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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
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B. Informations générales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-12-13, Collections de BAnQ.

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[" Informations générales LA PfffSSt.MONTREAL, DIMANCHE IS DECEMBRE 1987 La vie aventureuse d'un poseur d'affiches Les rues de Montréal sont le lieu d'une petite guerre sournoise entre la police et les afficheurs WON UIMRM - Vendredi matin, rue Saint-Denis, Pierre Charbonneao et Sylvain Gaudet fent ce pourquoi on les paie comme colleurs illicite» d'affiches.L'un tient la feuille imprimée, l'autre la barbouille de colle.Tout A coup, ils lâchent tout pour s'enfuir à toutes km bec: des policiers viennent de les repérer.La veille, boulevard Saint-Laurent, les deux comparses n'avaient pas eu de veine.Pris en \"\"6,ul11 délit t*mi ùv» policiers habillés en civil, affiches et colle ont été confisquées.Eux, ils devront comparaître en Cour municipale pour avoir contrevenu au règlement 5128 relatif aux enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires.Bref, on les y accusera d'avoir transgressé le règlement qui rend l'art du graffiti illicite et réglemente tout l'affichage a Montréal.Notamment, en interdisant aux colleurs d'affiches d'en faire profession à moins qu'Hs n'exercent leur art sur ces grands panneaux- Boulevard Saint-Laurent, dam la cota entre Sherbrooke at untano, un mur «qui parla-.Cast énorme, mais permis par la Villa.Las graffiti, eux.ne le sont pas.Pas plus d ailleurs qua las affichas de tout genre: pour las poseurs d affiches, la vitesse devient une qualité essentielle quand arrive e moment de coller Murs .oeuvres d'art».Las -délinquants», s ils sont pris an flagrant délit, sont poursuivis an Cour munsetpass.PMOTO CUTS u réclame qui déguisent les grandes artères de la métropole ou encore habillent les terrains de stationnement du centre-ville.Pierre Charbonneau n'en est pas à sa première offense.Cas cinq dernières années, il a été arrêté cinq fois.A trois reprises, il s'en est tiré avec un simple avertissement.Deux fois, il a dû comparaître devant un juge municipal qui l'a condamné chaque fois S une amende de $90 plus les rrais Vendredi midi.Chi;i».« «.et Gaudet étaient encore à l'oeuvre, cette fois, rue Prince-Arthur.Objectif: poser des affiches du théâtre Maison neuve de la Place des Arts faisant la publicité «A bon marché» de la pièce Mur-Mur de la Troupe Circus.Craignant la caméra du photographe.Sylvain Gaudet lance: \u2014 C'est | moins?I pour la police au \u2014 Non.c'est pour La Presse.Après explications, les deux poseurs d'affiches illicites consentent A se laisser photographier et interroger.Ils sont, disent-ils, embauchés par des imprésarios ou des agences.Généralement, on leur confie 500 affiches.Le travail s'effectue aussi bien le jour que la nuit et la rapidité d'exécution est essentielle à la profession.La concurrence étant ce qu'elle est.lea affiches posées sont parfois aussitôt cachées par d'autres.Il leur faut donc remettre trois ou quatre fois leur ouvrage sur le métier.Pierre Charbonneau raconte que certains membres de la confrérie des poseurs d'affiches illicites n'acceptent aucune incursion sur leur territoire qu'ils protègent d'ailleurs jalousement.