La presse, 5 février 1988, C. Économie
[" Economie \u2014I LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 FÉVRIER 1988 Moi d'ordre au CN: démanteler au plus tôt On craint que des élections fédérales ne viennent entraver les coupures RICHARD DUP4UL Le vice-président pour le Québec du Canadien National, M.Roger Lagacée, n'a pas l'intention d'accélérer ou de devancer ses plans de rationalisation malgré les recommendations contraires que lui a transmises un supérieur, M.D.L.Fletcher, vice-président senior des opérations.Ce dernier, dans un mémo interne daté du 11 janvier, avait demandé aux responsables régionaux de compléter «leurs coupures» afin d'éviter l'obstacle d'une élection fédérale attendue pour l'été.« M.Lagacée considère cette lettre comme un rappel, sans plus, visant à éviter les erreurs administratives.Nous ne modifions pas nos plans pour autant», a déclaré à La Presse le porte-parole du CN, M.Jean-Guy Brodeur.La lettre confidentielle de M.Fletcher, devenue publique hier à la suite d'une fuite, se lit comme suit.«L'opinion courante reflète une forte possibilité d'une élection fédérale, tard ce printemps ou tôt cet été.En conséquence, il pourrait être plus difficile d'instaurer des mesures de compression à mesure que cette date approche».M.Fletcher suggère en ter- tés en région et de syndicats ouvriers s'opposent.Les premiers estiment que le chemin de fer fait partie des services essentiels et qu'il doit être maintenu pour le bien du développement économique régional.Les seconds tentent de protéger leurs emplois menacés.En vertu de la Loi canadienne des chemins de fer, les transporteurs ne peuvent retrancher plus de 4 p.cent de leur réseau par année.Mais, d'après la lettre de M.Fletcher, il est clair que le CN veut éviter qu'une élection fédérale ne vienne chambarder ses plans pour cette année.La Pointe Hier, le directeur général de la Fraternité des Wagonniers du Canada, région du Saint-Laurent, M.Fernand Cadbois, était dans tous ses états.«Le CN veut en passer une vite à tout le monde pendant que les élections se préparent», a-t-il lancé.M.Gadbois prétend que ce sont les emplois qui sont visés au départ par les «coupures accélérées» du CN, notamment ceux du centre d'entretien de La Pointe Saint-Charles.Il rappelle que ces ateliers ont déjà abrité plus de 4 000 ouvriers il y a une dizaine d'années alors Le CN soutient que 17 000 des 47 000 km de voies ferrées sont sous-utilisés et qu'il faudrait en couper.photo d archives minant de «passer au plus tôt au processus d'approbation » des programmes de réduction «quitte à en retarder l'application si nécessaire».Toutefois, la lettre ne précise pas à quel niveau \u2014 dans l'infrastructure ou parmi le personnel \u2014 ces mesures doivent s'appliquer./ Coupures Cela fait des années que le CN réclame du gouvernement et de l'Office national des transports (anciennement la Commission canadienne des transports) le droit de réduire son infrastructure, et indirectement son personnel.Le but visé est d'assainir sa situation financière, durement éprouvée depuis la dernière récession.Le transporteur soutient que plus du tiers de ses voies \u2014 soit 17 000 sur un total de 47 000 kilomètres\u2014 sont nettement sous-utilisées.Selon la compagnie, le tiers du réseau rapporte 90 p.cent de ses revenus alors qu'un autre tiers ne génère que 9 p.cent et le dernier tiers, 1 p.cent seulement.Le souhait du CN, une société de la Couronne, est de démanteler certaines de ses voies ou d'en vendre une partie à des transporteurs régionaux.Évidemment, des groupes de pression formés de mpnicipali- que maintenant, on y dénombre seulement 1 800 employés.Récemment, La Presse annonçait que le CN étudie la possibilté de supprimer quelque 120 postes additionnels à La Pointe.Ces coupures découleraient d'une part, de la perte du contrat d'entretien des fourgons de queue qui sont appelés à disparaître et d'autre part, de la diminution de la charge de travail sur l'entretien des wagons de passagers de Via Rail.M.Gadbois vient d'ailleurs d'apprendre, via une lettre signée de M.Lagacée, que le CN supprimera 42 des 188 postes à ses ateliers de motorisation du Québec.La plupart des coupures touchent des wagonniers.