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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-01-28, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 « Pour le bien de l'équipe ».Le Canadien cède Nilan aux Rangers «Je n'étais plus heureux» \u2014 Nilan «Les Rangers ne se feront plus brasser» \u2014 Bergeron «.une question de temps de glace.» \u2014 Perron ,, ct Chris Nilan.qui se Le Tricolore n'a même pas eu à frapper.pages 2 a 5 A 2© LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 «.Un jeune, on peut le mettre à sa main» \u2014 Perron RONALD KING envoyé spécial de.La Presse BUFFALO ¦ Jean Perron a bien pesé chacun de ses mots mais il a eu du mal a cacher sa satisfaction en annonçant que Chris Nilan quittait le Canadien.Ce dernier avait le don de causer des maux de tête à son entraîneur et pouvait exercer une influence négative sur certains de ses coéquipers.Dernièrement, Nilan semblait peu intéressé à suivre les directives des entraîneurs pendant les exercices.Perron l'utilisait de moins en moins et il laissait voir son mécontentement.« C'est une question de temps de glace, a d'abord dit Perron hier.«Il y avait des joueurs qui l'acceptaient mais d'autres qui se plaignaient continuellement.Quand il s'agit d'un jeune on peut le mettre à sa main.«Le nombre de punitions a augmenté cette année et Nilan en a souffert puisqu'il ne jouait pas en désavantage numérique et rarement en attaque à cinq.» Et puis.«Et puis l'échange est également une façon de montrer aux joueurs que nous avons l'intention de régler les problèmes.» Perron a avoué qu'il avait discuté plusieurs fois avec Serge Savard le comportement de Nilan.«Quand j'avais des difficultés, j'en parlais toujours au directeur général mais je ne sais pas depuis combien de temps il avait décidé de passer aux actes.» Perron ne croit pas non plus que son équipe sera affaiblie par l'absence de Nilan, même dans les matchs rudes du Garden de Boston, par exemple.« Nous avons d'autres joueurs robustes.S'il le faut, il y a toujours Steven Fletcher à Sherbrooke.» \u2022 Chris n'a certainement pas été échangé parce que les joueurs ne l'aimaient pas», a confié Guy Carbonneau en précisant avoir perdu un ami.PHOTO U Presse Silence chez les soldats ¦ Les joueurs du Canadien, comme c'est toujours le cas, ont été très discrets après l'annonce de la transaction.On se réunit en petits groupes, on parle à voix basse.Guy Carbonneau dit avoir perdu un ami.«Chris n'a certainement pas été échangé parce que les joueurs ne l'aimaient pas.«|e pense que l'échange est bon pour lui.Il ne savait pas ce que le direction du Canadien lui réservait et ça l'inquiétait.«Esposito, Bergeron, Nilan, il y aura tout un trio à New York.» Cainey: «Si Nilan sait en profiter, cet échange sera bon pour lui» À propos des matchs rudes, Carbonneau dit ne pas s'inquiéter.«Je ne vois pas pourquoi nous serions désavantagés.Nous avons souvent battu tes équipes robustes.Ce sera à nous de fournir un effort.«Nous avons d'autres joueurs qui peuvent faire la loi.» Bob Gainey a aussi passé de longues années sur un trio avec Nilan.IL se disait très surpris hier.«Les échanges font partie de notre vie mais on est jamais préparé à voir partir le gars à côté de nous.«Si Nilan sait en profiter, cet échange sera bon pour lui.«Quant à nous, il est certain que Nilan a aidé ceux qui sont moins capables de se défendre mais nous avons plusieurs joueurs capables s'impliquer dans un match rude.» Kordic: «les nouveaux règlements.» Enfin, John Kordic, qui a déjà eu quelques accrochages avec Nilan, a parlé très calmement.«ïî m'a beaucoup aidé, il m'a toujours donné de bons conseils et il reste mon ami.Il m'avait dit qu'il demanderait à être échangé si l'entraîneur ne l'utilisait pas davantage.» Et s'il y avait bagarre générale à Boston?«Il n'y aura plus de bagarres générales.Un entraîneur est suspendu automatiquement pour cinq matchs si les bancs se vident.«Les nouveaux règlements vont changer beacoup de choses.« |e ne crois pas que le départ de Nilan nous nuise de ce côté.Nous avons plusieurs joueurs, comme Bobby Smith, qui n'ont besoin de personne pour les défendre.«il ne devrait pas y avoir de problèmes.» Attendons voir.M Bobby Smith disait hier qu'il faut attendre très longtemps avant de porter un jugement sur une transaction.Smith aurait pu se donner en exemple et surtout Ryan Walter et Rick Green, venus de Washington où les Capitals attendent toujours une coupe Stanley.L'échange qui a envoyé Chris Nilan à New York hier doit être considéré comme mineur.Le vétéran ne jouait pas beaucoup et seule son immense popularité à Montréal, où même les bagarreurs sont choyés, provoque autant de commentaires.Serge Savard a conclu un marché qui, si la chance lui sourit, pourrait rapporter gros.Le directeur général du Canadien faisait remarquer hier que si Nilan aidait les Rangers à se classer dans les séries éliminatoires cette année, il faudrait encore attendre à la saison prochaine pour juger puisque c'est en 1989 seulement qu'il choisira à la place de Phil Esposito en première ronde.Et dans deux ans, l'équipe vieillissante que forment les Rangers pourrait être encore plus faible.Ajoutons que dans la division Patrick, la seule à six clubs, deux d'entre eux sont éliminés des séries et se retrouvent parmi les cinq premiers à choisir au repêchage.Serge Savard, par contre, a toujours prétendu qu'il fallait deux bons bagarreurs pour passer à travers la deuxième ronde des séries éliminatoires, lean Perron a parlé hier de Steven Fletcher mais il y a peut-être un autre échange en préparation.Pour Chris Nilan, le marché est intéressant à cause de l'argent américain qu'il recevra et aussi parce qu'il y a une place pour lui à New York, ce qui n 'était plus le cas à Montréal.Mais Nilan a presque 50 ans, il a souvent été blessé aux jointures et au dos, il n 'est plus aussi enclin à se lancer dans des combats et n 'a rien montré sur la glace cette année, sinon qu'il a nettement ralenti.À,New York, il travaillera au milieu de joueurs peu robustes.Plus de Kordic, McPhee, Ludwig, Robinson, Smith, Walter et autres gros hommes autour de lui.S'il faut que Nilan se batte seul, il pourrait trouver le temps long.Notons aussi qu'il n'a jamais fait partie d'une équipe faible, qui aligne les déceptions et qui n 'est pas respectée par ses adversaires.Nilan risque de subir un choc et il aura sûrement besoin de réfléchir et de s'adapter.Enfin, il ne faut pas laisser partir Nilan sans reconnaître qu'il a rendu de grands, grands services au Canadien.Autre gagnant dans l'échange: Jean Perron qui avait beaucoup de mal à contrôler Nilan.Ce dernier avait le don d'empoisonner l'ambiance, et même d'y prendre plaisir, quand il n'était pas content.Sa forte personnalité lui permettait également d'influencer ses amis, comme Guy Carbonneau, Craig Ludwig et surtout Chris Che-lios, et son manque de respect envers l'autorité fournissait un bien mauvais exemple pour des jeunes comme Shayne Corson, Stéphane Richer, Claude Lemieux et Sergio Momesso, son compagnon de chambre des derniers jours.Il est évident que le mot du coach a pesé lourd dans la décision de Serge Savard.Mais attendons avant de juger, comme dit Bobby Smith.Attendons par exemple que les Bruins ou les Flyers tentent d'intimider les joueurs du Canadien.Même à 50 ans, Nilan était l'un des joueurs les plus craints de la ligue Nationale.Notons enfin que la direction du Canadien pourra économiser quelques dollars dans ses achats de mobilier.Nilan avait aussi l'habitude de casser des ampoules, des vitres, des chaises et des portes quand il se fâchait.Ronald King LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 Savard satisfait Perron et Nilan RONALD KING envoyé spécial y de La Presse BUFFALO H Le Canadien a cédé hier le vétéran Chris Nilan aux Rangers de New York et a obtenu en échange le droit d'inverser son choix de première ronde avec celui des Rangers en 1989.Serge Savard a avoué hier qu'il aurait pu obtenir «un peu plus» mais que Nilan a refusé de se rapporter à l'équipe inté-.ressée.On soupçonne |ohn Ferguson, des lets de Winnipeg, d'avoir fait la meilleure offre à son ami Savard.