taille pour la sauvegarde d'une espèce menacée \u2014 une espèce parmi d'autres, mais qui a pris une valeur symbolique \u2014 re-pose sur la détermination de quelques individus.En premier, une Ontarienne d'origine, Leone Pippard, qui a eu le «coup de foudre» pour les bélugas lors d'un séjour de camping au Québec, il y a 15 ans.Elle a décidé de se consa-crer à la recherche sur ces mammifères marins, après s'être rendu compte qu'on ne savait rien sur eux.«Mais ils n'ont pas de valeur commer-ciale, vos bélugas!», lui avait-on répondu au ministère Pè-ches et Océans.Avec les moyens du bord, elle a fait les premiers relevés et alerté les autorités.qui n'ont pas bou-gé.Puis est venu Pierre Béland, alors chercheur à Pèches et Océan, aidé de quelques au-tres, notamment le pathologis-te Daniel Martineau, de l'Uni-versité de Montréal.Ce fut le premier programme d'analyse des carcasses, en 1982-83, suivi d'un second.«Il a fallu se bat-tre pour le réaliser, et encore plus pour convaincre le minis-tère d'en tenir compte», rap-pelle Pierre Béland.À ce petit groupe s'ajoutent les chercheurs engagés par Greenpeace pour des analyses ponctuelles, comme Lee Shu-gart, d'Oak Ridge au Tennes-see.Ou comme Joseph Cum-niings, de l'université de Wes-tern Ontario.Ce sont, eux aussi, des francs-tireurs.Des chercheurs indépendants, qui ont du mal à se faire entendre des autorités, même s'ils pous-sent le débat sur:le plan le plus scientifique.«En fait, commente Pierre Béland, tout cela soulève des questions de priorité de la re-cherche.Pour les ministères, il est souvent plus facile de conti-nuer la routine, c'est-à-dire gé-rer des espèces commerciales bien connues, que se lancer dans des nouveaux program-mes plus difficiles et origi-naux.Quant aux chercheurs indépendants, ils n'arrivent pas toujours à obtenir suffi-samment de fonds pour ces questions, jugées secondaires par les organismes qui accor-dent les subventions.».Sauver les bélugas demande- VOIR LA BATAILLE EN B 6 des petits lacs les plus profonds au monde.» C'est justement cette forme et cette profondeur qui laissent es-pérer que le lit du lac n'a pas été érodé par le passage des grands glaciers.Si par bonheur c'est le cas, on pourra peut-être, en étu-diant les couches sédimentaires, remonter jusqu'à l'ère secondai-re, celle des grands sauriens.Les sédiments accumulés au fond de-vraient être constitués d'une al-ternance de dépôts amenés par les glaciers et d'autres dépôts du lac dans les périodes interglaciai-res».Le genre de sédiment qui précè- CAROLE THIS AU DE AU u cratère du Nouveau-Québec, région de i'Ungava, on a l'impression que ;lcs arcs-en-ciel naissent de la bou-che d'un volcan pour demeurer en équilibre au sommet comme un chapeau de fée.Dans le cratère lui-même, l'eau est bleue, mauve, taupe, gri-se, violette, selon le temps qu'il fait.Cette eau est plus pure que l'eau d'aucun autre lac canadien, que l'eau même des récifs coral-liens.Si pure que sa composition physico-chimique est presque cel-le de l'eau distillée.Au mois d'août, lorsqu'elle est bien dége-lée, les scientifiques peuvent lui soutirer quelques secrets.C'est que 264 mètres sous la surface, scellées dans une succession de strates au fond du lac du cratère, défilent des pages d'histoire uni-ques au monde.Pour les 18 géologues, écologis-tes et limnologues (spécialistes des lacs) qui's'y rendront cet\"été, ce sera l'occasion de remonter le cours du temps jusqu'à l'époque des dinosaures.