La presse, 8 décembre 1987, C. Le monde
[" Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 8 DECEMBRE 1987 PHOTO RtUTf » Margaret Thatcher a accueilli chaleureusement Gorbatchev, lors de son escale en Grande-Bretagne, hier.Maggie se dit « fascinée » par Gorbatchev Brève rencontre près de Londres AP.AFP vt Reuter HRIZI NOR ION Le numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev s'est entretenu hier avec Mme Margaret Thatcher du traite INF et des « perspectives du desarmement », à la faveur d'une courte « escale de travail » sur la base aérienne de Brize Norton (nord-ouest de Londres), en route pour Washington.Au cours d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre, le premier ministre britannique s'est une nouvelle fois déclarée « fascinée » par la politique de perestroïka (restructuration) de M.Gorbatchev, qu'elle a qualifié « d'homme courageux et déterminé ».« Nous vivons un moment d'histoire.Le traité (sur le démantèlement des missiles de portée intermédiaire INF) que M.Gorbatchev va signer (avec le président Ronald Reagan) est historique.À l'approche de Noél et du Nouvel An, il constitue une source supplémentaire de sécurité et de joie pour l'ensemble du monde », s'est exclamée le premier ministre britannique en raccompagnant son visiteur jusqu'au pied de son llliouchine 62.Dans le même registre, M.Gorbatchev a fait état « d'une nouvelle ère » dans les relations internationales, en souhaitant l'avénement « d'un monde meilleur, débarrassé des armes nucléaires ».Ce souhait a été commenté non sans une extrême réserve par Mme Thatcher, lors de la conference de presse à l'issue de ses entretiens, qualifiés de « franches, informelles et animées » d'une heure en téte-a-tète dans le décor Spartiate du mess des officiers de l'immense base de la Royal Air Force implantée a I20 km de Londres.« |e n'entrevois pas la possibilité d'autres réductions des armements nucléaires en Europe tant que n'aura pas été instauré un équilibre dans le domaine des forces conventionnelles, et que n'auront pas été éliminées les armes chimiques », a-t-elle dit.Ces deux conditions devront s'accompagner d'une « réduction de 50 p.cent des armes stratégiques », a-t-elle rappelé en traduisant les voeux de ses alliés.Dans une interview télévisée diffusée hier matin, elle avait en revanche rejeté sans ambages l'aspiration soviétique à une Europe dénucléarisée.« Ce que nous voulons, ce n'est pas une Europe sans arme nucléaire, c'est d'une Europe sans guerre », avait-elle souligné en rappelant l'attachement de la Grande-Bretagne à sa force de dissuasion indépendante, à l'instar de la France.Des centaines d'étudiants manifestent à AFP.UPI.Reuter PEKIN Quelque I 500 étudiants ont manifesté hier à Pékin devant un bâtiment gouvernemental pour dénoncer l'assassinat, samedi, d'un de leurs camarades, âgé de 19 ans.La police a par la suite annonce avoir arrêté deux suspects.Des affrontements ont opposé les étudiants et les représentants de l'ordre qui tentaient de les disperser.Au moins un étudiant a été arrêté et plusieurs autres ont été brutalisés.Une délégation d'étudiants a été reçue par le ministre Zheng Tuobin, le vice-ministre Li Lanqing et le recteur de l'université.Les étudiants de la prestigieuse Université de commerce et des relations économiques internationales protestaient contre le meurtre de Zhang Wei, décédé samedi après avoir été frappé à coups de couteau par deux personnes qui avaient pénétré sur le campus.Les étudiants imputent la mort de leur camarade à la négligence et à un manque de sécurité sur le campus.Selon eux, il n'a ete transporte a l'hôpital que quelques heures après avoir été retenu dans la clinique de l'université Selon l'agence officielle Chine Nouvelle.M.Ma Qingjin, qui a été arrête par la police, a cherché querelle a Zhang Wei alors que ce dernier achetait de la nourriture, et lui a porté plusieurs coups de poignard.Son complice presume a également été arrêté.De précédents témoignages avaient fait état du meurtre de l'étudiant par des « hooli-guns ».Le mouvement de protestation d'hier est la premiere manifestation étudiante de taille rupportee en Chine depuis la repression des manifestations en faveur de la démocratie de décembre I98b La grève générale n'est que partiellement suivie en Haïti AFP, UPI et AP PORT AU PRINCE La grève générale contre le Conseil national de gouvernement (CNG) convoquée