«Les intentions à long terme du CN sont claires, fermer ou vendre au secteur privé les ateliers de La Pointe», affirme M.Gadbois.Selon lui les employés aux ateliers d'entretien du CN sont les grandes perdants dans la lutte politique qui les opposent à des concurrents comme Lava-lin et Bombardier, «des amis du pouvoir», souligne M.Gadbois.Même s'il a obtenu peu d'appuis jusqu'à maintenant, M.Gadbois entend exercer d'autres pressions sur Ottawa afin qu'il force le CN à maintenir son service et les emplois en jeu.Agropur vogue vers le milliard d'affaires Le chiffre magique pourrait être atteint d'ici ies trois prochaines années JACQUES BENOIT Les ventes de la grande coopérative agro-alimentaire Agro-pur ( Yoplait, Québon, etc.) filent vers le milliard de dollars, après avoir progressé de 6,5 p.cent au cours du dernier exercice, pour atteindre $821,3 millions, contre $771,6 millions en 1986.«Elles ont augmenté de $50 millions cette année.Si on garde le même rythme, on pourrait atteindre le milliard dans trois ans, a déclaré hier son directeur général, M.Reynald Charèst, dans une interview par téléphone à La Presse, à l'occasion de 1 assemblée annuelle des 6 230 sociétaires d'Agropur, à Granby.«Mais on envisage maintenant notre développement par acquisitions.S'il y a une occasion qui se présente, ça pourrait se faire en un an », a-t-il ajouté.Même s'il ne devait pas se faire d'acquisitions pendant l'exercice, les ventes augmenteront, mais dans une moindre mesure qu'en 1987, a-t-il précisé, Agropur s'étant défaite l'année dernière de KiK Cola ainsi que de sa division dite approvisionnement à la ferme (vente de moulées et d'équipement).Déficitaire depuis déjà plusieurs années, cette division a enregistré une perte de $ 373 000 en 1987, malgré des ventes de $27 millions.«En fin d'exercice, on a cédé les actifs à un groupe de producteurs, qui ont formé une nouvelle coopérative, à la valeur de liquidation, c'est-à-dire qu'on aurait obtenue si on avait décidé d'abandonner.On voulait que ça reste dans le mouvement coopératif »; a-t-il déclaré, tout en se refusant à en révéler le prix de vente.L'excédent L'excédent d'exploitation, qualifié de «très bons résultat» par son d;:ecteur général, a atteint $36 millions ($29,4 millions l'année dernière).De cette somme, il faut soustraire les ristournes payées aux sociétaires ($2,9 millions) ainsi que tes paiements additionnels faits aux membres dans l'année, pour leur lait \u2014 les compléments de prix, dit-on \u2014 pour obtenir ce que la coopérative juge être l'exé-dent, ou bénéfice net, qui a atteint cette année près de $10,2 millions.Vendant déjà ses produits sous pas moins de I 200 étiquettes (!), Agropur lancera au printemps, d'abord au Québec et ensuite ailleurs au Canada, une nouvelle gamme de «friandises glacées de haut de gamme, des produits qui n'existent pas encore au Québec et qu'on trouve dans le moment seulement en Europe», a indiqué M.Charest.Avec le yougourt, produit toujours plus en demande, Agropur a maintenu sa part de marché (un peu plus de 20 p.cent dans tout le Canada) au niveau de l'année dernière, tout en voyant ses ventes progresser de 23 p.cent, comme cela avait déjà été le cas l'année précédente.Toutefois, alors que la part de marché d'Agropur dans le créneau des yougourts a cru de façon très marquée en Ontario («Elle a Les Reichmann seraient-ils les partenaires de Campeau?LAURIER CLOUTIER ¦j e conseil d'administration de Hh Federated Department Stores doit répondre aujourd'hui à Campeau Corp., qui tente de mettre au pied du mur le groupe de 650 magasins et de $ 10 milliards US de ventes.Federated pourrait toutefois répliquer par un geste dilatoire ou par une offre d'achat concurrente de la part d'un «chevalier blanc».Comme alternative à sa proposition de $4,2 milliards US au comptant ($47 pour chacune des 90 millions d'actions), Robert Campeau dévoilait cette semaine l'offre d'une fusion, d'une valeur de $5,5 milliards US ($61 par action).Mais rusé, le financier toron-tois pose des conditions à cette offre plus alléchante: Federated doit l'accepter avant samedi soir.Sinon.Campeau Corp peut revenir à son offre de $47 et placer les administrateurs de Federated au centre de l'arène de critiques acerbes des actionnaires.Selon des analystes financiers, Robert Campeau a bonifié son offre juste avant que Federated trouve de nouveaux outils de défense.Dans une semaine, la Cour pourrait permettre à Federated d'utiliser le «Ohio Takeover Act» contre la tentative de prise de contrôle hostile de Campeau Corp., déclare Michel Tessier, du courtier Tassé & Associés.Federated pourrait aussi convaincre une compagnie-amie de présenter une offre concurrente, ou encore vendre une partie de ses magasins, etc.Des rumeurs veulent que plusieurs offres concurrentes s'en viennent.Campeau tente donc de forcer la main de Federated.