«Nous avons là le lac d'eau douce lé plus profond en Améri-que du Nord, affirme le Dr Mi-chel Bouchard, géologue au dé-partement de géologie de l'Uni-versité de Montréal.Avec ses 2,7 kilomètres de diamètre, c'est un Le géologue Michel Bouchard: «On espère remonter en deçà de deux glaciations ».PH0T0 PAUI-HENRI TAIBOT.U pnm Les traces du passage des glaciers sont très droites, comme s'il n'y avait pas eu de trou à l'endroit du cratère.Peut-être ce dernier était-il protégé par un bouchon de glace.Des traces plus anciennes, provenant du Nord-Ouest, témoignent de la glaciation précédente.PH0T0 M';.wtr iniiu/r do \\wtuie\\ nemrs boursement sur certains modèles choisis.Par exemple, 1000 $ de rembourse-ment sur toutes les Sentra DLX, équipées en série dune longue liste de caractéristiques telles : les freins à disques servo-assistés à 1 avant, les pneus radiaux, les glaces teintées, le dégiv-reur électrique de lunette arrière et les sièges baquets inclinables.Mieux encore, vous profitez de tous ces avantages dans une voiture jugée la plus fiable de sa catégorie* Par contre, s'il vous faut un bour-reau de travail, vous obtenez aussi un remboursement de 1000 $ sur les camions costauds STD et DLX.Sur ces deux modèles, la caisse , Côté grandeur, le Nissan Laurel est aussi haut qu'un édifice de 13 étages Sans les pigeons arrière est dune capacité supérieure à celle de tout autre camion compact standard populaire.Les larges portes sont conçues pour faciliter les entrées et sorties.Et sa cabine spacieuse vous amène à bon port, en tout confort.Les deux sont munis d'un puis-sant moteur à injection de carburant avec arbre à cames en tête, efficace et polyvalent.\u2022 Cependant, si vous rêvez d'une berline bien équipée, de format familial, vous serez heureux d'apprendre que le remboursement de 1000 $ est aussi prix encore plus abordable.Et la berline DLX, dont le confort et le prix réchaufferont le coeur de votre porte-feuille.Mais citant de partir dans votre nouvelle Nissan, promenez-vous donc un peu à bord du gigantesque Laurel.C'est quelque chose à voir! Mais ne vous aven-turez pas trop loin.Ou trop longtemps.Vous pourriez vous retrouver en route vers le pays du Soleil levant.Après avoir fini de visiter ce fasci-nant bateau, profitez-en pour relaxer en jouissant d'une belle vue sur le port.Ou encore venez jeter un coup d'oeil sur la gamme complète de moteurs hors-bord ou sur les aunes produits auto- Lavente Nissan Du 9 au 15 mai.Une présentation de vos concessionnaires Pros Nissan de Montreal.Samedi le II ci dimanchclc 15 nui sont 1rs \"Journées de h famille\"Vt nez visita l'un des plusgros transporteur de voitures du monde Rende::-vous si» lequai La division manne 'issan vous offre des moteurs pour ptesque toutes les sones de Notez bien, nousawns dit «presque» (voir ci-haut) V mobiles Nissan en vente à bord.Les aubaines ne s'arrêtent pas aux seules voitures et camions.Alors descendez sur le port et profitez de la grande vente «Directe-ment du bateau» Nissan, «S avant qu'elle ne prenne le i -IT toutes k large.Vous y trouverez un ~ SI '.J* ! \\ ,n \u2014;«»»\u2022\u2014 uuum\u2014 'i régulateur de vitesse au système de son stéréo MA/MF avec cassettes.Et toutes les servocommandes imaginables.La berline XE, équipée de plusieurs des caractéristiques de la GXE, à un Imaginez-vous deux tenains de football flottant bout à bout: voilà la longueur du Nissan Lawel NISSAN À la mesure de vos exigences: At Le Vuux l'on/Au Vieux Port 1000 S de remboursement sur les Sentra DLX.Chaque jour, les 1000 pre-miers visiteurs reçoivent une casquettegtatuitc.Vous pouvez aussi obtenir de l'huile à moteur Nissan à 0.99 S le line seulement Pendant cet cirnement.vous n'auirz pas à piver pour mue Nissan les frais dcxpédition du concessionnaire Nous