par les principaux partis et plusieurs syndicats du pays n'a connu qu'un succès mitigé hier en Haïti où les activités économiques n'étaient que très partiellement touchées par le mouvement.Dans la capitale Port-au-Prince, des camions militaires ont circulé toute la journée dans les rues de la capitale.La quasi totalité des magasins sont restés fermés, par crainte des émeutes, mais les très nombreux marchands ambulants étaient présents dans les rues et les transports publics fonctionnaient à près de 50 p.cent.Dans la zone industrielle de la capitale, un certain nombre de patrons avaient préféré fermer leurs entreprises mais les usines ouvertes travaillaient à 70 p.cent.Les activités étaient pratiquement normales à Cap Haïtien, deuxième ville du pays située à 260 km au nord de Port-au-Prince, tandis qu'à Gonalves, 150 km au nord, la grève n'était que partiellement suivie, selon les correspondants des radios locales.La grève avait été convoquée par les quatre principaux partis politiques du pays, la Centrale autonome des travailleurs (CATH, une des trois centrales syndicales), le syndicat des chauffeurs de la capitale et la Confédération nationale des étudiants, notamment.Ces organisations entendaient protester contre les massacres perpétrés en toute impunité par les commandos duvaliéristes qui avaient tué au moins 34 personnes et contraint le Conseil électoral provisoire (CEP) à annuler les élections le 29 novembre dernier.Elles exigent notamment le châtiment des coupables, le retrait du décret destituant le CEP, pris le même jour par le pouvoir, et pour certaines \u2014 qui souhaitent donner un caractère illimité à la grève \u2014 la démission pure et simple du CNG, présidé par le général Henri Namphy.Le manque à gagner du fait de l'inactivité des dernières semaines due au climat de terreur entretenu par les duvaliéristes, l'approche des fêtes de fin d'année et le manque de perspectives politiques face à la désunion des partis, expliquent en partie l'échec du mouvement de grève, selon les observateurs.Le syndicat des chauffeurs des transports publics de Port-au-Prince a d'ores et déjà levé le mot d'ordre de grève imputant son échec au manque de confiance de la population envers les « politiciens opportunistes » qui ont tenté de récupérer le mouvement.Par ailleurs, le Conseil de l'université de Port-au-Prince a refusé de désigner un nouveau représentant au sein du CEP comme le lui avait demandé le CNG.Il est le cinquième organisme à adopter cette position après les associations de défense des droits de l'homme, l'association des journalistes, la fédération protestante et la conférence épiscopale.Seule la cour de cassation a annoncé jusqu'à présent avoir désigné un nouveau représentant, un avocat originaire du sud-est du pays.Me Lexius Pierre.Enfin, le ministre des Affaires étrangères du CNG, M.Hérard Abraham, a affirmé à Washington que « la bataille de la démocratie sera gagnée » en Haïti.Le ministre a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion spéciale de l'Organisation des Etats américains (OEA) sur .Haiti, qui a « déploré les actes de violence ».Dans un texte en 5 points, l'OEA estime également nécessaire de remettre en route le processus démocratique et « presse le CNG d'adopter toutes les mesures permettant au peuple d'Haïti de s'exprimer à travers des élections libres, sans pressions ou ingérence d'aucune sorte ».L'organisation exprime sa « solidarité » avec le peuple haïtien et autorise son secrétaire général a fournir à la population de l'Ile « l'assistance humanitaire la plus complète possible ».Ces étudiants de Seoul manifestent sous la pluie pour inviter la population à s assurer de F honnêteté des élections de décembre.p*tOJ0 Des incidents perturbent la campagne électorale de l'opposition sud-coréenne AFP et Reuter SÉOUL Des heurts entre opposants et partisans du candidat de l'opposition à la présidence sud-coréenne, M.Kim Young-sam, ont fait plusieurs dizaines de blessés hier, ont rapporté des partisans de M.Kim et des journalistes sur place.