«D'une part il y a les policiers 3ui nous ont A l'oeil, dit-il, et 'autre part certains poseurs d'affiches nous menacent si d'aventure on empiète sur leur territoire.» Ils contrevienent au règlement 5128 de la Ville de Montréal et le savent.Ils ont appris A vivre avec, comme ils disent.Charbonneau et Gaudet arrondissent leur fin de mois comme colleurs d'affiches.Ironiquement, Sylvain Gaudet fait remarquer qu'il est payé, ce jour-la, pour coller illégalement des affiches de la Place des Arts rue Prince Arthur, boulevard Saint-Laurent, rue Saint-Denis, rue Duluth et autres artères passantes du Plateau Mont-Royal.Or, racotite-t-il, sur la propriété de la Place de.- Arts, il y a une clo- ture qui entoure l'immense trou où doit un jour être érigé le Musée d'art contemporain.Et sur cette clôture, ajoute-t-il.Il y une inscription interdisant justement d'afficher.En d'autres mots, ce que vous ne pouvez pas faire chez nous, faites-le ailleurs.Même dans l'illégalité' Reste que la Place des Arts \u2014 ou ses mandataires \u2014 n'est seule A confier du travail aux colleurs d'affiches.A peu près toutes les salles de spectacles font de même.Ainsi n'mt-it pas rare de voir sur les clôtures ou tes murs de la ville des affiches annonçant les spectacles du Spectrum ou du Café Campus.Sans compter que les principales compagnies de théâtre le font aussi régulièrement Souvent, ces affiches qui colorent la ville sont de véritables oeuvres d'art.Nos deux colleur* l'admettent d'ailleurs d'emblée.Partant, ils acceptent difficilement que la Ville de Montréal en réglemente la pose.Surtout, dit Pierre Charbonneau, que Montréal se targue d'être une ville culturelle.«Ce n'est pas du vandalisme, dit-il.Alors, que Montréal cesse de nous emmerder.» À l'hôtel de ville, on reconnaît aussi que l'Affichage colore parfois la grisaille de la ville.John Gardiner, membre du comité exécutif de la Ville, n'a pas étudié la question, mais reste qu'il se peut que l'affichage illicite soit en progression ces dernières années dans la métropole.Aucune consigne n'a été émise pour le tolérer cet affichage sauvage, comme on l'appelle dans le jargon de la fonction publique municipale.Pas plus qu'il n'y a projet d'amender le règlement 5128 pour le permettre.En- Tait, dit lohn Gardiner, l'administration se propose plutôt de réglementer l'affichage sexiste sous toutes ses formes.Cela doit être fait dans les prochains mois, nous dit-on.Pour l'heure, colleurs, policiers ou inspecteurs municipaux se surveillent.Cependant que les graffi-tistes sont également A l'oeuvre.Et i! faut dire que sur les murs de la ville, il y en a de plus en plus.Certains sont même sublime.Ainsi.IA où s'élève aujourd'hui un édifice A l'architecture qui détonne avec l'environnement, peut-on lire, rue Prince Arthur et de Bullion: «Voua avez tué cette rue! » Ou encore, dans cette ruelle du Plateau Mont-Royal, cette inscription : « Rue du clown triste.» «Henri, c'est notre famille à tous» Les vicissitudes d'un 'bénévole à plein temps» dans un hôpital psychiatrique MUl IOY \t\t\t* 0Ê\tfÊÊÊ Ngjssl m\t\t en ri Abastado faisait dans le cinéma : documentaires, films publicitaires.En 1979, il avait réalisé la série promotionnelle Partout, pour nous, Radio-Canada est là.Puis, en 1981, il eut l'idée d'une mini-série dont l'action se serait déroulée dans un hôpital.Iléntre comme bénévole A l'hôpital Rei-iic-Elimbeth, rue Mariuw, dam le quartier Notre-Dame-de-Grace.Il fait tous les départements avant d'aboutir en psychiatrie, vers 1982.«le faisais quelques heures de bénévolat et je travaillais mon scénario», dit-il En psychiatrie, il attrape la «piqûre» Et il se fait plusieurs amis rrrai les patients et le personnel.l'Implique de plus en plus.Au point de renoncer au cinéma et A son scénario.Il devient bénévole A plein temps.