assumons les hais pour toutes les nouvelles voitutts ou camions LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 8 MA11988 Comme bon nombre de la première gé-nération des mordus de la micro-informatique (ceux d'avant I980 et surtout d'avant l'IBM-PC), j'ai toujours été fasciné par l'idée de l'ordinateur qu'on aurait toujours à portée de la main.et donc qu'on peut trainer dans sa poche.Pendant les années 70, cela voulait dire essentiellement les calculatrices programmables (Texas Instruments pour la majorité, ou Hewlett-Packard pour les ingénieurs et les scien-tifiques).Vers I979 sont appa-rus les premiers «ordinateurs de poche » Sharp et Casio dotés d'une version réduite du lan-gage BASIC et d'une mémoire limitée à quelques centaines d'octets.À mesure qu'on avançait, ces appareils prenaient de la puissance et se rapprochaient de plus en plus des capacités d'un « vrai » ordinateur.Le dernier que j'ai utilisé, un Sharp I360, pouvait avoir 64 Ko de mémoire, possédait un écran de 4 lignes et un BASIC complet, et pouvait se bran-cher non seulement sur une imprimante, mais sur un petit lecteur de disquettes.Mais ces «poquettes», com-me on les appelait en France, sont toujours demeurés en marge du courant populaire de l'informatique, pour plusieurs raisons.Tout d'abord, ils \u2022 étaient soit des jouets, soit des outils spécialisés accessibles et utiles seulement à des experts.Des sortes de « règles à calcul » électroniques, destinées aux mathématiciens et aux ingé-nieurs.Ceci, à un moment où la tendance était d'abandon-ner les applications de type «calcul» pour la gestion de données.Parfois aussi les poquettes devenaient des «systèmes dé-diés» grâce à un programme spécial à l'usage d'un groupe d'utilisateurs qui ne compre-naient rien et ne voulaient rien comprendre à leur fonc-tionnement.Un exemple clas-sique de cet avatar est l'emploi des petits Sharp à la place de tables d'intérêts dans les cais-ses populaires.jamais, malgré des tas de promesses et de publicité, ces machines n'ont vraiment dis-posé d'une bibliothèque de programmes qui les rendent utiles à un utilisateur moyen, lamais non plus ne s'est réali-sée la promesse d'en faire des extensions et des outils d'accès à des ordinateurs plus puis-sants, ce qui aurait multiplié leur niveau d'utilité.C'est ainsi qu'il leur man-quait le moyen facile de se connecter à un modem pour devenir des «terminaux de po-che», ou de se brancher direc-tement sur un PC pour se transformer en outils de cueil-lette et de transport de don-nées ( un rôle qui en pratique a été usurpé par les « laptop » ou ordinateurs-cartables comme le modèle 100 de Tandy).Ils avaient hérité de la première génération des micros l'usage du magnétophone à cassette comme mémoire de masse, une pratique à peu près com-plètement disparue.Enfin, à part de très rares exceptions, ils étaient d'une désespérante lenteur qui en restreignait l'emploi à des programmes élé-mentaires.Un pas dans le bon sens Or voilà que je viens d'es; sayer un gadget de poche qui semble corriger la plupart de ces problèmes, et qui pourrait devenir le premier véritable «ordinateur de poche» prati-que pour l'usager moyen.Il s'agit d'un produit britanni-que, l'Organiser II de Psion, distribué au Canada par Ac-cess.Curieusement, il se présente physiquement comme une cal-culette «ancien style» au moins deux fois plus épaisse que les modèles récents, avec un petit écran capable de con-tenir seulement deux fois 16 caractères (comparé par exem-ple aux quatre fois 24 du Sharp 1360).Son etui fait corps avec lui.et se télescope pour déga-ger un clavier organisé par ordre