À Yosu (sud-ouest), fief de l'autre candidat de l'opposition, M.Kim Dae-jung, une quarantaine de personnes ont été blessées et une dizaine de véhicules détruits lors d'un meeting de Kim Young-sam, candidat à l'élection du 16 décembre, a indiqué un porte-parole du candidat.Selon un correspondant de l'AFP sur place, le candidat a pu parler pendant dix minutes avant de s'esquiver, sans être blessé, alors que d'autres militants étaient blessés par des jets de projectiles, tels des pierres.Selon des journalistes, environ un quart des 4 000 personnes rassemblées scandaient le nom de son rival Kim Dae-jung.M.Kim Young-sam a par la suite indiqué aux journalistes que l'un des fauteurs de troubles arrêté par ses gardes du corps était un membre, en civil, de la police anti-émeutes.Ceci prouve que l'incident était « un acte de violence prémédité », a-t-il ajouté.Aucun dirigeant du parti au pouvoir, le Parti de la justice démocratique d'il'), n'a consenti à commenter l'événement.Après l'incident.M.Kim Young-sam a dù annuler un meeting à Sunchon, où un millier d'opposants ont détruit des véhicules de sa campagne électorale.M.Kim Dae-jung avait été la veille la victime de violences similaires à Masan (sud-est), une place forte de son rival, au cours desquelles cinq personnes ont ete blessées.À Taejon (centre), quelque 10 volontaires d'un groupe de sur- veillance des élections ont été blessés hier par une trentaine de jeunes portant la veste rouge du DIP, qui se sont rués dans les bureaux munis de barres de fer et de couteaux, selon l'agence nationale Yonhap qui cite l'un de ces volontaires.Enfin à Songnam, dans la banlieue de Séoul, une grenade lacrymogène apparemment lancée par un opposant a explosé au pied de la tribune où se trouvait M.Roh Tae-woo, candidat du D|P, selon des correspondants de l'AFP.Le candidat a pu poursuivre son meeting.La police a arrêté au cours du mois dernier 198 personnes en relation avec la violence liée à la campagne électorale.Vingt-six ont été inculpées.Bangladesh : Ershad promet des élections d'ici trois mois AFP.Reuter et UPI DHAKA Le président Ershad a annoncé hier a Dhaka son intention d'organiser des élections législatives d'ici trois mois au Bangladesh, conformément à la constitution.Il a de plus annoncé la libération prochaine des deux principales dirigeantes de l'opposition, alors que le pays était paralysé par une grève générale.Le général Mohamed Ershad, qui s'adressait aux éditorialistes de la presse nationale, n'a toutefois pas précisé la date des élections législatives ni celle de la libération de Sheikh Hasina Wa-jed, présidente de la Ligue Awami, et de Bégum Khaleda Zia, chef du Parti Nationaliste du Bangladesh (BNP), qui sont en résidence surveillée depuis le 11 novembre.Il a cependant évoqué la possibilité de lever bientôt l'état d'urgence qu'il avait décrété le 27 novembre pour mettre un terme a la contestation de l'opposition.M.Ershad avait a cette occasion instauré un couvre-feu et imposé une censure de la presse.Les elections auront pour but le choix d'un président et d'un nouveau Parlement, à la suite de la dissolution dimanche de cette institution politique M.Irshad a annoncé a la presse qu'il ne démissionnerait pas.« S'ils veulent me faire partir, la seule voie qui leur soit ouverte est la voie constitutionnelle », a-t-il déclaré en faisant référence aux membres de l'opposition qui depuis le 10 novembre dernier réclament sa démission.L'opposition a réussi hier, malgré I état d'urgence interdisant toute activité politique, à imposer une nouvelle grève générale qui a paralysé la capitale et la plupart des grandes villes du pays pendant 12 heures.Le mouvement, lancé conjointement par les 21 partis d'opposition, touchait principalement les transports publics et prives, les commerces, les industries, dont celle du jute, et les banques.Les quartiers industriels de la capitale étaient pour ainsi dire déserts toute la journée.À Agartala.capitale de l'Etat indien de Tripura, on apprenait de source indienne que la police du Bangladesh avait abattu hier deux personnes qui manifestaient contre le gouvernement à Laus-hali, près du port de Chittagong.On apprenait de même source que quatre militants de l'opposition ont trouvé la mort samedi lors d'affrontements avec des partisans du parti au pouvoir, le |a-tiya, à Mahisadal.près de Chittagong Paris va expulser des partisans de Radjavi Protestation contre une « agression » de l'Iran UPI.AFP.AP PARIS Les autorités françaises ont arrêté hier, en vue de les expulser du pays, au moins 18 militants iraniens des Moujahiddine du peuple, qui ont aussitôt entamé une grève de la faim.M.Alladin Touran.un des porte-parole du groupe d'opposition au régime de l'ayatollah Khomevni.a déclaré que l'arrestation de ses membres faisait partie d'une entente entre la France et l'Iran visant à libérer des otages français détenus au Liban.Le gouvernement français nie l'existence d'une telle entente.