« Nous avons pris en considération les services rendus par Nilan, a expliqué Savard hier en fin d'après-midi.Comme dans le cas de Steve Shutt qui avait demandé de jouer à Los Angeles.» Le directeur général du Canadien a expliqué sa décision par le fait que Nilan obtenait de moins en moins de temps de glace avec le Canadien.Il a par ailleurs refusé d'admettre que l'attitude récente de son protégé, qui se plaignait régulièrement et influençait certains de ses coéquipiers, ait été un facteur important.« Ce qui se passe chez le Canadien présentement est normal.À pareille date l'an dernier, l'ambiance étajt encore moins bonne.Il est aussi normal que Nilan exige de jouer plus souvent.«l'avais l'occasion de satisfaire deux personnes, Perron et Nilan.11 est évident que l'entraîneur s'est plaint du comportement de son joueur.«Ça fait toujours quelque chose de laisser partir un athlète qui a rendu de grands services à l'organisation mais j'ai agi d'abord pour le bien de l'équipe.» Savard a ajouté que la présence des deux réservistes du Canadien, Sergio Momesso et Kjell Dahlin, n'avait pas influencé sa décision.Le directeur général a fait savoir qu'il pensait «depuis un bon bout de temps» a échanger Nilan et que les offres ne manquaient pas.Quant à l'aspect robustesse de son équipe, Savard se sent toujours bien nanti.«Nous avons une équipe robuste même sans Nilan.Et à partir de l'an prochain, les équipes auront droit à un joueur de moins en uniforme (17 contre 18 actuellement) et cela pourrait réduire le nombre de bagarreurs dans la ligue.« Nous voulons aussi que John Kordic joue de façon régulière.Il a fait ses classes.Et Nilan a 30 ans.» «Pas la fin du monde» Chris Nilan, qui aura 30 ans le 9 février, semblait très satisfait de rechange, même soulagé.Il jouera ce soir à Philadelphie contre les Flyers et affrontera les Bruins samedi à Boston.Le 4 février prochain, il se rendra à Québec en compagnie de Michel Bergeron.« |e n'ai jamais voulu quitter Montréal mais j'avais l'intention de rencontrer Serge Savard à la fin de ce voyage.J'ai attendu parce que je savais qu'il était touché par la mort d'un de ses amis.Mais'je vois qu'il a eu le temps de s'occuper de son équipe.LA FICHE DE NILAN Né à Boston.Massachusetts, È.U., le 9 février 1958.Ailler droit.Lance de la droite.6', 205 lbs.Dernier club amateur: Université Northeastern.21e choix du Canadien, 251e en général, en 1978.Saison régulière Séries éliminatoires Année Club HJ B APIs Pu., MJ B A Pts Pu.1979-80.Canadien.15 0 2 2 50 5 0 0 0 2 1980-81 .Canadien.57 7 8 15 262 2 0 0 0 0 1981-82.Canadien.49 7 411204 5 1 1 222 1982-83.Canadien.66 6 8 14 \" 213 3 0 0 0 5 1983-84.Canadien.76 16 10 26 338 15 1 0 1 81 1984-85.Canadien.77 21 16 37 358 12 2 1 3 81 1985-86.Canadien.72 19 15 34 274 18 1 2 3 141 1986-87.Canadien.44 4 16 20 266 17 3 0 3 75 1987-88.Canadien-.50 7 5 12 209 \u2014 Totaux.__________ 506 87 84 171 2174 77 8 4 12 407 «Ce n'est pas la fin du monde.Savard a agi pour le bien du Canadien et le mien aussi.«Je ne jouais pas souvent et je n'étais pas heureux.À New York, Michel Bergeron sait ce que je peux faire et je ne crois qu'il y ait des problèmes.' ' «Je quitte Montréal sans amertume.Cette équipe m'a donné ma chance alors que personne ne voulait de moi.J'ai connu les plus grands moments de ma carrière ici mais je retiens surtout les amitiés, celle de Chris Chelios et-Guy Carbonneau, de même que Larry Robinson et Bob Cainey avec qui j'ai joué le plus longtemps.«Claude Ruel a passé beaucoup de temps avec moi après les entraînements et je lui dois beaucoup.Mais maintenant il faut rejoindre.the Tigerrr!!!» Nilan est parti presque en rugissant.«Je peux lui promettre qu'il va jouer à son goût» \u2014 Bergeron Robert Duouay ¦ L'acquisition de Chris Nilan par les Rangers de New York a été le résultat de plusieurs heu-.res de discussions sérieuses entre hommes de hockey.«Nous sommes tous tombés d'accord sur un point: nous manquions de robustesse, raconte Michel Bergeron.Le mot d'ordre chez nos adversaires, c'est que plus tu frappes les Rangers, meilleures sont tes chances de les battre.» Avec un Nilan heureux et enthousiaste, estime Bergeron, les Rangers ne se feront plus brasser.«Ça n'avait plus de bon sens, poursuit l'heureux instructeur des Rangers.On est allé chercher un gars solide en, Collin Patterson mais ce n'était pas as- sez.Ça nous prenait un.ça nous prenait Nilan.«Toutes les autres équipes en ont deux, ça ne finit plus.Au bout du compte, ce sont tes bons joueurs qui doivent payer le prix.On n'a pas oublié l'assaut dont Tomas Sandstrom a été victime.11 ne faut plus que des choses comme celle-là se reproduisent.» \u2014 Ce n'est pas un peu triste de voir justement qu'il faut des Nilan pour que des Sandstrom puissent jouer?«Écoute.Tant que la ligue Nationale ne fera pas quelque chose pour éliminer complètement les bagarres, des gars comme Nilan vont avoir leur place dans le hockey.Depuis le temps que je dirige des équipes de hockey, ça n'a pas tellement changé : ça prend des joueurs du style de Nilan pour gagner des championnats.Les règlements ont un peu évolué, les arbitres sont plus sévères, tout ça est bien correct.« Mes équipes ont toujours su se défendre, relance le Tigre.J'ai beaucoup souffert cette saison.Tu ne peux pas savoir.J'ai joué sept ans contre Nilan, je suis assuré qu'il va régler notre plus gros problème.» Bergeron a vu le match Canadien-Nordiques à la télé dimanche et il a lui aussi remarqué que Nilan semblait manquer d'entrain.