alphabétique.Derrière, des caches en plastique gris masquent deux prises dans les-quelles on peut enficher des «modules>* gros comme le pouce.Mais, sous cet extérieur que je trouve un peu vieillot, se ca-chent des fonctions et des ca- pacités qui le placent plusieurs crans au-dessus de ses rivaux japonais.Il peut avoir jusqu'à 160 Ko de mémoire vive; il peut accepter une multitude de programmes sur module; il a une sortie permettant de le brancher facilement à un mo-dem ou même directement à un PC ou à un Macintosh; et il comprend un certain nombre de fonctions internes qui le rendent immédiatement utile en sortant de sa boite.Fonctions et modules L'Organiser porte bien son nom: il est d'abord un «orga-nisateur» d'information bien plus qu'une machine à calcu-ler.Ainsi, son programme in-terne comprend un agenda très bien conçu qui non seule-ment permet de noter vos ren-dez-vous mais vous les rappelle par un «bip» et un affichage à l'écran, et un «créateur de lis-tes» que vous pouvez utiliser pour vos numéros de télépho-ne, vos bottins de clients ou de fournisseurs ou vos catalogues de produits, avec la possibilité d'y effectuer des recherches à la fois raffinées et rapides.Une série d'autres program-mes sont disponibles sur mo-dules enfichables: j'ai fait l'essai d'un «chiffrier électro-nique» élémentaire mais suffi-samment étendu pour être uti-le, d'un «gestionnaire de base de données» qui se compare aux «file managers» simples pour PC, d'un logiciel de com-munications qui permet de parler avec un PC ou un ordi-nateur central à travers une sortie RS-232.Il y a aussi la possibilité de créer ses propres logiciels, au moyen d'un langage de pro-grammation semi-compilé ap-pelé OPL qui a des parentés aussi bien avec BASIC qu'avec Pascal: il est plus structuré et plus rigoureux que le premier, plus simple que le second.Une fois les programmes mis au point en mémoire vive (entre huit Ko et 24 Ko disponibles selon le modèle), on peut les enregistrer directement sur'un module «ROM» où ils seront gravés de manière permanen-te.Enfin, un troisième type de module est le «RAMpak» qui permet l'extension de la mé-moire permanente à 160 Ko (mais on perd la possibilité d'enficher des modules-pro-grammes).Ici, une astuce assez brillante: l'Organiser voit cha-cun des modules enfichés com-me une «disquette» organisée en fichiers, qu'il s'agisse de RAM, de ROM ou de program-mes pré-enregistres.L'unité A est la mémoire interne, les deux autres devenant B et C.On peut copier ou transférer des fichiers d'une unité à l'autre sans distinction de type, effacer ou créer des fi-chiers, les consulter ou lister les répertoires.Tout cela se fait au moyen d'une hiérarchie de menus très bien conçus dans lesquels on se promène par les touches de curseurs.Lorsqu'on charge un nouveau module-programme dans une prise, le ou les pro-grammes qu'il contient vien-nent s'ajouter au menu princi-pal, ce qui les rend directe-ment disponibles.On peut aussi gérer les menus de l'inté-rieur de ses propres program-mes écrits en langage OPL (ou même en assembleur, ce qui est possible mais pas évident du tout ).Après deux ou trois semai-nes à trainer l'Organiser par-tout, j'en suis venu à m'y faire à tel point que son utilisation est devenue naturelle: je me sers fréquemment de l'agenda, d'une liste d'adresses et télé-phones, et d'un ou deux petits programmes utilitaires que je me suis écrits surtout pour tes-ter les capacités du langage.Verdict final: du côté posi-tif, le Psion Organiser est beaucoup plus rapide que la mo; i line, son «interface usa-ger), est de loin la mieux faite de tous les ordinateurs de