« Il n'y a aucun marchandage », a déclare le ministre de la Sécurité, M.Robert Pandraud.Les membres de l'organisation ont été interpelées et regroupés dans des centres de détention administratifs, selon une source française autorisée qui a spécifié que les militants ne seront pas expulsés vers l'Iran, mais vers le pays de leur choix.Leur grève de la faim est un signe de protestation « contre la façon honteuse et déshonorante avec laquelle ils ont été traités », d'après un communiqué de l'organisation.Les détenus pourraient être expulsés pour avoir pris part, par le biais de leur organisation, « à des actions militantes qui perturbent sérieusement l'ordre public », selon le ministre de l'Intérieur.Le chef des Moujahiddine du peuple, M.Massoud Radjavi, considère que ces actions constituent « un comportement scandaleux et déshonorant », suivant le texte d'un message envoyé, de Bagdad, au president François Mittcrand.Un missile sur la mauvaise cible Entretemps, dans le Golfe, l'Iran a tiré un missile Silkworm contre le terminal koweïtien de Sea Island, mais a plutôt heurté une barge protégeant les installations pétrolières koweïtiennes, près de la zone où la marine américaine veut installer une base flottante.Des responsables du ministère koweïtien des Affaires étrangères ont protesté auprès de l'Iran contre « cette très nette agression ».À Washington, le gouvernement américain a de nouveau appelé hier a l'adoption de sanctions contre Téhéran, soulignant que les récentes attaques iraniennes dans le Golfe démontrent que l'Iran n'a pas l'intention de mettre fin a son conflit avec l'Irak.Entretemps dans la capitale.M.Tarck Aziz, vice-premier ministre irakien, réaffirmait le désir de son pays de mettre fin à ce conflit, au cours d'une conversation avec le secrétaire d'Ftat George Schuli/ C2 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 8 DECEMBRE 1987 La fuite des capitaux étrangers investis en Afrique du Sud s'accélère, selon TOIT Agence Frmnce-Prme GENÈVE ¦ La fuite des capitaux investis en Afrique du Sud s'accélère sous la pression grandissante des adversaires de l'apartheid, mais encore et surtout pour des raisons économiques, constate l'Organisation internationale du travail (OIT) dans son dernier bulletin d'information.Depuis 1986, indique le bulletin, 78 sociétés américaines, parmi lesquelles de grandes multinationales, ont mis fin, tout comme certaines sociétés d'Europe occidentale, A leurs opérations en Afrique du Sud.L'un des responsables de l'exécution du programme anti-apartheid de TOIT, M.Ne-ville Rubin, estime cependant que si « les sociétés ont subi certaines pressions, bien peu sont parties pour des raisons politiques ».« Le climat économique peu encourageant, souli-gne-t-il, y a été aussi pour beaucoup ».Les bénéfices, après impôt, des sociétés américaines sur leurs investissements, qui se situaient à une moyenne de 31 p.cent en 1980, sont tombes à 7 p.ce ru en 1982-83 et ont été remplaces, en 1984, par des pertes égales à 9 p.cent de la valeur comptable des investissements directs.Cette réalité explique que l'investissement direct des sociétés américaines en Afrique du Sud est passé de $2,6 milliards US en 1981 à $1,8 milliard à la fin de 1984.Cette situation appelle pourtant trois remarques: \u2014 le nombre des sociétés étrangères installées en Afrique du Sud reste encore très élevé et il est difficile d'apprécier le nombre des prochains départs et leur rythme.Selon le Centre des Nations unies pour les sociétés transnationales, on dénombrait en 1984 I 068 de ces sociétés ayant investi en Afrique du Sud, avec en tête les États-Unis (406), suivis du Royaume-Uni (364) et de la RFA (142).Les autres investisseurs étrangers venaient d'Australie, d'Autriche, de Belgique, du Canada, du Danemark, d'Espagne, de Finlande, de France, de Hong-Kong, d'Italie, de Malaisie, de Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, de Suède et de Suisse.\u2014 même si la Confédération des syndicats sud-africains (COSATU) a approuvé le principe du retrait des investissements étrangers, elle ne peut que s'inquiéter de l'arrivée quotidienne, sur le marché du travail, de près de 2 000 Noire, s!or* que 4,5 millions de Noirs sont déjà au chômage.D'ici à l'an 2000, il risque d'y avoir 7,8 mitions de chômeurs dans la communauté noire, soit 433 p cent de la population active.