«Il m'a paru en bonne condition mais pas aussi impliqué que d'habitude.Sa venue à New York pourrait lui donner une deuxième vie.Ici en tout cas, je peux lui promettre qu'il va jouer à son goût.» Bergeron a l'intention d'insérer Nilan à l'aile droite sur le même trio que Sandstrom. LA PRESSE; MONTRÉAL.JEUDI 28 JANVIER 1988 Les Sabres n'opposent aucune résistance Le Canadien présente m de ses plus beaux efforts de la saison, 4-1 CUV ROHltMO de la Presse Canadienne BUFFALO ¦ C'est à croire que te message de (ean- Perron \u2022 immédiatement porté fruit.Les joueurs du Canadien, oui en effet répond» au départ de Chris Nilan par un de tears plus beaux efforts de t» saison et 3s ont défait tes Sabres, tear bête noire jusqu'ici.4-1.Claude Le-mieux a marqué deux buts, ses 20e et 21e.L'absence de Nilan s'est d'autant moins faite sentir que te match a été peu robuste; le Canadien n'ayant même pas à frapper des Sabres étonnamment sans vie après avoir subi seulement deux défaites en 13 matches.Ils en étaient à tear premier échec en six rencontres.Le gardien Tom Barrasso subissait pour sa part une deuxième défaite à ses lï dernières sorties.Le Canadien a complètement dominé la première période, Nosi étoffes\t *\tClaude LEMEIUX \tRfcfc GREEK \tTom BARRASSO SOMMAIRE CANADIEN* BUFFALO t Première période 1.CANADIEN.Le mieux 20 {Walter, tudwig)-13:58 Pénalités \u2014 Krupp But (retenu) 6:49, Anderson But (trébucher) 9t53.Dchlm Cm, Donnetty But (rudesse) M:46, Lemieux Can (accrocher) 17:15.Deuxième période 2.BUFFALO, Buuttu22 (Ludvtg.Roll).-0:43 a CANADIEN.Lemieux 21 (Richer.Robinson).(an) 1:45 4.CANADIEN.Skrudland 7 (Momesso.McPhee)__________7:25 5.CANADIEN, Richer 29 8:37 Pénalités \u2014 Donnetty But (obstruction) 1:15.McPhee Can (obstruction) 10:1 T.Barrasso But (retarder le match; purgée par Liidvig) 10:35.Troisième period* Aucun but.Pénalités \u2014 Ludvig Bu» (cingler, battut Chcisos Can (instigateur, battu), Hay-ward Can (cingler: purgée par Momesso) 7:36.Tirs au but CANADIEN-10 16 13\u201438 BUFFALO.-.3 7 15\u201425 Buta «t Avantagea Numériques CANADIEN ._.-1-4 BUFFALO .-.-.0-3 Gardiens CANADIEN.-Mayward BUFFALO___________.Barrasso Arbitre \u2014 Gregson.Juges de lignes \u2014 Pare.Scapinelto.Assistance \u2014 14,890., l'indique le nombre de tancera (10-3), mais seul Lemieux a pu déjouer Barrasso en lui lançant la rondelle entre tes Jambières.Brian SfcrudTaml a plus tard frappé te poteau d'un tir frappé.Mayward préféré à Roy Christian Ruottt» a égalé te pointage dès la première minute de ta deuxième période sur te quatrième tir au but de Brian Hayward, de nouveau préférée Patrick Roy.K a complété une belle passe de fan Ludwig et il a maintenant marqué au moins m but dans neuf de ses 11 derniers matches.La réplique du Canadien est venue en avantage numérique, encore «ne fois grace à Lemieux, laissé sans protection devant Barrasso qu'il a déjoué d'un tancer du poignet bas et dans te coin du filet.Le Canadien a conservé l'initiative et Brian Skrudland a fait 3-f après un bel effort de Sergio Momesso, qui s'était emparé de son propre retour pour passer ta rondelle sur la palette de son coéquipier.Stéphane Richer a réussi te quatrième but après avoir con- Comme les bras ne suffisaient pas, Larry Robinson a étiré la jambe pour empêcher Mike Donnelly d'aller s'emparer d'une rondelle libre.PHOTO AP «Il fallait leur remettre le coup» \u2014 Claude Lemieux RONALD KING envoyé special de La Presse BUFFALO ¦ «On leur devait une belle victoire devant leurs partisans», a dit Claude Lemieux en parlant des Sabres après le match d'hier.Et le robuste ailier droit a été menaçant pendant toute la soirée.«Les Sabres étaient à huit points de nous et ils gagnent depuis qu'ils nous ont battus 6-5 au Forum.Il fallait leur remettre le coup et nous avons joué l'une de nos meilleures parties de la saison.» Jean Perron était parfaitement d'accord.L'entraîneur du Canadien vivait des heures glorieuses.Son équipe venait d'aligner une deuxième solide victoire contre des équipes de la division Adams et, en après-midi, Serge Savard l'avait soula- gé en complétant un échange impliquant Chris Nilan.De bonne humeur donc, Perron a vanté ses joueurs.«Quand les défenseurs font circuler la rondelle comme ils l'ont fait ce soir, tes résultats sont toujours bons «Notre défense d'équipe a été très solide, les Sabres n'ont pas eu beaucoup de chances de compter.«Avant la partie, nous avons parlé de la défaite de 6-5 quand nous avions l'avance 5-2.» Le Canadien a en effet livré un match presque parfait, surtout en défense où it a fonctionné avec méthode comme à ses meilleurs jours.Mais Perron a avoué que les Sabres n'étaient pas dans leur meilleure forme.«Ça arrive quand une équipe reçoit trop de fleurs.Ils allaient bien dernièrement et il y a peut-être eu trop de félicitations.» Serge Savard et Jean Perron ont déclaré que John Kordic était prêt à jouer de façon régulière et l'on a vu le gros homme travailler comme défenseur pendant une pénalité majeure à Chris Chelios.«l'était nerveux au début, a admis Kordic.« Mais le compte était de 4-1 et les autres jouaient tellement bien que c'était facile.À 2-1, je pense que j'aurais été beaucoup plus nerveux.» Enfin, Sergio Momesso a eu droit à d'autres compliments de son entraîneur.Note: Craig Ludwig a subi une légère commotion cérébrale on deuxième période lorsque mis en échec par Mikael An-dersson.Il n'est pas revenu au jeu par la suite mais pourrait reprendre fort probablement son poste demain soir à Washington.tourné te filet sans être importuné.Ludwig blessé Craig Ludwig a subi une légère commotion cérébrale lorsque mis en échec par Mikaet An-dersson et il n'est pas revenu au jeu.Les deux casques protecteurs se sont touchés, et te défenseur, qui avait raté deux jours d'entraïnenrmt à cause de douleurs au dos, a également reçu des points de suture près de l'oeil droit.En l'absence de Nilan et de Petr Svoboda, toujours blessé au dos, Larry Trader était te seul joueur en trop chez le Canadien.Réduit à quatre défenseurs, lean Perron a utilisé John Kordic à l'arrière, sa position première, pendant une punition majeure à Chris Chelios.Perron avait justement raconté, la veille, quit n'aurait pas peur d'utiliser au besoin Kordic à la défense.Chelios ne le croit pas encore de notre envoyé spécial BUFFALO ¦ 11 a très peu été question du départ de Chris Nilan dans le vestiaire du Canadien après la victoire d'hier.Interrogé à ce sujet par un journaliste, Claude Lemieux a déclaré qu'il ne fallait pas voir le geste de ta direction comme un avertissement.«Nilan voûtait jouer et ils l'ont accomo-dé.» Mais te grand copain de Nilan, Chris Chelios semblait encore ébranlé.Il était de loin te plus triste et il a parlé avec une voix parfois tremblante.«Je ne te crois pas encore.Nilan était la depuis mon arrivée à Montréal et ça faisait drôle de ne pas te voir sur le banc.«C'était un grand -joueur d'équipe et n'oubliez pas tout ce qu'il a fait à Montréal.Il a beaucoup travaillé pour les enfants malades et handicapés, il a donné son temps à plusieurs organismes de charité.» En ce qui regarde le Canadien sur la patinoire, Chelios ne croit pas lui non plus que l'absence de Nilan sera lourde.