po-che que je connaisse, ses voies d'extension éliminent la plu-part des contraintes et des res-trictions qui sont le lot de ce type d'appareil, ses program-mes sont en général utiles et bien faits.Surtout, la possibili-té d'échanger des données avec un PC de table, directe-ment ou à dislance, augmente considérablement l'éventail de ses applications.Du côté négatif, je n'aime ni le clavier A-U-C-D ni l'écran trop limité, ni la forme trop épaisse (et trop longue une fois le manchon protecteur étiré.En somme, ce n'est peut-être pas encore l'«ordinateur de poche» idéal dont je révais, mais c'est le premier de cette categoric qui apparaisse com-me un instrument utile à pla-cer entre toutes les mains.Avec des moyens de fortune, quelques réponses CAROLE THIBODEAU \u2022 «On espère par l'étude strati-graphique déterminer l'âge du cratère, que nous ne connaissons pas.» En disant cela, le géologue Michel Bouchard sait qu'il possè-de déjà des éléments de réponse.Fasciné depuis des années par le cratère du Nouveau-Québec, ce professeur à l'École Polytechni-que se rendait, en août 86, à l'em-placement de ce lac à nul autre pareil.Avec un équipement de fortu-ne, Ha réussi à recueillir suffi-samment d'indications pour con-vaincre la Fondation canadienne Donner de subventionner une ex-pédition scientifique de plus grande envergure.On sait que le cratère est plus vieux que la dernière glaciation, car il porte des marques d'érosion glacière sur sa périphérie la plus élevée.Par ailleurs, ces marques sont très droites/comme si le gla-cier n'avait pas passé au-dessus d'un trou, ce qui laisse espérer qu'un bouchon de glacé proté-geait le lac de ses effets abrasifs.De plus, d'autres traces encore plus anciennes, dans une autre di-rection, nous portent à croire que le cratère existait déjà lors de l'avant-dernière glaciation.Premier contact À l'aide d'un équipement arti-sanal, une vieille «mâchoire» de LE CRATÈRE Le cratère du Nouveau-Ouebec SUITE DE LA PACE B 1 compris les lacs situés plus au Nord.On a mesuré 2,5 degrés de la surface jusqu'à 25 mètres de profondeur.' Une seule espèce de poisson vit dans ce cratère à l'eau passable-ment acide, très pauvre en subs-tances nutritives et peu propice au développement du plancton.Il s'agit de l'omble.Fait peu com-mun, l'espèce semble s'être adap-tée à la sous-nutrition : les indivi-dus ont tous la tête très grosse par rapport au corps.Comment les ombles sont-elles arrivées dans le cratère?La ré-ponse se perd dans l'onde profon-de du lac.Peut-être l'apprendra-t-on si on trouve cet été des restes fossiles.Les scientifiques se proposent également d'étudier la «faune Médecine Votre meilleur ami est peut-être votre meilleur docteur animaux donnent beaucoup d'eux-mêmes, mais demandent très peu.Ils ne portent ja-mais de jugement, et acceptent les patients tels qu'ils sont.Mais ce type de thérapie ne vaut pas seu-lement pour les personnes âgées.Kenneth Wecr.c, un psychologue pratiquant à Syos-set, dans l'Etat de New York, écrit: «J'ai conseillé un jour aux parents d'un enfant qui éprouvait de grandes difficultés à accep-ter l'affection des siens de lui procurer un chien.Très vite, l'enfant se mit à aimer l'animal, et bientôt, il put transférer cet amour à ses parents.» Un psychologue utilise les chiens pour ai-der les enfants à surmonter leur.'pe'ur de l'obscurité.Un autre affirme qu'ils font beaucoup pour redonner confiance aux gens qui se sentent inutiles dans la vie: en s'occupant de l'animal, ils ont l'impression de faire quelque chose pour quelqu'un d'autre, et cela leur redonne confiance en eux.Leonard Weiner, un conseiller