«$5,5 milliards, ce n'est pas trop cher», déclare Ross Cowan, de Toronto, analyste de Lévesque Beaubien.«Campeau pourrait offrir encore plus, soit de $65 à $70 par action», ou jusqu'à $6,3 milliards US.C'est aussi l'avis de Bill Ran, de Geoffrion Leclerc.L'analyste cite l'étude de janvier de CG Lawren- ce, une firme américaine spécialisée dans la recherche institutionnelle, selon laquelle Federated vaut $76 par action, soit $6,8 milliards US! La même société CG Lawrence pointait, il y a deux mois, le groupe Federated comme pouvant être une cible prochaine de tentative de prise de contrôle.Campeau Corp fut le premier acheteur à réagir, même si la cible était connue de tous les vrais intéressés.Ross Cowan ajoute que Robert Campeau n'est pas placé au pied du mur.Allied affichera des profits cette année, tout en complétant la vente de la plus grande partie de ses 659 magasins de la fin de 1986.Mais où Campeau trouvera-t-el le le $ 1 milliard de capital propre qu'elle a promis pour la transaction.Les frères Reichmann, propriétaires du géant torontois Olympia & York, pourraient devenir les partenaires.Ils ont par hasard acheté 10,5 p.cent des actions subalternes de Campeau au cours des derniers mois.Ils sont rapidement devenus les champions de l'immobilier en Amérique du Nord, une des valeurs aussi de Federated.Bill Ran souhaite toutefois que Campeau ne se lance pas trop dans la surenchère parce que les conditions du marché se sont détériorées depuis l'acquisition d'Allied par Campeau il y a un an.Le financement pourrait coûter plus cher et les chaînes de magasins, se vendre plus difficilement, à la veille d'un ralentissement économique et du refroidissement des consommateurs.Mais Robert Campeau a prouvé son talent avec l'acquisition d'Allied et convaincra plus facilement ses banquiers.Il peut aussi payer plus cher car il profitera de synergie en ajoutant Federated à son tableau de chasse, souligne Michel Tessier.Bill Ran conclut toutefois que Campeau offre de payer 15 fois les profits de 1988 de Federated alors que les actions des concurrents May, Sears et J.C.Penney cotent environ 7,5 fois leurs bénéfices à la bourse.MONTREAL\tTORONTO\tDOW TONES\tL'OR (NEW YORK)\tDOLLAR CANADIEN 1 1507,00 1 1 (+9,92 1 (+0,66%) j\t^ 3000,63 | 1 (+11,96) 1 1 (+0,33% ) 1\t1 1923,57 1 (-loo 1 J-0,05%)L\t^\\ $444,40 ^ 1 (+c70) 1 1 (+1,29%) 1\tlus grande chaine de magasins à rayon de l'Ouest canadien.DMR possède quant à elle 26 bureaux de conseils en gestion informatique et technologique.Accord AIR CANADA-Corée du Sud ¦ La conclusion d'un accord de services aériens entre le Canada et la Corée du Sud ajoute un maillon important au réseau du Sud-est asiatique et du Pacifique d'Air Canada.Aux yeux de la société d'État, il représente une étape capitale dans la mise sur pied d'un service fret régulier Tour du monde.Air Canada peut désormais déployer des services passagers et fret du Canada â Séoul, Bombay, Kuala Lumpur, Manille et Singapour.Selon le PDG d'Air Canada Pierre leanniot, l'entente servira de base au développement du commerce et du tourisme entre le Canada et la Corée du Sud.AGROMEX se rachète ¦ Agromex a l'intention d'acquérir un certain nombre d'actions subalternes de son capital par l'intermédiaire de la Bourse de Montréal, dans le cours normal des activités du parquet.Agromex désire racheter jusqu'à 200 000 actions, soit 5 p.cent des subalternes émises et en circulation.Agromex rachète parce que son conseil est d'avis que ses actions se transigent à un prix représentant un escompte important par rapport à sa juste valeur sur la base de la valeur liquidative d'Agromex ainsi que des perspectives de la compagnie.Aucun administrateur, dirigeant ou autre initié d'Agromex n'a l'intention d'offrir ses actions dans le cadre du rachat proposé.Fusion de CENTRAL DYNAMICS et INTERNATIONAL DATACASTING ¦ Les sociétés Dymanics de Montréal et International Datacas-ting seront maintenant connues sous la raison sociale de International Datacasting Corporation \u2014 IDC \u2014 en vertu d'une opération de fusion.La première société met sur pied, fabrique et distribue des