«La force de notre équipe, c'est que nous ne comptons pas sur un seul joueur et cela s'applique dans toutes les facettes do jeu.Il n'y a pas un seul compteur, ni un joueur de défense, ni un seul homme fort.Nous avons une équipe assez robuste.» LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 Yves Létourneau collaboration spéciale Ingrate, la fin des «goons» @li ris Nilan s'est démoli les poings pendant huit longues saisons à cogner sur tous les autres «goons» de la ligue Nationale dans le seul but de « protéger » les petits joueurs et les joueurs étoiles du Canadien.Guy Lafleur a déjà pris sa défense publiquement en laissant entendre que sans Nilan, il n'aurait pas été facile au Canadien d'aller affronter les Bruins à Boston.Mais depuis l'an dernier, il était visible que le métier de fracasseur de mâchoires commençait à lui peser terriblement certains soirs.Nilan, de toute évidence, aurait préféré se contenter de jouer au hockey et laisser les batailles au fringant John Kordic.Le problème de Nilan, c'est qu'il est incapable de jouer normalement au hockey maintenant que les yeux des arbitres sont rivés sur tous et chacun de ses gestes sur la patinoire à cause de sa réputation, à cause de son passé récent.Même en tentant de s'en tenir strictement à un rôle de hockeyeur robuste, sans plus, Nilan était un joueur marqué et, par conséquent, une nuisance pour sa formation; il passait plus de temps au banc des pénalités que sur la patinoire.En termes clairs, Nilan n'était plus d'aucune utilité pour une équipe comme le Canadien.Depuis plusieurs semaines, l'entraîneur Jean Perron ne savait plus comment l'utiliser.Nilan était malheureux; Perron était embêté; Robinson a commencé à grogner la semaine dernière au sujet des joueurs qui se traînent les pieds et Nilan était un des joueurs visés.Pendant ce temps, d'honnêtes «travailleurs» comme Mo-messo et Dahlin étaient laissés dans les gradins, si bien que Mats Naslund commençait lui aussi à grogner.Situation intenable pour tous.Et tragique pour Nilun.Une fin injuste Ces guerriers de tous les soirs et de toutes les batailles n'ont jamais la possibilité de s'arrêter.À Montréal, Nilan était prêt à passer son rôle à un plus jeune pour enfin se reposer.Serge Savard aussitôt s'en débarrasse en l'envoyant aux Rangers.À Michel Bergeron plus précisément.Ceux qui voient là la possibilité pour Nilan de «relancer sa carrière» font preuve d'une naïveté insondable.Relancer sa carrière sous Michel Bergeron veut tout simplement dire que, dès ce soir, Nilan devra recommencer à se battre contre Dave Brown, des Flyers.Car, hier soir, aux «Amateurs de Sport », Michel Bergeron a clairement laissé entendre que Nilan pourrait fort bien jouer sur le même trio que Tomas Sandstrom et face à Brown! .Samedi soir, Nilan devra s'attaquer à un des huit ou dix matraqueurs de Terry O'Reilly alors que les Rangers affron- tent les Bruins à Boston même.Belle façon pour un «goon» fatigué, les poings déformés par toutes ces batailles, de relancer sa carrière! Hier soir, Bergeron tempérait son enthousiasme en utilisant le mot «j'espère» dans chacune de ses phrases.Bergeron «espère» effectivement que Nilan n'aura pas perdu complètement le goût de se battre.Car si Chris veut «modifier» son style, Bergeron va se retrouver avec un autre John Wcnsink sur les bras, comme chez les Nordiques.Maurice Filion avait fait l'acquisition de l'ancien dur des Bruins PHOTO ARMAND TROTTIER.U Preae pour jouer le rôle de «protecteur».Mais Wcnsink s'était mis à avoir honte de ce rôle dégradant quand, un soir, son jeune fils lui avait dit, après une mémorable bataille: «C'est ça que t'appelles jouer au hockey, p'pa?» C'est Michel Bergeron lui-même qui nous a raconté l'anecdote, au Forum, le printemps dernier.Et si Nilan à son tour se changeait en Wensink, Bergeron gardera-t-il longtemps le même « respect » pour son nouveau protecteur?On peut en douter.Le temps était propice pour Serge Savard de le refiler à Phil Esposito qui le réclamait Après avoir été de toutes les guerres avec le Canadien depuis huit ans, dont quelques-unes avec Tiger Williams, Chris Nilan était prêt à passer son rôle à un plus jeune comme John Kordic.Mais avec les Rangers, il devra encore sortir ses poings.Dès ce soir, il affrontera les Flyers et se retrouvera en face de Dave Brown.à grands cris.Ce sacrifice est d'autant moins douloureux que Serge avait pris la précaution de placer Stephen Fletcher sur sa liste de protection à l'automne.Ce simple geste annonçait d'avance le départ éventuel de Nilan.Nilan a déjà eu le « respect » de ses coéquipiers.M a commencé à devenir un élément de discorde quand il a accusé Chris Chelios d'être intervenu auprès de lean Perron pour faire retirer Mike Lalor de l'alignement.Chelios a boudé pendant près d'un mois.Nilan commençait à tirer le tapis de sous ses propres pieds.Il fallait qu'il parte.Quelques-uns verseront des larmes.Vous verrez que toute l'équipe se remettra vite de ce choc opératoire nécessaire.Mais elle est ingrate quand même la fin de ces «goons».Désirables et «respectés» aussi longtemps que les jointures tiennent le coup.Écartés du revers de la main quand l'arthrite commence à s'incruster dans ces poings qui n'auront servi qu'à protéger les moins braves des camarades.Ce sport est doublement inhumain! 6 \u2022 ¦ LA PRESSÉ, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 Tom Lapointe « Schoenfeld a toujours été Utl leader» - Robert Sauvé ersonnc dans l'entourage des Devils du New Jersey n'a été surpris du congédiement de Doug Carpenter.L'ancien entraîneur des Royals de Cornwall a dû céder sa place à Jim Schoenfeld, mardi, parce que les Devils ont encore piqué du nez en deuxième moitié de saison après avoir connu un départ fulgurant en octobre et en novembre.«Lou Lamariello, le nouvel homme de hockey au New Jersey, est arrivé dans le portrait au début de la saison avec des idées bien précises», a commenté le vétéran gardien des Devils, Robert Sauvé, rejoint à son domicile, hier.«Déjà il avait un homme prêt à prendre la relève de Carpenter si jamais l'équipe ne produisait pas à son goût.» Et cet homme s'appelait Jim Schoenfeld.« Carpenter n'est toutefois pas le seul à blâmer dans toute cette affaire,' a tenu à préciser Sauvé.Toute l'équipe est tombée en panne sans raison.Et comme Doug n'est pas un communicateur, il n'a pas su relancer le groupe.» En embauchant Schoenfeld, Sauvé prétend que les Devils viennent de mettre la main sur un leader-né.« (e ne l'ai pas eu comme entraîneur à Buffalo, a souligné Sauvé.Mais pour avoir joué avec lui avec les Sabres, je peux vous assurer que cet homme a beaucoup de caractère.Jim a ses idées et il les fera passer dans le vestiaire parce qu'il a toujours été un meneur.«D'après ce que j'ai pu apprendre de son expérience derrière le banc des Sabres, Schoenfeld n'a pas eu sa chan- ce à Buffalo.Il est parti parce qu'il ne pouvait pas être en contrôle avec Scotty Bowman derrière lui.Jim a une trop forte personnalité pour se laisser manipuler.» Verbeek blessé à un genou Le premier test de Schoenfeld derrière le banc des Devils aura lieu à domicile ce soir.Les visiteurs seront Mario Le-mieux et les Penguins de Pittsburgh, l'équipe que les Devils doivent vaincre pour obtenir une place dans les séries éliminatoires.Schoenfeld devra se passer des services de son meilleur pointeur, Pat Verbeek, qui a subi une blessure à un genou contre les Sabres de Buffalo, lundi dernier.Verbeek sera à l'écart du jeu pour quelques jours.Dionne: «Les Kings n'ont pas de classe.» ¦ Marcel Dionne, le vétéran joueur de centre des Rangers de New York, a fait une confidence à un journaliste du Citizen d'Ottawa en fin de semaine dernière.Il a dit que l'organisation des Kings de Los Angeles avait manqué de classe en l'oubliant sur le dernier vidéo de l'équipe.Comme Guy Lafleur avec le Canadien et Gilbert Perreault avec