matrimo-nial de West Newton, Massachusetts, révèle qu'il garde toujours un chien dans son bu-reau lorsqu'il reçoit un couple en difficulté.Un homme qui n'avait jamais su manifester de l'affection envers sa femme apprit ainsi à aimer l'animal, et, tout comme dans le cas de l'enfant mentionné plus haut, il transfé-ra graduellement ce sentiment à sa femme.Les animaux sont le plus souvent utilisés pour surmonter la solitude, mais ils rendent aussi d'énormes services dans les cas de dé-pression, de perte d'un être cher, d'abus des drogues, de troubles alimentaires, d'hyper-tension, pour faciliter la récupération après une sérieuse opération, et même pour aider à supporter l'horreur d'une maladie fatale.Et il serait superflu d'insister sur l'aide que les chiens apportent aux aveugles et aux sourds.Par beau temps, le lac du cratère forme un miroir parfait PHOTO DR MICHEL BOUCHARD Demain l'an 2000 Un autre supergadget YVES LECLERC collaboration spéciale métal qui traînait dans le labora-toire d'un collègue et de corde achetée chez Pascal, le Dr Bou-chard a réussi à aller chercher au fond du lac, à 264 mètres de pro-fondeur, des échantillons de son lit.«En 5000 ans, il s'est accumulé 6 centimètres de boue, ce qui est un taux extrêmement faible, af-firme le Dr Bouchard.Et dire qu'on espère avoir entre 80 et 150 mètres de sédimentsi Cela nous promet entre 4 et 7,5 millions d'années d'histoire! Mats, en fait, on s'attend aune alternance de sédiments et de strates plus gros-sières, amenées par les glaciers.» Une profusion de blocs errati-ques; aux formés curieuses, rap-pelant celle des dolmens, se trou-vent à proximité du cratère, dans le sillage du dernier glacier.Sou-cieux de ne négliger aucune piste d'histoire, le Dr Bouchard en a avisé le ministère des Affaires culturelles.«Il serait bon qu'on envoie des archéologues, afin de vérifier s'il n'y a pas là des traces du passage d'êtres humains, expli-que le géologue.Ces blocs au-raient faits d'excellents abris na-turels.La petite histoire du cratère \u2022 Le cratère du Nouveau-Qué-bec a été remarqué pour la pre-mière fois le 20 juin 1943 par une patrouille de la US Army Air Force en vol de reconnais-sance météorologique.Peu de temps après, le prospecteur Fré-déric Chubb s'y intéressa forte-ment, à tel point que son nom figure sur de nombreuses cartes dessinées entre 1950 et 1960.M.Chubb se disait que le cratè-re était peut-être d'origine vol-canique, et qu'il recelait peut-être des diamants ou quelque autre gisement.Chubb intéressa à son tour le Dr V.B.Meen, directeur du Royal Ontario Museum of geo-logy and mineralogy, qui ne tarda pas à suggérer la chute d'un météore comme origine du cratère et d'en faire connais tre l'intérêt en tant que phéno-mène géologique.Plus près de nous, les Dr Jac- ques.Rousseau et Marcel Ray-mond, du Jardin Botanique, al-lèrent y faire un tour.en 1952.Iridium et dinosaures Ces dernières années, les sites où ont chuté des météorites (environ 117 sites d'origine cer-taine), ont connu un regain d'intérêt.On y a découvert des minerais à forte teneur en iri-dium dans les strates sédimen-taires correspondant au Crétacé supérieur, c'est-à-dire environ 136 millions d'années avant notre ère.Or c'est justement vers la fin du Crétacé que sont se sont éteints massivement les grands sauriens, comme les di-nosaures.Depuis ces découvertes, les scientifiques essaient de formu-ler des hypothèses qui associe-raient l'extinction de certaines espèces, qui se répète de façon récurrente dans l'histoire de la' terre, avec les impacts de mé-téorites, qui auraient eu lieu à la même époque.