produits de technologie de pointe destinés à la télédiffusion et la post-production tandis que la seconde conçoit, fabrique et vend des réseaux de transmission de données numériques.IDC disposera de services de marketing et de vente séparés pour ses deux divisions.IDC a en circulation 13 millions d'actions ordinaires, 340 000 privilégiées de catégorie A série 1 ; 603 000 priviégiées de série B convertibles et près de 300 000 privilégiées convertibles aussi.L'actif total de l'entreprise fusionnée s'élève à $14,9 millions, son passif à $1,4 million et son fonds de roulement à $7,8 millions.Le carnet de commandes ferme atteint $4,9 millions.Les actions de IDC devraient pouvoir être négociées à la Bourse de Montréal dès lundi.GÉNÉRALE ÉLECTRIQUE: ventes et bénéfices en hausse ¦ Les résultats non vérifiés pour 1987 de Générale électrique du Canada indiquent une progression des ventes qui passent de $ 1,64 à $ 1,89 milliard par rapport â 1986.Pour le quatrième trimestre, la progression représente 9,6 p.cent, de $513 à $562 millions.Le bénéfice net de 1987 s'élève à $62,4 millions ou $ 1,27 l'action contre $56,3 millions ou $1,1.5 l'action en 1986.Pour le quatrième trimestre, les bénéfices atteignent respectivement $29,5 millions (60 cents) et $17,9 millions ( 37 cents).Les activités liées à la technologie ont généré au cours de l'exercice des ventes et un bénéfice net très supérieurs à celui de 1986 à cause de l'augmentation des volumes â marge bénéficiaires élevées.L'accroissement des ventes au détail des produits d'éclairage expliquent la progression enregistrée au quatrième trimestre.et aussi pour LBL ¦ Les revenus de Lessard, Bcaucage, Lemicux (LBL) sont passés de $9,97 millions à $13.5 millions après trois trimestres terminées le 31 décembre.Le bénéfice net quant à lui a progressé pour atteindre $ 1,25 million ( 18,8 cents l'action).L'an dernier, il totalisait $905 401 (18,1 cents).Il y avait alors 5 millions d'actions en circulation contre 6,6 millions maintenant.Le troisième trimestre a permis de réaliser des revenus de $6,5 millions et un bénéfice net de $717 235 ou 10,5 cents l'action.Le carnet de commande de ce spécialiste de la fenestration atteint maintenant $13 raillions dont la moitié sont à réaliser pour le dernier trimestre.AVCORP vend une partie de STANDARD AERO ¦ Industries Avcorp a vendu son actif canadien du secteur de la distribution de sa filiale Standard Acro à la société Field Aviation de Toronto pour une somme évaluée à $6 millions.Après avoir acquis les activités de Standard Acro de Winnipeg en juin, Avcorp avait mis sur pied un projet de dépouillement dans le but de se débarrasser de trois secteurs d'activité de Standard Acro.Cette transaction est la deuxième dans le cadre de ce programme.Le secteur principal d'activités de Standard qu'Avcorp entend conserver est la réparation et la révision'de turbomoteurs.Lessard Beaucage Lemicux Inc. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 FÉVRIER 1988 C3 Marchés financiers: le calme revient sur tous les fronts PAUL DURIVACE ¦ Les marchés financiers étaient plutôt calmes hier, et ce sur tous les fronts.Les Bourses, malgré les, apparences des cours de fermeture, ont néanmoins connu quelques hauts le coeur durant la séance.L'indicateur boursier le plus suivi au monde, le Dow Jones, recule ainsi de tout juste un point et marque l 923,57 après avoir tout de même pris un recul de près de 25 points au cours de la journée.Hausses et baisses se sont à peu près équilibrées à la Bourse de New York.À la Bourse de Toronto, l'indice composé clôture la séance avec un gain appréciable de 11,96 points à 3 000,63.Mais cela aurait été de (6 points n'eut été des prises es profits de fin d'après-midi.Les titres aurifères qui avaient chuté de 7,9 p.cent mercredi ont regagné 2,2 p.cent de leur valeur hier.Pour ce qui est de la Bourse de Montréal, le marché prend un peu de mieux et l'indice général clôture en hausse de 9,92 à l 507.Les sociétés minières ont connu en général une augmentation substantielle tandis que, à l'inverse, les forestières reculent de façon marquée pour s'établir dans l'ensemble à leur plus bas niveau cette année.Le marché obligataire était de même peu animé hier.Le rendement des obligations à court terme est demeuré inchangé, l'argent au jour le jour commendant un taux d'intérêt de 8 % p.cent.Le moyen terme est cependant en hausse de