«Une flamme s'est éteinte au moment où une autre s'allumait», expii-que-t-il.Dix fols par jour Aujourd'hui, A 50 ans.il consacre le plus clair de son temps A ses protégés \u2014 ils sont une vingtaine \u2014 qui possèdent tous son numéro de télé-chasseur.Dams .sol s en crise ce jour-la II avait idraaousM avec lui da sortir, craignant la \u2022MOTOS La plupart aont des patients A l'externe.Il les aide A se trouver un appartement, A faire leur épicerie.Ms conduit ici et IA, les conseille, W* réconforte «Quand ça va bien, je peux l'appeler deux fois par semaine, raconte Maria, 42 ans.Mais en période de crise, quand je longe les murs de peur que les gens voient A travers moi, je l'appelle jusqu'à 10 fois par jour! Il est le seul A pouvoir m'approcher, A pouvoir me raisonner.» Herman, 37 ans, a connu Henri Abastado il y a cinq ans.« l'étais en crise et les infirmières ne venaient plus A bout de moi A l'hôpital.Henri m'a calmé et on n'a jamais cessé d'être amis depuis.» Herman vit dans une chambre, au sous-sol d'un immeuble, pas nés loin da l'hôpital.Henri vient lui porter ses médicaments deux fois par semaine \u2014 il avale une vingtaine de capsules et de corn primés par jour.Autrement, en phase dépressive, il pourrait tout avaler d'un coup.« Quand Henri me visite, il vérifie s'il me reste un peu de bouffe.Sinon, il m'en apporte.Quand ça ne va pas trop, on va boire un café ensemble, s'il abandonnait, je ne sais pas ce que je deviendrais.\u2022 Pétition Pourtant, c'est bien ce qui risque d'arriver.« le dois gagner ma vie, explique M.Abastado.)e ne demande pas mieux que de continuer mon travail ici, tout ce que je veux, ejeet un salaire qui me permette Oe subsister.» Mais jusqu'ici, la direction de l'hôpital est demeurée sourde A sa demande.Son directeur général, M.Albert Nixon a d'ailleurs confirmé A la Presse qu'il n'était pas dans ses intentions de l'embaucher.¦ Le mois dernier.Sunshine, 37 ans.une protégée de M.Abastado.a fait circuler une pétition réclamant son embauche.Elle a recueilli les signatures d'une quarantaine de patients et de tout le personnel du département de psychiatrie de l'hôpital, y compris de son directeur, le docteur George Subak, qui se trouve présentement A l'extérieur du pays.Le docteur Harold Levitan, psychiatre, était aussi du nombre des signataires : « La collaboration de M.Abastado nous est extrêmement précieuse, dit-il.Ce serait une honte qu'il doive nous quitter.|e suis convaincu que par le travail qu'il fait auprès de nos patients A l'extérieur, il épargne A l'hôpital des dizaines de milliers de dollars en frais d'hospitalisation.» Un autre professionnel, qui a demandé A ce que son nom ne soit pas publié, explique ainsi le refus d'embaucher M.Abastado m V Wliv uuiiinua.iM.-wi.'\u2014 \u2022 w \u2014 la psychiatrie.Parce que des patients psychiatriques, ça fait du trouble, ça peut se mettre A crier A la cafétéria, ça n'est pas aussi charmant, bien élevé et tranquille que les patients des autres département! Alors, comme ils (la direction) veulent se débarrasser de leur département de psychiatrie, vous pouvez comprendre qu'ils ne soient pas intéressés A embaucher du personnel.» \u2022Street worker* Le directeur, M.Nixon, allègue qu'il n'a pas d'argent pour créer un nouveau poste et que, de toute façon, il faudrait l'afficher, ce poste.« Or, M.Abastado n'est pas psychologue, dit il.je pense qu'il émit dans le cinéma avant, le ne peux pas embaucher quelqu'un sans formation ( off the street ) pour tenir compagnie aux malades.» Henri Abastado croit qu'il s'agit IA d'une excuse facile, d une «porte de sortie».« Il (M.Nixon) pourrait créer un poste de cadre qui pourrait s'appeler agent de liaison ou street worker \u2014 ça existe ailleurs \u2014 et le tour serait joué.