Buffalo, Dionne a quitté l'organisation des Kings en claquant la porte.Un de ces jours, il en aura long à dire sur cette affaire.Il est normal que Glen Sather et Paul Coffey ne soient pas les deux meilleurs amis.Avant de prendre le chemin de Pittsburgh, Sather avait of- Marcel Dionne n'apparaît pas sur le dernier vidéo des Kings fert à Coffey une entente de quatre ans et un salaire annuel de $450 000.Des investissements immobiliers auraient aussi été ajoutés à l'offre par la direction des Oilers.Mais comme Coffey voulait 'partir, il a décliné l'offre et sa décision n'a pas été mauvaise dans les circonstances.Depuis Coupe Canada, la mésentente entre Sather et Coffey tapait sur les nerfs des joueurs des Oilers.Robert Ayotte, l'ex-direc-teur et vice-président au marketing des Nordiques, a éprouvé de sérieux problèmes de santé au cours des derniers mois.Ayotte a cependant refusé d'en parler à son entourage.L'employé de Loto-Québec a repris le boulot dernièrement.Les Totems ont servi une véritable correction aux Grads, 7-1, au cours du premier match de la ligue Dépression, mardi soir, à l'aréna du cégep St-Laurent.Fabien Deschamps, avec trois buts, Henri Richard, avec un but et trois aides, et Yves Gionet (reporter de la circulation à CKAQ, avec quatre passes, ont causé tous les dégâts en attaque pour permettre à leur formation de reprendre le premier rang du circuit.Andy Bessette, le meneur dans la colonne des pointeurs, a été blanchi pour un deuxième match consécutif.Dans le second match, les Ho- bos ont eu le meilleur sur les Sages, 6-3.Benoit GosseUn, un Repentignois qui a joué pour les Rangers de New York il y a quelques années, a brillé pour sa nouvelle équipe avec une performance de quatre buts et deux aides.Jean Cus-son a aussi bien fait avec un doublé.Les étoiles de la ligue Dépression disputeront un match au Cotisée de Québec face aux meilleurs éléments de la ligue Progression, dimanche après-midi, à 14 h.Les représentants de la ligue Dépression du président Robert Crevîer rendront la pareille à leurs adversaires en les recevant au Forum une semaine plus tard.Ces deux ligues de 25-55 ans sont très bien structurées.Un tournoi de ballon sur glace aura lieu à l'aréna de l'Assomption, du 12 au 14 février.Plusieurs bonnes équipes canadiennes y participeront dont celle de Photo-Police qui se rendra ensuite disputer le championnat canadien à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.Les équipes désireuses de participer au tournoi ou d'obtenir des informations supplémentaires doivent contacter Martin Bourdelais au (514) 589-2584.Un fils de l'Assomption, François Martel, avait été proclamé le meilleur joueur du Québec l'an dernier.« Juste pour vivre » Pour une bonne cause, au diable les rivalités.En vue de l'émission « Juste pour vivre» qui marquera le lancement de la campagne de financement de la Fondation du Québec des maladies du coeur et qui sera présentée dimanche à 20 h, à Télé-Métropole, Alain Côté, des Nordiques, et Guy Carbonneau, du Canadien, ont enregistré récemment une capsule-témoignage sur l'importance d'entretenir son coeur.Morenz, déjà 51 ans ¦ Les plus vieux partisans du Canadien vous racontent cette triste histoire et ils ont encore larme à l'oeil.Il y a 51 ans aujourd'hui, Howie Morenz subissait une fracture à une jambe après une dure mise en échec d'Earl Siebert, des Blac-khawks de Chicago.Un mois plus tard, les médecins trouvaient Morenz mort dans sa chambre.Le Canadien devait vivre son premier grand deuil.Autre triste événement d'un 28 janvier, celui-là en 1958: Roy Campanella, le brillant receveur des Dodgers de Brooklyn, était victime d'un accident d'auto qui devait mettre fin à sa carrière.Les réminiscences de cette journée ne sont pas seulement tristes: en 1974, Cassius Clay gagnait son combat-revanche contre Joe Frazier devant plus de 20000 personnes, au Madison Square Garden de New York; enfin en 1986, Denis Potvin éclipsait le grand Bobby Orr en inscrivant un 271e but en carrière.Potvin, on le sait, joue sa dernière saison dans la ligue Nationale.Normand Rochefort, le défenseur des Nordiques de Québec, célèbre ses 27 ans aujourd'hui.Sorti de l'ombre durant le tournoi de Coupe Canada, le «Rock» ne semble pas très heureux de son sort avec les Nordiques.Autres anniversaires de ce 28 janvier Paul Henderson, devenu célèbre à cause de son but victorieux lors du match décisif de la Série du siècle en 1972, à Moscou, 45 ans; Mark Napier, un ailier qui achève sa carrière dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, 31 ans; Stan Smyl, le capitaine des Canucks de Vancouver, 30 ans.Ronald Corey, le président du Canadien, fera l'objet d'un reportage à Radio-Québec, ce soir à 20 h 30.Jeannette Bion-di l'a rencontré au Forum dans le cadre de son émission «Biondi et cie».L'histoire est bien connue, Corey a dirigé le service des relations publiques de Radio-Québec pendant un an (1970-71).\" Glenn Anderson, des Oilers d'Edmonton, se protège les yeux durant les séances d'entraînement en portant les mêmes lunettes qu'un joueur de racquetball.Gilles Tremblay, l'analyste à la Soirée du hockey, a mentionné lors d'une récente entrevue que les arbitres de la ligue Nationale au-.raient avantage à porter de telles lunettes. LA PRESSE, MONTREAL.JEUDI 28 JANVIER 1988 \u20227 Brunetta poursuit «son camp» MARIO LECLERC * de la Presse Canadienne BOSTON ¦ Reconfirmé mardi au poste de gardien auxiliaire des Nordiques, Mario Brunetta a commenté calmement, hier, la décision de ses patrons.Brunetta avait été cédé à l'Express de Fredericton le 22 décembre peu de temps après que Ron Lapointe eut succédé à André Savard.Lapointe n'avait pas utilisé Brunetta pour commencer un seul match, ce qui n'avait pas eu l'air de plaire au gardien recrue.Ron Tugnutt avait alors été rappelé.Aujourd'hui, les rôles sont inversés.Pendant que Tugnutt retourne dans les Maritimes, le gardien originaire de Québec effectue un retour sous la grande tente.« Je me suis aperçu qu'un gardien à sa première saison dans la LNH vivait, en fait, un camp d'entraînement durant toute l'année.On évalue constamment ses possibilités.C'est ce que font les Nordiques dans mon cas», a indiqué Brunetta hier.Ce dernier ne se fait pas d'illusions quant à son utilisation au cours des prochains jours, «le sais que Mario Gosselin est toujours le gardien numéro un de l'équipe.Mais en discutant avec Ron Lapointe, il m'a dit que j'aurais une chance d'obtenir des départs, l'attends de voir comment les choses vont se dérouler avant de penser quoi que ce soit», a-t-il ajouté.En Australie?¦ Contraint de refuser une offre de la France pour disputer une partie hors-concours contre la Tchécoslovaquie en mai prochain, les Nordiques pourraient cependant se retrouver, en juin, en Australie en compagnie des Oilers d'Edmonton.Un projet est présentement à l'étude et il veut que les Nordiques, propriété de la société australienne Elders IXL, effectuent une tournée au pays des kangourous en compagnie de la bande à Wayne Gretzky.Une série de cinq matchs pourrait alors être présentée.Chez les Nordiques, on dit que ce projet est à ce point sérieux qu'il ne resterait que quelques détails à finaliser.Après avoir raté 17 matchs en raison d'une fracture au majeur de la main gauche, l'ailier droit Lane Lambert effectuera un retour au jeu ce soir lorsque les Nordiques affronteront les Bruins à Boston.Lambert avait subi cette blessure contre les Red Wings de Detroit, le 20 décembre au Colisée, en bloquant un tir de la pointe.Trevor Stienburg a été rappelé de l'Express de Fredericton.Il devait rejoindre l'équipe à Boston aujourd'hui.