trois-huitièmes de point tandis que les titres à long terme émis par les corporations et les gouvernements gagnent 0,25 p.cent.L'hésitation des investisseurs tant sur les marchés boursiers qu'obligataires est attribuée à l'attente des résultats des offres de $27 milliards US que le Trésor américain a lancées cette semaine sur le marché.La plus grande incertitude règne en outre sur l'accueil qui sera réservé à la dernière tranche de ces adjudications, portant sur des bons à long terme, traditio-nellement les plus recherchés.Le taux d'escompte de la Banque du Canada est par ailleurs demeuré inchangé à 8,62 p.cent hier, ceci malgré la détente générale des taux observée ces derniers jours aux États-Unis.En annonçant le maintien du taux directeur au même niveau, le gouverneur de la Banque du Canada, M.John Crow, a noté que l'économie du pays est solide et qu'il n'est pas nécessaire de réduire les taux d'intérêt pour activer la croissance.Selon les cambistes, la Banque centrale est encore trop préoccupée par l'inflation pour suivre l'exemple américain.Ceci donne à penser que le loyer de l'argent à court terme ne bougera pas au cours des prochaines semaines, à tout le moins.Pour sa part, le dollar canadien a continuer de s'apprécier par rapport à la devise américaine.Le dollar canadien a gagné en effet à nouveau 20 centièmes de point hier et vaut maintenant 78,77 cents US.Le dollar américain a lui-même fait preuve d'une certaine fermeté sur les marchés internationaux des changes malgré quelques prises de bénéfices.Les opérateurs attendent en fait la publication prochaine d'indicateurs économiques importants aux États-Unis, comme les chiffres du chômage aujourd'hui et ceux du commerce extérieur la semaine prochaine, avant de se fixer.Par contre, l'or, qui avait chuté de $15 US mercredi, s'est redressé partiellement hier à New York.L'once de métal fin a regagné près de $6 US en clôture à $444,40 dollars, comparativement à $4 38,70 mercredi soir.Les rumeurs faisant état de ventes d'or de la part de l'Union soviétique pour financer ses achats de blé se sont en effet dissipées hier cependant que l'on craint toujours une surproduction mondiale d'or.La baisse de la production sud-africaine est en effet plus que compensée par la découverte et la mise en exploitation de nombreuses mines dans d'autres pays comme l'Australie et le Brésil.Ogivar signe une entente avec la firme Al, de Tokyo, pour effectuer une percée aux USA LAURIER CLOUTIER ¦ Ogivar vient de signer une entente de collaboration avec Ai Electronics, de Tokyo, pour aller chercher.20 p.cent du marché des ordinateurs portatifs aux USA.Grâce à l'accord de développement conjoint, la firme québécoise pourra aussi lancer quatre nouveaux ordinateurs portatifs au cours des prochains mois.C'est du moins ce qu'ont annoncé hier lors d'une rencontre de presse Jaime Benchimol et Paul Lachance, président et vice-président d'Ogivar.Le président, Keiji Kondoh, d'Aï, avait délégué son représentant.Après tes micros, l'heure des portatifs Après les micro-ordinateurs, c'est maintenant l'heure des portatifs, estiment les dirigeants d'Ogivar.Les premiers portatifs ne disposaient que d'un petit écran, d'une puissance relativement faible, etc.Comme toujours gonflés à bloc, les dirigeants d'Ogivar affirment qu'ils prendront rapidement le troisième rang aux USA dans cette niche, après Toshiba et Grid.Des géants comme IBM n'ont pas encore vraiment développer leurs portatifs, selon Ogivar qui estime détenir ainsi une longueur d'avance.de six à neuf mois.La part du marché des ordinateurs de table tombera de 70 à 50 p.cent du marché américain bientôt.Avance de neuf mois De nouveaux concurrents naîtront d'ici à la fin de l'année, en Corée et à Taïwan par exemple.Ogivar devra alors avoir commencé à mettre en marché d'autres types de produits.Après son Système IV portatif de haut de gamme, Ogivar en lancera d'autres, de différents niveaux de la gamme, à compter d'avril.Baisse des prix en 1989 La force du yen et le protectionnisme défavorisent les concurrents japonais aux USA, aux- Déjà la centaine de techniciens d'Ogivar travaillent sur le nouveau « laptop » Système IV, un ordinateur portatif qui se donnera des frères cette année à la suite d'une entente avec Al.Le président d'honneur de la .campagne de souscription I988 est fier de vous présenter son
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