|e n'ai pas besoin d'un gros salaire, juste de quoi me permettre de continuer.» « Ce qu'il fait pour nous, personne d autre ne le fait, souligne Sunshine.Des bénévoles, il y en a plein l'hôpital, mais pas un seul A part lui n osa mettre les pieds en psychiatrie.» « Quand on est malade, on a besoin que quelqu'un nous parle, dit Herman.Mats personne ne le fait.On est tellement seuls.Et quand on est hospitalisés, nos familles ont hénte de nous vgajter.Henri, c'est notre famille A tous.» B2 LA PttESSC fMOWTRtAl, PtMAWCK 13 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 *\t\" [la» Pi\t\t\t\t\t\t Paul DtMnarati president du contait d administration\tRoger D.Landry erésidem et éditeur\tMichel toy éditeur *dtomt\t0nBtÊ0 dt I irrfof\twatwn «Mon\tSSsta en aaal\t\t?Editorial L'université à sec AConcordia, on en avait assez la direction a décide de suspendra les cours une Journée entière pour Qu'administrateurs, professeurs et étudiants s unissent dans une grande manifestation de protestation contre les politiques du ministère de l'Éducation lis étalant 700 à se rendre a Québec et ils transportaient 10 000 lettres protestant contre le sous-financement de leur université.ils avaient raison de manifester et de récriminer; car c'est vrai qua Concordia n'est pas convenablement traitée par Québec.On n'en retiendrait comme preuve que l'affirmation du ministre Claude Ryan au recteur Patrick Kenniff «Je peux reconnaître que vos objections sont sérieuses sans y souscrira.* Ce qui signifie que runiversité peut avoir raison mais que le ministre ne peut, ou ne vaut, répondra à sas attentas ou ses exigences On ne peut faire ici l'analyse du système de financement des universités.Mais on peut au moins se rappeler que la formulé retenue a été adoptée en 1969, a un moment ou Concordia n'existait même pas.Dès la départ, cette université «populaire., a la vocation semblable a celle de l'UQAM, a souffert de la répartition des fonds gouvernementaux Au moment où m ministre annonce qu'il dispose de nouveaux fonds pour effacer les déficits accumulés, Concordia ne touche que la somme de ' $183 000.Presque rien, finalement.-.\u2022 Malgré tous les efforts das administrateurs et les sacrifices des professeurs, Concordia ne peut pas boucler son budget ¦ pour une simple raison: la partage des subventions accordées aux universités du Québec la défavorise manifestement.Mais les situations différentes des autres universités ne sont pas pour autant plus satisfaisantes: chacune souffre du sous-financement chronique qui lui est imposé.Ainsi, McCill crie à i injustice; son déficit accumulé atteindra $55 millions d'ici mai 1969 L'université ne peut plus couper dans son budget sans mettre en péril la qualité de renseignement et la réputation de ; l'institution.Les crédits actuels sont clairement insuffisants.¦la situation des autres universités du Québec n'est guère plus reluisante: chacune a ses griefs et son ressentiment face au mode de financement que lui impose le gouvernement.Il va falloir établir des priorités; et s imposer une logique plus rigoureuse.Car il ne sert a rien de faciliter l'accès a l'université si on ne peut plus y offrir un enseignement adéquat.Le mode de financement universitaire doit de toute évidence, être repensé.Le gouvernement en est conscient; mais il .tarda a y apporter des solutions.Par exemple, la décision de reporter a I an prochain r étude du problème giooai, dont ie déficit n'est qu'une partie, on entretient l'injustice et on ajou- \u2022 te au malaise déjà cruel.* ' Tout le financement doit être revu.Et lé gouvernement va devoir faire face a r évidence les frais de scolarité actuels, .identiques I ceux d'il y a 20 ans ($450 par année), sont signes d injustice et d illogisme Quel salarié d aujourd'hui accepterait de vivre avec son salaire de 1967?Qui pourrait le faire?