- Intérêt touristique Le Dr Bouchard a l'impres-sion que s'il est mieux connu du grand public, un intérêt touris-tique pourrait se développer pour le cratère du Nouveau Québec.Le Meteor Crater, situé dans l'Arizona, attire de nom-breux touristes avec ses 180 mè-tres de profondeur et son 1,2 ki-lomètre de diamètre.Mais la ré-gion de l'Ungava présente un écosystème plus fragile que ce-lui de l'Arizona, et le Dr Bou-chard souhaite que les gouver-nements adoptent des mesures de protection très strictes.«On aurait envie de mettre un dôme de plexiglas dessus, tellement ce type d'écosystème est fragile», de conclure le géologue.mes du Grand Nord.Il n'est pas facile d'aller extrai-re des «carottes» de glaise à 264 mètres de profondeur sur un lac.Cela peut se faire dans l'océan, avec des plate-formes de forage et tout un équipement lourd.Mais sur un petit lac nordique, c'est une autre paire de mocassins! La compagnie SIAL, de Montréal, apporte une solution avec une sonde acoustique, une sorte de so-nar à haute énergie, dont l'onde est très pénétrante.Cet appareil permet non seulement de connaî-tre la profondeur du fond mais aussi d'avoir une appréciation des différentes textures des couches de sédiments successives.«Le côté plaisant de cet appa-reil, c'et qu'il nous donne tout de suite la réponse, explique le Dr Bouchard.On va pouvoir savoir immédiatement s'il y a 50 mètres de sédiments et s'il y a une alter-nance des textures, illustrant clai-rement les glaciations.benthique», constituée des ani-maux qui peuplent les fonds aquatiques et qui y trouvent leur nourriture.Le pH du lac est de 6,0, soit la valeur la plus acide jamais enre-gistrée en Ungava.Son pouvoir tampon est faible et, selon les cal-cul;, du Pr Bouchard, il suffirait que le pli des précipitations s'abaissent de 0,33 unité pour aci-difier irrémédiablement le lac, ce qui endommagerait sa faune et sa flore à jamais.Cette fragilité à la qualité des précipitations fait dire au Dr Bou-chard qu'il est urgent d'étudier ce lac à fond et d'en suivre l'évolu-tion.Cela en ferait un précieux indicateur de l'état des écosystè- LA BATAILLE La bataille des bélugas SUITE DE LA PACE B 1 ra en effet un certain courage politique et beaucoup d'efforts concertés.Les scientifiques, quels que soient leurs em-ployeurs, ne détiennent qu'une partie du casse-téte.Mais c'est une partie essentiel-le, car elle concerne la base de connaissances qui permet d'agir.Il est heureux qu'il y ait parmi eux des esprits un peu frondeurs et imaginatifs, des gens qui agissent selon leur conscience.Cela rejoint une grande tra-dition de l'esprit scientifique, et cela renoue avec un sens de l'engagement social qu'une certaine image de la science moderne s'efforce de toujours gommer.«Comme biologiste et comme citoyen, je me sens une responsabilité d'agir.», dit simplement Pierre Béland.Que voilà un discours rafraî-chissant! Quels sont les animaux qui viennent en tète de liste dans cette thérapie?Les chiens et les chats, sans aucun doute.Et pourtant, certains spécialistes leur préfèrent les oi-seaux, les poissons ou d'autres petits ani-maux.Et j'avoue que j'ai été fort surpris d'apprendre que d'autres vont jusqu'à re-commander les porcs, les vaches, ou même les serpents, l'espère fermement que mon médecin ne me recommandera pas de me lier d'amitié avec un boa constrictor si ja-mais je me retrouvais seul et désespéré.Je suis sûr, néanmoins, que si j'étais vieux et seul, j'attendrais avec impatience les visi-tes de «Wizzard », qui saurait m'accepter tel quel sans me demander aucune explication.Par contre, si j'étais jamais atteint d'une grave maladie, j'aimerais