\u2014 M.Rubin estime que la fuite des capitaux étrangers ne peut avoir de réel impact que si elle se produit rapidement.Si elle s'étale sur une longue période, comme cela semble être le cas.ajoute t-il, « l'économie sud-africaine s'adaptera au nouveau climat et Pretoria aura moins de difficulté A survivre à l'intérieur de sa forteresse d'apartheid ».Un ancien ministre d Aquino se suicide AF, AFT.UPI MANILLE ¦ L'ancien ministre des Finances, lai me Ongpin, un des architectes de la politique économique de Corazon Aquino, a été retrouvé mort hier dans son bureau de Makati, dans la banlieue de Manille, trois mois après son limogeage du gouvernement.Selon son fils, Rafael, il s'agirait d'un suicide.« Mon père a été malheureux depuis son départ du gouvernement », a-Ml déclaré.M.Ongpin, âgé de 48 ans, avait été victime d'un remaniement ministériel, un mois après la tentative de coup d'Etat du 28 août.Économiste et homme d'affaires formé A Harvard, M.Ongpin avait appuyé Mme Aquino dans son affrontement de 1966 avec Ferdinand Marcos, lui offrant conseils et financement pour sa campagne.En tant que ministre des Finances, il avait travaillé à rétablir une économie déficiente et renégocié la dette extérieure de $28,3 milliards héritée du régime Marcos.Mais il était souvent critiqué par d'autres membres du cabinet qui s'opposaient A ses visions favorables au monde des affaires et son insitanec A voir le gouvernement respecter ses obligations financières datant du régime Marcos.¦ POUR NOEL, OFFREZ UN DE CES APPAREILS KENMORE DE SEARS! mmm 9 f*v y*** ^\"*f fr*1 ch.à encastrer Lave-vaisselle A encastrer à 3 poussoirs.Modèle avec lavage économique utilisant moins d'eau et d'énergie.Pratique distributeur d'agent de rinçage, panier pour couverts.No 76340.Electroménager» 1SSSFSSSSS J rVwwyw-vont a mf-e Bu'**.*> V'\"*- NOUi FAIM\ttPOUVONS à s l installa:\taire TtOM Srais lata taire el .issues\t¦imiaHatiortde» modefcisl uiemem.pariées wwm * ilm oekOfon sur demi\tjermore »urs qualitret ch.Sears ord.669,99$ Rabais 102$.Lave-vaisselle de qualité supérieure.Modèle à 7 boutons-poussoirs.Mini-lavage et chauffe-assiette.Panier pour couverts dans la porte.No 75370.Modèle mobile a dessus vaine Bois a prn* plut e*v».WW VAISStUCKfUMOne Prix en vigueur V MCOMKKNTESAUCANAM* w^i?*-*.¦ Record a» ventes au Canada d après dee sondages indépendants i*tt récemment dans tout te pays ssssssssm Ton amarov Tout un cadeau! Micro-ondes compact à sélecteur rotatif pour décongélation ou cuisson.Minuterie 30 min.Puissance 500 W.No 87113.Micro-ondes électronique compact de qualité supérieure.Possède 10 niveaux de puissance et 2 mémoires de cuisson.No 87463/4.Micro-ondes format moyen de bonne qualité.Possède 2 mémoires de cuisson et décongélation programmée.Mise en marche différée 12 heures.No 88700.RABAIS 10$ Meuble pour micro-ondes.Peut servir pour modèle de grand format.Fini chône.Tablette réglable No 84517 Ord 79.99$ Ch.69,99$ Sears ord 449.89S Rabais 70$.Micro-ondes de format moyen à 100 niveaux de puissance, 3 mémoires de cuisson et décongélation automatique.No 88735.Prm en vigueur jusqu'au 12 décembre RABAIS 100* Micro-ondes de grand format à 4 mémoires de cuisson et décongélation automatique.No 88447.Ord.599,99$.Ch.499,99$ Les prix ordinaires mentionnes sont des prix Sears Prix en vigueur jusqu'au .9 c RABAIS 20* Meuble pour micro-ondes, joli fini chêne.Grand tiroir et pratique tablette réglable.No 84558 Ord.149,99$.Ch.129,99$ Prix en vigueur |usqu au 12 décembre V « > Prix en vigueur jusqu'au 26 décembre 1987, ou juaqu'A épuisement des stocka, sauf avis contraire.Rabais 20$.Réfrigérateur 5 pi3 à dégivrage par poussoir Parfait dans le bar ou au bureau.No 10560.Modèle 2.0 pi3 à dégivrage manuel.No 10260.