- Oui, c'est gênant; le ministère de l'Éducation souffre d'un illogisme entretenu par une politique qui va bientôt frôler la démagogie si on insiste pour plaire a une clientèle en lui minant son bien.I,es pens d'hier Retrouver ses ancêti r%: 4 À TA Dan» let grandes familles d'autrefois, il se trouvait toujours quelqu'un parmi les aînés pour faire revivre aux yeux des plus jeunes l'histoire de la famille en remontant jusqu'aux plu?lointains ancêtres.Ces sages a la mémoire longue représentaient une précieuse tradition orale malheureusement presque disparue de nos jours.A leur façon et sans le savoir, ces gens faisaient de la généalogie, comme le fameux Monsieur lourdain faisait de la prose.Depuis une vingtaine d'années, cette discipline qui a pour objet la recherche de l'origine et de la filiation des familles», connaît au Quebec et ailleurs une vogue croissante.Les cercles, ou sociétés, formés d'amateurs de généalogie, poussent comme des champignons au Canada, en Europe et aux États-Unis.Il convient de rappeler que la plus ancienne du genre au Québec est la Société généalogique canadienne-française (de Montréal), fondée en 19*3 par le père Archange God bout, of m., généalogiste de réputation internationale.A elle seule, cette société a accueilli, depuis sa fondation, plus de 8,000 membres.Elle en compte actuellement 2,800.tous actifs.Depuis I96l, plusieurs autres sociétés de généalogie ont vu le jour et se sont implantées à travers le Québec.Cette prolifération a suscité, en I985, la création d'une Fédération des sociétés de généalogie.Faut-ii le préciser, le travail du généalogiste n'est pas fondé sur le caprice et l'improvisation, mais bien sur la rigueur, la patience, la ténacité même, au service d'un esprit curieux et critique qui ne se contente jamais d'à-peu prés.A la racine de tout cela se révèle une moti- vation profonde, instinctive, celle de retrouver ses ancêtres.Comme en tout autre domaine, celui qui veut progresser en généalogie doit savoir se servir de l'expérience des autres et utiliser les meilleurs guides.Le dernier en date, oeuvre de deux femmes, la mère et la fille, toutes deux généalogistes chevronnées, et Intitulé tout simplement: «La généalogie \u2014 retrouver ses ancêtres», se recommande à tous les amateurs (et même aux spécialistes) par sa clarté, sa concision et tout le bagage d'expérience pratique qu il révêle chez ses auteures.Membre émérite et présidente de la Société généalogique canadienne-française, Marthe Faribault-Beauregard recevait, en 1983, le prix David M.Stewart décerné par la Fédération des sociétés d'histoire du Québec pour couronner une carrière consacrée à la recherche historique et généalogique.Elle a publié de nombreux ouvrages, dont un sur la population dee fans français d'Amérique au XVIIIe siècle.Quant à Eve Beauregard Ma-lak, elle travaille depuis une quinzaine d'années de concert avec sa mère, à l'élaboration de travaux de recherche en généalogie.le puis témoigner ici personnellement de la qualité d'une recherche qu'elles ont menée ensemble II y a une dizaine d'années sur la famille de M.Paul Desmarais et de son épouse, née lacqueiine Marangère Dans l'ascendance de M.Desmarais, elles ont trouvé les représentants de vingt nationalités différentes et découvert que le premier ancêtre français de Mme Desmarais était un compagnon de Samuel de Cham plain.Voilà un échantillon des «surprises» qui attendent au cours d'une longue et patiente recherche, le généalogiste par une motivation personnelle à explorer l'histoire inédite de sa famille.Awi*Mlsns«trHom- LA PKI SSI 1)AU I I 1RS Real l'i»lli»fit»i \"~rri'riHHf-\"'\u2014ir Le sommet: moins drôle, vu de Pékin et de Tokyo Le retour