«Contre les Bruins, nous avons besoin de lui », a admis Ron Lapointe.Quant à savoir pourquoi il n'avait pas rappelé Scoff Shauncssy plutôt que Stienburg, Lapointe a été très clair: «le reconnais que nous en avons discuté.Mais Scott a tellement progressé au niveau du hockey depuis le début de la saison qu'on ne voulait pas prendre de chance de tout recommencer à zéro pour un seul match dans la LNH.Il faut attendre le moment propice avant de faire appel à lui.» Voyant son gardien Jeff Reese dans une mauvaise position pour arrêter Dave Taylor, des Kings, Ed Olczyk est venu i la rescousse.Et les Maple Leafs ont finalement mis fin a leur série noire en l'emportant 5-2.PHOTO REUTER La 16e était la bonne Presse Canadienne TORONTO ¦ L'ailier droit Mike Blaisdell a fêté son retour dans la ligue Nationale avec deux buts et il a aidé les Maple Leafs de Toronto, hier soir, à mettre fin à leur longue disette de 15 matches consécutifs sans succès lors d'une victoire de 5-2 aux dépens des Kings de Los Angeles.Blaisdell avait été rappelé des mineures mardi.Ed Olczyk, Mark Osbourne et Gary Leeman, les deux derniers buts étant réussis dans un filet désert, ont également marqué pour les vainqueurs.Bob Bourne et Ken Hammond ont riposté pour les Kings.Les Leafs s'étaient inclinés lors de leurs six sorties précédentes et ils n'avaient pas goûté à la victoire depuis le 23 décembre 1987.Leurs* 15 matches sans victoire, 0-11-4, représentent une nouvelle marque d'équipe.Ils mettent ainsi un frein à leurs ennuis au Garden puisqu'ils n'avaient pas savouré la victoire depuis le 15 décembre, subissant sept revers et annulant à quatre autres occasions.Blaisdell avait été rappelé plus tôt cette saison des Saints de Newmarket et il avait marqué un but en deux matches.Mardi, les dirigeants des Maple Leafs ont lancé un autre SOS à l'attaquant de 28 ans qui avait été embauché comme joueur autonome.Les Kings, qui disputaient un cinquième match en sept soirs à l'étranger, ont été pitoyables.De fait, les amateurs toron-tois ne s'attendaient pas à un match très excitant puisque 700 billets n'ont pas été vendus, un des rares matches dans l'histoire des Leafs où tous les billets ne sont pas vendus.Les spectateurs présents ont récompensé les joueurs locaux en leur offrant une longue ovation debout quand Osborne et Leeman ont marqué dans un filet désert.Jets 4, Penguins 1 À Pittsburgh, Dale Hawer-chuk a enfilé son 29e but de la saison et il a préparé celui de Frederick Olausson, qui brisait l'égalité, alors que les lets.de Winnipeg l'emportaient 4-1 sur les Penguins de Pittsburgh.Les Jets ont signé leur deuxième gain en autant de soirs au début d'un périple de quatre rencontres à l'étranger.Quant aux Penguins, ils perdaient un deuxième match consécutif à domicile après une série de quatre victoires à l'étranger.Thomas Steen avait procuré une avance de 1-0 aux lets à 3:37 de la première période lorsque son tir a dévié sur le défenseur Randy Hillier.Il s'agissait de son 1 le de la campagne.Mario Lemieux a marqué son 48e pour les Penguins à 9:17 lorsque son tir a touché le défenseur Mario Marois.Les Penguins ont bénéficié d'un avantage numérique pendant presque cinq minutes après une série de pénalités décernées aux lets.LE HOCKEY EN BREF « TAMBELLINI AVEC L'ÉOUIPE OLYMPIOUE ¦ L'ailier Steve Tambellini, un vétéran évoluant avec les Canucks de Vancouver, s'est joint officiellement hier à l'équipe olympique canadienne.Tambellini pourra participer à son premier match avec sa nouvelle formation, ce soir, à Lake Placid, alors que la formation canadienne affrontera l'équipe olympique américaine.«Steve va évidemment nous manquer mais nous sommes extrêmement fiers que les dirigeants de l'équipe olympique canadienne aient recherché ses services », a déclaré Pat Quinn, le directeur général et président des Canucks.En 37 matches cette saison, Tambellini avait marqué dix buts et participé à dix autres.SKRIKO RATERA AU MOINS CINQ MATCHES ¦ Les dirigeants des Canucks ont confirmé hier que l'attaquant Petri Skriko raterait un minimum de cinq matches à cause d'une entorse à une cheville, blessure subie lors de la défaite de 7-6 contre les Blues mardi soir.CKAC273 LA SUPERSTATION Description du match à 19h20 NORDIQUES VS OKeefe 8 LA PRESSE; MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 ,es chiffres du Super Bowl individuels_ Points \u2014 Le plus de points en carrière : 24, Franco Harris, Pittsburgh.\u2014 Le plus de points en un match: 18, Roger Craig, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le plus de touchés en carrière: 4, Franco Harris, Pittsburgh.\u2014 Le plus de touchés en un match: 3, Roger Craig, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le plus de convertis en carrière: 8, Don Chandler, Green Bay; Roy Gerela, Pittsburgh; Chris Bahr, Raiders de L.A.\u2014 Le plus de convertis en un match: 5, Don Chandler, Green Bay contre Oakland, 1968; Roy Gerela, Pittsburgh contre Dallas, 1979; Chris Bahr, Raiders de L.A.contre Washington, 1984; Ray Worsening, San Francisco contre Miami, 1985; Kevin Butler, Chicago contre Nouvelle-Angleterre, 1986.\u2014 Le plus de placements en carrière: 5, Ray Wersching, San Francisco.\u2014 Le plus de placements en un match: 4, Don Chandler, Green Bay contre Oakland, 1968; Ray Wersching, San Francisco contre Cincinnati, 1982.\u2014 Le plus long placement: 48 verges, Jan Stene-rud, Kansas City contre Minnesota, 1970; Rich Karlis, Denver contre Giants de NY, 1987.; Franco Au sol \u2014 Le plus de courses en carrière: 101, Franco Harris, Pittsburgh.\u2014 Le plus de courses en un match : 38, John Rig-gins, Washington contre Miami, 1983.\u2014 Le plus de gains en carrière: 354 verges, Franco Harris, Pittsburgh.\u2014 Le plus de gains en un match: 191 verges, Marcus Allen, Raiders de L.A.contre Washington, 1984.\u2014 Le plus de touchés en carrière : 4, Franco Harris, Pittsburgh.\u2014 Le plus de touchés en un match: 2, Elijah Pitts, Green Bay contre Kansas City, 1967; Larry Csonka, Miami contre Minnesota, 1974; Pete Ba-naszak, Oakland contre Minnesota, 1977; Franco Harris, Pittsburgh contre Rams de L.A., 1980; Marcus Allen, Raiders de L.A.contre Washington, 1984; Jim McMahon, Chicago contre Nouvelle-Angleterre, 1986.\u2014 Le plus long gain: 74 verges, Marcus Allen, Raiders de L.A.contre Washington, 1984.Roger Staubach Quarts-arrières \u2014 Le plus de passes en carrière: 98, Roger Staubach, Dallas.\u2014 Le plus de passes en un match : 50, Dan Marino, Miami contre San Francisco, 1985.\u2014 Le plus de passes complétées en carrière: 61, Roger Staubach, Dallas.\u2014 Le plus de passes complétées en un match: 29, Dan Marino, Miami contre San Francisco, 1985.\u2014 Le plus haut pourcentage de passes complétées en carrière: 66,7 p.cent, Joe Montana, San Francisco.