(Non illustré).Ord.209,99$.Ch.189,99$ Prix en vigueur jusqu'au 12 décembre vous en avez pour votre argent.et plus SATISFACTION OU REMBOURSEMENT LA CARTE DE CRÉDIT NO 1 DES MAGASINS A RAYONS AU CANADA LE MAGASIN DES MARQUES KENMORE DIEHARD, CRAFTSMAN SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ DANS TOUT LE CANADA Les mentions 'Ord.' ou 'Était' de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Heures d'ouverture: 9h30 à 17h30 du lundi au mercredi; de 9h30 à 21 h le jeudi et le vendredi; de 9h a 17h le samedi.Ville St-Laurent, Place Vertu, 335-7770; Brossard, Mail Champlain, 465-1000; Anjou, Galeries d'Anjou, 353-7770; Laval, Carrefour Laval, 682-1200; LaSalle, Carrefour Angrignon, 364-7310; St-Jérôme, Carrefour du Nord, 432-2110; St-Jean, Carrefour Richelieu, 349-2651.Copyright Canada.1987, Sears Canada Inc. Ariette Cousture Les Filles de (3aleb Tome II LeOiclelbeblanc^ roman ^r-nss»w»rv \u2014 100 \u2014 48.Emilie essayait d'empêcher l'émotion de la suffoquer mais les grandes orgues de l'église de Saint-Stanislas ne cessaient de lui faire vibrer le corps au rythme de ses souvenirs, à la cadence du pas qu'Alice avait emprunté, suspendue au bras de son père.Emilie se tourna pour la regarder passer, lui fit un sourire discret et un petit signe de la main qu'elle regretta aussitôt, le trouvant possessif et enfantin.Ovila lui sourit à son tour et la vue d'Emilie s'embrouilla.Dans son aveuglement elle confondait la robe d'Alice avec celle qu'elle-même avait portée trente slx-ans plus tôt.Même Ovila, vêtu d'un habit aux teintes sombres, ressemblait, par la démarche qu'il avait adoptée, par l'assurance qu'il feignait d'avoir, à son père.Emilie écrasa une autre larme et distingua mieux les jeux de lumière oue le soleil de septembre \u2014 le même soleil qui avait présidé à son mariage A elle \u2014 s'amusait A faire dans la nef.Les nuages occasionnels faisaient momentanément disparaître l'éclat des vitraux pour ensuite permettre au soleil de revenir en maître sur le maitre-autel.En conquérant des yeux et des émotions.Emilie se moucha silencieusement.Elle aurait tant aimé que tous ses enfants fussent présents.Ils n'étaient pas là.Émilien, Marie-Ange, leanne et Rolande s'étaient déplacés.Blanche, Paul, Clément et Rose étaient absents.Alice avait insisté pour que son pére fut présent, allant même jusqu'à acheter les vêtements dont il aurait besoin.Emilie n'avait pu s'objecter.Depuis toujours, ses enfants avaient discrête- - ment essayé de replâtrer le couple qu'ils avaient cessé de former prés de vingt ans plus tôt.Maintenant qu'à leur tour ils étaient adultes et bâtissaient ou prévoyaient fonder des familles, la leur leur apparaissait encore plus débridée.Alice avait tellement insisté qu'Ovila avait écrit à Emilie pour s'assurer qu'elle n'aurait pas d'objections A ce qu'il vienne d'Abitibi.Sa lettre avait croisé celle qu'Emilie lui avait expédiée, lui demandant d'être présent pour éviter de blesser le coeur de leur fille.La cérémonie et la réception qui avait suivi se déroulèrent sans accrochage.Ovila ne but presque pas, essayant d'être attentif aux questions que lui posaient les jeunes aventuriers du Nord qu'Alice avait convoqués à sa noce.Emilie avait préparé le repas et avait pu accueillir tous les jeunes chez son frère.Elle était incapable de faire sienne cette maison.Depuis qu'elle avait pris sa retraite, elle avait l'impression de n'habiter nulle part et de vivre dans l'expectative d'une journée qui bouleverserait toutes les suivantes.La nuit tombe rapidement et les convives se dispersèrent après avoir escorté les nouveaux maries à la gare.Emilie rentra à pied avec Rolande et Ovila, les autres enfants ayant trouvé meilleur endroit pour se nicher.Rolande marcha d'un pas rapide, laissant ses parents loin derrière, essoufflés et fatigués de leur journée.Ovila prit le bras d'Emilie autant pour la soutenir que pour s'aider, lui, à marcher droit, sans trop trainer sa jambe atrophiée.Emilie ferma les yeux et essaya de revivre cette soirée qu'elle avait vécue avec lui au lac à la Perchaude.Elle retrouvait les sons et les odeurs.Elle entendait Ovila lui parler, les yeux pétillants de plaisir et de désir.Elle se revoyait dans l'eau tiède du lac, offrant sa nudité pour accueillir la sienne.Elle s'écouta marcher et sourit presque de dépit.Où étaient-elles ces belles années durant lesquelles la vie avait eu son mot à dire tous les jours?Bientôt elle aurait cinquante-huit ans.Ses jambes et son coeur en supportaient beaucoup plus.«le te regarde, Emilie, pis je trouve que tu as pas tellement changé.» Elle lui jeta un coup d'oeil et sourit.«Toi non plus.Quand tu te donnes la peine d'avoir un habit qui a de l'allure pis que tu te fais couper les cheveux pis raser par le barbier, tu es presque aussi beau qu'au début du siècle.» Il éclata de rire.Elle ferma les yeux pour s'imprégner de la clarté de ce rire.Ce son, plus que tout, lui avait terriblement manqué.