aux affaires ordinaires s'est fait vite.Gor batchev à peine remonté dans son lliouchine jeudi soir, le premier ministre Brian Mulro-ncy.plutôt discret jusque-là sur l'accord nucléaire, a pensé sonner la fin de la récréation en prévenant ses commettants, branchés depuis trois jours sur les réseaux américaine : «L'Union soviétique demeure une grave menace poor le monde occidental.» D'autres, pas invités eux non plus au party de Washington, avaient la bouche sure: la Chine et le lapon notamment, si l'on en croft Gregory Clark, un \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 observateur du International Herald Tribune, l'inluent Journal américain publié à Pans.A preuve, selon Clark: la manière hnianiM» \u2022tw UnurlU le leader chinois Deng >tW ping a refusé de rencontrer Gorbatchev après le sommet de Washington.Le camarade Gorbatchev a eu beau expliquer au camarade Deng que beaucoup plus de choses rapprochent l'URSS de la Chine Si des Etats-Unis: nennl! Les inois ne s'accommodent pas de mariages à trois.Ou east moi, ou c'est l'autre, d'expliquer Clark, qui rappelle que Khrouchtchev avait tenté de la même manière et sans succès d apaiser la Chine de Mao lorsqu'il avait pratiqué son ouverture du côté de Washington.A la {tiff»r*f«ç£ nue cette fois-ci, Pékin ne pourra pas accuser Moscou de révislonisme.s'adonnant elle-même allègrement au vice.Du côté de Tokyo, la rencontre Reagan-Gorbatchev n'a pas fait de vagues politiques, mais las diplomates ont été à même de constater que le noyau conservateur qui mène le pays se laisse aller à la grogne dans les salons.Intérêts commerciaux mis à part, l'intelligentsia poli- tique voir i voir de relations intimes Uni avec l'URSS qu'avec la Chine.Clark rappelle que Richard Nixon avait dû tordra des bras à Tokyo pour que le lapon rétablisse des liens diplomatiques avec la Chine en 1972.la crainte des japonais après le sommet Reagan-Gorbatchev, c'est que Washington se sente la force de durcir sea rap- Krts économiques avec Toil, la présence en Asie d'un allié fort, inconditionnellement anti-soviétique, se faisant moins imperative à l'heure du rapprochement US-URSS.FINANCIALTIMES Des Japonais très vîtes sur leurs patins Toutes les données traditionnelles sur la relation qui existe entre la valeur d'une monnaie et l'exportation en prennent un coup: le dollar américain n'a jamais été aussi faible depuis longtemps et pourtant, les Etats-Unis viennent d'enregistrer aux dernières statistiques mensuelles un record de leur déficit commercial.Dans l'intervalle, le lapon, dont la monnaie s'est appréciée de 49 p.cent en un an, n'a pas connu de baisse de ses revenus d'exportations et le pays, après un court instant de panique, s'est ajusté à la situation nouvelle avec une rapidité et une souplesse qui laissent les observateurs pantois.Qu'on en juge: après une le géré reprise du chômage liée S l'Inquiétude face à la montée du yen, l'indice des sans-travail redescendait a 2,e p.cent en août.La production industriel- le connaîtra cette année une croissance de 5 p.cent.Les profits des entreprises au second trimestre ont augmenté de 30 p.cent sur Panne?précédente.Les InvestUttsaents aussi sont en hausse.M n'y a pea eu une seule faillite au pays liée à la montée du yen.Tout cela ne s'est pas fait tout seul, note le Financial Times de Londres, dans un cahier spécial sur l'industrie japonaise.Mala 11 n'y a pas eu pour autant d'aide particulière de l'Etat au chapitre des exportations, le gouvernement se contentant de mesures fiscales visant à stimuler la consommation domestique.Pour le reste, le rajustement s'est fait è la japonaise! un peu de génie administratif, pas mal d'initiative technologique et