qu'on m'amène un gros chien noir, à l'air méchant et à la mâchoire menaçante, et que l'on aurait, de préférence, omis de nourrir pendant une se-maine.J'aimerais qu'il ait été dressé à gronder chaque fois que quelqu'un voudrait m'an-noncer une mauvaise nouvelle, comme par exemple que ma prostatectomie a mis pour toujours un terme à ma vie sexuelle, ou bien que la morale chrétienne exige que l'on souffre avant de mourir.ou encore que ma femme a pris la fuite avec mon meilleur ami.Mais je souhaiterais encore plus qu'il ait été dressé à empêcher les visiteurs de s'as-seoir sur mon lit, et à leur montrer la porte au bout de deux minutes.Ce serait sans au-cun doute un service à rendre aux person-nes qui viennent de subir une opération ma-jeure, car elles éprouvent déjà suffisamment de difficultés à se rétablir sans qu'on vienne les importuner avec des commentaires stu-pides sur leur état de santé.W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale n dit depuis toujours, et sans nul doute avec raison, que le chien est le meilleur ami de l'homme.Mais quelle valeur un chien a-t-il comme médecin ?Après tout, il ne peut vous rédiger une or-donnance si vous souffrez, ou vous mettre un plâtre si vous vous êtes cassé le bras.Mais le mciller ami de l'homme a d'autres compétences, qui, malheureusement, sont souvent absentes chez les vrais médecins.Ouand donc un malade a-t-il besoin de l'amitié d'un chien, ou bien de sa protec-tion?« Wizzard» est un retriever doré de deux ans qui fait partie du personnel du Centena-ry Hospital de Toronto.Son travail consiste à rendre visite, trois fois par semaine, aux patients âgés, pour leur procurer un peu de l'amour dont ils ont tant besoin.Mais dans ce cas particulier, personne ne risque de se faire traduire devant le Collège des méde-cins et chirurgiens pour déportement pro-fessionnel.L'Hôpital Douglas, une institution psy-chiatrique de Verdun, «emploie» quant à lui sept chiens et deux chats, et personne ne se plaint'de l'amour qu'ils portent à leur travail.Fernande Benoit-Rossini.porte-parole de l'hôpital, explique que ce genre de thérapie s'applique parfaitement aux patients souf-frant de phobies, qu'elle encourage à socia-liser et à assumer ('es responsabilités.Les LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 MA11988 B7 A CINÉMA-TV D SCIENCES 1.Gilles Carie.1.Le point de saturation.2.Jim La Jungle (Tarzan).2.L'énergie cinétique.3.Marcel Dubé.3.Léon Foucault.4.Meryl Streep.4.La vitesse de la lumière.5.«Carmen».5.L'oxygène.6.Melissa Gilbert.6.L'infrarouge.7.Ben Kinsley.7.Un spectographe.8.Une vie.8.L'orbitale.B SPORTS E VARIÉTÉS 1.Jacques Plante.1.La découverte de l'écriture.2.Sonny Liston, Georges Fo- 2.Hans Christian Andersen.reman, Lean Spinks.3.Des stalagmites.3.Les Supersonics.4.Cénotaphe.4.En Belgique.5.Alfie Turcotte.5.Lord Killanin.6.A Londres.6.Les Red Sox de Boston.7.En 1836.7.Bruce Jenner.8.Un métronome.c ÉCONOMIE F LITTÉRATURE 1.Washington.1.Bonheur d'occasion.2.Régime enregistré d'épar- 2.Posthume.gne retraite.3.Le lion et le rat.3.La Banque du Canada.4.Les femmes savantes.fl.La spéculation.5.Samuel Langhorne Cle- 5.Un syndicat.mens.6.Par expropriation.6.Gratien Gélinas.: 7.La productivité.7.Rudyard.8.Le troc.8.Molière.AUJOURD'HUI DANS Une sage déduction ANDRÉ TRUDELLE \u2022 Il n'est pas suffisant de compter le main du décla-rant ou celle de son parte-naire.Encore faut-il atta-quer une couleur de la bonne carte.C'est l'exemple proposé aujourd'hui.Donneur: Nord Vulnérabilité: tous Nord 4ARD 9DV87 08 \u2022 R D V 9 6 Ouest Est \u2022 10942 +865
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.