«Pourquoi est-ce que tu ris comme ça?\u2014 Nous entends-tu?On parle du début du siècle.Bientôt on va arriver aux années quarante.Pis on parle du début du siècle comme si c'était hier, j'ai l'impression qu'on est vraiment passés de l'autre côté de la clôture.\u2014 Ça fait longtemps, Ovila.» Ils entrèrent dans la maison et Emilie s'affaira à ranger les derniers vestiges de la journée.Ovila s'assit dans le salon, alluma une pipe qui tenait seule dans une crevasse de ses lèvres causée par l'habitude et le temps.Son beau-frère et sa fille s'étaient couchés.Emilie vint enfin le rejoindre et s'écrasa dans un fauteuil en face de lui.Il la regarda et sourit.«l'ai presque eu peur de pas arriver à temps.Le train s'est arrêté pendant une heure.On n'a jamais su pourquoi.\u2014 L'important c'est que tu sois venu.Alice était contente.\u2014 Hum.» Elle se leva et prit une assiette de sucre à la crème.Elle se choisit un morceau et en offrit A Ovila, qui refusa.Elle mâcha lentement, savourant chaque granule de sucre doux et onctueux qui lui gâtait les papilles.Ovila ne la quittait pas des' yeux et elle le savait.Elle eut soudainement envie d'effacer le temps.De retourner en arrière et de le séduire malgré ses cheveux presque blancs, malgré son poids honorable, malgré sa fatigue de la journée.Elle ressentit le besoin irrésistible de placer sa tète sous son aisselle, simplement pour se faire croire que sa vie n'était pas terminée.Une fois, une fois seulement, l'accueillir sans crainte d'avoir un autre enfant.Pour le plaisir.Elle se leva et monta à sa chambre.Rolande était bien installée dans leur lit.«Ce soir, Rolande, tu vas coucher dans la chambre des visiteurs.» Les dix-neuf ans de Rolande furent scandalisés.Elle sortit de la chambre, incapable de comprendre ce qui poussait sa mère â agir de cette façon.Emilie redescendit au salon et tendit une main à Ovila.Il posa sa pipe dans un cendrier et la suivit, fébrile d'anticipation.Il s'assit sur le lit pour se déchausser.Emilie se souvint qu'il avait toujours enlevé ses souliers d'un coup de talon.Son agilité l'avait quitté.Elle se tourna pour se regarder dans le miroir et aperçut le reflet d'une belle indienne, jeune et ferme, yeux bridés et éclatants de noir et d'ambre.Emilie se mit à trembler.Elle avait presque oublié cette femme rencontrée plusieurs années plus tôt.Une femme docile, silencieuse et souriante.Une femme qu'Ovila avait essayé d'épouser, malgré son existence à elle et celle de leurs neuf enfants.Elle était partie de Saint-Tite en catastrophe, confiant à Blanche la responsabilité de la famille et de l'école.Elle était partie en hurlant presque son humiliation.Les rumeurs, dans ce pays, voyageant plus rapidement que le courrier, elle avait appris l'aventure et le mariage prochain d'Ovila entre deux magasins et trois courses.Elle était arrivée à Duparquet en coup de vent, avait trouvé le chalet de bois rond d'Ovila et était entrée sans frapper.Cette femme, qu'Ovila appelait Rayon de Lune, s'était redressée, offrant en un éclair toute la fierté de ses ancêtres.Emilie avait commencé à bafouiller.Ovila avait vainement essayé de la calmer.Son incohérence s'était rapidement changée en colère.«Si tu penses, Charles Pronovost, que de faire publier des bans en te faisant appeler Alvida, ça rend ton secret moin».évident, tu te trompes.Il y a quelqu'un du Bourdais qui était en visite dans la paroisse.La troisième publication! Tu étais rendu à la troisième publication! Pis personne savait qu'il y avait un empêchement au mariage qui ressemblait à une femme pis neuf enfants! Franchement.franchement.» Elle avait éclaté en sanglots et Rayon de Lune était secrètement disparue comme elle venait de le faire à l'instant.Emilie n'apercevait plus que l'image de la vieille femme qu'elle était.Une vieille femme dont les larmes trouvaient facilement leur chemin dans les rides du visage qui leur était familier.Elle reboutonna sa robe et se tourna vers Ovila.«|e suis pas fatiguée, l'vas aller prendre un café.Toi couche-toi pis essaie de t'endormir.Tu as le voyage dans le corps en plus.» Ovila secoua les épaules.«Tu penses à Rayon de Lune?» Elle ferma les yeux.Comment se pouvait-il qu'après autant d'années d'éloignement, ils puissent encore se deviner?Elle hocha la tète.Il se leva et vint se placer derrière elle.Encore une fois, elle regarda le miroir.Elle essaya de retrouver dans leurs rides la peau lisse de leur jeunesse.