\u2014 Le plus haut pourcentage de passes complétées en un match: 88 p.cent, Phil Sitnms, Giants de NY contre Denver, 1987.\u2014 Le plus de gains en carrière: 932 verges, Terry Bradshaw, Pittsburgh.\u2014 Le plus de gains en un match: 331 verges, Joe Montana, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le plus de passes de touché nen carrière: 9, Terry Bradshaw, Pittsburgh.\u2014 Le plus de passes de touché en un match : 4, Terry Bradshaw, Pittsburgh contre Dallas, 1979.\u2014 Le plus de passes interceptées en carrière: 7, Craig Morton, Dallas-Denver.\u2014 Le plus de passes interceptées en un match : 4, Craig Morton, Denver contre Dallas, 1978.\u2014 La plus longue passe complétée: 80 verges, Jim Plunkett (à Kenny King), Raiders de L.A.contre Philadelphie, 1981.Échappés \u2014 Le plus d'échappés en carrière: 5, Roger Stau-.bach, Dallas.\u2014 Le plus d'échappés en un match: 3, Roger Staubach, Dallas contre Pittsburgh, 1976.Interceptions \u2014 Le plus d'interceptions en carrière: 3, Chuck Howley, Dallas; Rod Martin, Oakland.\u2014 Le plus d'interceptions en un match: 3, Rod Martin, Oakland contre Philadelphie, 1981.' Receveurs de passes 't \u2014 Le plus d'attrapés en carrière: 16, Lynh Swann, Pittsburgh.\u2014 Le plus d'attrapés en un match : 11, Dan Ross, Cincinnati contre San Francisco, 1982.\u2014 Le plus de gains en carrière: 364 verges, Lynn Swann, Pittsburgh, 364.\u2014 Le plus de gains en un match: 161 verges, Lynn Swann, Pittsburgh contre Dallas, 1976.\u2014 Le plus de touchés en carrière: 3, John Stall-worth, Pittsburgh; Lynn Swann, Pittsburgh; Cliff Branch, Oakland-Raiders de L.A.\u2014 Le plus de touchés en un match: 2, Max McGee, Green Bay contre Kansas City,' 1967; Bill Miller, Oakland contre Green Bay, 1968; John Stallworth, Pittsburgh contre Dallas, 1979; Cliff Branch, Oakland contre Philadelphie, 1981; Dan Ross, Cincinnati contre San Francisco, 1982; Roger Craig, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le plus long gain par la passe: 80 verges, Kenny King (de Jim Plunkett), Raiders de L.A.contre Philadelphie, 1981.Équipe Points \u2014 Le plus de points en un match : 46, Chicago contre Nouvelle-Angleterre, 1987.\u2014 Le moins de points en un match: 3, Miami contre Dallas, 1972.\u2014 Le plus de points par les deux équipes en un match: 66, Pittsburgh (35) contre Dallas (31), 1979.\u2014 Le moins de points par les deux équipes en un match: 21, Miami (14), Washington (7), 1973.Gains \u2014 Le plus de gains nets en un match: 537 verges, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le moins de gains nets en un match: 119 verges, Minnesota contre Pittsburgh, 1975.\u2014 Le plus de gains au sol en un match : 276 verges, Washington contre Miami, 1983.\u2014 Le moins de gains au sol en un match : 7 verges, Nouvelle-Angleterre contre Chicago, 1986, \u2014 Le plus de gains par la passe en un match: 326 verges, San Francisco contre Miami, 1985.\u2014 Le moins de gains par la passe en un match : 35 verges, Denver contre Dallas, 1978.Échappés \u2014 Le plus d'échappés en un match: 6, Dallas contre Denver, 1978.Interceptions \u2014 Le plus d'interceptions en un match : 4, New York Jets contre Baltimore, 1969; Dallas contre Denver, 1978.\u2014 Source: Associated Press LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 9 La NFL a créé un monstre Toutes les activités sont sous le signe du gigantisme, sauf les matches United Press International SAN DIEGO ~^ ¦ Certains cyniques.proposent qu'un bon jour, les propriétaires d'équipes de là NFL se réunissent èt s'entendent sur le fait qu'ils doivent choisir l'une des options suivantes: 1) Créer une atmosphère qui produirait un événement sportif palpitant, une apothéose à la saison de football, un événement dont les amateurs de sport pourraient.parler pendant des années.2) Monter un spectacle qui générerait des profits monstres mais sans aucune considération pour l'événement sportif.Les propriétaires n'ont jamais été confrontés à ce choix mais il est bien évident qu'ils se sont engagés dans la deuxième voie.Les activités qui entourent le Super Bowl sont placés sous le\" signe du gigantisme.Pas les matches de football.Les résultats: 33-14, 24-3, 32-14, 38-9, 38-16,46-10 et tout récemment 39-20.Pourquoi le Super Bowl est-il si mauvais aussi souvent?Y a-t-il une chance que celui de cette année entre les Broncos de Denver et les Redskins de Washington se terminent autrement que par un ICQ.rapide?«Je l'espère, répond l'instruc-teur-chef des Broncos, Dan Reeves.|e ne dis pas qu'il sera meilleur que les autres.Mais je pense que la fiche des deux équipes indique qu'elles ont lutté jusqu'au bout dans la plupart de leurs matches de cette année.» Mais toutes les équipes qui ont participé au Super Bowl ont connu des saisons très «compétitives».Ce qui n'a pas empêché certaines d'entre elles de s'effondrer misérablement le jour du Super match.Contraire à la routine Les théories sont nombreuses pour expliquer les raisons de cette Super déception quasi annuelle.La plus populaire mmet ce phénomène sur le compte de l'atmosphère qui entoure les dernières journées de préparation des équipes.« Rien de ce que nous faisons au cours de cette semaine ne ressemble à notre routine de la saison », explique Reeves.Si la préparation est différente, on ne doit pas se surprendre si le match lui-même ne ressemble pas aux performances de la saison régulière.Au cours de la saison, les joueurs sont soumis à un horaire très strict.Ils se: retrouvent au même endroit et font les memmes choses tous les mercredis matins à 10 h 30.S'ils sont ailleurs, c'est qu'ils ne sont pas à leur place.«Nous nous préparons de la même façon depuis des années, précise Reeves.Nous jouons quatre matches hors-concours, 16 matches en saison régulière et deux autres en séries éliminatoires.Un après l'autre.Si vous êtes chanceux, vous disputez 22 matches jusqu'au Super Bowl.Un coup rendu là, tout s'effondre.Le changement le plus significatif se situe au niveau de la durée de la préparation pour ce match, deux semaines plutôt qu'une.Je suis d'avis que le match du Super Bowl serait meilleur si nous pouvions le disputer après seulement une semaine d'entraînemment.» Une semaine à l'étranger Après avoir gagné le match le plus important de l'année, le championnat de conférence, les joueurs bénéficient d'un congé de deux ou trois jours.Plutôt que de penser au match qui vient, ils se retrouvent tout à coup retirés de leur routine pour- la plus longue période de temps de la saison.Les corps se reposent mais pas les esprits.Et puis, après avoir perdu leur rythme de travail, les joueurs se rassemblent à nouveau mais on leur dit de se préparer, lentement, pour le plus grand match de leur carrière.Une semaine est passée et ils n'ont pu participer qu'à deux ou trois entraînements sérieux.Ils se retrouvent ensuite à bord d'un avion avec assez de vêtements pour passer une semaine, débarquent dans un hôtel qu'ils n'ont jamais vu.Lorsqu'elles voyagent au cours de la saison régulière, les équipes ne se déplacent pas pour plus d'une nuit.Vol de quelques heures le samedi, sommeil, match le dimanche et retour