beaucoup de cohésion nationale.Le paysage industriel du la- pon, note le FT.est en perpétuelle mutation.Avec une force ouvrière très complaisante, le personnel des scieries par exemple est rapidement paisse de 140 000 personnes à 100000 pour ajuster l'Industrie à la demande.Trop cher l'aluminium?Qu'à cela ne tienne, on a réduit le nombre d'alumineries de sept à une en cinq ans.Certaines composantes électroniques coûtent trop cher à produire au lapon ?On les importe désormais.Le pourcentage de composantes usinées importées est passé de 31,3 p.cent en I98S à 49,3 p.cent en septembre 19S7.Ce qu! fait que si le volume des exportations japonaises est en baisse, les profits qu'on en tire augmentent.Réduction des coûts aussi par la productivité: l'énorme usine d aaaembtagc de ru«iné-toscopes HitashT fonctionne maintenant avec quatre employés.Pendant ce temps, les grands exportateurs du lapon, pour se protéger de la dévaluation des monnaies concurrentes, ont entrepris d'Investir massivement à l'étranger.En un an.les investissements directe à l'étranger ont quadruple, pour atteindre S110 milliards US: aux Etats-Unis principalement, mils aussi dans le Sud-Est asiatique et en Amérique latine.Et pour l'avenir immédiat, c'est par la mise eu point de nOwVcà'ùA produit» Qu'on compte maintenir le rythme, principalement en électronique ménagère et en équipement dé bureau.En conséquence de quoi on n'a pas maintenu, nuls augmenté les u \u2014 Pas nécessaire.Ça peut être moi.\u2014 Non, non.le te vois venir.Tu vas me demander de faire les gros travaux pis tant qu'A y être, tu vas m'obliger A me mettre A genoux devant toi pour arracher la mauvaise herbe.\u2014 A genoux A côte de mol.à'î \u2014 A côté?Dans ce cas-là, on va acheter un immense terrain.Autre chose?i promet» comme un peu de misère à faire confiance au monde, l'ai {Si comme un peu de misère à dire ce que je pense.\u2014 Tu me dis pas! |e m'en serais jamais douté.Autre chose?\u2014 Oui.l'ai perdu tout mon argent dan» le {' feu.Ça fait que.je voudrais pas me marier avant la fin de l'année.Comme ça, je pourrais mettre un peu d'argent de côté, finir ce que f ai.commencé ici, entraîner ma remplaçante.\u2014 DéceirVe?\u2014 Quoi?\u2014 Décembre, est-ce que c'est correct?» Clovis se dirigea vers ie calendrier et iùu/û* les pages.«Samedi, quinze décembre.C'est correct?\u2014 A Saint-Stanislas?\u2014 A Saint-Stanislas \u2014 Si mon père était pas la.» Blanche se tordait les mains.Clovis lui sourit et se gratta la tête.«La.tu me demandes quelque chose.Mon père est mort Ma mère sera pat 1A.Ma famille non plus.Pis ton père.Ouais.On aura pas grand monde.» Il éclata de rire et Blanche l'imita.Elle posa la cafetière après avoir versé deux tasses rempilas, se dirigea vers lui, arracha la page du calendrier qu'il tenait toujours dans une msin, la plia et la mit dans une de ses poches.Elle lui chatouilla ensuite le dessus de la tête avant de lui enserrer le cou et de s'y pendre.Govis repartit la même journée en promettant de revenir aussi souvent qu'il le pourrait.Blanche, vêtue de la robe bleue et du manteau neuf, l'accompagna dehors, le tenant fermement par le bras, espérant qu'il serait là la semaine suivante.Il ne revint qu'en avril, A son nouveau dispensaire.« Pis.le travail.Blanche, ça va?\u2014 Oui.l'aime toujours ça autant.\u2014 Au point de changer d'idée pis de rester ici?\u2014 Non.Tu as manqué deux noces, Govis.\u2014 Deux?\u2014 Oui.\u2014 leanne pis qui?\u2014 F.milien II nous a pris par surprise.- niiikuh niaa*.MlMM à suivre C 1986 ÉDITIONS QUEBEC' AMERIQUE C MlintWHW «t I* \u2022»»* M»»«»»rt (t»i»ll a «M i«tt« 4t O.m.l ft.ulm "]
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