«Si ça peut te consoler, elle est partie depuis six ans.\u2014 Tu as été avec elle pendant combien de temps?\u2014 Dix ou douze ans.l'ai jamais compté.\u2014 Est-ce que les enfants l'ont connue?\u2014 Non.l'ai jamais voulu.\u2014 Pourquoi est-ce qu'elle est partie?» Ovila se pinça les lèvres.Emilie fronça les sourcils.Elle aurait juré qu'il retenait une envie de rire.Elle se tourna et le regarda bien en face.«Pourquoi?» Maintenant elle avait la certitude qu'il voulait rire.Son hilarité commençait à lui soulever les épaules.Elle le fixa, perplexe, et sourit à son tour.«Qu'est-ce qui te fait rire comme ça?» Il éclata, se précipita vers le lit et s'y laissa tomber, sur le dos, bras en croix.Il pinçait les lèvres pour ne pas éveiller la maisonnée mais le sommier craquait sous ses côtes.Emilie s'approcha de lui, prête à le suivre dans sa folie.«Pourquoi?» Ovila secoua la téte.«Tu le croiras pas.\u2014 Cesse de rire pis dis-le.On sait jamais.Peut-être que j'vas trouver ça drôle, moi aussi.\u2014 Ho! oui, tu vas trouver ça drôle.» il reprit son souffle.«Tellement drôle que je gagerais que tu vas t'écraser à côté de moi pis rire à t'user les côtes.» Il se tenait maintenant le ventre.«Emilie, Rayon de Lune est partie parce que.parce que.\u2014 Parce que?.\u2014 Parce que j'étais toujours à la maison ! \u2014 Non?à suivre C 1986 ÉDITIONS QUÉBEC AMÉRIQUE i MluMrallon dt la pa»v uiuvcriucc detail d'une toile di- C hantai »¦-.i ¦. C 10 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 8 DECEMBRE 1987 DÉCÈS, PRIÈRES, REMERCIEMENTS DECES BIAIS (Dr Jean Maurice) BLAIN (Gisel») CHABOT (Anna) DOGANIERI (Antonio) GAQNON (Marcel-Aimé) GUILBAULT (Yvon) JALBERT (Père Pierre s m m ) LACROIX-CLÉMENT (Léona) LACROIX (Tnerése) LAURIN (Clémence) LAVALLEE (Géraldine née Tormey) LEFEBVRE (Georgei) LONGPRÉ (Jean-Jacquet) MARTEL (Étodie) MÉTIVIER (Yvette) OUIMET (Guy «Raymond») PILON (Lorraine) ST-OENIS (Eddie) TADDÉO (Mario) TREMBLAY LALIBERTÉ (Marguerite) VINCENT (Marte-Jeanne) BLAIS (Dr Jean Maurice) A Montreal, le 7 décembre I987, après une longue maladie, est décédé a l'hôpital Notre-Dame à l'âge de 72 ans le Dr |ean Maurice Biais, «poux de Pauline Pratt.Il laisse aussi dans le deuil son fils Michel et ses pelitet-fillet: Sylvie et Claudine Biais.Il laisse également sa soeur Dr Madeleine Biais, son frère Me Marcel Biais, sa belle-soeur Mme lean Charles Biais (ludith Mercier), ses beaux-frères: M.Guy Pratl (Des Neige» Leblanc).M.lacques Prall.ses oncles ci lames, nièce» et neveux et de nombreux parents et amis.Le Dr Blai» fut professeur titulaire d'analomie a l'Université de Montréal pendant M ans :il a reçu le titre de «professeur emerite» en I98I; il a fondé en I9W l'école de thanatologie du Québec et il en a été professeur jusqu'en 1980.Il a également fondé avec le Dr Samuel Letendre «Le club des Seize» (gastronomie).Il faisait partie de nombreux clubs gastronomiques.Les funérailles auront lieu jeudi le 10 courant.Le convoi funèbre partira des salons Ed.Dorche al Fils 258, rua Si-Charles ouest Longueuii pour se rendre a la cathédrale St-Antoine (heure des funérailles à déterminer) et de là au crématorium Dire he Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation Au lieu de fleurs, des don» a la Fondation canadienne du Parkingson seraient apprécies.Ilîï Metcalfe.Montreal, suite 911.MÎB 2C9.Heure» de visites mercredi de 2 h a 5 h.7 h a 10 h.jeudi a compter de 11 h a.m.BLAIN (Gisèle) A Boucherville.le b décembre I9B7, à I age de M ans.est décedec Mme Raynald Blain.née Gisèle Lamoureux.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants: Martine, Marc-André decede.frères et soeurs, beaux-frereset belles-soeurs.Exposée mercredi malin à 10 h a la residence funéraire E.Tetreoult & Fils Ltec membre Kl au 27, rue De Lo Panière (voisin de l'église Sle-Fa mille à Boucherville).Les funérailles auront lieu mercredi le 9 courant à 11 h i l'église Ste-Famille de Boucherville.Parents et amis sont priés d'y as sister sans autre invita lion.Au lieu de fleurs, de» dons a la Fondation du Québec des maladies du coeur seraient appréciés.MARCEL-AIMÉ QAQNON I MM h I «assers 1H1, à rap et N .«.m» éttéai saMt- mf.1 H.rCll»*.Gi|M* »H« S» l*ss »\u2022«\u2022\u2022« -O*\" «\u2022\u2022 f-» I i».It M wf»»h: »\u2022*¦
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.