à la maison.Pas cette fois-ci.Chacune des équipes qui ont participé au Super Bowl, à part les 49ers du Super Bowl XIX, a dû s'astreindre à l'horaire suivant: (Les 49crs ont pu rester chez eux parce que le Super match avait lieu au stade de l'université Stanford, à quelques mmilles de San Francisco.Pas surprenant qu'ils aient démoli les Dolphins.) Une fois arrivés sur le site d'entraînement, les joueurs effectuent le trajet hôtel-terrain ' en autobus, ils se mettent au travail sur une surface qui ne leur est pas familière, perdent du temps à s'ajuster.Dès l'entraînement terminé, ils se retrouvent devant des centaines de gens qu'ils ne connaissent pas et qui brandissent des stylos, des micros, des caméras, et qui leur posent.tous les mêmes questions, en criant pour mieux se faire entendre.La NFL devrait intervenir avant que quelqu'un se fasse tuer en recevant un coup de caméra sur la tête.La véritable surprise Ceux pour qui le Super Bowl se résume en-quelques heures de télé le jour du match trouveraient bien des choses curieuses s'ils passaient une semaine sur les lieux de l'événement.Ils constateraient que la véritable surprise, ce n'est pas qu'il y ait eu autant de Super Bowl ratés.C'est qu'il y en ait eu quelques-uns d'agréables.La NFL réalise dans quelle situation elle s'est fourvoyée par sa faute.Mais sa machine publicitaire a fait un travail énorme.La NFL veut deux semaines d'activités pour que le drame se prépare.Elle veut que des centaines de journalistes viennent y parler d'autre chose que de grèves, de poursuites et de drogue.L'Amérique a été captivée.Un monstre a été créé.Tout n'est pas mauvais au Super Bowl.Loin de là.Mais le drame, c'est que le match de football se trouve parmi les événements les moins bien réussis.Les Redskins ne montreront pas autant d'affection pour John Elway que sa fille Jessica, deux ans, venue lui faire des câlins à l'exercice d'hier.photo ap NOUS AVONS VOTRE SUZUKI! $ suzuki samurai 2020, boul.des Laurentides Chomedey, Laval VENTE ¦ SERVICE ET LOCA TION LAVAL AUTO SUZUKI 668-2020 Aujourd'hui.Calgary LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 JANVIER 1988 Goulyayev, un simple livreur?GILLHS BLANCHARD ACalgary, Otto Jelinek n'aura le temps de ressasser ni les bons souvenirs qu'il a ramenés du village olympique de Squaw Valley (1960) ni les moins bons souvenirs de la quatrième place dont sa soeur Maria et lui ont dû se contenter en patinage artistique.À Calgary, le ministre d'Etat responsable du sport amateur courra contre la montre.Il lui incombera de se manifester le plus souvent possible auprès du plus fort contingent d'athlètes canadiens de l'histoire des |eux d'hiver et ses devoirs d'hôte officiel des responsables politiques des délégations participantes seront fort exigeants.Des cocktails?Oui, sans doute, mais l'on y boira moins sec qu'à l'accoutumée, Jelinek a du gros boulot: il y a un peu plus de deux ans, il s'est investi de l'étrange mission de mener une lutte internationale à l'usage des drogues en milieu de sport.Même si le Canada venait de se doter d'une politique très rigide sur le sujet, sa décision a fait sourire.Aujourd'hui, on ne rit plus.Le projet fantaisiste d'une charte internationale contre les drogues a reçu suffisamment d'appuis pour qu'on se prenne à espérer.Or les rencontres ministérielles de Calgary sont importantes pour le dossier.Jelinek a suivi avec beaucoup d'attention le scandale qui vient de frapper le monde relativement propre, propre, propre du patinage de vitesse.Si l'histoire d'un athlète soviétique refilant quelque 800 comprimés de stéroîdes anabolisants à des athlètes norvégiens avait un air de déjà vu, la suite a fait sursauter le ministre.Vendredi dernier, malgré la campagne de presse norvégienne qui réclamait l'exclusion du Soviétique, le champiom du monde Goulyayev, le président de la fédération de patinage de vitesse d'URSS déclarait son athlète innocent.Selon le porte-parole, Goulyayev n'avait été qu'un intermédiaire entre le Norvégien Krosby et le médecin de l'équipe soviétique, Valéry Smeta-nin.Ce dernier avait perdu son poste; Goulyayev était blanc comme neige.« Nous n'avons pas protesté officiellement mais je ne crois pas du tout à cette histoire », confiait Jelinek hier.« Je ne veux pas en dire plus pour le moment afin de ne pas nuire à la réunion que je dois avoir à Calgary avec le ministre Gramov du sport soviétique ».«Je ne crois pas cette histoire» \u2014 Otto Jelinek // rencontrera Gramov à Calgary Gramov et Jelinek ne parleront pas de drogues pour la première fois à Calgary.Au fait, les deux hommes se sont entretenus du sujet à plusieurs reprises.Et cela s'entend: étant donné l'importance que l'URSS accorde à la victoire olympique, la réalisation du rêve d'une charte internationale contre l'usage des drogues en milieu sportif passe forcément par Moscou.Étrangement, Moscou \u2014 l'affaire Goulyayev ne représente pas le premier fait d'armes pharmacologique des Soviétiques! \u2014 n'a pas fermé la porte au projet Jelinek.« Au début, monsieur Gramov s'est montré réticent.Il niait l'existence du problème ou, tout au moins, contestait son importance.Puis l'automne dernier \u2014 je ne sais pas s'il s'agit d'une conséquence de la nouvelle politique de transparence de l'URSS \u2014, il offrait son aide.Nous avons même signé une lettre d'entente là-dessus.« Je ne suis pas heureux de ce qui vient de se produire mais, oui, peut-être avez-vous raison, peut-être l'incident contribuera-t-il à le sensibiliser davantage au bien-fondé de la lutte qu'il faut mener ».Le ministre canadien rencontrera également son vis-à-vis de la République démocratique d'Allemagne ( RDA ) à Calgary.Il s'agira cette fois de renouveler la lettre d'entente déjà signée par ce pays.La RDA \u2014 la pharmacologie sportive y est très poussée, cela est bien établi \u2014 a été l'un des plus coriaces adversaires qu'ait affrontés Jelinek.11 a fallu un long moment avant qu'on appelle un chat un chat.Le ministre canadien s'est fait servir en quelques occasions le très fallacieux argument des « drogues-médicaments sous surveillance médicale »; la RDA a été l'un des avocats de cette thèse avant d'offrir son concours.Le projet canadien d'une charte internationale « avec des dents » a commencé de prendre forme à l'automne 1986, à Dublin, alors que Jelinek est devenu le premier étranger à participer aux travaux de l'assemblée des ministres du sport des pays de l'Europe de l'ouest.Non seulement ses hôtes ont-ils accepté la résolution qu'il leur présentait mais encore lui ont-ils demandé de véhiculer l'idée auprès des autres nations.Depuis, Jelinek a rencontré les responsables politiques de l'URSS, de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie, de la RDA, de la Chine, de la Corée et le président du Comité olympique des USA.« En deux ans, le principe d'une action commune contre l'usage des drogues dans le sport a été accepté.Certains diront qu'il s'agit de peu, moi j'affirme que c'est énorme.Je ne sais pas combien de temps il faudra encore pour boucler la boucle et faire adopter la charte mais l'idée fait son bonhomme de chemin.
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